<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
		<id>https://www.netizen3.org/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Cyrilrelecture</id>
		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
		<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.netizen3.org/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Cyrilrelecture"/>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sp%C3%A9cial:Contributions/Cyrilrelecture"/>
		<updated>2026-06-13T10:11:32Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
		<generator>MediaWiki 1.30.0</generator>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_pionniers_du_web&amp;diff=8247</id>
		<title>Les pionniers du web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_pionniers_du_web&amp;diff=8247"/>
				<updated>2011-10-04T09:17:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les westerns, ça se passe au Far West. Dans le Wild Wild West. Sauvage, dangereux, où tout peut arriver. C'est un territoire nouveau, à défricher. Risqué, certes, mais on y gagne bien sa vie pourvu qu'on soit un peu débrouillard. Sur Internet, c'est pareil. Le cyberespace est nouveau, aussi les premiers à comprendre les modèles et pratiques économiques gagnants sont les premiers à tirer leur épingle du jeu. Nous en parlons dans ce chapitre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous désirez entreprendre, qu'il s'agisse d'un loisir marginal ou d'une activité dans laquelle vous vous investirez corps et âme, Internet est un outil qui pourra vous être utile à plus d'un titre : comme source d'information, comme lieu de rencontre, comme place de marché ou espace de loisir, pour dénicher des clients, des amis, des fournisseurs, des testeurs, des curieux, des convaincus et des sceptiques... Serez-vous plutôt découvreur, passeur, suiveur, meneur, chercheur, fouineur, collectionneur ? Quelle que soit votre réponse, vous pourrez toujours vous y faire une place unique, celle que vous voudrez prendre, auprès de gens que vous rencontrez tous les jours près de chez vous ou de personnes lointaines que vous ne saluerez jamais en face à face.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous donnons ici quelques pistes qui vous permettront de choisir le degré de durabilité de votre stratégie de développement numérique : gagner sa vie à brève échéance ou viser le long terme ne sont pas nécessairement des options compatibles. En choisissant plutôt l'une ou l'autre, il vous faudra développer d'autres compétences, d'autres réseaux de partenaires, d'autres approches socio-économiques. Selon vos orientations, votre modèle, vous vous constituerez un véritable environnement constitué de croyances et de priorités différentes. Votre position dans l'économie numérique conditionnera votre vie sociale professionnelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choix vous appartient. Bonne chance ;-)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre5&amp;diff=8240</id>
		<title>Introduction au chapitre5</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre5&amp;diff=8240"/>
				<updated>2011-10-04T09:10:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Chaque région a sa culture, sa langue, ses us et coutumes. Internet est une région dans un monde parallèle. Les gens de toutes les régions s'y immergent et y ont développé une culture propre. Dans le cyberespace, les repères changent. On y rencontre des individus dont le quotidien est incomparable au nôtre, et qui parfois partagent pourtant avec nous les mêmes centres d'intérêt, les mêmes pratiques. Nous avons donc tout intérêt à nous entendre pour apprécier les avantages de ce village global et réussir à vivre, les uns et les autres, en ''bonne intelligence''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En près de quarante ans de vie commune, déjà, les internautes ont développé leurs propres codes culturels. Habitudes de langage. Rites de passage. Coins peu fréquentables. Stars et  parias. Accessibles en quelques clics de souris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons continuer à vous guider. A recenser notamment :&lt;br /&gt;
* les dangers évidents et d'autres plus sournois ;  &lt;br /&gt;
* les lieux connus de tous et les perles insoupçonnées ;&lt;br /&gt;
* les approches conseillées pour éviter de verser dans la stigmatisation rapide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On n'a peur que de ce que l'on ne connaît pas. Apprenons à nous connaître, entre internautes de bonne volonté.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre_4&amp;diff=8238</id>
		<title>Introduction au chapitre 4</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre_4&amp;diff=8238"/>
				<updated>2011-10-04T09:04:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;C'est la guerre de l'eau. Qui touche, d'abord, les pays les plus fragiles, mais s'étend aux contrées jusqu'alors insouciantes. Les puits sont à sec, les nappes phréatiques polluées. Préserver l'eau, voilà un acte citoyen. Nous en dépendons. Il en va de la durabilité de la vie sur Terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et l'air ? Kif kif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et l'information : comme l'air et l'eau. On parle d'écosystème informationnel. Car Internet symbolise et relie tout un environnement constitué d'informations. Préservons-le pour continuer à en bénéficier sur le long terme. En ce domaine aussi il existe des pollueurs et des gardiens, et des passerelles entre la sphère physique et la sphère numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Partons pour un tour d'horizon !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_la_citoyennet%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=8234</id>
		<title>Introduction à la citoyenneté numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_la_citoyennet%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=8234"/>
				<updated>2011-10-04T08:51:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Sept ans pour digérer ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débuter sur Internet, c'est risquer de céder au stress. Alors que faire ? Trembler devant les pédophiles, les arnaqueurs et l'infobésité qui nous guettent ? Tout larguer et redevenir chasseur-cueilleur ? Attendre d'avoir fait inconsciemment plein de bêtises pour constater les dégâts, puis crier au scandale et prendre les « mesures qui s'imposent » ? Ou rester dans l'inertie de son cocon d'amis sur Facebook, où au moins on peut parler de trucs légers, futiles, rigoler un bon coup ''sans se prendre la tête'' à analyser l'impact de ses actes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce livre, nous proposons une autre option : aborder les enjeux fondamentaux le plus simplement possible, avec un langage abordable, des anecdotes, des métaphores, des illustrations, des quiz, des conseils pratiques. Faire rire et pleurer sur les pratiques des citoyens du net. Et un parti pris : ne pas céder à la tentation de se focaliser sur les phénomènes de mode comme Facebook et Google. Tentons plutôt d'expliquer les aspects fondamentaux et invariables qui seront encore valables dans dix ans, vingt ans, voire plus... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous conseillons aussi d'être patients et indulgents envers vous-mêmes, et de vous laisser plutôt sept ans que sept semaines pour avoir digéré ces notions. Ce serait normal, nous sommes face à une transition à faire en douceur, un long voyage intérieur. Par exemple, prenez un article au hasard, et hop, c'est parti... &amp;lt;ref&amp;gt; Extraits revus et adaptés de l'article &amp;quot;e-Culture pour patients et facilitateurs&amp;quot; de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans &amp;quot;e-Learning for adults in hospital&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'origine des idées ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous trouvez dans ce livre des concepts nouveaux, innovants, ils sont en fait tous le produit d'une formidable intelligence collective. &lt;br /&gt;
Depuis vingt-cinq ans, le mouvement ''de la culture libre'' a mis en valeur un principe fondamental : celui de la '''découverte plutôt qu'invention.'''&lt;br /&gt;
Lorsque que l'on souhaite trouver l'origine d'une idée, d'un mode de fonctionnement, d'un processus, d'une pratique, d'une manière de faire, d'un art, on cherche ceux qui ont inspiré ceux qui ont inspiré, et ainsi de suite. On arrive souvent à ce constat : « celui qui a inventé tout ça, c'était l'homme des cavernes ! ».&lt;br /&gt;
Il est plus sain, pour le cœur et l'esprit, de considérer que nous ne sommes à l'origine de rien, que nous les humains, et toutes formes de vie sur Terre, ne sommes que le produit et le fruit d'un processus, d'une dynamique. Nous négocions avec d'autres formes de vies et empruntons des codes, des informations, des modes d'emploi, des processus, pour les associer et en faire quelque chose de légèrement modifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources, notes et références sur la partie Web du livre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans ce livre, il n'est pas question de nouveautés, de créations, mais plutôt d'une compilation de dynamiques émergentes, d'anciens et de nouveaux paradigmes, d'innovation à partir de découvertes anciennes. Ces petites nuances sont cependant fondamentales. Nous tenterons de citer au maximum les sources, mais elles ne sont pas toujours disponibles, vous les trouverez www.zen3.net''. C'est une plate-forme Web communautaire permettant de prolonger ce livre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette approche dynamique, en nuances, permet d'éviter la frustration, le sentiment de se faire voler des idées. La culture libre favorise l'esprit de partage et l'amélioration participative, afin de dépasser l'esprit de contrôle de la propriété intellectuelle et le sentiment d'esprit incompris. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27origine_des_id%C3%A9es&amp;diff=8192</id>
		<title>L'origine des idées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27origine_des_id%C3%A9es&amp;diff=8192"/>
				<updated>2011-10-03T23:24:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==Découverte plutôt qu'invention==&lt;br /&gt;
Si vous trouvez dans ce livre des concepts nouveaux, innovant, ils sont en fait tous le produit d'une intelligence collective. Depuis 25 ans, le mouvement dit de la ''culture libre'' la mis en valeur un principe fondamental, celui de la '''découverte plutôt qu'invention'''. &amp;lt;br&amp;gt;Lorsque que l'on souhaite trouver l'origine d'une idée, d'un mode de fonctionnement, d'un processus, d'une pratique, d'une manière de faire, d'un art, on cherche ceux qui ont inspiré ceux qui ont inspiré, et ainsi de suite. On arrive souvent à ce constat: « celui qui a inventé tout ça, c'était l'homme des cavernes! ».&amp;lt;br&amp;gt;Il est plus sain, pour le cœur et l'esprit, de considérer que nous ne sommes à l'origine de rien, que nous les humains, et toutes formes de vie sur Terre, ne sommes que le produit et le fruit d'un processus, d'une dynamique. Nous négocions avec d'autres formes de vies et empruntons des codes, des informations, des modes d'emploi, des processus, pour les associer et en faire quelque chose de légèrement modifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi dans ce livre, il n'est pas question de nouveautés, de créations, mais plutôt d'une compilation de dynamiques émergentes, d'anciens et de nouveaux '''paradigmes''', d'innovation à partir de découvertes anciennes. Ces petites nuances sont cependant fondamentales. Nous tenterons de citer au maximum les sources, mais elles ne sont pas toujours disponibles, vous les trouverez sur la '''plateforme Web communautaire''' permettant de prolonger ce livre.&amp;lt;br&amp;gt;Cette approche dynamique, en nuances, permet d'éviter la frustration, le sentiment de se faire voler des idées. La culture libre favorise l'esprit de partage et l'amélioration participative, afin de dépasser l'esprit de contrôle de la propriété intellectuelle et le sentiment d'esprit incompris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==35% d'éléments nouveaux==&lt;br /&gt;
Parfois, le degré d'innovation est fort. Depuis plus de trente ans  '''Alvin Toffler''' présente, dans ses livres, les mécanismes sociaux et économiques émergents et à venir. Ces idées sont nouvelles et d'un degré de précision impressionnant. Malgré tout, il s'est fait refuser ses premiers projets de livres. Le degré d'innovation était tel (la limite considérée comme supportable par les éditeurs est de 35% d'éléments nouveaux), qu'on refusait ses premières publications. Ce fut le cas du best-seller le &amp;quot;Choc du futur&amp;quot;. &amp;lt;br&amp;gt;Si à la lecture de ce livre la quantité de nouvelles idées vous semble trop importante, il peut être préférable que vous vous renseigniez individuellement sur les thématiques proposées et que vous repreniez la lecture plus tard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bases de l'édifice==&lt;br /&gt;
Ce livre  synthétise plusieurs autres livres, constituant un paquet, un groupe complet, sur le fonctionnement d'Ecopol. Ce sont des bases pour construire une évolution citoyenne, c'est un outil participatif qui favorise l''''équité des chances''' et qui est au service du '''bien commun'''. &amp;lt;br&amp;gt;Voici une liste d'oeuvres associées à ce livre et sans lesquelles l'Ecopol n'aurait pas de sens.&lt;br /&gt;
*Le livre de l'essentiel: traitant de l'art de faire au mieux (sujet non traité)&lt;br /&gt;
*La belle verte: inspiration pour modes de vie différents&lt;br /&gt;
*Les pieds nus&lt;br /&gt;
*Citoyen du net&lt;br /&gt;
*L'oeuvre de Bernard Werber qui reprend de façon codée et décodée la culture, les savoirs du monde, et donne des clés de lecture pour une meilleure compréhension du monde.&lt;br /&gt;
*Nexus&lt;br /&gt;
*Nouvelles clés (devenu Clés)&lt;br /&gt;
*The ecologist&lt;br /&gt;
*La revue durable&lt;br /&gt;
Ce patrimoine culturel est un tronc commun qui va évoluer. Certains ouvrages seront tantôt centraux, et tantôt secondaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce projet littéraire n'est pas un simple livre mais une ouverture sur un monde cohérent, composé de nombreuses informations, de nombreuses clés, de sources d'inspiration solides et cohérentes. Il existe déjà d'innombrables pierres de base à l'édifice du '''monde durable'''. Ici, on cherche  juste à les compléter et à les consolider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, Ecopol peut être considéré comme un assemblage de modes de fonctionnement déjà existants, bien qu'encore peu connus et peu répandus dans nos pratiques quotidiennes. Il est donc tout à fait cohérent d'imaginer qu'Ecopol ne soit pas un simple rêve sur papier mais bien une réalité dans laquelle de nombreuses personnes peuvent se reconnaitre, se réaliser et s'accomplir.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_la_citoyennet%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=8191</id>
		<title>Introduction à la citoyenneté numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_la_citoyennet%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=8191"/>
				<updated>2011-10-03T23:20:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Cinq ans pour digérer ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Débuter sur Internet en 2011, c'est risquer de céder au stress. Alors que faire ? Trembler devant les pédophiles, les arnaqueurs et l'infobésité qui nous guettent ? Tout larguer et redevenir chasseur-cueilleur ? Attendre d'avoir fait inconsciemment plein de bêtises pour constater les dégâts, puis crier au scandale et prendre les « mesures qui s'imposent » ? Ou rester dans l'inertie de son cocon d'amis sur Facebook, où au moins on peut parler de trucs légers, futiles, rigoler un bon coup ''sans se prendre la tête'' à analyser l'impact de ses actes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce livre, nous proposons une autre option : aborder les enjeux fondamentaux le plus simplement possible, avec un langage abordable, des anecdotes, des métaphores, des illustrations, des quiz, des conseils pratiques. Faire rire et pleurer sur les pratiques des citoyens du net. Et un parti pris : ne pas céder à la tentation de se focaliser sur les phénomènes de mode comme Facebook et Google, mais expliquer plutôt les aspects fondamentaux et invariables de l'arrière-plan. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous conseillons aussi d'être patients et indulgents envers vous-mêmes, et de vous laisser plutôt cinq ans que cinq semaines pour avoir digéré ces notions. Ce serait normal, nous sommes face à une transition à faire en douceur, un long voyage intérieur. Par exemple, prenez un article au hasard, et hop, c'est parti... &amp;lt;ref&amp;gt; Extraits revus et adaptés de l'article &amp;quot;e-Culture pour patients et facilitateurs&amp;quot; de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans &amp;quot;e-Learning for adults in hospital&amp;quot;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Pr%C3%A9sentation_de_l%27auteur_par_Gian_Pozzy&amp;diff=8190</id>
		<title>Présentation de l'auteur par Gian Pozzy</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Pr%C3%A9sentation_de_l%27auteur_par_Gian_Pozzy&amp;diff=8190"/>
				<updated>2011-10-03T23:16:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Gian-Pozzy.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Drôle de gaillard, ce Théo Bondolfi. Pas très doué pour rester assis passivement sur un banc d'école. Un regard différent sur la discipline, l’autorité, l’encadrement. Rétif au savoir précuit et préemballé. Un individualiste, sûrement, mais un individualiste collectiviste, soucieux d’associer, de rassembler, de partager. Partager, c’est sûrement le mot-clé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est en tout cas l’impression qu’il m’a donnée quand, dans les années 1990, un soir, par hasard, je l’ai rencontré dans son antre de Tir groupé, sous les toits d’un vieil immeuble historique du centre de Lausanne, sa ville natale. Il ne devait avoir guère plus de 20 ans et j’ai été frappé par son énergie, son enthousiasme, sa foi en ce qu’il faisait. Que faisait-il d’ailleurs ? Je ne le sais pas. Je l’ai vu entouré de jeunes gens de son âge, accueillants et souriants tout comme lui, qui s’adonnaient à des activités pour moi mystérieuses. J’ai attendu 2011 pour lui demander : « Au fond, c’était quoi ce machin, Tir groupé ? » J’avais subodoré la simple pompe à subsides. Les excellentes relations que Théo Bondolfi avait su tisser avec la syndique (maire) de Lausanne de l’époque, Yvette Jaggi, m’incitaient à penser qu’il était surtout un dilettante très malin aux activités improbables subventionnées par la ville. Reste que le bonhomme me fascinait. Il parlait un langage tellement différent des autres jeunes de sa génération qui ne s’appelait pas encore X ou Y : il croyait en lui, en son réseau d’amis, en l’humanité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tir groupé, m’a-t-il expliqué, était une ''plate-forme de rencontre et d’échanges créatifs'', du web avant le web. Son fil rouge était déjà le métissage, les bonnes pratiques, l’hybridation de multiples domaines de l’art, de la technique et de la pensée. Il fallait bien que ce fût du sérieux puisqu’en 1999, à 27 ans,  Théo s’est vu décerner un prix reconnaissant son travail d'entrepreneur social, à Pretoria, par des ONG et agences de l'ONU.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’école, il l’a snobée, me semble-t-il. En quelque sorte, il n’en avait pas besoin pour aller très loin dans sa quête de savoir et son besoin incoercible de le partager. Un autodidacte authentique. Un wikipédien avant l'heure peut-être. De quoi dispenser ensuite des formations continues un peu partout. Un jour il rentrait du Sénégal, une autre fois du Brésil, toujours souriant, toujours enthousiaste, toujours animé par le besoin de convaincre. La seule école qu’il ait vraiment faite avec application, si j’ai bien compris, c’est celle de clown avec Jango Edwards. L’examen final consistait à faire rire une troupe de 400 enfants. Allez-y, vous m’en direz des nouvelles ! C’est en apprenant le métier de clown qu’il a appris à gérer des situations complexes, à mettre en harmonie le corps et l’esprit, à être un leader, un acteur, une force de proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce rôle, Théo Bondolfi s’est successivement trouvé dans les métiers de metteur en scène, de photographe, d’animateur socioculturel, de curateur de galerie, de chef de projet européen pour la reconstruction dans les pays de l’Est sur mandat de la Confédération, de chef de projet encore dans le cadre de la coopération nord-sud au Sénégal, comme revitaliseur de friches en sa ville de Lausanne, de défenseur des consommateurs. Il a appris plusieurs langues, bien sûr. Sur le tas. Ces multiples expériences ont convergé pour lui permettre de développer de rares compétences de dynamique de gestion, de communauté de pratiques et de communautés virtuelles. Sans doute, il n’est pas le seul à avoir acquis de telles compétences, mais il se distingue de ses semblables par son travail de transition vers la durabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Et à quoi ça sert, Théo ? » « Ça sert à assurer la survie de l’humanité. A y contribuer, en tout cas, en ayant conscience qu’on vit dans un monde aux ressources limitées. ». L’Internet bien compris, bien utilisé, peut y contribuer, assure-t-il. Mais l’Internet n’est rien sans l’homme. Théo Bondolfi a foi en l’homme, pas en la machine. L’Internet n’est qu’une étape, il attend impatiemment la prochaine, celle où l’homme utilisera son cerveau pour communiquer par télépathie et télékinésie. L’Internet, dit-il, n’est qu’une taquinerie de Mère Nature pour nous coincer devant un ordinateur dans nos efforts pour communiquer avec nos semblables, le prix à payer pour mettre plus de conscience dans la science, de cesser de développer la science davantage que la conscience.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un manuel des bonnes manières&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout cela sur Théo pour en venir à cet ouvrage, « Citoyens du Net ». Quand j’en ai vu les premières pages, j’ai tout de suite pensé à un manuel d’initiation aux bonnes manières sur le Net. Un manuel qui devrait être distribué dans les écoles, les gymnases, les cours de formation continue auxquels s’astreignent les professionnels de tous les domaines, à l’Université populaire où les gens dits du troisième âge continuent à perfectionner leurs savoirs. Ce livre est destiné à toutes les personnes en quête de sens, qui ont véritablement besoin d’en savoir plus. Il devrait ravir un public grandissant d’utilisateurs du logiciel libre, de donneurs d’alerte, de tous ceux qui travaillent dans la culture du copyleft, de tous ceux qui incarnent la citoyenneté numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un ouvrage collectif, ça va de soi, comme tout ce que fait Théo Bondolfi. Il en est l’inspirateur, le chef d’orchestre, l’imagin'acteur. Il a passé des années à mûrir ce projet. Il en a fait un manuel global, un formidable instrument d’inclusion numérique. Dans ce sens, « Citoyens du Net » n’est évidemment pas un ouvrage achevé. Il se renouvellera sans fin grâce aux contributions de tous ses lecteurs, mais toujours avec ce fil rouge : la transition vers la durabilité économique et sociale. Il sera complété, adapté, librement décliné afin de rester toujours d’actualité dans dix ou vingt ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ma part, journaliste blanchi sous le harnais, le monde de la communication globale, l’avenir numérique, les perspectives d’Internet m’échappent encore très largement. Mais en feuilletant cet ouvrage – pas besoin de le lire de la première à la dernière page, on peut commencer par n’importe quel chapitre – je l’ai trouvé d’une simplicité limpide. Les textes, les idées qu’ils véhiculent s’imposent au cœur autant qu’à l’esprit. C’est peut-être justement de cela qu’a besoin la génération Y, celle des « digital natives » qui ont grandi dans l’ère de l’informatique et de l’électronique grand public, celle qui en est si naturellement imprégnée qu’elle en oublie de se poser la question : « Ça sert à quoi ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Citoyens du Net » ? Un livre nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gian Pozzy, journaliste&lt;br /&gt;
Lutry, 1er octobre 2011&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_pionniers_du_web&amp;diff=8188</id>
		<title>Les pionniers du web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_pionniers_du_web&amp;diff=8188"/>
				<updated>2011-10-03T23:10:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Gagner sa vie avec la culture Internet ne signifie pas nécessairement vivre d'Internet, ni même vivre sur Internet ! Cependant, fin 2011, il nous paraît important de vivre en connaissant cette culture, tout en choisissant notre participation :&lt;br /&gt;
* active ou passive ;&lt;br /&gt;
* régulière ou ponctuelle ;&lt;br /&gt;
* conforme à ou déconnectée de notre quotidien ;&lt;br /&gt;
* pleine de cohérence et de constance ou carrément ''papillonnante''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous désirez entreprendre, qu'il s'agisse d'un loisir marginal ou d'une activité dans laquelle vous vous investissez corps et âme, Internet est un outil qui pourra vous être utile à tous les titres : comme source d'information, comme lieu de rencontres, comme place de marché ou lieu de loisir, pour dénicher des clients, des amis, des fournisseurs, des testeurs, des curieux, des convaincus et des sceptiques. Serez-vous plutôt découvreur, passeur, suiveur, meneur, chercheur, fouineur, collectionneur ? Quelle que soit votre réponse, vous pourrez toujours vous faire une place unique, celle que vous voudrez prendre, auprès de gens que vous rencontrez tous les jours près de chez vous ou de personnes lointaines que vous ne saluerez jamais en face à face.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le choix est entre vos mains, laissez-nous vous en faire découvrir quelques aspects.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre5&amp;diff=8187</id>
		<title>Introduction au chapitre5</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre5&amp;diff=8187"/>
				<updated>2011-10-03T23:08:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Si vous avez un tant soit peu voyagé, que ce soit à quelques centaines de kilomètres de chez vous ou à l'autre bout de la planète, ou ne serait-ce qu'en lisant des récits de voyages, vous avez dû constater que chaque localité a sa culture, sa langue, ses us et coutumes. De la même manière, Internet est un autre pays : les repères changent, on y rencontre des personnes dont le quotidien est incomparable au nôtre. Malgré tout, il faut nous entendre, réussir à vivre en ''bonne intelligence''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet, que ce soit pour le courrier électronique, le Web, les forums ou les réseaux sociaux, a sa propre culture mondialisée. Elle évolue tout en ayant une certaine inertie : ses habitudes de langage, ses rites de passage, ses coins peu fréquentables, ses stars et ses parias. Tout cela à quelques clics de souris ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, nous continuons à vous faire les présentations :&lt;br /&gt;
* les dangers évidents et d'autres plus sournois  &lt;br /&gt;
* les lieux connus de tous et les perles insoupçonnées.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=S%27engager_mode_d%27emploi&amp;diff=8186</id>
		<title>S'engager mode d'emploi</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=S%27engager_mode_d%27emploi&amp;diff=8186"/>
				<updated>2011-10-03T23:05:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le libre a déjà gagné :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le top 10 de la culture libre contrôle une part significative et croissante des ressources informationnelles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la majorité des pages Web sont générées par des serveurs sous licence libre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le libre avance lentement, différemment, mais piano, sano et lontano&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
On a juste amplifié tout ce qu'on faisait, le pire comme le meilleur et on a maintenant les moyens de s'en rendre compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dites non au drogues ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''PHRASE INCOMPREHENSIBLE A REFORMULER''' : Pour donner un exemple concret, si les états autorisaient voire encourageaient les services nationaux de communication à homologuer des systèmes de téléphonie mobile citoyennes,  chez les propriété socio-techniques du numériques imposent la traçabilité complète des informations et une dynamique d'intelligence collective le très faible niveau de conscience des enjeux de la culture libre pour une société libre chez les consommateurs d'outils numériques a permis que le vers soit dans la pomme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
actions concrètes : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Refuser la publicité en utilisant Firefox et en installant le plug-in Adblockplus&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Refuser les logiciels qui nient la liberté de choix&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Sauvegarder ses fichiers en format ouvert (odt, odp...) par défaut&lt;br /&gt;
etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Passer à l'acte==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
quelques actes de citoyenneté numérique de base&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1) Installer des logiciels libres sur votre ordinateur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) Sauvegarder vos fichiers dans des formats ouverts : &lt;br /&gt;
.odt pour les traitements de texte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Utiliser des termes politiquement cohérents : &lt;br /&gt;
&amp;quot;site Web&amp;quot; et non pas &amp;quot;site Internet&amp;quot;, pour éviter les confusions ;&lt;br /&gt;
GNU/Linux et non pas Linux pour montrer que c'est un choix de société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4) Éviter l'anonymat et le pseudonymat s'ils ne sont pas justifiés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5) Ne plus faire de publicité aux produits qui vous privent de la liberté d'accès aux savoirs : ne dites pas Powerpoint, dites PREAO, ne dites pas document WORD, dites document texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6) Lire et respecter la netiquette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7) Ne pas transférer les chaînes et autres pourriels &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8) Créer un compte sur Wikipédia et contribuez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9) Éviter de réinventer la roue, apprenez à vous renseigner naturellement sur le Web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10) Etc, à compléter par tous&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart: Maximum respect ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Un mineur poste sur Facebook des images d'un candélabre qu'il a cassé&lt;br /&gt;
# une mineure de moins de 16 ans poste sur un site Web des images d'elle en train de boire de l'alcool et informant qu'elle est &amp;quot;bourrée&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En recentrant le débat sur le respect de soi et des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est très dur et parfois cela ne donne aucune impression de résultat à court terme, surtout en une heure et avec des adolescents.&lt;br /&gt;
Mais c'est un moyen durable, largement utilisé dans toutes les approches participatives, qui sont, à l'image d'Internet, les approches qui sont le plus appréciées pour communiquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart: C'est votre première contribution? ===&lt;br /&gt;
Vous vous apprêtez à faire des corrections, des compléments. Voici quelques conseils essentiels à lire avant de vous lancer.&lt;br /&gt;
Dans la culture Web collaborative, toutes les contributions sont les bienvenues pour autant qu'elles soient pertinentes. Il est bien entendu difficile de s'entendre sur le terme « pertinent », pourtant il existe une solution simple : avant de proposer un complément, prendre le temps nécessaire pour bien lire les politiques existantes. C'est-à-dire :&lt;br /&gt;
*les principes rédactionnels&lt;br /&gt;
*la méthode&lt;br /&gt;
*les critères-qualité&lt;br /&gt;
*etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous ne connaissez pas les wiki, allez voir comme ils fonctionnent, ici, là et là. Vous verrez que si Wikipédia et les wiki fonctionnent aussi bien, c'est qu'il règne une autodiscipline basée sur le respect de règles qui sont aussi disponibles qu'évolutives, car tout le monde peut contribuer à les faire évoluer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
encart quizz quel est votre degré d'engagement citoyen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous invitons à:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lire et découvrir la netiquette générale et spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Devenir le média ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reste à faire ==&lt;br /&gt;
Théo&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titres et intros alternatives ==&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Corps de l'article ==&lt;br /&gt;
Pour devenir le média, pour ne plus subir l'information, il faut fournir aux citoyens éveillés des outils issus des quatre piliers : des outils pour se profiler, pour partager son savoir, pour développer de bonnes méthodologies d’e-communication et enfin bien sûr des outils informatiques (matériels, logiciels réseaux). Pas uniquement des ordinateurs et des cours pour utiliser des programmes informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(tiré de Mais où est passé la fracture numérique ? dans devmedia v 0_7-1 =&amp;gt; attention aux redondances avec la suite)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Quizz'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Agir'''. Comment publier un document sur le Web ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Dans le cadre d'une formation, des camarades et moi avons produit en groupe un document d'une centaine de pages. Sachant que l'intérêt de ce travail dépasse le cadre où il a été produit, mes collègues et moi-même souhaitons le publier sur le Web pour toucher un large public. Quelles stratégies sont adéquates ? (plusieurs bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) L'envoyer par e-mail sous forme de document Word à toutes les personnes que l'on connaît, en leur demandant de l'envoyer à leurs amis&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Mettre le document à disposition sur le site Web préexistant de l'un des auteurs, en format texte, RTF, HTML et/ou PDF&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Plutôt que de le publier sur le Web, il vaut mieux chercher un éditeur pour une publication papier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D) Ça ne sert à rien car personne ne le lira, donc j'interdis à mes camarades de le publier sur le Web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E) Chercher un site spécialisé qui pourrait être intéressé à mettre à disposition notre document, afin de profiter de leur public existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F) Publier le document sur un moteur de recherche populaire afin que le plus grand nombre puissent le trouver&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
G) JOKER! Je ne connais pas suffisamment le sujet pour répondre à la question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Analyser.''' Évaluation critique des contenus sur Internet. Question : Les médias traditionnels (presse écrite, livres, télévision, radio...) utilisent des processus d'évaluation souvent sévères, validés par des professionnels de l'édition, avant de publier quoi que ce soit. Pour un journal ou un magazine, par exemple, c'est le rédacteur en chef qui est responsable en dernier lieu de la qualité et de la pertinence du contenu publié. Sur le Web, tout change : les auteurs accèdent directement au support de publication, sans intermédiaire. Il faut donc évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées sur le Web. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider à faire l'évaluation d'une ressource Web ? (Plusieurs bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) Taille de la ressource disponible : nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de Mo de données&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Date de publication ou de dernière mise à jour connue&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D) Le type de site : site officiel plutôt que blog ou forum&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E) Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par e-mail de la part d'une adresse paraissant officielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F) L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont davantage de poids&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
G) Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
H) Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I) Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J) La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
K) JOKER! Je ne connais pas suffisamment le sujet pour répondre à la question. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Générique ===&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Dominant ===&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Citoyen ===&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations diverses (en option) ==&lt;br /&gt;
&amp;quot;Ne hais pas les médias, deviens les médias.&amp;quot; Jello Biafra (Slogan d'Indymedia) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Encart-s (en option) ==&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Iconographie (en option) ==&lt;br /&gt;
http://www.digitalmixmarketing.com/wp-content/uploads/2008/10/blogmedium-social.jpg&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Sources (en option) ==&lt;br /&gt;
http://www.addictif-zine.com/accueil/item/1464-jello-biafra-interview&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Autres documents pour usages complémentaires (en option) ==&lt;br /&gt;
[source audio théo]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'il y a de passionnant et d'excitant avec Internet, c'est que la nature même des propriétés socio-techniques du numérique, donc la décentralisation, la symétrie, etc., fait que, même si on peut être désabusé, choqué, attristé par les décisions des gouvernements (et) ou par les décisions des dirigeants de groupes, que ce soit le gouvernement, (ou) l'entreprise, (ou) l'ONG, (ou) la région, (ou) la commune, quelle que soit la décision (qu'ils prennent) prise, elle aura peu d'impact sur Internet, car Internet est régi par d'autres lois ; les fameuses propriétés socio-techniques. En conséquence, quoi qu'il en soit, l'individu a plus de possibilités de faire entendre sa voix en utilisant Internet que sans l'utiliser. Et à ce titre, Internet est fondamentalement porteur d'espoir en matière de justice sociale, d'équité, de durabilité et donc de reconnaissance de la qualité et de la quantité des contributions de chacun.&lt;br /&gt;
---------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Copyleft à l'oeuvre / partagez vos oeuvres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous rédigez un mode d'emploi? Vous donnez votre opinion? Vous créez une œuvre d'art.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est l'occasion de partager votre œuvre, d'éviter de la brider inutilement, de la sortir du monde spéculatif, qui ne profite qu'à une minorité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous pouvez la partager soit immédiatement (dans le cas des œuvres fonctionnelles, voir tableau ci-dessous), soit après quelques années dans les autres cas. Cinq ans est une bonne mesure: l'auteur a abandonné ses droits aux producteurs. Ensemble, ils vont en jouir de manière exclusive pendant maximum cinq ans. Ensuite ils peuvent passer l'œuvre sous licence libre. C'est un acte citoyen, responsable, autant que refuser l'esclavage, trier ses déchets ou encourager le vote des femmes. Concrètement, le tableau ci-dessous décrit les options de libération des savoirs qui sont conseillées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class= &amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Type d'œuvres&lt;br /&gt;
! But&lt;br /&gt;
! Exemples&lt;br /&gt;
! Licences conseillées dans une optique responsable et citoyenne&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Œuvres '''fonctionnelles'''&lt;br /&gt;
| Utiliser&lt;br /&gt;
| Modes d'emploi, recettes, logiciels...&lt;br /&gt;
| Licence Libre, avec les 4 libertés fondamentales : lire, utiliser, modifier, redistribuer. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Œuvres d''''opinion''' et témoignages&lt;br /&gt;
| Informer&lt;br /&gt;
| Actualité dans un journal, communiqué de presse manifeste, résultat d'enquête, actualité &lt;br /&gt;
| Au minimum licence autorisant le partage (redistribuer)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Œuvres d''''art'''&lt;br /&gt;
| Mettre en émoi, toucher&lt;br /&gt;
| Musique, film, ...&lt;br /&gt;
| Copies exactes ou copie modifiables, au minimum redistribution. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour découvrir le débat sur les licences libres ou privatrices, vous pouvez aussi aller sur le wiki de ce livre, et voir les liens sur les débats et forums existants, avec des débats contradictoires, des enquêtes de diverses sources, bref, tout ce qui peut vous donner une idée plus précise des options et avis possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Libérez les contenus ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a pour but d’expliquer comment libérer un contenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous entrons ici dans le saint des saints des questions de communication, car il s’agit des questions de droits d’accès aux contenus: les questions de droits d’auteurs d’une part et de licences d’exploitation d’autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contexte, les enjeux :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous voulez lire un article paru la semaine dernière dans un quotidien, vous allez sur leur site Web, vous trouvez l’article mais, pour le lire et l’imprimer, vous devez payer. Payer un abonnement aux archives, payer pour un accès à l’article à la pièce, mais payer. Vous voulez photocopier un mode d’emploi sur « comment réagir en cas de crise de paludisme », mais vous ne le pouvez pas. Il y a un copyright et c’est donc interdit par la loi.&lt;br /&gt;
 Il existe des licences qui peuvent régir les contenus différemment. Ce sont les licences libres. Certains journaux adoptent les licences libres. Elles découlent d'un mouvement tellement développé et apprécié qu’il en existe un nombre incroyable. De la plus connue, la GPL (les 4 libertés fondamentales) à la plus folle, la PizzaGPL (tu me files une pizza je te file mon contenu).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’accès libre et gratuit aux informations serait si sympa, mais comment assurer la production d’informations (fonctionnelles, factuelles et créatives) de qualité si tout est gratuit ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. En ne dopant plus leur production&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Pour les contenus d’utilité publique (contenu à tendance principalement fonctionnelle, y compris avec fonction d’éveil des consciences) en assurant que leurs coûts de productions sont couverts dès le début et définitivement/totalement par des fonds publics,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Pour les contenus créatifs sans financements publics, en définissant une valeur de production, qui, lorsqu’elle aura été couverte, permettra au contenu d’être libéré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. En assurant leur mise à jour dans une dynamique participative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment libérer un contenu produit sans financement public ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple avec un article (ou une musique). Vous allez sur le Web et vous payez pour l’article . Le lecteur suivant l’achète aussi, et ainsi de suite, chacun paie, cela n’a pas de fin, c’est donc une vente éternelle, et un bénéfice maximal. Alors quoi ? Alors il faudrait que le contenu ne soit pas éternellement vendu. Si le producteur de l’article (ou du contenu) mentionne le coût de production (par exemple 300 euros pour un article), alors dès que les acheteurs ont payé un total de 300 euros, l’article devient libre, tous peuvent y accéder, et l’auteur reste mentionné mais personne ne doit plus payer obligatoirement pour accéder à l’article. Le nec plus ultra serait une fonction mentionnant la trace de tous les contributeurs financiers. Ainsi, on pourrait lire : « cet article (ou cette musique, ou ce livre…) a été libéré grâce à l’investissement des contributeurs suivants : george 3 €, nicole 3€, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment mieux opérer dans sa région,&lt;br /&gt;
grâce au Net ?&lt;br /&gt;
1. CHOISIR SA CoVi D'ADOPTION&lt;br /&gt;
Visiter la CoVi « témoin » Cooperation.net, et choisir une CoVi d’adoption offrant les 3 services&lt;br /&gt;
de base. S’y inscrire (cela prend 5 à 30 minutes selon votre maîtrise du navigateur web).&lt;br /&gt;
2. BIEN UTILISER L'E-MAIL AVANT TOUT&lt;br /&gt;
Bien comprendre les 2 systèmes de traitement du courrier électronique : récupération par pop3&lt;br /&gt;
et webmail (cela vous permet de traiter beaucoup de courriels), puis adopter la netiquette, le&lt;br /&gt;
code de conduite sur Internet qui concerne surtout les courriers à destinataires multiples.&lt;br /&gt;
3. SE PROFILER SUR UN SITE VITRINE WEB&lt;br /&gt;
Communiquer ses références personnelles (site perso) et ses activités collectives (site&lt;br /&gt;
d’organisation), en créant des articles. Il y une aide sur chaque CoVi à ce sujet.&lt;br /&gt;
4. ENTRER DANS LA DYNAMIQUE D'INTELLIGENCE COLLECTIVE&lt;br /&gt;
S'appuyer sur ce qui existe déjà est une clé pour bien gérer les ressources personnelles et&lt;br /&gt;
collectives. Pour cela, l'essentiel est de bien connaître les méthodes de recherches et d'édition&lt;br /&gt;
de contenus (intelligence active) et de s’abonner à des listes diffusion (2 types) : forums&lt;br /&gt;
d’échanges et bulletins d’informations (intelligence passive).&lt;br /&gt;
5. DEVENIR PROGRESSIVEMENT UN CONTRIBUTEUR LEGITIME&lt;br /&gt;
S’imprégner progressivement de la culture de l’Internet communautaire (notamment en traitant&lt;br /&gt;
tous ses messages reçus et en lisant les articles sur les CoVi, en participant aux forums) ;&lt;br /&gt;
Vous pourrez alors devenir un bon contributeur, et ainsi devenir vous aussi une source&lt;br /&gt;
médiatique. Vous publiez vos commentaires, vos savoirs, vos mode d'emplois, vos résultats...&lt;br /&gt;
6. CREER VOTRE PROPRE RESEAU D'INFORMATION&lt;br /&gt;
L'objectif citoyen global et idéal est de sortir de la dépendance aux médias industriels. Vous&lt;br /&gt;
allez donc progressivement alimenter un carnet d’adresses personnelles. Profils d’internautes&lt;br /&gt;
intéressants, modes d’emplois pour des programmes d’actions solidaires, opportunités de&lt;br /&gt;
partenariats, événements, concours... En&lt;br /&gt;
alliant&lt;br /&gt;
bonnes&lt;br /&gt;
pratiques&lt;br /&gt;
techniques&lt;br /&gt;
et&lt;br /&gt;
rédactionnelles, vous aurez après quelques années un fort impact (sur vous-même et vos&lt;br /&gt;
communautés d'intérêts) avec de faibles investissements en temps et argent.&lt;br /&gt;
7. ADOPTER LE BON REGIME D'E-COMMUNICATION&lt;br /&gt;
Si vous adopter les principes du libre, vous pourrez opérer durablement via le Net en fonction&lt;br /&gt;
de ces besoins : étudier/veiller sur tous sujets, échanger des ressources, communiquer de&lt;br /&gt;
manière ciblée, influencer des décisions, coordonner des énergies.&lt;br /&gt;
Vous allez ainsi gagner du temps, de l’argent et des compétences dans vos projets !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.libroscope.org/Des-contenus-libres-pour-les&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=8185</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=8185"/>
				<updated>2011-10-03T22:52:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Web 2.0, Knowledge Management, leadership''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de dix personnes, famille ou équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu la dernière fois ? À prendre le truc à rendre qui traîne au fond du coffre de la voiture depuis la dernière rencontre? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... Web2.0. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année. Heureusement que ce n'est pas toujours vous qui les organisez...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cet article a été initialement écrit pour une formation d'animateurs de groupes, de responsables de projets'''. &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Les bénéficiaires de cette session de cours sont des directeurs d'entreprises, cadres, consultants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Stratégie d'organisation ==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils Internet dynamiques, ces fameux outils symbolisés par l'appellation &amp;quot;technologies Web2.0&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, il s'agit surtout de mettre en place des méthodes innovantes. Ce sont les méthodes et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de Web2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du Web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le Web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, e-réputation, modèles open-source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (Knowledge Management), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain matin. Aussi, a priori il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader doté d'une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information, avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnues mais peu connues et rarement synthétisées seront apportées pour aider les internautes à pratiquer la culture du Web2.0 au service d'objectifs à moyen et long terme. &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;'''Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts de bousculent'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Aptitudes à développer ===&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du Web 2.0 : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*  connaître certaines notions fondamentales, notamment le crowdsourcing, la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'e-réputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ; &lt;br /&gt;
* être familier des techniques opérationnelles-clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le cloud computing, les scénarios de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le community management, le ticketing, le tracking, la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
* connaître les nouveaux indicateurs à utiliser dans les diagnostics de culture numérique pour soi et les organisations privées ou publiques dans lesquels oeuvrent les participants, afin d'identifier et de &amp;quot;prioriser&amp;quot; les besoins, obstacles et moteurs ;&lt;br /&gt;
* être prêt à jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies Internet, sans être ni nécessairement chef de projet ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
* avoir des rudiments d'éthique numérique, avec un tour d'horizon de santé &amp;amp; motivation (régime de communication, charte), impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green-IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage du Web pour le commerce équitable et principes de conclusions de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
* être au fait des règlements informatiques : contributions aux (et constructions de) politiques de gestion des outils numériques et des principes de travail à l'ère numérique (chartes, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Objectifs du leader 2.0  ===&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique, aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* Développer les compétences de community manager et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* Développer les compétences l'autorisant à poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur lui-même, ses collaborateurs, ses partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* Acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Déroulement ===&lt;br /&gt;
Concrètement, un tel cours se développe en trois étapes. Du plus simple au plus complexe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Connaissance : apprendre les concepts, digérer les idées, faire des quiz pour évaluer sa maîtrise théorique du sujet ;&lt;br /&gt;
#Contributions : aller directement dans le wiki de ce livre ou sur des plateformes collaboratives ou de favori participatif (par exemple diigo-com ou del.icio.us) pour poster des contributions ;&lt;br /&gt;
#Étude de cas : mener une enquête auprès de l'un des groupes dont vous êtes un membre actif, ou le leader, pour identifier ses besoins en eCulture, Vous passerez ainsi de l'autre côté du miroir. Ce sera à vous d'évaluer son niveau d'eCulture générale, et de le guider dans son apprentissage.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8184</id>
		<title>EPortfolio</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8184"/>
				<updated>2011-10-03T22:40:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Périodes creuses */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''EPortfolio, état d'esprit SMART, motivation, procrastination.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ePortfolio est une démarche, pas un produit fini ! L'idée est de réfléchir et mettre en valeur ses forces. Un CV géant. Un blog sur les aspects publics de la  vie sociale et professionnelle d'une personne. Avec ses références sur ses résultats ; des preuves de personnes satisfaites; des projets en cours ; des pistes pour bien coopérer. Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ePortfolio, mode d'emploi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des millions de personnes ont fait le pas et ont créé leur ePortfolio. Le premier ePortfolio sur le Web n'est autre que celui de Tim Berners-Lee, l'homme qui justement, a créé le Web... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, vous et moi aurions tendance à hésiter à nous lancer, de peur de ne pas achever la tâche, de nous décourager, de nous lasser. Mais nous aurions tort de passer à côté de l'expérience.&lt;br /&gt;
Pour éviter cette épreuve, on remet à demain, on trouve mille et une excellentes raisons de ne pas s'y mettre maintenant, d'autres priorités, des compétences qui nous manquent pour faire quelque chose d'intéressant à exposer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, au risque de se répéter, rappelons que dans l'ePortfolio, '''c'est le chemin qui importe, pas la destination'''. La destination, d'ailleurs, si on devait la nommer de manière générale, ce serait : ''devenir un être humain accompli'', ou quelque chose dans ce goût-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous n'y arriverons peut-être jamais, du moins la plupart d'entre nous, l'ePortfolio permet de se pencher ''publiquement'' (et ''pudiquement'' si l'on a une tendance pudique) sur le chemin accompli ou à accomplir vers l'être humain accompli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche est d'ailleurs directement reliée à une maxime attribuée à Linus Torvalds, créateur de Linux : '''publier tôt, mettre à jour souvent'''. Il se référait là au code des logiciels, de manière à ce que ceux qui veulent tester, améliorer, vous aider dans vote projet logiciel puissent le faire avant que le projet ne soit trop abouti, et que vous soyez réticent à le modifier car ''c'est votre bébé''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne pas hésiter, donc à écrire, en toute simplicité, par exemple : ''la partie consacrée à mes sources d'inspiration, je la ferai plus tard, ne vous en faites pas, elle viendra, mais pour le moment elle tient en trois phrases. Et voilà.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça va mieux en le disant. Vous n'avez pas occulté le sujet, et vous avez même mis les lecteurs de votre ePortfolio dans le coup ; donc ceux qui s'intéressent à votre profil (amis, collègues, clients, prospects, curieux...) pourront un jour vous relancer gentiment si vous n'avez ''toujours pas avancé'' sur cet aspect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Première approche du EPortfolio ==&lt;br /&gt;
Si vous ''séchez'' lors de la création de votre ePortfolio, vous pouvez commencer par vous inspirer du [[contenu de base d'un bon site Web profil]]. Et rédiger en utilisant l'une des trois grandes méthodes pédagogiques. &lt;br /&gt;
* mimétisme : prenez un site Web  ePortfolio existant, copiez-le, modifiez-le jusqu'à ce que ce soit votre espace, votre profil, et que le profil initial ait disparu ;&lt;br /&gt;
* interview : vous présentez votre histoire à une personne qui prend des notes et vous les envoie par courriel ; elle joue le rôle du journaliste, vous recevez une base écrite pour mieux rédiger ensuite ;&lt;br /&gt;
* écriture automatique : ne vous posez pas de question, démarrez l'article, directement sur le Web. Par exemple rédigez sur votre passé, votre histoire. Après dix minutes, passez au deuxième article, par exemple votre présent, votre quotidien. Puis revenez à l'article passé, réévaluez, modifiez à nouveau, par raffinement successifs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience a montré que c'était salutaire. Toujours en gardant à l'esprit que les articles ne sont pas gravés dans le marbre et peuvent à tout moment être retouchés, enrichis... en fonction de votre disponibilité, de vos expériences... Publier tôt, mettre à jour souvent (bis).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les articles de base peuvent constituer le squelette de votre ePortfolio. Vous pourrez créer des articles, sur lesquels on atterrit à partir de l'un des articles de base : explications plus détaillées sur vos compétences ou votre expérience dans un domaine, par exemple. Rester tant que possible dans l'état d'esprit SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel). Habituellement on parle d'''objectifs SMART'', mais on peut aussi extrapoler pour une description : &lt;br /&gt;
* parler d'expériences et de compétences spécifiques à vous, pas à votre entreprise ni à votre équipe, mais bien les vôtres ;&lt;br /&gt;
* rester factuel et mesurable. Ne pas verser dans les descriptifs vagues qui ennuient le lecteur, ne donnent pas confiance, ne permettent pas de déterminer où vous en êtes. Plus c'est mesurable, plus vous serez crédible ;&lt;br /&gt;
* parler de ce que vous avez atteint et de ce que vous comptez atteindre ; évoquez le chemin que vous pensez suivre : des lecteurs pourraient prendre exemple sur vous, vous donner des avis ou des conseils, vous pourriez rétrospectivement voir que vous étiez dans le vrai ou que, au contraire, vous avez suivi un chemin tout autre ;&lt;br /&gt;
* rester réaliste, car même si vous espérez devenir le meilleur spécialiste du monde dans votre domaine, avoir un objectif réaliste à court terme vous donnera de l'entrain pour aller plus loin si c'est toujours cela qui vous motive ;&lt;br /&gt;
* l'aspect temporel aussi est important, enfin. Les objectifs dans le temps permettent de faire des bilans. Il ne s'agit pas, dans le cadre du développement personnel, de les atteindre envers et contre tout. Ces objectifs sont un jalon que vous posez délibérément, pour ne pas &amp;quot;partir dans le décor&amp;quot; et vous éparpiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque vous avez fini d'exposer une compétence, trouvez des éléments pour donner du corps à vos propos, pour qu'on y croit davantage, vous y compris, car c'est du solide, vous ne rêvez pas. Ce pourrait être par exemple :&lt;br /&gt;
* une image de ce que vous avez fait (si cela a du sens) ;&lt;br /&gt;
* un témoignage de quelqu'un qui pourrait avoir un avis pertinent sur l'objet en question ;&lt;br /&gt;
* un document produit au sujet de cette compétence, que vous pourriez laisser en libre téléchargement ;&lt;br /&gt;
* une vidéo qui vous montre en train de mettre en œuvre cette compétence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sans motivation, le temps manque toujours ! ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si j'incline à la procrastination, si je remets à demain ce que je pourrais faire tout de suite, c'est parfois par peur de ne pas réussir, mais également parce que je ne suis pas convaincu du bien-fondé de l'action à entreprendre : est-ce vraiment nécessaire ? Quelle valeur ajoutée apportera-t-elle ? Quel impact réel ? Qui va s'y intéresser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étonnamment, chacune de ces questions a des réponses qui jouent en faveur de la démarche ePortfolio. La nécessité de la démarche est une question à laquelle il vous appartient de répondre ; quant à la valeur ajoutée, elle est assurée :&lt;br /&gt;
* si vous faites un effort réflexif de manière régulière, sans forcément y consacrer une place importante dans votre emploi du temps déjà chargé, vous aurez les idées claires sur : là où vous en êtes, ce que vous avez déjà accompli et là où vous désirez aller ;&lt;br /&gt;
* au lieu d'un simple CV, ceux qui voudraient (mieux) vous connaître seraient servis : employeur, partenaires de travail, nouvelles relations amicales... Pour briser la glace, il n'y a pas mieux qu'un ePortfolio ;&lt;br /&gt;
* avec une présentation qui creuse les différentes facettes de votre vie, de vos activités et de vos compétences, il sera plus facile de réaliser des bilans de compétences, ce qui est très en vogue pour l'évolution de carrière, se réorienter professionnellement si besoin, regagner en assurance après une période sans activité rémunératrice (chômage, autre accident de la vie...) ;&lt;br /&gt;
* la validation des acquis de l'expérience (VAE) sera accélérée, puisque vous aurez déjà rassemblé les preuves de vos compétences : la reconnaissance académique sera bien plus aisée ;&lt;br /&gt;
* on voit régulièrement des histoires vécues de blogueurs sollicités pour leur expertise dans un domaine, même s'il ne s'agit pas de leur activité principale, et à qui s'ouvrent parfois des opportunités grâce à leur action (involontaire et inconsciente) d'auto-promotion. Cette démarche vous révèle, aux autres et à vous même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Périodes creuses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment alimenter mon ePortfolio pendant des périodes ''creuses'', lorsque je ne suis pas particulièrement en train de développer des compétences ? Il existe de nombreuses tâches à réaliser pour étoffer son ePortfolio qui ne sont pas de la rédaction pure ; elles peuvent consister à :&lt;br /&gt;
* solliciter des tiers pour obtenir leur témoignage : collègues, clients, fournisseurs, supérieurs hiérarchiques, partenaires... Toutes ses personnes avec lesquelles on interagit (ou avec lesquelles on a interagi), avec qui on œuvre, on avance. Si vous avez de bons rapports avec elles, elles seront ravies de vous laisser un (court) témoignage qui étaiera votre ePortfolio pour lui donner du crédit ;&lt;br /&gt;
* témoigner soi-même à destination de ces mêmes personnes, afin de les aider à enrichir leur propre profil (et glisser un lien vers ce témoignage dans votre propre profil) ;&lt;br /&gt;
* relater ses lectures et proposer des critiques de livres, d'articles ou de produits et services qui permettront à d'autres de se forger une opinion grâce à votre effort de publication ;&lt;br /&gt;
* faire le bilan sur une période significative : un an ou deux. On peut faire des bilans sur des domaines particuliers ou sur des bilans généraux ;&lt;br /&gt;
* relire ses articles pour s'assurer qu'ils sont un bon reflet de l'être (et de l'image qu'on compte donner). Attention, bien laisser des traces de ses anciennes productions, même si l'on n'en est pas fier : elles pourraient servir à d'autres. Donc ne pas les effacer, mais les placer dans une section ''archives'', moins en avant que ce dont vous êtes plus fier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
* [[Critères qualité d'un article Web]]&lt;br /&gt;
* [[Contenu de base d'un bon site Web profil]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
*http://identity20.com/media/ETECH_2006/&lt;br /&gt;
*http://www.fredcavazza.net/files/IdentiteNumeriqueSimple.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8183</id>
		<title>EPortfolio</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8183"/>
				<updated>2011-10-03T22:36:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Sans motivation, le temps manque toujours ! */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''EPortfolio, état d'esprit SMART, motivation, procrastination.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ePortfolio est une démarche, pas un produit fini ! L'idée est de réfléchir et mettre en valeur ses forces. Un CV géant. Un blog sur les aspects publics de la  vie sociale et professionnelle d'une personne. Avec ses références sur ses résultats ; des preuves de personnes satisfaites; des projets en cours ; des pistes pour bien coopérer. Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ePortfolio, mode d'emploi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des millions de personnes ont fait le pas et ont créé leur ePortfolio. Le premier ePortfolio sur le Web n'est autre que celui de Tim Berners-Lee, l'homme qui justement, a créé le Web... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, vous et moi aurions tendance à hésiter à nous lancer, de peur de ne pas achever la tâche, de nous décourager, de nous lasser. Mais nous aurions tort de passer à côté de l'expérience.&lt;br /&gt;
Pour éviter cette épreuve, on remet à demain, on trouve mille et une excellentes raisons de ne pas s'y mettre maintenant, d'autres priorités, des compétences qui nous manquent pour faire quelque chose d'intéressant à exposer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, au risque de se répéter, rappelons que dans l'ePortfolio, '''c'est le chemin qui importe, pas la destination'''. La destination, d'ailleurs, si on devait la nommer de manière générale, ce serait : ''devenir un être humain accompli'', ou quelque chose dans ce goût-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous n'y arriverons peut-être jamais, du moins la plupart d'entre nous, l'ePortfolio permet de se pencher ''publiquement'' (et ''pudiquement'' si l'on a une tendance pudique) sur le chemin accompli ou à accomplir vers l'être humain accompli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche est d'ailleurs directement reliée à une maxime attribuée à Linus Torvalds, créateur de Linux : '''publier tôt, mettre à jour souvent'''. Il se référait là au code des logiciels, de manière à ce que ceux qui veulent tester, améliorer, vous aider dans vote projet logiciel puissent le faire avant que le projet ne soit trop abouti, et que vous soyez réticent à le modifier car ''c'est votre bébé''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne pas hésiter, donc à écrire, en toute simplicité, par exemple : ''la partie consacrée à mes sources d'inspiration, je la ferai plus tard, ne vous en faites pas, elle viendra, mais pour le moment elle tient en trois phrases. Et voilà.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça va mieux en le disant. Vous n'avez pas occulté le sujet, et vous avez même mis les lecteurs de votre ePortfolio dans le coup ; donc ceux qui s'intéressent à votre profil (amis, collègues, clients, prospects, curieux...) pourront un jour vous relancer gentiment si vous n'avez ''toujours pas avancé'' sur cet aspect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Première approche du EPortfolio ==&lt;br /&gt;
Si vous ''séchez'' lors de la création de votre ePortfolio, vous pouvez commencer par vous inspirer du [[contenu de base d'un bon site Web profil]]. Et rédiger en utilisant l'une des trois grandes méthodes pédagogiques. &lt;br /&gt;
* mimétisme : prenez un site Web  ePortfolio existant, copiez-le, modifiez-le jusqu'à ce que ce soit votre espace, votre profil, et que le profil initial ait disparu ;&lt;br /&gt;
* interview : vous présentez votre histoire à une personne qui prend des notes et vous les envoie par courriel ; elle joue le rôle du journaliste, vous recevez une base écrite pour mieux rédiger ensuite ;&lt;br /&gt;
* écriture automatique : ne vous posez pas de question, démarrez l'article, directement sur le Web. Par exemple rédigez sur votre passé, votre histoire. Après dix minutes, passez au deuxième article, par exemple votre présent, votre quotidien. Puis revenez à l'article passé, réévaluez, modifiez à nouveau, par raffinement successifs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience a montré que c'était salutaire. Toujours en gardant à l'esprit que les articles ne sont pas gravés dans le marbre et peuvent à tout moment être retouchés, enrichis... en fonction de votre disponibilité, de vos expériences... Publier tôt, mettre à jour souvent (bis).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les articles de base peuvent constituer le squelette de votre ePortfolio. Vous pourrez créer des articles, sur lesquels on atterrit à partir de l'un des articles de base : explications plus détaillées sur vos compétences ou votre expérience dans un domaine, par exemple. Rester tant que possible dans l'état d'esprit SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel). Habituellement on parle d'''objectifs SMART'', mais on peut aussi extrapoler pour une description : &lt;br /&gt;
* parler d'expériences et de compétences spécifiques à vous, pas à votre entreprise ni à votre équipe, mais bien les vôtres ;&lt;br /&gt;
* rester factuel et mesurable. Ne pas verser dans les descriptifs vagues qui ennuient le lecteur, ne donnent pas confiance, ne permettent pas de déterminer où vous en êtes. Plus c'est mesurable, plus vous serez crédible ;&lt;br /&gt;
* parler de ce que vous avez atteint et de ce que vous comptez atteindre ; évoquez le chemin que vous pensez suivre : des lecteurs pourraient prendre exemple sur vous, vous donner des avis ou des conseils, vous pourriez rétrospectivement voir que vous étiez dans le vrai ou que, au contraire, vous avez suivi un chemin tout autre ;&lt;br /&gt;
* rester réaliste, car même si vous espérez devenir le meilleur spécialiste du monde dans votre domaine, avoir un objectif réaliste à court terme vous donnera de l'entrain pour aller plus loin si c'est toujours cela qui vous motive ;&lt;br /&gt;
* l'aspect temporel aussi est important, enfin. Les objectifs dans le temps permettent de faire des bilans. Il ne s'agit pas, dans le cadre du développement personnel, de les atteindre envers et contre tout. Ces objectifs sont un jalon que vous posez délibérément, pour ne pas &amp;quot;partir dans le décor&amp;quot; et vous éparpiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque vous avez fini d'exposer une compétence, trouvez des éléments pour donner du corps à vos propos, pour qu'on y croit davantage, vous y compris, car c'est du solide, vous ne rêvez pas. Ce pourrait être par exemple :&lt;br /&gt;
* une image de ce que vous avez fait (si cela a du sens) ;&lt;br /&gt;
* un témoignage de quelqu'un qui pourrait avoir un avis pertinent sur l'objet en question ;&lt;br /&gt;
* un document produit au sujet de cette compétence, que vous pourriez laisser en libre téléchargement ;&lt;br /&gt;
* une vidéo qui vous montre en train de mettre en œuvre cette compétence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sans motivation, le temps manque toujours ! ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si j'incline à la procrastination, si je remets à demain ce que je pourrais faire tout de suite, c'est parfois par peur de ne pas réussir, mais également parce que je ne suis pas convaincu du bien-fondé de l'action à entreprendre : est-ce vraiment nécessaire ? Quelle valeur ajoutée apportera-t-elle ? Quel impact réel ? Qui va s'y intéresser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étonnamment, chacune de ces questions a des réponses qui jouent en faveur de la démarche ePortfolio. La nécessité de la démarche est une question à laquelle il vous appartient de répondre ; quant à la valeur ajoutée, elle est assurée :&lt;br /&gt;
* si vous faites un effort réflexif de manière régulière, sans forcément y consacrer une place importante dans votre emploi du temps déjà chargé, vous aurez les idées claires sur : là où vous en êtes, ce que vous avez déjà accompli et là où vous désirez aller ;&lt;br /&gt;
* au lieu d'un simple CV, ceux qui voudraient (mieux) vous connaître seraient servis : employeur, partenaires de travail, nouvelles relations amicales... Pour briser la glace, il n'y a pas mieux qu'un ePortfolio ;&lt;br /&gt;
* avec une présentation qui creuse les différentes facettes de votre vie, de vos activités et de vos compétences, il sera plus facile de réaliser des bilans de compétences, ce qui est très en vogue pour l'évolution de carrière, se réorienter professionnellement si besoin, regagner en assurance après une période sans activité rémunératrice (chômage, autre accident de la vie...) ;&lt;br /&gt;
* la validation des acquis de l'expérience (VAE) sera accélérée, puisque vous aurez déjà rassemblé les preuves de vos compétences : la reconnaissance académique sera bien plus aisée ;&lt;br /&gt;
* on voit régulièrement des histoires vécues de blogueurs sollicités pour leur expertise dans un domaine, même s'il ne s'agit pas de leur activité principale, et à qui s'ouvrent parfois des opportunités grâce à leur action (involontaire et inconsciente) d'auto-promotion. Cette démarche vous révèle, aux autres et à vous même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Périodes creuses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment alimenter mon ePortfolio pendant des périodes ''creuses'', lorsque je ne suis pas particulièrement en train de développer des compétences ? Eh bien, il y a plein de tâches à réaliser pour étoffer son ePortfolio qui ne sont pas de la rédaction pure de ses compétences et expériences :&lt;br /&gt;
* solliciter des tiers pour faire des témoignages : collègues, clients, fournisseurs, supérieurs hiérarchiques, partenaires... Toutes ses personnes avec lesquelles on interragit (ou avec lesquelles on a interagi), avec qui on œuvre, on avance. Si vous avez de bons rapports avec elles, elles seront ravies de vous laisser un (court) témoignage qui étaiera votre ePortfolio pour lui donner du crédit ;&lt;br /&gt;
* témoigner soi-même à destination de ces mêmes personnes, afin de les aider à enrichir leur propre profil (et mettre un lien vers ce témoignage dans votre propre profil) ;&lt;br /&gt;
* relater ses lectures et faire des critiques de livres, d'articles ou de produit et service, qui permettront à d'autres de se faire une opinion grâce à votre effort de publication ;&lt;br /&gt;
* faire le bilan sur une période significative : un an ou deux. On peut faire des bilan sur des domaines particulier ou des bilans généraux ;&lt;br /&gt;
* relire ses articles pour s'assurer qu'ils sont un bon reflet de notre être (et de l'image qu'on compte donner). Attention, bien laisser des traces de ses anciennes productions, même si on n'en est pas fier : elles pourraient servir à d'autres ! Donc ne pas les effacer, mais les mettre dans une section ''archives'', moins en avant que ce dont vous êtes plus fier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
* [[Critères qualité d'un article Web]]&lt;br /&gt;
* [[Contenu de base d'un bon site Web profil]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
*http://identity20.com/media/ETECH_2006/&lt;br /&gt;
*http://www.fredcavazza.net/files/IdentiteNumeriqueSimple.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8182</id>
		<title>EPortfolio</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8182"/>
				<updated>2011-10-03T22:32:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Première approche du EPortfolio */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''EPortfolio, état d'esprit SMART, motivation, procrastination.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ePortfolio est une démarche, pas un produit fini ! L'idée est de réfléchir et mettre en valeur ses forces. Un CV géant. Un blog sur les aspects publics de la  vie sociale et professionnelle d'une personne. Avec ses références sur ses résultats ; des preuves de personnes satisfaites; des projets en cours ; des pistes pour bien coopérer. Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ePortfolio, mode d'emploi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des millions de personnes ont fait le pas et ont créé leur ePortfolio. Le premier ePortfolio sur le Web n'est autre que celui de Tim Berners-Lee, l'homme qui justement, a créé le Web... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, vous et moi aurions tendance à hésiter à nous lancer, de peur de ne pas achever la tâche, de nous décourager, de nous lasser. Mais nous aurions tort de passer à côté de l'expérience.&lt;br /&gt;
Pour éviter cette épreuve, on remet à demain, on trouve mille et une excellentes raisons de ne pas s'y mettre maintenant, d'autres priorités, des compétences qui nous manquent pour faire quelque chose d'intéressant à exposer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, au risque de se répéter, rappelons que dans l'ePortfolio, '''c'est le chemin qui importe, pas la destination'''. La destination, d'ailleurs, si on devait la nommer de manière générale, ce serait : ''devenir un être humain accompli'', ou quelque chose dans ce goût-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous n'y arriverons peut-être jamais, du moins la plupart d'entre nous, l'ePortfolio permet de se pencher ''publiquement'' (et ''pudiquement'' si l'on a une tendance pudique) sur le chemin accompli ou à accomplir vers l'être humain accompli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche est d'ailleurs directement reliée à une maxime attribuée à Linus Torvalds, créateur de Linux : '''publier tôt, mettre à jour souvent'''. Il se référait là au code des logiciels, de manière à ce que ceux qui veulent tester, améliorer, vous aider dans vote projet logiciel puissent le faire avant que le projet ne soit trop abouti, et que vous soyez réticent à le modifier car ''c'est votre bébé''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne pas hésiter, donc à écrire, en toute simplicité, par exemple : ''la partie consacrée à mes sources d'inspiration, je la ferai plus tard, ne vous en faites pas, elle viendra, mais pour le moment elle tient en trois phrases. Et voilà.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça va mieux en le disant. Vous n'avez pas occulté le sujet, et vous avez même mis les lecteurs de votre ePortfolio dans le coup ; donc ceux qui s'intéressent à votre profil (amis, collègues, clients, prospects, curieux...) pourront un jour vous relancer gentiment si vous n'avez ''toujours pas avancé'' sur cet aspect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Première approche du EPortfolio ==&lt;br /&gt;
Si vous ''séchez'' lors de la création de votre ePortfolio, vous pouvez commencer par vous inspirer du [[contenu de base d'un bon site Web profil]]. Et rédiger en utilisant l'une des trois grandes méthodes pédagogiques. &lt;br /&gt;
* mimétisme : prenez un site Web  ePortfolio existant, copiez-le, modifiez-le jusqu'à ce que ce soit votre espace, votre profil, et que le profil initial ait disparu ;&lt;br /&gt;
* interview : vous présentez votre histoire à une personne qui prend des notes et vous les envoie par courriel ; elle joue le rôle du journaliste, vous recevez une base écrite pour mieux rédiger ensuite ;&lt;br /&gt;
* écriture automatique : ne vous posez pas de question, démarrez l'article, directement sur le Web. Par exemple rédigez sur votre passé, votre histoire. Après dix minutes, passez au deuxième article, par exemple votre présent, votre quotidien. Puis revenez à l'article passé, réévaluez, modifiez à nouveau, par raffinement successifs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience a montré que c'était salutaire. Toujours en gardant à l'esprit que les articles ne sont pas gravés dans le marbre et peuvent à tout moment être retouchés, enrichis... en fonction de votre disponibilité, de vos expériences... Publier tôt, mettre à jour souvent (bis).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les articles de base peuvent constituer le squelette de votre ePortfolio. Vous pourrez créer des articles, sur lesquels on atterrit à partir de l'un des articles de base : explications plus détaillées sur vos compétences ou votre expérience dans un domaine, par exemple. Rester tant que possible dans l'état d'esprit SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel). Habituellement on parle d'''objectifs SMART'', mais on peut aussi extrapoler pour une description : &lt;br /&gt;
* parler d'expériences et de compétences spécifiques à vous, pas à votre entreprise ni à votre équipe, mais bien les vôtres ;&lt;br /&gt;
* rester factuel et mesurable. Ne pas verser dans les descriptifs vagues qui ennuient le lecteur, ne donnent pas confiance, ne permettent pas de déterminer où vous en êtes. Plus c'est mesurable, plus vous serez crédible ;&lt;br /&gt;
* parler de ce que vous avez atteint et de ce que vous comptez atteindre ; évoquez le chemin que vous pensez suivre : des lecteurs pourraient prendre exemple sur vous, vous donner des avis ou des conseils, vous pourriez rétrospectivement voir que vous étiez dans le vrai ou que, au contraire, vous avez suivi un chemin tout autre ;&lt;br /&gt;
* rester réaliste, car même si vous espérez devenir le meilleur spécialiste du monde dans votre domaine, avoir un objectif réaliste à court terme vous donnera de l'entrain pour aller plus loin si c'est toujours cela qui vous motive ;&lt;br /&gt;
* l'aspect temporel aussi est important, enfin. Les objectifs dans le temps permettent de faire des bilans. Il ne s'agit pas, dans le cadre du développement personnel, de les atteindre envers et contre tout. Ces objectifs sont un jalon que vous posez délibérément, pour ne pas &amp;quot;partir dans le décor&amp;quot; et vous éparpiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque vous avez fini d'exposer une compétence, trouvez des éléments pour donner du corps à vos propos, pour qu'on y croit davantage, vous y compris, car c'est du solide, vous ne rêvez pas. Ce pourrait être par exemple :&lt;br /&gt;
* une image de ce que vous avez fait (si cela a du sens) ;&lt;br /&gt;
* un témoignage de quelqu'un qui pourrait avoir un avis pertinent sur l'objet en question ;&lt;br /&gt;
* un document produit au sujet de cette compétence, que vous pourriez laisser en libre téléchargement ;&lt;br /&gt;
* une vidéo qui vous montre en train de mettre en œuvre cette compétence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sans motivation, le temps manque toujours ! ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je procrastine, que je remets à demain ce que je pourrais faire tout de suite, c'est parfois par peur de ne pas réussir, mais également car je ne suis pas convaincu du bien-fondé de l'action à entreprendre : est-ce vraiment nécessaire ? Quelle valeur-ajoutée ? Quel impact réel ? Qui va s'y intéresser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étonnamment, chacune de ces questions a des réponse qui jouent en faveur de la démarche ePortfolio. La nécessité de la démarche est une question à qui il vous appartient de répondre, quant à la valeur ajoutée, elle est assurée :&lt;br /&gt;
* si vous faites un effort réflexif de manière régulière, sans forcément y consacrer une place importante dans votre emploi du temps déjà chargé, vous aurez les idées claire sur : là où vous en êtes, ce que vous avez déjà accompli et là où vous désirez aller&lt;br /&gt;
* au lieu d'un simple CV, ceux qui voudraient (mieux) vous connaître seraient servis : employeur, partenaires de travail, nouvelles relations amicales... Pour briser la glace, il n'y a pas mieux qu'un ePortfolio&lt;br /&gt;
* avec une présentation qui creuse les différentes facettes de votre vie, de vos activités et de vos compétences, il sera plus facile de réaliser des bilans de compétences, ce qui est très en vogue pour l'évolution de carrière, se réorienter professionnellement si besoin, regagner en assurance après une période sans activité rémunératrice (chômage, ex-parents au foyer...)&lt;br /&gt;
* la validation des acquis de l'expérience (VAE) sera accélérée, puisque vous aurez déjà rassemblé les preuves de vos compétences : la reconnaissance académique serait bien plus aisée&lt;br /&gt;
* on voit régulièrement des histoires vécues de blogueurs qui sont sollicités pour leur expertise dans un domaine, même s'il ne s'agit pas de leur activité principale, et qui ont parfois des opportunités offertes grâce à leur action (involontaire et inconsciente) d'auto-promotion. Cette démarche vous révèle, aux autres et à vous même !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Périodes creuses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment alimenter mon ePortfolio pendant des périodes ''creuses'', lorsque je ne suis pas particulièrement en train de développer des compétences ? Eh bien, il y a plein de tâches à réaliser pour étoffer son ePortfolio qui ne sont pas de la rédaction pure de ses compétences et expériences :&lt;br /&gt;
* solliciter des tiers pour faire des témoignages : collègues, clients, fournisseurs, supérieurs hiérarchiques, partenaires... Toutes ses personnes avec lesquelles on interragit (ou avec lesquelles on a interagi), avec qui on œuvre, on avance. Si vous avez de bons rapports avec elles, elles seront ravies de vous laisser un (court) témoignage qui étaiera votre ePortfolio pour lui donner du crédit ;&lt;br /&gt;
* témoigner soi-même à destination de ces mêmes personnes, afin de les aider à enrichir leur propre profil (et mettre un lien vers ce témoignage dans votre propre profil) ;&lt;br /&gt;
* relater ses lectures et faire des critiques de livres, d'articles ou de produit et service, qui permettront à d'autres de se faire une opinion grâce à votre effort de publication ;&lt;br /&gt;
* faire le bilan sur une période significative : un an ou deux. On peut faire des bilan sur des domaines particulier ou des bilans généraux ;&lt;br /&gt;
* relire ses articles pour s'assurer qu'ils sont un bon reflet de notre être (et de l'image qu'on compte donner). Attention, bien laisser des traces de ses anciennes productions, même si on n'en est pas fier : elles pourraient servir à d'autres ! Donc ne pas les effacer, mais les mettre dans une section ''archives'', moins en avant que ce dont vous êtes plus fier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
* [[Critères qualité d'un article Web]]&lt;br /&gt;
* [[Contenu de base d'un bon site Web profil]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
*http://identity20.com/media/ETECH_2006/&lt;br /&gt;
*http://www.fredcavazza.net/files/IdentiteNumeriqueSimple.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8181</id>
		<title>EPortfolio</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio&amp;diff=8181"/>
				<updated>2011-10-03T22:27:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* ePortfolio, mode d'emploi */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''EPortfolio, état d'esprit SMART, motivation, procrastination.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ePortfolio est une démarche, pas un produit fini ! L'idée est de réfléchir et mettre en valeur ses forces. Un CV géant. Un blog sur les aspects publics de la  vie sociale et professionnelle d'une personne. Avec ses références sur ses résultats ; des preuves de personnes satisfaites; des projets en cours ; des pistes pour bien coopérer. Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ePortfolio, mode d'emploi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des millions de personnes ont fait le pas et ont créé leur ePortfolio. Le premier ePortfolio sur le Web n'est autre que celui de Tim Berners-Lee, l'homme qui justement, a créé le Web... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, vous et moi aurions tendance à hésiter à nous lancer, de peur de ne pas achever la tâche, de nous décourager, de nous lasser. Mais nous aurions tort de passer à côté de l'expérience.&lt;br /&gt;
Pour éviter cette épreuve, on remet à demain, on trouve mille et une excellentes raisons de ne pas s'y mettre maintenant, d'autres priorités, des compétences qui nous manquent pour faire quelque chose d'intéressant à exposer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, au risque de se répéter, rappelons que dans l'ePortfolio, '''c'est le chemin qui importe, pas la destination'''. La destination, d'ailleurs, si on devait la nommer de manière générale, ce serait : ''devenir un être humain accompli'', ou quelque chose dans ce goût-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous n'y arriverons peut-être jamais, du moins la plupart d'entre nous, l'ePortfolio permet de se pencher ''publiquement'' (et ''pudiquement'' si l'on a une tendance pudique) sur le chemin accompli ou à accomplir vers l'être humain accompli.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La démarche est d'ailleurs directement reliée à une maxime attribuée à Linus Torvalds, créateur de Linux : '''publier tôt, mettre à jour souvent'''. Il se référait là au code des logiciels, de manière à ce que ceux qui veulent tester, améliorer, vous aider dans vote projet logiciel puissent le faire avant que le projet ne soit trop abouti, et que vous soyez réticent à le modifier car ''c'est votre bébé''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne pas hésiter, donc à écrire, en toute simplicité, par exemple : ''la partie consacrée à mes sources d'inspiration, je la ferai plus tard, ne vous en faites pas, elle viendra, mais pour le moment elle tient en trois phrases. Et voilà.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça va mieux en le disant. Vous n'avez pas occulté le sujet, et vous avez même mis les lecteurs de votre ePortfolio dans le coup ; donc ceux qui s'intéressent à votre profil (amis, collègues, clients, prospects, curieux...) pourront un jour vous relancer gentiment si vous n'avez ''toujours pas avancé'' sur cet aspect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Première approche du EPortfolio ==&lt;br /&gt;
Si vous ''séchez'' lors de la création de votre ePortfolio, vous pouvez commencer par vous inspirer du [[contenu de base d'un bon site Web profil]]. Et rédiger en utilisant une des 3 grandes méthodes pédagogiques. &lt;br /&gt;
* mimétisme : prenez un site web  ePortfolio existant, copiez-le, modifiez-le jusqu'à ce que ce soit votre espace, votre profil, et que le profil initial ait disparu&lt;br /&gt;
* interview : vous présentez votre histoire à une personne qui prend des notes et vous les envoie par courriel; elle joue le rôle du journaliste, vous recevez une base écrite pour mieux rédiger ensuite &lt;br /&gt;
* écriture automatique : ne vous posez pas de question, démarrez l'article, directement sur le web. Par exemple rédigez sur votre passé, votre histoire. Après 10 minutes, passez au 2e article, par exemple votre présent, votre quotidien. Puis revenez à l'article passé, réévaluez, modifiez à nouveau, par raffinement successifs...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expérience a montré que c'était salutaire. Toujours en ayant à l'esprit que les articles ne sont pas gravés dans le marbre et peuvent à tout moment être retouchés, enrichis... en fonction de votre disponibilité, de vos expériences... Publier tôt, mettre à jour souvent (bis).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les articles de base peuvent constituer le squelette de votre ePortfolio, vous pourrez créer des articles, sur lesquels on atterrit à partir d'un des articles de base. Cela peut être des explications plus détaillées sur vos compétences ou votre expérience dans un domaine. Rester dans l'état d'esprit SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel). Habituellement on parle d'''objectifs SMART'', mais on peut aussi extrapoler pour une description : &lt;br /&gt;
* Parler d'expériences et de compétences spécifiques à vous, pas à votre entreprise ni votre équipe, mais bien les vôtres ;&lt;br /&gt;
* Rester factuel et mesurable. Ne pas donner dans les descriptifs vagues qui ennuient le lecteur, ne donnent pas confiance, ne permettent pas de déterminer où vous en êtes. Plus c'est mesurable, plus vous serez crédible ;&lt;br /&gt;
* Parler de ce que vous avez atteint et de ce que vous comptez atteindre ; évoquez le chemin que vous pensez suivre : des lecteurs pourraient prendre exemple sur vous, vous donner des avis ou des conseils, vous pourriez rétrospectivement voir que vous étiez dans le vrai ou que, au contraire, vous avez suivi un chemin tout autre ;&lt;br /&gt;
* Rester réaliste, car même si vous espérez devenir le meilleur spécialiste du monde dans votre domaine, avoir un objectif réaliste à court terme vous donnera de l'entrain pour aller plus loin si c'est toujours cela qui vous motive ;&lt;br /&gt;
* L'aspect temporel aussi est important, enfin. Les objectifs dans le temps permettent de faire des bilans. Il ne s'agit pas, dans le cadre du développement personnel, de les atteindre envers et contre tout. Ces objectifs sont un jalon que vous posez délibérément, pour ne pas &amp;quot;partir dans le décor&amp;quot; et vous éparpiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque vous avez fini d'exposer une compétence, trouvez des éléments pour donner du corps à vos propos, pour qu'on y croit davantage, vous y compris, car c'est du solide, vous ne rêvez pas. Cela pourrait être par exemple :&lt;br /&gt;
* une image de ce que vous avez fait (si cela a du sens) ;&lt;br /&gt;
* un témoignage de quelqu'un qui pourrait avoir un avis pertinent sur l'objet en question ;&lt;br /&gt;
* un document produit au sujet de cette compétence, que vous pourriez laisser en libre téléchargement ;&lt;br /&gt;
* une vidéo qui vous montre en train de mettre en œuvre cette compétence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sans motivation, le temps manque toujours ! ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je procrastine, que je remets à demain ce que je pourrais faire tout de suite, c'est parfois par peur de ne pas réussir, mais également car je ne suis pas convaincu du bien-fondé de l'action à entreprendre : est-ce vraiment nécessaire ? Quelle valeur-ajoutée ? Quel impact réel ? Qui va s'y intéresser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étonnamment, chacune de ces questions a des réponse qui jouent en faveur de la démarche ePortfolio. La nécessité de la démarche est une question à qui il vous appartient de répondre, quant à la valeur ajoutée, elle est assurée :&lt;br /&gt;
* si vous faites un effort réflexif de manière régulière, sans forcément y consacrer une place importante dans votre emploi du temps déjà chargé, vous aurez les idées claire sur : là où vous en êtes, ce que vous avez déjà accompli et là où vous désirez aller&lt;br /&gt;
* au lieu d'un simple CV, ceux qui voudraient (mieux) vous connaître seraient servis : employeur, partenaires de travail, nouvelles relations amicales... Pour briser la glace, il n'y a pas mieux qu'un ePortfolio&lt;br /&gt;
* avec une présentation qui creuse les différentes facettes de votre vie, de vos activités et de vos compétences, il sera plus facile de réaliser des bilans de compétences, ce qui est très en vogue pour l'évolution de carrière, se réorienter professionnellement si besoin, regagner en assurance après une période sans activité rémunératrice (chômage, ex-parents au foyer...)&lt;br /&gt;
* la validation des acquis de l'expérience (VAE) sera accélérée, puisque vous aurez déjà rassemblé les preuves de vos compétences : la reconnaissance académique serait bien plus aisée&lt;br /&gt;
* on voit régulièrement des histoires vécues de blogueurs qui sont sollicités pour leur expertise dans un domaine, même s'il ne s'agit pas de leur activité principale, et qui ont parfois des opportunités offertes grâce à leur action (involontaire et inconsciente) d'auto-promotion. Cette démarche vous révèle, aux autres et à vous même !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Périodes creuses ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment alimenter mon ePortfolio pendant des périodes ''creuses'', lorsque je ne suis pas particulièrement en train de développer des compétences ? Eh bien, il y a plein de tâches à réaliser pour étoffer son ePortfolio qui ne sont pas de la rédaction pure de ses compétences et expériences :&lt;br /&gt;
* solliciter des tiers pour faire des témoignages : collègues, clients, fournisseurs, supérieurs hiérarchiques, partenaires... Toutes ses personnes avec lesquelles on interragit (ou avec lesquelles on a interagi), avec qui on œuvre, on avance. Si vous avez de bons rapports avec elles, elles seront ravies de vous laisser un (court) témoignage qui étaiera votre ePortfolio pour lui donner du crédit ;&lt;br /&gt;
* témoigner soi-même à destination de ces mêmes personnes, afin de les aider à enrichir leur propre profil (et mettre un lien vers ce témoignage dans votre propre profil) ;&lt;br /&gt;
* relater ses lectures et faire des critiques de livres, d'articles ou de produit et service, qui permettront à d'autres de se faire une opinion grâce à votre effort de publication ;&lt;br /&gt;
* faire le bilan sur une période significative : un an ou deux. On peut faire des bilan sur des domaines particulier ou des bilans généraux ;&lt;br /&gt;
* relire ses articles pour s'assurer qu'ils sont un bon reflet de notre être (et de l'image qu'on compte donner). Attention, bien laisser des traces de ses anciennes productions, même si on n'en est pas fier : elles pourraient servir à d'autres ! Donc ne pas les effacer, mais les mettre dans une section ''archives'', moins en avant que ce dont vous êtes plus fier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
* [[Critères qualité d'un article Web]]&lt;br /&gt;
* [[Contenu de base d'un bon site Web profil]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
*http://identity20.com/media/ETECH_2006/&lt;br /&gt;
*http://www.fredcavazza.net/files/IdentiteNumeriqueSimple.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_de_succ%C3%A8s_pour_l%27entreprise_de_demain&amp;diff=8180</id>
		<title>Critères de succès pour l'entreprise de demain</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_de_succ%C3%A8s_pour_l%27entreprise_de_demain&amp;diff=8180"/>
				<updated>2011-10-03T22:22:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''eCulture, longue traîne, valorisation de l'entreprise''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les librairies, difficile de trouver rapidement un livre consacré à la culture numérique. Ce genre d'ouvrage existe, mais disséminé dans les rayons informatique, sociologie, histoire. Pourquoi cette dispersion ? Principalement parce que la culture numérique, ''alias'' ''eCulture'', n'est pas un genre en soi, exclusif de tous les autres. Elle les englobe tous.  &lt;br /&gt;
La culture numérique est la clé du succès pour qui veut entreprendre dans la société de l'information. &lt;br /&gt;
Aux USA, Chris Anderson, du magazine Wired, a écrit plusieurs livres très intéressants comme ''FREE'' ou la [[longue traîne]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alban Martin aussi a écrit plusieurs livres inspirants sur la société de l'information.&lt;br /&gt;
Dans son livre ''L'âge de peer'', réédité sous le titre ''Et toi, tu télécharges ?'', il décrit certains modèles socio-économiques du numérique, notamment à l'oeuvre dans l'industrie du divertissement.&lt;br /&gt;
Un passage résume bien la vision des critères du succès tels qu'ils s'appliqueront à l'entreprise de demain.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En plus du bilan et du compte de résultat traditionnel, je conseille donc d'intégrer plusieurs événements nouveaux dans '''la valorisation de l'entreprise et de son activité''' : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* nombre de membres actifs de la communauté ; &lt;br /&gt;
* degré de qualification de la base de clients ; &lt;br /&gt;
* nombre de sites Internet traitant du service proposé ou relayant les informations de l'organisation ; &lt;br /&gt;
* nombre de feedbacks et de suggestions d'amélioration directement collectés ; &lt;br /&gt;
* degré de personnalisation possible ; &lt;br /&gt;
* nombre d'outils mis à la disposition des clients pour entrer en contact entre eux et avec l'entreprise ; &lt;br /&gt;
* nombre d'abonnés à la newsletter ;&lt;br /&gt;
* nombre de visiteurs du site; nombre de clients ayant directement ou indirectement contacté l'organisation ; &lt;br /&gt;
* nombre de clients capables de citer le prénom et le nom de dix employés ; &lt;br /&gt;
* nombre de problèmes après-vente résolus par d'autres utilisateurs ; &lt;br /&gt;
* nombre de clients « évangélisateurs » recevant les produits en avant-première.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus spécifiquement pour l'industrie du divertissement, Alban Martin suggère d'analyser le nombre de sources pour un contenu donné sur un réseau de pair à pair, le nombre de forums dédiés aux contenus vendus, ainsi que le nombre de remix réalisés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces éléments '''permettent de mesurer la co-création de valeur'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
* [[Longue traîne]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=8175</id>
		<title>Certification par les pairs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=8175"/>
				<updated>2011-10-03T22:01:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Principes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''certification, pairs, bazar, confiance, légitimité, hiérarchie de compétences, hiérarchie de contributions, hiérarchie de statut''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Principes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La certification par les pairs est une méthode de reconnaissance décentralisée qui délègue aux membres d'une communauté la possibilité de '''se jauger mutuellement'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne s'agit plus d'une validation par un organisme ayant pignon sur rue, mais par ses pairs (ses égaux). C'est ce modèle de validation qui prévaut dans le domaine scientifique, notamment lorsqu'il s'agit d'évaluer la qualité d'une publication avant sa parution dans une revue comme Nature, Science ou PLOS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout domaine pointu, comme dans toutes les disciplines de la recherche, il est difficile de trouver des personnes avec le bagage suffisant pour évaluer de manière pertinente le travail d'un autre membre. Cette approche est de plus en plus fréquemment employée dans le milieu du Web, notamment au sein de la communauté du logiciel libre, pour décider de la prise de responsabilités au sein d'un projet. Au lieu de se s'en tenir à des critères externes, comme les diplômes ou la reconnaissance dans un milieu professionnel, les membres des différentes communautés d'intérêt désignent leurs responsables :&lt;br /&gt;
* parfois par vote formel (comme au sein du projet Debian) ;&lt;br /&gt;
* parfois de manière informelle (dans la plupart des projets).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci n'est pas nouveau, mais sort des domaines cantonnés jadis à une élite. Ainsi, même si vous ne présentez pas un cursus académique très fourni, les autres membres du projet peuvent estimer que votre contribution a de la valeur, que '''vous n'êtes pas vos diplômes''' (ni leur absence). Espérons que les systèmes de validation des acquis de l'expérience (VAE) prendront en compte de manière plus systématique ce type de reconnaissance afin de :&lt;br /&gt;
* promouvoir l'implication volontaire au sein de projets ;&lt;br /&gt;
* cesser de se reposer sur des systèmes, souvent vieillissants, qui peinent à s'adapter aux changements de paradigme qu'impulse la société de l'information ;&lt;br /&gt;
* donner de la valeur aux avis des membres de ces communautés de pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz : Certification par les pairs et réputation en ligne == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question : Certains internautes se méfient d'Internet et donnent toujours un pseudonyme quelconque et commun lorsqu'ils contribuent aux forums et autres espaces collaboratifs. Pensez-vous que c'est là un code de conduite durable ? (Plusieurs bonnes réponses)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* A) Ils ont raison car on ne sait pas ce que pourraient exploiter des tiers pour leur nuire dans le futur.&lt;br /&gt;
* B) Ils ont tort, car il devient ainsi impossible pour autrui de voir facilement toutes leurs contributions.&lt;br /&gt;
* C) Ils ont tort, car une partie de leur vie publique est inexploitable, même si elle pourrait être valorisée par la suite dans un contexte professionnel.&lt;br /&gt;
* D) Ils ont tort, car ils risquent de se répondre à eux-même sans le faire exprès au cas où ils retomberaient sur leurs anciennes contributions après avoir changé de pseudonyme.&lt;br /&gt;
* E) Ils ont raison d'utiliser un pseudonyme pour les contributions qui pourraient desservir leur image actuellement ou dans le futur.&lt;br /&gt;
* F) Ils ont tort, car leurs contacts ne peuvent remonter jusqu'à d'autres éléments leur permettant de bien s'assurer qu'ils sont légitimes dans leurs contributions.&lt;br /&gt;
* G) Ils ont raison car les employeurs font des recherches sur leurs futurs employés et il vaut mieux qu'ils ne trouvent rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php?2006/12/05/81-peer-commentary&lt;br /&gt;
* Utilisez ce test pour tester la notion de certification par les pairs : http://www.innergeek.us/francais.html&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Longue_tra%C3%AEne&amp;diff=8174</id>
		<title>Longue traîne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Longue_tra%C3%AEne&amp;diff=8174"/>
				<updated>2011-10-03T21:58:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* ...ou comment les petits ruisseaux font les grandes rivières */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''longue traîne, modèle économique''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
== ...ou comment les petits ruisseaux font les grandes rivières  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La longue traîne (&amp;quot;Long Tail&amp;quot; en anglais) est une théorie qui décrit une structure particulière du marché sur Internet. Le modèle économique  qui en découle ne repose plus sur une offre limitée d'articles produits à grande échelle, mais sur une offre très variée d'articles produits à peu d'exemplaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple le plus souvent donné pour illustrer le phénomène est celui de la vente de livres en ligne. Contrairement aux librairies traditionnelles dont le chiffre d'affaire repose essentiellement sur la vente de quelques best-sellers, les librairies en ligne tirent la plus grande part de leurs bénéfices non pas de la vente des meilleurs titres, mais de la vente de l'ensemble des livres les moins lus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce cas de figure se manifeste particulièrement lorsqu'il s'agit d'audiences, comme le révèle l'[http://royal.pingdom.com/2010/07/05/what-it-takes-to-be-a-top-100-website-charts/ analyse de la fréquentation des sites web]: les 100 sites Web les plus visités reçoivent autant de visiteurs que les 900 sites suivants. Si on extrapole en considérant non pas seulement les 1 000 premiers sites, mais les 10 000 ou 100 000 suivants, on se rend compte que la part des sites les plus fréquentés devient de moins en moins significative par rapport à l'audience générale du Web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle approche suggère '''un modèle économique basé non plus sur la quantité, mais sur la diversité'''. Il s'agit non plus de vendre les produits phares en grande quantité, mais un large éventail d'articles moins demandés, en quantités plus limitées. La longue traîne illustre la transition d''''une économie basée sur la rareté vers une économie basée sur l'abondance'''. Enfin, cette conception modifie en profondeur la structure de l'économie qui ne reposerait plus sur quelques grands producteurs, mais sur une myriade de petits producteurs : on passe ainsi d'une économie de masse à une économie de niches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s'explique par le passage de la distribution physique à la distribution assistée par le numérique. D'une part, '''Internet permet à un vendeur de proposer une gamme quasi infinie de produits'''. D'autre part, l'information sur les produits circule avec une plus grande fluidité. Par exemple, dans le cas de la librairie en ligne, les recommandations de lectures peuvent mettre avant des livres peu achetés ou même tombés dans l'oubli, grâce à des liens établis en fonction des thèmes, des auteurs ou des recommandations d'autres lecteurs, voire des achats combinés constatés par le système informatique.&lt;br /&gt;
Le phénomène s'accentue dans le monde des produits 100% numériques, où la reproduction et le stockage d'un bien (par exemple, un fichier musical MP3) ne coûte rien. Ainsi, la vente de quelques unités suffit pour que cela soit rentable pour le distributeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en 2004, dans la revue Wired, que Chris Anderson publia l'article mettant en lumière cette figure particulière. Depuis lors, des études ont remis en cause la validité de sa théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait en effet que la diversité de la consommation ne corresponde pas à la richesse de l'offre proposée. Par [http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/02/06/web-economie-que-faire-de-la-longue-traine_1151947_651865.html exemple], pour ce qui concerne la vente de musique en ligne, sur 13 millions de titre proposés, près de 10 millions ne sont pas vendus et moins de 10% des produits représentent 90% des ventes, soit l'inverse de ce que prédit la théorie de la longue traîne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, tous les acteurs économiques ne bénéficient pas de la longue traîne. Par exemple, dans le domaine culturel, les éditeurs et les auteurs seraient les grands perdants au détriment des distributeurs. En effet, ces derniers peuvent vendre avec profit un seul exemplaire, en revanche cette vente ne permet ni à l'auteur ni à l'éditeur d'être suffisamment rémunérés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, si les critiques sont nombreuses, elles s'accordent en général sur un point. La longue traîne n'est pas une ''loi mécanique'' comme celle de la gravité, mais un modèle économique en puissance. Cela signifie que les conditions pour que ce modèle se réalise ne sont pas encore réunies et doivent être développées comme par exemple des systèmes de recommandations par les consommateurs eux-mêmes, en évitant les circuits de distribution traditionnels&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.readwriteweb.com/2010/05/20/nouveautes/toi-tu-tlcharges/ Et toi, tu télécharges, Alban Martin]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les réseaux sociaux tendraient justement à faciliter ce type de référencement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le modèle reste valide lorsqu'il s'agit de la structure de l'audience sur Internet, qui correspond bien à la forme de la longue traîne. C'est d'ailleurs, faut-il le souligner, la transposition d'une [http://www.shirky.com/writings/powerlaw_weblog.html analyse portant sur l'audience des blogs] dans le domaine commercial qu'est née la théorie de la longue traîne telle que Chris Anderson l'a popularisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* http://www.wired.com/wired/archive/12.10/tail.html&lt;br /&gt;
* http://www.internetactu.net/2005/04/12/la-longue-traine/&lt;br /&gt;
* http://www.telco2.net/blog/2008/11/exclusive_interview_will_page.html&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Longue_tra%C3%AEne&amp;diff=8172</id>
		<title>Longue traîne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Longue_tra%C3%AEne&amp;diff=8172"/>
				<updated>2011-10-03T21:57:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* ...ou comment les petits ruisseaux font les grandes rivières */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''longue traîne, modèle économique''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
== ...ou comment les petits ruisseaux font les grandes rivières  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La longue traîne (&amp;quot;Long Tail&amp;quot; en anglais) est une théorie qui décrit une structure particulière du marché sur Internet. Le modèle économique  qui en découle ne repose plus sur une offre limitée d'articles produits à grande échelle, mais sur une offre très variée d'articles produits à peu d'exemplaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exemple le plus souvent donné pour illustrer le phénomène est celui de la vente de livres en ligne. Contrairement aux librairies traditionnelles dont le chiffre d'affaire repose essentiellement sur la vente de quelques best-sellers, les librairies en ligne tirent la plus grande part de leurs bénéfices non pas de la vente des meilleurs titres, mais de la vente de l'ensemble des livres les moins lus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce cas de figure se manifeste particulièrement lorsqu'il s'agit d'audiences, comme le révèle l'[http://royal.pingdom.com/2010/07/05/what-it-takes-to-be-a-top-100-website-charts/ analyse de la fréquentation des sites web]: les 100 sites Web les plus visités reçoivent autant de visiteurs que les 900 sites suivants. Si on extrapole en considérant non pas seulement les 1 000 premiers sites, mais les 10 000 ou 100 000 suivants, on se rend compte que la part des sites les plus fréquentés devient de moins en moins significative par rapport à l'audience générale du Web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle approche suggère '''un modèle économique basé non plus sur la quantité, mais sur la diversité'''. Il s'agit non plus de vendre les produits phares en grande quantité, mais un large éventail d'articles moins demandés, en quantités plus limitées. La longue traîne illustre la transition d''''une économie basée sur la rareté vers une économie basée sur l'abondance'''. Enfin, cette conception modifie en profondeur la structure de l'économie qui ne reposerait plus sur quelques grands producteurs, mais sur une myriade de petits producteurs : on passe ainsi d'une économie de masse à une économie de niches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s'explique par le passage de la distribution physique à la distribution assistée par le numérique. D'une part, '''Internet permet à un vendeur de proposer une gamme quasi infinie de produits'''. D'autre part, l'information sur les produits circule avec une plus grande fluidité. Par exemple, dans le cas de la librairie en ligne, les recommandations de lectures peuvent mettre avant des livres peu achetés ou même tombés dans l'oubli, grâce à des liens établis en fonction des thèmes, des auteurs ou des recommandations d'autres lecteurs, voire des achats combinés constatés par le système informatique.&lt;br /&gt;
Le phénomène s'accentue dans le monde des produits 100% numériques, où la reproduction et le stockage d'un bien (par exemple, un fichier musical MP3) ne coûte rien. Ainsi, la vente de quelques unités suffit pour que cela soit rentable pour le distributeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en 2004, dans la revue Wired, que Chris Anderson publia l'article mettant en lumière cette figure particulière. Depuis lors, des études ont remis en cause la validité de sa théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il semblerait en effet que la diversité de la consommation ne corresponde pas à la richesse de l'offre proposée. Par [http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/02/06/web-economie-que-faire-de-la-longue-traine_1151947_651865.html exemple], concernant la vente de musique en ligne, sur 13 millions de titre proposés, près de 10 millions ne sont pas vendus et moins de 10% des produits représentent 90% des ventes, soit l'inverse de ce que prédit la théorie de la longue traîne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, tous les acteurs économiques ne bénéficient pas de la longue traîne. Par exemple, dans le domaine culturel, les éditeurs et les auteurs seraient les grands perdants au détriment des distributeurs. En effet, ces derniers peuvent vendre avec profit un seul exemplaire, en revanche cette vente ne permet ni à l'auteur ni à l'éditeur d'être suffisamment rémunérés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, si les critiques sont nombreuses, elles s'accordent en général sur un point. La longue traîne n'est pas une ''loi mécanique'' comme celle de la gravité, mais un modèle économique en puissance. Cela signifie que les conditions pour que ce modèle se réalise ne sont pas encore réunies et doivent être développées comme par exemple des systèmes de recommandations par les consommateurs eux-mêmes, en évitant les circuits de distribution traditionnels&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.readwriteweb.com/2010/05/20/nouveautes/toi-tu-tlcharges/ Et toi, tu télécharges, Alban Martin]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les réseaux sociaux tendraient justement à faciliter ce type de référencement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le modèle reste valide lorsqu'il s'agit de la structure de l'audience sur Internet, qui correspond bien à la forme de la longue traîne. C'est d'ailleurs, faut-il le souligner, la transposition d'une [http://www.shirky.com/writings/powerlaw_weblog.html analyse portant sur l'audience des blogs] dans le domaine commercial qu'est née la théorie de la longue traîne telle que Chris Anderson l'a popularisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* http://www.wired.com/wired/archive/12.10/tail.html&lt;br /&gt;
* http://www.internetactu.net/2005/04/12/la-longue-traine/&lt;br /&gt;
* http://www.telco2.net/blog/2008/11/exclusive_interview_will_page.html&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8167</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8167"/>
				<updated>2011-10-03T21:51:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Contrat social */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contrat social, debian, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début des années 90. '''Ian''' Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.debian.org/index.fr.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il avait commencé à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer une ''distribution GNU/Linux'', comme on assemble des pièces de Légo. Sa femme '''Deb'''orah le soutient. Très vite, sa coopération avec d'autres développeurs a permis l'émergence de la distribution ''Debian''. Elle est la base de nombreuses autres distributions, dont la plus utilisée est Ubuntu. A sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. Depuis le début des années 2000 et sans discontinuer, la majorité des informaticiens professionnels sensibles au logiciel libre recommandent Debian comme la solution serveur la plus performante. C'est ainsi qu'une bonne moitié des serveurs qui affichent les pages Web tournent sous Debian.  Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connait Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaire en économie, sociologie, anthropologie des organisations... Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social, car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fonctionnement méritocratique === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 1000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian se nomment ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tels auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; est non seulement une reconnaissance sociale, mais aussi l'assurance de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents. Le ''leader'' de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs enregistrés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté a défini et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait office de référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et à la définition de l'Open Source  par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une nouvelle manière de gagner sa vie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants. Autrefois, un bon patron commençait par faire balayer le sol par son fils. Ainsi le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... s'il le méritait. Dans les modèles socio-économiques du libre, c'est presque la même chose, particulièrement les modèles basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale des activités de la communauté. Ainsi on apprend d'abord en faisant, du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences. Il n'est pas rare de voir un debianiste, souvent consultant informatique indépendant, résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à élucider. Le consultant pourra ainsi facturer cher, avec une garantie de résultat, et dans les faits ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des extraits de l'introduction de la thèse de doctorat en sociologie de Michael Vicente &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.utc.fr/costech/v2/pages/infos-chercheur.php?p=ar&amp;amp;id=76 &amp;lt;/ref&amp;gt;. Titre : '''La professionnalisation des développeurs de logiciel libre : Métiers, trajectoires et réseaux de coopération'''. &amp;lt;br&amp;gt;Citation :  &lt;br /&gt;
''Depuis la fin des années 90, nous sommes face à un constat que les économistes n'ont pas omis de souligner : l'activité du logiciel libre occuperait une place de plus en plus centrale dans l'industrie logicielle et serait même devenue l’une des perspectives de croissance du secteur. Nous pouvons dresser ce constat non seulement par les chiffres de diffusion du logiciel libre (que l'on pense aux logiciels Linux ou Firefox), mais également grâce au marché du travail des informaticiens, où l'on voit qu'un nombre significatif de développeurs sont rémunérés pour participer au logiciel libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces développeurs sont alors dans un double engagement : '''à la fois professionnel et bénévole au sein de mêmes communautés de pratiques autour de la conception de logiciels'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contrat social ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de ''contrat social'' a notamment été valorisé par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes. La notion de contrat social s'est imposée comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information purs, est considéré comme l'une des bases de la vitalité de l'économie de marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre ''contrat social'', qui est le pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit en synthèse :&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre ;&lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres ;&lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical envers le logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun.&lt;br /&gt;
''Inspirant, non ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8166</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8166"/>
				<updated>2011-10-03T21:50:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Contrat social */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contrat social, debian, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début des années 90. '''Ian''' Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.debian.org/index.fr.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il avait commencé à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer une ''distribution GNU/Linux'', comme on assemble des pièces de Légo. Sa femme '''Deb'''orah le soutient. Très vite, sa coopération avec d'autres développeurs a permis l'émergence de la distribution ''Debian''. Elle est la base de nombreuses autres distributions, dont la plus utilisée est Ubuntu. A sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. Depuis le début des années 2000 et sans discontinuer, la majorité des informaticiens professionnels sensibles au logiciel libre recommandent Debian comme la solution serveur la plus performante. C'est ainsi qu'une bonne moitié des serveurs qui affichent les pages Web tournent sous Debian.  Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connait Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaire en économie, sociologie, anthropologie des organisations... Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social, car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fonctionnement méritocratique === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 1000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian se nomment ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tels auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; est non seulement une reconnaissance sociale, mais aussi l'assurance de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents. Le ''leader'' de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs enregistrés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté a défini et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait office de référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et à la définition de l'Open Source  par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une nouvelle manière de gagner sa vie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants. Autrefois, un bon patron commençait par faire balayer le sol par son fils. Ainsi le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... s'il le méritait. Dans les modèles socio-économiques du libre, c'est presque la même chose, particulièrement les modèles basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale des activités de la communauté. Ainsi on apprend d'abord en faisant, du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences. Il n'est pas rare de voir un debianiste, souvent consultant informatique indépendant, résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à élucider. Le consultant pourra ainsi facturer cher, avec une garantie de résultat, et dans les faits ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des extraits de l'introduction de la thèse de doctorat en sociologie de Michael Vicente &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.utc.fr/costech/v2/pages/infos-chercheur.php?p=ar&amp;amp;id=76 &amp;lt;/ref&amp;gt;. Titre : '''La professionnalisation des développeurs de logiciel libre : Métiers, trajectoires et réseaux de coopération'''. &amp;lt;br&amp;gt;Citation :  &lt;br /&gt;
''Depuis la fin des années 90, nous sommes face à un constat que les économistes n'ont pas omis de souligner : l'activité du logiciel libre occuperait une place de plus en plus centrale dans l'industrie logicielle et serait même devenue l’une des perspectives de croissance du secteur. Nous pouvons dresser ce constat non seulement par les chiffres de diffusion du logiciel libre (que l'on pense aux logiciels Linux ou Firefox), mais également grâce au marché du travail des informaticiens, où l'on voit qu'un nombre significatif de développeurs sont rémunérés pour participer au logiciel libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces développeurs sont alors dans un double engagement : '''à la fois professionnel et bénévole au sein de mêmes communautés de pratiques autour de la conception de logiciels'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contrat social ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de ''contrat social'' a notamment été valorisé par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes. La notion de contrat social s'est imposée comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information purs, est considéré comme l'une des bases de la vitalité de l'économie de marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre ''contrat social'', qui est le pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit en synthèse :&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre ;&lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres ;&lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical envers le logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun.&lt;br /&gt;
''Inspirant, non ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8165</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8165"/>
				<updated>2011-10-03T21:49:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Une nouvelle manière de gagner sa vie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contrat social, debian, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début des années 90. '''Ian''' Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.debian.org/index.fr.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il avait commencé à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer une ''distribution GNU/Linux'', comme on assemble des pièces de Légo. Sa femme '''Deb'''orah le soutient. Très vite, sa coopération avec d'autres développeurs a permis l'émergence de la distribution ''Debian''. Elle est la base de nombreuses autres distributions, dont la plus utilisée est Ubuntu. A sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. Depuis le début des années 2000 et sans discontinuer, la majorité des informaticiens professionnels sensibles au logiciel libre recommandent Debian comme la solution serveur la plus performante. C'est ainsi qu'une bonne moitié des serveurs qui affichent les pages Web tournent sous Debian.  Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connait Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaire en économie, sociologie, anthropologie des organisations... Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social, car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fonctionnement méritocratique === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 1000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian se nomment ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tels auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; est non seulement une reconnaissance sociale, mais aussi l'assurance de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents. Le ''leader'' de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs enregistrés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté a défini et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait office de référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et à la définition de l'Open Source  par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une nouvelle manière de gagner sa vie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants. Autrefois, un bon patron commençait par faire balayer le sol par son fils. Ainsi le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... s'il le méritait. Dans les modèles socio-économiques du libre, c'est presque la même chose, particulièrement les modèles basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale des activités de la communauté. Ainsi on apprend d'abord en faisant, du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences. Il n'est pas rare de voir un debianiste, souvent consultant informatique indépendant, résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à élucider. Le consultant pourra ainsi facturer cher, avec une garantie de résultat, et dans les faits ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des extraits de l'introduction de la thèse de doctorat en sociologie de Michael Vicente &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.utc.fr/costech/v2/pages/infos-chercheur.php?p=ar&amp;amp;id=76 &amp;lt;/ref&amp;gt;. Titre : '''La professionnalisation des développeurs de logiciel libre : Métiers, trajectoires et réseaux de coopération'''. &amp;lt;br&amp;gt;Citation :  &lt;br /&gt;
''Depuis la fin des années 90, nous sommes face à un constat que les économistes n'ont pas omis de souligner : l'activité du logiciel libre occuperait une place de plus en plus centrale dans l'industrie logicielle et serait même devenue l’une des perspectives de croissance du secteur. Nous pouvons dresser ce constat non seulement par les chiffres de diffusion du logiciel libre (que l'on pense aux logiciels Linux ou Firefox), mais également grâce au marché du travail des informaticiens, où l'on voit qu'un nombre significatif de développeurs sont rémunérés pour participer au logiciel libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces développeurs sont alors dans un double engagement : '''à la fois professionnel et bénévole au sein de mêmes communautés de pratiques autour de la conception de logiciels'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contrat social ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de ''contrat social'' a notamment été valorisé par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes. La notion de contrat social s'est imposée comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information purs, est devenu l'une des bases pour assurer la vitalité de l'économie de marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre ''contrat social'', qui est le pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit en synthèse :&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre ;&lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres ;&lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical envers le logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun.&lt;br /&gt;
''Inspirant, non ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8164</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8164"/>
				<updated>2011-10-03T21:47:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Fonctionnement méritocratique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contrat social, debian, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début des années 90. '''Ian''' Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.debian.org/index.fr.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il avait commencé à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer une ''distribution GNU/Linux'', comme on assemble des pièces de Légo. Sa femme '''Deb'''orah le soutient. Très vite, sa coopération avec d'autres développeurs a permis l'émergence de la distribution ''Debian''. Elle est la base de nombreuses autres distributions, dont la plus utilisée est Ubuntu. A sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. Depuis le début des années 2000 et sans discontinuer, la majorité des informaticiens professionnels sensibles au logiciel libre recommandent Debian comme la solution serveur la plus performante. C'est ainsi qu'une bonne moitié des serveurs qui affichent les pages Web tournent sous Debian.  Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connait Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaire en économie, sociologie, anthropologie des organisations... Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social, car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fonctionnement méritocratique === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 1000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian se nomment ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tels auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; est non seulement une reconnaissance sociale, mais aussi l'assurance de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents. Le ''leader'' de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs enregistrés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté a défini et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait office de référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et à la définition de l'Open Source  par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une nouvelle manière de gagner sa vie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants. Autrefois, un bon patron commençait par faire balayer le sol par son fils. Ainsi le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... s'il le méritait. Dans les modèles socio-économiques du libre, c'est presque la même chose, particulièrement les modèles basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale sur les activités de la communauté. Ainsi on apprend d'abord en faisant, du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences. Il n'est pas rare de voir un debianiste, souvent consultant informatique indépendant, résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à réparer. Le consultant pourra ainsi facturer cher, avec une garantie de résultat, et dans les faits ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des extraits de l'introduction de la thèse de doctorat en sociologie de Michael Vicente &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.utc.fr/costech/v2/pages/infos-chercheur.php?p=ar&amp;amp;id=76 &amp;lt;/ref&amp;gt;. Titre : '''La professionnalisation des développeurs de logiciel libre : Métiers, trajectoires et réseaux de coopération'''. &amp;lt;br&amp;gt;Citation :  &lt;br /&gt;
''Depuis la fin des années 90, nous sommes face à un constat que les économistes n'ont pas omis de souligner : l'activité du logiciel libre occuperait une place de plus en plus centrale dans l'industrie logicielle et serait même devenue l’une des perspectives de croissance du secteur. Nous pouvons dresser ce constat non seulement par les chiffres de diffusion du logiciel libre (que l'on pense aux logiciels Linux ou Firefox), mais également grâce au marché du travail des informaticiens, où l'on voit qu'un nombre significatif de développeurs sont rémunérés pour participer au logiciel libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces développeurs sont alors dans un double engagement : '''à la fois professionnel et bénévole au sein de mêmes communautés de pratiques autour de la conception de logiciels'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contrat social ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de ''contrat social'' a notamment été valorisé par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes. La notion de contrat social s'est imposée comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information purs, est devenu l'une des bases pour assurer la vitalité de l'économie de marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre ''contrat social'', qui est le pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit en synthèse :&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre ;&lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres ;&lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical envers le logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun.&lt;br /&gt;
''Inspirant, non ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8163</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8163"/>
				<updated>2011-10-03T21:46:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Un géant méconnu */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contrat social, debian, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début des années 90. '''Ian''' Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.debian.org/index.fr.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il avait commencé à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer une ''distribution GNU/Linux'', comme on assemble des pièces de Légo. Sa femme '''Deb'''orah le soutient. Très vite, sa coopération avec d'autres développeurs a permis l'émergence de la distribution ''Debian''. Elle est la base de nombreuses autres distributions, dont la plus utilisée est Ubuntu. A sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. Depuis le début des années 2000 et sans discontinuer, la majorité des informaticiens professionnels sensibles au logiciel libre recommandent Debian comme la solution serveur la plus performante. C'est ainsi qu'une bonne moitié des serveurs qui affichent les pages Web tournent sous Debian.  Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connait Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaire en économie, sociologie, anthropologie des organisations... Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social, car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fonctionnement méritocratique === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 1000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian se nomment ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tels auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; est non seulement une reconnaissance sociale, mais aussi l'assurance de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents. Le ''leader'' de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs enregistrés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté a défini et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et à la définition de l'Open Source  par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une nouvelle manière de gagner sa vie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants. Autrefois, un bon patron commençait par faire balayer le sol par son fils. Ainsi le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... s'il le méritait. Dans les modèles socio-économiques du libre, c'est presque la même chose, particulièrement les modèles basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale sur les activités de la communauté. Ainsi on apprend d'abord en faisant, du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences. Il n'est pas rare de voir un debianiste, souvent consultant informatique indépendant, résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à réparer. Le consultant pourra ainsi facturer cher, avec une garantie de résultat, et dans les faits ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des extraits de l'introduction de la thèse de doctorat en sociologie de Michael Vicente &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.utc.fr/costech/v2/pages/infos-chercheur.php?p=ar&amp;amp;id=76 &amp;lt;/ref&amp;gt;. Titre : '''La professionnalisation des développeurs de logiciel libre : Métiers, trajectoires et réseaux de coopération'''. &amp;lt;br&amp;gt;Citation :  &lt;br /&gt;
''Depuis la fin des années 90, nous sommes face à un constat que les économistes n'ont pas omis de souligner : l'activité du logiciel libre occuperait une place de plus en plus centrale dans l'industrie logicielle et serait même devenue l’une des perspectives de croissance du secteur. Nous pouvons dresser ce constat non seulement par les chiffres de diffusion du logiciel libre (que l'on pense aux logiciels Linux ou Firefox), mais également grâce au marché du travail des informaticiens, où l'on voit qu'un nombre significatif de développeurs sont rémunérés pour participer au logiciel libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces développeurs sont alors dans un double engagement : '''à la fois professionnel et bénévole au sein de mêmes communautés de pratiques autour de la conception de logiciels'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contrat social ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de ''contrat social'' a notamment été valorisé par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes. La notion de contrat social s'est imposée comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information purs, est devenu l'une des bases pour assurer la vitalité de l'économie de marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre ''contrat social'', qui est le pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit en synthèse :&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre ;&lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres ;&lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical envers le logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun.&lt;br /&gt;
''Inspirant, non ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8162</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=8162"/>
				<updated>2011-10-03T21:45:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Un géant méconnu */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contrat social, debian, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Début des années 90. '''Ian''' Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.debian.org/index.fr.html&amp;lt;/ref&amp;gt;. Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il avait commencé à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer une ''distribution GNU/Linux'', comme on assemble des pièces de Légo. Sa femme '''Deb'''orah le soutient. Très vite, sa coopération avec d'autres développeurs a permis l'émergence de la distribution ''Debian''. Elle est la base de nombreuses autres distributions, dont la plus utilisée est Ubuntu. A sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. Depuis le début des années 2000 et sans discontinuer, la majorité des informaticiens professionnels sensibles au logiciel libre recommandent Debian comme solution serveur la plus performante. C'est ainsi qu'une bonne moitié des serveurs qui affichent les pages Web tournent sous Debian.  Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connait Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaire en économie, sociologie, anthropologie des organisations... Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social, car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Fonctionnement méritocratique === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 1000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian se nomment ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tels auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; est non seulement une reconnaissance sociale, mais aussi l'assurance de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents. Le ''leader'' de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs enregistrés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté a défini et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et à la définition de l'Open Source  par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une nouvelle manière de gagner sa vie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants. Autrefois, un bon patron commençait par faire balayer le sol par son fils. Ainsi le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... s'il le méritait. Dans les modèles socio-économiques du libre, c'est presque la même chose, particulièrement les modèles basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale sur les activités de la communauté. Ainsi on apprend d'abord en faisant, du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences. Il n'est pas rare de voir un debianiste, souvent consultant informatique indépendant, résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à réparer. Le consultant pourra ainsi facturer cher, avec une garantie de résultat, et dans les faits ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des extraits de l'introduction de la thèse de doctorat en sociologie de Michael Vicente &amp;lt;ref&amp;gt;http://www.utc.fr/costech/v2/pages/infos-chercheur.php?p=ar&amp;amp;id=76 &amp;lt;/ref&amp;gt;. Titre : '''La professionnalisation des développeurs de logiciel libre : Métiers, trajectoires et réseaux de coopération'''. &amp;lt;br&amp;gt;Citation :  &lt;br /&gt;
''Depuis la fin des années 90, nous sommes face à un constat que les économistes n'ont pas omis de souligner : l'activité du logiciel libre occuperait une place de plus en plus centrale dans l'industrie logicielle et serait même devenue l’une des perspectives de croissance du secteur. Nous pouvons dresser ce constat non seulement par les chiffres de diffusion du logiciel libre (que l'on pense aux logiciels Linux ou Firefox), mais également grâce au marché du travail des informaticiens, où l'on voit qu'un nombre significatif de développeurs sont rémunérés pour participer au logiciel libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces développeurs sont alors dans un double engagement : '''à la fois professionnel et bénévole au sein de mêmes communautés de pratiques autour de la conception de logiciels'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Contrat social ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de ''contrat social'' a notamment été valorisé par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes. La notion de contrat social s'est imposée comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique, en affirmant le principe de souveraineté du peuple. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information purs, est devenu l'une des bases pour assurer la vitalité de l'économie de marché. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre ''contrat social'', qui est le pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit en synthèse :&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre ;&lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres ;&lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical envers le logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun.&lt;br /&gt;
''Inspirant, non ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8155</id>
		<title>Hiérarchie de statut, hiérarchie de compétences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8155"/>
				<updated>2011-10-03T21:31:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Au-delà de l'informatique, les professions émergentes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''hiérarchie, strate, caste, stratification sociale, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La course aux diplômes ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pouvez-vous citer pour chacune des personnalités suivantes, le plus haut diplôme qu'elles ont obtenu : Richard Stallman, alias RMS, et Linus Torvalds, fondateur de Linux ? Nous non plus ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux est pourtant un nom célèbre, et les logiciels libres sont largement reconnus. Leurs fondateurs sont écoutés, cités, admirés, même sans CV. Mais vous, en revanche, avez probablement dû montrer ''patte blanche'' et fournir un CV lorsque vous avez postulé pour trouver du travail.&lt;br /&gt;
Eux, ils ont lancé des projets parmi les plus ambitieux de l'informatique. Pour RMS, c'est le projet GNU et la licence phare des logiciels libre, nommée ''General Public License'' (GPL). Pour Torvalds, c'est le cœur du système d'exploitation Linux. Des exemples similaires, touchant des personnes généralement moins célèbres, abondent sur Internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte l'origine ethnique, la couleur de peau, l'origine sociale, le niveau de revenus, ou tout facteur que l'on regroupera sous le terme de ''statut'', importent peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les travers du statut ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chefs, sous-chefs, assistant du chef, ascenseur social, autant d'expressions qui valorisent le statut. &lt;br /&gt;
Quels sont les travers dans lesquels on tombe quasi-inévitablement dans une hiérarchie de statut ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En premier lieu, c'est ainsi que l'on conforte des ''élites'' en les séparant du reste des citoyens. On maintient artificiellement des individus ou des groupes en place alors qu'il n'est pas forcément ''légitime'' qu'ils le restent. On forme des clubs, des castes qui fonctionnent ensuite ''en vase clos'', se renvoyant la balle les uns aux autres. Le cercle ainsi formé peut se révéler vicieux car éviter le ''sang neuf'' permet souvent de déguiser une incompétence derrière des apparences de sérieux et de fiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également courant de voir se former une ''barrière à l'entrée'' de certaines responsabilités. Il suffit de maintenir à l'écart ceux et celles qui auraient pu avoir voix au chapitre mais ne ''rentrent pas dans les cases'', faute d'un statut approprié : trop jeune, trop vieux, pas ''de la haute'', pas sorti de la bonne école, pas assez diplômé, trop diplômé, un passé ''obscur'', des expériences trop atypiques...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'émergence de la nouvelle hiérarchie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des projets décentralisés et volontaires comme GNU, Linux, Wikipedia, Mozilla Firefox, Debian ou CreativeCommons, ce qui compte généralement, c'est la '''légitimité''' des participants. Cette légitimité s'évalue par la qualité et la quantité des contributions. Pas besoin d'être le plus intelligent du monde pour être légitime. Certains font effectivement des contributions de très haute qualité. D'autres sont simplement présents avec régularité, savent mettre en valeur les contributions de leurs pairs, faciliter la coopération, nettoyer et ranger les informations ; ils sont eux aussi des pierres essentiel à l'édifice commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En prenant la décision formelle de mettre en place une hiérarchie basée sur la légitimité, on enclenche un ''cercle vertueux'' : celui de la formation tout au long de la vie, de l'évaluation ''par les pairs'', de la vision réflexive, sans tomber dans le nombrilisme. Il faut sans arrêt se remettre en question, demander aux autres (ses pairs) de nous évaluer, déterminer comment nous améliorer et mettre en œuvre des actions pour progresser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dynamique permettra également de mettre davantage en valeur les compétences, plutôt que les connaissances : une connaissance est ''statique'' alors que la légitimité qui s'appuie sur les compétences est très ''dynamique'' : ce que je sais faire à un moment donné doit ensuite être réactualisé pour rester au ''goût du jour''. C'est d'autant plus important dans les domaines, et ils sont toujours plus nombreux, qui évoluent en permanence ; ceux où un spécialiste d'hier pourrait ne plus être la personne adéquate dans l'expertise que requiert la situation présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Au-delà de l'informatique, les professions émergentes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe économique émergent de la société de l'information se résume en une ligne : '''au lieu de vendre l'exclusivité d'un produit, on vend le temps d'adaptation à un produit''' (ou la formation pour s'en rendre capable). La réputation vient de moins en moins de l'image superficielle véhiculée par la publicité, et de plus en plus de l'existence démontrée d'une clientèle satisfaite. La dynamique de revenus au mérite ne s'applique pas qu'au monde logiciel. De même que les licences libres ont démarré dans le logiciel et s'appliquent maintenant à la science, à l'encyclopédie, à l'art, à la pédagogie, etc., le modèle économique du libre peut progressivement s'appliquer à tous ces domaines. De nouvelles manières de recruter et de donner du travail se développent. Notamment les réseaux de '''consultants et formateurs en gestion de la complexité, facilitateurs, transitionneurs, community managers, social marketeurs, vulgarisateurs'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils travaillent souvent à distance, au résultat, en reliant les utilisateurs pour leur permettre de mieux coopérer entre eux. Et ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui maîtrisent bien la culture numérique. Internet est un excellent terrain pour mettre en œuvre une hiérarchie de compétences car les relations électroniques nous allègent des repères sociaux qui influencent souvent notre vision des autres (grand/petit, jeune/vieux, femme/homme, bien habillé/débraillé, assuré/hésitant, bègue/éloquent...). C'est ainsi que des ''petits jeunes'', parfois autodidactes, occupent des responsabilités importantes dans des projets informatiques sur Internet, alors qu'ils n'auraient jamais eu leur chance pour un poste équivalent, avec leur CV ou lors d'un entretien d'embauche, dans un secteur &amp;quot;classique&amp;quot;. Dans une organisation fonctionnant sur une hiérarchie de compétences, ce qui compte est la manière dont les individus contribuent au projet : par leurs compétences et leurs apports réguliers. On parle aussi de ''méritocratie'', système de reconnaissance du mérite de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, nous pourrions lancer le pari suivant : pour le prochain projet dans lequel nous nous engagerons, nous essaierons d'infléchir les critères d'évaluation des participants (ou candidats) en privilégiant les compétences actuelles et reconnues qu'ils manifesteront, tout en laissant de côté les critères convenus et souvent dépassés relatifs à leur statut.&lt;br /&gt;
On essaye ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Note et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* Libre academy : statut ou compétence ?, Julien Tayon, juin 2005 : http://www.libroscope.org/Libre-academy-statut-ou-competence&lt;br /&gt;
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Toupie_de_Mendras Toupie de Mendras&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8154</id>
		<title>Hiérarchie de statut, hiérarchie de compétences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8154"/>
				<updated>2011-10-03T21:25:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* L'émergence de la nouvelle hiérarchie */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''hiérarchie, strate, caste, stratification sociale, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La course aux diplômes ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pouvez-vous citer pour chacune des personnalités suivantes, le plus haut diplôme qu'elles ont obtenu : Richard Stallman, alias RMS, et Linus Torvalds, fondateur de Linux ? Nous non plus ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux est pourtant un nom célèbre, et les logiciels libres sont largement reconnus. Leurs fondateurs sont écoutés, cités, admirés, même sans CV. Mais vous, en revanche, avez probablement dû montrer ''patte blanche'' et fournir un CV lorsque vous avez postulé pour trouver du travail.&lt;br /&gt;
Eux, ils ont lancé des projets parmi les plus ambitieux de l'informatique. Pour RMS, c'est le projet GNU et la licence phare des logiciels libre, nommée ''General Public License'' (GPL). Pour Torvalds, c'est le cœur du système d'exploitation Linux. Des exemples similaires, touchant des personnes généralement moins célèbres, abondent sur Internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte l'origine ethnique, la couleur de peau, l'origine sociale, le niveau de revenus, ou tout facteur que l'on regroupera sous le terme de ''statut'', importent peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les travers du statut ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chefs, sous-chefs, assistant du chef, ascenseur social, autant d'expressions qui valorisent le statut. &lt;br /&gt;
Quels sont les travers dans lesquels on tombe quasi-inévitablement dans une hiérarchie de statut ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En premier lieu, c'est ainsi que l'on conforte des ''élites'' en les séparant du reste des citoyens. On maintient artificiellement des individus ou des groupes en place alors qu'il n'est pas forcément ''légitime'' qu'ils le restent. On forme des clubs, des castes qui fonctionnent ensuite ''en vase clos'', se renvoyant la balle les uns aux autres. Le cercle ainsi formé peut se révéler vicieux car éviter le ''sang neuf'' permet souvent de déguiser une incompétence derrière des apparences de sérieux et de fiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également courant de voir se former une ''barrière à l'entrée'' de certaines responsabilités. Il suffit de maintenir à l'écart ceux et celles qui auraient pu avoir voix au chapitre mais ne ''rentrent pas dans les cases'', faute d'un statut approprié : trop jeune, trop vieux, pas ''de la haute'', pas sorti de la bonne école, pas assez diplômé, trop diplômé, un passé ''obscur'', des expériences trop atypiques...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'émergence de la nouvelle hiérarchie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des projets décentralisés et volontaires comme GNU, Linux, Wikipedia, Mozilla Firefox, Debian ou CreativeCommons, ce qui compte généralement, c'est la '''légitimité''' des participants. Cette légitimité s'évalue par la qualité et la quantité des contributions. Pas besoin d'être le plus intelligent du monde pour être légitime. Certains font effectivement des contributions de très haute qualité. D'autres sont simplement présents avec régularité, savent mettre en valeur les contributions de leurs pairs, faciliter la coopération, nettoyer et ranger les informations ; ils sont eux aussi des pierres essentiel à l'édifice commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En prenant la décision formelle de mettre en place une hiérarchie basée sur la légitimité, on enclenche un ''cercle vertueux'' : celui de la formation tout au long de la vie, de l'évaluation ''par les pairs'', de la vision réflexive, sans tomber dans le nombrilisme. Il faut sans arrêt se remettre en question, demander aux autres (ses pairs) de nous évaluer, déterminer comment nous améliorer et mettre en œuvre des actions pour progresser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dynamique permettra également de mettre davantage en valeur les compétences, plutôt que les connaissances : une connaissance est ''statique'' alors que la légitimité qui s'appuie sur les compétences est très ''dynamique'' : ce que je sais faire à un moment donné doit ensuite être réactualisé pour rester au ''goût du jour''. C'est d'autant plus important dans les domaines, et ils sont toujours plus nombreux, qui évoluent en permanence ; ceux où un spécialiste d'hier pourrait ne plus être la personne adéquate dans l'expertise que requiert la situation présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Au-delà de l'informatique, les professions émergentes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe économique émergent de la société de l'information se résume en une ligne : '''au lieu de vendre l'exclusivité d'un produit, on vend le temps d'adaptation d'un produit''' (ou la formation pour savoir le faire ensuite). La réputation vient de moins en moins de l'image superficielle véhiculée par la publicité, et de plus en plus de la preuve que l'on peut donner de clients satisfaits. La dynamique de revenus au mérite ne s'applique pas qu'au monde logiciel. Au même titre que les licences libres ont démarré dans le logiciel et s'appliquent maintenant à la science, l'encyclopédie, l'art, la pédagogie, etc., le modèle économique du libre peut progressivement s'appliquer dans tous ces domaines. De nouvelles manières de recruter et donner du travail se développent. Notamment les réseaux de '''consultants et formateurs en gestion de la complexité, facilitateurs, transitionneurs, community managers, social marketeurs, vulgarisateurs'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils travaillent souvent à distance, au résultat, en reliant les personnes pour leur permettre de mieux coopérer entre elles. Et ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui maitrisent bien la culture numérique. Internet est un excellent terrain pour mettre en œuvre une hiérarchie de compétences car les relations électroniques nous privent de repères sociaux qui influencent souvent notre opinion des autres (grand/petit, jeune/vieux, femme/homme, bien habillé/débraillé, assuré/hésitant, bègue/éloquent...). C'est ainsi que des ''petits jeunes'', parfois autodidactes, occupent des responsabilités importantes dans des projets informatiques sur Internet, alors qu'ils n'auraient jamais eu leur chance pour un poste équivalent, avec leur CV ou lors d'un entretien d'embauche. Dans une organisation fonctionnant sur une hiérarchie de compétences, ce qui compte est la manière dont les individus contribuent au projet : par leurs compétences et leurs apports réguliers. On parle aussi de ''méritocratie'', système de reconnaissance du mérite de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, nous pourrions lancer le pari suivant : pour le prochain projet dans lequel nous nous engagerons, nous essaierons d'infléchir les critères d'évaluation des participants (ou candidats) en tenant compte davantage des compétences actuelles et reconnues qu'ils manifesteront, tout en laissant de côté les critères convenus et souvent dépassés relatifs au statut. Allez, on le tente ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Note et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* Libre academy : statut ou compétence ?, Julien Tayon, juin 2005 : http://www.libroscope.org/Libre-academy-statut-ou-competence&lt;br /&gt;
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Toupie_de_Mendras Toupie de Mendras&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8152</id>
		<title>Hiérarchie de statut, hiérarchie de compétences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8152"/>
				<updated>2011-10-03T21:20:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Les travers du statut */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''hiérarchie, strate, caste, stratification sociale, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La course aux diplômes ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pouvez-vous citer pour chacune des personnalités suivantes, le plus haut diplôme qu'elles ont obtenu : Richard Stallman, alias RMS, et Linus Torvalds, fondateur de Linux ? Nous non plus ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux est pourtant un nom célèbre, et les logiciels libres sont largement reconnus. Leurs fondateurs sont écoutés, cités, admirés, même sans CV. Mais vous, en revanche, avez probablement dû montrer ''patte blanche'' et fournir un CV lorsque vous avez postulé pour trouver du travail.&lt;br /&gt;
Eux, ils ont lancé des projets parmi les plus ambitieux de l'informatique. Pour RMS, c'est le projet GNU et la licence phare des logiciels libre, nommée ''General Public License'' (GPL). Pour Torvalds, c'est le cœur du système d'exploitation Linux. Des exemples similaires, touchant des personnes généralement moins célèbres, abondent sur Internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte l'origine ethnique, la couleur de peau, l'origine sociale, le niveau de revenus, ou tout facteur que l'on regroupera sous le terme de ''statut'', importent peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les travers du statut ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chefs, sous-chefs, assistant du chef, ascenseur social, autant d'expressions qui valorisent le statut. &lt;br /&gt;
Quels sont les travers dans lesquels on tombe quasi-inévitablement dans une hiérarchie de statut ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En premier lieu, c'est ainsi que l'on conforte des ''élites'' en les séparant du reste des citoyens. On maintient artificiellement des individus ou des groupes en place alors qu'il n'est pas forcément ''légitime'' qu'ils le restent. On forme des clubs, des castes qui fonctionnent ensuite ''en vase clos'', se renvoyant la balle les uns aux autres. Le cercle ainsi formé peut se révéler vicieux car éviter le ''sang neuf'' permet souvent de déguiser une incompétence derrière des apparences de sérieux et de fiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également courant de voir se former une ''barrière à l'entrée'' de certaines responsabilités. Il suffit de maintenir à l'écart ceux et celles qui auraient pu avoir voix au chapitre mais ne ''rentrent pas dans les cases'', faute d'un statut approprié : trop jeune, trop vieux, pas ''de la haute'', pas sorti de la bonne école, pas assez diplômé, trop diplômé, un passé ''obscur'', des expériences trop atypiques...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'émergence de la nouvelle hiérarchie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des projets décentralisés et volontaires comme GNU, Linux, Wikipedia, Mozilla Firefox, Debian ou CreativeCommons, ce qui compte généralement, c'est la '''légitimité''' des participants. Cette légitimité s'évalue par la qualité et la quantité de contributions. Pas besoin d'être le plus intelligent du monde pour être légitime. Certains font effectivement des contributions de très haute qualité. D'autres sont simplement présents avec régularité, savent mettre en valeur les contributions de leurs pairs, faciliter la coopération, nettoyer et ranger les informations ; ils sont eux aussi des pierres essentiel de l'édifice commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En prenant la décision formelle de mettre en place une hiérarchie basée sur la légitimité, on enclenche un ''cercle vertueux'' : celui de la formation tout au long de la vie, de l'évaluation ''par les pairs'', de la vision réflexive sans tomber dans le nombrilisme. On doit sans arrêt se remettre en question, demander aux autres (ses pairs) de nous évaluer, déterminer comment nous améliorer et mettre en œuvre des actions pour progresser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est aussi dans cette dynamique qu'on va davantage se pencher sur les compétences que sur les connaissances, car une connaissance est ''statique'' alors que la légitimité, en s'appuyant sur les compétences, est très ''dynamique'' : ce que je sais faire à un moment donné doit ensuite être réactualisé pour rester au ''goût du jour''. Ceci est d'autant plus important dans les domaines, et ils sont toujours plus nombreux, qui évoluent en permanence ; ceux où un spécialiste d'hier pourrait ne plus être la personne adéquate dans l'expertise que requiert la situation présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Au-delà de l'informatique, les professions émergentes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe économique émergent de la société de l'information se résume en une ligne : '''au lieu de vendre l'exclusivité d'un produit, on vend le temps d'adaptation d'un produit''' (ou la formation pour savoir le faire ensuite). La réputation vient de moins en moins de l'image superficielle véhiculée par la publicité, et de plus en plus de la preuve que l'on peut donner de clients satisfaits. La dynamique de revenus au mérite ne s'applique pas qu'au monde logiciel. Au même titre que les licences libres ont démarré dans le logiciel et s'appliquent maintenant à la science, l'encyclopédie, l'art, la pédagogie, etc., le modèle économique du libre peut progressivement s'appliquer dans tous ces domaines. De nouvelles manières de recruter et donner du travail se développent. Notamment les réseaux de '''consultants et formateurs en gestion de la complexité, facilitateurs, transitionneurs, community managers, social marketeurs, vulgarisateurs'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils travaillent souvent à distance, au résultat, en reliant les personnes pour leur permettre de mieux coopérer entre elles. Et ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui maitrisent bien la culture numérique. Internet est un excellent terrain pour mettre en œuvre une hiérarchie de compétences car les relations électroniques nous privent de repères sociaux qui influencent souvent notre opinion des autres (grand/petit, jeune/vieux, femme/homme, bien habillé/débraillé, assuré/hésitant, bègue/éloquent...). C'est ainsi que des ''petits jeunes'', parfois autodidactes, occupent des responsabilités importantes dans des projets informatiques sur Internet, alors qu'ils n'auraient jamais eu leur chance pour un poste équivalent, avec leur CV ou lors d'un entretien d'embauche. Dans une organisation fonctionnant sur une hiérarchie de compétences, ce qui compte est la manière dont les individus contribuent au projet : par leurs compétences et leurs apports réguliers. On parle aussi de ''méritocratie'', système de reconnaissance du mérite de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, nous pourrions lancer le pari suivant : pour le prochain projet dans lequel nous nous engagerons, nous essaierons d'infléchir les critères d'évaluation des participants (ou candidats) en tenant compte davantage des compétences actuelles et reconnues qu'ils manifesteront, tout en laissant de côté les critères convenus et souvent dépassés relatifs au statut. Allez, on le tente ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Note et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* Libre academy : statut ou compétence ?, Julien Tayon, juin 2005 : http://www.libroscope.org/Libre-academy-statut-ou-competence&lt;br /&gt;
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Toupie_de_Mendras Toupie de Mendras&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8148</id>
		<title>Hiérarchie de statut, hiérarchie de compétences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=8148"/>
				<updated>2011-10-03T21:16:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* La course aux diplômes ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''hiérarchie, strate, caste, stratification sociale, identités professionnelles.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La course aux diplômes ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pouvez-vous citer pour chacune des personnalités suivantes, le plus haut diplôme qu'elles ont obtenu : Richard Stallman, alias RMS, et Linus Torvalds, fondateur de Linux ? Nous non plus ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Linux est pourtant un nom célèbre, et les logiciels libres sont largement reconnus. Leurs fondateurs sont écoutés, cités, admirés, même sans CV. Mais vous, en revanche, avez probablement dû montrer ''patte blanche'' et fournir un CV lorsque vous avez postulé pour trouver du travail.&lt;br /&gt;
Eux, ils ont lancé des projets parmi les plus ambitieux de l'informatique. Pour RMS, c'est le projet GNU et la licence phare des logiciels libre, nommée ''General Public License'' (GPL). Pour Torvalds, c'est le cœur du système d'exploitation Linux. Des exemples similaires, touchant des personnes généralement moins célèbres, abondent sur Internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte l'origine ethnique, la couleur de peau, l'origine sociale, le niveau de revenus, ou tout facteur que l'on regroupera sous le terme de ''statut'', importent peu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les travers du statut ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chefs, sous-chefs, assistant du chef, ascenseur social, autant d'expressions qui valorisent le statut. &lt;br /&gt;
Quels sont les travers dans lesquels on tombe quasi-inévitablement dans une hiérarchie de statut ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En premier lieu, c'est ainsi que l'on conforte des ''élites'' en les séparant du reste des citoyens. On maintient artificiellement des personnes ou des groupes en place alors qu'il n'est pas ''légitime'' qu'ils le restent. On forme des clubs, des castes qui fonctionnent ensuite ''en vase clos'', se renvoyant la balle les uns aux autres. Cela peut parfois conduire à un cercle vicieux car, en évitant le ''sang neuf'', on finit souvent par déguiser son incompétence derrière des apparences de sérieux et de fiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite, on forme une ''barrière à l'entrée'' de certaines responsabilités en maintenant à l'écart ceux et celles qui auraient pu avoir droit au chapitre mais qui ne ''rentrent pas dans les cases'' faute d'un statut approprié : trop jeune, trop vieux, pas ''de la haute'', pas sorti de la bonne école, pas assez diplômé, trop diplômé, un passé ''obscur'', des expériences trop hors-norme...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'émergence de la nouvelle hiérarchie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des projets décentralisés et volontaires comme GNU, Linux, Wikipedia, Mozilla Firefox, Debian ou CreativeCommons, ce qui compte généralement, c'est la '''légitimité''' des participants. Cette légitimité s'évalue par la qualité et la quantité de contributions. Pas besoin d'être le plus intelligent du monde pour être légitime. Certains font effectivement des contributions de très haute qualité. D'autres sont simplement présents avec régularité, savent mettre en valeur les contributions de leurs pairs, faciliter la coopération, nettoyer et ranger les informations ; ils sont eux aussi des pierres essentiel de l'édifice commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En prenant la décision formelle de mettre en place une hiérarchie basée sur la légitimité, on enclenche un ''cercle vertueux'' : celui de la formation tout au long de la vie, de l'évaluation ''par les pairs'', de la vision réflexive sans tomber dans le nombrilisme. On doit sans arrêt se remettre en question, demander aux autres (ses pairs) de nous évaluer, déterminer comment nous améliorer et mettre en œuvre des actions pour progresser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est aussi dans cette dynamique qu'on va davantage se pencher sur les compétences que sur les connaissances, car une connaissance est ''statique'' alors que la légitimité, en s'appuyant sur les compétences, est très ''dynamique'' : ce que je sais faire à un moment donné doit ensuite être réactualisé pour rester au ''goût du jour''. Ceci est d'autant plus important dans les domaines, et ils sont toujours plus nombreux, qui évoluent en permanence ; ceux où un spécialiste d'hier pourrait ne plus être la personne adéquate dans l'expertise que requiert la situation présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Au-delà de l'informatique, les professions émergentes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe économique émergent de la société de l'information se résume en une ligne : '''au lieu de vendre l'exclusivité d'un produit, on vend le temps d'adaptation d'un produit''' (ou la formation pour savoir le faire ensuite). La réputation vient de moins en moins de l'image superficielle véhiculée par la publicité, et de plus en plus de la preuve que l'on peut donner de clients satisfaits. La dynamique de revenus au mérite ne s'applique pas qu'au monde logiciel. Au même titre que les licences libres ont démarré dans le logiciel et s'appliquent maintenant à la science, l'encyclopédie, l'art, la pédagogie, etc., le modèle économique du libre peut progressivement s'appliquer dans tous ces domaines. De nouvelles manières de recruter et donner du travail se développent. Notamment les réseaux de '''consultants et formateurs en gestion de la complexité, facilitateurs, transitionneurs, community managers, social marketeurs, vulgarisateurs'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils travaillent souvent à distance, au résultat, en reliant les personnes pour leur permettre de mieux coopérer entre elles. Et ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui maitrisent bien la culture numérique. Internet est un excellent terrain pour mettre en œuvre une hiérarchie de compétences car les relations électroniques nous privent de repères sociaux qui influencent souvent notre opinion des autres (grand/petit, jeune/vieux, femme/homme, bien habillé/débraillé, assuré/hésitant, bègue/éloquent...). C'est ainsi que des ''petits jeunes'', parfois autodidactes, occupent des responsabilités importantes dans des projets informatiques sur Internet, alors qu'ils n'auraient jamais eu leur chance pour un poste équivalent, avec leur CV ou lors d'un entretien d'embauche. Dans une organisation fonctionnant sur une hiérarchie de compétences, ce qui compte est la manière dont les individus contribuent au projet : par leurs compétences et leurs apports réguliers. On parle aussi de ''méritocratie'', système de reconnaissance du mérite de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, nous pourrions lancer le pari suivant : pour le prochain projet dans lequel nous nous engagerons, nous essaierons d'infléchir les critères d'évaluation des participants (ou candidats) en tenant compte davantage des compétences actuelles et reconnues qu'ils manifesteront, tout en laissant de côté les critères convenus et souvent dépassés relatifs au statut. Allez, on le tente ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Note et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* Libre academy : statut ou compétence ?, Julien Tayon, juin 2005 : http://www.libroscope.org/Libre-academy-statut-ou-competence&lt;br /&gt;
* http://fr.wikipedia.org/wiki/Toupie_de_Mendras Toupie de Mendras&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8147</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8147"/>
				<updated>2011-10-03T21:12:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''rupture, technologie, usage, postmodernité, théorie du changement social.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des ruptures qui s'imposent naturellement ==&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures, dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
Ces bouleversements d'ordre biologique ont un écho dans le domaine technologique ; on parle alors de ruptures technologiques. Elles interviennent souvent suite à une innovation radicale. Dans ce cas-là, on assiste à un rééquilibrage des pôles de pouvoir, à un changement paradigmatique.&lt;br /&gt;
Une véritable rupture s'impose d'elle-même. Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de  la télévision et, bien sur, d'Internet, qui a occasionné un véritable saut générationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse de cas concret : Facebook ''versus'' Google ==&lt;br /&gt;
Comment est-il possible qu'un mastodonte comme Google, leader incontesté de nombreux secteurs-clés du numérique en 2010 (moteur de recherche, régie publicitaire, géolocalisation avec GoogleMaps, agenda partagé, bureautique en ligne, courriels, etc.) se fasse damer le pion par Facebook, un nouveau venu ? Ce dernier grignote peu à peu les parts de marché de Google. Car Facebook propose une technologie qui construit un environnement de services, en tissant des liens entre les individus. Rien ne sert d’être trop grand si l'on ne peut pas envisager la rupture technologique. Ici, c'est l'articulation sociale qui est au cœur de la rupture technologique ; c'est le mode de fonctionnement ''social'' de la technologie, et non plus la technologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Que nous réserve le numérique ? ==&lt;br /&gt;
Albert Jacquard aime à rappeler qu'''il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre''. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'humanité sur une autre planète n'est plus réaliste. Nous avons donc tout intérêt à préserver l'environnement de la biosphère. Et aussi celui de la noosphère, pourrait-on ajouter ; car les idées sont plus vivantes si l’environnement est fécond, créatif, fertile, ouvert à la différence. En verrouillant l'accès à l'information, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique. C'est le cas de Google, qui centralise tous les services, alors que Facebook a permis aux utilisateurs d'ajouter des services à son propre réseau social. C'est là une petite rupture socio-technologique, suffisante pour remettre en question la position dominante de Google. Les grandes technologies de rupture matérielle permettent souvent de renforcer la culture de citoyenneté numérique, même si, au début, elles servent souvent des intérêts militaires ou de grands groupes d'investisseurs, au détriment du corps social. Parmi les ruptures bien connues, on citera le passage de la TV au PC, du PC au smartphone, du logiciel aux plateformes de réseaux sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disposerons-nous de technologies qui nous permettront, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''L'ultime secret'', de retranscrire nos pensées — la pensécriture — ou d'une intelligence artificielle qui nous permettra de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduira simultanément les conversations ? Il conviendra en tout cas de rester attentif aux intérêts que serviront alors ceux qui sont les leaders de ces technologies de rupture. &lt;br /&gt;
Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est d'ailleurs pas interdit d'imaginer la création d'un indicateur du &amp;quot;degré de libération des technologies&amp;quot; ; il servirait à vérifier si elles sont ou non au service de l’humanité. &lt;br /&gt;
Certains y travaillent déjà, de manière informelle, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen dans des communautés telles que Linuxfr.org ou Slashdot.org.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C'est l'usage qui génère la rupture ==&lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''Disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'', publié en 1997. Dans la suite de son ouvrage, intitulée ''The Innovator's Solution'', Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies peuvent être effectivement dites &amp;quot;de rupture&amp;quot; ou &amp;quot;de continuité&amp;quot;. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8146</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8146"/>
				<updated>2011-10-03T21:09:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Que nous réserve le numérique ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''rupture, technologie, usage, postmodernité, théorie du changement social.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des ruptures qui s'imposent naturellement ==&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures, dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
Ces bouleversements d'ordre biologique ont un écho dans le domaine technologique ; on parle alors de ruptures technologiques. Elles interviennent souvent suite à une innovation radicale. Dans ce cas-là, on assiste à un rééquilibrage des pôles de pouvoir, à un changement paradigmatique.&lt;br /&gt;
Une véritable rupture s'impose d'elle-même. Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de  la télévision et, bien sur, d'Internet, qui a occasionné un véritable saut générationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse de cas concret : Facebook ''versus'' Google ==&lt;br /&gt;
Comment est-il possible qu'un mastodonte comme Google, leader incontesté de nombreux secteurs-clés du numérique en 2010 (moteur de recherche, régie publicitaire, géolocalisation avec GoogleMaps, agenda partagé, bureautique en ligne, courriels, etc.) se fasse damer le pion par Facebook, un nouveau venu ? Ce dernier grignote peu à peu les parts de marché de Google. Car Facebook propose une technologie qui construit un environnement de services, en tissant des liens entre les individus. Rien ne sert d’être trop grand si l'on ne peut pas envisager la rupture technologique. Ici, c'est l'articulation sociale qui est au cœur de la rupture technologique ; c'est le mode de fonctionnement ''social'' de la technologie, et non plus la technologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Que nous réserve le numérique ? ==&lt;br /&gt;
Albert Jacquard aime à rappeler qu'''il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre''. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'humanité sur une autre planète n'est plus réaliste. Nous avons donc tout intérêt à préserver l'environnement de la biosphère. Et aussi celui de la noosphère, pourrait-on ajouter ; car les idées sont plus vivantes si l’environnement est fécond, créatif, fertile, ouvert à la différence. En verrouillant l'accès à l'information, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique. C'est le cas de Google, qui centralise tous les services, alors que Facebook a permis aux utilisateurs d'ajouter des services à son propre réseau social. C'est là une petite rupture socio-technologique, suffisante pour remettre en question la position dominante de Google. Les grandes technologies de rupture matérielle permettent souvent de renforcer la culture de citoyenneté numérique, même si, au début, elles servent souvent des intérêts militaires ou de grands groupes d'investisseurs, au détriment du corps social. Parmi les ruptures bien connues, on citera le passage de la TV au PC, du PC au smartphone, du logiciel aux plateformes de réseaux sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disposerons-nous de technologies qui nous permettront, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''L'ultime secret'', de retranscrire nos pensées — la pensécriture — ou une intelligence artificielle qui nous permettra de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduira simultanément les conversations ? Il conviendra en tout cas de rester attentif aux intérêts que serviront alors ceux qui sont les leaders de ces technologies de rupture. &lt;br /&gt;
Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourrait-on envisager la création d'un indicateur du degré de libération des technologies ? Il servirait à vérifier si elles sont ou non au service de l’humanité. &lt;br /&gt;
Certains y travaillent déjà, de manière informelle, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen dans des communautés telles que Linuxfr.org ou Slashdot.org.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C'est l'usage qui génère la rupture ==&lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''Disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'' publié en 1997. Dans la suite de son ouvrage, intitulée ''The Innovator's Solution'', Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies sont intrinsèquement de rupture ou de continuité. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8145</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8145"/>
				<updated>2011-10-03T21:02:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Analyse de cas concret : Facebook versus Google */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''rupture, technologie, usage, postmodernité, théorie du changement social.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des ruptures qui s'imposent naturellement ==&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures, dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
Ces bouleversements d'ordre biologique ont un écho dans le domaine technologique ; on parle alors de ruptures technologiques. Elles interviennent souvent suite à une innovation radicale. Dans ce cas-là, on assiste à un rééquilibrage des pôles de pouvoir, à un changement paradigmatique.&lt;br /&gt;
Une véritable rupture s'impose d'elle-même. Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de  la télévision et, bien sur, d'Internet, qui a occasionné un véritable saut générationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse de cas concret : Facebook ''versus'' Google ==&lt;br /&gt;
Comment est-il possible qu'un mastodonte comme Google, leader incontesté de nombreux secteurs-clés du numérique en 2010 (moteur de recherche, régie publicitaire, géolocalisation avec GoogleMaps, agenda partagé, bureautique en ligne, courriels, etc.) se fasse damer le pion par Facebook, un nouveau venu ? Ce dernier grignote peu à peu les parts de marché de Google. Car Facebook propose une technologie qui construit un environnement de services, en tissant des liens entre les individus. Rien ne sert d’être trop grand si l'on ne peut pas envisager la rupture technologique. Ici, c'est l'articulation sociale qui est au cœur de la rupture technologique ; c'est le mode de fonctionnement ''social'' de la technologie, et non plus la technologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Que nous réserve le numérique ? ==&lt;br /&gt;
Albert Jacquard aime à rappeler qu'''il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre''. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'Humanité sur une autre planète n'est plus réaliste. Nous avons donc tout intérêt à préserver l'environnement de la biosphère. Et aussi celui de la noosphère avons-nous envie d'ajouter ; car les idées sont plus vivantes si l’environnement est fécond, créatif, fertile, ouvert à la différence. En verrouillant l'accès à l'information, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique. C'est le cas de Google, qui centralise tous les services, alors que Facebook a permis aux utilisateurs d'ajouter des services dans son propre réseau social. C'est là une petite rupture socio-technologique, suffisante pour remettre en question la position dominante de Google. Les grandes technologies de rupture matérielles permettent souvent de renforcer la culture de citoyenneté numérique, même si au début elles servent souvent des intérêts militaires ou de grands groupes d'investisseurs, au détriment de l'utilité sociale. Parmi les ruptures bien connues, il y a par exemple le passage de la TV au PC, du PC au smartphone, du logiciel aux plates-formes de réseaux sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aurons-nous des technologies qui nous permettent, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''l'ultime secret'', de retranscrire nos pensées — la pensécriture — ou une intelligence artificielle qui nous permette de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduise simultanément une conversation ? Quoi qu'il en soit, il faut être attentif aux intérêts que serviront ceux qui sont les leaders de ces technologies de rupture. &lt;br /&gt;
Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéal serait de développer un indicateur du degré de libération des technologies illustrerait si elles sont au service de l’Humanité ou pas. &lt;br /&gt;
Certains y travaillent déjà, informellement, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen dans des communautés telles que Linuxfr.org ou Slashdot.org.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C'est l'usage qui génère la rupture ==&lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''Disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'' publié en 1997. Dans la suite de son ouvrage, intitulée ''The Innovator's Solution'', Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies sont intrinsèquement de rupture ou de continuité. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8144</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=8144"/>
				<updated>2011-10-03T21:01:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : /* Des ruptures qui s'imposent naturellement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''rupture, technologie, usage, postmodernité, théorie du changement social.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des ruptures qui s'imposent naturellement ==&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures, dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
Ces bouleversements d'ordre biologique ont un écho dans le domaine technologique ; on parle alors de ruptures technologiques. Elles interviennent souvent suite à une innovation radicale. Dans ce cas-là, on assiste à un rééquilibrage des pôles de pouvoir, à un changement paradigmatique.&lt;br /&gt;
Une véritable rupture s'impose d'elle-même. Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de  la télévision et, bien sur, d'Internet, qui a occasionné un véritable saut générationnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse de cas concret : Facebook ''versus'' Google ==&lt;br /&gt;
Comment est-il possible qu'un mastodonte comme Google, leader incontesté de nombreux secteurs clés du numérique en 2010 (moteur de recherche, régie publicité, géo-localisation avec GoogleMaps, agenda partagé, bureautique en ligne, courriels, etc.) se fasse damer le pion par Facebook, un nouveau venu ? Ce dernier grignote peu à peu les parts de marché de Google. Car Facebook propose une technologie qui construit un environnement de services, en tissant des liens entre les gens. Rien de sert d’être trop grand si on ne peut pas envisager la rupture technologique. Ici, c'est l'articulation sociale qui est au cœur de la rupture technologique. C'est le mode de fonctionnement ''social'' de la technologie et non plus la technologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Que nous réserve le numérique ? ==&lt;br /&gt;
Albert Jacquard aime à rappeler qu'''il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre''. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'Humanité sur une autre planète n'est plus réaliste. Nous avons donc tout intérêt à préserver l'environnement de la biosphère. Et aussi celui de la noosphère avons-nous envie d'ajouter ; car les idées sont plus vivantes si l’environnement est fécond, créatif, fertile, ouvert à la différence. En verrouillant l'accès à l'information, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique. C'est le cas de Google, qui centralise tous les services, alors que Facebook a permis aux utilisateurs d'ajouter des services dans son propre réseau social. C'est là une petite rupture socio-technologique, suffisante pour remettre en question la position dominante de Google. Les grandes technologies de rupture matérielles permettent souvent de renforcer la culture de citoyenneté numérique, même si au début elles servent souvent des intérêts militaires ou de grands groupes d'investisseurs, au détriment de l'utilité sociale. Parmi les ruptures bien connues, il y a par exemple le passage de la TV au PC, du PC au smartphone, du logiciel aux plates-formes de réseaux sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aurons-nous des technologies qui nous permettent, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''l'ultime secret'', de retranscrire nos pensées — la pensécriture — ou une intelligence artificielle qui nous permette de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduise simultanément une conversation ? Quoi qu'il en soit, il faut être attentif aux intérêts que serviront ceux qui sont les leaders de ces technologies de rupture. &lt;br /&gt;
Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'idéal serait de développer un indicateur du degré de libération des technologies illustrerait si elles sont au service de l’Humanité ou pas. &lt;br /&gt;
Certains y travaillent déjà, informellement, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen dans des communautés telles que Linuxfr.org ou Slashdot.org.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C'est l'usage qui génère la rupture ==&lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''Disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'' publié en 1997. Dans la suite de son ouvrage, intitulée ''The Innovator's Solution'', Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies sont intrinsèquement de rupture ou de continuité. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=8143</id>
		<title>Coopétition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=8143"/>
				<updated>2011-10-03T20:59:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''coopération, compétition, coopétition.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « coopétition » (mot-valise issu de « coopération » et « compétition ») désigne un mode de travail coopératif entre des acteurs qui sont en compétition sur d'autres aspects (visibilité, reconnaissance ou plan économique). L'objet est alors d'éviter une compétition délétère qui se déploierait au détriment du public ou des clients. La coopétition s'observe ainsi entre entreprises concurrentes qui partagent et mutualisent des investissements ou d’autres ressources, souvent pour réaliser des économies d’échelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coopétition est un symbole magistral des changements de société induits par Internet. Pour bien saisir cette notion, il faut comprendre la différence qui existe entre les individus qui coopèrent et ceux qui sont en concurrence. Auparavant régnait la culture du secret : il n'était pas question d'informer ses concurrents de ses intentions et de ses activités. Le secret de fabrication n'était pas un vain mot. Aujourd'hui en revanche, plus on publie sur le Web ses manières de faire, ses critères-qualité et plus on transmet aux autres, plus on rentre dans une dynamique de commerce équitable. Si la coopétition n'est pas encore largement enseignée dans les milieux académiques, elle fait déjà l'objet d'études approfondies dans le monde de la recherche et de l'entrepreneuriat et elle est déjà pratiquée de façon informelle. La coopétition est une manière d'être proche de la culture du don :son principe moteur se résume au fait que donner un peu permet aussi de recevoir beaucoup. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de tels systèmes, le leader va être reconnu non seulement en tant que pionnier, mais aussi en tant que formateur. La coopétition s'applique fréquemment dans le monde du logiciel libre. À partir d'un logiciel existant — comme OpenOffice.org ou GNU/Linux —, tout un chacun est à même de proposer une alternative qui en dérive. Si, toutefois, les leaders actuels n'acceptent pas son alternative, le dissident peut tout simplement dire : « Je fourche ! ». Le principe de la fourche&amp;lt;ref&amp;gt;Foucher : ''to fork'' en anglais&amp;lt;/ref&amp;gt; intervient lorsque l'utilisateur d'un logiciel propose des modifications ou des améliorations dans le développement de son architecture. C'est là une différence par rapport à l'architecture d'un bâtiment, qui ne permet pas de dire : « je copie le bâtiment, je le construis vingt ou cent mètres plus loin, et à la place des fenêtres carrées, je vais créer des fenêtres rondes ». Dans le monde du logiciel, une telle procédure est possible car la copie se fait à un coût dérisoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appliquée au monde de la culture libre, la coopétition est porteuse d'un immense espoir : dans la culture numérique où tout tend vers le partage d'informations et vers les quatre libertés fondamentales du logiciel libre, le qualité et la reconnaissance du mérite réel sont souvent au bout du chemin. Un mérite qui se fonde sur la transparence, dans un contexte où chacun a la possibilité de &amp;quot;fourcher&amp;quot; et de proposer une alternative stimulante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, intervenir sur l'architecture d'un logiciel revient à annoncer : « Je vais prendre le code qui est sous licence libre, mentionner tous les auteurs qui ont contribué jusqu'à présent et mentionner ce qu'ils ont fait. Mais à partir de maintenant, le projet aura un nouveau nom et un nouveau leader. Et ''qui m'aime me suive''... »&lt;br /&gt;
A ce stade survient la troisième étape : à terme, la coopétition n'est possible que dans un milieu (écosystème) où sont possibles des alternatives qui fortifient la diversité, voire la saine concurrence. Dans un tel cas, la concurrence devient non-violente : on informe et l'on rend le principe de coopération réciproque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est-à-dire&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration-r%C3%A9ciprocit%C3%A9-pardon Coopération - Réciprocité - Pardon]&amp;lt;/ref&amp;gt; : &lt;br /&gt;
* 1) je coopère,&lt;br /&gt;
* 2) si l'autre ne coopère pas, j'agis avec réciprocité (et je fourche), &lt;br /&gt;
* 3) j'offre le pardon. Très concrètement : la fourche n'est pas définitive. Il peut y avoir un projet qui se scinde en deux mais les deux projets pourront fusionner si les divergences de point de vue s'estompent. Cela s'est vu pour le logiciel GCC du projet GNU&amp;lt;ref&amp;gt;Cf.: [http://fr.wikipedia.org/wiki/GNU_Compiler_Collection#Histoire L'histoire du projet GNU]&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fusion ultérieure n'est pas toujours l'issue. Les projets vivent alors des vies indépendantes, au risque de scinder, souvent, la communauté des développeurs. C'est le cas de [http://www.dokeos.com/fr/ Dokeos], une plateforme de formation à distance (eLearning) qui a fourché à partir de l'original [http://moodle.org/ Moodle] sans fusionner depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde du logiciel libre regorge d'histoires de fourches, notamment celle de SourceForge vs Savannah. SourceForge est une plateforme qui aidait les développeurs à faire évoluer quelque 300 000 logiciels (à l'époque de la fourche). Elle était détenue par une entreprise nommée VR Linux, leader dans le monde du commerce du logiciel libre. La licence de la plateforme était une licence libre, mais toute la plateforme avait été développée par des informaticiens qui étaient des employés de l'entreprise VR Linux. Cette dernière, considérant que ses employés avaient abandonné leurs droits à son profit, décida un beau jour de changer la licence de la plateforme nommée SourceForge. Réaction de la communauté du logiciel libre : « Attendez ! Vous êtes en train de modifier les modalités d'usage et la licence (''ce qui revient au même - NDLR'') d'une plateforme qui permet le développement d'une centaine de milliers de projets logiciels touchant tous les domaines : comptabilité, musique, bureautique, antivirus, etc. &lt;br /&gt;
Il y a là un fabuleux patrimoine au service du bien commun, un écosystème de participants qui se sont reconnus par la méritocratie, et tout d'un coup, vous vous apprêtez à les privatiser comme on privatiserait le Louvre ou le Panthéon. Eh bien non. Nous allons reprendre notre projet et cesser de continuer à le développer. Nous nous adresserons à la Free Software Foundation, autorité reconnue comme garant moral d'une cohérence et d'un respect du bien commun, à laquelle nous adhérons parce qu'elle mérite notre respect (''de fait, chaque fois que la FSF a émis une proposition, la communauté y a cru, et sans aveuglement - NDLR''). Puis nous créerons un projet alternatif qui s'appellera Savannah. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
*Institut de recherches et prospective postales : http://www.irepp.com/mot.php3?id_mot=98 Utilisacteur, adhocratie et coopétition, *quand on cherche ses mots, Robin Millette, avril 2005 : http://rym.waglo.com/wordpress/2005/04/18/&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=8142</id>
		<title>Coopétition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=8142"/>
				<updated>2011-10-03T20:54:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''coopération, compétition, coopétition.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « coopétition » (mot-valise issu de « coopération » et « compétition ») désigne un mode de travail coopératif entre des acteurs qui sont en compétition sur d'autres aspects (visibilité, reconnaissance ou plan économique). L'objet est alors d'éviter une compétition délétère qui se déploierait au détriment du public ou des clients. La coopétition s'observe ainsi entre entreprises concurrentes qui partagent et mutualisent des investissements ou d’autres ressources, souvent pour réaliser des économies d’échelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coopétition est un symbole magistral des changements de société induits par Internet. Pour bien saisir cette notion, il faut comprendre la différence qui existe entre les individus qui coopèrent et ceux qui sont en concurrence. Auparavant régnait la culture du secret : il n'était pas question d'informer ses concurrents de ses intentions et de ses activités. Le secret de fabrication n'était pas un vain mot. Aujourd'hui en revanche, plus on publie sur le Web ses manières de faire, ses critères-qualité et plus on transmet aux autres, plus on rentre dans une dynamique de commerce équitable. Si la coopétition n'est pas encore largement enseignée dans les milieux académiques, elle fait déjà l'objet d'études approfondies dans le monde de la recherche et de l'entrepreneuriat et elle est déjà pratiquée de façon informelle. La coopétition est une manière d'être proche de la culture du don :son principe moteur se résume au fait que donner un peu permet aussi de recevoir beaucoup. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de tels systèmes, le leader va être reconnu non seulement en tant que pionnier, mais aussi en tant que formateur. La coopétition s'applique fréquemment dans le monde du logiciel libre. À partir d'un logiciel existant — comme OpenOffice.org ou GNU/Linux —, tout un chacun est à même de proposer une alternative qui en dérive. Si, toutefois, les leaders actuels n'acceptent pas son alternative, le dissident peut tout simplement dire : « Je fourche ! ». Le principe de la fourche&amp;lt;ref&amp;gt;Foucher : ''to fork'' en anglais&amp;lt;/ref&amp;gt; intervient lorsque l'utilisateur d'un logiciel propose des modifications ou des améliorations dans le développement de son architecture. C'est là une différence par rapport à l'architecture d'un bâtiment, qui ne permet pas de dire : « je copie le bâtiment, je le construis vingt ou cent mètres plus loin, et à la place des fenêtres carrées, je vais créer des fenêtres rondes ». Dans le monde du logiciel, une telle procédure est possible car la copie se fait à un coût dérisoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appliquée au monde de la culture libre, la coopétition est porteuse d'un immense espoir : dans la culture numérique où tout tend vers le partage d'informations et vers les quatre libertés fondamentales du logiciel libre, le qualité et la reconnaissance du mérite réel sont souvent au bout du chemin. Un mérite qui se fonde sur la transparence, dans un contexte où chacun a la possibilité de &amp;quot;fourcher&amp;quot; et de proposer une alternative stimulante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, intervenir sur l'architecture d'un logiciel revient à annoncer : « Je vais prendre le code qui est sous licence libre, mentionner tous les auteurs qui ont contribué jusqu'à présent et mentionner ce qu'ils ont fait. Mais à partir de maintenant, le projet aura un nouveau nom et un nouveau leader. Et ''qui m'aime me suive''... »&lt;br /&gt;
A ce stade survient la troisième étape : à terme, la coopétition n'est possible que dans un milieu (écosystème) où sont possibles des alternatives qui fortifient la diversité, voire la saine concurrence. Dans un tel cas, la concurrence devient non-violente : on informe et l'on rend le principe de coopération réciproque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est-à-dire&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration-r%C3%A9ciprocit%C3%A9-pardon Coopération - Réciprocité - Pardon]&amp;lt;/ref&amp;gt; : &lt;br /&gt;
* 1) je coopère,&lt;br /&gt;
* 2) si l'autre ne coopère pas, j'agis avec réciprocité (et je fourche), &lt;br /&gt;
* 3) j'offre le pardon. Très concrètement : la fourche n'est pas définitive. Il peut y avoir un projet qui se scinde en deux mais les deux projets pourront fusionner si les divergences de point de vue s'estompent. Cela s'est vu pour le logiciel GCC du projet GNU&amp;lt;ref&amp;gt;Cf.: [http://fr.wikipedia.org/wiki/GNU_Compiler_Collection#Histoire L'histoire du projet GNU]&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fusion ultérieure n'est pas toujours l'issue. Les projets vivent alors des vies indépendantes, au risque de scinder, souvent, la communauté des développeurs. C'est le cas de [http://www.dokeos.com/fr/ Dokeos], une plateforme de formation à distance (eLearning) qui a fourché à partir de l'original [http://moodle.org/ Moodle] sans fusionner depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde du logiciel libre regorge d'histoires de fourches, notamment celle de SourceForge vs Savannah. SourceForge est une plateforme qui aidait les développeurs à faire évoluer quelque 300 000 logiciels (à l'époque de la fourche). Elle était détenue par une entreprise nommée VR Linux, leader dans le monde du commerce du logiciel libre. La licence de la plateforme était une licence libre, mais toute la plateforme avait été développée par des informaticiens qui étaient des employés de l'entreprise VR Linux. Cette dernière, considérant que ses employés avaient abandonné leurs droits à son profit, décida un beau jour de changer la licence de la plateforme nommée SourceForge. Réaction de la communauté du logiciel libre : « Attendez ! Vous êtes en train de modifier les modalités d'usage et la licence (''ce qui revient au même - NDLR'') d'une plateforme qui permet le développement d'une centaine de milliers de projets logiciels touchant tous les domaines : comptabilité, musique, bureautique, virus, etc. &lt;br /&gt;
Il y a là un fabuleux patrimoine, au service du bien commun, et un écosystème de participants qui se sont reconnus par la méritocratie, et tout d'un coup, vous vous apprêtez à privatiser une contribution à un édifice commun, comme on privatiserait le Louvre ou le Panthéon. Eh bien non, nous allons reprendre notre projet et cesser de continuer à le développer. Nous nous adresserons à la Free Software Foundation, autorité reconnue comme garant moral d'une cohérence et d'un respect du bien commun, à laquelle nous adhérons parce qu'elle mérite notre respect (de fait, chaque fois que la FSF a émis une proposition, la communauté y a cru, et sans aveuglement). Puis nous créeons un projet alternatif qui s'appellera Savannah. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
*Institut de recherches et prospective postales : http://www.irepp.com/mot.php3?id_mot=98 Utilisacteur, adhocratie et coopétition, *quand on cherche ses mots, Robin Millette, avril 2005 : http://rym.waglo.com/wordpress/2005/04/18/&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=8141</id>
		<title>Coopétition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=8141"/>
				<updated>2011-10-03T20:53:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''coopération, compétition, coopétition.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de « coopétition » (mot-valise issu de « coopération » et « compétition ») désigne un mode de travail coopératif entre des acteurs qui sont en compétition sur d'autres aspects (visibilité, reconnaissance ou plan économique). L'objet est alors d'éviter une compétition délétère qui se déploierait au détriment du public ou des clients. On constate ainsi de la coopétition entre entreprises concurrentes qui partagent et mutualisent des investissements ou d’autres ressources, souvent pour réaliser des économies d’échelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coopétition est un symbole magistral des changements de société induits par Internet. Pour bien saisir cette notion, il faut comprendre la différence qui existe entre les individus qui coopèrent et ceux qui sont en concurrence. Auparavant régnait la culture du secret : il n'était pas question d'informer ses concurrents de ses intentions et de ses activités. Le secret de fabrication n'était pas un vain mot. Aujourd'hui en revanche, plus on publie sur le Web ses manières de faire, ses critères-qualité et plus on transmet aux autres, plus on rentre dans une dynamique de commerce équitable. Si la coopétition n'est pas encore largement enseignée dans les milieux académiques, elle fait déjà l'objet d'études approfondies dans le monde de la recherche et de l'entrepreneuriat et elle est déjà pratiquée de façon informelle. La coopétition est une manière d'être proche de la culture du don :son principe moteur se résume au fait que donner un peu permet aussi de recevoir beaucoup. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de tels systèmes, le leader va être reconnu non seulement en tant que pionnier, mais aussi en tant que formateur. La coopétition s'applique fréquemment dans le monde du logiciel libre. À partir d'un logiciel existant — comme OpenOffice.org ou GNU/Linux —, tout un chacun est à même de proposer une alternative qui en dérive. Si, toutefois, les leaders actuels n'acceptent pas son alternative, le dissident peut tout simplement dire : « Je fourche ! ». Le principe de la fourche&amp;lt;ref&amp;gt;Foucher : ''to fork'' en anglais&amp;lt;/ref&amp;gt; intervient lorsque l'utilisateur d'un logiciel propose des modifications ou des améliorations dans le développement de son architecture. C'est là une différence par rapport à l'architecture d'un bâtiment, qui ne permet pas de dire : « je copie le bâtiment, je le construis vingt ou cent mètres plus loin, et à la place des fenêtres carrées, je vais créer des fenêtres rondes ». Dans le monde du logiciel, une telle procédure est possible car la copie se fait à un coût dérisoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appliquée au monde de la culture libre, la coopétition est porteuse d'un immense espoir : dans la culture numérique où tout tend vers le partage d'informations et vers les quatre libertés fondamentales du logiciel libre, le qualité et la reconnaissance du mérite réel sont souvent au bout du chemin. Un mérite qui se fonde sur la transparence, dans un contexte où chacun a la possibilité de &amp;quot;fourcher&amp;quot; et de proposer une alternative stimulante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, intervenir sur l'architecture d'un logiciel revient à annoncer : « Je vais prendre le code qui est sous licence libre, mentionner tous les auteurs qui ont contribué jusqu'à présent et mentionner ce qu'ils ont fait. Mais à partir de maintenant, le projet aura un nouveau nom et un nouveau leader. Et ''qui m'aime me suive''... »&lt;br /&gt;
A ce stade survient la troisième étape : à terme, la coopétition n'est possible que dans un milieu (écosystème) où sont possibles des alternatives qui fortifient la diversité, voire la saine concurrence. Dans un tel cas, la concurrence devient non-violente : on informe et l'on rend le principe de coopération réciproque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est-à-dire&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration-r%C3%A9ciprocit%C3%A9-pardon Coopération - Réciprocité - Pardon]&amp;lt;/ref&amp;gt; : &lt;br /&gt;
* 1) je coopère,&lt;br /&gt;
* 2) si l'autre ne coopère pas, j'agis avec réciprocité (et je fourche), &lt;br /&gt;
* 3) j'offre le pardon. Très concrètement : la fourche n'est pas définitive. Il peut y avoir un projet qui se scinde en deux mais les deux projets pourront fusionner si les divergences de point de vue s'estompent. Cela s'est vu pour le logiciel GCC du projet GNU&amp;lt;ref&amp;gt;Cf.: [http://fr.wikipedia.org/wiki/GNU_Compiler_Collection#Histoire L'histoire du projet GNU]&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fusion ultérieure n'est pas toujours l'issue. Les projets vivent alors des vies indépendantes, au risque de scinder, souvent, la communauté des développeurs. C'est le cas de [http://www.dokeos.com/fr/ Dokeos], une plateforme de formation à distance (eLearning) qui a fourché à partir de l'original [http://moodle.org/ Moodle] sans fusionner depuis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde du logiciel libre regorge d'histoires de fourches, notamment celle de SourceForge vs Savannah. SourceForge est une plateforme qui aidait les développeurs à faire évoluer quelque 300 000 logiciels (à l'époque de la fourche). Elle était détenue par une entreprise nommée VR Linux, leader dans le monde du commerce du logiciel libre. La licence de la plateforme était une licence libre, mais toute la plateforme avait été développée par des informaticiens qui étaient des employés de l'entreprise VR Linux. Cette dernière, considérant que ses employés avaient abandonné leurs droits à son profit, décida un beau jour de changer la licence de la plateforme nommée SourceForge. Réaction de la communauté du logiciel libre : « Attendez ! Vous êtes en train de modifier les modalités d'usage et la licence (''ce qui revient au même - NDLR'') d'une plateforme qui permet le développement d'une centaine de milliers de projets logiciels touchant tous les domaines : comptabilité, musique, bureautique, virus, etc. &lt;br /&gt;
Il y a là un fabuleux patrimoine, au service du bien commun, et un écosystème de participants qui se sont reconnus par la méritocratie, et tout d'un coup, vous vous apprêtez à privatiser une contribution à un édifice commun, comme on privatiserait le Louvre ou le Panthéon. Eh bien non, nous allons reprendre notre projet et cesser de continuer à le développer. Nous nous adresserons à la Free Software Foundation, autorité reconnue comme garant moral d'une cohérence et d'un respect du bien commun, à laquelle nous adhérons parce qu'elle mérite notre respect (de fait, chaque fois que la FSF a émis une proposition, la communauté y a cru, et sans aveuglement). Puis nous créeons un projet alternatif qui s'appellera Savannah. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
*Institut de recherches et prospective postales : http://www.irepp.com/mot.php3?id_mot=98 Utilisacteur, adhocratie et coopétition, *quand on cherche ses mots, Robin Millette, avril 2005 : http://rym.waglo.com/wordpress/2005/04/18/&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_deux_grands_mod%C3%A8les_%C3%A9conomiques&amp;diff=8131</id>
		<title>Les deux grands modèles économiques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_deux_grands_mod%C3%A8les_%C3%A9conomiques&amp;diff=8131"/>
				<updated>2011-10-03T19:53:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''modèle, économie, loi de Moore, CREQ.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La culture privatrice domine dans le showbiz ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''show-business'', une expression chargée de sens. Les films qui passent dans la plupart des cinémas, les musiciens célèbres : voilà des produits de l'industrie du show-business. Dans ce monde de stars, les auteurs cèdent leurs droits à des producteurs et/ou éditeurs, qui les monnayent auprès des distributeurs. Vous avez déjà vu ces chiffres impressionnants : un milliard de recettes pour le dernier film hollywoodien, 200 € la place pour assister au concert de la superstar qui fait sa réapparition après sa cure de désintox'. Là, interdit de copier, c'est du vol ! La publicité le dit bien au début des DVD : vous n'iriez pas braquer une banque, alors pourquoi copier un DVD ? ''C'est kif kif mon gars, tu copies, tu vas en taule ! Point barre.'' Le showbiz concentre les intérêts privés d'un petit groupe de producteurs et d'actionnaires. C'est l'ancien modèle, encore dominant, du commerce du spectacle divertissant, servant les intérêts des « majors », une poignée de grands groupes qui se disent victimes de ceux qu'ils traitent de ''pirates'', les copieurs, pour les stigmatiser. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Internet, ce modèle « privateur » s'érode. Les artistes sont de moins en moins satisfaits ; ils réalisent qu'il sont pris au piège par leurs maisons de production. Une fois dans ''le système'', ils ne peuvent même plus choisir de ''donner'' des créations (une chanson, un film ou une illustration) dont ils sont les auteurs afin d'encourager un événement ou une cause qu'ils souhaitent soutenir. Leurs maisons de production (ou d'édition) sont les seules autorisées à diffuser leurs créations, selon les termes qu'elles ont choisis (les contrats comportent généralement des clauses d'exclusivité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libre ''versus'' privateur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma suivant décrit les deux tendances. Dans les faits, la frontière qui les sépare est floue, car nous sommes en phase de transition globale. &lt;br /&gt;
Le modèle du libre est déjà largement défini et documenté, mais il reste compris uniquement par une minorité. Une fois qu'il est compris, rare sont ceux qui reviennent en arrière. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Etape de vie d'une information&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance privatrice&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance libre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ce qui conditionne le tout: la conception et le développement de l’œuvre&lt;br /&gt;
| Dopage, spéculation, grands espoirs, secret de fabrication, compétition.&lt;br /&gt;
| Développement organique, petit à petit, modeste (« dans son garage »), ouvert, coopératif.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Une fois mon œuvre créée, quel mode de gestion et quelle licence seront les plus efficaces ?&lt;br /&gt;
| Contrôle basé sur l’exclusivité, création d’une pénurie artificielle, cession des droits des auteurs à des promoteurs/éditeurs.&lt;br /&gt;
| Confiance basée sur quatre libertés fondamentales, reconnaissance des auteurs à chaque étape de contribution, toutes les évolutions sont possibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel mode de diffusion de l’œuvre ?&lt;br /&gt;
| Concurrence, bénéfice à court terme, vente du droit d’usage d’un produit&lt;br /&gt;
| Coopération et compétition constructive (alias ''coopétition''), vente du service autour d’un produit (conseil, formation, adaptations sur-mesure, veille)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel impact social, culturel et économique global dans la ''société de l'information''?&lt;br /&gt;
| Dynamique de :&lt;br /&gt;
* hiérarchie de statut&lt;br /&gt;
* discrimination.&lt;br /&gt;
* rétention d'informations (pénurie artificielle)&lt;br /&gt;
| Dynamique de :&lt;br /&gt;
* hiérarchie de compétences&lt;br /&gt;
* non-discrimination&lt;br /&gt;
* ouverture de l'information (abondance)&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conjecture de Moore : le pivot entre les deux modèles ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les magasins d'électronique, pourquoi le coût des ordinateurs baisse-t-il autant et si vite, pendant qu'augmente leur  puissance ? Gordon Moore a trouvé la réponse à cette question dès les années 60, avant même que nous ne nous la posions. Né le 3 janvier 1929 à San Francisco, il est l'un des cofondateurs d'Intel, premier fabricant mondial des semi-conducteurs et transistors qui équipent les ordinateurs. Moore a réalisé des calculs visant à démontrer que '''la puissance de traitement des données numériques est désormais multipliée par deux tous les douze à vingt-quatre mois, dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance'''. C'est pour cette raison que les disques durs, ordinateurs et téléphones en vente sur le marché baissent de prix et augmentent chaque année en capacité de traitement et de stockage. Dès les années 80, excitées par l'affirmation de Moore, les start-up pressées de l'économie numérique ont incité les investisseurs à miser avant les autres sur des marchés de niche du numérique : Amazon pour la vente en ligne, Skype pour la téléphonie, Google pour les moteurs de recherche, Facebook pour les réseaux sociaux… À court terme ces ''capital-riskers'' sont certes financièrement perdants, mais par la suite les clients des nouveaux géants du numérique, une fois devenus dépendants du produit concerné, auront les plus grandes difficultés à changer d'environnement. Une preuve simple : combien d'utilisateurs ont-ils réussi à quitter MS-office (MS-Word, MS-Excel, MS-Powerpoint) pour la suite bureautique libre OpenOffice, offrant pourtant à 99 % les mêmes fonctions ? Une fois rendus captifs, les clients rendent l'éditeur bénéficiaire, car les coûts de fabrication tombent en dessous des profits potentiels. C'est exactement le cas de Microsoft, Google, Amazon, eBay… Au delà de l'attirance naturelle pour la nouvelle économie du numérique, la conjecture de Moore a donc déterminé l'argument le plus ''raisonnable'' qui justifie d'investir massivement dans une start-up Internet. &lt;br /&gt;
Ainsi se manifeste le passage d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance ; libre à chacun aujourd'hui d'ouvrir un compte Google et de disposer d'un espace mémoire très important, sans autre contrepartie immédiate que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel il finira par devoir payer — un jour ou l'autre, et d'une manière ou d'une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Mais ce n'est qu'une conjecture, et non pas une loi.''' Car cette théorie se heurte à plusieurs limites, qui prédisent un effondrement possible de ce modèle d'investissement massif dans des technologies aujourd'hui trop chères mais permettant de rendre les clients captifs. Ces limites se fondent notamment sur les faits suivants : &lt;br /&gt;
* la micro-électronique devrait arriver au stade de l'atome avant 2020. Ensuite il ne sera plus possible de faire plus petit. Les alternatives, comme l'informatique quantique, sont trop instables et dysfonctionnelles, malgré des années de tests ;&lt;br /&gt;
* les matériaux rares comme le silicium, indispensable pour les microprocesseurs d'Intel qui équipent nos ordinateurs et téléphones, sont disponibles sur Terre en quantité limitée ;&lt;br /&gt;
* le recyclage n'est que partiel, et la pollution électronique commence à poser de réels problèmes ; &lt;br /&gt;
* accessoirement, les besoins en électricité augmentent bien plus vite que les réserves de productions disponibles : de nouvelles pénuries sont possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est par conséquent possible d'émettre l'axiome schématique et cependant sérieux selon lequel '''le modèle privateur vise le court terme, et le modèle libre s'attache au long terme.''' Ceci sans même aborder la question des monopoles privés et de la menace qu'ils font peser sur la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Crise de remise en question, ''alias'' CREQ ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commencer à pratiquer les modèles socio-économiques du libre, c'est souvent les adopter. Mais pour y parvenir, il faut un gros effort. Au début, non seulement on ne comprend pas bien, mais il n'est pas étonnant que l'on ressente de la répulsion face à ces nouvelles dynamiques. Il faut en effet, à cette occasion, remettre en question la vision qu'on avait de la propriété des idées, du mode de développement d'un produit ou d'un projet, et de la manière d'échanger avec ses semblables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écrivain Bernard Werber &amp;lt;ref&amp;gt; http://wesra.free.fr/article.php?sid=225 ESRA &amp;lt;/ref&amp;gt; décrit ainsi cette profonde crise de remise en question, alias CREQ : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L’homme est en permanence conditionné par les autres. Tant qu’il se croit heureux, il ne remet pas en cause ces conditionnements. Il trouve normal qu’enfant on le force à manger des aliments qu’il déteste, c’est sa famille. Il trouve normal que son chef l’humilie, c’est son travail. Il trouve normal que sa femme lui manque de respect, c’est son épouse (ou vice-versa). Il trouve normal que le gouvernement lui réduise progressivement son pouvoir d’achat, c’est celui pour lequel il a voté. &amp;lt;br&amp;gt;Non seulement il ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe, mais encore il revendique son travail, sa famille, son système politique, et la plupart de ses prisons comme une forme d’expression de sa personnalité. Beaucoup réclament leur statut d’esclave et sont prêts à se battre bec et ongles pour qu’on ne leur enlève pas leurs chaînes.&amp;lt;br&amp;gt;Pour les réveiller il faut des CREQ, « Crises de Remise En Question ». Les CREQ peuvent prendre plusieurs formes: accidents, maladies, rupture familiale ou professionnelle. Elles terrifient le sujet sur le coup, mais au moins elles le déconditionnent quelques instants. Après une CREQ, très vite l’homme part à la recherche d’une autre prison pour remplacer celle qui vient de se briser. Le divorcé veut immédiatement se remarier. Le licencié accepte un travail plus pénible…&amp;lt;br&amp;gt;Mais entre l’instant où survient la CREQ et l’instant où le sujet se restabilise dans une autre prison, surviennent quelques moments de lucidité où il entrevoit ce que peut être la vraie liberté. Cela lui fait d’ailleurs très peur.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison que la transition d'un modèle privateur à un modèle libre s'effectue par à-coups, par sauts de puce, comme autant de petites secousses, selon le principe ''deux pas en arrière (stress, peur), trois pas en avant (remise en question, ouverture)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Expliquer_l%27informatique_simplement&amp;diff=8127</id>
		<title>Expliquer l'informatique simplement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Expliquer_l%27informatique_simplement&amp;diff=8127"/>
				<updated>2011-10-03T19:27:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''vulgarisation, entraide.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelqu'un de votre entourage, votre voisin de bureau, ou un membre de votre famille rencontre un petit problème pratique sur un ordinateur. Vous pourriez simplement lui dire &amp;quot;il faut cliquer ici, cliquer là&amp;quot;, mais vous avez envie d'aller plus loin, de lui expliquer, en quelques mots, les fondamentaux de l'informatique. Encore faut-il que ces mots soient simples et compréhensibles par tous. Voici quelques exemples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous pouvez vous baser sur un langage jardinier. Internet est comme un écosystème : il abrite différentes espèces qui sont toutes en interaction. Ainsi, on pourrait comparer un forum à un jardin. Si personne ne l'entretient, il finira par devenir une communauté morte. Les modérateurs sont là pour planter des légumes (lancer des sujets) et arracher la mauvaise herbe (bloquer certains utilisateurs malveillants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la personne que vous cherchez à toucher est plus proche du monde de la mécanique, vous pouvez lui expliquer qu'un logiciel privateur (tel les systèmes d'exploitation de Microsoft ou d'Apple), c'est comme une voiture dont on ne pourrait pas soulever le capot en cas de problème. Internet peut aussi être comparé à une autoroute de l'information. L'emprunter demande de savoir éviter les accidents, de mesurer les risques encourus et de rester constamment attentif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre vocabulaire possible, celui de la cuisine. Pour reprendre l'exemple du logiciel privateur, la recette est-elle cachée ou disponible ? Sur un forum, les modérateurs sont semblables à des petites mains affairées, en back-office, pour cuisiner, ranger, nettoyer, etc...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces différents langages sont autant de métaphores qui vous aideront à faire passer le message. Il permettent de visualiser, de percevoir, de sentir et de comprendre. De fait, tout contexte rassemblant une multiplicité de participants, une communauté et faisant intervenir la notion d'interdépendance est à même de vous fournir les mots adéquats pour expliquer simplement les fondements de la culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Onemilliondollarpage&amp;diff=8125</id>
		<title>Onemilliondollarpage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Onemilliondollarpage&amp;diff=8125"/>
				<updated>2011-10-03T19:17:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Pixel, crowdfunding''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi de plus virtuel que des pixels ? Du virtuel au réel, pourtant, il n'y a qu'un pas. L'aventure d'Alex, un jeune étudiant anglais, va le démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jeunes diplômés du Royaume-Uni débutent endettés leurs vies d'adultes. L'éducation étant très onéreuse, ils contractent en effet des prêts importants auprès de leur gouvernement. Ils s'engagent à les rembourser une fois leurs études terminées, lorsqu'ils décrochent leur premier emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le ''crowdfunding'' selon Alex ==&lt;br /&gt;
Refusant cette logique, Alex, avant d'intégrer l'Université de Nottingham, décide de lever de l'argent en boudant la manne du gouvernement. En août 2005, il crée une page Web d'un million de pixels. Il décide de les vendre pour un dollar l'unité. Chaque pixel acheté permet à l'acquéreur de placer une image ou le logo de son entreprise ainsi qu'un lien vers son site Web. Deux mois après le lancement de la page, avec un coup de pouce médiatique qui favorisa l'emballement, 500 900 pixels filent vers 1400 clients appâtés par l'inédit. Encore deux mois plus tard, 999 000 des 1 000 000 de pixels sont vendus. Cinq mois après le lancement de sa page, et après avoir vendu aux enchères les 1 000 derniers pixels aux enchères sur eBay, Alex se retrouve en possession de 700 000 dollars, taxes et donations au Prince's Trust déduites. Autant dire que ses frais de scolarité sont largement couverts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette utilisation individuelle du ''crowdfunding'' suscite à l'époque une pluie de louanges : « simple », « brillant », « unique », « ingénieux ». Les observateurs ne tarissent pas d'éloges. A l'exception d'un journaliste du ''Washington Post'' qui y voit une monstruosité marketing rassemblant tous les pop ups indésirables que tout internaute sain d'esprit cherchera à fuir. « Après avoir vu le site, une bonne douche virtuelle s'impose », s'exclame-t-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce one-shot spéculatif et lucratif pointe une nouvelle fois les possibilités immenses d'Internet pour qui veut bien faire preuve de créativité. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Citation ==&lt;br /&gt;
:« ''It looks like a bulletin board on designer steroids, an advertising train wreck you can't not look at. It's like getting every pop-up ad you ever got in your life, at once. It's the Internet equivalent of suddenly feeling like you want to take a shower.'' » &lt;br /&gt;
:- Don Oldenburg, journaliste au ''Washington Post''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* http://www.milliondollarhomepage.com&lt;br /&gt;
* http://en.wikipedia.org/wiki/The_Million_Dollar_Homepage&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Acheter_une_villa_avec_un_trombone&amp;diff=8124</id>
		<title>Acheter une villa avec un trombone</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Acheter_une_villa_avec_un_trombone&amp;diff=8124"/>
				<updated>2011-10-03T19:12:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''échange, interactif, fin des intermédiaires.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:One red paperclip.jpg|thumb|''Acheter une villa avec un trombone''.]]&lt;br /&gt;
Robert Kennedy a dit un jour : « ''Certaines personnes voient la réalité et disent 'pourquoi ?'. Moi je rêve à l'impossible et je dis 'pourquoi pas ?''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que faire avec une connexion Internet ? Apprendre, lire, regarder, écouter, ''échanger'', s'évader, dialoguer avec ses amis, entretenir un réseau professionnel, partir à la découverte du monde… Et, pourquoi pas, ''échanger'' un trombone contre une maison !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kyle l'a fait. Ce jeune blogueur canadien a réussi à ''échanger'' un trombone rouge pour un peu mieux, puis encore mieux, jusqu'à obtenir une belle maison, avec le coup de pouce du réseau des réseaux. Le plus étonnant, c'est qu'en réalisant cet exploit, il a fait tout ce dont nous avons parlé précédemment : il a voyagé, il s'est ouvert au monde et aux autres, il a dialogué, il a ''échangé'' dans tous les sens du terme, et est ressorti de l'expérience enrichi, là aussi dans tous les sens du terme…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprenons. En une année et précisément quatorze ''échanges'' — soit en revenant à une bonne vieille méthode de troc « fondé sur le véritable ''échange'', la communication, le dialogue et l'attachement » — son trombone rouge est devenu maison après avoir été, entre autres et successivement, stylo, poignée de porte, réchaud, générateur, motoneige, après-midi avec Alice Cooper et enfin rôle au cinéma… Chaque ''échange'' se déroulant dans une ville différente, ce pari a beaucoup fait voyager le jeune Kyle, et l'a amené à rencontrer des gens avec qui il a beaucoup partagé. Il a tenu quotidiennement un blog relatant son expérience et a ainsi suscité l'interaction et la sympathie d'un grand nombre de lecteurs, ainsi qu'une bonne dose de reconnaissance. Voici l'épopée folle et exhaustive de ce petit bout de métal rouge et de son propriétaire éphémère à travers la Toile. La métamorphose moderne de la citrouille en carrosse...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'échange, en quatorze étapes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout a commencé le 14 juillet 2005 : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Kyle va à Vancouver et ''échange'' le trombone contre un stylo en forme de poisson. &lt;br /&gt;
* Il troque ce stylo le jour même contre une poignée de porte sculptée à la main qu'il surnomme « À Knob-T ».&lt;br /&gt;
* 25 juillet 2005 : il se rend à Amherst (Massachusetts) chez un ami pour ''échanger'' « À Knob-T » contre un réchaud de camping Coleman (avec carburant).&lt;br /&gt;
* 24 septembre 2005 : il va à San Clemente en Californie et ''échange'' le réchaud de camping contre un générateur Honda 1000W.&lt;br /&gt;
* 16 novembre 2005 : il ''échange'' au Maspeth Queens (New York) son générateur contre un baril vide, une reconnaissance de dette pour remplir le fût de bière et une enseigne néon siglée Budweiser. Il donne à son pack le petit nom de « One instant party ».&lt;br /&gt;
* 1 décembre 2005 : il troque sa « One instant party » au Québec auprès de Michel Barrette (personnalité de la radio) contre une motoneige Ski-Doo.&lt;br /&gt;
* 5 décembre 2005 : il ''échange'' la motoneige contre un voyage de deux personnes à Yahk, en Colombie-Britannique.&lt;br /&gt;
* 7 janvier 2006 : il ''échange'' la deuxième place du voyage à Yahk contre une fourgonnette.&lt;br /&gt;
* 22 février 2006 : il troque sa fourgonnette contre un contrat d'enregistrement avec Metal Works à Toronto.&lt;br /&gt;
* 11 avril 2006 : il ''échange'' son contrat d'enregistrement avec Jody Gnant contre un an de loyer à Phoenix, en Arizona.&lt;br /&gt;
* 26 avril 2006 : il troque son loyer d'un an à Phoenix contre un après-midi avec Alice Cooper (chanteur de rock américain).&lt;br /&gt;
* 26 mai 2006 : il troque cet après-midi avec Alice Cooper contre une boule à neige motorisée KISS.&lt;br /&gt;
* 2 juin 2006 : il troque la boule à neige KISS auprès de Corbin Bernsen, un ardent collectionneur, contre un rôle dans un film. Il montre en passant que la valeur sentimentale d'un objet n'a pas de prix.&lt;br /&gt;
* 12 juillet 2006 : enfin, il ''échange'' son rôle au cinéma contre une maison de deux étages à Kipling, en Saskatchewan, au Canada.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kyle a dit : « ''J'ai toujours voulu avoir ma propre maison, et c'est comme ça que j'ai décidé d'y arriver.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La morale de cette histoire ===&lt;br /&gt;
'''Internet permet d'aller plus loin, de dépasser les contingences'''. ''Interactif'', il permet d'''échanger'', de partager et d'amplifier la nature des transactions. Le potentiel des réseaux est immense, encore largement inexploité et parfois inattendu, comme ici. L'apparente facilité de l'aventure de Kyle demande néanmoins du temps, un peu d'imagination, de la créativité et de la patience. Et les applications sont infinies. Ici, l'un des messages à retenir est que certains objets de collection prennent de la valeur sur Internet. C'est vrai même si certains objets ont peu de valeur pour vous, comme la boule de neige motorisée Kiss (qui est un objet de collection). Aujourd'hui, sur le Web, non seulement il est possible de tout vendre sur des sites d'enchère, mais aussi, et surtout, on peut mieux évaluer la valeur des choses, car les transactions laissent des traces, et les sites de passionnés abondent… Comment faire ? Prendre le temps d'évaluer combien d'autres internautes ont été prêts à payer pour un objet similaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet fait tomber les intermédiaires et donne à chacun la possibilité de reconnaissance de son patrimoine, à sa juste valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* http://oneredpaperclip.blogspot.com/p/about.html&lt;br /&gt;
* http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/5167388.stm &lt;br /&gt;
* http://www.youtube.com/watch?v=nSXBaSmaxPQ&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Acheter_une_villa_avec_un_trombone&amp;diff=8123</id>
		<title>Acheter une villa avec un trombone</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Acheter_une_villa_avec_un_trombone&amp;diff=8123"/>
				<updated>2011-10-03T19:11:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''échange, interactif, fin des intermédiaires.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:One red paperclip.jpg|thumb|''Acheter une villa avec un trombone''.]]&lt;br /&gt;
Robert Kennedy a dit un jour : « ''Certaines personnes voient la réalité et disent 'pourquoi ?'. Moi je rêve à l'impossible et je dis 'pourquoi pas ?''' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que faire avec une connexion Internet ? Apprendre, lire, regarder, écouter, ''échanger'', s'évader, dialoguer avec ses amis, entretenir un réseau professionnel, partir à la découverte du monde… Et, pourquoi pas, ''échanger'' un trombone contre une maison !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kyle l'a fait. Ce jeune blogueur canadien a réussi à ''échanger'' un trombone rouge pour un peu mieux, puis encore mieux, jusqu'à obtenir une belle maison, avec le coup de pouce du réseau des réseaux. Le plus étonnant, c'est qu'en réalisant cet exploit, il a fait tout ce dont nous avons parlé précédemment : il a voyagé, il s'est ouvert au monde et aux autres, il a dialogué, il a ''échangé'' dans tous les sens du terme, et est ressorti de l'expérience enrichi, là aussi dans tous les sens du terme…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprenons. En une année et précisément quatorze ''échanges'' — soit en revenant à une bonne vieille méthode de troc « fondé sur le véritable ''échange'', la communication, le dialogue et l'attachement » — son trombone rouge est devenu maison après avoir été, entre autres et successivement, stylo, poignée de porte, réchaud, générateur, motoneige, après-midi avec Alice Cooper et enfin rôle au cinéma… Chaque ''échange'' se déroulant dans une ville différente, ce pari a beaucoup fait voyager le jeune Kyle, et l'a amené à rencontrer des gens avec qui il a beaucoup partagé. Il a tenu quotidiennement un blog relatant son expérience et a ainsi suscité l'interaction et la sympathie d'un grand nombre de lecteurs, ainsi qu'une bonne dose de reconnaissance. Voici l'épopée folle et exhaustive de ce petit bout de métal rouge et de son propriétaire éphémère à travers la Toile. La métamorphose moderne de la citrouille en carrosse...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'échange, en quatorze étapes ==&lt;br /&gt;
L'''échange'', concrètement, en quatorze étapes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout a commencé le 14 juillet 2005 : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Kyle va à Vancouver et ''échange'' le trombone contre un stylo en forme de poisson. &lt;br /&gt;
* Il troque ce stylo le jour même contre une poignée de porte sculptée à la main qu'il surnomme « À Knob-T ».&lt;br /&gt;
* 25 juillet 2005 : il se rend à Amherst (Massachusetts) chez un ami pour ''échanger'' « À Knob-T » contre un réchaud de camping Coleman (avec carburant).&lt;br /&gt;
* 24 septembre 2005 : il va à San Clemente en Californie et ''échange'' le réchaud de camping contre un générateur Honda 1000W.&lt;br /&gt;
* 16 novembre 2005 : il ''échange'' au Maspeth Queens (New York) son générateur contre un baril vide, une reconnaissance de dette pour remplir le fût de bière et une enseigne néon siglée Budweiser. Il donne à son pack le petit nom de « One instant party ».&lt;br /&gt;
* 1 décembre 2005 : il troque sa « One instant party » au Québec auprès de Michel Barrette (personnalité de la radio) contre une motoneige Ski-Doo.&lt;br /&gt;
* 5 décembre 2005 : il ''échange'' la motoneige contre un voyage de deux personnes à Yahk, en Colombie-Britannique.&lt;br /&gt;
* 7 janvier 2006 : il ''échange'' la deuxième place du voyage à Yahk contre une fourgonnette.&lt;br /&gt;
* 22 février 2006 : il troque sa fourgonnette contre un contrat d'enregistrement avec Metal Works à Toronto.&lt;br /&gt;
* 11 avril 2006 : il ''échange'' son contrat d'enregistrement avec Jody Gnant contre un an de loyer à Phoenix, en Arizona.&lt;br /&gt;
* 26 avril 2006 : il troque son loyer d'un an à Phoenix contre un après-midi avec Alice Cooper (chanteur de rock américain).&lt;br /&gt;
* 26 mai 2006 : il troque cet après-midi avec Alice Cooper contre une boule à neige motorisée KISS.&lt;br /&gt;
* 2 juin 2006 : il troque la boule à neige KISS auprès de Corbin Bernsen, un ardent collectionneur, contre un rôle dans un film. Il montre en passant que la valeur sentimentale d'un objet n'a pas de prix.&lt;br /&gt;
* 12 juillet 2006 : enfin, il ''échange'' son rôle au cinéma contre une maison de deux étages à Kipling, en Saskatchewan, au Canada.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kyle a dit : « ''J'ai toujours voulu avoir ma propre maison, et c'est comme ça que j'ai décidé d'y arriver.'' »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La morale de cette histoire ===&lt;br /&gt;
'''Internet permet d'aller plus loin, de dépasser les contingences'''. ''Interactif'', il permet d'''échanger'', de partager et d'amplifier la nature des transactions. Le potentiel des réseaux est immense, encore largement inexploité et parfois inattendu, comme ici. L'apparente facilité de l'aventure de Kyle demande néanmoins du temps, un peu d'imagination, de la créativité et de la patience. Et les applications sont infinies. Ici, l'un des messages à retenir est que certains objets de collection prennent de la valeur sur Internet. C'est vrai même si certains objets ont peu de valeur pour vous, comme la boule de neige motorisée Kiss (qui est un objet de collection). Aujourd'hui, sur le Web, non seulement il est possible de tout vendre sur des sites d'enchère, mais aussi, et surtout, on peut mieux évaluer la valeur des choses, car les transactions laissent des traces, et les sites de passionnés abondent… Comment faire ? Prendre le temps d'évaluer combien d'autres internautes ont été prêts à payer pour un objet similaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet fait tomber les intermédiaires et donne à chacun la possibilité de reconnaissance de son patrimoine, à sa juste valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Annexes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Liens externes ===&lt;br /&gt;
* http://oneredpaperclip.blogspot.com/p/about.html&lt;br /&gt;
* http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/5167388.stm &lt;br /&gt;
* http://www.youtube.com/watch?v=nSXBaSmaxPQ&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_pionniers_du_web&amp;diff=8122</id>
		<title>Les pionniers du web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_pionniers_du_web&amp;diff=8122"/>
				<updated>2011-10-03T19:01:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dans son livre ''Web 2.0 et au-delà'', David Fayon &amp;lt;ref&amp;gt; Web 2.0 et au-delà : Nouveaux internautes : du surfeur à l'acteur, David Fayon, Edition Economica &amp;lt;/ref&amp;gt;  décrit quatre lois qui régissent l'économie du numérique. Dans les faits et de façon scientifique, il s'appuie sur des conjectures et des tendances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au cœur du Web 2.0, ces quatre théories se traduisent par des applications à travers les outils développés sur Internet :&lt;br /&gt;
# la « longue traîne » qui remplace la loi de Pareto sur le Web : « le poids représenté par les produits rares est au moins équivalent à celui des produits phares ». Elle se vérifie avec les titres proposés sur Amazon, ceux téléchargés sur iTunes Music Store, à travers les clips visualisés sur YouTube, les mots saisis dans les recherches des moteurs, etc. ;&lt;br /&gt;
# la loi de Metcalfe : l'utilité d'un réseau croît de façon proportionnelle au carré de ses membres (même si dans la réalité celle-ci est à nuancer car certains membres sont plus actifs que d'autres) ;&lt;br /&gt;
# la loi des médias participatifs ou loi des 1/10/89 pour-cents : 1 % des internautes publient du contenu, 10 % participent (ex. : commentaires, votes, évaluations) et 89 % consultent simplement les informations sans intervenir ;&lt;br /&gt;
# l'effet du « petit monde » que l'on observe à travers les réseaux sociaux où la distance moyenne (c'est-à-dire le nombre d'intermédiaires entre deux personnes) qui sépare deux individus pris au hasard est de cinq ou six.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, revenons aux fondamentaux et voyons ce qui est réellement universel. Traitons de questions réellement pertinentes, telles que ''comment gagner sa vie ?'' ou ''qu'est ce que l'identité numérique ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement copyleft constitue une révolution ''économique''. Pas au sens étroit du mot, limité à la sphère marchande, mais comme sur le plan des échanges entre humains. Le copyleft permet une capitalisation collective du savoir, réduisant d'autant les pouvoirs de la minorité représentée par les grandes structures transnationales : celles-ci ne peuvent plus s'accaparer le savoir désormais accessible à tous sous une forme fonctionnelle. Dès lors, une myriade de développeurs indépendants et de PME locales, qui sont les acteurs du marché de proximité, parviennent à construire des systèmes d'information libres qui fonctionnent aussi bien (voire mieux) que les systèmes propriétaires produits par des structures aux moyens pourtant considérables. Il n'est plus nécessaire d'investir lourdement pour démarrer une nouvelle activité, car le libre accès au savoir abaisse pour une PME le coût d'entrée sur un nouveau marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La taille des grandes structures devient alors un handicap parce qu'elles sont soumises aux dérives bureaucratiques et qu'il n'y a plus rien à verrouiller pour assurer leur domination. Le mouvement copyleft a ses ennemis : la bataille entre l'ancien modèle et le nouveau se joue ainsi sur le terrain de la propriété intellectuelle, avec la reconnaissance des brevets logiciels en Amérique du Nord, que des lobbies très puissants tentent d'imposer en Europe, avec l'extension régulière des durées du droit d'auteur et la reconnaissance des droits voisins, qui font disparaître le domaine public, par la surveillance, le filtrage et la tentative de mise au pas d'Internet qui constitue le pivot de cette véritable société du savoir dont parlent beaucoup de gens puissants, qui leur crève les yeux mais qu'ils n'ont pas encore vue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Chapitre en construction===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous trouverez dans les prochaines versions plus d'articles et plus d'informations. Nous vous présentons actuellement les prémices de notre réflexion et de notre exploration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Un_droit_d%27auteur,_deux_familles_de_licences&amp;diff=8118</id>
		<title>Un droit d'auteur, deux familles de licences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Un_droit_d%27auteur,_deux_familles_de_licences&amp;diff=8118"/>
				<updated>2011-10-03T14:44:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''licence, droit, droits d'auteur, copyright, copyleft, pirate, privateur, libre,'' &lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===En deux points, pour les plus pressés===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous n'avez pas le temps, l'intérêt ou la possibilité de lire tout cet article, voici, en substance, les deux principales notions qui l'inspirent. Si vous ne comprenez pas tout, ou si votre curiosité s'en trouve stimulée, consacrez dix minutes à lire l'intégralité du texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# En tant que simple utilisateur sans but lucratif ni intention de diffusion à large échelle, vous ne risquez pas grand-chose en copiant des contenus sur Internet, sauf pour les films et les musiques produits par les multinationales de l'industrie du divertissement. Cette assertion est peut-être un peu rapide, mais elle résume la situation qui prévaut globalement. Un conseil : renseignez-vous, vérifiez vos sources, montrez cet article à un juriste, vous pourrez en apprendre davantage.&lt;br /&gt;
# En tant qu'auteur d'une œuvre, Internet vous offre une opportunité exceptionnelle de contribuer à casser la spirale vicieuse des licences privatrices (qui privent votre public de liberté) : il suffit par exemple de mentionner &amp;quot;licence Art Libre&amp;quot; ou &amp;quot;Creative Commons BY-SA&amp;quot; pour que vos créations puissent être utiles à d'autres. Concrètement, vous avez bien quelques petits trésors à partager une bonne fois pour toutes, non ? Pas la photo de vos parents sur une plage de Tahiti en 1978 ; mais, par exemple, cette belle photo de détail de caillou qui pourrait servir à illustrer tel article, ou ce mode d'emploi que vous aviez rédigé pour utiliser moins d'eau dans les toilettes de l'école, qui pourrait être utile à d'autres établissements. Mentionnez &amp;quot;Copyright ''votre prénom'' ''votre nom'' ''année'' sous Licence Art Libre, détails sur http://artlibre.org&amp;quot; (ex. &amp;quot;Copyright Ernest Jobichon 2011 sous Licence Art Libre, détails sur http://artlibre.org&amp;quot;). Ainsi, vous permettrez que quelqu'un se saisisse d'une copie de votre création, la mette à jour (la traduise, la raccourcisse, la remette en contexte...) et la dépose sur un autre site, sans oublier de vous mentionner comme l'auteur original. Ainsi votre oeuvre fera-t-elle son bout de chemin, sans bride artificielle, en vous respectant et en se rendant aussi utile que possible. De plus, si vous prenez les minutes nécessaires pour chercher sur le Web où et comment partager vos trésors, vous trouverez de nombreux autres créatifs (amateurs ou professionnels) qui, comme vous, auront partagé leurs trésors : cela ne pourra que vous inspirer et ce sera à vous, cette fois, d'utiliser leurs créations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Privateur ou libre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Copier une image trouvée sur le Web est parfois autorisé par la loi, mais plus souvent illégal. Les contenus (textes, musiques, vidéos) sont protégés par le droit d'auteur ; c'est donc l'auteur (ou son éditeur si le premier a cédé ses droits au second) qui peut choisir de vous autoriser ou non à copier sa création. Selon la ''loi'', si vous violez les droits d'auteurs ayant choisi d'interdire la copie, vous encourez une condamnation pour copie illégale. Dans la pratique, ce type de peine n'est pas facilement applicable. En effet, dans un moteur de recherche d'images, il suffit par exemple de taper le mot-clé ''Mickey Mouse'' pour avoir accès à des millions d'images de la célèbre souris, toujours protégée légalement. Malgré cette protection légale, il est très aisé de copier ces images ; le plus sensible est l'usage qui en sera fait par le copieur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous utilisez une œuvre, comme une photo de ''Che Guevara'', pour la reproduire sur un poster que vous vendez dans la rue, vous commencez à risquer davantage qu'en la gardant pour vous dans un contexte privé, parce qu'il y a ici ''commerce'' de la photo (et les personnes détentrices de droits peuvent alors vous reprocher un ''manque-à-gagner''). Si vous utilisez cette même œuvre dans le cadre d'une campagne de publicité internationale pour promouvoir un objet que votre entreprise vend à des millions d'exemplaires, vous risquez beaucoup plus encore. L'auteur de l'œuvre peut vous demander des dédommagements et, si vous refusez, pourra probablement obtenir réparation par voie légale.&lt;br /&gt;
Il en va de même des films, des recettes de cuisine, de la musique, des logiciels... de tout ce qui, en somme, relève du droit d'auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Alors, comment faire pour être un citoyen honnête alors qu'Internet nous tend des perches pour que l'on copie tout et n'importe quoi sans se poser de question ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, cherchez la mention ''Copyright'' ou le sigle ''©'' associés à l'œuvre (image, film, texte, musique, logiciel). Ils indiquent la personne ou l'entreprise chargées de déterminer les usages autorisés et interdits de cette création. Si vous ne les trouvez pas, vous n'avez pas le droit légal de copier, ni même d'utiliser cette œuvre ; par exemple, pour une image, de l'imprimer. Il vous reste alors à choisir entre respecter ''à la lettre'' une règle certes peu logique à l'ère du numérique, et prendre le risque, léger, de l'utiliser sans but d'enrichissement, sachant que la probabilité d'avoir des ennuis reste très faible.&lt;br /&gt;
Attention toutefois : les industries du cinéma et de la musique sont de plus en plus actives sur ce terrain. Elles poursuivent parfois de simples copieurs de films ou d'albums, car les enjeux financiers sont importants. Ceux qui ''se font pincer'' écopent généralement de peines sévères, pour l'exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous trouvez la mention du copyright, il est très probable qu'elle ne stipule que &amp;quot;copyright 2010&amp;quot;, &amp;quot;copyright + nom de l'auteur&amp;quot; ou &amp;quot;Copyright + année + auteur + tous droits réservés&amp;quot; (&amp;quot;all rights reserved&amp;quot; en anglais). Cela équivaut à une absence de mention, car les termes d'usage de l'œuvre ne sont pas mentionnés non plus. L'auteur a tous les droits, vous n'avez aucun droit de copier, ni de faire quoi que ce soit, hormis celui de consulter l'œuvre car elle a été placée sur le Net à cette fin. Si vous en voulez davantage (la réutiliser, la rediffuser, la modifier...), alors il faudra obtenir l'autorisation formelle des ''ayants droit'' : ceux qui ont le droit de vous permettre la copie, la redistribution ou la modification de l'oeuvre. Il s'agit parfois de l'auteur lui-même, parfois d'un tiers (comme une maison d'édition) auquel l'auteur a cédé certains de ses droits (de reproduction et de diffusion principalement) dans le cadre d'un contrat. Il est donc indispensable de demander une autorisation aux ayants-droit avant toute réutilisation de l’œuvre, ce qui est assez compliqué lorsque c'est une grosse structure qui gère ces droits. Il faudra trouver les coordonnées exactes, expliquer le motif pour lequel vous désirez utiliser l'œuvre, même s'il ne s'agit que d'un petit encart rigolo que vous vouliez disposer au coin d'un tract pour une soirée de soutien aux victimes du tremblement de terre en Haïti ou de l'accident nucléaire au Japon. C'est en tout cas la procédure que suivent les personnes qui ont ''vraiment vraiment'' envie d'utiliser l'image de Che Guevara pour vendre leurs objets sans risquer d'importants frais de  dédommagement. Les autres, ceux qui ignorent le copyright ou jouent les ignorants, deviennent de fait ''hors la loi'' ; à moins, dans le cas des films et de la musique, qu'ils n'achètent de l'oeuvre convoitée une copie ''légale''. Le plus fréquemment, ils font un peu des deux : ''J'en achète quelques-uns, j'en copie d'autres''. Dans ce genre de cas, la limite devient vite floue : difficile de savoir qui a copié quoi, qui a acheté quoi...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment mettre une information sous licence libre?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les productions artisanales, qu'elles émanent d'amateurs ou de petites entreprises, sont souvent accessibles sans mention de licence. Cela signifie qu'elles sont légalement ''non libres'', comme cette belle recette de chausson aux pommes trouvée sur un site Web de cuisiniers gourmets, sans mention de licence, donc. Selon la loi, impossible de la copier pour l'envoyer à sa cousine, même s'il n'y a pas grand risque à courir. Ainsi en va-t-il de telle charte éthique trouvée sur le site Web d'une école, si bien rédigée qu'on voudrait la copier pour la diffuser auprès de tous les élèves et parents. La loi est ainsi faite : s'il n'y a pas de mention explicite en vertu de laquelle l'œuvre est proposée sous licence libre, celui qui copie, fût-ce la charte éthique de l'école pour l'adapter à son collège, là-bas, dans la brousse africaine, commet un acte ''illégal''. Il prend le risque d'être poursuivi par l'auteur de l'oeuvre et puni par la Loi - selon laquelle tout auteur d'une ''création de l'esprit'' peut choisir les conditions d'usage de sa production par le public. En l'absence de mention particulière, ces conditions sont à négocier ''au coup par coup''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, qui voudra fluidifier les échanges d'informations prendra soin de décrire ces conditions d'usage, et de les inscrire précisément dans un document nommé &amp;quot;licence&amp;quot;. Chacun pourra ainsi choisir les termes spécifiques adaptés à sa propre licence. Il s'agit néanmoins d'une entreprise fastidieuse, car ces termes doivent être vérifiés par des juristes spécialisés, qui s'assureront qu'ils respectent les conventions en la matière ; si ce n'est pas le cas, une licence &amp;quot;fait-maison&amp;quot; pourrait être reconnue comme nulle, c'est-à-dire que seule la loi serait applicable, et non une des dispositions spécifiques de la licence. En outre, peu de créateurs utiliseraient une telle licence, peu répandue. Il prendrait beaucoup de temps d'étudier précisément les termes de chaque licence au cas où quelqu'un voudrait réutiliser une création qu'elle protège. On imagine le casse-tête si quelqu'un souhaitait intégrer à une création des contenus provenant de cinquante créateurs ayant chacun fait défini leur propre licence... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, voici une '''bonne nouvelle : il existe une famille de licences, appelées ''licences libres'', qui peuvent être utilisées pour toutes les créations''' relevant du droit d'auteur.&lt;br /&gt;
Même si certains les nomment ''licences ouvertes'' ou ''open source'', on peut les appeler ''licences libres'' si l'on veut&lt;br /&gt;
inclure la dimension du choix de société qu'elles sous-tendent. On évite ainsi de ''dépolitiser'' un débat éminemment politique. De fait, quiconque découvre une œuvre sous licence libre peut la copier, la modifier et la redistribuer à tout un chacun, et surtout le faire ''légalement''. Les créateurs à l'origine de ces oeuvres ont prévu cette perspective. '''Par exemple, sur Wikipédia, textes, images et code logiciel du wiki sont TOUS sous ''licence libre''.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concrètement, si vous voyez une œuvre portant l'une des mentions suivantes, vous pouvez alors librement (c'est à dire que vous êtes libre de le faire, ou non) utiliser, copier, redistribuer, modifier (une copie de) l'œuvre en question : &lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyleft (+ année) + nom de l'auteur &amp;quot;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyright (+ année) + nom auteur + sous licence Art Libre&amp;quot;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyright (+ année) cette œuvre est libre&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe également les créations sous licence &amp;quot;Creative Commons&amp;quot;, qui donnent le droit d'utiliser, de copier et de redistribuer une œuvre. Les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot; connaissent différentes déclinaisons telles qu'autoriser ou interdire l'utilisation de la création dans un cadre commercial (option &amp;quot;non commercial&amp;quot;), ainsi qu'autoriser ou interdire la modification d'une copie de la création (option &amp;quot;pas de modification&amp;quot;). Toutes les déclinaisons ont en commun l'attribut &amp;quot;Paternité&amp;quot; qui oblige à citer la source de la création originale.&lt;br /&gt;
Par exemple, sur Wikipédia, la mention exacte est : &lt;br /&gt;
Droit d'auteur : &amp;quot;les textes sont disponibles sous licence &amp;quot;Creative Commons - Paternité - Partage à l’identique&amp;quot; ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Libre, gratuit, ouvert et privateur==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour bien comprendre ''qui contrôle quoi'' dans l'information, il faut savoir faire la différence entre '''libre''', '''ouvert''', '''gratuit''' et '''privateur'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Libre'' : sous une licence qui permet à chacun de lire, utiliser, modifier et redistribuer l'information, s'applique dans le domaine du logiciel et au-delà (art, documentation pédagogique, …). C'est le seul qui garantisse une véritable équité des chances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ouvert'' : '''l'expression le plus souvent utilisée est Open Source.''' Dans la majorité des cas, cela revient au même que ''Libre'', quant aux permissions et restrictions. Par contre, le terme ''ouvert'' (ou ''open source'') est souvent employé à tort pour désigner des créations qui ne sont ni libres, ni open source. Les auteurs considèrent que leur création est dotée d'assez de permissions pour être qualifiée de libre ou ouverte, mais sans avoir rigoureusement vérifié que ''leur'' vision correspondait aux définitions précises de libre ou open source.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Gratuit'' : dans le monde de l'information, ''gratuit'' est une formule qui trahit souvent la manipulation ; qui dit gratuit ne dit pas libre mais pense fréquemment « première dose de drogue gratuite ». '''Certains services sont gratuits mais utilisent la dépendance pour introduire progressivement des aspects payants''', d'autres exploitent les informations fournies par les utilisateurs du service gratuit pour les revendre à des tiers, d'autres enfin rendent leurs clients captifs pour leur vendre des produits. Quoi qu'il en soit, aucun ne concentre son modèle sur un service honnête où la véritable génération de revenus est clairement identifiable par l'utilisateur lorsqu'il bénéficie des services concernés. La gratuité dissimule donc souvent une forme d'''arnaque''. Il existe néanmoins des exceptions, notamment les services d'intérêt public, financés par un service public. S'ils peuvent revendiquer leur gratuité, c'est qu'ils sont financés par l'Etat ou par des institutions publiques. L'essentiel, face au mot « gratuit », c'est d'identifier les sources. Parce que souvent, si c'est gratuit, alors le produit, c'est vous !&amp;lt;ref&amp;gt;[http://reflexesecurite.com/general/vous-etes-produit-gratuite/ Vous êtes le produit.]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Privateur'' : la majorité des services gratuits sont privateurs, mais pas tous. Il s'agit souvent d'entreprises, comme Microsoft, Adobe ou Google, qui '''fournissent des services gratuits pour mieux rendre leurs clients dépendants de leurs produits privateurs et ensuite les contraindre''', individuellement ou au niveau des entreprises qui utilisent ce service, à payer des sommes importantes pour accéder aux prestations dans un contexte de dépendance et de monopole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Libre, c'est comme ''libre de droits'' ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'amalgame est fréquent entre les notions de ''création sous licence libre'' et de ''création libre de droits''. Les licences libres ont été décrites dans cet article. Par contre, ''libre de droits'' fait référence au ''domaine public'', c'est à dire les créations qui ne sont pas (ou qui ne sont plus) couvertes par le droit d'auteur. Au bout d'un certain temps, variable selon les pays et les types de création, généralement plusieurs dizaines d'années, les créations de l'esprit sortent du champ d'application du droit d'auteur classique ; elles sont alors utilisables (copiables, modifiables, réutilisables) sans autorisation explicite, parfois même sans citation de l'auteur original. C'est le ''domaine public'' ou la sphère des créations ''libres de droits''. La grande différence avec les licences libres, c'est que celles-ci sont un choix délibéré des auteurs et que leur ''paternité'' reste acquise, c'est à dire qu'il faudra conserver les mentions de copyright (ou de droit d'auteur) associées à la création, ce qui n'est pas indispensable pour des créations ''libres de droits''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les deux familles de licences ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Caractéristiques de la licence &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt &amp;quot;libre&amp;quot; &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt &amp;quot;privative&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche affirmée, les termes et licences les plus reconnus dans cette famille &lt;br /&gt;
| GPL, GFDL, ArtLibre, CC BY-SA, autres (Cf. FSF&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html Liste de licences libres]&amp;lt;/ref&amp;gt; ou OSI&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.opensource.org/licenses/ Liste de licences reconnues par l'Open Source Initiative (en anglais)]&amp;lt;/ref&amp;gt;)&lt;br /&gt;
| Tous droits réservés, avertissement que les copieurs seront poursuivis, brevets... &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche édulcorée &lt;br /&gt;
| Licence Creative Commons avec la clause NC ou ND, '''OpenSource'''&lt;br /&gt;
| Autorisation de reproduction possible au cas par cas, nous contacter. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mention inconsciente &lt;br /&gt;
| &amp;quot;Tous usages autorisés&amp;quot; (ceci signifie que non seulement une personne peut reproduire l'oeuvre, mais elle peut aussi la privatiser et interdire à l'auteur initial de l'utiliser) &lt;br /&gt;
| Aucune mention de copyright ni d'auteur pour des photos, images, films...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La métaphore de la cuisine ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Adapté d'un article paru dans la revue No Pasaran, n°77, hiver 2009-2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment bien expliquer la différence entre les deux familles de licences ? Prenons la métaphore de la cuisine. Quand on achète un plat congelé qui demande juste d'être réchauffé, il n'y a guère autre chose à faire que le manger. On ne sait pas vraiment ce qu'il y a dedans, ni comment il a été fait. Contrairement au petit plat qu'on goûte chez des amis ou en famille, et dont chacun est prêt à donner la recette, on ne peut pas le refaire chez soi, l'arranger à son propre goût et en faire à nouveau profiter son entourage. L'informatique fonctionne un peu comme la cuisine. Il y a d'un côté ''le plat tout fait'' : cette catégorie comprend notamment les logiciels &amp;quot;privateurs&amp;quot; qu'on installe sur son ordinateur, compréhensibles par la machine mais impossibles à décrypter par l'humain, et également les DVD qu'il est interdit de copier et encore moins de modifier. De l'autre côté, on a la recette de cuisine qu'il est possible de lire, d'utiliser, de modifier et de redistribuer ; on l'appelle &amp;quot;code source libre&amp;quot; dans le cas des logiciels et &amp;quot;art libre&amp;quot; dans celui des oeuvres d'art. La liberté d'accéder à ce code source, bien que ne concernant que les informaticiens, fait une grosse différence. La culture libre repose ainsi sur quatre libertés :&lt;br /&gt;
#Liberté d''''utiliser''' l'information, pour ce que l'on veut&lt;br /&gt;
#Liberté d''''étudier''' l'information pour comprendre sa formation et son fonctionnement&lt;br /&gt;
#Liberté de la '''modifier''' pour l'adapter à ses propres besoins&lt;br /&gt;
#Liberté de '''distribuer''' l'information en l'état ou modifiée, y compris d'en faire commerce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces principes permettent que personne ne puisse prendre le contrôle d'une information fonctionnelle (mode d'emploi, logiciel, marche à suivre...) et soumettre ses utilisateurs et les développeurs à sa volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ces quatre libertés, un mouvement plus spécifique nommé ''copyleft'' a été imaginé en 1984 par deux chercheurs en informatique américains : Richard Stallman et Don Hopkins. Aux garanties de liberté, il ajoute un principe de partage et de développement inspiré du monde scientifique. Il impose, lors de la diffusion du logiciel, d'une part de citer les auteurs qui ont contribué à l'oeuvre, d'autre part de '''le rediffuser nécessairement sous les mêmes conditions'''. Cela permet, dans le cas où l'oeuvre fait l'objet d'une évolution, d'en faire profiter tout le monde. Cette « capitalisation » du travail est alors un bien collectif qui ne peut pas être confisqué. Véritable retournement des principes du droit d'auteur, son initiateur imagina même le slogan : « Copyleft, all rights reversed ». Ce principe a du sens parce que notre société est entièrement informatisée. Les oeuvres numériques, particulièrement les oeuvres fonctionnelles, sont donc reproductibles sans perte de qualité, pour un prix négligeable, et distribuables tout aussi facilement. Alors que la culture de l'information propriétaire (ou privatrice) poursuit une stratégie visant à vendre des licences comme si l'on avait affaire à un bien rare, la culture de l'information libre propose un mode de partage et de diffusion adapté à sa nature numérique où l'on ne paye que la première copie : son propre temps de travail si l'on est bénévole, ou le temps réel de travail nécessaire à créer, installer, paramétrer et maintenir une oeuvre, notamment logicielle, et son mode d'emploi. C'est pour cette raison que bon nombre de logiciels libres sont disponibles gratuitement sur le Web, et que seul le temps de travail est vendu par des experts qui nous guident pour choisir, installer, adapter, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que Richard Stallman ait été à l'origine du projet GNU, qui visait à concevoir un système d'exploitation entièrement libre et s'est concrétisé avec l'avènement du célèbre noyau Linux, le ''logiciel libre'' et par extension la ''culture libre'' ne se résument pas à cette seule avancée. Même s'il est possible d'abandonner complètement le logiciel propriétaire en choisissant un système d'exploitation libre tel quee GNU/Linux, il est aussi possible d'utiliser des logiciels libres tournant sous Windows ou Mac OS, comme Firefox (navigateur web) ou LibreOffice (suite bureautique). On trouve des oeuvres libres pour tous les usages. Un bon réflexe, lorsqu'on a besoin d'un logiciel libre, est de consulter le site [http://www.framasoft.net Framasoft] qui en propose une large palette, principalement à destination d'environnements non-Linux. Ces logiciels présentent l'avantage d'avoir été testés et de présenter un bon niveau fonctionnel. Ils conviennent généralement à des utilisateurs de base, ce qui prouve que le logiciel libre n'est pas réservé aux spécialistes.&lt;br /&gt;
Le paysage est comparable dans le cas des images : les millions d'images disponibles sur Wikicommmons sont toutes sous licence libre. C'est également le cas de nombreux films, de plans d'architectes, de revues juridiques...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes tous en train de passer du statut de simples utilisateurs-consommateurs de créations à celui de producteurs. Répétons-le à tous les producteurs (actuels ou en devenir) : '''sans mention explicite, seule la consultation est autorisée'''. On peut le déplorer, et voir là un frein à la fluidité des échanges d'idées, de modes d'emploi et de faits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous conseillons donc de : &lt;br /&gt;
# garder sous droit d'auteur simple (usage exclusif) les créations que vous ne souhaitez pas diffuser ou ne diffuser que dans un cadre restreint comme des photos de familles, par exemple. Pour cela, rien à faire de spécial, si ce n'est penser à indiquer que ''vous'' êtes détenteur des droits relatifs à ces créations (avec vos coordonnées pour être contacté-e au cas où...) ;&lt;br /&gt;
# pour les créations qui auraient un intérêt public - même modeste -, mentionner explicitement une licence libre. Les deux licences libres les plus connues, utilisées et recommandées par les ténors du sujet, sont&lt;br /&gt;
* la licence &amp;quot;Art Libre&amp;quot;, décrite ici : http://artlibre.org (c'est celle de cet ouvrage). Malgré son nom, elle est aussi applicable à bien des domaines non artistiques ;&lt;br /&gt;
* la licence &amp;quot;Creative Commons BY-SA&amp;quot; : les termes sont exprimés différemment mais disent à peu près la même chose que la licence Art Libre. C'est la licence utilisée sur Wikipédia. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous commencez à comprendre ? Alors voici une bonne et une mauvaise nouvelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La bonne nouvelle'', c'est que les licences libres commencent à être de plus en plus adoptées. Le temps joue donc en faveur d'une nouvelle approche du droit d'auteur, adaptée aux réalités d'Internet. La vie numérique va s'en trouver simplifiée, et la créativité encouragée, pour autant que chacun reste vigilant face aux menaces de lois liberticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La mauvaise nouvelle'', c'est qu'il reste des subtilités à comprendre avant d'avoir fait le tour du sujet. Cela demande encore du temps, aussi il faut considérer ce qui précède comme une introduction, une présentation à vocation vulgarisatrice. Il existe par exemple quelques options supplémentaires pour les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot;. En fait, il y a un authentique art des licences. Compte tenu de l'utilisation quotidienne d'Internet, on aura tout intérêt à se familiariser avec les subtilités de ce monde des licences, pour éviter, déjà, de se retrouver dans l'illégalité, à son corps défendant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On lira donc les articles connexes d'eCulture générale, et les ressources documentaires proposées sur la version Web de cet article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le saviez-vous?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Et les banques d'images/photos ''libres de droits'' ? ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe, notamment sur Internet, des banques d'images dites ''libres de droits''. Le terme est utilisé ici à tort car il laisse penser qu'il n'y a plus aucun droit d'auteur sur ces créations, ce qui est faux. Les banques d'images ou photos libres de droits regroupent des créations qu'il ''suffit'' d'acheter une seule fois pour en faire des usages multiples. Ce qui n'est en général pas le cas lorsqu'on achète une image pour la publier dans une édition spécifique d'un périodique : impossible alors de la réutiliser pour la placer sur un site Web, ou de la publier dans une édition ultérieure, à moins de refaire une demande d'acquisition de droits et donc, en principe, de repasser à la caisse. Les banques d'images libres de droits autorisent, on l'a dit, les utilisations multiples d'une même image. C'est pour cette raison que ces collections se sont auto-proclamées ''libres de droits'', tout en n'étant ni ''libres'', ni dans le domaine public, ni gratuites. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Garde à vue ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fille de 14 ans filme sa sœur dans un cinéma avec son téléphone portable ; si l'éditeur du film projeté sur l'écran parvient à prouver qu'une partie de son film apparaît sur l'enregistrement du smartphone, la fillette peut être placée en garde à vue pendant quarante-huit heures. Cela est également vrai pour la bande son.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cas concret : le livre que vous êtes en train de consulter est rempli d'images sous licence libre. Si par malheur l'un des auteurs de ces images nous écrivait (à l'adresse info@ynternet.org) et nous expliquait que nous n'avons pas respecté sa licence, ou que nous avons, selon lui, utilisé l'une de ses images sans autorisation, nous lui répondrions : nos sincères excuses, nous vous informons que :&lt;br /&gt;
* cela nous a échappé (nous sommes effectivement une petite dizaine à avoir assemblé les images et les textes) ;&lt;br /&gt;
* nous n'avons pas généré de bénéfices, ce qui est vrai et démontrable - le livre est réalisé sous l'égide de la fondation Ynternet.org, à but non lucratif, cet ouvrage est vendu sans marge bénéficiaire et nos comptes sont disponibles en cas de litige ;&lt;br /&gt;
* nous retirons immédiatement l'image incriminée, à moins que vous nous autorisiez expressément à la distribuer dès maintenant en la plaçant sous licence Art Libre, afin qu'elle ait la même licence que les autres contenus de l'ouvrage ;&lt;br /&gt;
* nous publierons volontiers une note explicative en présentant nos excuses à l'auteur sur notre site Web ;&lt;br /&gt;
* nous proposerons, si nécessaire, un dédommagement à hauteur du préjudice subi (à ce stade, il sera probablement impossible à l'auteur de démontrer ce préjudice, car l'ouvrage entre dans le cadre d'une activité pédagogique à but non lucratif, etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Traité de non-prolifération ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La notion de traité de non-prolifération s'applique généralement à l'arsenal nucléaire. Mais dans la noosphère, où ne règnent que des informations, le terme est également utilisé. Face à la découverte de la possibilité de créer sa propre licence, on a assisté au tournant du deuxième millénaire à une flambée du nombre des licences : FreeBSD, OpenSource, GPL, etc. Le phénomène a conduit les ténors de la culture libre à s'unir pour lancer une campagne de non-prolifération des licences. &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.presence-pc.com/tests/open-source-developpement-23244/5/&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le truc à retenir===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les créations devraient mentionner une licence, et renvoyer vers ce texte détaillant les modalités d'usage. C'est l'une des décisions qui marqueraient le passage assumé d'un monde où l'information est rare à un autre où l'information sera abondante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Licences libres : un outil pour déconstruire le copyright ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès leur apparition au XVIIIe siècle, copyright et droit d'auteur ont été sujets à de vives critiques, qui n'ont cessé de s'intensifier avec le développement des technologies facilitant la copie et le partage d'informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines personnes voient les licences libres, dont certaines licences Creative Commons, comme un moyen d'abolir ces notions de propriété intellectuelle en les retournant contre elles-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’objectif recherché est d’encourager de manière simple et licite la circulation des œuvres, l’échange et la créativité. Creative Commons s’adresse ainsi aux auteurs qui préfèrent partager leur travail et enrichir le patrimoine commun (les Commons) de la culture et de l'information accessible librement. L'œuvre peut ainsi évoluer tout au long de sa diffusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les personnes souhaitant autoriser la communication au public de leur œuvre uniquement contre une rémunération devront retenir le système général du droit d’auteur et non les licences libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bethoveen et les brevets logiciels ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginons qu’au XVIIIe siècle les gouvernements d’Europe aient décidé d’encourager le développement de la musique symphonique en introduisant un système de brevet sur l'innovation musicale.&lt;br /&gt;
Toute personne pouvant décrire une nouvelle idée musicale avec des mots aurait obtenu un brevet qui lui aurait valu un monopole sur son idée. Cette personne aurait pu poursuivre quiconque eût décliné cette idée dans un morceau de musique. Ainsi un motif rythmique aurait pu être breveté, ou une séquence d’accords, ou un ensemble d’instruments à utiliser ensemble, ou n’importe quelle idée pourvu qu'elle ait été décrite précisément.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginez, alors, Ludwig van Beethoven en 1800. Il souhaite écrire une symphonie. Pour écrire une symphonie et ne pas être poursuivi, il va devoir se frayer un chemin au travers des milliers de brevets relatifs aux idées musicales. S'il se plaint d'être entravé dans sa créativité, les titulaires de brevets lui répondront : « Monsieur Beethoven, vous êtes juste jaloux parce que nous avons eu ces idées avant vous. Pourquoi devriez-vous voler nos idées ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette histoire est racontée par Richard Stallman (RMS) &amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.framablog.org/index.php/post/2011/02/07/brevets-logiciels-stallman-beethoven Framablog] &amp;lt;/ref&amp;gt;. Richard Stallman est un hacker reconnu, c’est-à-dire un virtuose du code - on peut parler dans son cas d’un art de la programmation. Un art qui a eu ses Beethoven et qui souhaite continuer à en avoir demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20e siècle a mis un point d'honneur a breveter les idées, et plus encore : méthodes et mécanismes sont brevetés, recettes traditionnelles, simples procédures. Sont concernés, parmi beaucoup d'autres, les domaines logiciel et génétique, les plantes, les médecines naturelles... Aux Etats-Unis le brevetage des logiciels est la règle. En Europe, le principe a été maintes fois repoussé, mais il reste d'actualité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Breveter des logiciels ? Beethoven ne l'aurait pas entendu de cette oreille !'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et notes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:licence art libre.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licence Art Libre'''&lt;br /&gt;
conseillée pour l'art, la science, la pédagogie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:creative_commons_logo.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Creative Commons (BY, BY-SA, BY-NC-SA, BY-ND, BY-NC-ND)'''&lt;br /&gt;
les plus connues des licences libres, largement répandues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GFDL'''&lt;br /&gt;
très bien pour les modes d'emploi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gpl.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GPL'''&lt;br /&gt;
la plus répandue des licences libres pour les logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gnu.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GNU'''&lt;br /&gt;
le symbole de la culture libre, par lequel tout a commencé&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=8110</id>
		<title>Les différents types d'informations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=8110"/>
				<updated>2011-10-03T13:06:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''types d'informations, droit d'auteur, création, recettes, opinion, mode d'emploi, données publiques''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une personne traiterait en moyenne de 60 bits d'informations par seconde&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.technologyreview.com/blog/arxiv/24030/ New Measure of Human Brain Processing Speed]&amp;lt;/ref&amp;gt; à 0,1 quadrillion par seconde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.disabled-world.com/artman/publish/brain-facts.shtml What is the Brain?]&amp;lt;/ref&amp;gt; selon les sources. Mais de quelles informations s'agit-il ? Quel type d'information traite-t-on et sous quelle forme ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations. Voici l'occasion de revenir aux fondamentaux, au cœur de la société de l'information, en reprenant les idées de Richard Stallman dans sa « révolution du logiciel libre »&amp;lt;ref&amp;gt;Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée. Sam Williams, Richard Stallman &amp;amp; Christophe Masutti, Éditions Eyrolles — Framasoft, publiée sous la GNU Free Documentation Licence&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Trois types de contributions à la société ==&lt;br /&gt;
Richard Stallman propose que les '''droits d'une création''' soient différents en fonction de sa finalité, selon qu'il s'agit d'une contribution fonctionnelle, d'un écrit d'opinion, de travaux d'art ou de divertissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contribution fonctionnelle comporte des publications telles que :&lt;br /&gt;
* les recettes, &lt;br /&gt;
* les modes d'emploi, &lt;br /&gt;
* les documents de référence (encyclopédie, statistiques, etc.), &lt;br /&gt;
* les codes logiciels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus en grand nombre en profite, elles devraient être libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les écrits d'opinion on retrouve :&lt;br /&gt;
* les mémoires,&lt;br /&gt;
* les essais,&lt;br /&gt;
* les commentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils devraient être mis en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans usage commercial. Le copyright est cruel, car il interdit le partage du savoir, ''a priori'' or il est essentiel de pouvoir légaliser le partage du savoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas des travaux d'art et de divertissement, il existe des arguments en faveur des deux options possibles, privatrice ou libre :&lt;br /&gt;
* selon les uns, l'acte de modifier peut constituer une contribution à l'œuvre originelle ;&lt;br /&gt;
* selon les autres, toute modification est susceptible de réduire l'intégrité de l'intention initiale de l'auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni ; il a au contraire été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à interdire la copie pendant une certaine période (par exemple dix ans), puis à autoriser cette copie et les modifications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle aujourd'hui de société de l'information, mais sous couvert d'informations factuelles ou fonctionnelles, la diffusion des informations créatives sert trop souvent les intérêts des émetteurs plutôt que celui du bien commun. Par exemple, le choix éditorial qui va inciter un journal à jouer en couverture sur l'actualité la plus sensationnelle procède d'une stratégie publicitaire, et non journalistique : capter une audience importante sert ici à commercialiser plus cher les espaces publicitaires du journal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu, son sens. On distingue trois types d'informations, les faits, les œuvres et les fonctions&amp;lt;ref&amp;gt; Jürgen Habermas, ''Théorie de l'agir communicationnel'' (deux volumes), Paris, Fayard, 1987 et Richard Stallman, Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée.&amp;lt;/ref&amp;gt; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''faits''', c'est tout ce qui est ''manifeste'', qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : « Maison à vendre». Lorsque quelque chose ne peut pas être discuté, on peut dire que c'est factuel. Parfois seulement, une personne définira une information comme factuelle, les autres voudront en débattre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le factuel, on est concentré sur des faits. Ici ne se pose pas la question de ce qui est vraiment factuel et de ce qui ne l'est que potentiellement (par exemple : je vais mourir un jour, est-ce factuel ?). Le vrai, c'est une question philosophique, voire métaphysique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''fonctions''' sont produites et diffusées non pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont les marches à suivre, les méthodes, les modes d'emploi, les informations qui servent une autre finalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information peut, bien entendu, combiner deux types ou même les trois types de contenus. « Je vends ma voiture (c'est une information factuelle) qui va sûrement faire plaisir à quelqu'un de bien parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une information, créative, car c'est mon opinion, mon sentiment ; dont on peut certes débattre pendant des heures). Et pour l'acheter il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre pour acheter ma voiture) ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''œuvres''' englobent les créations artistiques, ainsi que les opinions, les improvisations et plus largement, tout ce qui n'est ni fonctionnel, ni factuel. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une maturation, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, de différence, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres ». Beaumarchais&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les moyens de communiquer ==&lt;br /&gt;
Pour '''échanger des informations''', les organismes vivants utilisent des ressources qui leur permettent de s'exprimer et de percevoir les messages qui leur sont adressés. A cette fin ils utilisent leurs cinq sens (ou davantage ?). Interviennent ici&lt;br /&gt;
* la voix (chanter, parler, crier...), qui sollicite l'ouïe ; &lt;br /&gt;
* le corps (danser, sauter...), qui sollicite principalement la vue ;&lt;br /&gt;
* les phéromones et autres émissions de messages olfactifs perçus par l'odorat &lt;br /&gt;
* ainsi que les modifications de l'environnement induites par l'action de la totalité des sens (ouïe, odorat, vue, toucher et goût) : écriture, peinture, dessin, sculpture, construction, destruction...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe ==&lt;br /&gt;
« Au commencement était le Verbe », dit la Bible. Le verbe s'entend ici au sens d'information, de direction - de mouvement de l'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus simple est la donnée. 0 ou 1, par exemple, sont des '''données'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir '''information'''. Ce sont alors des clés qui permettent d'agir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Associées, les informations deviennent des '''savoirs''', de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interconnectés, mis en pratique, les savoirs proposent un ''répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens'', ce qui est justement une définition de la… '''culture'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les époques, les cultures - qui sont autant de répertoires de solutions - s'inspirent les unes les autres pour former des '''civilisations'''.&lt;br /&gt;
Chaque espèce connaît une ou plusieurs civilisations qui évoluent soit en parallèle, soit l'une après l'autre, dans des cycles de constructions et de destructions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent dans la '''noosphère'''. C'est du moins une hypothèse à considérer, et que la culture numérique nous amène à prendre au sérieux, si l'on en croit les leçons à retenir du fonctionnement auto-organisé d'Internet. Ce ''réseau des réseaux'' est une forme d'expression de la noosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ? ==&lt;br /&gt;
Les différents services de l'Etat et les collectivités territoriales produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites Web, etc.) sur différents thèmes - tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur Internet - et les financent avec l'impôt des contribuables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont fonctionnelles. Pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre les modes d'emploi de leurs documentations pédagogique sous licence libre ? D'autoriser leur copie, modification et redistribution, valorisant ainsi ces documents, alors partagés comme un patrimoine de l'humanité. Le monde associatif et les institutions publiques auront tout intérêt à encourager le recours aux licences libres et le partage spontané, à l'instar de Wikipédia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Comment s'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air ?&lt;br /&gt;
 Engageons-nous pour la liberté des documents publics afin d'élargir leur diffusion, &lt;br /&gt;
 notamment des documents de prévention santé (par exemple à propos des comportements sexuels à risque, &lt;br /&gt;
 de la conduite en état d'ébriété, de la violence conjugale, du tabagisme...), et de l'information citoyenne (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise...) ou culturelle (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:fonctionnel-factuel-cratif.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=8109</id>
		<title>Les différents types d'informations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=8109"/>
				<updated>2011-10-03T13:03:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''types d'informations, droit d'auteur, création, recettes, opinion, mode d'emploi, données publiques''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une personne traiterait en moyenne de 60 bits d'informations par seconde&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.technologyreview.com/blog/arxiv/24030/ New Measure of Human Brain Processing Speed]&amp;lt;/ref&amp;gt; à 0,1 quadrillion par seconde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.disabled-world.com/artman/publish/brain-facts.shtml What is the Brain?]&amp;lt;/ref&amp;gt; selon les sources. Mais de quelles informations s'agit-il ? Quel type d'information traite-t-on et sous quelle forme ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations. Voici l'occasion de revenir aux fondamentaux, au cœur de la société de l'information, en reprenant les idées de Richard Stallman dans sa « révolution du logiciel libre »&amp;lt;ref&amp;gt;Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée. Sam Williams, Richard Stallman &amp;amp; Christophe Masutti, Éditions Eyrolles — Framasoft, publiée sous la GNU Free Documentation Licence&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Trois types de contributions à la société ==&lt;br /&gt;
Richard Stallman propose que les '''droits d'une création''' soient différents en fonction de sa finalité, selon qu'il s'agit d'une contribution fonctionnelle, d'un écrit d'opinion, de travaux d'art ou de divertissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contribution fonctionnelle comporte des publications telles que :&lt;br /&gt;
* les recettes, &lt;br /&gt;
* les modes d'emploi, &lt;br /&gt;
* les documents de référence (encyclopédie, statistiques, etc.), &lt;br /&gt;
* les codes logiciels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus en grand nombre en profite, elles devraient être libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les écrits d'opinion on retrouve :&lt;br /&gt;
* les mémoires,&lt;br /&gt;
* les essais,&lt;br /&gt;
* les commentaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils devraient être mis en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans usage commercial. Le copyright est cruel, car il interdit le partage du savoir, ''a priori'' or il est essentiel de pouvoir légaliser le partage du savoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas des travaux d'art et de divertissement, il existe des arguments en faveur des deux options possibles, privatrice ou libre :&lt;br /&gt;
* selon les uns, l'acte de modifier peut constituer une contribution à l'œuvre originelle ;&lt;br /&gt;
* selon les autres, toute modification est susceptible de réduire l'intégrité de l'intention initiale de l'auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni ; il a au contraire été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à interdire la copie pendant une certaine période (par exemple dix ans), puis à autoriser cette copie et les modifications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle aujourd'hui de société de l'information, mais sous couvert d'informations factuelles ou fonctionnelles, la diffusion des informations créatives sert trop souvent les intérêts des émetteurs plutôt que celui du bien commun. Par exemple, le choix éditorial qui va inciter un journal à jouer en couverture sur l'actualité la plus sensationnelle procède d'une stratégie publicitaire, et non journalistique : capter une audience importante sert ici à commercialiser plus cher les espaces publicitaires du journal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu, son sens. On distingue trois types d'informations, les faits, les œuvres et les fonctions&amp;lt;ref&amp;gt; Jürgen Habermas, ''Théorie de l'agir communicationnel'' (deux volumes), Paris, Fayard, 1987 et Richard Stallman, Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée.&amp;lt;/ref&amp;gt; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''faits''', c'est tout ce qui est ''manifeste'', qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : « Maison à vendre». Lorsque quelque chose ne peut pas être discuté, on peut dire que c'est factuel. Parfois seulement, une personne définira une information comme factuelle, les autres voudront en débattre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le factuel, on est concentré sur des faits. Ici ne se pose pas la question de ce qui est vraiment factuel et de ce qui ne l'est que potentiellement (par exemple : je vais mourir un jour, est-ce factuel ?). Le vrai, c'est une question philosophique, voire métaphysique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''fonctions''' sont produites et diffusées non pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont les marches à suivre, les méthodes, les modes d'emploi, les informations qui servent une autre finalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information peut, bien entendu, combiner deux types ou même les trois types de contenus. « Je vends ma voiture (c'est une information factuelle) qui va sûrement faire plaisir à quelqu'un de bien parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une information, créative, car c'est mon opinion, mon sentiment ; dont on peut certes débattre pendant des heures). Et pour l'acheter il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre pour acheter ma voiture) ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''œuvres''' englobent les créations artistiques, ainsi que les opinions, les improvisations et plus largement, tout ce qui n'est ni fonctionnel, ni factuel. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une maturation, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, de différence, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres ». Beaumarchais&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les moyens de communiquer ==&lt;br /&gt;
Pour '''échanger des informations''', les organismes vivants utilisent des ressources qui leur permettent de s'exprimer et de percevoir les messages qui leur sont adressés. A cette fin ils utilisent leurs cinq sens (ou davantage ?). Interviennent ici&lt;br /&gt;
* la voix (chanter, parler, crier...), qui sollicite l'ouïe ; &lt;br /&gt;
* le corps (danser, sauter...), qui sollicite principalement la vue ;&lt;br /&gt;
* les phéromones et autres émissions de messages olfactifs perçus par l'odorat &lt;br /&gt;
* ainsi que les modifications de l'environnement induites par l'action de la totalité des sens (ouïe, odorat, vue, toucher et goût) : écriture, peinture, dessin, sculpture, construction, destruction...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe ==&lt;br /&gt;
« Au commencement était le Verbe », dit la Bible. Le verbe s'entend ici au sens d'information, de sens, de mouvement d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus simple est la donnée. 0 ou 1, par exemple, sont des '''données'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir '''information'''. Ce sont alors des clés qui permettent d'agir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Associées, les informations deviennent des '''savoirs''', de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interconnectés, mis en pratique, les savoirs proposent un ''répertoire de solutions aux problèmes et passions des gens'', ce qui est justement une définition de la… '''culture'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En traversant les époques, les cultures - qui sont autant de répertoires de solutions - s'inspirent les unes les autres pour former des '''civilisations'''.&lt;br /&gt;
Chaque espèce connaît une ou plusieurs civilisations qui évoluent soit en parallèle, soit l'une après l'autre, dans des cycles de constructions et de destructions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent dans la '''noosphère'''. C'est du moins une hypothèse à considérer, et que la culture numérique nous amène à prendre au sérieux, si l'on en croit les leçons à retenir du fonctionnement auto-organisé d'Internet. Ce ''réseau des réseaux'' est une forme d'expression de la noosphère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ? ==&lt;br /&gt;
Les différents services de l'Etat et les collectivités territoriales produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites Web, etc.) sur différents thèmes - tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur Internet - et les financent avec l'impôt des contribuables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont fonctionnelles. Pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre les modes d'emploi de leurs documentations pédagogique sous licence libre ? D'autoriser leur copie, modification et redistribution, valorisant ainsi ces documents, alors partagés comme un patrimoine de l'humanité. Le monde associatif et les institutions publiques auront tout intérêt à encourager le recours aux licences libres et le partage spontané, à l'instar de Wikipédia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Comment s'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air ?&lt;br /&gt;
 Engageons-nous pour la liberté des documents publics afin d'élargir leur diffusion, &lt;br /&gt;
 notamment des documents de prévention santé (par exemple à propos des comportements sexuels à risque, &lt;br /&gt;
 de la conduite en état d'ébriété, de la violence conjugale, du tabagisme...), et de l'information citoyenne (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise...) ou culturelle (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:fonctionnel-factuel-cratif.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=8080</id>
		<title>L'identité numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=8080"/>
				<updated>2011-10-03T12:23:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''identité numérique, médias participatifs, eportfolio, profil, réputation, données publiques, amélioration continue, processus,'' &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Je mets mon Web profil régulièrement à jour, je sélectionne avec attention les communautés virtuelles auxquelles je participe, je vérifie les traces numériques que je laisse, je veille à ne pas diffuser d'informations privées sur le Web. Qui suis-je ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Un geek passionné par tout ce qui est lié à l'informatique&lt;br /&gt;
# Un internaute maître de son identité numérique&lt;br /&gt;
# Un parano de l'informatique&lt;br /&gt;
# Un digital natif pour qui le Web coule de source&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bonne réponse est la proposition n°2.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenez un moteur de recherche, saisissez votre prénom et votre nom (ex. Jean Dubuc) et regardez le résultat : vous y verrez une série de traces numériques d'une personne, sans doute les vôtres, mélangées à des traces d'autres personnes avec le même prénom ou nom de famille. D'autres éléments existent, qui ne sont pas nécessairement disponibles via un moteur de recherche, notamment les photos que vous avez pu déposer sur un espace sécurisé ou simplement sur le disque dur de votre ordinateur personnel, ou encore les informations qui se promènent dans les bases de données de votre pays de résidence, de vos assurances, etc. '''L'ensemble des informations publiques qui vous concernent, c'est votre identité numérique''', au même titre que l'ensemble des informations relatives à une organisation ou un groupe. Mais finalement, en quoi cela peut-il nous être important ? Sommes-nous malades de l'ego au point de vouloir absolument tout contrôler de notre réputation et de savoir tout ce qui se dit de nous, sur le Web ou ailleurs ? Non. Les enjeux sont plus subtils, plus profonds, et finalement plus sains. Il s'agit de choisir si l'''on veut que son identité soit définie par d'autres ou par soi-même''. Lorsque la première page du résultat d'un moteur de recherche est un profil nourri d'éléments que vous maîtrisez, vous aurez simplement permis, à ceux qui souhaitent en savoir plus sur votre identité, d'être aiguillés vers quelque chose que vous cautionnez. Cette démarche est la même que celle que vous adoptez lorsque vous rencontrez les gens en face à face. '''Un profil Web, c'est l'équivalent d'une page officielle, d'un choix volontaire de se profiler plutôt que de se laisser profiler par d'autres'''. ''Fichez-vous, avec tact et conscience, plutôt que de vous laisser ficher !''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'identité numérique, on distingue trois parties :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# '''l'ePortfolio''', qui devrait avoir une place centrale. La majorité des internautes gèrent parfois un ePortfolio sans le formuler ainsi : ils créent une page Facebook, un compte LinkedIn ou Viadeo, publient leur CV sur un site perso, créent un blog et un espace photo. En réunissant toutes ces informations sur une personne, on voit son passé, son présent, comment le contacter, ses réseaux, ses sources d'informations, ses activités. C'est justement ça, un ePortfolio. &lt;br /&gt;
# '''les données privées''', par exemple votre numéro de carte bancaire, vos lettres rédigées et sauvegardées sur votre ordinateur personnel, votre fichier d'adresse, etc.&lt;br /&gt;
# '''les données non-maîtrisées''', qui constituent aussi votre réputation, c'est-à-dire tout ce que les autres laissent comme trace à votre sujet, et que l'on ne peut pas maîtriser (par exemple la trace de votre participation à un événement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Se profiler ==&lt;br /&gt;
Pour devenir un « netizen » (citoyen du Net), première étape logique: partager avec la communauté des internautes certaines informations sur vous. Se profiler, c'est donc réaliser des sortes de fiches. Les fiches sont généralement utiles si vous les produisez spontanément, sans vous inscrire dans un cadre fixé par un gouvernement ou par une entreprise de services. Vous devez garder le contrôle entier et inconditionnel de votre profil. C'est le cas dans les ''médias participatifs''. '''Personne ne doit pouvoir modifier ou manipuler votre profil''' sans connaître votre mot de passe. C'est le cas sur les communautés virtuelles (CoVi) animées par la fondation Ynternet.org, et dans d'autres réseaux citoyens. Vous créez un compte dans une CoVi. Puis vous présentez des preuves de vos contributions à la société. Pour cela vous réalisez un édito et des articles, avec textes et images modifiables à tout moment. Il s'agit de répondre à la question : qui êtes-vous ? Vous le faites progressivement, sur des années, et à votre manière : poésie, histoires, faits, rapports, conseils… Vous distinguez profil public et profil privé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, trois items-clés :&lt;br /&gt;
# '''Cadre social''' : quel est votre foyer, votre origine, votre éducation, votre réseau social (amis, collègues, connaissances, etc.) ? &lt;br /&gt;
# '''Légende''' : votre raison d'être sur la planète, votre engagement volontaire, choisi librement, pour rendre la vie autour de vous plus agréable, pour être un peu plus en harmonie avec votre environnement ? &lt;br /&gt;
# '''Projets''' (les projets rendent heureux&amp;lt;ref&amp;gt;[http://pilule.telequebec.tv/occurrence.aspx?id=39 Article de Télé-Québec]&amp;lt;/ref&amp;gt;) : quels sont vos ambitions, vos passions, vos espoirs ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite vos références essentielles : &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Ce sont des documents attachés et des liens, qui vous permettent de présenter vos références essentielles du moment : &lt;br /&gt;
* Quel genre de musique écoutez-vous, quels livres lisez-vous, qu'avez-vous vécu de marquant ?&lt;br /&gt;
* Quels sont vos pôles d'intérêts dans la vie ? &lt;br /&gt;
* Quels sont vos forces et vos faiblesses ? &lt;br /&gt;
* Quel est votre souvenir le plus agréable ? &lt;br /&gt;
* Quel est votre souvenir le plus pénible ? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce qui vous énerve le plus ? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus ? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce que vous proposez aux internautes qui visiteront votre profil sur le Web ? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce qui vous représente le mieux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les limites de la réputation : calomnie et diffamation ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout pays démocratique, chacun est légalement en droit d'exprimer une opinion sur une autre personne, pour autant que cette opinion ne soit pas calomnieuse ni diffamatoire. La limite est déterminée par la loi et précisée par la jurisprudence, mais il est parfois difficile de déterminer la limite entre liberté d'expression et discrimination ; en cas de doute, n'hésitez donc pas à demander conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exemples :'''&lt;br /&gt;
« Je trouve que cette entreprise ou cette personne n'est pas correcte » est une opinion ; même si elle n'est pas étayée, il ne s'agit pas de diffamation. En revanche, « Cette personne fréquente un club de mafieux qui n'hésite pas à enfreindre la loi » peut être considéré comme de la diffamation ou de la calomnie s'il n'existe aucune preuve légale de cette assertion. Il est toutefois de dire que « Vito Corleone est un célèbre mafieux » (puisqu'il a été condamné plusieurs fois sur la base de ce chef d'accusation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== ePortfolio, kesako ? La partie maîtrisée de l'identité numérique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès l'apparition du Web, les pionniers ont adopté le principe « tout d'abord, je me présente », qui a directement inspiré, sur les blogs, la page « à propos de l'auteur ». On l'appelle maintenant ''ePortfolio''. Ce qui compte, ce n'est pas son effet sur le Web, comme s'il s'agissait d'une carte de visite virtuelle, mais la réflexion que l'ePortfolio amorce, la démarche qu'il inspire durant sa réalisation et sa mise à jour permanente. Cela pousse à se demander : ''qui suis-je ?''  ''Quels sont mes projets ?'' ''Comment les présenter, les archiver, les mettre à jour ?'' ''Quelles informations partager ?'' ''Quelles limites fixer entre domaine public et monde privé ?'' C'est aussi le meilleur moyen d'évaluer le degré d'eCulture générale d'une personne, en cherchant sur le Web les traces de tout ce qu'elle a publié volontairement et involontairement, consciemment et inconsciemment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une inspiration : la recette du corps humain de Bernard Werber ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous, humains, sommes tous très proches, nous savons au fond qui nous sommes.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Tout est inscrit dans le moindre fragment de vous. Il est même possible d'y percevoir les traces de vos ancêtres. Dire qu'il a fallu des milliers de gens qui ne meurent pas trop jeunes, qui s'apprivoisent et s'accouplent pour arriver à votre naissance. &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Aujourd'hui, j'ai l'impression de vous voir en face de moi. Non, ne souriez pas, restez naturel. Regardez profondément en vous. Vous êtes beaucoup plus que vous ne le croyez.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seulement un nom et un prénom et une histoire sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes :&lt;br /&gt;
* 71 % d'eau claire, &lt;br /&gt;
* 18 % de carbone, &lt;br /&gt;
* 4 % d'azote, 2 % de calcium, &lt;br /&gt;
* 2 % de phosphore, &lt;br /&gt;
* 1 % de potassium, &lt;br /&gt;
* 0.5 % de soufre, &lt;br /&gt;
* 0.5 % de sodium, &lt;br /&gt;
* 0.4 % de chlore. &lt;br /&gt;
* Plus une belle cuillère à soupe d'oligo-éléments divers : magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, bromure, fluor ou encore silicium. Et une pincée de cobalt aluminium, molybdène, plomb, étain, titane ou encore bore.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Voilà la recette de votre existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles. Et ils sont répartis ailleurs que dans votre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans, votre phosphore vous rend solidaire des allumettes et votre chlore est semblable à celui qui sert à désinfecter les piscines. Mais vous n'êtes pas que ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes une cathédrale chimique, un jeu de construction faramineux avec des dosages, des équilibres, des mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes formées d'atomes, de particules, de quarks, de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles, électroniques d'une subtilité qui vous dépasse. D'une subtilité qui vous dépasse ? Pas sûr. Si vous avez réussi à trouver ce document, c'est que vous êtes malin et que vous connaissez déjà beaucoup de choses du monde. Qu'avez-vous fait de ce savoir ? Peut-être une révolution ? Peut-être une évolution ? Peut-être rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, installez-vous un peu mieux pour lire. Tenez votre dos droit, respirez plus amplement. Décontractez votre bouche. Inspirez-vous de l'énergie universelle. Tout cela, tout ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace ne sert pas à rien. Vous ne servez pas à rien. Votre vie éphémère a un sens, elle ne mène pas nulle part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Tout a un sens. Ce n'est pas un hasard si vous êtes là en train de lire.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respirez amplement, détendez vos muscles, ne pensez plus à rien d'autre qu'à l'univers dans lequel vous n'êtes qu'une infime poussière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginez le temps en accéléré.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Pfout, vous naissez, éjecté de votre mère comme un vulgaire noyau de cerise. Tchac, tchac, vous vous empiffrez de milliers de plats multicolores transformant ainsi quelques tonnes de végétaux et d'animaux en excréments.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Pif, vous êtes mort.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Qu'avez-vous fait de votre vie ? Pas assez ? &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Faites quelque chose, n'importe quoi, de tout petit même, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Vous n'êtes pas né pour rien. &lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Trouvez pourquoi vous êtes né.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle est votre minuscule mission ?&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Vous n'êtes pas né par hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:grandschema.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8013</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8013"/>
				<updated>2011-10-02T22:43:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Intelligence collective, sagesse des foules''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Mots clés :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- intelligence collective : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat - forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- sagesse des foules (crowdx) : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ni n'interagissent nécessairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au commencement, tout était simple : à qui souhaitait acheter des denrées alimentaires, il suffisait de se rendre directement chez un paysan ; les produits passaient d'une main à l'autre. Aujourd'hui, la chaîne de distribution alimentaire s'est considérablement ramifiée : il est difficile de dresser une liste exhaustive des intermédiaires, acheteurs, grossistes, sous-traitants ou conditionneurs qui interviennent avant qu'un produit alimentaire n'arrive tout emballé sur les rayons du supermarché. Loin de sa simplicité originelle, l'écosystème est devenu complexe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plus grande encyclopédie contemporaine, Wikipédia compte aujourd’hui 16 millions d’articles rédigés dans plus 270 langues. Fort de plus de 300 millions de pages vues chaque mois, c’est l’un des sites Web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l’Encyclopaedia Britannica. Combien d’employés pour cet indéniable succès ? Une trentaine. Mais 100 000 contributeurs volontaires actifs.&lt;br /&gt;
S’il devait être développé selon des méthodes traditionnelles, Linux, le système d’exploitation élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, coûterait aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Il est de plus en plus largement utilisé, par le contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques, en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles. Comment expliquer ces deux miracles économiques ? Quelles perspectives ouvrent-ils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La révolution de la co-création à grande échelle&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures telles que les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les différents coûts de transaction normalement exigés sur le marché. Dans les années 90, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'outsourcing. Cette décroissance des coûts de transaction se fera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd’hui, avec le crowdsourcing, la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l’accroissement de l’efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Prenons l'exemple d'une quarantaine d’entreprises, dont Procter &amp;amp; Gamble, utilisant le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l’innovation. Elles ont ainsi accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : « P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant1 ? »&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l’intelligence collective est l’une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l’économie parvient à s’affranchir de nombreuses contraintes d’ordre matériel. Weedman enfonce le clou : « Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. » Aujourd’hui, plus de 50% des innovations de P&amp;amp;G sont crowdsourcées2. C’est un véritable tremplin pour la créativité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n’est pas nouveau. L'information – par définition immatérielle - est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin3 : « Il y a vingt ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l’exploitation des sols ou de la transformation de matières premières (…) Aujourd’hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets (…) Les 68 autres travaillent surtout sur des idées. » Il est cependant possible d’établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Quand l’immatériel se matérialise &lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article du magazine Wired, intitulé ''Atoms are the new bits'', rappelle comment trois bricoleurs réunis dans un garage des années 2000 ont pu donner naissance à de véritables usines miniatures – « micro-factories » - et y fabriquer des voitures, des drones, voire même un réacteur à fusion nucléaire, potentiellement capable de produire de l’énergie propre. L’expertise, désormais, se singularise et devient plus largement accessible. L'économie de l’échange et de la production est en train de faire place à une économie de pollinisation et de contribution. De nombreux domaines sont concernés : les télécommunications, l’éducation ou les biotechnologies mais aussi l’architecture et l'exploitation minière. Si la plupart de ces initiatives, qui utilisent des outils collectifs, sont en open-source – chacun est libre de reproduire et de modifier une idée -, elles peuvent aussi rapporter de l’argent. La rentabilité et le partage ne sont pas antinomiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un nouveau modèle économique&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l’économie des biens collectifs ; mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes ; travail collaboratif non rémunéré... Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n’est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d’innovation.&lt;br /&gt;
Or les produits issus de l’open-source, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l’innovation, sont moins chers et souvent plus fiables que les autres. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d’un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu’est-ce qui les motive ? Chris Anderson rappelle que l’ennemi des créateurs est l’obscurité. En s’insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n’aura aucun mal, ensuite, à vendre ses services.&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent. Il se fait force, et espace, de changement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L’abeille et l’économiste'', explore la métaphore de l’abeille et de son oeuvre de pollinisation, c’est-à-dire, en termes économiques, la diffusion gratuite d’idées et de solutions.  La pollinisation est difficilement quantifiable : &amp;quot;Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix&amp;quot;, dit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l’industrialisation de l’information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite donc d'être explorée : qui est productif, et qui ne l’est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Répondre à de nouveaux défis&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre bénéficiaires du système et laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l’innovation et nations auxquelles elle échappe. &lt;br /&gt;
Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes4. La base de la pyramide (BOP) pèse un poids encore considérable. Et ces pays situés au bas de l’échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent de facto dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale. &lt;br /&gt;
D’autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d’autant plus lorsque interviennent des enjeux socioéconomiques. « L’éradication de la pauvreté passe par la création de richesse », affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d’entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d’échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services. Mais aussi en y diffusant et en y popularisant de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions. Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu’ils soient en mesure de « libérer leur énergie et leur créativité » (Muhammad Yunus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enjeux, ici, sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l’eau potable, pauvreté, accès à l’éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et  transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d’utilisateurs d’Internet – dont un milliard dans les pays émergents -, l’imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart :''' Le crowdfunding&lt;br /&gt;
Le nombre potentiellement important de contributeurs présents sur les réseaux numériques peut être utilisé pour financer les projets les plus divers. Même si, individuellement, les sommes versées sont modestes, le nombre des versements permet de rassembler rapidement une somme importante. Cette stratégie a été récemment utilisée pour financer certaines enquêtes ou entreprises journalistiques (http://www.jaimelinfo.fr/  - https://www.propublica.org/site/donate/ )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 2:'''  crowdsourcing et action humanitaire : développer cet article http://www.infosud.org/spip.php?article8436&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 3:''' limites éthiques&lt;br /&gt;
Phishing, fiabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Références bibliographiques :''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chris Anderson, ''Free: The Future of a Radical Price'' - Ronald Coase, ''The Nature of the Firm'' (article, Economica) -&lt;br /&gt;
Don Tapscott, ''Grown Up Digital: How the Net Generation is Changing Your World'' - Don Tapscott, ''Wikinomics, How Mass Collaboration Changes Everything'' - James James Surowiecki, ''Wisdom of Crowds'' - Yochai Benkler, ''The Wealth of Networks: How Social Production Transforms Markets and Freedom'' - Yann Moulier Boutang, ''L'abeille et l'économiste''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8011</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8011"/>
				<updated>2011-10-02T22:40:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Intelligence collective, sagesse des foules''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Mots clés :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- intelligence collective : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat - forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- sagesse des foules (crowdx) : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ni n'interagissent nécessairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au commencement, tout était simple : à qui souhaitait acheter des denrées alimentaires, il suffisait de se rendre directement chez un paysan ; les produits passaient d'une main à l'autre. Aujourd'hui, la chaîne de distribution alimentaire s'est considérablement ramifiée : il est difficile de dresser une liste exhaustive des intermédiaires, acheteurs, grossistes, sous-traitants ou conditionneurs qui interviennent avant qu'un produit alimentaire n'arrive tout emballé sur les rayons du supermarché. Loin de sa simplicité originelle, l'écosystème est devenu complexe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plus grande encyclopédie contemporaine, Wikipédia compte aujourd’hui 16 millions d’articles rédigés dans plus 270 langues. Fort de plus de 300 millions de pages vues chaque mois, c’est l’un des sites Web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l’Encyclopaedia Britannica. Combien d’employés pour cet indéniable succès ? Une trentaine. Mais 100 000 contributeurs volontaires actifs.&lt;br /&gt;
S’il devait être développé selon des méthodes traditionnelles, Linux, le système d’exploitation élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, coûterait aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Il est de plus en plus largement utilisé, par le contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques, en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles. Comment expliquer ces deux miracles économiques ? Quelles perspectives ouvrent-ils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La révolution de la co-création à grande échelle&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures telles que les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les différents coûts de transaction normalement exigés sur le marché. Dans les années 90, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'outsourcing. Cette décroissance des coûts de transaction se fera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd’hui, avec le crowdsourcing, la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l’accroissement de l’efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Prenons l'exemple d'une quarantaine d’entreprises, dont Procter &amp;amp; Gamble, utilisant le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l’innovation. Elles ont ainsi accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : « P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant1 ? »&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l’intelligence collective est l’une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l’économie parvient à s’affranchir de nombreuses contraintes d’ordre matériel. Weedman enfonce le clou : « Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. » Aujourd’hui, plus de 50% des innovations de P&amp;amp;G sont crowdsourcées2. C’est un véritable tremplin pour la créativité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n’est pas nouveau. L'information – par définition immatérielle - est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin3 : « Il y a vingt ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l’exploitation des sols ou de la transformation de matières premières (…) Aujourd’hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets (…) Les 68 autres travaillent surtout sur des idées. » Il est cependant possible d’établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Quand l’immatériel se matérialise &lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article du magazine Wired, intitulé ''Atoms are the new bits'', rappelle comment trois bricoleurs réunis dans un garage des années 2000 ont pu donner naissance à de véritables usines miniatures – « micro-factories » - et y fabriquer des voitures, des drones, voire même un réacteur à fusion nucléaire, potentiellement capable de produire de l’énergie propre. L’expertise, désormais, se singularise et devient plus largement accessible. L'économie de l’échange et de la production est en train de faire place à une économie de pollinisation et de contribution. De nombreux domaines sont concernés : les télécommunications, l’éducation ou les biotechnologies mais aussi l’architecture et l'exploitation minière. Si la plupart de ces initiatives, qui utilisent des outils collectifs, sont en open-source – chacun est libre de reproduire et de modifier une idée -, elles peuvent aussi rapporter de l’argent. La rentabilité et le partage ne sont pas antinomiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un nouveau modèle économique&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l’économie des biens collectifs ; mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes ; travail collaboratif non rémunéré... Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n’est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d’innovation.&lt;br /&gt;
Or les produits issus de l’open-source, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l’innovation, sont moins chers et souvent plus fiables que les autres. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d’un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu’est-ce qui les motive ? Chris Anderson rappelle que l’ennemi des créateurs est l’obscurité. En s’insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n’aura aucun mal, ensuite, à vendre ses services.&lt;br /&gt;
Pour être appliqués à leur juste valeur, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent. Il se fait force, et espace, de changement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L’abeille et l’économiste'', explore la métaphore de l’abeille et de son oeuvre de pollinisation, c’est-à-dire, en termes économiques, la diffusion gratuite d’idées et de solutions.  La pollinisation est difficilement quantifiable : &amp;quot;Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix&amp;quot;, dit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l’industrialisation de l’information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite donc d'être explorée : qui est productif, et qui ne l’est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Répondre à de nouveaux défis&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre bénéficiaires du système et laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l’innovation et nations auxquelles elle échappe. &lt;br /&gt;
Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes4. La base de la pyramide (BOP) pèse un poids encore considérable. Et ces pays situés au bas de l’échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent de facto dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale. &lt;br /&gt;
D’autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d’autant plus lorsque interviennent des enjeux socioéconomiques. « L’éradication de la pauvreté passe par la création de richesse », affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d’entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d’échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services. Mais aussi en y diffusant et en y popularisant de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions. Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu’ils soient en mesure de « libérer leur énergie et leur créativité » (Muhammad Yunus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enjeux, ici, sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l’eau potable, pauvreté, accès à l’éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et  transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d’utilisateurs d’Internet – dont un milliard dans les pays émergents -, l’imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart :''' Le crowdfunding&lt;br /&gt;
Le nombre potentiellement important de contributeurs présents sur les réseaux numériques peut être utilisé pour financer les projets les plus divers. Même si, individuellement, les sommes versées sont modestes, le nombre des versements permet de rassembler rapidement une somme importante. Cette stratégie a été récemment utilisée pour financer certaines enquêtes ou entreprises journalistiques (http://www.jaimelinfo.fr/  - https://www.propublica.org/site/donate/ )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 2:'''  crowdsourcing et action humanitaire : développer cet article http://www.infosud.org/spip.php?article8436&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 3:''' limites éthiques&lt;br /&gt;
Phishing, fiabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Références bibliographiques :''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chris Anderson, ''Free: The Future of a Radical Price'' - Ronald Coase, ''The Nature of the Firm'' (article, Economica) -&lt;br /&gt;
Don Tapscott, ''Grown Up Digital: How the Net Generation is Changing Your World'' - Don Tapscott, ''Wikinomics, How Mass Collaboration Changes Everything'' - James James Surowiecki, ''Wisdom of Crowds'' - Yochai Benkler, ''The Wealth of Networks: How Social Production Transforms Markets and Freedom'' - Yann Moulier Boutang, ''L'abeille et l'économiste''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8009</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8009"/>
				<updated>2011-10-02T22:39:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Intelligence collective, sagesse des foules''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Mots clés :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- intelligence collective : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat - forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- sagesse des foules (crowdx) : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ni n'interagissent nécessairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au commencement, tout était simple : à qui souhaitait acheter des denrées alimentaires, il suffisait de se rendre directement chez un paysan ; les produits passaient d'une main à l'autre. Aujourd'hui, la chaîne de distribution alimentaire s'est considérablement ramifiée : il est difficile de dresser une liste exhaustive des intermédiaires, acheteurs, grossistes, sous-traitants ou conditionneurs qui interviennent avant qu'un produit alimentaire n'arrive tout emballé sur les rayons du supermarché. Loin de sa simplicité originelle, l'écosystème est devenu complexe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plus grande encyclopédie contemporaine, Wikipédia compte aujourd’hui 16 millions d’articles rédigés dans plus 270 langues. Fort de plus de 300 millions de pages vues chaque mois, c’est l’un des sites Web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l’Encyclopaedia Britannica. Combien d’employés pour cet indéniable succès ? Une trentaine. Mais 100 000 contributeurs volontaires actifs.&lt;br /&gt;
S’il devait être développé selon des méthodes traditionnelles, Linux, le système d’exploitation élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, coûterait aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Il est de plus en plus largement utilisé, par le contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques, en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles. Comment expliquer ces deux miracles économiques ? Quelles perspectives ouvrent-ils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La révolution de la co-création à grande échelle&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures telles que les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les différents coûts de transaction normalement exigés sur le marché. Dans les années 90, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'outsourcing. Cette décroissance des coûts de transaction se fera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd’hui, avec le crowdsourcing, la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l’accroissement de l’efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Prenons l'exemple d'une quarantaine d’entreprises, dont Procter &amp;amp; Gamble, utilisant le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l’innovation. Elles ont ainsi accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : « P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant1 ? »&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l’intelligence collective est l’une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l’économie parvient à s’affranchir de nombreuses contraintes d’ordre matériel. Weedman enfonce le clou : « Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. » Aujourd’hui, plus de 50% des innovations de P&amp;amp;G sont crowdsourcées2. C’est un véritable tremplin pour la créativité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n’est pas nouveau. L'information – par définition immatérielle - est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin3 : « Il y a vingt ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l’exploitation des sols ou de la transformation de matières premières (…) Aujourd’hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets (…) Les 68 autres travaillent surtout sur des idées. » Il est cependant possible d’établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Quand l’immatériel se matérialise &lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article du magazine Wired, intitulé ''Atoms are the new bits'', rappelle comment trois bricoleurs réunis dans un garage des années 2000 ont pu donner naissance à de véritables usines miniatures – « micro-factories » - et y fabriquer des voitures, des drones, voire même un réacteur à fusion nucléaire, potentiellement capable de produire de l’énergie propre. L’expertise, désormais, se singularise et devient plus largement accessible. L'économie de l’échange et de la production est en train de faire place à une économie de pollinisation et de contribution. De nombreux domaines sont concernés : les télécommunications, l’éducation ou les biotechnologies mais aussi l’architecture et l'exploitation minière. Si la plupart de ces initiatives, qui utilisent des outils collectifs, sont en open-source – chacun est libre de reproduire et de modifier une idée -, elles peuvent aussi rapporter de l’argent. La rentabilité et le partage ne sont pas antinomiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un nouveau modèle économique&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l’économie des biens collectifs ; mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes ; travail collaboratif non rémunéré... Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n’est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d’innovation.&lt;br /&gt;
Or les produits issus de l’open-source, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l’innovation, sont moins chers et souvent plus fiables que les autres. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d’un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu’est-ce qui les motive ? Chris Anderson rappelle que l’ennemi des créateurs est l’obscurité. En s’insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n’aura aucun mal, ensuite, à vendre ses services.&lt;br /&gt;
Pour être appliqués à leur juste valeur, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent. Il se fait force, et espace, de changement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L’abeille et l’économiste'', explore la métaphore de l’abeille et de son oeuvre de pollinisation, c’est-à-dire, en termes économiques, la diffusion gratuite d’idées et de solutions.  La pollinisation est difficilement quantifiable : &amp;quot;Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix&amp;quot;, dit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l’industrialisation de l’information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite donc d'être explorée : qui est productif, et qui ne l’est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Répondre à de nouveaux défis&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre bénéficiaires du système et laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l’innovation et nations auxquelles elle échappe. &lt;br /&gt;
Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes4. La base de la pyramide (BOP) pèse un poids encore considérable. Et ces pays situés au bas de l’échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent de facto dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale. &lt;br /&gt;
D’autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d’autant plus lorsque interviennent des enjeux socioéconomiques. « L’éradication de la pauvreté passe par la création de richesse », affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d’entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d’échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services. Mais aussi en y diffusant et en y popularisant de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions. Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu’ils soient en mesure de « libérer leur énergie et leur créativité » (Muhammad Yunus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enjeux, ici, sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l’eau potable, pauvreté, accès à l’éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et  transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d’utilisateurs d’Internet – dont un milliard dans les pays émergents -, l’imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart :''' Le crowdfunding&lt;br /&gt;
Le nombre potentiellement important de contributeurs présents sur les réseaux numériques peut être utilisé pour financer les projets les plus divers. Même si, individuellement, les sommes versées sont modestes, le nombre des versements permet de rassembler rapidement une somme importante. Cette stratégie a été récemment utilisée pour financer certaines enquêtes ou entreprises journalistiques (http://www.jaimelinfo.fr/  - https://www.propublica.org/site/donate/ )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 2:'''  crowdsourcing et action humanitaire : développer cet article http://www.infosud.org/spip.php?article8436&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 3:''' limites éthiques&lt;br /&gt;
Phishing, fiabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Références bibliographiques :''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Chris Anderson, ''Free: The Future of a Radical Price'' - Ronald Coase, ''The Nature of the Firm'' (article, Economica) -&lt;br /&gt;
Don Tapscott, ''Grown Up Digital: How the Net Generation is Changing Your World'' - Don Tapscott, ''Wikinomics, How Mass Collaboration Changes Everything'' - James James Surowiecki, ''Wisdom of Crowds'' - Yochai Benkler, ''The Wealth of Networks: How Social Production Transforms Markets and Freedom'' - Yann Moulier Boutang, ''L'abeille et l'économiste''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8007</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=8007"/>
				<updated>2011-10-02T22:37:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Cyrilrelecture : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Intelligence collective, sagesse des foules''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Mots clés :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- intelligence collective : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat - forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- sagesse des foules (crowdx) : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ni n'interagissent nécessairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au commencement, tout était simple : à qui souhaitait acheter des denrées alimentaires, il suffisait de se rendre directement chez un paysan ; les produits passaient d'une main à l'autre. Aujourd'hui, la chaîne de distribution alimentaire s'est considérablement ramifiée : il est difficile de dresser une liste exhaustive des intermédiaires, acheteurs, grossistes, sous-traitants ou conditionneurs qui interviennent avant qu'un produit alimentaire n'arrive tout emballé sur les rayons du supermarché. Loin de sa simplicité originelle, l'écosystème est devenu complexe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plus grande encyclopédie contemporaine, Wikipédia compte aujourd’hui 16 millions d’articles rédigés dans plus 270 langues. Fort de plus de 300 millions de pages vues chaque mois, c’est l’un des sites Web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l’Encyclopaedia Britannica. Combien d’employés pour cet indéniable succès ? Une trentaine. Mais 100 000 contributeurs volontaires actifs.&lt;br /&gt;
S’il devait être développé selon des méthodes traditionnelles, Linux, le système d’exploitation élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, coûterait aujourd’hui plus de 10 milliards de dollars. Il est de plus en plus largement utilisé, par le contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques, en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles. Comment expliquer ces deux miracles économiques ? Quelles perspectives ouvrent-ils ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La révolution de la co-création à grande échelle&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures telles que les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les différents coûts de transaction normalement exigés sur le marché. Dans les années 90, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'outsourcing. Cette décroissance des coûts de transaction se fera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd’hui, avec le crowdsourcing, la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l’accroissement de l’efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Prenons l'exemple d'une quarantaine d’entreprises, dont Procter &amp;amp; Gamble, utilisant le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l’innovation. Elles ont ainsi accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : « P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant1 ? »&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l’intelligence collective est l’une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l’économie parvient à s’affranchir de nombreuses contraintes d’ordre matériel. Weedman enfonce le clou : « Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. » Aujourd’hui, plus de 50% des innovations de P&amp;amp;G sont crowdsourcées2. C’est un véritable tremplin pour la créativité et l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n’est pas nouveau. L'information – par définition immatérielle - est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin3 : « Il y a vingt ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l’exploitation des sols ou de la transformation de matières premières (…) Aujourd’hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets (…) Les 68 autres travaillent surtout sur des idées. » Il est cependant possible d’établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Quand l’immatériel se matérialise &lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un article du magazine Wired, intitulé ''Atoms are the new bits'', rappelle comment trois bricoleurs réunis dans un garage des années 2000 ont pu donner naissance à de véritables usines miniatures – « micro-factories » - et y fabriquer des voitures, des drones, voire même un réacteur à fusion nucléaire, potentiellement capable de produire de l’énergie propre. L’expertise, désormais, se singularise et devient plus largement accessible. L'économie de l’échange et de la production est en train de faire place à une économie de pollinisation et de contribution. De nombreux domaines sont concernés : les télécommunications, l’éducation ou les biotechnologies mais aussi l’architecture et l'exploitation minière. Si la plupart de ces initiatives, qui utilisent des outils collectifs, sont en open-source – chacun est libre de reproduire et de modifier une idée -, elles peuvent aussi rapporter de l’argent. La rentabilité et le partage ne sont pas antinomiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un nouveau modèle économique&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l’économie des biens collectifs ; mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes ; travail collaboratif non rémunéré... Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n’est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d’innovation.&lt;br /&gt;
Or les produits issus de l’open-source, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l’innovation, sont moins chers et souvent plus fiables que les autres. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d’un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu’est-ce qui les motive ? Chris Anderson rappelle que l’ennemi des créateurs est l’obscurité. En s’insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n’aura aucun mal, ensuite, à vendre ses services.&lt;br /&gt;
Pour être appliqués à leur juste valeur, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent. Il se fait force, et espace, de changement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L’abeille et l’économiste'', explore la métaphore de l’abeille et de son oeuvre de pollinisation, c’est-à-dire, en termes économiques, la diffusion gratuite d’idées et de solutions.  La pollinisation est difficilement quantifiable : &amp;quot;Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix&amp;quot;, dit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l’industrialisation de l’information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite donc d'être explorée : qui est productif, et qui ne l’est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Répondre à de nouveaux défis&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre bénéficiaires du système et laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l’innovation et nations auxquelles elle échappe. &lt;br /&gt;
Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes4. La base de la pyramide (BOP) pèse un poids encore considérable. Et ces pays situés au bas de l’échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent de facto dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale. &lt;br /&gt;
D’autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d’autant plus lorsque interviennent des enjeux socioéconomiques. « L’éradication de la pauvreté passe par la création de richesse », affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d’entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d’échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services. Mais aussi en y diffusant et en y popularisant de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions. Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu’ils soient en mesure de « libérer leur énergie et leur créativité » (Muhammad Yunus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enjeux, ici, sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l’eau potable, pauvreté, accès à l’éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et  transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d’utilisateurs d’Internet – dont un milliard dans les pays émergents -, l’imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart :''' Le crowdfunding&lt;br /&gt;
Le nombre potentiellement important de contributeurs présents sur les réseaux numériques peut être utilisé pour financer les projets les plus divers. Même si, individuellement, les sommes versées sont modestes, le nombre des versements permet de rassembler rapidement une somme importante. Cette stratégie a été récemment utilisée pour financer certaines enquêtes ou entreprises journalistiques (http://www.jaimelinfo.fr/  - https://www.propublica.org/site/donate/ )&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 2:'''  crowdsourcing et action humanitaire : développer cet article http://www.infosud.org/spip.php?article8436&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Encart 3:''' limites éthiques&lt;br /&gt;
Phishing, fiabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Références bibliographiques :''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  Ronald Coase, ''The Nature of the Firm'' (article, Economica)&lt;br /&gt;
* Chris Anderson, ''Free: The Future of a Radical Price'' &lt;br /&gt;
* Don Tapscott, ''Grown Up Digital: How the Net Generation is Changing Your World''&lt;br /&gt;
* Don Tapscott, ''Wikinomics, How Mass Collaboration Changes Everything''&lt;br /&gt;
* James James Surowiecki, ''Wisdom of Crowds''&lt;br /&gt;
* Yochai Benkler, ''The Wealth of Networks: How Social Production Transforms Markets and Freedom'' &lt;br /&gt;
* Yann Moulier Boutang, ''L'abeille et l'économiste''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cyrilrelecture</name></author>	</entry>

	</feed>