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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<updated>2026-04-29T00:30:41Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15911</id>
		<title>Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
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				<updated>2015-06-22T09:51:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : /* Un bazar bien organisé */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/classification classification], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pertinence pertinence], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/folksonomie folksonomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ontologie ontologie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/tag tag], catégorie, catégorisation bazar, catégorisation cathédrale, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/etiquette étiquette].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=tim+berners+lee Tim Berners-Lee], CERN.''&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne ''catégorisation''. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, à la frontière entre la Suisse et la France, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt;Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique, au contraire, que le système doit mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;» et non plus de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;». C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir une clé de voûte dont tout dépend, il choisit le système où toutes les informations sont liées les unes aux autres. On peut avoir plusieurs sommaires, plusieurs catégorisations sans qu'une ne prédomine nécessairement sur l'autre. Ainsi, tout le monde est content&amp;amp;nbsp;! C'est ainsi qu'est né le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le grand bazar des tags ==&lt;br /&gt;
Dès le début du web, le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces « étiquettes » (« tag » en anglais) sont aussi appelés « mots-clés ». Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés «&amp;amp;nbsp;petites annonces&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;voiture&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;auto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;moto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;4 roues&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;seconde main&amp;amp;nbsp;», etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de « voitures », « motos », « 4 roues », etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (« sexe » est un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable. Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du «&amp;amp;nbsp;PageRank&amp;amp;nbsp;» qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Premiers pas de folksonomie  ==&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La ''folksonomie'' est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser, mais où chacun choisit de faire comme il le veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;», donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;», avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple). La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel. Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les « tags » ou mots-clés de vos publications&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* géographique&amp;amp;nbsp;: local, régional, national&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* temporel&amp;amp;nbsp;: jour/mois/année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* linguistique&amp;amp;nbsp;: FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel&amp;amp;nbsp;: par domaine d'action&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* type d'information&amp;amp;nbsp;: opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* format&amp;amp;nbsp;: article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
* public cible / niveau&amp;amp;nbsp;: débutant, expert&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* maturité&amp;amp;nbsp;: brouillon, bêta/RFC, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le « nuage de mots-clés » que l'on voit sur certains sites web. Dans ces « nuages », la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de leur utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Tagsynternetorg.png]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un bazar bien organisé ==&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'ils utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. Le mot « java » par exemple peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java ''Java''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur ce mot-clé dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme « bateau », « navire » ou « embarcation » pour désigner la même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. On a créé des listes de vocabulaire contrôlés sur lesquels une communauté définie est d'accord : d'abord pour utiliser un même mot pour désigner une même réalité, mais aussi pour définir un mot de la même manière. Ces « vocabulaires contrôlés » sont ce qu'on appelle des ''ontologies''. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y pas de confusion possible. Alors on peut établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot « Java » par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que « Java » est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ontologies sont donc des listes de mots qui ont des relations entre eux. Dans un bazar, on trouvera un coin avec toutes les épices et un autre avec tous les tissus, ces deux types de produits n'étant pas mélangés. De même, dans nuage de tags, si l'ontologie est appliquée, les mots-clés seront organisés par famille. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le ''web sémantique''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Voir l'article Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0]&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le principal initiateur n'est autre que ... Tim Berners-Lee. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés qui s'y expriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mode de classement est révélateur des croyances. La bonne solution serait probablement de reconnaître la sagesse des foules1 et leur faire confiance. Ces foules ont permis à Wikipédia de se développer de manière folksonomique, tout en y développant sa propre ontologie pour les mots-clés à sens multiple en utilisant le principe d’homonymie, qui répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir par exemple la dizaine de définitions du mot java sur Wikipédia2. Et ça marche. Les tags font sens. Leur usage se développe sur le web. Y mettre de l’ordre en rajoutant une couche ontologique, pour éviter les confusions, ne requiert donc pas forcément des experts du domaine concerné, mais plutôt du bon sens et une bonne capacité à discuter entre pairs. Cette approche en deux temps, d’abord les tags puis la réduction des confusions entre tags via l’ontologie elle aussi sous une forme participative, permet d’établir des bases de connaissances pertinentes et durables, décentralisées et basées sur la qualité des contributions plutôt que les titres académiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, pour des contributeurs éveillés et bienveillants, dont le nombre est croissant, un site sans option de contribution avec tag, sans liens sur un wiki pour contribuer, est un site web qui révèle la méfiance ou l’ignorance de ces auteurs, et en conséquence, qui a moins de valeur à leurs yeux qu’un site participatif. Mais pour parvenir à un classement des connaissances de qualité, il est néanmoins bien utile que des initiateurs, animateurs, modérateurs (et autres facilitateurs des coopérations décentralisées sur le web) créent un environnement favorable aux contributions de chacun-e, en y passant du temps. L’enjeu du classement n’est alors plus technologique, mais philosophique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=15910</id>
		<title>Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative</title>
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				<updated>2015-06-22T09:36:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : /* Participation synergique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], société collaborative, rupture technologique, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], contribution, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret], transparence, GNU/LINUX, globalisation, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique]. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;Don Tapscott et Anthony D. Williams, [http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics''], Édition Portfolio, 2006, traduit en français chez Pearson en 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat un présupposé bien ancré : « Mieux vaut garder le secret! ». Eh bien, pas forcément! Désormais, il y a la wikinomie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. »''&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- instantanéité (transfert d'informations quasi immédiat) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- décentralisation (pas d'instance pivot) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- asynchronicité (chacun agit à son rythme) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- symétrie (tout le monde est au même niveau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:TaxonomyCollaboration4.png|300px|thumb|Taxonomie de la collaboration par Florence Devouard, licence CC-BY-SA]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma suivant représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie. À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique. C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques prérequis bien utiles pour comprendre et apprécier cette catégorisation des modes de collaborations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A - Accepter l'idée que chaque activité est un projet. Que ce soit la promotion d'un festival, la récolte de patates ou la modification d'un cursus de langue étrangère, c'est un projet.&lt;br /&gt;
B - Utiliser des outils numériques, pour assurer une bonne fluidité de la communication. Sans courriel par exemple, difficile de faire circuler l'information au mieux aujourd'hui. &lt;br /&gt;
C - Accepter l'idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e...). Par exemple, un photographe n'est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même ce n'est pas son &amp;quot;métier&amp;quot;. Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d'elle-même, sans limite artificielle de statut.&lt;br /&gt;
D - Contribuer à la coordination de la réalisation d'un tel projet dans un groupe de travail, et proposer un espace de travail transparent, les traces de chaque contribution permettant à chacun de voir l'évolution de la collaboration jusqu'au résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette base, voici la taxonomie proposée par Florence Devouard, du moins collaboratif (1) au plus collaboratif(5) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 - '''Dialogue'''. Une collaboration minimale, dans laquelle chacun a son pré carré, mais discute avec ses collègues pour connaître et apprendre parfois, sans choisir pour autant de &amp;quot;co-labourer&amp;quot; les champs ensemble. Exemple : pour le projet d'affiche de promotion d'un festival, la coordination du projet souhaite un bon dialogue. Elle organise une séance de réflexion (avec photographe, rédacteur, promoteur). Chacun-e y apporte ses idées, puis chacun repart et produit séparément sa partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- '''Évaluation par les pairs''' (peer review). Là aussi, chacun travaille de se côté, néanmoins une vérification par les collaborateurs en cours de route permet de s'assurer que chacun est en phase avec la vision globale, que chaque partie va bien fonctionner avec les autres, que le tout sera cohérent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 - '''Collaboration parallèle'''. Dans cette forme intermédiaire de collaboration (sur un échelle de 1 à 5), chacun fait sa part et la pose dans un pot commun, donc c'est encore un peu le chacun pour soi qui domine. Néanmoins, comme ils travaillent en parallèle, côte à côte d'une certaine manière, chacun voit le travail de l'autre. Les collaborateurs sur un même projet peuvent non seulement se donner des idées au début, mais aussi s'inspirer en cours de route, coordonner leur effort de manière plus profonde que la seule évaluation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 - '''Collaboration séquentielle'''. Elle consiste à prendre les sujets les uns après les autres, dans un souci de bonne coordination. C'est le principe de l'ordre du jour où chacun peut échanger sur chaque point avant de passer au suivant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 - '''Collaboration synergique'''. Dans cette formule, tous les participants au projet collaborent entre eux de toutes les manières possibles, à toutes les étapes de l'activité. Chacun peut proposer ou corriger les textes, photos, etc. Chacun est multifonctions, même si naturellement chacun aura des contributions plutôt liées à ses domaines d'expertise. C'est le principe même du wiki, qui a donné lieu au miracle wikipédia, avec ses excellentes rédactions, ses bonnes grammaire et orthographe, ses très vastes domaines traités et ses illustrations de qualité. C'est dû au fait que dans la collaboration synergique, la coordination du projet fourni un environnement favorable, les bons outils, et les moyens de conception idoines, adaptés à aux besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion : plus on a confiance en ses partenaires-collègues sur un projet, plus on est prêt à coopérer en ligne de manière performante, permettant à chacun de réaliser diverses contributions, de mettre en valeur divers talents. La confiance a deux sources dans la culture numérique :&lt;br /&gt;
- la confiance dans les outils, dans le fait qu'ils créent un terrain de communication éthique, équitable, transparent (ce qui est le cas des deux principaux logiciels de wiki : mediawiki qui opère wikipédia, et Xwiki pour la gestion de projets, tous deux sous licence libre GPL).&lt;br /&gt;
- la culture du &amp;quot;co&amp;quot;, qui demande de faire confiance à ses collaborateurs, de se programmer à non plus seulement opérer dans son coin. On apprend encore malheureusement trop peu à l'école et en société à co-opérer, tant le dogme dominant reste axé sur la compétition (partager c'est perdre!) et sur l'idée (non prouvée) que la nature fonctionne selon la loi du plus fort, fort étant compris au sens &amp;quot;non coopératif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=15909</id>
		<title>Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=15909"/>
				<updated>2015-06-22T09:36:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : /* Participation synergique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], société collaborative, rupture technologique, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], contribution, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret], transparence, GNU/LINUX, globalisation, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique]. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;Don Tapscott et Anthony D. Williams, [http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics''], Édition Portfolio, 2006, traduit en français chez Pearson en 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat un présupposé bien ancré : « Mieux vaut garder le secret! ». Eh bien, pas forcément! Désormais, il y a la wikinomie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. »''&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- instantanéité (transfert d'informations quasi immédiat) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- décentralisation (pas d'instance pivot) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- asynchronicité (chacun agit à son rythme) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- symétrie (tout le monde est au même niveau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:TaxonomyCollaboration4.png|300px|thumb|Taxonomie de la collaboration par Florence Devouard, licence CC-BY-SA]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma suivant représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie. À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique. C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques prérequis bien utiles pour comprendre et apprécier cette catégorisation des modes de collaborations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A - Accepter l'idée que chaque activité est un projet. Que ce soit la promotion d'un festival, la récolte de patates ou la modification d'un cursus de langue étrangère, c'est un projet.&lt;br /&gt;
B - Utiliser des outils numériques, pour assurer une bonne fluidité de la communication. Sans courriel par exemple, difficile de faire circuler l'information au mieux aujourd'hui. &lt;br /&gt;
C - Accepter l'idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e...). Par exemple, un photographe n'est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même ce n'est pas son &amp;quot;métier&amp;quot;. Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d'elle-même, sans limite artificielle de statut.&lt;br /&gt;
D - Contribuer à la coordination de la réalisation d'un tel projet dans un groupe de travail, et proposer un espace de travail transparent, les traces de chaque contribution permettant à chacun de voir l'évolution de la collaboration jusqu'au résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette base, voici la taxonomie proposée par Florence Devouard, du moins collaboratif (1) au plus collaboratif(5) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 - '''Dialogue'''. Une collaboration minimale, dans laquelle chacun a son pré carré, mais discute avec ses collègues pour connaître et apprendre parfois, sans choisir pour autant de &amp;quot;co-labourer&amp;quot; les champs ensemble. Exemple : pour le projet d'affiche de promotion d'un festival, la coordination du projet souhaite un bon dialogue. Elle organise une séance de réflexion (avec photographe, rédacteur, promoteur). Chacun-e y apporte ses idées, puis chacun repart et produit séparément sa partie.&lt;br /&gt;
2- '''Évaluation par les pairs''' (peer review). Là aussi, chacun travaille de se côté, néanmoins une vérification par les collaborateurs en cours de route permet de s'assurer que chacun est en phase avec la vision globale, que chaque partie va bien fonctionner avec les autres, que le tout sera cohérent.&lt;br /&gt;
3 - '''Collaboration parallèle'''. Dans cette forme intermédiaire de collaboration (sur un échelle de 1 à 5), chacun fait sa part et la pose dans un pot commun, donc c'est encore un peu le chacun pour soi qui domine. Néanmoins, comme ils travaillent en parallèle, côte à côte d'une certaine manière, chacun voit le travail de l'autre. Les collaborateurs sur un même projet peuvent non seulement se donner des idées au début, mais aussi s'inspirer en cours de route, coordonner leur effort de manière plus profonde que la seule évaluation.&lt;br /&gt;
4 - '''Collaboration séquentielle'''. Elle consiste à prendre les sujets les uns après les autres, dans un souci de bonne coordination. C'est le principe de l'ordre du jour où chacun peut échanger sur chaque point avant de passer au suivant. &lt;br /&gt;
5 - '''Collaboration synergique'''. Dans cette formule, tous les participants au projet collaborent entre eux de toutes les manières possibles, à toutes les étapes de l'activité. Chacun peut proposer ou corriger les textes, photos, etc. Chacun est multifonctions, même si naturellement chacun aura des contributions plutôt liées à ses domaines d'expertise. C'est le principe même du wiki, qui a donné lieu au miracle wikipédia, avec ses excellentes rédactions, ses bonnes grammaire et orthographe, ses très vastes domaines traités et ses illustrations de qualité. C'est dû au fait que dans la collaboration synergique, la coordination du projet fourni un environnement favorable, les bons outils, et les moyens de conception idoines, adaptés à aux besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion : plus on a confiance en ses partenaires-collègues sur un projet, plus on est prêt à coopérer en ligne de manière performante, permettant à chacun de réaliser diverses contributions, de mettre en valeur divers talents. La confiance a deux sources dans la culture numérique :&lt;br /&gt;
- la confiance dans les outils, dans le fait qu'ils créent un terrain de communication éthique, équitable, transparent (ce qui est le cas des deux principaux logiciels de wiki : mediawiki qui opère wikipédia, et Xwiki pour la gestion de projets, tous deux sous licence libre GPL).&lt;br /&gt;
- la culture du &amp;quot;co&amp;quot;, qui demande de faire confiance à ses collaborateurs, de se programmer à non plus seulement opérer dans son coin. On apprend encore malheureusement trop peu à l'école et en société à co-opérer, tant le dogme dominant reste axé sur la compétition (partager c'est perdre!) et sur l'idée (non prouvée) que la nature fonctionne selon la loi du plus fort, fort étant compris au sens &amp;quot;non coopératif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=15908</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=15908"/>
				<updated>2015-06-19T07:25:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22intelligence+collective%22 intelligence collective], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22sagesse+des+foules%22 sagesse des foules], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdfunding crowdsourcing],société collaborative, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netizen netizen]. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Il existe 287 éditions de Wikipédia localisées par langue au 6 avril 2014. A la même date, le nombre total d'articles de l'ensemble des éditions de Wikipédia est de 31 214 669. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''.&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature 438, 900-901 (15 Décembre 2005).] &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Combien d'employés pour cet indéniable succès ? Une centaine, dont aucun n'est rémunéré pour écrire les articles de l'encyclopédie. Par contre, elle compte 100 000 contributeurs volontaires actifs. Sa réussite, l'encyclopédie Wikipédia la doit à la « sagesse des foules ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''sagesse des foules'' est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Elle présuppose que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu en faisant partie ou non.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
À titre d'exemple, assez terre à terre mais plutôt parlant, nous pouvons reprendre une anecdote datant de 1906 et citée par Surowiecki, issue des travaux du scientifique britannique Francis Galton.&amp;lt;br&amp;gt; Galton - qui croyait fermement à la supériorité des experts sur la stupidité de la foule - se rend à un marché de bétail où un concours a lieu. Il s'agit de deviner le poids d'un bœuf après qu'il ait été abattu et « débité ». Galton note plusieurs centaines de paris (787), et découvre que leur moyenne est 815,10 kilos alors que le poids réel du bœuf est 815,5 kilos...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois ingrédients doivent être réunis pour parvenir à révéler l'intelligence de la foule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la diversité : avoir des personnes de divers milieux avec des idées originales ;&lt;br /&gt;
*l'indépendance : permettre à ces avis divers de s'exprimer sans aucune influence ;&lt;br /&gt;
*la décentralisation : laisser ces différents jugements s'additionner plutôt que de laisser une autorité supérieure choisir les idées qu'elle préfère.&amp;lt;br&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques définitions pour bien continuer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Intelligence collective''' : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat : forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun ; ''« C’est une intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences »''.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre Lévy, [http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_intelligence_collective-9782707126931.html ''L’Intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace''], La Découverte, Paris,1994.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sagesse des foules''' : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ou n'interagissent nécessairement. La sagesse des foules est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. Sur la base de nombreuses restitutions d'études scientifiques mathématiques, il démontre que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu agissant seul, tout expert qu’il puisse être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La révolution de la co-création ==&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures comme les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les coûts de transaction exigés sur le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1990, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'externalisation de la main d’œuvre (''outsourcing''). Cette décroissance des coûts de transaction sera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd'hui, en permettant aux clients de participer aux projets (crowdsourcing) dans une culture de l'innovation ouverte (''Open Innovation''), la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l'accroissement de l'efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple de la quarantaine d'entreprises qui utilise le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l'innovation. Elles ont par ce biais accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : ''« P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l'intelligence collective est l'une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l'économie parvient à s'affranchir de nombreuses contraintes d'ordre matériel. Weedman enfonce le clou : ''« Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. »'' Aujourd'hui, plus de 50 % des innovations de P&amp;amp;G sont ''crowdsourcées''. C'est un véritable tremplin pour la créativité et l'innovation, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, les administrations publiques, les entreprises à but non lucratif (association, fondation) et les coopératives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n'est pas nouveau. L'information, par définition immatérielle, est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin, entrepreneur américain, ancien responsable du marketing direct de Yahoo : ''« Il y a 20 ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l'exploitation des sols ou de la transformation de matières premières […] Aujourd'hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets […] Les 68 autres travaillent surtout sur des idées »''. Il est cependant possible d'établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La participation d'internautes non-rémunérés ==&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l'économie des biens collectifs, mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes, travail collaboratif non rémunéré… Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n'est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les produits issus de l’économie et de la culture du Libre (aussi nommée culture Open Source), sont moins chers et souvent plus fiables que les autres, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l'innovation. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d'un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu'est-ce qui les motive ? Chris Anderson, auteur de ''Free! Entrez dans l'économie du gratuit'', rappelle que l'ennemi des créateurs est l'obscurité. En s'insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n'aura aucun mal ensuite à vendre ses services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent et annule la notion de rareté de l'information. Il se fait force et espace de changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L'abeille et l'économiste'', explore la métaphore de l'abeille et de son œuvre de pollinisation, c'est-à-dire, en termes économiques, la diffusion sans barrières artificielles d'idées et de solutions. La pollinisation est difficilement quantifiable : ''« Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix »'' écrit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l'industrialisation de l'information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite d'être posée : qui est productif et qui ne l'est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répondre à de nouveaux défis==&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre les bénéficiaires du système et les laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l'innovation et nations auxquelles elle échappe. Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes. La base de la pyramide (« ''bottom of the pyramid'' », BOP, concept faisant référence à la majorité socio-économique, qui est aussi la plus pauvre ) pèse un poids encore considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces pays situés au bas de l'échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent ''de facto'' dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d'autant plus lorsqu'interviennent des enjeux socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'éradication de la pauvreté passe par la création de richesse »'', affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d'entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d'échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services ; mais aussi par la diffusion et la popularisation de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu'ils soient en mesure de ''« libérer leur énergie et leur créativité ».'' (Muhammad Yunus)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les enjeux sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l'eau potable, pauvreté, accès à l'éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d'utilisateurs d'internet – dont un milliard dans les pays émergents – , l'imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=15907</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=15907"/>
				<updated>2015-06-18T16:03:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : /* La révolution de la co-création à grande échelle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''intelligence collective, sagesse des foules, crowdsourcing,société collaborative, netizen. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Il existe 287 éditions de Wikipédia localisées par langue au 6 avril 2014. A la même date, le nombre total d'articles de l'ensemble des éditions de Wikipédia est de 31 214 669. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''.&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature 438, 900-901 (15 Décembre 2005).] &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Combien d'employés pour cet indéniable succès ? Une centaine, dont aucun n'est rémunéré pour écrire les articles de l'encyclopédie. Par contre, elle compte 100 000 contributeurs volontaires actifs. Sa réussite, l'encyclopédie Wikipédia la doit à la « sagesse des foules ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''sagesse des foules'' est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Elle présuppose que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu en faisant partie ou non.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
À titre d'exemple, assez terre à terre mais plutôt parlant, nous pouvons reprendre une anecdote datant de 1906 et citée par Surowiecki, issue des travaux du scientifique britannique Francis Galton.&amp;lt;br&amp;gt; Galton - qui croyait fermement à la supériorité des experts sur la stupidité de la foule - se rend à un marché de bétail où un concours a lieu. Il s'agit de deviner le poids d'un bœuf après qu'il ait été abattu et « débité ». Galton note plusieurs centaines de paris (787), et découvre que leur moyenne est 815,10 kilos alors que le poids réel du bœuf est 815,5 kilos...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois ingrédients doivent être réunis pour parvenir à révéler l'intelligence de la foule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la diversité : avoir des personnes de divers milieux avec des idées originales ;&lt;br /&gt;
*l'indépendance : permettre à ces avis divers de s'exprimer sans aucune influence ;&lt;br /&gt;
*la décentralisation : laisser ces différents jugements s'additionner plutôt que de laisser une autorité supérieure choisir les idées qu'elle préfère.&amp;lt;br&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques définitions pour bien continuer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Intelligence collective''' : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat : forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun ; ''« C’est une intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences »''.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre Lévy, [http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_intelligence_collective-9782707126931.html ''L’Intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace''], La Découverte, Paris,1994.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sagesse des foules''' : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ou n'interagissent nécessairement. La sagesse des foules est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. Sur la base de nombreuses restitutions d'études scientifiques mathématiques, il démontre que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu agissant seul, tout expert qu’il puisse être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La révolution de la co-création ==&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures comme les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les coûts de transaction exigés sur le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1990, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'externalisation de la main d’œuvre (''outsourcing''). Cette décroissance des coûts de transaction sera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd'hui, en permettant aux clients de participer aux projets (crowdsourcing) dans une culture de l'innovation ouverte (''Open Innovation''), la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l'accroissement de l'efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple de la quarantaine d'entreprises qui utilise le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l'innovation. Elles ont par ce biais accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : ''« P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l'intelligence collective est l'une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l'économie parvient à s'affranchir de nombreuses contraintes d'ordre matériel. Weedman enfonce le clou : ''« Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. »'' Aujourd'hui, plus de 50 % des innovations de P&amp;amp;G sont ''crowdsourcées''. C'est un véritable tremplin pour la créativité et l'innovation, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, les administrations publiques, les entreprises à but non lucratif (association, fondation) et les coopératives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n'est pas nouveau. L'information, par définition immatérielle, est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin, entrepreneur américain, ancien responsable du marketing direct de Yahoo : ''« Il y a 20 ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l'exploitation des sols ou de la transformation de matières premières […] Aujourd'hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets […] Les 68 autres travaillent surtout sur des idées »''. Il est cependant possible d'établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La participation d'internautes non-rémunérés ==&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l'économie des biens collectifs, mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes, travail collaboratif non rémunéré… Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n'est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les produits issus de l’économie et de la culture du Libre (aussi nommée culture Open Source), sont moins chers et souvent plus fiables que les autres, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l'innovation. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d'un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu'est-ce qui les motive ? Chris Anderson, auteur de ''Free! Entrez dans l'économie du gratuit'', rappelle que l'ennemi des créateurs est l'obscurité. En s'insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n'aura aucun mal ensuite à vendre ses services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent et annule la notion de rareté de l'information. Il se fait force et espace de changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L'abeille et l'économiste'', explore la métaphore de l'abeille et de son œuvre de pollinisation, c'est-à-dire, en termes économiques, la diffusion sans barrières artificielles d'idées et de solutions. La pollinisation est difficilement quantifiable : ''« Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix »'' écrit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l'industrialisation de l'information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite d'être posée : qui est productif et qui ne l'est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répondre à de nouveaux défis==&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre les bénéficiaires du système et les laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l'innovation et nations auxquelles elle échappe. Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes. La base de la pyramide (« ''bottom of the pyramid'' », BOP, concept faisant référence à la majorité socio-économique, qui est aussi la plus pauvre ) pèse un poids encore considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces pays situés au bas de l'échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent ''de facto'' dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d'autant plus lorsqu'interviennent des enjeux socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'éradication de la pauvreté passe par la création de richesse »'', affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d'entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d'échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services ; mais aussi par la diffusion et la popularisation de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu'ils soient en mesure de ''« libérer leur énergie et leur créativité ».'' (Muhammad Yunus)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les enjeux sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l'eau potable, pauvreté, accès à l'éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d'utilisateurs d'internet – dont un milliard dans les pays émergents – , l'imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=15906</id>
		<title>Les lanceurs d'alerte</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=15906"/>
				<updated>2015-06-18T15:58:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22acc%C3%A8s+libre%22 accès libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], culture du secret, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transparence transparence], Open data''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Bradley Manning, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikileaks WikiLeaks], Julian Assange, Rupert Murdoch, Keith Murdoch''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le lanceur d'alerte : figure morale ou espion ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, au bureau, il/elle tombe sur des documents qui révèlent un conflit d’intérêts, un mensonge d’État, une arnaque financière… Et tout bascule&amp;amp;nbsp;: sa propre vie et le cours de l’Histoire. Ainsi commence l’aventure d’un ''whistleblower'' (lanceur d'alerte).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ''Wistleblower'', sonneur d'alarme ou encore ''carillonneur'', est une personne qui découvre des informations troublantes, voire scandaleuses, et qui décide courageusement de les dévoiler au reste du monde. La question qui se pose aujourd'hui, à l'heure où nous avons tous accès à de plus en plus d'informations : jusqu’à quel point devons-nous rester respectueux des institutions et modéré dans notre position et dans notre opinion&amp;amp;nbsp;? À partir de quand devons-nous nous indigner&amp;amp;nbsp;?  Bradley Manning, connu pour être la première et principale source des fuites publiées dans ''WikiLeaks'' en 2010 a-t-il eu raison de transmettre des milliers de documents confidentiels au site internet war-logs&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement américain considère la révélation d’informations militaires classées secret-défense comme une mise en danger de la vie des soldats américains engagés en Afghanistan. Les donneurs d’alerte, quant à eux, rétorquent que le musellement des voix discordantes met à mal l’État de droit en démotivant tous ceux qui veulent révéler les abus des grandes organisations publiques ou privées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fournir des sources fiables indépendantes qui révèlent au grand jour des secrets est devenu plus facile à l'heure du numérique. Une bonne info s'y répand comme une traînée de poudre. Cela rend encore plus aigu la question des lanceurs d'alerte. Leur pouvoir de nuisance sur le système (habitué à la culture du secret) s'est accru. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la culture très anglo-saxonne de lanceurs d’alerte est une vieille tradition, le web lui a donné sa pleine mesure. ''WikiLeaks'' est un projet, une organisation mais son degré d'ouverture et la cohérence de son propos sont tels qu'elle est devenue une institution. Décriée certes, mais assurément reconnue comme leader dans son domaine. Elle est sans concurrence réelle car tout un chacun peut l'utiliser, y contribuer gratuitement et librement tant que ses standards de qualité sont respectés (fiabilité des sources et relevant de l'intérêt public). ''WikiLeaks'' est porteur d'un message symbolique qui grâce au web a pu être divulgué mondialement&amp;amp;nbsp;: la liberté d’expression ne doit pas être aliénée. Elle est le principe fondateur, le garde-fou qui permet à nos démocraties de perdurer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « N'abattez pas le messager » ==&lt;br /&gt;
« N’abattez pas le messager pour avoir révélé des vérités qui dérangent » : dans une tribune au journal ''The Australian'' publiée dans la foulée de son arrestation, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange Julian Assange], le fondateur de ''WikiLeaks'', affirme que son site internet publiait « sans peur » des faits dans l’intérêt public&amp;lt;ref&amp;gt;Extraits de la [http://www.theaustralian.com.au/in-depth/wikileaks/dont-shoot-messenger-for-revealing-uncomfortable-truths/story-fn775xjq-1225967241332 tribune de Julian Assange], ''The Australian'', 8 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En 1958, Rupert Murdoch, alors jeune propriétaire et directeur du ''News'' d'Adélaïde, écrivait&amp;amp;nbsp;: « Dans le bras de fer entre le secret et la vérité, il semble inévitable que la vérité l'emporte toujours ». Il fallait peut-être y voir l'écho du travail de son père, Keith Murdoch, qui, en son temps, avait révélé que les soldats australiens étaient inutilement sacrifiés par les généraux britanniques sur les plages de Gallipoli. Les Britanniques tentèrent de le réduire au silence, mais Keith Murdoch refusa de se taire, et grâce à ses efforts un terme fut mis à la désastreuse campagne des Dardanelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de un siècle plus tard, c'est avec le même courage que ''WikiLeaks'' diffuse des faits qui doivent être rendus publics. J'ai grandi dans une communauté rurale du Queensland où les gens avaient coutume de dire sans détour ce qu'ils avaient sur le cœur. Ils se méfiaient d'un État interventionniste susceptible d'être corrompu si on le laissait à lui-même. Je ne l'ai jamais oublié. C'est en se fondant sur ces valeurs essentielles que ''WikiLeaks'' a été créé. Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts et ''WikiLeaks'' fait partie de ces médias. Ils contribuent à garantir l'honnêteté du pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' a dévoilé certaines vérités pénibles à propos des guerres en Irak et en Afghanistan, et publié des révélations sur la corruption des grandes entreprises. Si vous avez lu les carnets de guerre d'Afghanistan ou d'Irak, des dépêches d'ambassades américaines ou n'importe quel autre secret mis au jour par ''WikiLeaks'', réfléchissez sur l'importance pour tous les médias d'être en mesure de rapporter librement ces informations. ''WikiLeaks'' n'est pas le seul à publier les télégrammes diplomatiques américains. D'autres médias, notamment ''The Guardian'' au Royaume-Uni, ''The New York Times'' aux États-Unis, ''El Pais'' en Espagne et ''Der Spiegel'' en Allemagne ont publié les mêmes câbles édités. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, et la secrétaire d’État Hillary Clinton n'ont pas émis la moindre critique à leur encontre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, ''The Guardian'', ''The New York Times'' et ''Der Spiegel'' sont de grands et vieux journaux, tandis que ''WikiLeaks'' est encore jeune et petit. Nous sommes des laissés-pour-compte. Le gouvernement Gillard essaie de tuer le messager, car il ne veut pas que la vérité soit révélée, y compris l'information concernant ses propres manœuvres diplomatiques et politiques. Dans son jugement qui a fait jurisprudence dans l'affaire dite des « papiers du Pentagone » (en 1971, ''The New York Times'' a publié de larges extraits d'un rapport secret-défense sur l'implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Vietnam), la Cour suprême américaine avait déclaré : « Seule une presse complètement libre peut révéler efficacement les manipulations du gouvernement. La tempête qui s'abat aujourd'hui sur WikiLeaks ne fait que renforcer cette nécessité de défendre le droit de tous les médias à révéler la vérité ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Vite, la fuite !'''&amp;lt;ref&amp;gt; Site du réseau de soutien à Bradley Manning: [http://www.bradleymanning.org www.bradleymanning.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Wikileaks est composé de wiki et de leaks. Wiki est un mot hawaïen qui signifie rapide et informel. Leaks signifie fuite dans le sens où l’information est volontairement contenue, bridée et ne peut être exprimée librement sous couvert de secret d’État ou d’entreprise.&lt;br /&gt;
Voici une illustration des révélations de Bradley Manning, via ''WikiLeaks'', tirée du journal ''Le Monde&amp;amp;nbsp;'': «&amp;amp;nbsp;Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d’État Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies&amp;amp;nbsp;: mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le ''Guardian'' précise que la directive demande encore des renseignements au sujet «&amp;amp;nbsp;du style de travail et de prise de décision&amp;amp;nbsp;» du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce que révèle WikiLeaks ==&lt;br /&gt;
En 2010, ''WikiLeaks'' été au cœur de l'actualité. Bradley Manning, soldat et informaticien des USA en Afghanistan, a passé à ce site plus de deux cents cinquante mille messages ultra confidentiels appelés câbles diplomatiques. Il est en prison militaire depuis, car, en tant que soldat, il était tenu au secret. Mais le site de l'association WikiLeaks n'a pas pu être condamné, car la liberté d'expression protège les médias et ''WikiLeaks'', bien que n'appartenant à aucun grand groupe de presse mondial, est un média. À la base, c'était une personne seule, Julian Assange. Aujourd'hui encore, c'est un petit groupe de bénévoles. Ils trient les alertes reçues, vérifient les sources et la fiabilité, puis diffusent à d'autres médias, qui relayent à d'autres médias encore... À nouveau, on voit que distinction entre émetteurs et récepteurs des médias s'estompe avec internet, nous donnant à chacun la possibilité de jouer un rôle de citoyen du Net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== « Il faut sauver la liberté d'expression »&amp;lt;ref&amp;gt;Evan Hansen, [http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/16/il-faut-sauver-la-liberte-d-expression « Il faut sauver la liberté d'expression »], [http://www.wired.com/ ''Wired''], 16 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une presse authentiquement libre, libre de toute considération nationaliste, constitue manifestement un problème terrifiant aussi bien pour les gouvernements élus que pour les tyrannies. Cela ne devrait pourtant pas être le cas. Depuis le début du mois de décembre et la publication des premiers câbles secrets de la diplomatie américaine, ''WikiLeaks'' a été la cible d'attaques par déni de service lancées contre ses serveurs par des pirates non identifiés. Amazon, vers lequel le site s'était tourné, a refusé de continuer à l'héberger et Paypal a suspendu le compte sur lequel le site recevait ses dons, mettant en péril sa capacité à lever des fonds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps, des personnalités politiques américaines se livrent à une véritable escalade rhétorique contre cette société à but non lucratif, appelant successivement à l'engagement de poursuites et à l'arrestation, voire à l'assassinat de Julian Assange, son porte-parole le plus médiatisé. Puisqu'il n'est pas certain que la législation actuelle permette de le poursuivre, certains parlementaires ont proposé un amendement à la loi sur l'espionnage afin de pouvoir le mettre au pas. WikiLeaks n'est pas parfait et nous n'avons jamais hésité à pointer du doigt ses lacunes. Cependant, le temps est venu d'intervenir dans les débats et de prendre clairement position sur la valeur de ce site&amp;amp;nbsp;: WikiLeaks a pour but d'améliorer notre système démocratique, pas de l'affaiblir. La pire menace à laquelle nous sommes désormais confrontés par le développement de cette affaire ne tient pas à l'information que WikiLeaks a divulguée ou pourrait divulguer à l'avenir, mais aux réflexes réactionnaires qui montent contre lui aux États-Unis et qui, si l'on n'y prend garde, ne tarderont pas à menacer l’État de droit et notre attachement historique à la liberté d'expression. Le secret est régulièrement présenté comme une composante essentielle du bon gouvernement et ce principe est si communément admis que des journalistes, dont le métier est pourtant de révéler le fonctionnement caché des États, estiment que le travail de WikiLeaks va trop loin (...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lieu d'encourager les hébergeurs internet à mettre des sites sur liste noire et de pondre de nouvelles lois anti-espionnage qui incriminent plus gravement la publication de secrets diplomatiques, nous devrions considérer que ''WikiLeaks'' bénéficie de la protection du premier amendement (interdisant au Congrès d'adopter des lois limitant la liberté d'expression) au même titre que ''The New York Times''. En tant que société, nous devrions soutenir le site parce qu'il est l'expression d'une liberté fondamentale figurant au cœur de notre Déclaration des droits, au lieu de réagir comme les Chinois qui s'empressent de censurer l'information sur demande de leur gouvernement dans le souci de se faire bien voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' n'est pas forcément synonyme de transparence radicale. Si des sites comme celui-ci fonctionnent, c'est grâce à des sources qui, travaillées par leur mauvaise conscience, viennent leur proposer de l'information au nom de l'intérêt public. ''WikiLeaks'' n'est qu'un distributeur d'informations. Il contribue à garantir que ces renseignements ne seront pas dissimulés par des journalistes redoutant des procès ou des représailles de la part des autorités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' réussit à contrer les attaques avec l'aide de centaines de sites-miroirs qui préserveront l'accès à son contenu quels que soient les efforts de ses adversaires. Bloquer ''WikiLeaks'', si tant est que cela soit possible, est irrémédiablement vain. La meilleure et la seule défense d'un État contre des révélations dévastatrices consiste à agir avec justice et équité. En cherchant à faire taire ''WikiLeaks'', ses détracteurs sur la scène politique américaine ne font qu'amorcer la pompe qui ramènera à la surface toujours plus d'informations embarrassantes ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Rebondissements avec Snowden, la NSA, etc. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikileaks a été le ferment d'une culture des lanceurs d'alertes sur internet. Seul ou en groupe, ils trient les alertes reçues, vérifient les sources et la fiabilité, puis diffusent à d'autres médias, qui relayent à d'autres médias... C'est ainsi qu'Edward Snowden a défrayé la chronique en 2012/2013. Ancien employé d'agences de renseignements états-uniennes (CIA, NSA), il a rendu public (publié) des documents prouvant les pratiques embarrassantes ou illégales de certaines agences de renseignement des États-Unis. Les informations qu'il a transmises aux médias ont notamment montré l'ampleur de la mise sur écoute de nombreux dirigeants politiques d’États alliés des USA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors Assange, Snowden et consorts sont-ils de simples relais d'informations sensibles pour se faire remarquer, ou des créateurs de médias indépendants à part entière ? Difficile de trancher. Mais doit-on trancher ? Les journalistes des médias plus traditionnels ne sont-ils pas eux aussi en quête de reconnaissance quand ils enquêtent sur des sujets brûlants ? A nouveau, on voit que la distinction entre émetteurs et récepteurs des médias s'estompe avec internet, donnant à chacun la possibilité de jouer un rôle de citoyen du net. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;References/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_de_succ%C3%A8s_pour_l%27entreprise_de_demain&amp;diff=15905</id>
		<title>Critères de succès pour l'entreprise de demain</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_de_succ%C3%A8s_pour_l%27entreprise_de_demain&amp;diff=15905"/>
				<updated>2015-06-18T15:27:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eculture eCulture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22ressources+humaines%22 ressources humaines], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22success+story%22 success story], entreprise 2.0.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans les librairies, difficile de trouver rapidement un livre consacré à la culture numérique. Ce genre d'ouvrage existe, mais disséminé dans les rayons informatique, sociologie, histoire. Pourquoi cette dispersion ? Principalement parce que la culture numérique, alias ''eCulture'', n'est pas un genre en soi, exclusif de tous les autres. Elle les englobe tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture numérique est la clé du succès pour qui veut entreprendre dans la société de l'information. Aux USA, Chris Anderson, rédacteur en chef du magazine ''Wired'' et curateur des conférences TED, a écrit plusieurs livres très intéressants comme ''Free !'' ou ''La longue traîne''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, Alban Martin, dans son livre ''L'âge de peer'' (réédité sous le titre ''Et toi, tu télécharges ?''), décrit certains modèles socio-économiques du numérique, notamment à l’œuvre dans l'industrie du divertissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage résume bien la vision des critères du succès qui s'appliqueront à l'entreprise de demain ; en plus du bilan et du compte de résultat traditionnel, Alban Martin conseille d'intégrer plusieurs critères nouveaux dans la valorisation de l'entreprise et de son activité. Les voici :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* nombre de membres actifs de la communauté ;&lt;br /&gt;
* degré de qualification de la base de clients ;&lt;br /&gt;
* nombre de sites internet traitant du service proposé ou relayant les informations de l'organisation ;&lt;br /&gt;
* nombre de feedbacks et de suggestions d'amélioration directement collectés ;&lt;br /&gt;
* degré de personnalisation possible ;&lt;br /&gt;
* nombre d'outils mis à la disposition des clients pour entrer en contact entre eux et avec l'entreprise ;&lt;br /&gt;
* nombre d'abonnés à la newsletter ;&lt;br /&gt;
* nombre de visiteurs du site ;&lt;br /&gt;
* nombre de clients ayant directement ou indirectement contacté l'organisation ;&lt;br /&gt;
* nombre de clients capables de citer le prénom et le nom de 10 employés ;&lt;br /&gt;
* nombre de problèmes après-vente résolus par d'autres utilisateurs ;&lt;br /&gt;
* nombre de clients « évangélisateurs » recevant les produits en avant-première.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus spécifiquement pour l'industrie du divertissement, Martin suggère d'analyser le nombre de sources pour un contenu donné sur un réseau de pair à pair, le nombre de forums dédiés aux contenus vendus, ainsi que le nombre de remix réalisés. Ces éléments permettent de mesurer la co-création de valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un bon exemple de l'application de l'économie numérique à nos projets d'entreprise, un phare pour guider nos stratégies dans cette société où l'information est reine.&lt;br /&gt;
De façon générale, la culture numérique contribue à ''mettre l'entreprise au milieu du village''; c'est particulièrement vrai pour tout gestionnaire préoccupé par la pérennité de son organisation.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=15904</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=15904"/>
				<updated>2015-06-18T15:25:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian Debian], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9ritocratie méritocratie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22hi%C3%A9rarchie+de+comp%C3%A9tences%22 hiérarchie de compétences], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9galit%C3%A9+des+chances%22 égalité des chances], gouvernance, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transparence transparence], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU_LINUX GNU/Linux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 modèle économique].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
Début des années 1990, Ian Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux.&amp;lt;ref&amp;gt; Site officiel de Debian : [http://www.debian.org www.debian.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il commence à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer autour du noyau GNU/Linux des fonctions complémentaires, comme on assemble diverses pièces de Lego sur un socle commun. On nomme ces assemblages « des distributions ». ''Deborah'', la femme de ''Ian'' le soutient. Très vite, leur coopération avec d'autres développeurs de logiciels libres permet l'émergence de la distribution ''Debian''. Depuis, Debian est devenue la base de nombreuses autres distributions plus complexes encore, dont la plus utilisée est Ubuntu. Debian est actuellement la distribution Linux la plus populaire sur les serveurs web, il est aussi le système d'exploitation qui enregistre la plus grande croissance dans son utilisation sur les serveurs web. À sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connaît Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaires en économie, sociologie, anthropologie des organisations...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social ; car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Fonctionnement méritocratique ==&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 2 000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian s'appellent ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tel auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; aboutit à une reconnaissance sociale exceptionnelle. De fait, cette reconnaissance assure de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le leader de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs cooptés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté définit et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait office de référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et de la définition de l'Open Source par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jhe061.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une nouvelle manière de gagner sa vie ==&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants. Autrefois, un bon patron commençait par faire balayer le sol par son fils. Ainsi, le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... S'il le méritait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les modèles socio-économiques du Libre, particulièrement dans les modèles basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs, c'est presque la même chose. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale des activités de la communauté. Ainsi, on apprend d'abord en faisant du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis, on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas rare de voir un ''debianiste'' développer une activité de consultant informatique indépendant, capable de résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à élucider en plusieurs semaines. Le consultant pourra ainsi facturer à bon prix ses services, avec une garantie de résultat et, dans les faits, ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits et donc générer un revenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Développeurs de logiciel libre : métiers, trajectoires et réseaux de coopération ==&lt;br /&gt;
''« Depuis la fin des années 1990, nous sommes face à un constat que les économistes n'ont pas omis de souligner&amp;amp;nbsp; : l'activité du logiciel libre occuperait une place de plus en plus centrale dans l'industrie logicielle et serait même devenue l’une des perspectives de croissance du secteur. Nous pouvons dresser ce constat non seulement par les chiffres de diffusion du logiciel libre (que l'on pense aux logiciels GNU/Linux ou Firefox), mais également grâce au marché du travail des informaticiens, où l'on ne voit qu'un nombre significatif de développeurs étant rémunérés pour participer au logiciel libre. « Ces développeurs sont alors dans un double engagement&amp;amp;nbsp; : à la fois professionnel et bénévole au sein de mêmes communautés de pratiques autour de la conception de logiciels »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Extrait de l'introduction de la thèse de doctorat en sociologie de Michaël Vicente.&amp;lt;ref&amp;gt; Extrait de Michaël Vicente, [http://www.theses.fr/2009COMP1845 ''La professionnalisation des développeurs de logiciel libre : Métiers, trajectoires et réseaux de coopération ''], thèse de doctorat, Université de technologies de Compiègne, 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat social ==&lt;br /&gt;
Le concept de contrat social a été approfondi par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes. En affirmant le principe de souveraineté du peuple, ''Du Contrat Social ou Principes du droit politique'' s'est imposé comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information, est considéré comme l'une des bases de la vitalité de l'économie de marché. &amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre contrat social, pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit de façon synthétique&amp;amp;nbsp; :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre&amp;amp;nbsp; ; &lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres&amp;amp;nbsp; ; &lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes&amp;amp;nbsp; ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical en faveur du logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirant, non&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=15903</id>
		<title>Hiérarchie de statut, hiérarchie de compétences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences&amp;diff=15903"/>
				<updated>2015-06-18T15:16:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''société collaborative, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22hi%C3%A9rarchie+de+comp%C3%A9tences%22 hiérarchie de compétences], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22ascenseur+social%22 ascenseur social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9galit%C3%A9+des+chances%22 égalité des chances], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9ritocratie méritocratie], autodidacte.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
En cette deuxième décennie du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, la rémunération d'un blogueur ou d'un wikipédien n'est plus substantielle mais se comptabilise en réputation, en crédit moral ou en honneur. Plus il saura se rendre utile à la société numérique, plus grande sera la reconnaissance des autres utilisateurs. Un état de fait qui entre en conflit avec le monde réel très hiérarchisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chef, chef adjoint, assistant du chef, autant d'expressions qui valorisent le statut. Dans la plupart des cas, « pour y arriver », il a fallu apporter la preuve de ses compétences, travailler dur pour valider des diplômes et emprunter « l'ascenseur social ». Mais il y a un couac : souvent, les chefs d'entreprise se plaignent de la baisse de productivité de leurs employés, notamment lorsqu'il ont obtenu un certain statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À force d'avancement et d'ancienneté, il n'est pas toujours compliqué de parvenir à une position « dominante », mais les compétences et la motivation sont-elles toujours au rendez-vous ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La hiérarchie de statut connaît aujourd'hui des limites. En premier lieu, elle conforte des élites en les séparant du reste des citoyens. Elle maintient artificiellement des individus ou des groupes en place alors qu'ils ne sont plus forcément légitimes. Ces derniers forment des clubs, des castes qui fonctionnent ensuite en vase clos, se renvoyant la balle les uns aux autres. Le cercle ainsi formé peut se révéler vicieux, car éviter le sang neuf revient souvent à déguiser une incompétence derrière des apparences de sérieux et de fiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est également courant de voir se former une barrière à l'entrée de certaines responsabilités. Il suffit de maintenir à l'écart ceux et celles qui auraient pu avoir droit au chapitre mais qui ''ne rentrent pas dans les cases'', faute d'un statut approprié : trop jeune, trop vieux, pas sorti de la bonne école, pas assez diplômé, trop diplômé, d'un passé obscur, ayant des expériences ou une vision trop... Atypiques !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'émergence d'une nouvelle forme de hiérarchie==&lt;br /&gt;
Dans des projets décentralisés et volontaires comme GNU, Linux, Wikipedia, Mozilla Firefox, Debian ou CreativeCommons, ce qui compte généralement, c'est la légitimité des participants. Cette légitimité s'évalue par la qualité et la quantité des contributions. Pas besoin d'être le plus intelligent du monde pour être légitime. Certains font effectivement des contributions de très haute qualité. D'autres sont simplement présents avec régularité, savent mettre en valeur les contributions de leurs pairs, faciliter la coopération, nettoyer et ranger les informations. Ils sont eux aussi des pierres essentielles à l'édifice commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En prenant la décision formelle de mettre en place une hiérarchie basée sur la légitimité, on enclenche un ''cercle vertueux'' : celui de la formation tout au long de la vie, de l'évaluation par les pairs, de la vision réflexive sans tomber dans le nombrilisme. Il faut sans arrêt se remettre en question, demander aux autres (ses pairs) de nous évaluer, déterminer comment nous améliorer et mettre en œuvre des actions pour progresser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dynamique permettra également de mettre davantage en valeur les compétences, plutôt que les connaissances. Une connaissance est statique alors que la légitimité qui s'appuie sur les compétences est très dynamique : ce que je sais faire à un moment donné doit ensuite être réactualisé pour rester à jour. C'est d'autant plus important dans les domaines qui évoluent en permanence - ils sont toujours plus nombreux à l'ère du numérique, ceux où un spécialiste d'hier pourrait ne plus être la personne adéquate dans l'expertise que requiert la situation présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Au-delà de l'informatique, les professions émergentes==&lt;br /&gt;
Le principe économique émergent de la société de l'information se résume en une ligne : au lieu de vendre l'exclusivité d'un produit, on vend le temps d'adaptation à un produit (ou la formation pour s'en rendre capable). La réputation vient moins de l'image superficielle véhiculée par la publicité que de l'existence démontrée d'une clientèle satisfaite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même que les licences libres ont démarré dans le logiciel et s'appliquent maintenant à la science, à l'encyclopédie, à l'art, à la pédagogie, etc. Le modèle économique du Libre peut progressivement s'appliquer à tous ces domaines. De nouvelles manières de recruter et de donner du travail se développent. Notamment les réseaux de consultants et formateurs en gestion de la complexité, facilitateurs, transitionnelles, ''community managers, social marketers'', vulgarisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils travaillent souvent à distance, au résultat, en reliant les utilisateurs pour leur permettre de mieux coopérer entre eux. Et ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui maîtrisent bien la culture numérique.&lt;br /&gt;
Internet est un excellent terrain pour mettre en œuvre une hiérarchie de compétences car les relations par voie électronique nous allègent des repères sociaux qui influencent souvent notre vision des autres (grand/petit, jeune/vieux, femme/homme, bien habillé/débraillé, assuré/hésitant, bègue/éloquent...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi que de ''petits jeunes'' autodidactes occupent des responsabilités importantes dans des projets informatiques sur internet, alors qu'ils n'auraient jamais eu leur chance pour un poste équivalent, avec leur CV ou lors d'un entretien d'embauche. Dans une organisation fonctionnant sur une hiérarchie de compétences, ce qui compte est la manière dont les individus contribuent au projet : par leurs compétences et leurs apports réguliers. On parle aussi de méritocratie, système de reconnaissance du mérite de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise de conclusion, nous pourrions lancer le pari suivant : pour le prochain projet dans lequel nous nous engagerons, nous essaierons d'infléchir les critères d'évaluation des participants (ou candidats) en privilégiant les compétences actuelles et reconnues qu'ils manifesteront, tout en laissant de côté les critères convenus et souvent dépassés relatifs à leur statut.&lt;br /&gt;
On essaie ?&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Onemilliondollarpage&amp;diff=15902</id>
		<title>Onemilliondollarpage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Onemilliondollarpage&amp;diff=15902"/>
				<updated>2015-06-18T15:11:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdfunding crowdfunding], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz buzz], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22success+story%22 success story].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi de plus virtuel que des pixels ? Du virtuel au réel, pourtant, il n'y a qu'un pas. L'aventure d'Alex, un jeune étudiant anglais, va le démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jeunes diplômés du Royaume-Uni débutent leur vie d'adulte endettés. L'éducation étant très onéreuse dans leur pays, ils contractent en effet des prêts importants auprès de leur gouvernement. Ils s'engagent à les rembourser une fois leurs études terminées, lorsqu'ils décrochent leur premier emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Refusant cette logique, Alex, avant d'intégrer l'université de Nottingham, essaie de ne pas demander un crédit d'études à une banque ni à l'administration publique. Il décide de récolter des fonds dans le monde entier en utilisant internet. C'est le principe de la recherche de fonds « dans la foule », alias « ''crowdfunding'' ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En août 2005, il crée une page web vierge qui contient selon les écrans entre 1 et 5 millions de pixels. Il se limite à 1 million de pixels et décide de vendre ces pixels pour un dollar l'unité. Chaque lot de quelques dizaines ou centaines de pixels achetés permet à l'acquéreur de placer une image ou le logo de son entreprise ainsi qu'un lien vers son site web. Deux mois après le lancement de la page, avec un coup de pouce médiatique, 500 900 pixels filent vers 1 400 clients appâtés par l'inédit. Encore deux mois plus tard, 999 000 des 1 000 000 de pixels sont vendus. Cinq mois après le lancement de sa page, et après avoir vendu aux enchères les 1 000 derniers pixels sur eBay, Alex se retrouve en possession de 700 000 dollars, taxes et donations déduites. Autant dire que ses frais de scolarité sont largement couverts...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette utilisation individuelle et nouvelle du ''crowdfunding'' suscite à l'époque une pluie de louanges : « simple », « brillant », « unique », « ingénieux »... Les observateurs ne tarissent pas d'éloges, à l'exception notable d'un journaliste du ''Washington Post'', Don Oldenburg. Ce dernier y voit une monstruosité marketing rassemblant tous les ''pop-ups'' indésirables que tout internaute sain d'esprit cherchera à fuir : « Après avoir vu le site, une bonne douche virtuelle s'impose », s'exclame-t-il.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ce coup de maître illustre les possibilités immenses d'internet pour qui veut bien faire preuve de créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://www.milliondollarhomepage.com La fameuse Million Dollar Homepage www.milliondollarhomepage.com]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Onemilliondollarpage&amp;diff=15901</id>
		<title>Onemilliondollarpage</title>
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				<updated>2015-06-18T15:09:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : /* Le crowdfunding selon Alex */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''crowdfunding, business model, buzz, Million dollar Page.''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi de plus virtuel que des pixels ? Du virtuel au réel, pourtant, il n'y a qu'un pas. L'aventure d'Alex, un jeune étudiant anglais, va le démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les jeunes diplômés du Royaume-Uni débutent leur vie d'adulte endettés. L'éducation étant très onéreuse dans leur pays, ils contractent en effet des prêts importants auprès de leur gouvernement. Ils s'engagent à les rembourser une fois leurs études terminées, lorsqu'ils décrochent leur premier emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Refusant cette logique, Alex, avant d'intégrer l'université de Nottingham, essaie de ne pas demander un crédit d'études à une banque ni à l'administration publique. Il décide de récolter des fonds dans le monde entier en utilisant internet. C'est le principe de la recherche de fonds « dans la foule », alias « ''crowdfunding'' ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En août 2005, il crée une page web vierge qui contient selon les écrans entre 1 et 5 millions de pixels. Il se limite à 1 million de pixels et décide de vendre ces pixels pour un dollar l'unité. Chaque lot de quelques dizaines ou centaines de pixels achetés permet à l'acquéreur de placer une image ou le logo de son entreprise ainsi qu'un lien vers son site web. Deux mois après le lancement de la page, avec un coup de pouce médiatique, 500 900 pixels filent vers 1 400 clients appâtés par l'inédit. Encore deux mois plus tard, 999 000 des 1 000 000 de pixels sont vendus. Cinq mois après le lancement de sa page, et après avoir vendu aux enchères les 1 000 derniers pixels sur eBay, Alex se retrouve en possession de 700 000 dollars, taxes et donations déduites. Autant dire que ses frais de scolarité sont largement couverts...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette utilisation individuelle et nouvelle du ''crowdfunding'' suscite à l'époque une pluie de louanges : « simple », « brillant », « unique », « ingénieux »... Les observateurs ne tarissent pas d'éloges, à l'exception notable d'un journaliste du ''Washington Post'', Don Oldenburg. Ce dernier y voit une monstruosité marketing rassemblant tous les ''pop-ups'' indésirables que tout internaute sain d'esprit cherchera à fuir : « Après avoir vu le site, une bonne douche virtuelle s'impose », s'exclame-t-il.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ce coup de maître illustre les possibilités immenses d'internet pour qui veut bien faire preuve de créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://www.milliondollarhomepage.com La fameuse Million Dollar Homepage www.milliondollarhomepage.com]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Acheter_une_villa_avec_un_trombone&amp;diff=15900</id>
		<title>Acheter une villa avec un trombone</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Acheter_une_villa_avec_un_trombone&amp;diff=15900"/>
				<updated>2015-06-18T15:08:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troc troc], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22valeur+d%27usage%22 valeur d'usage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22success+story%22 success story], interaction.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:One red paperclip.jpg|thumb|''Acheter une villa avec un trombone''.]]&lt;br /&gt;
Robert Kennedy a dit un jour : ''« Certaines personnes voient la réalité et disent ''pourquoi'' ? Moi je rêve à l'impossible et je dis pourquoi pas ? »''&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que faire avec une connexion internet ? Apprendre, lire, regarder, écouter, échanger, s'évader, dialoguer avec ses amis, entretenir un réseau professionnel, partir à la découverte du monde… Et, pourquoi pas, échanger un trombone contre une maison !&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kyle l'a fait. Ce jeune blogueur canadien a réussi à échanger un trombone rouge pour un peu mieux, puis encore mieux, jusqu'à obtenir une belle maison avec le coup de pouce du réseau des réseaux. Le plus étonnant, c'est qu'en réalisant cet exploit, il a fait tout ce dont nous avons parlé précédemment : il a voyagé, il s'est ouvert au monde et aux autres, il a dialogué, il a échangé dans tous les sens du terme et il est ressorti de l'expérience enrichi, là aussi dans tous les sens du terme…&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reprenons. En une année et précisément 14 échanges, son trombone rouge est devenu une maison après avoir été, entre autres et successivement : un stylo, une poignée de porte, un réchaud, un générateur, une motoneige, un après-midi avec Alice Cooper et enfin un rôle au cinéma…&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chaque échange se déroulant dans une ville différente, ce pari a beaucoup fait voyager le jeune Kyle et l'a amené à rencontrer des gens avec qui il a beaucoup partagé. Il a utilisé la bonne vieille méthode du troc « fondé sur le véritable échange, la communication, le dialogue et l'attachement ».&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a tenu quotidiennement un blog relatant son expérience et a ainsi suscité l'interaction et la sympathie d'un grand nombre de lecteurs ainsi qu'une bonne dose de reconnaissance. Voici l'épopée folle et exhaustive de ce petit bout de métal rouge et de son propriétaire éphémère à travers la Toile. La métamorphose moderne de la citrouille en carrosse !&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'échange, en 14 étapes==&lt;br /&gt;
Tout a commencé le 14 juillet 2005 :&lt;br /&gt;
* Kyle va à Vancouver et échange le trombone contre un stylo en forme de poisson ;&lt;br /&gt;
* il troque ce stylo le jour même contre une poignée de porte sculptée à la main qu'il surnomme « A Knob-T » ;&lt;br /&gt;
* 25 juillet 2005 : il se rend à Amherst (Massachusetts), chez un ami pour échanger « A Knob-T » contre un réchaud de camping Coleman (avec carburant) ;&lt;br /&gt;
* 24 septembre 2005 : il va à San Clemente en Californie et échange le réchaud de camping contre un générateur Honda 1000 W ;&lt;br /&gt;
* 16 novembre 2005 : il échange au Maspeth Queens (New York) son générateur contre un baril vide, une reconnaissance de dette pour remplir le fût de bière et une enseigne néon siglée Budweiser. Il donne à son pack le petit nom de « One instant party » ;&lt;br /&gt;
* 1er décembre 2005 : il troque sa « One instant party » au Québec auprès de Michel Barrette (personnalité de la radio) contre une motoneige Ski-Doo ;&lt;br /&gt;
* 5 décembre 2005 : il échange la motoneige contre un voyage de deux personnes à Yahk, en Colombie-Britannique ;&lt;br /&gt;
* 7 janvier 2006 : il échange la deuxième place du voyage à Yahk contre une fourgonnette ;&lt;br /&gt;
* 22 février 2006 : il troque sa fourgonnette contre un contrat d'enregistrement avec Metal Works à Toronto ;&lt;br /&gt;
* 11 avril 2006 : il échange son contrat d'enregistrement avec Jody Gnant contre un an de loyer à Phoenix, en Arizona ;&lt;br /&gt;
* 26 avril 2006 : il troque son loyer d'un an à Phoenix contre un après-midi avec Alice Cooper (chanteur de rock américain) ;&lt;br /&gt;
* 26 mai 2006 : il troque cet après-midi avec Alice Cooper contre une boule à neige motorisée KISS ;&lt;br /&gt;
* 2 juin 2006 : il troque la boule à neige KISS auprès de Corbin Bernsen, un ardent collectionneur, contre un rôle dans un film. Il montre en passant que la valeur sentimentale d'un objet n'a pas de prix ;&lt;br /&gt;
* 12 juillet 2006 : enfin, il échange son rôle au cinéma contre une maison de deux étages à Kipling, en Saskatchewan, au Canada.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Kyle a dit : « ''J'ai toujours voulu avoir ma propre maison et c'est comme ça que j'ai décidé d'y arriver.'' »&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Il serait impossible que tous passent par ce chemin pour avoir une maison. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'internet permet de développer ses talents sociaux et de provoquer le destin.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'enseignement à tirer de cette histoire==&lt;br /&gt;
Internet permet d'aller plus loin, de dépasser les contingences physiques. Interactif, il permet d'échanger, de partager et d'amplifier la nature des transactions. Le potentiel des réseaux est immense, encore largement inexploité et parfois inattendu, comme ici. L'apparente facilité de l'aventure de Kyle demande néanmoins du temps, un peu d'imagination, de la créativité et de la patience. Et les applications sont infinies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, l'un des messages à retenir est que certains objets de collection prennent de la valeur sur internet. Il est vrai que même si certains objets ont peu de valeur pour vous, comme la boule de neige motorisée Kiss (qui est un objet de collection), il peuvent l'être pour quelqu'un d'autre. Aujourd'hui, sur le web, non seulement il est possible de tout vendre sur des sites d'enchères, mais aussi et surtout, on peut mieux évaluer la valeur des choses, car les transactions laissent des traces et les sites de passionnés abondent… Comment faire ? Prendre le temps d'évaluer combien d'autres internautes ont été prêts à payer pour un objet similaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet fait tomber les intermédiaires et donne à chacun la possibilité de reconnaissance de son patrimoine, à sa juste valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://oneredpaperclip.blogspot.com/p/about.html Site One Red Paperclip]&lt;br /&gt;
* [http://news.bbc.co.uk/2/hi/technology/5167388.stm Article ''Man turns paperclip into house'' sur BBC News]&lt;br /&gt;
* [http://www.youtube.com/watch?v=nSXBaSmaxPQ&amp;amp;feature=player_embedded#! Vidéo ''Kyle MacDonald third time try at Stand up comedy Red Rope...'' sur Youtube]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Si_tout_se_partage,_comment_gagner_sa_vie_%3F&amp;diff=15899</id>
		<title>Si tout se partage, comment gagner sa vie ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Si_tout_se_partage,_comment_gagner_sa_vie_%3F&amp;diff=15899"/>
				<updated>2015-06-18T15:04:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 modèle économique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/brevet brevet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22droit+d%C2%B4auteur%22 droit d'auteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], contribution, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdfunding crowdfunding]''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
La culture du don peut-elle être aussi rémunératrice, voire plus, que la culture de l'usage exclusif ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons pourtant l'habitude de penser qu'il faut protéger les œuvres des risques de « piratage », nous pensons que se faire copier représente un manque à gagner. Or, il faut d'abord reconnaître que nos idées sont invariablement inspirées par d'autres. On ne crée presque jamais à partir de rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus important : dans le système actuel, la culture de l'exclusivité ne profite pas forcément aux créateurs ou aux inventeurs. Elle dresse un barrage entre eux et les utilisateurs. Lorsqu'un client achète un produit, le bénéfice est souvent minime pour le créateur ; il profite surtout à une minorité de producteurs, éditeurs, propriétaires de brevets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les détenteurs de brevet sont aussi les inventeurs, ces derniers n'ont pas l'habitude ni le réflexe de commencer par encourager le partage dès le début de la création. La volonté de protéger leur création les rend plus vulnérables à l'inertie du modèle de gestion exclusive des œuvres. Leur invention circule moins bien, car personne n'a le droit de la rediffuser ou la modifier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une œuvre documentaire est réalisée à compte d'auteur, ce dernier a tout intérêt à la placer sous licence libre, afin de lui assurer l'audience la plus large possible. Via internet, c'est désormais chose aisée et surtout peu coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'économie du don permet d'améliorer sa notoriété, qui génère par la suite un retour sur investissement. La constitution d'une communauté de soutien, prête à donner un peu de son temps ou de son argent s'acquiert en acceptant de donner un peu de soi-même (en temps ou en ''manque à gagner''). Pour que cette communauté soit forte, le produit doit être de qualité ou présenter un réel intérêt pour les utilisateurs. Une œuvre sous licence libre est confrontée à l'évaluation critique d'une large communauté, ouverte potentiellement à tous les intéressés, sans discrimination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un créateur peut aussi opter pour un compromis, décider de ne pas choisir entre le libre ou l'exclusif, par exemple en ne plaçant sous licence libre qu'une partie de son travail, le moins récent notamment. À chacun de voir comment il peut participer, à son rythme, à cette transition profonde qui affecte le système du droit d'auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’œuvre, vitrine d'une expertise==&lt;br /&gt;
Il est possible de générer des revenus via les multiples compléments qui peuvent émaner d'un produit : adaptations, services de maintenance et d'assistance, produits dérivés&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ''les nouveaux signaux et scénarii de l'économie numérique'' : crowfunding, crowdsourcing, lead time, etc. Ynternet.org. [http://netizen3.org/index.php/Les_nouveaux_signaux_et_sc%C3%A9narii_de_l%27%C3%A9conomie_num%C3%A9rique ''Les nouveaux modèles de l'économie numérique''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus important encore, c’est en amont de la création que se joue l’essentiel : la capacité de s’associer pour collaborer à plusieurs en se partageant les rôles, et ainsi faire émerger une communauté de créateurs, contributeurs, bénéficiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette communauté soutient le développement des projets, y compris leur financement par tous les moyens possibles. À titre d’exemple, les leaders du projet Open Source Ecology (développement de machines industrielles sous licence libre) ont mobilisé leur communauté pour co-rédiger sur une page web, à plusieurs centaines de personnes, le plan financier et les courriers aux investisseurs. Ils ont ainsi collecté des centaines de milliers de dollars en une année et économisé beaucoup de frais de conseils juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas interdit à ceux qui mettent une œuvre sous licence libre de demander aux internautes de verser une contribution pour soutenir leur travail. Une œuvre libre n'est pas forcément gratuite, elle fonctionne simplement sur un autre modèle économique qui peut la rendre accessible à tous moyennant d'autres types de rentrées financières. C'est ainsi que la fondation Wikimédia qui gère Wikipédia, récolte plusieurs dizaines de millions de dollars par an. Et elle n'est pas la seule. De nombreux artistes choisissent ce modèle du financement participatif ou citoyen(crowdfunding).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des exemples les plus connu est celui de My Major Company&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.mymajorcompany.com/ www.mymajorcompany.com]&amp;lt;/ref&amp;gt;, plateforme web participative qui permet aux amateurs de musique de financer leurs artistes préférés et de les produire collectivement. Ils cassent ainsi la spirale engendrée par les licences exclusives qui empêchent le partage des informations en le qualifiant de piratage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
À lire pour aller plus loin : Chris Anderson, [http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100672130 ''Free! Entrez dans l'économie du gratuit''], Pearson, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Si_tout_se_partage,_comment_gagner_sa_vie_%3F&amp;diff=15898</id>
		<title>Si tout se partage, comment gagner sa vie ?</title>
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				<updated>2015-06-18T14:58:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : /* L’œuvre devient produit d’appel */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''culture du don, business model, brevet, droits d'auteur, communauté, contribution, temps, argent.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
La culture du don peut-elle être aussi rémunératrice, voire plus, que la culture de l'usage exclusif ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons pourtant l'habitude de penser qu'il faut protéger les œuvres des risques de « piratage », nous pensons que se faire copier représente un manque à gagner. Or, il faut d'abord reconnaître que nos idées sont invariablement inspirées par d'autres. On ne crée presque jamais à partir de rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus important : dans le système actuel, la culture de l'exclusivité ne profite pas forcément aux créateurs ou aux inventeurs. Elle dresse un barrage entre eux et les utilisateurs. Lorsqu'un client achète un produit, le bénéfice est souvent minime pour le créateur ; il profite surtout à une minorité de producteurs, éditeurs, propriétaires de brevets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les détenteurs de brevet sont aussi les inventeurs, ces derniers n'ont pas l'habitude ni le réflexe de commencer par encourager le partage dès le début de la création. La volonté de protéger leur création les rend plus vulnérables à l'inertie du modèle de gestion exclusive des œuvres. Leur invention circule moins bien, car personne n'a le droit de la rediffuser ou la modifier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une œuvre documentaire est réalisée à compte d'auteur, ce dernier a tout intérêt à la placer sous licence libre, afin de lui assurer l'audience la plus large possible. Via internet, c'est désormais chose aisée et surtout peu coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'économie du don permet d'améliorer sa notoriété, qui génère par la suite un retour sur investissement. La constitution d'une communauté de soutien, prête à donner un peu de son temps ou de son argent s'acquiert en acceptant de donner un peu de soi-même (en temps ou en ''manque à gagner''). Pour que cette communauté soit forte, le produit doit être de qualité ou présenter un réel intérêt pour les utilisateurs. Une œuvre sous licence libre est confrontée à l'évaluation critique d'une large communauté, ouverte potentiellement à tous les intéressés, sans discrimination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un créateur peut aussi opter pour un compromis, décider de ne pas choisir entre le libre ou l'exclusif, par exemple en ne plaçant sous licence libre qu'une partie de son travail, le moins récent notamment. À chacun de voir comment il peut participer, à son rythme, à cette transition profonde qui affecte le système du droit d'auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’œuvre, vitrine d'une expertise==&lt;br /&gt;
Il est possible de générer des revenus via les multiples compléments qui peuvent émaner d'un produit : adaptations, services de maintenance et d'assistance, produits dérivés&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ''les nouveaux signaux et scénarii de l'économie numérique'' : crowfunding, crowdsourcing, lead time, etc. Ynternet.org. [http://netizen3.org/index.php/Les_nouveaux_signaux_et_sc%C3%A9narii_de_l%27%C3%A9conomie_num%C3%A9rique ''Les nouveaux modèles de l'économie numérique''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus important encore, c’est en amont de la création que se joue l’essentiel : la capacité de s’associer pour collaborer à plusieurs en se partageant les rôles, et ainsi faire émerger une communauté de créateurs, contributeurs, bénéficiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette communauté soutient le développement des projets, y compris leur financement par tous les moyens possibles. À titre d’exemple, les leaders du projet Open Source Ecology (développement de machines industrielles sous licence libre) ont mobilisé leur communauté pour co-rédiger sur une page web, à plusieurs centaines de personnes, le plan financier et les courriers aux investisseurs. Ils ont ainsi collecté des centaines de milliers de dollars en une année et économisé beaucoup de frais de conseils juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas interdit à ceux qui mettent une œuvre sous licence libre de demander aux internautes de verser une contribution pour soutenir leur travail. Une œuvre libre n'est pas forcément gratuite, elle fonctionne simplement sur un autre modèle économique qui peut la rendre accessible à tous moyennant d'autres types de rentrées financières. C'est ainsi que la fondation Wikimédia qui gère Wikipédia, récolte plusieurs dizaines de millions de dollars par an. Et elle n'est pas la seule. De nombreux artistes choisissent ce modèle du financement participatif ou citoyen(crowdfunding).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des exemples les plus connu est celui de My Major Company&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.mymajorcompany.com/ www.mymajorcompany.com]&amp;lt;/ref&amp;gt;, plateforme web participative qui permet aux amateurs de musique de financer leurs artistes préférés et de les produire collectivement. Ils cassent ainsi la spirale engendrée par les licences exclusives qui empêchent le partage des informations en le qualifiant de piratage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
À lire pour aller plus loin : Chris Anderson, [http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100672130 ''Free! Entrez dans l'économie du gratuit''], Pearson, 2009.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_nouveaux_mod%C3%A8les_de_l%27%C3%A9conomie_num%C3%A9rique&amp;diff=15897</id>
		<title>Les nouveaux modèles de l'économie numérique</title>
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				<updated>2015-06-18T14:56:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 modèle économique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+num%C3%A9rique%22 économie numérique], conjecture de Moore, loi de Metcalfe, lead-time, freemium, méthode Agile, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdfunding crowdfunding], yield management, cloud computing, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22longue+tra%C3%AEne%22 longue traîne], effet du petit monde, entreprise 2.0, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Crowdsourcing crowdsourcing].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
En surfant sur le web, nous découvrons des phénomènes, des principes, des règles comme la longue traîne, la conjecture de Moore, le crowdsourcing, le crowdfunding  et aussi l'intelligence collective, la coopétition...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nouveaux modèles se dessinent. On entend généralement par modèle l'emploi d'un certain nombre d'outils reconnus pour leur efficience en fonction d'un but choisi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment reconnaître ces nouveaux outils qui émergent à l'ère du numérique ? Quels modèles dessinent-ils pour l'entreprise de demain ? Voici dans cet article une liste des signaux et scenarii modélisants de l'économie numérique. Une boîte à outils destinée à vous aider dans vos projets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les grandes théories à retenir ==&lt;br /&gt;
Au cœur du web 2.0, plusieurs théories trouvent des applications à travers les outils développés sur internet :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La longue traîne''' qui remplace la loi de Pareto sur le web : ''« le poids représenté par les produits rares est au moins équivalent à celui des produits phares »''. Elle se vérifie avec les titres proposés sur Amazon, ceux téléchargés sur iTunes Music Store, à travers les clips visualisés sur YouTube, les mots saisis dans les recherches des moteurs, etc. Les modèles inspirés de ce concept visent à offrir un grand nombre de produits de niche, dont la somme des ventes peut être aussi lucrative que celle d'un petit nombre de best-sellers. Pour fonctionner, ces modèles doivent avoir des coûts de stockage faibles et des plates-formes de distribution optimale (notamment une bonne visibilité du produit). Exemple : eBay, YouTube, Lulu.com...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La loi de Metcalfe''' : l'utilité d'un réseau croît de façon proportionnelle au carré de ses membres (même si dans la réalité celle-ci est à nuancer, car certains membres sont plus actifs que d'autres) ; la Loi de Metcalfe dit simplement que, plus il y a d'utilisateurs dans un réseau, plus ce réseau aura de la valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La loi des médias participatifs''' ou loi des 1/10/89 % : 1 % des internautes publient du contenu, 10 % participent (commentaires, votes, évaluations) et 89 % consultent simplement les informations sans intervenir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'effet du « petit monde »''' que l'on observe à travers les réseaux sociaux où la distance moyenne (c'est-à-dire le nombre d'intermédiaires entre deux personnes) qui sépare deux individus pris au hasard est de cinq ou six. On parle aussi de l’effet « six degrés ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La conjecture de Moore''': la puissance de traitement des données numériques est multipliée par deux tous les 12 à 24 mois. C'est pour cette raison que les disques durs, ordinateurs et téléphones en vente sur le marché baissent en prix, et augmentent chaque année en capacité de traitement et de stockage. La conjecture de Moore a donc constitué l'argument le plus « raisonnable » pour investir massivement dans une start-up internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les différents modèles économiques==&lt;br /&gt;
'''Les plates-formes multifaces''' : elles mettent en contact plusieurs groupes de clients distincts mais interdépendants (avec des possibilités d'interactions). Elles n'ont de valeur pour un groupe de clients que si les autres groupes sont également présents. Elles augmentent leur valeur en attirant toujours davantage d'utilisateurs (effet réseau). Exemple : Google, qui fournit des annonces publicitaires extrêmement ciblées (revente des données et habitudes clients), eBay, Apple (et son App Store).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le modèle de la première dose gratuite''' : un segment de clients important a la possibilité de bénéficier de manière continue d'une offre gratuite, grâce à différentes configurations. La gratuité assure l'effet de levier pour établir la notoriété et la popularité. Par exemple, le groupe de clients qui ne paye pas est « subventionné » par un autre groupe qui achète des espaces de publicité, fait des dons, ou par un autre groupe de clients qui souscrit à une offre supérieure en terme de services, payante cette fois. Exemple : Flickr, Skype ou Google. On parle aussi de '''modèle Freemium/Premium''', application au monde numérique du principe de « la première dose de drogue gratuite ». À partir du moment où les gens ont pris du temps à s'investir pour essayer de découvrir l'outil et qu'ils découvrent sa puissance, l'effet qu'il peut produire sur notre vie, les utilisateurs sont prêts à payer pour des fonctions plus avancées, à des facilités ou simplement à l'absence de publicité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le modèle Lead-time'''. Le produit immatériel (logiciel, service sur le web) est payant dans sa version la plus évoluée, la dernière version. Puis le produit devient gratuit quelque temps après sa phase de commercialisation. Par exemple, dans le cas d'une mise à jour d'un logiciel, le fabricant peut décider de rendre gratuite une version antérieure. Les clients intéressés par l'innovation proposée doivent payer, tandis que les autres peuvent disposer gratuitement de l'ancien produit, ce qui contribue aussi à le faire connaître. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le modèle ouvert ou collaboratif''' : certaines entreprises innovent ou créent de la valeur en collaborant avec des partenaires extérieurs indépendants. Il ne s'agit pas d'une simple externalisation de l'innovation, mais d'une association aux bénéfices mutuels pour les parties. L'entreprise partage avec l'extérieur (partenaires, communauté de clients) ses projets, ses innovations (brevets), le travail de son département Recherche et Développement. Par exemple, IBM a utilisé le système d'exploitation (OS) GNU/Linux pour la promotion de ses applications qui tournent sur cet OS, bénéficiant au passage de l'innovation de la communauté du logiciel libre. Procter&amp;amp;Gamble a dynamisé son secteur Recherche et Développement en l'ouvrant aux partenariats extérieurs, sans pour autant investir davantage financièrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les pratiques et méthodes économiques des producteurs d'infos ==&lt;br /&gt;
'''Appel aux dons (crowdfunding)''' : « financement collectif » ou « financement par la foule » ; cette approche permet le financement de projets en faisant appel à un grand nombre de personnes ordinaires (internautes, réseaux de contact, amis, etc.) pour faire de petits investissements. Une fois cumulés, ces investissements permettront de financer des projets qui n'auraient potentiellement pas pu recevoir un financement traditionnel (banques, investisseurs...) &amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Grâce aux réseaux sociaux et aux communautés en ligne, il devient aujourd'hui facile et peu coûteux de toucher un grand nombre de personnes potentiellement intéressées pour soutenir des projets (dans la création artistique, dans le journalisme, dans l'aide humanitaire, les entreprises à but social et non lucratif...) La condition nécessaire : la constitution au préalable d'une communauté (notamment grâce au modèle économique du gratuit).&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette culture du don avec la donation telle que pratiquée sur Wikipédia et de nombreux autres sites, il suffit d'un contributeur financier pour 100, voire 1000 visiteurs/consommateurs pour que le projet soit durablement fonctionnel. Une base suffisamment large et diversifiée de contributeurs permet de ne pas être dépendant d'un financement unique.&amp;lt;ref&amp;gt; Ekopédia. [http://fr.ekopedia.org/Crowdfunding ''Crowdfunding''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Appel à contribution (crowdsourcing)''' : c'est l'utilisation de la créativité, de l'intelligence et du savoir-faire d'un grand nombre de personnes en sous-traitance, pour réaliser certaines tâches traditionnellement effectuées par un employé ou un entrepreneur. Ceci se fait par un appel ciblé (quand un niveau minimal d'expertise est nécessaire) ou par un appel ouvert à d'autres acteurs. Wikipédia en est l'illustration la plus connue. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Méthode agile, et sa déclinaison « Scrum »''' : les méthodes agiles sont des groupes de pratiques pouvant s'appliquer à divers types de projets, mais se limitant plutôt actuellement aux projets de développement en informatique (conception de logiciel). Le terme ''Scrum'' est emprunté au rugby à XV et signifie « mêlée ». Ce processus s'articule en effet autour d'une équipe soudée, qui cherche à atteindre un but et à développer de nouveaux produits en un temps accéléré (le sprint). La méthode Scrum a été conçue lors de projets de développement de logiciels. Elle peut aussi être utilisée par des équipes de maintenance d'un service informatique (site web, infrastructure, matériel technique comme la gestion d'un plan de fabrication d'un tracteur). La méthode Scrum peut théoriquement s'appliquer à n'importe quel contexte ou à un groupe de personnes qui travaillent ensemble pour atteindre un but commun, comme planifier un mariage, gérer des projets de recherche scientifique, des écoles, la rédaction d'un livre (booksprint) &amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Booksprint ''Booksprint''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le ScrumMaster est responsable de la méthode. Il doit s'assurer que celle-ci est comprise et bien mise en application.&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thode_agile ''Méthodes agiles''] (consulté le 23.07.14). &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Marketing en ligne''' : le secteur marketing renouvelle ses pratiques grâce à internet. Faire de la publicité en ligne et vendre des produits et services sur la toile est devenu incontournable. Internet offre aujourd'hui la possibilité de toucher un plus large public, le terrain de jeu est devenu mondial. Le marketing en ligne permet un meilleur ciblage des clients potentiels, des contacts directs et rapides avec les interlocuteurs, des économies d'argent et de temps, une veille de la réputation de l'entreprise et/ou de ses produits, etc. Les possibilités pour les entreprises de faire connaître leurs activités sont démultipliées grâce aux outils numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Yield management''' : expression d'origine anglaise, en français ''gestion fine'', est un système de gestion des capacités disponibles, telles des chambres en hôtellerie ou des sièges dans le transport aérien, qui a pour objectif l'optimisation du chiffre d'affaires. Il s'est fortement développé grâce aux outils du numérique, qui permettent d'optimiser en temps réel les réservations : celui qui s'y prend à l'avance bénéficie de tarifs avantageux. Celui qui s'y prend à la dernière minute peut aussi bénéficier d'opérations à bas coûts. Le bénéfice n'est pas uniquement commercial, il permet d'éviter une forme de gâchis potentiellement préjudiciable à l'environnement (meilleure gestion des stocks)&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Yield_management ''Yield management''] (consulté le 23.07.14). &amp;lt;/ref&amp;gt;. Le système est notamment à la base du succès d'Easyjet et de nombreuses autres compagnies de transport aérien à bas coûts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Vente de services et/ou vente de produits''' : l'une des grandes pratiques émergentes est la commercialisation de services autour de produits gratuits. Par exemple, le logiciel libre GNU/Linux est totalement gratuit et accessible à tous, mais on accepte de payer pour une aide à l'installation ou à la maintenance. Cette pratique constitue aussi un des piliers du modèle Freemium. On télécharge gratuitement un produit logiciel pour une utilisation simple, mais on achète des services supplémentaires quand cela devient trop complexe à faire soi-même, ou pour des manuels ou des logiciels facilitant son utilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Cloud computing''' : les utilisateurs ou les entreprises ne sont plus gérants de leurs serveurs informatiques, mais peuvent ainsi accéder de manière évolutive à de nombreux services en ligne sans avoir à gérer l'infrastructure sous-jacente, souvent complexe. Les applications et les données ne se trouvent plus sur l'ordinateur local, mais métaphoriquement parlant dans un nuage (cloud) composé d'un certain nombre de serveurs distants, interconnectés au moyen de liaisons ayant une excellente bande passante indispensable à la fluidité du système. L'accès au service se fait par une application standard facilement disponible, la plupart du temps un navigateur web&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing ''Cloud computing''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;. À noter que le cloud computing et les logiciels proposés sur le web utilisés uniquement avec un navigateur web sans aucune installation, peuvent avoir des fonctions inconnues de l'utilisateur, comme l'exploitation des données à des fins commerciales voire politiques. C'est notamment cela qui fait que Google, Facebook, Amazon, Microsoft et autres multinationales sont controversées éthiquement car on ne sait pas ce qu'elles font de nos données. C'est les nouveaux grands enjeux politiques de la sûreté numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les nouveaux us et coutumes des clients ==&lt;br /&gt;
*''L'évaluation'' : les clients sont mobilisés pour assurer la crédibilité des services (appréciation sur un site destiné aux voyageurs comme Tripadvisor par exemple, ou fonction « like » sur Facebook).&lt;br /&gt;
*''La curation'' de contenu avec tableau de bord (dashboard) : tout internaute ou blogueur peut faire sa propre revue de presse grâce aux outils du numérique (sur sa page scoop.it, son blog ou via la fonction « share »).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*''La mutualisation de services et de produits'' : qu'il s'agisse de troc en ligne, de co-voiturage ou d'achats groupés, les clients ont aujourd'hui la possibilité de créer des services à la mesure de leurs besoins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*''Le Do it yourself (DIY)'' :  le « faites-le vous-même » est devenu un code culturel de la génération internet. Il désigne toute activité créatrice où l'on n'est pas seulement spectateur ou consommateur. Les moyens mis à disposition ont explosé grâce au partage de l'information : les forums avec questions/réponses, les manuels en ligne librement accessibles, la création musicale collaborative, l'édition de livres, etc.&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself ''Do it yourself''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt; On peut trouver des conseils pratiques très détaillés pour construire un peu tout, même une voiture (la Wikispeed)!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*''La folksonomie'' : « indexation personnelle », le terme folksonomie est une adaptation française de l'anglais ''folksonomy'', mot-valise combinant les mots ''folk'' (le peuple, les gens) et ''taxonomy'' (la taxonomie, alias l'art de la catégorisation). L'intérêt des folksonomies est lié à l'effet communautaire : pour une ressource donnée, sa classification est l'union des classifications de cette ressource par les différents contributeurs. Ainsi, partant d'une ressource et suivant de proche en proche les terminologies des autres contributeurs, il est possible d'explorer et de découvrir des ressources connexes. Le concept de folksonomie est considéré comme faisant partie intégrante du web 2.0, notamment pour les articles des blogs. Par exemple, le site Flickr permet le stockage massif des photos, accessibles par défaut à tout le monde. Le classement se fait, non en rangeant la photo dans un répertoire arborescent (catégorie, sous-catégorie, sous-sous-catégorie,...), mais en lui associant un ou plusieurs mots-clés.&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Folksonomie ''Folksonomie''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &amp;lt;br&amp;gt;À l'inverse des systèmes hiérarchiques de classification, les contributeurs d'une folksonomie ne sont pas contraints à une terminologie prédéfinie, mais peuvent adopter les termes qu'ils souhaitent pour classifier leurs ressources. Ces termes sont souvent appelés mots-clés, « tags », ou étiquettes en français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*''L'auto-régulation'' : à la manière d'un écosystème naturel, les organisations humaines à l'ère du numérique peuvent s'auto-réguler sans l'intervention d'une main hiérarchique. Sur Wikipédia, des patrouilleurs luttent efficacement contre le vandalisme. Sur les forums, certains internautes se sont spécialisés dans la chasse aux trolls internet.&amp;lt;ref&amp;gt; En argot internet, un [http://netizen3.org/index.php/Typologie_des_ronchons_sur_les_m%C3%A9dias_sociaux « troll »] est une personne ou un message qui, dans une discussion ou un débat (par exemple sur un forum), s'il n'est n'est pas bien appréhendé, peut provoquer ou alimenter artificiellement une polémique. Plus généralement, le troll perturbe l'équilibre d'une communauté en l'embarquant dans un débat peu utile.&amp;lt;/ref&amp;gt; Une auto-régulation efficace nécessite une communauté importante. Plus les utilisateurs sont nombreux, meilleure est la régulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_conjecture_de_Moore,_stimulateur_de_transition&amp;diff=15896</id>
		<title>La conjecture de Moore, stimulateur de transition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_conjecture_de_Moore,_stimulateur_de_transition&amp;diff=15896"/>
				<updated>2015-06-18T14:47:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 modèle économique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar bazar], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/start-up start-up], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+num%C3%A9rique%22 économie numérique], conjecture de Moore, propriétés du numérique, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique]''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Dans les magasins d'électronique, pourquoi le coût des ordinateurs baisse-t-il autant et si vite, pendant qu'augmente leur  puissance ? Gordon Moore a trouvé la réponse à cette question dès les années 1960, avant même que nous ne nous la posions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né le 3 janvier 1929 à San Francisco, il est l'un des cofondateurs d'Intel, premier fabricant mondial des semi-conducteurs et transistors qui équipent les ordinateurs. Moore a réalisé des calculs visant à démontrer que ''la puissance de traitement des données numériques est désormais multipliée par deux tous les 12 à 24 mois'', dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. C'est pour cette raison que les disques durs, ordinateurs et téléphones en vente sur le marché baissent en prix et augmentent chaque année en capacité de traitement et de stockage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès les années 1980, excitées par l'affirmation de Moore, les ''start-ups'' pressées de l'économie numérique ont incité les investisseurs à miser avant les autres sur des marchés émergents du numérique : Amazon pour la vente en ligne, Skype pour la téléphonie, Google pour les moteurs de recherche, Facebook pour les réseaux sociaux…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, ces ''capital-riskers'' sont certes financièrement perdants, mais par la suite les clients des nouveaux géants du numérique, une fois devenu dépendants du produit concerné, auront les plus grandes difficultés à changer d'environnement. Une preuve simple : combien d'utilisateurs ont-ils réussi à quitter MS-Office (MS-Word, MS-Excel, MS-Powerpoint) pour la suite bureautique LibreOffice.org ou OpenOffice.org, offrant pourtant à 99 % les mêmes fonctions ? Une fois rendus captifs, les clients rendent l'éditeur bénéficiaire, car les coûts de fabrication tombent en dessous des profits potentiels. C'est exactement le cas de Microsoft, Google, Amazon, eBay…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conjecture de Moore a donc constitué l'argument le plus « raisonnable » qui justifie d'investir massivement dans une start-up internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi se manifeste le passage d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance. Libre à chacun aujourd'hui d'ouvrir un compte Google et de disposer d'un espace mémoire très important, sans autre contrepartie immédiate que celle d'apprendre à utiliser un outil, pour lequel il finira par devoir payer un jour ou l'autre, et d'une manière ou d'une autre, par exemple en autorisant le commerce de ses données personnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce n'est qu'une conjecture, pas une loi==&lt;br /&gt;
Cette théorie se heurte cependant à plusieurs limites, qui prédisent un effondrement possible de ce modèle d'investissement massif dans des technologies initialement trop chères, mais permettant de rendre les clients captifs. Ces limites se fondent notamment sur les faits suivants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la micro-électronique devrait arriver au stade de l'atome avant 2020. Ensuite, il ne sera plus possible de faire plus petit. Les alternatives, comme l'informatique quantique, sont trop instables et dysfonctionnelles, malgré des années de tests ;&lt;br /&gt;
* les matériaux rares comme le silicium, indispensable pour les microprocesseurs d'Intel qui équipent nos ordinateurs et téléphones, sont disponibles sur terre en quantité limitée ;&lt;br /&gt;
* le recyclage n'est que partiel et la pollution électronique commence à poser de réels problèmes ;&lt;br /&gt;
* accessoirement, les besoins en électricité augmentent bien plus vite que les réserves de production disponibles et de nouvelles pénuries sont possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Conjecture de Moore, ce qu'il faut retenir'''&lt;br /&gt;
La connaissance du fait que ''la puissance de traitement des données numériques est multipliée par deux tous les 12 à 24 mois'' a permis des investissements massifs dans l'économie numérique, ce qui a contribué à populariser l'utilisation d'internet. Même si ces investissements ont été effectués au profit de quelques entités financières leur permettant de « coloniser » le marché et de rendre captifs les utilisateurs, le phénomène a considérablement boosté la transition vers la nouvelle société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est de plus en plus probable que le modèle économique privateur basé sur l'exclusivité, qui n'est rentable qu'à moyen terme dans la conjecture de Moore (car celle-ci bute désormais sur l'infiniment petit), soit détrôné par le modèle du libre, qui n'a pas besoin d'investissements massifs pour se développer et innover. D'autant plus que le Libre, dont la structure dominante est celle du bazar (voir notre article ''Des cathédrales aux bazars''), semble bien plus adapté aux propriétés du numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un important signal d'espoir pour tous les petits acteurs d'une économie à visage humain, qui ne spéculent pas, et qui s'inspirent de Wikipédia et des logiciels libres pour développer des réseaux de petits acteurs socio-économiques, plus éthiques et solidaires que les conglomérats du commerce mondial.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==De la société industrielle à la société de l'information==&lt;br /&gt;
La rupture technologique en cours nous fait passer de l'ère industrielle à la société de l'information. L'innovation high-tech est en quelque sorte le pivot entre les deux modèles. ''« Ce qu'il y a de différent dans les semi-conducteurs comme dans beaucoup de produits high-tech, c'est leur ratio très élevé de matière grise par rapport au muscle. En terme économique, leurs intrants (la matière première, ndlr) sont davantage intellectuels que matériels. Après tout, les puces ne sont que du sable (silicium) très habilement utilisées »'', écrit Chris Anderson dans son best-seller, ''Free !''&amp;lt;ref&amp;gt; Chris Anderson, [http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100672130 ''Free ! Entrez dans l'économie du gratuit''], Pearson Éducation France, 2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, à la différence des biens de consommation matériels, les idées peuvent circuler gratuitement, sans perte pour ceux qui les partagent. ''« Celui qui reçoit une idée de moi reçoit de l’instruction lui-même sans amoindrir la mienne, de même que celui qui allume sa chandelle à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la noir »'', disait déjà Thomas Jefferson, le père du système des brevets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Ainsi, ''explique l'auteur de ''Free !, les idées sont-elles la matière première abondante par excellence, elles se propagent à un coût marginal nul. Une fois créées, elles ne demandent qu'à se répandre loin et largement, enrichissant tout ce qu'elles touchent (...) Mais dans la vie économique (actuelle, ndlr), les entreprises gagnent de l'argent en raréfiant artificiellement les idées, grâce au droit de la propriété intellectuelle. Les brevets, droits d'auteur et secrets commerciaux visent par nature à bloquer l'écoulement naturel des idées dans l'ensemble de la population, assez longtemps pour réaliser un profit (...) Mais vient un jour où les brevets expirent et les secrets transpirent : on ne peut enchaîner les idées perpétuellement. »'' &lt;br /&gt;
Et encore moins depuis que nous avons mis le pied dans l'économie numérique et la société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Chris Anderson, voici la leçon du web et de l'économie numérique, qui est basée sur l'information : ''« quand le prix de quelque chose baisse de moitié chaque année, le zéro est inévitable ! Plus les produits sont faits d'idées au lieu de matière, plus vite ils peuvent devenir bon marché. C'est la racine de l'abondance qui mène à la gratuité dans le monde numérique. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Longue_tra%C3%AEne&amp;diff=15895</id>
		<title>Longue traîne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Longue_tra%C3%AEne&amp;diff=15895"/>
				<updated>2015-06-18T14:39:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22longue+tra%C3%AEne%22 longue traîne], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 modèle économique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+de+niche%22 économie de niches], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+num%C3%A9rique%22 économie numérique]. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Les petits ruisseaux font les grandes rivières==&lt;br /&gt;
Le saviez-vous ? Contrairement aux librairies traditionnelles dont le chiffre d'affaires repose essentiellement sur la vente de quelques best-sellers, les librairies en ligne tirent la plus grande part de leurs bénéfices non pas de la vente des meilleurs titres, mais de la vente de l'ensemble des livres les moins lus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La longue traîne (''Long Tail'' en anglais) est une théorie qui décrit cette structure particulière du marché à l’ère d’internet, dans un grand nombre de secteurs. Le modèle économique ne repose plus sur une offre limitée d'articles produits à grande échelle, mais sur une offre très variée d'articles produits à peu d'exemplaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce cas de figure se manifeste particulièrement lorsqu'on mesure l'audience dans un segment de marché. Comme le révèle l'analyse de la fréquentation des sites web : les 100 sites web les plus visités reçoivent autant de visiteurs que les 900 sites suivants. Si on extrapole en considérant non pas seulement les 1 000 premiers sites, mais les 10 000 ou 100 0000 suivants, on se rend compte que la part des sites les plus fréquentés dans un domaine spécifique devient de moins en moins significative par rapport à l'audience générale du web.&lt;br /&gt;
Cette nouvelle approche suggère un modèle économique basé non plus sur la quantité, mais sur la diversité de l'offre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Long_tail.PNG|thumb|Long tail]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'économie de niches==&lt;br /&gt;
Dans la dynamique de longue traîne, il ne s'agit plus de vendre les produits phares en grande quantité, mais un large éventail d'articles moins demandés, en quantités plus limitées. La longue traîne illustre la transition d'une économie basée sur la rareté vers une économie basée sur l'abondance. Enfin, cette conception modifie en profondeur la structure de l'économie qui ne reposerait plus sur quelques grands producteurs, mais sur une myriade de petits producteurs : on passe ainsi d'une économie de masse à une économie de niches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce phénomène s'explique par le passage de la distribution physique à la distribution assistée par le numérique. D'une part, internet permet à un vendeur de proposer une gamme quasi infinie de produits. D'autre part, l'information sur les produits circule avec une plus grande fluidité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, dans le cas de la librairie en ligne, les recommandations de lectures peuvent mettre en avant des livres peu achetés ou même tombés dans l'oubli, grâce à des liens établis en fonction des thèmes, des auteurs ou des recommandations d'autres lecteurs, voire des achats combinés constatés par le système informatique. Le phénomène s'accentue dans le monde des produits 100 % numériques où la reproduction et le stockage d'un bien (par exemple, un fichier musical MP3) ne coûte rien. Ainsi, la vente de quelques unités suffit pour que cela soit rentable pour le distributeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une vision à long terme plus qu'une réalité ?==&lt;br /&gt;
C'est en 2004, dans la revue ''Wired'', que Chris Anderson publia l'article mettant en lumière cette figure particulière. Depuis lors, des études ont émis des réserves sur le potentiel d’application de la longue traîne dans l’économie d’aujourd’hui. Car la mise en réseau des petits acteurs dans un domaine nécessite des technologies encore passablement coûteuses. Aussi tous les acteurs économiques ne bénéficient pas de la longue traîne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, même si les défis pour mettre en œuvre la longue traîne dans les divers secteurs de l’économie sont nombreux, un point fait l’unanimité : la longue traîne n'est pas une loi mécanique comme celle de la gravité, mais un modèle économique en puissance. Cela signifie que les conditions pour que ce modèle se réalise ne sont pas encore réunies et doivent être développées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi ces conditions, les outils internet en marque blanche (chaque vendeur peut mettre son logo pour s’approprier un espace de commerce en ligne, comme s’il louait un stand dans une foire), et bien sûr l'évaluation par les consommateurs eux-mêmes grâce à des systèmes de recommandations, hors des circuits de distribution traditionnels&amp;lt;ref&amp;gt;Alban Martin, [https://rww.zergy.net/2010/05/20/nouveautes/toi-tu-tlcharges/index.html ''Et toi, tu télécharges?''], Pearson, Montreuil-sous-Bois, 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les réseaux sociaux tendraient justement à faciliter ce type de référencement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le modèle reste valide lorsqu'il s'agit de la structure de l'audience sur internet, qui correspond bien à la forme de la longue traîne. C'est d'ailleurs, faut-il le souligner, la transposition d'une analyse portant sur l'audience des blogs dans le domaine commercial qu'est née la théorie de la longue traîne, telle que Chris Anderson l'a popularisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut voir ici un signal fort en faveur de l’économie sociale et solidaire : composé de petits groupes d’acteurs cultivant la coopération en réseau, favorisant la diversité de produits et de services adaptés, le secteur tend progressivement à modifier la structure actuelle de l’économie, encore dominée par de grands groupes qui imposent leurs pratiques et produits. La dynamique de la longue traîne, si elle poursuit sa croissance, permet d’imaginer un renversement de la tendance en faveur de l’économie sociale et locale, au détriment des poids lourds de l’économie mondialisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://www.wired.com/wired/archive/12.10/tail.html Article ''The Long Tail'' dans Wired Magazine] &lt;br /&gt;
* [http://www.internetactu.net/2005/04/12/la-longue-traine/ Article ''La Longue Traîne'' dans InternetActu.net]&lt;br /&gt;
* [http://www.telco2.net/blog/2008/11/exclusive_interview_will_page.html ''Interview The Long Tail Interrogated'' sur Telco 2.0]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=15894</id>
		<title>Certification par les pairs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=15894"/>
				<updated>2015-06-18T14:35:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/er%C3%A9putation eRéputation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 certification par les pairs], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar bazar], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22hi%C3%A9rarchie+de+comp%C3%A9tences%22 hiérarchie de compétences], contribution, méritocratie, gouvernance, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9galit%C3%A9+des+chances%22 égalité des chances], démocratie karmique, critères qualité.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous voulez vous offrir un petit week-end détente dans une région pittoresque, mais vous n'avez pas de guide à portée de main ? Aujourd'hui, rien de plus simple : un petit tour sur internet et les idées d'excursion abondent ! Mais comment faire votre choix ? Grâce à l'évaluation des autres internautes bien sûr ! On aborde ici le concept de certification par les pairs, une méthode de reconnaissance décentralisée qui délègue aux membres d'une communauté la possibilité de se jauger mutuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux sites fonctionnent sur le mode de la certification par les pairs. Au chapitre voyage, nous avons par exemple le site Trip Advisor, qui vous permet d'évaluer rapidement, grâce aux recommandations des autres voyageurs, la qualité des prestations de la destination que vous avez repérée. La lecture des commentaires sera décisive pour faire votre réservation... Ou pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de nombreux domaines, c'est la certification par les pairs qui sera votre premier « critère qualité » : par exemple dans le secteur de la vente de livres en ligne, pour vous assurer de la qualité du contenu d'un ouvrage ; du co-voiturage, pour savoir si votre conducteur est fiable ; ou du couchsurfing (littéralement le surf sur canapé) pour faire confiance à la personne qui va vous héberger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous, désormais, de ne pas vous cantonner au rôle de simple utilisateur ! Vous pouvez enfin endosser celui d'évaluateur : que ce soit pour confirmer la qualité irréprochable d'un service ou pour prévenir les autres utilisateurs de ses éventuelles lacunes. Vous rendez ainsi service à la communauté et vous participez à améliorer la crédibilité du site qui a mis à votre disposition un service gratuit. C'est la logique du gagnant/gagnant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La certification par les pairs est un outil performant au service des citoyens, d'autant plus efficace que la communauté est nombreuse et fortement impliquée. Difficile dans ces conditions de dissimuler une piètre prestation hôtelière ou un comportement irrespectueux dans le co-voiturage. Avec l'évaluation entre utilisateurs, tout devient transparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système permet aussi de pondérer, par exemple, un certain nombre de propos tenus par les autres internautes. C'est l'exemple d'AgoraVox, média citoyen qui traite de tout type de sujets de société : si chacun est libre de commenter un article sur ce site de presse citoyenne, la communauté des lecteurs a aussi la possibilité d'évaluer les commentaires, en donnant des points positifs ou négatifs. Si vous êtes simple visiteur et n'avez pas le temps de tout lire, vous pouvez d'un clic choisir de n'afficher que les commentaires bien notés, et ainsi vous vous épargnez le « bruit », la « pollution informationnelle », c'est-à-dire les commentaires mal notés par les lecteurs-contributeurs précédents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car on le sait bien, certains grincheux s'en donnent à cœur joie dès qu'il s'agit de faire des critiques, mais l'ensemble de la communauté peut désapprouver ces réactions, et encourager par une évaluation positive les commentaires les plus constructifs (« j'aime » ou « je n'aime pas »). Ainsi, 15 commentaires agressifs qui reçoivent une faible note, auront bien du mal à exister face à trois commentaires pertinents pour le débat, fortement plébiscités par la communauté des lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Égalité des chances==&lt;br /&gt;
La certification par les pairs se distingue de l'évaluation classique basée sur une hiérarchie de type cathédrale (voir notre article ''[http://netizen3.org/index.php/Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars Des cathédrales aux bazars]'') qui s'appuie sur les avis de personnes autorisées, diplômées, expertes en tel domaine (comme les avis des agences sanitaires par exemple). Il ne s'agit plus d'une validation par un organisme ayant pignon sur rue, mais par ses égaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce modèle de validation prévaut déjà dans le domaine scientifique, notamment lorsqu'il s'agit d'évaluer la qualité d'une publication avant sa parution dans une revue comme ''Nature, Science ou PLOS''. La limite, dans tout domaine pointu, comme dans l'ensemble des disciplines de la recherche, c'est qu'il est parfois difficile de trouver des personnes avec le bagage suffisant pour évaluer de manière pertinente le travail d'un autre membre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évaluation par les pairs est de plus en plus employée dans le milieu du web, notamment au sein de la communauté du logiciel libre, pour décider de la prise de responsabilités au sein d'un projet. Au lieu de s'en tenir à des critères externes, comme les diplômes ou la reconnaissance dans un milieu professionnel, les membres des différentes communautés d'intérêt désignent leurs responsables :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- soit par vote formel (comme au sein du projet Debian) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- soit de manière informelle (dans la plupart des projets).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci n'est pas nouveau, mais cette pratique prend de l'ampleur grâce aux outils numériques du web 2.0, et sort désormais des domaines cantonnés à une élite. Ainsi, même si vous ne présentez pas un cursus académique très fourni, les membres du projet peuvent estimer que votre contribution a de la valeur, que vous n'êtes pas vos diplômes (ni leur absence). Ce qui donne de la valeur à votre point de vue, ce sont vos compétences, le service rendu ou la qualité de vos précédentes contributions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que les systèmes de validation des acquis de l'expérience (VAE) prendront en compte de manière plus systématique ce type de reconnaissance afin de :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* promouvoir l'implication volontaire au sein de projets ;&lt;br /&gt;
* cesser de se reposer sur des systèmes, souvent vieillissants, qui peinent à s'adapter aux changements de paradigme qu'impulse la société de l'information ;&lt;br /&gt;
* donner de la valeur aux avis des membres de ces communautés de pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Slashdot.org et Linuxfr.org : pionniers de la démocratie karmique===&lt;br /&gt;
Ces deux sites web respectivement anglophone et francophone, ont été créés en 1997 et en 1998 pour traiter de l'actualité informatique. Ils ont la particularité de permettre aux utilisateurs de commenter librement les contenus publiés. Ce sont eux qui ont inspiré par exemple AgoraVox et un large panel de médias citoyens participatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout abus, remarques fallacieuses ou ''trolls'' &amp;lt;ref&amp;gt;On appelle [http://netizen3.org/index.php/Fallacie,_FUD_et_autres_trolls_Internet trolls] certains utilisateurs qui adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans un genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole : leur objectif est surtout de se faire remarquer.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ils utilisent un système d'autorégulation des usagers inscrits : à chacun d'entre eux est assigné un « karma virtuel » qui augmente lors de toute contribution améliorant la qualité du site et proposant des informations intéressantes. À l'inverse, le karma diminue si les commentaires sont jugés inutiles ou partiaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit là, probablement, de l'agora la plus raffinée, la plus démocratique et la mieux consciente des enjeux sociotechniques inhérents aux médias sociaux – avec Wikipédia. Méconnus du grand public, ce sont les membres de cette communauté qui, d'une certaine manière, font et défont les technologies en fonction de critères aussi technologiques qu'éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut, symboliquement, surnommer cette gouvernance « démocratie karmique » pour montrer sa forte valeur en terme de conscience citoyenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : Certification par les pairs et réputation en ligne==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question : Certains internautes se méfient d'internet et donnent toujours un pseudonyme quelconque et commun lorsqu'ils contribuent aux forums et autres espaces collaboratifs. Pensez-vous que c'est là un code de conduite durable ? (Plusieurs bonnes réponses)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car on ne sait pas ce que pourraient exploiter des tiers pour leur nuire dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car il devient ainsi impossible pour autrui de voir facilement toutes leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car une partie de leur vie publique est inexploitable, même si elle pourrait être valorisée par la suite dans un contexte professionnel.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car ils risquent de se répondre à eux-même sans le faire exprès au cas où ils retomberaient sur leurs anciennes contributions après avoir changé de pseudonyme.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison d'utiliser un pseudonyme pour les contributions qui pourraient desservir leur image, actuellement ou dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car leurs contacts ne peuvent remonter jusqu'à d'autres éléments leur permettant de bien s'assurer qu'ils sont légitimes dans leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car les employeurs font des recherches sur leurs futurs employés et il vaut mieux qu'ils ne trouvent rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : ''Quizz eCulture : apprendre à apprendre'' sur [http://quizz.forumeculture.net/Quizz-eCulture-apprendre-a.html www.quizz.forumeculture.net]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php?2006/12/05/81-peer-commentary ''La science, la cité '': blog d'Antoine Blanchard] &lt;br /&gt;
* Utilisez ce test pour tester la notion de certification par les pairs : [http://www.innergeek.us/francais.html www.innergeek.us]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 2, 3, 5 et 6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=15893</id>
		<title>Coopétition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition&amp;diff=15893"/>
				<updated>2015-06-18T14:27:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''société collaborative, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/coop%C3%A9tition coopétition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/fourche fourche], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22commerce+%C3%A9quitable%22 commerce équitable], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], mutualisation.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
La notion de « coopétition » (mot-valise issu de « coopération » et « compétition ») désigne un mode de travail coopératif entre des acteurs qui sont en compétition sur d'autres aspects (visibilité, reconnaissance ou plan économique). L'objet est alors d'éviter une compétition délétère qui se déploierait au détriment du public ou des clients. La coopétition s'observe ainsi entre entreprises concurrentes qui partagent et mutualisent des investissements ou d’autres ressources, souvent pour réaliser des économies d’échelle.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette logique est à l'œuvre dans la licence Creative Commons portée par une organisation à but non lucratif, qui a pour mission de faciliter la diffusion et le partage des œuvres, tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique, notamment la création collaborative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coopétition est un symbole magistral des changements de société induits par internet. Pour bien saisir cette notion, il faut comprendre la différence qui existe entre les individus qui coopèrent et ceux qui sont en concurrence. Auparavant régnait la culture du secret : il n'était pas question d'informer ses concurrents de ses intentions et de ses activités. Le secret de fabrication n'était pas un vain mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui en revanche, plus on publie sur le web ses manières de faire, ses critères-qualité, et plus on transmet aux autres, plus on rentre dans une dynamique de commerce équitable. Si la coopétition n'est pas encore largement enseignée dans les milieux académiques, elle fait déjà l'objet d'études approfondies dans le monde de la recherche et de l'entreprenariat et elle est déjà pratiquée de façon informelle. La coopétition est une manière d'être proche de la culture du don : son principe moteur se résume au fait que donner un peu permet aussi de recevoir beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La possibilité de ''fourcher'' ==&lt;br /&gt;
Dans de tels systèmes, le leader va être reconnu non seulement en tant que pionnier, mais aussi en tant que formateur. La coopétition s'applique fréquemment dans le monde du logiciel libre. À partir d'un logiciel existant – comme LibreOffice.org ou GNU/Linux – tout un chacun est à même de proposer une alternative qui en dérive. Si toutefois, les leaders actuels n'acceptent pas son alternative, le dissident peut tout simplement dire : ''« Je fourche ! »''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe de la fourche&amp;lt;ref&amp;gt;Fourcher : ''to fork'' en anglais&amp;lt;/ref&amp;gt; intervient lorsque l'utilisateur d'un logiciel propose des alternatives stimulantes ou des améliorations dans le développement de son architecture. C'est là une différence par rapport à l'architecture matérielle d'un bâtiment qui ne permet pas de dire : ''« Je copie cette maison en 5 minutes, je la pose 100 mètres plus loin et, à la place des fenêtres carrées, je vais créer des fenêtres rondes »''. Dans le monde du logiciel, et du cinéma d'animation pour donner deux exemples, une telle procédure est possible car la copie se fait à un coût dérisoire, et en quelques clics. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appliquée au monde de la culture Libre, la coopétition est porteuse d'un immense espoir : dans la culture numérique où tout tend vers le partage d'informations et vers les quatre libertés fondamentales du logiciel libre, la qualité et la reconnaissance du mérite réel sont souvent au bout du chemin. Un mérite qui se fonde sur la transparence, dans un contexte où chacun a la possibilité de fourcher et de proposer une alternative stimulante.  &lt;br /&gt;
Ainsi, intervenir sur l'architecture d'un logiciel revient à annoncer : ''« Je vais prendre le code qui est sous licence libre, mentionner tous les auteurs qui ont contribué jusqu'à présent et mentionner ce qu'ils ont fait. Mais à partir de maintenant, le projet aura un nouveau nom et un nouveau leader. Et qui m'aime me suive... »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fourche peut aussi s'appliquer à des œuvres non-logicielles, comme justement, les modes d'emploi, recettes, etc. On parle alors plutôt de déclinaison, d'adaptation. Les licences libres en tant que telles sont des modes d'emploi, et les communautés d'utilisateurs de licences libres participent régulièrement à leur mise à jour, leur adaptation et leur déclinaison. Par exemple en 2012, la licence CC-BY-SA en est à la version 3. Elle est utilisée pour des milliards d’œuvres, que ce soit par les contributeurs de Wikipedia, les pédagogues qui ont compris et apprécié les enjeux du Libre pour la formation, les artistes et créateurs de recettes qui publient leurs photos, musiques ou vidéos sous licence CC-BY-SA.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Concurrence non-violente==&lt;br /&gt;
À ce stade survient la troisième étape : à terme, la coopétition n'est possible que dans un milieu (écosystème) où sont mises en œuvre des alternatives qui fortifient la diversité, voire la saine concurrence. Dans un tel cas, la concurrence devient non-violente : on informe et l'on rend le principe de coopération réciproque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est-à-dire que&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration-r%C3%A9ciprocit%C3%A9-pardon ''Coopération-Réciprocité-Pardon''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* je coopère ;&lt;br /&gt;
* si l'autre ne coopère pas, j'agis avec réciprocité (et je fourche) :&lt;br /&gt;
* j'offre le pardon. Très concrètement : la fourche n'est pas nécessairement définitive. Il peut y avoir un projet qui se scinde en deux mais les deux projets pourront fusionner si les divergences de point de vue s'estompent. Cela s'est vu pour le logiciel GCC du projet GNU&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/GNU_Compiler_Collection#Histoire ''GNU Compiler Collection''] (consulté le 23.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fusion ultérieure n'est pas toujours l'issue. Les projets vivent alors des vies indépendantes, au risque de scinder, souvent, la communauté qui y participe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=15892</id>
		<title>Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=15892"/>
				<updated>2015-06-18T14:19:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], société collaborative, rupture technologique, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], contribution, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret], transparence, GNU/LINUX, globalisation, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique]. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;Don Tapscott et Anthony D. Williams, [http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics''], Édition Portfolio, 2006, traduit en français chez Pearson en 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat un présupposé bien ancré : « Mieux vaut garder le secret! ». Eh bien, pas forcément! Désormais, il y a la wikinomie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. »''&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- instantanéité (transfert d'informations quasi immédiat) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- décentralisation (pas d'instance pivot) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- asynchronicité (chacun agit à son rythme) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- symétrie (tout le monde est au même niveau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:TaxonomyCollaboration4.png|300px|thumb|Taxonomie de la collaboration par Florence Devouard, licence CC-BY-SA]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce schéma représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie. À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode&amp;amp;nbsp; : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie&amp;diff=15891</id>
		<title>Wikinomie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie&amp;diff=15891"/>
				<updated>2015-06-18T14:09:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Wikinomie vers Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=15890</id>
		<title>Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=15890"/>
				<updated>2015-06-18T14:09:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Wikinomie vers Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''wikinomie, partage du savoir, collaboration, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia] participation synergique, propriétés du numérique. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;Don Tapscott et Anthony D. Williams, [http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics''], Édition Portfolio, 2006, traduit en français chez Pearson en 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat un présupposé bien ancré : « Mieux vaut garder le secret! ». Eh bien, pas forcément! Désormais, il y a la wikinomie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. »''&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- instantanéité (transfert d'informations quasi immédiat) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- décentralisation (pas d'instance pivot) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- asynchronicité (chacun agit à son rythme) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- symétrie (tout le monde est au même niveau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:TaxonomyCollaboration4.png|300px|thumb|Taxonomie de la collaboration par Florence Devouard, licence CC-BY-SA]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce schéma représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie. À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode&amp;amp;nbsp; : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=15889</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=15889"/>
				<updated>2015-06-18T14:08:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : /* La participation volontaire d'individus non-rémunérés */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''intelligence collective, sagesse des foules, crowdsourcing,société collaborative, netizen. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Il existe 287 éditions de Wikipédia localisées par langue au 6 avril 2014. A la même date, le nombre total d'articles de l'ensemble des éditions de Wikipédia est de 31 214 669. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''.&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature 438, 900-901 (15 Décembre 2005).] &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Combien d'employés pour cet indéniable succès ? Une centaine, dont aucun n'est rémunéré pour écrire les articles de l'encyclopédie. Par contre, elle compte 100 000 contributeurs volontaires actifs. Sa réussite, l'encyclopédie Wikipédia la doit à la « sagesse des foules ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''sagesse des foules'' est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Elle présuppose que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu en faisant partie ou non.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
À titre d'exemple, assez terre à terre mais plutôt parlant, nous pouvons reprendre une anecdote datant de 1906 et citée par Surowiecki, issue des travaux du scientifique britannique Francis Galton.&amp;lt;br&amp;gt; Galton - qui croyait fermement à la supériorité des experts sur la stupidité de la foule - se rend à un marché de bétail où un concours a lieu. Il s'agit de deviner le poids d'un bœuf après qu'il ait été abattu et « débité ». Galton note plusieurs centaines de paris (787), et découvre que leur moyenne est 815,10 kilos alors que le poids réel du bœuf est 815,5 kilos...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois ingrédients doivent être réunis pour parvenir à révéler l'intelligence de la foule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la diversité : avoir des personnes de divers milieux avec des idées originales ;&lt;br /&gt;
*l'indépendance : permettre à ces avis divers de s'exprimer sans aucune influence ;&lt;br /&gt;
*la décentralisation : laisser ces différents jugements s'additionner plutôt que de laisser une autorité supérieure choisir les idées qu'elle préfère.&amp;lt;br&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques définitions pour bien continuer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Intelligence collective''' : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat : forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun ; ''« C’est une intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences »''.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre Lévy, [http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_intelligence_collective-9782707126931.html ''L’Intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace''], La Découverte, Paris,1994.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sagesse des foules''' : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ou n'interagissent nécessairement. La sagesse des foules est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. Sur la base de nombreuses restitutions d'études scientifiques mathématiques, il démontre que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu agissant seul, tout expert qu’il puisse être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La révolution de la co-création à grande échelle==&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures comme les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les coûts de transaction exigés sur le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1990, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'externalisation de la main d’œuvre (''outsourcing''). Cette décroissance des coûts de transaction sera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd'hui, en permettant aux clients de participer aux projets (crowdsourcing) dans une culture de l'innovation ouverte (''Open Innovation''), la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l'accroissement de l'efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple de la quarantaine d'entreprises qui utilise le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l'innovation. Elles ont par ce biais accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : ''« P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l'intelligence collective est l'une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l'économie parvient à s'affranchir de nombreuses contraintes d'ordre matériel. Weedman enfonce le clou : ''« Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. »'' Aujourd'hui, plus de 50 % des innovations de P&amp;amp;G sont ''crowdsourcées''. C'est un véritable tremplin pour la créativité et l'innovation, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, les administrations publiques, les entreprises à but non lucratif (association, fondation) et les coopératives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n'est pas nouveau. L'information, par définition immatérielle, est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin, entrepreneur américain, ancien responsable du marketing direct de Yahoo : ''« Il y a 20 ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l'exploitation des sols ou de la transformation de matières premières […] Aujourd'hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets […] Les 68 autres travaillent surtout sur des idées »''. Il est cependant possible d'établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La participation d'internautes non-rémunérés ==&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l'économie des biens collectifs, mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes, travail collaboratif non rémunéré… Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n'est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les produits issus de l’économie et de la culture du Libre (aussi nommée culture Open Source), sont moins chers et souvent plus fiables que les autres, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l'innovation. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d'un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu'est-ce qui les motive ? Chris Anderson, auteur de ''Free! Entrez dans l'économie du gratuit'', rappelle que l'ennemi des créateurs est l'obscurité. En s'insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n'aura aucun mal ensuite à vendre ses services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent et annule la notion de rareté de l'information. Il se fait force et espace de changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L'abeille et l'économiste'', explore la métaphore de l'abeille et de son œuvre de pollinisation, c'est-à-dire, en termes économiques, la diffusion sans barrières artificielles d'idées et de solutions. La pollinisation est difficilement quantifiable : ''« Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix »'' écrit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l'industrialisation de l'information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite d'être posée : qui est productif et qui ne l'est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répondre à de nouveaux défis==&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre les bénéficiaires du système et les laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l'innovation et nations auxquelles elle échappe. Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes. La base de la pyramide (« ''bottom of the pyramid'' », BOP, concept faisant référence à la majorité socio-économique, qui est aussi la plus pauvre ) pèse un poids encore considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces pays situés au bas de l'échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent ''de facto'' dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d'autant plus lorsqu'interviennent des enjeux socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'éradication de la pauvreté passe par la création de richesse »'', affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d'entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d'échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services ; mais aussi par la diffusion et la popularisation de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu'ils soient en mesure de ''« libérer leur énergie et leur créativité ».'' (Muhammad Yunus)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les enjeux sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l'eau potable, pauvreté, accès à l'éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d'utilisateurs d'internet – dont un milliard dans les pays émergents – , l'imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=15888</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
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				<updated>2015-06-18T14:07:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''intelligence collective, sagesse des foules, crowdsourcing,société collaborative, netizen. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Il existe 287 éditions de Wikipédia localisées par langue au 6 avril 2014. A la même date, le nombre total d'articles de l'ensemble des éditions de Wikipédia est de 31 214 669. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''.&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature 438, 900-901 (15 Décembre 2005).] &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Combien d'employés pour cet indéniable succès ? Une centaine, dont aucun n'est rémunéré pour écrire les articles de l'encyclopédie. Par contre, elle compte 100 000 contributeurs volontaires actifs. Sa réussite, l'encyclopédie Wikipédia la doit à la « sagesse des foules ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''sagesse des foules'' est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Elle présuppose que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu en faisant partie ou non.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
À titre d'exemple, assez terre à terre mais plutôt parlant, nous pouvons reprendre une anecdote datant de 1906 et citée par Surowiecki, issue des travaux du scientifique britannique Francis Galton.&amp;lt;br&amp;gt; Galton - qui croyait fermement à la supériorité des experts sur la stupidité de la foule - se rend à un marché de bétail où un concours a lieu. Il s'agit de deviner le poids d'un bœuf après qu'il ait été abattu et « débité ». Galton note plusieurs centaines de paris (787), et découvre que leur moyenne est 815,10 kilos alors que le poids réel du bœuf est 815,5 kilos...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois ingrédients doivent être réunis pour parvenir à révéler l'intelligence de la foule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la diversité : avoir des personnes de divers milieux avec des idées originales ;&lt;br /&gt;
*l'indépendance : permettre à ces avis divers de s'exprimer sans aucune influence ;&lt;br /&gt;
*la décentralisation : laisser ces différents jugements s'additionner plutôt que de laisser une autorité supérieure choisir les idées qu'elle préfère.&amp;lt;br&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques définitions pour bien continuer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Intelligence collective''' : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat : forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun ; ''« C’est une intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences »''.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre Lévy, [http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_intelligence_collective-9782707126931.html ''L’Intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace''], La Découverte, Paris,1994.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sagesse des foules''' : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ou n'interagissent nécessairement. La sagesse des foules est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. Sur la base de nombreuses restitutions d'études scientifiques mathématiques, il démontre que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu agissant seul, tout expert qu’il puisse être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La révolution de la co-création à grande échelle==&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures comme les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les coûts de transaction exigés sur le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1990, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'externalisation de la main d’œuvre (''outsourcing''). Cette décroissance des coûts de transaction sera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd'hui, en permettant aux clients de participer aux projets (crowdsourcing) dans une culture de l'innovation ouverte (''Open Innovation''), la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l'accroissement de l'efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple de la quarantaine d'entreprises qui utilise le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l'innovation. Elles ont par ce biais accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : ''« P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l'intelligence collective est l'une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l'économie parvient à s'affranchir de nombreuses contraintes d'ordre matériel. Weedman enfonce le clou : ''« Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. »'' Aujourd'hui, plus de 50 % des innovations de P&amp;amp;G sont ''crowdsourcées''. C'est un véritable tremplin pour la créativité et l'innovation, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, les administrations publiques, les entreprises à but non lucratif (association, fondation) et les coopératives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n'est pas nouveau. L'information, par définition immatérielle, est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin, entrepreneur américain, ancien responsable du marketing direct de Yahoo : ''« Il y a 20 ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l'exploitation des sols ou de la transformation de matières premières […] Aujourd'hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets […] Les 68 autres travaillent surtout sur des idées »''. Il est cependant possible d'établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La participation volontaire d'individus non-rémunérés ==&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l'économie des biens collectifs, mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes, travail collaboratif non rémunéré… Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n'est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les produits issus de l’économie et de la culture du Libre (aussi nommée culture Open Source), sont moins chers et souvent plus fiables que les autres, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l'innovation. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d'un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu'est-ce qui les motive ? Chris Anderson, auteur de ''Free! Entrez dans l'économie du gratuit'', rappelle que l'ennemi des créateurs est l'obscurité. En s'insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n'aura aucun mal ensuite à vendre ses services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent et annule la notion de rareté de l'information. Il se fait force et espace de changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L'abeille et l'économiste'', explore la métaphore de l'abeille et de son œuvre de pollinisation, c'est-à-dire, en termes économiques, la diffusion sans barrières artificielles d'idées et de solutions. La pollinisation est difficilement quantifiable : ''« Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix »'' écrit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l'industrialisation de l'information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite d'être posée : qui est productif et qui ne l'est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répondre à de nouveaux défis==&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre les bénéficiaires du système et les laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l'innovation et nations auxquelles elle échappe. Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes. La base de la pyramide (« ''bottom of the pyramid'' », BOP, concept faisant référence à la majorité socio-économique, qui est aussi la plus pauvre ) pèse un poids encore considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces pays situés au bas de l'échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent ''de facto'' dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d'autant plus lorsqu'interviennent des enjeux socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'éradication de la pauvreté passe par la création de richesse »'', affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d'entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d'échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services ; mais aussi par la diffusion et la popularisation de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu'ils soient en mesure de ''« libérer leur énergie et leur créativité ».'' (Muhammad Yunus)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les enjeux sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l'eau potable, pauvreté, accès à l'éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d'utilisateurs d'internet – dont un milliard dans les pays émergents – , l'imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_du_don&amp;diff=15887</id>
		<title>L'économie du don</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_du_don&amp;diff=15887"/>
				<updated>2015-06-18T14:01:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+Libre%22 culture Libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/copyright copyright], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/copyleft copyleft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/gpl General Public License], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian Debian], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pirates pirates], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mode+d%C2%B4emploi%22 mode d'emploi], société collaborative, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troc troc], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], volontariat.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
« Économie du don », cela ressemble à un oxymore... Comment le don pourrait-il générer une économie, dans la mesure où il est par essence un acte « gratuit » ? C'est oublier que la notion de richesse est loin de se limiter aux seuls aspects monétaires !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le développement générique de la richesse financière sur la planète et de ses abus ont conduit les décideurs à ne prendre en compte que la dimension économique de l’activité humaine et sa monétarisation, ce que l’Inde traditionnelle désigne comme le règne de la caste des commerçants. En ignorant les activités non monétaires, ils ont omis une part essentielle de la richesse produite par les êtres humains : les connaissances. Les activités qui ne se transforment pas en monnaies comptables sont multiples, créatrices, insaisissables et particulièrement révolutionnaires »'', nous disent Heidi et Alvin Toffler. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en ces termes que Remi Boyer&amp;lt;ref&amp;gt;Remi Boyer est chroniqueur pour le site [http://www.lafauteadiderot.net www.lafauteadiderot.net].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/ref&amp;gt;, analyse ''La richesse révolutionnaire''&amp;lt;ref&amp;gt;Heidi et Alvin Toffler, [http://www.alvintoffler.net/?fa=booksdetail&amp;amp; ''Revolutionary Wealth''], Knopf, New York, 2006. Traduction française: [http://www.alternatives-economiques.fr/la-richesse-revolutionnaire-par-alvin-et-heidi-toffler_fr_art_669_34922.html ''La richesse révolutionnaire''], Plon, Paris, 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;, un des livres du couple Toffler, fruit de 20 ans de travail et de réflexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Face à cette mutation, à ce saut sociétal, les gouvernements s’avèrent pauvres intellectuellement et stratégiquement, peu visionnaires, peu créatifs. L’actualité de la crise est une démonstration éclatante de leurs faiblesses. C’est donc du terrain, et notamment du terrain virtuel, grand agitateur d’intelligences et de connaissances, que peuvent apparaître de nouvelles lignes révolutionnaires au milieu des nouvelles tectoniques géopolitiques. Heidi et Alvin Toffler proposent le concept d’économie « prosommatrice » caractérisée par cette activité ni rémunérée ni quantifiée, non altruiste cependant, mais génératrice de tous les changements. La richesse révolutionnaire se traduit aujourd’hui par un magma peu lisible, envahissant, angoissant parfois, dans lequel les solutions pour une autre humanité qui « briserait le noyau de la pauvreté » ne sont qu’esquissées. Heidi et Alvin Toffler avertissent : « Ce qui a bien marché, ne marchera pas. » L’humanité qui vient, serait donc une humanité d’inventeurs, de poètes, et notamment de poètes technologiques, ou ne serait pas ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La valeur du bénévolat==&lt;br /&gt;
L'[http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_don économie du don] est documentée sur Wikipédia comme une activité économique générée par le bénévolat. En voici quelques extraits:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le Réseau d'échanges réciproques de savoirs et le Système d'échanges locaux (SEL) s'inscrivent dans la culture du don et du contre-don. Ils ont donc à la fois un rôle de diffuseurs de biens ou de services économiques et d'agents de développement du lien social. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Une partie des militants des mouvements décroissants, alias décroissance soutenable, s'inscrit aussi dans un système d'échange fondé sur le don et non sur la valeur monétaire des biens. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Durant la crise économique de l'Argentine de 1988 à 2001, les cercles d'échanges (Système d'échanges locaux) se sont multipliés dans tout le pays pour faire face au chômage et permettre des échanges économiques sans monnaie. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le détenteur d'un savoir ou d'une information ne la perd pas quand il la partage avec autrui (bien non-rival), et le coût de la transmission est bas, voire négligeable. Cela rend ce type de biens particulièrement apte aux dons. De plus, la valeur d'une information est difficile à estimer par autrui sans la lui donner, ce qui la rend peu apte au troc et aux échanges. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« La recherche scientifique fonctionne comme une économie de don. Les scientifiques publient leurs recherches sans attendre explicitement d'autres résultats scientifiques en échange. Néanmoins cela augmente leur réputation ; utiliser les résultats publiés par un autre chercheur sans le citer, ou pire encore se les attribuer soi-même, (le privant ainsi de son bénéfice en terme de réputation) sont des comportements honnis. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« La communauté du logiciel libre fonctionne sur un mode similaire. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Fonctionnent également de même les échanges, ou plutôt la mise à disposition de programmes informatiques, de vidéos, ou de morceaux de musique via internet (partage de fichiers en pair à pair) ou directement d'appareil à appareil entre amis, soulevant au passage une polémique sur le mépris à l'égard de la propriété intellectuelle lorsque le matériel échangé n'est pas libre de droits. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'éthique médicale postule que le corps humain ne peut être une marchandise comme une autre. En Europe les banques du sang et autres banques d'organes humains fonctionnent grâce au don. Les donateurs ne reçoivent aucune garantie de réciprocité. Les paiements sont suspects, et même souvent interdits par la loi (mères porteuses). Le développement des recherches bio-médicales notamment sur les cellules souches pour le clonage peuvent mettre à mal ce postulat du don. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un air de déjà vu==&lt;br /&gt;
Un bref retour en arrière s'impose. Au début du XIXe siècle, quelques puissantes familles se partageaient les terres disponibles. La traite d'esclaves prospérait. Chacun acceptait cet état de fait, convaincu qu'il n'existait pas de système alternatif. Seule une minorité s'est élevée contre l'esclavage : composée de « pirates » et de citoyens militants, elle a rappelé que l'esclavage n'était pas une fatalité, qu'il était possible de faire autrement, de permettre à tous de bénéficier des mêmes chances. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789 ''Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789''] (consulté le 22.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;  avait certes déjà été promulguée en France, mais son application restait balbutiante.&lt;br /&gt;
Aujourd'hui les ségrégations ont changé de terrain. L'époque, comme au temps des colonies, continue de mettre en scène esclaves, pirates et hommes libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est désormais dans le domaine de la connaissance que les pouvoirs se font et se défont. Il ne s’agit plus de liberté matérielle (physique) mais de liberté de l’information, immatérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la société de l'information, selon l'ancien paradigme de l'économie de la rareté de l'information : on paie le droit d'usage de la nouvelle licence Windows pour son ordinateur, ou alors on le pirate. Idem pour les DVD. Ceux qui encouragent de façon délibérée ou involontaire la culture d'esclaves et de pirates, associent leur intérêt personnel au contrôle des flux d'informations. C'est pourquoi ils s'agrippent si farouchement aux rênes des nouveaux outils producteurs de connaissance, ils tentent de contrôler les médias.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains ont qualifié cette volonté de contrôle et d'exclusivité comme une nouvelle forme de « libéral-communisme », exercée par de grandes entreprises et leurs fondateurs tels Microsoft (Bill Gates), Apple (Steve Jobs), Oracle (Larry Ellison), Amazon, Google, Facebook... C'est là que sont concentrés les pôles de pouvoir de l'ère numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais on peut dépasser cette dialectique. Toute œuvre fonctionnelle (mode d'emploi, documentation pédagogique, recette...) a tout intérêt tant éthiquement que commercialement, à être régie par une licence libre. L'auteur qui choisit de mettre son œuvre sous licence libre, avec toutes les phases de production et de distribution que cela implique, va casser le tandem esclave-pirate induit par l'exclusivité ; il va générer une vraie liberté de partager et adapter et ainsi impliquer une communauté à chaque étape de production et diffusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Commerce ou don de données ?==&lt;br /&gt;
Les géants du numérique tendent à étouffer leurs concurrents, à favoriser la surveillance de leurs utilisateurs et donc à œuvrer pour que le partage de l'information reste interdit. Demandez à Google ou à Facebook&amp;lt;ref&amp;gt;Audrey Oeillet, [http://www.clubic.com/internet/facebook/actualite-449720-facebook-demander-recevoir-historique-compte-cd.html ''Demander à recevoir tout son historique de compte sur un CD, c'est possible !'']&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui fournissent leurs services « gratuitement » de vous procurer la liste de toutes les données recueillies à votre sujet : vos habitudes de consommation, vos mots-clés de recherches… On vous répondra en invoquant le secret professionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le principe des fiches secrètes qui ne servent que les intérêts de l'entreprise concernée. Dans un seul but : les revendre à d'autres entreprises dans le cadre de campagnes publicitaires ciblées, pour vous inciter à consommer toujours plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces techniques « commerciales » ont largement contribué à l'extraordinaire puissance des fondateurs de ces nouvelles oligarchies. Ce sont eux qui dirigent aujourd'hui l'économie et influencent certaines orientations politiques. Les mêmes multimilliardaires lancent aussi parfois des fondations caritatives dont le fonctionnement - dans le cas de celle de Bill &amp;amp; Melinda Gates, par exemple – révèle de surprenantes contradictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon une étude du ''Los Angeles Times''&amp;lt;ref&amp;gt; Charles Piller, Edmund Sanders et Robin Dixon, [http://www.courrierinternational.com/article/2007/02/01/les-etranges-placements-de-la-fondation-gates &amp;quot;Les étranges placements de la Fondation Gates&amp;quot;], ''le Courrier international'', 1er février 2007.]&amp;lt;/ref&amp;gt;, « 41 % des actifs (de la Fondation Gates, hors titres d'État américains ou étrangers) concernent des entreprises dont l'action contrarie ses objectifs philanthropiques ou ses préoccupations sociales. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans cet univers numérique d'apparence impitoyable, certaines communautés résistent à la tendance dominante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles font ainsi écho à l'action émancipatrice des pionniers qui luttèrent contre l'esclavage et l'exploitation de la majorité par une minorité. Elles militent en faveur d'un monde numérisé globalisé et citoyen, sans pirate ni esclave. Elles s'appuient sur le principe d'équité des chances cher aux fondateurs du net et du web, au sein d'un cyberespace indépendant. ''La Déclaration universelle des droits de l'homme'' a trouvé dès 1996 son pendant avec la ''Déclaration d'indépendance du cyberespace'' de John Perry Barlow, prononcée devant les leaders mondiaux en séance plénière du Forum Économique Davos&amp;lt;ref&amp;gt; « Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. »&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
« Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. » [https://partipirate.org/blog/com.php?id=1267%20Source%20partipirate.org ''Déclaration d'indépendance du cyberespace''], John Barlow, discours prononcé le 8 février 1996 à Davos.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces communautés dynamiques s'appuient essentiellement sur la neutralité des réseaux et le succès objectif des mouvements dédiés à la culture Libre, tels que le système opérationnel GNU/Linux (concurrent de Windows et MacOS, peu utilisé sur les postes clients mais leader mondial sur les serveurs web), la GPL (General Public License, première et principale des licences libres, dédiée au logiciel), le navigateur Firefox, la suite bureautique LibreOffice ou l’encyclopédie Wikipédia, pour ne citer qu'eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles défendent l'idée d'un savoir partagé par tous et la génération de revenus grâce à la vente de services, non de telle ou telle exclusivité. Face aux tendances privatrices, elles proposent des alternatives fiables dans tous les secteurs : encyclopédies, vente de livres, vente de produits, hébergement de profils et réseaux sociaux, moteurs de recherche, etc. Elles disent non aux drogues qui rendent dépendant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tendance privatrice s'explique par le caractère inédit de la situation dans laquelle se trouve l'Humanité. Les pratiques commerciales à court terme commencent à être documentées. Cela aidera à prendre conscience de l'ampleur des inégalités ainsi générées et à mieux défendre, par la suite, l'équité et la justice sociale de la société de l'information. La minorité active qui dénonce aujourd'hui la spirale négative des esclaves et pirates se réclame du bien commun pour encourager l'émergence de pratiques durables, honnêtes et loyales. À long terme, l'histoire et les propriétés du numérique laissent deviner qu'elles obtiendront probablement gain de cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La position de ceux qui se partagent actuellement le gâteau et jugent normales la privatisation et l'accumulation des richesses, est-elle durable dans une société numérisée où l'information est abondante et peut circuler à très faible coût ? Leur position dominante ne réside-t-elle pas désormais essentiellement dans leur pouvoir de persuasion et de compromis auprès d'investisseurs et actionnaires qui leur permettent d'obtenir les moyens de continuer à imposer leur pouvoir, là où ils l'exercent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais chaque année, ces adeptes de l'exclusivité perdent un peu plus de terrain au profit d'une culture participative fondée sur une meilleure répartition des responsabilités et des bénéfices. La culture du partage et du don, cette spirale positive, émerge lentement, difficilement, mais en profondeur. Libératrice, elle permettra à tous les internautes d'apprendre à pêcher. Elle aide déjà à conquérir notre autonomie, plutôt que de rester dépendant des multinationales du divertissement et de l'informatique. Elle octroie la liberté de choix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=15886</id>
		<title>Critères qualité d'un article web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=15886"/>
				<updated>2015-06-18T13:51:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''écriture web, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/journalisme journalisme], critères qualité, contenu, mise à jour, mise en page.''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
Face à une page web, on cède facilement à l'émotion&amp;amp;nbsp;: une page très belle ou un site très laid nous influencent dans le crédit (ou discrédit) envers l'information qu'il contient, avant même d'avoir abordé les questions du fond. Il existe cependant des critères reconnus en matière de qualité que vous pouvez garder en pense-bête, surtout dès que les enjeux de votre recherche sont importants, et que vous voulez éviter que votre subjectivité n'entrave votre raison. Le présent article est extrait du guide de la fondation Ynternet.org où la question se pose dans l'autre sens, comme dans un miroir&amp;amp;nbsp;: ''à quoi devez-vous être attentifs lorsque vous publiez sur le web afin de produire des articles de qualité&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
Il existe des standards de rédaction, auxquels vous devez vous conformer. Comme il a été dit précédemment, ces standards permettent l'élaboration d'un langage commun avec vos lecteurs. Ils facilitent la lecture de vos articles et assurent de votre sérieux. Libre à vous, ensuite, de dépasser ou même de contourner ces standards, pour faire preuve de créativité. Voici les critères-qualité qui seront (ou devraient être) utilisés pour évaluer vos articles. Inversement, vous pouvez les garder précieusement pour évaluer ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titre informatif, et si possible incitatif  ==&lt;br /&gt;
* Titre court&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre adapté au contenu, dans le contenu et dans le ton&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre accrocheur, stimulant la lecture de l'article&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre contenant les mots-clés d'une recherche web ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre étant le premier contact du lecteur avec le texte (article, billet), il doit aller droit au but, sans faire de détour. Le titre doit également attirer l'attention du lecteur, lui donner envie d'aller plus loin. Il ne faut pourtant pas céder systématiquement à la tentation d'un titre «&amp;amp;nbsp;racoleur&amp;amp;nbsp;», basé sur un jeu de mots ou promettant des développements décalés par rapport au contenu de l'article. Par exemple, ne titrez pas «&amp;amp;nbsp;Tout sur la faim dans le monde&amp;amp;nbsp;» si votre article ne présente que quelques aspects de cette problématique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un titre mal choisi peut notamment avoir ces effets négatifs&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pas assez ''accrocheur'', les lecteurs potentiels ne liront pas l'article en entier, voire pas du tout&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Trop ''racoleur'', les lecteurs liront votre article peut-être seulement partiellement et seront mécontents d'avoir été bernés par le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forme : informations bien proportionnées  ==&lt;br /&gt;
* Bien proportionnées&amp;amp;nbsp;: des sections de longueur homogène, des phrases assez courtes pour faciliter la lecture sur un écran, des argumentations sur les affirmations les plus inhabituelles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Taille du texte adaptée à l'information présentée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Possibilité donnée au lecteur d'aller plus loin&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Éléments utiles accessibles directement dans l'article, ne serait-ce qu'un résumé avec un lien sur un développement dans une autre page ou un autre site. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écriture web est généralement destinée à être utile. Un article trop court sur une information importante ou complexe est frustrant, alors qu'un article long sur une nouvelle modeste ou anodine provoque une perte d'attention chez le lecteur. Des liens vers d'autres sites ou vers des articles complémentaires de votre site permettront de ne pas allonger le texte outre mesure, tout en donnant au lecteur la possibilité d'approfondir sa connaissance du sujet s'il en a l'envie et le temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction : intention du document immédiatement disponible  ==&lt;br /&gt;
* Les éléments les plus importants en début d'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Présentation de l'intention de l'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Transition avec la suite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez adopter une règle d'or de l'écriture journalistique&amp;amp;nbsp;: votre texte commencera par la présentation succincte des éléments principaux, qui seront développés dans le corps de l'article. C'est ce qui permettra au lecteur de savoir si l'article vaut le coup d'être lu. En fin d'introduction, vous ménagerez une transition avec la suite, le premier paragraphe de votre développement. Il faut se souvenir que le lectorat n'a pas l'obligation de vous lire, et que, contrairement à l'écriture sur support papier (journaux ou livres), il n'a sans doute pas acheté le document lui-même. S'il vous lit en entier, vous aurez gagné dans l'économie de l'attention, et ce sera la première reconnaissance que vous obtiendrez de l'écriture sur le web... N'oubliez pas que, contrairement au monde physique, la sortie d'un site web n'est jamais qu'à un clic de souris&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fraîcheur : informations à jour  ==&lt;br /&gt;
* Informations datées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations hors actualité classées dans les rubriques appropriées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations plus récentes, sur la page d'accueil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information qui est dépassée devrait indiquer clairement qu'elle l'est, ne serait-ce qu'en précisant sa date de publication, voire de dernière mise à jour. Inutile d'ôter d'internet une information dépassée, elle pourrait malgré tout rester accessible via divers biais. Le mieux est de faire évoluer toute information publiée sur internet, de manière à ce que le lectorat puisse bénéficier d'une information «&amp;amp;nbsp;vivante&amp;amp;nbsp;». Si vous annoncez un événement auquel vous avez participé ou à venir, pensez à le dater. Rien n'est plus pénible que de se préparer à participer à un concert, une conférence... Et savoir ensuite que l'événement a déjà eu lieu&amp;amp;nbsp;! Bien entendu, les informations les plus récentes seront placées sur la page d'accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Orthographe et syntaxe irréprochables  ==&lt;br /&gt;
* Révisez systématiquement l'orthographe d'un texte avant publication, même si vous pensez que votre lectorat n'y est pas sensible, même si ''vous avez toujours été nul-le en orthographe'' et enfin même si ''le fond doit l'emporter sur la forme''&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Rédigez plusieurs fois un même article en améliorant successivement la forme&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Faites relire l'article par des personnes variées (environnement familial, camarades d'études, amis, collègues selon les cas). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l'avons vu plus haut, un minimum de rigueur est nécessaire sur la correction linguistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelez-vous que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un article comportant de nombreuses fautes d'orthographe et grammaticales est pénible à lire car il distrait l'attention&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Produire un document sans faute est une source de satisfaction supplémentaire et donne l'occasion de se faire relire par d'autres (et les correcteurs orthographiques sont généralement intégrés aux outils de traitement de texte, voire aux navigateurs web)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La crédibilité de l'information prend en considération cette donnée, car si un message est important, sa correction linguistique sera d'autant plus soignée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Certains rédacteurs éviteront de mettre des liens pointant vers une information comportant des fautes linguistiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&amp;amp;nbsp;: concrets, pratiques et vérifiables &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir les sources des exemples et illustrations du propos&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Mentionner clairement l'emprunt d'arguments, d'idées... à d'autres sites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Illustrer les propos théoriques ou généraux par des exemples tirés de l'expérience (la vôtre ou celles de personnes dont vous citerez la source). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web permet de naviguer facilement d'un site à l'autre, d'une page à l'autre. Rester vague ou trop théorique est suspect et ennuyeux à la lecture. Le rédacteur sera d'autant plus crédible et intéressant qu'il aura su puiser dans son vécu pour partager ses connaissances, en l'illustrant par des récits d'expériences, des cas concrets et pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seul sur le web, et ce que vous écrivez doit être relié à d'autres sites, créant ainsi un vaste réseau hypertextuel faisant entendre plusieurs voix complémentaires. N'hésitez donc pas à faire référence à d'autres auteurs et à fournir au lecteur les sources de vos arguments. Cela vous inscrit dans des communautés de pensée et d'expérience et prouve que vous avez lu avant d'écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Illustrez le propos  ==&lt;br /&gt;
* L'image renforce le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'image fournit des éléments qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter dans le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'utilisation des images est conforme au droit d'auteur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit qu'une image vaut mille mots. Lorsqu'on lit un article, même court, une image peut alléger le texte et appuyer le propos. Si l'occasion se présente, pourquoi ne pas profiter d'images disponibles sur internet dont les auteurs sont désireux de permettre à d'autres de les utiliser librement&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;ref&amp;gt;Licences régissant l'usage des textes/images/sons publiés sur le portail [http://www.cooperation.net/cooperation.net Cooperation.net] qui donnent des liens sur des [http://www.ynternet.org/ynternet.org/info/24832 banques d'images libres] &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La généralisation des appareils photos numériques permet également d'utiliser ses propres images. N'oubliez pas de dimensionner vos images pour le web (à la résolution 72 dpi, le 300 dpi étant réservé à l'impression). Enfin, précisez le type d'utilisation autorisée (la licence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations et liens contextuels (historique, géographique)  ==&lt;br /&gt;
Répondre aux questions ''où&amp;amp;nbsp;?'' ''quand&amp;amp;nbsp;?'' ''qui&amp;amp;nbsp;?'' ''comment&amp;amp;nbsp;?'' ''pourquoi&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir le contexte général et les enjeux d'un événement&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Situer sa réflexion dans le contexte d'un débat d'idées ou un courant de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un monde à part, sans chair ni repère. C'est donc à l'auteur (vous&amp;amp;nbsp;!) de fixer les repères permettant à vos lecteurs de savoir pour un événement&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quand il a eu lieu (sans parler ''d'hier'', ''demain'', ''la semaine prochaine'' ni ''l'an dernier'', à moins de retoucher votre article très fréquemment)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Où il s'est déroulé (sans utiliser des termes relatifs comme ''pas loin d'ici'', ''à la frontière de notre beau pays'')&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Qui y a participé (éviter les formules comme ''mon frère'' s'il est connu car tout votre lectorat ne saura pas de qui il s'agit)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dans quel contexte politique, économique, social... il s'est produit (si vous ne le rappelez pas et que votre texte comporte des sous-entendus, vous risquez de perdre un lectorat qui ne les saisira pas)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Les enjeux liés à ce contexte (implications, tendances...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en avant la pertinence d'un écrit, il sera toujours bienvenu de le situer au sein d'une discipline ou d'un débat ayant cours sur le sujet. Cela permettra à ceux qui ne sont pas familiers avec le domaine concerné de savoir comment se positionne le document par rapport à d'autres écrits. N'hésitez pas à créer des liens vers d'autres pages web pour préciser toutes ces informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « À propos » : contenus appropriés  ==&lt;br /&gt;
* Information «&amp;amp;nbsp;juste à temps&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information pertinente, sans parasites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information utile&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Termes spécialisés expliqués&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La première qualité d'une information, c'est d'être disponible lorsqu'on en a besoin''. Vous devez donc être un rédacteur réactif, qui publie fréquemment et met à jour souvent, à chaque fois qu'une information digne d'intérêt doit être diffusée. Vous devez éliminer toutes les informations «&amp;amp;nbsp;parasites&amp;amp;nbsp;» qui feraient perdre le fil de votre propos principal. Ne vous perdez donc pas dans les détails et surtout, structurez vos articles de manière à fournir l'information importante dès les premières phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous évoquez un domaine très spécifique, qu'il s'agisse d'une activité professionnelle ou d'une activité privée, vous veillerez à élaborer un glossaire des termes les moins connus, ou au moins à en préciser le sens au bas de votre article, ou dans des infos-bulles s'ouvrant au passage de la souris sur le mot en question. De la même façon, vous développerez les sigles et acronymes, y compris les plus courants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, toutes les informations fournies doivent être vérifiables, soit par référence à d'autres textes (pages web, presse...), soit en contactant les personnes que vous aurez pris soin de mentionner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz « Esprit critique face à l'info » ==&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: parmi les critères suivants, lesquels contribuent à assurer la fiabilité d'une information publiée sur une page web&amp;amp;nbsp;? (plusieurs réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La date de mise en ligne de l'article ou de sa dernière mise à jour. &lt;br /&gt;
# L'abondance d'illustrations. &lt;br /&gt;
# La possibilité de contacter l'auteur de l'article et d'avoir des informations sur lui. &lt;br /&gt;
# La présence de bandeaux publicitaires. &lt;br /&gt;
# La présence de références dans l'article, liens vers d'autres pages Web ou citations d'articles papier. &lt;br /&gt;
# La recommandation de cet article par une star du show-biz, montrée en vidéo sur la page d'accueil du site. &lt;br /&gt;
# Le fait d'être citée par d'autres sites réputés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: Sur le web, les auteurs doivent évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Taille de la ressource disponible&amp;amp;nbsp;: nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de mégaoctets de données.&lt;br /&gt;
# Date de publication ou de dernière mise à jour connue.&lt;br /&gt;
# Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne. &lt;br /&gt;
# Le type de site&amp;amp;nbsp;: site officiel plutôt que blog ou forum.&lt;br /&gt;
# Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par courriel de la part d'une adresse ayant l'air officielle.&lt;br /&gt;
# L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont plus de poids. &lt;br /&gt;
# Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site. &lt;br /&gt;
# Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs.&lt;br /&gt;
# Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie.&lt;br /&gt;
# La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=15885</id>
		<title>EPortfolio, contenu de base d'un bon site web profil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=15885"/>
				<updated>2015-06-18T13:46:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''contenu, profil, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eportfolio eportfolio], compétences transversales, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire savoir-faire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22identit%C3%A9+num%C3%A9rique%22 identité numérique], mise à jour, écriture web, critères qualité, mise en page, catégorie.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du CV à l’ePortfolio==&lt;br /&gt;
Le site web pour se profiler, personnellement ou au titre de (co)représentant d'un groupe, peut aussi être nommé ePortfolio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la différence du CV, document statique, l'ePortfolio est une démarche, un processus et non un produit fini. L'idée est de mettre en valeur ses atouts, et de faire des mises à jour au fil des mois ou des années. Un CV géant, interactif, librement accessible à tous, notamment aux futurs employeurs. Un blog sur les aspects publics de la vie sociale et professionnelle d'une personne, avec ses références sur ses résultats, des preuves de personnes satisfaites, des projets en cours, des pistes pour bien coopérer. Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... &amp;lt;br/&amp;gt;Pour qu'un ePortfolio soit utile, il doit toujours être librement disponible pour son créateur, et non bloqué sur une plateforme, universitaire par exemple, dont l'accès pourrait ultérieurement être fermé. En effet, le propriétaire de l'ePortfolio doit toujours conserver la possibilité de le mettre à jour (tel un patrimoine).&lt;br /&gt;
Première expérience de réalisation de site internet ? Vous recevez une belle offre qui mentionne :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- le graphisme ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- l'hébergement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- la durée ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- les délais ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- les coûts ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- et peut-être même les frais de mise à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce brouhaha d'informations, il manque la mention du contenu : ''qui rédigera les textes et choisira les images ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous de choisir et/ou produire. Sur le coup, vous ne mesurez pas l'importance de cette partie du projet de site internet. Et puis vient le moment fatidique où le webmaster vous demande : ''« Alors, ces textes et images, ils sont où ? »'' Et là commencent les ennuis. Car il faut bien le dire, nous ne sommes pas nés rédacteurs, nous ne sommes pas naturellement habitués à produire de l'écrit pour le web, il faut des spécialistes en communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, comme on le voit en filigrane dans cet ouvrage, il est possible de « devenir le média », en devenant soi-même un acteur. Justement, ça commence par le profil, dont l'idée est simple finalement : si j'arrive à me présenter moi-même, alors j'ai déjà fait un bon chemin vers la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais très concrètement, que mettre dans mon site ? Des images, l'adresse de contact, le plan d'accès ? D'accord, c'est bien joli tout ça, mais pour le reste ? Je peux effectivement aller m'inspirer à gauche à droite sur les sites internet qui me plaisent. Est-ce suffisant ? En tout cas, c'est un moyen de développer mon esprit critique face aux sites web. Mais pour vous faire gagner du temps, voici pour la première fois les contenus de base d'un bon site web, rédigés par la fondation Ynternet.org et distribués dans les cours qu'elle propose (en 2013, nous n'avons toujours rien trouvé de similaire sur le web).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le profil personnel et le profil d'un groupe (association entreprise...) ont des contenus qui sont vraiment très proches, même si le résultat semble bien différent (voir colonne de gauche du tableau mémento qui suit). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous fait ce même constat : de plus en plus de sites traitent de sujets de manière très pointue, très professionnelle, mais sans présenter de manière large les auteurs ou le groupe qui animent la réflexion sur le sujet. Il est fréquent qu'il n'y ait que deux lignes, qu'un petit filet d'informations sur les auteurs d'un site, et qu'on n'ait donc pas une vision claire des motivations du groupe, voire pas de moyen d'en contacter les auteurs autrement que par un formulaire impersonnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur qui démontre l'opacité de l'organisation et n'est donc guère rassurant sur ses motivations. Ceci est tout aussi valable pour de grands sites, comme ceux qui dominent en 2013 – Google, Facebook, etc. – dont l'information sur la mission, la valeur, les principes, n'est pas facilement accessible, et pour de petits sites aux sujets plus spécifiques qui pour diverses raisons n'ont pas pris autant d'ampleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'importance des œuvres==&lt;br /&gt;
L'intérêt de penser à tous les contenus de base d'un bon site internet, dans une culture de plus en plus participative, c'est de montrer que les groupes sont forts car chaque contributeur a une identité spécifique et forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, sur Wikipédia, il est possible de voir les contributions de chaque participant. Les contenus de base d'un bon site internet se retrouvent dans les sites de la plupart des grands artisans du bien commun dans le monde numérique comme Tim Berners-Lee, co-initiateur du web, Richard Stallman, co-initiateur du mouvement du logiciel libre, Jacques Vallée, co-concepteur de morceaux d'Arpanet (première version d'internet) : tous exposent sur leurs « sites persos » comment les contacter, leurs activités présentes, leurs réalisations passées, certains de leurs centres d'intérêt et préférences, des actualités, leurs intentions d'avenir et leurs sources d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retournons à l'époque avant l'omniprésence d'internet, à la fin du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Pour informer des contacts professionnels ou des amis sur ses activités, on envoyait un curriculum vitae, une carte de visite ou parfois une présentation plus personnalisée à ceux à qui on voulait se présenter. En tant qu'entreprise ou groupe de travail, on réalisait une plaquette d'entreprise, qui présentait la mission et les prestations. Avec l'arrivée du numérique, tant le CV que la plaquette se retrouvent sur internet et en raison des propriétés sociotechniques numériques, la présentation est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles sont les différences ? D'une part, les propriétés et possibilités du numérique augmentent le potentiel du profil et d'autre part, sans profil, ce sont les autres qui feront notre réputation, et non pas nous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, on a tout intérêt à « maîtriser son identité » ; à passer un message clair et cohérent sur soi-même auprès de ses différents interlocuteurs. Le gros défi consiste à réussir à passer un message qui distingue son profil des autres profils et, en même temps, qui puisse avoir une base s'adressant à tous les interlocuteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont justement ces contenus de base pour se profiler ? Voici dans ce tableau les conseils qui ont la particularité de s'appliquer aussi bien au profil d'une personne qu'au profil d'un groupe. À noter qu'à l'image d'une fleur, autour de ces contenus de base, il y a d'autres contenus plus spécifiques qui sont à développer.&lt;br /&gt;
Si vous devez rédiger ou mettre à jour le site internet présentant votre profil (pour mieux montrer qui vous êtes, pour trouver du travail...) ou celui d'un groupe (entreprises, association, groupe de travail), ceci peut vous intéresser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt que de réinventer la roue, voici des contenus qui se retrouvent généralement dans les sites web pour se profiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mémento d'un bon site web de profil==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Menu&lt;br /&gt;
! Profil personnel &lt;br /&gt;
(l'individu, son profil public ou pour les collègues)&lt;br /&gt;
! Profil d'un groupe &lt;br /&gt;
(PME, association, groupe de travail...)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Page d'accueil&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Message de bienvenue, menu, objectifs et cibles et résumé du contenu&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Actualités : nouvelles/blog, dimension chronologique&lt;br /&gt;
| Carnets de route, billets d'humeurs, opinions, récits d'expériences,...&lt;br /&gt;
| Dernières prestations, informations nouvelles, appels à partenariat, annonces de recrutement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Orientations/préférences&lt;br /&gt;
| Centres d'intérêts, choix de vie socio-professionnels, croyances et valeurs&lt;br /&gt;
| Principes de fonctionnement, valeurs du groupe, mission, raison d'être&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Passé : réalisations&lt;br /&gt;
| Compétences, réalisations, résultats, références, Curriculum Vitae&lt;br /&gt;
| Histoire dès les débuts : fondation, autonomisation, résultats et faits marquants&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Présent : activités et prestations&lt;br /&gt;
| Quotidien ; engagements actuels ; groupes de travail ; événements et activités régulières&lt;br /&gt;
| Services et produits ; type de prestations fournies ; conditions d'accès aux prestations ; mission de l'organisation ; exemples de clients ; tarifs (séparés).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Avenir : projets envisagés&lt;br /&gt;
| Projets de développement socioprofessionnels, espoirs et perspectives, intentions,...&lt;br /&gt;
| Annonces des prochains produits à venir, partenariats possibles,&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux d'information&lt;br /&gt;
| Types et sources d'informations par supports (outils dynamiques des réseaux sociaux), remerciements&lt;br /&gt;
| Partenaires, éventuellement fournisseurs, liens sur les médias&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Contact (comment aborder)&lt;br /&gt;
| Coordonnées, modes de contact dans divers contextes&lt;br /&gt;
| Heures d'ouverture, plan d'accès, personne de contact,...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par un groupe, on entend autant une entreprise, une association qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les critères qualité d'un ePortfolio ==&lt;br /&gt;
Pour qu'il atteigne ses objectifs (intéresser le lecteur, lui donner une idée précise de votre identité professionnelle, inspirer confiance, fournir des informations directement utilisables...), votre ePortfolio doit présenter certaines caractéristiques d'ensemble, au-delà des contenus et qualités de chacun des articles. Quatre critères globaux ont été retenus pour évaluer la qualité générale de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BandeVille.png|1100px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1. Clarté du projet===&lt;br /&gt;
La quête de notre identité est au cœur du développement social et professionnel. Quel est votre destin ? Vous n'êtes pas né(e) par hasard.&lt;br /&gt;
''« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. »''&lt;br /&gt;
Socrate, il y a plus de 2 500 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rester concentré sur l'ePortfolio, l'objectif est de définir quel est votre projet social et professionnel. Gagner de l'argent n'est pas une finalité. Vos employeurs, collègues, tout autant que votre entourage social, tous souhaiteront avoir quelques pistes aussi simples que solides pour mieux vous connaître. Saurez-vous réussir ce tour de force consistant à vous présenter de manière à toucher votre public, à ce qu'il puisse avoir envie d'en savoir plus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous aussi de définir quel est le public cible. En d'autres termes, à qui parlez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement à un employeur à la fois, avec un ePortfolio sur mesure pour chacun ? Auquel cas, vous devrez envisager un ePortfolio accessible uniquement par mot de passe, composé de diverses parties pour orienter chaque contact sur une ou plusieurs pages conçues sur mesure ; mais c'est fastidieux, sans compter que vous pourriez ne pas viser juste et passer à côté d'une opportunité inattendue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous vous adressez à tous les internautes ? Auquel cas, il sera judicieux de se rappeler que « qui trop embrasse mal étreint » et de ne donner que certaines faces de votre personnalité, celles qui vous qualifient le mieux, sans viser l'exhaustivité. À vous de savoir trancher et vous positionner, pour avoir un projet clair pour un public clairement défini. De la réponse à ces questions (quel projet pour quel public ?) découleront :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- une terminologie (tout public ou d'un domaine spécialisé) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- des contenus ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- une forme ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que la formulation du projet est adéquate pour le public cible ? Attention à ce dernier élément :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* trop spécifique, vous allez passer à côté d'un auditoire qui pourrait être malgré tout intéressé par vos propos, voire contribuer à votre démarche ;&lt;br /&gt;
* trop large, vous allez susciter des attentes vis-à-vis d'un lectorat qui, finalement, n'y trouvera pas son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, le fond et la forme doivent se retrouver, la seconde au service du premier, afin de donner des éléments d'appréciation, non verbaux, pour que votre cible puisse se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2. Valorisation des compétences transversales===&lt;br /&gt;
La démarche ePortfolio se concentre sur les compétences. Le résultat final, issu de votre démarche, doit permettre au public-cible de reconnaître vos atouts socio-professionnels, de pouvoir vous citer sur les thématiques que vous développez dans cette vitrine, de vous contacter sur les sujets qui sont au cœur de votre activité et/ou de vos préoccupations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définition des compétences génériques :'''&lt;br /&gt;
* compétences génériques signifie compétences de savoir-être. On parle aussi de compétences transversales (en anglais ''soft skills'' ou ''key compétences''). Elles sont utiles quel que soit votre métier ; savoir négocier, communiquer, s'organiser, gérer des conflits, finaliser sont des compétences génériques ([[Internet, moteur de formation toute sa vie|voir aussi l'article « Internet, moteur de formation toute sa vie »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des exemples de compétences génériques pour que vous puissiez évaluer celles que vous pratiquez le mieux et celles que vous souhaitez valoriser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''conseil d'auto-évaluation :''' pour vous auto-évaluer au mieux, il est utile de demander à d'autres (collègues, autres participants à la session de création d'ePortfolio) de valider votre perception de vos propres compétences génériques. Ceci vous permet de confronter votre analyse avec celle de ceux qui vous entourent. C'est le principe de validation « par les pairs » ;&lt;br /&gt;
* '''procédure de valorisation :''' une procédure simple consiste à visiter les pages internet listant ces compétences et copier celles pour lesquelles vous vous considérez comme très compétent. Contextualisez les compétences que vous souhaitez valoriser dans votre ePortfolio sous forme de récits d'expériences. Par exemple si vous savez repérer l’information, la regrouper et l'organiser en utilisant la technologie et les systèmes d’information appropriés, vous pouvez réaliser un récit d'expériences ;&lt;br /&gt;
* '''liste de vérification finale pour les compétences transversales :''' lors de la rédaction des articles de votre ePortfolio, vous avez procédé à l'identification et à la mise en forme de vos compétences générales/transversales. Vous avez ensuite développé la description de ces compétences dans vos différents articles. Vérifiez que toutes vos compétences sont bien représentées et évaluez la manière dont vous les avez présentées. Pour cela, mettez-vous dans la peau de votre lecteur en vous posant les questions suivantes : « Si je ne connaissais pas cette personne (vous-même !), cet ePortfolio me permettrait-il de mieux l'appréhender ? Aurais-je envie de coopérer avec cette personne ? Qu'est-ce qu'elle a de spécial, unique ? Cette personne peut-elle apporter une réponse claire à mes préoccupations, mes besoins ? » Pour réaliser cet exercice d'évaluation, vous pouvez bien sûr faire appel à un camarade, qui aura sans doute une vision plus objective que la vôtre des qualités et défauts globaux de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Aide pour vérifier si votre ePortfolio présente bien vos compétences transversales :'''&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont listées.&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont valorisées.&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont rattachées à des exemples de réalisation ou d'engagement.&lt;br /&gt;
* Mes compétences sont hiérarchisées : le lecteur sait quelle est ma spécialité, quelles sont mes compétences transversales. Il sait pour quelles tâches ou missions il peut faire appel à moi.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3. Valorisation des compétences spécifiques (métier)===&lt;br /&gt;
Les compétences spécifiques sont les compétences liées à votre métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Justification de mes compétences dans le domaine de spécialité ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- emploi du vocabulaire adapté au domaine de spécialité ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- exemples de réalisations dans le domaine ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- précision suffisante sur mes apports dans le domaine ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- liens avec d'autres individus ou organisations actifs dans le domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez indiquer clairement quels sont vos domaines de spécialité, qu'il s'agisse de spécialités professionnelles ou de spécialités personnelles. Vous indiquerez la manière dont vous avez acquis des compétences dans ce domaine : formation initiale, formation continue, engagement associatif, lectures, participation à des projets collectifs... Soyez concret, sans tomber dans une profusion de détails. Exprimez précisément la nature de vos tâches et missions, leurs résultats. Mentionnez les personnes et/ou organisations avec lesquelles vous avez collaboré et la nature de ces collaborations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grandschema.jpg|600px|vignette|centre|Copyright Julien Poulain sous LAL (Artlibre.org)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4. Forme===&lt;br /&gt;
*'''Qualités rédactionnelles globales''' qui sont utiles à développer pour un ePortfolio :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- vocabulaire et ton adaptés à la cible visée, le lexique et la sobriété étant les atouts les plus certains ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- cohérence du style et du message entre les divers articles identitaires ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- usage de formules neutres afin d'éviter l'obligation de mises à jour trop fréquentes ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- fluidité du texte, avec des phrases agréables à lire et pas trop longues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans chaque article, vous avez tout intérêt à avoir un titre attractif, une orthographe irréprochable (il existe des correcteurs y compris pour la correction sur un navigateur web), mais aussi une illustration visuelle, des chapitres, des liens contextuels.... Alors pourquoi ajouter un critère global au niveau rédactionnel ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce que, au même titre que le chauffeur de véhicule est passé du stade de métier (le chauffeur) au stade de fonction (je conduis un véhicule pour aller au travail), le métier de journaliste est en train de devenir une fonction aussi utile pour tout individu, qui sera de plus en plus fréquemment et naturellement amené à publier les résultats de son travail (personnel, associatif ou professionnel) sur internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ce n'est pas dans un article, mais dans l'ensemble de la production que cet article sera évalué par les visiteurs de votre site. Vos qualités rédactionnelles globales s'exprimeront dans votre capacité à prendre du recul et à produire un site globalement cohérent au niveau rédactionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs, permettra que les pages de votre site soient mieux visitées. Car le sommaire devrait afficher au moins des titres ou des résumés de titre sur toutes les pages des articles de base. Ce sommaire doit présenter des mots-clés cohérents par rapport aux articles de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple 1, très cohérent mais peu original : nouveautés, préférences, histoire, quotidien, avenir, contact, sources d'informations.&lt;br /&gt;
Exemple 2, un peu moins cohérent mais plus original : blog, j'aime, ma situation, histoire passée, la futurologie, pour me joindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le vocabulaire et le ton ont tout intérêt à être adaptés au public que vous souhaitez toucher prioritairement. Si vous visez tout type de public, l'usage de formules standard n'est pas suffisant. Il est essentiel de mettre un peu de personnalité et d'originalité afin de toucher le lecteur. Vous pouvez par exemple utiliser des techniques rédactionnelles standard, telles que le questionnement initial (qui pose une hypothèse ou suscite une interpellation), l'énumération, l'insertion de récits et d'histoires captivant l'attention, etc. Travaillez aussi votre lexique : utilisez un vocabulaire adapté aux sujets traités (exemple : nommez précisément des outils et procédures appartenant à un domaine technique particulier) et évitez le recours systématique à des mots trop vagues ou « fourre-tout », tels que les verbes avoir, être, représenter, venir (...), les adjectifs les plus communs tels que beau, grand, génial... N'abusez pas des expressions à la mode, des tics de langage, dont le succès peut passer très vite (cool, top, délire, vachement). &lt;br /&gt;
* L'usage de formules neutres permet d'éviter que vos rédactions soient passées de date (obsolètes) trop rapidement : J'ai 24 ans &amp;gt; Je suis né-e en 1984 ; J'habite depuis deux ans en Belgique &amp;gt; Je réside en Belgique depuis 2007. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Votre rédaction doit être globalement fluide dans les articles, ce qui passe entre autres choses, par des phrases courtes (surtout si vous n'avez pas un goût particulier pour la rédaction) et une structuration claire des textes en paragraphes. N'hésitez pas à insérer des titres et sous-titres dans vos articles, ils guident la lecture et mettent en évidence les articulations des textes. N'oubliez pas qu'un article ne s'écrit jamais en une seule fois...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en faisant et refaisant que vous parviendrez à l'expression juste. N'hésitez donc pas à reprendre vos articles publiés, si vous pensez pouvoir y apporter des améliorations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Ergonomie, graphisme et esthétique''':&lt;br /&gt;
** la navigation dans mon ePortfolio est facile ;&lt;br /&gt;
** les couleurs et l'agencement visuel adoptés procurent l'impression souhaitée ;&lt;br /&gt;
** tout le monde peut accéder à mon site, y compris les personnes ayant des difficultés de lecture. Lors des travaux d'élaboration de votre ePortfolio, vous avez pris connaissance des règles et bonnes pratiques d'édition de site internet.&lt;br /&gt;
** les renseignements importants doivent être accessibles dès la page d'accueil. Utilisez pour cela des onglets ou des barres de menu latérales ;&lt;br /&gt;
** si vous rédigez régulièrement des billets d'actualité, pensez à les regrouper en catégories thématiques, permettant ainsi au lecteur d'accéder à des articles anciens, qui ne figurent plus en page d'accueil ;&lt;br /&gt;
** choisissez des couleurs, des polices, une structuration des pages conformes à l'impression que vous souhaitez produire sur vos lecteurs, et en accord avec les compétences que vous valorisez dans vos articles. Pensez à formater vos images pour internet, en réduisant la taille et le poids. Pensez aux personnes souffrant de handicaps rendant difficile la lecture à l'écran : ne jouez pas de manière excessive sur les contrastes (par exemple texte noir sur fond rouge, très fatigant); choisissez une taille de police suffisante, joignez une légende à chacune de vos images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5. Cohérence===&lt;br /&gt;
Les différentes parties de l'ePortfolio sont-elles reliées par un « fil rouge » ?&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* les compétences et valeurs que j'expose sont-elles bien illustrées dans mes récits ?&lt;br /&gt;
* inversement, mes récits ne mettraient-ils pas en évidence des compétences et valeurs que j'aurais oubliées de valoriser ?&lt;br /&gt;
Les compétences que je présente sont-elles en lien avec le projet ? Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* ces compétences vont-elles bien servir mon futur socio-professionnel ?&lt;br /&gt;
* aurais-je mis en avant des compétences qui ne servent pas directement mon projet ?&lt;br /&gt;
* la combinaison de ces compétences est-elle équilibrée par rapport à mes objectifs ? N'ai-je pas de grosses carences qui pourraient nuire à mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il une cohérence entre le projet et la façon dont je le présente, d'un point de vue graphique et rédactionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* pour des ambitions internationales, des pages en anglais sont incontournables ;&lt;br /&gt;
* si l'ePortfolio porte sur des aspects créatifs et/ou artistiques, il doit lui-même en être la preuve et surtout, contenir des éléments (images, vidéos, textes...) permettant au lectorat d'être convaincu ;&lt;br /&gt;
* dans un ePortfolio de cadre dirigeant, un ton trop familier peut desservir vos objectifs.&lt;br /&gt;
* compléter par des liens sur les réseaux sociaux, comme Linkedin, montrant si possible des références et recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que l'ensemble du ePortfolio donne une impression d'unité ou de pièces juxtaposées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* le style est-il unifié (emploi du « je » ou « nous » ou du nom de l'entreprise dans les phrases, usage des temps, de l'infinitif...) ?&lt;br /&gt;
* la mise en page (police de caractères, alignement, disposition) est-elle harmonisée d'une page à l'autre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Extraits du ''guide ePortfolio'' de la fondation Ynternet.org, travail collaboratif mené depuis 1999, objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique, pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=15884</id>
		<title>L'identité numérique</title>
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				<updated>2015-06-18T13:40:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22identit%C3%A9+num%C3%A9rique%22 Identité numérique], double numérique, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22m%C3%A9dias+sociaux%22 médias sociaux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/profil profil], mise à jour, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ereputation eRéputation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22  données personnelles], cookies, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+continue%22 formation continue]''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: ''Je mets mon profil web régulièrement à jour, je sélectionne avec attention les communautés virtuelles auxquelles je participe, je vérifie les traces numériques que je laisse, je veille à ne pas diffuser d'informations privées sur le web''. Qui suis-je&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Un geek passionné par tout ce qui est lié à l'informatique&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Un internaute maître de son identité numérique&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Un parano de l'informatique&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Un digital natif pour qui le web coule de source.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bonne réponse est la proposition n°2. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maîtriser son identité ==&lt;br /&gt;
Prenez un moteur de recherche, saisissez votre prénom et votre nom (ex. Jean Dubuc). Regardez le résultat&amp;amp;nbsp;: vous y verrez une série de traces numériques d'une personne, sans doute les vôtres, mélangées à des traces d'autres personnes avec le même prénom ou nom de famille. D'autres éléments existent, qui ne sont pas nécessairement disponibles via un moteur de recherche. Notamment les photos que vous avez pu déposer sur un espace sécurisé ou simplement sur le disque dur de votre ordinateur personnel ou encore les informations qui se promènent dans les bases de données de votre pays de résidence, de vos assurances, etc. En outre d'autres informations ne sont pas référencées par les moteurs de recherche. Il s'agit du web invisible, par exemple les informations vous concernant stockées dans les bases de données des sites (par exemple, résultats sportifs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des informations publiques qui vous concernent, au même titre que l'ensemble des informations relatives à une organisation ou un groupe : c'est ce que l'on appelle l'''identité numérique''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais finalement, en quoi cela peut-il nous être important ? Sommes-nous malades de l'ego au point de vouloir absolument tout contrôler de notre réputation et de savoir tout ce qui se dit de nous, sur le web ou ailleurs ? Non. Les enjeux sont plus subtils, plus profonds et, finalement, plus sains. Il s'agit de choisir si l'on veut que son identité soit définie par d'autres ou par soi-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la première page du résultat d'un moteur de recherche est un profil nourri d'éléments que vous maîtrisez, vous aurez simplement permis à ceux qui souhaitent en savoir plus sur votre identité d'être aiguillés vers quelque chose que vous cautionnez. Cette démarche est la même que celle que vous adoptez lorsque vous rencontrez les gens en face à face. Un profil web c'est l'équivalent d'une page officielle, d'un choix volontaire de se profiler plutôt que de se laisser profiler par d'autres. Fichez-vous, avec tact et conscience, plutôt que de vous laisser ficher !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'identité numérique, on distingue trois parties: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# '''L'ePortfolio''', CV 2.0 qui devrait avoir une place centrale. La majorité des internautes gèrent parfois un ePortfolio sans le formuler ainsi: ils créent une page Facebook, un compte LinkedIn ou Viadeo, publient leur CV sur un site perso, créent un blog et un espace photo. Réunir toutes ces informations sur une personne c'est permettre consulter son passé, son présent, savoir comment le contacter, comprendre quels sont ses réseaux, ses sources d'informations et ses activités. Or c'est justement ça, un ePortfolio ! &lt;br /&gt;
# '''Les données privées''', par exemple votre numéro de carte bancaire, vos lettres rédigées et sauvegardées sur votre ordinateur personnel, votre fichier d'adresse, vos habitudes commerciales, vos centres d'intérêt, etc. &lt;br /&gt;
# '''Les données non-maîtrisées''', qui constituent aussi votre réputation, c'est-à-dire tout ce que les autres laissent comme trace à votre sujet, et que l'on ne peut pas maîtriser (par exemple la trace de votre participation à un événement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le double numérique ==&lt;br /&gt;
En 2013, Google contrôle plus de 65% de la publicité en ligne dans des pays comme les Etats-Unis et la France. « Cette situation de quasi-monopole lui permet de mieux contrôler nos réactions et d´adapter encore mieux ses services en ciblant notre « double numérique ». C´est en effet la publicité qui fait vivre des géants comme Facebook et Google. Les cookies, ou logiciels espions, traquent notre comportement au fur et à mesure de nos navigations. C´est pourquoi nous sommes de plus en plus assaillis par des offres publicitaires ciblées lorsque nous naviguons sur le Web. Notre « double numérique » s´étoffe dans les fiches de données personnelles possédées par ces géants, elles sont constamment affinées à chaque navigation. C´est un peu comme si vous vous baladiez dans la rue en laissant des traces visibles très longtemps, avec quelqu´un qui vous suit et note tous vos faits et gestes, pour vous proposer ensuite des offres commerciales adaptées… » &amp;lt;ref&amp;gt; Jacques Henno, [http://www.ouvertures.net/jacques-henno-nous-sommes-devenus-les-esclaves-de-google-facebook-et-apple/ ''Nous sommes devenus les esclaves de Google, Facebook et Apple''], interview par Pryska Ducoeurjoly, 5 avril 2012, [http://www.ouvertures.net www.ouvertures.net].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Se profiler==&lt;br /&gt;
Pour devenir un «&amp;amp;nbsp;netizen&amp;amp;nbsp;», un citoyen du Net, première étape logique&amp;amp;nbsp;: partager avec la communauté des internautes certaines informations sur vous. Se profiler, c'est donc réaliser des sortes de fiches. Les fiches sont généralement utiles si vous les produisez spontanément, sans vous inscrire dans un cadre fixé par un gouvernement ou par une entreprise de services. Vous devez garder le contrôle entier et inconditionnel de votre profil. C'est le cas dans les ''médias participatifs''. Personne ne doit pouvoir modifier ou manipuler votre profil sans connaître votre mot de passe. C'est le cas sur les communautés virtuelles (CoVi) animées par la fondation Ynternet.org et dans d'autres réseaux citoyens. Vous créez un compte dans une CoVi. Puis vous présentez des preuves de vos contributions à la société. Pour cela vous réalisez un édito et des articles, avec textes et images modifiables à tout moment. Il s'agit de répondre à la question&amp;amp;nbsp;: ''qui êtes-vous&amp;amp;nbsp;?'' Vous le faites progressivement, sur des années, et à votre manière&amp;amp;nbsp;: poésie, histoires, faits, rapports, conseils… Vous distinguez profil public et profil privé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, trois items-clés&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# ''Cadre social''&amp;amp;nbsp;: quel est votre foyer, votre origine, votre éducation, votre réseau social (amis, collègues, connaissances, etc.)&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
# ''Légende personnelle''&amp;amp;nbsp;: votre raison d'être sur la planète, votre engagement volontaire, choisi librement, pour rendre la vie autour de vous plus agréable, pour être un peu plus en harmonie avec votre environnement&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
# ''Projets'' : quels sont vos ambitions, vos passions, vos espoirs&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite vos références essentielles. Ce sont des documents attachés et des liens qui vous permettent de présenter vos références essentielles du moment&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quel genre de musique écoutez-vous, quels livres lisez-vous, qu'avez-vous vécu de marquant&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quels sont vos pôles d'intérêts dans la vie&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quels sont vos forces et vos faiblesses&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quel est votre souvenir le plus agréable&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Quel est souvenir le plus pénible&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce qui vous énerve le plus&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* Qu'est-ce que vous proposez aux internautes qui visiteront votre profil sur le Web&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
* ''Qu'est-ce qui vous représente le mieux&amp;amp;nbsp;? ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la réputation : calomnie et diffamation  ==&lt;br /&gt;
Dans tout pays démocratique, chacun est légalement en droit d'exprimer une opinion sur une autre personne, pour autant que cette opinion ne soit pas calomnieuse, ni diffamatoire. La limite est déterminée par la loi et précisée par la jurisprudence, mais il est parfois difficile de déterminer la limite entre liberté d'expression et discrimination. En cas de doute, n'hésitez donc pas à demander conseil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Exemples&amp;amp;nbsp;:'' «&amp;amp;nbsp;Je trouve que cette entreprise ou cette personne n'est pas correcte&amp;amp;nbsp;» est une opinion, même si elle n'est pas étayée, il ne s'agit pas de diffamation. En revanche, « cette personne fréquente un club de mafieux qui n'hésite pas à enfreindre la loi » peut être considéré comme de la diffamation ou de la calomnie s'il n'existe aucune preuve légale de cette assertion. Il est toutefois acceptable de dire que « Vito Corleone est un célèbre mafieux » (puisqu'il a été condamné plusieurs fois sur la base de ce chef d'accusation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une inspiration : ''la recette du corps humain'' de Bernard Werber  ==&lt;br /&gt;
« Nous, humains, sommes tous très proches, nous savons au fond qui nous sommes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout est inscrit dans le moindre fragment de vous. Il est même possible d'y percevoir les traces de vos ancêtres. Dire qu'il a fallu des milliers de gens qui ne meurent pas trop jeunes, qui s'apprivoisent et s'accouplent pour arriver à votre naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, j'ai l'impression de vous voir en face de moi. Non, ne souriez pas, restez naturel. Regardez profondément en vous. Vous êtes beaucoup plus que vous ne le croyez. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seulement un nom et un prénom et une histoire sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes&amp;amp;nbsp;: 71&amp;amp;nbsp;% d'eau claire, 18&amp;amp;nbsp;% de carbone, 4&amp;amp;nbsp;% d'azote, 2&amp;amp;nbsp;% de calcium, 2&amp;amp;nbsp;% de phosphore, 1&amp;amp;nbsp;% de potassium, 0,5&amp;amp;nbsp;% de soufre, 0,5&amp;amp;nbsp;% de sodium, 0,4&amp;amp;nbsp;% de chlore. Plus une belle cuillère à soupe d'oligoéléments divers&amp;amp;nbsp;: magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, bromure, fluor ou encore silicium. Et une pincée de cobalt aluminium, molybdène, plomb, étain, titane ou encore bore. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà la recette de votre existence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles. Et ils sont répartis ailleurs que dans votre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans, votre phosphore vous rend solidaire des allumettes et votre chlore est semblable à celui qui sert à désinfecter les piscines. Mais vous n'êtes pas que ça. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes une cathédrale chimique, un jeu de construction faramineux avec des dosages, des équilibres et des mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes formées d'atomes, de particules, de quarks et de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles et électroniques d'une subtilité qui vous dépasse. D'une subtilité qui vous dépasse&amp;amp;nbsp;? Pas sûr. Si vous avez réussi à trouver ce document, c'est que vous êtes malin et que vous connaissez déjà beaucoup de choses du monde. Qu'avez-vous fait de ce savoir&amp;amp;nbsp;? Peut-être une révolution&amp;amp;nbsp;? Peut-être une évolution&amp;amp;nbsp;? Peut-être rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, installez-vous un peu mieux pour lire. Tenez votre dos droit, respirez plus amplement. Décontractez votre bouche. Inspirez-vous de l'énergie universelle. Tout cela, tout ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace ne sert pas à rien. Vous ne servez pas à rien. Votre vie éphémère a un sens, elle ne mène pas nulle part. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Tout a un sens. Ce n'est pas un hasard si vous êtes là en train de lire. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respirez amplement, détendez vos muscles, ne pensez plus à rien d'autre qu'à l'univers dans lequel vous n'êtes qu'une infime poussière. Imaginez le temps en accéléré. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pfout, vous naissez, éjecté de votre mère comme un vulgaire noyau de cerise. Tchac, tchac, vous vous empiffrez de milliers de plats multicolores transformant ainsi quelques tonnes de végétaux et d'animaux en excréments. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pif, vous êtes mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'avez-vous fait de votre vie&amp;amp;nbsp;? Pas assez&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faites quelque chose, n'importe quoi, de tout petit même, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouvez pourquoi vous êtes né. Quelle est votre minuscule mission&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Vous n'êtes pas né par hasard.'' » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_cyberd%C3%A9pendances_et_comment_les_combattre&amp;diff=15883</id>
		<title>Les cyberdépendances et comment les combattre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_cyberd%C3%A9pendances_et_comment_les_combattre&amp;diff=15883"/>
				<updated>2015-06-18T13:33:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''cyberdépendance, servitude volontaire, jeux vidéo, réseau social.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
'''1990&amp;amp;nbsp;: Claude est une jeune fille de 17 ans'''. Elle passe ses soirées et son temps libre dans les centres commerciaux. Entre deux conversations avec ses copines, elle s'achète des vêtements et contemple dans les vitrines toutes sortes d’objets extravagants. Elle grignote sur le pouce, téléphone à sa cousine en observant de loin la paire de chaussures fluo de ses rêves&amp;amp;nbsp;: son aire de jeu, c’est la ville. Ses parents s’inquiètent de la voir traîner dans les rues. Les experts y décèlent le signe d’une probable dépendance à la consommation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''2011&amp;amp;nbsp;: Claude est un jeune homme de 17 ans'''. Il passe ses soirées et son temps libre sur le web. Entre deux conversations sur les réseaux sociaux, il s’achète des vêtements en ligne et regarde, toujours en ligne, une quantité astronomique de vidéos extravagantes. Il mange devant son écran, téléphone devant son écran et depuis peu s’endort devant ce même écran&amp;amp;nbsp;: son aire de jeu, c’est la webosphère. Ses parents s’inquiètent de le voir passer des heures sur son ordinateur. Les experts y décèlent le signe d’une probable cyberdépendance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des cas semblables à ceux de Claude 1990 et Claude 2011, il en existe des millions, qui concernent tous les âges et niveaux sociaux. Moins directement destructrices que la dépendance à l’alcool, aux médicaments ou aux drogues dures, la dépendance à la consommation et la cyberdépendance n’en représentent pas moins des sources d’inquiétude légitimes. À examiner, si possible, sans paniquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maître ou esclave du numérique ?  ==&lt;br /&gt;
On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. De tout temps, et même avant Rimbaud, la jeunesse fut rebelle. Chaque nouvelle génération introduit avec elle son lot de surprises et d’innovations, sur fond d’évolution technologique et d’inquiétude des générations précédentes. Ainsi, le téléphone, le stylo à bille, la télévision, ont-ils été décriés, comme le sont aujourd’hui les jeux vidéo, qui ont pourtant connu de considérables évolutions depuis la fin des années 1980. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et quand bien même la moyenne d’âge des joueurs tourne désormais autour de 35 ans, les jeux vidéo restent souvent stigmatisés, notamment les plus violents. Jugés responsables de tous les troubles et maux de l’adolescence, ils encourageraient les comportements asociaux, le mal-être, l’agressivité et plus globalement la violence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les jeux vidéo sont si attrayants, c’est que, loin d’exclure, ils offrent à leurs pratiquants la possibilité de communiquer avec d’autres joueurs partageant la même passion. Les jeux en ligne les plus populaires sont d’ailleurs ceux qui privilégient les moyens de communication – ceux dans lesquels il faut, pour gagner, s’allier à un groupe. La socialisation est au cœur de ces jeux qui participent à la formation de l’esprit critique par l’émulation et même, potentiellement, à l’éclosion de la personnalité grâce à la diversité qui les constitue par essence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre ''Maîtres ou esclaves du numérique'', Benoît Sillard met en lumière les compétences souvent antagonistes susceptibles d’être développées dans ce champ théoriquement ludique&amp;amp;nbsp;: coordination et compétition, concentration et détente, combativité et partage, répétition et motivation, apprentissage et plaisir, isolement et ouverture. Le web propose du reste aux internautes les activités les plus variées, accessibles en un clic – vidéos, jeux virtuels, réseaux sociaux, courriels, blogs, wikis, sites pornographiques, messageries instantanées – et une information de plus en plus interactive. Dans ce nouveau monde, pour trouver il faut chercher, participer, poser des questions, autrement dit développer ses compétences ''netoyennes''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Porter un grand intérêt aux jeux vidéo ou à internet n’est donc pas en soi déraisonnable. Il est tout à fait possible de s’épanouir en pratiquant une activité numérique plaisante. Attention cependant à ne pas devenir esclave de ladite activité et à ne pas vendre son âme contre, par exemple, une nouvelle actualisation de sa page Facebook&amp;amp;nbsp;! Le passage de l’intérêt bien compris à l’obsession incontrôlable se fait en général de manière anodine et inconsciente&amp;amp;nbsp;: on commence par s’intéresser à internet, à y développer des capacités connexes puis on plonge dans cet univers hors-norme, devenu source de satisfaction voire d’affection. Au risque de transformer internet en échappatoire à la vie réelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment sortir d’une cyberdépendance ?  ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cyberdépendance n’est pas aisée à combattre. Allumer l’ordinateur, naviguer sur le web, obtenir des réponses rapides&amp;amp;nbsp;: ce sont des actes simples et immédiatement réalisables. Internet offre une palette de services numériques instantanément accessibles qui occultent d’autres activités bien réelles, parfois plus bénéfiques. De nombreux experts recommandent ainsi à l’utilisateur de démarrer une nouvelle activité – sportive, musicale, culturelle – à proximité de son lieu de résidence afin de réduire les risques de paresse ou de découragement. Ils préconisent également, en une fructueuse synthèse, l’application dans la vie réelle des idées et comportements appris dans le cyberespace. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
« La dépendance peut toujours revenir, l’essentiel est de la prévenir. »&amp;lt;ref&amp;gt;Proverbe Zen.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cyberdépendance mondiale ==&lt;br /&gt;
1990&amp;amp;nbsp;: Claude prend le train, les écouteurs de son walkman jaune rivés à ses oreilles. De loin, elle aperçoit un agent des chemins de fer qui s’apprête à abaisser un levier pour aiguiller le train sur les bons rails. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2011&amp;amp;nbsp;: Claude prend le train, les écouteurs de son smartphone rivés à ses oreilles. Il n’aperçoit pas d’agent des chemins de fer en action auprès des rails&amp;amp;nbsp;: tout est informatisé. Les responsables du trafic aiguillent les trains depuis leur bureau, en quelques clics. Parfois même l’automatisation leur évite d’intervenir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les structures sociétales s’appuient aujourd’hui sur de nouvelles aires de coordination des efforts, totalement dépendantes du numérique. Une part de plus en plus importante des activités de notre vie quotidienne est ainsi gérée par l’informatique. Difficile à ce stade, de revenir en arrière&amp;amp;nbsp;: d’abord parce qu’internet est devenu, qu’on le veuille ou non, le premier outil de cohésion sociale disponible et, ensuite, parce qu’il n’y a pas d’alternative. D’où une nouvelle dépendance, incontestable&amp;amp;nbsp;: la cyberdépendance collective. En parallèle à toute augmentation de la qualité des services accessibles, du confort mais aussi de la complexité et des risques associés, il devient manifestement nécessaire de mettre en place des garde-fous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=15882</id>
		<title>Bruits et autres pollutions du cyberespace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=15882"/>
				<updated>2015-06-18T13:28:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arnaque arnaque], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/spam spam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pourriel pourriel], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/scam scam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lettre+de+J%C3%A9rusalem%22 lettre de Jérusalem], canular, virus, malware, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/phishing phishing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hamme%C3%A7onnage hameçonnage], marketing, confidentialité.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Les chaînes de lettres ==&lt;br /&gt;
Les ''chaînes de lettres'' (''chain letters'' en anglais) sont des messages qui circulent entre connaissances (amis, collègues) ou au sein de listes de discussions. Les contenus en sont variables, mais ils ont pour particularité contraignante d’enjoindre le destinataire à faire suivre ledit message à un maximum de contacts dans son carnet d’adresses. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit le plus souvent de messages alarmistes, de révélations fracassantes, de dénonciations d'actes répréhensibles, fréquemment aussi d’appels à l'aide ou de jeux-concours. Ils en appellent à la solidarité des internautes (dont vous faites partie) et à leur promptitude à agir en faisant circuler l'information. Certains messages font ainsi plusieurs fois le tour d'internet, pour refaire surface, parfois quelques années plus tard, avec en général un contenu identique voire légèrement modifié. Il convient ici d’éviter l'acte impulsif, principalement sous le coup de l'émotion, qui conduit à obéir aux injonctions de l’expéditeur. Les chaînes de lettres sont souvent utilisées pour amasser le plus d'adresses courriels possibles, qui serviront à diffuser de la publicité en masse, ou pis encore, des virus ou des malwares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Comment débusquer facilement un canular ? ====&lt;br /&gt;
Certains éléments devraient théoriquement figurer dans un message alarmiste digne d’être pris au sérieux. Ainsi, on vérifiera si le courriel propose des références vérifiables, une adresse de site internet de soutien officiel, des contacts téléphoniques ou la référence à des personnes aisément identifiables. La plupart du temps, ces informations font défaut. Il existe par ailleurs des sites web qui se sont spécialisés dans les canulars du net (voir les références) et recensent, sur un mode participatif, la plupart de ces arnaques. Avant de cliquer sur l'icône ''transférer'' de votre logiciel de messagerie électronique, posez-vous donc les questions évoquées ci-dessus et consultez au moins l’un de ces sites spécialisés. Vous éviterez ainsi de participer à la pollution de l'espace informationnel qu'est internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Compilation pastiche de chaînes de lettres et canulars ====&lt;br /&gt;
Bonjour. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont envoyé des chaînes de courriels pendant toute l’année 2011 car, grâce à votre bonté&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
# J’ai lu 170 fois qu’Hotmail allait supprimer mon compte dans les prochaines semaines&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# J’ai accumulé environ 3&amp;amp;nbsp;000 ans de malheur et je suis mort plusieurs fois à cause de toutes les chaînes que je n’ai pas transférées&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Quand je sors de chez le garagiste, je ne regarde personne, car j’ai peur qu’il (ou elle) m’emmène dans un motel, qu’il (ou elle) me drogue et m’enlève un rein pour le revendre sur eBay&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# J’ai versé toutes mes économies sur le compte d’Amy Bruce, une pauvre petite fille qui a été hospitalisée plus de 7&amp;amp;nbsp;000 fois (curieusement, Amy Bruce, depuis 1995, a toujours 8 ans)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Mon téléphone cellulaire Nokia gratuit n’est jamais arrivé, pourtant je croyais que Microsoft et Bill Gates les distribuaient parce qu’il y en avait trop&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# J’ai inscrit mon prénom parmi 3&amp;amp;nbsp;000 autres sur une pétition et j’ai peut-être sauvé ainsi une espèce menacée d’écureuil nain à poil dur en Biélorussie orientale&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Je connais la recette pour ne plus être seul en amour&amp;amp;nbsp;: il suffit d’écrire le prénom d’une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le postérieur en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’une Renault 5GT turbo (pas facile de trouver une R5 à Montréal, croyez-moi&amp;amp;nbsp;!)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# J’ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du Dalaï-lama et j’ai accumulé du bonheur pour les 4 690 prochaines années&amp;amp;nbsp;au moins (qui compenseront peut-être les 3&amp;amp;nbsp;000 ans de malheur récoltés plus haut)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Je n’oublie pas les 50 jours et nuits passés à scruter mon écran pour guetter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus dont même Microsoft, Mac Affee, Norton Symantec et Cie étaient incapables de fournir l’antidote et qui, non content de bousiller mon disque dur, risquait au passage de scrapper mon système de son, ma télé HD, ma cafetière et ma rôtisseuse verticale ;&lt;br /&gt;
# Si vous n'envoyez pas ce courriel dans les dix secondes à au moins 8 500 personnes, un dinosaure venu de l’espace viendra dévorer toute votre famille demain à 17h30&amp;lt;ref&amp;gt;Tu as intérêt à y être, tu verras ça arrivera.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bruits et pollutions courants  ==&lt;br /&gt;
Comme dans l'Amazonie, on trouve sur Internet aussi des serpents, moustiques et araignées. Pour profiter du paysage avec délectation et sans piqûre ni morsure, voici un petit guide des créatures locales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Types de courriel '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Pourquoi vous&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Dans quel but&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les spams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité massive au moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Se munir d'un logiciel anti-spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les scams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous arnaquer.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux type ''newsletters'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous avez sans doute souscrit un abonnement volontairement (''opt in'' actif) ou involontairement (''opt in'' passif).&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| La newsletters permet aux sites lucratifs de transmettre leurs nouveautés rapidement et à moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Décider si les informations vous intéressent ou non. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous désabonner (''opt out'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux à intention réelle de nuire, type ''phishing'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pourquoi pas&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Usurper votre identité et voler vos coordonnées bancaires.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler la présence du cadenas dans la barre de recherche. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Tagger le courriel comme indésirable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les chaînes de lettres '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| C’est sans doute un ami au grand cœur qui vous les a transmises.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité, diffusion de virus ou malware.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler les informations et ne pas transférer le courriel.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
Dans la vie quotidienne, pour éviter de nous faire gruger, nous avons développé des qualités qui ont fini par devenir des automatismes&amp;amp;nbsp;: bien contrôler le retour de monnaie après un paiement, comparer les prix pratiqués dans plusieurs magasins et vérifier l’état de la marchandise avant une acquisition. L’arnaque existe, nous le savons et l’évitons (en général) avec aisance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'arrivée du numérique a ouvert de nouveaux horizons aux abus en tout genre. L’arnaque existe aussi sur le Web. Promenons-nous dans les bois virtuels pendant que le loup n'y est pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La curiosité est (parfois) un vilain défaut  ==&lt;br /&gt;
''« L'ingénierie sociale est un terme &amp;quot;fourre-tout&amp;quot; qui désigne l'ensemble des ruses psychologiques utilisées pour encourager les internautes à diminuer leur niveau de vigilance et de sécurité sur la toile. Elles sont employées notamment pour les inciter à ouvrir des pièces jointes dans les courriels, cliquer sur un bouton, suivre un lien, ou remplir un formulaire avec des informations personnelles sensibles. »''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.infinigate.ch/fileadmin/user_upload/CH/Data/Sophos/whitepapers/fr/Sophos-security-threat-report-2011-wpfr_FR.pdf ''Rapport Sophos 2011 sur les menaces à la sécurité''], p. 7.&amp;lt;/ref&amp;gt;. L’ingénierie sociale se nourrit des émotions humaines et met à profit la kyrielle de technologies modernes disponibles afin de susciter la curiosité de l’utilisateur. Celui-ci, mené par son désir de découvrir ce qui se cache derrière tel lien ou pièce jointe, en oublie la prudence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’entreprise du pourriel  ==&lt;br /&gt;
Un spam ou pourriel est un courriel non désiré, expédié par une entreprise commerciale qui vante les mérites d’un produit ou d’un service. 3,4 millions de courriels sont envoyés dans le monde chaque seconde, soit 107 000 milliards par an. Plus de trois quarts d’entre eux sont des spams. Vente de Viagra, casino à prix cassé… Leur raison d’être&amp;amp;nbsp;? Les milliers de dollars qu’ils génèrent. Cette catégorie de courriel propose généralement un lien direct vers la page dédiée à la vente. 31&amp;amp;nbsp;% des spammés cliquent sur ce lien, et 3,1&amp;amp;nbsp;% d’entre eux achètent le produit ou le service proposé… C’est en partie à cause de ce taux de réussite confortable que le phénomène du spam ne s’épuise pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un néophyte pensera qu'il lui suffit de répondre à son interlocuteur (présumé) qu'il ne désire plus recevoir ses sollicitations. Erreur&amp;amp;nbsp;! Les auteurs de tels méfaits se frottent les mains car ces réactions attestent qu'il y a bien un interlocuteur derrière l'adresse en question. Ils conservent alors d'autant plus précieusement l’adresse en question en prévision d’usages ultérieurs (de nouveaux spams ou la revente de fichiers d'adresses validées). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter les attaques juridiques, il arrive fréquemment que les annonceurs publicitaires fassent appel à des spammeurs agissant depuis des territoires où la législation ne reconnaît pas le spam comme illégal, faute d'un code pénal assez rigoureux, parfois par pur laxisme, à moins que ces pays n’aient d’autres urgences politiques à affronter. De tels envois sont profondément malhonnêtes (ils jouent sur la naïveté de l’utilisateur) et pollueurs (en raison de l’énergie dépensée pour l’envoi et par le filtre anti-spam). Face à des perspectives financières alléchantes, ces arguments ne pèsent hélas pas lourds. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour combattre le spam, il est donc recommandé en premier lieu de ne jamais y répondre&amp;amp;nbsp;: l'auteur reçoit bien les réponses, mais ne leur réserve pas l’accueil qu’escompterait le destinataire naïf. Il arrive aussi fréquemment que l'auteur apparent (le champ expéditeur) ne soit pas du tout celui qui a expédié le message. C'est alors un «&amp;amp;nbsp;innocent&amp;amp;nbsp;» qui reçoit votre message de mécontentement et peut-être des centaines d'autres d'internautes se trouvant dans un cas analogue au vôtre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour contrer le spam, il est surtout important d'utiliser un système ''anti-spam''. De telles solutions sont parfois proposées par les fournisseurs de services d'hébergement de courriel. Les logiciels de messageries électroniques proposent également de «&amp;amp;nbsp;marquer&amp;amp;nbsp;» les messages indésirables comme tels. Ainsi, des systèmes vont déceler de manière préventive les messages susceptibles à l'avenir d'être indésirables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre ''Le Rapport Lugano'', Susan George, militante d’ATAC et citoyenne altermondialiste engagée, propose la tenue d’une réunion de délégués des principales entreprises servant les intérêts privés des groupes oligarchiques. Cette réunion aurait pour ordre du jour la définition des principaux risques susceptibles de réduire le degré de contrôle de ces multinationales sur les ressources planétaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Barlow, fondateur de l'EFF (fondation des frontières électroniques ou ''Electronic Frontier Foundation'') explique que face à cette minorité contrôlant et privatisant les ressources terrestres, Internet (cinquième pouvoir) est devenu le dernier refuge de l’esprit&amp;amp;nbsp;: le seul espace où les citoyens peuvent s’exprimer vraiment librement et former des propositions alternatives dans tous les domaines de la production et de la consommation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, à la différence des autres arnaques, plus artisanales, le pourriel se distingue par sa dimension industrielle. La minorité des puissants, inquiète de perdre une part du contrôle qu’elle exerce, s’efforce en effet de jeter le discrédit sur le nouvel outil. Avec «&amp;amp;nbsp;succès&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: la pollution du cyberespace par l’industrie du spam diminue naturellement la valeur d’usage d’Internet. Plus le spam prolifère, plus le niveau de l’information circulant sur le Web s’affaiblit, au bénéfice des pouvoirs en place. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L'impact indirect du spam  ====&lt;br /&gt;
En accroissant le risque de perte des courriels ''honnêtes'' induits par les filtres anti-spams (leur simple usage ou leur engorgement, voire leur contournement), le pourriel réduit aussi la marge d’utilisation des serveurs de courriels indépendants&amp;amp;nbsp;: il est très difficile de gérer une telle quantité de bruit numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Spam, Spam, Spam, Spam, lovely Spam, wonderful Spam  ====&lt;br /&gt;
Découvrez sur [http://www.netizen3.org www.netizen3.org] la vidéo des Monty Python intitulée [http://www.youtube.com/watch?v=M_eYSuPKP3Y ''Spam''], les comiques britanniques des années 1970. Elle a inspiré aux pionniers du numérique la dénomination anglo-saxonne du pourriel&amp;amp;nbsp;: SPAM!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Scam alias Fraude 419  ==&lt;br /&gt;
Un député au parlement du canton de Vaud, en Suisse, a été victime d’une version actualisée de cette lettre édifiante. Il s’est trouvé séquestré pendant quarante-huit heures par une bande d'escrocs et dut s’acquitter d’une rançon transférée au Togo. Attiré par une histoire montée de toutes pièces qui lui semblait plausible, et peut-être appâté par l'idée de gagner de l'argent, le député finit par confesser&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Je me suis laissé avoir par une arnaque, c'était invraisemblable&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;» Scam, arnaque nigériane, Fraude 419&amp;amp;nbsp;: autant de termes pour désigner une escroquerie bien huilée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phénomène brasse chaque année, depuis l’arrivée des technologies modernes, des milliards de dollars. Il se présente sous la forme d’un courriel dans lequel un correspondant, souvent originaire d’un pays africain explique qu’il possède un pécule sur un compte bancaire (suisse, allemand, monégasque...) de quelques millions de dollars. Il souhaite transférer cet argent, souvent acquis frauduleusement ou servant une bonne cause, sur un compte étranger existant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vous propose ainsi de faire affaire avec lui moyennant un pourcentage sur la somme totale lui appartenant. Suspendue au bout d’un fil inatteignable, aussi tentante que la carotte pour l’âne, l’offre débouche souvent sur un premier versement de la part de sa cible. Il lui est alors rapidement demandé de verser de petits montants supplémentaires pour couvrir les frais de dossier ou de transfert. Avant même d’avoir compris l’arnaque, la victime est délestée d’une partie de sa cagnotte. La transaction s'achève soit lorsqu’elle le malheureux pigeon n'a plus les moyens d'avancer les frais annexes réclamés, soit lorsqu’il se rend compte qu'il a fait l’objet d'une arnaque en bonne et due forme et jure, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L’ancêtre du Scam : lettre de Jérusalem ====&lt;br /&gt;
Ce qu'on appelle aujourd'hui ''scam'' renvoie à une très ancienne escroquerie du XVIIIe siècle. Elle portait le nom de ''Lettre de Jérusalem''. Souvent rédigées à une échelle quasiment industrielle par des détenus, ces lettres rivalisaient d'épisodes romanesques et se présentaient en général sous la forme suivante&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Monsieur, poursuivi par les révolutionnaires, M. le vicomte de ***, M. le comte de ***, M. le marquis de *** (on prenait soin de choisir le nom d'une personnalité connue et récemment proscrite), au service duquel j'étais en qualité de valet de chambre, prit le parti de se dérober par la fuite à la rage de ses ennemis&amp;amp;nbsp;; nous nous sauvâmes, nous pûmes cependant sauver un petit coffre contenant les bijoux de Madame, et 30 000 francs en or&amp;amp;nbsp;; mais, dans la crainte d'être arrêtés nantis de ces objets, nous enfouîmes notre trésor, puis ensuite nous nous déguisâmes, nous entrâmes dans votre ville et allâmes loger à l'hôtel de ***. […] Vous connaissez sans doute les circonstances qui accompagnèrent l'arrestation de mon vertueux maître, ainsi que sa triste fin. Plus heureux que lui, il me fut possible de gagner l'Allemagne, mais, bientôt assailli par la plus affreuse misère, je me déterminai à rentrer en France. Je fus arrêté et conduit à Paris&amp;amp;nbsp;; trouvé nanti d'un faux passeport, je fus condamné à la peine des fers. &amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;nowiki&amp;gt;«&amp;amp;nbsp;Dans la position cruelle où je me trouve, je crois pouvoir, sans mériter le moindre blâme, me servir d'une partie de la somme enfouie près de votre ville. Parmi plusieurs noms que nous avions recueillis, mon maître et moi, à l'hôtel, je choisis le vôtre. Je n'ai pas l'honneur de vous connaître personnellement, mais la réputation de probité et de bonté dont vous jouissez dans votre ville m'est un sûr garant que vous voudrez bien vous acquitter de la mission dont je désire vous charger, et que vous vous montrerez digne de la confiance d'un pauvre prisonnier qui n'espère qu'en Dieu et en vous. Veuillez, Monsieur, me faire savoir si vous acceptez ma proposition. Si j'étais assez heureux pour qu'elle vous convînt, je trouverais les moyens de vous faire parvenir le plan, de sorte qu'il ne vous resterait plus qu'à déterrer la cassette&amp;amp;nbsp;; vous garderiez le contenu entre vos mains&amp;amp;nbsp;; seulement vous me feriez tenir ce qui me serait nécessaire pour alléger ma malheureuse position. Je suis, [...].&amp;amp;nbsp;» &amp;lt;/nowiki&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petiteshistoires2.jpg]][http://www.mattiasleutwyler.ch ''www.mattiasleutwyler.ch'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Opt-in / opt-out  ==&lt;br /&gt;
Ce sont des spams pour certains, pour d’autres des eBulletins, plus communément appelés ''newsletters''. Que signifient ''opt-in'' et ''opt-out ''? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Opt-in  ====&lt;br /&gt;
L’utilisateur choisit explicitement et en toute conscience de donner son adresse courriel à un site (souvent commercial) pour obtenir régulièrement des informations et autres nouveautés. Le double ''opt-in ''est la variante la plus sécurisée&amp;amp;nbsp;: vous entrez votre adresse électronique dans un formulaire, puis recevez un message vous demandant de confirmer votre volonté de vous abonner à ladite liste. Enfin vous y répondez conformément aux instructions afin de finaliser votre abonnement (souvent en suivant un lien sur le Web). Sans réponse de votre part, vous ne devriez plus recevoir de messages de cet expéditeur, ce qui évite qu’un importun entre votre adresse dans le formulaire à votre insu. Seul le double ''opt-in'' est reconnu comme valide et honnête par les professionnels sérieux du marketing en ligne. Lors d’un ''opt-in'' passif, l’utilisateur choisit implicitement de faire partie de la liste de diffusion d’un site. Bien souvent, dans le formulaire d'inscription, une petite case est déjà cochée qui atteste de son accord à recevoir de futurs messages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Opt-out  ====&lt;br /&gt;
L’''opt-out'' désigne les systèmes de diffusion d'information par courriel qui vous inscrivent sur leurs listes ''a priori'' et vous laissent vous désinscrire si vous n'êtes pas intéressé par leurs informations. Là aussi, plusieurs variantes sont possibles. Lorsque l’utilisateur choisit de ne pas ou plus recevoir d’e‑mails provenant de cet expéditeur en cochant une case ou un lien allant dans ce sens, on parle d’''opt-out ''actif. En revanche, l’''opt-out ''passif ne peut s’effectuer qu’après avoir reçu les courriels non requis. Cette dernière variante est très proche du spam. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le phishing ==&lt;br /&gt;
Le ''phishing'', ou ''hameçonnage'', illustre parfaitement, dans l’environnement numérique, l’expression «&amp;amp;nbsp;mordre à l’hameçon&amp;amp;nbsp;». Vous recevez un message dont l'auteur se fait passer pour un service auquel vous pourriez avoir souscrit. Il s'agit souvent de services de banque ou de marchands en ligne à qui vous vouez généralement une grande confiance. Le message invoque un incident qui vous obligerait à vous (re-)connecter urgemment sur leur site, via un lien placé dans le corps du message. Si vous suivez le lien, votre navigateur ouvrira une page qui ressemble à s'y méprendre au site de l'organisme dont le message est censé émaner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, si vous entrez vos codes habituels (identifiant et mot de passe), vous ne serez pas connecté au site en question mais à un ''leurre'' chargé de ''moissonner'' les codes personnels pour les exploiter en usurpant les identités. Nous n'avons pas essayé de mordre à l'hameçon pour vous dire ce qui se passerait dans un tel cas. Si cela vous est arrivé, merci de prendre contact avec nous pour nous livrer votre témoignage, qui pourrait être publié dans une version ultérieure de cet article. Le ''phishing'' est une méthode très agressive qui joue entièrement sur la crédulité des utilisateurs. Voici quelques informations à connaître pour éviter d’être «&amp;amp;nbsp;pêché-e&amp;amp;nbsp;». Tout d’abord ces messages commencent quasi-généralement par «&amp;amp;nbsp;che(è)r(e) client-e&amp;amp;nbsp;» (ou autre formule du même type), au lieu d'indiquer vos nom et prénom (voire votre numéro de client ou de compte). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On veillera ensuite à entrer soi-même l’adresse URL plutôt que de cliquer sur le lien fourni. Comme celui-ci a sans doute été détourné, le risque de vol d’informations personnelles est très élevé. Les sites Web employés pour le ''phishing'' ne sont pas ceux des organismes dont ils usurpent l’identité&amp;amp;nbsp;; si vous suivez le lien fourni, vous constaterez que l'adresse URL n'est pas celle par laquelle vous accédez habituellement à ces services. Enfin, la présence d’un cadenas à côté de l'adresse URL confirmera un cryptage de la page et donc une sécurité plus grande. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple3.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple2.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petiteshistoires3.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les croque-escrocs&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.croque-escrocs.fr www.croque-escrocs.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
Les ''croque-escrocs'' sont des internautes bienveillants qui traquent les expéditeurs de scam avec patience et en simulant une grande naïveté. Leur objectif est de leur faire perdre beaucoup de temps, d'utiliser les mêmes pratiques qu'eux pour les décourager de recommencer. Mais ils ont surtout pour ambition de réussir à les démasquer et à les dénoncer. Il existe une communauté anglophone assez organisée (419eater, les mangeurs de 419)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.419eater.com www.419eater.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui propose un forum de discussion, des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans la chasse aux scammeurs et un programme de mentorat pour se faire épauler pendant ses premiers pas de mangeur de 419…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vertu de prudence  ==&lt;br /&gt;
Depuis l'arrivée d'internet, la probabilité de se faire cambrioler a été amplifiée. Attention aujourd'hui à bien considérer la nouvelle dimension qu’ont prise les réseaux sociaux&amp;amp;nbsp;: il est arrivé à certains utilisateurs de Facebook de publier sur leur mur les dates de leur absence et, surprise, de retrouver à leur retour de vacances leur habitation visitée et vidée. Il existe encore bien d’autres arnaques nouvelles et évolutives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans toute région où l'on est nouveau venu, il existe quelques codes, habitudes et réflexes de vigilance à adopter. «&amp;amp;nbsp;Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: la sagesse de Shakespeare est toujours d’actualité à l'heure du numérique. Elle rappelle l'importance de bien savoir jongler entre le risque et l’opportunité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=15881</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=15881"/>
				<updated>2015-06-18T13:18:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flames], modération, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== La fallacie, une argumentation boiteuse  ==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai&amp;amp;nbsp;? Faux&amp;amp;nbsp;? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi&amp;amp;nbsp;? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes et les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner. C’est notamment le cas lorsqu’entre en jeu le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt, en français Peur, Incertitude et Doute).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les nouveaux disciples de Socrate  ====&lt;br /&gt;
Retour en arrière&amp;amp;nbsp;: en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses ''Dialogues''. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ceux qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche les apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Les principaux arguments fallacieux ====&lt;br /&gt;
* L’argument du nombre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison.&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* L’appel à la terreur&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences...&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La flatterie&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* L’appel au ridicule (ridiculisation des arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables)&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille.&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* L’argument par l’ignorance&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète.&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La raison par forfait&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Avez-vous lu les 38 000 références que je viens de vous citer&amp;amp;nbsp;? Non&amp;amp;nbsp;? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat.&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La pétition de principe&amp;amp;nbsp;: l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. «&amp;amp;nbsp;Dieu existe car ''la Bible ''le dit. ''La Bible ''dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée.&amp;amp;nbsp;» Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le FUD, la peur pour conseil  ==&lt;br /&gt;
L’expression ''FUD'' a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, n’est plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Des campagnes déloyales  ====&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD&amp;amp;nbsp;: pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM&amp;amp;nbsp;? «&amp;amp;nbsp;Nobody ever got fired for buying IBM&amp;amp;nbsp;» (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner, vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat&amp;amp;nbsp;: une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente non plus de machine à faible valeur ajoutée mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant&amp;amp;nbsp;: certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes «&amp;amp;nbsp;fudiennes&amp;amp;nbsp;». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus ''in'' du moment : on est pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Il n'y a jamais de Flames sans Trolls  ==&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de ''flame war'' (guerre du feu) ou simplement de ''Flames'' (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle ''trolls'' en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt; [http://jargonf.org/wiki/troll Voir sur www.jargonf.org/wiki/troll]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Comment désamorcer un troll ?===&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des «&amp;amp;nbsp;classiques&amp;amp;nbsp;» du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une ''flame''&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com www.koreus.com]. Vidéo [http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html ''Internet bridge troll''], College Humor.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Cyberbullying&amp;diff=15880</id>
		<title>Cyberbullying</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Cyberbullying&amp;diff=15880"/>
				<updated>2015-06-18T13:11:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seaux+sociaux%22 réseaux sociaux], cyberharcèlement, happy slapping, stalking, diffamation, arnaque, adresse IP, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/anonymat anonymat], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Netiquette netiquette].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Les médias sociaux (wikis, blogs, réseaux sociaux et microblogs) ont radicalement modifié les comportements humains. Aussi séduisants soient-ils par la promesse d’une citoyenneté mondiale qu’ils laissent entrevoir, ils peuvent également être très dangereux et servir des pratiques moins nobles comme le ''cyberbullying''. L'expression ''cyberharcèlement'' ou ''cyberbullying'' a été créée pour qualifier l’usage des technologies modernes au service de comportements hostiles et répétés envers une personne ou un groupe, dans le but de lui nuire intentionnellement. Le ''cyberbullying'' compte plusieurs facettes répertoriées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’intimidation ===&lt;br /&gt;
La victime reçoit des courriels de menaces ou d'insultes provenant le plus souvent d'une source anonyme. Elle peut également se retrouver au cœur de discussions offensantes et cruelles publiées directement sur des blogs ou des messageries instantanées. Ces actions peuvent relever d'actes de harcèlement visant un individu à titre personnel ou, en fonction de son appartenance ethnique, religieuse ou sexuelle. Le harcèlement numérique se caractérise également par l'envoi de contenu pornographique ou d'un nombre de courriels non sollicités assez massif pour bloquer ou perturber l’ensemble de la messagerie virtuelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les actes d'intrusion===&lt;br /&gt;
Ils concernent les actes de piratage à l’encontre de comptes personnels (boîte de courrier électronique ou pages internet). L'assaillant obtient par un moyen illicite ou abusif le mot de passe de sa victime et accède à ses espaces personnels. Il peut ensuite y trafiquer ou modifier ce que bon lui semble&amp;amp;nbsp;: supprimer ou voler des informations personnelles, changer les mots de passe de telle sorte que l'utilisateur ne puisse plus accéder à son site ou envoyer des courriels depuis son compte. Le recours à une fausse identité pour gagner la confiance d’un individu ou pour lui soutirer des informations dans le but intentionnel de nuire (humiliation, menace ou fraude) est également considéré comme un acte intrusif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La diffamation ===&lt;br /&gt;
L'assaillant met en place un site web ou un blog lié ou dédié à la victime, voire même prétendument créé par elle. Il y publie alors des contenus diffamants, voire hostiles, comme la propagation de rumeurs et de photographies embarrassantes, ou encore la diffusion d’informations personnelles sensibles concernant la victime. Ce type de site encourage souvent une partie des utilisateurs à adopter des comportements également hostiles à l’encontre de l'utilisateur persécuté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le happy slapping ===&lt;br /&gt;
Cela consiste à choisir une victime, à l’humilier, à l’agresser, à la passer à tabac ou à en abuser sexuellement tout en filmant la scène à l’aide d’un smartphone. La vidéo est ensuite partagée avec le reste de la communauté. Dans de nombreuses situations, les agresseurs sont des adolescents à la recherche d’amusements nouveaux. Ce qu’on appelle également le ''vidéolynchage'' peut causer chez ses victimes de graves dommages psychologiques ou physiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le stalking ===&lt;br /&gt;
C'est une forme de harcèlement obsessionnel qui consiste à traquer les moindres faits et gestes d’une personne, en général une célébrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bouc émissaire numérique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''happy slapping'', le ''stalking'', la ''diffamation'' ou encore le ''vol d’identité'' sont autant de perversions possibles de l’utilisation des médias sociaux et des technologies modernes. Ces comportements ont supplanté les petits mots de menace échangés à la va-vite sous les pupitres, le racket du goûter et autres humiliations juvéniles. De fait, le jeu de pouvoir littéralement pervers qui régit l’ordre social (et même celui de la récréation) est amplifié de façon illimitée par les propriétés elles-mêmes sans bornes du numérique. Les conséquences de ces dérives sont bien plus considérables aujourd'hui qu’elles ne l’étaient à l’ère pré-numérique&amp;amp;nbsp;: plus que regrettables, elles sont désormais indélébiles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des solutions ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies modernes n'ont encore développé aucune méthode assez efficace pour chasser les détraqueurs du web. Il existe néanmoins quelques solutions partielles qui permettent de prévenir ou du moins de réduire la fréquence et l’ampleur des abus numériques. Ainsi les wikis (par exemple ''Wikipedia'') enregistrent-ils automatiquement l'adresse IP des contributeurs qui souhaitent conserver leur anonymat. Un contrôle minutieux des publications effectuées est également réalisé par la communauté des contributeurs aguerris. En cas d'abus, l’adresse IP est immédiatement bloquée. L’environnement créé par les wikis n'est certes pas imperméable aux déviances humaines, mais il leur est fortement défavorable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la loi, on rappellera que l’utilisation du nom d’un tiers (vol d’identité) aux fins de médisance est pénalement répréhensible. Le dépôt de plainte, preuves à l'appui, contre le cyberharcèlement est donc tout à fait recevable par les tribunaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’engagement individuel est une autre amorce de réponse efficace, lorsqu’il permet par exemple d’identifier les cercles vicieux et contribue à réorienter les harceleurs actifs ou potentiels vers des pratiques responsables et citoyennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Faits  ==&lt;br /&gt;
La ''cyberintimidation'' diffère de l’intimidation traditionnelle. En effet:&lt;br /&gt;
* Elle n’a pas de limite&amp;amp;nbsp;: la cyberintimidation peut suivre un élève rentré à la maison après l’école et en tout autre endroit où des technologies de communications sont accessibles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Elle peut être plus dure&amp;amp;nbsp;: on dit souvent en ligne ce qu’on ne dirait pas en face parce qu’on ne peut pas observer la réaction de l’autre&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Elle a une plus grande portée&amp;amp;nbsp;: il est possible de se moquer d’une cible isolée en se servant d’un courriel ou d’un site web destiné à un groupe particulier ou au monde entier. Personne n’est à l’abri de la cyberintimidation, y compris les professeurs, les directeurs d’école et autres adultes&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Elle peut être anonyme&amp;amp;nbsp;: on utilise souvent des adresses de courriel et des noms fictifs. Le plus souvent, le cyberintimidateur connaît sa victime, mais la victime ne sait pas qui est son cyberintimidateur ;&lt;br /&gt;
* Le dicton «&amp;amp;nbsp;les mots nous glissent sur le dos comme l’eau sur les plumes d’un canard&amp;amp;nbsp;» n’est pas toujours juste. Les mots peuvent faire mal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils aux (jeunes) victimes de cyberintimidation  ==&lt;br /&gt;
* Ne réponds pas aux messages ou aux affichages des ''cyberintimidateurs''. Si possible, bloque l’expéditeur des courriels ou messages&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Garde une copie des messages reçus. Tu n’as pas à les lire, mais tu auras besoin de cette copie si tu décides de dénoncer la cyberintimidation&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Parles-en à quelqu’un, un parent, un professeur, un policier ou un adulte en qui tu as confiance&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Si les messages ont été postés sur un site ou une page web, il faut communiquer avec le fournisseur de services internet (FSI). La plupart des FSI ont des politiques sur l’utilisation de leur service ainsi que sur les mesures qu’il est possible de prendre si ces politiques ne sont pas respectées. Un grand nombre de sites contiennent un lien ou un bouton qui permet de signaler un contenu inapproprié. Dans certains cas, les propriétaires des sites peuvent eux-mêmes retirer le contenu et avertir la personne qui l’a affiché, mais dans d’autres cas, il faut porter plainte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu peux également&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Élaborer des règles pour contrer la cyberintimidation dans ton école avec l’aide d’autres élèves, de professeurs et du personnel de l’administration&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Sensibiliser ta communauté à la cyberintimidation en organisant des assemblées, en distribuant des dépliants ou en posant des affiches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tu cyberintimides les autres&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tu dois réaliser que la cyberintimidation est aussi méchante, voire plus, que les formes d’intimidations traditionnelles. Les personnes intimidées en ligne ressentent principalement la même chose que les autres personnes intimidées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Souviens-toi que tu ne devrais pas dire en ligne ce que tu ne dirais pas en face&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Respecte la nétiquette&amp;amp;nbsp;: respecte les autres en ligne comme tu voudrais qu’on te respecte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires2.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après: [http://www.petiteshistoiresdinternet.ch www.petiteshistoiresdinternet.ch]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Conseils d'Anne Collier aux enseignants et parents'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Difficile de mener une politique de prévention durable lorsque les problèmes d'abus surgissent avec fracas à l'école ou en famille. Anne Collier est pionnière de la prévention des abus sur internet. Elle a bien réfléchi au sujet. Elle a co-piloté le groupe de travail qui a produit en 2009 un rapport sur la confiance et la sécurité sur internet pour le président Obama. Elle conseille les familles, les écoles et les grands groupes, comme Facebook ou Google, sur les risques d'une vision à court terme. Sur Netfamiliesnews.org et connectsafely.org, elle publie des bulletins de réflexions, traitant des pratiques sociales innovantes. Elle suggère avec malice qu'internet est la nouvelle cour de récréation des adolescents. Rien ne sert de leur en interdire l'accès. Pour éviter que les jeunes internautes ne se cachent de leurs aînés pour aller faire des bêtises sur internet, elle se met à leur niveau, le niveau du web 3.0. Sa vision de la sécurité sur le net version 3.0 se résume en cinq points&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Basée sur la recherche de solution, pas sur la peur, et donc sensée&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Flexible, sur mesure, au lieu de faire la même règle pour tous&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Respectant la culture de l'apprentissage via le net&amp;amp;nbsp;: mettre les utilisateurs dans une dynamique d'expérience positive, éviter de résumer leur situation à l'idée qu'ils sont des victimes potentielles&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Une sécurité positive, enrichissante&amp;amp;nbsp;: non pas prévenir de, mais prévenir pour...; &lt;br /&gt;
* Engagement entier et constructif à participer à la société.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Informatique_%C3%A9co-responsable&amp;diff=15879</id>
		<title>Informatique éco-responsable</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Informatique_%C3%A9co-responsable&amp;diff=15879"/>
				<updated>2015-06-18T13:07:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''coût carbone, économie d'énergie, ressources matérielles''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Je surfe, donc je pollue ? Internet n'est pas neutre pour le climat, quand même bien il permet de réduire le bilan carbone de la poste ou de l'industrie du papier. Pour exemple, l'énergie moyenne dépensée par un internaute européen pour ses recherches sur l'internet représente l'émission de 9,9&amp;amp;nbsp;kilogrammes d'équivalent CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; par année, selon un rapport de l'Agence publique française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'impact de la messagerie électronique mérite également d'être connu. Un total de 247&amp;amp;nbsp;milliards d'e‑mails ont été échangés sur la planète en 2009, écrit l'Ademe. L'agence projette le double pour 2013, soit une pollution équivalente à celle de 10 millions de virées à New-York. Cela concerne 80&amp;amp;nbsp;% de spams, selon une étude d'ICF International, spécialiste des problèmes liés au changement climatique. L'empreinte carbone mondiale annuelle du spam équivaudrait à celle de 3 millions de voitures sur la route chaque année.&amp;amp;nbsp;»''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.lecourrier.ch/ ''Le courrier''], 29 septembre 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelques chiffres&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Green_computing ''Green computing''] (consulté le 28.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
* En 25 ans, la durée d’utilisation d’un ordinateur a été divisée par quatre. En 2005 elle était de moins de trois ans&amp;lt;ref&amp;gt;Frédéric Bordage, [http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/wwf-guide-pour-un-systeme-dinformation-eco-responsable-3628 « Guide pour un système d'information éco-responsable »], ''GreenIT.fr / WWF'', 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
* Chaque nouvelle version de la suite bureautique MS-Office nécessite deux fois plus de ressources que la précédente&amp;lt;ref&amp;gt;Frédéric Lohier et Frédéric Bordage, [http://www.greenit.fr/article/logiciels/logiciel-la-cle-de-l-obsolescence-programmee-du-materiel-informatique-2748 « Logiciel : la clé de l'obsolescence programmée du matériel informatique »], ''GreenIT.fr'', 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;; &amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La fabrication d’un ordinateur de bureau nécessite 100 fois sa masse finale en matières premières et génère plus de pollutions chimiques que la masse du produit fini&amp;amp;nbsp;: 164&amp;amp;nbsp;kilogrammes de déchets, dont 24&amp;amp;nbsp;kilogrammes hautement toxiques&amp;lt;ref&amp;gt;Étude d'Eric Williams.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Éteindre systématiquement son ordinateur permet d’économiser jusqu’à 43&amp;amp;nbsp;%&amp;lt;ref&amp;gt;Source Gartner Group 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt;de la facture électrique d’un poste de travail et de réduire d’autant les émissions de gaz à effet de serre et de déchets radioactifs issus de l’énergie nucléaire&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les techniques de l'information et de la communication (TIC) consomment 13,5&amp;amp;nbsp;% de l'électricité en France. Elles sont responsables de 5&amp;amp;nbsp;% des émissions de CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; du pays&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La consommation électrique des micro-ordinateurs augmente de 5&amp;amp;nbsp;% chaque année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* L’électricité représente 10&amp;amp;nbsp;% du budget des directions des systèmes d’information (DSI). &lt;br /&gt;
* La facture électrique d’un serveur (au long de sa durée de vie) est désormais supérieure à son coût d’achat&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La fabrication d'un ordinateur en Chine émet entre 70 et 90 fois plus de CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; qu'un an d'utilisation d’un ordinateur comparable en France &amp;lt;ref&amp;gt;Frédéric Bordage, [http://www.greenit.fr/article/materiel/pc-de-bureau/quelle-est-l-empreinte-carbone-d-un-ordinateur-3478 « Quelle est l'empreinte carbone d'un ordinateur ? »], ''GreenIT.fr'', 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
* Entre 2000 et 2005, dans le monde, la consommation électrique des centres d'exploitation (hébergement de serveurs) a doublé. D'ici 2010, rien qu'aux États-Unis, il faudrait ouvrir dix nouvelles centrales électriques pour répondre à l'augmentation de leur consommation&amp;lt;ref&amp;gt;The Green Grid et JG Koomey.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guide de l'écosurf attitude  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Matériel&amp;amp;nbsp;:'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Faire durer autant que possible la vie des équipements&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Éviter la distribution de clés USB publicitaires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Gérer la consommation électrique de vos appareils numériques&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Souvenez-vous que les labels verts existent aussi en informatique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Anticipez la fin de vie de votre matériel et choisissez entre ces trois options&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
** Entretenir et transformer, &lt;br /&gt;
** Recycler, &lt;br /&gt;
** Donner une seconde vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Courriels&amp;amp;nbsp;:'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rationaliser le nombre de destinataires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* N'imprimer que si nécessaire&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Réduire la taille des pièces jointes&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Trier et nettoyer régulièrement sa messagerie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Recherche&amp;amp;nbsp;:'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Entrer directement l'adresse url dans la barre de navigation&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Utiliser l'option «&amp;amp;nbsp;favoris&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Optimiser et cibler ses recherches&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Fermer les onglets inutilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Informatique_%C3%A9coresponsable&amp;diff=15876</id>
		<title>Informatique écoresponsable</title>
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				<updated>2015-06-18T13:05:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Informatique écoresponsable vers Informatique éco-responsable&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Informatique éco-responsable]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Informatique_%C3%A9co-responsable&amp;diff=15877</id>
		<title>Discussion:Informatique éco-responsable</title>
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				<updated>2015-06-18T13:05:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Discussion:Informatique écoresponsable vers Discussion:Informatique éco-responsable&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Olivier Philippot le 24/09/2011&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A mon avis, il est important d'expliquer un peu plus le contexte de la révolution technologique : Course à la puissance de calcul nécessaire ? Obésité du logiciel, obsolescence programmée et ressentie... Pour résumer pourquoi on en est la et ou va t'on ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La phase d'utilisation, même si moins impactante que la phase de fabrication et la fin de vie, n'est pas assez traitée. Que peut faire l'utilisateur, quel matériel doit t'il acheter ? comment le configurer ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Finalement, pour la version 0.98 (et probablement jusqu'à la 1.0), nous avons pris un [http://www.lecourrier.ch/cout_internet texte existant issu du courrier], basé sur un rapport de l'ADEME&lt;br /&gt;
Et nous avons reçu l'autorisation de le faire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Message original&lt;br /&gt;
Sujet: 	Demande de reproduction&lt;br /&gt;
Date : 	Thu, 06 Oct 2011 10:32:16 +0200&lt;br /&gt;
De : 	Marilisa Copetti&lt;br /&gt;
Pour : 	Théo Bondolfi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonjour!&lt;br /&gt;
Suite à votre message du 3 octobre, je vous informe que Mme Pauline Cancela vous autorise&lt;br /&gt;
à reproduire son article sur l'eco-surf attitude.&lt;br /&gt;
Avec mes meilleures salutations&lt;br /&gt;
Marilisa Copetti&lt;br /&gt;
Pour la rédaction&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Marilisa COPETTI&lt;br /&gt;
Tél: +41 22 809 55 63&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Courrier 3, rue de la Truite case postale 238 CH - 1211 Genève 8&lt;br /&gt;
Rédaction: Tél: +41 22 809 55 66&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--Théo Bondolfi 7 octobre 2011 à 08:47 (CEST)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les points clés à ajouté sont liés à ma première remarque. L'article se focalise sur la fin de vie du matériel mais ne traite pas de la vrai problématique (même si le traitement de l'article est très bien fait). Voici un début de contribution :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Où va la technologie ? Bien futé celui qui le prédira. Cependant, depuis 1965, la loi de Moore se vérifie année après année. La Loi de Moore est simple : « Quelque chose » dans l'informatique(le nombre de processeurs, la performance, la vitesse…) double tous les 18 mois. Cette loi a été critiquée, reprise, interprétée et modifiée, mais toujours vérifiée. Depuis plusieurs années, les limites de cette loi semblent être atteintes. Mais chaque barrière technologique a été dépassée. Il y a dix ans on annonçait la fin de la croissance linéaire de la puissance des microprocesseurs, mais les technologies multi-cœurs ont permis de continuer cette folle croissance. La question importante, c’est : pourquoi cette loi stimule-t-elle de façon si importante le monde des technologies depuis les 30 dernières années ? Surement parce qu’avant d’être une loi technologique, c’est une loi économique. C’est ce que Gordon Moore appelle lui-même une prophétie auto réalisatrice. La Loi de Moore est un leitmotiv pour l’industrie électronique… qui met les moyens marketing et techniques pour atteindre les objectifs de la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La technologie suit donc une règle qui n'est pas très vertueuse et amène l'utilisateur à un sentiment d’obsolescence et de lenteur de son informatique. Sentiment renforcé par les messages marketing annonçant les tous nouveaux gadget (Tablette 4G avec reconnaissance vocale et autres machines à café intégrée... ). Cette règle à un autre aspect négatif : compte-tenu que l'on sait que le matériel sera toujours plus puissant chaque année, on ne prend pas la peine d’optimiser le logiciel. Résultat : le logiciel subit une obésité (que l'on appelle l'obésiciel) et qui renforce encore plus le sentiment d’obsolescence. Encore une excuse pour les fabricants de puce pour augmenter la puissance de l'informatique !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais est-ce négatif pour l'environnement ? En tout cas, c'est bon pour l'économie... Oui car la fabrication du matériel informatique est très polluante. Il est nécessaire d'extraire proportionnellement beaucoup plus de matière première pour fabriquer un circuit électronique que pour une voiture. C'est ce que l'on appelle le &amp;quot;sac à dos écologique&amp;quot; ou &amp;quot;mips&amp;quot; (material intensity per unit of service) qui est la quantité de matériaux,en masse, qui a été nécessaire pour produire, utiliser, jeter un bien de&lt;br /&gt;
consommation ou un service. Il faut 70kg de matière pour 1 kg de voiture alors qu'il est nécessaire d'utiliser 133kg de matière pour la production de 1kg de PC portable. Tout cela sans compter que les matières nécessaires à la fabrication de l'informatique sont très polluantes (mercure...) et sont parfois des matières rares (terres rares). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors que faire ? Il faut d'abord réfléchir à nous emmène la technologie et le marketing associé. Le renouvellement régulier du matériel (Téléphones portable, gadget, PC...) n'est pas une solution durable. Traiter la fin de vie du matériel, diminuer la consommation lors de la phase d'utilisation, acheter éco-responsable... sont des axes importants mais ne traitent pas toujours le problème à la source. Une informatique éco-responsable, c'est une informatique qui réponds à nos besoins réels, qui est maîtrisée et qui qui dure. Comme disait Antoine Saint-Exupéry &amp;quot;Il me semble qu'ils confondent but et moyen, ceux qui s'effraient par trop de nos progrès techniques. La machine n'est pas un but, c'est un outil.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
+ A traiter un peu plus dans l'article : la phase d'utilisation (qu'est-ce que la mise en veille?), comment acheter eco-responsable...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Olivier Philippot 13/12/2011&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----------------&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Informatique_%C3%A9coresponsable&amp;diff=15878</id>
		<title>Discussion:Informatique écoresponsable</title>
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				<updated>2015-06-18T13:05:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Discussion:Informatique écoresponsable vers Discussion:Informatique éco-responsable&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Discussion:Informatique éco-responsable]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Informatique_%C3%A9co-responsable&amp;diff=15875</id>
		<title>Informatique éco-responsable</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Informatique écoresponsable vers Informatique éco-responsable&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''émission de CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt;, économie d'énergie, ressources matérielles, attitude écoresponsable''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Je surfe, donc je pollue ? Internet n'est pas neutre pour le climat, quand même bien il permet de réduire le bilan carbone de la poste ou de l'industrie du papier. Pour exemple, l'énergie moyenne dépensée par un internaute européen pour ses recherches sur l'internet représente l'émission de 9,9&amp;amp;nbsp;kilogrammes d'équivalent CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; par année, selon un rapport de l'Agence publique française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''L'impact de la messagerie électronique mérite également d'être connu. Un total de 247&amp;amp;nbsp;milliards d'e‑mails ont été échangés sur la planète en 2009, écrit l'Ademe. L'agence projette le double pour 2013, soit une pollution équivalente à celle de 10 millions de virées à New-York. Cela concerne 80&amp;amp;nbsp;% de spams, selon une étude d'ICF International, spécialiste des problèmes liés au changement climatique. L'empreinte carbone mondiale annuelle du spam équivaudrait à celle de 3 millions de voitures sur la route chaque année.&amp;amp;nbsp;»''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.lecourrier.ch/ ''Le courrier''], 29 septembre 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelques chiffres&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Green_computing ''Green computing''] (consulté le 28.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
* En 25 ans, la durée d’utilisation d’un ordinateur a été divisée par quatre. En 2005 elle était de moins de trois ans&amp;lt;ref&amp;gt;Frédéric Bordage, [http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/wwf-guide-pour-un-systeme-dinformation-eco-responsable-3628 « Guide pour un système d'information éco-responsable »], ''GreenIT.fr / WWF'', 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
* Chaque nouvelle version de la suite bureautique MS-Office nécessite deux fois plus de ressources que la précédente&amp;lt;ref&amp;gt;Frédéric Lohier et Frédéric Bordage, [http://www.greenit.fr/article/logiciels/logiciel-la-cle-de-l-obsolescence-programmee-du-materiel-informatique-2748 « Logiciel : la clé de l'obsolescence programmée du matériel informatique »], ''GreenIT.fr'', 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;; &amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La fabrication d’un ordinateur de bureau nécessite 100 fois sa masse finale en matières premières et génère plus de pollutions chimiques que la masse du produit fini&amp;amp;nbsp;: 164&amp;amp;nbsp;kilogrammes de déchets, dont 24&amp;amp;nbsp;kilogrammes hautement toxiques&amp;lt;ref&amp;gt;Étude d'Eric Williams.&amp;lt;/ref&amp;gt; &amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Éteindre systématiquement son ordinateur permet d’économiser jusqu’à 43&amp;amp;nbsp;%&amp;lt;ref&amp;gt;Source Gartner Group 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt;de la facture électrique d’un poste de travail et de réduire d’autant les émissions de gaz à effet de serre et de déchets radioactifs issus de l’énergie nucléaire&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les techniques de l'information et de la communication (TIC) consomment 13,5&amp;amp;nbsp;% de l'électricité en France. Elles sont responsables de 5&amp;amp;nbsp;% des émissions de CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; du pays&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La consommation électrique des micro-ordinateurs augmente de 5&amp;amp;nbsp;% chaque année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* L’électricité représente 10&amp;amp;nbsp;% du budget des directions des systèmes d’information (DSI). &lt;br /&gt;
* La facture électrique d’un serveur (au long de sa durée de vie) est désormais supérieure à son coût d’achat&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* La fabrication d'un ordinateur en Chine émet entre 70 et 90 fois plus de CO&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; qu'un an d'utilisation d’un ordinateur comparable en France &amp;lt;ref&amp;gt;Frédéric Bordage, [http://www.greenit.fr/article/materiel/pc-de-bureau/quelle-est-l-empreinte-carbone-d-un-ordinateur-3478 « Quelle est l'empreinte carbone d'un ordinateur ? »], ''GreenIT.fr'', 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
* Entre 2000 et 2005, dans le monde, la consommation électrique des centres d'exploitation (hébergement de serveurs) a doublé. D'ici 2010, rien qu'aux États-Unis, il faudrait ouvrir dix nouvelles centrales électriques pour répondre à l'augmentation de leur consommation&amp;lt;ref&amp;gt;The Green Grid et JG Koomey.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guide de l'écosurf attitude  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Matériel&amp;amp;nbsp;:'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Faire durer autant que possible la vie des équipements&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Éviter la distribution de clés USB publicitaires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Gérer la consommation électrique de vos appareils numériques&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Souvenez-vous que les labels verts existent aussi en informatique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Anticipez la fin de vie de votre matériel et choisissez entre ces trois options&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
** Entretenir et transformer, &lt;br /&gt;
** Recycler, &lt;br /&gt;
** Donner une seconde vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Courriels&amp;amp;nbsp;:'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Rationaliser le nombre de destinataires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* N'imprimer que si nécessaire&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Réduire la taille des pièces jointes&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Trier et nettoyer régulièrement sa messagerie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Recherche&amp;amp;nbsp;:'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Entrer directement l'adresse url dans la barre de navigation&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Utiliser l'option «&amp;amp;nbsp;favoris&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Optimiser et cibler ses recherches&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Fermer les onglets inutilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=15874</id>
		<title>Nétiquette</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=15874"/>
				<updated>2015-06-18T13:05:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eCulture eCulture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Netiquette nétiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netize netizen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/email email], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 réseau social].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:BUTLER.png|thumb]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Netiquette1.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
Pour célébrer une grande nouvelle, les hommes russes s'embrassent sur la bouche. Les esquimaux, lorsqu'ils se saluent dans l'air glacial, se frottent le nez. À chacun, décidément, son mode de communication… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des dizaines de façons de dire bonjour, qui varient d’une culture à l’autre. On peut s’échanger une virile poignée de mains, s'étreindre en un «&amp;amp;nbsp;hug&amp;amp;nbsp;» ardent ou contenu, se faire la bise une, deux, trois ou quatre fois, se regarder droit dans les yeux… Toutes ces pratiques font sens. Elles correspondent à des environnements culturels différents. Ce sont des protocoles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est généralement recommandé aux candidats à un voyage lointain de potasser un bon guide avant leur départ, afin que leur destination de rêve ne se transforme pas en terre hostile dès leur arrivée. Apprendre les coutumes et les règles de savoir-vivre de ses futurs hôtes est un prérequis, par respect pour eux et pour soi. Ainsi découvrira-t-on qu'au Sénégal, poser à terre un sac de femme est un geste insultant ou, qu'au Portugal, s’étirer en public trahit la vulgarité... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un guide de voyage du cyberespace ==&lt;br /&gt;
Sur internet, le canal chat, le canal courriel ou le canal web, des protocoles ont été mis en place afin de faciliter les échanges entre les utilisateurs d’outils numériques et de leur éviter ainsi les pertes de temps et d'énergie. Elle ne traite pas d'éthique. La nétiquette est un ensemble de règles de savoir-vivre, aussi universelles que le réseau internet. Combinaison de ''network'' (réseau) et d’''étiquette'', au sens codes de conduite. En simplifiant, elle désigne l'ensemble des règles de politesse en vigueur sur les médias numériques. Elle réunit une série de comportements recommandés dans les différents canaux qui fourmillent sur internet&amp;amp;nbsp;: forums, wikis, blogs, réseaux sociaux, messagerie instantanée, réseaux sociaux, etc. La nétiquette a été définie par l'IETF (Internet Engineering Task Force) dans la RFC (Request For Comment) 1855 qui date de 1995.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.faqs.org/rfcs/rfc1855.html RFC1855, Netiquette Guidelines sur www.faqs.org.]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la simple notion de courtoisie, la nétiquette recèle aussi un trésor caché. Ceux qui la pratiquent rendent l’existence virtuelle infiniment plus agréable et constructive. C’est le pilier solide et nécessaire d’une saine société numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est ainsi conseillé d’éviter d’utiliser internet comme un bouclier autorisant des comportements que chacun jugerait inappropriés lors d’une conversation réelle en face à face. S’il ne fallait retenir qu’une règle : ''Ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas l’internet comme bouclier pour le faire''. Illustration&amp;amp;nbsp;: quand vous envoyez un courriel simultané à plusieurs personnes qui ne se connaissent pas ou peu, leur adresse électronique ne s’affiche pas parmi les destinataires directs, mais en ''copie cachée''&amp;amp;nbsp;(Bcc ou Cci). Cette procédure permet d'éviter que l’un des destinataires réponde à tous les autres en pensant ne s’adresser qu'à l’expéditeur. Elle contribue aussi à limiter la propagation des virus et préserve la discrétion de tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe certains principes généraux qui fondent la nétiquette. D'autres se déclinent selon des environnements spécifiques&amp;amp;nbsp;: réseaux sociaux, blogs, forums, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Charte et nétiquette, comment leur donner vie ? ==&lt;br /&gt;
Au travail, en formation, en famille, quelles règles d'usage faut-il adopter&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
Plutôt que d’interdire, comment aider à comprendre les risques et les opportunités potentiels&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution, en entreprise et en milieu scolaire, c’est d'abord de rédiger et de faire adopter des chartes de bonne conduite. Mais c’est aussi et surtout de les faire vivre, par des débats entre collègues, étudiants ou même en famille, des partages d'expérience, une mise à jour permanente et la plus participative possible. Il y a là une hygiène indispensable en ces temps numériques. Des conférences et de la formation aux pratiques de la nétiquette sont proposés par les experts de la citoyenneté numérique.&amp;lt;ref&amp;gt;Liste notamment consultable sur [http://www.ynternet.org www.ynternet.org].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les règles incontournables ==&lt;br /&gt;
Ces règles ont été synthétisées par Raphaël Rousseau, alias R4f, pour les projets de réseaux sociaux d'Ynternet.org et des citoyens du net. C'est une synthèse pour vous faire gagner du temps, car on ne trouve pas facilement un tableau prêt à photocopier pour afficher au bureau ou à la maison...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt; &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Quelques principes importants'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les dix comman-dements'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Ne divulguez jamais des informations trop personnelles qui pourraient se retourner contre vous. &lt;br /&gt;
* Évitez les blagues avec intonations. Le son n’est malheureusement pas livré avec l’écrit. &lt;br /&gt;
* Soyez explicite dans vos intentions. &lt;br /&gt;
* Préférez un français correct au langage SMS. &lt;br /&gt;
* Soyez constructif/ve dans vos contributions. &lt;br /&gt;
* N’écrivez pas de manière électronique ce que vous ne diriez pas en face à face. &lt;br /&gt;
* Évitez les majuscules, vous donnez l’impression de CRIER. &lt;br /&gt;
* Ne divulguez pas en «&amp;amp;nbsp;public&amp;amp;nbsp;» ce que vous avez appris en privé sans autorisation préalable des intéressés (photo, information...). &lt;br /&gt;
* N'utilisez pas l'intimidation. &lt;br /&gt;
* N’oubliez pas que tout ce que vous publiez (même en comité restreint) laisse une trace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Courriel'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Indiquez clairement le sujet de votre communication dans l’espace prévu à cet effet.&lt;br /&gt;
* Préférez le format texte brut au format enrichi (HTML)&amp;amp;nbsp;: pas tous les logiciels supportent cette option (!!!!). &lt;br /&gt;
* Lors d’un envoi simultané à plusieurs contacts, utilisez Bcc ou Cci, soit la copie carbone invisible, pour éviter la diffusion de virus potentiels et conserver une certaine discrétion quant aux adresses électroniques des différents destinataires. &lt;br /&gt;
* Déposez vos pièces jointes sur un serveur et envoyez uniquement le lien à vos destinataires ou compressez votre fichier en .zip. &lt;br /&gt;
* Lors d’un transfert de courriel, pensez à effacer l’adresse du premier destinataire et à ajouter une note du genre, « pour info ».&lt;br /&gt;
* Ne transférez pas de chaînes de lettres et vérifier avant de transmettre une information qu'il ne s'agit pas d'un canular (hoax).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Forum internet '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Faites un minimum de recherches avant de poser des questions et notamment consultez la FAQ pour saisir l'esprit du forum.&lt;br /&gt;
* N’oubliez pas de toujours choisir un titre clair pour désigner chaque nouveau débat.&lt;br /&gt;
* Ne lancez ni trolls, ni flames.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Wikis'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Évitez les partis pris. &lt;br /&gt;
* Respectez les droits d’auteurs et confirmez votre accord pour que votre travail soit diffusé. &lt;br /&gt;
* Restez poli-e avec les autres membres de la communauté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Messagerie instantanée'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Faites des retours à la ligne souvent, pour faciliter la lecture de vos messages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Réseau social'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Conservez une part de mystère sur vous-même.&lt;br /&gt;
* Soyez vigilant-e avec le mélange de vie privée et identité professionnelle.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''La bénédiction des netizens'''&lt;br /&gt;
Il existe maintenant une bénédiction des netizens&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;Que nos langues soient douces, nos e‑mails simples et nos sites web accessibles&amp;amp;nbsp;»''. Elle émane du prêtre anglican David Parrott&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Bénédiction des téléphones mobiles&amp;quot;, [http://www.courrierinternational.com/magazine/2010/1004-mac-ipod-iphone-islate-l-homme-qui-change-nos-vies ''Courrier international''], no 1004, 28 janvier 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=15873</id>
		<title>Nétiquette</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=15873"/>
				<updated>2015-06-18T13:04:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eCulture eCulture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Netiquette nétiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netize nnetizen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/email email], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 réseau social].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:BUTLER.png|thumb]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Netiquette1.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
Pour célébrer une grande nouvelle, les hommes russes s'embrassent sur la bouche. Les esquimaux, lorsqu'ils se saluent dans l'air glacial, se frottent le nez. À chacun, décidément, son mode de communication… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des dizaines de façons de dire bonjour, qui varient d’une culture à l’autre. On peut s’échanger une virile poignée de mains, s'étreindre en un «&amp;amp;nbsp;hug&amp;amp;nbsp;» ardent ou contenu, se faire la bise une, deux, trois ou quatre fois, se regarder droit dans les yeux… Toutes ces pratiques font sens. Elles correspondent à des environnements culturels différents. Ce sont des protocoles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est généralement recommandé aux candidats à un voyage lointain de potasser un bon guide avant leur départ, afin que leur destination de rêve ne se transforme pas en terre hostile dès leur arrivée. Apprendre les coutumes et les règles de savoir-vivre de ses futurs hôtes est un prérequis, par respect pour eux et pour soi. Ainsi découvrira-t-on qu'au Sénégal, poser à terre un sac de femme est un geste insultant ou, qu'au Portugal, s’étirer en public trahit la vulgarité... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un guide de voyage du cyberespace ==&lt;br /&gt;
Sur internet, le canal chat, le canal courriel ou le canal web, des protocoles ont été mis en place afin de faciliter les échanges entre les utilisateurs d’outils numériques et de leur éviter ainsi les pertes de temps et d'énergie. Elle ne traite pas d'éthique. La nétiquette est un ensemble de règles de savoir-vivre, aussi universelles que le réseau internet. Combinaison de ''network'' (réseau) et d’''étiquette'', au sens codes de conduite. En simplifiant, elle désigne l'ensemble des règles de politesse en vigueur sur les médias numériques. Elle réunit une série de comportements recommandés dans les différents canaux qui fourmillent sur internet&amp;amp;nbsp;: forums, wikis, blogs, réseaux sociaux, messagerie instantanée, réseaux sociaux, etc. La nétiquette a été définie par l'IETF (Internet Engineering Task Force) dans la RFC (Request For Comment) 1855 qui date de 1995.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.faqs.org/rfcs/rfc1855.html RFC1855, Netiquette Guidelines sur www.faqs.org.]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la simple notion de courtoisie, la nétiquette recèle aussi un trésor caché. Ceux qui la pratiquent rendent l’existence virtuelle infiniment plus agréable et constructive. C’est le pilier solide et nécessaire d’une saine société numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est ainsi conseillé d’éviter d’utiliser internet comme un bouclier autorisant des comportements que chacun jugerait inappropriés lors d’une conversation réelle en face à face. S’il ne fallait retenir qu’une règle : ''Ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne prenez pas l’internet comme bouclier pour le faire''. Illustration&amp;amp;nbsp;: quand vous envoyez un courriel simultané à plusieurs personnes qui ne se connaissent pas ou peu, leur adresse électronique ne s’affiche pas parmi les destinataires directs, mais en ''copie cachée''&amp;amp;nbsp;(Bcc ou Cci). Cette procédure permet d'éviter que l’un des destinataires réponde à tous les autres en pensant ne s’adresser qu'à l’expéditeur. Elle contribue aussi à limiter la propagation des virus et préserve la discrétion de tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe certains principes généraux qui fondent la nétiquette. D'autres se déclinent selon des environnements spécifiques&amp;amp;nbsp;: réseaux sociaux, blogs, forums, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Charte et nétiquette, comment leur donner vie ? ==&lt;br /&gt;
Au travail, en formation, en famille, quelles règles d'usage faut-il adopter&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
Plutôt que d’interdire, comment aider à comprendre les risques et les opportunités potentiels&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution, en entreprise et en milieu scolaire, c’est d'abord de rédiger et de faire adopter des chartes de bonne conduite. Mais c’est aussi et surtout de les faire vivre, par des débats entre collègues, étudiants ou même en famille, des partages d'expérience, une mise à jour permanente et la plus participative possible. Il y a là une hygiène indispensable en ces temps numériques. Des conférences et de la formation aux pratiques de la nétiquette sont proposés par les experts de la citoyenneté numérique.&amp;lt;ref&amp;gt;Liste notamment consultable sur [http://www.ynternet.org www.ynternet.org].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les règles incontournables ==&lt;br /&gt;
Ces règles ont été synthétisées par Raphaël Rousseau, alias R4f, pour les projets de réseaux sociaux d'Ynternet.org et des citoyens du net. C'est une synthèse pour vous faire gagner du temps, car on ne trouve pas facilement un tableau prêt à photocopier pour afficher au bureau ou à la maison...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt; &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Quelques principes importants'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les dix comman-dements'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Ne divulguez jamais des informations trop personnelles qui pourraient se retourner contre vous. &lt;br /&gt;
* Évitez les blagues avec intonations. Le son n’est malheureusement pas livré avec l’écrit. &lt;br /&gt;
* Soyez explicite dans vos intentions. &lt;br /&gt;
* Préférez un français correct au langage SMS. &lt;br /&gt;
* Soyez constructif/ve dans vos contributions. &lt;br /&gt;
* N’écrivez pas de manière électronique ce que vous ne diriez pas en face à face. &lt;br /&gt;
* Évitez les majuscules, vous donnez l’impression de CRIER. &lt;br /&gt;
* Ne divulguez pas en «&amp;amp;nbsp;public&amp;amp;nbsp;» ce que vous avez appris en privé sans autorisation préalable des intéressés (photo, information...). &lt;br /&gt;
* N'utilisez pas l'intimidation. &lt;br /&gt;
* N’oubliez pas que tout ce que vous publiez (même en comité restreint) laisse une trace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Courriel'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Indiquez clairement le sujet de votre communication dans l’espace prévu à cet effet.&lt;br /&gt;
* Préférez le format texte brut au format enrichi (HTML)&amp;amp;nbsp;: pas tous les logiciels supportent cette option (!!!!). &lt;br /&gt;
* Lors d’un envoi simultané à plusieurs contacts, utilisez Bcc ou Cci, soit la copie carbone invisible, pour éviter la diffusion de virus potentiels et conserver une certaine discrétion quant aux adresses électroniques des différents destinataires. &lt;br /&gt;
* Déposez vos pièces jointes sur un serveur et envoyez uniquement le lien à vos destinataires ou compressez votre fichier en .zip. &lt;br /&gt;
* Lors d’un transfert de courriel, pensez à effacer l’adresse du premier destinataire et à ajouter une note du genre, « pour info ».&lt;br /&gt;
* Ne transférez pas de chaînes de lettres et vérifier avant de transmettre une information qu'il ne s'agit pas d'un canular (hoax).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Forum internet '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Faites un minimum de recherches avant de poser des questions et notamment consultez la FAQ pour saisir l'esprit du forum.&lt;br /&gt;
* N’oubliez pas de toujours choisir un titre clair pour désigner chaque nouveau débat.&lt;br /&gt;
* Ne lancez ni trolls, ni flames.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Wikis'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
* Évitez les partis pris. &lt;br /&gt;
* Respectez les droits d’auteurs et confirmez votre accord pour que votre travail soit diffusé. &lt;br /&gt;
* Restez poli-e avec les autres membres de la communauté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Messagerie instantanée'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
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* Faites des retours à la ligne souvent, pour faciliter la lecture de vos messages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Réseau social'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
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* Conservez une part de mystère sur vous-même.&lt;br /&gt;
* Soyez vigilant-e avec le mélange de vie privée et identité professionnelle.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''La bénédiction des netizens'''&lt;br /&gt;
Il existe maintenant une bénédiction des netizens&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;Que nos langues soient douces, nos e‑mails simples et nos sites web accessibles&amp;amp;nbsp;»''. Elle émane du prêtre anglican David Parrott&amp;lt;ref&amp;gt;&amp;quot;Bénédiction des téléphones mobiles&amp;quot;, [http://www.courrierinternational.com/magazine/2010/1004-mac-ipod-iphone-islate-l-homme-qui-change-nos-vies ''Courrier international''], no 1004, 28 janvier 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15872</id>
		<title>Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15872"/>
				<updated>2015-06-18T12:51:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/classification classification], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pertinence pertinence], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/folksonomie folksonomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ontologie ontologie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/tag tag], catégorie, catégorisation bazar, catégorisation cathédrale, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/etiquette étiquette].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=tim+berners+lee Tim Berners-Lee], CERN.''&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne ''catégorisation''. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, à la frontière entre la Suisse et la France, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt;Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique, au contraire, que le système doit mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;» et non plus de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;». C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir une clé de voûte dont tout dépend, il choisit le système où toutes les informations sont liées les unes aux autres. On peut avoir plusieurs sommaires, plusieurs catégorisations sans qu'une ne prédomine nécessairement sur l'autre. Ainsi, tout le monde est content&amp;amp;nbsp;! C'est ainsi qu'est né le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le grand bazar des tags ==&lt;br /&gt;
Dès le début du web, le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces « étiquettes » (« tag » en anglais) sont aussi appelés « mots-clés ». Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés «&amp;amp;nbsp;petites annonces&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;voiture&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;auto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;moto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;4 roues&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;seconde main&amp;amp;nbsp;», etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de « voitures », « motos », « 4 roues », etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (« sexe » est un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable. Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du «&amp;amp;nbsp;PageRank&amp;amp;nbsp;» qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Premiers pas de folksonomie  ==&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La ''folksonomie'' est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser, mais où chacun choisit de faire comme il le veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;», donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;», avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple). La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel. Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les « tags » ou mots-clés de vos publications&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* géographique&amp;amp;nbsp;: local, régional, national&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* temporel&amp;amp;nbsp;: jour/mois/année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* linguistique&amp;amp;nbsp;: FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel&amp;amp;nbsp;: par domaine d'action&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* type d'information&amp;amp;nbsp;: opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* format&amp;amp;nbsp;: article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
* public cible / niveau&amp;amp;nbsp;: débutant, expert&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* maturité&amp;amp;nbsp;: brouillon, bêta/RFC, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le « nuage de mots-clés » que l'on voit sur certains sites web. Dans ces « nuages », la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de leur utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Tagsynternetorg.png]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un bazar bien organisé ==&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'ils utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. Le mot « java » par exemple peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java ''Java''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur ce mot-clé dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme « bateau », « navire » ou « embarcation » pour désigner la même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. On a créé des listes de vocabulaire contrôlés sur lesquels une communauté définie est d'accord : d'abord pour utiliser un même mot pour désigner une même réalité, mais aussi pour définir un mot de la même manière. Ces « vocabulaires contrôlés » sont ce qu'on appelle des ''ontologies''. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y pas de confusion possible. Alors on peut établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot « Java » par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que « Java » est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que des listes de mots, les ontologies sont donc des listes de mots qui ont des relations entre eux. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le ''web sémantique''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Voir l'article Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0]&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le principal initiateur n'est autre que ... Tim Berners-Lee. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés qui s'y expriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs&amp;diff=15871</id>
		<title>Les blogueurs et autres consomm'acteurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs&amp;diff=15871"/>
				<updated>2015-06-18T12:41:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/acteur acteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/consommateur consommateur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=medias+sociaux médias sociaux].''&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/oreilly Tim O´Reilly].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
L'homme n'est pas né avec internet. Bien avant la création du réseau, il communiquait déjà avec ses semblables, de manière orale et en face à face. Ensuite il a créé le livre, la presse, le téléphone, la radio, la télévision. Mais dans le monde qui était alors le sien, les informations étaient rares, contrôlées par des minorités.&lt;br /&gt;
Le citoyen lambda pouvait certes, à l'occasion, donner son avis sur la marche du monde, lorsqu'une « enquête d'opinion » ou un sondage entreprenait de le consulter — trop rarement cependant, pour le responsabiliser et l'impliquer autant qu'il aurait pu le souhaiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le numérique a tout bouleversé==&lt;br /&gt;
Souvenez-vous de votre première vision du web. Vous avez lu des pages d'informations, comme on lit un livre. Vous avez traité des messages, comme on traite un courrier postal. Et peu à peu, vous avez compris que vous n'aviez pas affaire à un moyen de communication tout à fait comme les autres. De simple utilisateur d’un bureau de poste ou d'une vitrine de magasin virtuel, vous vous êtes senti devenir progressivement acteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez commencé à intervenir dans des forums :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à commenter des articles ;&lt;br /&gt;
* à évaluer des produits ;&lt;br /&gt;
* à définir les préférences de votre profil utilisateur au sein d'une communauté virtuelle ;&lt;br /&gt;
* à inviter tous vos amis sur un réseau social ; &lt;br /&gt;
* à poster des annonces ;&lt;br /&gt;
* à proposer à la vente vos biens ou vos services ;&lt;br /&gt;
* à modifier une page créée par un autre internaute, par exemple sur Wikipédia ;&lt;br /&gt;
* et à voir vos contributions affichées en temps réel sur une succession de sites-relais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot de passe pour entrer dans ce nouveau monde, c'est la contribution. En contribuant, vous avez pu découvrir des options sociotechniques réservées aux utilisateurs enregistrés : paramétrer le flux d'informations, poster, modifier, catégoriser/tagger, relayer, modérer, etc. C'est ainsi que les simples spectateurs ont pu devenir les acteurs de cette nouvelle société de l'information. C'est dans la même perspective de consomm'action qu'ont été imaginés les wikis, puis les blogs, les réseaux sociaux, les microblogs... Toutes ces applications qui constituent ce que l'on appelle aujourd'hui les médias sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces médias sociaux ont des règles et des usages communs, notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'authentification ;&lt;br /&gt;
* la personnalisation ;&lt;br /&gt;
* la participation ;&lt;br /&gt;
* l'interaction ;&lt;br /&gt;
* la confrontation ;&lt;br /&gt;
* la modération ;&lt;br /&gt;
* l'autorégulation ;&lt;br /&gt;
* la combinaison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur utilisation est instantanée, ouverte à la simultanéité, affranchie de toute autorité centrale et peu coûteuse. Le pouvoir citoyen est soudain à portée de quelques clics. Une fois connecté au réseau des réseaux, il est possible de créer son propre journal, de maintenir son public en haleine au gré d'un fil de discussion, d'interagir dans l'espace et le temps avec l'ensemble de son carnet d’adresses, de contribuer à son rythme aux encyclopédies globales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle culture de la consomm'action se propage comme un aliment bénéfique, elle déferle comme une lame de fond. Et dans son élan, elle entraîne les anciens médias invités à s'adapter à cette nouvelle manière de communiquer, même si nombreux résistent en paniquant plutôt que de remettre en question leurs pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La participation aux médias sociaux est au cœur de la transformation de notre mode de fonctionnement et de pensée. Ce mode de production participatif optimise les compétences cognitives telles que la perception, le raisonnement, la conscience, le langage, l'intelligence et la transdisciplinarité. Il n'est pas question pour autant de faire preuve d'angélisme : de nouveaux risques sont apparus, des pièges inédits jusqu'alors ont émergé (surdoses, arnaques...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, les médias sociaux magnifient la diversité culturelle, sans autre limite que notre conscience et notre esprit critique, avec ses forces et ses faiblesses. Ils représentent à la fois une nouvelle source d'informations et un espace d'expression libre par excellence, où se côtoient politiciens, artistes, commerçants, etc. Toutes générations et origines confondues : la multiplicité des motivations à publier sur le web explique le nombre des publications qui y fourmillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:5608 164316.png|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein de ces écosystèmes numériques, la force d'un projet ne procède plus de son concept originel mais de la quantité et de la qualité des acteurs concernés et de leurs contributions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, un étudiant nourri par cette culture de consomm'action, exercé à chatter avec ses camarades, à commenter les résultats sportifs sur un forum dédié ou à corriger telle ou telle imprécision sur une page Wikipédia, supportera de plus en plus difficilement de devoir rester assis dans une salle de cours à suivre un programme prédéfini : impossible pour lui de picorer ça et là comme il en a l'habitude et de faire la démonstration de sa force de contributeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, quelqu'un qui n'aura appris à réfléchir et à disserter que sur les bancs de l'école se trouvera aussi déconcerté face à une page Wikipédia, effrayé par les barrières psychologiques et neurolinguistiques du moindre chat virtuel : quand on a été programmé pour recevoir un cadre donné établi par d'autres, l'idée qu'on peut désormais le co-créer soi-même ne semble pas évidente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour désigner ceux, de plus en plus nombreux, qui aspirent à voir leurs nouvelles connaissances légitimées, certains parlent de ''prosommacteurs'' (Toffler, puis Tapscott), d'autres de nétocrates (Wired, Bard &amp;amp; Söderqvist) ou encore d'utilis'acteurs (Rousseau &amp;amp; Bondolfi) ou webacteurs (Pisani). Chacun de ces termes indique clairement que les médias numériques ne se contentent pas de s'adresser à l'ensemble de la société : ils sont sa création, son œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le symbole du web 2.0==&lt;br /&gt;
La transition technologique d'un web statique, alias web 1 vers un web dynamique - web 2 - s'est produite dans le tournant des années 2000. Pour symboliser la maturité naissante de cette culture web participative, Tim O'Reilly, auteur d'ouvrages consacrés à la culture informatique libre, a été le premier en 2005 à diffuser l'expression « web 2.0 ». Elle a été progressivement déclinée dans tous les domaines et désigne aujourd'hui le changement culturel qu'un internet dynamique et participatif est à même d'apporter aux sociétés humaines : la gouvernance 2.0.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|+ ''Social media : blogs, wikis et autres '''consomm'actions''''' &amp;lt;ref&amp;gt; Extrait d'un diaporama réalisé par David Fayon, [http://fr.slideshare.net/BertrandSoulier/intervention-de-david-fayon-vulcania#btnNext ''Les réseaux sociaux au coeur du web 2.0 et du web de demain'']. Avec l’aimable autorisation de l’auteur. Copyright David Fayon. Licence CC-BY-SA.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
!&lt;br /&gt;
! Leaders dans le domaine&lt;br /&gt;
! Durée de vie de l'information (tendance générale)&lt;br /&gt;
! Effets pervers*&lt;br /&gt;
! Effets positifs*&lt;br /&gt;
! Spécificités&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les wikis&lt;br /&gt;
| Wikimedia et son projet phare Wikipédia&lt;br /&gt;
| Moyen, long terme avec de nombreuses possibilités de modifications comme la mise à jour, le retour à une version précédente…&lt;br /&gt;
| Guerre de clochers&lt;br /&gt;
| Culture de la coopération synergique où l'on s'entraide main dans la main&lt;br /&gt;
| Patrimoine de l'humanité, 100 % licence libre, simple et fiable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les « weblogs » ou « blogs »&lt;br /&gt;
| Aucun leader, nombreuses plates-formes&lt;br /&gt;
| Court, moyen terme&lt;br /&gt;
| Faible qualité des contenus&lt;br /&gt;
| Encourage l'interaction libre par le biais de commentaires&lt;br /&gt;
| Journal de bord avec articles chronologiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les réseaux sociaux&lt;br /&gt;
| Facebook&lt;br /&gt;
| Court, moyen terme&lt;br /&gt;
| Société de spectacle&lt;br /&gt;
| La distance n'est plus un problème&lt;br /&gt;
| Parc public, marché de l'amitié, dès 13 ans&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les « Instant » ou « micro-blogs »&lt;br /&gt;
| Twitter&lt;br /&gt;
| Très court terme&lt;br /&gt;
| Dictature de l'immédiat&lt;br /&gt;
| Outils « d'avis à la populace »&lt;br /&gt;
| 144 caractères, style SMS, roi du mobile, alerte immédiate &lt;br /&gt;
|}&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;* Liste non exhaustive&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le siècle de l'inform'action==&lt;br /&gt;
En 2011, le web a eu 20 ans. Fort de ses centaines de millions de forums, wikis, blogs, réseaux sociaux, microblogs instantanés, il justifie qu'on parle désormais de webosphère. Google, Facebook, Twitter et Wikipédia en sont les planètes les plus célèbres. Peuplé de centaines de milliards d'articles et de billions de champs différents (titres, corps de message, pièces jointes, images, nombre de visiteurs, notes…), le web est le cœur où convergent tous les outils numériques qui possèdent une interface ouverte, standardisée en libre accès et accessible par l'ensemble des outils existants — smartphones, tablettes, ordinateurs... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sites les plus intéressants sont ceux où il est possible d'interagir en commentant, modifiant, ajoutant textes ou images à la matière présente. Un site d'achat/vente entre particuliers qui ne proposerait pas de commentaires participatifs évaluant le produit, le vendeur, voire l'acheteur, aurait du mal à asseoir sa crédibilité. Il en irait de même d'un blog indépendant qui publierait un scoop sans s'ouvrir aux commentaires et aux sources alternatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, si la prédominance des médias sociaux semble désormais incontestable, la qualité de leurs contenus n'est pas encore systématique, loin s'en faut. Les ''fôtes d'ortograffe'' et une syntaxe maladroite issues le plus souvent du langage SMS sont fréquentes. ''C koi ton pb ?'' Leur imperfection actuelle pourrait conduire à rejeter en bloc les nouveaux médias, en vertu de leur manque de rigueur et de professionnalisme. Mais il y a là également matière à saluer l’effacement progressif des barrières entre le métier de journaliste et la fonction de communicateur : l'éveil possible d'une citoyenneté vraiment active, source de créativité et d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat est on ne peut plus actuel. Il engage notamment la corporation journalistique, détentrice du quatrième pouvoir, qui admet difficilement que les médias sociaux sont des médias à part entière et seront, peut-être demain, les médias de référence. Il est permis de se demander si les journalistes qui ne reconnaissent pas les blogueurs comme leurs pairs, ne tendent pas à reproduire le modèle de toutes les corporations dépassées par les ruptures technologiques. Ainsi, la corporation des chauffeurs automobiles, au début du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ne comprenait-elle pas qu'un simple quidam puisse aspirer à prendre lui-même le volant de sa voiture pour se rendre au travail...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les autres effets pervers propres au développement des médias sociaux, la dictature de l'immédiat, la société de spectacle et la guerre de clochers sont le plus souvent mises en avant. Autant de pièges à éviter sur le chemin de la consomm'action. Déclencheur de passions, le web 2.0 n'en finit pas de susciter fascination et répulsion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discernement, engagement, accompagnement===&lt;br /&gt;
Réflexion et débat valent mieux que méfiance et repli. Il y a des gardes-fous à mettre en place. Et il est en effet plus que jamais nécessaire d'exercer son discernement entre les différents médias sociaux, à l'utilité variable de l'un à l'autre. Les intentions de géants tels que Facebook ou Twitter sont ainsi très discutables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour (re)trouver confiance dans ce web 2.0, le meilleur moyen est encore d'en devenir un acteur à part entière : les pionniers bienveillants sont légion et disponibles. Au-delà de leur statut influent, ils ne demandent qu'à encourager leurs étudiants, leurs collaborateurs, leurs pairs, leurs employés à devenir des consomm'acteurs conscients, critiques, rigoureux, sensibles à l'origine de leurs sources, capables d'apprendre à jongler élégamment avec les risques et les opportunités rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En les accompagnant dans leurs premières contributions, ces « maîtres-passeurs » participent favorablement au développement personnel, social et professionnel de leurs émules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 100 000 contributeurs actifs de Wikipédia, dont une majorité de moins de 20 ans, attendent eux aussi à bras ouverts les nouveaux venus. Grâce aux modérateurs de blogs, aux créateurs de plates-formes sociales éthiques, aux guides discrets et bienveillants qui aident à éviter les nouveaux pièges, l'espèce qui naît sous nos yeux ne manque pas d'accoucheurs de talents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deux mantras de la culture web==&lt;br /&gt;
'''Publier tôt, mettre à jour souvent.''' Il encourage à passer de l'idée qu'on doit attendre qu'une œuvre soit mûre pour la publier, à l'idée qu'il est mieux de publier l'intention, de mentionner le degré de maturité d'une œuvre et ainsi à obtenir des contributions dès le début.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Briller ou disparaître'''&amp;lt;ref&amp;gt; Diane de Zelicourt, [[appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/107_fr.pdf|''Les passeurs et leur vision de la société de connaissance'']], Observatoire du Mangement Alternatif, HEC, Paris, 2009, p. 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il encourage à toujours contribuer, ne pas perdre son engagement ou accepter de perdre son statut de leader.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : comment publier un document sur le web ?==&lt;br /&gt;
Dans le cadre d'une formation, des camarades et moi-même avons produit en groupe un document d'une centaine de pages. Sachant que l'intérêt de ce travail dépasse le cadre où il a été produit, mes collègues et moi-même souhaitons le publier sur internet pour toucher un large public. Quelles stratégies sont adéquates ? (Plusieurs bonnes réponses) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# l'envoyer en format .doc ou .docx par courriel en pièce jointe, à toutes les personnes que l'on connaît, en leur demandant de l'envoyer à leurs amis ;&lt;br /&gt;
# mettre le document à disposition sur mon site web, en format texte, RTF, HTML et/ou PDF ;&lt;br /&gt;
# plutôt que de le publier sur internet, chercher un éditeur pour une publication papier ;&lt;br /&gt;
# ça ne sert à rien car personne ne le lira, donc j'interdis à mes camarades de le publier sur internet ;&lt;br /&gt;
# chercher un site spécialisé qui pourrait trouver un intérêt à mettre à disposition notre document, afin de profiter de leur public existant ;&lt;br /&gt;
# publier le document sur un moteur de recherche populaire afin que le plus grand nombre puisse le trouver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Splog'''&lt;br /&gt;
Le splog est au blog ce que le spam est au mail : un commentaire en général désagréable et inutile, posté sur un blog et pointant en direction d'un autre blog à but commercial et lucratif. « Un splog, parfois francisé en splogue (mot-valise issu de la contraction des mots spam et blog), désigne aussi un blog dont le but est d'augmenter la cote PageRank de Google d'un ou de plusieurs sites affiliés ou de servir de pointeur vers d'autres sites web à indexer. Il s'agit d'un type de référencement abusif (spamdexing) »&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Splog ''Splog''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Blog Article ''Blog'' sur Wikipédia.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Splog Article ''Splog'' sur Wikipédia.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Wikinomics&amp;amp;nbsp;: Wikipédia, Linux, YouTube... Comment l'intelligence collaborative bouleverse l'économie'', Don Tapscott, Anthony D.Williams, Éditions Pearson Education France (2007).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[http://www.youtube.com/watch?v=x0EnhXn5boM&amp;amp;feature=player_embedded#at=57 Voir la vidéo ''Social Media Revolution 3'' (4:15 version via Erik Qualman).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.youtube.com/watch?v=dP-UxL3KADA Voir aussi ''Social Media Revolution 2'' (sous-titrée français).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réponses du quiz==&lt;br /&gt;
Les bonnes réponses sont la 2 et la 5.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=15870</id>
		<title>Du citoyen au netoyen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=15870"/>
				<updated>2015-06-18T12:38:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/E-environnement E-environnement], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/citoyen citoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netoyen netoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/conscience  conscience], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture culture].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Laura Timonen, Vilma Luoma-aho.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans une jolie chocolaterie d'un quartier chic du centre-ville de Genève, un petit panneau rédigé en chinois stipule une étrange consigne&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Veuillez s'il vous plaît ne pas cracher par terre&amp;amp;nbsp;». Pourquoi ce message, et pourquoi en chinois&amp;amp;nbsp;? Parce qu’en Chine cracher par terre est une pratique courante – dans la rue, mais aussi dans les transports publics et dans les magasins. En Suisse, cet acte culturel est vécu comme une incivilité, principalement en raison de critères hygiéniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:cracher.jpg|thumb]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettons-nous maintenant à la place d’un citoyen du net averti&amp;amp;nbsp;: il a conscience qu'envoyer une pièce jointe en format .doc peut poser problème à certains destinataires qui n'ont pas opté pour un traitement de texte sous licence propriétaire. Ils pourraient donc ne pas pouvoir accéder au contenu. Notre citoyen du net sait également qu'envoyer un courriel à tous ses contacts sans utiliser la fonction copie cachée constitue également un manque de respect de la vie privée et peut favoriser la propagation des virus informatiques. Il a intégré le fait qu'écrire tout un message en majuscules équivaut à crier, ce qui n’est pas spécialement courtois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce citoyen du net contemple ainsi avec dépit et surprise le comportement des internautes qui n'ont pas développé la même culture que lui. Exactement comme nous regardons, effarés, les Chinois qui crachent par terre dans les chocolateries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette histoire est une certaine forme de caricature pour souligner les chocs culturels. Les « Chinois cracheurs » n'ont pas conscience qu’ils choquent les étrangers. De même, les internautes faisant preuve d’incivilité numérique n'ont pas conscience de la détérioration qu'ils imposent à l'espace de l'information publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui la culture de la citoyenneté semble aujourd'hui en bon développement. Chacun-e est citoyen-ne d'un état géographiquement délimité. Le citoyen a aussi des droits et des devoirs. Le mot « citoyen » a même connu une nette progression de sa popularité au cours des dernières années, au point de se décliner désormais dans de multiples expressions (« actions citoyennes », «&amp;amp;nbsp;comportements citoyens&amp;amp;nbsp;»,...) qui reviennent de plus en plus souvent dans les discours politiques et ceux des collectivités&amp;lt;ref&amp;gt; Béatrice Canel Depitre, [http://www.escp-eap.net/conferences/marketing/pdf/canel.pdf ''Développement durable et comportement citoyen du consommateur''], Conférence sur les tendances marketing en Europe, Université Ca' Foscari de Venise, 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais cette citoyenneté s’est banalisée et certains en viennent à oublier les devoirs élémentaires qu'elle requiert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans les démocraties modernes, tout le monde – ou presque&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_%C3%A9trangers ''Droit de vote des étrangers''] (consulté le 24.07.14), 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; – a aujourd’hui le droit de vote. C'est un fait acquis. Est-ce pour cette raison que les taux de participation aux élections ne cessent de faiblir d’un vote à l’autre ?&amp;lt;ref&amp;gt; Thomas Laberge, [http://www.come4news.com/pourquoi-si-peu-de-jeunes-exercent-t-ils-leur-droit-de-vote-528614 ''Pourquoi si peu de jeunes exercent-ils leur droit de vote?''], come4new.com, 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les avantages de la citoyenneté sont-ils solubles dans sa généralisation ? On ne peut nier que la crise de la représentation qui atteint toutes les démocraties modernes contribue elle aussi au désintérêt apparent pour la citoyenneté. Le citoyen tend à perdre confiance dans des institutions discréditées par différents errements, dysfonctionnements et scandales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dix dernières années, un nouveau type de citoyenneté s'est développé sur Internet. Il peut être considéré comme le prolongement, voire l'approfondissement de la citoyenneté classique. Certains utilis'acteurs des outils numériques ont en effet compris tout l’intérêt que pouvait représenter la lancement rapide et à grande échelle d’actions citoyennes. Cette culture de la citoyenneté numérique, que l'on pourrait appeler netoyenneté, se développe elle aussi par étapes successives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le grand public n'a pas encore pris toute la mesure de l'amplification que les nouveaux réseaux pouvaient offrir à la citoyenneté. Certains utilisateurs, encore plongés dans une phase de fascination ludique devant des objets – d'une grande complexité technologique – qui leur font face, n’en exploitent pas les potentialités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, pour devenir un netoyen, il ne suffit pas de se poser en usager passif, il faut se vouloir également contributeur. Internet est devenu un rouage incontournable du fonctionnement de nos sociétés. Dès lors, la citoyenneté numérique s'impose à tout citoyen responsable. La citoyenneté numérique a pour vocation d'affirmer et de mettre en œuvre le droit des générations futures à accéder à des conditions de vie décentes et convenables. Elle agit pour le bien commun. Elle est issue d'une prise de conscience et d'un développement de l'esprit critique. Chacun est acteur de la société&amp;amp;nbsp;: son action sur les technologies aura un impact, positif ou négatif, mais jamais neutre. La citoyenneté classique ou numérique fait appel à la responsabilisation de chacun. Le partage des connaissances et la mutualisation des moyens, amplifiés par les outils numériques, permettront le traitement rapide et puissant d'enjeux et de problématiques démocratiques redynamisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laura Timonen et Vilma Luoma-aho ont analysé l'évolution citoyenne depuis la Grèce Antique jusqu'à l'ère numérique. Elles ont publié leur résultats sous la forme d'un tableau récapitulatif (ici traduit de l'anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://jyu.academia.edu/documents/0060/0999/sector-based_corporate_citizenship.pdf www.jyu.academia.edu]&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evolution des attentes et des définitions citoyennes ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Type de citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Particularités de cette citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Grèce Antique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Seuls les hommes libres peuvent être actifs politiquement. Ils considèrent la citoyenneté comme un privilège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Libéralisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Relation individuelle avec l’État. L'accent est mis sur les droits citoyens. L’État est garant de ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Communautarisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| L'accent est mis sur la communauté, la participation et l'identité commune. La communauté s'auto-gouverne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Vision tripartite de Marshall '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Une division doit être opérée entre les droits civils, politiques et sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Globalisation '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Va au-delà de l’État-nation et entrevoit peut-être une citoyenneté civile globale. Protection des consommateurs. Investissements éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Ère numérique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Citoyenneté numérique (netoyen), technologique, urbaine, culturelle, écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tableau des comportements citoyens et netoyens ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contexte'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action Citoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action netoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Écologie'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Trier ses déchets.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas envoyer de pièces jointes trop volumineuses. N'imprimer que si c'est vraiment nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des choix d'autrui '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser un langage non-discriminatoire&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de langage non-discriminatoire : le [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne langage épicène]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui ne stigmatise pas ceux ayant des choix et des pratiques différentes des nôtres.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser des formats ouverts pour les échanges d'informations par voie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Économiser les ressources de l'écosystème'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas gâcher l'eau, l'électricité et toutes les ressources naturelles.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas dupliquer des contenus là où un simple lien suffirait, ne pas télécharger des documents dont on n'a pas l'utilité, envoyer un lien vers une ressource plutôt que le document lui-même à plusieurs destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des travailleurs'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des marchandises issues du commerce équitable.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des équipements électroniques dont les concepteurs respectent les droits des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Mobilisation'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Manifester devant une centrale nucléaire.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Élire le gouvernement de la ou des communautés thématiques dans lesquelles on contribue (Wikipedia, Debian, Creative Commons...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contribution'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ramasser une bouteille vide sur une plage.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Corriger une faute dans ''Wikipedia'' ou écrire un courriel à l'auteur d'une page comportant des erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Intégration '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'instruction civique des jeunes et des nouveaux arrivés (immigrés, nouveaux installés,...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger des documents remis à tout nouvel arrivant afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'eCulture des jeunes et des migrants numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger collaborativement des documents remis à tout nouvel internaute afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Débattre '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de son quartier, de sa ville, de sa région ou de la Terre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de sa communauté en ligne, des sites relatifs ou d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Revendication '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une pétition.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une ePétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15869</id>
		<title>Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15869"/>
				<updated>2015-06-18T12:37:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/classification classification], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pertinence pertinence], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/folksonomie folksonomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ontologie ontologie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/tag tag], métatag, catégorie, catégorisation bazar, catégorisation cathédrale, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/etiquette étiquette], mots-clés.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=tim+berners+lee Tim Berners-Lee], CERN.''&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne ''catégorisation''. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, à la frontière entre la Suisse et la France, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt;Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique, au contraire, que le système doit mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;» et non plus de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;». C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir une clé de voûte dont tout dépend, il choisit le système où toutes les informations sont liées les unes aux autres. On peut avoir plusieurs sommaires, plusieurs catégorisations sans qu'une ne prédomine nécessairement sur l'autre. Ainsi, tout le monde est content&amp;amp;nbsp;! C'est ainsi qu'est né le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le grand bazar des tags ==&lt;br /&gt;
Dès le début du web, le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces « étiquettes » (« tag » en anglais) sont aussi appelés « mots-clés ». Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés «&amp;amp;nbsp;petites annonces&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;voiture&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;auto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;moto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;4 roues&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;seconde main&amp;amp;nbsp;», etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de « voitures », « motos », « 4 roues », etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (« sexe » est un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable. Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du «&amp;amp;nbsp;PageRank&amp;amp;nbsp;» qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Premiers pas de folksonomie  ==&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La ''folksonomie'' est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser, mais où chacun choisit de faire comme il le veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;», donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;», avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple). La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel. Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les « tags » ou mots-clés de vos publications&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* géographique&amp;amp;nbsp;: local, régional, national&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* temporel&amp;amp;nbsp;: jour/mois/année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* linguistique&amp;amp;nbsp;: FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel&amp;amp;nbsp;: par domaine d'action&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* type d'information&amp;amp;nbsp;: opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* format&amp;amp;nbsp;: article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
* public cible / niveau&amp;amp;nbsp;: débutant, expert&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* maturité&amp;amp;nbsp;: brouillon, bêta/RFC, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le « nuage de mots-clés » que l'on voit sur certains sites web. Dans ces « nuages », la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de leur utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Tagsynternetorg.png]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un bazar bien organisé ==&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'ils utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. Le mot « java » par exemple peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java ''Java''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur ce mot-clé dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme « bateau », « navire » ou « embarcation » pour désigner la même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. On a créé des listes de vocabulaire contrôlés sur lesquels une communauté définie est d'accord : d'abord pour utiliser un même mot pour désigner une même réalité, mais aussi pour définir un mot de la même manière. Ces « vocabulaires contrôlés » sont ce qu'on appelle des ''ontologies''. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y pas de confusion possible. Alors on peut établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot « Java » par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que « Java » est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que des listes de mots, les ontologies sont donc des listes de mots qui ont des relations entre eux. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le ''web sémantique''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Voir l'article Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0]&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le principal initiateur n'est autre que ... Tim Berners-Lee. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés qui s'y expriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15868</id>
		<title>Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15868"/>
				<updated>2015-06-18T12:33:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/classification classification], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pertinence pertinence], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/folksonomie folksonomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ontologie ontologie], tag, métatag, catégorie, catégorisation bazar, catégorisation cathédrale, étiquettes, mots-clés.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=tim+berners+lee Tim Berners-Lee], CERN.''&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne ''catégorisation''. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, à la frontière entre la Suisse et la France, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt;Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique, au contraire, que le système doit mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;» et non plus de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;». C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir une clé de voûte dont tout dépend, il choisit le système où toutes les informations sont liées les unes aux autres. On peut avoir plusieurs sommaires, plusieurs catégorisations sans qu'une ne prédomine nécessairement sur l'autre. Ainsi, tout le monde est content&amp;amp;nbsp;! C'est ainsi qu'est né le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le grand bazar des tags ==&lt;br /&gt;
Dès le début du web, le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces « étiquettes » (« tag » en anglais) sont aussi appelés « mots-clés ». Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés «&amp;amp;nbsp;petites annonces&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;voiture&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;auto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;moto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;4 roues&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;seconde main&amp;amp;nbsp;», etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de « voitures », « motos », « 4 roues », etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (« sexe » est un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable. Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du «&amp;amp;nbsp;PageRank&amp;amp;nbsp;» qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Premiers pas de folksonomie  ==&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La ''folksonomie'' est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser, mais où chacun choisit de faire comme il le veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;», donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;», avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple). La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel. Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les « tags » ou mots-clés de vos publications&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* géographique&amp;amp;nbsp;: local, régional, national&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* temporel&amp;amp;nbsp;: jour/mois/année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* linguistique&amp;amp;nbsp;: FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel&amp;amp;nbsp;: par domaine d'action&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* type d'information&amp;amp;nbsp;: opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* format&amp;amp;nbsp;: article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
* public cible / niveau&amp;amp;nbsp;: débutant, expert&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* maturité&amp;amp;nbsp;: brouillon, bêta/RFC, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le « nuage de mots-clés » que l'on voit sur certains sites web. Dans ces « nuages », la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de leur utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Tagsynternetorg.png]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un bazar bien organisé ==&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'ils utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. Le mot « java » par exemple peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java ''Java''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur ce mot-clé dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme « bateau », « navire » ou « embarcation » pour désigner la même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. On a créé des listes de vocabulaire contrôlés sur lesquels une communauté définie est d'accord : d'abord pour utiliser un même mot pour désigner une même réalité, mais aussi pour définir un mot de la même manière. Ces « vocabulaires contrôlés » sont ce qu'on appelle des ''ontologies''. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y pas de confusion possible. Alors on peut établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot « Java » par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que « Java » est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que des listes de mots, les ontologies sont donc des listes de mots qui ont des relations entre eux. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le ''web sémantique''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Voir l'article Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0]&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le principal initiateur n'est autre que ... Tim Berners-Lee. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés qui s'y expriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15864</id>
		<title>Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15864"/>
				<updated>2015-06-18T12:25:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Le pouvoir de classer l'information vers Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/classification classification], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pertinence pertinence], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/folksonomie folksonomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ontologie ontologie], tag, métatag, catégorie, catégorisation bazar, catégorisation cathédrale, étiquettes, mots-clés.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=tim+berners+lee Tim Berners-Lee], CERN.''&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne ''catégorisation''. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, à la frontière entre la Suisse et la France, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt;Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique, au contraire, que le système doit mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;» et non plus de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;». C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir une clé de voûte dont tout dépend, il choisit le système où toutes les informations sont liées les unes aux autres. On peut avoir plusieurs sommaires, plusieurs catégorisations sans qu'une ne prédomine nécessairement sur l'autre. Ainsi, tout le monde est content&amp;amp;nbsp;! C'est comme ça que le web est né. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les mots-clés ou « tags » ==&lt;br /&gt;
Le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces « étiquettes » (« tag » en anglais) sont aussi appelés « mots-clés ». Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés «&amp;amp;nbsp;petites annonces&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;voiture&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;auto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;moto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;4 roues&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;seconde main&amp;amp;nbsp;», etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de « voitures », « motos », « 4 roues », etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (« sexe » est un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable. Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du «&amp;amp;nbsp;PageRank&amp;amp;nbsp;» qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Folksonomie  ==&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La ''folksonomie'' est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser, mais où chacun choisit de faire comme il le veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;», donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;», avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple). La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel. Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les « tags » ou mots-clés de vos publications&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* géographique&amp;amp;nbsp;: local, régional, national&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* temporel&amp;amp;nbsp;: jour/mois/année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* linguistique&amp;amp;nbsp;: FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel&amp;amp;nbsp;: par domaine d'action&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* type d'information&amp;amp;nbsp;: opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* format&amp;amp;nbsp;: article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
* public cible / niveau&amp;amp;nbsp;: débutant, expert&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* maturité&amp;amp;nbsp;: brouillon, bêta/RFC, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le « nuage de mots-clés » que l'on voit sur certains sites web. Dans ces « nuages », la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de leur utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Tagsynternetorg.png]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== À chaque communauté son vocabulaire ==&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'ils utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. Le mot « java » par exemple peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java ''Java''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur ce mot-clé dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme « bateau », « navire » ou « embarcation » pour désigner la même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. On a créé des listes de vocabulaire contrôlés sur lesquels une communauté définie est d'accord : d'abord pour utiliser un même mot pour désigner une même réalité, mais aussi pour définir un mot de la même manière. Ces « vocabulaires contrôlés » sont ce qu'on appelle des ''ontologies''. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y pas de confusion possible. Alors on peut établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot « Java » par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que « Java » est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que des listes de mots, les ontologies sont donc des listes de mots qui ont des relations entre eux. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le ''web sémantique''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Voir l'article Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0]&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le principal initiateur n'est autre que ... Tim Berners-Lee. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés qui s'y expriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_pouvoir_de_classer_l%27information&amp;diff=15865</id>
		<title>Le pouvoir de classer l'information</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_pouvoir_de_classer_l%27information&amp;diff=15865"/>
				<updated>2015-06-18T12:25:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Le pouvoir de classer l'information vers Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15866</id>
		<title>Discussion:Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15866"/>
				<updated>2015-06-18T12:25:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Discussion:Le pouvoir de classer l'information vers Discussion:Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Encadré : Tag et tag '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tag dans la rue&amp;amp;nbsp;: petite note de quelqu'un pour mentionner sa présence, manière populaire d'exprimer qu'on existe. Tag sur l'internet&amp;amp;nbsp;: la même chose en virtuel. Il y a des tags qui sont des comportements de vandales comme visiter un wiki et effacer le contenu d'un article utile pour y mettre de la publicité ou de l'autopromotion. Il y a aussi des tags utiles, comme associer des mots-clés à un article pour que tout le monde puisse faire des recherches dans une base de données d'articles en fonction des mots-clés. Par exemple pour cet article, les tags seraient «&amp;amp;nbsp;tags, catégorisation, folksonomie, histoire, Tim Berners-Lee, web&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
[[Utilisateur:Pryska ducoeurjoly|Pryska]] ([[Discussion utilisateur:Pryska ducoeurjoly|discussion]])&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que faire de tout cela?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Folksonomie : les usagers indexent le web. Le point de vue des professionnels de la documentation :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2006/04/document.xsp?id=bbf-2006-04-0066-002/2006/04/fam-apropos/apropos&amp;amp;statutMaitre=non&amp;amp;statutFils=non&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le social bookmarking ou partage de signets. Définition : http://www.a525g.com/internet/social-bookmarking.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressources complémentaires : - La folksonomie ou partage des mots-clés, sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Folksonomie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un site de partage de favoris, en français : http://www.bookmarks.fr/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plus célèbre des sites de partage des favoris, en anglais : http://del.icio.us/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utilité et limites du tagging : http://www.internetactu.net/?p=6166&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tagging est de plus en plus populaire : http://www.indexel.net/1_20_4739___/Web_2.0___le___tagging___entre_dans_les_moeurs.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tags pour trouver la musique que vous aimez, sous licence libre et donc téléchargeable gratuitement. Un exemple convaincant : http://www.jamendo.com/fr/static/help_tags/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sites de questions / réponses&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Un service de questions / réponses, en français : http://fr.answers.yahoo.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Son concurrent, en anglais : http://askville.amazon.com/askville/Index.do#answers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les réseaux de connaissances : http://www.abondance.com/actu/2007-11/yahoo-qr.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.3.2 - Travail collaboratif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressources prioritaires : - La connaissance n'est pas un stock, mais un flux. Education et performances en matière de production et de gestion des connaissances. Extrait vidéo de la Master Class ICC 2006 : http://www.youtube.com/watch?v=2-sP_4VQtAw&amp;amp;mode=related&amp;amp;search=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les multiples réalités du travail collaboratif : http://www.journaldunet.com/solutions/dossiers/km/sommaire.shtml&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressources complémentaires : - Organiser la connaissance avec les outils du Web 2.0. Extrait vidéo de la Master Class ICC 2006 : http://www.youtube.com/watch?v=_tdToPLBMfM&amp;amp;mode=related&amp;amp;search=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Un wiki sur le travail collaboratif : http://wiki.crao.net/index.php/TravailCollaboratif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le travail collaboratif : un effet de mode ? http://esens.unige.ch:8080/savoir/fiches/travail_collaboratif/document_view&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réseaux sociaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressource prioritaire : - Se créer un réseau professionnel sur Internet : http://www.01net.com/article/263678.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressources complémentaires : - Des réseaux professionnels virtuels : http://www.placedesreseaux.com/reseaux-virtuels.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les réseaux sociaux sont-ils viables en entreprise ? http://www.journaldunet.com/solutions/0703/070326-enquete-collaboratif/4.shtml&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Réseaux sociaux : le travail collaboratif 2.0 : http://www.journaldunet.com/solutions/0612/061206-reseaux-sociaux-collaboratif.shtml&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les outils de travail collaboratif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressource prioritaire : - Présentation des principaux outils de travail collaboratif, avec un fichier .pdf à télécharger : http://greco.grenet.fr/webgreco/bases/technologie/530.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressources complémentaires : - Outils de travail collaboratif et gestion documentaire : si loin, si proches... http://www.gillesbalmisse.com/v2/spip.php?article162&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les balbutiements des wikis en entreprises : http://www.journaldunet.com/solutions/0703/070326-enquete-collaboratif/2.shtml&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Le tableau blanc interactif, sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tableau_blanc_interactif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Démonstration d'utilisation du tableau blanc interactif pour réaliser des schémas animés. 4 mn 40 s de vidéo, en anglais, mais l'image parle d'elle-même ! http://www.youtube.com/watch?v=NZNTgglPbUA&amp;amp;eurl=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Bien sûr, le tableau peut être utilisé à distance et la démonstration peut même être sonorisée et enregistrée pur une diffusion ultérieure : http://www.speechi.net/fr/index.php/home/gamme-speechi/speechi-interactive/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Espace de travail partagé, quelques conseils avant d'en choisir un : http://thot.cursus.edu/rubrique.asp?no=20391&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Un exemple d'espace de partage de documents : http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//abonnez-vous.orange.fr/pro/options/EspacePartage.aspx&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Présentation de l'agenda électronique partagé : http://www.figer.com/Publications/ical.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Usages de la visioconférence dans l'enseignement supérieur en France : http://www.educnet.education.fr/superieur/visio/visio4.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Communautés virtuelles et communautés de pratiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressources prioritaires : - Les différentes communautés virtuelles : http://tecfa.unige.ch:8888/riat140/40&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Communities of practice - Learning as a social system. Article d'Etienne Wenger, créateur avec Jean Lave du terme &amp;quot;communauté de pratique&amp;quot;. En anglais : http://www.co-i-l.com/coil/knowledge-garden/cop/lss.shtml&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Guide de mise en place et d'animation de communautés de pratique intentionnelles : http://www.cefrio.qc.ca/pdf/GuideCommunautes.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ressources complémentaires : - Pourquoi s'intéresser aux communautés de pratique? http://www.3ct.com/ridf/cedip/productions/en%20lignes/Fiche%20technique/Numero28/ftechnique28.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les communautés de pratiques, étapes de développement : http://www.polia-consulting.com/Les-communautes-de-pratiques.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Communautés de pratique et gestion des savoirs : http://www.gillesenvrac.ca/carnet/stories/2002/11/14/communautesDePratiqueEtGestionDeSavoirs.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les communautés de fans sur le web : une somme impressionnante de savoirs ! Une étude canadienne de qualité (et valable pour de nombreux groupes de passionnés...) téléchargeable en .pdf : http://commposite.org/index.php/revue/article/viewFile/6/4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Deux services d'hébergement des communautés virtuelles : http://www.affinitiz.com/home/ http://fr.groups.yahoo.com/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--[[Utilisateur:Nora|Nora]] 16 septembre 2011 à 07:35 (UTC)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reste à faire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
trouver et mettre à jour les textes existants sur WIKIPEDIA (aussi pour les 2 précédents net/web &amp;amp; fcts génér) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
s'inspirer de l'article et des écrits [http://urfistinfo.hypotheses.org/287 sur folksonomie vs ont6hologie] (et les mentionner en bibliographie) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
aborder les angles suivants : - RECHERCHE web avec mots-clés [attention redites avec article précédent 'recherche'] - Référencement &amp;quot;naturel&amp;quot; avec le page ranking, et autres approches écosystèmiques - catégorisation bazaar ou cathédrale&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Le_pouvoir_de_classer_l%27information&amp;diff=15867</id>
		<title>Discussion:Le pouvoir de classer l'information</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Le_pouvoir_de_classer_l%27information&amp;diff=15867"/>
				<updated>2015-06-18T12:25:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : Guillaumelegt a déplacé la page Discussion:Le pouvoir de classer l'information vers Discussion:Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Discussion:Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_m%C3%A9dias_sociaux_%C3%A9thiques&amp;diff=15863</id>
		<title>Les médias sociaux éthiques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_m%C3%A9dias_sociaux_%C3%A9thiques&amp;diff=15863"/>
				<updated>2015-06-18T12:23:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 réseaux social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22m%C3%A9dias+sociaux%22 médias sociaux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Big+Brother%22 Big Brother], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22base+de+donn%C3%A9es%22 bases de données], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/privatisation privatisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ethique éthique], citoyenneté numérique.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Les inquiétudes engendrées par l'arrivée des médias sociaux sont légitimes ; toute mutation s'accompagne de dérives qu'il est souhaitable de détecter aussi précocement que possible. La plus spectaculaire d'entre elles est certainement la revente par Facebook, Twitter et Google de nos données personnelles. Cette pratique les conduit à bafouer notre vie privée au profit de leurs actionnaires et de leurs partenaires commerciaux. Lorsqu'un service web est gratuit mais pas sous licence libre, le consommateur paie ce service en acceptant des termes d’usage, qui autorisent très souvent la commercialisation de ses données : centres d’intérêts, comportements, carnets d’adresses, tout est potentiellement revendable. C’est en quelque sorte la rançon de la gratuité...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plus spéculatifs des médias sociaux n'en demeurent pas moins des outils d'alerte et de consolidation de l'interaction — de la culture de la coopération synergique. À l'occasion des révolutions arabes de 2011, ils ont montré qu'ils pouvaient servir aussi les intérêts de la démocratie. En vérité, les opinions libres et initiatives multiples qui se déploient sur les médias participatifs n'existent que par la puissance de diffusion de ces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réseaux sociaux : pourquoi ? ...ou plutôt comment ?&amp;lt;ref&amp;gt; [http://mattmckeon.com/facebook-privacy ''The Evolution of Privacy on Facebook. Changes in default profile settings over time''], '''Matt McKeon'''. (Consulté le 11.09.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
En 2011, plus de 50&amp;amp;nbsp;% de la population mondiale a moins de 30 ans. Et selon Erik Qualman &amp;lt;ref&amp;gt;''Socialnomics'' (2e édition), [http://en.wikipedia.org/wiki/Erik_Qualman '''Erik Qualman'''], Wiley (2012).&amp;lt;/ref&amp;gt;, dont l’ouvrage ''Socialnomics'' est une des références intéressantes en la matière, 96&amp;amp;nbsp;% des 25 à 30 ans ont déjà rejoint un média social. Aussi appelé réseaux sociaux, ''social networks'' ou communautés virtuelles, leur point commun est que ce sont des platesformes web qui offrent des services de relation sociale et de diffusion d'informations, à usage personnel et/ou professionnel'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’ils enjambent les continents (Facebook, LinkedIn, Google+), irriguent une région spécifique (Viadeo, Xing, Rezonance) ou canalisent des centres d'intérêt thématiques (carrière, banques d'images, amitiés, liens familiaux...), les médias sociaux reflètent, accueillent et amplifient la plupart des changements sociaux contemporains. Ils se sont notamment trouvés au cœur de la Révolution de jasmin, en Tunisie, qui a bouleversé le monde arabe en 2010-2011. Ils ont aussi, en peu de temps, détrôné la pornographie comme principal centre d'intérêt des utilisateurs d’internet. Les pionniers de la communication sociale, tels qu’Erik Qualman, assurent même aujourd’hui que la question n'est pas de savoir si et pourquoi il est nécessaire de s'engager dans les médias sociaux, mais comment... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au travail, en formation, en famille, quelles sont les clés à posséder pour en faire le meilleur usage&amp;amp;nbsp;? Comme à chaque surgissement d’un nouveau média, nouvelles opportunités et nouveaux risques se côtoient. Par exemple, ainsi que le montre le schéma accessible par le lien ci-dessous, le leader du secteur, Facebook, n'a aucun scrupule à modifier régulièrement ses conditions d'usage, de façon à livrer en place publique toutes les informations relatives à ses utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Réseaux sociaux: 1, Pornographie: 0'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qalman explique &amp;lt;ref&amp;gt;Voire ci-dessus, ''Socialnomics'' &amp;lt;/ref&amp;gt; : « avec la dépendance croissante aux médias sociaux, nous ne recherchons plus activement plus des actualités ou des produits et services à acheter; au contraire ce sont nos amis, connaissances et collègues qui nous les suggèrent ». &lt;br /&gt;
Il dévoile des statistiques impressionnantes relatives à l'utilisation d'internet et des réseaux sociaux. Ainsi l'une d'elles révèle-t-elle que sur le web, après des années de suprématie sans partage, la pornographie a été détrônée par… Facebook et autres médias sociaux. Plus d'infos sur la vidéo ''Social Revolution'' &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.dailymotion.com/video/xvupf5_social-media-revolution_creation#.URZsTqV2S8A Vidéo ''Social Revolution'']&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La fin de la vie privée ?  ==&lt;br /&gt;
En 2005, sur Facebook, pour autoriser le libre accès à une information d’ordre privé, il fallait avoir recours à une procédure spécifique. En 2011, c’est le contraire&amp;amp;nbsp;: par défaut, tout est public. Si l’utilisateur souhaite conserver une partie de ses informations de façon privée, il doit faire l'effort de changer les préférences de son compte. Mais, même s’il supprime son compte, ses données seront conservées&amp;amp;nbsp;! Elles alimenteront en l’occurrence la «&amp;amp;nbsp;banque de comportements humains&amp;amp;nbsp;» désormais administrée, de façon très privée, elle, par les responsables des réseaux sociaux.  On lira à ce propos l’ouvrage édifiant de Francis Pisani et Dominique Piotet, ''Comment le Web change le monde'', dont voici un extrait adapté&amp;lt;ref&amp;gt; [http://pisani.blog.lemonde.fr/files/2008/09/commentlewebchangelemonde-introetchap1.1222126314.pdf ''Comment le Web change le monde''], '''Francis Pisani et Dominique Piotet''', Pearson (2011).&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Cela va si loin qu'Eric Schmidt, le directeur de Google, a laissé entendre, après d'autres, que la vie privée, c'était terminé. Même son de cloche chez Facebook, leader incontesté du domaine des réseaux sociaux, avec plus de 500 millions d'utilisateurs en 2011. Chaque changement des règles de fonctionnement y réduit les libertés privées. Les conditions générales d'utilisation stipulent que les utilisateurs acceptent d'abandonner leurs droits de transférer leurs données sur un autre réseau social, de migrer. Ils sont captifs. Fin 2010, Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a dû reconnaître l’existence des problèmes de protection de la vie privée, sans véritablement proposer de solution. Résultat&amp;amp;nbsp;: à la suite du Quit Facebook Day (campagne mondiale pour quitter Facebook) du 31 mai 2010, aux États-Unis le nombre de nouveaux adhérents au réseau est brutalement passé de 8 millions (mai) à 320 000 (juin).&amp;amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, il est de plus en plus difficile de définir des limites entre vie privée et vie socioprofessionnelle. CV, photos, statuts, coordonnées, activités&amp;amp;nbsp;: doit-on se montrer prudent ou se livrer ouvertement ? La réponse peut sembler évidente mais, dans une recherche de vitalité tant économique que citoyenne, il faut la formuler autrement&amp;amp;nbsp;: à qui profite le réseau&amp;amp;nbsp;? L'utilisation de ce réseau social sert-il les intérêts de la société ou ceux de ses éditeurs&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La privatisation de la société ? '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mise à nu obligée est lourde de dérives, on l’a compris. Mais cette menace en cache d’autres, probablement plus graves encore. Parmi elles, le passage du GGG en mains privées. GGG, ou Global Giant Graph &amp;lt;ref&amp;gt; [http://dig.csail.mit.edu/breadcrumbs/node/215 ''Giant Global Graph''], '''Tim Berners-Lee'''. (Consulté le 11.09.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt;, tel que l’a décrit le découvreur du web lui-même, Tim Berners-Lee, représente une nouvelle étape dans le développement d’internet&amp;amp;nbsp;: l'attention n'y est plus focalisée sur l'information en réseau mais sur la vision globale des centres d'intérêt de l'humanité désormais offerte aux opérateurs indiscrets. La «&amp;amp;nbsp;carte&amp;amp;nbsp;» ainsi disponible est un instrument extraordinaire pour qui souhaite influencer l'opinion publique à tous les niveaux – commercial, bien sûr, mais aussi politique, éducatif, moral. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les détenteurs de cette carte décisive, sont ceux à qui l’internaute inconscient des risques collectifs encourus, confie aveuglément ses données personnelles. Il accepte ainsi que ces dernières soient non seulement revendues mais également analysées&amp;amp;nbsp;dans le moindre détail par des observateurs très intéressés. Le «&amp;amp;nbsp;Big Brother&amp;amp;nbsp;» imaginé par George Orwell dans ''1984'' n’est plus une créature littéraire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se rassurera en songeant que la situation, dans le monde numérique, ne reste jamais longtemps figée. Bill Gates lui-même le constatait, dans les années 90, quand il se trouvait confronté à l'émergence des logiciels libres et de la culture de citoyenneté numérique&amp;amp;nbsp;: le concurrent de demain est déjà à l'œuvre, dans son garage, et rien ne l'empêchera de détrôner ses prédécesseurs. Le nouveau concurrent possible, dans ce web qui se transforme en GGG, rassemblera tous les cybercitoyens, s’ils prennent conscience de leur responsabilité collective dans la préservation du savoir parmi les biens communs, au même titre que l'air et l'eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe d’ores et déjà de multiples indices qui laissent entrevoir une réponse collective et éthique aux réseaux sociaux à vocation commerciale. La centralisation d’informations dans une base de données unique, comme celles de Google, Facebook ou Twitter, est de toute façon incompatible avec la nature même du numérique, fondamentalement décentralisée. Il est plus que probable que nous allons progressivement assister à l'interconnexion de réseaux sociaux «&amp;amp;nbsp;éthiques&amp;amp;nbsp;» respectant la vie privée des utilisateurs et favorisant leur&amp;amp;nbsp;«&amp;amp;nbsp;conscientisation&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: les consom'acteurs sont de plus en plus nombreux à s'engager dans cette culture numérique active – même si le «&amp;amp;nbsp;principe du 1&amp;amp;nbsp;%&amp;amp;nbsp;» développé par Will Hill reste encore (provisoirement&amp;amp;nbsp;?) valide. D’après Hill, une part infime des utilisateurs d’internet y contribue de façon proactive, 9&amp;amp;nbsp;% participent occasionnellement de façon opportuniste et 90&amp;amp;nbsp;% des internautes ne contribuent jamais.&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_du_1_%25 ''Règle du 1%''], '''Wikipédia'''. (Consulté le 28.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion d'engagement individuel, de contribution, de mérite et de vigilance par la force de proposition, est la clé d’un meilleur usage des réseaux sociaux. Elle sert les intérêts de l'économie locale et la vitalité démocratique, au-delà des clivages politiques ou sociaux. Pour favoriser cet engagement, la recette n'a pas changé&amp;amp;nbsp;: formation à l'esprit critique, encouragement aux visions à long terme, au-delà des peurs, des incertitudes et des doutes. Les réseaux sociaux, comme la cuisine japonaise ou la conduite à gauche, ne peuvent s'apprendre que par l'action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques médias sociaux éthiques  ==&lt;br /&gt;
Ils existent. Ils ne sont pas parfaits, car l'éthique se cultive, s’entretient, ne tombe pas du ciel. La fondation d'intérêt public Wikimedia, qui gère Wikipédia, est le modèle le plus souvent cité en la matière – à juste titre. Au-delà de la seule encyclopédie, Wikimedia rassemble des dizaines de projets de numérisation de la culture mondiale (avec notamment la coopération de musées et d’institutions éducatives), menés par des millions de contributeurs, dont seulement une centaine de milliers de pionniers réellement impliqués. La fondation possède ses codes de conduites, ses forums, ses profils d'auteurs, ses traces de contributions, ses clubs et rencontres locales et globales en chair et en os qui tous concourent à construire un monde synergique. Il existe également de nombreux médias sociaux thématiques, qui constituent ce que l'on surnomme la longue traîne&amp;amp;nbsp;: la somme des petits réseaux sociaux de quelques milliers ou millions d'utilisateurs est égale, voire supérieure, à la somme des quelques leaders du domaine (aujourd'hui Facebook, Google+, Orkut, LinkedIn).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, des projets comme Diaspora&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/08/28/le-reseau-social-diaspora-s-ouvre-a-la-communaute-des-utilisateurs_1752292_651865.html ''Le réseau social Diaspora s'ouvre à la communauté des utilisateurs''], '''Le Monde.fr'''. (Consulté le 28.08.2012). &amp;lt;/ref&amp;gt;  ou Wiser&amp;lt;ref&amp;gt;[http://wiser.org/ www.wiser.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;(États-Unis) ou certains petits réseaux francophones &amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.cooperation.net www.cooperation.net] et [http://www.ouvaton.coop www.ouvaton.coop] &amp;lt;/ref&amp;gt;, communautés virtuelles animées depuis 1998 par la fondation Ynternet.org, proposent des réseaux sociaux qui respectent la vie privée de leurs utilisateurs et évitent la concentration des pouvoirs ou la publicité intrusive. Ces réseaux se concentrent sur des services loyaux d'hébergement de sites personnels et de groupes, sans vices cachés. On pourra consulter une première liste de ces petits réseaux &amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.developpementdurable.com/economie/2011/04/A5920/la-nouvelle-vague-des-reseaux-sociaux-ethiques-et-solidaires.html ''La nouvelle vague des réseaux sociaux éthiques et solidaires''], '''Pauline Meyniel'''. (Consulté le 14.02.2011)&amp;lt;/ref&amp;gt;. À terme, ils pourraient s'interconnecter et former un réseau décentralisé susceptible, au-delà de son intérêt immédiat, de participer à l’émergence d’une nouvelle forme de confiance envers le monde du travail, la formation ou la famille. Cette interconnexion, sur le plan technique, est tout à fait réalisable. Le temps dira si elle est socialement nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=15862</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=15862"/>
				<updated>2015-06-18T12:16:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Guillaumelegt : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia Wikipédia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nupedia Nupedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jimmy+Wales%22 Jimmy Wales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rms RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikimedia Wikimédia], Florence Devouard.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikipedia-logo.png|thumb|Logo de Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le web Nupedia, une encyclopédie libre. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. L'ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l'aide d'experts. La progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipédia le 15 janvier 2001. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, Wikipédia va vite détrôner Nupédia, la somme de contributions des internautes se révélant beaucoup plus dynamique et efficace que celle d'un comité d'expert. Dans le tandem Nupédia/Wikipédia, on retrouve la même opposition entre l'organisation cathédrale et l'organisation bazar. L'histoire de Wikipédia démontre la validité et l'efficience d'une organisation de type horizontal, capable d'ériger une cathédrale du savoir par une approche bottom up (du bas vers le haut). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipédia est ainsi née, presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, Wikipédia a immédiatement abouti à la production de centaines d'articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonnée à l'automne 2002 alors que 24 articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l'avis de Sanger, « ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia ».&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikipedia ''Histoire de Wikipédia''] (consulté le 25.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Croissance de Wikipédia en quelques chiffres'''&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Multilingual_statistics ''Multilingual statistics''] (consulté le 25.07.14). &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Janvier 2001'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues&amp;amp;nbsp;: 1 (anglais)&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles&amp;amp;nbsp;: 1 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Janvier 2004'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues&amp;amp;nbsp;: 52&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles&amp;amp;nbsp;: 420 562&lt;br /&gt;
* Croissance pour l'année&amp;amp;nbsp;: + 216 % &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Décembre 2009'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues&amp;amp;nbsp;: 271&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles&amp;amp;nbsp;: 53 607 240&lt;br /&gt;
* Edits (modifications)&amp;amp;nbsp;: 823 676 573&lt;br /&gt;
* Administrateurs&amp;amp;nbsp;: 4 647&lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs&amp;amp;nbsp;: 21 125 164 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Août 2011'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues&amp;amp;nbsp;: 282&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles&amp;amp;nbsp;: 73 588 440&lt;br /&gt;
* Edits (modifications)&amp;amp;nbsp;: 1 186 059 652&lt;br /&gt;
* Administrateurs&amp;amp;nbsp;: 4 636&lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs&amp;amp;nbsp;: 30 558 156&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''En 2013, Wikipédia, c'est…'''&lt;br /&gt;
* Le septième site le plus consulté au monde&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* En moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits (modifications) quotidiens&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Un nombre de mots avoisinant les 2,5 milliards&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Une croissance exponentielle&amp;amp;nbsp;: doublant tous les six mois en termes de visiteurs/trafic/serveurs&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul)&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* 1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers)&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Pour 2011-2012, Wikimedia, la fondation gérant Wikipédia prévoit un budget de 30&amp;amp;nbsp;millions de dollars. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critiques de la qualité et de la fiabilité de Wikipédia  ==&lt;br /&gt;
Malgré son succès, Wikipédia a fait (et fait encore) l'objet de nombreuses critiques. Mais on peut le comprendre : comment un tel projet, qui bouscule l'ordre très académique du monde encyclopédique, pourrait-il laisser indifférent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipédia, Francis Marmande déclarait dans ''Le Monde'' du 1&amp;lt;sup&amp;gt;er&amp;lt;/sup&amp;gt; février 2007 que Wikipédia est «&amp;amp;nbsp;un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans, Wikipédia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre&amp;amp;nbsp;». D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques&amp;amp;nbsp;: vous ne savez jamais qui est passé avant vous&amp;lt;ref&amp;gt; Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn, [http://bookzz.org/book/682090/126029 ''Open for business''], Groningue, 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les critiques se font plus rares... Wikipédia est devenue la plus grande encyclopédie contemporaine et internationale. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature'' &amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html ''Nature'' 438, 900-901] (15 Décembre 2005). &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Anecdotes'''&lt;br /&gt;
En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contactée&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le bug''' &lt;br /&gt;
Un internaute paniqué&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;J'étais sur votre site internet, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;» Réponse invariable de la présidente&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer.&amp;amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La dictée''' &lt;br /&gt;
Un autre netizen qui s'ignore&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon.&amp;amp;nbsp;» Et la présidente de Wikimedia répond&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Écoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine dont traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipédia, si vous surfez sur d'autres portails internet et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée&amp;amp;nbsp;: trouver le bouton «&amp;amp;nbsp;modifier cette page&amp;amp;nbsp;» pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information.&amp;amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipédia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des dix sites internet les plus visités au monde&amp;lt;ref&amp;gt; Alexandre Laurent, [http://bookzz.org/book/682090/126029 ''France : Wikipédia dans le top 10 des sites web''], clubic.com, 27 février 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction «&amp;amp;nbsp;modifier&amp;amp;nbsp;» en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipédia, ou sur d'autres wikis d'organisations engagées dans cette dynamique&amp;amp;nbsp;? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant&amp;amp;nbsp;? Utilisez-vous ces possibilités&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Guillaumelegt</name></author>	</entry>

	</feed>