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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=13370</id>
		<title>L'identité numérique</title>
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				<updated>2013-04-05T14:47:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : /* Maîtriser son identité */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Identité numérique, médias participatifs, profil, réputation, données publiques, amélioration continue, processus''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: ''Je mets mon profil web régulièrement à jour, je sélectionne avec attention les communautés virtuelles auxquelles je participe, je vérifie les traces numériques que je laisse, je veille à ne pas diffuser d'informations privées sur le web''. Qui suis-je&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Un geek passionné par tout ce qui est lié à l'informatique&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Un internaute maître de son identité numérique&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Un parano de l'informatique&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Un digital natif pour qui le Web coule de source.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bonne réponse est la proposition n°2. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maîtriser son identité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenez un moteur de recherche, saisissez votre prénom et votre nom (ex. Jean Dubuc). Regardez le résultat&amp;amp;nbsp;: vous y verrez une série de traces numériques d'une personne, sans doute les vôtres, mélangées à des traces d'autres personnes avec le même prénom ou nom de famille. D'autres éléments existent, qui ne sont pas nécessairement disponibles via un moteur de recherche. Notamment les photos que vous avez pu déposer sur un espace sécurisé ou simplement sur le disque dur de votre ordinateur personnel ou encore les informations qui se promènent dans les bases de données de votre pays de résidence, de vos assurances, etc. En outre d'autres informations ne sont pas référencées par les moteurs de recherche, il s'agit du web invisible, par exemple les informations vous concernant stockées dans les bases de données des sites (par exemple, résultats sportifs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des informations publiques qui vous concernent, c'est votre ''identité numérique'', au même titre que l'ensemble des informations relatives à une organisation ou un groupe. Mais finalement, en quoi cela peut-il nous être important ? Sommes-nous malades de l'ego au point de vouloir absolument tout contrôler de notre réputation et de savoir tout ce qui se dit de nous, sur le web ou ailleurs ? Non. Les enjeux sont plus subtils, plus profonds et, finalement, plus sains. Il s'agit de choisir si l'on veut que son identité soit définie par d'autres ou par soi-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la première page du résultat d'un moteur de recherche est un profil nourri d'éléments que vous maîtrisez, vous aurez simplement permis à ceux qui souhaitent en savoir plus sur votre identité d'être aiguillés vers quelque chose que vous cautionnez. Cette démarche est la même que celle que vous adoptez lorsque vous rencontrez les gens en face à face. Un profil Web, c'est l'équivalent d'une page officielle, d'un choix volontaire de se profiler plutôt que de se laisser profiler par d'autres. Fichez-vous, avec tact et conscience, plutôt que de vous laisser ficher&amp;amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'identité numérique, on distingue trois parties&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# '''L'ePortfolio''', CV 2.0 qui devrait avoir une place centrale. La majorité des internautes gèrent parfois un ePortfolio sans le formuler ainsi&amp;amp;nbsp;: ils créent une page Facebook, un compte LinkedIn ou Viadeo, publient leur CV sur un site perso, créent un blog et un espace photo. En réunissant toutes ces informations sur une personne, on voit son passé, son présent, comment le contacter, ses réseaux, ses sources d'informations et ses activités. C'est justement ça, un ePortfolio&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
# '''Les données privées''', par exemple votre numéro de carte bancaire, vos lettres rédigées et sauvegardées sur votre ordinateur personnel, votre fichier d'adresse, vos habitudes commerciales, vos centres d'intérêt, etc. &lt;br /&gt;
# '''Les données non-maîtrisées''', qui constituent aussi votre réputation, c'est-à-dire tout ce que les autres laissent comme trace à votre sujet, et que l'on ne peut pas maîtriser (par exemple la trace de votre participation à un événement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le double numérique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Google contrôle plus de 65% de la publicité en ligne aux Etats-Unis et en France. « Cette situation de quasi-monopole lui permet de mieux contrôler nos réactions et d´adapter encore mieux ses services en ciblant notre « double numérique ». C´est en effet la publicité qui fait vivre des géants comme Facebook et Google. Les cookies, ou logiciels espions, traquent notre comportement au fur et à mesure de nos navigations. C´est pourquoi nous sommes de plus en plus assaillis par des offres publicitaires ciblées lorsque nous naviguons sur le Web. Notre « double numérique » s´étoffe dans les fiches de données personnelles possédées par ces géants, elles sont constamment affinées à chaque navigation. C´est un peu comme si vous vous baladiez dans la rue en laissant des traces visibles très longtemps, avec quelqu´un qui vous suit et note tous vos faits et gestes, pour vous proposer ensuite des offres commerciales adaptées… » &amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.ouvertures.net/jacques-henno-nous-sommes-devenus-les-esclaves-de-google-facebook-et-apple/ Jacques Henno : « Nous sommes devenus les esclaves de Google, Facebook et Apple »]. Interview de Jacques Henno, par Pryska Ducoeurjoly, sur www.ouvertures.net. &amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Se profiler==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour devenir un «&amp;amp;nbsp;netizen&amp;amp;nbsp;», un citoyen du Net, première étape logique&amp;amp;nbsp;: partager avec la communauté des internautes certaines informations sur vous. Se profiler, c'est donc réaliser des sortes de fiches. Les fiches sont généralement utiles si vous les produisez spontanément, sans vous inscrire dans un cadre fixé par un gouvernement ou par une entreprise de services. Vous devez garder le contrôle entier et inconditionnel de votre profil. C'est le cas dans les ''médias participatifs''. Personne ne doit pouvoir modifier ou manipuler votre profil sans connaître votre mot de passe. C'est le cas sur les communautés virtuelles (CoVi) animées par la fondation Ynternet.org et dans d'autres réseaux citoyens. Vous créez un compte dans une CoVi. Puis vous présentez des preuves de vos contributions à la société. Pour cela vous réalisez un édito et des articles, avec textes et images modifiables à tout moment. Il s'agit de répondre à la question&amp;amp;nbsp;: ''qui êtes-vous&amp;amp;nbsp;?'' Vous le faites progressivement, sur des années, et à votre manière&amp;amp;nbsp;: poésie, histoires, faits, rapports, conseils… Vous distinguez profil public et profil privé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, trois items-clés&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# ''Cadre social''&amp;amp;nbsp;: quel est votre foyer, votre origine, votre éducation, votre réseau social (amis, collègues, connaissances, etc.)&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
# ''Légende personnelle''&amp;amp;nbsp;: votre raison d'être sur la planète, votre engagement volontaire, choisi librement, pour rendre la Vie autour de vous plus agréable, pour être un peu plus en harmonie avec votre environnement&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
# ''Projets'' : quels sont vos ambitions, vos passions, vos espoirs&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite vos références essentielles. Ce sont des documents attachés et des liens qui vous permettent de présenter vos références essentielles du moment&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quel genre de musique écoutez-vous, quels livres lisez-vous, qu'avez-vous vécu de marquant&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quels sont vos pôles d'intérêts dans la vie&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quels sont vos forces et vos faiblesses&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quel est votre souvenir le plus agréable&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quel est souvenir le plus pénible&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce qui vous énerve le plus&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce que vous proposez aux internautes qui visiteront votre profil sur le Web&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* ''Qu'est-ce qui vous représente le mieux&amp;amp;nbsp;? ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la réputation : calomnie et diffamation  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout pays démocratique, chacun est légalement en droit d'exprimer une opinion sur une autre personne, pour autant que cette opinion ne soit pas calomnieuse, ni diffamatoire. La limite est déterminée par la loi et précisée par la jurisprudence, mais il est parfois difficile de déterminer la limite entre liberté d'expression et discrimination. En cas de doute, n'hésitez donc pas à demander conseil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Exemples&amp;amp;nbsp;:'' «&amp;amp;nbsp;Je trouve que cette entreprise ou cette personne n'est pas correcte&amp;amp;nbsp;» est une opinion, même si elle n'est pas étayée, il ne s'agit pas de diffamation. En revanche, « cette personne fréquente un club de mafieux qui n'hésite pas à enfreindre la loi » peut être considéré comme de la diffamation ou de la calomnie s'il n'existe aucune preuve légale de cette assertion. Il est toutefois acceptable de dire que « Vito Corleone est un célèbre mafieux » (puisqu'il a été condamné plusieurs fois sur la base de ce chef d'accusation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une inspiration : ''la recette du corps humain'' de Bernard Werber  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous, humains, sommes tous très proches, nous savons au fond qui nous sommes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout est inscrit dans le moindre fragment de vous. Il est même possible d'y percevoir les traces de vos ancêtres. Dire qu'il a fallu des milliers de gens qui ne meurent pas trop jeunes, qui s'apprivoisent et s'accouplent pour arriver à votre naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, j'ai l'impression de vous voir en face de moi. Non, ne souriez pas, restez naturel. Regardez profondément en vous. Vous êtes beaucoup plus que vous ne le croyez. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seulement un nom et un prénom et une histoire sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes&amp;amp;nbsp;: 71&amp;amp;nbsp;% d'eau claire, 18&amp;amp;nbsp;% de carbone, 4&amp;amp;nbsp;% d'azote, 2&amp;amp;nbsp;% de calcium, 2&amp;amp;nbsp;% de phosphore, 1&amp;amp;nbsp;% de potassium, 0,5&amp;amp;nbsp;% de soufre, 0,5&amp;amp;nbsp;% de sodium, 0,4&amp;amp;nbsp;% de chlore. Plus une belle cuillère à soupe d'oligoéléments divers&amp;amp;nbsp;: magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, bromure, fluor ou encore silicium. Et une pincée de cobalt aluminium, molybdène, plomb, étain, titane ou encore bore. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà la recette de votre existence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles. Et ils sont répartis ailleurs que dans votre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans, votre phosphore vous rend solidaire des allumettes et votre chlore est semblable à celui qui sert à désinfecter les piscines. Mais vous n'êtes pas que ça. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes une cathédrale chimique, un jeu de construction faramineux avec des dosages, des équilibres et des mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes formées d'atomes, de particules, de quarks et de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles et électroniques d'une subtilité qui vous dépasse. D'une subtilité qui vous dépasse&amp;amp;nbsp;? Pas sûr. Si vous avez réussi à trouver ce document, c'est que vous êtes malin et que vous connaissez déjà beaucoup de choses du monde. Qu'avez-vous fait de ce savoir&amp;amp;nbsp;? Peut-être une révolution&amp;amp;nbsp;? Peut-être une évolution&amp;amp;nbsp;? Peut-être rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, installez-vous un peu mieux pour lire. Tenez votre dos droit, respirez plus amplement. Décontractez votre bouche. Inspirez-vous de l'énergie universelle. Tout cela, tout ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace ne sert pas à rien. Vous ne servez pas à rien. Votre vie éphémère a un sens, elle ne mène pas nulle part. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Tout a un sens. Ce n'est pas un hasard si vous êtes là en train de lire. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respirez amplement, détendez vos muscles, ne pensez plus à rien d'autre qu'à l'univers dans lequel vous n'êtes qu'une infime poussière. Imaginez le temps en accéléré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pfout, vous naissez, éjecté de votre mère comme un vulgaire noyau de cerise. Tchac, tchac, vous vous empiffrez de milliers de plats multicolores transformant ainsi quelques tonnes de végétaux et d'animaux en excréments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pif, vous êtes mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'avez-vous fait de votre vie&amp;amp;nbsp;? Pas assez&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faites quelque chose, n'importe quoi, de tout petit même, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouvez pourquoi vous êtes né. Quelle est votre minuscule mission&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Vous n'êtes pas né par hasard.'' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:grandschema.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Cyberbullying&amp;diff=13361</id>
		<title>Cyberbullying</title>
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				<updated>2013-04-05T14:37:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : /* Des solutions? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Médias sociaux, cyberharcèlement, cyberbullying, harcèlement numérique, intimidation, actes d'intrusion, happy slapping, stalking, vol d'identité, adresse IP, anonymat.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias sociaux (wikis, blogs, réseaux sociaux et microblogs) ont radicalement modifié les comportements humains. Aussi séduisants soient-ils par la promesse d’une citoyenneté mondiale qu’ils laissent entrevoir, ils peuvent également être très dangereux et servir des pratiques moins nobles comme le ''cyberbullying''. L'expression ''cyberharcèlement'' ou ''cyberbullying'' a été créée pour qualifier l’usage des technologies modernes au service de comportements hostiles et répétés envers une personne ou un groupe, dans le but de lui nuire intentionnellement. Le ''cyberbullying'' compte plusieurs facettes répertoriées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L’intimidation ====&lt;br /&gt;
La victime reçoit des courriels de menaces ou d'insultes provenant le plus souvent d'une source anonyme. Elle peut également se retrouver au cœur de discussions offensantes et cruelles publiées directement sur des blogs ou des messageries instantanées. Ces actions peuvent relever d'actes de harcèlement visant un individu à titre personnel ou, en fonction de son appartenance ethnique, religieuse ou sexuelle. Le harcèlement numérique se caractérise également par l'envoi de contenu pornographique ou d'un nombre de courriels non sollicités assez massif pour bloquer ou perturber l’ensemble de la messagerie virtuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les actes d'intrusion ====&lt;br /&gt;
Ils concernent les actes de piratage à l’encontre de comptes personnels (boîte de courrier électronique ou pages internet). L'assaillant obtient par un moyen illicite ou abusif le mot de passe de sa victime et accède à ses espaces personnels. Il peut ensuite y trafiquer ou modifier ce que bon lui semble&amp;amp;nbsp;: supprimer ou voler des informations personnelles, changer les mots de passe de telle sorte que l'utilisateur ne puisse plus accéder à son site ou envoyer des courriels depuis son compte. Le recours à une fausse identité pour gagner la confiance d’un individu ou pour lui soutirer des informations dans le but intentionnel de nuire (humiliation, menace ou fraude) est également considéré comme un acte intrusif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La diffamation ====&lt;br /&gt;
L'assaillant met en place un site Web ou un blog lié ou dédié à la victime, voire même prétendument créé par elle. Il y publie alors des contenus diffamants, voire hostiles, comme la propagation de rumeurs et de photographies embarrassantes ou encore la diffusion d’informations personnelles sensibles concernant la victime. Ce type de site encourage souvent une partie des utilisateurs à adopter des comportements également hostiles à l’encontre de l'utilisateur persécuté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le happy slapping ====&lt;br /&gt;
Cela consiste à choisir une victime, à l’humilier, à l’agresser, à la passer à tabac ou à en abuser sexuellement tout en filmant la scène à l’aide d’un smartphone. La vidéo est ensuite partagée avec le reste de la communauté. Dans de nombreuses situations, les agresseurs sont des adolescents à la recherche d’amusements nouveaux. Ce qu’on appelle également le ''vidéolynchage'' peut causer chez ses victimes de graves dommages psychologiques ou physiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le stalking ====&lt;br /&gt;
C'est une forme de harcèlement obsessionnel qui consiste à traquer les moindres faits et gestes d’une personne, en général une célébrité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bouc émissaire numérique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''happy slapping'', le ''stalking'', la ''diffamation'' ou encore le ''vol d’identité'' sont autant de perversions possibles de l’utilisation des médias sociaux et des technologies modernes. Ces comportements ont supplanté les petits mots de menace échangés à la va-vite sous les pupitres, le racket du goûter et autres humiliations juvéniles. De fait, le jeu de pouvoir littéralement pervers qui régit l’ordre social (et même celui de la récréation) est amplifié de façon illimitée par les propriétés elles-mêmes sans bornes du numérique. Les conséquences de ces dérives sont bien plus considérables aujourd'hui qu’elles ne l’étaient à l’ère pré-numérique&amp;amp;nbsp;: plus que regrettables, elles sont désormais indélébiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des solutions ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies modernes n'ont encore développé aucune méthode assez efficace pour chasser les détraqueurs du web. Il existe néanmoins quelques solutions partielles qui permettent de prévenir ou du moins de réduire la fréquence et l’ampleur des abus numériques. Ainsi les wikis (par exemple ''Wikipedia'') enregistrent-ils automatiquement l'adresse IP des contributeurs qui souhaitent conserver leur anonymat. Un contrôle minutieux des publications effectuées est également réalisé par la communauté des contributeurs aguerris. En cas d'abus, l’adresse IP est immédiatement bloquée. L’environnement créé par les wikis n'est certes pas imperméable aux déviances humaines, mais il leur est fortement défavorable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la loi, on rappellera que l’utilisation du nom d’un tiers (vol d’identité) aux fins de médisance est pénalement répréhensible. La déposition de plainte, preuves à l'appui, contre le cyberharcèlement est donc tout à fait recevable par les tribunaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’engagement individuel est une autre amorce de réponse efficace, lorsqu’il permet par exemple d’identifier les cercles vicieux et contribue à réorienter les harceleurs actifs ou potentiels vers des pratiques responsables et citoyennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faits  ==&lt;br /&gt;
La ''cyberintimidation'' diffère de l’intimidation traditionnelle. En effet:&lt;br /&gt;
* Elle n’a pas de limite&amp;amp;nbsp;: la cyberintimidation peut suivre un élève rentré à la maison après l’école et en tout autre endroit où des technologies de communications sont accessibles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Elle peut être plus dure&amp;amp;nbsp;: on dit souvent en ligne ce qu’on ne dirait pas en vis-à-vis parce qu’on ne peut pas observer la réaction de l’autre&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Elle a une plus grande portée&amp;amp;nbsp;: il est possible de se moquer d’une cible isolée en se servant d’un courriel ou d’un site Web destiné à un groupe particulier ou au monde entier. Personne n’est à l’abri de la cyberintimidation, y compris les professeurs, les directeurs d’école et autres adultes&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Elle peut être anonyme&amp;amp;nbsp;: on utilise souvent des adresses de courriel et des noms fictifs. Le plus souvent le cyberintimidateur connaît sa victime, mais la victime ne sait pas qui est son cyberintimidateur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dicton «&amp;amp;nbsp;les mots nous glissent sur le dos comme l’eau sur les plumes d’un canard&amp;amp;nbsp;» n’est pas toujours juste. Les mots peuvent faire mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils aux (jeunes) victimes de cyberintimidation  ==&lt;br /&gt;
* Ne réponds pas aux messages ou aux affichages des ''cyberintimidateurs''. Si possible, bloque l’expéditeur des courriels ou messages&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Garde une copie des messages reçus. Tu n’as pas à les lire, mais tu auras besoin de cette copie si tu décides de dénoncer la cyberintimidation&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Parles-en à quelqu’un, un parent, un professeur, un policier ou un adulte en qui tu as confiance&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Si les messages ont été postés sur un site ou une page web, il faut communiquer avec le fournisseur de services Internet (FSI). La plupart des FSI ont des politiques sur l’utilisation de leur service ainsi que sur les mesures qu’il est possible de prendre si ces politiques ne sont pas respectées. Un grand nombre de sites contiennent un lien ou un bouton qui permet de signaler un contenu inapproprié. Dans certains cas, les propriétaires des sites peuvent eux-mêmes retirer le contenu et avertir la personne qui l’a affiché, mais dans d’autres cas, il faut porter plainte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu peux également&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Élaborer des règles pour contrer la cyberintimidation dans ton école avec l’aide d’autres élèves, de professeurs et du personnel de l’administration&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Sensibiliser ta communauté à la cyberintimidation en organisant des assemblées, en distribuant des dépliants ou en posant des affiches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tu cyberintimides les autres&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tu dois réaliser que la cyberintimidation est aussi méchante, voire plus, que les formes d’intimidations traditionnelles. Les personnes intimidées en ligne ressentent principalement la même chose que les autres personnes intimidées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Souviens-toi que tu ne devrais pas dire en ligne ce que tu ne dirais pas en face&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Respecte la nétiquette&amp;amp;nbsp;: respecte les autres en ligne comme tu voudrais qu’on te respecte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires2.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après: http://www.petiteshistoiresdinternet.ch/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Conseils d'Anne Collier aux enseignants et parents'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Difficile de mener une politique de prévention durable lorsque les problèmes d'abus surgissent avec fracas à l'école ou en famille. Anne Collier est pionnière de la prévention des abus sur Internet. Elle a bien réfléchi au sujet. Elle a co-piloté le groupe de travail qui a produit en 2009 un rapport sur la confiance et la sécurité sur internet pour le président Obama. Elle conseille les familles, les écoles et les grands groupes, comme Facebook ou Google, sur les risques d'une vision à court terme. Sur Netfamiliesnews.org et connectsafely.org, elle publie des bulletins de réflexions, traitant des pratiques sociales innovantes. Elle suggère avec malice qu'internet est la nouvelle cour de récréation des adolescents. Rien ne sert de leur en interdire l'accès. Pour éviter que les jeunes internautes ne se cachent de leurs aînés pour aller faire des bêtises sur internet, elle se met à leur niveau, le niveau du Web 3.0. Sa vision de la sécurité sur le net version 3.0 se résume en cinq points&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Basée sur la recherche de solution, pas sur la peur, et donc sensée&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Flexible, sur mesure, au lieu de faire la même règle pour tous&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Respectant la culture de l'apprentissage via le net&amp;amp;nbsp;: mettre les utilisateurs dans une dynamique d'expérience positive, éviter de résumer leur situation à l'idée qu'ils sont des victimes potentielles&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Une sécurité positive, enrichissante&amp;amp;nbsp;: non pas prévenir de, mais prévenir pour... &lt;br /&gt;
* Engagement entier et constructif à participer à la société.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Typologie_des_ronchons_sur_les_m%C3%A9dias_sociaux&amp;diff=13356</id>
		<title>Typologie des ronchons sur les médias sociaux</title>
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				<updated>2013-04-05T14:33:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Troll, nétiquette, community management, savoir-être''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Par Emmanuelle Audebert''''', alias @LaTweepie. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Community Manager (Bordeaux, France).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur le web en général et sur les forums et les réseaux sociaux en particulier, on a tous à en découdre un jour ou l’autre avec les ronchons (et parfois même tous les jours quand on est Community Manager (CM), mais c’est normal, on est payé pour ça). Ceci dit, une des petites pépites de ce métier est de savoir distinguer les ronchons les uns des autres. Car non, les ronchons ne se chauffent pas tous du même bois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Typologie (non-exhaustive) des ronchons sur les réseaux sociaux, pour ne plus tous les mettre dans le même panier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le troll===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troll s’ennuie et s’occupe à vos dépens. Sur son temps libre il pourrait faire de la peinture sur soie, s’engager comme bénévole pour une association humanitaire ou faire de la muscu pour devenir beau gosse et un jour réussir à ''pécho'', mais non. Lui, il a choisi de vous pourrir vos posts et publications sur internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans sa version politisée, il est souvent anti-capitaliste et/ou raciste et/ou pas content, mais le troll n’est pas toujours politisé (i.e. : pas la peine de batailler, il n’y a pas forcément d’objectif rationnel à ses actions).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dernièrement, la mode est même au troll lui-même Community Manager, visiblement pas assez occupé par son job et qui vient embêter gratis ses petits copains sur leurs plates-bandes. Il n’y a plus de corporatisme ma bonne dame!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tous les cas, il est plus malin que tout le monde. Plus malin que vous en tout cas c’est sûr, puisque lui, il a le temps de venir vous chercher des noises à répétition. Sa stratégie ? L’usure. Son objectif ? Vous faire craquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait son intéressant devant son miroir ou devant sa petite cour personnelle. Un jour il sera comique à la télé peut-être, ou mieux, bras droit d’un blogueur influent. En attendant on évite tous de le nourrir, mais il faut bien avouer qu’on se fait encore parfois avoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le client mécontent===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant, le client mécontent ne se plaignait pas. Dans plus de 9 cas sur 10, il prenait ses cliques et ses claques et, comme un Prince, partait à la concurrence sans se retourner. C’était la croix et la bannière pour une entreprise pleine de bonne volonté d’identifier ses points d’amélioration. Enquêtes de satisfaction, démarches d’amélioration continue… Il fallait courir après le client mécontent pour connaître les raisons du divorce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autres temps, autres mœurs, le particulier a bien compris aujourd’hui que les entreprises redoutent les avis négatifs sur Internet. Et quand il est mécontent, il le crie donc haut, fort et partout. 1/3 des consommateurs français avouent ainsi se plaindre davantage depuis qu’ils ont accès aux médias sociaux pour communiquer avec les marques. Leurs commentaires sont visibles, et ils en profitent…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois il s’agit bien de discuter avec la marque pour arranger le problème et trouver une solution, parfois il s’agit d’un bras de fer pour obtenir le Saint Graal des excuses publiques, parfois il s’agit juste d’exprimer son mécontentement, point-barre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le client mécontent est au mieux à satisfaire, au pire à prendre en considération, même si ce n’est pas toujours simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le maître-chanteur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au pire maître-chanteur, au mieux faux mécontent ou d’honnêteté douteuse, le ronchon de mauvaise foi cherche à tirer avantage de sa plainte publique. Cadeau, bon de réduction, considération de ses propres amis parce qu’il a osé élever le ton contre un « institutionnel »… Tout est bon à prendre pourvu que ça ne coûte rien qu’un coup de gueule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Je suis mécontent car je suis mécontent, offrez-moi un cadeau, remboursez-moi mes frais de port ou faites-moi des bisous contre mon silence sur les internets ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De mauvaise foi mais rusé, le maître-chanteur a compris les bases de la e-reputation pour les nuls et compte bien vous pourrir la vie jusqu’à tirer le maximum du système.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ment un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout… C’est selon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est le plus gonflé mais aussi le plus drôle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« On ne négocie pas avec les terroristes » disait le grand philosophe Jack Bauer. Ce serait de toute façon peine perdue… Donnez un doigt au maître-chanteur, il vous mangera le bras.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le malpoli===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On croit qu’il est ronchon, mais en fait non. Il ne connait juste pas les mots « pardon », « s’il-vous-plait », « merci », « au revoir ». Il n’est pas bien élevé, il est agaçant, mais ça ne fait pas de lui un râleur, ne nous méprenons pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ATTENTION : ne pas confondre le malpoli avec ses subtiles variantes:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Le jeune''''' : parfois le malpoli est juste jeune et s’exprime en langage SMS, ou avec des phrases qui contiennent beaucoup trop de mots ordonnés de façon très extravagante. Ce qu’on prend pour du mécontentement est un style de vie… C’est vous qui êtes trop vieux si vous ne comprenez pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le vieux''' : parfois le malpoli est juste vieux (pardon, « plus âgé que la moyenne des internautes ») et ne connaît pas les usages sur les réseaux sociaux. Il est dans le coup sur le fond, super avenant dans la vie, mais rédige ses tweets comme des télégrammes. On croit qu’il est ronchon – stop – parce que le ton est sec – stop – alors que pas du tout, il est content mais pudique du smiley.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Toi (+ moi + eux + tous ceux qui le veulent)===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A force de traîner dans tous les couloirs d’Internet, avouons que la fatigue s’installe parfois, accompagnée de sa meilleure amie la méchante mauvaise humeur. Ne parlons même pas des CM qui traitent toute la journée avec tous les ronchons pré-cités… Au bout d’un moment, il faut croire que ça déteint un peu sur le moral… Et qu’on a besoin de cracher un peu sa mauvaise humeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors allons… Pitié pour les ronchons, que deviendraient nos taux d’engagement sans eux ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source'' : [http://idewan.com/typologie-des-ronchons-sur-les-reseaux-sociaux/ Article paru sur www.idewan.com], 17 janvier 2013, sous le titre ''Typologie des ronchons sur les réseaux sociaux''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Il n'y a jamais de Flames sans Trolls  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. quand le débat s’enflamme on parle de ''flame war'' (guerre du feu) ou simplement de ''Flames'' (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle ''trolls'' en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt; [http://jargonf.org/wiki/troll Voir sur www.jargonf.org/wiki/troll]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés étant généralement inspirés par l’actualité brûlante du moment, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment désamorcer un troll ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des «&amp;amp;nbsp;classiques&amp;amp;nbsp;» du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des exemples concrets en images [http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html sur www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=13354</id>
		<title>Nétiquette</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=13354"/>
				<updated>2013-04-05T14:31:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : /* Les règles incontournables  Ces règles ont été synthétisée par Raphaël Rousseau, alias R4f, pour les projets de réseaux sociaux d'Ynternet.org et des citoyens du Net. C'est une synthèse pour vous faire gagner du temps, car on ne trouve pas ...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''protocoles, culture numérique, nétiquette, courriel, forum, messagerie, wikis, réseau social, code de conduite''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BUTLER.png|thumb]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Netiquette1.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
Pour célébrer une grande nouvelle, les hommes russes s'embrassent sur la bouche. Les esquimaux, lorsqu'ils se saluent dans l'air glacial, se frottent le nez. À chacun, décidément, son mode de communication… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des dizaines de façons de dire bonjour, qui varient d’une culture à l’autre. On peut s’échanger une virile poignée de mains, s'étreindre en un «&amp;amp;nbsp;hug&amp;amp;nbsp;» ardent ou contenu, se faire la bise une, deux, trois ou quatre fois, se regarder droit dans les yeux… Toutes ces pratiques font sens. Elles correspondent à des environnements culturels différents. Ce sont des protocoles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est généralement recommandé aux candidats à un voyage lointain de potasser un bon guide avant leur départ, afin que leur destination de rêve ne se transforme pas en terre hostile dès leur arrivée. Apprendre les coutumes et les règles de savoir-vivre de ses futurs hôtes est un prérequis, par respect pour eux et pour soi. Ainsi découvrira-t-on qu'au Sénégal, poser à terre un sac de femme est un geste insultant ou, qu'au Portugal, s’étirer en public trahit la vulgarité... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un guide de voyage du cyberespace ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur internet, le canal chat, le canal courriel ou le canal Web, des protocoles ont été mis en place afin de faciliter les échanges entre les utilisateurs d’outils numériques et de leur éviter ainsi les pertes de temps et d'énergie. Elle ne traite pas d'éthique. La nétiquette est un ensemble de règles de savoir-vivre, aussi universelles que le réseau internet. Combinaison de ''network'' (réseau) et d’''étiquette'', au sens codes de conduites. En simplifiant, elle désigne l'ensemble des règles de politesse en vigueur sur les médias numériques. Elle réunit une série de comportements recommandés dans les différents canaux qui fourmillent sur Internet&amp;amp;nbsp;: forums, wikis, blogs, réseaux sociaux, messagerie instantanée, réseaux sociaux... La nétiquette a été définie par l'IETF (Internet Engineering Task Force) dans la RFC (Request For Comment) 1855 qui date de 1995.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.faqs.org/rfcs/rfc1855.html RFC1855, Netiquette Guidelines sur www.faqs.org.]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la simple notion de courtoisie, la nétiquette recèle aussi un trésor caché. Ceux qui la pratiquent rendent l’existence virtuelle infiniment plus agréable et constructive. C’est le pilier solide et nécessaire d’une saine société numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est ainsi conseillé d’éviter d’utiliser internet comme un bouclier autorisant des comportements que chacun jugerait inappropriés lors d’une conversation réelle en face à face. S’il ne fallait retenir qu’une règle : ''Ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas l’Internet comme bouclier pour le faire''. Illustration&amp;amp;nbsp;: quand vous envoyez un courriel simultané à plusieurs personnes qui ne se connaissent pas ou peu, leur adresse électronique ne s’affiche pas parmi les destinataires directs, mais en ''copie cachée''&amp;amp;nbsp;(Bcc ou Cci). Cette procédure permet d'éviter que l’un des destinataires réponde à tous les autres en pensant ne s’adresser qu'à l’expéditeur. Elle contribue aussi à limiter la propagation des virus et préserve la discrétion de tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe certains principes généraux qui fondent la nétiquette. D'autres se déclinent selon des environnements spécifiques&amp;amp;nbsp;: réseaux sociaux, blogs, forums, etc.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Charte et nétiquette, comment leur donner vie ? ==&lt;br /&gt;
Au travail, en formation, en famille, quelles règles d'usage faut-il adopter&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
Plutôt que d’interdire, comment aider à comprendre les risques et les opportunités potentiels&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution, en entreprise et en milieu scolaire, c’est d'abord de rédiger et de faire adopter des chartes de bonne conduite. Mais c’est aussi et surtout de les faire vivre, par des débats entre collègues, étudiants ou même en famille, des partages d'expérience, une mise à jour permanente et la plus participative possible. Il y a là une hygiène indispensable en ces temps numériques. Des conférences et de la formation aux pratiques de la nétiquette sont proposés par les experts de la citoyenneté numérique.&amp;lt;ref&amp;gt;Liste notamment consultable sur www.ynternet.org&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les règles incontournables &amp;lt;ref&amp;gt; Ces règles ont été synthétisée par Raphaël Rousseau, alias R4f, pour les projets de réseaux sociaux d'Ynternet.org et des citoyens du Net. C'est une synthèse pour vous faire gagner du temps, car on ne trouve pas facilement un tableau prêt à photocopier pour afficher au bureau ou à la maison...&amp;lt;/ref&amp;gt;  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt; &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Quelques principes importants'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les dix comman-dements'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Ne divulguez jamais des informations trop personnelles qui pourraient se retourner contre vous. &lt;br /&gt;
* Évitez les blagues avec intonations. Le son n’est malheureusement pas livré avec l’écrit. &lt;br /&gt;
* Soyez explicite dans vos intentions. &lt;br /&gt;
* Préférez un français correct au langage SMS. &lt;br /&gt;
* Soyez constructif/ve dans vos contributions. &lt;br /&gt;
* N’écrivez pas de manière électronique ce que vous ne diriez pas en face à face. &lt;br /&gt;
* Évitez les majuscules, vous donnez l’impression de CRIER. &lt;br /&gt;
* Ne divulguez pas en «&amp;amp;nbsp;public&amp;amp;nbsp;» ce que vous avez appris en privé sans autorisation préalable des intéressés (photo, information...). &lt;br /&gt;
* N'utilisez pas l'intimidation. &lt;br /&gt;
* N’oubliez pas que tout ce que vous publiez (même en comité restreint) laisse une trace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Courriel'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Indiquez clairement le sujet de votre communication dans l’espace prévu à cet effet.&lt;br /&gt;
* Préférez le format texte brut au format enrichi (HTML)&amp;amp;nbsp;: pas tous les logiciels supportent cette option (!!!!) &lt;br /&gt;
* Lors d’un envoi simultané à plusieurs contacts, utilisez Bcc ou Cci, soit la copie carbone invisible, pour éviter la diffusion de virus potentiels et conserver une certaine discrétion quant aux adresses électroniques des différents destinataires. &lt;br /&gt;
* Déposez vos pièces jointes sur un serveur et envoyez uniquement le lien à vos destinataires ou compressez votre fichier en .zip &lt;br /&gt;
* Lors d’un transfert de courriel, pensez à effacer l’adresse du premier destinataire et à ajouter une note du genre, « pour info ».&lt;br /&gt;
* Ne transférez pas de chaînes de lettres et vérifier avant de transmettre une information qu'il ne s'agit pas d'un canular (hoax).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Forum Internet '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Faites un minimum de recherches avant de poser des questions et notamment consultez la FAQ pour saisir l'esprit du forum&lt;br /&gt;
* N’oubliez pas de toujours choisir un titre clair pour désigner chaque nouveau débat.&lt;br /&gt;
* Ne lancez ni trolls, ni flames.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Wikis'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Évitez les partis pris. &lt;br /&gt;
* Respectez les droits d’auteurs et confirmez votre accord pour que votre travail soit diffusé. &lt;br /&gt;
* Restez poli-e avec les autres membres de la communauté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Messagerie instantanée'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Faites des retours à la ligne souvent, pour faciliter la lecture de vos messages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Réseau social'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Conservez une part de mystère sur vous-même.&lt;br /&gt;
* Soyez vigilant-e avec le mélange de vie privée et identité professionnelle.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''La bénédiction des netizens'''&lt;br /&gt;
Il existe maintenant une bénédiction des netizens&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;Que nos langues soient douces, nos e‑mails simples et nos sites web accessibles&amp;amp;nbsp;»''. Elle émane du prêtre anglican David Parrott. Source : Courrier international n°1004, Bénédiction des téléphones mobiles.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_la_citoyennet%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=13143</id>
		<title>Introduction à la citoyenneté numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_la_citoyennet%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=13143"/>
				<updated>2013-04-04T21:08:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;À voir la pression qui pèse sur la démocratie, on peut se demander si les grands systèmes idéologiques du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ne sont pas à bout de souffle. En tout cas, un mouvement mondial est amorcé du côté des citoyens du Net. Ça blogue et ça réseaute de partout&amp;amp;nbsp;! Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser les services d'internet pour mener à bien des projets ou tout simplement pour créer du lien social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les choses changent très vite. Le monde évolue. Les élites du monde pré-internet tentent de contrer ce raz-de-marée de la participation citoyenne. Mais il est impossible de revenir en arrière. L'information traverse les frontières aussi facilement que les oiseaux en migration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même si cette clameur ressemble à une cacophonie pour qui reste lointain, des tendances se dessinent, qui penchent vers une société plus transparente. Chacun y aurait sa chance et sa voix au chapitre. Les informaticiens représentent une ressource rare. Ceux qui viennent des banlieues du monde obtiennent facilement des permis de séjours pour les pays riches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même l'ascenseur social s'est mondialisé avec l'Internet. Nous pouvons prendre part à l'action mondiale, à notre mesure. Là où cela fait sens pour nous. À l'échelle que nous sommes prêts à assumer. Quelles sont les racines de cette évolution et où allons-nous&amp;amp;nbsp;? Les dés ne sont pas jetés, mais des principes de fonctionnement émergent. Ils ancrent cette émancipation culturelle dans les esprits et dans les faits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui se sentent dépassés peuvent prendre le train en marche, il n'est jamais trop tard. Il y a assez de place pour tous. Nous essayons ici de vous fournir des éléments qui vous aideront à vivre votre propre transition, en vous appuyant sur des faits, des mises en perspective, des avertissements mais surtout des sources d'espoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prenez une page au hasard et hop ! C'est parti ! ===&lt;br /&gt;
L'Internet est composé de nombreux petits morceaux, comme des pièces de puzzle. Ce livre aussi. Pour aimer cet ouvrage, mieux vaut le voir comme une collection de petits savoirs différents. De ceux qui peuvent toucher tant le cœur que l'esprit, tant la raison que la passion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les articles mélangent connaissances de bases et avancées, attisant la curiosité. Ils offrent un tour d'horizon qui peut être utilisé dans la vie pratique. Comme pense-bête. Comme solution dans des moments délicats. Comme soupape de décompression après une rude journée ou comme divertissement dans le métro. Il existe tout de même une progression logique du premier au dernier chapitre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Bienvenue dans la cybercitoyenneté===&lt;br /&gt;
Quand on parle de politique, on fait référence à la vie de la cité. Aussi, le terme «&amp;amp;nbsp;netoyenneté&amp;amp;nbsp;», qui donne ''netizenship'' en anglais, évoque la «&amp;amp;nbsp;vie de la cité à l'ère du numérique&amp;amp;nbsp;». ''Citoyens du Net'' explique les enjeux sociétaux qui se lisent en coulisses du monde numérique. Il s'adresse à tous ceux qui utilisent l'Internet au quotidien et souhaitent mieux comprendre le fonctionnement social de ce nouvel univers. Il synthétise et vulgarise les connaissances disponibles, afin de fournir une base culturelle générale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un manuel de vie, et non de survie. Il peut être utile au travail, en formation, en famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sept ans pour digérer ? ===&lt;br /&gt;
Débuter sur l'Internet, c'est risquer de céder au stress. Alors que faire&amp;amp;nbsp;? Trembler face aux arnaqueurs et à l'infobésité qui nous guettent ? Tout larguer et retourner à l'age des cavernes&amp;amp;nbsp;? Attendre d'avoir fait inconsciemment plein de bêtises virtuelles pour constater les dégâts, puis crier au scandale et prendre les «&amp;amp;nbsp;mesures qui s'imposent&amp;amp;nbsp;» ? Ou encore rester dans l'inertie de son cocon d'amis sur un réseau social, où au moins on peut parler de trucs légers, rigoler un bon coup sans se prendre la tête à analyser l'impact de ses actes&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce livre, nous proposons une autre option&amp;amp;nbsp;: aborder les enjeux fondamentaux le plus simplement possible, avec des anecdotes, des métaphores, des illustrations, des quiz, des conseils pratiques. Faire rire et pleurer sur les pratiques des citoyens du Net. Et un parti pris&amp;amp;nbsp;: ne pas céder à la tentation de se focaliser sur les phénomènes de mode comme Facebook et Google. Nous tentons plutôt d'expliquer les aspects fondamentaux et invariables qui seront encore valables dans dix ans, vingt ans, voire plus...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous conseillons aussi d'être patients envers vous-mêmes et de vous laisser plutôt sept ans que sept semaines pour avoir digéré ces notions. Rien d'anormal à ce temps de germination, nous sommes face à une transition à faire en douceur, un long voyage intérieur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De l'origine des idées  ===&lt;br /&gt;
Si vous trouvez dans ce livre des concepts nouveaux, innovants, ils sont en fait le produit d'une formidable intelligence collective. Depuis 25 ans, le mouvement de la ''culture Libre'' a mis en valeur un principe fondamental&amp;amp;nbsp;: celui de la découverte plutôt qu'invention. Lorsque que l'on souhaite trouver l'origine d'une idée, d'un mode de fonctionnement, d'un processus, d'une pratique, d'une manière de faire, d'un art, on cherche ceux qui ont inspiré ceux qui ont été inspirés.... On arrive souvent à ce constat&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Celui qui a inventé tout ça, c'était l'homme des cavernes&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;» Il est plus sain, pour le cœur et l'esprit, de considérer que nous ne sommes à l'origine de rien, que nous les humains, et toutes formes de vie sur Terre, ne sommes que le fruit d'un processus, d'une dynamique. Nous négocions avec d'autres formes de vies ou civilisations. Nous leur empruntons des codes, des informations, des modes d'emploi pour les associer et en faire quelque chose de légèrement modifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources, notes et références : sur le site web du livre ===&lt;br /&gt;
Ainsi dans ce livre, il n'est pas question de nouveautés, de créations, mais plutôt d'une compilation de dynamiques émergentes, d'anciens et de nouveaux paradigmes, d'innovation à partir de découvertes anciennes. Les sources, notes et références sont disponibles sur la version Internet de l'ouvrage, à l'adresse http://www.netizen3.org. Vous pouvez contribuer à les compléter et mettre à jour pour les prochaines versions, car c'est un site Internet de type participatif (wiki)...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_en_transition_%3F&amp;diff=13138</id>
		<title>Et vous, êtes-vous en transition ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_en_transition_%3F&amp;diff=13138"/>
				<updated>2013-04-04T21:03:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : /* 1→ Ouvert */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Transition, paradigme, Clare Graves, barrières, changement, adaptation, fermé, ouvert.''&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : êtes-vous en chemin vers les nouveaux paradigmes ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue [http://fr.wikipedia.org/wiki/Clare_Graves Clare Graves] fut l'adjoint de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow Maslow], créateur de la pyramide des besoins. Graves explique que face à un environnement qui évolue, nous pouvons adopter '''trois postures qui sont autant d'indices du potentiel de changement ''':&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 1→ Ouvert =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ouverture d’esprit, écoute, empathie ;&lt;br /&gt;
* Capacité à voir les barrières et désir de les vaincre ;&lt;br /&gt;
* Capacité d’anticiper les changements ;&lt;br /&gt;
* Acceptation du changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 2→ Arrêté =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tendance à vivre à l’intérieur des barrières de la vie ;&lt;br /&gt;
* Stress, tension, problèmes gastriques ;&lt;br /&gt;
* Comportement passif ou agressif ;&lt;br /&gt;
* Rejet des modèles de transformation en se fixant sur l’idée que l’on ne peut rien y changer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 3→ Fermé =====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Enfermement dans sa coquille ;&lt;br /&gt;
* Compulsif, perfectionniste ;&lt;br /&gt;
* Réactions extrêmes à une frustration ;&lt;br /&gt;
* Exclusivité de la vision du monde ;&lt;br /&gt;
* Insatiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Voici quelques pistes permettant de franchir les barrières des nouveaux paradigmes du numérique :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les éliminer ;&lt;br /&gt;
* Les contourner ;&lt;br /&gt;
* Les neutraliser ;&lt;br /&gt;
* Les reformuler en quelque chose d’autre ;&lt;br /&gt;
* Les identifier et les cibler ;&lt;br /&gt;
* Calculer les risques, conséquences et douleurs ;&lt;br /&gt;
* Énoncer clairement les excuses et prétextes ;&lt;br /&gt;
* S’assurer que les fondations sont solides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Une fois la transition amorcée, il est utile de se souvenir que :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tout changement demande une aide pendant et après la transition ;&lt;br /&gt;
* Toute personne qui change doit s’attendre à être « punie » par celles qui refusent le changement ;&lt;br /&gt;
* Les vieilles barrières peuvent resurgir de manière punitive.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27immat%C3%A9riel_contr%C3%B4le_le_mat%C3%A9riel&amp;diff=13135</id>
		<title>L'immatériel contrôle le matériel</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27immat%C3%A9riel_contr%C3%B4le_le_mat%C3%A9riel&amp;diff=13135"/>
				<updated>2013-04-04T21:01:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Globalisation, interconnexion, information, contrôle, ressources matérielles, ressources immatérielles, société de l'information, contrôle.''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La globalisation des échanges est chaque jour plus importante. Ce que nous mangeons et buvons provient souvent de plusieurs continents. Ce que nous pensons aussi ! Tout circule très vite. Le monde grouille non seulement d’avions et de voitures produits aux quatre coins du globe, mais aussi d'informations globalisées&amp;amp;nbsp;: films véhiculant des valeurs, actualités modelant notre vision du monde, buzz en tout genre… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fameux [http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon effet papillon] est plus que jamais de circonstance&amp;amp;nbsp;: un simple battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde, dit la théorie... C’est la loi de la nature, tout est interconnecté et les hommes commencent lentement à s’en rendre compte. Tout, c’est-à-dire le matériel (l’atome, l’être humain, les marchandises, la nature...) mais aussi l’immatériel (les idées, les informations, les bases de données). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qui contrôle les échanges de biens matériels et de services immatériels ? Un peu tout le monde&amp;amp;nbsp;? Peut-être… mais certains plus que d’autres! C'est là tout le problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le matériel est une nécessité&amp;amp;nbsp;: manger de la nourriture saine, boire et se laver avec de l’eau propre, respirer de l’air pur. L’immatériel, c’est l'information qui permet de gérer le matériel&amp;amp;nbsp;: les idées, les manières de faire, nos réflexes, nos pratiques, les faits qui nous influencent...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la combinaison des réseaux et des ordinateurs, les informations numériques circulent si vite qu’elles ont pris une place centrale dans la société. C'est pourquoi on parle de transition de la société industrielle vers la société de l’information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui contrôlent la circulation des informations contrôlent les ressources matérielles. La guerre pour le pouvoir passe désormais par le contrôle des médias. L'exemple le plus immédiat pour l'esprit est celui de l'empire de Silvio Berlusconi, fondateur et dirigeant de la holding financière Fininvest, puis du groupe de communication Mediaset, ce qui lui a permis d'atteindre par la suite le plus au sommet de l'Etat italien. Et de s'y maintenir durablement...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La communication, c'est de l'information en mouvement''.  Qui dit mouvement dit chemins, canaux, flux. Donc, pour contrôler l'information, il faut posséder les voies d'accès, dévier le flot des informations, court-circuiter certains ponts, et ce en vue d'orienter les opinions, elles aussi immatérielles, mais non sans impact sur le plan matériel!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas que les puissants qui en profitent. L'informatique sert aussi les intérêts de petits groupes émergents qui coopèrent en réseau. Elle permet l’expression plus audible d'une frange engagée de citoyens. Par exemple, au cours des forums sociaux internationaux ou des contre-sommets du G8, les militants sociaux se sont réunis physiquement, ils ont pris des avions, ont brandi des pancartes. Jamais telle coordination n'aurait pu s'opérer sans l’usage d'internet – le royaume des informations immatérielles, l'outil idéal pour définir les dates, les programmes, les logements, et ce en un temps record... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immatériel « numérique, électronique » permet de contrôler le matériel physique, les mouvements d’objets et de personnes. C’est un changement fondamental de situation pour l’humanité. Un changement en vertu duquel tout projet, bon ou moins bon, peut être déployé plus vite et plus largement que jamais. Un citoyen désireux d'être actif au sein de la nouvelle société globalisée doit nécessairement prendre ce changement en considération. Or il est paradoxalement difficile d’être un citoyen actif dans de telles conditions&amp;amp;nbsp;: depuis qu’il est contrôlé par l’immatériel, le monde s'est complexifié. Les navires sont plus nombreux que les capitaines.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Imprimantes 3D'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Illustration de la nouvelle complexité&amp;amp;nbsp;: l'essor des imprimantes 3D. Ces imprimantes ne transposent plus une information de l'écran au papier, comme les imprimantes traditionnelles, mais produisent des objets matériels. Certaines de ces machines sont même capables de produire elles-même les pièces qui les composent. Elles ouvrent ainsi les portes d'un monde où l'opposition matériel versus immatériel n'a plus de sens. La multiplication de tels équipements donnerait certainement lieu, en effet, à une mutation qui verrait tout un chacun s'improviser producteur de biens matériels. Comme c'est le cas dans l'économie numérique, on passerait d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance. &lt;br /&gt;
''  Notons que le terme « imprimante 3D » est un peu spécialisé et réducteur. De manière plus générale, nous pouvons parler de « labos 3D », car il existe de nombreuses autres technologies 3D.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=13129</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=13129"/>
				<updated>2013-04-04T20:55:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Fracture numérique, info-riches, info-pauvres, réseau social, digital native, digital migrant, accès libre, exclusion.''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est-il une nouvelle source d’inégalités ?&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À leurs débuts, l'ordinateur et internet étaient perçus comme des gadgets réservés à une minorité de personnes dont c'était le métier (les &amp;quot;informaticiens&amp;quot;). Et aussi à quelques drôles d'individus qui préféraient bidouiller pendant leur temps libre plutôt que de prendre un bon bol d'air. L'informatique et le réseau internet ont, depuis les années 1990, démontré leur caractère essentiel à la vie sociale et économique de chacun d'entre nous, partout dans le monde. La circulation d'information, souvent gratuite, favorise l'équité des chances et rapproche les personnes. La technologie numérique aide à réduire les différences sociales entre ses utilisateurs. Mais, ô paradoxe, internet a également contribué à creuser l'écart entre utilisateurs et non utilisateurs du Net, amplifiant ainsi les inégalités qui préexistaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a baptisé ''fracture numérique'' l'inégalité d'accès aux nouvelles technologies de l'information. La notion même de fracture numérique est calquée sur celle de fracture sociale. Ceux qui sont du bon côté peuvent en principe disposer du net pour défendre leurs droits et leurs idées, pour s'informer, pour communiquer et même pour augmenter leur pouvoir d'achat (comparateurs de prix, sites de ventes privées à tarifs préférentiels, bons plans, etc.). Les autres subissent un désavantage supplémentaire à ceux qu'ils connaissaient déjà&amp;amp;nbsp;: ils se retrouvent exclus d'une nouvelle dimension de la société, qui leur échappe chaque jour un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'esprit de certains, nombreux, la fracture numérique se résume à un accès au réseau inégal entre des régions du Monde : le Nord est hyperconnecté alors que le Sud est encore en dehors du circuit. Ou encore entre les zones urbaines et les zones rurales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, cette fracture peut prendre plusieurs formes, qui dépassent largement les clivages géo-économiques. La fracture est surtout sociale, elle crée des sociétés à plusieurs vitesses. Une forme d'exclusion perdure, se crée ou se renforce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article recense cinq formes de fractures :&lt;br /&gt;
* Economique&lt;br /&gt;
* Géopolitique&lt;br /&gt;
* Culturelle&lt;br /&gt;
* Éducative&lt;br /&gt;
* Générationnelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture économique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fracture la plus évidente est économique. On la retrouve à une échelle globale qui montre des disparités gigantesques de connexion entre les pays :  en 1996, il y avait autant de lignes téléphoniques sur l'île de Manhattan que sur tout le continent africain.&amp;lt;ref&amp;gt; Tiré de Leland Initiative: Africa Global Information Infrastructure Gateway Project [http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNABZ059.pdf]&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les victimes de la fracture numérique sont nombreuses, notamment&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les plus pauvres, qui n'ont pas les moyens de se procurer des appareils informatiques ou d'en louer&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus éloignés des centres villes, qui n'ont accès ni au réseau, ni aux cybercafés, et dont personne dans l'entourage ne peut encourager l'usage d'internet&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus âgés, comme les petits retraités, qui n'ont pas encore réussi à s'adapter à ce nouveau fonctionnement social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur terre, en ce début du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, 2,6 milliards d'humains vivent avec moins de deux dollars par jour. Ils sont tout en bas de l'échelle sociale. Et, tout en haut, un cinquième de la population mondiale consomme à lui seul environ 90&amp;amp;nbsp;% des ressources disponibles. Ces chiffres ont été publiés dans un état des lieux des Nations Unies en 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le manque de moyens empêche à une grande partie de la population mondiale d'accéder aux équipements numériques. Les plus pauvres, déjà handicapés par leur faible niveau de vie et le pouvoir qu'acquièrent dès lors sur eux les plus riches, sont les premières victimes de cette nouvelle iniquité&amp;amp;nbsp;: ils sont confrontés à une rareté de l'information. Parce que les nouvelles technologies permettent d'augmenter la qualité et la quantité des communications, les «&amp;amp;nbsp;bien connectés&amp;amp;nbsp;» sont plus autonomes dans leurs actions quotidiennes. Mais aussi en cas de situation exceptionnelle. Prenons l'exemple d'un train qui déraille dans une région bien connectée&amp;amp;nbsp;: très rapidement, des transports alternatifs vont être mis en place. Dans une région mal connectée, l'attente va se prolonger, les solutions s'organiseront plus lentement, car l'information circule mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une telle disparité existe aussi au niveau local : même un pays très bien équipé peut compter des citoyens privés d'accès au réseau pour des raisons économiques. Exemple local venant de l'ONG Caritas à Genève, cette opulente capitale du commerce mondial et siège d'agences des Nations-Unies: nombreux sont les info-pauvres dans cette cité, nombreux sont les migrants y vivent, de manière précaire, et n'ont pas d'ordinateur. Ils ont dès lors accès à moins d'informations, moins d'opportunités de travail, moins de possibilité de s'insérer socialement et professionnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faut-il envoyer des ordinateurs en Afrique ? ==&lt;br /&gt;
Quand on pense fossé entre info-riches et info-pauvres, on pense tout de suite aux pauvres africains qui n'ont pas d'ordinateur.&lt;br /&gt;
L'idée de donner une deuxième vie à un ordinateur, en le confiant à une organisation caritative, est une bonne intention. Elle se heurte néanmoins à plusieurs réalités qui la rendent contre-productive.&lt;br /&gt;
Principalement, en Afrique, les ordinateurs finissent très vite dans des décharges, et il n'y a pas d'infrastructures pour le recyclage. Donc on pollue en croyant bien faire. En plus, il y a les intermédiaires, qui se servent au passage, souvent avant même le départ ou aux douanes. Enfin, même si on donne un ordinateur à un occidental pour un usage en occident, par exemple une banque qui fait une donation à une ONG caritative, le problème peut rester complet : les bénéficiaires. Les chômeurs ou migrants doivent payer des professionnels pour identifier les pannes matérielles, reconfigurer l'outil, assurer une maintenance. Sans parler de l'énergie grise, cette énergie consommée qui est difficile à calculer : transport, grosse consommation électrique de vieux ordinateurs avec des processeurs qui surchauffent...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture géopolitique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le seul facteur économique n'explique pas une mauvaise connexion à internet pour certains pays ou régions : certaines administrations en restreignent délibérément l'accès  pour juguler la liberté de leurs propres citoyens à s'informer et à s'exprimer. C'est le cas de la Chine qui surveille et limite l'accès à internet de ses citoyens&amp;lt;ref&amp;gt;Internet censorship in the People's Republic of China [http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_censorship_in_the_People%27s_Republic_of_China] &amp;lt;/ref&amp;gt;. De même en Corée du Nord, l'accès à internet est soumis à autorisation spéciale et principalement pour des buts gouvernementaux.&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipedia : Internet in North Korea  [http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_in_North_Korea]&amp;lt;/ref&amp;gt; Même les Etats-Unis peuvent faire preuve de velléités coercitives à l'encontre de la liberté d'expression, comme en témoigne l'affaire Wikileaks&amp;lt;ref&amp;gt; En 2010, le gouvernement des États-Unis a condamné la publication de documents secrets sur la guerre en Afghanistan, affirmant que cela menaçait la sécurité de soldats américains engagés en Afghanistan. À cet effet, une enquête a été lancée par le Pentagone, afin de retrouver l'origine des informations. Le Pentagone a exigé que WikiLeaks lui remette immédiatement la totalité des 15 000 documents classés « secret défense » qui n'ont pas encore été divulgués et que ceux qui ont déjà été mis en ligne96 soient détruits. Voir l'article sur WikiLeaks sur Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks]&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, la connexion relativement correcte en Libye ou en Égypte a soutenu les mobilisations populaires dans le monde arabe en 2010 et 2011, où les réseaux sociaux ont permis aux initiatives de se coordonner, aux pratiques d'insurrection de s'affiner, par écran interposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture culturelle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par fracture culturelle, on entend le décalage entre ancienne et nouvelle manière de penser, un décalage provoqué par l'émergence de nouvelles pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout types d'organisations, les hiérarchies peuvent sentir leur autorité menacée par l'omniprésence des médias numériques. On observe alors des réactions de rejet des ressources disponibles sur internet. Exemple : dans un grand nombre de cursus académiques, Wikipedia est a priori banni comme source valide de références bibliographiques, ce qui traduit une méfiance vis-à-vis de la ''sagesse des foules'', un concept expliqué dans l'article du même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'entreprise est également sujet à des réactions de rejet, notamment vis-à-vis des plates-formes de réseautage social, perçues comme une perte de productivité plus qu'un potentiel stratégique. Ces blocages sont généralement liés à l'angoisse que suscitent les transitions en cours. La régulation du monde du travail passe de la culture de la pointeuse à la culture du résultat. Grâce aux outils numériques, les travailleurs sont désormais plus libres des moyens à mettre en oeuvre pour atteindre leurs objectifs. La culture internet bouscule les anciennes hiérarchies, basée sur le statut, en mettant en avant les compétences, étayées par des preuves et des résultats. Cette manière de penser a encore du mal à être mise en application par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, menacé dans leur statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses collectivités craignent parfois qu'internet ne soit un vecteur de subversion auprès des populations dont ils ont la responsabilité. Par exemple, en 2012, une municipalités indienne a interdit l'usage des smartphones aux femmes !&amp;lt;ref&amp;gt;''Women Banned from Using Mobile Phones in Indian Villages'' sur Globalvoiceonoline.org. [http://globalvoicesonline.org/2012/12/08/women-banned-from-using-mobile-phones-in-indian-villages/]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture éducative ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà des moyens techniques, politiques ou économiques qui éloignent certaines populations de la révolution numérique, une éducation inappropriée condamne beaucoup d'internautes à une intégration restreinte à l'écosystème informationnel du réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisateurs voient souvent l'utilisation de l'outil informatique comme un obstacle purement technique. Il n'est donc pas rare d'entendre ''« J'ai fait un cours Word donc je suis à l'aise avec l'informatique »''. Ceci démontre le déficit d'une vision plus large d'internet en tant qu'écosystème, avec non seulement ses outils, mais aussi ses codes, ses acteurs... qui forment un tout en perpétuelle évolution, fondé sur des règles qui, heureusement, évoluent à un rythme largement moins soutenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi une large frange des internautes, même ceux qui en ont un usage quotidien, se cantonne à des usages proche d'un média tel que le téléphone, la poste, la radio ou la télévision : il ne produisent pas, n'interagissent pas avec des communautés, utilisent leur messagerie électronique pour échanger des fichiers bien trop volumineux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même parmi les communautés de spécialistes de l'outil informatique, de nombreux individus ont des comportements inadaptés. Par exemple, certains concepteurs web vendent à leurs clients des sites qui limitent, voire empêchent l'analyse du site par les moteurs de recherche, fréquemment via l'usage de la technologie Flash de l'éditeur Macromedia. Un site entièrement géré par cette technologie n'est pas, à proprement parler, un site web car la notion de pages n'existe plus : on est dans une application. Par exemple, il peut devenir impossible d'indiquer l'emplacement d'une ressource interne au travers d'un simple lien hypertexte. Il faut alors indiquer à ses correspondants le chemin à parcourir dans l'application pour aboutir à ladite ressource : rendez-vous sur la page d'accueil, puis cliquer sur tel lien, ensuite sur tel autre, enfin entrez tels mots dans le formulaire et validez. Non seulement, c'est fastidieux, mais cela va à l'encontre des principes fondateurs d'accessibilité des ressources publiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture générationnelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Ma chérie'', dit un père à sa fille de 12 ans, ''j'ai acheté un logiciel qui filtre les contenus interdits aux mineurs, pour que tu arrêtes de visiter ses sites qui ne sont pas de ton âge... Tu peux m'aider à l'installer s'il te plait ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez vous aussi vécu le choc entre ceux pour qui internet est naturel, et ceux qui ne se sentent pas à l'aise devant un écran, qui doivent se concentrer pour ne pas faire d'erreurs, qui paniquent dès qu'une fonction change, qui ne connaissent pas les raccourcis...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le principe de fracture entre migrants du numérique et les ''digital natives''. Bien au-delà des questions de manipulation technique, il y a un certain choc intergénérationnel dans la manière de voir le monde, nos croyances et nos pratiques. Heureusement, de nombreuses initiatives permettent de réduire ces fractures. Par exemple, en France, Albertine Meunier organise des ateliers internet avec des femmes de plus de 77 ans. C'est l'opération « un thé avec Albertine ». Elle filme ces grands-mamans en train de boire le thé et en train de décrire de manière précise et relax des concepts ardus comme « qu'est-ce qu'un hacker ? ». Avec ses vidéos sur le web, elle a réussi à motiver un nombre incalculable de seniors de se mettre à l'informatique. Ils apportent ainsi aux jeunes générations leur expérience de vie, pour rester critique face aux médias, affiner leur orthographe, découvrir d'autres cultures...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Et la fracture émotionnelle ?'''&lt;br /&gt;
A toutes ces fractures s'ajoute la fracture émotionnelle : ça fait parfois mal, en effet, de se faire planter par... son ordinateur, ou le réseau. Surtout pendant la rédaction d'un mail de trois kilomètres, sans sauvegarde. La vie numérique, c'est comme l'amour, on fait des erreurs de débutants, et puis on apprend ! Il n'empêche que cela peut en décourager plus d'un. Entre attraction et répulsion, nos coeurs balancent aussi face à la vie virtuelle. Avec internet, c'est un peu ''«je t'aime moi non plus»''...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:M&amp;amp;R.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fracture num rique.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:1623193681.jpg]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Web03.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=13069</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=13069"/>
				<updated>2013-04-04T17:12:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : /* Que nous réserve le numérique ? Ce titre est aussi celui d'un numéro spécial de 2006 de la revue philosophique Esprit. [http://www.esprit.presse.fr/archive/review/detail.php?code=2006_5] */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Rupture, technologie, usage, postmodernité, théorie du changement social, web 3.0.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces bouleversements d'ordre biologique ont un écho dans le domaine technologique ; on parle alors de ruptures technologiques. Elles interviennent souvent à la suite d'une innovation radicale. On assiste à un rééquilibrage des pôles de pouvoir, à un changement paradigmatique. Une véritable rupture s'impose d'elle-même. Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de la télévision. Parmi les ruptures récentes, on citera le passage de la télévision à l'ordinateur personnel (PC), du téléphone au smartphone, du logiciel qu'on installe sur son ordinateur aux outils 100% en ligne sur le web (aussi appelé « nuage », en anglais : ''cloud computing'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique constitue une rupture technologique majeure, sans doute aussi importante que la découverte du feu ou de l’agriculture ! Un postulat que nous osons émettre ici...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== C'est l'usage qui génère la rupture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''Disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'', publié en 1997. Dans la suite de son ouvrage, intitulé ''The Innovator's Solution'', Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies peuvent être effectivement dites de ''rupture'' ou de ''continuité''. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'innovation de rupture consiste en un changement de concept pour les clients. En général elle apporte des bénéfices radicalement supérieurs à un coût radicalement inférieur. »'' Ce processus crée de nouvelles habitudes de consommation et d’usage, et de ce fait, bouleverse ou révolutionne un marché existant. Il aboutit à la création d’un nouveau marché radicalement différent et fait de son initiateur la référence à suivre. C'est le cas de l’iPhone : il a bouleversé le marché du téléphone portable en changeant l’usage qui en est fait. Il est devenu la référence que les concurrents sont obligés d’imiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Cette innovation n’est pas obligatoirement technologique. On peut innover de manière disruptive en utilisant des technologies déjà existantes. Pour reprendre l'exemple de l’iphone, lorsqu’il fut lancé sur le marché, aucune des technologies utilisées n’était nouvelle »''. &amp;lt;ref&amp;gt; Source : Benoît Sarazin, consultant spécialisé dans l'innovation de rupture. Article ''Innovation de rupture, définition'' sur www.benoitsarazin.com [http://www.benoitsarazin.com/francais/innovation-de-rupture-d%C3%A9finition]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Que nous réserve le numérique ?&amp;lt;ref&amp;gt; Ce titre est aussi celui d'un numéro spécial de 2006 de la revue philosophique ''Esprit''. [http://www.esprit.presse.fr/archive/review/detail.php?code=2006_5]&amp;lt;/ref&amp;gt;==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scientifique Albert Jacquard aime à rappeler qu'''« il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre »''. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'humanité sur une autre planète n'est plus réaliste. Nous avons donc tout intérêt à préserver l'environnement de la biosphère. Et aussi celui de la ''noosphère'', qui désigne la sphère des idées, pourrait-on ajouter ; car les idées sont plus vivantes si l’environnement est fécond, créatif, fertile, ouvert à la différence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En verrouillant l'accès à l'information, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique, mais également à l'émergence de nouvelles idées, susceptibles de nous aider à progresser collectivement. Google, qui centralise tous les services, alors que Facebook a permis aux utilisateurs d'ajouter des services à son propre réseau social. C'est là une petite rupture socio-technologique suffisante pour remettre en question la position dominante de Google. Mais il n'est pas dit que Facebook survive, plus que Google, à la prochaine rupture technologique (c’est une question que nous nous posons en 2012...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car après le web 2.0, on évoque déjà la suite. Mais quelle suite exactement? Le web 3.0 n'est pas vraiment défini. En fait, l'expression même est sujette à caution. On la retiendra tout de même car elle permet de désigner sous un terme générique ce que sera la prochaine étape de développement du web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'une des deux thèses dominantes est de considérer le web 3.0 comme ''l'internet des objets'' qui émerge depuis 2008 ; l'autre thèse dominante est d'en faire le web sémantique »'', du moins selon Wikipédia. De quoi parle-t-on ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'internet des objets''' représente l'extension d'Internet à des choses et à des lieux dans le monde physique. Alors qu'Internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l'Internet des objets (IdO) a pour but de l'étendre au monde réel en associant des étiquettes munies de codes, de puces RFID ou d'URLs, aux objets ou aux lieux. Ces étiquettes peuvent être lues par des dispositifs mobiles sans fil, ce qui est de nature à favoriser l’émergence de la ''réalité augmentée''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce concept clé de réalité augmentée fait référence à l'émergence d'environnements où les informations sur tout ce qui nous entoure augmentent notre perception de la réalité. Exemple : je marche dans une rue commerçante. Pour chaque magasin ou restaurant que je fréquente, je peux faire un commentaire à l'attention de mes amis et voir ce que mes amis en disent ; je contribue ainsi à faire ou défaire la réputation d'un commerce. Autre exemple : j'assiste à un grand concert, je peux savoir quels sont mes amis présents dans la salle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le web sémantique''', ou toile sémantique, est un projet collaboratif qui a été initié à l'origine par le World Wide Web Consortium (W3C) qui favorise la compatibilité et l'interopérabilité entre les systèmes de gestion des données. Le web sémantique vise à aider l'émergence de nouvelles connaissances en s'appuyant sur les connaissances déjà présentes sur Internet. Pour y parvenir, le web sémantique lie et structure l'information sur Internet pour enrichir la connaissance qu'elle contient déjà. En mots tout simples, le web sémantique&amp;lt;ref&amp;gt;La sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés, soit ce dont parle un énoncé.&amp;lt;/ref&amp;gt; va nous permettre de trouver encore plus facilement ce qu'on y cherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment s'adapter à cette forte évolutivité ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fréquence et l'ampleur des innovations dans le monde du numérique est telle que cela transforme l'humanité de manière encore plus radicale et plus rapide qu'auparavant. On peut même parler d'accélération technologique, ce qui la rend encore plus difficile à anticiper. C'est d'ailleurs une des spécificités marquantes du saut technologique de l'analogique au numérique, avec une succession d'innovations qui engendrent des évolutions d'usages à un rythme effréné et sur un plan planétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disposerons-nous de technologies qui permettront, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''L'ultime secret'', de retranscrire nos pensées – la pensécriture – ou d'une intelligence artificielle qui nous permettra de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduira simultanément les conversations ?&lt;br /&gt;
Il convient de rester attentif aux intérêts que serviront alors les leaders de ces technologies de rupture. Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique. Donc de la maturité de notre esprit critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est d'ailleurs pas interdit d'imaginer la création d'un indicateur de ''degré de libération des technologies''. Il servirait à vérifier si elles sont ou non au service des biens communs de l’humanité. Certains y travaillent déjà de manière informelle, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen, notamment dans les communautés du mouvement du ''logiciel libre''. Nous y reviendrons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À défaut de pouvoir prédire l'évolution du numérique, il est plus judicieux d'apprendre à connaître les propriétés intrinsèques des outils apportés par cette révolution technologique. Trouver le fil rouge pour mieux nous adapter, c'est ce que nous vous proposons dans l'article consacré aux cinq propriétés du numérique : ''« [http://netizen3.org/index.php/Num%C3%A9rique_:_cinqui%C3%A8me_%C3%A9l%C3%A9ment_%3F Numérique : cinquième élément?] »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les entreprises face aux changements ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon une étude menée par l'institut de recherche Economist Intelligence Unit en 2012 &amp;lt;ref&amp;gt; Présentation de l'étude sur le site www.ricoh-europe.com [http://thoughtleadership.ricoh-europe.com/befr/thenextdecade/] &amp;lt;/ref&amp;gt;, les dirigeants d'entreprises prévoient des transformations radicales engendrées par la technologie dans leur secteur d'activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ces dirigeants, les entreprises vont connaître trois grandes évolutions d'ici à 2020. La première a trait aux clients, qui vont jouer un rôle de plus en plus important dans l’élaboration de produits ou de services. La deuxième concerne la structure même des entreprises : elles s'orienter vers des structures décentralisées et privilégier les environnements de travail virtuels. Enfin, la plupart de leurs secteurs phares connaîtront de profonds changements d'ici à 2020, et aura peu en commun avec ce qu'ils sont aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
[http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 Rendez-vous à la page de cet article sur netizen3.org pour accéder à d'autres ressources]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_au-del%C3%A0_du_petit_%C3%A9cran&amp;diff=13063</id>
		<title>Internet au-delà du petit écran</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_au-del%C3%A0_du_petit_%C3%A9cran&amp;diff=13063"/>
				<updated>2013-04-04T17:08:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : /* La télé et internet : deux niveaux d’attention différents */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Internet, télévision, passivité, participativité, bien commun, divertissement, information.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible, c'est-à-dire de le divertir, de le détendre, pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible&amp;amp;nbsp;»''. Cette phrase, désormais célèbre, a été écrite par Patrick Le Lay, alors qu'il était président de la chaîne de télévision française TF1&amp;lt;ref&amp;gt;Patrick Le Lay, ''Les Dirigeants face au changement'', Éditions du Huitième jour, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt; Le journaliste d'investigation Christophe Nick en fait le titre d'un documentaire «Le temps de cerveau disponible»&amp;lt;ref&amp;gt;«Le temps de cerveau disponible», de Christophe Nick, réalisé par Jean-Robert Viallet et diffusé sur France 2 en 2010.[http://www.youtube.com/watch?v=4S20kG2MoxI]&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans lequel il analyse les dérives télévisuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La télévision ne pose pas problème en tant qu’outil technologique, ce qui indigne ses contradicteurs ce sont les intérêts qu'elle sert désormais. Parce qu’après une courte phase de soumission au pouvoir politique, le petit écran est passé sous le contrôle quasi exclusif des as du marketing, c’est-à-dire des prescripteurs de comportements que sont les publicitaires. Ces derniers suivent les théories issues du marketing américain, la «&amp;amp;nbsp;lifetime value&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: il s’agit de fidéliser les consommateurs à des marques et de les conditionner à suivre des modèles comportementaux qui les rendront d’autant plus contrôlables – eux et leur pouvoir d’achat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Programme, vous avez dit programme ? Ne faudrait-il pas plutôt parler de programmation neuro-linguistique (alias PNL, discipline de la communication verbale) ? Ou comment les slogans publicitaires parviennent à reprogrammer notre cerveau avec de nouvelles croyances, de nouveaux besoins. Les spécialistes du marketing connaissent parfaitement les moindres rouages de notre mémoire. Ils excellent dans l’art de la persuasion inconsciente.&lt;br /&gt;
Par exemple : pourquoi le rythme des images est-il particulièrement élevé dans les pages de publicité ? Parce que la fréquence des coupes renforce la mémorisation (même si cet artifice de vente mobilise beaucoup d’énergie pour le spectateur, qui a tendance à épuiser son cerveau). Pourquoi avez-vous envie d’acheter une voiture coûteuse après un message effrayant de la prévention routière ? Parce que, dans la foulée du clip on vous a passé une publicité pour une superbe berline avec des airbags dernier cri...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Voyeurisme  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 1980, le divertissement sur petit écran tire moins sa force dans la moralité ou l’émotion que dans l’excitation de nos pulsions primitives. Sexe, violence, cruauté, humiliation, le cocktail parfait à destination d’une audience assujettie à une logique économique plus que culturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;La question qui se pose est celle-ci&amp;amp;nbsp;: sommes-nous des trafiquants d’émotions fortes&amp;amp;nbsp;? Sommes-nous des courtiers en chair encore tiède&amp;amp;nbsp;? Avons-nous raison de vous montrer ce que vous n’auriez jamais dû ou pu voir&amp;amp;nbsp;? Avons-nous raison de penser qu’une civilisation se termine et qu’une autre commence&amp;amp;nbsp;? Les faits sont là. Il est certain que jamais les images n’ont eu autant d’importance qu’en ce moment. Autrefois, c’est vous qui faisiez les images et maintenant ce sont les images qui vous font&amp;amp;nbsp;»''. Ces mots sont ceux d'un journaliste en 1957&amp;lt;ref&amp;gt;Cité dans le film «Le temps de cerveau disponible»&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ils prouvent que la télévision a toujours été consciente de son pouvoir de nuisance. Cela ne l’a pas empêché de devenir nuisible...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la privatisation des années 1980, la ''téléréalité'' est une deuxième révolution dans l’histoire de la télévision française. Toutes les transgressions deviennent possibles! Le temps est venu de l’élimination mutuelle, de l’humiliation, de l’exhibition, au sein d’un dispositif conçu pour que ces transgressions soient bien réelles. Les participants sont invités à repousser tous les interdits&amp;amp;nbsp;: contrairement aux mécanismes d’exhibition et de voyeurisme des années 1980 et 1990, les producteurs et diffuseurs de téléréalité ne se contentent plus de la parole, mais exigeaient des passages à l’acte. Lesquels, encouragés et renouvelés, entraînent les candidats vers des comportements de plus en plus régressifs et pulsionnels. Brutalité, narcissisme, cupidité, cynisme, les valeurs dominantes de la téléréalité deviennent également celles de l’époque. De fait, pour les adolescents, très nombreux à regarder ces émissions, le phénomène d’identification fonctionne à merveille. Le passage à l’acte, la libération des instincts, légitimés par l’estampille du «&amp;amp;nbsp;vu à la télé&amp;amp;nbsp;», ont été banalisés et ont suscité une imitation massive et «&amp;amp;nbsp;décomplexée&amp;amp;nbsp;», pour reprendre un adjectif très en vogue dans la première décennie du nouveau siècle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sociétés d'antan – animistes, impériales, monarchiques, etc – ont toujours mis en place des dispositifs de contrôle de nos bas instincts. Fait sans doute unique dans l'histoire, la nôtre célèbre le libre assouvissement des pulsions et leur exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mix et Remix - Pensée unique.jpeg|600x600px|vignette|centré|La pensée unique]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pulsions de vie et de mort&amp;lt;ref&amp;gt;Adapté du documentaire « Le temps de cerveau disponible », Christophe Nick &amp;amp; Jean-Robert Viallet, France 2, 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;  ===&lt;br /&gt;
En 1920, Sigmund Freud a postulé que l’être humain était habité par deux types de pulsions qu’il a appelées pulsions de vie et pulsions de mort. Les pulsions de vie sont, en substance, les pulsions érotiques, qui conduisent à l’union avec l’autre et ''in fine'' à engendrer du vivant. Mais, parce que vivre est une entreprise fatigante, voire une épreuve, il existe chez tous les êtres vivants, explique Freud, une pulsion de mort concomitante à la pulsion de vie. En encourageant les pulsions à se délier, littéralement à se «&amp;amp;nbsp;déchaîner&amp;amp;nbsp;», la télévision explore et exploite donc, en toute logique, des territoires intensément sexuels (pulsion de vie) et destructeurs (pulsion de mort). À ce jour, c’est en Grande-Bretagne, sur la chaîne privée Channel 4, que les programmateurs sont allés le plus loin en proposant la dissection filmée de véritables cadavres, le samedi soir. La même chaîne a lancé en 2010 un appel à candidatures&amp;amp;nbsp;: ses producteurs recherchaient un malade en phase terminale pour le filmer jusqu’à sa momification. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui est ici à l’œuvre n’est rien de moins que la destruction des fondations sociales et humaines sur lesquelles s’est lentement bâtie la civilisation. La destruction de la confiance, la destruction des relations entre les individus, entre parents et enfants, la destruction en conséquence de tous les modèles d’autorité. Ce qui engendre, inévitablement, des populations atomisées, «&amp;amp;nbsp;désaffectées&amp;amp;nbsp;», incontrôlables. Ce modèle de gouvernement par l’instinct produit de l’hyper-violence, ferment de la guerre civile.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.mefeedia.com/watch/31604589 Vidéo] &amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mix et remix manipulation.png|700x700px|vignette|centré|La manipulation par les médias]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Passifs devant l'écran ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des études montrent que, lorsque nous regardons la télé, nous sommes en fait anesthésiés et plongés dans un état de relaxation. Les changements de plans entraînent biologiquement une baisse du rythme cardiaque. Chez les téléspectateurs disposant de grands écrans, la baisse du rythme cardiaque s’avère plus intense&amp;lt;ref&amp;gt;REEVES, LANG, KIM, TATAR (1999) : « Les effets de la taille des écrans et du contenu des messages sur l’attention et l’état d’éveil », Media Psychologie, vol. 1, n° 1, pp. 49-67, cité dans 150 petites expériences de psychologie des médias, Sébastien BOHLER, Dunod, 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cet effet physique est produit par un « réflexe d’orientation », une expression qui désigne notre adaptation naturelle aux milieux visuels changeants : le ralentissement du rythme cardiaque et l’afflux de sang au cerveau entraînerait notamment une mobilisation de l’attention vers la nouveauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ralentissement cardiaque expliquerait aussi notre état de &amp;quot;bien-être&amp;quot; devant la télévision, dû au rythme élevé des coupes. D’où la difficulté que l’on éprouve de s’en extraire par la suite. Cela demande un effort que l’on ressent comme une forme de torpeur... Dès lors, on peut considérer, sans exagérer, que la télévision s’attaque à l’intégrité psychique et physique des individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des statistiques françaises, 87&amp;amp;nbsp;% des enfants d’âge scolaire passent au minimum deux heures par jour devant la télévision. Or, la passivité ainsi induite s'oppose directement au bon développement de l'enfant, comme l’explique Anne Jeger, psychologue clinicienne à Lausanne (Suisse) &amp;lt;ref&amp;gt;Source : ''La Liberté'', 3 novembre 2010&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;L'enfant passif devant un écran ingurgite des messages et des images qui transmettent des valeurs et des croyances véhiculées dans les émissions regardées. Si ses parents sont absents, il va faire siennes ces valeurs. Car l'enfant se construit en s'identifiant et en imitant les modèles qu'il rencontre. Les médias influencent sa pensée, sa représentation du monde et celle des autres (gentils/méchants). Image simpliste du monde et perception tronquée d'une réalité qui est nuancée dans la vraie vie. On sait aujourd'hui qu'il suffit de vingt minutes d'exposition aux images cathodiques pour que les ondes cérébrales bêta, caractéristiques de l'état de veille, se transforment en ondes alpha qui nous rendent vulnérables aux suggestions.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Devant un écran, l'enfant entre dans un monde qui est de toute façon virtuel puisqu'il passe à travers une image. Les images ont sur lui un pouvoir excitant et captent son attention. La télévision empêche de prendre des initiatives, de s'ennuyer – ce qui est essentiel pour développer sa maison intérieure, son imagination, sa créativité – et rend dépendant. Les effets sont sidérants&amp;amp;nbsp;: fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, isolement social, obésité voire agressivité et violence.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Et même si certaines émissions sont instructives, il manque des échanges et du contact pour élaborer et confronter sa pensée. Car sans pensée critique, pas de recul sur les événements télévisuels et les événements de la vie. Quant à la violence, elle a toujours existé. Elle fait partie de nous. Elle se réveille quand elle est stimulée, provoquée. Et que se passe-t-il dans la tête d'un enfant quand il reste des heures devant un écran à regarder passivement des personnes se brutaliser et s'entretuer&amp;amp;nbsp;? Cette violence s'imprègne inévitablement dans son cerveau et génère de la peur... Et la peur génère la violence. Le monde est donc perçu comme menaçant et angoissant, avec tous les autres symptômes qui en découlent.&amp;amp;nbsp;»''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La télé et internet : deux niveaux d’attention différents  ===&lt;br /&gt;
La nature humaine est ainsi faite que la population n’a nul besoin que la soumission soit obligatoire pour s’y adonner. Personne n’oblige ainsi les Italiens à regarder les chaînes de télévision de Berlusconi, ni les Français à rester plantés plusieurs heures d’affilée devant TF1. Face à l’intoxication télévisuelle servie par quelques groupes dominant l’économie, c’est donc à chacun de prendre ses responsabilités ! Faute de quoi nous ne sommes que les complices de notre propre intoxication, via notre penchant à la passivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, le mode de fonctionnement de la télévision reste par essence inéquitable&amp;amp;nbsp;: une station émet, produit&amp;amp;nbsp;; le téléspectateur reçoit, consomme, voire subit.&lt;br /&gt;
Il en va tout autrement sur Internet, un média où l'on peut choisir soi-même ses programmes (ses vidéos, ses émissions en streaming et, plus largement, ses lectures). Certes, le flux de l'info est instantané comme à la télévision, mais il est aussi&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Décentralisé&amp;amp;nbsp;:''' pas de centre de décision unique, chacun décide de son destin numérique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''Asynchrone&amp;amp;nbsp;: '''chacun agit à son rythme – une option que la télévision commence à proposer avec des émissions à la carte ou la possibilité d’interrompre provisoirement un programme diffusé en direct&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''Multilatérale&amp;amp;nbsp;:''' elle permet les échanges entre groupes d’utilisateurs, ce qui n’est pas le cas de la télévision. &lt;br /&gt;
Et cela change tout. Le consommateur d'images, via la télévision, devient un «télespect'acteur», via le net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est incontestable qu’Internet peut engendrer les mêmes vices et dérives que la télévision (comme peut en témoigner l'essor de la pornographie). Mais le web, à la différence de la télévision, a pour vocation de sortir l’internaute de son seul rôle de consommateur et de faire de lui un «&amp;amp;nbsp;acteur&amp;amp;nbsp;» de son écosystème d’information. De nombreux sites, sans but lucratif, sont motivés par le seul plaisir de partager un savoir de qualité. Leurs concepteurs accueillent ainsi à bras ouverts les connaissances des internautes qui leur permettront d’améliorer leur contenu. ET sans publicité lorsque c'est possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le mot de la fin  ===&lt;br /&gt;
La télé n'est pas durable car elle sert des intérêts privés&amp;amp;nbsp;; internet est durable car il sert les intérêts des citoyens qui l'utilisent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0&amp;diff=12937</id>
		<title>Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0</title>
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				<updated>2013-04-04T08:09:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Fayon : /* Une histoire de niveaux */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Web 1.0, Web 2.0, Web 3.0, Web sémantique''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au commencement était le web. Les humains utilisaient l'outil pour chercher des informations, envoyer des courriers, parfois faire leurs courses. Très vite, ils découvrirent les possibilité interactives du web. ils pouvaient évaluer les produits proposés, donner leur avis, transférer des infos à toute une communauté, publier leurs propres sautes d'humeur. Ils ne juraient plus que de ''web 2.0'', baptisant le web originel de web 1.0, figeant à jamais cette ère dans le préhistorico-numérique. Puis vint le web 3.0... Jusqu'où iraient-ils ensuite?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une histoire de niveaux  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Web 1, 2, 3... Chaque niveau semble éloigner l'utilisateur des contingences matérielles et techniques, apporter de la transparence dans les échanges, et ouvrir sur de nouvelles fonctionnalités. Et comme la fonction crée l'organe, cela change en profondeur l'ensemble de la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 1.0 : il fait parler les ordinateurs entre eux. On réplique ce qui existe déjà au niveau des contenus et des dynamiques, on reste dans la diffusion, d’une personne vers plusieurs. Ce peut être la simple transposition d’un catalogue produit sur un site marchand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 2.0 : il fait parler les gens entre eux. Les internautes sont participants. Ils sont à la fois consomm’acteurs et consomm’auteurs. Ils interagissent. Ils apportent une valeur au réseau et aux outils avec les données qu’ils publient et manipulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 3.0 : il fait parler les objets entre eux, avec l'émergence en force du web mobile et du web sémantique. On parle aussi de la conjonction du Web sémantique et de l’internet des objets. Les informations sont enrichies. Par exemple la date &amp;quot;01 avril 2024&amp;quot; qui n'était auparavant qu'une simple succession de caractères, devient un objet reconnu comme une date par les programmes. Ainsi, elle peut devenir &amp;quot;April 1st, 2024&amp;quot; dans un système qui traduit les dates en anglais américain. On pourra aussi demander &amp;quot;les dates ultérieures au 1er janvier 2024&amp;quot;, donc inclure les documents, comme celui-ci, qui parlent du &amp;quot;1er avril 2024&amp;quot;. Il en va de même avec les personnes, les lieux, les numéros de téléphone, les coordonnées géographiques... Bref, tout ce qui peut tirer avantage à ne pas être uniquement du texte, et prendre du sens (d'où l'adjectif sémantique). Le Web est prévu pour ces évolutions sémantiques avec des attributs que les développeurs de page peuvent adjoindre, de type « rel », « tag » qui visent à enrichir l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 4.0 : selon David Fayon, dans Web 2.0 et au-delà&amp;lt;ref&amp;gt;''Web 2.0 et au-delà'' (2e édition), 2010, David Fayon, éd. Economica&amp;lt;/ref&amp;gt;, il s'agira de faire s'adapter les objets aux comportements, habitudes et préférences de l'utilisateur en laissant la place à l'implicite. Ce Web-là n'est pas pour tout de suite, car il nécessite des puissances de traitement phénoménales, qui pourraient se heurter à la barrière de l'évolution des composants informatiques, ou à l'épuisement des ressources naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le Web 3.0 qui est en cours de gestation : jusqu'à aujourd'hui, seuls des moteurs de recherche spécialisés peuvent tirer parti de ces informations.&lt;br /&gt;
Par exemple :&lt;br /&gt;
Un moteur de recherche immobilier où l'on peut rechercher des annonces parues depuis moins de sept jours et concernant une maison individuelle dans un rayon de trente kilomètres autour de Strasbourg ;&lt;br /&gt;
Un moteur de recherche pour l'emploi qui permet de trouver les offres d'emploi de moins de trois mois pour un poste à durée indéterminée dans le domaine de l'agronomie, pour un diplômé de Master, avec un salaire d'au moins trente mille euros annuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Fayon</name></author>	</entry>

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