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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<updated>2026-04-30T23:13:06Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_PC_tout_nu&amp;diff=13727</id>
		<title>Le PC tout nu</title>
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				<updated>2013-04-08T09:19:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''système d'exploitation, liberté, PC, GNU/Linux.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
En acquérant un ordinateur personnel (PC ou Mac), vous n'achetez pas que du matériel, vous achetez aussi un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation système d'exploitation] et plein de logiciels pré-installés&amp;amp;nbsp;: souvent un traitement de texte, un navigateur... Microsoft et Apple ont institué cette habitude&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Apple parce que le matériel qu'ils fournissent est produit exclusivement par eux&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Microsoft parce qu'ils ont signé des contrats de partenariat (parfois d'exclusivité) avec la majorité des fabricants (HP, Dell...) en leur donnant le choix entre vendre des ordinateurs avec leur système d'exploitation ou pas du tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les faits, même si les deux entreprises ont été condamnées à plusieurs reprises dans le cadre de la loi contre la concurrence déloyale et le monopole, elles continuent avec ces pratiques, plus largement en installant un environnement d'application qui rend toute concurrence difficile. En effet, la majorité des utilisateurs d'ordinateurs personnels n'ont ni la culture informatique leur permettant d'installer un système d'exploitation, ni la culture citoyenne nécessaire pour se rendre compte qu'ils acceptent l'équivalent d'une voiture avec utilisation exclusive sur une autoroute privée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte que l'on aborde le thème du ''PC tout nu''. Cette expression désigne un ordinateur fabriqué avec des composants compatibles avec tous les autres respectant les normes. IBM a rendu cette compatibilité possible dans les années 1980, en publiant les spécifications de son architecture matérielle, permettant aussi qu'on fabrique un PC compatible avec les machines IBM et donc, par conséquent, un ordinateur qui ne comprend pas de logiciels pré-installés. On parle alors de ''PC tout nu'', comme si l'on parlait de ''café tout nu'' s'il ne comprenait ni sucre ni lait par défaut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver un ''PC tout nu'' est impossible dans une grande surface. De nombreuses législations nationales rendent obligatoire la vente de composants de ce type, pour qu'un client ait la possibilité d'acheter du matériel informatique sans acquérir le package de logiciels qui l'accompagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que les PC soient vendus avec des logiciels pré-installés a tout de même un avantage&amp;amp;nbsp;: cela signifie qu'une installation et qu'un test ont été réalisés et que tout fonctionne correctement. Mais cela serait également possible avec des logiciels libres&amp;amp;nbsp;: l'Asus Eee PC, à sa sortie début 2008, a été vendu avec une version de GNU/Linux pré-installée. Ce système d'exploitation, alternative à Apple et Windows, poursuit sa progression. De plus en plus de distributeurs propose désormais des ordinateurs tournant sur GNU/Linux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Asus eeepc sur stand aful.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui compte n'est pas tant la présence ou non de logiciels et d'un système d'exploitation pré-installés, mais de laisser la liberté de choix. Ce que promeuvent les acteurs d'une société libre. Essayez vous-même&amp;amp;nbsp;: allez dans un magasin et demandez un ordinateur sans aucun programme pré-installé... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| &amp;lt;big&amp;gt;Migrer sous GNU/Linux?&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Article paru dans No Pasaran, n°77, hiver 2009-2010'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup d'utilisateurs d'ordinateurs, y compris militants, rechignent à abandonner Windows pour un système GNU/Linux, tel qu'Ubuntu ou Mandriva, par crainte ou méconnaissance. Voici quelques réponses susceptibles de réjouer les principales réticences. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Je n'y connais rien, je ne suis pas informaticien.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne parle pas de programmation mais bel et bien de l'utilisation d'un système libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;On m'a dit que c'était trop compliqué à installer.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II suffit de savoir lire pour le faire, d'avoir un graveur (intégré aux ordinateurs depuis des années) et un CD-R vierge de 80 minutes (frais&amp;amp;nbsp;: 1 euro). Si tu n'arrives pas à graver le système sur un CD-R (obligatoire), Ubuntu t'en envoie même un gratuit par la poste. Pour le reste, il suffit d'aller sur le site d'Ubuntu et de suivre, une à une, les procédures...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;J'ai pas le temps de me lancer dans ça.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lecture de la documentation comprise, il faut deux heures maximum pour découvrir puis installer Ubuntu, puis se livrer à une première découverte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Je ne veux pas effacer le système Windows et j'ai peur de perdre mes données sur l'ordinateur.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu ne perdras rien du tout. Tu auras une session Windows (si tu souhaites le conserver) et une session Ubuntu (où tu pourras transférer tes données d'ailleurs, car tout est compatible avec Windows).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Qu'est-ce que ça change&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;'''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout, ou presque. Le changement le plus profond, c'est la philosophie du logiciel et du système libre et gratuit, basé sur la coopération et l'entraide de la communauté de chaque système. C'est ce formidable élan coopératif international qui a abouti à un tel niveau réussite. Car tout est gratuit, testé, fiable et pratique. Le système d'Ubuntu 9.10 est fourni avec une flopée de logiciels dans tous les domaines (bureautique, gestion de projets, musique, PAO, DAO, jeux...). Grâce à la logithèque, tu peux à loisir installer et désinstaller chaque logiciel, chaque programme, chaque jeu... Tu personnalises ton ordinateur, facilement, gratuitement, selon tes besoins exacts. Avec une maintenance et des conseils totalement gratuits, sans aucun risque de virus. Grâce à Ubuntu, je me suis mis à aimer l'informatique alors que je n'étais que simple utilisateur auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Un ordinateur sur mesure, tu peux préciser&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;'''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le système Ubuntu 9.10, tu ne vas pas télécharger des logiciels sur le net, tu pars directement du menu (onglet «&amp;amp;nbsp;application&amp;amp;nbsp;» - logithèque) pour les tester et éventuellement les intégrer à ton système. Il y a des centaines de logiciels sur ta logithèque, tu peux en trouver d'autres sur les sites GNU/Linux. Avec ce système, tu détermines avant tes besoins. Puis, tu testes des logiciels (gratuits avant, pendant, après...) et gardes ceux dont tu as besoin. C'est pourquoi il est important de lister tes besoins et ceux de tes proches avant de te lancer&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Le gratuit, j'y crois pas, faudra bien payer un jour&amp;amp;nbsp;» '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est vrai que tout est tellement gratuit que cela en devient gênant. Pas d'abonnement, pas d'argent à dépenser pour les antivirus, les logiciels, la maintenance... Tu n'es plus une vache à lait, mais un coopérant&amp;amp;nbsp;! C'est pourquoi il ne faut pas voir les systèmes GNU/Linux en tant que consommateur&amp;amp;nbsp;: être coopérant, c'est signaler les bugs, proposer des idées, essayer, pourquoi pas, de programmer en propageant la philosophie du logiciel libre. Évidemment, rien n'est obligatoire, mais je trouve moralement correct de rendre ce qu'on a reçu d'une manière ou d'une autre&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Pourquoi te fatiguer, c'est terminé, Windows 7 va tout''' '''enfoncer.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MS-Windows permet de voir dix films en même temps et de contrôler à distance l'ordinateur de tes enfants&amp;amp;nbsp;: c'est bien comme philosophie... un «&amp;amp;nbsp;gadget&amp;amp;nbsp;», ni réellement utile, ni même distrayant&amp;amp;nbsp;! C'est mieux pour les jeux, c'est indéniable&amp;amp;nbsp;: effectivement, Ubuntu ne propose pas de jeux où des militaires canardent des terroristes à longueur de journée, mais plutôt des jeux de réflexion, de délassement... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;C'est fini là&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai qu'une chose à rajouter&amp;amp;nbsp;: essaie par toi-même&amp;amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raphaël M.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_mat%C3%A9riel_informatique&amp;diff=13726</id>
		<title>Le matériel informatique</title>
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				<updated>2013-04-08T09:12:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''ressources matérielles, ordinateur, périphériques.''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur est une machine à calculer (computer en anglais). Cette machine sachant calculer nous sert à traiter de l'information, c'est-à-dire à produire, à stocker et aussi à communiquer des données.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ordinateur est composé d'un processeur (pour calculer) et de mémoire (pour stocker). Les formes que peut prendre la mémoire sont diverses (puces électroniques, disques, sticks, cloud). Leurs fonctions diffèrent également : mémoire vive (temporaire), mémoire de masse (stockage), mémoire instantanée (pour l'affichage et les calculs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au processeur et aux mémoires on ajoute des connexions appelées ''bus'', une horloge pour faire battre le cœur, et des ''connecteurs'' pour adjoindre d'autres appareils appelés ''périphériques''. Tout ordinateur possède au moins un ou plusieurs périphériques d'entrée permettant la saisie d'information. On peut citer le clavier, la souris mais aussi l'écran tactile, le microphone et autres capteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordinateur fournit les résultats de son travail sur des périphériques de sortie tels que l'écran, l'imprimante, les haut-parleurs et autres éléments analogiques permettant une captation par l'humain utilisateur. D'autres connecteurs permettent de relier l'ordinateur à d'autres ordinateurs par un réseau et par internet. Ces connecteurs permettent aussi d'ajouter des éléments de mémoire qualifiée d'externe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ordinateur_personnel.png|600px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schéma d'un ordinateur de type PC.'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Image [http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Personal_computer,_exploded.svg Gustavb sur Wikicommons]. Licence Créative Commons paternité – partage à l’identique 3.0''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Légende :'' &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
1. Écran &amp;lt;br&amp;gt;	&lt;br /&gt;
2. Carte mère &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
3. Unité Centrale (UC) (Microprocesseur) &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
4. Mémoire vive (RAM) &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
5. Cartes périphériques &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
6. Bloc d'alimentation	 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
7. Lecteur de disque optique &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
8. Disque dur &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
9. Souris &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
10. Clavier&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=13698</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
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				<updated>2013-04-06T20:49:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''savoir-faire, savoir-être, formation continue, formation à distance, eLearning, compétences transversales, participation individuelle.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreuses sont les sonnettes d'alarme qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'Internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à l'un de ces cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur Internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes'''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Éducation and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier. &amp;lt;ref&amp;gt; Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr/ecvet.php www.europe-education-formation.fr] &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concret de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nouveau code culturel : le RTFM==&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit ''Read The Fucking Manual'' (en français plus châtié : ''Relis Ton Fichu Manuel''). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur Internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répondre alors « RTFM », c'est signifier en substance : ''« Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''« Le maître idéal transmet un savoir qu'il ne sait pas. »''  Proverbe zen'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''eLearning'''&lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « eLearning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif commun de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plates-formes Internet conçues dans l'esprit de Wikipédia permettront alors à tous les corps de métier de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liste des compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie== &lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétence mathématique et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétence numérique ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour plus d'informations [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/publ/pdf/ll-learning/keycomp_fr.pdf%20 ec.europa.eu]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs==&lt;br /&gt;
* Habileté analytique ;&lt;br /&gt;
* flexibilité et talents variés ;&lt;br /&gt;
* aptitude interpersonnelle ;&lt;br /&gt;
* aptitude à la communication orale et écrite ;&lt;br /&gt;
* organisation, planification ;&lt;br /&gt;
* gestion du temps ;&lt;br /&gt;
* enthousiasme, motivation ;&lt;br /&gt;
* qualités de chef (leadership) ;&lt;br /&gt;
* faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&lt;br /&gt;
* esprit d'équipe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : d'après Currie (1991) [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/publ/pdf/ll-learning/keycomp_fr.pdf%20 www.australie.uco.fr]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transition vers la formation durable==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-dessous a été réalisé par Stephen Sterling au tournant du millénaire. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite &amp;quot;cathédrale&amp;quot; du partage, la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours &amp;quot;ex-cathedra&amp;quot; ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur Internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible; la hiérarchie s'établit en fonction des contributions; c'est l'esprit du bazar, chacun peut être reconnu pour ses particularité, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition sont en cours, même si les termes utilisés dans ces 2 sphères sont assez différents. Au niveau éducatif, un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme ''humanités numériques''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaie d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, a-synchronicité, symétrie, multilatéralité, instantanéité) étant simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partages de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par &lt;br /&gt;
[http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quizz ==&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies Internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ;&lt;br /&gt;
# Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
# Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
# Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
# Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
# Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
# Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
# Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
# Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 Répertoire de platesformes d'e-learning et d'e-formation - 2012 sur www.cursus.edu]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quizz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre_1&amp;diff=13692</id>
		<title>Introduction au chapitre 1</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre_1&amp;diff=13692"/>
				<updated>2013-04-06T20:44:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L'arrivée des outils numériques n'est pas une simple révolution technologique que nous pourrions regarder de loin sans nous sentir concernés. Une grande transition est à l’œuvre qui touche tous les aspects de notre vie quotidienne. Nous devons faire face à une évolution complexe et rapide des us et coutumes de notre civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous proposons dans ce chapitre de partir à la découverte des principes essentiels qui sous-tendent cette métamorphose. Forts de ces quelques concepts, vous pourrez plus facilement vous jeter dans le grand bain de l'eCulture, sans risquer de vous noyer ou de nager à contre-courant... Prêt pour le plongeon ?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=13691</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=13691"/>
				<updated>2013-04-06T20:42:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Mai 68, partage, équité, société de consommation, société de l'information, cybernétique, écologie spirituelle, programmation neurolinguistique (PNL).''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, les télécommunications et les systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en science la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, l'informatique, la biologie, la psychologie, la philosophie et l'organisation de la société, génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique Article ''Cybernétique'' sur Wikipédia]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux. Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson Article ''Gregory Bateson'' sur Wikipédia]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, né le 23 juin 1943 à New Haven, Connecticut, États-Unis, est un ingénieur américain, chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003) sur jacquesvallee.net.]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium »1, ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexe... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Englebarts l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletter, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbarts fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;J.C.R. Licklider; Robert Taylor (April 1968). ''The Computer as a Communication Device''. ''Science and Technology'', publié en avril 1968.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société toute entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbarts et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat génération'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates ==&lt;br /&gt;
Les principales dates qui ont marqué l'histoire d'internet sont&amp;lt;ref&amp;gt; Source Wikipédia : Histoire d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=13671</id>
		<title>Hiérarchie de statut, hiérarchie de compétences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=13671"/>
				<updated>2013-04-06T19:47:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''hiérarchie, compétences, ascenseur social, égalité des chances.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
En cette deuxième décennie du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la rémunération d'un blogueur ou d'un wikipédien n'est plus substantielle mais se comptabilise en réputation, en crédit moral ou en honneur. Plus il saura se rendre utile à la société numérique, plus grande sera la reconnaissance des autres utilisateurs. Un état de fait qui entre en conflit avec le monde réel très hiérarchisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chef, chef adjoint, assistant du chef, autant d'expressions qui valorisent le statut. Dans la plupart des cas, « pour y arriver », il a fallu apporter la preuve de ses compétences, travailler dur pour valider des diplômes et emprunter « l'ascenseur social ». Mais il y a un couac : souvent les chefs d'entreprise se plaignent de la baisse de productivité de leurs employés, notamment lorsqu'il ont obtenu un certain statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À force d'avancement et d'ancienneté, il n'est pas toujours compliqué de parvenir à une position « dominante », mais les compétences et la motivation sont-elles toujours au rendez-vous ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La hiérarchie de statut connaît aujourd'hui des limites. En premier lieu, elle conforte des élites en les séparant du reste des citoyens. Elle maintient artificiellement des individus ou des groupes en place alors qu'ils ne sont plus forcément légitimes. Ces derniers forment des clubs, des castes qui fonctionnent ensuite en vase clos, se renvoyant la balle les uns aux autres. Le cercle ainsi formé peut se révéler vicieux, car éviter le sang neuf revient souvent à déguiser une incompétence derrière des apparences de sérieux et de fiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également courant de voir se former une barrière à l'entrée de certaines responsabilités. Il suffit de maintenir à l'écart ceux et celles qui auraient pu avoir droit au chapitre mais qui ''ne rentrent pas dans les cases'', faute d'un statut approprié : trop jeune, trop vieux, pas sorti de la bonne école, pas assez diplômé, trop diplômé, d'un passé obscur, ayant des expériences ou une vision trop... Atypiques !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'émergence d'une nouvelle forme de hiérarchie==&lt;br /&gt;
Dans des projets décentralisés et volontaires comme GNU, Linux, Wikipedia, Mozilla Firefox, Debian ou CreativeCommons, ce qui compte généralement, c'est la légitimité des participants. Cette légitimité s'évalue par la qualité et la quantité des contributions. Pas besoin d'être le plus intelligent du monde pour être légitime. Certains font effectivement des contributions de très haute qualité. D'autres sont simplement présents avec régularité, savent mettre en valeur les contributions de leurs pairs, faciliter la coopération, nettoyer et ranger les informations. Ils sont eux aussi des pierres essentielles à l'édifice commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En prenant la décision formelle de mettre en place une hiérarchie basée sur la légitimité, on enclenche un ''cercle vertueux'' : celui de la formation tout au long de la vie, de l'évaluation par les pairs, de la vision réflexive sans tomber dans le nombrilisme. Il faut sans arrêt se remettre en question, demander aux autres (ses pairs) de nous évaluer, déterminer comment nous améliorer et mettre en œuvre des actions pour progresser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dynamique permettra également de mettre davantage en valeur les compétences, plutôt que les connaissances. Une connaissance est statique alors que la légitimité qui s'appuie sur les compétences est très dynamique : ce que je sais faire à un moment donné doit ensuite être réactualisé pour rester à jour. C'est d'autant plus important dans les domaines qui évoluent en permanence - ils sont toujours plus nombreux à l'ère du numérique, ceux où un spécialiste d'hier pourrait ne plus être la personne adéquate dans l'expertise que requiert la situation présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Au-delà de l'informatique, les professions émergentes==&lt;br /&gt;
Le principe économique émergent de la société de l'information se résume en une ligne : au lieu de vendre l'exclusivité d'un produit, on vend le temps d'adaptation à un produit (ou la formation pour s'en rendre capable). La réputation vient moins de l'image superficielle véhiculée par la publicité que de l'existence démontrée d'une clientèle satisfaite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même que les licences libres ont démarré dans le logiciel et s'appliquent maintenant à la science, à l'encyclopédie, à l'art, à la pédagogie, etc., le modèle économique du Libre peut progressivement s'appliquer à tous ces domaines. De nouvelles manières de recruter et de donner du travail se développent. Notamment les réseaux de consultants et formateurs en gestion de la complexité, facilitateurs, transitionnelles, ''community managers, social marketers'', vulgarisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils travaillent souvent à distance, au résultat, en reliant les utilisateurs pour leur permettre de mieux coopérer entre eux. Et ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui maîtrisent bien la culture numérique.&lt;br /&gt;
Internet est un excellent terrain pour mettre en œuvre une hiérarchie de compétences car les relations par voie électronique nous allègent des repères sociaux qui influencent souvent notre vision des autres (grand/petit, jeune/vieux, femme/homme, bien habillé/débraillé, assuré/hésitant, bègue/éloquent...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi que de ''petits jeunes'' autodidactes occupent des responsabilités importantes dans des projets informatiques sur internet, alors qu'ils n'auraient jamais eu leur chance pour un poste équivalent, avec leur CV ou lors d'un entretien d'embauche. Dans une organisation fonctionnant sur une hiérarchie de compétences, ce qui compte est la manière dont les individus contribuent au projet : par leurs compétences et leurs apports réguliers. On parle aussi de méritocratie, système de reconnaissance du mérite de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, nous pourrions lancer le pari suivant : pour le prochain projet dans lequel nous nous engagerons, nous essaierons d'infléchir les critères d'évaluation des participants (ou candidats) en privilégiant les compétences actuelles et reconnues qu'ils manifesteront, tout en laissant de côté les critères convenus et souvent dépassés relatifs à leur statut.&lt;br /&gt;
On essaie ?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Utilisateur:Carolinecaullet&amp;diff=13665</id>
		<title>Utilisateur:Carolinecaullet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Utilisateur:Carolinecaullet&amp;diff=13665"/>
				<updated>2013-04-06T19:23:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : Page créée avec « Bonjour j en dirais plus sur moi une autre fois »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Bonjour j en dirais plus sur moi une autre fois&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=13660</id>
		<title>Certification par les pairs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=13660"/>
				<updated>2013-04-06T18:51:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''eRéputation, certification, pairs, bazar, confiance, légitimité, hiérarchie de compétences, hiérarchie de contributions, hiérarchie de statut.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous voulez vous offrir un petit week-end détente dans une région pittoresque, mais vous n'avez pas de guide à portée de main ? Aujourd'hui, rien de plus simple : un petit tour sur internet et les idées d'excursion abondent ! Mais comment faire votre choix ? Grâce à l'évaluation des autres internautes bien sûr ! On aborde ici le concept de certification par les pairs, une méthode de reconnaissance décentralisée qui délègue aux membres d'une communauté la possibilité de se jauger mutuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux sites fonctionnent sur le mode de la certification par les pairs. Au chapitre voyage, nous avons par exemple le site Trip Advisor, qui vous permet d'évaluer rapidement, grâce aux recommandations des autres voyageurs, la qualité des prestations de la destination que vous avez repérée. La lecture des commentaires sera décisive pour faire votre réservation... Ou pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de nombreux domaines, c'est la certification par les pairs qui sera votre premier « critère qualité » : par exemple dans le secteur de la vente de livres en ligne, pour vous assurer de la qualité du contenu d'un ouvrage ; du co-voiturage, pour savoir si votre conducteur est fiable ; ou du couchsurfing (littéralement le surf sur canapé) pour faire confiance à la personne qui va vous héberger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous, désormais, de ne pas vous cantonner au rôle de simple utilisateur ! Vous pouvez enfin endosser celui d'évaluateur : que ce soit pour confirmer la qualité irréprochable d'un service ou pour prévenir les autres utilisateurs de ses éventuelles lacunes. Vous rendez ainsi service à la communauté et vous participez à améliorer la crédibilité du site qui a mis à votre disposition un service gratuit. C'est la logique du gagnant/gagnant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La certification par les pairs est un outil performant au service des citoyens, d'autant plus efficace que la communauté est nombreuse et fortement impliquée. Difficile dans ces conditions de dissimuler une piètre prestation hôtelière ou un comportement irrespectueux dans le co-voiturage. Avec l'évaluation entre utilisateurs, tout devient transparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système permet aussi de pondérer, par exemple, un certain nombre de propos tenus par les autres internautes. C'est l'exemple d'AgoraVox, média citoyen qui traite de tout type de sujets de société : si chacun est libre de commenter un article sur ce site de presse citoyenne, la communauté des lecteurs a aussi la possibilité d'évaluer les commentaires, en donnant des points positifs ou négatifs. Si vous êtes simple visiteur et n'avez pas le temps de tout lire, vous pouvez d'un clic choisir de n'afficher que les commentaires bien notés, et ainsi vous vous épargnez le « bruit », la « pollution informationnelle », c'est-à-dire les commentaires mal notés par les lecteurs-contributeurs précédents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car on le sait bien, certains grincheux s'en donnent à cœur joie dès qu'il s'agit de faire des critiques, mais l'ensemble de la communauté peut désapprouver ces réactions, et encourager par une évaluation positive les commentaires les plus constructifs (« j'aime » ou « je n'aime pas »). Ainsi, 15 commentaires agressifs qui reçoivent une faible note, auront bien du mal à exister face à trois commentaires pertinents pour le débat, fortement plébiscités par la communauté des lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Égalité des chances==&lt;br /&gt;
La certification par les pairs se distingue de l'évaluation classique basée sur une hiérarchie de type cathédrale (voir notre article ''[http://netizen3.org/index.php/Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars Des cathédrales aux bazars]'') qui s'appuie sur les avis de personnes autorisées, diplômées, expertes en tel domaine (comme les avis des agences sanitaires par exemple). Il ne s'agit plus d'une validation par un organisme ayant pignon sur rue, mais par ses égaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce modèle de validation prévaut déjà dans le domaine scientifique, notamment lorsqu'il s'agit d'évaluer la qualité d'une publication avant sa parution dans une revue comme ''Nature, Science ou PLOS''. La limite, dans tout domaine pointu, comme dans l'ensemble des disciplines de la recherche, c'est qu'il est parfois difficile de trouver des personnes avec le bagage suffisant pour évaluer de manière pertinente le travail d'un autre membre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évaluation par les pairs est de plus en plus employée dans le milieu du web, notamment au sein de la communauté du logiciel libre, pour décider de la prise de responsabilités au sein d'un projet. Au lieu de s'en tenir à des critères externes, comme les diplômes ou la reconnaissance dans un milieu professionnel, les membres des différentes communautés d'intérêt désignent leurs responsables :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- soit par vote formel (comme au sein du projet Debian) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- soit de manière informelle (dans la plupart des projets).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci n'est pas nouveau, mais cette pratique prend de l'ampleur grâce aux outils numériques du web 2.0, et sort désormais des domaines cantonnés à une élite. Ainsi, même si vous ne présentez pas un cursus académique très fourni, les membres du projet peuvent estimer que votre contribution a de la valeur, que vous n'êtes pas vos diplômes (ni leur absence). Ce qui donne de la valeur à votre point de vue, ce sont vos compétences, le service rendu ou la qualité de vos précédentes contributions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que les systèmes de validation des acquis de l'expérience (VAE) prendront en compte de manière plus systématique ce type de reconnaissance afin de :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* promouvoir l'implication volontaire au sein de projets ;&lt;br /&gt;
* cesser de se reposer sur des systèmes, souvent vieillissants, qui peinent à s'adapter aux changements de paradigme qu'impulse la société de l'information ;&lt;br /&gt;
* donner de la valeur aux avis des membres de ces communautés de pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Slashdot.org et Linuxfr.org : pionniers de la démocratie karmique===&lt;br /&gt;
Ces deux sites web respectivement anglophone et francophone, ont été créés en 1997 et en 1998 pour traiter de l'actualité informatique. Ils ont la particularité de permettre aux utilisateurs de commenter librement les contenus publiés. Ce sont eux qui ont inspiré par exemple AgoraVox et un large panel de médias citoyens participatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout abus, remarques fallacieuses ou ''trolls'' &amp;lt;ref&amp;gt;On appelle [http://netizen3.org/index.php/Fallacie,_FUD_et_autres_trolls_Internet trolls] certains utilisateurs qui adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans un genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole : leur objectif est surtout de se faire remarquer.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ils utilisent un système d'autorégulation des usagers inscrits : à chacun d'entre eux est assigné un « karma virtuel » qui augmente lors de toute contribution améliorant la qualité du site et proposant des informations intéressantes. À l'inverse, le karma diminue si les commentaires sont jugés inutiles ou partiaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit là, probablement, de l'agora la plus raffinée, la plus démocratique et la mieux consciente des enjeux sociotechniques inhérents aux médias sociaux – avec Wikipédia. Méconnus du grand public, ce sont les membres de cette communauté qui, d'une certaine manière, font et défont les technologies en fonction de critères aussi technologiques qu'éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut, symboliquement, surnommer cette gouvernance « démocratie karmique » pour montrer sa forte valeur en terme de conscience citoyenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : Certification par les pairs et réputation en ligne==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question : Certains internautes se méfient d'internet et donnent toujours un pseudonyme quelconque et commun lorsqu'ils contribuent aux forums et autres espaces collaboratifs. Pensez-vous que c'est là un code de conduite durable ? (Plusieurs bonnes réponses)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car on ne sait pas ce que pourraient exploiter des tiers pour leur nuire dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car il devient ainsi impossible pour autrui de voir facilement toutes leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car une partie de leur vie publique est inexploitable, même si elle pourrait être valorisée par la suite dans un contexte professionnel.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car ils risquent de se répondre à eux-même sans le faire exprès au cas où ils retomberaient sur leurs anciennes contributions après avoir changé de pseudonyme.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison d'utiliser un pseudonyme pour les contributions qui pourraient desservir leur image, actuellement ou dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car leurs contacts ne peuvent remonter jusqu'à d'autres éléments leur permettant de bien s'assurer qu'ils sont légitimes dans leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car les employeurs font des recherches sur leurs futurs employés et il vaut mieux qu'ils ne trouvent rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : ''Quizz eCulture : apprendre à apprendre'' sur [http://quizz.forumeculture.net/Quizz-eCulture-apprendre-a.html www.quizz.forumeculture.net]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php?2006/12/05/81-peer-commentary ''La science, la cité '': blog d'Antoine Blanchard] &lt;br /&gt;
* Utilisez ce test pour tester la notion de certification par les pairs : [http://www.innergeek.us/francais.html www.innergeek.us]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 2, 3, 5 et 6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=13659</id>
		<title>Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=13659"/>
				<updated>2013-04-06T18:47:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''wikinomie, partage, collaboration, participation synergique, ouverture, échelle planétaire, propriétés du numérique. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;''Wikinomics'', Don Tapscott et Anthony D. Williams, 2006, Édition Portfolio, traduit en français chez Pearson 2007&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'important gisement d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaire de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat un présupposé bien ancré : « Mieux vaut garder le secret!». Eh bien, pas forcément! Désormais, il y a la wikinomie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. »'', (''Wikinomics'', Don Tapscott et Anthony D. Williams &amp;lt;ref&amp;gt;2006, Édition Portfolio, traduit en français chez Pearson 2007&amp;lt;/ref&amp;gt; )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- instantanéité (transfert d'informations quasi immédiat) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- décentralisation (pas d'instance pivot) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- a synchronicité (chacun agit à son rythme) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- symétrie (tout le monde est au même niveau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:TaxonomyCollaboration4.png|300px|thumb|Taxonomie de la collaboration par Florence Devouard, licence CC-BY-SA]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce schéma représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie. À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode&amp;amp;nbsp; : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_du_don&amp;diff=13658</id>
		<title>L'économie du don</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_du_don&amp;diff=13658"/>
				<updated>2013-04-06T18:43:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''culture Libre, licence, copyright, copyleft, GNU, GPL, General Public License, Debian, pirates, esclaves, culture du don, partage.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
« Économie du don », cela ressemble à un oxymore... Comment le don pourrait-il générer une économie, dans la mesure où il est par essence un acte « gratuit » ? C'est oublier que la notion de richesse est loin de se limiter aux seuls aspects monétaires !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le développement générique de la richesse financière sur la planète et de ses abus ont conduit les décideurs à ne prendre en compte que la dimension économique de l’activité humaine et sa monétarisation, ce que l’Inde traditionnelle désigne comme le règne de la caste des commerçants. En ignorant les activités non monétaires, ils ont omis une part essentielle de la richesse produite par les êtres humains : les connaissances. Les activités qui ne se transforment pas en monnaies comptables sont multiples, créatrices, insaisissables et particulièrement révolutionnaires », nous disent Heidi et Alvin Toffler''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en ces termes que Remi Boyer, chroniqueur sur www.lafauteadiderot.net, analyse ''La richesse révolutionnaire''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.alternatives-economiques.fr/la-richesse-revolutionnaire-par-alvin-et-heidi-toffler_fr_art_669_34922.html Revolutionary Wealth, Knopf 2006, traduit en français chez Plon, 2007.]&amp;lt;/ref&amp;gt;, un des livres du couple Toffler, fruit de 20 ans de travail et de réflexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Face à cette mutation, à ce saut sociétal, les gouvernements s’avèrent pauvres intellectuellement et stratégiquement, peu visionnaires, peu créatifs. L’actualité de la crise est une démonstration éclatante de leurs faiblesses. C’est donc du terrain, et notamment du terrain virtuel, grand agitateur d’intelligences et de connaissances, que peuvent apparaître de nouvelles lignes révolutionnaires au milieu des nouvelles tectoniques géopolitiques. Heidi et Alvin Toffler proposent le concept d’économie « prosommatrice » caractérisée par cette activité ni rémunérée ni quantifiée, non altruiste cependant, mais génératrice de tous les changements. La richesse révolutionnaire se traduit aujourd’hui par un magma peu lisible, envahissant, angoissant parfois, dans lequel les solutions pour une autre humanité qui « briserait le noyau de la pauvreté » ne sont qu’esquissées. Heidi et Alvin Toffler avertissent : « Ce qui a bien marché, ne marchera pas. » L’humanité qui vient, serait donc une humanité d’inventeurs, de poètes, et notamment de poètes technologiques, ou ne serait pas ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La valeur du bénévolat==&lt;br /&gt;
L'[http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_don économie du don] est documentée sur Wikipédia comme une activité économique générée par le bénévolat. En voici quelques extraits:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le Réseau d'échanges réciproques de savoirs et le Système d'échanges locaux (SEL) s'inscrivent dans la culture du don et du contre-don. Ils ont donc à la fois un rôle de diffuseurs de biens ou de services économiques et d'agents de développement du lien social. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Une partie des militants des mouvements décroissants, alias décroissance soutenable, s'inscrit aussi dans un système d'échange fondé sur le don et non sur la valeur monétaire des biens. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Durant la crise économique de l'Argentine de 1988 à 2001, les cercles d'échanges (Système d'échanges locaux) se sont multipliés dans tout le pays pour faire face au chômage et permettre des échanges économiques sans monnaie. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le détenteur d'un savoir ou d'une information ne la perd pas quand il la partage avec autrui (bien non-rival), et le coût de la transmission est bas, voire négligeable. Cela rend ce type de biens particulièrement apte aux dons. De plus, la valeur d'une information est difficile à estimer par autrui sans la lui donner, ce qui la rend peu apte au troc et aux échanges. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« La recherche scientifique fonctionne comme une économie de don. Les scientifiques publient leurs recherches sans attendre explicitement d'autres résultats scientifiques en échange. Néanmoins cela augmente leur réputation ; utiliser les résultats publiés par un autre chercheur sans le citer, ou pire encore se les attribuer soi-même, (le privant ainsi de son bénéfice en terme de réputation) sont des comportements honnis. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« La communauté du logiciel libre fonctionne sur un mode similaire. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Fonctionnent également de même les échanges, ou plutôt la mise à disposition de programmes informatiques, de vidéos, ou de morceaux de musique via internet (partage de fichiers en pair à pair) ou directement d'appareil à appareil entre amis, soulevant au passage une polémique sur le mépris à l'égard de la propriété intellectuelle lorsque le matériel échangé n'est pas libre de droits. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'éthique médicale postule que le corps humain ne peut être une marchandise comme une autre. En Europe les banques du sang et autres banques d'organes humains fonctionnent grâce au don. Les donateurs ne reçoivent aucune garantie de réciprocité. Les paiements sont suspects, et même souvent interdits par la loi (mères porteuses). Le développement des recherches bio-médicales notamment sur les cellules souches pour le clonage peuvent mettre à mal ce postulat du don. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un air de déjà vu==&lt;br /&gt;
Un bref retour en arrière s'impose. Au début du XIXe siècle, quelques puissantes familles se partageaient les terres disponibles. La traite d'esclaves prospérait. Chacun acceptait cet état de fait, convaincu qu'il n'existait pas de système alternatif. Seule une minorité s'est élevée contre l'esclavage : composée de « pirates » et de citoyens militants, elle a rappelé que l'esclavage n'était pas une fatalité, qu'il était possible de faire autrement, de permettre à tous de bénéficier des mêmes chances. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789 Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 sur Wikipédia]&amp;lt;/ref&amp;gt;  avait certes déjà été promulguée en France, mais son application restait balbutiante.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui les ségrégations ont changé de terrain. L'époque, comme au temps des colonies, continue de mettre en scène esclaves, pirates et hommes libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est désormais dans le domaine de la connaissance que les pouvoirs se font et se défont. Il ne s’agit plus de liberté matérielle (physique) mais de liberté de l’information, immatérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la société de l'information, selon l'ancien paradigme de l'économie de la rareté de l'information : on paie le droit d'usage de la nouvelle licence Windows pour son ordinateur, ou alors on le pirate. Idem pour les DVD. Ceux qui encouragent de façon délibérée ou involontaire la culture d'esclaves et de pirates, associent leur intérêt personnel au contrôle des flux d'informations. C'est pourquoi ils s'agrippent si farouchement aux rênes des nouveaux outils producteurs de connaissance, ils tentent de contrôler les médias.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains ont qualifié cette volonté de contrôle et d'exclusivité comme une nouvelle forme de « libéral-communisme », exercée par de grandes entreprises et leurs fondateurs tels Microsoft (Bill Gates), Apple (Steve Jobs), Oracle (Larry Ellison), Amazon, Google, Facebook... C'est là que sont concentrés les pôles de pouvoir de l'ère numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais on peut dépasser cette dialectique. Toute oeuvre fonctionnelle (mode d'emploi, documentation pédagogique, recette...) a tout intérêt tant éthiquement que commercialement, à être régie par une licence libre. L'auteur qui choisit de mettre son oeuvre sous licence libre, avec toutes les phases de production et de distribution que cela implique, va casser le tandem esclave-pirate induit par l'exclusivité ; il va générer une vraie liberté de partager et adapter et ainsi impliquer une communauté à chaque étape de production et diffusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Commerce ou don de données ?==&lt;br /&gt;
Les géants du numérique tendent à étouffer leurs concurrents, à favoriser la surveillance de leurs utilisateurs et donc à œuvrer pour que le partage de l'information reste interdit. Demandez à Google ou à Facebook&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.clubic.com/internet/facebook/actualite-449720-facebook-demander-recevoir-historique-compte-cd.html Article ''Demander à recevoir tout son historique de compte sur un CD, c'est possible !'']&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui fournissent leurs services « gratuitement » de vous procurer la liste de toutes les données recueillies à votre sujet : vos habitudes de consommation, vos mots-clés de recherches… On vous répondra en invoquant le secret professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le principe des fiches secrètes qui ne servent que les intérêts de l'entreprise concernée. Dans un seul but : les revendre à d'autres entreprises dans le cadre de campagnes publicitaires ciblées, pour vous inciter à consommer toujours plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces techniques « commerciales » ont largement contribué à l'extraordinaire puissance des fondateurs de ces nouvelles oligarchies. Ce sont eux qui dirigent aujourd'hui l'économie et influencent certaines orientations politiques. Les mêmes multimilliardaires lancent aussi parfois des fondations caritatives dont le fonctionnement - dans le cas de celle de Bill &amp;amp; Melinda Gates, par exemple – révèle de surprenantes contradictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon une étude du ''Los Angeles Times''&amp;lt;ref&amp;gt; Charles Piller, Edmund Sanders et Robin Dixon, [http://www.courrierinternational.com/article/2007/02/01/les-etranges-placements-de-la-fondation-gates Article ''Les étranges placements de la Fondation Gates'', ''Courrier international'', 1er février 2007.]&amp;lt;/ref&amp;gt;, « 41 % des actifs (de la Fondation Gates, hors titres d'État américains ou étrangers) concernent des entreprises dont l'action contrarie ses objectifs philanthropiques ou ses préoccupations sociales. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet univers numérique d'apparence impitoyable, certaines communautés résistent à la tendance dominante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles font ainsi écho à l'action émancipatrice des pionniers qui luttèrent contre l'esclavage et l'exploitation de la majorité par une minorité. Elles militent en faveur d'un monde numérisé globalisé et citoyen, sans pirate ni esclave. Elles s'appuient sur le principe d'équité des chances cher aux fondateurs du Net et du web, au sein d'un cyberespace indépendant. ''La Déclaration universelle des droits de l'homme'' a trouvé dès 1996 son pendant avec la ''Déclaration d'indépendance du cyberespace'' de John Perry Barlow, prononcée devant les leaders mondiaux en séance plénière du Forum Économique Davos&amp;lt;ref&amp;gt; « Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
« Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. » [https://partipirate.org/blog/com.php?id=1267 Source partipirate.org.]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces communautés dynamiques s'appuient essentiellement sur la neutralité des réseaux et le succès objectif des mouvements dédiés à la culture Libre, tels que le système opérationnel GNU/Linux (concurrent de Windows et MacOS, peu utilisé sur les postes clients mais leader mondial sur les serveurs web), la GPL (General Public License, première et principale des licences libres, dédiée au logiciel), le navigateur Firefox, la suite bureautique LibreOffice ou l’encyclopédie Wikipédia, pour ne citer qu'eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles défendent l'idée d'un savoir partagé par tous et la génération de revenus grâce à la vente de services, non de telle ou telle exclusivité. Face aux tendances privatrices, elles proposent des alternatives fiables dans tous les secteurs : encyclopédies, vente de livres, vente de produits, hébergement de profils et réseaux sociaux, moteurs de recherche, etc. Elles disent non aux drogues qui rendent dépendant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tendance privatrice s'explique par le caractère inédit de la situation dans laquelle se trouve l'Humanité. Les pratiques commerciales à court terme commencent à être documentées. Cela aidera à prendre conscience de l'ampleur des inégalités ainsi générées et à mieux défendre, par la suite, l'équité et la justice sociale de la société de l'information. La minorité active qui dénonce aujourd'hui la spirale négative des esclaves et pirates se réclame du bien commun pour encourager l'émergence de pratiques durables, honnêtes et loyales. À long terme, l'histoire et les propriétés du numérique laissent deviner qu'elles obtiendront probablement gain de cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La position de ceux qui se partagent actuellement le gâteau et jugent normales la privatisation et l'accumulation des richesses, est-elle durable dans une société numérisée où l'information est abondante et peut circuler à très faible coût ? Leur position dominante ne réside-t-elle pas désormais essentiellement dans leur pouvoir de persuasion et de compromis auprès d'investisseurs et actionnaires qui leur permettent d'obtenir les moyens de continuer à imposer leur pouvoir, là où ils l'exercent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais chaque année, ces adeptes de l'exclusivité perdent un peu plus de terrain au profit d'une culture participative fondée sur une meilleure répartition des responsabilités et des bénéfices. La culture du partage et du don, cette spirale positive, émerge lentement, difficilement, mais en profondeur. Libératrice, elle permettra à tous les internautes d'apprendre à pêcher. Elle aide déjà à conquérir notre autonomie, plutôt que de rester dépendant des multinationales du divertissement et de l'informatique. Elle octroie la liberté de choix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=13657</id>
		<title>EPortfolio, contenu de base d'un bon site web profil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=13657"/>
				<updated>2013-04-06T18:34:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contenu, profil, eportfolio, compétences, savoir-faire, savoir-être, projet, site web, identité numérique.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du CV à l’ePortfolio==&lt;br /&gt;
Le site web pour se profiler, personnellement ou au titre de (co)représentant d'un groupe, peut aussi être nommé ePortfolio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence du CV, document statique, l'ePortfolio est une démarche, un processus et non un produit fini. L'idée est de mettre en valeur ses atouts, et de faire des mises à jour au fil des mois ou des années. Un CV géant, interactif, librement accessible à tous, notamment aux futurs employeurs. Un blog sur les aspects publics de la vie sociale et professionnelle d'une personne, avec ses références sur ses résultats, des preuves de personnes satisfaites, des projets en cours, des pistes pour bien coopérer. Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... &amp;lt;br/&amp;gt;Pour qu'un ePortfolio soit utile, il doit toujours être librement disponible pour son créateur, et non bloqué sur une plateforme, universitaire par exemple, dont l'accès pourrait ultérieurement être fermé. En effet, le propriétaire de l'ePortfolio doit toujours conserver la possibilité de le mettre à jour (tel un patrimoine).&lt;br /&gt;
Première expérience de réalisation de site internet ? Vous recevez une belle offre qui mentionne :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- le graphisme ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- l'hébergement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- la durée ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- les délais ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- les coûts ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- et peut-être même les frais de mise à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce brouhaha d'informations, il manque la mention du contenu : ''qui rédigera les textes et choisira les images ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous de choisir et/ou produire. Sur le coup, vous ne mesurez pas l'importance de cette partie du projet de site internet. Et puis vient le moment fatidique où le webmaster vous demande : ''« Alors, ces textes et images, ils sont où ? »'' Et là commencent les ennuis. Car il faut bien le dire, nous ne sommes pas nés rédacteurs, nous ne sommes pas naturellement habitués à produire de l'écrit pour le web, il faut des spécialistes en communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, comme on le voit en filigrane dans cet ouvrage, il est possible de « devenir le média », en devenant soi-même un acteur. Justement, ça commence par le profil, dont l'idée est simple finalement : si j'arrive à me présenter moi-même, alors j'ai déjà fait un bon chemin vers la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais très concrètement, que mettre dans mon site ? Des images, l'adresse de contact, le plan d'accès ? D'accord, c'est bien joli tout ça, mais pour le reste ? Je peux effectivement aller m'inspirer à gauche à droite sur les sites internet qui me plaisent. Est-ce suffisant ? En tout cas, c'est un moyen de développer mon esprit critique face aux sites web. Mais pour vous faire gagner du temps, voici pour la première fois les contenus de base d'un bon site web, rédigés par la fondation Ynternet.org et distribués dans les cours qu'elle propose (en 2013, nous n'avons toujours rien trouvé de similaire sur le web).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le profil personnel et le profil d'un groupe (association entreprise...) ont des contenus qui sont vraiment très proches, même si le résultat semble bien différent (voir colonne de gauche du tableau mémento qui suit). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous fait ce même constat : de plus en plus de sites traitent de sujets de manière très pointue, très professionnelle, mais sans présenter de manière large les auteurs ou le groupe qui animent la réflexion sur le sujet. Il est fréquent qu'il n'y ait que deux lignes, qu'un petit filet d'informations sur les auteurs d'un site, et qu'on n'ait donc pas une vision claire des motivations du groupe, voire pas de moyen d'en contacter les auteurs autrement que par un formulaire impersonnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur qui démontre l'opacité de l'organisation et n'est donc guère rassurant sur ses motivations. Ceci est tout aussi valable pour de grands sites, comme ceux qui dominent en 2013 – Google, Facebook, etc. – dont l'information sur la mission, la valeur, les principes, n'est pas facilement accessible, et pour de petits sites aux sujets plus spécifiques qui pour diverses raisons n'ont pas pris autant d'ampleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'importance des œuvres==&lt;br /&gt;
L'intérêt de penser à tous les contenus de base d'un bon site internet, dans une culture de plus en plus participative, c'est de montrer que les groupes sont forts car chaque contributeur a une identité spécifique et forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, sur Wikipédia, il est possible de voir les contributions de chaque participant. Les contenus de base d'un bon site internet se retrouvent dans les sites de la plupart des grands artisans du bien commun dans le monde numérique comme Tim Berners-Lee, co-initiateur du web, Richard Stallman, co-initiateur du mouvement du logiciel libre, Jacques Vallée, co-concepteur de morceaux d'Arpanet (première version d'internet) : tous exposent sur leurs « sites persos » comment les contacter, leurs activités présentes, leurs réalisations passées, certains de leurs centres d'intérêt et préférences, des actualités, leurs intentions d'avenir et leurs sources d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retournons à l'époque avant l'omniprésence d'internet, à la fin du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Pour informer des contacts professionnels ou des amis sur ses activités, on envoyait un curriculum vitae, une carte de visite ou parfois une présentation plus personnalisée à ceux à qui on voulait se présenter. En tant qu'entreprise ou groupe de travail, on réalisait une plaquette d'entreprise, qui présentait la mission et les prestations. Avec l'arrivée du numérique, tant le CV que la plaquette se retrouvent sur internet et en raison des propriétés sociotechniques numériques, la présentation est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles sont les différences ? D'une part, les propriétés et possibilités du numérique augmentent le potentiel du profil et d'autre part, sans profil, ce sont les autres qui feront notre réputation, et non pas nous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, on a tout intérêt à « maîtriser son identité » ; à passer un message clair et cohérent sur soi-même auprès de ses différents interlocuteurs. Le gros défi consiste à réussir à passer un message qui distingue son profil des autres profils et, en même temps, qui puisse avoir une base s'adressant à tous les interlocuteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont justement ces contenus de base pour se profiler ? Voici dans ce tableau les conseils qui ont la particularité de s'appliquer aussi bien au profil d'une personne qu'au profil d'un groupe. À noter qu'à l'image d'une fleur, autour de ces contenus de base, il y a d'autres contenus plus spécifiques qui sont à développer.&lt;br /&gt;
Si vous devez rédiger ou mettre à jour le site internet présentant votre profil (pour mieux montrer qui vous êtes, pour trouver du travail...) ou celui d'un groupe (entreprises, association, groupe de travail), ceci peut vous intéresser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt que de réinventer la roue, voici des contenus qui se retrouvent généralement dans les sites web pour se profiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mémento d'un bon site web de profil==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Menu&lt;br /&gt;
! Profil personnel &lt;br /&gt;
(l'individu, son profil public ou pour les collègues)&lt;br /&gt;
! Profil d'un groupe &lt;br /&gt;
(PME, association, groupe de travail...)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Page d'accueil&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Message de bienvenue, menu, objectifs et cibles et résumé du contenu&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Actualités : nouvelles/blog, dimension chronologique&lt;br /&gt;
| Carnets de route, billets d'humeurs, opinions, récits d'expériences,...&lt;br /&gt;
| Dernières prestations, informations nouvelles, appels à partenariat, annonces de recrutement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Orientations/préférences&lt;br /&gt;
| Centres d'intérêts, choix de vie socio-professionnels, croyances et valeurs&lt;br /&gt;
| Principes de fonctionnement, valeurs du groupe, mission, raison d'être&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Passé : réalisations&lt;br /&gt;
| Compétences, réalisations, résultats, références, Curriculum Vitae&lt;br /&gt;
| Histoire dès les débuts : fondation, autonomisation, résultats et faits marquants&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Présent : activités et prestations&lt;br /&gt;
| Quotidien ; engagements actuels ; groupes de travail ; événements et activités régulières&lt;br /&gt;
| Services et produits ; type de prestations fournies ; conditions d'accès aux prestations ; mission de l'organisation ; exemples de clients ; tarifs (séparés).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Avenir : projets envisagés&lt;br /&gt;
| Projets de développement socioprofessionnels, espoirs et perspectives, intentions,...&lt;br /&gt;
| Annonces des prochains produits à venir, partenariats possibles,&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux d'information&lt;br /&gt;
| Types et sources d'informations par supports (outils dynamiques des réseaux sociaux), remerciements&lt;br /&gt;
| Partenaires, éventuellement fournisseurs, liens sur les médias&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Contact (comment abroder)&lt;br /&gt;
| Coordonnées, modes de contact dans divers contextes&lt;br /&gt;
| Heures d'ouverture, plan d'accès, personne de contact,...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par un groupe, on entend autant une entreprise, une association qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les critères qualité d'un ePortfolio ==&lt;br /&gt;
Pour qu'il atteigne ses objectifs (intéresser le lecteur, lui donner une idée précise de votre identité professionnelle, inspirer confiance, fournir des informations directement utilisables...), votre ePortfolio doit présenter certaines caractéristiques d'ensemble, au-delà des contenus et qualités de chacun des articles. Quatre critères globaux ont été retenus pour évaluer la qualité générale de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BandeVille.png|1100px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1. Clarté du projet===&lt;br /&gt;
La quête de notre identité est au cœur du développement social et professionnel. Quel est votre destin ? Vous n'êtes pas né(e) par hasard.&lt;br /&gt;
''« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. »''&lt;br /&gt;
Socrate, il y a plus de 2 500 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rester concentré sur l'ePortfolio, l'objectif est de définir quel est votre projet social et professionnel. Gagner de l'argent n'est pas une finalité. Vos employeurs, collègues, tout autant que votre entourage social, tous souhaiteront avoir quelques pistes aussi simples que solides pour mieux vous connaître. Saurez-vous réussir ce tour de force que de vous présenter de manière à toucher votre public, à ce qu'il puisse avoir envie d'en savoir plus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous aussi de définir quel est le public cible. En d'autres termes, à qui parlez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement à un employeur à la fois, avec un ePortfolio sur mesure pour chacun ? Auquel cas, vous devrez envisager un ePortfolio accessible uniquement par mot de passe, composé de diverses parties pour orienter chaque contact sur une ou plusieurs pages conçues sur mesure ; mais c'est fastidieux, sans compter que vous pourriez ne pas viser juste et passer à côté d'une opportunité inattendue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous vous adressez à tous les internautes ? Auquel cas, il sera judicieux de se rappeler que « qui trop embrasse mal étreint » et de ne donner que certaines faces de votre personnalité, celles qui vous qualifient le mieux, sans viser l'exhaustivité. À vous de savoir trancher et vous positionner, pour avoir un projet clair pour un public clairement défini. De la réponse à ces questions (quel projet pour quel public ?) découleront :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- une terminologie (tout public ou d'un domaine spécialisé) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- des contenus ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- une forme ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que la formulation du projet est adéquate pour le public cible ? Attention à ce dernier élément :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* trop spécifique, vous allez passer à côté d'un auditoire qui pourrait être malgré tout intéressé par vos propos, voire contribuer à votre démarche ;&lt;br /&gt;
* trop large, vous allez susciter des attentes vis-à-vis d'un lectorat qui, finalement, n'y trouvera pas son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, le fond et la forme doivent se retrouver, la seconde au service du premier, afin de donner des éléments d'appréciation, non verbaux, pour que votre cible puisse se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2. Valorisation des compétences transversales===&lt;br /&gt;
La démarche ePortfolio se concentre sur les compétences. Le résultat final, issu de votre démarche, doit permettre au public-cible de reconnaître vos atouts socio-professionnels, de pouvoir vous citer sur les thématiques que vous développez dans cette vitrine, de vous contacter sur les sujets qui sont au cœur de votre activité et/ou de vos préoccupations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définition des compétences génériques :'''&lt;br /&gt;
* compétences génériques signifie compétences de savoir-être. On parle aussi de compétences transversales (en anglais ''soft skills'' ou ''key compétences''). Elles sont utiles quel que soit votre métier ; savoir négocier, communiquer, s'organiser, gérer des conflits, finaliser sont des compétences génériques ([[Internet, moteur de formation toute sa vie|voir aussi l'article « Internet, moteur de formation toute sa vie »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des exemples de compétences génériques pour que vous puissiez évaluer celles que vous pratiquez le mieux et celles que vous souhaitez valoriser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''conseil d'auto-évaluation :''' pour vous auto-évaluer au mieux, il est utile de demander à d'autres (collègues, autres participants à la session de création d'ePortfolio) de valider votre perception de vos propres compétences génériques. Ceci vous permet de confronter votre analyse avec celle de ceux qui vous entourent. C'est le principe de validation « par les pairs » ;&lt;br /&gt;
* '''procédure de valorisation :''' une procédure simple consiste à visiter les pages internet listant ces compétences et copier celles pour lesquelles vous vous considérez comme très compétent. Contextualisez les compétences que vous souhaitez valoriser dans votre ePortfolio sous forme de récits d'expériences. Par exemple si vous savez repérer l’information, la regrouper et l'organiser en utilisant la technologie et les systèmes d’information appropriés, vous pouvez réaliser un récit d'expériences ;&lt;br /&gt;
* '''liste de vérification finale pour les compétences transversales :''' lors de la rédaction des articles de votre ePortfolio, vous avez procédé à l'identification et à la mise en forme de vos compétences générales/transversales. Vous avez ensuite développé la description de ces compétences dans vos différents articles. Vérifiez que toutes vos compétences sont bien représentées et évaluez la manière dont vous les avez présentées. Pour cela, mettez-vous dans la peau de votre lecteur en vous posant les questions suivantes : « Si je ne connaissais pas cette personne (vous-même !), cet ePortfolio me permettrait-il de mieux l'appréhender ? Aurais-je envie de coopérer avec cette personne ? Qu'est-ce qu'elle a de spécial, unique ? Cette personne peut-elle apporter une réponse claire à mes préoccupations, mes besoins ? » Pour réaliser cet exercice d'évaluation, vous pouvez bien sûr faire appel à un camarade, qui aura sans doute une vision plus objective que la vôtre des qualités et défauts globaux de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Aide pour vérifier si votre ePortfolio présente bien vos compétences transversales :'''&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont listées.&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont valorisées.&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont rattachées à des exemples de réalisation ou d'engagement.&lt;br /&gt;
* Mes compétences sont hiérarchisées : le lecteur sait quelle est ma spécialité, quelles sont mes compétences transversales. Il sait pour quelles tâches ou missions il peut faire appel à moi.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3. Valorisation des compétences spécifiques (métier)===&lt;br /&gt;
Les compétences spécifiques sont les compétences liées à votre métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Justification de mes compétences dans le domaine de spécialité ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- emploi du vocabulaire adapté au domaine de spécialité ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- exemples de réalisations dans le domaine ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- précision suffisante sur mes apports dans le domaine ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- liens avec d'autres individus ou organisations actifs dans le domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez indiquer clairement quels sont vos domaines de spécialité, qu'il s'agisse de spécialités professionnelles ou de spécialités personnelles. Vous indiquerez la manière dont vous avez acquis des compétences dans ce domaine : formation initiale, formation continue, engagement associatif, lectures, participation à des projets collectifs... Soyez concret, sans tomber dans une profusion de détails. Exprimez précisément la nature de vos tâches et missions, leurs résultats. Mentionnez les personnes et/ou organisations avec lesquelles vous avez collaboré et la nature de ces collaborations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grandschema.jpg|600px|vignette|centre|Copyright Julien Poulain sous LAL (Artlibre.org)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4. Forme===&lt;br /&gt;
*'''Qualités rédactionnelles globales''' qui sont utiles à développer pour un ePortfolio :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- vocabulaire et ton adaptés à la cible visée, le lexique et la sobriété étant les atouts les plus certains ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- cohérence du style et du message entre les divers articles identitaires ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- usage de formules neutres afin d'éviter l'obligation de mises à jour trop fréquentes ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- fluidité du texte, avec des phrases agréables à lire et pas trop longues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans chaque article, vous avez tout intérêt à avoir un titre attractif, une orthographe irréprochable (il existe des correcteurs y compris pour la correction sur un navigateur web), mais aussi une illustration visuelle, des chapitres, des liens contextuels.... Alors pourquoi ajouter un critère global au niveau rédactionnel ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce que, au même titre que le chauffeur de véhicule est passé du stade de métier (le chauffeur) au stade de fonction (je conduis un véhicule pour aller au travail), le métier de journaliste est en train de devenir une fonction aussi utile pour tout individu, qui sera de plus en plus fréquemment et naturellement amené à publier les résultats de son travail (personnel, associatif ou professionnel) sur internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ce n'est pas dans un article, mais dans l'ensemble de la production que cet article sera évalué par les visiteurs de votre site. Vos qualités rédactionnelles globales s'exprimeront dans votre capacité à prendre du recul et à produire un site globalement cohérent au niveau rédactionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs, permettra que les pages de votre site soient mieux visitées. Car le sommaire devrait afficher au moins des titres ou des résumés de titre sur toutes les pages des articles de base. Ce sommaire doit présenter des mots-clés cohérents par rapport aux articles de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple 1, très cohérent mais peu original : nouveautés, préférences, histoire, quotidien, avenir, contact, sources d'informations.&lt;br /&gt;
Exemple 2, un peu moins cohérent mais plus original : blog, j'aime, ma situation, histoire passée, la futurologie, pour me joindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le vocabulaire et le ton ont tout intérêt à être adaptés au public que vous souhaitez toucher prioritairement. Si vous visez tout type de public, l'usage de formules standard n'est pas suffisant. Il est essentiel de mettre un peu de personnalité et d'originalité afin de toucher le lecteur. Vous pouvez par exemple utiliser des techniques rédactionnelles standard, telles que le questionnement initial (qui pose une hypothèse ou suscite une interpellation), l'énumération, l'insertion de récits et d'histoires captivant l'attention, etc. Travaillez aussi votre lexique : utilisez un vocabulaire adapté aux sujets traités (exemple : nommez précisément des outils et procédures appartenant à un domaine technique particulier) et évitez le recours systématique à des mots trop vagues ou « fourre-tout », tels que les verbes avoir, être, représenter, venir (...), les adjectifs les plus communs tels que beau, grand, génial... N'abusez pas des expressions à la mode, des tics de langage, dont le succès peut passer très vite (cool, top, délire, vachement). &lt;br /&gt;
* L'usage de formules neutres permet d'éviter que vos rédactions soient passées de date (obsolètes) trop rapidement : J'ai 24 ans &amp;gt; Je suis né-e en 1984 ; J'habite depuis deux ans en Belgique &amp;gt; Je réside en Belgique depuis 2007. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Votre rédaction doit être globalement fluide dans les articles, ce qui passe entre autres choses, par des phrases courtes (surtout si vous n'avez pas un goût particulier pour la rédaction) et une structuration claire des textes en paragraphes. N'hésitez pas à insérer des titres et sous-titres dans vos articles, ils guident la lecture et mettent en évidence les articulations des textes. N'oubliez pas qu'un article ne s'écrit jamais en une seule fois...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en faisant et refaisant que vous parviendrez à l'expression juste. N'hésitez donc pas à reprendre vos articles publiés, si vous pensez pouvoir y apporter des améliorations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Ergonomie, graphisme et esthétique''':&lt;br /&gt;
** la navigation dans mon ePortfolio est facile ;&lt;br /&gt;
** les couleurs et l'agencement visuel adoptés procurent l'impression souhaitée ;&lt;br /&gt;
** tout le monde peut accéder à mon site, y compris les personnes ayant des difficultés de lecture. Lors des travaux d'élaboration de votre ePortfolio, vous avez pris connaissance des règles et bonnes pratiques d'édition de site internet.&lt;br /&gt;
** les renseignements importants doivent être accessibles dès la page d'accueil. Utilisez pour cela des onglets ou des barres de menu latérales ;&lt;br /&gt;
** si vous rédigez régulièrement des billets d'actualité, pensez à les regrouper en catégories thématiques, permettant ainsi au lecteur d'accéder à des articles anciens, qui ne figurent plus en page d'accueil ;&lt;br /&gt;
** choisissez des couleurs, des polices, une structuration des pages conformes à l'impression que vous souhaitez produire sur vos lecteurs, et en accord avec les compétences que vous valorisez dans vos articles. Pensez à formater vos images pour internet, en réduisant la taille et le poids. Pensez aux personnes souffrant de handicaps rendant difficile la lecture à l'écran : ne jouez pas de manière excessive sur les contrastes (par exemple texte noir sur fond rouge, très fatigant); choisissez une taille de police suffisante, joignez une légende à chacune de vos images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5. Cohérence===&lt;br /&gt;
Les différentes parties de l'ePortfolio sont-elles reliées par un « fil rouge » ?&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* les compétences et valeurs que j'expose sont-elle bien illustrées dans mes récits ?&lt;br /&gt;
* inversement, mes récits ne mettraient-ils pas en évidence des compétences et valeurs que j'aurais oubliées de valoriser ?&lt;br /&gt;
Les compétences que je présente sont- elles en lien avec le projet ? Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* ces compétences vont-elles bien servir mon futur socio-professionnel ?&lt;br /&gt;
* aurais-je mis en avant des compétences qui ne servent pas directement mon projet ?&lt;br /&gt;
* la combinaison de ces compétences est-elle équilibrée par rapport à mes objectifs ? N'ai-je pas de grosses carences qui pourraient nuire à mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il une cohérence entre le projet et la façon dont je le présente, d'un point de vue graphique et rédactionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* pour des ambitions internationales, des pages en anglais sont incontournables ;&lt;br /&gt;
* si l'ePortfolio porte sur des aspects créatifs et/ou artistiques, il doit lui-même en être la preuve et surtout, contenir des éléments (images, vidéos, textes...) permettant au lectorat d'être convaincu ;&lt;br /&gt;
* dans un ePortfolio de cadre dirigeant, un ton trop familier peut desservir vos objectifs.&lt;br /&gt;
* compléter par des liens sur les réseaux sociaux, comme Linkedin, montrant si possible des références et recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que l'ensemble du ePortfolio donne une impression d'unité ou de pièces juxtaposées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* le style est-il unifié (emploi du « je » ou « nous » ou du nom de l'entreprise dans les phrases, usage des temps, de l'infinitif...) ?&lt;br /&gt;
* la mise en page (police de caractères, alignement, disposition) est-elle harmonisée d'une page à l'autre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Extraits du ''guide ePortfolio'' de la fondation Ynternet.org, travail collaboratif mené depuis 1999, objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique, pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=13653</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=13653"/>
				<updated>2013-04-06T18:22:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''fracture numérique, info-riches, info-pauvres, réseau social, digital native, digital migrant, accès libre, exclusion, alphabétisation numérique.''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Internet est-il une nouvelle source d’inégalités ?&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À leurs débuts, l'ordinateur et internet étaient perçus comme des gadgets réservés à une minorité de personnes dont c'était le métier (les informaticiens). Et aussi à quelques drôles d'individus qui préféraient bidouiller pendant leur temps libre plutôt que de prendre un bon bol d'air (les «hobbyistes»). L'informatique et le réseau internet ont, depuis les années 1990, démontré leur caractère essentiel à la vie sociale et économique de chacun d'entre nous, partout dans le monde. La circulation d'information, souvent gratuite, favorise l'équité des chances et rapproche les personnes. La technologie numérique aide à réduire les différences sociales entre ses utilisateurs. Mais, ô paradoxe, internet a également contribué à creuser l'écart entre utilisateurs et non utilisateurs du Net, amplifiant ainsi les inégalités qui préexistaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a baptisé ''fracture numérique'' l'inégalité d'accès aux nouvelles technologies de l'information. La notion-même de fracture numérique est calquée sur celle de fracture sociale. Ceux qui sont du bon côté peuvent en principe disposer du net pour défendre leurs droits et leurs idées, pour s'informer, pour communiquer et même pour augmenter leur pouvoir d'achat (comparateurs de prix, sites de ventes privées à tarifs préférentiels, bons plans, etc.). Les autres subissent un désavantage supplémentaire à ceux qu'ils connaissaient déjà&amp;amp;nbsp;: ils se retrouvent exclus d'une nouvelle dimension de la société, qui leur échappe chaque jour un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'esprit de certains, nombreux, la fracture numérique se résume à un accès au réseau inégal entre des régions du Monde : le Nord est hyperconnecté alors que le Sud est encore en dehors du circuit. Ou encore entre les zones urbaines et les zones rurales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, cette fracture peut prendre plusieurs formes, qui dépassent largement les clivages géo-économiques. La fracture est surtout sociale, elle crée des sociétés à plusieurs vitesses. Une forme d'exclusion perdure, se crée ou se renforce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article recense cinq formes de fractures :&lt;br /&gt;
* Économique&lt;br /&gt;
* Géopolitique&lt;br /&gt;
* Culturelle&lt;br /&gt;
* Éducative&lt;br /&gt;
* Générationnelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture économique ==&lt;br /&gt;
La fracture la plus évidente est économique. On la retrouve à une échelle globale qui montre des disparités gigantesques de connexion entre les pays :  en 1996, il y avait autant de lignes téléphoniques sur l'île de Manhattan que sur tout le continent africain.&amp;lt;ref&amp;gt; Tiré de [http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNABZ059.pdf Leland Initiative: Africa Global Information Infrastructure Gateway Project].&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les victimes de la fracture numérique sont nombreuses, notamment&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les plus pauvres, qui n'ont pas les moyens de se procurer des appareils informatiques ou d'en louer&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus éloignés des centres villes, qui n'ont accès ni au réseau, ni aux cybercafés, et dont personne dans l'entourage ne peut encourager l'usage d'internet&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus âgés, comme les petits retraités, qui n'ont pas encore réussi à s'adapter à ce nouveau fonctionnement social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur terre, en ce début du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, 2,6 milliards d'humains vivent avec moins de deux dollars par jour. Ils sont tout en bas de l'échelle sociale. Et, tout en haut, un cinquième de la population mondiale consomme à lui seul environ 90% des ressources disponibles. Ces chiffres ont été publiés dans un état des lieux des Nations Unies en 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le manque de moyens empêche à une grande partie de la population mondiale d'accéder aux équipements numériques. Les plus pauvres, déjà handicapés par leur faible niveau de vie et le pouvoir qu'acquièrent dès lors sur eux les plus riches, sont les premières victimes de cette nouvelle iniquité&amp;amp;nbsp;: ils sont confrontés à une rareté de l'information. Parce que les nouvelles technologies permettent d'augmenter la qualité et la quantité des communications, les «&amp;amp;nbsp;bien connectés&amp;amp;nbsp;» sont plus autonomes dans leurs actions quotidiennes. Mais aussi en cas de situation exceptionnelle. Prenons l'exemple d'un train qui déraille dans une région bien connectée&amp;amp;nbsp;: très rapidement, des transports alternatifs vont être mis en place. Dans une région mal connectée, l'attente va se prolonger, les solutions s'organiseront plus lentement, car l'information circule mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une telle disparité existe aussi au niveau local : même un pays très bien équipé peut compter des citoyens privés d'accès au réseau pour des raisons économiques. Exemple local venant de l'ONG Caritas à Genève. Dans cette ville qui est l'une des capitales du commerce mondial et le siège d'agences des Nations-Unies, nombreux sont les info-pauvres dans cette cité, nombreux sont les migrants y vivent, de manière précaire, et n'ont pas d'ordinateur. Ils ont dès lors accès à moins d'informations, moins d'opportunités de travail, moins de possibilité de s'insérer socialement et professionnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Faut-il envoyer des ordinateurs en Afrique?'''&lt;br /&gt;
Quand on pense fossé entre info-riches et info-pauvres, on pense tout de suite aux pauvres africains qui n'ont pas d'ordinateur.&lt;br /&gt;
L'idée de donner une deuxième vie à un ordinateur, en le confiant à une organisation caritative, est une bonne intention. Elle se heurte néanmoins à plusieurs réalités qui la rendent contre-productive.&lt;br /&gt;
Principalement, en Afrique, les ordinateurs finissent très vite dans des décharges, et il n'y a pas d'infrastructures pour le recyclage. Donc on pollue en croyant bien faire. En plus, il y a les intermédiaires, qui se servent au passage, souvent avant même le départ ou aux douanes. Enfin, même si on donne un ordinateur à un occidental pour un usage en occident, par exemple une banque qui fait une donation à une ONG caritative, le problème peut rester complet : les bénéficiaires. Les chômeurs ou migrants doivent payer des professionnels pour identifier les pannes matérielles, reconfigurer l'outil, assurer une maintenance. Sans parler de l'énergie grise, cette énergie consommée qui est difficile à calculer : transport, grosse consommation électrique de vieux ordinateurs avec des processeurs qui surchauffent...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture géopolitique ==&lt;br /&gt;
Le seul facteur économique n'explique pas une mauvaise connexion à internet pour certains pays ou régions : certaines administrations en restreignent délibérément l'accès  pour juguler la liberté de leurs propres citoyens à s'informer et à s'exprimer. C'est le cas de la Chine qui surveille et limite l'accès à internet de ses citoyens&amp;lt;ref&amp;gt;[http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_censorship_in_the_People%27s_Republic_of_China ''Internet censorship in the People's Republic of China''.] Article Wikipédia.&amp;lt;/ref&amp;gt;. De même en Corée du Nord, l'accès à internet est soumis à autorisation spéciale et principalement pour des buts gouvernementaux.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_in_North_Korea Wikipedia : Internet in North Korea.]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même les États-Unis peuvent faire preuve de velléités coercitives à l'encontre de la liberté d'expression, comme en témoigne l'affaire [http://netizen3.org/index.php/Les_lanceurs_d%27alerte Wikileaks].&amp;lt;ref&amp;gt;En 2010, le gouvernement des États-Unis a condamné la publication de documents secrets sur la guerre en Afghanistan, affirmant que cela menaçait la sécurité de soldats américains engagés en Afghanistan. À cet effet, une enquête a été lancée par le Pentagone, afin de retrouver l'origine des informations. Le Pentagone a exigé que WikiLeaks lui remette immédiatement la totalité des 15 000 documents classés « secret défense » qui n'ont pas encore été divulgués et que ceux qui ont déjà été mis en ligne soient détruits. Voir l'article consacré à [http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks WikiLeaks] sur Wikipédia.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, la connexion relativement correcte en Libye ou en Égypte a soutenu les mobilisations populaires dans le monde arabe en 2010 et 2011, où les réseaux sociaux ont permis aux initiatives de se coordonner, aux pratiques d'insurrection de s'affiner, par écran interposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture culturelle ==&lt;br /&gt;
Par fracture culturelle, on entend le décalage entre ancienne et nouvelle manière de penser, un décalage provoqué par l'émergence de nouvelles pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout types d'organisations, les hiérarchies peuvent sentir leur autorité menacée par l'omniprésence des médias numériques. On observe alors des réactions de rejet des ressources disponibles sur internet. Exemple : dans un grand nombre de cursus académiques, Wikipedia est a priori banni comme source valide de références bibliographiques, ce qui traduit une méfiance vis-à-vis de la [http://netizen3.org/index.php/Sagesse_des_foules ''sagesse des foules''], un concept expliqué dans l'article du même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'entreprise est également sujet à des réactions de rejet, notamment vis-à-vis des platesformes de réseautage social, perçues comme une perte de productivité plus qu'un potentiel stratégique. Ces blocages sont généralement liés à l'angoisse que suscitent les transitions en cours. En effet, la régulation du monde du travail passe de la culture de la pointeuse à la culture du résultat. Grâce aux outils numériques, les travailleurs sont désormais libres des moyens à mettre en œuvre pour atteindre leurs objectifs. La culture internet bouscule les anciennes hiérarchies, basée sur le statut, en mettant en avant les compétences, étayées par des preuves et des résultats (voir notre article sur [http://netizen3.org/index.php/Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences ''Hiérarchie de statut et hiérarchie de compétence'']). Cette manière de penser a encore du mal à être mise en application par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, menacé dans leur position au sommet de la pyramide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses collectivités craignent parfois qu'internet ne soit un vecteur de subversion auprès des populations dont ils ont la responsabilité. Par exemple, en 2012, une municipalités indienne a interdit l'usage des smartphones aux femmes !&amp;lt;ref&amp;gt;''Women Banned from Using Mobile Phones in Indian Villages'' sur [http://globalvoicesonline.org/2012/12/08/women-banned-from-using-mobile-phones-in-indian-villages/ Globalvoiceonoline.org.]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture éducative ==&lt;br /&gt;
Au-delà des moyens techniques, politiques ou économiques qui éloignent certaines populations de la révolution numérique, une éducation inappropriée condamne beaucoup d'internautes à une intégration restreinte à l'écosystème informationnel du réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisateurs voient souvent l'utilisation de l'outil informatique comme un obstacle purement technique. Il n'est donc pas rare d'entendre ''« J'ai fait un cours Word donc je suis à l'aise avec l'informatique »''. Ceci démontre le déficit d'une vision plus large d'internet en tant qu'écosystème, avec non seulement ses outils, mais aussi ses codes, ses acteurs... qui forment un tout en perpétuelle évolution, fondé sur des règles qui, heureusement, évoluent à un rythme largement moins soutenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi une large frange des internautes, même ceux qui en ont un usage quotidien, se cantonne à des usages proches d'un média tel que le téléphone, la poste, la radio ou la télévision : il ne produisent pas, n'interagissent pas avec des communautés, utilisent leur messagerie électronique pour échanger des fichiers bien trop volumineux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même parmi les communautés de spécialistes de l'outil informatique, de nombreux individus ont des comportements inadaptés. Par exemple, certains concepteurs web vendent à leurs clients des sites qui limitent, voire empêchent l'analyse du site par les moteurs de recherche, fréquemment via l'usage de la technologie Flash de l'éditeur Macromedia. Un site entièrement géré par cette technologie n'est pas, à proprement parler, un site web car la notion de pages n'existe plus: on est dans une application. Par exemple, il peut devenir impossible d'indiquer l'emplacement d'une ressource interne au travers d'un simple lien hypertexte. Il faut alors indiquer à ses correspondants le chemin à parcourir dans l'application pour aboutir à ladite ressource: « Rendez-vous sur la page d'accueil, puis cliquer sur tel lien, ensuite sur tel autre, enfin entrez tels mots dans le formulaire et validez ». Non seulement, c'est fastidieux, mais cela va à l'encontre des principes fondateurs d'accessibilité des ressources publiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture générationnelle ==&lt;br /&gt;
''« Ma chérie'', dit un père à sa fille de 12 ans, ''j'ai acheté un logiciel qui filtre les contenus interdits aux mineurs, pour que tu arrêtes de visiter ses sites qui ne sont pas de ton âge... Tu peux m'aider à l'installer s'il te plait ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez vous aussi vécu le choc entre ceux pour qui internet est naturel, et ceux qui ne se sentent pas à l'aise devant un écran, qui doivent se concentrer pour ne pas faire d'erreurs, qui paniquent dès qu'une fonction change, qui ne connaissent pas les raccourcis...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le principe de fracture entre migrants du numérique et les ''digital natives''. Bien au-delà des questions de manipulation technique, il y a un certain choc intergénérationnel dans la manière de voir le monde, nos croyances et nos pratiques. Heureusement, de nombreuses initiatives permettent de réduire ces fractures. Par exemple, en France, Albertine Meunier organise des ateliers internet avec des femmes de plus de 77 ans. C'est l'opération « un thé avec Albertine ». Elle filme ces grands-mamans en train de boire le thé et en train de décrire de manière précise et relax des concepts ardus comme « qu'est-ce qu'un hacker ? ». Avec ses vidéos sur le web, elle a réussi à motiver un nombre incalculable de seniors de se mettre à l'informatique. Ils apportent ainsi aux jeunes générations leur expérience de vie, pour rester critique face aux médias, affiner leur orthographe, découvrir d'autres cultures...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Et la fracture émotionnelle ?'''&lt;br /&gt;
A toutes ces fractures s'ajoute la fracture émotionnelle : ça fait parfois mal, en effet, de se faire planter par... son ordinateur, ou le réseau. Surtout pendant la rédaction d'un mail de trois kilomètres, sans sauvegarde. La vie numérique, c'est comme l'amour, on fait des erreurs de débutants, et puis on apprend ! Il n'empêche que cela peut en décourager plus d'un. Entre attraction et répulsion, nos coeurs balancent aussi face à la vie virtuelle. Avec internet, c'est un peu ''«je t'aime moi non plus»''...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:M&amp;amp;R.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Internet au-delà du petit écran</title>
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				<updated>2013-04-06T17:54:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''internet, télévision, passivité, participativité, bien commun, divertissement, information.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est-à-dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible&amp;amp;nbsp;»''. Cette phrase, désormais célèbre, a été écrite par Patrick Le Lay, alors qu'il était président de la chaîne de télévision française TF1&amp;lt;ref&amp;gt;Patrick Le Lay, ''Les Dirigeants face au changement'', Éditions du Huitième jour, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le journaliste d'investigation Christophe Nick en fait le titre d'un documentaire «Le temps de cerveau disponible»&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.youtube.com/watch?v=4S20kG2MoxI ''Le temps de cerveau disponible''], de Christophe Nick, réalisé par Jean-Robert Viallet et diffusé sur France 2 en 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans lequel il analyse les dérives télévisuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La télévision ne pose pas problème en tant qu’outil technologique, ce qui indigne ses contradicteurs ce sont les intérêts qu'elle sert désormais. Parce qu’après une courte phase de soumission au pouvoir politique, le petit écran est passé sous le contrôle quasi exclusif des as du marketing, c’est-à-dire des prescripteurs de comportements que sont les publicitaires. Ces derniers suivent les théories issues du marketing américain, la «&amp;amp;nbsp;lifetime value&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: il s’agit de fidéliser les consommateurs à des marques et de les conditionner à suivre des modèles comportementaux qui les rendront d’autant plus contrôlables – eux et leur pouvoir d’achat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Programme, vous avez dit programme ? Ne faudrait-il pas plutôt parler de programmation neurolinguistique (alias PNL, discipline de la communication verbale) ? Ou comment les slogans publicitaires parviennent à reprogrammer notre cerveau avec de nouvelles croyances, de nouveaux besoins. Les spécialistes du marketing connaissent parfaitement les moindres rouages de notre mémoire. Ils excellent dans l’art de la persuasion inconsciente.&lt;br /&gt;
Par exemple : pourquoi le rythme des images est-il particulièrement élevé dans les pages de publicité ? Parce que la fréquence des coupes renforce la mémorisation (même si cet artifice de vente mobilise beaucoup d’énergie pour le spectateur, qui a tendance à épuiser son cerveau). Pourquoi avez-vous envie d’acheter une voiture coûteuse après un message effrayant de la prévention routière ? Parce que, dans la foulée du clip on vous a passé une publicité pour une superbe berline avec des airbags dernier cri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Voyeurisme  ==&lt;br /&gt;
Depuis les années 1980, le divertissement sur petit écran tire moins sa force dans la moralité ou l’émotion que dans l’excitation de nos pulsions primitives. Sexe, violence, cruauté, humiliation, le cocktail parfait à destination d’une audience assujettie à une logique économique plus que culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;La question qui se pose est celle-ci&amp;amp;nbsp;: sommes-nous des trafiquants d’émotions fortes&amp;amp;nbsp;? Sommes-nous des courtiers en chair encore tiède&amp;amp;nbsp;? Avons-nous raison de vous montrer ce que vous n’auriez jamais dû ou pu voir&amp;amp;nbsp;? Avons-nous raison de penser qu’une civilisation se termine et qu’une autre commence&amp;amp;nbsp;? Les faits sont là. Il est certain que jamais les images n’ont eu autant d’importance qu’en ce moment. Autrefois, c’est vous qui faisiez les images et maintenant ce sont les images qui vous font&amp;amp;nbsp;»''. Ces mots sont ceux d'un journaliste en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;Cité dans le film «Le temps de cerveau disponible»&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ils prouvent que la télévision a toujours été consciente de son pouvoir de nuisance. Cela ne l’a pas empêché de devenir nuisible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la privatisation des années 1980, la ''téléréalité'' est une deuxième révolution dans l’histoire de la télévision française. Toutes les transgressions deviennent possibles! Le temps est venu de l’élimination mutuelle, de l’humiliation, de l’exhibition, au sein d’un dispositif conçu pour que ces transgressions soient bien réelles. Les participants sont invités à repousser tous les interdits&amp;amp;nbsp;: contrairement aux mécanismes d’exhibition et de voyeurisme des années 1980 et 1990, les producteurs et diffuseurs de téléréalité ne se contentent plus de la parole, mais exigeaient des passages à l’acte. Lesquels, encouragés et renouvelés, entraînent les candidats vers des comportements de plus en plus régressifs et pulsionnels. Brutalité, narcissisme, cupidité, cynisme, les valeurs dominantes de la téléréalité deviennent également celles de l’époque. De fait, pour les adolescents, très nombreux à regarder ces émissions, le phénomène d’identification fonctionne à merveille. Le passage à l’acte, la libération des instincts, légitimés par l’estampille du «&amp;amp;nbsp;vu à la télé&amp;amp;nbsp;», ont été banalisés et ont suscité une imitation massive et «&amp;amp;nbsp;décomplexée&amp;amp;nbsp;», pour reprendre un adjectif très en vogue dans la première décennie du nouveau siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés d'antan – animistes, impériales, monarchiques, etc – ont toujours mis en place des dispositifs de contrôle de nos bas instincts. Fait sans doute unique dans l'histoire, la nôtre célèbre le libre assouvissement des pulsions et leur exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mix et Remix - Pensée unique.jpeg|600x600px|vignette|centré|La pensée unique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pulsions de vie et de mort==&lt;br /&gt;
En 1920, Sigmund Freud a postulé que l’être humain était habité par deux types de pulsions qu’il a appelées pulsions de vie et pulsions de mort. Les pulsions de vie sont, en substance, les pulsions érotiques, qui conduisent à l’union avec l’autre et ''in fine'' à engendrer du vivant. Mais, parce que vivre est une entreprise fatigante, voire une épreuve, il existe chez tous les êtres vivants, explique Freud, une pulsion de mort concomitante à la pulsion de vie. En encourageant les pulsions à se délier, littéralement à se «&amp;amp;nbsp;déchaîner&amp;amp;nbsp;», la télévision explore et exploite donc, en toute logique, des territoires intensément sexuels (pulsion de vie) et destructeurs (pulsion de mort). À ce jour, c’est en Grande-Bretagne, sur la chaîne privée Channel 4, que les programmateurs sont allés le plus loin en proposant la dissection filmée de véritables cadavres, le samedi soir. La même chaîne a lancé en 2010 un appel à candidatures&amp;amp;nbsp;: ses producteurs recherchaient un malade en phase terminale pour le filmer jusqu’à sa momification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est ici à l’œuvre n’est rien de moins que la destruction des fondations sociales et humaines sur lesquelles s’est lentement bâtie la civilisation. La destruction de la confiance, la destruction des relations entre les individus, entre parents et enfants, la destruction en conséquence de tous les modèles d’autorité. Ce qui engendre, inévitablement, des populations atomisées, «&amp;amp;nbsp;désaffectées&amp;amp;nbsp;», incontrôlables. Ce modèle de gouvernement par l’instinct produit de l’hyper-violence, ferment de la guerre civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source'' : texte adapté du documentaire ''Le temps de cerveau disponible'', Christophe Nick &amp;amp; Jean-Robert Viallet, France 2, 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mix et remix manipulation.png|700x700px|vignette|centré|La manipulation par les médias]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Passifs devant l'écran ==&lt;br /&gt;
Des études montrent que, lorsque nous regardons la télé, nous sommes en fait anesthésiés et plongés dans un état de relaxation. Les changements de plans entraînent biologiquement une baisse du rythme cardiaque. Chez les téléspectateurs disposant de grands écrans, la baisse du rythme cardiaque s’avère plus intense&amp;lt;ref&amp;gt;Reeves, Lang, Kim, Tatar (1999) : « Les effets de la taille des écrans et du contenu des messages sur l’attention et l’état d’éveil », Media Psychologie, vol. 1, n° 1, pp. 49-67, cité dans 150 petites expériences de psychologie des médias, Sébastien Bohler, chez Dunod, 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet effet physique est produit par un « réflexe d’orientation », une expression qui désigne notre adaptation naturelle aux milieux visuels changeants : le ralentissement du rythme cardiaque et l’afflux de sang au cerveau entraînerait notamment une mobilisation de l’attention vers la nouveauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ralentissement cardiaque expliquerait aussi notre état de &amp;quot;bien-être&amp;quot; devant la télévision, dû au rythme élevé des coupes. D’où la difficulté que l’on éprouve de s’en extraire par la suite. Cela demande un effort que l’on ressent comme une forme de torpeur... Dès lors, on peut considérer, sans exagérer, que la télévision s’attaque à l’intégrité psychique et physique des individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des statistiques françaises, 87&amp;amp;nbsp;% des enfants d’âge scolaire passent au minimum deux heures par jour devant la télévision. Or, la passivité ainsi induite s'oppose directement au bon développement de l'enfant, comme l’explique Anne Jeger, psychologue clinicienne à Lausanne (Suisse) &amp;lt;ref&amp;gt;Source : ''La Liberté'', 3 novembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;L'enfant passif devant un écran ingurgite des messages et des images qui transmettent des valeurs et des croyances véhiculées dans les émissions regardées. Si ses parents sont absents, il va faire siennes ces valeurs. Car l'enfant se construit en s'identifiant et en imitant les modèles qu'il rencontre. Les médias influencent sa pensée, sa représentation du monde et celle des autres (gentils/méchants). Image simpliste du monde et perception tronquée d'une réalité qui est nuancée dans la vraie vie. On sait aujourd'hui qu'il suffit de vingt minutes d'exposition aux images cathodiques pour que les ondes cérébrales bêta, caractéristiques de l'état de veille, se transforment en ondes alpha qui nous rendent vulnérables aux suggestions.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Devant un écran, l'enfant entre dans un monde qui est de toute façon virtuel puisqu'il passe à travers une image. Les images ont sur lui un pouvoir excitant et captent son attention. La télévision empêche de prendre des initiatives, de s'ennuyer – ce qui est essentiel pour développer sa maison intérieure, son imagination, sa créativité – et rend dépendant. Les effets sont sidérants&amp;amp;nbsp;: fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, isolement social, obésité voire agressivité et violence.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Et même si certaines émissions sont instructives, il manque des échanges et du contact pour élaborer et confronter sa pensée. Car sans pensée critique, pas de recul sur les événements télévisuels et les événements de la vie. Quant à la violence, elle a toujours existé. Elle fait partie de nous. Elle se réveille quand elle est stimulée, provoquée. Et que se passe-t-il dans la tête d'un enfant quand il reste des heures devant un écran à regarder passivement des personnes se brutaliser et s'entretuer&amp;amp;nbsp;? Cette violence s'imprègne inévitablement dans son cerveau et génère de la peur... Et la peur génère la violence. Le monde est donc perçu comme menaçant et angoissant, avec tous les autres symptômes qui en découlent.&amp;amp;nbsp;»''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La télé et internet : deux niveaux d’attention différents ==&lt;br /&gt;
La nature humaine est ainsi faite que la population n’a nul besoin que la soumission soit obligatoire pour s’y adonner. Personne n’oblige ainsi les Italiens à regarder les chaînes de télévision de Berlusconi, ni les Français à rester plantés plusieurs heures d’affilée devant TF1. Face à l’intoxication télévisuelle servie par quelques groupes dominant l’économie, c’est donc à chacun de prendre ses responsabilités ! Faute de quoi nous ne sommes que les complices de notre propre intoxication, via notre penchant à la passivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le mode de fonctionnement de la télévision reste par essence inéquitable&amp;amp;nbsp;: une station émet, produit&amp;amp;nbsp;; le téléspectateur reçoit, consomme, voire subit.&lt;br /&gt;
Il en va tout autrement sur internet, un média où l'on peut choisir soi-même ses programmes (ses vidéos, ses émissions en streaming et, plus largement, ses lectures). Certes, le flux de l'info est instantané comme à la télévision, mais il est aussi&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Décentralisé&amp;amp;nbsp;:''' pas de centre de décision unique, chacun décide de son destin numérique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''Asynchrone&amp;amp;nbsp;: '''chacun agit à son rythme – une option que la télévision commence à proposer avec des émissions à la carte ou la possibilité d’interrompre provisoirement un programme diffusé en direct&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''Multilatérale&amp;amp;nbsp;:''' elle permet les échanges entre groupes d’utilisateurs, ce qui n’est pas le cas de la télévision. &lt;br /&gt;
Et cela change tout. Le consommateur d'images, via la télévision, devient un «télespect'acteur», via le net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est incontestable qu’internet peut engendrer les mêmes vices et dérives que la télévision (comme peut en témoigner l'essor de la pornographie). Mais le web, à la différence de la télévision, a pour vocation de sortir l’internaute de son seul rôle de consommateur et de faire de lui un «&amp;amp;nbsp;acteur&amp;amp;nbsp;» de son écosystème d’information. De nombreux sites, sans but lucratif, sont motivés par le seul plaisir de partager un savoir de qualité. Leurs concepteurs accueillent ainsi à bras ouverts les connaissances des internautes qui leur permettront d’améliorer leur contenu. ET sans publicité lorsque c'est possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le mot de la fin  ==&lt;br /&gt;
La télé n'est pas durable car elle sert des intérêts privés&amp;amp;nbsp;; internet est durable car il sert les intérêts des citoyens qui l'utilisent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Soci%C3%A9t%C3%A9_en_m%C3%A9tamorphose&amp;diff=13649</id>
		<title>Société en métamorphose</title>
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				<updated>2013-04-06T17:53:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''transition, civilisation, société de l'information, paradigme, complexité, collaboration. ''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
==Cap sur l'évolution !==&lt;br /&gt;
Les outils numériques évoluent tellement vite qu'ils peuvent faire peur ou être simplement démotivants. A quoi bon mettre à jour ses compétences si les technologies deviennent obsolètes dès qu’on a compris comment les utiliser ? Pourquoi s'aventurer dans cet univers numérique aux contours indéfinis ? Qui ne s'est jamais senti impuissant et un peu bête devant son ordinateur ? Qui n'a jamais perdu des fichiers importants ? Qui n'a jamais transféré à ses contacts un courriel découvrant ensuite que c'était un canular ou un virus, propagé à l'insu de son plein gré ? Ah l'erreur, la bourde, la honte !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doit-on se sentir coupable face à nos comportements maladroits sur internet ? Pas du tout ! Car ces maladresses ne sont qu'une étape personnelle et collective, dans une grande transition. Pourquoi ne pas prendre cela comme un défi ? Le défi d'une évolution vers plus d'habileté dans nos pratiques en société, vers plus d'opportunités aussi de voir se déployer nos projets, adoptés par une large communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anticiper les évolutions et changements, c’est l’une des compétences stratégiques que tout gestionnaire de projet se doit d’acquérir. Dans le contexte actuel, il s’agit d’un savoir-faire incontournable pour développer un projet durable. Encore faut-il comprendre la métamorphose à l’oeuvre...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La grande bascule==&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme aux dénominations les plus variées : monde fini, ère numérique, société de la connaissance, société de l'information… La marque la plus visible de ce nouveau paradigme, c'est l'évolution de certaines croyances fondamentales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On croyait les ressources naturelles illimitées, on s'aperçoit que ce n'est pas tout à fait le cas. Notre biosphère montre ses limites par l'épuisement de ses ressources. Quant au partage du savoir, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), il est devenu potentiellement illimité grâce à l'électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). Avant, la matière était abondante et l'information rare. Aujourd'hui, l'information abonde et la matière se raréfie. Et cela bouleverse de nombreux dogmes économiques!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Si l'information était une marchandise comme les autres, elle ne vaudrait plus rien dès qu'on en aurait de grandes quantités. (...) L'argent est tout à fait inapproprié pour décrire le monde de l’information.(...) Elle ne vaut rien en tant que marchandise, mais elle n'est pas sans valeur pour le genre humain. L'argent et la valeur sont deux choses différentes »''.&amp;lt;ref&amp;gt;Bruce Sterling, [http://www.cairn.info/libres-enfants-du-savoir-numerique--9782841620432-page-31.htm ''Libre comme l'air, libre comme l'eau, libre comme la connaissance''], in ''Libres enfants du savoir numérique'', anthologie du libre par Olivier Blondeau et Florent Latrive (L’Éclat, 2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grande bascule est à l'œuvre. Avec le réseau décentralisé qu'est internet, il n'est plus possible de contrôler l'information. Seul les canaux d'informations restent encore éventuellement contrôlables, en vue notamment d'influencer l'opinion afin de conserver son adhésion. Dans les faits, les propriétaires des médias traditionnels (presse, radio, télévision, livres) pratiquent encore la culture de la pénurie de l'information, de l'exclusivité. Mais la situation semble leur échapper chaque jour davantage. Un seul exemple : le téléchargement illégal est devenu un sport international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Voulons-nous laisser à quelques-uns ce pouvoir de contrôle ? » se demande un nombre croissant de citoyens qui militent pour le bien commun et la « libération » de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet, réseau social plus que technologique, offre non seulement des opportunités, mais aussi des responsabilités. La prise de conscience de cette grande bascule passe par la découverte de la citoyenneté numérique : acheter et vendre sur internet peut devenir un acte engagé socialement, et donc potentiellement un acte politique. C’est pourquoi l’économie numérique est au cœur des enjeux de société !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une transition est à l’œuvre==&lt;br /&gt;
L'arrivée des outils numériques n'est pas une simple révolution technologique que nous pourrions regarder de loin sans nous sentir concernés. En réalité, nous devons faire face à une évolution complexe et rapide des us et coutumes de notre civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un changement de paradigme est en cours'''. Internet est un nouvel environnement qui nous permet de passer du statut de consommateur passif à celui de consomm'acteur, co-créateur d'informations et de services. Chacun peut faire des retours sur les produits, évaluer un service, vendre lui-même, apprendre à gérer sa propre réputation... Nous ne sommes plus séparés, mais tous reliés, tous à même d'apporter notre pierre à l'édifice. Nous intégrons une nouvelle culture (la culture numérique, alias eCulture) où le modèle n’est plus celui de l'interdiction de partage uniquement, mais aussi une boîte à outils librement partagés, co-construits, co-pensés, co-gérés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les meilleures manières d'apprendre évoluent'''. Nous ne pouvons plus apprendre comme avant. Si on veut éviter l’exclusion socio-professionnelle, il faut désormais envisager de se former tout au long de sa vie. L'important n'est plus tellement le contenu des connaissances initiales (en perpétuelle évolution, et donc potentiellement désuet). C'est plutôt la capacité de gérer l'évolution de nos savoirs qui compte: le savoir-être ! Il s'agit d'intégrer des attitudes et des méthodes qui nous permettront d'adapter nos connaissances aux changements rapides de notre temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Nous ne pouvons plus diriger comme avant'''. Le gestionnaire d'hier, qui s'appuyait sur son statut de supérieur hiérarchique pour asseoir son autorité dans une logique productiviste, est une espèce en voie de disparition. Le gestionnaire de demain sera un coordinateur, capable de mobiliser des compétences transversales (savoir être quelques soient les professions à l’œuvre) aussi bien chez lui que chez ses très nombreux collaborateurs. Dans cette nouvelle gestion de la complexité et des flux d'informations (''Workflow Management''), l'idée n'est pas de faire encore et toujours plus, mais de faire différemment, en associant des partenaires. Un maître mot : la collaboration ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour assurer cette transition majeure, de nouvelles compétences sont nécessaires. Savoir prendre rapidement des décisions et hiérarchiser les actions en fonction de leur urgence/importance, c’est l’une des compétences clés dans un contexte en évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Propri%C3%A9taire,_Libre_et_Open_Source&amp;diff=13648</id>
		<title>Propriétaire, Libre et Open Source</title>
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				<updated>2013-04-06T17:49:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Carolinecaullet : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Libre, culture Libre, Open Source, gratuit, exclusivité, propriété intellectuelle, accès au code, les quatre libertés fondamentales, libération des données, choix politique. '' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Pour bien comprendre ''qui contrôle quoi'' dans la circulation de l'information, sous quelque forme que ce soit, il faut connaître la différence entre ''libre'' et ''ouvert'' et ''exclusif'' (ou ''propriétaire''). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Open Source'', cette expression est de plus en plus utilisée pour décrire les nouveaux modes d'innovation informatique, technologique et économique. On l'emploie désormais à toutes les sauces, parfois de manière abusive. Quelle est donc la différence avec le terme ''Libre'', tel qu'employé dans l'expression ''logiciel libre'' ou ''culture Libre'' ? Cette différence est à l'origine d'un désaccord qui oppose les partisans de l’Open Source et ceux du logiciel libre depuis la fin des années 90. Comment ces deux cultures viennent-elles bousculer le modèle dominant : la culture de l'exclusivité? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour sur ces notions fondamentales, au cœur de l'eCulture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La culture de l'exclusivité ==&lt;br /&gt;
Dans l'industrie de l'édition ou celle du show-business, les auteurs cèdent leurs droits de diffusion à des producteurs et/ou éditeurs, qui les monnayent auprès des distributeurs. Vous avez déjà eu vent de ces chiffres impressionnants : un milliard de recettes pour le dernier film hollywoodien qui vient de sortir, 300 euros la place pour assister au concert de la superstar qui fait sa réapparition après sa cure de désintox'. Mais attention, interdit de prendre des photos ou de les partager, c'est du vol ! L'avertissement le dit bien au début du film : ''vous n'iriez pas braquer une banque, alors pourquoi copier un DVD ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le showbiz concentre les intérêts privés dans un nombre restreint de producteurs et d'actionnaires. C'est le modèle dominant, qui sert les intérêts de ''majors'', une poignée de grands groupes dont les bénéfices reposent sur les contrats d’exclusivité. Leur mode de fonctionnement : faire signer aux créateurs, auteurs ou artistes un contrat promettant le jackpot à ceux dont les œuvres seront les plus commercialisées via les canaux de distribution, tenus par ces mêmes majors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exclusivité protège l'auteur, mais le prive aussi de la possibilité de faire jouer la concurrence en utilisant plusieurs moyens de diffusion. Mais les limites artificielles imposées par les producteurs/éditeurs entrent aujourd'hui en collision avec les nouvelles fonctionnalités numériques (utiliser, copier, distribuer et modifier une oeuvre en quelques clics).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique permettent l'émergence d'une culture du ''libre partage'', basée sur un autre type de contrat pour régir l'usage des œuvres. Ces nouveaux termes sont encore peu connus, bien que pratiqués depuis les années 90. On les appelle les licences ''libres'' et les licences ''Open Source'', chacune proposant quelques nuances. Elles s'appliquent à toute création, de la plus avant-gardiste jusqu'au mode d'emploi le plus habituel et austère. Elles commencent à remporter une large adhésion, notamment à travers les licences dites « Créative Commons » utilisées sur Wikipédia et ailleurs, par des millions de créatifs dans tous les domaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouveaux codes détricotent le modèle dominant de cession exclusive des droits d'auteur. Alors que la culture de l'exclusivité interdit aux auteurs la possibilité de diversifier les modes de production et de diffusion qui leur permettraient de se confronter à tout moment au public, le modèle émergent ne conserve qu'une seule obligation incontournable : la mention de la paternité de l'œuvre par ses nouveaux adoptants (ou utilisateurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec internet, le modèle exclusif s'érode. Notamment parce que les limites entre producteurs et consommateurs s’estompent, chacun pouvant désormais passer d'un rôle à l'autre avec fluidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les artistes eux-mêmes sont de moins en moins satisfaits du modèle dominant : combien d’entre eux se plaignent de leur maison d'édition, qui les tient en otage, soit en ne reversant pas les droits, soit en les empêchant de distribuer leurs œuvres par leurs propres canaux ? Une fois dans le système, ils ne peuvent même plus choisir de faire don de leurs créations (une chanson, un film ou une illustration dont ils sont pourtant les auteurs) en vue de soutenir un événement, une cause ou tout simplement pour asseoir leur notoriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==A l'origine était le logiciel «Libre»==&lt;br /&gt;
Comme presque toujours dans la culture numérique, c'est dans le vivier des spécialistes de l'informatique que les nouveaux concepts émergent, s'affinent, se pratiquent puis se distinguent progressivement les uns des autres. Un bref rappel historique permet de comprendre que la culture de l'exclusivité n'existait pas au départ dans le monde du logiciel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'époque des premiers ordinateurs, le matériel constituait la première source de revenus des fabricants d'équipement informatique, le logiciel n'étant qu'un moyen d'en faciliter la vente. L'accès au code source, l'information essentielle, était normal, car nul n'achetait un ordinateur sans disposer d'une équipe de programmeurs capables de le modifier à loisir pour l'adapter aux besoins spécifiques de leur organisation. Les milieux professionnels et universitaires s'échangeaient volontiers logiciels et codes sources, et les constructeurs les leur cédaient sans contrepartie, et sans même prendre garde aux termes selon lesquels ils le faisaient. Cependant, les lois antitrust finirent par leur interdire ces pratiques afin de permettre l'exercice d'une concurrence dans ce domaine&amp;lt;ref&amp;gt;Source [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_logiciel_libre ''Histoire du logiciel libre''] sur Wikipédia.&amp;lt;/ref&amp;gt; : l'industrie du logiciel était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début des années 1970, les constructeurs commencèrent alors à facturer séparément leurs logiciels ; en quinze ans, l'avènement de la micro-informatique généralisa ce modèle et donna un essor à de nouveaux acteurs, les éditeurs de logiciels, qui s'orientèrent vers la vente de licences d'utilisation. Un exemple souvent cité pour illustrer ce tournant est la [http://fr.wikipedia.org/wiki/An_Open_Letter_to_Hobbyists lettre ouverte de Bill Gates aux hobbyistes], en 1976, sommant les passionnés d'informatique personnelle de cesser de copier illicitement les logiciels protégés par le copyright.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte, dans les années 80, qu'un programmeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT), un certain Richard Stallman (alias RMS), commence à pâtir de ces restrictions des possibilités d'utilisation, sur un pilote d'imprimante notamment&amp;lt;ref&amp;gt;Robert Sproull aurait refusé de lui fournir le code source en raison d'un contrat de non-divulgation que Xerox avait passé avec lui, pratique encore peu courante à l'époque.&amp;lt;/ref&amp;gt;. RMS se trouve par ailleurs face au problème éthique de devoir développer des logiciels dont l'utilisation sera restreinte, qui ne pourront pas être partagés en raison des choix du propriétaire du logiciel (souvent autre que son créateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'anecdotique, cette petite histoire est souvent prise comme étant le point de départ de l'informatique libre, puisque c'est à partir de là que Richard Stallman quitta le MIT pour consacrer son énergie à résoudre ce problème de conscience, ce qui fera de lui le premier et le plus emblématique des ambassadeurs du logiciel libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les quatre libertés fondamentales du Libre ==&lt;br /&gt;
Les idées d'avant-garde de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Richard Stallman] ont abouti en 1984 au projet GNU, système d'exploitation libre (pour ordinateur). Le projet GNU a été lancé afin de « ramener l'esprit de coopération qui prévalait dans la communauté hacker dans les jours anciens », lorsqu'il n'était pas encore question de propriété intellectuelle, et que tous les codes sources s'échangeaient librement. Stallman est aussi à l'initiative de la création de la Free Software Foundation (FSF), en 1985, et de la première licence logicielle libre, en 1989, la Licence Publique Générale GNU (dite GNU GPL). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adjectif « Libre » implique quatre libertés fondamentales telles que [http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html définies par la Fondation pour le Logiciel Libre] (Free Software Foundation, FSF). Initialement, l'usage de l'expression « libre » dans la société de l'information se réfère au code d'un logiciel et donne à l'utilisateur d'un logiciel libre :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (''liberté 0'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il fasse votre travail informatique comme vous le souhaitez (''liberté 1''). Pour ceci l'accès au code source est une condition nécessaire ;&lt;br /&gt;
# La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin (''liberté 2'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (''liberté 3''). En faisant cela, vous pouvez faire profiter toute la communauté de vos changements. L'accès au code source est une condition nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du Libre à l'Open Source ==&lt;br /&gt;
Les motivations du projet GNU relèvent de l'éthique et de la philosophie politique. Il vise en effet à ne pas laisser l'homme devenir l'esclave de la machine ni de ceux qui auraient l'exclusivité de sa programmation, ni de cartels monopolisant des connaissances en fonction de leurs seuls intérêts. Le projet GNU œuvre pour une libre diffusion des connaissances, ce qui n'est pas sans implication politique, éthique, philosophique et sociale, voire sociétale. Cette radicalité a provoqué des résistances, même au sein des partisans de la libération du code source. Dès les années 90, l'émergence de la culture Libre et du copyleft rencontre plusieurs obstacles : &lt;br /&gt;
* Le mot Libre est trop confus : en anglais, Free veut aussi dire gratuit, ce qui n'est pas toujours le cas d'un logiciel libre, mais peut être celui d'un logiciel propriétaire ([http://www.internetactu.net/2012/02/27/quand-vous-ne-voyez-pas-le-service-cest-que-vous-etes-le-produit/ le client peut devenir la marchandise]).&lt;br /&gt;
* Certains utilisent le logiciel libre pour des raisons techniques sans aucune sensibilité citoyenne, contrairement à Stallman.&lt;br /&gt;
* D'autres partisans de la culture Libre trouvent la démarche de la FSF peu adaptée face au modèle dominant qui impose la propriété intellectuelle. Ils préconisent une politique des petits pas. Impossible pour eux de généraliser un modèle aussi radical que celui auquel s'astreint Stallman. Ils préconisent plus de pragmatisme : la meilleure manière de faire avancer le Libre, c'est de le dépolitiser, de ne pas imposer un choix de société, mais de mettre en avant les nombreux avantages techniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce choc d'attitude, Stallman reste ferme. Le terme Open Source fait alors son apparition à la fin des années 90. En 1998, l'organisation Open Source Initiative naît d'une scission de la communauté du logiciel libre afin de conduire une politique jugée plus adaptée aux réalités économiques et techniques. Comme la FSF, le mouvement Open Source défend la liberté d'accéder aux sources des programmes qu'ils utilisent, afin d'aboutir à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d'utilisation. Mais l'Open Source s'affranchit des considération philosophique et politiques. C'est ici que se situe la distinction fondamentale entre ces deux courants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les uns se réclament d'un choix citoyen et d'une vision de société (les tenants du Libre), les autres se réclament d'une utilité technique : la mise à disposition de l'information améliore la qualité du produit et sa commercialisation. L'Open Source effraie moins le client: les entreprises ne font pas de politique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une limite qui reste floue == &lt;br /&gt;
La distinction entre l'Open et le Libre n'est pas aisée à saisir. Certains utilisent les pratiques Open avec beaucoup d'éthique, d'autres utilisent le terme Libre sans conscience des implications, ou pour surfer sur un phénomène de mode de langage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les partisans du Libre accusent l’Open Source d'être mû par la dynamique financière de multinationales qui cherchent à faire des économies en laissant développer par d'autres les logiciels critiques à leur survie. Ils soulèvent une question de fond. Un exemple : Google, tout en fonctionnant avec des logiciels Open Source, avec la mention de la Free Software Foundation, privatise les données des utilisateurs pour les revendre à des annonceurs. Ces données atterrissent dans une boîte noire, un environnement numérique fermé, où règne à nouveau la culture de l'exclusivité et du secret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui a déjà eu accès à ses données personnelles collectées par Google, qui a déjà pu dialoguer son [http://netizen3.org/index.php/L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique double numérique] ? Cette interrogation se généralise à toutes les solutions Cloud (nuage) ou Saas (software as a service) : les services en ligne fonctionnent de plus en plus avec des pratiques et outils Open Source, mais ils présentent aussi le risque de voir nos données personnelles utilisées à des fins que nous ne cautionnons pas. Au niveau individuel, les conséquences ne semblent pas très importantes, mais à l'échelon collectif, les enjeux sont majeurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, la plupart des licences Open Source satisfont aux critères du Libre selon la Free Software Foundation, les différentes subtilités qui les distinguent étant principalement d’ordre philosophique. Mais seules certaines licences dont la GNU GPL (du projet GNU de Richard Stallman) offrent ce qui est appelé le ''copyleft'' en garantissant qu'un logiciel libre le reste, même après modifications : on ne peut pas changer la licence d'une création si son auteur a opté pour le copyleft. Les licences dites copyleft permettent ainsi de protéger les libertés des utilisateurs, le code restera à jamais libre en annulant la possibilité de le privatiser ou de le breveter. Elles sont les seules à assurer une redistribution du code d'un programme (ou d'une information) éternellement, ce qui favorise l'équité entre producteur et consommateur ainsi qu'une coopération pérenne au sein de la communauté des utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Des licences à géométrie variable''' &lt;br /&gt;
Dans le domaine logiciel, l'Open Source utilise aussi les quatre libertés, mais se focalise sur l'intérêt technique et commercial du partage, en ignorant ou minimisant la question de l'éthique, de la transparence, de l'accès. C'est ainsi que de nombreuses compagnies, dont Google et IBM, utilisent les termes Linux et non pas GNU/Linux, et le terme Open Source et non pas Libre, car elles mélangent des morceaux de logiciels libres avec des parties dont ils vendent l'exclusivité. Par exemple : Google Play vend des applications payantes et Google Adwords vend des espaces publicitaires exclusifs, sans donner le code qui permet de gérer ces services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le domaine non-logiciel, le terme ''Open Source'' est souvent utilisé à tort. Il arrive même qu'il soit accompagné de la mention « some rights reserved » (quelques droits réservés), ce qui signifie que certaines des quatre libertés sont octroyées, d'autres pas.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quand Open et Libre se rejoignent ==&lt;br /&gt;
Open et Libre peuvent constituer une double porte d'entrée à l'émergence d'une société plus transparente, plus citoyenne. Si le Libre impose d'emblée une vision engagée, l'Open peut aussi arriver au même résultat par sa vision plus pragmatique. &lt;br /&gt;
*L'approche du Libre peut être vue comme « top down » : la vision prime sur le réel, les idées président aux actes. Les garde-fous idéologiques sont posés en premier.&lt;br /&gt;
*L'approche Open Source peut être qualifiée de « bottom up » : elle part de constats techniques sur le terrain et développe des modes de fonctionnement collaboratifs qui crée une spirale vertueuse où est associé l'humain : meilleur qualité du produit, coopération entre collaborateurs, entraide au sein d'une communauté, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par sa neutralité philosophique, l'Open peut être un formidable outil de gestion entrepreneuriale comme... de gestion politique. Un exemple : le courant ''Open data'' (données ouvertes)&amp;lt;ref&amp;gt; On peut citer l'exemple de l'Open data en matière de santé, menée par Initiative transparence santé ([http://www.opendatasante.com/notre-manifeste/ www.opendatasante.com]). « ''Ces données qui composent le paysage de l’offre sanitaire sont aujourd’hui quasi inaccessibles aux acteurs du secteur souhaitant informer les usagers. De ce constat, est née l’Initiative transparence santé, un regroupement d’acteurs de la société civile en provenance d’horizons divers. Nous défendons la position qu’un partage plus large des données sur le système de soins améliorerait la transparence sur son fonctionnement et ses performances et encouragerait le développement d’outils permettant à l’usager de comparer le coût et la qualité des services de santé. Ces objectifs peuvent être atteints dans le strict respect de leur anonymat qu’en aucun cas évidemment nous ne remettons en cause.''»&amp;lt;/ref&amp;gt; qui milite pour une transparence des informations s'attaque aux données publiques. Pour faire passer ses revendications, cette démarche citoyenne (qui n'évoque pourtant pas le Libre) peut s'appuyer sur le grand argument en faveur de l'Open : c'est bon pour la qualité du service.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fonctions et pratiques de l'Open, lorsqu'elles sont utilisées avec des intentions citoyennes, rejoignent aisément les objectifs du Libre. D'où l'inconfort des politiques qui voient d'un œil méfiant cette demande émergente en faveur d'une « libération » des données... dites publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Salutation à Francis Muguet'''&lt;br /&gt;
Chercheur français, Francis Muguet a mené la délégation des promoteurs du Libre au sommet de l'ONU sur la société de l'information. En 2001, puis 2003, il a réussi un tour de force politique aux côtés de Richard Stallman, fondateur du mouvement du logiciel libre, au service du bien commun et de l'éthique numérique. Les gouvernements ont signé une déclaration finale en faveur de la culture du Free/Libre, et non pas de l'Open/Ouvert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est la reconnaissance de millions d'heures de débats dans les forums sur internet depuis le milieu des années 1990 sur les enjeux de société qui se cachent derrière ces deux termes. Depuis, on peut dire que Libre est le terme officiel des citoyens du Net et des gouvernements démocratiques. Dans la pratique, Open Source est plus usité, car les journalistes, faiseurs d'opinions, n'ont que trop rarement saisi les enjeux qui se cachent derrière ces termes. Membre du conseil scientifique d'Ynternet.org, Francis Muguet passait parfois dans les bureaux où ces lignes furent écrites. Il s'est éteint en septembre 2010. Ce paragraphe lui rend hommage.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Carolinecaullet</name></author>	</entry>

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