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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=16873</id>
		<title>Libération du PC par IBM</title>
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				<updated>2017-07-20T13:31:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordinateur_personnel ''personal computer''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pc ''PC''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 ''modèle économique''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/standardisation ''standardisation''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22commodity+business%22 ''commodity business''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/monopole ''monopole''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/exclusivit%C3%A9 exclusivité],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Partage_(programmation_informatique) ''partage des outils informatiques''], &lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_services_informatiques ''privatisation des outils informatiques''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=ibm ''IBM''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Apple Apple], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft ''Microsoft''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/OS_X Mac OS X],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Windows ''Windows''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=bill+gates ''Gates Bill'']. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire vraie : au début des années 80, alors que IBM est leader du marché de l'ordinateur en général, sa direction décide de publier le plan (les spécifications techniques) permettant de construire un ordinateur complètement compatible avec ses propres ordinateurs personnels (alias personal computer,  PC). Ceci permet à de nombreuses entreprises, notamment à Taïwan, en Corée ou en Chine de fabriquer des composants pour des PC IBM-compatibles : microprocesseur, disque dur, carte mère, carte graphique ou carte son peuvent donc interagir de manière identique au PC original d'IBM.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le matériel PC devient interchangeable. On parle alors de commodity business&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Commodité », Wikipedia (consulté le 27.07.2014) : Dans le monde des affaires anglo-saxon, le terme « commodité », anglicisme et faux-ami transposé de l'anglais « commodity », désigne un produit de base ou un produit de consommation courante, un produit standardisé, essentiel et courant, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; en anglais. Ce terme désigne un marché où les produits sont standardisés et où la différenciation est difficile. C'est donc principalement sur le prix que se joue la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même s’il en découlait qu’IBM crée sa propre concurrence, cette initiative a aussi permis l’émergence d’un écosystème diversifié. Ce marché élargi s'est avéré bien plus vaste que si le PC avait été bridé par des restrictions légales (secrets, licences restrictives, etc.). Une concurrence saine est possible. Elle sert alors l'économie de marché et les intérêts du consommateur final, en suivant la loi de l'offre et de la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM était autrefois très centré sur la conception et la commercialisation de matériels informatiques. Les services et les logiciels représentent désormais un peu plus de 80 % du chiffre d'affaires. Cette mutation en profondeur a sans doute permis à la société de perdurer, sans se disloquer, au-delà des évolutions technologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Microsoft et Apple contre le partage et la compatibilité ==&lt;br /&gt;
L'entreprise Microsoft, co-fondée par Bill Gates, était au départ le principal fournisseur de logiciel système d'exploitation des PC compatibles IBM. Sa fortune s'est bâtie sur la vente des systèmes MS-DOS, renommés ensuite Windows dès 1995, car Microsoft avait un contrat d'exclusivité avec IBM pour équiper tous ses PC et ceux des autres fabricants qui produisaient des PC IBM-compatibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans les années 1980, lorsqu'IBM &amp;quot;libère&amp;quot; le mode d'emploi pour fabriquer des matériels PC (disque dur, écrans, lecteur de disque, etc.), initiant la révolution informatique grand public et bon marché grâce à la compatibilité entre pièces matérielles, Microsoft fait le contraire, elle privatise les logiciels. Avec Apple notamment, elle partage la philosophie commerciale suivante : il faut aller à l'encontre de l'éthique des informaticiens, pour lesquels partager les modes d'emploi est un prérequis à une société durable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré tous les dommages à la société qu'une incompatibilité et une privatisation peuvent engendrer, ces entreprises ont choisi de vendre des licences à chaque utilisateur de matériel informatique. Il aurait pu faire comme IBM et opter pour la vente de service (conseil, formation, adaptation, etc.) autour de matériels et logiciels compatibles entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec leur stratégie de privatisation de l'informatique, Microsoft et Apple ont freiné les capacités de communication entre les utilisateurs des différents matériels informatiques. Ils ont ainsi créé une fausse guerre de clocher entre les fans de Mac et les fans de PC, alors que la vraie guerre se déroule entre partisans d'une privatisation et partisans du partage des outils informatiques.&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_PC_tout_nu&amp;diff=16872</id>
		<title>Le PC tout nu</title>
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				<updated>2017-07-20T13:28:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22syst%C3%A8me+d%27exploitation%22 ''système d'exploitation''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/logiciel%20pr%C3%A9-install%C3%A9 ''logiciel pré-installé''],   [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mat%C3%A9riel+informatique%22 ''matériel informatique''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=libert%C3%A9+de+choix ''liberté de choix''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%20monopole ''monopole''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pc ''pc''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft ''Microsoft''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/PC PC], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/MAC ''MAC''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU_LINUX ''GNU/Linux''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=IBM ''IBM''] .&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
En acquérant un ordinateur personnel (PC ou Mac), vous n'achetez pas que du matériel, vous achetez aussi un système d'exploitation et plein de logiciels pré-installés : souvent un traitement de texte, un navigateur... Microsoft et Apple ont institué ces pratiques d’accord exclusif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les faits, même si les deux entreprises ont été condamnées à plusieurs reprises dans le cadre de la loi contre la concurrence déloyale et le monopole, elles continuent avec ces pratiques, plus largement en installant un environnement d'application qui rend toute concurrence difficile. En effet, la majorité des utilisateurs d'ordinateurs personnels n'ont ni la culture informatique leur permettant d'installer un système d'exploitation, ni la culture citoyenne nécessaire pour se rendre compte qu'ils acceptent l'équivalent d'une voiture avec utilisation exclusive sur une autoroute privée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte que l'on aborde le thème du PC tout nu. Cette expression désigne un ordinateur fabriqué avec des composants compatibles avec tous les autres respectant les normes. IBM a rendu cette compatibilité possible dans les années 1980, en publiant les spécifications de son architecture matérielle, permettant aussi qu'on fabrique un PC compatible avec les machines IBM et donc, par conséquent, un ordinateur qui ne comprend pas de logiciels pré-installés. On parle alors de PC tout nu, comme si l'on parlait de café tout nu s'il ne comprenait ni sucre ni lait par défaut.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Trouver un tel PC est presque impossible dans une grande surface, même si de nombreuses législations nationales rendent obligatoire la vente de composants de ce type pour qu'un client ait la possibilité d'acheter du matériel informatique sans acquérir le package de logiciels qui l'accompagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le fait que les PC soient vendus avec des logiciels pré-installés a tout de même un avantage : cela signifie qu'une installation et qu'un test ont été réalisés et que tout fonctionne correctement. Mais cela serait également possible avec des logiciels libres : à sa sortie début 2008, l'Asus Eee PC a été vendu avec une version de GNU/Linux pré-installée. Ce système d'exploitation, alternative à Apple et Windows, poursuit sa progression. De plus en plus de distributeurs proposent désormais des ordinateurs tournant sur GNU/Linux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui compte n'est pas tant la présence ou non de logiciels et d'un système d'exploitation pré-installés, mais la liberté de choix. Voilà ce que promeuvent les acteurs d'une société libre. Essayez vous-même : allez dans un magasin et demandez un ordinateur sans aucun programme pré-installé...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Migrer sous GNU/Linux ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup d'utilisateurs d'ordinateurs, y compris militants, rechignent à abandonner Windows pour un système GNU/Linux, tel qu'Ubuntu ou Mandriva, par crainte ou méconnaissance. Voici quelques réponses susceptibles de déjouer les principales réticences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''« Je n'y connais rien, je ne suis pas informaticien. »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne parle pas de programmation mais bel et bien de l'utilisation d'un système libre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''« On m'a dit que c'était trop compliqué à installer. »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II suffit de savoir lire pour le faire, d'avoir un graveur (intégré aux ordinateurs depuis des années) et un CD-R vierge de 80 minutes (frais : 1 euro). Si tu n'arrives pas à graver le système sur un CD-R (obligatoire), Ubuntu t'en envoie même un gratuit par la poste. Pour le reste, il suffit d'aller sur le site d'Ubuntu et de suivre, une à une, les procédures...&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''« J'ai pas le temps de me lancer dans ça. »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lecture de la documentation comprise, il faut deux heures maximum pour découvrir et installer Ubuntu, puis se livrer à une première découverte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''« Je ne veux pas effacer le système Windows et j'ai peur de perdre mes données sur l'ordinateur. »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu ne perdras rien du tout. Tu auras une session Windows (si tu souhaites le conserver) et une session Ubuntu (où tu pourras transférer tes données d'ailleurs, car tout est compatible avec Windows).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''« Qu'est-ce que ça change ? »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout, ou presque. Le changement le plus profond, c'est la philosophie du logiciel et du système libre et gratuit, basé sur la coopération et l'entraide de la communauté de chaque système. C'est ce formidable élan coopératif international qui a abouti à un tel niveau réussite. Car tout est gratuit, testé, fiable et pratique. Le système d'Ubuntu 9.10 est fourni avec une flopée de logiciels dans tous les domaines (bureautique, gestion de projets,musique, publication assistée par ordinateur (PAO)&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Publication assistée par ordinateur », Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;, dessin assisté par ordinateur (DAO)&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Dessin assisté par ordinateur », Wikipedia (consulté le 11.01.2016). &amp;lt;/ref&amp;gt;, jeux, etc.). Grâce à la logithèque, tu peux à loisir installer et désinstaller chaque logiciel, chaque programme, chaque jeu. Tu personnalises ton ordinateur, facilement, gratuitement, selon tes besoins exacts. Avec une maintenance et des conseils totalement gratuits, sans aucun risque de virus. Grâce à Ubuntu, je me suis mis à aimer l'informatique alors que je n'étais que simple utilisateur auparavant.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''« Un ordinateur sur mesure, tu peux préciser ? »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le système Ubuntu 9.10, tu ne vas pas télécharger des logiciels sur le Net, tu pars directement du menu (onglet « application » - logithèque) pour les tester et éventuellement les intégrer à ton système. Il y a des centaines de logiciels sur ta logithèque, tu peux en trouver d'autres sur les sites GNU/Linux. Avec ce système, tu détermines tes besoins en amont. Puis, tu testes des logiciels (gratuits avant, pendant, après) et gardes ceux dont tu as besoin. C'est pourquoi il est important de lister tes besoins et ceux de tes proches avant de te lancer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''« Le gratuit, j'y crois pas, faudra bien payer un jour !»'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C'est vrai que tout est tellement gratuit que cela en devient gênant. Pas d'abonnement, pas d'argent à dépenser pour les antivirus, les logiciels, la maintenance... Tu n'es plus une vache à lait, mais un coopérant ! C'est pourquoi il ne faut pas voir les systèmes GNU/Linux en tant que consommateur : être coopérant, c'est signaler les bugs, proposer des idées, essayer, pourquoi pas, de programmer en propageant la philosophie du logiciel libre. Évidemment, rien n'est obligatoire, mais je trouve moralement correct de rendre ce qu'on a reçu d'une manière ou d'une autre !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''« Pourquoi te fatiguer, c'est terminé, Windows 7 va tout enfoncer. »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MS-Windows permet de voir dix films en même temps et de contrôler à distance l'ordinateur de tes enfants : c'est bien comme philosophie... un « gadget », ni réellement utile, ni même distrayant ! C'est mieux pour les jeux, c'est indéniable : effectivement, Ubuntu ne propose pas de jeux où des militaires canardent des terroristes à longueur de journée, mais plutôt des jeux de réflexion, de délassement...&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''« C'est fini là ? »'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai qu'une chose à rajouter : essaie par toi-même ! &lt;br /&gt;
Article paru dans No Pasaran, n°77, hiver 2009-2010 - Raphaël M.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Rencontre_de_trois_types_d%27informations&amp;diff=16871</id>
		<title>Rencontre de trois types d'informations</title>
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				<updated>2017-07-20T13:06:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=droit%20d%27auteur droit d'auteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cr%C3%A9ation création], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/opinion opinion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mode+d%C2%B4emploi%22 mode d'emploi], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=donn%C3%A9es%20publiques données publiques] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22types+d%C2%B4information%22 types d´information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22logiciel+libre%22 libre],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9%20intellectuelle%22 propriété intellectuelle],&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/copyright Copyright],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/noosph%C3%A8re Noosphère],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open%20data%22 open data],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/licence%20libre licence libre],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel%20libre%22 logiciel libre]''.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22sam+williams%22 Sam Williams],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Elinor+Ostrom%22 Elinor Ostrom],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22J%C3%BCrgen+Habermas%22 Jürgen Habermas].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nous recevons en flux continu des images, sons, odeurs, goûts, sensations, qui sont autant de messages à traiter, interpréter, face auxquels agir et réagir. Le cerveau traiterait environ 400 milliards de bits d'informations par seconde. Cependant, seuls 2 000 de ces bits de données parviendraient à la conscience&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Selon l'Unité de Recherche en Sciences Cognitives et Affectives (URECA), Lilles(France). &amp;lt;/ref&amp;gt;.. Mais de quelles informations s'agit-il ?&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations, voici l'occasion de revenir à l'essentiel, au cœur de la société de l'information, en s'inspirant des idées de Richard Stallman dans sa révolution du logiciel libre&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. ''Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée''. Éditions Eyrolles, publié sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe  ==&lt;br /&gt;
« Au commencement était le Verbe », dit un texte sacré. Verbe au sens information, créatrice d'idées, de motivations. Dans la société contemporaine, l'information peut s'avérer porteuse de richesses (sociales, économiques, culturelle…) plus que la matière elle-même sur laquelle est permet d'agir. Il en existe différents types, qu'étonnamment personne n'apprend à l'école, alors que c'est un des prérequis pour comprendre la société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus basique est la donnée. Dans le monde numérique actuel, le mode 0 ou 1, par exemple, si on considère que les données numériques sont binaires (ouvert fermé, 1 et 0). Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir information. Elles sont alors des clés pour agir. Associées, les informations deviennent des savoirs, de la connaissance. Interconnectés, mis en pratique et partagés, les savoirs deviennent culture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La culture peut être définie comme un « répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens, à un certain moment, dans un certain contexte&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Source : Ray P. H., Anderson S. R. L’émergence des créatifs culturels. Editions Yves Michel, 2001. 512 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il y a donc de multiples cultures, et l'expression culture va bien au-delà de la seule création artistique. La culture culinaire, par exemple, est un vaste répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens liés à leurs besoins alimentaires. Tout au long de l'histoire, l'agriculture, l'architecture ou encore l'éducation ont été pratiquées très différemment selon nos problèmes et passions du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traversant ainsi les époques, les cultures s'inspirent les unes les autres, pour former des civilisations. Une civilisation est donc un ensemble de codes culturels, de manières de faire, d'arts de vivre, qui évoluent au gré des problèmes et des passions des gens. La civilisation d’Égypte ancienne, la civilisation coloniale ou la civilisation industrielle sont trois exemples de civilisations bien différentes.Par extension, on peut aussi parler de civilisations intra-terrestres non-humaines, comme les civilisations fourmis et termites, avec leurs villes, agricultures et élevages, guerres de territoires, enjeux politiques et démographiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent et se fondent toutes dans le monde des idées, de la connaissance. Toutes les civilisations ont les mêmes défis pour réussir à échanger des biens et services, à se déplacer, à rester en vie, et elles ont toutes besoin d'accéder à des bases de données très diversifiées de connaissances. Un des termes pour parler de ce patrimoine d'informations partagées, c'est la noosphère&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt; Le mot est dérivé des mots grecs νοῦς (noüs, « l'esprit ») et σφαῖρα (sphaira, « sphère»), par analogie lexicale avec « atmosphère » et « biosphère ». Ce néologisme a été introduit en 1922 par le Français Teilhard de Chardin dans son essai intitulé Hominisation.&amp;lt;/ref&amp;gt;., la sphère des idées. Elle complète la biosphère, sphère du vivant (végétaux et animaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations  ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu (la forme) et son sens (le fond). On distingue trois types d'informations : les faits, les opinions et les fonctions1. Un contenu peut, bien entendu, combiner deux voire trois types d'informations. « Je vends ma voiture » (c'est une information factuelle), cela va sûrement faire plaisir à quelqu'un parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une opinion, dont on peut certes débattre) ; « pour l'acheter, il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre). &lt;br /&gt;
[[Fichier:Fonctionnel-factuel-cratif.png|thumb|CC-BY-SA Théo Bondolfi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Examinons ces trois types d'information plus en détail :'''  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les '''faits''', l'information factuelle, c'est tout ce qui est manifeste, qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : Maison à vendre. Lorsqu’une information n’est pas remise en question, c’est un fait établi. Et s’il n’y a pas consensus sur l’aspect factuel d’une information, elle peut être considérée comme une information d’opinion. Dans le factuel, on est concentré sur des faits.&lt;br /&gt;
* Les '''opinions''' englobent les œuvres artistiques, les improvisations et plus largement, tout ce qui ne relève pas d'un mode d'emploi ou d'un fait. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une évolution, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, un regard différent, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les œuvres d'opinion ou de témoignage on trouve divers types de créations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les mémoires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les essais&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les commentaires. &lt;br /&gt;
* les travaux d'art et de divertissements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du point de vue de la citoyenneté numérique, les opinions pourraient être mises en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans nécessairement autoriser un usage commercial par des tiers. Ainsi l'opinion peut circuler librement, sans pour autant être modifiée par un tiers ni revendue pour un profit commercial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le copyright est implacable dans sa forme actuelle, car par défaut il interdit le partage de tout type d’œuvre et de savoir. Or dans la pratique, pour la diffusion d'opinions, précisément les travaux d'art et de divertissement, un compromis peut être facilement trouvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, bien des œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni, au contraire, il a été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à autoriser au minimum la copie durant une certaine période (par exemple 10 ans), puis à autoriser la copie et les modifications.&lt;br /&gt;
*Les '''fonctions''' sont principalement produites et diffusées non pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont des marches à suivre, des méthodes.&lt;br /&gt;
La contribution fonctionnelle comporte des publications telles que :&lt;br /&gt;
*les recettes&lt;br /&gt;
*les modes d'emploi&lt;br /&gt;
*les documents de références (encyclopédie, statistiques, etc.)&lt;br /&gt;
*les codes logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus grand nombre en profite, elles devraient être libres (c'est-à-dire sans droit exclusif d'usage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réussir à comprendre ces distinctions entre les différents types d'information est un prérequis pour une véritable analyse des enjeux de l'information, notamment l'épineuse question des droits d'auteur et le choix de la licence en fonction du type d'information. Dans les faits, les utilisateurs des outils numériques peuvent maintenant copier et modifier tout type d'informations, œuvres ou produits. Aujourd'hui, la question&lt;br /&gt;
n'est pas tant de savoir si c'est « bien » ou « mal » en soi, mais plutôt de reconnaître le type d’œuvre concerné. Par exemple, un auteur peut légitimement opter pour une licence à usage exclusif lorsqu'il s'agit d'une œuvre d'opinion (article de blog, essai, œuvre d'art). A l'inverse, il peut choisir de « protéger », par une licence libre, une information fonctionnelle qu'il considère comme un bien commun de l'humanité (génome d'un plante, méthode pédagogique, manuel d'apprentissage d'un art thérapeutique). Dans ce cas, les licences libres permettent que l'information fonctionnelle, le mode d'emploi, reste accessible à tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différentes administrations publiques produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites web, etc.) sur différents thèmes : tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur internet. Ce sont les contribuables qui financent ces informations fonctionnelles par leurs impôts. Alors pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre ces outils ou documentation pédagogique sous des licences libres ? L'autorisation de la copie, modification et redistribution valoriserait ces documents, susceptibles d'être partagés comme un patrimoine de l'humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde associatif et les institutions publiques ont encore un long chemin à parcourir pour développer le réflexe des licences libres et du partage spontané, à l'instar de Wikipedia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun dans nos sociétés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
S'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air ? Engageons-nous aussi pour la liberté des documents publics afin d'augmenter leur diffusion. Beaucoup d'informations pourraient ainsi devenir plus accessibles : documents de prévention de la santé (comportements sexuels à risque, conduite en état d'ébriété, violence conjugale, tabagisme, etc.), pratiques citoyennes (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise, pour organiser un festival, etc) ou informations culturelles (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ouverture des données (en anglais open data&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_data&amp;lt;/ref&amp;gt;) représente à la fois un mouvement, une philosophie d'accès à l'information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables. Elle s'inscrit dans une tendance qui considère l'information publique comme un bien commun (tel que défini par l'économiste et politologue Elinor Ostrom&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom&amp;lt;/ref&amp;gt;) dont la diffusion est d'intérêt public et général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Soir%C3%A9e_angoissante_d%27un_citoyen_num%C3%A9rique&amp;diff=16870</id>
		<title>Soirée angoissante d'un citoyen numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Soir%C3%A9e_angoissante_d%27un_citoyen_num%C3%A9rique&amp;diff=16870"/>
				<updated>2017-07-19T14:27:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seaux+sociaux%22 réseaux sociaux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Fracture+num%C3%A9rique%22 fracture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22 données personnelles], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22vie+priv%C3%A9e%22 vie privée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciels+libres%22 logiciels libres], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/risques risques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22gouvernance+d%27internet%22 gouvernance d'internet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercaf%C3%A9 cybercafé], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22 données personnelles], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/confidentialit%C3%A9 confidentialité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [http://www.ynternet.org/ ynternet.org], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/nations-unies Nations-unies].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
''Par '''Michel Towa Koh'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elu en 2003 Président de l'ACEFIC (Association des Centres de Formation Professionnelle en Informatique du Cameroun).''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:1302683537543.jpg|thumb|Michel Towa Koh : « ''Ce sont les jeunes qui sont le plus durement frappés par les difficultés liées à l’emploi au Cameroun'' »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil dardait ses derniers rayons de la journée. Une journée particulièrement radieuse, pensais-je en parcourant le site internet d’un des cinq quotidiens d’information du pays. Il titrait sur le projet de loi sur la cybercriminalité que le gouvernement avait transmis au parlement. J’en ai fait copie à quelques amis bien au fait de la question. Ne dit-on pas qu’«&amp;amp;nbsp;un homme bien informé est un citoyen. Mal informé, c’est un sujet&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;» Des amis rencontrés aux quatre coins du monde, au cours de mes «&amp;amp;nbsp;longs voyages&amp;amp;nbsp;» dans les méandres des réseaux sociaux. De vrais potes que je n’avais pas encore vus, et avec lesquels j'avais encore moins partagé un verre. Disons des potes numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au milieu d’environ 600 000 000 d’abonnés aux réseaux sociaux, j’avais tout de même retrouvé avec beaucoup d’émotion près d’une cinquantaine d’amis de ma tendre enfance dont j’avais perdu la trace depuis des dizaines d’années, éparpillés qu’ils étaient dans toute la planète. Les grandes organisations internationales qui dirigent le monde ne sont pas en reste. Les Nations Unies, l’OMC et autres ont toutes investi le web 2.0. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjà dans la matinée, j'avais répondu à un questionnaire mis en ligne par la Banque Mondiale. Elle souhaitait par ce biais «&amp;amp;nbsp;recueillir les avis d’un large éventail de parties prenantes afin d’aider la Banque mondiale à élaborer une stratégie qui tienne compte des besoins évolutifs du continent&amp;amp;nbsp;». Avec la fierté d’un homme qui participe aux prises de décisions de l’agora, j’ose espérer que mes propositions sur la résurrection du Fonds Mondial de Solidarité Numérique prospéreront. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant je communique avec les organisations internationales, autant il m’est difficile de communiquer par internet avec les administrations de mon pays, avec la mairie de mon village. À peine 3&amp;amp;nbsp;% de nos édifices publics sont connectés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant je communique avec mes amis en Europe ou aux États-Unis, autant je suis déconnecté de mes cousins restés au village. Et que dire de mes oncles et tantes du village qui ne connaissent ni la langue de Molière, ni celle de Shakespeare&amp;amp;nbsp;: les langues de l’internet. Une phrase me revient à l’esprit&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Ce qui n’est pas sur Google n’existe pas&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vlaamm&amp;amp;nbsp;!! La porte s’ouvre. C’est Fifi, ma nièce, qui entre en trombe, haletante et transpirant à grosses gouttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tonton&amp;amp;nbsp;! C’est grave&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'', dit-elle, très sérieuse, ''«&amp;amp;nbsp;regarde cette offre d’emploi. Elle est comme taillée pour moi. Seulement il faut envoyer sa demande U-NI-QUE-MENT par internet. Et le dernier délai c’est aujourd’hui. Je suis sûre qu’ils trouvent là un moyen d’écarter les pauvres comme nous.&amp;amp;nbsp;»'' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fifi, titulaire d’une maîtrise en sciences sociales, est sans emploi décent depuis qu’elle a eu son diplôme, soit six ans. En dépit de quelques notions d’informatique acquises à l’université, elle ne sait pas se servir de l’outil informatique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tu devrais faire un effort&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'', lui ai-je rétorqué. Cependant, des chiffres me sont revenus à l’esprit&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;94&amp;amp;nbsp;% des écoles primaires et secondaires sont connectées à internet dans les pays riches, contre seulement 38&amp;amp;nbsp;% dans les pays en développement. Ce chiffre est ramené à 1&amp;amp;nbsp;% en Afrique.&amp;amp;nbsp;»''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les yeux écarquillés, elle fixe l’écran sur lequel je fais défiler des modèles de CV. «''&amp;amp;nbsp;Celui-là me plaît bien. Avec la photo&amp;amp;nbsp;! Mais où pourrais-je en trouver un à cette heure-ci&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;T’inquiète, fifille&amp;amp;nbsp;!»'' Je sors mon téléphone portable muni d’un appareil photo et quelques clics plus tard, la nièce voit son portrait s’afficher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un message du fournisseur d’accès internet apparaît&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;Il vous reste 30 minutes de connexion&amp;amp;nbsp;». «&amp;amp;nbsp;Qu’est-ce qui se passe&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'', interroge Fifi. Je lui explique que pour avoir la connexion internet illimitée, je paie un abonnement mensuel. Or cet abonnement arrive à échéance. ''«&amp;amp;nbsp;Rassure-toi&amp;amp;nbsp;! Pas besoin de se déplacer. J’ai un compte bancaire virtuel&amp;amp;nbsp;»''. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une heure s’est écoulée quand un beau CV et une lettre de motivation illuminent l’écran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tu es un tonton magique. Il manque juste la partie sur mes petites expériences professionnelles&amp;amp;nbsp;»'', s’exclame Fifi qui me tend un bout de papier sur lequel est écrit l’adresse courriel du recruteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai à peine eu le temps de sauvegarder dans ma clé USB le fichier contenant la vie de ma nièce que l’écran s’assombrit. Un coup d’œil sur la vue panoramique de la nuit, par la fenêtre, nous fait comprendre que le quartier vient de subir une coupure de courant. Ces délestages peuvent durer une journée entière. Le temps nous est désormais compté. Nous sautons dans un taxi. Je connais un petit cybercafé à l’autre bout de la ville. Peut être que là bas… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avais déniché ce cybercafé des mois auparavant&amp;amp;nbsp;: quelque part dans la forêt, la chute d’un rocher avait sectionné des câbles souterrains de la fibre optique, privant une bonne partie des 600 000 internautes camerounais de tout lien avec leur «&amp;amp;nbsp;république virtuelle&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: banques, compagnies aériennes, ambassades, centres de télémédecine. La colère grondante a contraint le gouvernement à mettre les bouchées doubles, jour et nuit, pour remédier à la panne. Il y parvint au bout d’une semaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n’avons plus que trois heures devant nous quand j’ai annoncé à ma nièce au bord de la crise d’apoplexie qu’il allait falloir refaire tout le travail. Le traitement de texte de ce cybercafé est une version ancienne. Il ne pourra pas lire notre fichier saisi dans la toute dernière version du logiciel. ''«&amp;amp;nbsp;Finalement votre internet là c’est de la m...&amp;amp;nbsp;»'', fulmine la petite. Tant bien que mal je réussis à calmer cette indigène numérique. Ne suis-je pas un «&amp;amp;nbsp;tonton magique&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité je n’en mène pas large. Quand je pense que nos données personnelles peuvent être prisonnières d’un éditeur de logiciel. Je frissonne à l’idée que des fichiers d’état-civil, des archives, c'est-à-dire des données publiques, puissent un jour devenir inaccessibles du fait d’un éditeur de logiciel qui aurait fait faillite ou pour toute autre raison. Les logiciels libres pourraient être une réponse à cette angoisse quant à la pérennité des données des services publics. Mais au rythme où les administrations s’équipent en logiciels libres, seule une loi contraignante s’avérerait efficace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix minutes avant minuit, l’écran affiche «&amp;amp;nbsp;message envoyé&amp;amp;nbsp;». Il était temps. Mais ma nièce n’en est pas pour autant réjouie. ''«&amp;amp;nbsp;Dis-moi Tonton, ma photo qui va se balader sur internet, là... Tu es sûr qu'il n’y a aucun risque&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette préoccupation, naïvement exprimée, est en fait l’un des défis majeurs de la société de l’information&amp;amp;nbsp;: la protection des données et de la vie privée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’avènement de la société de l’information s’accompagne d’énormes bouleversements dans tous les secteurs (agriculture, finance, transport, média, etc.). La vitesse avec laquelle ces bouleversements se produisent met en question les paradigmes qui fondent la vie de nos sociétés. Les Nations Unies organisent annuellement depuis 2006 un Forum de la Gouvernance d'internet. La gouvernance d’internet comprise comme « l'élaboration et l'application par les États, le secteur privé et la société civile, chacun selon son rôle, de principes, normes, règles, procédures de prise de décision et programmes communs propres à modeler l'évolution et l'utilisation d'internet. » Elle amène à reconsidérer des concepts tels que la citoyenneté. Comme le dit la sociologue Dominique Schnapper&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;La citoyenneté n'est pas une essence donnée une fois pour toutes, qu'il importerait de maintenir et de transmettre.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi ne pas aller plus loin qu’un simple Forum de la Gouvernance d'internet&amp;amp;nbsp;? Vers «&amp;amp;nbsp;une Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen dans la République universelle de la société de l'information, à l'image de ce qu'a été la rédaction de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen en 1789&amp;amp;nbsp;», comme le suggère Jean-Christophe Frachet&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce faisant, l’accès à internet pourra-t-il un jour être déclaré droit humain par l’assemblée générale des Nations Unies, comme cela fut le cas de l’eau le 28 juillet 2010&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours « ''Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique'' », organisé par la fondation Ynternet.org, été 2010.''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Soir%C3%A9e_angoissante_d%27un_citoyen_num%C3%A9rique&amp;diff=16869</id>
		<title>Soirée angoissante d'un citoyen numérique</title>
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				<updated>2017-07-19T13:55:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : changement des lien et hyperliens des tags&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seaux+sociaux%22 réseaux sociaux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Fracture+num%C3%A9rique%22 fracture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22 données personnelles], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22vie+priv%C3%A9e%22 vie privée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciels+libres%22 logiciels libres], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/risques risques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22gouvernance+d%27internet%22 gouvernance d'internet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercaf%C3%A9 cybercafé], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22 données personnelles], [hhttps://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/confidentialit%C3%A9 confidentialité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [http://www.ynternet.org/ ynternet.org], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/nations-unies Nations-unies].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
''Par '''Michel Towa Koh'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elu en 2003 Président de l'ACEFIC (Association des Centres de Formation Professionnelle en Informatique du Cameroun).''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:1302683537543.jpg|thumb|Michel Towa Koh : « ''Ce sont les jeunes qui sont le plus durement frappés par les difficultés liées à l’emploi au Cameroun'' »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil dardait ses derniers rayons de la journée. Une journée particulièrement radieuse, pensais-je en parcourant le site internet d’un des cinq quotidiens d’information du pays. Il titrait sur le projet de loi sur la cybercriminalité que le gouvernement avait transmis au parlement. J’en ai fait copie à quelques amis bien au fait de la question. Ne dit-on pas qu’«&amp;amp;nbsp;un homme bien informé est un citoyen. Mal informé, c’est un sujet&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;» Des amis rencontrés aux quatre coins du monde, au cours de mes «&amp;amp;nbsp;longs voyages&amp;amp;nbsp;» dans les méandres des réseaux sociaux. De vrais potes que je n’avais pas encore vus, et avec lesquels j'avais encore moins partagé un verre. Disons des potes numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au milieu d’environ 600 000 000 d’abonnés aux réseaux sociaux, j’avais tout de même retrouvé avec beaucoup d’émotion près d’une cinquantaine d’amis de ma tendre enfance dont j’avais perdu la trace depuis des dizaines d’années, éparpillés qu’ils étaient dans toute la planète. Les grandes organisations internationales qui dirigent le monde ne sont pas en reste. Les Nations Unies, l’OMC et autres ont toutes investi le web 2.0. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjà dans la matinée, j'avais répondu à un questionnaire mis en ligne par la Banque Mondiale. Elle souhaitait par ce biais «&amp;amp;nbsp;recueillir les avis d’un large éventail de parties prenantes afin d’aider la Banque mondiale à élaborer une stratégie qui tienne compte des besoins évolutifs du continent&amp;amp;nbsp;». Avec la fierté d’un homme qui participe aux prises de décisions de l’agora, j’ose espérer que mes propositions sur la résurrection du Fonds Mondial de Solidarité Numérique prospéreront. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant je communique avec les organisations internationales, autant il m’est difficile de communiquer par internet avec les administrations de mon pays, avec la mairie de mon village. À peine 3&amp;amp;nbsp;% de nos édifices publics sont connectés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant je communique avec mes amis en Europe ou aux États-Unis, autant je suis déconnecté de mes cousins restés au village. Et que dire de mes oncles et tantes du village qui ne connaissent ni la langue de Molière, ni celle de Shakespeare&amp;amp;nbsp;: les langues de l’internet. Une phrase me revient à l’esprit&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Ce qui n’est pas sur Google n’existe pas&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vlaamm&amp;amp;nbsp;!! La porte s’ouvre. C’est Fifi, ma nièce, qui entre en trombe, haletante et transpirant à grosses gouttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tonton&amp;amp;nbsp;! C’est grave&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'', dit-elle, très sérieuse, ''«&amp;amp;nbsp;regarde cette offre d’emploi. Elle est comme taillée pour moi. Seulement il faut envoyer sa demande U-NI-QUE-MENT par internet. Et le dernier délai c’est aujourd’hui. Je suis sûre qu’ils trouvent là un moyen d’écarter les pauvres comme nous.&amp;amp;nbsp;»'' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fifi, titulaire d’une maîtrise en sciences sociales, est sans emploi décent depuis qu’elle a eu son diplôme, soit six ans. En dépit de quelques notions d’informatique acquises à l’université, elle ne sait pas se servir de l’outil informatique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tu devrais faire un effort&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'', lui ai-je rétorqué. Cependant, des chiffres me sont revenus à l’esprit&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;94&amp;amp;nbsp;% des écoles primaires et secondaires sont connectées à internet dans les pays riches, contre seulement 38&amp;amp;nbsp;% dans les pays en développement. Ce chiffre est ramené à 1&amp;amp;nbsp;% en Afrique.&amp;amp;nbsp;»''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les yeux écarquillés, elle fixe l’écran sur lequel je fais défiler des modèles de CV. «''&amp;amp;nbsp;Celui-là me plaît bien. Avec la photo&amp;amp;nbsp;! Mais où pourrais-je en trouver un à cette heure-ci&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;T’inquiète, fifille&amp;amp;nbsp;!»'' Je sors mon téléphone portable muni d’un appareil photo et quelques clics plus tard, la nièce voit son portrait s’afficher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un message du fournisseur d’accès internet apparaît&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;Il vous reste 30 minutes de connexion&amp;amp;nbsp;». «&amp;amp;nbsp;Qu’est-ce qui se passe&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'', interroge Fifi. Je lui explique que pour avoir la connexion internet illimitée, je paie un abonnement mensuel. Or cet abonnement arrive à échéance. ''«&amp;amp;nbsp;Rassure-toi&amp;amp;nbsp;! Pas besoin de se déplacer. J’ai un compte bancaire virtuel&amp;amp;nbsp;»''. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une heure s’est écoulée quand un beau CV et une lettre de motivation illuminent l’écran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tu es un tonton magique. Il manque juste la partie sur mes petites expériences professionnelles&amp;amp;nbsp;»'', s’exclame Fifi qui me tend un bout de papier sur lequel est écrit l’adresse courriel du recruteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai à peine eu le temps de sauvegarder dans ma clé USB le fichier contenant la vie de ma nièce que l’écran s’assombrit. Un coup d’œil sur la vue panoramique de la nuit, par la fenêtre, nous fait comprendre que le quartier vient de subir une coupure de courant. Ces délestages peuvent durer une journée entière. Le temps nous est désormais compté. Nous sautons dans un taxi. Je connais un petit cybercafé à l’autre bout de la ville. Peut être que là bas… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avais déniché ce cybercafé des mois auparavant&amp;amp;nbsp;: quelque part dans la forêt, la chute d’un rocher avait sectionné des câbles souterrains de la fibre optique, privant une bonne partie des 600 000 internautes camerounais de tout lien avec leur «&amp;amp;nbsp;république virtuelle&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: banques, compagnies aériennes, ambassades, centres de télémédecine. La colère grondante a contraint le gouvernement à mettre les bouchées doubles, jour et nuit, pour remédier à la panne. Il y parvint au bout d’une semaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n’avons plus que trois heures devant nous quand j’ai annoncé à ma nièce au bord de la crise d’apoplexie qu’il allait falloir refaire tout le travail. Le traitement de texte de ce cybercafé est une version ancienne. Il ne pourra pas lire notre fichier saisi dans la toute dernière version du logiciel. ''«&amp;amp;nbsp;Finalement votre internet là c’est de la m...&amp;amp;nbsp;»'', fulmine la petite. Tant bien que mal je réussis à calmer cette indigène numérique. Ne suis-je pas un «&amp;amp;nbsp;tonton magique&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité je n’en mène pas large. Quand je pense que nos données personnelles peuvent être prisonnières d’un éditeur de logiciel. Je frissonne à l’idée que des fichiers d’état-civil, des archives, c'est-à-dire des données publiques, puissent un jour devenir inaccessibles du fait d’un éditeur de logiciel qui aurait fait faillite ou pour toute autre raison. Les logiciels libres pourraient être une réponse à cette angoisse quant à la pérennité des données des services publics. Mais au rythme où les administrations s’équipent en logiciels libres, seule une loi contraignante s’avérerait efficace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix minutes avant minuit, l’écran affiche «&amp;amp;nbsp;message envoyé&amp;amp;nbsp;». Il était temps. Mais ma nièce n’en est pas pour autant réjouie. ''«&amp;amp;nbsp;Dis-moi Tonton, ma photo qui va se balader sur internet, là... Tu es sûr qu'il n’y a aucun risque&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette préoccupation, naïvement exprimée, est en fait l’un des défis majeurs de la société de l’information&amp;amp;nbsp;: la protection des données et de la vie privée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’avènement de la société de l’information s’accompagne d’énormes bouleversements dans tous les secteurs (agriculture, finance, transport, média, etc.). La vitesse avec laquelle ces bouleversements se produisent met en question les paradigmes qui fondent la vie de nos sociétés. Les Nations Unies organisent annuellement depuis 2006 un Forum de la Gouvernance d'internet. La gouvernance d’internet comprise comme « l'élaboration et l'application par les États, le secteur privé et la société civile, chacun selon son rôle, de principes, normes, règles, procédures de prise de décision et programmes communs propres à modeler l'évolution et l'utilisation d'internet. » Elle amène à reconsidérer des concepts tels que la citoyenneté. Comme le dit la sociologue Dominique Schnapper&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;La citoyenneté n'est pas une essence donnée une fois pour toutes, qu'il importerait de maintenir et de transmettre.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi ne pas aller plus loin qu’un simple Forum de la Gouvernance d'internet&amp;amp;nbsp;? Vers «&amp;amp;nbsp;une Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen dans la République universelle de la société de l'information, à l'image de ce qu'a été la rédaction de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen en 1789&amp;amp;nbsp;», comme le suggère Jean-Christophe Frachet&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce faisant, l’accès à internet pourra-t-il un jour être déclaré droit humain par l’assemblée générale des Nations Unies, comme cela fut le cas de l’eau le 28 juillet 2010&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours « ''Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique'' », organisé par la fondation Ynternet.org, été 2010.''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=16868</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=16868"/>
				<updated>2017-07-19T12:14:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : changements de liens et hyperliens&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22fracture+num%C3%A9rique%22 fracture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=in%C3%A9galit%C3%A9s inégalités],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22fracture%20%C3%A9conomique%22 fracture économique] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/info-riches info-riches], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/info-pauvres info-pauvres], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 réseau social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital native], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22acc%C3%A8s+libre%22 accès libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/exclusion exclusion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22sagesse+des+foules%22 sagesse des foules], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22alphab%C3%A9tisation+num%C3%A9rique%22 alphabétisation numérique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikileaks?dm=middle&amp;amp;page_num=0 Wikileaks], &lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Albertine+Meunier+ Albertine Meunier], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nations-Unies Nations-Unies]''.'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Internet est-il une nouvelle source d’inégalités ?&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À leurs débuts, l'ordinateur et internet étaient perçus comme des gadgets réservés à une minorité de personnes dont c'était le métier (les informaticiens) et à quelques drôles d'individus qui préféraient bidouiller pendant leur temps libre plutôt que de prendre un bon bol d'air (les hobbyistes). L'informatique et le réseau internet ont, depuis les années 1990, démontré leur caractère essentiel à la vie sociale et économique de chacun d'entre nous, partout dans le monde. La circulation de l'information, souvent gratuite, favorise l'équité des chances et rapproche les personnes. La technologie numérique aide à réduire les différences sociales entre ses utilisateurs. Mais, ô paradoxe, internet a également contribué à creuser l'écart entre utilisateurs et non-utilisateurs du net, amplifiant ainsi certaines inégalités qui préexistaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons cependant que la société numérique n'a pas encore établi son utilité sociale. Internet doit encore faire ses preuves comme outil de justice sociale. Il ne supplantera sans doute jamais les relations interpersonnelles en face à face, même s'il peut jouer un rôle de facilitation dans bien des circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a baptisé fracture numérique l'inégalité d'accès aux nouvelles technologies de l'information. La notion même de fracture numérique est calquée sur celle de fracture sociale. Ceux qui sont du bon côté peuvent en principe disposer d’un accès à internet pour défendre leurs droits et leurs idées, pour s'informer, pour communiquer et même pour augmenter leur pouvoir d'achat (comparateurs de prix, sites de ventes privées à tarifs préférentiels, bons plans, etc.). Les autres connaissent un désavantage supplémentaire à ceux qu'ils subissaient déjà : ils se retrouvent exclus d'une nouvelle dimension de la société, qui leur échappe chaque jour un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'esprit de nombreux individus, la fracture numérique se résume à un accès au réseau inégal entre des régions du monde : entre le Nord, qui est hyperconnecté, et le Sud, qui est encore en dehors du circuit, ou entre les zones urbaines et les zones rurales. Cependant, cette fracture peut prendre plusieurs formes, qui dépassent largement les clivages géoéconomiques. La fracture est surtout sociale : elle crée des sociétés à plusieurs vitesses et une forme d'exclusion se crée ou se renforce. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article recense cinq formes de fractures : économique, géopolitique, culturelle, éducative et générationnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture économique ==&lt;br /&gt;
La fracture la plus évidente est économique. On la retrouve à une échelle globale qui montre des disparités gigantesques de connexion entre les pays : au tournant du millénaire, il y avait autant de lignes téléphoniques sur l'île de Manhattan que sur tout le continent africain.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNABZ059.pdf ''Leland Initiative: Africa Global Information Infrastructure Gateway Project''], '''Jeff Bland''', (1996).&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les victimes de la fracture numérique sont nombreuses, notamment&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les plus pauvres, qui n'ont pas les moyens d'acheter des appareils informatiques ou d'en louer&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus éloignés des centres villes, qui n'ont accès ni au réseau, ni aux cybercafés, et dont personne dans leur entourage ne peut encourager l'usage d'internet&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus âgés, qui n'ont pas encore réussi à s'adapter à ce nouveau fonctionnement social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le Rapport sur le développement humain 2014 des Nations-Unies&amp;lt;ref&amp;gt; [http://hdr.undp.org/sites/default/files/hdr14-report-fr.pdf ''Rapport sur le développement humain 2014''], '''Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD)''', (2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, les 2,7 milliards d'humains qui sont tout en bas de l’échelle sociale vivent avec moins de 2,5 dollars par jour. A l’opposé, les 85 personnes les plus riches du monde possèdent à elles seules l’équivalent de la richesse des 3,5 milliards d’êtres humains les plus pauvres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le manque de moyens empêche une grande partie de la population mondiale d'accéder aux équipements numériques. Les plus pauvres, déjà handicapés par leur faible niveau de vie et le pouvoir qu'acquièrent dès lors sur eux les plus riches, sont les premières victimes de cette nouvelle iniquité : ils sont confrontés à une rareté de l'information. Vu que les nouvelles technologies permettent d'augmenter la qualité et la quantité des communications, les bien connectés sont plus autonomes, plus performants, plus intégrés socialement et professionnellement. Ce meilleur accès aux informations touche non seulement leurs actions quotidiennes mais aussi des situations exceptionnelles. Prenons l'exemple d'un train qui déraille dans une région bien connectée : très rapidement, des transports alternatifs vont être mis en place. Dans une région mal connectée, l'attente va se prolonger, les solutions s'organiseront plus lentement, car l'information circule mal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une telle disparité existe aussi au niveau local : même une région très bien équipée peut compter des citoyens privés d'accès au réseau pour des raisons économiques. Même à Genève, qui est l'une des capitales du commerce mondial et le siège d'agences des Nations-Unies, vivent des info-pauvres sans ordinateur. Ils ont accès à moins d'informations, moins d'opportunités de travail et ont plus de difficultés à trouver leur place dans la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
'''Faut-il envoyer des ordinateurs en Afrique ?'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Donner un ordinateur, un vieil ordinateur, est-ce toujours utile ? Quand on pense fossé entre info-riches et info-pauvres, on pense tout de suite aux pauvres Africains qui n'ont pas d'ordinateur. L'idée de donner une deuxième vie à un ordinateur, en le confiant à une organisation caritative, est une bonne intention. Elle se heurte néanmoins à plusieurs réalités qui la rendent contre-productive. En Afrique principalement, les ordinateurs finissent très vite dans des décharges, or il n'y a pas d'infrastructures pour le recyclage. Donc on pollue en croyant bien faire. De plus, il y a des intermédiaires qui se servent au passage, bien souvent aux douanes ou avant même le départ.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, même si l'on donne un ordinateur à une personne pour un usage en Occident, par exemple une banque qui fait une donation à une ONG caritative, le problème peut rester le même pour le bénéficiaire qui doit payer des professionnels pour identifier les pannes matérielles, reconfigurer l'outil, assurer une maintenance. Sans parler de l'énergie grise, cette énergie consommée qui est difficile à calculer : transport, grosse consommation électrique de vieux ordinateurs avec des processeurs qui surchauffent, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:PC_afrique.jpg |thumb|Luigi Garino CC BY 2.0]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture géopolitique ==&lt;br /&gt;
Le seul facteur économique n'explique pas la mauvaise connexion à internet de certains pays ou certaines régions : certaines administrations en restreignent délibérément l'accès pour juguler la liberté de leurs propres citoyens à s'informer et à s'exprimer. C'est le cas de la Chine qui surveille et limite l'accès à internet de ses citoyens&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Censure_d'Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine ''« Censure d'internet en République populaire de Chine »''], '''Wikipedia'''. (Consulté le 22.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;. De même, en Corée du Nord, l'accès à internet est soumis à autorisation spéciale, principalement pour des buts gouvernementaux&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_in_North_Korea ''« Internet in North Korea »''], '''Wikipedia'''. (Consulté le 22.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même les États-Unis peuvent faire preuve de velléités coercitives à l'encontre de la liberté d'expression, comme en témoigne l'affaire [http://netizen3.org/index.php/Les_lanceurs_d%27alerte Wikileaks]&amp;lt;ref&amp;gt;En 2010, le gouvernement des États-Unis a condamné la publication de documents secrets sur la guerre en Afghanistan, affirmant que cela menaçait la sécurité de soldats américains engagés en Afghanistan. À cet effet, une enquête a été lancée par le Pentagone, afin de retrouver l'origine des informations. Le Pentagone a exigé que WikiLeaks lui remette immédiatement la totalité des 15 000 documents classés « secret défense » qui n'ont pas encore été divulgués et que ceux qui ont déjà été mis en ligne soient détruits. Voir l'article consacré à [http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks ''WikiLeaks''] sur Wikipedia.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, la connexion relativement correcte en Libye ou en Égypte a soutenu les mobilisations populaires dans le monde arabe en 2010 et 2011, où les réseaux sociaux ont permis aux initiatives de se coordonner et aux pratiques d'insurrection de s'affiner, par écran interposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture culturelle ==&lt;br /&gt;
Par fracture culturelle, on entend le décalage entre ancienne et nouvelle manière de penser, provoqué par l'émergence de nouvelles pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout type d'organisation, les hiérarchies peuvent sentir leur autorité menacée par l'omniprésence des médias numériques. On observe alors des réactions de rejet des ressources disponibles sur internet. Par exemple : dans un grand nombre de cursus académiques, Wikipédia est a priori banni comme source valide de références bibliographiques, ce qui traduit une méfiance vis-à-vis de la [http://netizen3.org/index.php/Sagesse_des_foules sagesse des foules]&amp;lt;ref&amp;gt;Voir aussi l'article [http://netizen3.org/index.php/Sagesse_des_foules ''Sagesse des foules'', chapitre 6].&amp;lt;/ref&amp;gt;, un concept expliqué dans l'article du même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'entreprise est également sujet à des réactions de rejet, notamment vis-à-vis des plateformes de réseautage social, perçues comme une perte de productivité plus qu'un potentiel stratégique. Ces blocages sont généralement liés à l'angoisse que suscitent les transitions en cours. En effet, la régulation du monde du travail passe de la culture des heures de présence (primant sur la qualité du service) à la culture du résultat (avec la liberté de gestion des heures de présence).&lt;br /&gt;
Grâce aux outils numériques, le monde du travail est désormais beaucoup plus flexible. Les travailleurs qui réussissent à faire du numérique un allié pour profiter de cette flexibilité sont ainsi plus libres des moyens qu’ils emploient pour atteindre leurs objectifs. La culture internet bouscule les anciennes hiérarchies, basées sur le statut, en mettant en avant les compétences, étayées par des preuves et des résultats&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences ''Hiérarchie de statut et hiérarchie de compétences'', chapitre 5].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette manière de penser a encore du mal à être mise en application par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, menacés dans leur position au sommet de la pyramide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses collectivités craignent parfois qu'internet ne soit un vecteur de subversion auprès des populations dont ils ont la responsabilité. Par exemple, en 2012, une municipalité indienne a interdit l'usage des smartphones aux femmes !&amp;lt;ref&amp;gt; [http://globalvoicesonline.org/2012/12/08/women-banned-from-using-mobile-phones-in-indian-villages/ ''Women Banned from Using Mobile Phones in Indian Villages'']. '''Sarah Lakshmi''', GlobalVoices online, (2012).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture éducative ==&lt;br /&gt;
Au-delà des moyens techniques, politiques ou économiques qui éloignent certaines populations de la révolution numérique, une éducation inappropriée condamne beaucoup d'internautes à une intégration restreinte à l'écosystème informationnel du réseau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisateurs voient souvent l'utilisation de l'outil informatique comme un obstacle purement technique. Il n'est donc pas rare d'entendre « j'ai fait un cours Word donc je suis à l'aise avec l'informatique ». N’est-ce pas faire preuve d’un manque de vision plus large de l’informatique ? Un réseau d’ordinateurs connectés constituant un réel écosystème, avec non seulement des outils, mais aussi des codes culturels, des normes et des valeurs qui forment un tout en perpétuelle évolution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, une large frange des internautes, même ceux qui en font un usage quotidien, se cantonne à des usages proches d'un média tel que le téléphone, la poste, la radio ou la télévision : ils ne produisent pas, n'interagissent pas avec des communautés ou utilisent leur messagerie électronique pour échanger des fichiers bien trop volumineux... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même parmi les communautés de spécialistes de l'outil informatique, de nombreux individus ont des comportements inadaptés. Par exemple, certains concepteurs web vendent à leurs clients des sites qui limitent, voire empêchent l'analyse du site par les moteurs de recherche, souvent via l'usage de la technologie Flash de l'éditeur Macromedia. Un site entièrement géré par cette technologie n'est pas, à proprement parler, un site web car la notion de pages n'existe plus : on est dans une application. Par exemple, il peut devenir impossible d'indiquer l'emplacement d'une ressource interne au travers d'un simple lien hypertexte. Il faut alors indiquer à ses correspondants le chemin à parcourir dans l'application pour aboutir à ladite ressource : « Rendez-vous sur la page d'accueil, puis cliquer sur tel lien, ensuite sur tel autre, enfin entrez tels mots dans le formulaire et validez ». C'est non seulement fastidieux, mais cela va également à l'encontre des principes fondateurs d'accessibilité des ressources publiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture générationnelle ==&lt;br /&gt;
« Ma chérie, dit un père à sa fille de 12 ans, j'ai acheté un logiciel qui filtre les contenus interdits aux mineurs, pour que tu arrêtes de visiter ces sites qui ne sont pas de ton âge. Tu peux m'aider à l'installer s'il te plaît ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez, vous aussi, vécu le choc entre ceux pour qui internet est naturel, et ceux qui ne se sentent pas à l'aise devant un écran, qui doivent se concentrer pour ne pas faire d'erreurs, qui paniquent dès qu'une fonction change, qui ne connaissent pas les raccourcis, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le principe de fracture entre migrants du numérique et les digital natives. Bien au-delà des questions de manipulation technique, il y a un certain choc intergénérationnel dans la manière de voir le monde, nos croyances et nos pratiques. Heureusement, de nombreuses initiatives permettent de réduire ces fractures. Par exemple, en France, Albertine Meunier organise des ateliers internet avec des femmes de plus de 77 ans : l'opération un thé avec Albertine. Elle filme ces grands-mamans en train de boire le thé en décrivant de manière précise et relax des concepts ardus comme qu'est-ce qu'un hacker ?  Avec ses vidéos sur le web&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.hyperolds.com www.hyperolds.com]&amp;lt;/ref&amp;gt;, elle a réussi à motiver un nombre incalculable de seniors de se mettre à l'informatique. Ils apportent ainsi aux jeunes générations leur expérience de vie, pour rester critique face aux médias, affiner leur orthographe, découvrir d'autres cultures, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Et la fracture émotionnelle ?'''&lt;br /&gt;
A toutes ces fractures s'ajoute la fracture émotionnelle : ça fait parfois mal, en effet, de se faire planter par ... son ordinateur, ou le réseau. Surtout pendant la rédaction d'un mail de trois kilomètres qu'on n'a pas sauvegardé. La vie numérique, c'est comme l'amour, on fait des erreurs de débutants, et puis on apprend ! Il n'empêche que cela peut en décourager plus d'un. Entre attraction et répulsion, nos cœurs balancent aussi face à la vie virtuelle. Avec internet, c'est parfois je t'aime moi non plus ...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:M&amp;amp;R.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=16867</id>
		<title>Bienvenue dans le quaternaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=16867"/>
				<updated>2017-07-19T12:05:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : modification des tags&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9conomie%20quaternaire économie quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22secteur+quaternaire%22 secteur quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 économie sociale et solidaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information%22 société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/services services],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/don culture du don] .''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Colin+Clark ''Colin Clarck''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Alfred+Sauvy ''Alfred Sauvy''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jean-Marc+Ferry ''Jean-Marc Ferry''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Thierry+Jeantet+ ''Thierry Jeantet''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Mario+Tomelin%22 ''Mario Tomelin''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Roger+Sue%22 ''Roger Sue''].&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
On connaissait les secteurs primaire, secondaire et tertiaire (agriculture, industrie, service). Il va désormais falloir composer avec l'arrivée du quaternaire. &lt;br /&gt;
Dans le prolongement des travaux de Colin Clark et d'Alfred Sauvy, certains auteurs ont enrichi la typologie traditionnelle des trois secteurs économiques   en affirmant l'existence d'un quatrième secteur : le secteur quaternaire. Pour ce concept — relativement récent — différents auteurs proposent des définitions qui ne se recoupent pas totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition que nous retiendrons ici est celle de Màrio Tomelin. Il définit le secteur quaternaire comme « le secteur caractérisé par l'action de concevoir, de créer, d'interpréter, d'organiser, de contrôler et de transmettre avec l'aide de la science et de la technique, donnant à ces actes une valeur économique »&amp;lt;ref&amp;gt;Màrio Tomelin. [http://books.google.fr/books?id=EgjuvkvJQEkC ''Espace et pouvoir du quaternaire : le paradigme de Brasilia'']. Publications de la Sorbonne, Série Sciences Politiques. 2002.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour d'autres&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Secteur quaternaire », Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;, le secteur quaternaire regrouperait, selon une première définition, les produits du savoir et de la communication, et reposant sur la propriété intellectuelle, une notion au cœur des enjeux de la nouvelle société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une manifestation du « volontariat et du bénévolat » ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marc Ferry utilise ce terme pour décrire un secteur pouvant accueillir la demande d'emploi&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire?previous=yes#Le_secteur_quaternaire_comme_manifestation_du_.C2.AB.C2.A0volontariat_et.2Fou_du_b.C3.A9n.C3.A9volat.C2.A0.C2.BB ''Secteur quaternaire''.]&amp;lt;/ref&amp;gt; : les évolutions de l'agriculture, puis industrielles, ayant débouché sur un grand nombre d'emplois dans le secondaire puis le tertiaire, à son tour le tertiaire se « déverserait » dans les activités du quaternaire, « non mécanisables, personnelles, communicationnelles, relevant de finalités personnelles ou sociales. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roger Sue, pour sa part, propose l'idée d'une économie quaternaire dominée par le secteur quaternaire. « Secteur du nouvel âge de l’économie » où « l'homme s'empare de la production (et non plus l'inverse) et où les individus trouveront, à côté de l'emploi salarié, des gratifications et des critères d'investissement personnel profondément différents de ceux du marché et du secteur public. Les acteurs de cette nouvelle économie sociale auront un objectif clair, d'utilité économique et sociale, et un statut crédible vis-à-vis de l'extérieur : le volontariat. »&amp;lt;ref&amp;gt;Roger Sue. [http://www.scienceshumaines.com/la-richesse-des-hommes-vers-l-economie-quaternaire_fr_9561.html ''La richesse des hommes. Vers l'économie quaternaire''.] Éditions Odile Jacob, Paris. 1997. Voir aussi [http://www.globenet.org/transversales/generique/57/ecoquaternaire.html ''Du tiers secteur à l'économie quaternaire'']. Transversales, n° 57. 1999.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thierry Jeantet propose pour les activités bénévoles  [http://www.monde-diplomatique.fr/1999/09/CASSEN/12464 cinq critères] : &lt;br /&gt;
* la libre adhésion&lt;br /&gt;
* le fonctionnement démocratique&lt;br /&gt;
* le non-profit individuel&lt;br /&gt;
* l’épanouissement de la personne humaine&lt;br /&gt;
* l’indépendance à l’égard de l’État&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces valeurs sont celles de l'économie sociale et solidaire, en pleine progression. Le numérique et ses outils de communication efficaces arrivent à point nommé pour favoriser son développement.&lt;br /&gt;
Certes, l’économie sociale n’est pas nouvelle mais on assiste à son affirmation et à sa formalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le boom du numérique a été fulgurant et cela n'a échappé à personne. En revanche, on commence seulement à percevoir les points communs en terme d’impact sociétal, entre l'économie sociale et l'économie numérique. Ces deux secteurs n’ont à première vue, rien en commun. En effet, on a bien du mal à concevoir ce qui relie une coopérative de produits locaux en zone rurale et une start-up misant sur la high-tech dans une capitale européenne ; mais est-ce vraiment un hasard si ces deux dynamiques économiques ont actuellement le vent en poupe ? Dans les deux cas, un changement historique est à l'œuvre : il touche nos valeurs, nos méthodes de travail, notre rapport à l'autre et notre manière d'organiser le vivre-ensemble. Il est question de mise en réseau et de « bien commun ». En d'autres termes, l'ère d'internet, de par ses mécanismes fondamentaux, serait structurellement sociale et solidaire. C’est l’hypothèse que nous développons spécifiquement dans le livre Racines de l'économie numérique, une adaptation de Citoyens du Net à  l'attention des entrepreneurs sociaux.&amp;lt;ref&amp;gt;Accessible sur [http://netizen3.org/index.php/Economie_num%C3%A9rique netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Adaptation de l'article Wikipédia : [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire Secteur quaternaire].&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique&amp;diff=16866</id>
		<title>Les propriétés fondamentales du numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique&amp;diff=16866"/>
				<updated>2017-07-19T12:02:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique proprieté du numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=noosph%C3%A8re nonsphère], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+sociotechniques%22 propriétés sociotechniques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22neutralit%C3%A9+du+net%22 neutralité du net], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/instantan%C3%A9it%C3%A9 instantanéité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9centralisation décentralisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/sym%C3%A9trie symétrie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/asynchronicit%C3%A9 asynchronicité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/multilat%C3%A9ralit%C3%A9 multilatéralité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rhizome rhizome], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/convivialit%C3%A9 convivialité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22biens+communs%22 biens communs]. [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=economie+sociale+ Économie sociale et solidaire (ESS)]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Toffler Toffler], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Stallman Stallman], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/mcLuhan McLuhan Marchal], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Habermas Habermas], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Homo%20Numericus Homo Numericus],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Bateson%20Gregory Bateson Gregory], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Murray Murray].''&lt;br /&gt;
--------------------&lt;br /&gt;
Terre, air, eau, feu :  éléments fondamentaux de la nature, avec leurs propriétés pas seulement physiques mais aussi sociales. Nous les conjuguons au quotidien, avec toutes sortes de recettes qui sont autant de programmes comportementaux : se laver, planter un arbre, se cuire un œuf. La découverte du feu par nos pères a tout changé dans l'histoire de l'humanité. Comment pourrions-nous vivre sans feu ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un peu la même question aujourd'hui à propos des outils numériques : comment faisions-nous avant ? Téléphones, ordinateurs, satellites... Tant d'outils désormais essentiels pour gérer l'économie, les transports, les relations professionnelles, la formation ! Finalement, le numérique c'est bien plus qu'une succession de uns et de zéros, non ? Cela ressemble davantage à un cinquième élément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'éther défini par Aristote comme la matière invisible du vide dans lequel nous baignons sans le voir, nous en retrouvons la trace dans cet espace exponentiel d'informations que certains nomment la noosphère, sphère des idées, qui complète la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est donc bien plus qu'un média, c'est un écosystème hyper-complexe à l'image de la société humaine, avec ses mécanismes, ses codes, ses zones d'influence, ses réactions en chaîne... L'omniprésence de cet environnement dans notre vie est si importante qu'internet est devenu le terreau fertile d'une transition majeure de l'Homo Sapiens vers l'''Homo Numericus''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À première vue, cette transition paraît anarchique, incontrôlée, imprévisible et totalement diffuse. Mais, derrière cet apparent désordre, ce chaos en mouvement, ce big bang technologique, il se pourrait qu'un nouvel élément fondamental soit à l’œuvre, avec des propriétés bien spécifiques. Et ses applications sont à peine connues !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cinq propriétés socio-techniques du numérique ==&lt;br /&gt;
Quel que soit l'outil de communication numérique, nous avons identifié cinq propriétés fondamentales qui régissent le fonctionnement des flux d'informations, sous leur forme numérique. Il s'agit d'une hypothèse, d'une proposition qui décrit ces cinq propriétés comme un dénominateur commun pour s'y retrouver. Un phare, un point de repère qui reste invariablement disponible, quel que soit le contexte ou le sujet lié aux environnements numériques. Propriétés car, comme les quatre éléments (air, feu, eau, terre), le numérique possède des qualités fondamentales. Socio-techniques, car plus ces technologies sont adoptées, plus elles influencent nos modes d'organisation socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet apport conceptuel est le fruit d'une dizaine d'années de recherches collaboratives entre Théo Bondolfi et Raphäel Rousseau (tous deux impliqués dans la rédaction du présent ouvrage). Ils se sont inspirés des publications de nombreux chercheurs, analysant l'évolution du concept de bien commun dans la société de l'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les sources essentielles, on peut citer les travaux d'Heidi et Alvin Toffler, ceux de Richard Stallman et de Jürgen Habermas, ainsi que de Janet Murray&amp;lt;ref&amp;gt;[http://mitpress.mit.edu/books/hamlet-holodeck Hamlet on the Holodeck : the Future of Narrative in Cyberspace], Janet Murray, MIT Press, Cambridge (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt; et de Lev Manovich&amp;lt;ref&amp;gt;[http://faculty.georgetown.edu/irvinem/theory/Manovich-LangNewMedia-excerpt.pdf The Language of New Media], Lev Manovich, MIT Press, Cambridge (2001).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici ces cinq propriétés :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''1. L'instantanéité :''' le transfert de l'information numérique est quasiment immédiat. Celle-ci est véhiculée par des impulsions électriques à environ 270 000 kilomètres par seconde, proche de la vitesse de la lumière ! Les attentes éventuelles sont dues à l'engorgement ou aux filtres sur les canaux de transmission, tels que les antivirus qui étudient les messages avant de les délivrer. Ces résistances sont néanmoins généralement imperceptibles et ne remettent pas en cause cette première propriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''2. La décentralisation :''' il n'y a pas d'organe pivot par lequel transiterait toute information des écosystèmes numériques. Concrètement, les entreprises privées comme Google n'y pourront rien, pas plus que les gouvernements. Il existe des possibilités de contrôle partiel, par exemple sur les noms de domaines et certains tuyaux de transmission des données. Mais, on le voit dans les mouvements populaires pour la démocratie, c'est peine perdue !&lt;br /&gt;
C'est pour cela qu'Internet a été adopté par tous, au détriment du Minitel et du Videotext, qui fonctionn(ai)ent justement de manière... centralisée. C'est pour cela aussi que même le téléphone passe de plus en plus par Internet. La décentralisation réduit, voire annule, la fragilité des systèmes d'information. Personne ne peut en prendre le contrôle, ni couper ou filtrer le réseau d'interconnexion, car tous les nœuds sont des centres potentiels et il y a des milliers de grands nœuds sur Terre.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''3. La multilatéralité :''' les échanges d'informations peuvent se faire d'un groupe de personnes à un autre. Le numérique permet non seulement les téléconférences à quelques-uns, mais aussi les communautés virtuelles avec des milliers, voire des millions de participants, chacun contribuant à sa manière, à sa mesure, dans les encyclopédies participatives, les réseaux sociaux, les forums, etc. C'est le principe de l'agora, espace de rencontre ouvert à tous, qui se renforce puissamment avec l'adoption d'un réseau collectif mondial des systèmes numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''4. La persistance :''' dans les environnement électroniques, l'information persiste. Comme on dit : « les écrits restent ». C'est encore plus vrai avec l'information numérisée. Elle est copiée, et constitue donc une nouvelle culture du témoignage, de la preuve. Eh oui, si on « oublie » ou même « supprime » des informations numériques (messages, images, vidéos, etc.), elles restent de plus en plus souvent en copie sur un serveur distant quelque part. Plus le monde s'interconnecte, plus des synchronisations et duplications sont effectuées&amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple www.archive.org, qui recense les contenus web à différents dates, conservant non seulement le contenu actuel, mais la plupart des versions précédentes de tout ce qui est publié sur le web.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Parmi les changements de pratiques en société générés par cette propriété de persistance du numérique, citons notamment le sentiment de perte de vie privée qu'elle peut générer, avec la réflexion qui en découle sur le &amp;quot;droit à l'oubli&amp;quot;. Du bon côté de la persistance, apprécions que nos défauts ainsi révélés nous stimulent à mieux apprendre de nos erreurs et évoluer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''5. L'asynchronicité : '''chacun agit à son rythme. C'est la seule propriété qui n'est pas invariable : on peut choisir de l'exploiter ou pas. Hier on regardait les programmes de télévision à une heure prédéfinie. Avec la télévision numérique à la demande, on peut choisir l'heure de visionnage des films et des émissions, mettre sur pause le journal télévisé. Plus largement, on peut choisir quand répondre aux messages ou retrouver sur internet la trace d'un vieil article. Le temps n'a plus la même raison d'être dans la communication numérique. Le numérique permet le travail à distance et à son rythme – asynchrone – avec parfois des séances de coordination synchronisées. Cette transition apporte une différente perception de l'univers temporel, de l'événement et de soi. Dans les relations sociales et économiques, on peut mesurer le temps, non plus par la montre (Chronos : temps extérieur) mais par le ressenti (Kairos : temps intérieur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''A propos de la « décentralisation »'''&lt;br /&gt;
La propriété de la décentralisation est directement liée à l'histoire d'internet, initialement financé par les militaires dans les années 1960 à 1980, sous le nom d'Arpanet. Ils développaient ainsi un moyen décentralisé pour protéger les centres de commandement, préservant donc la communication entre les troupes sur le terrain. Pour assurer l'interconnexion entre divers systèmes d'ordinateurs, ses fondateurs ont défini des principes de neutralité des réseaux informatiques&amp;lt;ref&amp;gt;Voir aussi l'article [http://netizen3.org/index.php/La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux La neutralité des réseaux], chapitre 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce faisant, ils ont créé un cadre propice à son adoption par tous les pays, tant pour un usage militaire, académique que commercial, sans possibilité de litige.&lt;br /&gt;
Ce fonctionnement décentralisé d'internet contribue significativement à la participation démocratique. C'est pour cela que le numérique peut aider les citoyens producteurs et consommateurs du monde entier à coopérer directement, sans dépendre du bon vouloir d'une direction centrale. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces cinq propriétés sont une des clés pour bien comprendre le monde numérique, pour bien s'y intégrer. Apprendre à utiliser un programme de traitement de texte est une porte d'entrée. Cependant, afin de se sentir vraiment à l'aise dans les écosystèmes numériques, l'essentiel est de comprendre ces propriétés fondamentales pour utiliser les outils informatiques avec fluidité, et non pas comme des ouvriers spécialisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces propriétés expliquent ou encadrent les fondamentaux à l'œuvre dans les écosystèmes numériques, décrits dans les prochains articles : sagesse des foules, longue traîne, Metcalfe/Pareto, coopétition, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vision organique du numérique == &lt;br /&gt;
Et si le plus important, dans l'évolution actuelle, n'était pas le contenu des informations mais plutôt la manière dont elles circulent ? Dès 1964, Marshall McLuhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (1911-1980) est un intellectuel canadien. Professeur de littérature anglaise et théoricien de la communication, il est un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&amp;lt;/ref&amp;gt; avance l'hypothèse selon laquelle nous sommes davantage influencés par la manière dont fonctionne le média, que par le contenu lui-même. Il a résumé sa théorie par l'expression « Le message, c'est le medium ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, lorsque nous regardons la télévision, nous sommes passifs. Le message véhiculé par les chaînes de télévision serait donc : vous êtes seulement le récepteur, vous ne pouvez pas intervenir avec nous, ni interagir avec les autres récepteurs. Nous seuls décidons du contenu diffusé. Inversement, le message véhiculé par internet serait le suivant : vous êtes sur un pied d'égalité avec les autres utilisateurs, à la fois émetteurs et récepteurs. Effectivement, avec internet, chacun peut partager l'information, la modifier, et même, à travers sa propre chaîne de télévision ou station radio, devenir le média&amp;lt;ref&amp;gt;Voir aussi l'article [http://netizen3.org/index.php/Big_Brother_contre_les_netizens Big Brother] contre les netizen, chapitre 4. &amp;lt;/ref&amp;gt; .&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
McLuhan suggère ainsi que le contenu de la communication est secondaire ; le véritable message - l'information signifiante - est surtout le moyen de communication, le média. Appliqué au numérique, le mode de fonctionnement d'internet aurait plus d'impact sur la société que le contenu des pages web que nous lisons.&lt;br /&gt;
On « regarde » la télévision, mais on « utilise » internet. Lamarck, qui a inspiré Darwin, le disait déjà au XIXe siècle avec sa formule « la fonction crée l'organe ». En d'autres termes, nous sommes amenés à développer de nouvelles facultés de communication, par le fait même d'utiliser ces nouveaux outils numériques. D'après McLuhan, les médias exercent donc une action structurelle profonde sur l'individu. Ils constituent, selon lui, un prolongement de nos organes physiques et de notre système nerveux. Au-delà de l'individu, le moyen de transporter l'information n'est pas sans impact collectif : internet (re)programme aussi l'organisation de notre société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le modèle du rhizome==&lt;br /&gt;
Pour symboliser ces phénomènes nouveaux, le philosophe des médias Gilles Deleuze parle quant à lui de rhizome, une forme de réseaux organiques, où branches et racines s'entremêlent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie philosophique de Gilles Deleuze et Félix Guattari, « un rhizome est un modèle descriptif et épistémologique dans lequel l'organisation des éléments ne suit pas une ligne de subordination hiérarchique mais où tout élément peut affecter ou influencer tout autre »&amp;lt;ref&amp;gt;Deleuze &amp;amp; Guattari, 1980 cités dans  l'article [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rhizome_(philosophie)&amp;amp;oldid=105821228 « Rhizome »], Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rhizome n'a pas de centre. La notion est adaptée de la structure de beaucoup de plantes, dont les bourgeons peuvent se ramifier en n'importe quel point, ainsi que s'élargir et se transformer en un bulbe ou un tubercule. Le rhizome des plantes peut servir de racine, de tige ou de branche, peu importe sa position sur la plante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique énoncées ci-dessus corroborent « l'idée que la structure de la connaissance n'est pas dérivée, au moyen de déductions logiques, d'un ensemble de principes premiers, mais plutôt qu'elle s'élabore simultanément à partir de tout point, sous l'influence réciproque des différentes observations et conceptualisations. Une organisation rhizomatique de la connaissance est une méthode pour exercer une résistance contre un modèle hiérarchique qui traduit, en termes épistémologiques, une structure sociale oppressive. »&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessus, article [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rhizome_(philosophie)&amp;amp;oldid=105821228 « Rhizome »], Wikipedia.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La notion de convivialité==&lt;br /&gt;
Le concept d'outil convivial est introduit par le pédagogue Ivan Illich dans La convivialité&amp;lt;ref&amp;gt;Tools for conviviality, Ivan Illich et Marion Boyar (2001).&amp;lt;/ref&amp;gt; « pour formuler une théorie sur une société future à la fois très moderne et non dominée par l'industrie ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nomme conviviale « une telle société dans laquelle les technologies modernes servent des individus politiquement interdépendants, et non des gestionnaires ». Les outils conviviaux sont alors les outils maniés (et non manipulés) par ces individus dans cette société. Le terme d'outil est utilisé ici dans un sens très large, c'est-à-dire tout instrument, objet ou institution mis au service d'une intentionnalité ou comme moyen visant une fin (tournevis, téléviseur, usine de cassoulet, autoroutes, langage, institution scolaire, permis de construire, lois, etc.). Toute action humaine et relation sociale est donc réalisée par le biais d'outils. Illich montre toutefois que les outils ne sont pas neutres et modèlent les rapports sociaux entre humains ainsi que le rapport au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Illich distingue ainsi les outils selon leur degré de convivialité. L'outil convivial est maîtrisé par l'humain et lui permet de façonner le monde au gré de son intention, de son imagination et de sa créativité. C'est un outil qui rend autonome et « capable de se charger de sens en chargeant le monde de signes »&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessus, Tools for conviviality, Ivan Illich &amp;amp; Marion Boyar (2001).&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est donc un outil avec lequel travailler et non un outil qui travaille à la place de l'homme. À l'inverse, l'outil non-convivial le domine et le façonne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un outil convivial doit donc selon lui répondre à trois exigences : &lt;br /&gt;
* il doit être générateur d'efficience sans dégrader &lt;br /&gt;
* l'autonomie personnelle ;&lt;br /&gt;
* il ne doit susciter ni esclave ni maître ;&lt;br /&gt;
* il doit élargir le rayon d'action personnel.&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Outil_convivial  « Outil convivial »], Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce qu'il permet aux individus d'interagir à leur propre rythme et d'être créateurs de leur propre autonomie, le numérique favorise les dynamiques socio-économiques conviviales, à condition, si on suit la pensée d'Illich, de rendre accessible à tous son mode d'emploi et d'en promouvoir le libre usage plutôt qu'un usage privatif ; une nuance fondamentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles conséquences pour nos entreprises ? ==&lt;br /&gt;
Nous commençons à entrevoir le pouvoir qui découle des propriétés du numérique : la capacité d'engendrer un nouveau modèle de société axé sur la multilatéralité, la décentralisation et l'intelligence des réseaux. Dans le nouvel environnement économique numérique, toute structure hiérarchique sera difficilement durable si elle n'intègre pas une dimension horizontale dans son organisation, une logique de réseau, et une communication plus fluide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce changement de paradigme doit être rapidement compris et intégré par les entreprises et les gestionnaires. La technologie, elle, n’attendra pas. Elle ne connaît pas de freins psychologiques au changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'elles s'appliquent à un projet économique, les cinq propriétés du numérique peuvent favoriser un environnement de confiance, ouvert et transparent ; une aire de jeu neutre (neutralité du net). Grâce à cet environnement, l'information abonde et demeure librement accessible. Cependant, le modèle économique actuel incite les entreprises à cultiver la rareté de l'information en la contenant par les divers moyens mis à leur disposition (secrets de fabrication, interdiction de reproduction, filtres à la diffusion), y compris des lois. Or, si l’on considère les cinq propriétés du numérique comme les nouveaux critères de référence, le mode discriminateur de l’information, résultat du modèle économique actuel, ne pourra générer à terme qu'une inertie socio-économique et donc s’avérer peu favorable à l'innovation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, les valeurs et les pratiques de l'économie sociale et solidaire (ESS) apparaissent beaucoup plus compatibles avec les propriétés du numérique. En valorisant l'initiative individuelle, la coopération en réseau, le partage de données, l'auto-gestion sur un modèle horizontal, multipolaire et peu hiérarchisé, l'ESS propose un nouveau modèle économique en phase avec la transition numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique&amp;diff=16865</id>
		<title>Les propriétés fondamentales du numérique</title>
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				<updated>2017-07-19T12:01:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : changement des liens et hyperliens&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique proprieté du numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=noosph%C3%A8re nonsphère], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+sociotechniques%22 propriétés sociotechniques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22neutralit%C3%A9+du+net%22 neutralité du net], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/instantan%C3%A9it%C3%A9 instantanéité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9centralisation décentralisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/sym%C3%A9trie symétrie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/asynchronicit%C3%A9 asynchronicité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/multilat%C3%A9ralit%C3%A9 multilatéralité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rhizome rhizome], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/convivialit%C3%A9 convivialité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22biens+communs%22 biens communs]. [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=economie+sociale+ Économie sociale et solidaire (ESS)]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Toffler Toffler], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Stallman Stallman], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/mcLuhan McLuhan Marchal], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Habermas Habermas], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Bateson Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Homo%20Numericus Homo Numericus],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Bateson%20Gregory Bateson Gragory], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Murray Murray].''&lt;br /&gt;
--------------------&lt;br /&gt;
Terre, air, eau, feu :  éléments fondamentaux de la nature, avec leurs propriétés pas seulement physiques mais aussi sociales. Nous les conjuguons au quotidien, avec toutes sortes de recettes qui sont autant de programmes comportementaux : se laver, planter un arbre, se cuire un œuf. La découverte du feu par nos pères a tout changé dans l'histoire de l'humanité. Comment pourrions-nous vivre sans feu ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un peu la même question aujourd'hui à propos des outils numériques : comment faisions-nous avant ? Téléphones, ordinateurs, satellites... Tant d'outils désormais essentiels pour gérer l'économie, les transports, les relations professionnelles, la formation ! Finalement, le numérique c'est bien plus qu'une succession de uns et de zéros, non ? Cela ressemble davantage à un cinquième élément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'éther défini par Aristote comme la matière invisible du vide dans lequel nous baignons sans le voir, nous en retrouvons la trace dans cet espace exponentiel d'informations que certains nomment la noosphère, sphère des idées, qui complète la biosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est donc bien plus qu'un média, c'est un écosystème hyper-complexe à l'image de la société humaine, avec ses mécanismes, ses codes, ses zones d'influence, ses réactions en chaîne... L'omniprésence de cet environnement dans notre vie est si importante qu'internet est devenu le terreau fertile d'une transition majeure de l'Homo Sapiens vers l'''Homo Numericus''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À première vue, cette transition paraît anarchique, incontrôlée, imprévisible et totalement diffuse. Mais, derrière cet apparent désordre, ce chaos en mouvement, ce big bang technologique, il se pourrait qu'un nouvel élément fondamental soit à l’œuvre, avec des propriétés bien spécifiques. Et ses applications sont à peine connues !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les cinq propriétés socio-techniques du numérique ==&lt;br /&gt;
Quel que soit l'outil de communication numérique, nous avons identifié cinq propriétés fondamentales qui régissent le fonctionnement des flux d'informations, sous leur forme numérique. Il s'agit d'une hypothèse, d'une proposition qui décrit ces cinq propriétés comme un dénominateur commun pour s'y retrouver. Un phare, un point de repère qui reste invariablement disponible, quel que soit le contexte ou le sujet lié aux environnements numériques. Propriétés car, comme les quatre éléments (air, feu, eau, terre), le numérique possède des qualités fondamentales. Socio-techniques, car plus ces technologies sont adoptées, plus elles influencent nos modes d'organisation socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet apport conceptuel est le fruit d'une dizaine d'années de recherches collaboratives entre Théo Bondolfi et Raphäel Rousseau (tous deux impliqués dans la rédaction du présent ouvrage). Ils se sont inspirés des publications de nombreux chercheurs, analysant l'évolution du concept de bien commun dans la société de l'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les sources essentielles, on peut citer les travaux d'Heidi et Alvin Toffler, ceux de Richard Stallman et de Jürgen Habermas, ainsi que de Janet Murray&amp;lt;ref&amp;gt;[http://mitpress.mit.edu/books/hamlet-holodeck Hamlet on the Holodeck : the Future of Narrative in Cyberspace], Janet Murray, MIT Press, Cambridge (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt; et de Lev Manovich&amp;lt;ref&amp;gt;[http://faculty.georgetown.edu/irvinem/theory/Manovich-LangNewMedia-excerpt.pdf The Language of New Media], Lev Manovich, MIT Press, Cambridge (2001).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici ces cinq propriétés :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''1. L'instantanéité :''' le transfert de l'information numérique est quasiment immédiat. Celle-ci est véhiculée par des impulsions électriques à environ 270 000 kilomètres par seconde, proche de la vitesse de la lumière ! Les attentes éventuelles sont dues à l'engorgement ou aux filtres sur les canaux de transmission, tels que les antivirus qui étudient les messages avant de les délivrer. Ces résistances sont néanmoins généralement imperceptibles et ne remettent pas en cause cette première propriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''2. La décentralisation :''' il n'y a pas d'organe pivot par lequel transiterait toute information des écosystèmes numériques. Concrètement, les entreprises privées comme Google n'y pourront rien, pas plus que les gouvernements. Il existe des possibilités de contrôle partiel, par exemple sur les noms de domaines et certains tuyaux de transmission des données. Mais, on le voit dans les mouvements populaires pour la démocratie, c'est peine perdue !&lt;br /&gt;
C'est pour cela qu'Internet a été adopté par tous, au détriment du Minitel et du Videotext, qui fonctionn(ai)ent justement de manière... centralisée. C'est pour cela aussi que même le téléphone passe de plus en plus par Internet. La décentralisation réduit, voire annule, la fragilité des systèmes d'information. Personne ne peut en prendre le contrôle, ni couper ou filtrer le réseau d'interconnexion, car tous les nœuds sont des centres potentiels et il y a des milliers de grands nœuds sur Terre.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''3. La multilatéralité :''' les échanges d'informations peuvent se faire d'un groupe de personnes à un autre. Le numérique permet non seulement les téléconférences à quelques-uns, mais aussi les communautés virtuelles avec des milliers, voire des millions de participants, chacun contribuant à sa manière, à sa mesure, dans les encyclopédies participatives, les réseaux sociaux, les forums, etc. C'est le principe de l'agora, espace de rencontre ouvert à tous, qui se renforce puissamment avec l'adoption d'un réseau collectif mondial des systèmes numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''4. La persistance :''' dans les environnement électroniques, l'information persiste. Comme on dit : « les écrits restent ». C'est encore plus vrai avec l'information numérisée. Elle est copiée, et constitue donc une nouvelle culture du témoignage, de la preuve. Eh oui, si on « oublie » ou même « supprime » des informations numériques (messages, images, vidéos, etc.), elles restent de plus en plus souvent en copie sur un serveur distant quelque part. Plus le monde s'interconnecte, plus des synchronisations et duplications sont effectuées&amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple www.archive.org, qui recense les contenus web à différents dates, conservant non seulement le contenu actuel, mais la plupart des versions précédentes de tout ce qui est publié sur le web.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Parmi les changements de pratiques en société générés par cette propriété de persistance du numérique, citons notamment le sentiment de perte de vie privée qu'elle peut générer, avec la réflexion qui en découle sur le &amp;quot;droit à l'oubli&amp;quot;. Du bon côté de la persistance, apprécions que nos défauts ainsi révélés nous stimulent à mieux apprendre de nos erreurs et évoluer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''5. L'asynchronicité : '''chacun agit à son rythme. C'est la seule propriété qui n'est pas invariable : on peut choisir de l'exploiter ou pas. Hier on regardait les programmes de télévision à une heure prédéfinie. Avec la télévision numérique à la demande, on peut choisir l'heure de visionnage des films et des émissions, mettre sur pause le journal télévisé. Plus largement, on peut choisir quand répondre aux messages ou retrouver sur internet la trace d'un vieil article. Le temps n'a plus la même raison d'être dans la communication numérique. Le numérique permet le travail à distance et à son rythme – asynchrone – avec parfois des séances de coordination synchronisées. Cette transition apporte une différente perception de l'univers temporel, de l'événement et de soi. Dans les relations sociales et économiques, on peut mesurer le temps, non plus par la montre (Chronos : temps extérieur) mais par le ressenti (Kairos : temps intérieur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''A propos de la « décentralisation »'''&lt;br /&gt;
La propriété de la décentralisation est directement liée à l'histoire d'internet, initialement financé par les militaires dans les années 1960 à 1980, sous le nom d'Arpanet. Ils développaient ainsi un moyen décentralisé pour protéger les centres de commandement, préservant donc la communication entre les troupes sur le terrain. Pour assurer l'interconnexion entre divers systèmes d'ordinateurs, ses fondateurs ont défini des principes de neutralité des réseaux informatiques&amp;lt;ref&amp;gt;Voir aussi l'article [http://netizen3.org/index.php/La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux La neutralité des réseaux], chapitre 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce faisant, ils ont créé un cadre propice à son adoption par tous les pays, tant pour un usage militaire, académique que commercial, sans possibilité de litige.&lt;br /&gt;
Ce fonctionnement décentralisé d'internet contribue significativement à la participation démocratique. C'est pour cela que le numérique peut aider les citoyens producteurs et consommateurs du monde entier à coopérer directement, sans dépendre du bon vouloir d'une direction centrale. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces cinq propriétés sont une des clés pour bien comprendre le monde numérique, pour bien s'y intégrer. Apprendre à utiliser un programme de traitement de texte est une porte d'entrée. Cependant, afin de se sentir vraiment à l'aise dans les écosystèmes numériques, l'essentiel est de comprendre ces propriétés fondamentales pour utiliser les outils informatiques avec fluidité, et non pas comme des ouvriers spécialisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces propriétés expliquent ou encadrent les fondamentaux à l'œuvre dans les écosystèmes numériques, décrits dans les prochains articles : sagesse des foules, longue traîne, Metcalfe/Pareto, coopétition, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une vision organique du numérique == &lt;br /&gt;
Et si le plus important, dans l'évolution actuelle, n'était pas le contenu des informations mais plutôt la manière dont elles circulent ? Dès 1964, Marshall McLuhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (1911-1980) est un intellectuel canadien. Professeur de littérature anglaise et théoricien de la communication, il est un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&amp;lt;/ref&amp;gt; avance l'hypothèse selon laquelle nous sommes davantage influencés par la manière dont fonctionne le média, que par le contenu lui-même. Il a résumé sa théorie par l'expression « Le message, c'est le medium ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, lorsque nous regardons la télévision, nous sommes passifs. Le message véhiculé par les chaînes de télévision serait donc : vous êtes seulement le récepteur, vous ne pouvez pas intervenir avec nous, ni interagir avec les autres récepteurs. Nous seuls décidons du contenu diffusé. Inversement, le message véhiculé par internet serait le suivant : vous êtes sur un pied d'égalité avec les autres utilisateurs, à la fois émetteurs et récepteurs. Effectivement, avec internet, chacun peut partager l'information, la modifier, et même, à travers sa propre chaîne de télévision ou station radio, devenir le média&amp;lt;ref&amp;gt;Voir aussi l'article [http://netizen3.org/index.php/Big_Brother_contre_les_netizens Big Brother] contre les netizen, chapitre 4. &amp;lt;/ref&amp;gt; .&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
McLuhan suggère ainsi que le contenu de la communication est secondaire ; le véritable message - l'information signifiante - est surtout le moyen de communication, le média. Appliqué au numérique, le mode de fonctionnement d'internet aurait plus d'impact sur la société que le contenu des pages web que nous lisons.&lt;br /&gt;
On « regarde » la télévision, mais on « utilise » internet. Lamarck, qui a inspiré Darwin, le disait déjà au XIXe siècle avec sa formule « la fonction crée l'organe ». En d'autres termes, nous sommes amenés à développer de nouvelles facultés de communication, par le fait même d'utiliser ces nouveaux outils numériques. D'après McLuhan, les médias exercent donc une action structurelle profonde sur l'individu. Ils constituent, selon lui, un prolongement de nos organes physiques et de notre système nerveux. Au-delà de l'individu, le moyen de transporter l'information n'est pas sans impact collectif : internet (re)programme aussi l'organisation de notre société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le modèle du rhizome==&lt;br /&gt;
Pour symboliser ces phénomènes nouveaux, le philosophe des médias Gilles Deleuze parle quant à lui de rhizome, une forme de réseaux organiques, où branches et racines s'entremêlent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la théorie philosophique de Gilles Deleuze et Félix Guattari, « un rhizome est un modèle descriptif et épistémologique dans lequel l'organisation des éléments ne suit pas une ligne de subordination hiérarchique mais où tout élément peut affecter ou influencer tout autre »&amp;lt;ref&amp;gt;Deleuze &amp;amp; Guattari, 1980 cités dans  l'article [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rhizome_(philosophie)&amp;amp;oldid=105821228 « Rhizome »], Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rhizome n'a pas de centre. La notion est adaptée de la structure de beaucoup de plantes, dont les bourgeons peuvent se ramifier en n'importe quel point, ainsi que s'élargir et se transformer en un bulbe ou un tubercule. Le rhizome des plantes peut servir de racine, de tige ou de branche, peu importe sa position sur la plante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique énoncées ci-dessus corroborent « l'idée que la structure de la connaissance n'est pas dérivée, au moyen de déductions logiques, d'un ensemble de principes premiers, mais plutôt qu'elle s'élabore simultanément à partir de tout point, sous l'influence réciproque des différentes observations et conceptualisations. Une organisation rhizomatique de la connaissance est une méthode pour exercer une résistance contre un modèle hiérarchique qui traduit, en termes épistémologiques, une structure sociale oppressive. »&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessus, article [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Rhizome_(philosophie)&amp;amp;oldid=105821228 « Rhizome »], Wikipedia.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La notion de convivialité==&lt;br /&gt;
Le concept d'outil convivial est introduit par le pédagogue Ivan Illich dans La convivialité&amp;lt;ref&amp;gt;Tools for conviviality, Ivan Illich et Marion Boyar (2001).&amp;lt;/ref&amp;gt; « pour formuler une théorie sur une société future à la fois très moderne et non dominée par l'industrie ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nomme conviviale « une telle société dans laquelle les technologies modernes servent des individus politiquement interdépendants, et non des gestionnaires ». Les outils conviviaux sont alors les outils maniés (et non manipulés) par ces individus dans cette société. Le terme d'outil est utilisé ici dans un sens très large, c'est-à-dire tout instrument, objet ou institution mis au service d'une intentionnalité ou comme moyen visant une fin (tournevis, téléviseur, usine de cassoulet, autoroutes, langage, institution scolaire, permis de construire, lois, etc.). Toute action humaine et relation sociale est donc réalisée par le biais d'outils. Illich montre toutefois que les outils ne sont pas neutres et modèlent les rapports sociaux entre humains ainsi que le rapport au monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Illich distingue ainsi les outils selon leur degré de convivialité. L'outil convivial est maîtrisé par l'humain et lui permet de façonner le monde au gré de son intention, de son imagination et de sa créativité. C'est un outil qui rend autonome et « capable de se charger de sens en chargeant le monde de signes »&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ci-dessus, Tools for conviviality, Ivan Illich &amp;amp; Marion Boyar (2001).&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est donc un outil avec lequel travailler et non un outil qui travaille à la place de l'homme. À l'inverse, l'outil non-convivial le domine et le façonne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un outil convivial doit donc selon lui répondre à trois exigences : &lt;br /&gt;
* il doit être générateur d'efficience sans dégrader &lt;br /&gt;
* l'autonomie personnelle ;&lt;br /&gt;
* il ne doit susciter ni esclave ni maître ;&lt;br /&gt;
* il doit élargir le rayon d'action personnel.&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Outil_convivial  « Outil convivial »], Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce qu'il permet aux individus d'interagir à leur propre rythme et d'être créateurs de leur propre autonomie, le numérique favorise les dynamiques socio-économiques conviviales, à condition, si on suit la pensée d'Illich, de rendre accessible à tous son mode d'emploi et d'en promouvoir le libre usage plutôt qu'un usage privatif ; une nuance fondamentale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles conséquences pour nos entreprises ? ==&lt;br /&gt;
Nous commençons à entrevoir le pouvoir qui découle des propriétés du numérique : la capacité d'engendrer un nouveau modèle de société axé sur la multilatéralité, la décentralisation et l'intelligence des réseaux. Dans le nouvel environnement économique numérique, toute structure hiérarchique sera difficilement durable si elle n'intègre pas une dimension horizontale dans son organisation, une logique de réseau, et une communication plus fluide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce changement de paradigme doit être rapidement compris et intégré par les entreprises et les gestionnaires. La technologie, elle, n’attendra pas. Elle ne connaît pas de freins psychologiques au changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'elles s'appliquent à un projet économique, les cinq propriétés du numérique peuvent favoriser un environnement de confiance, ouvert et transparent ; une aire de jeu neutre (neutralité du net). Grâce à cet environnement, l'information abonde et demeure librement accessible. Cependant, le modèle économique actuel incite les entreprises à cultiver la rareté de l'information en la contenant par les divers moyens mis à leur disposition (secrets de fabrication, interdiction de reproduction, filtres à la diffusion), y compris des lois. Or, si l’on considère les cinq propriétés du numérique comme les nouveaux critères de référence, le mode discriminateur de l’information, résultat du modèle économique actuel, ne pourra générer à terme qu'une inertie socio-économique et donc s’avérer peu favorable à l'innovation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, les valeurs et les pratiques de l'économie sociale et solidaire (ESS) apparaissent beaucoup plus compatibles avec les propriétés du numérique. En valorisant l'initiative individuelle, la coopération en réseau, le partage de données, l'auto-gestion sur un modèle horizontal, multipolaire et peu hiérarchisé, l'ESS propose un nouveau modèle économique en phase avec la transition numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_mat%C3%A9riel_informatique&amp;diff=16864</id>
		<title>Le matériel informatique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_mat%C3%A9riel_informatique&amp;diff=16864"/>
				<updated>2017-07-18T15:17:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22ressources+mat%C3%A9rielles%22 ressources ''matérielles''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ordinateur ''ordinateur''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/p%C3%A9riph%C3%A9riques ''périphériques''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mat%C3%A9riel+informatique%22 matériel ''informatique'']&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pc ''pc'']&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22carte+m%C3%A8re%22 ''carte mère'']&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22unit%C3%A9+centrale%22 ''unité centrale (UC)''].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur est une machine à calculer (computer en anglais). Cette machine sachant calculer nous sert à traiter de l'information, c'est-à-dire à produire, à stocker et aussi à communiquer des données.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ordinateur est composé d'un processeur (pour calculer) et de mémoire (pour stocker). Les formes que peut prendre la mémoire sont diverses (puces électroniques, disques, sticks, cloud). Leurs fonctions diffèrent également : mémoire vive (temporaire, mémoire instantanée, utilisée pour l'affichage et les calculs) et mémoire de masse (stockage). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Pc.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schéma d'un ordinateur de type PC.'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Image [http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Personal_computer,_exploded.svg Gustavb sur Wikicommons]. Licence Créative Commons paternité – partage à l’identique 3.0''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au processeur et aux mémoires on ajoute des connexions appelées bus, une horloge pour faire battre le cœur, et des connecteurs pour adjoindre d'autres appareils appelés périphériques. Tout ordinateur possède au moins un ou plusieurs périphériques d'entrée permettant la saisie d'information. On peut citer le clavier, la souris mais aussi l'écran tactile, le microphone et autres capteurs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'ordinateur fournit les résultats de son travail sur des périphériques de sortie tels que l'écran, l'imprimante, les haut-parleurs et autres éléments analogiques permettant une captation par l'humain utilisateur. D'autres connecteurs permettent de relier l'ordinateur à d'autres ordinateurs par un réseau et par internet. Ces connecteurs permettent aussi d'ajouter des éléments de mémoire qualifiée d'externe.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=16863</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=16863"/>
				<updated>2017-07-18T15:17:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : Changement des liens et hyperliens&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture%22 rupture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/noosph%C3%A8re noosphère], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22internet%20des%20objets%22 internet des objets (IdO)], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web%20s%C3%A9mantique%22 web sémantique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/web%202.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+3.0%22 web 3.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9alit%C3%A9+augment%C3%A9e%22 réalité augmentée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=logiciel+libre logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=World+Wide+Web+Consortium+%28W3C%29 World Wide Web Consortium (W3C)].  ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Clayton%20M.%20Christiensen Clayton M. Christensen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Albert+Jacquard Albert Jacquard],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=W3C W3C], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Bernard+Werber Bernard Werber]&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=ibm IBM].''''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, certaines évolutions technologiques sont tellement bouleversantes, que l’on parle alors de « ruptures technologiques ». Elles interviennent souvent à la suite d'une innovation radicale. De telles ruptures s’imposent d’elles-mêmes, sans investissements commerciaux ni pressions politiques. Elles engendrent généralement des rééquilibrages des pôles de pouvoir, des changements de paradigme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de la télévision. Parmi les ruptures récentes, on citera le passage de la télévision à l'ordinateur personnel (PC), du téléphone au smartphone, du logiciel qu'on installe sur son ordinateur aux outils 100 % en ligne sur le web (aussi appelé ''nuage'' ou, en anglais, ''cloud computing''). &lt;br /&gt;
Plus largement, il semblerait que l’émergence du numérique dans toutes nos activités quotidiennes, de la régulation des transports à la gestion de nos achats, constitue une rupture technologique majeure, sans doute aussi importante que la découverte du feu ou l'adoption de l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb|Théo Bondolfi, licence Art Libre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==C'est l'usage qui génère la rupture == &lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'', publié en 1997&amp;lt;ref&amp;gt;The Innovator's Dilemma : The Revolutionary Book That Will Change the Way You Do Business, Clayton Christensen, HarperBusiness (2011).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans la suite de son ouvrage, intitulé ''The Innovator's Solution''&amp;lt;ref&amp;gt;he Innovator's Solution : Creating and Sustaining Successful Growth, Clayton Christensen, Harvard Business School Press (2003).&amp;lt;/ref&amp;gt;, Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies peuvent être effectivement dites de ''rupture'' ou de ''continuité''. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Benoît Sarazin, consultant spécialiste de la question : '' « l'innovation de rupture consiste en un changement de concept pour les clients. En général, elle apporte des bénéfices radicalement supérieurs à un coût radicalement inférieur. »''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://benoitsarazin.com/francais/2012/10/innovation-de-rupture-définition.html Innovation de rupture, définition], Benoît Sarazin (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce processus crée de nouvelles habitudes de consommation et d’usage, et de ce fait, bouleverse ou révolutionne un marché existant. Il aboutit à la création d’un nouveau marché radicalement différent et fait de son initiateur la référence à suivre. C'est le cas de l’iPhone : il a bouleversé le marché du téléphone portable en changeant l’usage qui en est fait. Il est devenu la référence que les concurrents sont obligés d’imiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Cette innovation n’est pas obligatoirement technologique. On peut innover de manière disruptive en utilisant des technologies déjà existantes. Pour reprendre l'exemple de l’iPhone, lorsqu’il fut lancé sur le marché, aucune des technologies utilisées n’était nouvelle ».''&amp;lt;ref&amp;gt;Benoît Sarazin. [http://www.benoitsarazin.com/francais/innovation-de-rupture-d%C3%A9finition ''Innovation de rupture, définition''].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Que nous réserve le numérique ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scientifique Albert Jacquard aime à rappeler qu'''« il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre »''&amp;lt;ref&amp;gt;Cinq milliards d'êtres humains dans un vaisseau, Albert Jacquard, Seuil (1987).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'humanité sur une autre planète n'est plus réaliste.La terre étant notre unique résidence possible, nous avons tout intérêt à préserver la biosphère, à s’assurer qu’elle reste un environnement fécond, créatif, fertile et ouvert à la différence. Il en va de même pour l’environnement des idées, la noosphère, vu que les idées influencent nos angles de visions du monde, nos croyances, et les décisions qui en découlent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En verrouillant l'accès à l'information, même partiellement, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique, qui bride l’évolution des croyances, pourtant nécessaire afin d'utiliser les sciences avec conscience. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici une petite illustration de ruptures technologiques qui ont progressivement permis l’accès pour tous au monde numérique. Chacune de ces petites ruptures sociotechnologiques a suffit pour remettre en question la position dominante des multinationales de la technologie précédente. De 1960 à 1990, IBM était leader incontesté du matériel informatique, à une époque où les logiciels étaient souvent livrés souvent gratuitement avec le matériel. Dès 1975, Microsoft fait son nid dans la vente de logiciels, jusqu’à se hisser en position souveraine dans les années 1990, dominées par le marché des logiciels, tout en ratant son entrée sur internet. Ceci a laissé le champs libre aux moteurs de recherche, et fait le lit de Google, premier leader des services internet. Google fonctionnant en cloisonnant les utilisateurs, qui ne pouvaient pas communiquer entre eux dans un réseau social, Facebook a occupé le terrain en offrant à tous les développeurs la possibilité d'ajouter des applications à son propre réseau social dans cette forme plus évoluée du web nommée web 2.0. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après le web 2.0&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0] Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0, chapitre 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on évoque déjà la suite. Mais quelle suite exactement ? En 2015, le web 3.0 n'est pas vraiment défini. En fait, l'expression même est sujette à caution. On la retiendra tout de même car elle permet de désigner sous un terme générique ce que sera la prochaine étape de développement du web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'une des deux thèses dominantes est de considérer le web 3.0 comme l'internet des objets qui émerge depuis 2008 ; l'autre thèse dominante est d'en faire le web sémantique », du moins selon Wikipedia&amp;lt;ref&amp;gt; Article[http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Web_3.0&amp;amp;oldid=104714585  « Web 3.0 »], Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais de quoi parle-t-on exactement ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'internet des objets''' représente l'extension d'internet à des choses et à des lieux physiques. Alors qu'internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l'internet des objets (IdO) a pour but de l'étendre au monde réel en associant des étiquettes munies de codes, de puces RFID ou d'URLs, aux objets ou aux lieux. Ces étiquettes peuvent être lues par des dispositifs mobiles sans fil, ce qui favorise l’émergence de la « ''réalité augmentée'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce concept clé de réalité augmentée fait référence à l'émergence d'environnements où les informations sur tout ce qui nous entoure augmentent notre perception de la réalité. Exemple : je marche dans une rue commerçante. Pour chaque magasin ou restaurant que je fréquente, je peux faire un commentaire à l'attention de mes amis et voir ce que mes amis en disent ; je contribue ainsi à faire ou défaire la réputation d'un commerce. Autre exemple : j'assiste à un grand concert, je peux savoir quels sont mes amis présents dans la salle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention cependant à l'intrusion de ces objets connectés dans notre quotidien ! Ils sont aussi la porte ouverte à une dérive vers la surveillance des citoyens, par les États ou des sociétés privées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le web sémantique''', ou toile sémantique, est un projet collaboratif qui a été initié à l'origine par le World Wide Web Consortium (W3C) qui favorise la compatibilité et l'interopérabilité entre les systèmes de gestion des données. Le web sémantique vise à aider l'émergence de nouvelles connaissances en s'appuyant sur les connaissances déjà présentes sur internet. Pour y parvenir, le web sémantique lie et structure l'information sur internet pour enrichir la connaissance qu'elle contient déjà. En mots tout simples, le web sémantique&amp;lt;ref&amp;gt;La sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés, soit ce dont parle un énoncé.&amp;lt;/ref&amp;gt; va nous permettre de trouver encore plus facilement ce qu'on y cherche&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0], chapitre 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment s'adapter à cette forte évolutivité ? ==&lt;br /&gt;
La fréquence et l'ampleur des innovations dans le monde du numérique est telle que cela transforme l'humanité de manière encore plus radicale et plus rapide qu'auparavant. On peut même parler d'accélération technologique, ce qui la rend encore plus difficile à anticiper. C'est d'ailleurs une des spécificités marquantes du saut technologique de l'analogique au numérique, avec une succession d'innovations qui engendrent des évolutions d'usages à un rythme effréné et sur un plan planétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disposerons-nous de technologies qui permettront, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''L'ultime secret'', de retranscrire nos pensées – la ''pensécriture'' – ou d'une intelligence artificielle qui nous permettra de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduira simultanément les conversations ?&lt;br /&gt;
Il convient de rester attentif aux intérêts que serviront alors les leaders de ces technologies de rupture. Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique. Donc de la maturité de notre esprit critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est d'ailleurs pas interdit d'imaginer la création d'un indicateur de ''degré de libération des technologies''. Il servirait à vérifier si elles sont ou non au service des biens communs de l’humanité. Certains y travaillent déjà de manière informelle, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen, notamment dans les communautés du mouvement du ''logiciel libre''.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À défaut de pouvoir prédire l'évolution du numérique, il est plus judicieux d'apprendre à connaître les propriétés intrinsèques des outils apportés par cette révolution technologique. Trouver le fil rouge pour mieux nous adapter, c'est ce que nous vous proposons dans l'article consacré aux cinq propriétés du numérique : ''« [http://netizen3.org/index.php/Num%C3%A9rique_:_cinqui%C3%A8me_%C3%A9l%C3%A9ment_%3F Numérique : cinquième élément ?] »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les entreprises face aux changements ==&lt;br /&gt;
Selon une étude menée par l'institut de recherche Economist Intelligence Unit en 2012&amp;lt;ref&amp;gt;Ricoh-europe.com [http://thoughtleadership.ricoh-europe.com/befr/thenextdecade/ www.ricoh-europe.com L'entreprise au cours de la prochaine décennie technologique] Ricoh-europe.com (consulté le 22.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, les dirigeants d'entreprises prévoient des transformations radicales engendrées par la technologie dans leur secteur d'activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ces dirigeants, les entreprises vont connaître trois grandes évolutions d'ici à 2020. La première a trait aux clients, qui vont jouer un rôle de plus en plus important dans l’élaboration de produits ou de services. La deuxième concerne la structure même des entreprises : elles vont s'orienter vers des structures décentralisées et vont privilégier les environnements de travail virtuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la plupart de leurs secteurs phares connaîtront de profonds changements en cette première moitié du XXIe siècle. Ils n'auront que peu en commun avec la manière de gérer l'information pour leurs activités quotidiennes du début de siècle. Une transformation bien plus forte que celle du XXe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rendez-vous à  [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 la page Diigo] de cet article pour accéder à d'autres ressources web.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_au-del%C3%A0_du_petit_%C3%A9cran&amp;diff=16862</id>
		<title>Internet au-delà du petit écran</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_au-del%C3%A0_du_petit_%C3%A9cran&amp;diff=16862"/>
				<updated>2017-07-18T14:53:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : changement des liens et hyperliens&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/t%C3%A9l%C3%A9vision télévision], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/publicit%C3%A9 publicité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/passivit%C3%A9 passivité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 participativité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neuro-linguistique (PNL)],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/divertissement divertissement], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22manipulation+audiovisuelle%22 manipulation audiovisuelle], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/propagande propagande], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lifetime+value%22 lifetime value], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lifetime+value%22 télé-réalité].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TF1 TF1], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Christophe+Nick%22 Christophe Nick], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Sigmund+Freud%22 Freud], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Channel+4%22 Channel 4].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est-à-dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible&amp;amp;nbsp;»''. Cette phrase, désormais célèbre, a été écrite par Patrick Le Lay, alors qu'il était président de la chaîne de télévision française TF1&amp;lt;ref&amp;gt;Patrick Le Lay. ''Les Dirigeants face au changement''. Éditions du Huitième jour. 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le journaliste d'investigation Christophe Nick en fait le titre d'un documentaire « Le temps de cerveau disponible »&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.youtube.com/watch?v=lidJiW-VF48 ''Le temps de cerveau disponible''], de Christophe Nick, réalisé par Jean-Robert Viallet et diffusé sur France 2 en 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans lequel il analyse les dérives télévisuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La télévision ne pose pas problème en tant qu’outil technologique, ce qui indigne ses contradicteurs ce sont les intérêts qu'elle sert désormais. Parce qu’après une courte phase de soumission au pouvoir politique, le petit écran est passé sous le contrôle quasi exclusif des as du marketing, c’est-à-dire des prescripteurs de comportements que sont les publicitaires. Ces derniers suivent les théories issues du marketing américain, la «&amp;amp;nbsp;lifetime value&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/Customer_lifetime_value ''Customer lifetime value''], Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il s’agit de fidéliser les consommateurs à des marques et de les conditionner à suivre des modèles comportementaux qui les rendront d’autant plus contrôlables – eux et leur pouvoir d’achat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'on parle de programmes télévisuels, ne faudrait-il pas plutôt parler de « programmation neuro-linguistique » (alias PNL, discipline de la communication verbale) ? Comment les slogans publicitaires parviennent-ils à reprogrammer notre cerveau avec de nouvelles croyances, de nouveaux besoins ? Les spécialistes du marketing connaissent parfaitement les moindres rouages de notre mémoire. Ils excellent dans l’art de la persuasion inconsciente. Par exemple : pourquoi le rythme des images est-il particulièrement élevé dans les pages de publicité ? Parce que la fréquence des coupes renforce la mémorisation (même si cet artifice de vente mobilise beaucoup d’énergie pour le spectateur, qui a tendance à épuiser son cerveau). Pourquoi avez-vous envie d’acheter une voiture coûteuse après un message effrayant de la prévention routière ? Parce que, dans la foulée du clip, on vous a passé une publicité pour une superbe berline avec des airbags dernier cri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voyeurisme  ==&lt;br /&gt;
Depuis les années 1980, le divertissement sur petit écran tire moins sa force dans la moralité ou l’émotion que dans l’excitation de nos pulsions primitives. Sexe, violence, cruauté, humiliation, le cocktail parfait à destination d’une audience assujettie à une logique économique plus que culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour démontrer à quel point les producteurs d’émissions de radio et télévision ont toujours été conscients des manipulations médiatiques possibles, Christophe Nick  commence son documentaire, « [https://www.youtube.com/watch?v=lidJiW-VF48 Le temps de cerveau disponible] », par l’extrait d’une émission de 1957, dans lequel un présentateur fixe la caméra en prenant les téléspectateurs à parti:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;La question qui se pose est celle-ci&amp;amp;nbsp;: sommes-nous des trafiquants d’émotions fortes&amp;amp;nbsp;? Sommes-nous des courtiers en chair encore tiède&amp;amp;nbsp;? Avons-nous raison de vous montrer ce que vous n’auriez jamais dû ou pu voir&amp;amp;nbsp;? Avons-nous raison de penser qu’une civilisation se termine et qu’une autre commence&amp;amp;nbsp;? Les faits sont là. Il est certain que jamais les images n’ont eu autant d’importance qu’en ce moment. Autrefois, c’est vous qui faisiez les images et maintenant ce sont les images qui vous font».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la privatisation des années 1980, la télévision française connaît une deuxième révolution avec la télé-réalité. La télé-réalité est une révolution dans notre rapport à l'écran et aux informations qu'il propose. Toutes sortes de transgressions deviennent alors possibles ! Le temps est venu de l’élimination mutuelle, de l’humiliation, de l’exhibition, au sein d’un dispositif conçu pour que ces transgressions soient bien réelles. Les participants sont invités à repousser tous les interdits. Contrairement aux mécanismes d’exhibition et de voyeurisme des années 1980 et 1990, les producteurs et diffuseurs de télé-réalité ne se contentent plus de la parole, mais exigent des passages à l’acte. Ceux-ci, encouragés et renouvelés, entraînent les candidats vers des comportements de plus en plus régressifs et pulsionnels. Brutalité, narcissisme, cupidité et cynisme, les valeurs dominantes de la télé-réalité se propagent au sein de la société. De fait, pour de très nombreux adolescents qui regardent ces émissions, le phénomène d’identification fonctionne à merveille. Le passage à l’acte et la libération des instincts, légitimés par l’estampille du vu à la télé, ont été banalisés et ont suscité une imitation massive et décomplexée, pour reprendre un adjectif très en vogue dans la première décennie du nouveau siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés d'antan – animistes, impériales, monarchiques, etc – ont toujours mis en place des dispositifs de contrôle de nos bas instincts. Fait sans doute unique dans l'histoire, la nôtre célèbre le libre assouvissement des pulsions et leur exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mix et Remix - Pensée unique.jpeg|600x600px|vignette|centré|La pensée unique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pulsions de vie et de mort==&lt;br /&gt;
En 1920, Sigmund Freud a postulé que l’être humain était habité par deux types de pulsions qu’il a appelées pulsions de vie et pulsions de mort&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Pulsions_(psychanalyse)&amp;amp;oldid=105169554 « Pulsion (psychanalyse) »], Stipendia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les pulsions de vie sont, en substance, les pulsions érotiques, qui conduisent à l’union avec l’autre et ''in fine'' à engendrer du vivant. Mais, parce que vivre est une entreprise fatigante, voire une épreuve, il existe chez tous les êtres vivants, explique Freud, une pulsion de mort concomitante à la pulsion de vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En encourageant les pulsions à se délier, littéralement à se « déchaîner », la télévision explore et exploite donc, en toute logique, des territoires intensément sexuels (pulsion de vie) et destructeurs (pulsion de mort). À ce jour, c’est en Grande-Bretagne, sur la chaîne privée Channel 4, que les programmateurs sont allés le plus loin en proposant la dissection filmée de véritables cadavres, le samedi soir. La même chaîne a lancé en 2010 un appel à candidatures : ses producteurs recherchaient un malade en phase terminale pour le filmer jusqu’à sa momification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est ici à l’œuvre n’est rien de moins que la destruction des fondations sociales et humaines sur lesquelles s’est lentement bâtie la civilisation. La destruction de la confiance, la destruction des relations entre les individus, entre parents et enfants, la destruction en conséquence de tous les modèles d’autorité. Ce qui engendre, inévitablement, des populations atomisées, «&amp;amp;nbsp;désaffectées&amp;amp;nbsp;», incontrôlables. Ce modèle de gouvernement par l’instinct produit de l’hyper-violence, ferment de la guerre civile.&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.youtube.com/watch?v=lidJiW-VF48 Le temps de cerveau disponible], documentaire de Christophe Nick, réalisé par Jean-Robert Viallet, diffusé sur France 2 en 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mix et remix manipulation.png|700x700px|vignette|centré|La manipulation par les médias]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Passifs devant l'écran ==&lt;br /&gt;
Des études montrent que, lorsque nous regardons la télé, nous sommes en fait anesthésiés et plongés dans un état de relaxation. Les changements de plans entraînent biologiquement une baisse du rythme cardiaque. Chez les téléspectateurs disposant de grands écrans, la baisse du rythme cardiaque s’avère plus intense&amp;lt;ref&amp;gt;Byron Reeves, Annie Lang, Eun Young Kim, Deborah Tatar. ''[http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1207/s1532785xmep0101_4#.U9DgvPl_uSp Les effets de la taille des écrans et du contenu des messages sur l’attention et l’état d’éveil]''. Media Psychologie, vol. 1, n° 1, pp. 49-67. 1999, cité dans Sébastien Bohner. ''150 petites expériences de psychologie des médias''. Dunod, Paris. 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet effet physique est produit par un « réflexe d’orientation », une expression qui désigne notre adaptation naturelle aux milieux visuels changeants : le ralentissement du rythme cardiaque et l’afflux de sang au cerveau entraînerait notamment une mobilisation de l’attention vers la nouveauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ralentissement cardiaque expliquerait aussi notre état de « bien-être » devant la télévision, dû au rythme élevé des coupes. D’où la difficulté que l’on éprouve de s’en extraire par la suite. Cela demande un effort que l’on ressent comme une forme de torpeur... Dès lors, on peut considérer, sans exagérer, que la télévision s’attaque à l’intégrité psychique et physique des individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des statistiques françaises, 87&amp;amp;nbsp;% des enfants d’âge scolaire passent au minimum deux heures par jour devant la télévision. Or, la passivité ainsi induite s'oppose directement au bon développement de l'enfant, comme l’explique Anne Jeger, psychologue clinicienne à Lausanne (Suisse)&amp;lt;ref&amp;gt;Cité par Daniela Wittwer. ''La télévision n'est pas un jeu d'enfant''. ''La Liberté'', 3 novembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'enfant passif devant un écran ingurgite des messages et des images qui transmettent des valeurs et des croyances véhiculées dans les émissions regardées. Si ses parents sont absents, il va faire siennes ces valeurs. Car l'enfant se construit en s'identifiant et en imitant les modèles qu'il rencontre. Les médias influencent sa pensée, sa représentation du monde et celle des autres (gentils/méchants). Image simpliste du monde et perception tronquée d'une réalité qui est nuancée dans la vraie vie. On sait aujourd'hui qu'il suffit de vingt minutes d'exposition aux images cathodiques pour que les ondes cérébrales bêta, caractéristiques de l'état de veille, se transforment en ondes alpha qui nous rendent vulnérables aux suggestions.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;amp;nbsp;Devant un écran, l'enfant entre dans un monde qui est de toute façon virtuel puisqu'il passe à travers une image. Les images ont sur lui un pouvoir excitant et captent son attention. La télévision empêche de prendre des initiatives, de s'ennuyer – ce qui est essentiel pour développer sa maison intérieure, son imagination, sa créativité – et rend dépendant. Les effets sont sidérants&amp;amp;nbsp;: fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, isolement social, obésité voire agressivité et violence.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;amp;nbsp;Et même si certaines émissions sont instructives, il manque des échanges et du contact pour élaborer et confronter sa pensée. Car sans pensée critique, pas de recul sur les événements télévisuels et les événements de la vie. Quant à la violence, elle a toujours existé. Elle fait partie de nous. Elle se réveille quand elle est stimulée, provoquée. Et que se passe-t-il dans la tête d'un enfant quand il reste des heures devant un écran à regarder passivement des personnes se brutaliser et s'entretuer&amp;amp;nbsp;? Cette violence s'imprègne inévitablement dans son cerveau et génère de la peur... Et la peur génère la violence. Le monde est donc perçu comme menaçant et angoissant, avec tous les autres symptômes qui en découlent.&amp;amp;nbsp;»''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La télé et internet : deux niveaux d’attention différents ==&lt;br /&gt;
Personne n’oblige ainsi les Italiens à regarder les chaînes de télévision de Berlusconi, ni les Français à rester plantés plusieurs heures d’affilée devant TF1. Face à l’intoxication télévisuelle servie par quelques groupes dominant l’économie, c’est donc à chacun de prendre ses responsabilités ! Faute de quoi nous ne sommes que les complices de notre propre intoxication, via notre penchant à la passivité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le mode de fonctionnement de la télévision reste par essence inéquitable&amp;amp;nbsp;: une station émet, produit&amp;amp;nbsp;; le téléspectateur reçoit, consomme, voire subit.&lt;br /&gt;
Il en va tout autrement sur internet, un média où l'on peut choisir soi-même ses programmes (ses vidéos, ses émissions en streaming et, plus largement, ses lectures). Car à la différence des médias presse, radios et TV, sur internet, l’information peut circuler de manière :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Décentralisé&amp;amp;nbsp;:''' pas de centre de décision unique, chacun décide de son destin numérique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''Asynchrone&amp;amp;nbsp;: '''chacun agit à son rythme – une option que la télévision commence à proposer avec des émissions à la carte ou la possibilité d’interrompre provisoirement un programme diffusé en direct&amp;amp;nbsp;&lt;br /&gt;
* '''Persistante&amp;amp;nbsp;:''' les traces sont durables, ce qui facilite la transparence et complique la gestion des informations ;  &lt;br /&gt;
* '''Multilatérale&amp;amp;nbsp;:''' elle permet les échanges entre groupes d’utilisateurs, ce qui n’est pas le cas de la télévision. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on rajoute l’'''instantanéité''', cela donne ''cinq propriétés du numérique''&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique Les propriétés fondamentales du numérique], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et cela change tout. Le consommateur d'images, via la télévision, devient un ''télespect'acteur'' via le net. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est incontestable qu’internet peut engendrer les mêmes vices et dérives que la télévision (comme peut en témoigner l'essor de la pornographie). Mais le web, à la différence de la télévision, a pour vocation de sortir l’internaute de son seul rôle de consommateur et de faire de lui un «&amp;amp;nbsp;acteur&amp;amp;nbsp;» de son écosystème d’information. De nombreux sites, sans but lucratif, sont motivés par le seul plaisir de partager un savoir de qualité. Leurs concepteurs accueillent ainsi à bras ouverts les connaissances des internautes qui leur permettront d’améliorer leur contenu. ET sans publicité lorsque c'est possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, les médias unidirectionnels et servant des intérêts privés tels que la plupart des radios, télévisions et journaux ne sont-ils pas voués à disparaître ? En 2015, cette question est au centre des préoccupations de la profession. Parallèlement, les médias multidirectionnels servant le bien commun ne sont-ils pas amenés à devenir la référence pour nos services d’information ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Rencontre_de_trois_types_d%27informations&amp;diff=16861</id>
		<title>Rencontre de trois types d'informations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Rencontre_de_trois_types_d%27informations&amp;diff=16861"/>
				<updated>2017-07-18T14:48:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=droit%20d%27auteur droit d'auteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cr%C3%A9ation création], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/opinion opinion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mode+d%C2%B4emploi%22 mode d'emploi], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=donn%C3%A9es%20publiques données publiques] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22types+d%C2%B4information%22 types d´information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22logiciel+libre%22 libre],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9%20intellectuelle%22 propriété intellectuelle],&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/copyright Copyright],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/noosph%C3%A8re Noosphère],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open%20data%22 open data],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/licence%20libre licence libre],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel%20libre%22 logiciel libre]''.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman],[https://en.wikipedia.org/wiki/Sam_Williams_%28American_journalist%29 sam williams],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom Elinor Ostrom],[https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%BCrgen_Habermas Jürgen Habermas].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nous recevons en flux continu des images, sons, odeurs, goûts, sensations, qui sont autant de messages à traiter, interpréter, face auxquels agir et réagir. Le cerveau traiterait environ 400 milliards de bits d'informations par seconde. Cependant, seuls 2 000 de ces bits de données parviendraient à la conscience&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Selon l'Unité de Recherche en Sciences Cognitives et Affectives (URECA), Lilles(France). &amp;lt;/ref&amp;gt;.. Mais de quelles informations s'agit-il ?&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations, voici l'occasion de revenir à l'essentiel, au cœur de la société de l'information, en s'inspirant des idées de Richard Stallman dans sa révolution du logiciel libre&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. ''Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée''. Éditions Eyrolles, publié sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe  ==&lt;br /&gt;
« Au commencement était le Verbe », dit un texte sacré. Verbe au sens information, créatrice d'idées, de motivations. Dans la société contemporaine, l'information peut s'avérer porteuse de richesses (sociales, économiques, culturelle…) plus que la matière elle-même sur laquelle est permet d'agir. Il en existe différents types, qu'étonnamment personne n'apprend à l'école, alors que c'est un des prérequis pour comprendre la société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus basique est la donnée. Dans le monde numérique actuel, le mode 0 ou 1, par exemple, si on considère que les données numériques sont binaires (ouvert fermé, 1 et 0). Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir information. Elles sont alors des clés pour agir. Associées, les informations deviennent des savoirs, de la connaissance. Interconnectés, mis en pratique et partagés, les savoirs deviennent culture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La culture peut être définie comme un « répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens, à un certain moment, dans un certain contexte&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Source : Ray P. H., Anderson S. R. L’émergence des créatifs culturels. Editions Yves Michel, 2001. 512 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il y a donc de multiples cultures, et l'expression culture va bien au-delà de la seule création artistique. La culture culinaire, par exemple, est un vaste répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens liés à leurs besoins alimentaires. Tout au long de l'histoire, l'agriculture, l'architecture ou encore l'éducation ont été pratiquées très différemment selon nos problèmes et passions du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traversant ainsi les époques, les cultures s'inspirent les unes les autres, pour former des civilisations. Une civilisation est donc un ensemble de codes culturels, de manières de faire, d'arts de vivre, qui évoluent au gré des problèmes et des passions des gens. La civilisation d’Égypte ancienne, la civilisation coloniale ou la civilisation industrielle sont trois exemples de civilisations bien différentes.Par extension, on peut aussi parler de civilisations intra-terrestres non-humaines, comme les civilisations fourmis et termites, avec leurs villes, agricultures et élevages, guerres de territoires, enjeux politiques et démographiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent et se fondent toutes dans le monde des idées, de la connaissance. Toutes les civilisations ont les mêmes défis pour réussir à échanger des biens et services, à se déplacer, à rester en vie, et elles ont toutes besoin d'accéder à des bases de données très diversifiées de connaissances. Un des termes pour parler de ce patrimoine d'informations partagées, c'est la noosphère&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt; Le mot est dérivé des mots grecs νοῦς (noüs, « l'esprit ») et σφαῖρα (sphaira, « sphère»), par analogie lexicale avec « atmosphère » et « biosphère ». Ce néologisme a été introduit en 1922 par le Français Teilhard de Chardin dans son essai intitulé Hominisation.&amp;lt;/ref&amp;gt;., la sphère des idées. Elle complète la biosphère, sphère du vivant (végétaux et animaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations  ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu (la forme) et son sens (le fond). On distingue trois types d'informations : les faits, les opinions et les fonctions1. Un contenu peut, bien entendu, combiner deux voire trois types d'informations. « Je vends ma voiture » (c'est une information factuelle), cela va sûrement faire plaisir à quelqu'un parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une opinion, dont on peut certes débattre) ; « pour l'acheter, il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre). &lt;br /&gt;
[[Fichier:Fonctionnel-factuel-cratif.png|thumb|CC-BY-SA Théo Bondolfi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Examinons ces trois types d'information plus en détail :'''  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les '''faits''', l'information factuelle, c'est tout ce qui est manifeste, qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : Maison à vendre. Lorsqu’une information n’est pas remise en question, c’est un fait établi. Et s’il n’y a pas consensus sur l’aspect factuel d’une information, elle peut être considérée comme une information d’opinion. Dans le factuel, on est concentré sur des faits.&lt;br /&gt;
* Les '''opinions''' englobent les œuvres artistiques, les improvisations et plus largement, tout ce qui ne relève pas d'un mode d'emploi ou d'un fait. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une évolution, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, un regard différent, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les œuvres d'opinion ou de témoignage on trouve divers types de créations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les mémoires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les essais&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les commentaires. &lt;br /&gt;
* les travaux d'art et de divertissements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du point de vue de la citoyenneté numérique, les opinions pourraient être mises en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans nécessairement autoriser un usage commercial par des tiers. Ainsi l'opinion peut circuler librement, sans pour autant être modifiée par un tiers ni revendue pour un profit commercial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le copyright est implacable dans sa forme actuelle, car par défaut il interdit le partage de tout type d’œuvre et de savoir. Or dans la pratique, pour la diffusion d'opinions, précisément les travaux d'art et de divertissement, un compromis peut être facilement trouvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, bien des œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni, au contraire, il a été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à autoriser au minimum la copie durant une certaine période (par exemple 10 ans), puis à autoriser la copie et les modifications.&lt;br /&gt;
*Les '''fonctions''' sont principalement produites et diffusées non pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont des marches à suivre, des méthodes.&lt;br /&gt;
La contribution fonctionnelle comporte des publications telles que :&lt;br /&gt;
*les recettes&lt;br /&gt;
*les modes d'emploi&lt;br /&gt;
*les documents de références (encyclopédie, statistiques, etc.)&lt;br /&gt;
*les codes logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus grand nombre en profite, elles devraient être libres (c'est-à-dire sans droit exclusif d'usage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réussir à comprendre ces distinctions entre les différents types d'information est un prérequis pour une véritable analyse des enjeux de l'information, notamment l'épineuse question des droits d'auteur et le choix de la licence en fonction du type d'information. Dans les faits, les utilisateurs des outils numériques peuvent maintenant copier et modifier tout type d'informations, œuvres ou produits. Aujourd'hui, la question&lt;br /&gt;
n'est pas tant de savoir si c'est « bien » ou « mal » en soi, mais plutôt de reconnaître le type d’œuvre concerné. Par exemple, un auteur peut légitimement opter pour une licence à usage exclusif lorsqu'il s'agit d'une œuvre d'opinion (article de blog, essai, œuvre d'art). A l'inverse, il peut choisir de « protéger », par une licence libre, une information fonctionnelle qu'il considère comme un bien commun de l'humanité (génome d'un plante, méthode pédagogique, manuel d'apprentissage d'un art thérapeutique). Dans ce cas, les licences libres permettent que l'information fonctionnelle, le mode d'emploi, reste accessible à tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différentes administrations publiques produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites web, etc.) sur différents thèmes : tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur internet. Ce sont les contribuables qui financent ces informations fonctionnelles par leurs impôts. Alors pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre ces outils ou documentation pédagogique sous des licences libres ? L'autorisation de la copie, modification et redistribution valoriserait ces documents, susceptibles d'être partagés comme un patrimoine de l'humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde associatif et les institutions publiques ont encore un long chemin à parcourir pour développer le réflexe des licences libres et du partage spontané, à l'instar de Wikipedia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun dans nos sociétés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
S'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air ? Engageons-nous aussi pour la liberté des documents publics afin d'augmenter leur diffusion. Beaucoup d'informations pourraient ainsi devenir plus accessibles : documents de prévention de la santé (comportements sexuels à risque, conduite en état d'ébriété, violence conjugale, tabagisme, etc.), pratiques citoyennes (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise, pour organiser un festival, etc) ou informations culturelles (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ouverture des données (en anglais open data&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_data&amp;lt;/ref&amp;gt;) représente à la fois un mouvement, une philosophie d'accès à l'information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables. Elle s'inscrit dans une tendance qui considère l'information publique comme un bien commun (tel que défini par l'économiste et politologue Elinor Ostrom&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom&amp;lt;/ref&amp;gt;) dont la diffusion est d'intérêt public et général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Rencontre_de_trois_types_d%27informations&amp;diff=16860</id>
		<title>Rencontre de trois types d'informations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Rencontre_de_trois_types_d%27informations&amp;diff=16860"/>
				<updated>2017-07-18T14:45:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=droit%20d%27auteur droit d'auteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cr%C3%A9ation création], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/opinion opinion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mode+d%C2%B4emploi%22 mode d'emploi], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=donn%C3%A9es%20publiques données publiques] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22types+d%C2%B4information%22 types d´information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22logiciel+libre%22 libre],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9%20intellectuelle%22 propriété intellectuelle],&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/copyright Copyright],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/noosph%C3%A8re Noosphère],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open%20data%22 open data],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22licence%20libre%22 licence libre],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel%20libre%22 logiciel libre]''.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman],[https://en.wikipedia.org/wiki/Sam_Williams_%28American_journalist%29 sam williams],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom Elinor Ostrom],[https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%BCrgen_Habermas Jürgen Habermas].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nous recevons en flux continu des images, sons, odeurs, goûts, sensations, qui sont autant de messages à traiter, interpréter, face auxquels agir et réagir. Le cerveau traiterait environ 400 milliards de bits d'informations par seconde. Cependant, seuls 2 000 de ces bits de données parviendraient à la conscience&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Selon l'Unité de Recherche en Sciences Cognitives et Affectives (URECA), Lilles(France). &amp;lt;/ref&amp;gt;.. Mais de quelles informations s'agit-il ?&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations, voici l'occasion de revenir à l'essentiel, au cœur de la société de l'information, en s'inspirant des idées de Richard Stallman dans sa révolution du logiciel libre&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. ''Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée''. Éditions Eyrolles, publié sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe  ==&lt;br /&gt;
« Au commencement était le Verbe », dit un texte sacré. Verbe au sens information, créatrice d'idées, de motivations. Dans la société contemporaine, l'information peut s'avérer porteuse de richesses (sociales, économiques, culturelle…) plus que la matière elle-même sur laquelle est permet d'agir. Il en existe différents types, qu'étonnamment personne n'apprend à l'école, alors que c'est un des prérequis pour comprendre la société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus basique est la donnée. Dans le monde numérique actuel, le mode 0 ou 1, par exemple, si on considère que les données numériques sont binaires (ouvert fermé, 1 et 0). Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir information. Elles sont alors des clés pour agir. Associées, les informations deviennent des savoirs, de la connaissance. Interconnectés, mis en pratique et partagés, les savoirs deviennent culture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La culture peut être définie comme un « répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens, à un certain moment, dans un certain contexte&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Source : Ray P. H., Anderson S. R. L’émergence des créatifs culturels. Editions Yves Michel, 2001. 512 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il y a donc de multiples cultures, et l'expression culture va bien au-delà de la seule création artistique. La culture culinaire, par exemple, est un vaste répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens liés à leurs besoins alimentaires. Tout au long de l'histoire, l'agriculture, l'architecture ou encore l'éducation ont été pratiquées très différemment selon nos problèmes et passions du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traversant ainsi les époques, les cultures s'inspirent les unes les autres, pour former des civilisations. Une civilisation est donc un ensemble de codes culturels, de manières de faire, d'arts de vivre, qui évoluent au gré des problèmes et des passions des gens. La civilisation d’Égypte ancienne, la civilisation coloniale ou la civilisation industrielle sont trois exemples de civilisations bien différentes.Par extension, on peut aussi parler de civilisations intra-terrestres non-humaines, comme les civilisations fourmis et termites, avec leurs villes, agricultures et élevages, guerres de territoires, enjeux politiques et démographiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent et se fondent toutes dans le monde des idées, de la connaissance. Toutes les civilisations ont les mêmes défis pour réussir à échanger des biens et services, à se déplacer, à rester en vie, et elles ont toutes besoin d'accéder à des bases de données très diversifiées de connaissances. Un des termes pour parler de ce patrimoine d'informations partagées, c'est la noosphère&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt; Le mot est dérivé des mots grecs νοῦς (noüs, « l'esprit ») et σφαῖρα (sphaira, « sphère»), par analogie lexicale avec « atmosphère » et « biosphère ». Ce néologisme a été introduit en 1922 par le Français Teilhard de Chardin dans son essai intitulé Hominisation.&amp;lt;/ref&amp;gt;., la sphère des idées. Elle complète la biosphère, sphère du vivant (végétaux et animaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations  ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu (la forme) et son sens (le fond). On distingue trois types d'informations : les faits, les opinions et les fonctions1. Un contenu peut, bien entendu, combiner deux voire trois types d'informations. « Je vends ma voiture » (c'est une information factuelle), cela va sûrement faire plaisir à quelqu'un parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une opinion, dont on peut certes débattre) ; « pour l'acheter, il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre). &lt;br /&gt;
[[Fichier:Fonctionnel-factuel-cratif.png|thumb|CC-BY-SA Théo Bondolfi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Examinons ces trois types d'information plus en détail :'''  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les '''faits''', l'information factuelle, c'est tout ce qui est manifeste, qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : Maison à vendre. Lorsqu’une information n’est pas remise en question, c’est un fait établi. Et s’il n’y a pas consensus sur l’aspect factuel d’une information, elle peut être considérée comme une information d’opinion. Dans le factuel, on est concentré sur des faits.&lt;br /&gt;
* Les '''opinions''' englobent les œuvres artistiques, les improvisations et plus largement, tout ce qui ne relève pas d'un mode d'emploi ou d'un fait. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une évolution, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, un regard différent, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les œuvres d'opinion ou de témoignage on trouve divers types de créations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les mémoires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les essais&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les commentaires. &lt;br /&gt;
* les travaux d'art et de divertissements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du point de vue de la citoyenneté numérique, les opinions pourraient être mises en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans nécessairement autoriser un usage commercial par des tiers. Ainsi l'opinion peut circuler librement, sans pour autant être modifiée par un tiers ni revendue pour un profit commercial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le copyright est implacable dans sa forme actuelle, car par défaut il interdit le partage de tout type d’œuvre et de savoir. Or dans la pratique, pour la diffusion d'opinions, précisément les travaux d'art et de divertissement, un compromis peut être facilement trouvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, bien des œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni, au contraire, il a été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à autoriser au minimum la copie durant une certaine période (par exemple 10 ans), puis à autoriser la copie et les modifications.&lt;br /&gt;
*Les '''fonctions''' sont principalement produites et diffusées non pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont des marches à suivre, des méthodes.&lt;br /&gt;
La contribution fonctionnelle comporte des publications telles que :&lt;br /&gt;
*les recettes&lt;br /&gt;
*les modes d'emploi&lt;br /&gt;
*les documents de références (encyclopédie, statistiques, etc.)&lt;br /&gt;
*les codes logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus grand nombre en profite, elles devraient être libres (c'est-à-dire sans droit exclusif d'usage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réussir à comprendre ces distinctions entre les différents types d'information est un prérequis pour une véritable analyse des enjeux de l'information, notamment l'épineuse question des droits d'auteur et le choix de la licence en fonction du type d'information. Dans les faits, les utilisateurs des outils numériques peuvent maintenant copier et modifier tout type d'informations, œuvres ou produits. Aujourd'hui, la question&lt;br /&gt;
n'est pas tant de savoir si c'est « bien » ou « mal » en soi, mais plutôt de reconnaître le type d’œuvre concerné. Par exemple, un auteur peut légitimement opter pour une licence à usage exclusif lorsqu'il s'agit d'une œuvre d'opinion (article de blog, essai, œuvre d'art). A l'inverse, il peut choisir de « protéger », par une licence libre, une information fonctionnelle qu'il considère comme un bien commun de l'humanité (génome d'un plante, méthode pédagogique, manuel d'apprentissage d'un art thérapeutique). Dans ce cas, les licences libres permettent que l'information fonctionnelle, le mode d'emploi, reste accessible à tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différentes administrations publiques produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites web, etc.) sur différents thèmes : tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur internet. Ce sont les contribuables qui financent ces informations fonctionnelles par leurs impôts. Alors pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre ces outils ou documentation pédagogique sous des licences libres ? L'autorisation de la copie, modification et redistribution valoriserait ces documents, susceptibles d'être partagés comme un patrimoine de l'humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde associatif et les institutions publiques ont encore un long chemin à parcourir pour développer le réflexe des licences libres et du partage spontané, à l'instar de Wikipedia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun dans nos sociétés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
S'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air ? Engageons-nous aussi pour la liberté des documents publics afin d'augmenter leur diffusion. Beaucoup d'informations pourraient ainsi devenir plus accessibles : documents de prévention de la santé (comportements sexuels à risque, conduite en état d'ébriété, violence conjugale, tabagisme, etc.), pratiques citoyennes (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise, pour organiser un festival, etc) ou informations culturelles (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ouverture des données (en anglais open data&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_data&amp;lt;/ref&amp;gt;) représente à la fois un mouvement, une philosophie d'accès à l'information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables. Elle s'inscrit dans une tendance qui considère l'information publique comme un bien commun (tel que défini par l'économiste et politologue Elinor Ostrom&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom&amp;lt;/ref&amp;gt;) dont la diffusion est d'intérêt public et général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=16859</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2017-07-18T14:29:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : modification des hyperliens&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22histoire%20d'internet%22 Histoire d'Internet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information société de l'information],'' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=cybern%C3%A9tique cybernétique]'', ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=programmation+neuro-linguistique programmation neuro-linguistique (PNL)]''.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Norbert%20Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Gregory%20Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Vinton%20Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Pouzin%20Louis Pouzin Louis], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Douglas+Engelbart%22 Douglas Engelbart], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Robert+Taylor%22 Robert Taylor].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment « sous les pavés, la plage ». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (1894-1964) est un mathématicien, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, etc.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la « modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction »&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''« Cybernétique »''], '''Wikipedia'''. (Consulté le 22.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine – qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa « écologie spirituelle ». Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt; Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''« Gregory Bateson »''], '''Wikipedia'''. (Consulté le 22.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto était pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique : ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication. Elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche  ''organiste'' : les choses sans vie y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL)&amp;lt;ref&amp;gt;« Un ensemble coordonné de connaissances et de pratiques dans le domaine de la psychologie fondées sur une démarche pragmatique de modélisation, en ce qui concerne la communication et le changement. Elle a été élaborée par Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, aux États-Unis.» Article [https://fr.wikipedia.org/wiki/Programmation_neuro-linguistique ''« Programmation neurolinguistique »''], '''Wikipedia'''. (Consulté le 14.01.2015).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf (1943, États-Unis) est un ingénieur américain, chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard évangélisateur en chef chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;Voir son livre en accès libre [http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html ''Au cœur d'internet''], (2003).&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, tels que Marshall McLuhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (1911-1980) est un éducateur, philosophe, sociologue, professeur de littérature anglaise et théoricien de la communication. McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que celle de « village global ». Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&amp;lt;/ref&amp;gt;. McLuhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie et anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, Doug Engelbart a joué un rôle d’intermédiaire&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (1925-2013) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes, payés par les militaires, pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte et du bureau graphique ; autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseau (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant, car sans le vouloir, les militaires finançaient la décentralisation de la gouvernance mondiale et le partage du savoir et ont ouvert la porte à plus de justice socio-économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons : ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il aurait le potentiel de réduire les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émergeait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device''], '''Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor''', Science and Technology, (1948).&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés de chercheurs en ligne, considérées comme l'oeuvre de « pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière. Les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que « dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face-à-face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques : internet n'est pas une question de technologie, mais de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de mouvements beatnik, puis hippie&amp;lt;ref&amp;gt;Alliant créativité débordante et pensée non-conventionnelle (underground), les beatnik des 50's puis les hippies dès les 60's sont aussi sensibles aux grands espaces, à la nature, aux spiritualités chamaniques et aux expériences psychédéliques. Ils se proposaient de créer de nouveau code pour la société.&amp;lt;/ref&amp;gt;, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que certains manifestaient contre la guerre du Vietnam, d’autres œuvraient à poser les bases technologiques et les codes culturels d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet s'étendit dans les années 1980 à l'ensemble du monde académique pour ensuite devenir totalement public au cours des années 1990. Ces années virent croître et se multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commença alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet ''« Histoire d'internet »''], '''Wikipedia'''. (Consulté le 28.08.14). &amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur la commutation de paquets pour transférer des données.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun un ordinateur. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet ». &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés. &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés).&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2014&lt;br /&gt;
| La barre du milliard de site web est franchie.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==	&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Rencontre_de_trois_types_d%27informations&amp;diff=16858</id>
		<title>Rencontre de trois types d'informations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Rencontre_de_trois_types_d%27informations&amp;diff=16858"/>
				<updated>2017-07-18T14:24:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=droit%20d%27auteur droit d'auteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cr%C3%A9ation création], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/opinion opinion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mode+d%C2%B4emploi%22 mode d'emploi], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=donn%C3%A9es%20publiques données publiques] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22types+d%C2%B4information%22 types d´information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22logiciel+libre%22 libre],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9%20intellectuelle%22 propriété intellectuelle],&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/copyright Copyright],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re Noosphère],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_data open data],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre licence libre],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_libre logiciel libre]''.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman],[https://en.wikipedia.org/wiki/Sam_Williams_%28American_journalist%29 sam williams],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom Elinor Ostrom],[https://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%BCrgen_Habermas Jürgen Habermas].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nous recevons en flux continu des images, sons, odeurs, goûts, sensations, qui sont autant de messages à traiter, interpréter, face auxquels agir et réagir. Le cerveau traiterait environ 400 milliards de bits d'informations par seconde. Cependant, seuls 2 000 de ces bits de données parviendraient à la conscience&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Selon l'Unité de Recherche en Sciences Cognitives et Affectives (URECA), Lilles(France). &amp;lt;/ref&amp;gt;.. Mais de quelles informations s'agit-il ?&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations, voici l'occasion de revenir à l'essentiel, au cœur de la société de l'information, en s'inspirant des idées de Richard Stallman dans sa révolution du logiciel libre&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. ''Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée''. Éditions Eyrolles, publié sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe  ==&lt;br /&gt;
« Au commencement était le Verbe », dit un texte sacré. Verbe au sens information, créatrice d'idées, de motivations. Dans la société contemporaine, l'information peut s'avérer porteuse de richesses (sociales, économiques, culturelle…) plus que la matière elle-même sur laquelle est permet d'agir. Il en existe différents types, qu'étonnamment personne n'apprend à l'école, alors que c'est un des prérequis pour comprendre la société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus basique est la donnée. Dans le monde numérique actuel, le mode 0 ou 1, par exemple, si on considère que les données numériques sont binaires (ouvert fermé, 1 et 0). Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir information. Elles sont alors des clés pour agir. Associées, les informations deviennent des savoirs, de la connaissance. Interconnectés, mis en pratique et partagés, les savoirs deviennent culture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La culture peut être définie comme un « répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens, à un certain moment, dans un certain contexte&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Source : Ray P. H., Anderson S. R. L’émergence des créatifs culturels. Editions Yves Michel, 2001. 512 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il y a donc de multiples cultures, et l'expression culture va bien au-delà de la seule création artistique. La culture culinaire, par exemple, est un vaste répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens liés à leurs besoins alimentaires. Tout au long de l'histoire, l'agriculture, l'architecture ou encore l'éducation ont été pratiquées très différemment selon nos problèmes et passions du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traversant ainsi les époques, les cultures s'inspirent les unes les autres, pour former des civilisations. Une civilisation est donc un ensemble de codes culturels, de manières de faire, d'arts de vivre, qui évoluent au gré des problèmes et des passions des gens. La civilisation d’Égypte ancienne, la civilisation coloniale ou la civilisation industrielle sont trois exemples de civilisations bien différentes.Par extension, on peut aussi parler de civilisations intra-terrestres non-humaines, comme les civilisations fourmis et termites, avec leurs villes, agricultures et élevages, guerres de territoires, enjeux politiques et démographiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent et se fondent toutes dans le monde des idées, de la connaissance. Toutes les civilisations ont les mêmes défis pour réussir à échanger des biens et services, à se déplacer, à rester en vie, et elles ont toutes besoin d'accéder à des bases de données très diversifiées de connaissances. Un des termes pour parler de ce patrimoine d'informations partagées, c'est la noosphère&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt; Le mot est dérivé des mots grecs νοῦς (noüs, « l'esprit ») et σφαῖρα (sphaira, « sphère»), par analogie lexicale avec « atmosphère » et « biosphère ». Ce néologisme a été introduit en 1922 par le Français Teilhard de Chardin dans son essai intitulé Hominisation.&amp;lt;/ref&amp;gt;., la sphère des idées. Elle complète la biosphère, sphère du vivant (végétaux et animaux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations  ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu (la forme) et son sens (le fond). On distingue trois types d'informations : les faits, les opinions et les fonctions1. Un contenu peut, bien entendu, combiner deux voire trois types d'informations. « Je vends ma voiture » (c'est une information factuelle), cela va sûrement faire plaisir à quelqu'un parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une opinion, dont on peut certes débattre) ; « pour l'acheter, il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre). &lt;br /&gt;
[[Fichier:Fonctionnel-factuel-cratif.png|thumb|CC-BY-SA Théo Bondolfi]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Examinons ces trois types d'information plus en détail :'''  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les '''faits''', l'information factuelle, c'est tout ce qui est manifeste, qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : Maison à vendre. Lorsqu’une information n’est pas remise en question, c’est un fait établi. Et s’il n’y a pas consensus sur l’aspect factuel d’une information, elle peut être considérée comme une information d’opinion. Dans le factuel, on est concentré sur des faits.&lt;br /&gt;
* Les '''opinions''' englobent les œuvres artistiques, les improvisations et plus largement, tout ce qui ne relève pas d'un mode d'emploi ou d'un fait. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une évolution, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, un regard différent, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les œuvres d'opinion ou de témoignage on trouve divers types de créations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les mémoires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les essais&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les commentaires. &lt;br /&gt;
* les travaux d'art et de divertissements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du point de vue de la citoyenneté numérique, les opinions pourraient être mises en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans nécessairement autoriser un usage commercial par des tiers. Ainsi l'opinion peut circuler librement, sans pour autant être modifiée par un tiers ni revendue pour un profit commercial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le copyright est implacable dans sa forme actuelle, car par défaut il interdit le partage de tout type d’œuvre et de savoir. Or dans la pratique, pour la diffusion d'opinions, précisément les travaux d'art et de divertissement, un compromis peut être facilement trouvé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, bien des œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni, au contraire, il a été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à autoriser au minimum la copie durant une certaine période (par exemple 10 ans), puis à autoriser la copie et les modifications.&lt;br /&gt;
*Les '''fonctions''' sont principalement produites et diffusées non pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont des marches à suivre, des méthodes.&lt;br /&gt;
La contribution fonctionnelle comporte des publications telles que :&lt;br /&gt;
*les recettes&lt;br /&gt;
*les modes d'emploi&lt;br /&gt;
*les documents de références (encyclopédie, statistiques, etc.)&lt;br /&gt;
*les codes logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus grand nombre en profite, elles devraient être libres (c'est-à-dire sans droit exclusif d'usage).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réussir à comprendre ces distinctions entre les différents types d'information est un prérequis pour une véritable analyse des enjeux de l'information, notamment l'épineuse question des droits d'auteur et le choix de la licence en fonction du type d'information. Dans les faits, les utilisateurs des outils numériques peuvent maintenant copier et modifier tout type d'informations, œuvres ou produits. Aujourd'hui, la question&lt;br /&gt;
n'est pas tant de savoir si c'est « bien » ou « mal » en soi, mais plutôt de reconnaître le type d’œuvre concerné. Par exemple, un auteur peut légitimement opter pour une licence à usage exclusif lorsqu'il s'agit d'une œuvre d'opinion (article de blog, essai, œuvre d'art). A l'inverse, il peut choisir de « protéger », par une licence libre, une information fonctionnelle qu'il considère comme un bien commun de l'humanité (génome d'un plante, méthode pédagogique, manuel d'apprentissage d'un art thérapeutique). Dans ce cas, les licences libres permettent que l'information fonctionnelle, le mode d'emploi, reste accessible à tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différentes administrations publiques produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites web, etc.) sur différents thèmes : tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur internet. Ce sont les contribuables qui financent ces informations fonctionnelles par leurs impôts. Alors pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre ces outils ou documentation pédagogique sous des licences libres ? L'autorisation de la copie, modification et redistribution valoriserait ces documents, susceptibles d'être partagés comme un patrimoine de l'humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde associatif et les institutions publiques ont encore un long chemin à parcourir pour développer le réflexe des licences libres et du partage spontané, à l'instar de Wikipedia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun dans nos sociétés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
S'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air ? Engageons-nous aussi pour la liberté des documents publics afin d'augmenter leur diffusion. Beaucoup d'informations pourraient ainsi devenir plus accessibles : documents de prévention de la santé (comportements sexuels à risque, conduite en état d'ébriété, violence conjugale, tabagisme, etc.), pratiques citoyennes (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise, pour organiser un festival, etc) ou informations culturelles (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ouverture des données (en anglais open data&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_data&amp;lt;/ref&amp;gt;) représente à la fois un mouvement, une philosophie d'accès à l'information et une pratique de publication de données librement accessibles et exploitables. Elle s'inscrit dans une tendance qui considère l'information publique comme un bien commun (tel que défini par l'économiste et politologue Elinor Ostrom&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom&amp;lt;/ref&amp;gt;) dont la diffusion est d'intérêt public et général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Soci%C3%A9t%C3%A9_en_m%C3%A9tamorphose&amp;diff=16857</id>
		<title>Société en métamorphose</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Soci%C3%A9t%C3%A9_en_m%C3%A9tamorphose&amp;diff=16857"/>
				<updated>2017-07-18T13:44:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : Redirection des rétro-lien et liens + supprimé le tag workflow qui était à double&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/paradigme paradigme], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22collaboration+en+ligne%22 collaboration en ligne], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%C3%A9volution évolution], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/consom'acteur consom'acteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co-cr%C3%A9ation co-création], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/workflow workflow], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=+Libres+enfants+du+savoir+numérique Libres enfants du savoir numérique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22citoyennet%C3%A9+num%C3%A9rique%22 citoyenneté numérique] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22anthologie+du+libre%22 Anthologie du libre][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eCulture eCulture].'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Florent+Latrive%22 Florent Latrive], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22olivier+Blondeau%22 Olivier Blondeau], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bruce%20sterling%22 Bruce Sterling]. '' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
==Cap sur l'évolution !==&lt;br /&gt;
Les outils numériques évoluent tellement vite qu'ils peuvent faire peur ou être simplement démotivants. A quoi bon mettre à jour ses compétences si les technologies deviennent obsolètes dès que l’on a compris comment les utiliser ? Pourquoi s'aventurer dans cet univers numérique aux contours indéfinis ? Qui ne s'est jamais senti impuissant et un peu bête devant son ordinateur ? Qui n'a jamais perdu des fichiers importants ? Qui n'a pas un jour transféré un courriel à son carnet d’adresse, pensant bien faire, découvrant ensuite que c'était un canular ou un virus ? Ah, l'erreur, la bourde, la honte ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doit-on se sentir coupable face à nos comportements maladroits sur internet ? Pas du tout ! Car ces maladresses ne sont qu'une étape personnelle et collective dans une grande transition. Pourquoi ne pas prendre cela comme un défi ? Le défi d'une évolution vers plus d'habileté dans nos pratiques en société, vers plus d'opportunités aussi de voir se déployer nos projets, adoptés par une large communauté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anticiper les évolutions et les changements, c’est l’une des compétences stratégiques que tout gestionnaire de projet se doit d’acquérir. Dans le contexte actuel, il s’agit d’un savoir-faire incontournable pour développer un projet durable. Encore faut-il comprendre la métamorphose à l’œuvre...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La grande bascule==&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, nous changeons de civilisation et nous entrons dans un nouveau paradigme aux dénominations les plus variées : monde fini, ère numérique, société de la connaissance, société de l'information... La marque la plus visible de tout nouveau paradigme, c'est l'évolution de certaines croyances fondamentales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On croyait les ressources naturelles illimitées, on s'aperçoit que ce n'est pas tout à fait le cas. Notre biosphère montre ses limites par l'épuisement de ses ressources. Quant au partage du savoir, longtemps limité par la matière (le papier pour l'impression des journaux, par exemple), il est devenu potentiellement illimité grâce à l'électronique qui permet de diffuser toute connaissance à un coût proche de zéro (par unité). Avant, la matière était abondante et l'information rare. Aujourd'hui, l'information abonde et la matière se raréfie. Et cela bouleverse de nombreux dogmes économiques ! La grande bascule est à l'œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si l'information était une marchandise comme les autres, elle ne vaudrait plus rien dès qu'on en aurait de grandes quantités. [...] L'argent est tout à fait inapproprié pour décrire le monde de l’information. [...] Elle ne vaut rien en tant que marchandise, mais elle n'est pas sans valeur pour le genre humain. L'argent et la valeur sont deux choses différentes »&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.cairn.info/libres-enfants-du-savoir-numerique--9782841620432-page-31.htm Libre comme l'air, libre comme l'eau, libre comme la connaissance], Bruce Sterling, Libres enfants du savoir numérique, anthologie du libre par Olivier Blondeau et Florent Latrive, L’Éclat, Paris (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le réseau décentralisé qu'est internet, il n'est plus possible de contrôler l'information. Seuls certains canaux qui la véhiculent restent encore éventuellement contrôlables, en vue notamment d'influencer l'opinion pour conserver son adhésion. Dans les faits, les propriétaires des médias traditionnels (presse, radio, télévision, livres) pratiquent encore la culture de la pénurie de l'information, de l'exclusivité. Mais la situation semble leur échapper chaque jour davantage. Un seul exemple : le téléchargement illégal est devenu un sport international...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Voulons-nous laisser à quelques-uns ce pouvoir de contrôle ? », se demande un nombre croissant de citoyens qui militent pour le bien commun et la « libération » de l’information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car si internet ouvre un nouveau monde d’opportunités, il requiert aussi un nouveau sens des responsabilités. La prise de conscience de cette grande bascule passe par la découverte de la citoyenneté numérique : acheter et vendre sur internet peut devenir un acte engagé socialement, et donc potentiellement un acte politique. C’est pourquoi l’économie numérique est au cœur des enjeux de société !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une transition globale est à l’œuvre==&lt;br /&gt;
L'arrivée des outils numériques n'est pas une simple évolution technologique que nous pourrions regarder de loin sans nous sentir concernés. En réalité, nous devons faire face à une révolution complexe et rapide des us et coutumes de notre civilisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un changement de paradigme est en cours'''. Internet est un nouvel environnement qui nous permet de passer du statut de consommateur passif à celui de consom'acteur, co-créateur d'informations et de services. Chacun peut acquérir et diffuser des produits et services, mais aussi les évaluer, gérer sa réputation, etc. Nous ne sommes plus séparés, mais tous reliés, tous à même d'apporter notre pierre à l'édifice. Nous intégrons une nouvelle culture (la culture numérique, alias eCulture) où le modèle n’est plus celui de l'interdiction de partager, mais celui d'une boîte à outils librement diffusée, co-construite, co-pensée et co-gérée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Les meilleures manières d'apprendre évoluent.''' Nous ne pouvons plus apprendre comme avant. Si l'on veut éviter l’exclusion socio-professionnelle, il faut désormais envisager de se former tout au long de sa vie. L'important n'est plus tellement le contenu des connaissances initiales (en perpétuelle évolution, et donc potentiellement désuètes). C'est plutôt la capacité à gérer l'évolution de nos savoirs qui compte : le savoir-être ! Il s'agit d'intégrer des attitudes et des méthodes qui nous permettront d'adapter nos connaissances aux changements rapides de notre temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Nous ne pouvons plus diriger comme avant.''' Le gestionnaire d'hier, qui s'appuyait sur son statut de supérieur hiérarchique pour asseoir son autorité dans une logique productiviste, est une espèce en voie de disparition. Le gestionnaire de demain sera un coordinateur. Il sera capable de mobiliser des compétences transversales (un savoir-être, quelle que soit la profession à l'œuvre) aussi bien pour lui que chez ses nombreux collaborateurs. Dans cette nouvelle gestion de la complexité et des flux d'informations (workflow management), l'idée n'est pas de faire encore et toujours plus, mais de faire différemment, en associant des partenaires. Un maître mot : la collaboration ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour assurer cette transition majeure, savoir prendre rapidement des décisions et hiérarchiser les actions en fonction de leur urgence et de leur importance est l’une des compétences clés dans ce contexte en pleine évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_communication,_c%27est_de_l%27information_en_mouvement&amp;diff=16856</id>
		<title>La communication, c'est de l'information en mouvement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_communication,_c%27est_de_l%27information_en_mouvement&amp;diff=16856"/>
				<updated>2017-07-18T13:44:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : Rétro-liens et redirection des tags vers DIIGO&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/technologie ''technologie''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication ''communication''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information ''information''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9%20de%20l'information%22 ''société de l'information''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/tic ''technologies de l'information et de la communication TIC''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ICT ''ICT''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TICE ''TICE''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9%20de%20l'information%22 ''technologie de la société de l'information TSI''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/SIC ''systèmes d'information et de communication SIC''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Claude+Shannon%22 Claude Shannon].''&lt;br /&gt;
-----------------&lt;br /&gt;
S'il vous prend l'envie d'assister à une conférence qui traite des problématiques d'internet, souvent on vous parlera de TIC, ICT, voire TSI (technologies de la société de l'information). De jolis acronymes, couramment utilisés dans les milieux académiques et scolaires, qui servent à désigner une thématique aux contours finalement assez flous. De quoi s'agit-il exactement ? D'internet ? D'informatique ? De télécommunication ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'existe pas de consensus sur la définition des technologies de l'information et de la communication (TIC).&lt;br /&gt;
Une première approche consiste à se concentrer sur la notion de communication ou sur la notion d'information (numérique). Il s'agit en réalité de la même chose. Seul l'état diffère : à l'état fixe (comme la glace) nous avons l'information ; en mouvement (comme l'eau et la vapeur), nous avons la communication. Le piège, c'est de rester fixé sur le terme technologies, car ce qui compte, ce sont les pratiques, les usages, les méthodes et les personnes. Les outils techniques, qui se renouvellent en permanence, sont à leur service. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations sont comme des photographies de nos réalités : elles sont statiques. La communication est comme un film : une série de photographies qui se succèdent. La communication, c’est donc de l’information en mouvement. C'est le principe même décrit dans la théorie de l'information par Claude Shannon&amp;lt;ref&amp;gt;[http://pespmc1.vub.ac.be/books/Shannon-TheoryComm.pdf ''A Mathematical Theory of Communication'']. The Bell System Technical Journal, vol. 27, 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans toutes les opérations de communication, il y a animation – assemblage et exploitation – de quatre types de paramètres : des informations, des technologies, des utilisateurs, des méthodologies. La communication est donc à l’information ce que le cinéma est à la photographie : plus riche, plus complexe, avec pour conséquence plus de potentiel ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’expression TIC, il y a redondance, I et C étant la même chose, dans un état différent. Il en va de même pour les autres expressions associant information et communication comme par exemple : Information &amp;amp; Communication Technologies - en anglais, alias ICT, également IT pour Information Technologies (les technologies de l’information), et Systèmes d’Information et de Communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Stage_2017&amp;diff=16853</id>
		<title>Stage 2017</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Stage_2017&amp;diff=16853"/>
				<updated>2017-07-10T11:27:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;- Salut, c'est '''Thanasis''', directeur de la Fondation [http://elearning.ynternet.org Ynternet.org], chercheur et chargé de cours HEG-GE. J'aime travailler avec des écoles, entreprises et d'autres organisations qui souhaitent changer leurs idées préconçues...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Hello, moi c'est Adrian, généraliste de l'écologie sociale et de la sociologie écologique, passionné de jeux de sociétés, j'aime créer des liens entre les gens et les engager dans leur volonté d'améliorer leur environnement.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion_utilisateur:Jyr37&amp;diff=16099</id>
		<title>Discussion utilisateur:Jyr37</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion_utilisateur:Jyr37&amp;diff=16099"/>
				<updated>2016-05-25T08:50:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci pour votre commentaire posté hier sur notre quiz &amp;quot;On your way to netizenship&amp;quot;, nous essayons en permanence de trouver des solutions libres alternatives à Google&amp;amp;co et allons essayer LimeSurvey ou équivalent pour notre prochain quiz/sondage.&lt;br /&gt;
Nous tenions également à vous remercier pour votre participation à l'amélioration de ce wiki, votre travail est précieux ! Il est vrai que ce site manque de mise à jour et chaque apport de la communauté permet de le faire vivre petit à petit.&lt;br /&gt;
Votre sensibilité aux questions abordées dans le livre Citoyens du Net est remarquable, nous aimerions beaucoup pouvoir collaborer avec vous. Si cela vous intéresse, vous pouvez nous écrire à moi (adrian.timofte@ynternet.org) ou à notre directeur Thanasis Priftis (thanasis.priftis@ynternet.org).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En espérant avoir bientôt de vos nouvelles, je vous adresse mes meilleures salutations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ynternet.org,&lt;br /&gt;
Adrian Timofte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
+41 79 622 02 16&lt;br /&gt;
adrian.timofte@ynternet.org&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
PS : pour aller plus loin, [https://en.wikibooks.org/wiki/WikiSkills_Handbook voici un guide] sur notre travail fait sur les compétences wiki&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion_utilisateur:Jyr37&amp;diff=16098</id>
		<title>Discussion utilisateur:Jyr37</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion_utilisateur:Jyr37&amp;diff=16098"/>
				<updated>2016-05-25T08:43:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : Merci pour votre contribution&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bonjour,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci pour votre commentaire posté hier sur notre quiz &amp;quot;On your way to netizenship&amp;quot;, nous essayons en permanence de trouver des solutions libres alternatives à Google&amp;amp;co et allons essayer LimeSurvey ou équivalent pour notre prochain quiz/sondage.&lt;br /&gt;
Nous tenions également à vous remercier pour votre participation à l'amélioration de ce wiki, votre travail est précieux ! Il est vrai que ce site manque de mise à jour et chaque apport de la communauté permet de le faire vivre petit à petit.&lt;br /&gt;
Votre sensibilité aux questions abordées dans le livre Citoyens du Net est remarquable, nous aimerions beaucoup pouvoir collaborer avec vous. Si cela vous intéresse, vous pouvez nous écrire à moi (adrian.timofte@ynternet.org) ou à notre directeur Thanasis Priftis (thanasis.priftis@ynternet.org).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En espérant avoir bientôt de vos nouvelles, je vous adresse mes meilleures salutations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Ynternet.org,&lt;br /&gt;
Adrian Timofte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
+41 79 622 02 16&lt;br /&gt;
adrian.timofte@ynternet.org&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Accueil&amp;diff=15774</id>
		<title>Accueil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Accueil&amp;diff=15774"/>
				<updated>2015-02-11T12:07:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : Annulation des modifications 15750 de ShellaWelch (discussion)&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION[[Accueil_citoyens_du_net]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Vers_une_%C3%A9conomie_moins_exclusive&amp;diff=14797</id>
		<title>Vers une économie moins exclusive</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Vers_une_%C3%A9conomie_moins_exclusive&amp;diff=14797"/>
				<updated>2014-07-28T15:55:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''communauté, business model, partage, choix politique, économie sociale et solidaire.'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
L'adoption des libertés fondamentales de la culture Libre a des applications diverses. Par exemple, la mise à disposition des codes génétiques de plantes traditionnelles ou alors l'accessibilité à des recettes médicales utiles pour combattre des maladies largement répandues. Une fois « libérées », ces recettes deviennent patrimoine de l'humanité. C'est l'essence même du combat pour éviter la marchandisation de la nature, pour adopter une économie dite ''sociale et solidaire'', au service de l'homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à cette évolution, les détenteurs de brevets sur le vivant avancent l’argument des sommes considérables qu’ils ont investies dans la recherche. Les artistes invoquent la nécessité de toucher des redevances pour couvrir leurs frais ou simplement reconnaître leurs talents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais maintenant, il existe une solution alternative pour prévenir ces contradictions : commencer à partager dès le début, avant d'investir trop de temps ou d'argent dans un projet. C'est une nouvelle culture à adopter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ce qui se passe sur Wikipédia, un des grands symboles de la culture Libre. Et cela se passe aussi au sein de milliers de communautés en ligne qui partagent des recettes sur les semences et les plantes médicinales, la création de musiques électroniques ou les plans architecturaux de maisons écologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous voilà au cœur de l'enjeu de la société de l'information : les comportements individuels et collectifs, du fait des propriétés du numérique, tendent vers l'adoption généralisée des principes de fonctionnement du Libre. C'est déjà le cas avec l'encyclopédie Wikipédia (5&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; site le plus visité au monde en 2011), avec GNU/Linux (logiciel qui tourne sur la majorité des serveurs web sur Terre), avec Firefox (navigateur web utilisé par environ 30 % des internautes mondiaux), etc. Cette évolution est donc déjà effective. Cela matérialise petit à petit une nouvelle économie, basée sur des principes bien différents des précédents, avant l'arrivée du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons une convergence entre les principes véhiculés par la notion Libre dans le domaine immatériel et ceux véhiculés par la notion de ''durable'' dans le domaine matériel. Considérant que ces domaines libres sont un terreau fertile pour de nouveaux modèles économiques, des visionnaires contribuent à identifier et promouvoir de nouveaux modes de production et de diffusion des créations. Cette vision est notamment à l'œuvre dans l'économie sociale et solidaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici une synthèse de l'impact du numérique sur le monde du travail :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=90%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Entreprise 1.0 !! Entreprise 2.0 !! Entreprise 3.0&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Organisation hiérarchique || Organisation horizontale (mode projet) || Organisation horizontale et élargie avec crowdsourcing&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Cloisonnement || Participation || Participation avec développement de toutes les formes possibles de télétravail&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Procédures complexes et rigidité || Procédures simples et flexibilité || Procédures simples et intelligemment améliorables et flexibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Relation hiérarchique || Relation entre tous || Relation entre tous et à tout moment grâce aux outils nomades connectés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Information gardée || Information partagée || Information partagée et qualifiée selon sa signification (web sémantique)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Outils du web 1.0 : mél, site institutionnel, etc. || Outils de type réseaux sociaux d’entreprise || Réseaux sociaux d’entreprise + univers virtuels 3D&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Formations classiques en présentiel || E-learning || E-learning à la demande sur des points précis grâce à la qualification des données&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Partage versus exclusivité==&lt;br /&gt;
Le schéma suivant décrit les deux tendances : celle du partage et de l'ouverture d'une part, de l'autre, celle de l'exclusivité et du cloisonnement. Dans les faits, la frontière qui les sépare est floue, car nous sommes en phase de transition globale. Le modèle du Libre est déjà largement défini et documenté, mais il reste compris uniquement par une minorité. Cependant, une fois qu'il est intégré ou expérimenté, rares sont les utilisateurs qui reviennent en arrière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Etape de vie d'une information&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance exclusive&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance de partage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ce qui conditionne le tout : la conception et le développement de l’œuvre&lt;br /&gt;
| Dopage, spéculation, grands espoirs, secret de fabrication, compétition.&lt;br /&gt;
| Développement organique, petit à petit, modeste (« dans son garage »), ouvert, coopératif.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Une fois mon œuvre créée, quel mode de gestion et quelle licence seront les plus efficaces ?&lt;br /&gt;
| Contrôle basé sur l’exclusivité, création d’une pénurie artificielle, cession des droits des auteurs à des promoteurs/éditeurs.&lt;br /&gt;
| Confiance basée sur quatre libertés fondamentales, reconnaissance des auteurs à chaque étape de contribution, toutes les évolutions sont possibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel mode de diffusion de l’œuvre ?&lt;br /&gt;
| Concurrence, bénéfice à court terme, vente du droit d’usage d’un produit&lt;br /&gt;
| Coopération et compétition constructive (alias ''coopétition''), vente du service autour d’un produit (conseil, formation, adaptations sur-mesure, veille)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel impact social, culturel et économique global dans la ''société de l'information'' ?&lt;br /&gt;
| Dynamique de :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- hiérarchie de statut ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- discrimination ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- rétention d'informations (pénurie artificielle).&lt;br /&gt;
| Dynamique de :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- hiérarchie de compétences ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- non-discrimination ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- ouverture de l'information (abondance).&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vision de société ==&lt;br /&gt;
Face à une culture omniprésente des informations à usage exclusif, le Libre offre une autre tendance fondamentale dans les grands choix de société. Sur le web, libre versus privateur, ou libre versus propriétaire, fait l'objet d'un nombre incalculable de sources, débats, définitions, projets, qui tous ont pour point commun les quatre libertés fondamentales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La « libération » des différents moyens d'expression favorise l'émergence de principes de fonctionnement et de cercles vertueux pour les relations socio-économiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# d'accès équitable pour tous à l'information et aux médias ;&lt;br /&gt;
# d'expression du bien commun par le partage des connaissances sans discrimination (ni sur les usages ni sur les usagers) ;&lt;br /&gt;
# d'éthique de la communication dans un esprit de développement durable ;&lt;br /&gt;
# de responsabilité sociale et de transparence par l'équité des chances dans les entreprises privées et institutions publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, il est bien possible que les valeurs et principes de fonctionnement sous-tendus par l'expression « libre » s'imposent naturellement. Car l'essayer, c'est l'adopter. Cela demande une certaine rupture avec des habitudes anciennes, un effort comparable à celui de changer de pays, de langue et de culture, tout en restant soi-même, mais c'est possible, à tout âge, quelles que soient son origine et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces comportements émergents de la culture numérique sont évidents pour certains pionniers, cela reste très nouveau et intimidant pour la plupart ; mais pas impossible. En 1960, la plupart des humains vivait dans des colonies, les femmes n'avaient pas le droit de vote. La conscience émerge. Les choses changent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ceux qui souhaitent approfondir cette réflexion pour l'appliquer dans les projets, il est possible d'y aller en douceur, à petit pas, en adoptant des licences semi-libres, en apprenant à tracer des barrières mobiles mais claires, entre ce qui est à partager comme les recettes ou l'infrastructure informatique, et ce qui est à garder privé en usage exclusif ou secret, comme le logo et le nom de l'entreprise, la comptabilité voire certains plans stratégiques d'entreprises. Mais les innovations et la créativité, elles, seront mieux mises à profit en utilisant les licences libres... Pour autant que la culture pour bien les appréhender soit acquise et pratiquée par la majorité des participants à la communauté dans ces entreprises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==''Let's « Co » !''==&lt;br /&gt;
Le phénomène collaboratif (hérité du modèle du bazar) influence profondément nos organisations (groupes humains, associations, collectivités, mouvements politiques, entreprises, etc.). ''« L’émergence du web participatif facilite la mise en réseau et encourage la transparence des échanges : cette logique imprègne peu à peu notre façon de penser, d’agir, de consommer (mouvement de « consommation collaborative » qui nous incite à covoiturer, cotravailler, « louer citoyen », etc.), mais aussi d’entreprendre (dépasser la logique de compétition), de militer et de manager »'', expliquent les auteurs de ''Vive la Co-Révolution'', Anne-Sophie Novel et Stéphane Riot&amp;lt;ref&amp;gt;Stéphane Riot et Anne-Sophie Novel. [http://www.editionsalternatives.com/site.php?type=P&amp;amp;id=1086 ''Vive la co-révolution ! Pour une société collaborative''].Editions alternatives. 2012.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette tendance en pleine expansion bouleverse en profondeur les relations socio-économiques. Ainsi, la transition n'est pas forcément aisée pour certains secteurs d'activité. Par exemple, les agences de voyage traditionnelles sont mises en difficulté par ce web participatif qui permet aux internautes de choisir et noter eux-mêmes leurs destinations sur des sites collaboratifs. Plus besoin de consulter les experts du voyage. Chacun peut s'en remettre à ses pairs (les autres voyageurs) pour organiser au mieux un séjour. Souvent à un coût moindre. D'où l'importance d'anticiper les changements liés à l'économie numérique, dont les répercussions touche de plein fouet l'économie traditionnelle. La vie chère laisse place à la vie ''share''  (mot anglais qui signifie « partage »). Mieux vaut s'y préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Crise de remise en question, alias CREQ'''&lt;br /&gt;
Commencer à pratiquer les modèles socio-économiques du Libre, c'est souvent les adopter. Mais pour y parvenir, il faut faire un gros effort. Au début, non seulement on ne comprend pas bien, mais il n'est pas étonnant que l'on ressente de la répulsion face à ces nouvelles dynamiques. Il faut en effet à cette occasion, remettre en question la vision qu'on avait de la propriété des idées, du mode de développement d'un produit ou d'un projet et de la manière d'échanger avec ses semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écrivain Bernard Werber &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber. [http://wesra.free.fr/article.php?sid=225 ''Les CREQ'']. Web Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit ainsi cette profonde crise de remise en question, alias CREQ :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L’homme est en permanence conditionné par les autres. Tant qu’il se croit heureux, il ne remet pas en cause ces conditionnements. Il trouve normal qu’enfant on le force à manger des aliments qu’il déteste, c’est sa famille. Il trouve normal que son chef l’humilie, c’est son travail. Il trouve normal que sa femme lui manque de respect, c’est son épouse (ou vice-versa). Il trouve normal que le gouvernement lui réduise progressivement son pouvoir d’achat, c’est celui pour lequel il a voté.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Non seulement il ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe, mais encore il revendique son travail, sa famille, son système politique et la plupart de ses prisons comme une forme d’expression de sa personnalité. Beaucoup réclament leur statut d’esclave et sont prêts à se battre bec et ongles pour qu’on ne leur enlève pas leurs chaînes.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour les réveiller il faut des CREQ, « Crises de Remise En Question ». Les CREQ peuvent prendre plusieurs formes : accidents, maladies, rupture familiale ou professionnelle. Elles terrifient le sujet sur le coup, mais au moins elles le déconditionnent quelques instants. Après une CREQ, très vite l’homme part à la recherche d’une autre prison pour remplacer celle qui vient de se briser. Le divorcé veut immédiatement se remarier. Le licencié accepte un travail plus pénible…''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mais entre l’instant où survient la CREQ et l’instant où le sujet se restabilise dans une autre prison, surviennent quelques moments de lucidité où il entrevoit ce que peut être la vraie liberté. Cela lui fait d’ailleurs très peur. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison que la transition d'un modèle d'exclusivité à un modèle de partage s'effectue par à-coups, par sauts de puce, comme autant de petites secousses, selon le principe ''deux pas en arrière (stress, peur), trois pas en avant (remise en question, ouverture)''. Le mouvement « Open Source », par son approche pragmatique et économique, c'est à dire moins idéaliste ou politique que le mouvement Libre, semble jouer un rôle de facilitateur de cette transition.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=14796</id>
		<title>Déclaration d'indépendance du cyberspace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=14796"/>
				<updated>2014-07-28T15:48:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''John Perry Barlow, Davos, Déclaration d'indépendance du cyberespace, Forum économique mondial, cybercitoyenneté.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Un fermier punk dans l'élite économique  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Davos, 1996. L'immensité des Alpes suisses. Sur ce décor de neige immaculée se détachent de petits hommes qui se hâtent d'un immeuble à l'autre. Tous ou presque sont en costume et cravate. L'occasion le justifie&amp;amp;nbsp;: c'est la réunion du Forum économique mondial, où se prennent tant de décisions importantes entre élites économiques et politiques. Mais que vient donc faire John Perry Barlow dans ce paysage ? Fermier, parolier des psychédéliques «&amp;amp;nbsp;Grateful Dead&amp;amp;nbsp;», rédacteur du magazine ''Wired'', Barlow a su valoriser les conseils qu'il prodigue quant à l'utilisation commerciale d'internet. Au point d'être désormais invité à la tribune de Davos ! L'internet commercial, alors, tout le monde en parle, mais rares sont ceux qui en ont compris les enjeux. Les grands de ce monde attendent donc que Barlow les éclaire. Que leur dit-il ? Il leur lit un texte qu'il vient d'écrire, plein de fureur et de grâce, et qui deviendra l'une des sources les plus utiles à la compréhension des enjeux du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte fondateur, c'est la Déclaration d'indépendance du cyberespace&amp;lt;ref&amp;gt;John P. Barlow. [http://editions-hache.com/essais/barlow/barlow2.html Déclaration d'indépendance du Cyberespace].&amp;lt;/ref&amp;gt;. À sa manière, elle complète la Déclaration universelle des droits de l'homme. En voici quelques extraits&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du 'cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit'. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps. Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière. Nos identités n'ont pas de corps ; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or (''Barlow fait ici référence à la nétiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donné les internautes, NDA''). Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis ce discours, de nombreuses déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l'État-nation et les médias de masse, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d'internet. Morceaux choisis&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;L'Internet est une zone de non-droit&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; «&amp;amp;nbsp;L'Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; c’est le «&amp;amp;nbsp;tout-à-l’égout de la démocratie&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où la Déclaration d’indépendance du Cyberpespace est à mettre à jour, c'est lorsqu’elle propose un cyberespace politique unifié en miroir inversé du vieux monde, dominé par «&amp;amp;nbsp;les géants fatigués de chair et d’acier&amp;amp;nbsp;». Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés et en interaction les uns avec les autres&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Pierre Mounier. [http://books.google.ch/books?id=qQq7PoXo9qMC&amp;amp;source=gbs_navlinks_s ''Les maîtres du réseau'']. La Découverte, Paris. 2002. Voir aussi son blog [http://www.homo-numericus.net/ Homo Numericus].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source''&amp;amp;nbsp;: Extraits avec adaptations mineures d'un article de Pierre Mounier, auteur du livre ''Les maîtres du réseau'' (Cahiers libres, mars 2002) et du blog ''Homo Numericus''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Electronic Frontier Foundation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1990, Barlow a cofondé l'''Electronic Frontier Foundation''. 20 ans plus tard, c'est toujours la principale organisation de défense des libertés citoyennes et des droits des consommateurs dans le cyberespace. Elle dénonce les dérives totalitaires, les abus de contrôle, les interventions dans la sphère privée et toutes les dérives de type ''Big Brother'' annoncées par Orwell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre exemples de campagnes pour le respect des netizens sur le site de l'EFF&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:EFF1.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Trolls-2.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Bug-3b.jpg|&lt;br /&gt;
Fichier:Whistle-1.jpg|&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=14795</id>
		<title>Déclaration d'indépendance du cyberspace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=14795"/>
				<updated>2014-07-28T15:20:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''John Perry Barlow, Davos, Déclaration d'indépendance du cyberespace, Forum économique mondial, cybercitoyenneté.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Un fermier punk dans l'élite économique  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Davos, 1996. L'immensité des Alpes suisses. Sur ce décor de neige immaculée se détachent de petits hommes qui se hâtent d'un immeuble à l'autre. Tous ou presque sont en costume et cravate. L'occasion le justifie&amp;amp;nbsp;: c'est la réunion du Forum économique mondial, où se prennent tant de décisions importantes entre élites économiques et politiques. Mais que vient donc faire John Perry Barlow dans ce paysage ? Fermier, parolier des psychédéliques «&amp;amp;nbsp;Grateful Dead&amp;amp;nbsp;», rédacteur du magazine ''Wired'', Barlow a su valoriser les conseils qu'il prodigue quant à l'utilisation commerciale d'internet. Au point d'être désormais invité à la tribune de Davos ! L'internet commercial, alors, tout le monde en parle, mais rares sont ceux qui en ont compris les enjeux. Les grands de ce monde attendent donc que Barlow les éclaire. Que leur dit-il ? Il leur lit un texte qu'il vient d'écrire, plein de fureur et de grâce, et qui deviendra l'une des sources les plus utiles à la compréhension des enjeux du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte fondateur, c'est la Déclaration d'indépendance du cyberespace&amp;lt;ref&amp;gt;John P. Barlow. [http://editions-hache.com/essais/barlow/barlow2.html Déclaration d'indépendance du Cyberespace].&amp;lt;/ref&amp;gt;. À sa manière, elle complète la Déclaration universelle des droits de l'homme. En voici quelques extraits&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du 'cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit'. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps. Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière. Nos identités n'ont pas de corps ; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or (''Barlow fait ici référence à la nétiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donné les internautes, NDA''). Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis ce discours, de nombreuses déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l'État-nation et les médias de masse, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d'internet. Morceaux choisis&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;L'Internet est une zone de non-droit&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; «&amp;amp;nbsp;L'Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; c’est le «&amp;amp;nbsp;tout-à-l’égout de la démocratie&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où la Déclaration d’indépendance du Cyberpespace est à mettre à jour, c'est lorsqu’elle propose un cyberespace politique unifié en miroir inversé du vieux monde, dominé par «&amp;amp;nbsp;les géants fatigués de chair et d’acier&amp;amp;nbsp;». Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés et en interaction les uns avec les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source''&amp;amp;nbsp;: Extraits avec adaptations mineures d'un article de Pierre Mounier, auteur du livre ''Les maîtres du réseau'' (Cahiers libres, mars 2002) et du blog ''Homo Numericus''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Electronic Frontier Foundation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1990, Barlow a cofondé l'''Electronic Frontier Foundation''. 20 ans plus tard, c'est toujours la principale organisation de défense des libertés citoyennes et des droits des consommateurs dans le cyberespace. Elle dénonce les dérives totalitaires, les abus de contrôle, les interventions dans la sphère privée et toutes les dérives de type ''Big Brother'' annoncées par Orwell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre exemples de campagnes pour le respect des netizens sur le site de l'EFF&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:EFF1.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Trolls-2.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Bug-3b.jpg|&lt;br /&gt;
Fichier:Whistle-1.jpg|&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=14707</id>
		<title>Lessig et la culture libre à l'ONU</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=14707"/>
				<updated>2014-07-25T10:28:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''société de l'information, RMS, Richard Stallman, Lawrence Lessig, culture libre, frères Wright, Creative Commons, logiciel libre.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:lessig.png|thumb]]&lt;br /&gt;
Genève, décembre 2003. Nous participons au Sommet Mondial pour la Société de l'Information (SMSI), avec des collègues des cinq continents. Il y a notamment Tanguy Nzue Obame du Forum des Amis du Net au Gabon, André Afanou du réseau des jeunes micro-entrepreneurs Internet solidaire du Togo, Marie-Jane Berchten co-fondatrice d'Ynternet.org en Suisse, Zoul le technopunk magicien du multimédia. Quelques minutes plus tôt, au terme d'une très longue file d'attente, nous avons été fouillés par des militaires. On est deux ans après le 11 septembre 2001, Le dispositif impressionne, l'obsession sécuritaire bat son plein.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une grande salle, plus de 40 chefs d’État côtoient des milliers de délégués représentant des entreprises de télécommunications ou d'informatique, des associations et d'autres gouvernements. Tous réunis pour débattre de la société de l'information. Après dix ans d'internet grand public, le temps est venu d'appréhender la gestion des savoirs comme un enjeu non plus technique, mais également social. Il ne s'agit pas seulement de tuyaux, de câbles et de machines servant à se connecter, mais aussi et surtout de comportements entre humains, facilités par les machines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'une des annexes de cette salle, toute proche, notre équipe participe à une conférence sur la culture Libre. Nous sommes là pour partager l'expérience particulière du réseau ''Cooperation.net'' en matière d'internet solidaire et participatif, notamment en Afrique et en Europe de l'Est. C'est pour nous un grand honneur et même une reconnaissance que d'être ainsi associés aux meilleurs spécialistes du secteur, bien que le monde du logiciel libre ne rassemble alors que quelques millions d'informaticiens et de visionnaires, passionnés par les enjeux propres à réconcilier science et société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présents Richard Stallman, le fondateur du mouvement du logiciel libre, et Lawrence Lessig, juriste qu'on appelle amicalement Larry. C'est l'une des voix les plus écoutées dans les débats touchant au développement mondial d'internet. Avec ses livres et ses conférences, c'est lui qui, le premier, a réussi à vulgariser les questions de propriété intellectuelle et de droits d'auteur pour sensibiliser le grand public aux enjeux de société qui en découlent. Lessig a beaucoup de présence sur scène. Tout en se référant à Richard Stallman, il développe un discours très imagé pour expliquer ces nouveaux enjeux de société. Voici une histoire extraite de l'ouvrage ''Culture libre'', qu'il préparait alors. Coïncidence, elle démarre tout juste... 100 ans plus tôt !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extrait de « ''Free Culture ''»&amp;lt;ref&amp;gt;Lawrence Lessig. [http://www.framasoft.net/article3117.html Free Culture: ''how big media uses technology and the law to lock down culture and control creativity'']. The Penguin Press, New York. 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt; de Lawrence Lessig==&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Le 17 décembre 1903, sur une plage venteuse de Caroline du Nord, en un peu moins de 100 secondes, les frères Wright démontrèrent qu’un véhicule autopropulsé plus lourd que l’air pouvait voler. À cette époque, la loi américaine stipulait que le propriétaire d’un terrain était non seulement propriétaire de la surface de son terrain, mais de tout le sous-sol, jusqu’au centre de la Terre, et de tout l’espace au-dessus, «&amp;amp;nbsp;jusqu’à l’infini&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les érudits s’étaient demandés depuis de nombreuses années comment interpréter au mieux l’idée que des droits de propriété terrestre puissent monter jusqu’aux cieux. Cela signifiait-il que vous possédiez les étoiles&amp;amp;nbsp;? Pouviez-vous poursuivre les oies en justice, pour violations de propriété volontaires et répétées&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vinrent les avions, et pour la première fois, ce principe de la loi américaine – profondément ancré dans notre tradition, et reconnu par les plus importants juristes de notre passé – prenait de l’importance. Si ma propriété s’étend jusqu’aux cieux, qu’advient-il quand un avion de United Airlines survole mon champ&amp;amp;nbsp;? Ai-je le droit de le lui interdire&amp;amp;nbsp;? Ai-je le droit de mettre en place un accord d’autorisation exclusive au profit de Delta Airlines&amp;amp;nbsp;? Pouvons-nous organiser des enchères pour déterminer la valeur de ces droits&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1945, ces questions donnèrent lieu à un procès fédéral. Quand des fermiers de Caroline du Nord, Thomas Lee et Tinie Causby, commencèrent à perdre des poulets à cause d’avions militaires volant à basse altitude (apparemment les poulets terrorisés se jetaient contre les murs du poulailler et en mouraient), ils portèrent plainte au motif que le gouvernement violait leur propriété. Bien entendu, les avions n’avaient jamais touché la surface du terrain des Causby. Mais si, comme l’avaient déclaré en leur temps Blackstone, Kent et Coke, leur terrain s’étendait «&amp;amp;nbsp;vers le haut jusqu’à l’infini&amp;amp;nbsp;», alors le gouvernement commettait une violation de propriété, et les Causby voulaient que cela cesse. La Cour reconnut que «&amp;amp;nbsp;selon l’ancienne doctrine les droits de propriété foncière s’étendent jusqu’à la périphérie de l’univers&amp;amp;nbsp;». Mais le Juge Douglas n’avait pas la patience d’écouter l’ancienne doctrine. En un simple paragraphe adressé à la Cour, il annula des centaines d’années de droit foncier&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;La doctrine n’a pas sa place dans le monde moderne. L’espace aérien est public, comme l’a déclaré le Congrès. Si ce n’était pas vrai, n’importe quel opérateur de vol transcontinentaux serait exposé à des plaintes sans nombre, pour violation de propriété. Le sens commun se révolte à cette idée. Donner raison à des revendications privées de l’espace aérien entraînerait une paralysie des lignes aériennes, compromettrait profondément leur développement et leur contrôle dans l’intérêt public, et reviendrait à privatiser un bien qui a vocation à être public ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le sens commun se révolte à cette idée »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est comme ça que la loi fonctionne en général. Pas souvent de façon aussi abrupte et impatiente, mais en définitive, c’est comme ça qu’elle fonctionne. C’était le style de Douglas de ne pas tergiverser. D’autres juges auraient noirci des pages et des pages pour arriver à la même conclusion, que Douglas fit tenir en une seule ligne&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;le sens commun se révolte à cette idée&amp;amp;nbsp;». Mais qu’elle tienne en quelques mots ou en plusieurs pages, le génie particulier d’un système de droit commun comme le nôtre est que la loi s’adapte aux technologies de son époque. Et en s’adaptant, elle change. Des idées qui un jour semblent solides comme le roc sont friables le lendemain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou du moins, c’est ainsi que les choses se passent quand il n’y a personne de puissant pour s’opposer au changement. Les Causby n’étaient que des fermiers. Et bien qu’il y eût sans doute de nombreuses personnes mécontentes comme eux de la croissance du trafic aérien (on espère quand même que peu de poulets se jetaient contre les murs), tous les Causby du monde auraient eu beaucoup de mal à s’unir et à arrêter l’idée et la technique que les frères Wright avaient fait naître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les frères Wright avaient ajouté l’avion au pot commun technologique. Le concept se répandit comme un virus dans un poulailler. Les fermiers comme Causby se trouvèrent brutalement confrontés à ce qui semblait raisonnable pour reprendre la technologie inventée par les Wright. Ils pouvaient à loisir, debout dans leurs fermes, poulets morts à la main, menacer du poing ces nouvelles technologies. Ils pouvaient alerter leurs élus, ou même aller en justice. Mais en fin de compte, la force de l’évidence – le pouvoir du bon sens – allait l’emporter. Il n’était pas possible de permettre que leur intérêt «&amp;amp;nbsp;privé&amp;amp;nbsp;» nuise à un intérêt public évident ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voici ce que Lawrence Lessig retire de cette anecdote&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'Internet a libéré une possibilité extraordinaire, celle de participer à la création et à l’élaboration d’une certaine culture, qui rayonne bien au-delà des frontières locales. Cette possibilité a changé les conditions de création et d’élaboration de la culture en général, et ce changement menace les industries établies du contenu. Ainsi, l'Internet est aux fabricants et distributeurs de contenu du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ce que la radio FM fut à la radio AM, ou ce que le camion fut au chemin de fer du XIX&amp;lt;sud&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: le début de la fin, ou du moins une transformation substantielle. Je crois qu’il était juste que le sens commun se révolte contre l’extrémisme des Causby. Je crois qu’il serait juste que le sens commun se révolte contre les revendications extrêmes faites aujourd’hui au nom de la « propriété intellectuelle&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Presque dix ans plus tard, Richard Stallman et Lawrence Lessig sont toujours des références mondiales, qui attirent des centaines de personnes à chacune de leurs conférences. Quant aux hommes politiques et aux gouvernements qui se sont succédé depuis lors, la société de l'information ne leur a pas inspiré d'interventions particulièrement marquantes. Il ne fait plus de doute, en tout cas, que la gestion des savoirs est aujourd'hui un enjeu d'ordre social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_fruits_du_libre&amp;diff=14706</id>
		<title>Les fruits du libre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_fruits_du_libre&amp;diff=14706"/>
				<updated>2014-07-25T10:23:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''success story, logiciel libre, collaboration, intelligence collective, Open data''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Les envahisseurs sont parmi nous ! Les pionniers que certains voient comme une bande d'illuminés ont diffusé leurs idées dans tous les secteurs de la société. Prenant sa source dans le domaine du logiciel, l'esprit du Libre souffle à présent aussi dans la recherche, l'éducation, la culture et même l'agriculture et la médecine. On ne parle pas là d'expérimentations marginales, de « quatre potes dans un garage », mais de projets de grande ampleur, qui concernent des millions de personnes et modifient durablement leur environnement. Incontestablement, le Libre a produit de beaux fruits, mûrs et durables, et dans lesquels chacun est invité à croquer sans limite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc une revue des plus belles ''success stories'' du Libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les logiciels==&lt;br /&gt;
Avant tout, le mouvement du Libre a été formalisé pour les logiciels, et l'adoption de ses principes a donné des logiciels largement déployés. Par exemple, n'importe quel utilisateur naviguant sur le web est, de fait, un utilisateur de logiciels libres : ces derniers sont omniprésents dans le code qui forme la colonne vertébrale d'internet. Mais le logiciel libre ne se cantonne pas à la sphère internet : tous les domaines d'application ont leurs logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Apache ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Apache.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus de 60 % des ordinateurs qui forment le web utilisent le logiciel libre Apache&amp;lt;ref&amp;gt;W3Techs. [http://w3techs.com/technologies/overview/web_server/all ''Usage of web servers for websites'']&amp;lt;/ref&amp;gt;. Autant dire que tout internaute y est confronté, même sans aucun logiciel libre sur son poste de travail, même sans connaissance des principes du Libre et, surtout, même sans être informaticien.&lt;br /&gt;
Son nom est un jeu de mots qui fait référence à son histoire, car il était à l'origine un ensemble de modifications (en anglais, des « patches », sortes de rustines logicielles) apportées à un logiciel du domaine public, HTTPd&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/NCSA_HTTPd NCSA HTTPd].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les développeurs qui en assuraient la maintenance étaient conscients qu'il s'agissait d'un serveur web créé petit à petit, en assemblant des petits morceaux, comme des patchs sur un pantalon. Passionnés de jeux de mots, ils le qualifiaient ainsi : « a patchy web server », prononcé comme « Apache web server ». Littéralement : un serveur web fait avec des patchs. Cependant, le projet a pris de l'ampleur, amélioré ses performances et étoffé ses fonctionnalités. En 1999, la création de la Fondation Apache a permis non seulement de soutenir le développement du serveur web éponyme, mais a aussi créé un cadre d'incubation de projets de développements divers. En 2013, dans toute multinationale ou département militaire d'un gouvernement, si on demande à un informaticien quel est le meilleur logiciel pour un serveur web, il y a plus de 60 % de probabilités qu'il réponde... Apache !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers le projet Apache, on peut dire sans exagérer que nous avons ''la preuve par A + B'' que la culture libre domine dans des domaines-clés tels que celui des serveurs web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Firefox ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mozilla firefox.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2013, au moins 20 %&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Parts_de_march%C3%A9_des_navigateurs_web ''Parts de marché des navigateurs web'']. Mars 2013 : 20,87 %.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Voir la [http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Countries_by_most_used_web_browser.svg ''Carte d'utilisation des navigateurs dans le monde''] sur wikimedia.org : vous y remarquerez les disparités entre les pays du Nord et ceux du Sud.&amp;lt;/ref&amp;gt; des internautes explorent le web au travers du navigateur libre Firefox ! Même s'ils ne sont pas majoritaires, ils représentent, à l'échelle mondiale, un nombre colossal d'utilisateurs de logiciels libres sur des ordinateurs personnels. Au-delà de la transparence inhérente à ces logiciels, les internautes utilisant Firefox bénéficient d'un paramétrage à dimension écologique : un greffon qui bloque les publicités intrusives est installé et activé par défaut, minimisant ainsi le temps de chargement des pages et allégeant la mémoire de l'ordinateur des informations non ''essentielles'' à la navigation sur les sites visités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== OpenOffice.org / Libre Office ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:LibreOffice logo.jpg|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec 14 % d'implantation dans les grandes entreprises en 2004, 100 millions de téléchargements dépassés depuis septembre 2009, la suite libre OpenOffice.org contribue à la diversité des suites bureautiques. OpenOffice.org regroupe un traitement de texte (Writer), un logiciel de dessin (Draw), un tableur (Calc) et un logiciel de présentation assistée par ordinateur (Impress). Le format d'échange de fichiers que lit et génère OpenOffice.org de manière optimale fait l'objet d'une normalisation : OpenDocument. Ceci lui permet d'être totalement compatible avec les autres applications qui gèrent ce format, notamment de nombreuses applications de bureautique hébergées dans le Cloud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== GNU / Linux ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gnu-linux-vs-tux.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Debian se situe en tête du classement des systèmes d'exploitation de type Linux installés sur les serveurs web, soit 9.6 % des sites web mondiaux, 33.6 % en France, 39.7 % en Allemagne&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref&amp;gt;W3Techs. [http://w3techs.com/technologies/details/os-debian/all/all Usage statistics and market share of Debian for websites].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2011, 20 % des entreprises françaises utilisent Linux sur des postes de travail&amp;lt;ref&amp;gt;Insee. [http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=tic11#s1 Enquête TIC 2011].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le Libre confirme sa percée dans les parcs informatiques et est sorti depuis longtemps du cadre confidentiel des militants et des convaincus. Même pour les utilisateurs de systèmes non libres, c'est une bonne nouvelle : l'existence d'alternatives crédibles est le gage d'une pluralité et d'une interopérabilité qui garantissent un environnement sain pour chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Android ===&lt;br /&gt;
Fin 2012, Android est le système libre utilisé par plus de 50 % des terminaux mobiles (smartphones et tablettes principalement)&amp;lt;ref&amp;gt;Gartner.com. [http://www.gartner.com/newsroom/id/2237315 www.gartner.com. Gartner says Annual Smartphone Sales Surpassed Sales of Feature Phones for the First Time in 2013].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce système repose sur une base Linux (quasiment dépourvu de l'environnement GNU) et dispose d'une licence open source&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://source.android.com/source/licenses.html The Android Open Source Project].&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est une victoire du logiciel libre mais cependant les libertés des utilisateurs restent menacées par ailleurs : des logiciels non libres installés par défaut sur Android réduisent les libertés, et des éléments logiciels espionnent leurs agissements. Cela démontre une fois de plus que la liberté peut s'appuyer sur un outil technique, comme le droit, mais ne s'y cantonne pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'éducation ==&lt;br /&gt;
Les fruits du Libre se sont étendus bien au-delà de la seule sphère informatique. Et c'est sans doute le domaine de l'éducation et de la diffusion des savoirs qui pouvait être le plus réceptif à les accueillir. Car la mission de partage de la connaissance, propre au monde éducatif, est dans la continuité des pratiques de partage du code qui caractérisent les communautés du logiciel libre. Pourtant, une fois n'est pas coutume, cette communauté d'esprit n'a pas été correctement identifiée dans l'immédiat au sein des institutions d'enseignement et d'éducation. Comme souvent, ce sont des acteurs totalement extérieurs qui vont révolutionner le domaine en créant une initiative majeure, directement héritée des objectifs et des méthodes qui sont propres au logiciel libre, mais appliquée à un domaine très différent : l'encyclopédie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Wikipedia ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikimedia.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1,3 millions'''. C'est le nombre de notices publiées dans la Wikipédia francophone en avril 2013. Aujourd'hui, Wikipédia francophone, c'est aussi 482 940 contributeurs actifs (enregistrés et contribuant), 44 versions linguistiques (langue comportant plus de 100 000 articles), plusieurs millions d'éditions (modifications d'articles) par jour. Wikipédia est emblématique de l'application des principes du logiciel libre hors de l'informatique : présence d'une communauté de contributeurs volontaires et bénévoles, accès ouvert aux contenus et libre réappropriation. Et le succès est au rendez-vous car, malgré de nombreuses critiques et tentatives de décrédibilisation, Wikipédia est un des sites les plus fréquentés au monde &amp;lt;ref&amp;gt;Alexa.com. [http://www.alexa.com/topsites ''The top 500 sites on the web''].&amp;lt;/ref&amp;gt; et auquel tout le monde se réfère. On se focalise souvent sur Wikipédia, mais il faut savoir que la fondation Wikimedia abrite d'autres projets d'importance qui ne déméritent pas du vaisseau-amiral qu'est la célèbre encyclopédie libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Wiktionnaire par exemple est un dictionnaire en ligne, riche de 2.3 millions de définitions en français (avril 2013) et en plusieurs langues (30 ont plus de 100 000 définitions en avril 2013).&lt;br /&gt;
WikiSource est un équivalent du projet Gutenberg. Plus d'un million de livres francophones, issus du domaine public ou sous licence libre, sont proposés en libre accès et peuvent être librement réutilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne pourrait terminer ce petit tour d'horizon des différents projets de la fondation Wikimédia sans évoquer Wikimedia Commons, le grand entrepôt de médias de la fondation. C'est de Wikimedia Commons que proviennent en particulier toutes les images qui illustrent les notices de Wikipedia. Mais saviez-vous que vous pouviez réutiliser librement chacune de ses illustrations, car elles sont diffusées sous licence libre ? Et comme il existe au moins une notice Wikipédia sur à peu près tous les sujets imaginables, cela donne une idée de l'ampleur du projet qui constitue une des plus importantes bases de données de médias au monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== MIT OpenCourseware ===&lt;br /&gt;
Le ''MIT OpenCourseWare (MIT OCW)'' est une initiative de l'Institut des Technologies du Massachusetts (MIT) qui propose en ligne du matériel pédagogique de premier et deuxième cycles, en usage libre et donc librement accessibles à tous. Le MIT OpenCourseWare est une proposition éducative à grande échelle, basée sur le web et sur la publication de matériels de cours du MIT. Le projet, mis en place en octobre 2002, utilise la licence Creative Commons ''Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage de licence Initiales à l'Identique''. Le programme a été soutenu financièrement par plusieurs fondations. Il vit aussi désormais grâce à de nombreux dons. En novembre 2011, plus de 2 080 cours étaient disponibles en ligne. Si quelques-uns d'entre eux se limitent à des listes de lecture chronologiques et à des sujets de discussion, une majorité se compose de devoirs, de sujets d'examens (souvent avec des solutions) et de cours complets. Certains cours proposent également des démonstrations interactives sur le web, de manuels complets rédigés par des professeurs du MIT et des vidéo conférences en streaming. L'initiative est une source d'inspiration pour beaucoup d'autres institutions et s'inscrit dans un mouvement plus large dénommé ''OpenCourseWare''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sciences==&lt;br /&gt;
=== Publications scientifiques ===&lt;br /&gt;
On l'a dit, c'est dans les départements informatiques des universités que sont nés la plupart des logiciels libres. Pas étonnant dès lors que  les scientifiques aient très vite compris l'intérêt d'en appliquer les  principes à leurs propres travaux : jusqu'à présent, les résultats de la  recherche sont publiés dans des revues dont l'achat est très coûteux. Résultat, seul un petit nombre de personnes, en général dans les universités riches des pays riches, ont accès à ces publications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le début des années 90, un nombre croissant de chercheurs a fait le choix de rendre publics leurs articles en les déposant sur des serveurs web en libre accès. On appelle cela des « archives ouvertes ». Créé par le  physicien Paul Ginsparg, le serveur « ArXiv »&amp;lt;ref&amp;gt;http://arxiv.org&amp;lt;/ref&amp;gt; est la plus connue des bases archives ouvertes. Elle donne un accès complètement libre à plus de 820 179  articles essentiellement dans les domaines de la physique, des  mathématiques et de l'informatique. Depuis, les archives ouvertes se sont multipliées dans le monde et certains organismes de recherche rendent obligatoire la diffusion en libre accès des publications issus des recherches qu'ils financent. C'est le cas de l'Université de Liège en Belgique ou du NIH aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arts et patrimoine ==&lt;br /&gt;
En 2011, plus de 500 millions d’œuvres ont été diffusées sous licence Creative Commons&amp;lt;ref&amp;gt;Creative Commons. [http://creativecommons.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/12/cc_630.jpeg Infographie ''Creative Commons, 10 ans de partage''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Culture et liberté : comment ne pas les penser ensemble ? D'ailleurs, cet esprit de liberté est aussi ancien que la culture elle-même : au XVIIIe siècle, lorsqu'on a commencé à codifier le droit d'auteur, on l'a toujours limité en étendue et dans le temps. Il s'agissait déjà de protéger le « domaine public », c'est-à-dire la capacité pour l'ensemble d'une société de profiter, de se réapproprier, de faire fructifier la création. Aujourd'hui, cet équilibre entre une juste protection des intérêts des auteurs et un principe légitime de préservation du domaine public est rompu. L'extension démesurée de la durée du droit d'auteur mais aussi de son application conduit un certain nombre d'acteurs à prendre les devants et à diffuser librement des collections entières d'œuvres culturelles. À commencer par les institutions culturelles elles-mêmes, bibliothèques et musées, fidèles à leur mission première de diffusion de la culture pour tous, y compris dans le numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Flickr Commons ===&lt;br /&gt;
Flickr est une des nombreuses plateformes qui permet à chacun de partager ses photos personnelles avec ses amis, ses proches, mais aussi le reste de la planète ! Déjà plus de 250 millions de photos produites par des centaines de milliers d'utilisateurs individuels sont déjà diffusées sous licence Creative Commons sur cette plateforme&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.flickr.com/creativecommons/ les photos sur Flickr.com sous licences Creative Commons].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce qu'on sait moins, c'est que des bibliothèques et des musées du monde entier y déversent une part importante de leurs collections numériques selon les mêmes conditions, ou, encore mieux, directement dans le domaine public. Sur Flickr Commons - c'est le nom du projet, plus de 50 institutions culturelles proposent en effet près de 200 000 œuvres numérisées. Et les plus grandes institutions y sont déjà représentées, comme la Bibliothèque du Congrès à Washington, la NASA, La Bibliothèque Royale du Danemark ou même la Bibliothèque Municipale de Toulouse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Projet Gutenberg ===&lt;br /&gt;
42 000 livres numériques libres sont mis en ligne sur le site du projet Gutenberg&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le [http://www.gutenberg.org/wiki/FR_Principal ''projet Gutenberg''] sur gutenberg.org.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Projet Gutenberg offre plus de 36 000 livres électroniques gratuits à télécharger sur votre ordinateur ou périphérique mobile. Choisissez entre les formats ePub, Kindle, HTML et texte simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il propose des livres électroniques qui ont été précédemment publiés par des éditeurs de confiance. Ils sont numérisés et approuvés avec l'aide de milliers de bénévoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Internet Archive ===&lt;br /&gt;
C'est en 1996 que Brewster Kahle, créateur du moteur de recherche Alexa, décide de prendre une initiative majeure en matière d'archivage des contenus diffusés sur internet. C'est en effet la pire des plaies du Réseau qui frappe la plupart de ces contenus : leur volatilité qui les rend indisponibles très rapidement après leur diffusion. Qui n'a jamais eu l'expérience de la fameuse erreur 404 « document non trouvé » ? Brewster Kahle décide de créer ''Internet Archive'' pour contribuer à la résolution du problème. Ce sera une fondation à but non lucratif qui d'un côté archivera de manière automatique le plus grand nombre de sites web déjà disponibles sur internet (en 1996, leur nombre était encore limité), mais surtout offrira à tout producteur de contenus de diffuser gratuitement ses matériaux par l'intermédiaire de ses serveurs, avec toutes les garanties possibles de pérennité. Aujourd'hui, c'est plus de 67 millions de sites web en 37 langues, 500 000 films, 1 million d'enregistrements audio, 3 millions de livres, 36 000 logiciels, qui sont diffusés par Internet Archive, toutes ces collections étant dans le domaine public ou sous licence Creative Commons&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le [http://archive.org/about/ ''projet Internet Archive'']&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Musées, œuvres d'art, etc. ===&lt;br /&gt;
Depuis mars 2012, la National Gallery of Art (NGA) de Washington a mis en place une politique de libre accès qui permet aux visiteurs en ligne de télécharger des images en haute résolution de ses collections relevant du domaine public : 22 988 images début 2013. Ces images sont disponibles pour tous les usages. La NGA rejoint ainsi le Walters Art Museum et l’Université de Yale. Selon la NGA, un des objectif est d’éliminer le recours à des images de mauvaises qualité qui dénaturent les oeuvres.&lt;br /&gt;
La NGA&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [https://images.nga.gov/en/page/show_home_page.html images.nga.gov''].&amp;lt;/ref&amp;gt; espère ainsi proposer 45'000 images en téléchargement&amp;lt;ref&amp;gt;Open Data &amp;amp; Musées. [http://museesopendata.wordpress.com/2013/01/18/keep-it-free-national-gallery-of-art-us-creates-open-access-policy-openglam/ ''Keep it free : National Gallery of Art (US) creates open access policy''].&amp;lt;/ref&amp;gt;  d'ici 2014. La [http://www.loc.gov/index.html bibliothèque du congrès des Etats-Unis] met également en ligne un très grand nombre de ressources du patrimoine américain : pas moins de 5 millions de documents appartenant au domaine public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9mergence_du_copyleft_et_des_licences_libres&amp;diff=14698</id>
		<title>L'émergence du copyleft et des licences libres</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9mergence_du_copyleft_et_des_licences_libres&amp;diff=14698"/>
				<updated>2014-07-25T09:44:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''éthique, compatibilité, eCulture, Copyleft, logiciel libre, cyberculture, partage du savoir, libre de droits''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
« Tous droits réservés », « marque déposée », « brevet », « copie ou reproduction réservée à un usage strictement privé »... Dès que nous parlons « culture », nous sommes ramenés à la notion de propriété, en l'occurrence intellectuelle. &lt;br /&gt;
Or, pour le courant de la culture Libre, les idées appartiennent à tous, un peu comme l'air et l'eau, nos besoins fondamentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poème '''Rien n'est à nous''' &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Tu dis : « Cette pensée est à moi. » Non mon frère,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Elle est en toi, rien n’est à nous.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Tous l’ont eue ou l’auront. Ravisseur téméraire,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Au domaine commun bien loin de la soustraire,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Rend-la comme un dépôt : Partager est si doux !''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), écrivain et philosophe suisse romand&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La culture Libre, bien au-delà du logiciel ==&lt;br /&gt;
1984 : Richard M. Stallman, alias RMS, commence à formaliser la première licence logicielle libre qui encadre juridiquement son projet de système d'exploitation libre : projet GNU. Depuis, la philosophie du Libre s'est étendue progressivement à tous les domaines de société : art, éducation, recherche scientifique (savoirs libres, Open Science...),  production industrielle et mécanique (Open Hardware). Elle est même devenue un mouvement à part entière, la ''culture Libre''. Elle promeut la liberté de distribuer et de modifier des œuvres de l'esprit sous la forme d'œuvres libres par l'utilisation d'internet ou d'autres formes de médias. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mémoire, l'adjectif « Libre » implique, dans ce cadre, quatre libertés fondamentales telles que définies par la Fondation pour le Logiciel Libre (Free Software Foundation, FSF). Progressivement, l'adoption des libertés fondamentales s'est répandue au-delà du seul logiciel, notamment :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- images libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- documentations pédagogiques libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- films libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- plans d'architecture libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- cartographie libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- robotique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- musique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- recherche scientifique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- plans de fabrication de machines agricoles libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- presse libre et participative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet Open Source Ecology est un bon exemple de l'application de la philosophie du Libre au-delà du logiciel. OpenSourceEcology crée et diffuse des plans pour la construction de cinquante « machines de base » pour créer, voire ''réinitialiser'' une civilisation &amp;lt;ref&amp;gt;Framablog. [http://www.framablog.org/index.php/post/2012/09/17/open-source-ecology-marcin-jakubowski ''Rebootons la civilisation avec Marcin Jakubowski d'Open Source Ecology''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce projet est dédié à l’élaboration conjointe de technologies reproductibles, Open Source et modernes pour des communautés villageoises résilientes (c'est-à-dire engagées dans le sevrage pétrochimique, à travers une transition technologique...). Le projet se décrit ainsi : ''« En utilisant à la fois la permaculture et les ateliers de conception numérique pour la satisfaction des besoins de base, selon une méthodologie Open Source favorisant la reproduction à bas coût de l’ensemble des opérations, nous souhaitons aider chaque personne qui le désire à dépasser le stade de la survie et à évoluer vers la liberté. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Copyleft attitude==&lt;br /&gt;
[[Fichier:512px-Copyleft.png|thumb|Copyleft]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture du copyleft, également appelée culture Libre, est née du monde des logiciels sous l'impulsion de RMS et de très nombreux contributeurs qui avaient un point commun&amp;amp;nbsp;: leur sens du bien commun. L'expression « logiciel libre » fait référence à la liberté et non au prix. Pour comprendre le concept, il faut penser à la «&amp;amp;nbsp;liberté d'expression&amp;amp;nbsp;», non à «&amp;amp;nbsp;l'entrée libre&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspiré par cette manière innovante d'envisager le traitement des créations, d'autres initiatives ont progressivement fait sortir le Copyleft du seul monde des logiciels. L'une des premières fut le mouvement Copyleft Attitude, coanimé par Antoine Moreau, qui a lancé la licence d'Art Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licences libres&amp;amp;nbsp;: un outil pour faire évoluer le copyright'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès leur apparition au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, copyright et droit d'auteur ont été la cible de vives critiques. Elles n'ont cessé de s'intensifier avec le développement des technologies facilitant la copie et le partage d'informations. Certaines personnes voient les licences libres comme un moyen d'abolir la notion-même de propriété intellectuelle. Mais l’objectif recherché est surtout d’encourager de manière simple et licite la circulation des œuvres, l’échange et la créativité. ''''''Les ''Creative Commons ''s’adressent ainsi aux auteurs qui préfèrent partager leur travail et enrichir le patrimoine commun (les ''Commons'') de la culture et de l'information accessible librement. L'œuvre peut ainsi évoluer tout au long de sa diffusion.'''''' &lt;br /&gt;
En revanche, les personnes souhaitant autoriser la communication de leur œuvre uniquement contre une rémunération devront retenir le système général du droit d’auteur et non des licences libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les deux grandes familles de licences ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Caractéristiques de la licence &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt « partage » (Libre, Open Source, non exclusive)&lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt « exclusive » (limitative, privative, propriétaire) &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche affirmée, les termes et licences les plus reconnus dans cette famille &lt;br /&gt;
| GPL, GFDL, ArtLibre, CreativeCommons BY-ShareAlike (alias CC-BY-SA), autres (Cf. FSF&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html ''Liste de licences libres''] sur gnu.org.&amp;lt;/ref&amp;gt; ou OSI&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.opensource.org/licenses/ ''Liste de licences reconnues par l'Open Source Initiative''] sur opensource.org.&amp;lt;/ref&amp;gt;), domaine public&lt;br /&gt;
| Tous droits réservés, avertissement que les copieurs seront poursuivis, brevets... &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche ''réservée'' &lt;br /&gt;
| Licence Creative Commons avec la clause Non Commerciale, Open Source  &lt;br /&gt;
| Autorisation de reproduction possible au cas par cas, nous contacter. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mention inconsciente &lt;br /&gt;
| « Tous usages autorisés » (risque de réappropriation) &lt;br /&gt;
| Aucune mention de copyright ni d'auteur pour des photos, images, films...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Zoom sur les licences Creative Commons ==&lt;br /&gt;
Lawrence Lessig a co-créé le mouvement Creative Commons et la fondation qui l'anime en 2001. Dix ans plus tard, cette famille de licences rassemble plusieurs centaines de millions d'œuvres. Leurs auteurs sont des artistes du monde entier, des employés de l'administration publique qui produisent des modes d'emploi, des volontaires sur Wikipédia... La fondation Creative Commons a pour symbole général « CC ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement Creative Commons propose des contrats-types d’offre de mise à disposition d’œuvres en ligne ou hors-ligne (rien ne vous empêche de créer un CD ou un livre sous une licence Creative Commons). Inspirés par les licences de logiciels libres, ces textes facilitent l’utilisation et la réutilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites internet...). Au lieu de soumettre toute exploitation des œuvres à l’autorisation préalable des titulaires de droits, les licences ''Creative Commons ''permettent à l’auteur d’autoriser à l’avance certaines utilisations selon des conditions exprimées par lui et d’en informer le public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les licences Creative Commons &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Creative_commons ''Creative Commons''].&amp;lt;/ref&amp;gt; ont été créées en partant du principe que la propriété intellectuelle était fondamentalement différente de la propriété physique, et du constat selon lequel les lois actuelles sur le copyright étaient un frein à la diffusion de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur but est de fournir un outil juridique qui garantit à la fois la protection des droits de l'auteur d'une œuvre artistique et la libre circulation du contenu culturel de cette œuvre, ceci afin de permettre aux auteurs de contribuer à un patrimoine d'œuvres accessibles dans le « domaine public » (notion prise au sens large).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les licences ''Creative Commons'' donnent le droit d'utiliser, de copier et redistribuer une création. Elles proposent différentes déclinaisons telles qu'autoriser ou interdire l'utilisation de l'œuvre dans un cadre commercial (option «&amp;amp;nbsp;non commercial&amp;amp;nbsp;»), ainsi qu'autoriser ou interdire la modification d'une copie de la création (option «&amp;amp;nbsp;pas de modification&amp;amp;nbsp;»). Toutes les déclinaisons ont en commun l'attribut «&amp;amp;nbsp;Paternité&amp;amp;nbsp;» qui oblige à citer le nom de l'auteur de la création originale. Par exemple, pour la co-création encyclopédique ''Wikipedia'', la mention exacte est&amp;amp;nbsp;: «''Droit d'auteur&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Les textes sont disponibles sous licence Creative Commons - Paternité - Partage à l’identique; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|+ align=center |Licences Creative Commons&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Désignation complète du contrat&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Terme abrégé désignant la licence&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Type de licence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité  &lt;br /&gt;
| CC-'''BY''' &lt;br /&gt;
|Licence libre non copyleft&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Partage des conditions initiales à l'identique || CC-'''BY-SA''' &lt;br /&gt;
| Licence libre copyleft&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas de modification || CC-'''BY-ND'''  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale || CC-'''BY-NC''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale&amp;lt;br /&amp;gt;Partage des conditions initiales à l'identique || CC-'''BY-NC-SA''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale&amp;lt;br /&amp;gt;Pas de modification || CC-'''BY-NC-ND''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;7&amp;quot; | '''Paternité''' [BY] (''Attribution'') : l'œuvre peut être librement utilisée, à la condition de l'attribuer à l'auteur en citant son nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pas d'utilisation commerciale''' [NC] (''Noncommercial'') : le titulaire de droits peut autoriser tous les types d’utilisation ou au contraire restreindre aux utilisations non commerciales (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pas de modification''' [ND] (''NoDerivs'') : le titulaire de droits peut continuer à réserver la faculté de réaliser des œuvres de type dérivées ou au contraire autoriser à l'avance les modifications, traductions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Partage des conditions initiales à l'identique''' [SA] (''ShareAlike'') : le titulaire des droits peut autoriser à l'avance les modifications ; peut se superposer l'obligation (SA) pour les œuvres dites dérivées d'être proposées au public avec les mêmes libertés (sous les mêmes options Creative Commons) que l'œuvre originale.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Accord de «non-prolifération» des licences'''&lt;br /&gt;
On parle généralement de traité de non-prolifération pour l'arsenal nucléaire. Mais sur internet où ne règnent que des informations, le terme est aussi utilisé&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://en.wikipedia.org/wiki/License_proliferation ''License proliferation'']; Joi Ito. [http://joi.ito.com/weblog/2010/07/27/the-issue-of-li.html ''The issue of license proliferation'']. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la découverte de la possibilité de créer sa propre licence, on a assisté au tournant du deuxième millénaire à une flambée du nombre de licences. Parmi elles, signalons GPL (GNU General Public License), Art Libre, Creative Commons, FreeBSD, etc. Elles découlent d'un mouvement tellement développé et apprécié qu’il existe un nombre incroyable de licences dites « Libre » ou « Open Source ». De la plus connue, la GPL (qui s'appuie sur les quatre libertés fondamentales de la culture Libre), à la plus folle, la PizzaGPL (« tu me files une pizza, je te file mon contenu »). Ceci a poussé les ténors de la culture Libre à s'unir pour lancer une campagne de non-prolifération des licences...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur but : éviter de perdre les utilisateurs dans la jungle des termes d'usage d'une œuvre et leur permettre de s'y retrouver avec des licences valides juridiquement, principalement celles permettant le partage et évitant l'exclusivité d'usage qui limite la créativité et l'innovation. C'est notamment cette campagne de non-prolifération qui a donné une certaine force aux divers projets de la culture Libre. En 2013, un nombre assez stable et limité de licences libres sont utilisées par des millions d'auteurs pour des milliards d’œuvres logicielles, photos, vidéos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sans licence, la diffusion de l'œuvre est compromise ==&lt;br /&gt;
Les productions artisanales, d'amateurs ou de petites entreprises, sont bien souvent sans mention de licence. Ceci signifie qu'elles sont légalement non libres. Comme cette belle recette du chausson aux pommes trouvée sur un site web de gourmets mais sans mention de la licence. Selon la loi, on ne peut pas la copier pour l'envoyer à sa cousine, même si on ne risque pas grand-chose. Et cette fameuse charte éthique d'une école trouvée sur un site web pédagogique, si bien rédigée qu'on pourrait la copier pour la donner à tous les élèves et à tous les parents&amp;amp;nbsp;? S'il n'y a pas de mention explicite que l'œuvre est sous licence libre, celui qui copie la charte éthique de l'école pour l'adapter à son collège, là-bas, dans la brousse africaine, commet un acte ''illégal''. Il prend le risque d'être poursuivi par l'auteur et puni par la loi. Étant donné le contexte très encadré du copyright, beaucoup de personnes feront preuve de prudence. C'est-à-dire qu'elles ne prendront tout simplement pas le risque de partager l'œuvre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, si on veut fluidifier les échanges d'informations, on prendra soin de décrire les termes de l'exercice du copyright. On les inscrira précisément dans un document nommé «&amp;amp;nbsp;LICENCE&amp;amp;nbsp;». Chacun peut choisir des termes spécifiques et fonder sa propre licence, mais c'est un long travail qui doit être vérifié par des juristes spécialisés qui vous diront s'ils respectent les conventions en la matière. Si ce n'est pas le cas, une licence «&amp;amp;nbsp;fait-maison&amp;amp;nbsp;» pourra être reconnue comme nulle. De plus, cette licence aux conditions inédites étant très peu répandue, peu de créateurs l'utiliseront. Cela prend en effet du temps d'étudier précisément les termes de chaque licence au cas où l'on voudrait réutiliser les créations qu'elle protège. Et songez au casse-tête pour quelqu'un voulant intégrer à une création des contenus provenant de cinquante créateurs ayant chacun fait leur propre licence&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, les ''licences libres'' peuvent être utilisées pour toutes les créations relevant du droit d'auteurs. Elles apportent de nombreuses possibilités, à commencer par le droit d'officialiser le partage de ses œuvres, dans des conditions plus ou moins restrictives, mais néanmoins standardisées intelligemment, en vue de l'intérêt général. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concrètement, si vous voyez une œuvre avec l'une des mentions suivantes, vous pouvez alors librement (c'est-à-dire que vous êtes libre de le faire ou non&amp;amp;nbsp;!) utiliser, copier, redistribuer, modifier (une copie de) l'œuvre&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Copyleft (+ année) + nom de l'auteur »&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* « Copyright (+ année) + nom auteur + sous licence Art Libre »&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* « Copyright (+ année) cette œuvre est libre ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Libre, c'est comme libre de droits ?'''&lt;br /&gt;
Attention, il est fréquent qu'on confonde, à tort, les notions de ''création sous licence libre'' et ''création libre de droits''. Les licences libres ont été décrites dans cet article. Par contre, ''libre de droits'' fait référence au ''domaine public'', c'est-à-dire aux créations qui ne sont pas (ou  plus) couvertes par le droit d'auteur. Au bout d'un certain temps, variable selon les pays et les types de créations, généralement plusieurs dizaines d'années, les créations de l'esprit sortent du champ d'application du droit d'auteur classique. Elles sont alors utilisables (copiables, modifiables, réutilisables) sans autorisation explicite, parfois même sans citation de l'auteur original. C'est le ''domaine public'' ou la sphère des créations ''libres de droits''. La grande différence avec les licences libres, c'est que ces dernières sont un choix délibéré des auteurs et que leur ''paternité'' reste acquise, c'est-à-dire qu'il faudra conserver les mentions de copyright (ou droit d'auteur) associées à la création, ce qui n'est pas indispensable pour des créations ''libres de droits''.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Et les banques d'images libres de droits&amp;amp;nbsp;?===&lt;br /&gt;
Il existe, notamment sur internet, des banques d'images dites ''libres de droits''. Le terme est utilisé ici de manière abusive, car il laisse croire qu'il n'y a plus aucun droit d'auteur sur ces créations, ce qui est faux. Les banques d'images ou photos libres de droits regroupent des créations qu'il suffit d'acheter une seule fois pour en faire des usages multiples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Habituellement, si on acquiert le droit de publier une image pour l'édition de janvier 2011 d'un périodique, on ne peut pas pour autant ré-utiliser cette même image pour la placer sur son site web ni la mettre dans une édition ultérieure. Il faudrait refaire la demande et souvent re-passer à la caisse. Pour les banques d'images libres de droits, vous obtenez le droit d'utilisations multiples de la même image et c'est pour cela que ces collections se sont auto-proclamées libres de droits, tout en n'étant ni libres, ni dans le domaine public, ni gratuites. Pas facile de s'y retrouver, il faut l'avouer...  À ne pas confondre donc, avec les bibliothèques d'images sous licence libre, comme Wikicommons, qui permettent de connaître l'auteur, de le mentionner, et de diffuser l'œuvre sans les restrictions imposées par les banques d'images citées ci-dessus, mais aux conditions posées par l'auteur lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion ==&lt;br /&gt;
Nous sommes tous en train de passer du statut de simples utilisateurs-consommateurs de créations à celui de producteurs. Nous le répétons donc à tous les producteurs (actuels ou en devenir)&amp;amp;nbsp;: sans mention explicite, c'est la simple consultation qui va être autorisée, ce qui est dommage car c'est un frein à la fluidité intrinsèque des échanges d'idées, de modes d'emploi et de faits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous conseillons donc de&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Garder sous droit d'auteur simple (usage exclusif) les créations que vous ne souhaitez pas diffuser, ou ne diffuser que dans un cadre très restreint comme des photos de familles, par exemple. Pour cela, rien à faire de spécial, si ce n'est penser à indiquer que ''vous'' êtes détenteur des droits relatifs à ces créations (avec vos coordonnées pour être contacté-e au cas où...). &lt;br /&gt;
# Pour les créations qui auraient un intérêt – même modeste – pour d'autres, mentionner explicitement une licence libre. Les deux licences libres les plus connues, utilisées et recommandées par les ténors du sujet&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
* La licence [http://artlibre.org ''Art Libre''], (c'est celle qui régit cet ouvrage). Malgré son nom, elle est aussi applicable à bien des domaines non artistiques au sens classique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La licence ''Creative Commons BY-SA&amp;amp;nbsp;'': les termes sont exprimés différemment mais disent à peu près la même chose que la licence ''Art Libre''. Par exemple, c'est la licence utilisée sur ''Wikipedia''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis'''&lt;br /&gt;
Cas concret&amp;amp;nbsp;: ce livre est plein d'images sous licences libres. Si par malheur un auteur nous écrivait (à l'adresse info@ynternet.org) pour nous dire que nous n'avons pas respecté sa licence et que nous avons, à son avis, utilisé une de ses images sans autorisation. Nous lui présenterions nos sincères excuses, et nous l'informerions que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cela nous a échappé (nous sommes effectivement une petite dizaine à avoir assemblé les images et les textes)&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous n'avons pas généré de bénéfices, ce qui est vrai et prouvable, le livre est réalisé sous l'égide de la fondation Ynternet.org, à but non lucratif. Cet ouvrage est vendu sans marge bénéficiaire et nos comptes sont disponibles s'il y a litige&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous retirons immédiatement l'image incriminée, à moins que vous nous autorisiez expressément à la distribuer dès maintenant en la mettant sous licence Art Libre, afin qu'elle ait la même licence que les autres contenus de l'ouvrage&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Nous publions volontiers une note explicative en présentant nos excuses sur notre site web&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous proposons, si nécessaire, un dédommagement à la hauteur du dommage subi.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les reconnaître ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:512px-Copyleft.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licence Art Libre'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Conseillée pour l'art, la science, la pédagogie.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La plus simple des licences libres hors du logiciel.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Peu connue, compatible avec la CC-BY-SA (même intention et validité juridique, autres formulations).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:creative_commons_logo.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Creative Commons (BY, BY-SA, BY-NC-SA, BY-ND, BY-NC-ND)'''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus connues des licences de libre diffusion, largement répandues mais ne sont pas toutes ''libres'' (clauses Non-Commercial et Non-Derivatives en l'occurrence). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:EMERGENCE_DU_COPYLEFT_LA GFDL.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GFDL'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Très bien pour les modes d'emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Imageslicencegnu.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GPL'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La plus répandue des licences libres pour les logiciels. Le symbole de la culture Libre, par lequel tout a commencé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_libre ''Culture libre''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Propri%C3%A9taire,_Libre_et_Open_Source&amp;diff=14697</id>
		<title>Propriétaire, Libre et Open Source</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Propri%C3%A9taire,_Libre_et_Open_Source&amp;diff=14697"/>
				<updated>2014-07-25T09:18:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Libre, culture Libre, Open Source, gratuit, exclusivité, propriété intellectuelle, accès au code, les quatre libertés fondamentales, libération des données, choix politique. '' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Pour bien comprendre ''qui contrôle quoi'' dans la circulation de l'information, sous quelque forme que ce soit, il faut connaître la différence entre ''libre'',''ouvert'' et ''exclusif'' (ou ''propriétaire''). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Open Source'', cette expression est de plus en plus utilisée pour décrire les nouveaux modes d'innovation informatique, technologique et économique. On l'emploie désormais à toutes les sauces, parfois de manière abusive. Quelle est donc la différence avec le terme ''Libre'', tel qu'employé dans l'expression ''logiciel libre'' ou ''culture Libre'' ? Cette différence est à l'origine d'un désaccord qui oppose les partisans de l’Open Source et ceux du logiciel libre depuis la fin des années 90. Comment ces deux cultures viennent-elles bousculer le modèle dominant : la culture de l'exclusivité ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour sur ces notions fondamentales, au cœur de l'eCulture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La culture de l'exclusivité ==&lt;br /&gt;
Dans l'industrie de l'édition ou celle du show-business, les auteurs cèdent leurs droits de diffusion à des producteurs et/ou éditeurs, qui les monnayent auprès des distributeurs. Vous avez déjà eu vent de ces chiffres impressionnants : un milliard de recettes pour le dernier film hollywoodien qui vient de sortir, 300 euros la place pour assister au concert de la superstar qui fait sa réapparition après sa cure de désintox'. Mais attention, interdit de prendre des photos ou de les partager, c'est du vol ! L'avertissement le dit bien au début du film : ''vous n'iriez pas braquer une banque, alors pourquoi copier un DVD ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le showbiz concentre les intérêts privés dans un nombre restreint de producteurs et d'actionnaires. C'est le modèle dominant, qui sert les intérêts de ''majors'', une poignée de grands groupes dont les bénéfices reposent sur les contrats d’exclusivité. Leur mode de fonctionnement : faire signer aux créateurs, auteurs ou artistes un contrat promettant le jackpot à ceux dont les œuvres seront les plus commercialisées via les canaux de distribution, tenus par ces mêmes majors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exclusivité protège l'auteur, mais le prive aussi de la possibilité de faire jouer la concurrence en utilisant plusieurs moyens de diffusion. Mais les limites artificielles imposées par les producteurs/éditeurs entrent aujourd'hui en collision avec les nouvelles fonctionnalités numériques (utiliser, copier, distribuer et modifier une œuvre en quelques clics).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique permettent l'émergence d'une culture du ''libre partage'', basée sur un autre type de contrat pour régir l'usage des œuvres. Ces nouveaux termes sont encore peu connus, bien que pratiqués depuis les années 90. On les appelle les licences ''libres'' et les licences ''Open Source'', chacune proposant quelques nuances. Elles s'appliquent à toute création, de la plus avant-gardiste jusqu'au mode d'emploi le plus habituel et austère. Elles commencent à remporter une large adhésion, notamment à travers les licences dites « Creative Commons » utilisées sur Wikipédia et ailleurs, par des millions de créatifs dans tous les domaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouveaux codes détricotent le modèle dominant de cession exclusive des droits d'auteur. Alors que la culture de l'exclusivité interdit aux auteurs la possibilité de diversifier les modes de production et de diffusion qui leur permettraient de se confronter à tout moment au public, le modèle émergent ne conserve qu'une seule obligation incontournable : la mention de la paternité de l'œuvre par ses nouveaux adoptants (ou utilisateurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec internet, le modèle exclusif s'érode. Notamment parce que les limites entre producteurs et consommateurs s’estompent, chacun pouvant désormais passer d'un rôle à l'autre avec fluidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les artistes eux-mêmes sont de moins en moins satisfaits du modèle dominant : combien d’entre eux se plaignent de leur maison d'édition, qui les tient en otage, soit en ne reversant pas les droits, soit en les empêchant de distribuer leurs œuvres par leurs propres canaux ? Une fois dans le système, ils ne peuvent même plus choisir de faire don de leurs créations (une chanson, un film ou une illustration dont ils sont pourtant les auteurs) en vue de soutenir un événement, une cause ou tout simplement pour asseoir leur notoriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==À l'origine était le logiciel « Libre »==&lt;br /&gt;
Comme presque toujours dans la culture numérique, c'est dans le vivier des spécialistes de l'informatique que les nouveaux concepts émergent, s'affinent, se pratiquent puis se distinguent progressivement les uns des autres. Un bref rappel historique permet de comprendre que la culture de l'exclusivité n'existait pas au départ dans le monde du logiciel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'époque des premiers ordinateurs, le matériel constituait la première source de revenus des fabricants d'équipement informatique, le logiciel n'étant qu'un moyen d'en faciliter la vente. L'accès au code source, l'information essentielle, était normal, car nul n'achetait un ordinateur sans disposer d'une équipe de programmeurs capables de le modifier à loisir pour l'adapter aux besoins spécifiques de leur organisation. Les milieux professionnels et universitaires s'échangeaient volontiers logiciels et codes sources, et les constructeurs les leur cédaient sans contrepartie, et sans même prendre garde aux termes selon lesquels ils le faisaient. Cependant, les lois antitrust finirent par leur interdire ces pratiques afin de permettre l'exercice d'une concurrence dans ce domaine&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_logiciel_libre ''Histoire du logiciel libre''].&amp;lt;/ref&amp;gt; : l'industrie du logiciel était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début des années 70, les constructeurs commencèrent alors à facturer séparément leurs logiciels ; en 15 ans, l'avènement de la micro-informatique généralisa ce modèle et donna un essor à de nouveaux acteurs, les éditeurs de logiciels, qui s'orientèrent vers la vente de licences d'utilisation. Un exemple souvent cité pour illustrer ce tournant est la lettre ouverte de Bill Gates aux hobbyistes&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/An_Open_Letter_to_Hobbyists An Open Letter to Hobbyists]., en 1976, sommant les passionnés d'informatique personnelle de cesser de copier illicitement les logiciels protégés par le copyright.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte, dans les années 80, qu'un programmeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT), un certain Richard Stallman (alias RMS), commence à pâtir de ces restrictions des possibilités d'utilisation, sur un pilote d'imprimante notamment&amp;lt;ref&amp;gt;Robert Sproull aurait refusé de lui fournir le code source en raison d'un contrat de non-divulgation que Xerox avait passé avec lui, pratique encore peu courante à l'époque. Voir Sam Williams. [https://static.fsf.org/nosvn/faif-2.0.pdf ''Free as in Freedom (2.0): Richard Stallman and the Free Software Revolution'']. Free Software Foundation, Boston. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;. RMS se trouve par ailleurs face au problème éthique de devoir développer des logiciels dont l'utilisation sera restreinte, qui ne pourront pas être partagés en raison des choix du propriétaire du logiciel (souvent autre que son créateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'anecdotique, cette petite histoire est souvent prise comme étant le point de départ de l'informatique libre, puisque c'est à partir de là que Richard Stallman quitta le MIT pour consacrer son énergie à résoudre ce problème de conscience, ce qui fera de lui le premier et le plus emblématique des ambassadeurs du logiciel libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les quatre libertés fondamentales du Libre ==&lt;br /&gt;
Les idées d'avant-garde de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Richard Stallman] ont abouti en 1984 au projet GNU, système d'exploitation libre (pour ordinateur). Le projet GNU a été lancé afin de « ramener l'esprit de coopération qui prévalait dans la communauté hacker dans les jours anciens », lorsqu'il n'était pas encore question de propriété intellectuelle, et que tous les codes sources s'échangeaient librement. Stallman est aussi à l'initiative de la création de la Free Software Foundation (FSF), en 1985, et de la première licence logicielle libre, en 1989, la Licence Publique Générale GNU (dite GNU GPL). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adjectif « Libre » implique quatre libertés fondamentales telles que définies par la Fondation pour le Logiciel Libre (Free Software Foundation, FSF)&amp;lt;ref&amp;gt;Voir gnu.org, [http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html Qu'est-ce que le logiciel libre?]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Initialement, l'usage de l'expression « libre » dans la société de l'information se réfère au code d'un logiciel et donne à l'utilisateur d'un logiciel libre :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (''liberté 0'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il fasse votre travail informatique comme vous le souhaitez (''liberté 1''). Pour ceci l'accès au code source est une condition nécessaire ;&lt;br /&gt;
# La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin (''liberté 2'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (''liberté 3''). En faisant cela, vous pouvez faire profiter toute la communauté de vos changements. L'accès au code source est une condition nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du Libre à l'Open Source ==&lt;br /&gt;
Les motivations du projet GNU relèvent de l'éthique et de la philosophie politique. Il vise en effet à ne pas laisser l'homme devenir l'esclave de la machine ni de ceux qui auraient l'exclusivité de sa programmation, ni de cartels monopolisant des connaissances en fonction de leurs seuls intérêts. Le projet GNU œuvre pour une libre diffusion des connaissances, ce qui n'est pas sans implication politique, éthique, philosophique et sociale, voire sociétale. Cette radicalité a provoqué des résistances, même au sein des partisans de la libération du code source. Dès les années 90, l'émergence de la culture Libre et du copyleft rencontre plusieurs obstacles : &lt;br /&gt;
* Le mot Libre est trop confus : en anglais, Free veut aussi dire gratuit, ce qui n'est pas toujours le cas d'un logiciel libre, mais peut être celui d'un logiciel propriétaire (le client peut devenir la marchandise&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Xavier de la Porte [http://www.internetactu.net/2012/02/27/quand-vous-ne-voyez-pas-le-service-cest-que-vous-etes-le-produit/ ''Quand vous ne voyez pas le service, vous êtes le produit'']. InternetActu.net.&amp;lt;/ref&amp;gt;).&lt;br /&gt;
* Certains utilisent le logiciel libre pour des raisons techniques sans aucune sensibilité citoyenne, contrairement à Stallman.&lt;br /&gt;
* D'autres partisans de la culture Libre trouvent la démarche de la FSF peu adaptée face au modèle dominant qui impose la propriété intellectuelle. Ils préconisent une politique des petits pas. Impossible pour eux de généraliser un modèle aussi radical que celui auquel s'astreint Stallman. Ils préconisent plus de pragmatisme : la meilleure manière de faire avancer le Libre, c'est de le dépolitiser, de ne pas imposer un choix de société, mais de mettre en avant les nombreux avantages techniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce choc d'attitude, Stallman reste ferme. Le terme Open Source fait alors son apparition à la fin des années 90. En 1998, l'organisation Open Source Initiative naît d'une scission de la communauté du logiciel libre afin de conduire une politique jugée plus adaptée aux réalités économiques et techniques. Comme la FSF, le mouvement Open Source défend la liberté d'accéder aux sources des programmes qu'ils utilisent, afin d'aboutir à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d'utilisation. Mais l'Open Source s'affranchit des considérations philosophiques et politiques. C'est ici que se situe la distinction fondamentale entre ces deux courants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les uns se réclament d'un choix citoyen et d'une vision de société (les tenants du Libre), les autres se réclament d'une utilité technique : la mise à disposition de l'information améliore la qualité du produit et sa commercialisation. L'Open Source effraie moins le client : les entreprises ne font pas de politique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une limite qui reste floue == &lt;br /&gt;
La distinction entre l'Open et le Libre n'est pas aisée à saisir. Certains utilisent les pratiques Open avec beaucoup d'éthique, d'autres utilisent le terme Libre sans conscience des implications, ou pour surfer sur un phénomène de mode de langage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les partisans du Libre accusent l’Open Source d'être mû par la dynamique financière de multinationales qui cherchent à faire des économies en laissant développer par d'autres les logiciels critiques à leur survie. Ils soulèvent une question de fond. Un exemple : Google, tout en fonctionnant avec des logiciels Open Source, avec la mention de la Free Software Foundation, privatise les données des utilisateurs pour les revendre à des annonceurs. Ces données atterrissent dans une boîte noire, un environnement numérique fermé, où règne à nouveau la culture de l'exclusivité et du secret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui a déjà eu accès à ses données personnelles collectées par Google, qui a déjà pu dialoguer son [http://netizen3.org/index.php/L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique double numérique] ? Cette interrogation se généralise à toutes les solutions Cloud (nuage) ou Saas (software as a service) : les services en ligne fonctionnent de plus en plus avec des pratiques et outils Open Source, mais ils présentent aussi le risque de voir nos données personnelles utilisées à des fins que nous ne cautionnons pas. Au niveau individuel, les conséquences ne semblent pas très importantes, mais à l'échelon collectif, les enjeux sont majeurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, la plupart des licences Open Source satisfont aux critères du Libre selon la Free Software Foundation, les différentes subtilités qui les distinguent étant principalement d’ordre philosophique. Mais seules certaines licences dont la GNU GPL (du projet GNU de Richard Stallman) offrent ce qui est appelé le ''copyleft'' en garantissant qu'un logiciel libre le reste, même après modifications : on ne peut pas changer la licence d'une création si son auteur a opté pour le copyleft. Les licences dites copyleft permettent ainsi de protéger les libertés des utilisateurs, le code restera à jamais libre en annulant la possibilité de le privatiser ou de le breveter. Elles sont les seules à assurer une redistribution du code d'un programme (ou d'une information) éternellement, ce qui favorise l'équité entre producteur et consommateur ainsi qu'une coopération pérenne au sein de la communauté des utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Des licences à géométrie variable''' &lt;br /&gt;
Dans le domaine logiciel, l'Open Source utilise aussi les quatre libertés, mais se focalise sur l'intérêt technique et commercial du partage, en ignorant ou minimisant la question de l'éthique, de la transparence, de l'accès. C'est ainsi que de nombreuses compagnies, dont Google et IBM, utilisent les termes Linux et non pas GNU/Linux, et le terme Open Source et non pas Libre, car elles mélangent des morceaux de logiciels libres avec des parties dont ils vendent l'exclusivité. Par exemple : Google Play vend des applications payantes et Google Adwords vend des espaces publicitaires exclusifs, sans donner le code qui permet de gérer ces services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le domaine non-logiciel, le terme ''Open Source'' est souvent utilisé à tort. Il arrive même qu'il soit accompagné de la mention « some rights reserved » (quelques droits réservés), ce qui signifie que certaines des quatre libertés sont octroyées, d'autres pas.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quand Open et Libre se rejoignent ==&lt;br /&gt;
Open et Libre peuvent constituer une double porte d'entrée à l'émergence d'une société plus transparente, plus citoyenne. Si le Libre impose d'emblée une vision engagée, l'Open peut aussi arriver au même résultat par sa vision plus pragmatique. &lt;br /&gt;
*L'approche du Libre peut être vue comme « top-down » : la vision prime sur le réel, les idées président aux actes. Les garde-fous idéologiques sont posés en premier.&lt;br /&gt;
*L'approche Open Source peut être qualifiée de « bottom-up » : elle part de constats techniques sur le terrain et développe des modes de fonctionnement collaboratifs qui créent une spirale vertueuse où est associé l'humain : meilleur qualité du produit, coopération entre collaborateurs, entraide au sein d'une communauté, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par sa neutralité philosophique, l'Open peut être un formidable outil de gestion entrepreneuriale comme... de gestion politique. Un exemple : le courant ''Open data'' (données ouvertes)&amp;lt;ref&amp;gt;On peut citer l'exemple de l'Open data en matière de santé, menée par [http://www.opendatasante.com/notre-manifeste/ Initiative transparence santé]: « ''Ces données qui composent le paysage de l’offre sanitaire sont aujourd’hui quasi inaccessibles aux acteurs du secteur souhaitant informer les usagers. De ce constat est née l’Initiative transparence santé, un regroupement d’acteurs de la société civile en provenance d’horizons divers. Nous défendons la position qu’un partage plus large des données sur le système de soins améliorerait la transparence sur son fonctionnement et ses performances et encouragerait le développement d’outils permettant à l’usager de comparer le coût et la qualité des services de santé. Ces objectifs peuvent être atteints dans le strict respect de leur anonymat qu’en aucun cas évidemment nous ne remettons en cause.'' »&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui milite pour une transparence des informations, s'attaque aux données publiques. Pour faire passer ses revendications, cette démarche citoyenne (qui n'évoque pourtant pas le Libre) peut s'appuyer sur le grand argument en faveur de l'Open : c'est bon pour la qualité du service.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fonctions et pratiques de l'Open, lorsqu'elles sont utilisées avec des intentions citoyennes, rejoignent aisément les objectifs du Libre. D'où l'inconfort des politiques qui voient d'un œil méfiant cette demande émergente en faveur d'une « libération » des données... dites publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Salutation à Francis Muguet'''&lt;br /&gt;
Chercheur français, Francis Muguet a mené la délégation des promoteurs du Libre au sommet de l'ONU sur la société de l'information. En 2001, puis 2003, il a réussi un tour de force politique aux côtés de Richard Stallman, fondateur du mouvement du logiciel libre, au service du bien commun et de l'éthique numérique. Les gouvernements ont signé une déclaration finale en faveur de la culture du Free/Libre, et non pas de l'Open/Ouvert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est la reconnaissance de millions d'heures de débats dans les forums sur internet depuis le milieu des années 90 sur les enjeux de société qui se cachent derrière ces deux termes. Depuis, on peut dire que Libre est le terme officiel des citoyens du net et des gouvernements démocratiques. Dans la pratique, Open Source est plus usité, car les journalistes, faiseurs d'opinions, n'ont que trop rarement saisi les enjeux qui se cachent derrière ces termes. Membre du conseil scientifique d'Ynternet.org, Francis Muguet passait parfois dans les bureaux où ces lignes furent écrites. Il s'est éteint en septembre 2010. Ce paragraphe lui rend hommage.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fonctions_ou_produits_%3F&amp;diff=14696</id>
		<title>Fonctions ou produits ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fonctions_ou_produits_%3F&amp;diff=14696"/>
				<updated>2014-07-25T08:38:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : /* Réponses au quizz */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''fonction, produit, alternative, logiciel libre, logiciel propriétaire,capacité d'adaptation. ''&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
Avant d'aborder en profondeur le concept de culture Libre, un petit détour s'impose : connaissez-vous la distinction fondamentale entre fonctions et produits ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;À la pause de midi, je bois mon Nescafé, je mange sur le pouce au Mac Do', je bois un Coca pour digérer, je fais des recherches sur Google et je parle avec mes amis sur Facebook&amp;amp;nbsp;». Que se passerait-il si on enlevait tous ces noms de marques et qu'on se concentrait sur l'action&amp;amp;nbsp;: je boirais un café, je mangerais un hamburger, je ferais mes recherches sur un moteur de recherche et je discuterais sur un réseau social. Au fond qu'est-ce que ça changerait&amp;amp;nbsp;? Tout en faisant la même chose, nous ne serions plus les promoteurs (souvent involontaires) de produits et, à ce titre, nous laisserions la place à divers produits qui proposent le même service, la même fonction. Par exemple&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Des cafés locaux&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Des moteurs de recherche qui favorisent l'équité des chances&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Des réseaux sociaux éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus largement, nous valoriserions l'existence de produits fabriqués et diffusés avec plus de proximité, par de petites équipes où l'écart des salaires entre la direction et les collaborateurs est moins grand. Et aussi des produits où il y a statistiquement moins d'abus de position dominante de la part des fabricants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, la qualité du produit et son impact sur notre corps et notre esprit pourraient être meilleurs. Bien entendu, tout ceci n'est pas noir ou blanc, c'est sans doute incomplet mais, globalement, la question de la ''fonction versus produit'' est essentielle à l'heure où l'information nous conditionne et que notre manière de l'appréhender dépend de son véhicule : le produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apprendre les fonctions avant de se pencher sur des produits permet de nommer ses propres actions sans s'enfermer dans le dialecte spécifique d'une entreprise, d'un microcosme ou d'une mode. Cela permet de faciliter la discussion avec un utilisateur d'un autre outil remplissant la même fonction. Cela permet également de passer plus facilement d'un outil à l'autre, d'une version à l'autre, sans être systématiquement en demande d'une formation spécifique avant de pouvoir se l'approprier. Également sur le plan du développement personnel, il est bénéfique de développer sa capacité d'adaptation, afin d’être capable de passer d’un logiciel à l’autre, en comprenant les fonctions de base qu'on retrouve d'un produit à l'autre. Ceci favorisa l’éclosion de capacités transversales dont l’usage est essentiel de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principales fonctions et leurs produits  ==&lt;br /&gt;
Lorsqu'on réalise l'importance de distinguer la fonction du produit, se pose la question&amp;amp;nbsp;: existe-t-il des alternatives au produit que j'utilise&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interopérabilité est donc un critère à prendre en compte pour l'innovation : mon logiciel permet-il de communiquer avec d'autres produits analogues ou travaille-t-il en ''circuit fermé'', c'est-à-dire exclusivement avec les logiciels issus du même producteur (souvent l'éditeur du logiciel) ? L'interopérabilité, la faculté de pouvoir travailler de concert avec d'autres produits répondant à la même fonction, dynamise les communautés d'utilisateurs. Une catégorie de logiciels est particulièrement friande d'interopérabilité : les logiciels libres (présentés en détail plus loin dans ce livre). Leur code source (c'est à dire leur ADN) est disponible à tout un chacun, leur mode de fonctionnement est donc transparent, donc leur manière de gérer (stocker, transférer, modifier) l'information n'est pas un secret : pour augmenter la valeur liée à leur usage, il est donc approprié qu'ils soient capables de ''converser'' avec la plus grande diversité de logiciels possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, lorsqu'on est sensibilisé à la thématique des libertés des utilisateurs de logiciels, on peut pousser jusqu'à cette formulation&amp;amp;nbsp;: existe-t-il des alternatives ''libres'' aux produits que j'utilise (si ces derniers ne le sont pas)&amp;amp;nbsp;? C'est-à-dire qui me permettraient de faire la même chose qu'avec le produit que tout le monde utilise mais avec la satisfaction d'être dans une démarche d'émancipation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un tableau qui énumère un grand nombre de fonctions de logiciels ; pour chaque fonction, des produits sont indiqués en 2 colonnes : la première contient des produits les plus répandus et non-libres, la seconde liste des alternatives libres remplissant la même fonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Fonction&lt;br /&gt;
! Produits à visée exclusive&lt;br /&gt;
! Produits libres&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Matériel informatique&lt;br /&gt;
| Macintosh, &lt;br /&gt;
| PC (''IBM compatible'')&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux informatiques&lt;br /&gt;
| Minitel, videotexte&lt;br /&gt;
| Internet (TCP/IP) et ses canaux : web (HTTP) et mél (SMTP, POP, IMAP) &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Système d'exploitation (OS pour ''Operating System'')&lt;br /&gt;
| MS-Windows, MacOS, Android&lt;br /&gt;
| FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, GNU/Linux avec les distributions Debian, Ubuntu, RedHat...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Formats&lt;br /&gt;
| Voir l'article [[Les formats au coeur de l'informatique]]&lt;br /&gt;
| Voir l'article [[Les formats au coeur de l'informatique]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Bases de données géographiques et cartographie&lt;br /&gt;
| Google Maps&lt;br /&gt;
| [http://www.openstreetmaps.org OpenStreetMap]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Suite bureautique&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; Traitement de texte, tableur, PréAO, dessin, base de données&lt;br /&gt;
| MS Office&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; MS Word, MS Excel, MS PowerPoint&lt;br /&gt;
| OpenOffice.org, Libre Office&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; Writer, Calc, Impress&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Navigateur web&lt;br /&gt;
| MS Internet Explorer&lt;br /&gt;
| Mozilla Firefox&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Traitements de Courriels&lt;br /&gt;
| MS Outlook, Courrier, Lotus&lt;br /&gt;
| Mozilla Thunderbird&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Hébergement de sites web&lt;br /&gt;
| AOL, MSN&lt;br /&gt;
| Ouvaton, Cooperation.net, lautre.net, Apinc&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Services web : réseaux sociaux, hébergement, courriel&lt;br /&gt;
| Google, Facebook, Youtube, Twitter, LinkedIn, Viadeo, Yahoo! Mail, Hotmail&lt;br /&gt;
| Zen3, Ouvaton, Diaspora, Tigweb, Cooperation.net, Nolog&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quizz : fonction versus produits  ==&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: si le simple utilisateur d'outils informatiques souhaite que le produit qu'il utilise réponde le mieux à ses besoins, il est utile de permettre l'émergence de différents produits remplissant les mêmes fonctions. Dans ce sens, lesquelles des activités suivantes font-elles référence à une fonction sans faire appel à un produit particulier&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Discuter sur MSN&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Chercher des informations dans un moteur de recherche&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Publier sur MySpace&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Relever sa boîte Hotmail&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# S'abonner à un fil RSS&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Mettre à jour son blog&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Produire un document PDF ou Word&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Bavarder par messagerie instantanée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Faire une recherche dans Google&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Utiliser un traitement de texte ou un tableur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Paramétrer son filtre à pourriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mise a jour-c8156.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponses au quizz ==&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 2, 5, 6, 8, 10, 11.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fonctions_ou_produits_%3F&amp;diff=14695</id>
		<title>Fonctions ou produits ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fonctions_ou_produits_%3F&amp;diff=14695"/>
				<updated>2014-07-25T08:38:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''fonction, produit, alternative, logiciel libre, logiciel propriétaire,capacité d'adaptation. ''&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
Avant d'aborder en profondeur le concept de culture Libre, un petit détour s'impose : connaissez-vous la distinction fondamentale entre fonctions et produits ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;À la pause de midi, je bois mon Nescafé, je mange sur le pouce au Mac Do', je bois un Coca pour digérer, je fais des recherches sur Google et je parle avec mes amis sur Facebook&amp;amp;nbsp;». Que se passerait-il si on enlevait tous ces noms de marques et qu'on se concentrait sur l'action&amp;amp;nbsp;: je boirais un café, je mangerais un hamburger, je ferais mes recherches sur un moteur de recherche et je discuterais sur un réseau social. Au fond qu'est-ce que ça changerait&amp;amp;nbsp;? Tout en faisant la même chose, nous ne serions plus les promoteurs (souvent involontaires) de produits et, à ce titre, nous laisserions la place à divers produits qui proposent le même service, la même fonction. Par exemple&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Des cafés locaux&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Des moteurs de recherche qui favorisent l'équité des chances&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Des réseaux sociaux éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus largement, nous valoriserions l'existence de produits fabriqués et diffusés avec plus de proximité, par de petites équipes où l'écart des salaires entre la direction et les collaborateurs est moins grand. Et aussi des produits où il y a statistiquement moins d'abus de position dominante de la part des fabricants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, la qualité du produit et son impact sur notre corps et notre esprit pourraient être meilleurs. Bien entendu, tout ceci n'est pas noir ou blanc, c'est sans doute incomplet mais, globalement, la question de la ''fonction versus produit'' est essentielle à l'heure où l'information nous conditionne et que notre manière de l'appréhender dépend de son véhicule : le produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apprendre les fonctions avant de se pencher sur des produits permet de nommer ses propres actions sans s'enfermer dans le dialecte spécifique d'une entreprise, d'un microcosme ou d'une mode. Cela permet de faciliter la discussion avec un utilisateur d'un autre outil remplissant la même fonction. Cela permet également de passer plus facilement d'un outil à l'autre, d'une version à l'autre, sans être systématiquement en demande d'une formation spécifique avant de pouvoir se l'approprier. Également sur le plan du développement personnel, il est bénéfique de développer sa capacité d'adaptation, afin d’être capable de passer d’un logiciel à l’autre, en comprenant les fonctions de base qu'on retrouve d'un produit à l'autre. Ceci favorisa l’éclosion de capacités transversales dont l’usage est essentiel de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principales fonctions et leurs produits  ==&lt;br /&gt;
Lorsqu'on réalise l'importance de distinguer la fonction du produit, se pose la question&amp;amp;nbsp;: existe-t-il des alternatives au produit que j'utilise&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interopérabilité est donc un critère à prendre en compte pour l'innovation : mon logiciel permet-il de communiquer avec d'autres produits analogues ou travaille-t-il en ''circuit fermé'', c'est-à-dire exclusivement avec les logiciels issus du même producteur (souvent l'éditeur du logiciel) ? L'interopérabilité, la faculté de pouvoir travailler de concert avec d'autres produits répondant à la même fonction, dynamise les communautés d'utilisateurs. Une catégorie de logiciels est particulièrement friande d'interopérabilité : les logiciels libres (présentés en détail plus loin dans ce livre). Leur code source (c'est à dire leur ADN) est disponible à tout un chacun, leur mode de fonctionnement est donc transparent, donc leur manière de gérer (stocker, transférer, modifier) l'information n'est pas un secret : pour augmenter la valeur liée à leur usage, il est donc approprié qu'ils soient capables de ''converser'' avec la plus grande diversité de logiciels possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, lorsqu'on est sensibilisé à la thématique des libertés des utilisateurs de logiciels, on peut pousser jusqu'à cette formulation&amp;amp;nbsp;: existe-t-il des alternatives ''libres'' aux produits que j'utilise (si ces derniers ne le sont pas)&amp;amp;nbsp;? C'est-à-dire qui me permettraient de faire la même chose qu'avec le produit que tout le monde utilise mais avec la satisfaction d'être dans une démarche d'émancipation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un tableau qui énumère un grand nombre de fonctions de logiciels ; pour chaque fonction, des produits sont indiqués en 2 colonnes : la première contient des produits les plus répandus et non-libres, la seconde liste des alternatives libres remplissant la même fonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Fonction&lt;br /&gt;
! Produits à visée exclusive&lt;br /&gt;
! Produits libres&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Matériel informatique&lt;br /&gt;
| Macintosh, &lt;br /&gt;
| PC (''IBM compatible'')&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux informatiques&lt;br /&gt;
| Minitel, videotexte&lt;br /&gt;
| Internet (TCP/IP) et ses canaux : web (HTTP) et mél (SMTP, POP, IMAP) &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Système d'exploitation (OS pour ''Operating System'')&lt;br /&gt;
| MS-Windows, MacOS, Android&lt;br /&gt;
| FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, GNU/Linux avec les distributions Debian, Ubuntu, RedHat...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Formats&lt;br /&gt;
| Voir l'article [[Les formats au coeur de l'informatique]]&lt;br /&gt;
| Voir l'article [[Les formats au coeur de l'informatique]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Bases de données géographiques et cartographie&lt;br /&gt;
| Google Maps&lt;br /&gt;
| [http://www.openstreetmaps.org OpenStreetMap]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Suite bureautique&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; Traitement de texte, tableur, PréAO, dessin, base de données&lt;br /&gt;
| MS Office&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; MS Word, MS Excel, MS PowerPoint&lt;br /&gt;
| OpenOffice.org, Libre Office&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; Writer, Calc, Impress&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Navigateur web&lt;br /&gt;
| MS Internet Explorer&lt;br /&gt;
| Mozilla Firefox&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Traitements de Courriels&lt;br /&gt;
| MS Outlook, Courrier, Lotus&lt;br /&gt;
| Mozilla Thunderbird&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Hébergement de sites web&lt;br /&gt;
| AOL, MSN&lt;br /&gt;
| Ouvaton, Cooperation.net, lautre.net, Apinc&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Services web : réseaux sociaux, hébergement, courriel&lt;br /&gt;
| Google, Facebook, Youtube, Twitter, LinkedIn, Viadeo, Yahoo! Mail, Hotmail&lt;br /&gt;
| Zen3, Ouvaton, Diaspora, Tigweb, Cooperation.net, Nolog&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quizz : fonction versus produits  ==&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: si le simple utilisateur d'outils informatiques souhaite que le produit qu'il utilise réponde le mieux à ses besoins, il est utile de permettre l'émergence de différents produits remplissant les mêmes fonctions. Dans ce sens, lesquelles des activités suivantes font-elles référence à une fonction sans faire appel à un produit particulier&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Discuter sur MSN&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Chercher des informations dans un moteur de recherche&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Publier sur MySpace&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Relever sa boîte Hotmail&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# S'abonner à un fil RSS&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Mettre à jour son blog&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Produire un document PDF ou Word&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Bavarder par messagerie instantanée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Faire une recherche dans Google&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Utiliser un traitement de texte ou un tableur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Paramétrer son filtre à pourriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mise a jour-c8156.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponses au quizz ==&lt;br /&gt;
Bonnes réponses: 2, 5, 6, 8, 10, 11.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=14694</id>
		<title>La neutralité des réseaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=14694"/>
				<updated>2014-07-25T08:36:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : /* Internet : base commune pour toutes les initiatives */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''réseaux d'information, neutralité du net, culture numérique, fournisseur d'accès, protocole HTTP, bien commun.''&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
[[Fichier:Net-neutrality.jpg|thumb|Net neutrality]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous déjà entendu parler de la « net neutrality » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou pourquoi et comment les réseaux d'informations, auparavant propriétés privées, tendent à devenir de plus en plus neutres ?&lt;br /&gt;
La neutralité du net (ou « neutralité des réseaux formant internet ») est un principe fondateur de la culture numérique. Dans ce réseau, les informations doivent transiter de façon indifférenciée, quels que soient leurs origines, leurs destinations ou leur contenu, sans privilégier un protocole de communication et sans modification et examen du contenu. Un principe à la fois garant de la liberté d'expression... et de la libre concurrence sur internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce principe fondateur qui a permis l’innovation sur internet et l’apparition de nouveaux acteurs de l’économie numérique. Son corollaire est le pouvoir en bout de chaîne qui a permis l’apparition d’acteurs comme Amazon, Google ou Facebook.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une comparaison. Dans la forêt amazonienne, les coupes d'arbres se font à grande échelle, la conversion de la forêt en terres agricoles est de plus en plus rapide. L'explication d'un tel désastre : l'exploitation immodérée des forêts est une source d'argent facile. Parmi ceux qui y participent, tous n'ont pas le luxe de s'offrir une conscience écologique ou citoyenne. S'ils ne coupent pas les arbres, d'autres le feront à leur place, pensent-ils.&lt;br /&gt;
De la même manière, sur internet, la possibilité de gagner de l'argent est forte. De nombreuses entreprises l'ont maximisée en s'attachant à contrôler les flux d'information. Ainsi, l'abonné d'un opérateur X aura-t-il la possibilité d'accéder aux informations de manière plus rapide que l'abonné de l'opérateur Y. Face à ce risque de dérive, certains courageux tentent de préserver le bien commun dans les environnements numériques, notamment au moyen de la neutralité du réseau. Ils sont à l'image de ceux qui se battent pour la préservation de la nature, notre bien commun, en Amazonie ou ailleurs. Internet est devenu un bien commun de l’humanité. Ici interviennent les enjeux de la neutralité du net. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Inscrite dans la constitution'''&lt;br /&gt;
Le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet de loi avait été déposé dès 2007, à l'époque où le sujet était moins médiatique qu'aujourd'hui, par une dizaine de députés de différents bords politiques, et soutenu par le gouvernement. La loi a été largement adoptée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté en sa faveur alors qu'un seul s'est abstenu. Depuis lors, d’autres pays ont emboîté le pas, les Pays-Bas ont été les premiers en Europe.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pourquoi internet plutôt que Minitel ?==&lt;br /&gt;
Pourquoi internet n'a-t-il jamais rencontré de concurrent sérieux depuis l'an 2000, renvoyant aux oubliettes de l'histoire d'autres initiatives pourtant bien financées comme le Minitel et le vidéotexte ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant 20 ans, entre 1970 et 1990, à l'exception du courriel, aucun système commun n'a permis le déploiement d'internet au-delà des sphères militaires et universitaires. Il n'existait aucun système commun capable de proposer l'affichage de documents. Les universités américaines étaient donc impuissantes à partager de manière systématique textes, images ou sons avec des universités européennes, chacune disposant de son protocole spécifique. De nombreux projets d'informaticiens ont proposé un système différent. Qui a gagné ? L'internet, au début des années 1990, dont le développement a été fulgurant. Pourquoi cet usage exponentiel d'internet ? Simplement parce qu'il est basé sur le principe de neutralité des réseaux. Ce qui n'était pas le cas du minitel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole d'internet, nommé HTTP, est désormais connu du grand public. Il permet la navigation hypertexte sur le web et est utilisable librement, sans redevance due à qui que ce soit, et respecte le principe de Net Neutrality.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Internet : base commune pour toutes les initiatives==&lt;br /&gt;
Les fournisseurs d'accès à internet (FAI) sont généralement des sociétés commerciales privées attendant un rapide retour sur investissement. Ils sont aussi souvent producteurs de contenus : sites internet, vente en ligne, fourniture de services vidéo à la demande, etc. Sans une neutralité du Net encadrant leurs pratiques, leur tendance naturelle serait de privilégier les utilisateurs de leurs propres sites et services voire d’introduire des priorités selon les formules tarifaires de leurs abonnés. Le fournisseur d'accès serait un roi sans garde-fou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre type d'outil est également concerné par la question de la neutralité : le moteur de recherche. Son rôle est très important, car internet est par nature un « grand bazar », non une cathédrale d'informations soigneusement ordonnées et rangées par une autorité centrale. Pour bien communiquer, nous dépendons des moteurs de recherche, qui sont souvent la propriété de sociétés privées à but lucratif. La neutralité du net appliquée à leur activité les oblige à un fonctionnement identique pour toute requête, indépendamment des partenariats ou clients ayant intérêt à se hisser au premier rang des résultats de recherche. À ce jour, le principe de neutralité a été globalement respecté, mais sous la pression de leurs actionnaires, il n'est pas exclu que les dirigeants des sociétés les plus puissantes décident d'enfreindre la neutralité du Net.  Le sujet revient d'ailleurs régulièrement dans l'actualité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://readwrite.com/2010/08/19/french_net_neutrality_is_on_death_row Plusieurs indices] laissent à penser que le danger de voir disparaître l'un des principes fondateurs d’internet se fait plus précis. Sur la toile, la mobilisation pour défendre la neutralité du Net est très importante&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.savetheinternet.com/ www.savetheinternet.com]. Voir aussi Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau ''Neutralité du réseau''].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais sera-t-elle suffisante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La neutralité du Net simplifiée'''&lt;br /&gt;
Imaginons que la neutralité des réseaux informatiques tel qu'internet puisse s'appliquer à un autre réseau, très familier, le réseau routier. Sans neutralité, le trafic serait modifié selon :&lt;br /&gt;
* L'endroit d'où nous partons, éventuellement la marque de notre voiture ou encore l'identité de notre employeur ;&lt;br /&gt;
* L'endroit où nous nous rendons, l'endroit où nous comptons loger ;&lt;br /&gt;
* Les motivations qui nous ont fait choisir notre destination : travail, vacances, famille.&lt;br /&gt;
Dans une telle hypothèse, on pourrait voir apparaître, entre autres dérives potentiellement infinies :&lt;br /&gt;
* Un partenariat entre la société de gestion de l'autoroute empruntée et l'office du tourisme d'une ville. Dans ce cas, les vacanciers pourraient être privilégiés par rapport au reste des voyageurs (fret de marchandises, particuliers se rendant à leur travail...) ;&lt;br /&gt;
* Un ralentissement artificiel des voyageurs ne faisant l'objet d'aucune mesure préférentielle.&lt;br /&gt;
Benjamin Bayart, pionnier français d'internet, a proposé quatre principes essentiels à la neutralité du net :&lt;br /&gt;
* Transmission des données par les opérateurs sans examen de leur contenu ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans prise en compte de leur source ou de leur destination ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans qu'un protocole de communication particulier soit privilégié ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans altération de leur contenu.&lt;br /&gt;
Ce à quoi Richard Stallman, militant pour le « logiciel libre », ajoute :&lt;br /&gt;
* Que les fournisseurs d'accès et de services n'exigent pas de l'utilisateur un programme spécifique, ni un équipement particulier. Pour lui, c'est une lutte qui est d'actualité.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=14693</id>
		<title>La neutralité des réseaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=14693"/>
				<updated>2014-07-25T08:29:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''réseaux d'information, neutralité du net, culture numérique, fournisseur d'accès, protocole HTTP, bien commun.''&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
[[Fichier:Net-neutrality.jpg|thumb|Net neutrality]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous déjà entendu parler de la « net neutrality » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou pourquoi et comment les réseaux d'informations, auparavant propriétés privées, tendent à devenir de plus en plus neutres ?&lt;br /&gt;
La neutralité du net (ou « neutralité des réseaux formant internet ») est un principe fondateur de la culture numérique. Dans ce réseau, les informations doivent transiter de façon indifférenciée, quels que soient leurs origines, leurs destinations ou leur contenu, sans privilégier un protocole de communication et sans modification et examen du contenu. Un principe à la fois garant de la liberté d'expression... et de la libre concurrence sur internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce principe fondateur qui a permis l’innovation sur internet et l’apparition de nouveaux acteurs de l’économie numérique. Son corollaire est le pouvoir en bout de chaîne qui a permis l’apparition d’acteurs comme Amazon, Google ou Facebook.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une comparaison. Dans la forêt amazonienne, les coupes d'arbres se font à grande échelle, la conversion de la forêt en terres agricoles est de plus en plus rapide. L'explication d'un tel désastre : l'exploitation immodérée des forêts est une source d'argent facile. Parmi ceux qui y participent, tous n'ont pas le luxe de s'offrir une conscience écologique ou citoyenne. S'ils ne coupent pas les arbres, d'autres le feront à leur place, pensent-ils.&lt;br /&gt;
De la même manière, sur internet, la possibilité de gagner de l'argent est forte. De nombreuses entreprises l'ont maximisée en s'attachant à contrôler les flux d'information. Ainsi, l'abonné d'un opérateur X aura-t-il la possibilité d'accéder aux informations de manière plus rapide que l'abonné de l'opérateur Y. Face à ce risque de dérive, certains courageux tentent de préserver le bien commun dans les environnements numériques, notamment au moyen de la neutralité du réseau. Ils sont à l'image de ceux qui se battent pour la préservation de la nature, notre bien commun, en Amazonie ou ailleurs. Internet est devenu un bien commun de l’humanité. Ici interviennent les enjeux de la neutralité du net. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Inscrite dans la constitution'''&lt;br /&gt;
Le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet de loi avait été déposé dès 2007, à l'époque où le sujet était moins médiatique qu'aujourd'hui, par une dizaine de députés de différents bords politiques, et soutenu par le gouvernement. La loi a été largement adoptée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté en sa faveur alors qu'un seul s'est abstenu. Depuis lors, d’autres pays ont emboîté le pas, les Pays-Bas ont été les premiers en Europe.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pourquoi internet plutôt que Minitel ?==&lt;br /&gt;
Pourquoi internet n'a-t-il jamais rencontré de concurrent sérieux depuis l'an 2000, renvoyant aux oubliettes de l'histoire d'autres initiatives pourtant bien financées comme le Minitel et le vidéotexte ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant 20 ans, entre 1970 et 1990, à l'exception du courriel, aucun système commun n'a permis le déploiement d'internet au-delà des sphères militaires et universitaires. Il n'existait aucun système commun capable de proposer l'affichage de documents. Les universités américaines étaient donc impuissantes à partager de manière systématique textes, images ou sons avec des universités européennes, chacune disposant de son protocole spécifique. De nombreux projets d'informaticiens ont proposé un système différent. Qui a gagné ? L'internet, au début des années 1990, dont le développement a été fulgurant. Pourquoi cet usage exponentiel d'internet ? Simplement parce qu'il est basé sur le principe de neutralité des réseaux. Ce qui n'était pas le cas du minitel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole d'internet, nommé HTTP, est désormais connu du grand public. Il permet la navigation hypertexte sur le web et est utilisable librement, sans redevance due à qui que ce soit, et respecte le principe de Net Neutrality.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Internet : base commune pour toutes les initiatives==&lt;br /&gt;
Les fournisseurs d'accès à internet (FAI) sont généralement des sociétés commerciales privées attendant un rapide retour sur investissement. Ils sont aussi souvent producteurs de contenus : sites internet, vente en ligne, fourniture de services vidéo à la demande, etc. Sans une neutralité du Net encadrant leurs pratiques, leur tendance naturelle serait de privilégier les utilisateurs de leurs propres sites et services voire d’introduire des priorités selon les formules tarifaires de leurs abonnés. Le fournisseur d'accès serait un roi sans garde-fou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre type d'outil est également concerné par la question de la neutralité : le moteur de recherche. Son rôle est très important, car internet est par nature un « grand bazar », non une cathédrale d'informations soigneusement ordonnées et rangées par une autorité centrale. Pour bien communiquer, nous dépendons des moteurs de recherche, qui sont souvent la propriété de sociétés privées à but lucratif. La neutralité du net appliquée à leur activité les oblige à un fonctionnement identique pour toute requête, indépendamment des partenariats ou clients ayant intérêt à se hisser au premier rang des résultats de recherche. À ce jour, le principe de neutralité a été globalement respecté, mais sous la pression de leurs actionnaires, il n'est pas exclu que les dirigeants des sociétés les plus puissantes décident d'enfreindre la neutralité du Net.  Le sujet revient d'ailleurs régulièrement dans l'actualité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.readwriteweb.com/2010/08/26/a-la-une/orange-donne-aperu-de-linternet-sans-neutralit-du-net/ Plusieurs indices] laissent à penser que le danger de voir disparaître l'un des principes fondateurs d’internet se fait plus précis. Sur la toile, la mobilisation pour défendre la neutralité du Net est très importante&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.savetheinternet.com/ www.savetheinternet.com]. Voir aussi Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau ''Neutralité du réseau''].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais sera-t-elle suffisante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La neutralité du Net simplifiée'''&lt;br /&gt;
Imaginons que la neutralité des réseaux informatiques tel qu'internet puisse s'appliquer à un autre réseau, très familier, le réseau routier. Sans neutralité, le trafic serait modifié selon :&lt;br /&gt;
* L'endroit d'où nous partons, éventuellement la marque de notre voiture ou encore l'identité de notre employeur ;&lt;br /&gt;
* L'endroit où nous nous rendons, l'endroit où nous comptons loger ;&lt;br /&gt;
* Les motivations qui nous ont fait choisir notre destination : travail, vacances, famille.&lt;br /&gt;
Dans une telle hypothèse, on pourrait voir apparaître, entre autres dérives potentiellement infinies :&lt;br /&gt;
* Un partenariat entre la société de gestion de l'autoroute empruntée et l'office du tourisme d'une ville. Dans ce cas, les vacanciers pourraient être privilégiés par rapport au reste des voyageurs (fret de marchandises, particuliers se rendant à leur travail...) ;&lt;br /&gt;
* Un ralentissement artificiel des voyageurs ne faisant l'objet d'aucune mesure préférentielle.&lt;br /&gt;
Benjamin Bayart, pionnier français d'internet, a proposé quatre principes essentiels à la neutralité du net :&lt;br /&gt;
* Transmission des données par les opérateurs sans examen de leur contenu ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans prise en compte de leur source ou de leur destination ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans qu'un protocole de communication particulier soit privilégié ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans altération de leur contenu.&lt;br /&gt;
Ce à quoi Richard Stallman, militant pour le « logiciel libre », ajoute :&lt;br /&gt;
* Que les fournisseurs d'accès et de services n'exigent pas de l'utilisateur un programme spécifique, ni un équipement particulier. Pour lui, c'est une lutte qui est d'actualité.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0&amp;diff=14692</id>
		<title>Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0</title>
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				<updated>2014-07-25T08:27:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0, web sémantique, internet des objets.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au commencement était le web. Les humains utilisaient l'outil pour chercher des informations, envoyer des courriers, parfois faire leurs courses. Très vite, ils découvrirent les possibilité interactives du web. ils pouvaient évaluer les produits proposés, donner leur avis, transférer des infos à toute une communauté, publier leurs propres sautes d'humeur. Ils ne juraient plus que de ''web 2.0'', baptisant le web originel de web 1.0, figeant à jamais cette ère dans le préhistorico-numérique. Puis vint le web 3.0... Jusqu'où iraient-ils ensuite?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une histoire de niveaux  ==&lt;br /&gt;
Web 1, 2, 3... Chaque niveau semble éloigner l'utilisateur des contingences matérielles et techniques, apporter de la transparence dans les échanges, et ouvrir sur de nouvelles fonctionnalités. Et comme la fonction crée l'organe, cela change en profondeur l'ensemble de la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 1.0 : il fait parler les ordinateurs entre eux. On réplique ce qui existe déjà au niveau des contenus et des dynamiques, on reste dans la diffusion, d’une personne vers plusieurs. Ce peut être la simple transposition d’un catalogue produit sur un site marchand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 2.0 : il fait parler les gens entre eux. Les internautes sont participants. Ils sont à la fois consomm’acteurs et consomm’auteurs. Ils interagissent. Ils apportent une valeur au réseau et aux outils avec les données qu’ils publient et manipulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 3.0 : il fait parler les objets entre eux, avec l'émergence en force du web mobile et du web sémantique. On parle aussi de la conjonction du web sémantique et de ''l’internet des objets''. Les informations sont enrichies. Par exemple la date &amp;quot;01 avril 2024&amp;quot; qui n'était auparavant qu'une simple succession de caractères, devient un objet reconnu comme une date par les programmes. Ainsi, elle peut devenir &amp;quot;April 1st, 2024&amp;quot; dans un système qui traduit les dates en anglais américain. On pourra aussi demander &amp;quot;les dates ultérieures au 1er janvier 2024&amp;quot;, donc inclure les documents, comme celui-ci, qui parlent du « 1er avril 2024 ». Il en va de même avec les personnes, les lieux, les numéros de téléphone, les coordonnées géographiques... Bref, tout ce qui peut tirer avantage à ne pas être uniquement du texte, et prendre du sens (d'où l'adjectif sémantique). Le web est prévu pour ces évolutions sémantiques avec des attributs que les développeurs de page peuvent adjoindre, de type « rel », « tag » qui visent à enrichir l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 4.0 : selon David Fayon, dans Web 2.0 et au-delà&amp;lt;ref&amp;gt;David Fayon. [http://davidfayon.fr/livres-2/web-2-0-et-au-dela/ ''Web 2.0 et au-delà''. Economica, Paris. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;, il s'agira de faire s'adapter les objets aux comportements, habitudes et préférences de l'utilisateur en laissant la place à l'implicite. Ce web-là n'est pas pour tout de suite, car il nécessite des puissances de traitement phénoménales, qui pourraient se heurter à la barrière de l'évolution des composants informatiques, ou à l'épuisement des ressources naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le web 3.0 qui est en cours de gestation : jusqu'à aujourd'hui, seuls des moteurs de recherche spécialisés peuvent tirer parti de ces informations.&lt;br /&gt;
Par exemple : un moteur de recherche immobilier où l'on peut rechercher des annonces parues depuis moins de sept jours et concernant une maison individuelle dans un rayon de trente kilomètres autour de Strasbourg ; un moteur de recherche pour l'emploi qui permet de trouver les offres d'emploi de moins de trois mois pour un poste à durée indéterminée dans le domaine de l'agronomie, pour un diplômé de Master, avec un salaire d'au moins trente mille euros annuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Analyser_une_URL&amp;diff=14691</id>
		<title>Analyser une URL</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Analyser_une_URL&amp;diff=14691"/>
				<updated>2014-07-25T08:24:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''adresse universelle, ressource, pensée critique, hammeçonnage, URL, arnaque, phising.''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Toute navigation dans l'immensité de la toile se fait par des coordonnées géographiques bien spéciales : les URLs, ou adresses web en langage courant. &lt;br /&gt;
Le sigle URL (de l'anglais Uniform Resource Locator, littéralement « localisateur uniforme de ressource »), désigne une chaîne de caractères utilisée pour localiser les ressources du World Wide Web : document HTML, image, son, forum Usenet, boîte aux lettres électronique, entre autres. &lt;br /&gt;
En France, d'après le Journal officiel du 16 mars 1999, « URL » peut être traduit par adresse réticulaire ou adresse universelle&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Uniform_Resource_Locator Uniform Resource Locator].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une URL permet de mémoriser l'emplacement d'une ressource, de la transmettre à un correspondant ou de la garder pour y retourner ultérieurement. Savoir lire les URLs, c'est une des bases pour ne pas se faire arnaquer. En lisant correctement une URL, on sait déjà beaucoup de choses sur le site désigné. Une connaissance utile avant de cliquer sur un lien hypertexte frauduleux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple pratique&amp;amp;nbsp;: [http://www.tous-les-toutous.net/ressources/veterinaires.html http://www.tous-les-toutous.net/ressources/veterinaires.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''http'''&amp;amp;nbsp;: Il s'agit du protocole par lequel on accède à cette ressource. HTTP est le protocole du web, donc la plupart des URLs qu'on connait commencent par http:// ou https:// (HTTPS est la version sécurisée pour des interactions confidentielles entre votre navigateur et le serveur)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''www'''&amp;amp;nbsp;: ''www.'' c'est la « racine » avant le « nom de domaine ». La racine est souvent www., mais pas toujours. Parfois il n'y a tout simplement rien :  http://tous-les-toutous.net, est ainsi redirigé sur http://www.tous-les-toutous.net. Mais on peut aussi trouver, par exemple, deutsch.tous-les-toutous.net pour la version allemande. Attention : dans les tentatives d'arnaque, on peut vous demander de cliquer sur une URL prétendument liée à un service bancaire comme Paypal, de type http://paypal.tous-les-toutous.net, ce n'est PAS un site de Paypal &amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''tous-les-toutous.net'''&amp;amp;nbsp;: C'est le ''nom de domaine'' ou du serveur qui gère les données et auquel le navigateur va s'adresser pour accéder à la ressource.&lt;br /&gt;
* '''/ressources/veterinaires.html'''&amp;amp;nbsp;: C'est l'emplacement de la ressource sur le serveur '''www.tous-les-toutous.net''' où l'on distingue&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
** '''/ressources/'''&amp;amp;nbsp;: Le chemin jusqu'à la ressource, &lt;br /&gt;
** '''veterinaires.html'''&amp;amp;nbsp;: Le document en lui-même, sans doute ici un fichier web (d'où l’extension .html qui indique qu'il est au format HTML).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec une telle URL, on peut présumer qu'on tombera sur un ensemble de ressources du site www.tous-les-toutous.net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comprendre les URLs permet de rester vigilant. Lorsqu'on suit un lien, il est bon de vérifier qu'il désigne bien le site sur lequel on veut aller. Par exemple dans les courriels demandant de vérifier un prétendu code d'identification, si vous remarquez que l'URL évoque un nom qui n'a rien à voir avec celui de votre banque, c'est qu'on essaye de vous piéger. Ici, on parle de ''phishing'' ou ''hammeçonnage''. Quant à l'apparence de la page, elle ne doit pas suffire à vous rassurer&amp;amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=R%C3%A9seaux_informatiques_:_des_clients_et_des_serveurs&amp;diff=14690</id>
		<title>Réseaux informatiques : des clients et des serveurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=R%C3%A9seaux_informatiques_:_des_clients_et_des_serveurs&amp;diff=14690"/>
				<updated>2014-07-25T08:20:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''serveur, client, logiciel libre, réseau, émetteur-récepteur, licence libre.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Quand vous allez dans votre restaurant favori, vous espérez secrètement que votre serveu(r)se préféré(e) sera là pour rendre la soirée encore plus agréable. Malheureusement, la réalité ne rejoint pas toujours vos souhaits.&lt;br /&gt;
Le serveur de vos rêves sera peut-être ce soir-là affecté à une autre aile du restaurant. Et, quand bien même vous auriez la chance de vous retrouver avec lui, vous devriez le partager avec d’autres clients. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut pas tout individualiser dans notre société, nous sommes bien trop nombreux pour cela ; le partage, la mutualisation, sont une nécessité ! En informatique, il existe aussi des serveurs. Et dans ce domaine aussi, il faut un équilibre entre les dimensions individuelles et collectives. La notion de réseau s’appuie précisément sur cet équilibre entre les clients (les machines que nous avons sous la main) et les serveurs (les machines appartenant au fournisseur du service en question). Par exemple, Un PC – Personal Computer – selon sa configuration, peut être utilisé comme client ou devenir un serveur. Cette prise de conscience permet d'appréhender l’architecture des réseaux et leur dynamique sociale.&lt;br /&gt;
Quand on pense internet, communication, informatique, on doit penser serveurs et clients. C'est une grille d'analyse essentielle qui prend en compte l'aspect individuel et collectif, l'aspect émetteur-récepteur ou intermédiaire-transit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La majorité des serveurs sous logiciel libre'''&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, environ 70 % des serveurs tournent sur Apache&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Apache_HTTP_Server ''Apache''] est un serveur web, logiciel chargé d'envoyer les pages web que notre navigateur demande. Il est utilisé sur 68 % des sites web dans le monde, d'après des statistiques du 27 septembre 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;, sous licence logicielle libre. En septembre 2011, 65 % des serveurs web utilisent un système de type UNIX, dont 50 % sont en fait un système GNU/Linux. Lorsque deux personnes ou plus communiquent d’ordinateur à ordinateur, elles passent donc souvent par des serveurs sous licence libre. La culture propriétaire n'est pas dominante dans l'architecture des réseaux.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_courriel&amp;diff=14689</id>
		<title>Le courriel</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_courriel&amp;diff=14689"/>
				<updated>2014-07-25T08:11:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''webmail, email, courriel, netiquette, troll''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le courrier électronique, inventé en 1965, est une des plus anciennes fonctionnalités d'internet (en réalité, le courriel existait déjà au sein d'Arpanet). Et on en prédit la mort depuis plus de 30 ans. Un « truc de vieux » l'email ? Détrôné dans le cœur des nouvelles générations par le SMS, les réseaux sociaux et la messagerie instantanée sur les smartphone ? Une technologie dépassée, attaquée et rendue inefficace par les centaines de millions de spams, les attaques de virus et autres encombrements qui menacent de la paralyser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pourtant, son usage ne cesse de progresser. Qui peut affirmer pouvoir s'en passer dans sa vie personnelle et professionnelle ? Il sert à tout, ce bon vieux mail ; si simple à utiliser et si robuste malgré son archaïsme technique : il permet d'organiser des réunions, de monter des projets, de mener des discussions collectives, de garder le contact par-delà les océans et même aux couples séparés de gérer leurs différends en évitant les confrontations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conçu comme une sorte de continuation du courrier postal, son usage ne s'est pas imposé de manière évidente. Dans son livre de souvenirs ''Au cœur d'Internet'', Jacques Vallée raconte comment tout cela a réellement démarré : « Le vrai tournant s'est produit quand Larry Roberts (le père d'Arpanet, ndlr) a diffusé un ordre, écrit-il. Il allait répondre à toute lettre dans le mois qui suivait, à tout coup de téléphone dans la semaine, et à un message électronique dans la journée. Comme il tenait les cordons de la bourse, tous les directeurs de site se convertirent immédiatement à l'interaction par le réseau »&amp;lt;ref&amp;gt;Jacques Vallée. [http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html ''Au cœur d’Internet: un pionnier français du réseau examine son histoire et s’interroge sur l’avenir'']. Balland, Paris. 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce l'astuce de Larry Roberts qui a fait du courriel un accélérateur de communication ? On ne le sait pas. Il est pourtant clair que le mail nous met la pression. Il nous poursuit sur nos ordinateurs, nos tablettes et nos téléphones portables, en tous lieux et à toute heure. Il y a urgence à répondre dans la minute au patron exigeant ou au collègue stressé. Ce n'est pas la technologie qui en est la cause, mais les mésusages de cette technologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le courriel est un des modes de communication où la ''netiquette'' (l'art de bien se comporter sur internet) est la moins bien respectée : trolls et flamewars sur les listes de discussion (voir notre article [http://netizen3.org/index.php/Typologie_des_ronchons_sur_les_m%C3%A9dias_sociaux ''Typologie des ronchons sur les réseaux sociaux'']), messages inutiles et chaînes de destinataires, transferts intempestifs, sont courants dans cet environnement. Outil magique, le courriel peut se transformer en instrument de torture si nous n'y prenons garde. Comme tout outil de communication qui relie les hommes, il est notre bien commun et il est de notre responsabilité d'en prendre soin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais d'abord, faut-il encore en connaître le fonctionnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les éléments de base du courriel ==&lt;br /&gt;
'''Expéditeur''' : celui qui envoie le message. De plus en plus de personnes ont plusieurs comptes de courrier électronique. Il est possible de recevoir des messages de leur part en provenance d'adresses électroniques différentes. Attention : une technique courante d'escroquerie consiste à usurper l'identité d'expéditeur d'autrui. Vous pouvez donc recevoir des messages qui semblent avoir été envoyées par des personnes que vous connaissez et vous proposent la plupart du temps de suivre des liens envoyant vers des sites frauduleux. Cette technique courante est appelée le phishing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Destinataire''' : il s'agit de l'adresse à laquelle vous envoyez un message. Vous pouvez envoyer un message à plusieurs adresses. Attention ! Tous les destinataires du courriel verront l'adresse des autres destinataires. S'ils ne se connaissent pas, vous risquez de révéler à des tiers l'adresse de personnes qui ne le souhaitent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Répondre à (/à tous)''' : cette fonctionnalité permet de répondre à un message en reprenant dans le corps de message le contenu des échanges précédents. ''Répondre à tous'' permet d'inclure tous les destinataires dans la réponse. Il est possible de répondre entre les lignes du message initial et non en début ou en fin de message uniquement. Attention : de réponse en réponse, le corps de message devient de plus en plus long et il devient difficile pour les participants à la conversation de se repérer dans ce fatras de textes mélangés. Certaines personnes prennent l'habitude de couper les parties de messages inutiles et de ne garder dans leur réponse que les parties de message auxquelles ils répondent directement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Copie Carbone (CC) invisible (CCI)''' : Cette fonction permet de placer des personnes en copie du message que l'on envoie. Il recevront le message comme s'ils en étaient les destinataires directs mais il est ainsi clair pour tous que le message ne leur est pas directement adressé. Il sont le plus souvent en copie «pour information». Les personnes placées en CCI sont invisibles des autres destinataires. Cette fonction est utile pour envoyer un message à une liste de personnes sans dévoiler leur adresse de courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Transférer''' : cette fonction permet de transférer à un tiers le contenu d'un message en provenance d'un contact. Attention ! Les abus du transfert sont nombreux : l'expéditeur du message initial ne souhaite pas toujours que son message soit retransmis à un tiers. Et le destinataire du transfert peut éventuellement retransférer à son tour, et ainsi de suite. Un message contenant certaines informations confidentielles peut ainsi se retrouver en quelques minutes porté à la connaissance de centaines de personnes, plaçant l'expéditeur initial dans l'embarras.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sujet''' : c'est l'en-tête du message qui doit en décrire le contenu en quelques mots. Cette information est très importante car c'est elle qui permettra au destinataire de juger de l'urgence, de l'importance du message. D'autant plus que certaines personnes ont une boîte mail quotidienne bien chargée. Il convient donc de soigner particulièrement la rédaction du sujet du message, qui doit être à la fois court et explicite.  Attention ! Trop de personnes ne remplissent pas ce champ. Leur message apparaît alors dans la boîte de leur correspondant avec un disgracieux : «(sans objet)».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Corps de message''' : il s'agit du message lui-même. Il convient de le rédiger avec soin. Le langage SMS est à bannir ainsi que les messages composés tout en majuscule (cela signifie que vous criez). Attention aux mises en forme trop sophistiquées que proposent certains fournisseurs de service. Il faut être conscient que le message peut être visionné au sein d'environnements qui peuvent être très différents et destructurer le message, le rendant ainsi illisible. Keep it simple (restez simple). C'est le plus sûr moyen d'être lu dans les meilleures conditions. Attention aux phrases trop ambiguës qui pourraient générer des soucis d'interprétation du message&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.wired.com/science/discoveries/news/2006/02/70179 ''The secret cause of flames wars''], basé sur Justin Kruger, Nicholas Epley.  [http://www.apa.org/monitor/feb06/egos.aspx ''E-mails and egos'' ]. Journal of Personality and Social Psychology, vol.89, n°5. 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pièce jointe''' : il est possible d'attacher des fichiers au message que l'on envoie. Là encore, cette fonctionnalité est une des plus mal utilisées. Lorsqu'on attache un ou plusieurs fichiers à son message, il faut anticiper les conditions dans lesquelles il sera reçu par ses contacts : s'ils ont une connexion internet à faible débit, le simple téléchargement du message avec sa pièce jointe peut bloquer la connexion pendant des heures ! Dans le cas de fichiers volumineux, il est préférable de les placer sur une plateforme de partage de fichiers et d'insérer dans le courriel un lien permettant de télécharger ce fichier indépendamment. Par ailleurs, le destinataire ne dispose par forcément du même logiciel ou de la même version de logiciel, ce qui fait qu'il ne pourra pas toujours ouvrir la pièce. Il est donc préférable d'utiliser des formats de documents ouverts et libres assurant le maximum d'interopérabilité (voir notre article sur [http://netizen3.org/index.php/Les_formats_au_c%C5%93ur_de_l%27informatique les formats au coeur de l'informatique]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Webmail ou logiciel propre ? Le grand débat'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, les courriers électroniques passent par des canaux totalement séparés du web. Ils sont stockés sur des serveurs de messagerie et circulent via des canaux spécifiques (protocoles POP, SMTP et Imap). Mais de plus en plus de fournisseurs offrent des services d'accès par le web aux boîtes aux lettres électroniques. Gmail et Hotmail en sont deux exemples.&lt;br /&gt;
Le débat fait rage entre les afficionados de l'un ou l'autre des modes d'utilisation du courrier électronique. Voici un petit tableau qui permet de s'y repérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! !! Directement sur le serveur Webmail ! Logiciel, alias « client mail »&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Arguments positifs''' || Protège plus efficacement des virus - Limite les risques de perte de messages - Facilite la consultation sur plusieurs supports -  || Permet de rédiger ses messages hors connexion, puis de les envoyer une fois connecté - Encourage l'autonomie de l'utilisateur - Permet de traiter plus rapidement ses messages&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Arguments négatifs''' || Crée une dépendance à un fournisseur de services - Risque sur la confidentialité des informations - Si vous êtes en voyage avec une connexion instable, perte de temps || Risques de perte de données - Complexité de la configuration du logiciel - Risque de virus, essentiellement si logiciel sur Windows ou MacOS&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''L'écrit ne donne pas le ton'''&lt;br /&gt;
« Ne travaille pas trop », m'a écrit une collègue par courriel aujourd'hui. Était-elle sincère ou sarcastique ? Selon une étude publiée dans la revue ''Personnalité et psychologie sociale'', seuls 50 % des messages sont correctement interprétés par ceux qui les reçoivent. Mais 90 % des récepteurs pensent avoir correctement interprété les courriels reçus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue Nicolas Epley à Chicago, qui a conduit cette recherche universitaire avec Justin Kruger à New York, explique que dans cette étude « les participants étaient convaincu d'avoir correctement compris le ton du message (...). Les gens pensent souvent que le ton ou l'émotion qu'ils transmettent dans leurs messages est évidente, parce qu'ils « entendent le ton dans leur tête quand ils écrivent ».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_formats_au_c%C5%93ur_de_l%27informatique&amp;diff=14684</id>
		<title>Les formats au cœur de l'informatique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_formats_au_c%C5%93ur_de_l%27informatique&amp;diff=14684"/>
				<updated>2014-07-25T08:05:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''format, fichier, logiciel libre, interopérabilité, langage informatique. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Quel drôle de langage, tout de même, l'informatique... Entre les .doc, .zip, .exe, .avi, on aimerait bien avoir un Champollion des temps modernes à la maison... Essayons d'y voir plus clair.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'on écrit un texte, nous saisissons des informations, soit des données. Ces dernières sont entreposées dans un fichier. Un fichier informatique est donc une collection d'informations numériques réunies sous un même nom, enregistrées sur un support de stockage tel qu'un disque dur, un CD-ROM, et manipulées comme une unité. Le nom du fichier sert à décrire le contenu. Ce nom comporte souvent un suffixe (l´extension) qui renseigne sur la nature des informations et le logiciel à utiliser pour les manipuler. On parle ici de ''formats de fichiers''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contenu est l'essence du fichier : des textes, des images, de l'audio ou de la vidéo. Pas question d'ouvrir une vidéo avec un logiciel de traitement de texte par exemple. Ce qui nous renseigne immédiatement sur la nature des données (leur format), c'est l'extension (.doc, .odt pour des textes par exemple; .avi, .Xvid pour de la vidéo). Certaines extensions sont très connues, notamment en vidéo ou traitement de texte, mais il arrive souvent que l'on tombe sur un format de fichier inconnu, ou non reconnu par son ordinateur s'il n'est pas équipé du logiciel capable de l'ouvrir. L'extension renseigne donc sur la manière d'échanger des données entre divers programmes informatiques ou logiciels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On appelle [http://fr.wikipedia.org/wiki/Interop%C3%A9rabilit%C3%A9 ''interopérabilité''] cette possible compatibilité des données entre différents logiciels ou systèmes d'exploitation (Windows, Apple, Linux). Il convient cependant de distinguer « interopérabilité » et « compatibilité ». Pour être simple, on peut dire que la compatibilité est une notion verticale qui fait qu'un outil peut fonctionner dans un environnement donné en respectant toutes les caractéristiques et l'interopérabilité est une notion transversale qui permet à divers outils de pouvoir communiquer - quand on sait pourquoi, et comment, ils peuvent fonctionner ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formats ouverts et formats fermés ==&lt;br /&gt;
On distingue un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Format_ouvert format ouvert] dont la spécification (ou le code) est publiquement accessible, d'un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Format_ferm%C3%A9 format fermé] dont la spécification est secrète. Un format fermé correspond généralement à un logiciel seul capable de pleinement l'exploiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre distinction s'opère entre un format normalisé, faisant l'objet d'une normalisation par une institution publique ou internationale (ISO, W3C) et un format quelconque, qui peut devenir un standard de fait s'il est populaire. Un tel format est parfois normalisé par la suite comme OpenDocument&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenDocument OpenDocument] est un format ouvert de données pour les applications bureautiques : traitements de texte, tableurs, présentations, diagrammes, dessins et base de données bureautique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un format est dit propriétaire s'il a été élaboré par une entreprise, dans un but essentiellement commercial. Un format propriétaire peut être ouvert (le format PDF d'Adobe par exemple) ou fermé (le format .doc de Microsoft par exemple). Mais même lorsque des spécifications sont rendues publiques, les entreprises à l'origine de formats propriétaires tentent d'en conserver le contrôle, soit en proposant régulièrement de nouvelles versions plus élaborées (contrôle par maintien d'une avance technologique) soit en utilisant des moyens juridiques comme le brevet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes ''format ouvert'', ''format libre''&amp;lt;ref&amp;gt;Le terme « ''format libre'' » est largement utilisé par la communauté du logiciel libre pour désigner par exemple certains formats audio libres comme [http://www.fsf.org/news/playogg.html Ogg Vorbis].&amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore ''spécification ouverte'', désignent des formats de données interopérables et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d’accès ou de mise en œuvre, par opposition à un format fermé ou propriétaire.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème des formats se pose à chaque fois qu'on veut exploiter l'information numérique produite par un logiciel&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on change la version du même logiciel&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on passe d'un logiciel à l'autre&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on échange de l'information entre deux personnes ayant chacune son ordinateur&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on veut exploiter les données d'un logiciel n'existant plus, voire dont l'éditeur a fermé boutique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un sujet extrêmement sensible auquel tout utilisateur d'ordinateur a été ou sera confronté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous avez compris les formats, vous avez compris une des choses essentielles de l'informatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « .doc », simple format ou monopole ?   ==&lt;br /&gt;
Sous le terme ''format DOC''&amp;lt;ref&amp;gt;Surnommés DOC car ils portent une extension .doc ou .docx.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on désigne les fichiers qui sont produits par le logiciel Word de Microsoft. C'est certainement le format de fichiers le plus répandu pour travailler sur les documents destinés à l'impression ou à la diffusion (après conversion dans un format adéquat, notamment de type PDF). Son utilisation est fréquemment source de discussions animées car elle pose des questions d'ordre politique, technique et éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Enjeu politique. Comme ce format est géré exclusivement par Microsoft, comment faire si l'on décide d'utiliser un autre logiciel que Word pour lire et/ou écrire des documents dans ce format ? Comment s'assurer sur la durée que l'on voudra toujours passer par Microsoft comme acteur incontournable de notre informatique (personnelle ou professionnelle) ? Quid de la mainmise d'une entreprise à but lucratif, et étrangère, sur un domaine aussi critique que la gestion de l'information (numérique) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Enjeu technique. Les questions techniques relatives au format DOC concernent la sécurité et la pérennité. En matière de sécurité, ne pas être maître des documents produits et émis par son propre ordinateur équivaut à faire une immense confiance à l'éditeur du logiciel qui les gère. De plus, par le passé, des informations confidentielles non désirées ont été retrouvées dans des documents de ce format. Et pour ce qui concerne la pérennité : comment être sûr que les documents produits aujourd'hui seront exploitables par un quelconque logiciel dans 10 ans, sachant que les versions successives de Word font constamment évoluer le format de ses fichiers ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Enjeu éthique. Envoyer un fichier .doc à ses correspondants place ces derniers dans l'obligation implicite d'utiliser un logiciel spécifique, Word de Microsoft &amp;lt;ref&amp;gt;Il n'y a pas que Word qui gère le format DOC, mais les alternatives produisent parfois des fichiers légèrement différents du format original, ce qui est assez gênant, par exemple lors de l'impression (mise en page, marges, tableaux...).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Cette contrainte, qui semble souvent anodine puisque Word est quasi-omniprésent sur les postes de travail sous Windows, constitue une très forte barrière à l'entrée pour tous les acteurs du logiciel qui voudraient créer des alternatives. L'environnement bureautique paraît donc actuellement une « chasse gardée » de Microsoft.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Type de format&lt;br /&gt;
! Format libre utilisé par la majorité des éditeurs de logiciels&lt;br /&gt;
! Format privé/propriétaire/exclusif&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Pages web&lt;br /&gt;
| HTML et ses dérivés (xml, ...)&lt;br /&gt;
| Théoriquement aucun, le web étant entièrement ouvert à la base. Cependant, plusieurs greffons (plugins-addons) indispensables dans certains sites ôtent au web son côté ''universel''...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Document textuel&lt;br /&gt;
| OpenDocument (.odt)&lt;br /&gt;
| Format de Microsoft Word (.doc, .docx)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tableur&lt;br /&gt;
| OpenDocument (.ods)&lt;br /&gt;
| Format de Microsoft Excel (.xls, .xlsx)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Présentation assistée par ordinateur (PréAO)&lt;br /&gt;
| OpenDocument (.odp)&lt;br /&gt;
| Format de Microsoft Powerpoint (.ppt, .pptx)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Image &lt;br /&gt;
| PNG, SVG, GIF&lt;br /&gt;
| PSD, JPG, WMF&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Son, musique&lt;br /&gt;
| Ogg FLAC, Ogg Vorbis, Ogg Speex&lt;br /&gt;
| ALAC, WMA, MP3&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Vidéo, film&lt;br /&gt;
| WebM, Ogg Theora, Xvid&lt;br /&gt;
| AVI, MOV, DivX&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En savoir plus ==&lt;br /&gt;
Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Correspondance_entre_formats_ouverts_et_formats_ferm%C3%A9s Correspondance entre formats ouverts et formats fermés].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=14683</id>
		<title>Suite bureautique, applications et multimédia</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=14683"/>
				<updated>2014-07-25T07:57:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''suite bureautique, applications, multimédia, logiciel, valeur d'usage''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur serait un tas de matière inerte s'il n'était animé par une sorte d'intelligence artificielle.&lt;br /&gt;
Il serait aussi un jouet dont on se lasse vite si les programmes qu'il contient ne répondaient pas à des besoins concrets et presque illimités...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre le système d'exploitation, qui est le grand chef d'orchestre, il existe un grand nombre de programmes logiciels qui viennent donner vie à nos ordinateurs. Certains sont invisibles et travaillent en coulisse. Ces applications mettent de l'huile dans les rouages, entretiennent la mémoire, tentent de nous épargner les bugs. Elles sont un peu les neurones de l'engin. D'autres applications travaillent toutes fenêtres ouvertes. Elles sont accessibles directement par des icônes sur notre bureau ou dans la liste des programmes. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus importantes : le navigateur web et la suite bureautique, généralement les premières applications que l'on installe manuellement après l'achat, si ce n'est pas déjà fait d'office. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique est un ensemble de logiciels qui comporte typiquement :&lt;br /&gt;
* un traitement de texte : c'est-à-dire un programme informatique permettant d'écrire, de corriger, de faire une mise en page sommaire. En 2013, la référence du marché est Microsoft Word, logiciel dont l'utilisation est réglementée par Microsoft. Dans le domaine des logiciels dont l'utilisation et la distribution sont libres, la référence est OpenOffice.org Writer. Dans les sphères de l'État, de la politique, et des administrations publiques, OpenOffice.org Writer et Microsoft Word sont encore leaders.&lt;br /&gt;
* un tableur grapheur : un tableur est un programme informatique capable de manipuler des feuilles de calcul. À l'origine destinés au traitement automatisé des données financières, les logiciels tableurs sont maintenant utilisés pour effectuer des tâches variées, de la gestion de bases de données simples à la production de graphiques (on peut alors parler de tableur-grapheur), en passant par diverses analyses statistiques.&lt;br /&gt;
* un logiciel de présentation : le diaporama est le type de présentation le plus utilisé en faisant défiler des images pour illustrer une conférence par exemple. Le logiciel de présentation permet de bâtir ces « diapositives » efficacement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique peut être enrichie par des applications complémentaires :&lt;br /&gt;
*Création de site web&lt;br /&gt;
*Publication assistée par ordinateur (PAO)&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin vectoriel&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin matriciel&lt;br /&gt;
*Base de données&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur d'usage : un nouveau critère économique ==&lt;br /&gt;
Il existe des régions du monde, comme Porto Alegre au Brésil, où l'administration publique a simplement installé OpenOffice dès les premiers ordinateurs installés pour le personnel, dans les années 1990. Quelques temps plus tard, les collaborateurs de cette administration le disent concrètement : ils sont plus à l'aise avec LibreOffice ou OpenOffice (alias OOo), et MS-Office (MS-Word, MS-Excel) est ''plus compliqué'' à utiliser, moins stable, moins performant. Motif : ils avaient l'habitude d'OOo. C'est une expérience vécue. Elle démontre que ce qui compte, pour les éditeurs d'applications, c'est d'habituer le plus vite possible la clientèle à son produit, pour être sûr qu'ils associeront les fonctions, le besoin, à cette application spécifique qu'ils éditent. On appelle cela ''la valeur d'usage''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un mot sur le multimédia==&lt;br /&gt;
Le mot multimédia - ou plus souvent employé en français : multimédias - provient du pluriel du terme latin « medium ». Ce buzzword s'est développé vers la fin des années 1980 et il désigne une application, un service ou encore un appareil utilisant plusieurs médias (l'image, le son et la vidéo).&lt;br /&gt;
Ce néologisme est apparu en 1978 sous la plume de  François Billetdoux &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Multim%C3%A9dia Multimédia].&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque les CD-Rom ainsi que les bornes interactives se sont développés. Il désigne alors les applications qui - grâce à la capacité de stockage d'information du CD-ROM, ou d'internet (par téléchargement), et aux capacités de l'ordinateur - peuvent créer, utiliser ou piloter différents médias simultanément : musique, son, image, vidéo, et interface graphique interactive (IHM).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques applications multimédias :&lt;br /&gt;
* Animation : dessin animé, image de synthèse ;&lt;br /&gt;
* Conception assistée par ordinateur (CAO) ;&lt;br /&gt;
* Développement web ;&lt;br /&gt;
* Dispositifs immersifs ;&lt;br /&gt;
* Enseignement assisté par ordinateur (EAO) : enseignement à distance, didacticiel ;&lt;br /&gt;
* Graphisme : infographie, dessin bitmap, dessin vectoriel ;&lt;br /&gt;
* Jeu vidéo : jeu d'aventure, jeu de stratégie, jeu d'action, etc. ;&lt;br /&gt;
* Publication assistée par ordinateur (PAO) : Mise en page, photocomposition ;&lt;br /&gt;
* Musique assistée par ordinateur (MAO) : synthèse sonore, échantillonneur, MIDI ;&lt;br /&gt;
* Montage assisté par ordinateur (son et/ou vidéo) : vidéo ; &lt;br /&gt;
* Téléphonie : VoIP&lt;br /&gt;
* Visio-conférence : GnomeMeeting, NetMeeting.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=14682</id>
		<title>Libération du PC par IBM</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=14682"/>
				<updated>2014-07-25T07:56:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''PC, modèle économique, ouverture, standardisation, commodity business, exclusivité, service. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire vraie&amp;amp;nbsp;: au début des années 1980, alors que [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibm IBM] est leader du marché de l'ordinateur en général, sa direction décide de publier le plan (les spécifications techniques) permettant de construire un ordinateur complètement compatible avec ses propres PC. Ceci permet à de nombreuses entreprises, notamment à Taïwan, en Corée ou en Chine de fabriquer des composants pour des ordinateurs personnels&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Compatible_PC Compatible PC].&amp;lt;/ref&amp;gt; (c'est-à-dire avec les PC d'IBM)&amp;amp;nbsp;: microprocesseur, disque dur, carte mère, carte graphique ou carte son peuvent donc interagir de manière identique à l'original d'IBM. Le matériel devient interchangeable. On parle alors de ''commodity business''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Commodit%C3%A9 Commodité]. Dans le monde des affaires anglo-saxon, le terme commodité, anglicisme et faux-ami transposé de l'anglais « commodity », désigne un produit de base ou un produit de consommation courante, un produit standardisé, essentiel et courant, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; en anglais. Ce terme désigne un marché où les produits sont standardisés et où la différenciation est difficile. C'est donc principalement sur le prix que se joue la concurrence. Naturellement, IBM a ainsi créé sa propre concurrence mais a aussi permis l'émergence d'un écosystème diversifié. Ce marché élargi s'est avéré bien plus vaste que si le PC avait été bridé par des restrictions légales (secrets, licences restrictives...). Une concurrence saine est possible. Elle sert alors l'économie de marché et les intérêts du consommateur final, en suivant la loi de l'offre et de la demande. &lt;br /&gt;
IBM était autrefois très centrée sur la conception et la commercialisation de matériels informatiques. Les services et les logiciels représentent désormais un peu plus de 80% du chiffre d'affaires. Cette mutation en profondeur a sans doute permis à la société de perdurer, sans se disloquer, au-delà des évolutions technologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le modèle Apple ==&lt;br /&gt;
Inversement, Apple a basé son modèle économique sur l'exclusivité de fabrication, liée à une image de ''luxe''&amp;amp;nbsp;: jusqu'à une époque récente, mais cela a changé, aucune entreprise ne pouvait fabriquer des produits compatibles Macintosh sans l'autorisation de l'entreprise Apple. C'est ainsi qu'Apple contrôle un secteur limité du marché (5 à 10&amp;amp;nbsp;%), mais maîtrise toute la chaîne de production (matériel et logiciel), rendant ainsi difficile la compatibilité au niveau du matériel et logiciel. De plus, Apple n'a pas encore suffisamment travaillé la question de la responsabilité sociale et environnementale&amp;amp;nbsp;: l'opacité de ses méthodes de production fait que les conditions de travail dans cette firme sont souvent critiquées par les ONG luttant pour la défense des droits des travailleurs&amp;lt;ref&amp;gt; Voir Yannick Roudaut. [http://www.alternite.com/actionnaires-dapple-indignez-vous &amp;quot;Actionnaires d'Apple, indignez-vous&amp;quot;]. Alternite.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le logiciel comme un service ==&lt;br /&gt;
La standardisation du matériel informatique, rendue possible par IBM, a déplacé la focalisation de la concurrence à un ''niveau supérieur'', le niveau logiciel. Le matériel reste un domaine de concurrence, mais largement moindre&amp;amp;nbsp;: les prix se sont effondrés entre 1995 et 2010, l'obsolescence du matériel est moins rapide qu'au milieu des années 1990. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et c'est là que Microsoft a tiré son épingle du jeu, en prenant une position de leader dans un monde fonctionnant sur le mode ''le gagnant rafle toute la mise''&amp;lt;ref&amp;gt;En anglais : Winner-take-all. C'est-à-dire qu'il n'y a pas souvent une multitude de gagnants dans le monde du logiciel, mais généralement un leader et un ou deux challengers. Les autres restent marginaux ou sont sur des marchés étroits, spécifiques (on parle de ''niches'').&amp;lt;/ref&amp;gt;. Avec son système d'exploitation et ses logiciels de bureautique, Microsoft a verrouillé le marché de l'ordinateur personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, une autre révolution est en train de se dérouler&amp;amp;nbsp;: le système d'exploitation est en train de devenir également un ''commodity business'', car de plus en plus de logiciels ne tournent plus sur la machine de l'utilisateur, mais sur un serveur internet&amp;amp;nbsp;: l'ordinateur client ne sert que de terminal de commande, sans rôle critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ère de la suprématie du logiciel est en passe d'être supplantée par celle des services&amp;amp;nbsp;: on parle par exemple de SAAS, ''Software As A Service'' (le logiciel comme un service), pour désigner le fait qu'on ne ''possède'' plus le logiciel, mais qu'on y accède&amp;amp;nbsp;: on loue un droit d'accès qui nous permet de bénéficier de ressources (stockage d'information, temps de traitement des requêtes...). Dans ce domaine, Google semble avoir en 2013 une longueur d'avance sur la compétition, par exemple avec ''Google Docs''. Mais on peut logiquement s'attendre à une riposte du monde du Libre qui va chercher à éviter un monopole qu'il estime sclérosant pour le commerce, la qualité des services et les libertés individuelles&amp;lt;ref&amp;gt;Une initiative libre vise exactement à combler ce vide : [http://www.freecloudalliance.org/ung-Home.Page UNG Docs] (''UNG's Not Google Docs'', UNG n'est pas Google Docs)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=14681</id>
		<title>Libération du PC par IBM</title>
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				<updated>2014-07-25T07:54:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''PC, modèle économique, ouverture, standardisation, commodity business, exclusivité, service. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire vraie&amp;amp;nbsp;: au début des années 1980, alors que [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibm IBM] est leader du marché de l'ordinateur en général, sa direction décide de publier le plan (les spécifications techniques) permettant de construire un ordinateur complètement compatible avec ses propres PC. Ceci permet à de nombreuses entreprises, notamment à Taïwan, en Corée ou en Chine de fabriquer des composants pour des ordinateurs personnels [http://fr.wikipedia.org/wiki/Compatible_PC compatibles PC] (c'est-à-dire avec les PC d'IBM)&amp;amp;nbsp;: microprocesseur, disque dur, carte mère, carte graphique ou carte son peuvent donc interagir de manière identique à l'original d'IBM. Le matériel devient interchangeable. On parle alors de ''commodity business''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Commodit%C3%A9 Commodité]. Dans le monde des affaires anglo-saxon, le terme commodité, anglicisme et faux-ami transposé de l'anglais « commodity », désigne un produit de base ou un produit de consommation courante, un produit standardisé, essentiel et courant, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; en anglais. Ce terme désigne un marché où les produits sont standardisés et où la différenciation est difficile. C'est donc principalement sur le prix que se joue la concurrence. Naturellement, IBM a ainsi créé sa propre concurrence mais a aussi permis l'émergence d'un écosystème diversifié. Ce marché élargi s'est avéré bien plus vaste que si le PC avait été bridé par des restrictions légales (secrets, licences restrictives...). Une concurrence saine est possible. Elle sert alors l'économie de marché et les intérêts du consommateur final, en suivant la loi de l'offre et de la demande. &lt;br /&gt;
IBM était autrefois très centrée sur la conception et la commercialisation de matériels informatiques. Les services et les logiciels représentent désormais un peu plus de 80% du chiffre d'affaires. Cette mutation en profondeur a sans doute permis à la société de perdurer, sans se disloquer, au-delà des évolutions technologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le modèle Apple ==&lt;br /&gt;
Inversement, Apple a basé son modèle économique sur l'exclusivité de fabrication, liée à une image de ''luxe''&amp;amp;nbsp;: jusqu'à une époque récente, mais cela a changé, aucune entreprise ne pouvait fabriquer des produits compatibles Macintosh sans l'autorisation de l'entreprise Apple. C'est ainsi qu'Apple contrôle un secteur limité du marché (5 à 10&amp;amp;nbsp;%), mais maîtrise toute la chaîne de production (matériel et logiciel), rendant ainsi difficile la compatibilité au niveau du matériel et logiciel. De plus, Apple n'a pas encore suffisamment travaillé la question de la responsabilité sociale et environnementale&amp;amp;nbsp;: l'opacité de ses méthodes de production fait que les conditions de travail dans cette firme sont souvent critiquées par les ONG luttant pour la défense des droits des travailleurs&amp;lt;ref&amp;gt; Voir Yannick Roudaut. [http://www.alternite.com/actionnaires-dapple-indignez-vous &amp;quot;Actionnaires d'Apple, indignez-vous&amp;quot;]. Alternite.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le logiciel comme un service ==&lt;br /&gt;
La standardisation du matériel informatique, rendue possible par IBM, a déplacé la focalisation de la concurrence à un ''niveau supérieur'', le niveau logiciel. Le matériel reste un domaine de concurrence, mais largement moindre&amp;amp;nbsp;: les prix se sont effondrés entre 1995 et 2010, l'obsolescence du matériel est moins rapide qu'au milieu des années 1990. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et c'est là que Microsoft a tiré son épingle du jeu, en prenant une position de leader dans un monde fonctionnant sur le mode ''le gagnant rafle toute la mise''&amp;lt;ref&amp;gt;En anglais : Winner-take-all. C'est-à-dire qu'il n'y a pas souvent une multitude de gagnants dans le monde du logiciel, mais généralement un leader et un ou deux challengers. Les autres restent marginaux ou sont sur des marchés étroits, spécifiques (on parle de ''niches'').&amp;lt;/ref&amp;gt;. Avec son système d'exploitation et ses logiciels de bureautique, Microsoft a verrouillé le marché de l'ordinateur personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, une autre révolution est en train de se dérouler&amp;amp;nbsp;: le système d'exploitation est en train de devenir également un ''commodity business'', car de plus en plus de logiciels ne tournent plus sur la machine de l'utilisateur, mais sur un serveur internet&amp;amp;nbsp;: l'ordinateur client ne sert que de terminal de commande, sans rôle critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ère de la suprématie du logiciel est en passe d'être supplantée par celle des services&amp;amp;nbsp;: on parle par exemple de SAAS, ''Software As A Service'' (le logiciel comme un service), pour désigner le fait qu'on ne ''possède'' plus le logiciel, mais qu'on y accède&amp;amp;nbsp;: on loue un droit d'accès qui nous permet de bénéficier de ressources (stockage d'information, temps de traitement des requêtes...). Dans ce domaine, Google semble avoir en 2013 une longueur d'avance sur la compétition, par exemple avec ''Google Docs''. Mais on peut logiquement s'attendre à une riposte du monde du Libre qui va chercher à éviter un monopole qu'il estime sclérosant pour le commerce, la qualité des services et les libertés individuelles&amp;lt;ref&amp;gt;Une initiative libre vise exactement à combler ce vide : [http://www.freecloudalliance.org/ung-Home.Page UNG Docs] (''UNG's Not Google Docs'', UNG n'est pas Google Docs)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Compatible_PC Compatible PC] sur Wikipédia&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=14677</id>
		<title>Les différents types d'informations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=14677"/>
				<updated>2014-07-24T16:12:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;droit d'auteur, création, opinion, mode d'emploi, données publiques.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nous recevons en flux continu des images, sons, odeurs, goûts, sensations, qui sont autant de messages à traiter, interpréter, face auxquels agir et réagir. &lt;br /&gt;
Selon une mesure de la vitesse de traitement du cerveau, les humains traiteraient en moyenne 60 bits d'informations par seconde. Mais de quelles informations s'agit-il&amp;amp;nbsp;? Quel type d'information traite-t-on et sous quelle forme&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations, voici l'occasion de revenir aux essentiels, au cœur de la société de l'information, en reprenant les idées de Richard Stallman dans sa «&amp;amp;nbsp;révolution du logiciel libre&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. ''Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée''. Éditions Eyrolles, publié sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe  ==&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Au commencement était le Verbe&amp;amp;nbsp;» selon ''la'' ''Bible''. Verbe au sens d'information créatrice. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus simple est la donnée&amp;amp;nbsp;: 0 ou 1, par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir information. Ce sont alors des clés pour agir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Associées, les informations deviennent des savoirs, de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interconnectés, mis en pratique et partagés, les savoirs deviennent culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traversant les époques, les cultures, qui sont autant de répertoires de solutions, s'inspirent les unes les autres pour former des civilisations. Chaque espèce a une ou plusieurs civilisations qui évoluent soit en parallèle, soit l'une après l'autre, dans des cycles de constructions et destructions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent dans la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re ''noosphère''], la sphère immatérielle des idées. Un concept qui a trouvé une seconde vie grâce à l'essor du numérique. Avec son cortège d'informations et son fonctionnement auto-organisé,  internet, le ''réseau des réseaux'', est entrevu par certains comme une expression matérialisée de la noosphère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Trois types de contributions à la société  ==&lt;br /&gt;
Richard Stallman propose que les droits d'une création soient différents selon sa finalité, contribution fonctionnelle, écrit d'opinion ou travaux d'art ou de divertissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''contribution fonctionnelle''' comporte des publications telles que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les recettes&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les modes d'emploi&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les documents de références (encyclopédies, statistiques, etc.)&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les codes logiciels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus grand nombre en profite, elles devraient être libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''œuvres d'opinion ou de témoignage''' telles que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les mémoires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les essais&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les commentaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles devraient être mises en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans usage commercial. Le copyright est cruel, car il interdit le partage du savoir ''a priori'', or il est essentiel de légaliser le partage du savoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour '''les travaux d'art et de divertissement''', il y a des arguments pour les deux options privatrice ou libre&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D'une part modifier peut être une contribution à l'œuvre&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* D'autre part modifier peut réduire l'intégrité de l'intention initiale de l'auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, bien des œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni, au contraire, il a été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à autoriser au minimum la copie durant une certaine période (par exemple 10 ans), puis à autoriser la copie et les modifications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, on parle de société de l'information, mais sous couvert d'informations factuelles ou fonctionnelles, la diffusion des informations créatives sert trop souvent les intérêts des émetteurs plutôt que celui du bien commun. Par exemple, le choix d'une première page d'un journal misant sur le sensationnel aura pour but de capter l'attention pour vendre de la publicité, justifier d'une grande audience pour vendre plus cher les espaces publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents services de l'état et les collectivités territoriales produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites web, etc.) sur différents thèmes&amp;amp;nbsp;: tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur internet. Ils les financent avec les impôts collectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont fonctionnelles. Pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre leurs modes d'emploi de leur documentation pédagogique sous des licences libres ? Autoriser leur copie, modification et redistribution, valoriser ces documents et les partager comme un patrimoine de l'Humanité. Le monde associatif et les institutions publiques ont encore un gros chemin à parcourir pour développer le réflexe des licences libres et du partage spontané, à l'instar de Wikipédia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun dans nos sociétés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Comment s'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air&amp;amp;nbsp;? Engageons-nous pour la liberté des documents publics afin d'augmenter leur diffusion, celle des documents de prévention santé (éviter les comportements sexuels à risques, prévention SIDA, conduite en état d'ébriété, violence conjugale, tabagisme, etc.), information citoyenne (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise, pour organiser un petit festival, etc) ou information culturelle (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables, etc.).''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu, son sens. On distingue trois types d'informations, les faits, les œuvres et les fonctions&amp;lt;ref&amp;gt; Jürgen Habermas, Théorie de l'agir communicationnel. Fayard, Paris. 1987 ; et Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée. Éditions Eyrolles - Framasoft, publiée sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''faits''', c'est tout ce qui est ''manifeste'', qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : « Maison à vendre ». Lorsque quelque chose ne peut pas être discuté, on peut dire que c'est factuel. Parfois seulement, une personne définira une information comme factuelle, les autres voudront en débattre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le factuel, on est concentré sur des faits. Ici ne se pose pas la question de ce qui est vraiment factuel et de ce qui ne l'est que potentiellement (par exemple : je vais mourir un jour, est-ce factuel ?). Le vrai, c'est une question philosophique, voire métaphysique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''œuvres''' englobent les créations artistiques, ainsi que les opinions, les improvisations et plus largement, tout ce qui n'est ni fonctionnel, ni factuel. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une maturation, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, de différence, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''fonctions''' sont produites et diffusées non pas pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont les marches à suivre, les méthodes, les modes d'emploi, les informations qui servent une autre finalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information peut, bien entendu, combiner deux types ou même les trois types de contenus. « Je vends ma voiture (c'est une information factuelle) qui va sûrement faire plaisir à quelqu'un de bien parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une information, créative, car c'est mon opinion, mon sentiment ; dont on peut certes débattre pendant des heures). Et pour l'acheter il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre pour acheter ma voiture) ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres »''. Beaumarchais&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:fonctionnel-factuel-cratif.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9finition_des_TIC&amp;diff=14676</id>
		<title>Définition des TIC</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9finition_des_TIC&amp;diff=14676"/>
				<updated>2014-07-24T16:07:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
''technologie, communication, information, TIC, ICT, TICE.''&lt;br /&gt;
-----------------&lt;br /&gt;
S'il vous prend l'envie d'assister à une conférence qui traite des problématiques d'internet, le mot-clé ne sera pas internet, mais plutôt TIC, ICT, voire TSI (Technologies de la Société de l'Information). De jolis acronymes, couramment utilisés dans les milieux académiques et scolaires, qui servent à désigner une thématique aux contours finalement assez flous. De quoi s'agit-il exactement ? D'internet ? D'informatique ? De télécommunication ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'existe pas de consensus sur la définition des ''Technologies de l'information et de la communication'' (TIC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première approche consiste à se concentrer sur la notion de communication ou sur la notion d'information (numériques). Il s'agit en réalité de la même chose. Seul l'état diffère : à l'état fixe (comme la glace) nous avons l'information ; en mouvement (comme l'eau et la vapeur), nous avons la communication. Le piège, c'est de rester fixé sur le terme « technologies », car ce ce qui compte, ce sont les pratiques, les usages, les méthodes et les personnes. Les outils techniques, qui se renouvellent en permanence, sont à leur service.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations sont comme des photographies de nos réalités : elles sont statiques. La communication est comme un film : une série de photographies qui se succèdent. La communication, c’est donc de l’information en mouvement. C'est le principe même décrit dans la théorie de l'information par Claude Shannon&amp;lt;ref&amp;gt;[http://pespmc1.vub.ac.be/books/Shannon-TheoryComm.pdf ''A Mathematical Theory of Communication'']. The Belle System Technical Journal, vol. 27, 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans toutes les opérations de communication, il y a animation – assemblage et exploitation – de quatre types de paramètres : des informations, des technologies, des utilisateurs, des méthodologies. La communication est donc à l’information ce que le cinéma est à la photographie. Plus riche, plus complexe, avec pour conséquence plus de potentiel !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’expression TIC, il y a redondance : I et C étant la même chose, dans un état différent. Il en va de même pour les autres expressions associant information et communication comme par exemple :&lt;br /&gt;
''Information &amp;amp; Communication Technologies'' - en anglais, alias ICT, également IT pour ''Information Technologies'' (les technologies de l’information), et&lt;br /&gt;
''Systèmes d’Information et de Communication''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_en_transition_%3F&amp;diff=14675</id>
		<title>Et vous, êtes-vous en transition ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_en_transition_%3F&amp;diff=14675"/>
				<updated>2014-07-24T16:03:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''transition, paradigme, Clare Graves, barrières, adaptation.''&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
==Quiz : êtes-vous en chemin vers les nouveaux paradigmes ?==&lt;br /&gt;
Le psychologue [http://fr.wikipedia.org/wiki/Clare_Graves Clare Graves] fut l'adjoint de Maslow, créateur de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow la pyramide des besoins]. Graves explique que face à un environnement qui évolue, nous pouvons adopter trois postures qui sont autant d'indices du potentiel de changement:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 1→ Ouvert =====&lt;br /&gt;
* Ouverture d’esprit, écoute, empathie ;&lt;br /&gt;
* Capacité à voir les barrières et désir de les vaincre ;&lt;br /&gt;
* Capacité d’anticiper les changements ;&lt;br /&gt;
* Acceptation du changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 2→ Arrêté =====&lt;br /&gt;
* Tendance à vivre à l’intérieur des barrières de la vie ;&lt;br /&gt;
* Stress, tension, problèmes gastriques ;&lt;br /&gt;
* Comportement passif ou agressif ;&lt;br /&gt;
* Rejet des modèles de transformation en se fixant sur l’idée que l’on ne peut rien y changer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 3→ Fermé =====&lt;br /&gt;
* Enfermement dans sa coquille ;&lt;br /&gt;
* Compulsif, perfectionniste ;&lt;br /&gt;
* Réactions extrêmes à une frustration ;&lt;br /&gt;
* Exclusivité de la vision du monde ;&lt;br /&gt;
* Insatiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Quelques pistes pour franchir les barrières des nouveaux paradigmes numériques :====&lt;br /&gt;
* Les éliminer ;&lt;br /&gt;
* Les contourner ;&lt;br /&gt;
* Les neutraliser ;&lt;br /&gt;
* Les reformuler en quelque chose d’autre ;&lt;br /&gt;
* Les identifier et les cibler ;&lt;br /&gt;
* Calculer les risques, conséquences et douleurs ;&lt;br /&gt;
* Énoncer clairement les excuses et prétextes ;&lt;br /&gt;
* S’assurer que les fondations sont solides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Une fois la transition amorcée, il est utile de se souvenir que :====&lt;br /&gt;
* Tout changement demande une aide pendant et après la transition ;&lt;br /&gt;
* Toute personne qui change doit s’attendre à être « punie » par celles qui refusent le changement ;&lt;br /&gt;
* Les vieilles barrières peuvent resurgir de manière punitive.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=14674</id>
		<title>Passage des -isme en -ité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=14674"/>
				<updated>2014-07-24T15:51:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''hominisation, transition, paradigme, adaptation, howto.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Homme-blanc-papalagui.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il est devenu presque banal de constater l'échec de deux projets de sociétés&amp;amp;nbsp;: celui qui est offert par le capitalisme sauvage et celui qui est offert par le communisme bureaucratique. Mais il est plus difficile de définir la ''troisième voie'' vers laquelle nous nous engageons. » ''Joël de Rosnay''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Macroscope ''Le macroscope - Vers une vision globale'']. Edition Le Seuil, Paris. 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Processus d'hominisation  ==&lt;br /&gt;
Une transition intéressante est aujourd'hui à l'œuvre&amp;amp;nbsp;: la transformation des -''isme'' en -''ité''. Elle induit la notion d'un retournement radical de modèle, plus précisément le glissement d'un modèle dominant transmis verticalement à un public passif à un modèle privilégiant des savoir-faire et des pratiques transversaux, raisonnés et responsables. Cette transition s'accompagne nécessairement d'un «&amp;amp;nbsp;Net&amp;amp;nbsp;» changement de comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l'ancien paradigme, les différents choix de modèles de société se nommaient ''capitalisme'', ''communisme'', ''socialisme''. Dans une société globalisée où tout est relié, il n'est plus question de modèle, mais de boîte à outils. Il faut être capable de passer en permanence d'un modèle à l'autre et savoir s'adapter en fonction des contextes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réalités sont de plus en plus nuancées et l'on voit émerger de nouvelles formulations telles que «&amp;amp;nbsp;sociabilité&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;compatibilité&amp;amp;nbsp;» ou «&amp;amp;nbsp;évolutivité&amp;amp;nbsp;». Le suffixe -''ité'' évoque la fluctuation qui remplace ou complète, selon les croyances, la notion de tendance. On parle ainsi de «&amp;amp;nbsp;degré&amp;amp;nbsp;» d'adaptabilité, de créativité, de fonctionnalité… et non plus de «&amp;amp;nbsp;tendance&amp;amp;nbsp;» capitaliste ou communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adaptation, de fait, est la clé du succès&amp;amp;nbsp;: il s'agit désormais de modifier ses critères d'analyse en fonction de l'évolution culturelle. Certaines méthodes ou recettes connues, comme le système D, font d'ailleurs figure d'embryons du nouveau paradigme. Nous sommes constamment confrontés à d'autres modes de fonctionnement. La diversité des cultures et des approches se mélange dans notre tête, dans nos pratiques quotidiennes, dans notre être tout entier. Nous passons d'un système de pensée unique, qui rejette tous les autres, à une combinaison de systèmes de pensée et de modes d'actions plus riches, plus complets et bien plus variés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cela, le processus d'hominisation&amp;amp;nbsp;: la maîtrise d'une part toujours plus grande de notre potentiel humain, grâce à la maîtrise de dynamiques qui nous semblent ''a priori'' plus complexes. La boîte à outils, en effet, est plus complexe. Les conditions du succès ici ne seront pas les conditions du succès là-bas. Le développement de l'usage de termes dotés du suffixe -''ité'' atteste que les choses sont moins tranchées et manichéennes qu'elles ne le furent (comme dans l'opposition classique des systèmes communiste et capitaliste).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies numériques sont au cœur de cette évolution car elles donnent accès à tous et en tout temps à l'ensemble des outils permettant de passer d'un mode de fonctionnement à l'autre, d'une grille de lecture à l'autre, d'un indicateur à l'autre. Ainsi, nous développons tous des capacités de sociologue, en analysant les comportements humains, ou des pratiques de journaliste, en sélectionnant des informations, en les échangeant et en les mettant en perspective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage révèle celui d'une culture théorique à une culture de mécanismes pratiques. Il est d'autant plus ardu qu'il nous demande non seulement de participer à la création ou à l'adaptation de ces modes de pensée mais aussi de les incarner. On ne peut plus se contenter de dicter comment les choses doivent être faites, il faut aussi les mettre en œuvre, les habiter pour les faire vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités permettent d'identifier et de réunir des pratiques qui pourraient sembler contradictoires. C'est le cas de l'entrepreneuriat social, un concept qui encourage aussi bien la dynamique entrepreneuriale que la culture du bien commun. Les pionniers du changement sont les précieux passeurs requis par cette grande transition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une transition difficile ==&lt;br /&gt;
Tout le monde est d'accord sur l'urgence de promouvoir des pratiques vraiment durables. Il est plus difficile de définir ces pratiques. La progression semble suivre le principe du « trois pas en avant, deux pas en arrière, puis trois pas en avant à nouveau ». Au niveau scolaire et universitaire, les étudiants sont de plus en plus nombreux à rejeter le système qui leur est imposé. Ils réclament une école beaucoup plus flexible, modulaire, moins dogmatique, qui réduise le contrôle exercé par les enseignants, qui favorise l'entraide entre étudiants. Les mêmes aspirations s'expriment dans le champ politique, de plus en plus d'organisations de la société civile choisissent de s'engager pour peser dans le processus politique, mais sans présenter de candidats aux élections&amp;amp;nbsp;: elles ne se posent pas en mouvements politiques. Elles revendiqueraient plutôt le droit à une ''citoyenneté active''. Cette dynamique citoyenne a certes toujours existé, mais elle est plus visible aujourd'hui que jamais.&lt;br /&gt;
[[Fichier:How to-3-.gif|thumb|Imaginez la suite…]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Le royaume des howto'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On apprend aujourd'hui de plus en plus par soi-même. « Howto » vient de ''how to [do]'' (comment faire). L'internet est le nouveau royaume des Howto. Toute pratique y est documentée. Souvent sous forme résumée, pas toujours suffisante pour aller au bout des choses, mais souvent pensée pour aider les moins expérimentés. Ainsi, dans une volonté de simplification, les modes d'emploi laissent de côté certains détails réservés aux experts. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chercher un mode d'emploi permet d'entrer dans la culture des «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;». Concentrés, dans un premier temps, sur les différentes manières de résoudre un problème informatique, les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;» ont vite débordé dans tous les domaines &amp;amp;nbsp;: recettes de cuisine, conseils santé, auto-construction d'habitat, réparation de machines, mais aussi relations de couple, etc. Un problème, une question ? Tapez «&amp;amp;nbsp;comment&amp;amp;nbsp;» suivi de votre question, affinez la recherche et vous trouverez. Essayez, testez, puis modifiez ou commentez si le mode d'emploi déniché n'est pas assez clair. À travers les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;», c'est l'adaptabilité et la participativité qui s'expriment. Encore deux concepts en -''ité''…&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vingt-et-un critères pour comprendre les deux tendances au XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle  ==&lt;br /&gt;
Pour prendre les bonnes décisions, il importe d'abord d'avoir défini de bons critères d'analyse. Il est à cette fin indispensable de connaître les différentes visions du monde (croyances) qui sous-tendent chaque critère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''21 critères pour 2 tendances'''&lt;br /&gt;
! Tendance et croyance anthropocentriste, l’homme est au centre de l’univers. &lt;br /&gt;
! Tendance et croyance géocentriste, la Terre est au centre, l’homme en fait partie, il est gardien de la planète &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Cloisonnement &lt;br /&gt;
| Ouverture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Statique&lt;br /&gt;
| Dynamique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Conformisme&lt;br /&gt;
| Adaptabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Incompatibilité&lt;br /&gt;
| Compatibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Démesure&lt;br /&gt;
| Modération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invariabilité&lt;br /&gt;
| Évolutivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Autarcie&lt;br /&gt;
| Mutualisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Institutionnalisation&lt;br /&gt;
| Modélisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Répression&lt;br /&gt;
| Prévention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Monolithisme&lt;br /&gt;
| Modularité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Ignorance&lt;br /&gt;
| Attention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non formalisation&lt;br /&gt;
| Formalisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Homogénéité&lt;br /&gt;
| Diversité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Opacité&lt;br /&gt;
| Transparence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mécanique&lt;br /&gt;
| Organicité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non coopération&lt;br /&gt;
| Coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Spéculation&lt;br /&gt;
| Valorisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Centralisation&lt;br /&gt;
| Décentralisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Éloignement&lt;br /&gt;
| Proximité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exclusivité&lt;br /&gt;
| Non exclusivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Dispersion&lt;br /&gt;
| Finalisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars&amp;diff=14673</id>
		<title>Des cathédrales aux bazars</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars&amp;diff=14673"/>
				<updated>2014-07-24T15:37:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''cathédrale, bazar, culture Libre, GNU/Linux, collaboration en ligne, décentralisation.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
==Quelle architecture pour les relations socio-économiques ?==&lt;br /&gt;
On accorde souvent plus d'attention et de prestige à une belle cathédrale qu'à un bazar anarchique (du moins en apparence). Mais en ce qui concerne les modes d'organisation, d'entreprises ou de projets, ces a priori doivent-il désormais être remis en question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cathédrale, bazar, de quoi parle-t-on ? De structures sociales et économiques et non plus de bâtiments. La matière s'assemble selon des logiques dimensionnelles : hauteur, largeur... Les informations, les idées, les organisations sociales sont également le résultat de ces logiques. Certaines organisations sont assemblées suivant la forme de la « cathédrale ». D'autres organisations sont assemblées en suivant la forme du « bazar ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système social dit « en cathédrale » fonctionne selon la hiérarchie de statut, à la verticale, sous forme pyramidale. Le meilleur statut, le pouvoir suprême, se trouve au sommet. De nombreux niveaux intermédiaires le séparent de la base. Cette hiérarchie pyramidale exerce un contrôle important, notamment en s'interposant dans la circulation de l'information et les prises de décision. Tout doit passer d'un échelon hiérarchique à l'autre, du haut vers le bas ou inversement, rarement de manière transversale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des États-Nations fonctionnent de cette manière. La majorité des grandes entreprises aussi, où l'on doit en référer à un supérieur hiérarchique. Il est fréquent de recevoir un courrier important, une décision officielle par exemple, signée par une personne qui a le « droit de signature », le statut de « responsable administratif », alors qu'en fait le courrier a été préparé par d'autres personnes qui traitent ce dossier, des subalternes ; et le signataire appose sa griffe quasiment les yeux fermés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la signature, c'est toute la culture de la gestion qui est influencée par cette approche cathédrale. Plus largement, dans l'organisation cathédrale, la consommation est séparée de la production. Les consommateurs ne peuvent pas comprendre ou modifier les produits qu'ils consomment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La dynamique horizontale==&lt;br /&gt;
Bien différent est le fonctionnement des hiérarchies dans un bazar ! Il n'y a pas de position dominante a priori permanente. En fonction de la situation, chacun apporte sa contribution sous forme de connaissances, savoir-faire et savoir-être. Il la met au service de la communauté. Ceux dont les contributions sont les plus intéressantes réussissent à fédérer une communauté (fournisseurs et clients) et en deviennent naturellement les leaders légitimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'organisation est horizontale, en de nombreux petits groupes. Dans chaque petit groupe, non seulement chacun peut être le chef d'un segment de l'activité, mais il peut aussi y avoir plusieurs chefs. La notion de chef se transforme en simple notion de (co-)responsable d'activité. Les responsables doivent sans cesse démontrer qu'ils méritent leur place, ou avoir la sagesse de réduire leur attente de pouvoir diriger, en (re-)devenant simple contributeur aux projets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un bazar la pression est moindre, les relations sont plus simples, informelles, basées sur la pratique. Chacun peut donc participer à plusieurs groupes, parfois comme leader, parfois comme contributeur, et trouver diverses places en fonction des contextes. Cette modularité de la culture hiérarchique facilite la fusion des rôles entre consommateurs et producteurs, ces derniers étant encouragés à améliorer les produits et services pour leur propre usage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un concept venu du logiciel libre==&lt;br /&gt;
Ces deux logiques ''cathédrale versus bazar'' ont toujours existé. La cathédrale s'opposait à l'anarchisme. Mais l'arrivée du numérique a permis de faire émerger une approche plus nuancée du bazar, pas si anarchique finalement. Les communautés d'informaticiens ont servi de laboratoire d'idées. Car les propriétés de décentralisation et de multilatéralité des écosystèmes numériques ont entraîné l'émergence de ce nouveau type d'organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En offrant la possibilité de laisser une trace de toutes les contributions, et donc de faire des choix plus raisonnés, basés sur la qualité de chacun à contribuer à un projet, le numérique donne de la transparence au mode opératoire. Ceci permet à chacun de voir le mode d'organisation et de choisir celui qui lui convient, sans tomber dans les options radicales du tout vertical ou tout horizontal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre ''La cathédrale et le bazar''&amp;lt;ref&amp;gt;Eric S. Raymond. [http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar_monoblock.html ''La cathédrale et le bazar''].&amp;lt;/ref&amp;gt;, Eric S. Raymond analyse le succès de projets de logiciels libres, dont le code source est ouvert, générant par nature une organisation de type bazar, avec de nombreux petits groupes de travail qui interagissent, en visualisant ce que les autres apportent à la construction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succès des logiciels libres, bien que peu connu, est fulgurant dans l'économie mondiale. La majorité des pages web qui sont affichées tournent sur ce type de logiciels, conçus dans des hiérarchies de type bazar. Ceci démontre la pertinence de ce type de gouvernance de projet, basée sur le partage de l'information et l'équité des chances, deux fondamentaux propres au bazar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cela s'applique bien au-delà du logiciel : dans l'architecture, les arts, les machines agricoles (etc.), mais uniquement si les outils numériques sont utilisés pour coordonner les efforts. L'idée de hiérarchie bazar, popularisée avec le monde des logiciels libres et à code ouvert, a servi de catalyseur pour faciliter une transition : le bazar, comme logique organisationnelle, s'étend aujourd'hui à de nombreux domaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bazar n'entrave ni la réussite d'un projet, ni la qualité de son résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux succès notoires : &lt;br /&gt;
*GNU/Linux. Issu du milieu hacker, le système d'exploitation libre Linux est né de la rencontre entre le développement collaboratif décentralisé d'internet et le mouvement du logiciel libre. Il est devenu leader sur les serveurs web.&lt;br /&gt;
*Wikipédia l'encyclopédie en ligne. Elle figure parmi les 10 sites les plus visités au monde. Il existe plusieurs millions de projets bazar qui, comme Wikipédia, utilisent internet mais qui ne sont pas des projets logiciels. Leur succès provient de leur qualité : ils sont améliorables continuellement par tous. Seule condition : respecter les règles de fonctionnement de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là réside sans doute l'une des clés de la force du bazar. Ces projets fonctionnent grâce à des micro-hiérarchies de contributions. Exemple : ''« Il a sans doute raison, car c'est lui qui a résolu le dernier bug sur cette partie du programme la dernière fois. »''&lt;br /&gt;
Cette approche bazar remplace progressivement les hiérarchies de statut, symbolisées par des comportements comme :&lt;br /&gt;
* ''« j'ai raison, car je suis ton chef »'' ;&lt;br /&gt;
* ''« j'ai raison, car j'ai fait cinq années d'études et toi seulement deux »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit ainsi que le pouvoir dans les organisations est intimement lié au statut, qui donne le droit ou non à l'information. Ce qui est nouveau, c'est que le numérique permet à tous de co-contrôler l'information (le code, dans l'univers des programmateurs). Dans l'approche bazar, comme les producteurs sont aussi les consommateurs, ils peuvent faire évoluer ensemble les produits et services plus rapidement, car ils ont accès à toutes les informations nécessaires pour bien décider ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et comme le monde numérique ne connaît pas les distances, tous peuvent y contribuer où qu'ils se trouvent et à tout moment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par leur nombre important, les acteurs de la communauté socio-économique des logiciels libres identifient plus vite les problèmes et trouvent la solution rapidement. C'est pourquoi, à la différence des projets gérés par des communautés fonctionnant sur le principe de la cathédrale, les communautés qui adoptent les principes bazar peuvent être plus réactives, plus flexibles et ainsi plus efficaces pour trouver des solutions. C'est pourquoi un acte de vandalisme sur Wikipédia est souvent repéré par des ''patrouilleurs ''en moins de deux minutes et ce malgré le nombre incalculable de pages à surveiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les organisations en pleine mutation==&lt;br /&gt;
Le fonctionnement en cathédrale reste prédominant dans le modèle économique actuel en ce début du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Mais la mutation est en cours. Le bazar, modèle organisationnel émergent, est en train de bouleverser le rapport de force bien au-delà de la seule économie numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux modes d'organisation coexistent actuellement, notamment dans les médias. Les supports traditionnels exercent un quasi-monopole (du haut vers le bas) sur l'information et sont souvent intégrés dans des groupes transnationaux encore plus gros, qui produisent et vendent du matériel militaire, de l'électronique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, les géants de l'informatique (en 2012 Microsoft, Apple, Google ou Facebook) maîtrisent totalement l'utilisation et le développement de leurs produits, tout en se diversifiant dans des domaines qui leur assurent de rester des groupes de dimension considérable et à hiérarchie verticale (des cathédrales), plutôt que de migrer vers des réseaux de petits groupes fonctionnant en bazar, horizontalement (comme le modèle Linux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces entreprises cathédrales ne sont pas forcément les mieux armées pour résister à la société numérique : la somme des multiples bazars, tous en réseaux, représentant une concurrence sérieuse (on aborde alors le concept décrit dans l'article ''« La longue traîne »'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l'''économie sociale et solidaire'' est structurellement adaptée à la culture bazar dévoilée par les pionniers du numérique, c'est pourquoi son modèle semble plus adaptable aux transitions économiques actuelles. Rappelons ici les valeurs et principes de l'ESS :&lt;br /&gt;
# respect du bien commun&lt;br /&gt;
# solidarité&lt;br /&gt;
# coopération&lt;br /&gt;
# diversité&lt;br /&gt;
# autonomie&lt;br /&gt;
# citoyenneté active&lt;br /&gt;
# mutualisation&lt;br /&gt;
# bien-être social&lt;br /&gt;
# innovation ouverte&lt;br /&gt;
# gouvernance décentralisée&lt;br /&gt;
# partage de l'information&lt;br /&gt;
# culture du don&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14672</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14672"/>
				<updated>2014-07-24T15:19:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : /* Annexes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''savoir-faire, savoir-être, formation continue, formation à distance, eLearning, compétences transversales, participation individuelle.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreux sont les signaux qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à l'un de ces cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes'''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Éducation and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier. &amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr europe-education-formation.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concrets de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nouveau code culturel : le RTFM==&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit ''Read The Fucking Manual'' (en français plus châtié : ''Relis Ton Fichu Manuel''). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur Internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répondre alors « RTFM », c'est signifier en substance : ''« Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''eLearning''' &lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « eLearning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif commun de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plateformes internet conçues dans l'esprit de Wikipédia permettront alors à tous les corps de métiers de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie==&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/ ec.europa.eu]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences mathématiques et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences numériques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs==&lt;br /&gt;
* Habileté analytique ;&lt;br /&gt;
* flexibilité et talents variés ;&lt;br /&gt;
* aptitudes interpersonnelles ;&lt;br /&gt;
* aptitudes à la communication orale et écrite ;&lt;br /&gt;
* organisation, planification ;&lt;br /&gt;
* gestion du temps ;&lt;br /&gt;
* enthousiasme, motivation ;&lt;br /&gt;
* qualités de chef (leadership) ;&lt;br /&gt;
* faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&lt;br /&gt;
* esprit d'équipe.&amp;lt;ref&amp;gt;Currie. [http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm Compétences transversales]. 1991, cité par australie.uco.fr.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transition vers la formation durable==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling au tournant du millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage, la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours « ex-cathedra » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible ; la hiérarchie s'établit en fonction des contributions ; c'est l'esprit du bazar, chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition sont en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme ''humanités numériques''. &lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaie d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, a-synchronicité, symétrie, multilatéralité, instantanéité) étant simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par ''La revue durable'' n° 8 de 2005&lt;br /&gt;
[http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ;&lt;br /&gt;
# Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
# Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
# Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
# Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
# Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
# Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
# Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
# Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 Répertoire de platesformes d'e-learning et d'e-formation], 2012, sur www.cursus.edu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14671</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14671"/>
				<updated>2014-07-24T15:17:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''savoir-faire, savoir-être, formation continue, formation à distance, eLearning, compétences transversales, participation individuelle.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreux sont les signaux qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à l'un de ces cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes'''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Éducation and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier. &amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr europe-education-formation.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concrets de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nouveau code culturel : le RTFM==&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit ''Read The Fucking Manual'' (en français plus châtié : ''Relis Ton Fichu Manuel''). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur Internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répondre alors « RTFM », c'est signifier en substance : ''« Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''eLearning''' &lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « eLearning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif commun de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plateformes internet conçues dans l'esprit de Wikipédia permettront alors à tous les corps de métiers de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie==&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/ ec.europa.eu]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences mathématiques et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences numériques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs==&lt;br /&gt;
* Habileté analytique ;&lt;br /&gt;
* flexibilité et talents variés ;&lt;br /&gt;
* aptitudes interpersonnelles ;&lt;br /&gt;
* aptitudes à la communication orale et écrite ;&lt;br /&gt;
* organisation, planification ;&lt;br /&gt;
* gestion du temps ;&lt;br /&gt;
* enthousiasme, motivation ;&lt;br /&gt;
* qualités de chef (leadership) ;&lt;br /&gt;
* faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&lt;br /&gt;
* esprit d'équipe.&amp;lt;ref&amp;gt;Currie. [http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm Compétences transversales]. 1991, cité par australie.uco.fr.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transition vers la formation durable==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling au tournant du millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage, la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours « ex-cathedra » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible ; la hiérarchie s'établit en fonction des contributions ; c'est l'esprit du bazar, chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition sont en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme ''humanités numériques''. &lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaie d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, a-synchronicité, symétrie, multilatéralité, instantanéité) étant simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par ''La revue durable'' n° 8 de 2005&lt;br /&gt;
[http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ;&lt;br /&gt;
# Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
# Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
# Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
# Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
# Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
# Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
# Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
# Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 Répertoire de platesformes d'e-learning et d'e-formation - 2012 sur www.cursus.edu]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14670</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14670"/>
				<updated>2014-07-24T15:17:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''savoir-faire, savoir-être, formation continue, formation à distance, eLearning, compétences transversales, participation individuelle.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreux sont les signaux qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à l'un de ces cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes'''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Éducation and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier. &amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr www.europe-education-formation.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concrets de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nouveau code culturel : le RTFM==&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit ''Read The Fucking Manual'' (en français plus châtié : ''Relis Ton Fichu Manuel''). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur Internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répondre alors « RTFM », c'est signifier en substance : ''« Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''eLearning''' &lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « eLearning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif commun de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plateformes internet conçues dans l'esprit de Wikipédia permettront alors à tous les corps de métiers de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie==&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/ ec.europa.eu]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences mathématiques et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences numériques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs==&lt;br /&gt;
* Habileté analytique ;&lt;br /&gt;
* flexibilité et talents variés ;&lt;br /&gt;
* aptitudes interpersonnelles ;&lt;br /&gt;
* aptitudes à la communication orale et écrite ;&lt;br /&gt;
* organisation, planification ;&lt;br /&gt;
* gestion du temps ;&lt;br /&gt;
* enthousiasme, motivation ;&lt;br /&gt;
* qualités de chef (leadership) ;&lt;br /&gt;
* faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&lt;br /&gt;
* esprit d'équipe.&amp;lt;ref&amp;gt;Currie. [http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm Compétences transversales]. 1991, cité par australie.uco.fr.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transition vers la formation durable==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling au tournant du millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage, la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours « ex-cathedra » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible ; la hiérarchie s'établit en fonction des contributions ; c'est l'esprit du bazar, chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition sont en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme ''humanités numériques''. &lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaie d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, a-synchronicité, symétrie, multilatéralité, instantanéité) étant simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par ''La revue durable'' n° 8 de 2005&lt;br /&gt;
[http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ;&lt;br /&gt;
# Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
# Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
# Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
# Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
# Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
# Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
# Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
# Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 Répertoire de platesformes d'e-learning et d'e-formation - 2012 sur www.cursus.edu]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14669</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=14669"/>
				<updated>2014-07-24T15:15:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Adrian : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''savoir-faire, savoir-être, formation continue, formation à distance, eLearning, compétences transversales, participation individuelle.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreux sont les signaux qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à l'un de ces cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes'''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Éducation and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier. &amp;lt;ref&amp;gt; Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr www.europe-education-formation.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concrets de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nouveau code culturel : le RTFM==&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit ''Read The Fucking Manual'' (en français plus châtié : ''Relis Ton Fichu Manuel''). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur Internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répondre alors « RTFM », c'est signifier en substance : ''« Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''eLearning''' &lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « eLearning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif commun de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plateformes internet conçues dans l'esprit de Wikipédia permettront alors à tous les corps de métiers de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie==&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences mathématiques et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences numériques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs==&lt;br /&gt;
* Habileté analytique ;&lt;br /&gt;
* flexibilité et talents variés ;&lt;br /&gt;
* aptitudes interpersonnelles ;&lt;br /&gt;
* aptitudes à la communication orale et écrite ;&lt;br /&gt;
* organisation, planification ;&lt;br /&gt;
* gestion du temps ;&lt;br /&gt;
* enthousiasme, motivation ;&lt;br /&gt;
* qualités de chef (leadership) ;&lt;br /&gt;
* faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&lt;br /&gt;
* esprit d'équipe.&amp;lt;ref&amp;gt;Currie. [http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm Compétences transversales]. 1991, cité par australie.uco.fr.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transition vers la formation durable==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling au tournant du millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage, la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours « ex-cathedra » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible ; la hiérarchie s'établit en fonction des contributions ; c'est l'esprit du bazar, chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition sont en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme ''humanités numériques''. &lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaie d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, a-synchronicité, symétrie, multilatéralité, instantanéité) étant simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par ''La revue durable'' n° 8 de 2005&lt;br /&gt;
[http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ;&lt;br /&gt;
# Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
# Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
# Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
# Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
# Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
# Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
# Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
# Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 Répertoire de platesformes d'e-learning et d'e-formation - 2012 sur www.cursus.edu]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Adrian</name></author>	</entry>

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