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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Un_droit_d%27auteur,_deux_familles_de_licences&amp;diff=3038</id>
		<title>Un droit d'auteur, deux familles de licences</title>
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				<updated>2011-02-09T09:55:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
test suivi par mail (Raph)&lt;br /&gt;
encore une modif sans être authentifié&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privateur ou libre ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand vous copiez une image trouvée sur le Web, il se peut que cela soit autorisé par la loi, mais souvent c'est illégal. Les contenus (textes, musiques, vidéos) sont protégés par le droit d'auteur ; c'est donc l'auteur qui peut choisir de vous autoriser ou non à copier son œuvre. Selon la ''loi'', si vous violez les droits d'auteurs qui choisissent d'interdire la copie, vous encourez une condamnation pour copie illégale. Dans la pratique, ce type de peines n'est pas facilement applicable, puisqu'en tapant par exemple le mot-clé ''Mickey Mouse'' dans un moteur de recherche d'images vous avez des milliers d'images disponibles, qui peuvent être copiées très facilement. Ce qui sera plus sensible sera ce que vous en faites. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous utilisez une œuvre, comme une photo de ''Che Guevara'', pour la mettre sur un poster que vous vendez dans la rue, vous commencez à risquer plus qu'en la gardant pour vous dans un contexte privé, parce qu'il y a ''commerce'' de la photo (et les personnes ayant des droits peuvent alors vous reprocher un ''manque-à-gagner''). Si vous utilisez cette même œuvre pour une campagne de publicité internationale pour promouvoir un objet que votre entreprise vend à des milliers d'exemplaires via Internet, vous risquez beaucoup plus. L'auteur de l'œuvre peut vous demander des dédommagements et, si vous refusez, pourra probablement obtenir un dédommagement par voie légale.&lt;br /&gt;
Idem pour les films, les recettes de cuisine, les musiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, comment faire pour être un citoyen honnête alors qu'Internet nous tend des perches pour que l'on copie tout et n'importe quoi sans se poser de question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, cherchez la mention ''Copyright'' ou le sigle ''©'' associés à l'œuvre (image, film, texte ou musique). C'est l'indication de la personne (ou de l'entreprise) qui détermine les usages autorisés et interdits de l'œuvre. Si vous ne les trouvez pas, légalement vous n'avez pas le droit de copier, ni même d'utiliser (par exemple imprimer) cette œuvre. Il vous reste alors à choisir entre respecter ''à la lettre'' une règle peu logique à l'ère du numérique, ou prendre le léger risque de l'utiliser sans but d'enrichissement, sachant que la probabilité d'avoir des ennuis est très faible.&lt;br /&gt;
Attention : les industries du cinéma et de la musique sont plus hargneuses. Elles poursuivent parfois de simples copieurs de films ou de CDs, car les enjeux financiers sont importants. Ceux qui ''se font pincer'' écopent généralement de peines sévères, pour l'exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous trouvez la mention du copyright, il est très probable qu'il ne soit mentionné que &amp;quot;copyright 2010&amp;quot;, &amp;quot;copyright + nom de l'auteur&amp;quot; ou &amp;quot;Copyright + année + auteur + tous droits réservés&amp;quot; (&amp;quot;all rights reserved&amp;quot; en anglais), ce qui équivaut à pas de mention, car les termes d'usage de l'œuvre ne sont pas mentionnés non plus. L'auteur a tous les droits, vous n'avez aucun droit de copier, ni de faire quoi que ce soit, mis à part celui de consulter l'œuvre car elle a été placée sur le Net à cette fin, ''a priori''. Si vous en voulez plus, il faudra obtenir l'autorisation formelle des ''ayant droit'' (celui ou ceux qui ont le droit de vous autoriser la copie, la redistribution ou la modification). Donc, il faut la leur demander, ce qui est encore plus compliqué. Il faut trouver leurs coordonnées, expliquer le motif pour lequel vous désirez utiliser l'œuvre, même si c'est juste un petit ''gribouillis'' rigolo que vous vouliez mettre dans un coin d'un tract pour une soirée de soutien aux victimes du tremblement de terre en Haïti. C'est comme ça que font les personnes qui ont vraiment vraiment envie d'utiliser l'image de Che Guevara pour vendre leurs objets sans risquer de grosses sommes en dédommagement. Mais les autres, qui ignorent le copyright, deviennent ''hors la loi''. Ou alors, dans le cas des films et de la musique, ils achètent. Et souvent, ils font un peu des deux. ''J'en achète quelques-uns, j'en copie d'autres'' ; et puis la limite devient de moins de moins nette, on ne sait plus qui a copié quoi, qui a acheté quoi, et voilà... c'est vraiment n'importe quoi depuis l'arrivée d'Internet !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le showbiz domine avec la culture privatrice'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poursuivons cette descente dans les profondeurs du droit d'auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les productions ''industrielles'' sont généralement non-libres'''. De quoi parle-t-on ?  Les films qui passent au cinéma, les musiciens connus : voilà des produits de l'industrie du show-business. Dans ce monde de stars, les auteurs ont cédé leurs droits à des éditeurs, qui les ont ensuite monnayés à des distributeurs. Vous avez déjà vu ces chiffres impressionnants : un milliard de recettes pour le dernier film d'Hollywood qui vient de sortir au cinéma. Des billets de la superstar qui fait sa réapparition après sa cure de désintox vendu à 200€ pièce. Alors là, interdit de copier, c'est du vol. La publicité le dit bien au début des DVD : vous n'iriez pas braquer une banque, alors pourquoi copier un DVD, ''c'est kif kif mon gars, tu copies, tu vas en taule. Point barre.'' Dans le showbiz, y'a du pognon, et donc les intérêts privés d'un petit groupe de producteurs et d'actionnaires. C'est l'ancien modèle, encore dominant, du commerce du spectacle divertissant, attirant, et servant les intérêts de ce que l'on surnomme les &amp;quot;majors&amp;quot;, une poignée de grands producteurs qui traitent les copieurs de pirates pour les stigmatiser. Avec Internet ce modèle &amp;quot;privateur&amp;quot; s'érode et les artistes sont de moins en moins contents car il se sentent pris au piège par leurs maisons de production. Une fois dans ''le système'', ils ne peuvent même plus choisir de ''donner une chanson'' (ou un film, ou une illustration) dont ils sont les auteurs afin d'encourager une cause qu'ils souhaitent soutenir. Leurs maisons d'édition sont les seules à pouvoir diffuser leurs créations, selon les termes qu'elles ont choisis. Les contrats comportent généralement des clauses d'exclusivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'artisanat réémerge avec la culture libre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, les productions artisanales, d'amateurs ou de petites entreprises, sont bien souvent sans mention de licence. Ceci signifie qu'elles sont légalement ''non libres'', comme cette belle recette du chausson aux pommes trouvée sur un site Web de cuisiniers gourmets mais sans mention de la licence. Eh bien, selon la loi, on ne peut pas la copier non plus pour l'envoyer à sa cousine, même si on ne risque pas grand-chose. Et cette fameuse charte éthique d'une école trouvée sur un site Web pédagogique, si bien rédigée qu'on pourrait la copier pour la donner à tous les élèves et à tous les parents ? Ben non, la loi est comme ça, s'il n'y a pas de mention explicite que l'œuvre est sous licence libre, celui qui copie la charte éthique de l'école pour l'adapter à son collège, là-bas, dans la brousse africaine, ben il commet un acte ''il-lé-gal''. Et il prend le risque d'être puni par l'auteur. La loi dit que tout auteur d'une ''création de l'esprit'' peut choisir les conditions d'usage de sa production par le public. En l'absence de mention particulière, ces conditions sont à négocier ''au coup par coup''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, si on veut fluidifier les échanges d'information, on prendra soin de décrire ces dernières, on les inscrira précisément dans un document nommé la &amp;quot;licence&amp;quot;. Chacun peut choisir les termes spécifiques pour fonder sa propre licence, mais c'est un long travail car les termes doivent être vérifiés par des juristes spécialisés qui vous diront s'ils respectent les conventions en la matière ; si ce n'est pas le cas, une licence &amp;quot;fait-maison&amp;quot; pourrait être reconnue comme nulle, c'est à dire que c'est la loi seule qui serait applicable, et non une des dispositions spécifiques de la licence. De plus, étant très peu répandue, peu de créateurs utiliseraient une telle licence et cela prendrait du temps d'étudier précisément les termes de chaque licence au cas où quelqu'un voudrait réutiliser une création qu'elle protège. Et songez au casse-tête si quelqu'un voulait intégrer à une création des contenus provenant de 15 créateurs ayant chacun fait leur propre licence !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, voici une bonne nouvelle : il y a une famille de licences, appelées ''licences libres'', qui peuvent être utilisées pour toutes les créations.&lt;br /&gt;
Certains les nomment les ''licences ouvertes'' ou ''open source'', mais si on les appelle ''licences libres'' on inclut la dimension du choix de société qu'on souhaite, et on évite de dépolitiser un débat qui est éminemment politique. Et vous savez quoi ? Si vous trouvez une œuvre sous licence libre, vous pouvez la copier, la modifier et la redistribuer à tout le monde, et surtout : ''légalement'' car les personnes à l'origine de ces créations l'ont fait dans cette perspective. '''Par exemple, sur Wikipédia, textes, images et code logiciel du wiki sont TOUS sous des ''licences libres''.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concrètement, si vous voyez une œuvre avec l'une des mentions suivantes, vous pouvez alors librement (c'est à dire que vous êtes libre de le faire, ou non !) utiliser, copier, redistribuer, modifier (une copie de) l'œuvre : &lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyleft (+ année) + nom de l'auteur &amp;quot;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyright (+ année) + nom auteur + sous licence Art Libre&amp;quot;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyright (+ année) cette œuvre est libre&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également les créations sous les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot;, qui vous donnent le droit d'utiliser, de copier et redistribuer une œuvre. Les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot; connaissent différentes déclinaisons telles qu'autoriser ou interdire l'utilisation de la création dans un cadre commercial (option &amp;quot;non commercial&amp;quot;) ainsi qu'autoriser ou interdire la modification d'une copie de la création (option &amp;quot;pas de modification&amp;quot;).&lt;br /&gt;
Par exemple, sur Wikipedia, la mention exacte est : &lt;br /&gt;
Droit d'auteur : &amp;quot;les textes sont disponibles sous licence &amp;quot;Creative Commons - Paternité - Partage à l’identique&amp;quot; ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Conclusion '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes tous en train de passer du statut de simples utilisateurs-consommateurs à celui de producteurs d'œuvres. Nous le répétons donc à tous les producteurs en devenir : sans mention explicite, c'est la simple consultation qui va être autorisée. &lt;br /&gt;
Nous vous conseillons donc de : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1. Garder sous droit d'auteur simple (usage exclusif) les œuvres que vous ne souhaitez pas diffuser ou ne diffuser que dans un cadre restreint comme des photos de familles, par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rien à faire de spécial, si ce n'est penser à indiquer que ''vous'' êtes détenteur des droits relatifs à ces créations (avec vos coordonnées pour être contacté-e au cas où...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2. Pour les œuvres qui auraient un intérêt -même modeste- pour d'autres internautes, mentionner explicitement une licence libre. Les deux licences libres les plus connues, utilisées et recommandées par les ténors du sujet :&lt;br /&gt;
** la licence &amp;quot;Art Libre&amp;quot;, décrite ici : http://artlibre.org (c'est celle de cet ouvrage)&lt;br /&gt;
** la licence &amp;quot;Creative Commons BY-SA&amp;quot; (les termes sont exprimés différemment mais disent à peu près la même chose que la licence Art Libre. C'est la licence utilisée sur Wikipedia). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous commencez à comprendre ? Superbe ! Alors voici une bonne et une mauvaise nouvelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La bonne nouvelle'', c'est que les licences libres commencent à être de plus en plus adoptées, donc le temps parle en faveur d'une nouvelle approche du droit d'auteur, adaptée aux réalités d'Internet. Ça va nous simplifier la vie et encourager la créativité, si nous sommes patients et vigilants pour éviter les dérapages des lois liberticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La mauvaise nouvelle'', c'est qu'il y a encore quelques subtilités à comprendre avant d'avoir fait le tour du sujet. Ça demande encore un peu de temps, et il faut considérer que tout ce que vous venez de lire était une introduction, une présentation générale. Par exemple, il y a quelques options supplémentaires pour les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot;. Ces subtilités montrent qu'il y a tout un art des licences. C'est comme tout domaine spécifique : la plongée sous-marine, la philatélie, la biologie moléculaire... Sauf qu'Internet, on se le ''coltine'' tous les jours, donc on a tout intérêt à se familiariser petit à petit avec les subtilités de licences, juste histoire de jamais se retrouver en photo avec des menottes en première page du journal (là c'était pour bien vous donner envie d'en savoir plus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc le mieux, c'est de lire les articles connexes d'eCulture générale, et de lire les ressources documentaires proposées sur la version web de cet article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, deux points simples et utiles à retenir :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. En tant que simple utilisateur sans but lucratif ni diffusion à large échelle, vous ne risquez pas grand-grand chose en copiant des contenus produits sur Internet, sauf pour les films et les musiques des grands groupes de l'industrie du divertissement. Ceci n'est pas parfaitement formulé, c'est résumé, mais c'est la tendance générale. Un conseil : renseignez-vous, vérifiez vos sources, montrez cet article à un juriste, vous pourrez en savoir davantage !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. En tant qu'auteur d'une œuvre, avec Internet vous avez une fabuleuse chance de contribuer à casser la spirale vicieuse des licences privatrices en choisissant de mentionner par exemple &amp;quot;licence Art Libre&amp;quot; ou &amp;quot;Creative Commons BY-SA&amp;quot; pour les œuvres qui vous semblent potentiellement utiles à d'autres. Donc, concrètement, vous avez sûrement quelques petits trésors à partager une bonne fois pour toutes. Pas la photo de vos parents sur une plage de Tahiti ; mais, par exemple, cette belle photo de détail de caillou qui pourrait bien servir à illustrer cet article, ou ce mode d'emploi que vous aviez fait pour utiliser moins d'eau dans les toilettes de la cantine de l'école, qui pourrait être utile dans d'autres écoles. Mentionnez &amp;quot;Copyright ''prénom'' ''nom'' ''année'' sous licence Art Libre, détails sur http://artlibre.org&amp;quot;. Ainsi, vous permettrez que quelqu'un prenne votre œuvre sur un site Web, la mette à jour et la reposte sur un autre site, tout en vous mentionnant toujours comme auteur initial, et ainsi votre œuvre fait son bout de chemin, sans brides artificielles, en vous respectant et en se rendant la plus utile possible. De plus, si vous prenez les minutes nécessaires pour chercher sur le Web où et comment partager vos trésors, vous trouverez pleins d'autres créatifs amateurs qui, comme vous, auront partagé leurs trésors, et cela vous inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le truc à retenir &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les œuvres devraient mentionner la licence, et renvoyer vers ce texte détaillant les modalités d'usage. C'est un des éléments qui marqueraient le passage assumé d'un monde où l'information est rare à un autre où l'information est abondante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Libre, ça veut dire ''libre de droits'' ? ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il est fréquent qu'on amalgame, à tort, les notions de ''licence libre'' et ''création libre de droits''. Les licences libres sont celles qui ont été décrites dans cet article. Par contre, ''libre de droits'' fait référence au ''domaine public'', c'est à dire les créations qui ne sont pas (ou qui ne sont plus) couvertes par le droit d'auteur. Par exemple, au bout d'un certain temps, variable selon les pays et les types de création, généralement plusieurs dizaines d'années, les créations de l'esprit sortent du champ d'application du droit d'auteur et sont utilisables (copiables, modifiables, réutilisables) sans autorisation explicite. C'est le ''domaine public'' ou la sphère des créations ''libres de droits''. La grande différence avec les licences libres, c'est que ces dernières sont un choix des auteurs et que leur ''paternité'' leur reste acquise, c'est à dire qu'il faudra conserver les mentions de copyright (ou droit d'auteur) associées à la création, ce qui n'est pas indispensable pour des créations ''libres de droits''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Et les banques d'images/photos ''libre de droits'' ? ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe, notamment sur Internet, des banques d'images dites ''libres de droits''. Le terme est utilisé ici à tort car il laisse présager qu'il n'y a plus aucun droit d'auteur sur ces créations, ce qui est faux. Les banques d'images ou photos libres de droits regroupent des créations qu'il ''suffit'' d'acheter une seule fois pour en faire des usages multiples. Habituellement, si on acquiert le droit de publier une image pour l'édition de janvier 2011 d'un périodique, on ne peut pas pour autant ré-utiliser cette même image pour la placer sur son site web ni la mettre dans une édition ultérieure ; il faudrait refaire la demande et souvent re-passer à la caisse. Pour les banques d'images libres de droits, vous obtenez le droit d'utilisations multiples de la même image et c'est pour cela que ces collections se sont auto-proclamées ''libres de droits'', tout en n'étant ni ''libres'', ni dans le domaine public, ni gratuites. Pas facile de s'y retrouver, il faut l'avouer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cas concret : ce livre est plein d'images sous licences libres. Et si par malheur un des auteurs nous écrivait (à l'adresse info@ynternet.org) et nous disait que nous n'avons pas respecté sa licence et que nous avons à son avis utilisé une de ses images sans autorisation, nous lui répondrions : nos sincères excuses, nous vous informons que :&lt;br /&gt;
* cela nous a échappé (nous sommes effectivement une petite dizaine à avoir assemblé les images et les textes)&lt;br /&gt;
* nous n'avons pas généré de bénéfices, ce qui est vrai et prouvable, le livre est réalisé sous l'égide de la fondation Ynternet.org, à but non lucratif, cet ouvrage est vendu sans marge bénéficiaire et nos comptes sont disponibles si il y a litige&lt;br /&gt;
* nous retirons immédiatement l'image incriminée, à moins que vous nous autorisiez expressément à la distribuer dès maintenant en la mettant sous licence Art Libre, afin qu'elle ait la même licence que les autres contenus de l'ouvrage&lt;br /&gt;
* nous publions volontiers une note explicative en présentant nos excuses sur notre site Web&lt;br /&gt;
* nous proposons, si nécessaire, un dédommagement à la hauteur du dommage subi (et là, il sera probablement impossible pour l'auteur de montrer un dommage subi vu qu'il s'agit d'une activité pédagogique à but non lucratif, etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libre versus privateur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Etape de vie d'une information&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion tendance privatrice&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance libre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ce qui conditionne le tout: la conception et le développement de l'oeuvre&lt;br /&gt;
| Dopage, spéculation, grands espoirs, secret de fabrication, compétition.&lt;br /&gt;
| Développement organique, petit à petit, modeste (&amp;quot;dans son garage&amp;quot;), ouvert, coopératif.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Une fois créée, quel mode de gestion et quelle licence sera le plus évident pour mon oeuvre ?&lt;br /&gt;
| Contrôle basé sur l’exclusivité, création d’une pénurie artificielle, cession des droits des auteurs à des promoteurs/éditeurs.&lt;br /&gt;
| Confiance basée sur 4 libertés fondamentales, reconnaissance des auteurs à chaque étape de contribution, toutes les évolutions sont possibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel mode de diffusion de l'oeuvre?&lt;br /&gt;
| Concurrence, bénéfice à court terme, vente du droit d’usage d’un produit&lt;br /&gt;
| Coopération et compétition constructive (alias Coopétition), vente du service autour d’un produit (conseil, formation, adaptations sur-mesure, veille)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel impact social, culturel et économique global dans la ''société de l'information''?&lt;br /&gt;
| Dynamique de:&lt;br /&gt;
*Hiérarchie de statut&lt;br /&gt;
*Colonisation&lt;br /&gt;
*Discrimination.&lt;br /&gt;
| Dynamique de:&lt;br /&gt;
*Non discrimination&lt;br /&gt;
*Travail en réseau&lt;br /&gt;
*Hiérarchie de compétences&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la découverte de la possibilité de créer sa propre licence, on a assisté au tournant du 2e millénaire à une flambée du nombre de licences. Ceci a poussé les ténors de la culture libre à s'unir pour lancer une campagne de non-prolifération des licences. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source : http://www.presence-pc.com/tests/open-source-developpement-23244/5/''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous? ===&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, une très grande majorité des internautes ont un jour commis un acte qui est légalement considéré comme criminel ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on fait le total des amendes que les gens ont dû payer pour du contenu volé, on arrive à plus d'argent qu’il n’y a sur terre. Les majors essaient donc de gagner plus d'argent qu'il n'y en a sur terre, ce qui montre la disproportion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l’heure actuelle, la loi sur le droit d'auteur n'est plus applicable. Au lieu de faire du forcing, il faudrait la repenser pour qu’elle le soit. Dans la pratique, un très faible pourcentage d'artistes possède un fric fou, alors que la majorité d’entre eux n'arrive pas à vivre de son art. Pour éliminer ce problème, on interdit, on fait des lois. Mais au final rien n’a changé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source: discussion avec Pascal Gloor''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau: les deux familles de licence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Caractéristiques de la licence &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt &amp;quot;libre&amp;quot; &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt &amp;quot;privative&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| approche puriste, les licences les plus reconnues dans cette famille &lt;br /&gt;
| GPL, GFDL, ArtLibre, CC BY-SA, autres (cf FSF)&lt;br /&gt;
| tous droits réservés, avertissement que les copieurs seront poursuivis, brevets, ... &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| approche édulcorée &lt;br /&gt;
| OpenSource, toutes les sauf CC BY-SA, &lt;br /&gt;
| autorisation de reproduction possible au cas par cas, nous contacter &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| mention inconsciente &lt;br /&gt;
| &amp;quot;tous usages autorisés&amp;quot; (ceci signifie que non seulement une personne peut reproduire l'oeuvre, mais elle peut aussi la privatiser et interdire à l'auteur initial de l'utiliser!!!) &lt;br /&gt;
| aucune mention de Copyright ni d'auteur pour des photos &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart: Libre, gratuit, ouvert et privateur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le truc pour comprendre qui contrôle quoi dans l'information, c'est de bien comprendre la différence entre libre, ouvert, gratuit et privateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Libre:'' sous une licence qui permet à chacun de lire, utiliser, modifier et redistribuer l'information, s'applique dans le domaine du logiciel et au-delà (art, documentation pédagogique, …). C'est le seul qui garantisse une véritable équité des chances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ouvert:'' tout le monde peut voir comment ça fonctionne, mais on ne peut pas nécessairement le redistribuer, ce qui limite et permet de servir souvent des intérêts privés. C'est donc une version édulcorée d'une information honnête et éthique. Pour donner une métaphore, on peut dire que ouvert est à libre ce que publireportage est à reportage, c'est-à-dire couvert et biaisé par des intérêts privés, bien qu'ayant une certaine utilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Gratuit:'' gratuit est une formule dans le monde de l'information qui est le symbole de la manipulation car qui dit gratuit ne dit pas libre mais dit, au contraire et très fréquemment, « première dose de drogue gratuite ». Certains services sont gratuits mais utilisent la dépendance pour progressivement introduire des aspects payants, d'autres exploitent les informations fournies par les utilisateurs du service gratuit pour les revendre à des tiers, d'autres enfin rendent leurs clients captifs pour leur vendre des produits. Quoi qu'il en soit, aucun ne concentre son modèle sur un service honnête ou la véritable génération de revenus est clairement identifiable par l'utilisateur lorsqu'il bénéficie des services. Pour simplifier on peut dire que gratuit égale souvent arnaque. Il existe néanmoins des exceptions, notamment les services d'intérêt publique, financés par le public, mais qui eux annoncent qu'ils sont gratuits parce qu'ils sont financés par l'Etat ou par des structures d'intérêt publique. L'essentiel quand on voit « gratuit » est donc d'identifier les sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privateur:'' la majorité des services gratuits sont privateurs, mais pas tous (voire service gratuit d'intérêt publique). Souvent ce sont des entreprises privatrices, comme Microsoft, Adobe ou Google qui fournissent des services gratuits pour mieux rendre leurs clients dépendants de leurs produits privateurs et ensuite les contraindre, individuellement ou au niveau des entreprises qui utilisent ce service, à payer des sommes importantes pour accéder aux prestations dans un contexte de dépendance et de monopole, établit de position dominante.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Iconographie (en option) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:licence art libre.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licence Art Libre'''&lt;br /&gt;
conseillée pour l'art, la science, la pédagogie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:creative_commons_logo.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Creative Commons (BY, BY-SA, BY-NC-SA, BY-ND, BY-NC-ND)'''&lt;br /&gt;
les plus connues des licences libres, largement répandues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GFDL'''&lt;br /&gt;
très bien pour les modes d'emploi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gpl.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GPL'''&lt;br /&gt;
la plus répandue des licences libres pour les logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gnu.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GNU'''&lt;br /&gt;
le symbole de la culture libre, par lequel tout a commencé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Libre versus privateur&lt;br /&gt;
GNU&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources (en option) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à demander à raph, mais pas urgent &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Titres et intros alternatives ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Libre ou privatrice, les 2 familles de licences&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Un_droit_d%27auteur,_deux_familles_de_licences&amp;diff=3037</id>
		<title>Un droit d'auteur, deux familles de licences</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Un_droit_d%27auteur,_deux_familles_de_licences&amp;diff=3037"/>
				<updated>2011-02-09T09:53:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Libre, ça veut dire libre de droits ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
test suivi par mail (Raph)&lt;br /&gt;
encore une modif sans être authentifié&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Privateur ou libre ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand vous copiez une image trouvée sur le Web, il se peut que cela soit autorisé par la loi, mais souvent c'est illégal. Les contenus (textes, musiques, vidéos) sont protégés par le droit d'auteur ; c'est donc l'auteur qui peut choisir de vous autoriser ou non à copier son œuvre. Selon la ''loi'', si vous violez les droits d'auteurs qui choisissent d'interdire la copie, vous encourez une condamnation pour copie illégale. Dans la pratique, ce type de peines n'est pas facilement applicable, puisqu'en tapant par exemple le mot-clé ''Mickey Mouse'' dans un moteur de recherche d'images vous avez des milliers d'images disponibles, qui peuvent être copiées très facilement. Ce qui sera plus sensible sera ce que vous en faites. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous utilisez une œuvre, comme une photo de ''Che Guevara'', pour la mettre sur un poster que vous vendez dans la rue, vous commencez à risquer plus qu'en la gardant pour vous dans un contexte privé, parce qu'il y a ''commerce'' de la photo (et les personnes ayant des droits peuvent alors vous reprocher un ''manque-à-gagner''). Si vous utilisez cette même œuvre pour une campagne de publicité internationale pour promouvoir un objet que votre entreprise vend à des milliers d'exemplaires via Internet, vous risquez beaucoup plus. L'auteur de l'œuvre peut vous demander des dédommagements et, si vous refusez, pourra probablement obtenir un dédommagement par voie légale.&lt;br /&gt;
Idem pour les films, les recettes de cuisine, les musiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, comment faire pour être un citoyen honnête alors qu'Internet nous tend des perches pour que l'on copie tout et n'importe quoi sans se poser de question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, cherchez la mention ''Copyright'' ou le sigle ''©'' associés à l'œuvre (image, film, texte ou musique). C'est l'indication de la personne (ou de l'entreprise) qui détermine les usages autorisés et interdits de l'œuvre. Si vous ne les trouvez pas, légalement vous n'avez pas le droit de copier, ni même d'utiliser (par exemple imprimer) cette œuvre. Il vous reste alors à choisir entre respecter ''à la lettre'' une règle peu logique à l'ère du numérique, ou prendre le léger risque de l'utiliser sans but d'enrichissement, sachant que la probabilité d'avoir des ennuis est très faible.&lt;br /&gt;
Attention : les industries du cinéma et de la musique sont plus hargneuses. Elles poursuivent parfois de simples copieurs de films ou de CDs, car les enjeux financiers sont importants. Ceux qui ''se font pincer'' écopent généralement de peines sévères, pour l'exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous trouvez la mention du copyright, il est très probable qu'il ne soit mentionné que &amp;quot;copyright 2010&amp;quot;, &amp;quot;copyright + nom de l'auteur&amp;quot; ou &amp;quot;Copyright + année + auteur + tous droits réservés&amp;quot; (&amp;quot;all rights reserved&amp;quot; en anglais), ce qui équivaut à pas de mention, car les termes d'usage de l'œuvre ne sont pas mentionnés non plus. L'auteur a tous les droits, vous n'avez aucun droit de copier, ni de faire quoi que ce soit, mis à part celui de consulter l'œuvre car elle a été placée sur le Net à cette fin, ''a priori''. Si vous en voulez plus, il faudra obtenir l'autorisation formelle des ''ayant droit'' (celui ou ceux qui ont le droit de vous autoriser la copie, la redistribution ou la modification). Donc, il faut la leur demander, ce qui est encore plus compliqué. Il faut trouver leurs coordonnées, expliquer le motif pour lequel vous désirez utiliser l'œuvre, même si c'est juste un petit ''gribouillis'' rigolo que vous vouliez mettre dans un coin d'un tract pour une soirée de soutien aux victimes du tremblement de terre en Haïti. C'est comme ça que font les personnes qui ont vraiment vraiment envie d'utiliser l'image de Che Guevara pour vendre leurs objets sans risquer de grosses sommes en dédommagement. Mais les autres, qui ignorent le copyright, deviennent ''hors la loi''. Ou alors, dans le cas des films et de la musique, ils achètent. Et souvent, ils font un peu des deux. ''J'en achète quelques-uns, j'en copie d'autres'' ; et puis la limite devient de moins de moins nette, on ne sait plus qui a copié quoi, qui a acheté quoi, et voilà... c'est vraiment n'importe quoi depuis l'arrivée d'Internet !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le showbiz domine avec la culture privatrice'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poursuivons cette descente dans les profondeurs du droit d'auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les productions ''industrielles'' sont généralement non-libres'''. De quoi parle-t-on ?  Les films qui passent au cinéma, les musiciens connus : voilà des produits de l'industrie du show-business. Dans ce monde de stars, les auteurs ont cédé leurs droits à des éditeurs, qui les ont ensuite monnayés à des distributeurs. Vous avez déjà vu ces chiffres impressionnants : un milliard de recettes pour le dernier film d'Hollywood qui vient de sortir au cinéma. Des billets de la superstar qui fait sa réapparition après sa cure de désintox vendu à 200€ pièce. Alors là, interdit de copier, c'est du vol. La publicité le dit bien au début des DVD : vous n'iriez pas braquer une banque, alors pourquoi copier un DVD, ''c'est kif kif mon gars, tu copies, tu vas en taule. Point barre.'' Dans le showbiz, y'a du pognon, et donc les intérêts privés d'un petit groupe de producteurs et d'actionnaires. C'est l'ancien modèle, encore dominant, du commerce du spectacle divertissant, attirant, et servant les intérêts de ce que l'on surnomme les &amp;quot;majors&amp;quot;, une poignée de grands producteurs qui traitent les copieurs de pirates pour les stigmatiser. Avec Internet ce modèle &amp;quot;privateur&amp;quot; s'érode et les artistes sont de moins en moins contents car il se sentent pris au piège par leurs maisons de production. Une fois dans ''le système'', ils ne peuvent même plus choisir de ''donner une chanson'' (ou un film, ou une illustration) dont ils sont les auteurs afin d'encourager une cause qu'ils souhaitent soutenir. Leurs maisons d'édition sont les seules à pouvoir diffuser leurs créations, selon les termes qu'elles ont choisis. Les contrats comportent généralement des clauses d'exclusivité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'artisanat réémerge avec la culture libre'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, les productions artisanales, d'amateurs ou de petites entreprises, sont bien souvent sans mention de licence. Ceci signifie qu'elles sont légalement ''non libres'', comme cette belle recette du chausson aux pommes trouvée sur un site Web de cuisiniers gourmets mais sans mention de la licence. Eh bien, selon la loi, on ne peut pas la copier non plus pour l'envoyer à sa cousine, même si on ne risque pas grand-chose. Et cette fameuse charte éthique d'une école trouvée sur un site Web pédagogique, si bien rédigée qu'on pourrait la copier pour la donner à tous les élèves et à tous les parents ? Ben non, la loi est comme ça, s'il n'y a pas de mention explicite que l'œuvre est sous licence libre, celui qui copie la charte éthique de l'école pour l'adapter à son collège, là-bas, dans la brousse africaine, ben il commet un acte ''il-lé-gal''. Et il prend le risque d'être puni par l'auteur. La loi dit que tout auteur d'une ''création de l'esprit'' peut choisir les conditions d'usage de sa production par le public. En l'absence de mention particulière, ces conditions sont à négocier ''au coup par coup''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par contre, si on veut fluidifier les échanges d'information, on prendra soin de décrire ces dernières, on les inscrira précisément dans un document nommé la &amp;quot;licence&amp;quot;. Chacun peut choisir les termes spécifiques pour fonder sa propre licence, mais c'est un long travail car les termes doivent être vérifiés par des juristes spécialisés qui vous diront s'ils respectent les conventions en la matière ; si ce n'est pas le cas, une licence &amp;quot;fait-maison&amp;quot; pourrait être reconnue comme nulle, c'est à dire que c'est la loi seule qui serait applicable, et non une des dispositions spécifiques de la licence. De plus, étant très peu répandue, peu de créateurs utiliseraient une telle licence et cela prendrait du temps d'étudier précisément les termes de chaque licence au cas où quelqu'un voudrait réutiliser une création qu'elle protège. Et songez au casse-tête si quelqu'un voulait intégrer à une création des contenus provenant de 15 créateurs ayant chacun fait leur propre licence !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, voici une bonne nouvelle : il y a une famille de licences, appelées ''licences libres'', qui peuvent être utilisées pour toutes les créations.&lt;br /&gt;
Certains les nomment les ''licences ouvertes'' ou ''open source'', mais si on les appelle ''licences libres'' on inclut la dimension du choix de société qu'on souhaite, et on évite de dépolitiser un débat qui est éminemment politique. Et vous savez quoi ? Si vous trouvez une œuvre sous licence libre, vous pouvez la copier, la modifier et la redistribuer à tout le monde, et surtout : ''légalement'' car les personnes à l'origine de ces créations l'ont fait dans cette perspective. '''Par exemple, sur Wikipédia, textes, images et code logiciel du wiki sont TOUS sous des ''licences libres''.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concrètement, si vous voyez une œuvre avec l'une des mentions suivantes, vous pouvez alors librement (c'est à dire que vous êtes libre de le faire, ou non !) utiliser, copier, redistribuer, modifier (une copie de) l'œuvre : &lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyleft (+ année) + nom de l'auteur &amp;quot;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyright (+ année) + nom auteur + sous licence Art Libre&amp;quot;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;Copyright (+ année) cette œuvre est libre&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a également les créations sous les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot;, qui vous donnent le droit d'utiliser, de copier et redistribuer une œuvre. Les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot; connaissent différentes déclinaisons telles qu'autoriser ou interdire l'utilisation de la création dans un cadre commercial (option &amp;quot;non commercial&amp;quot;) ainsi qu'autoriser ou interdire la modification d'une copie de la création (option &amp;quot;pas de modification&amp;quot;).&lt;br /&gt;
Par exemple, sur Wikipedia, la mention exacte est : &lt;br /&gt;
Droit d'auteur : &amp;quot;les textes sont disponibles sous licence &amp;quot;Creative Commons - Paternité - Partage à l’identique&amp;quot; ; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Conclusion '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes tous en train de passer du statut de simples utilisateurs-consommateurs à celui de producteurs d'œuvres. Nous le répétons donc à tous les producteurs en devenir : sans mention explicite, c'est la simple consultation qui va être autorisée. &lt;br /&gt;
Nous vous conseillons donc de : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 1. Garder sous droit d'auteur simple (usage exclusif) les œuvres que vous ne souhaitez pas diffuser ou ne diffuser que dans un cadre restreint comme des photos de familles, par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, rien à faire de spécial, si ce n'est penser à indiquer que ''vous'' êtes détenteur des droits relatifs à ces créations (avec vos coordonnées pour être contacté-e au cas où...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2. Pour les œuvres qui auraient un intérêt -même modeste- pour d'autres internautes, mentionner explicitement une licence libre. Les deux licences libres les plus connues, utilisées et recommandées par les ténors du sujet :&lt;br /&gt;
** la licence &amp;quot;Art Libre&amp;quot;, décrite ici : http://artlibre.org (c'est celle de cet ouvrage)&lt;br /&gt;
** la licence &amp;quot;Creative Commons BY-SA&amp;quot; (les termes sont exprimés différemment mais disent à peu près la même chose que la licence Art Libre. C'est la licence utilisée sur Wikipedia). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous commencez à comprendre ? Superbe ! Alors voici une bonne et une mauvaise nouvelle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La bonne nouvelle'', c'est que les licences libres commencent à être de plus en plus adoptées, donc le temps parle en faveur d'une nouvelle approche du droit d'auteur, adaptée aux réalités d'Internet. Ça va nous simplifier la vie et encourager la créativité, si nous sommes patients et vigilants pour éviter les dérapages des lois liberticides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La mauvaise nouvelle'', c'est qu'il y a encore quelques subtilités à comprendre avant d'avoir fait le tour du sujet. Ça demande encore un peu de temps, et il faut considérer que tout ce que vous venez de lire était une introduction, une présentation générale. Par exemple, il y a quelques options supplémentaires pour les licences &amp;quot;Creative Commons&amp;quot;. Ces subtilités montrent qu'il y a tout un art des licences. C'est comme tout domaine spécifique : la plongée sous-marine, la philatélie, la biologie moléculaire... Sauf qu'Internet, on se le ''coltine'' tous les jours, donc on a tout intérêt à se familiariser petit à petit avec les subtilités de licences, juste histoire de jamais se retrouver en photo avec des menottes en première page du journal (là c'était pour bien vous donner envie d'en savoir plus).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc le mieux, c'est de lire les articles connexes d'eCulture générale, et de lire les ressources documentaires proposées sur la version web de cet article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, deux points simples et utiles à retenir :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. En tant que simple utilisateur sans but lucratif ni diffusion à large échelle, vous ne risquez pas grand-grand chose en copiant des contenus produits sur Internet, sauf pour les films et les musiques des grands groupes de l'industrie du divertissement. Ceci n'est pas parfaitement formulé, c'est résumé, mais c'est la tendance générale. Un conseil : renseignez-vous, vérifiez vos sources, montrez cet article à un juriste, vous pourrez en savoir davantage !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. En tant qu'auteur d'une œuvre, avec Internet vous avez une fabuleuse chance de contribuer à casser la spirale vicieuse des licences privatrices en choisissant de mentionner par exemple &amp;quot;licence Art Libre&amp;quot; ou &amp;quot;Creative Commons BY-SA&amp;quot; pour les œuvres qui vous semblent potentiellement utiles à d'autres. Donc, concrètement, vous avez sûrement quelques petits trésors à partager une bonne fois pour toutes. Pas la photo de vos parents sur une plage de Tahiti ; mais, par exemple, cette belle photo de détail de caillou qui pourrait bien servir à illustrer cet article, ou ce mode d'emploi que vous aviez fait pour utiliser moins d'eau dans les toilettes de la cantine de l'école, qui pourrait être utile dans d'autres écoles. Mentionnez &amp;quot;Copyright ''prénom'' ''nom'' ''année'' sous licence Art Libre, détails sur http://artlibre.org&amp;quot;. Ainsi, vous permettrez que quelqu'un prenne votre œuvre sur un site Web, la mette à jour et la reposte sur un autre site, tout en vous mentionnant toujours comme auteur initial, et ainsi votre œuvre fait son bout de chemin, sans brides artificielles, en vous respectant et en se rendant la plus utile possible. De plus, si vous prenez les minutes nécessaires pour chercher sur le Web où et comment partager vos trésors, vous trouverez pleins d'autres créatifs amateurs qui, comme vous, auront partagé leurs trésors, et cela vous inspirera.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le truc à retenir &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes les œuvres devraient mentionner la licence, et renvoyer vers ce texte détaillant les modalités d'usage. C'est un des éléments qui marqueraient le passage assumé d'un monde où l'information est rare à un autre où l'information est abondante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Libre, ça veut dire ''libre de droits'' ? ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention, il est fréquent qu'on amalgame, à tort, les notions de ''licence libre'' et ''création libre de droits''. Les licences libres sont celles qui ont été décrites dans cet article. Par contre, ''libre de droits'' fait référence au ''domaine public'', c'est à dire les créations qui ne sont pas (ou qui ne sont plus) couvertes par le droit d'auteur. Par exemple, au bout d'un certain temps, variable selon les pays et les types de création, généralement plusieurs dizaines d'années, les créations de l'esprit sortent du champ d'application du droit d'auteur et sont utilisables (copiables, modifiables, réutilisables) sans autorisation explicite. C'est le ''domaine public'' ou la sphère des créations ''libres de droits''. La grande différence avec les licences libres, c'est que ces dernières sont un choix des auteurs et que leur ''paternité'' leur reste acquise, c'est à dire qu'il faudra conserver les mentions de copyright (ou droit d'auteur) associées à la création, ce qui n'est pas indispensable pour des créations ''libres de droits''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Et les banques d'images/photos ''libre de droits'' ? ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe, notamment sur Internet, des banques d'images dites ''libres de droits''. Le terme est utilisé ici à tort car il laisse présager qu'il n'y a plus aucun droit d'auteur sur ces créations, ce qui est faux. Les banques d'images ou photos libres de droits regroupent des créations qu'il ''suffit'' d'acheter une seule fois pour en faire des usages multiples. Habituellement, si on acquiert le droit de publier une image pour l'édition de janvier 2011 d'un périodique, on ne peut pas pour autant ré-utiliser cette même image pour la placer sur son site web ni la mettre dans une édition ultérieure ; il faudrait refaire la demande et souvent re-passer à la caisse. Pour les banques d'images libres de droits, vous obtenez le droit d'utilisations multiples de la même image et c'est pour cela que ces collections se sont auto-proclamées ''libres de droits'', tout en n'étant ni ''libres'', ni dans le domaine public, ni gratuites. Pas facile de s'y retrouver, il faut l'avouer...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cas concret : ce livre est plein d'images sous licences libres. Et si par malheur un des auteurs nous écrivait (à l'adresse info@ynternet.org) et nous disait que nous n'avons pas respecté sa licence et que nous avons à son avis utilisé une de ses images sans autorisation, nous lui répondrions : nos sincères excuses, nous vous informons que :&lt;br /&gt;
* cela nous échappé (nous sommes effectivement une petite dizaine à avoir assemblé les images et les textes)&lt;br /&gt;
* nous n'avons pas généré de bénéfices, ce qui est vrai et prouvable, le livre est réalisé sous l'égide de la fondation Ynternet.org, à but non lucratif, cet ouvrage est vendu sans marge bénéficiaire et nos comptes sont disponibles si il y a litige&lt;br /&gt;
* nous retirons immédiatement l'image incriminée, à moins que vous nous autorisiez expressément à la distribuer dès maintenant en la mettant sous licence Art Libre, afin qu'elle ait la même licence que les autres contenus de l'ouvrage&lt;br /&gt;
* nous publions volontiers une note explicative en présentant nos excuses sur notre site Web&lt;br /&gt;
* nous proposons, si nécessaire, un dédommagement à la hauteur du dommage subi (et là, il sera probablement impossible pour l'auteur de montrer un dommage subi vu qu'il s'agit d'une activité pédagogique à but non lucratif, etc). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libre versus privateur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Etape de vie d'une information&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion tendance privatrice&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance libre&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ce qui conditionne le tout: la conception et le développement de l'oeuvre&lt;br /&gt;
| Dopage, spéculation, grands espoirs, secret de fabrication, compétition.&lt;br /&gt;
| Développement organique, petit à petit, modeste (&amp;quot;dans son garage&amp;quot;), ouvert, coopératif.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Une fois créée, quel mode de gestion et quelle licence sera le plus évident pour mon oeuvre ?&lt;br /&gt;
| Contrôle basé sur l’exclusivité, création d’une pénurie artificielle, cession des droits des auteurs à des promoteurs/éditeurs.&lt;br /&gt;
| Confiance basée sur 4 libertés fondamentales, reconnaissance des auteurs à chaque étape de contribution, toutes les évolutions sont possibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel mode de diffusion de l'oeuvre?&lt;br /&gt;
| Concurrence, bénéfice à court terme, vente du droit d’usage d’un produit&lt;br /&gt;
| Coopération et compétition constructive (alias Coopétition), vente du service autour d’un produit (conseil, formation, adaptations sur-mesure, veille)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel impact social, culturel et économique global dans la ''société de l'information''?&lt;br /&gt;
| Dynamique de:&lt;br /&gt;
*Hiérarchie de statut&lt;br /&gt;
*Colonisation&lt;br /&gt;
*Discrimination.&lt;br /&gt;
| Dynamique de:&lt;br /&gt;
*Non discrimination&lt;br /&gt;
*Travail en réseau&lt;br /&gt;
*Hiérarchie de compétences&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la découverte de la possibilité de créer sa propre licence, on a assisté au tournant du 2e millénaire à une flambée du nombre de licences. Ceci a poussé les ténors de la culture libre à s'unir pour lancer une campagne de non-prolifération des licences. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source : http://www.presence-pc.com/tests/open-source-developpement-23244/5/''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous? ===&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, une très grande majorité des internautes ont un jour commis un acte qui est légalement considéré comme criminel ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l’on fait le total des amendes que les gens ont dû payer pour du contenu volé, on arrive à plus d'argent qu’il n’y a sur terre. Les majors essaient donc de gagner plus d'argent qu'il n'y en a sur terre, ce qui montre la disproportion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l’heure actuelle, la loi sur le droit d'auteur n'est plus applicable. Au lieu de faire du forcing, il faudrait la repenser pour qu’elle le soit. Dans la pratique, un très faible pourcentage d'artistes possède un fric fou, alors que la majorité d’entre eux n'arrive pas à vivre de son art. Pour éliminer ce problème, on interdit, on fait des lois. Mais au final rien n’a changé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source: discussion avec Pascal Gloor''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Tableau: les deux familles de licence ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Caractéristiques de la licence &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt &amp;quot;libre&amp;quot; &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt &amp;quot;privative&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| approche puriste, les licences les plus reconnues dans cette famille &lt;br /&gt;
| GPL, GFDL, ArtLibre, CC BY-SA, autres (cf FSF)&lt;br /&gt;
| tous droits réservés, avertissement que les copieurs seront poursuivis, brevets, ... &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| approche édulcorée &lt;br /&gt;
| OpenSource, toutes les sauf CC BY-SA, &lt;br /&gt;
| autorisation de reproduction possible au cas par cas, nous contacter &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| mention inconsciente &lt;br /&gt;
| &amp;quot;tous usages autorisés&amp;quot; (ceci signifie que non seulement une personne peut reproduire l'oeuvre, mais elle peut aussi la privatiser et interdire à l'auteur initial de l'utiliser!!!) &lt;br /&gt;
| aucune mention de Copyright ni d'auteur pour des photos &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart: Libre, gratuit, ouvert et privateur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le truc pour comprendre qui contrôle quoi dans l'information, c'est de bien comprendre la différence entre libre, ouvert, gratuit et privateur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Libre:'' sous une licence qui permet à chacun de lire, utiliser, modifier et redistribuer l'information, s'applique dans le domaine du logiciel et au-delà (art, documentation pédagogique, …). C'est le seul qui garantisse une véritable équité des chances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Ouvert:'' tout le monde peut voir comment ça fonctionne, mais on ne peut pas nécessairement le redistribuer, ce qui limite et permet de servir souvent des intérêts privés. C'est donc une version édulcorée d'une information honnête et éthique. Pour donner une métaphore, on peut dire que ouvert est à libre ce que publireportage est à reportage, c'est-à-dire couvert et biaisé par des intérêts privés, bien qu'ayant une certaine utilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Gratuit:'' gratuit est une formule dans le monde de l'information qui est le symbole de la manipulation car qui dit gratuit ne dit pas libre mais dit, au contraire et très fréquemment, « première dose de drogue gratuite ». Certains services sont gratuits mais utilisent la dépendance pour progressivement introduire des aspects payants, d'autres exploitent les informations fournies par les utilisateurs du service gratuit pour les revendre à des tiers, d'autres enfin rendent leurs clients captifs pour leur vendre des produits. Quoi qu'il en soit, aucun ne concentre son modèle sur un service honnête ou la véritable génération de revenus est clairement identifiable par l'utilisateur lorsqu'il bénéficie des services. Pour simplifier on peut dire que gratuit égale souvent arnaque. Il existe néanmoins des exceptions, notamment les services d'intérêt publique, financés par le public, mais qui eux annoncent qu'ils sont gratuits parce qu'ils sont financés par l'Etat ou par des structures d'intérêt publique. L'essentiel quand on voit « gratuit » est donc d'identifier les sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Privateur:'' la majorité des services gratuits sont privateurs, mais pas tous (voire service gratuit d'intérêt publique). Souvent ce sont des entreprises privatrices, comme Microsoft, Adobe ou Google qui fournissent des services gratuits pour mieux rendre leurs clients dépendants de leurs produits privateurs et ensuite les contraindre, individuellement ou au niveau des entreprises qui utilisent ce service, à payer des sommes importantes pour accéder aux prestations dans un contexte de dépendance et de monopole, établit de position dominante.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Iconographie (en option) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:licence art libre.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licence Art Libre'''&lt;br /&gt;
conseillée pour l'art, la science, la pédagogie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:creative_commons_logo.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Creative Commons (BY, BY-SA, BY-NC-SA, BY-ND, BY-NC-ND)'''&lt;br /&gt;
les plus connues des licences libres, largement répandues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GFDL'''&lt;br /&gt;
très bien pour les modes d'emploi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gpl.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GPL'''&lt;br /&gt;
la plus répandue des licences libres pour les logiciels&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:gnu.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GNU'''&lt;br /&gt;
le symbole de la culture libre, par lequel tout a commencé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Articles connexes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Libre versus privateur&lt;br /&gt;
GNU&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources (en option) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
à demander à raph, mais pas urgent &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Titres et intros alternatives ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Libre ou privatrice, les 2 familles de licences&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=3036</id>
		<title>Passage des -isme en -ité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=3036"/>
				<updated>2011-02-09T09:48:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* 21 critères pour le 21e siècle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 21 critères pour le 21e siècle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il est devenu presque banal de constater l'échec de deux projets de sociétés: celui qui est offert par le capitalisme sauvage et celui qui est offert par le communisme bureaucratique. Mais il est plus difficile de définir la &amp;quot;troisième voie&amp;quot; vers laquelle nous nous engageons.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Source''': Joël de Rosnay in Le macroscope: vers une vision globale &lt;br /&gt;
==== Processus d'hominisation ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une transition intéressante qui est à l'œuvre aujourd'hui est celle que l'on pourrait nommer métaphoriquement la transformation des -ismes en -ité. Elle induit la notion d'un retournement radical de modèle avec le glissement d'un modèle dominant transmis verticalement à un public passif à celui de savoir-faire et de pratiques transversaux, raisonnés et responsables. Cette transition demande un changement de comportement très profond.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'ancien paradigme, les choix de modèles de société se nomment capitalisme, communisme, socialisme ou, auparavant, christianisme, royalisme, etc. Dans une société globalisée où tout est relié, il n'est plus question de modèles, mais de boîte à outils. Il faut en permanence passer d'un modèle à l'autre et s'adapter en fonction des contextes. La clé du succès est l'adaptation. Il s'agit de modifier ses critères d'analyse en fonction de la culture. Certaines expressions sont des embryons de nouveau paradigme. C'est le cas du système D.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, on se confronte en permanence à d'autres modes de fonctionnement. La diversité des cultures et des approches se mélange dans notre tête, dans nos pratiques quotidiennes, dans notre être tout entier. On passe d'un système de pensée unique, rejetant tous les autres, à une combinaison de systèmes de pensée, de modes d'actions, plus riches, plus complets et bien plus variés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cela, le processus d'hominisation : maîtriser une plus grande part de notre potentiel humain grâce à la maîtrise de dynamiques qui nous semblent à priori plus complexes. La boîte à outils est plus complexe, elle s'exprime par critères, par conditions. Le monde n'est plus seulement relatif, il est aussi conditionnel. Les conditions de succès ici ne seront pas les conditions de succès là-bas. Un signal de ce changement est l'usage des termes en &amp;quot;-ité&amp;quot;. Il symbolise le fait que les choses sont de moins en moins tranchées et contradictoires (système communiste ou capitaliste pour ne citer qu'une opposition classique). Les réalités sont de plus en plus nuancées. Les formulations émergentes sont sociabilité, &amp;quot;compatibilité&amp;quot;, &amp;quot;évolutivité&amp;quot;. Le concept qui sous-tend la fin des mots en &amp;quot;-ité&amp;quot; est celui de la fluctuation. On parle de &amp;quot;degré&amp;quot; : d'adaptabilité, de créativité, de fonctionnalité...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies numériques sont au cœur cette évolution car elles donnent accès à tous et en tout temps à l'ensemble des outils permettant de passer d'un mode de fonctionnement à l'autre, d'une grille de lecture à l'autre, d'un indicateur à l'autre. Par exemple, nous développons tous des capacités de sociologue en analysant les comportements humains, ou des pratiques de journaliste en sélectionnant des informations, en les échangeant et en les mettant en perspective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage révèle celui d'une culture théorique à une culture de mécanismes pratiques, un glissement du dogme aux faits et à la mobilité, à l'agilité intellectuelle. Ce passage est d'autant plus ardu qu'il nous demande non seulement de participer à la création ou à l'adaptation de ces modes de pensée mais aussi et surtout de les incarner. On ne peut plus se contenter de dicter comment les choses doivent être ; il faut aussi les mettre en œuvre, les habiter pour les faire vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains termes permettent de réunir des pratiques qui sembles contradictoires à certains. Notamment: entrepreneuriat social, un concept qui encourage autant la dynamique d'entreprendre que la culture du bien commun. Pionniers du changement: passeurs de la transition. Créatifs culturels: ils développent de nouvelles solutions face aux enjeux sociétaux. Ou encore les médiateurs: dans les domaines sociaux et professionnels (médiateur à la consommation, médiateur social, médiateur internet), les médiateurs et les modérateurs créent du lien. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==== Une transition difficile ====&lt;br /&gt;
La position dominante, c'est d'être d'accord sur le principe, les institutions, la presse, l'enseignement; tout le monde est d'accord sur le principe mais peine à le mettre en oeuvre, car ça demande un changement de comportement très profond. Typiquement, ce qu'on appelle une approche écosystémique où on prend en compte tous les aspects parce que justement la boîte à outils fait qu'on fait appel à tous les outils et non plus à un seul outil. La théorie est assez admise, tout ce qui est développement durable, etc. va dans ce sens, mais dans la pratique, c'est assez dur à mettre en oeuvre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==== Un choc entre générations ====&lt;br /&gt;
Il s'agit de promouvoir des pratiques vraiment durables, un engagement en profondeur et pas juste en superficie, tout en sachant qu'il se fait malheureusement souvent avec des ruptures. Comme par exemple la rupture qu'on peut constater au niveau de l'école, où il y a de plus en plus de rejets du système scolaire par les étudiants qui disent « Nous, on veut un système d'approche qui soit beaucoup plus flexible, beaucoup plus modulaire et beaucoup moins dogmatique ». Et là on a un choc de génération qui est certain... Il s'exprime aussi dans d'autres domaines, comme au niveau politique, où il y a de plus en plus d'organisations de la société civile qui disent « Nous, on s'engage en tant qu'organisme qui va peser dans le processus politique, mais qui ne présente pas de candidat et qui ne représente pas un mouvement politique, mais plutôt le droit à une citoyenneté active. »  Cette dynamique citoyenne a toujours existé, mais elle est plus forte encore aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''21 critères pour 2 tendances'''&lt;br /&gt;
! Anthropocentrisme&lt;br /&gt;
! Géocentrisme&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Cloisonnement &lt;br /&gt;
| Ouverture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Statique&lt;br /&gt;
| Dynamique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Conformisme&lt;br /&gt;
| Adaptibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Incompatibilité&lt;br /&gt;
| Compatibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Extrémisme&lt;br /&gt;
| Modération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invariance&lt;br /&gt;
| Evolutivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Autarcie&lt;br /&gt;
| Mutualisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Institutionnalisation&lt;br /&gt;
| Modélisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Répression&lt;br /&gt;
| Prévention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Monolithisme&lt;br /&gt;
| Modularité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Ignorance&lt;br /&gt;
| Attention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Informelles&lt;br /&gt;
| Formalisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Homogénéité&lt;br /&gt;
| Diversité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Opacité&lt;br /&gt;
| Transparence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mécanique&lt;br /&gt;
| Organicité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non coopération&lt;br /&gt;
| Coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Spéculation&lt;br /&gt;
| Valorisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Centralisation&lt;br /&gt;
| Décentralisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Eloignement&lt;br /&gt;
| Proximité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exclusivité&lt;br /&gt;
| Non exclusivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Dispersion&lt;br /&gt;
| Finalisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Article connexe'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[La polarisation et la convergence, les deux effets du vortex]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Il est devenu presque banal de constater l'échec des deux projets de société: celui qui est offert par le capitalisme sauvage et celui qui est offert par le communisme bureaucratique. Mais il est plus difficile de définir la &amp;quot;troisième voie&amp;quot; vers laquelle elle s'engage.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Joël de Rosnay in Le macroscope: vers une vision globale &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Histoire vraie : ''Show me the code''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un exemple issu de l'histoire de l'informatique libre est assez parlant à ce sujet : Linus Torvalds, peu après avoir diffusé le logiciel Linux dès 1991, recevait beaucoup de messages de professionnels de l'informatique, qui lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre. Pendant un certain temps, il a montré profil bas, en pensant qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées, mais il a fini par se lasser de ces donneurs de leçons. Il a répondu à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer : Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code (Talk is cheap. Show me the code en anglais). Il marquait ainsi sa préférence pour ceux qui lui faisaient une proposition solide avec une mise en œuvre qui marche plutôt que ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le saviez-vous ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''How to'': &amp;quot;Document, souvent court, décrivant comment réaliser certaines tâches. Il est généralement créé dans le but d'aider les moins expérimentés. Ainsi, dans une volonté de simplification, il laisse de côté certains détails réservés aux experts. On trouve par exemple un nombre important de howtos ou de « mini-howtos » pour la réalisation de certaines tâches sous Linux.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Schéma 21 critères ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Introduction&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le nouveau paradigme d'une société globalisée, ce qui compte pour trouver sa place, c'est de définir les bons critères d'analyse, en fonction des bonnes valeurs qui les sous-tendent. Et ensuite d'utiliser ces critères pour obtenir les indicateurs les plus fiables possible de l'état d'une situation. Est-elle basée sur les critères anciens, d'un monde basé sur des modèles ou sur les critères nouveaux d'un monde basé sur des boîtes à outils ? Ce tableau se pose en outil pour distinguer les deux tendances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
tableau 21 critères à mettre ici &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://fr.howto.wikia.com/wiki/Accueil http://kjcornell.files.wordpress.com/2009/11/20070416-how-to-tie-a-tie.gif &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
http://www.bivingsreport.com/wp-content/uploads/2006/09/WindowsLiveWriter/ProBloggersHowto.Contest_C6B3/how%20to%5B3%5D.gif&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=3035</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=3035"/>
				<updated>2011-02-09T09:40:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* L'anecdote de la dictée */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Wikipedia, mais oui madame ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la culture numérique, le monde change. Sommes-nous simples spectateurs ou acteurs de ces changements ? Jugez par vous-même. En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contacté : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:video.png|link=http://video.google.com/videoplay?docid=-431051858508446013#]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'anecdote du bug ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un internaute tout paniqué : « J'étais sur votre site Web, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! ». &lt;br /&gt;
Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'anecdote de la dictée ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre ''netizen'' qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon.» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Ecoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine que traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipedia, si vous surfez sur d'autres portails web et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipedia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des 10 sites Web les plus visités au monde [http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html source-s] essentiellement grâce à cette fonction &amp;quot;modifier&amp;quot; en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est passée de une à plusieurs dizaines de langues dans lesquelles on trouve au total plusieurs millions d'articles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipedia ou une autre au sein des nombreux projets de Wikimedia, ou sur d'autres wiki d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Et utilisez-vous ces possibilités ? Et, au fond, est-ce la bonne question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipédia, c'est ça, une « self-made encyclopedia » : un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. &amp;quot;Dans deux ans Wikipédia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre.&amp;quot; Source : Francis Marmande, Le Monde, 01 février 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains plaisantent à propos de Wikipédia en la comparant, par exemple, à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous. Source : Livre Open for business (2007), Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En décembre 2005, le résultat de recherches publié dans &amp;quot;Nature&amp;quot; affirme que Wikipédia est quasiment d'aussi bonne qualité que l'Encyclopedia Britanica. L'examen portait sur l'exactitude comparée d'articles scientifiques semblables consultés dans les deux encyclopédies Source : Livre Open for business (2007), Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intro :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le saviez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Croissance de Wikipedia en quelques chiffres:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Janvier 2001 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre de langues : 1 (L'anglais) Nombre d’articles : 1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Janvier 2004 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre de langues : 52 Nombre d’articles : 420562 Croissance pour l’année : +216%&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Décembre 2009 :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre de langues : 271 Nombre d’articles : 53 607 240 Edits : 823 676 573 Admins : 4 647 Utilisateurs actifs : 21 125 164&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Multilingual_statistics&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia, c'est...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   * le 9ème site le plus plus consulté au monde selon [Alexa],&lt;br /&gt;
   * plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul),&lt;br /&gt;
   * près de 50 000 requêtes HTTP/seconde en pic, pour une moyenne de 27 000 requêtes HTTP/seconde,&lt;br /&gt;
   * en moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits quotidiens,&lt;br /&gt;
   * 1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers),&lt;br /&gt;
   * un nombre de mots avoisinant les 2,5 milliards,&lt;br /&gt;
   * une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en terme de visiteurs/trafic/serveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source: http://www.woueb.net/2007/11/05/larchitecture-technique-de-wikipedia-quelques-chiffres-12/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Budget:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir le Bilan 2009 (pdf): http://internetbusinessmodels.org/wikipediabusinessmodel/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sources : voir page web http://wiki.somenews.org/index.php?title=Les_d%C3%A9buts_de_Wikipedia&amp;amp;action=edit &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://video.google.com/videoplay?docid=-431051858508446013#&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Logo Wikipedia à mettre &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En ligne ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Autres documents pour usages complémentaires (en option) ===&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A faire par raph, sur les chiffres-clés &amp;quot;socio-techniques&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Titres et intros alternatives ===&lt;br /&gt;
Titres :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Wikipedia, mais oui Madame&lt;br /&gt;
* Les débuts de Wikipedia&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=3034</id>
		<title>La neutralité des réseaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=3034"/>
				<updated>2011-02-09T09:39:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Internet : base commune neutre pour toutes les initiatives */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la forêt amazonienne, les coupes d'arbres massives se font sur une grande échelle: le passage de forêt à terres agricoles est de plus en plus rapide. Ce qui motive ce désastre écologique est bien simple : l'exploitation immodérée des forêts est une source d’argent facile. Et ceux qui y participent n’ont pas les moyens de s’offrir le luxe d'une conscience écologique et citoyenne. S'ils ne coupent pas les arbres, d’autres le feront à leur place, pensent-ils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, sur Internet, la possibilité de gagner de l’argent facilement est assez grande. Beaucoup d’entreprises maximisent cette opportunité en contrôlant le flux d’information. Par exemple, l'abonné d'un opérateur x aura la possibilité d’accéder aux informations de manière plus rapide que l'abonné de l'opérateur y. En conséquence, tout comme certains se battent pour la préservation de la nature, notre bien commun, en Amazonie et dans tous les écosystèmes de la biosphère, des courageux mènent des combats tout aussi difficiles pour leur santé physique et mentale, en vue de préserver le bien commun dans les environnements numériques, notamment pour préserver la neutralité du réseau. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les enjeux de la Net Neutralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi Internet plutôt que Minitel ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un système de connexion entre ordinateurs conçu à la fin des années 60. Ses géniteurs sont des informaticiens influencés par la culture de l'époque : nouvel âge, créativité, vie communautaire, peace and love, Mai 68...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bonne question est : pourquoi ce système n'a pas de concurrent sérieux depuis l'an 2000, renvoyant aux oubliettes de l'histoire d'autres initiatives bien financées comme le Minitel et le videotexte ? &lt;br /&gt;
Parce qu'il a été créé selon un principe essentiel pour la durabilité d'un système d'information : '''la neutralité du réseau'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La neutralité du Net (ou “neutralité des réseaux formant Internet”) est un principe fondateur de la culture numérique. En résumé : dans un réseau, les informations doivent transiter de façon indifférenciée, quels que soient leurs origines, leurs destinations ou leur contenu. Un principe à la fois '''garant de la liberté d’expression et de la libre concurrence sur Internet.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une preuve ? Des années 70 aux années 90, pendant 20 ans, mis à part le courriel, aucun système commun n'a permis le déploiement d'Internet au-delà des militaires et des universités. Explication : il n'y avait aucun système commun pour afficher des documents. Les universités créaient des sous-réseaux différents. Ainsi, les universités américaines ne pouvaient pas nécessairement partager des textes, des images ou des sons avec des universités européennes, chacune ayant leur protocole. De nombreux projets d'informaticiens proposaient un système différent. Et qui a gagné ? Le web, au début des années 90, dont le développement est fulgurant. Pourquoi un usage exponentiel du web tout d'un coup ? A cause des entreprises privées qui y ont vu un potentiel commercial ? Pas du tout, car ce potentiel était présent dès les débuts de l'informatique. C'est à cause du fait que le Web est, lui aussi, basé sur le principe de neutralité des réseaux. Le protocole du Web, nommé HTTP, est le seul connu du grand public. Il est utilisable librement, sans payer de redevance à qui que ce soit, et respecte le principe de net-neutralité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginons que la neutralité des réseaux informatiques comme Internet puisse s'appliquer à un autre réseau qui vous est sans doute plus familier : le réseau routier. S'il n'y avait pas de neutralité dans ce type de réseau, on pourrait envisager de nombreuses dérives. Par exemple, pour un trajet de vacances passant par l'autoroute, le trafic serait modifié selon :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'endroit d'où vous partez, éventuellement la marque de votre voiture ou encore l'identité de votre employeur&lt;br /&gt;
* l'endroit où vous vous rendez, l'endroit où vous comptez loger&lt;br /&gt;
* les motivations pour vous rendre à ce lieu de destination : travail, vacances, famille... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel cas, on pourrait voir apparaître :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* un partenariat entre la société de gestion de l'autoroute empruntée et l'office du tourisme d'une ville de la Côte d'Azur. Dans ce cas, les vacanciers pourraient être privilégiés par rapport au reste des voyageurs (fret de marchandises, particuliers se rendant à leur travail...).&lt;br /&gt;
* un partenariat entre une ville et une chaîne d'hôtels qui sponsoriserait le trafic routier des administrés de cette localité pour qu'ils se rendent dans un des hôtels de la chaîne.&lt;br /&gt;
* un ralentissement artificiel des voyageurs ne faisant l'objet d'aucune mesure préférentielle.&lt;br /&gt;
* et la liste est potentiellement infinie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Internet : base commune neutre pour toutes les initiatives ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Internet, les fournisseurs d'accès sont généralement des sociétés commerciales privées, car il faut des fonds considérables pour se lancer dans la fourniture d'accès à Internet, donc des investisseurs qui attendent des retours rapides. Les fournisseurs d'accès sont également souvent des producteurs de contenus -sites Web, sites de vente en ligne, fournisseurs de services vidéo à la demande.... Sans une neutralité du Net encadrant leurs pratiques, elles pourraient tout à fait privilégier les internautes accédant à leurs propres sites et services. Par exemple &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre type d'outil est également concerné : les moteurs de recherche. Leur rôle est très important, car la nature d'internet est d'être un grand bazar et non pas une cathédrale d'informations bien rangées par une autorité centrale. Donc pour bien communiquer nous dépendons des moteurs de recherches, eux aussi souvent propriétés privées d'actionnaires et à but lucratif. La neutralité du Net appliquée à leur activité sous-entendrait un fonctionnement semblable pour toute requête, indépendamment de partenariats ou clients ayant intérêt à se hisser au premier rang des résultats. Jusqu'à ce jour, le principe de neutralité semble être respecté, mais sous la pression d'actionnaires, par exemple, les dirigeants de sociétés puissantes pourraient prendre la décision d'enfreindre la neutralité du Net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs indices [[1]http://fr.readwriteweb.com/2010/08/26/a-la-une/orange-donne-aperu-de-linternet-sans-neutralit-du-net/] laissent à penser que le danger de voir disparaître l'un des principes fondateur de l'Internet se fait plus précis. La mobilisation pour défendre la Net Neutrality est toutefois très importante sur la Toile [voir par exemple http://www.savetheinternet.com/]. Cela sera-t-il suffisant ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
Six principes en anglais: http://www.physorg.com/news175767162.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Benjamin Bayart, pionnier de l’internet en France, a proposé quatre principes essentiels à la neutralité du Net:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Transmission des données par les opérateurs sans en examiner le contenu&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans prise en compte de la source ou de la destination des données&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans privilégier un protocole de communication &lt;br /&gt;
* Transmission des données sans en altérer le contenu &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 4 libertés fondamentales du logiciel libre et les 4 principes de la net-neutralité ont tous les deux la même finalité : être radicalement non-discriminatoire . Mais ils sont formulés différemment car elles concernent des outils différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
Le saviez-vous ? &lt;br /&gt;
Le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet de loi avait été déposé dès 2007, à l’époque où ce sujet était moins médiatique qu’aujourd’hui, par une dizaine de députés de différent bord politique, et soutenue par le gouvernement. La loi a été largement votée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté pour alors qu’un seul s’est abstenu.&lt;br /&gt;
Source :  &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://journalduhack.wordpress.com/2010/08/05/neutralite-du-net-une-fin-annoncee/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://journalduhack.files.wordpress.com/2010/08/net_neutrality.png?w=499&amp;amp;h=312&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.youtube.com/watch?v=JP_3WnJ42kw&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://foureyedmonsters.com/neutrality/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.savetheinternet.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.toonux.org/news/neutralite-du-net-comprendre-les-enjeux-du-controle-de-l2019internet/image/image_view_fullscreen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://onlinemba.com.s3.amazonaws.com/net-neutrality.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Manuel_d%27eCulture_g%C3%A9n%C3%A9rale&amp;diff=3033</id>
		<title>Manuel d'eCulture générale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Manuel_d%27eCulture_g%C3%A9n%C3%A9rale&amp;diff=3033"/>
				<updated>2011-02-09T09:35:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* A la recherche du manuel d'eCulture générale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== A la recherche du manuel d'eCulture générale ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À mes premiers pas sur le Web en 1993, je me suis dit qu'il devait exister un mode d'emploi clair pour manier cet outil. Mais aucun des plus expérimentés que moi ne m'a passé spontanément un manuel général de culture numérique. J'ai pensé alors que j'étais trop paresseux pour demander, pour me renseigner, pour chercher sur le Web justement. J'ai donc commencé intuitivement, activant inconsciemment les zones créatives de mon cerveau, ouvrant mon cœur et mon esprit à l'immense potentiel de ce nouveau monde. Pendant ces moments d'immersion dans la culture informatique, j'ai essayé de relâcher mes muscles. Je visais à prendre le meilleur de la communion virtuelle et à éviter le pire blocage du dos à cause d'une mauvaise position devant d'ordinateur.&lt;br /&gt;
J'appelle cet état le ''Sweet surf land''. Un peu de Switzerland, le lieu où je suis né, mélangé avec un peu de bon esprit. C'est si bon de surfer sur les ondes numériques. C'est le nouvel eldorado de la créativité, de la liberté d'expression, du partage du savoir... Alors j'ai commencé à réorienter ma profession d'imagineur en créant des sites et en donnant des cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis, avec des amis, nous avons lancé Ynternet.org, devenue fondation pour contribuer à passer le message d'un Internet au service d'un monde plus juste. Nous gérions de l'argent public pour aider à mieux former, réseauter, au travail, à l'école, en famille. Aussi, nous voulions éviter le gaspillage d'avoir à réinventer la roue en rédigeant des fiches pratiques déjà existantes. Nous pensions que vu que le permis de conduire existait pour les voitures, il devait y avoir des documents du même type pour Internet, avec '''des posters, des tableaux, des schémas'''... Et bien sûr sans références à des marques de produit spécifiques, afin de laisser le choix à l'utilisateur. Nous avons cherché dans les écoles, les centres de formation pour adultes, les entreprises, et chez les informaticiens... Eh bien non ! Rien de la sorte ! &lt;br /&gt;
C'était à la fin des années 1990. Il existait surtout des modes d'emploi de Microsoft. Mais aucun tableau avec, par exemple, les 10 fonctions de base d'un système d'exploitation ou du traitement de texte. Ni même une liste des contenus de base d'un bon site perso sur le Web, quelle que soit la plate-forme choisie. Et la nétiquette, qui décrit les codes de conduite de base sur internet ? Elle existait déjà, mais personne ne l'utilisait : son langage était très technique, il en existait peu de versions simplifiées, et elles ne traitaient de loin pas toutes les situations courantes. On a même participé à une dizaine de forums de l'ONU et on n'a rien trouvé.&lt;br /&gt;
Pour résumer : '''il n'existait aucune base culturelle commune formalisée en français'''. Ni même en anglais ou une autre langue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ce manuel me manquait vraiment. '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, cela fourmillait de modes d'emplois très intéressants. Mais la plupart n'offraient qu'une toute petite pièce du puzzle : soit un sujet très pointu comme l'histoire de la conception du protocole HTTP et des adresses IP, soit des produits spécifiques se prétendant généralistes comme le manuel ''MS-Word®'', qu'il était de plus interdit de copier. Tous étaient trop loin de l'objectif d'inclusion numérique, qui est la mission d'Ynternet.org (cf article [[Fracture numérique]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les seuls manuels généraux d'utilisation facilement disponibles étaient techniques, du style ''Vous souhaitez apprendre ou mieux comprendre Internet? Ce site vous aide à utiliser votre navigateur, vos courriels, les forums, le clavardage, à créer votre site''. Ces manuels devenaient donc vite obsolètes, car les navigateurs changent, ainsi que les programmes de courriels, les plate-forme Web... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors j'ai commencé à mieux formuler les questions : '''quels codes de conduite adopter ? Comment anticiper les erreurs, comment identifier les sources et évaluer la qualité des informations sur le Web ? Comment rédiger et diffuser de l'information au mieux ? Comment modérer les rédacteurs, administrer un groupe de rédacteurs, former les administrateurs, et expliquer que tous les internautes sont les co-administrateurs de la société de l'information ? Et comment mettre tout cela en perspective avec des mots simples, des images, des schémas ?''' &lt;br /&gt;
Pour obtenir des réponses, j'ai été voir des responsables informatique dans les écoles, dans des foires informatiques, dans les magasins d'informatique et chez les journalistes responsables des rubriques multimédias. Mais tous abordaient surtout les enjeux techniques, sans maîtriser les aspects sociaux de l'informatique. Et dans les rencontres entre experts des sciences sociales, les changements de société n'étaient pas liés aux aspects pratiques d'Internet : fonctions génériques, niveaux d'alphabétisation... Ou alors le lien était fait mais seulement sur un sujet : l'émergence des blogs, la fracture numérique, la cyber-intimidation, mais sans parvenir à une vision globale et simple à comprendre. &lt;br /&gt;
Comment mettre un internaute sur les bons rails dans ces conditions ? Je restais bien à l'écoute des informaticiens de terrain, ceux qui contrôlent les serveurs Internet et qui nous facilitent la vie numérique. Je cherchais des personnes ayant la double culture sociale et informatique, le sens du bien commun, et la vision des enjeux de la technologie sur la société. Ce sont des personnes avec ce profil qui m'ont donné les deux clés culturelles pour ce manuel: la neutralité des réseaux et les logiciels libres. Ce sont elles les garantes de la liberté d'expression, du partage du savoir, de la reconnaissance des auteurs et plus largement de l'équité des chances pour cette nouvelle société que l'on appelle société de l'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'ai compris que la culture numérique était un gros morceau à découvrir avec patience sur le long terme. Et que tant que je ne l'avais pas compris, je serai un illettré numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte que j'ai commencé à participer à des programmes d'innovation sociale, pour un monde meilleur. Cela m'a conduit des banlieues de Dakar au siège de la Banque mondiale à Washington, via Porto Alegre au Brésil et Pretoria en Afrique du Sud, en passant par des dizaines de forums sur tous les continents. Sommets mondiaux de l'ONU, groupes de travail académique, rencontres entre professionnels, Forum social mondial... J'y glanais souvent quelques pièces du puzzle de la culture numérique, notamment lors des incursions dans de petites associations locales qui avaient trouvé des pistes innovantes pour l'alphabétisation numérique. Mis à part les nombreux pique-assiettes, j'y ai côtoyé des idéalistes qui avaient des résultats bien concrets dans leur domaine : Armelle Chatelier et le passeport Internet pour les jeunes au Sénégal, Mille Bojer et le réseau pionnersofchange.net, Thanguy Nzue Obame animateur du Forum des amis du Net au Gabon, Paromita Goswani la libératrice d'esclaves en Inde, Kurt Woral-Clare formateur de la police blanche dans l'Afrique du Sud post-apartheid de Mandela ; tous connectés pour mieux coopérer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A Porto Alegre, durant les forums sociaux mondiaux 2002 et 2003, j'ai organisé des formations de leaders sociaux africains pour qu'ils puissent créer leur premier profil sur un réseau social, j'ai pu échanger avec le Gotha des médias indépendants et découvrir l'économie solidaire, les réseaux d'écovillages, le microcrédit, et toutes ces merveilleuses pratiques émergentes pour un monde plus juste. Dans cette quête, mon bâton de pèlerin m'a mené au Sommet de Bamako en 2000 intitulé &amp;quot;Internet, passerelle du développement&amp;quot;, puis au Sommet mondial pour la société de l'information en 2003 à Genève, et à de nombreux rendez-vous annuels tels la WorldDidac de Bâle, le Forum global de la connaissance de Kuala Lumpur, ou la rencontre mondiale des étudiants AIESEC en 2000 en Écosse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, j'ai vu les devants et les coulisses de la scène de l'Internet mondial, tant solidaire que spéculatif. En filigrane de ces rencontres, il m'est apparu que la plupart de mes interlocuteurs, bien que très engagés pour un monde meilleur, n'arrivaient pas à décrire globalement et précisément la culture numérique. Avec mes collègues d'Ynternet.org, nous étions toujours concentrés sur cette idée que si Internet est bien utilisé, c'est un vecteur principal d'un monde plus juste. C'est pourquoi nous cherchions toujours ce fameux manuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nouvelle piste : chercher des perles rares, compétentes dans plusieurs domaines complémentaires. Informaticiens pédagogues, fonctionnaires visionnaires humanistes, entrepreneurs sociaux branchés de la première heure, avec toujours ces deux phares pour nous guider, qui sont la neutralité des réseaux et la culture libre. Plusieurs d'entre eux m'ont aiguillé sur les ténors de la culture libre. Je les ai cherchés. J'ai ainsi eu la chance de les rencontrer, eux les ténors de ce que l'on surnomme ''la communauté du libre'' : Richard Stallman, Antoine Moreau, Lawrence Lessig, Bernard Lang, plus tard Jérémie Nestel, et surtout celui qui est devenu un certain frère d'esprit, Raphaël Rousseau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à eux, l'image complète du puzzle de la culture numérique a commencé à se dessiner bien clairement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réduisant mes activités pour prendre des mois sabbatiques, regardant la mer au-dessus de l'écran sur la terrasse, cumulant les nuits blanches de navigation sur le Web, j'ai organisé cet ouvrage en réunissant les pièces du puzzle. J'ai dévié de mes projets locaux pour rédiger un manuel global, dans l'espoir qu'il soit une base durable pour l'inclusion numérique. Pour qu'il puisse être distribué, adapté, pratiqué et décliné librement au travail, à l'école et à la maison. Pour qu'il soit toujours d'actualité dans 10 ou 20 ans, car il traite d'enjeux de société au-delà des phénomènes de mode.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au final, la première version publique, sortie en 2011, a demandé deux ans de ma vie, par petites touches, depuis 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A vous qui vous baladez si souvent dans le cyberespace, quels que soient votre profession, votre âge, votre histoire, '''cette expérience appelée citoyenneté numérique vous est dédiée'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un point c'est tout.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Bien avant d'explorer le cosmos numérique, j’ai eu un prof de maths qui m’a beaucoup marqué. Il s'appelait Monsieur Comment, et cet encart lui rend hommage. Dans une école publique de Lausanne de style très classique, il partageait pleins de savoirs hétéroclites. Par exemple, il nous expliquait la numérologie, l'astrologie tibétaine et l'origine des chiffres. On avait 10 ans. Avec ça, les mathématiques devenaient passionnantes et on bossait nos cours. Il avait réussi à nous transmettre une telle dignité humaine que lorsqu’il sortait de la classe pendant des examens pour fumer sa pipe, personne ne trichait sur son voisin. Je crois que cela avait à voir avec la qualité de ce qu’il nous apprenait. Le savoir qu’il partageait forçait le respect. Par exemple, il nous a appris la définition mathématique du point. A l’école, avez-vous appris quelle est la définition du point ? Un point : c’est tout! Eh oui, c’est '''tout''' un point (pour ne pas dire n’importe quoi, justement). Rétrospectivement, avec un savoir basique comme &amp;quot;un point, c’est tout&amp;quot;, j’ai l’impression d’en avoir appris beaucoup. Cela a fortifié ma vision du monde. Je sais sur quel point danser.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intro Raph ===&lt;br /&gt;
''Compagnon de route, Raphaël trouve bien souvent le mot juste à chaque étape de notre quête des bonnes pratiques numériques, il m'a mis sur les bonnes pistes, naturellement je lui en suis infiniment reconnaissant. TB''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le milieu des années 90, lors de leur apparition, j'ai vu les fournisseurs d'accès à Internet vendre la connexion au réseau des réseaux en faisant miroiter deux choses à leurs potentiels clients :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* ''Utiliser Internet, c'est juste une question de matériel et de service. Il suffit d'une connexion internet et d'un ordinateur et vous voilà parés''. Lors de la souscription, vous recevez généralement un CD-ROM avec un kit de connexion et quelques logiciels dont un de navigation, pas grand-chose de plus,&lt;br /&gt;
* ''Internet, c'est un univers fabuleux, quasi irréel'' (dans leurs publicités, les fournisseurs d'accès internet, montraient des gens qui étaient dans des mondes virtuels, leurs salons se peuplaient de créatures en images de synthèse) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cet imaginaire-là que les clients ont acheté. Ils ont acheté les premiers ordinateurs et ont découvert Internet. Mais aujourd'hui, avec quelques années de recul, ils se rendent compte de tous les problèmes que l'on peut rencontrer sur Internet : spams, arnaques, cyberintimidation, malcommunication, surdose d'information, etc. Il devient évident qu'on a quand même besoin de formation, d'acquérir un certain nombre de savoirs et de savoir-faire, d'avoir un minimum de perspectives, de comprendre à la fois le « qui est qui » et le  « qui fait quoi » sur Internet. De connaître les enjeux de l'information médiatisée par l'électronique, les coulisses. Beaucoup cantonnent Internet à un nouveau minitel, un nouveau catalogue de vente à distance, un nouveau système postal ; tous ceux-là passent à côté du réel potentiel d'Internet, et en même temps Internet passe à côté de leur immense potentiel humain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, toute une frange de la population a été plutôt rebutée par cette vision d'un Internet de loisirs et de consommation, recherchant plutôt un outil qui leur permettrait de faciliter leur quotidien, de se relier aux autres, de renforcer leurs engagements au sein de la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, il y a tous les adultes qui n'ont pas de temps à perdre avec ces trucs-là et dont l'informatique n'est pas le truc ; ceux-là sont aujourd'hui légions et ne savent pas par quel bout prendre cette problématique : peur de se retrouver perdus dans un dédale sans repère, peur de s'adresser à leurs amis qui ont pris le train en marche depuis trop belle lurette pour perdre leur temps à revenir au B-A-BA, peur de demander à leurs enfants qui baignent dedans et s'agacent vite dès qu'on leur pose deux fois la même question, peur de ce que ces mêmes enfants pourraient faire à leur insu en tant qu'agresseurs ou victimes dissimulés derrière un écran...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour m'adresser à tous ces publics-là, que je rencontre depuis des années, que j'ai voulu participer à l'écriture de ce livre, car il aborde la plupart des sujets qui devraient faire partie de la boîte à outils de l'internaute ; afin qu'ils sachent ce qu'il y a en filigrane: des enjeux qui dépassent le loisir et la futilité. Il était essentiel de montrer comment se débrouiller sur le Net sans avoir à devenir informaticien. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Intro de Samuel ===&lt;br /&gt;
''Pédagogue et journaliste, Samuel a relu, parfois co-rédigé, souvent amélioré, arrondi, cadré et mis les formes pour que les articles soient agréables à lire. TB''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« If there's a bustle in your hedgerow don't be alarmed now »&lt;br /&gt;
(S'il y a du remue-ménage dans ta haie n'en soit pas alarmé)&lt;br /&gt;
Led Zeppelin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nouveauté alarme. Elle déclenche d’ataviques réflexes de conservation. L’homme, coincé dans ses contradictions, refuse de grandir. Intellectuellement progressiste, il est viscéralement réactionnaire.&lt;br /&gt;
J’ai observé certains collègues enseignants se cramponner à leurs certitudes, peinant à faire le deuil de leur toute puissance. J’ai observé certains confrères journalistes se recroqueviller sur leurs pratiques et leur statut. J’observe le passionnant débat qui ébranle le monde de l’édition. J’en passe.&lt;br /&gt;
J’imagine aujourd’hui Voltaire écrire un nouveau pamphlet parodique qu’il intitulerait De l'horrible danger du numérique.&lt;br /&gt;
Gutenberg a fait trembler l’église; Turing, Stallman, Lessig et quelques autres font trembler les états et les lobbies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Participer à une expérience collective fait assurément grandir plus vite. Laurent Margantin parle de &amp;quot;pollinisation critique&amp;quot; : « c’est par une fécondation de l’esprit par lui-même, par la mise en contact d’éléments opposés qu’émergent de nouvelles œuvres, et avec elles un monde nouveau. » Thierry Crouzet m’a donné un aperçu du potentiel d’une écriture augmentée par ses commentateurs lorsque j’ai participé à son expérience de cyborisation aphoristique.&lt;br /&gt;
Une expérience prolongée et développée avec bonheur, aux côtés de Théo Bondolfi puis de Raphaël Rousseau, à travers l’élaboration de la première version de cet ouvrage. &lt;br /&gt;
Trois mois d’un travail passionnant. Il m’a permis de remonter tout d’abord le fil d’une pensée en création, celle de Théo, au gré des archives et des notes que nous excavions. Des bribes de réflexions griffonnées sur des bouts de papier précieusement conservés aux ébauches d’ouvrages presque aboutis, en passant par de nombreuses coupures de presse couvrant une dizaine d’années, j’ai pu mesurer le chemin parcouru : celui d’un esprit alerte, curieux, créatif et ouvert. &lt;br /&gt;
Nous avons ensuite travaillé selon des protocoles précis (Wiki, schémas, version multiple, etc.). Souvent nouveaux pour moi. Intéressant de confronter ses acquis à de nouvelles pratiques. Intéressant de se laisser faire. De voir où une démarche nous mènera, en lâchant prise. Au-delà du tri qu’il a fallu faire dans ce dédale de notes, de réflexions et de textes, souvent en avance sur leur temps, nous avons mené un patient travail d’oralité, retranscrit ensuite sur un wiki, régulièrement mis à jour. J’ai voulu conserver ce style spontané et oral de Théo, sa fraîcheur. Raphaël nous a ensuite prêté main forte pour certaines parties plus techniques, grâce à son expérience de formateur en informatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, j’ai beaucoup appris. Factuellement et pratiquement. ''Si l'on sait exactement ce qu'on va faire, à quoi bon le faire'' s’interrogeait Picasso. Je n’ai jamais vraiment su exactement où j’allais dans ce projet. C’est ce qui le rend stimulant. J’en parle au présent car il est loin d’être terminé. Je vais maintenant le confronter à mon public d’étudiants, je l’utiliserai dans les ateliers multimédias du Bondyblog, je l’utiliserai dans ma vie quotidienne. La somme de ces confrontations contribueront à son enrichissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin est encore long. Et s’annonce passionnant. ''It's just a spring clean for the May Queen''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci à Théo, Raphaël, Séverine, Bernard, Fabien, Jérémie, Matias, Armony, Lou et Serge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sources connexes''':&lt;br /&gt;
Le pamphlet originel de Voltaire : http://www.bacdefrancais.net/lecture.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article de Laurent Margantin : http://www.oeuvresouvertes.net/spip.php?article522&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de Thierry Crouzet : http://blog.tcrouzet.com/la-strategie-du-cyborg/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le labo littéraire numérique de François Bon: http://www.publie.net/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chanson de Led Zeppelin : http://www.youtube.com/watch?v=w9TGj2jrJk8&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Photo galerie de portraits de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_sur_le_chemin_%3F&amp;diff=3032</id>
		<title>Et vous, êtes-vous sur le chemin ?</title>
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				<updated>2011-02-09T09:32:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Version PDF et imprimée */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Et vous, êtes vous en chemin vers les nouveaux paradigmes ? '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue [http://fr.wikipedia.org/wiki/Clare_Graves Clare Graves] était l'adjoint de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow Maslow], celui a défini [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow la pyramide des besoins]. Graves explique que face à un environnement qui évolue, nous pouvons adopter 3 postures qui sont autant d'indices du potentiel de changement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 -&amp;gt; Ouvert&lt;br /&gt;
* Ouverture d’esprit, écoute&lt;br /&gt;
* Capacité à voir les barrières et désir de les vaincre&lt;br /&gt;
* Capacité d’anticiper les changements&lt;br /&gt;
* Acceptation du changement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 -&amp;gt;  Arrêté&lt;br /&gt;
* Tendance à vivre à l’intérieur des barrières de la vie&lt;br /&gt;
* Stress, tension, problèmes gastriques&lt;br /&gt;
* Comportement passif ou agressif&lt;br /&gt;
* Rejet des modèles de transformation en se fixant sur l’idée que l’on ne peut rien y changer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 -&amp;gt;  Fermé&lt;br /&gt;
* Enfermement dans sa coquille&lt;br /&gt;
* Compulsif, perfectionniste&lt;br /&gt;
* Réactions extrêmes à une frustration&lt;br /&gt;
* Exclusivité de la vision du monde&lt;br /&gt;
* Insatiabilité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques pistes pour franchir les barrières des nouveaux paradigmes de l'eCulture : &lt;br /&gt;
* Les éliminer&lt;br /&gt;
* Les contourner&lt;br /&gt;
* Les neutraliser&lt;br /&gt;
* Les reformuler en quelque chose d’autre&lt;br /&gt;
* Les identifier et les cibler&lt;br /&gt;
* Calculer les risques, conséquences et douleurs&lt;br /&gt;
* Énoncer clairement les excuses et prétextes&lt;br /&gt;
* S’assurer que les fondations sont solides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois la transition amorcée, il est utile de se souvenir que :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* Tout changement demande une aide pendant et après la transition &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Toute personne qui change doit s’attendre à être « punie » par celles qui refusent le changement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les vieilles barrières peuvent resurgir de manière punitive&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_du_don&amp;diff=3030</id>
		<title>L'économie du don</title>
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				<updated>2011-02-09T09:29:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Version PDF et imprimée */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pensez à un documentaire que avez bien aimé. Songez à un film, ou à un livre, ou même à un mode d'emploi sur le web. Quels que soient le sujet et le support, vous découvrez sans cesse des informations que vous trouvez très intéressantes. Alors l'idée vous prend de les copier pour les distribuer à vos amis. Est-ce légal ? Si les supports sont sous une licence dite &amp;quot;libre&amp;quot;, oui. Vous pouvez d'ailleurs faire un don à auteur, pour l'encourager à poursuivre son oeuvre. Car libre n'est pas gratuit. Libre, c'est la liberté d'accéder, d'utiliser, de modifier et de redistribuer une oeuvre.&lt;br /&gt;
Modifier, par exemple en mettant spontanément en légende la traduction du documentaire dans la langue de votre pays. C'est techniquement et légalement possible, pour autant que la licence le permette. Et financièrement, la culture du don est aussi rémunératrice que la culture de l'usage exclusif. Mais notre pratique dominante, notre habitude, c'est d'imaginer que nous devons &amp;quot;protéger&amp;quot; les oeuvres des pirates, que nous devons éviter de se voler nos idées. Alors qu'en fait, nos idées sont inspirées par d'autres, invariablement. On ne créée presque jamais par en partant de rien. Et, plus important, vouloir brider la diffusion d'une oeuvre, cela rend les utilisateurs esclaves d'un système de licences qui ne sert que les intérêts d'une minorité de producteurs. Car si l'oeuvre documentaire est réalisée à compte d'auteur, l'auteur à tout intérêt à la mettre sous licence libre, afin d'assurer une audience la plus large possible, via Internet. Il a aussi intérêt à demander aux internautes de faire une contribution pour soutenir son travail. C'est ainsi que Wikipedia récolte plusieurs dizaines de millions par an. Et ce n'est pas la seule. De nombreux artistes choisissent ce modèle. Il casse la spirale négative des esclaves et des pirates, et ouvre la spirale positive du partage de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faisons un petit retour en arrière, vers 1800. Quelques familles régnantes se partagent les terres. Le commerce d'esclaves va bon train. Tout le monde accepte cet état de fait en étant convaincu qu'il n'y a pas d'autre solution. Seule une petite minorité s'élève contre l'esclavage : certains pirates, certains citoyens militants. Tous rappellent que l'esclavage n'est pas une fatalité, qu'il est possible de faire autrement, de permettre à chacun de bénéficier des mêmes chances. Certes, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen[http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789] a déjà été publiée, mais son application est encore balbutiante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les ségrégations ont évolué. Comme à l'époque des colonies, il existe des pirates et des esclaves d'un côté et des hommes libres de l'autre. Mais vu la grande bascule vers une économie de la connaissance, c'est dans le domaine de la connaissance que les pouvoirs se font ou se défont. Ceux qui encouragent volontairement ou involontairement cette culture d'esclaves et de pirates concentrent leurs intérêts personnels sur le contrôle des flux d'information. Ils gardent solidement les rênes des outils pour produire de la connaissance. Ce contrôle, cette volonté d'exclusivité, c'est une tendance que certains surnomment le ''libéral-communisme''. Elle est appliquée par les fondateurs de grandes entreprises comme Bill Gates de Microsoft, Steve Jobs d'Apple, Larry Ellison d'Oracle, Amazon, Yahoo et bien-entendu Google. Ce sont les nouveaux pôles de pouvoir dans cette ère numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont rejoints par des magnats des médias qui étouffent les concurrences, favorisent la surveillance des utilisateurs, et surtout l'interdiction de partager l'information. Demandez à Google, qui fournit ses services &amp;quot;gratuitement&amp;quot; de vous donner la liste de tout ce qu'il possède sur vous : vos habitudes de consommation, vos mots-clés de recherches... Réponse : secret professionnel, chasse gardée. Refus de vous donner vos informations. C'est le principe des fiches secrètes, qui ne servent que les intérêts de l'entreprise qui les possède, et dans un seul but : les revendre à d'autres entreprises dans le cadre de campagnes publicitaires ciblées, pour consommer toujours plus. Demandez à Facebook de vous laisser copier toutes les données que vous avez mis dans votre compte ; réponse : non, en créant un compte sur Facebook, vous acceptez de ne pas copier vos données. Vous pouvez tout de même le faire, mais c'est contraire au contrat que vous avez signé. Et ainsi, Facebook interdit à ses utilisateurs de transférer leurs images et textes postés sur Facebook sur un autre réseau social plus éthique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces techniques commerciales rendent les fondateurs de ces nouvelles familles régnantes surpuissants. Ils dirigent l'économie, et influencent certaines orientations politiques. Ce sont ces mêmes multimilliardaires qui se réunissent ensuite pour lancer des fondations charitables. Leur fonctionnement, notamment celle de Bill &amp;amp; Melinda Gates, révèle de surprenantes contradictions. Selon une étude du Los Angeles Times, &amp;quot;41 % de ses actifs (hors titres d’Etat américains ou étrangers) – concernent des entreprises dont l’action contrarie ses objectifs philanthropiques ou ses préoccupations sociales.&amp;quot;[http://www.courrierinternational.com/article/2007/02/01/les-etranges-placements-de-la-fondation-gates].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'univers numérique, certaines communautés font écho à l'action émancipatrice des pionniers du temps des colonies, qui luttèrent contre l'esclavage et l'exploitation de la majorité par une minorité. Ils promeuvent un monde virtuel globalisé et citoyen, sans pirates ni esclaves. Ils s'appuient sur le principe d'équité des chances cher aux fondateurs du net et du web. Un cyberespace indépendant. Leur seule garantie : la neutralité des réseaux et les succès chiffrés des mouvement de la culture libre tels que GNU, la GPL, Debian, Firefox, Open Office et bien sûr Wikipedia, pour ne citer qu'eux. Ils défendent l'image d'un savoir partagé par tous et favorisent les revenus générés par la vente de services et non d'une exclusivité. Ils proposent des alternatives fiables face aux tendances privatives qui se retrouvent dans tous les domaines: encyclopédies, vente de livres (Amazon VS Publie.net) vente de produits, hébergement de profils (Facebook VS Diaspora), moteurs de recherche (Google VS Scroogle). Ils disent non aux drogues qui rendent dépendants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, on peut considérer que la tendance privative et libérale-communiste est le symptôme standard d'une situation nouvelle, la preuve que l'humanité a besoin de faire des erreurs pour se rendre compte de l'ampleur des inégalités qu'elle génère pour ensuite mieux recadrer et encourager l'équité et la justice sociale. Inversement, la tendance libre qui dénonce la spirale négative des esclaves et pirates se réclame du bien commun pour encourager l'émergence de pratiques durables, honnêtes, loyales. C'est une minorité émergente qui ne peut qu'obtenir gain de cause à long terme. Mais dans l'intervalle, c'est une petite minorité de libéraux-communistes qui se partagent sans scrupules le gâteau. Pour eux, la privatisation et l'accumulation des richesses est normale, c'est le fruit de leurs idées géniales. Ils passent sous silence le fait que leur génie se concentre essentiellement dans leur capacité à convaincre les investisseurs de leur donner le moyen d'imposer leur pouvoir dans leur domaine d'activité. Ils sont bien conscients que leur position n'est pas durable. Année après année, ils perdent du terrain au fruit d'une culture plus participative avec une meilleure répartition, autant des responsabilités que des bénéfices.&lt;br /&gt;
Derrière le modèle libéral-communiste réside l'idée de l'ancien paradigme des familles régnantes sans scrupules qui, après avoir pris par la force, font la charité. Quant à la culture émergente du partage et du don, cette spirale positive, elle est comme toutes les cures de désintoxication : lente, profonde, difficile, mais juste et seule source de libération. Elle permet que tous les internautes puissent apprendre à pêcher, elle montre comment s'autonomiser plutôt que de dépendre de multinationales du show business et de l'informatique. Elle permet la liberté de choix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Saviez-vous? ===&lt;br /&gt;
IBM, leader du secteur informatique des années 40 à nos jours, a su prendre le virage du libre dès les années 90. Aujourd'hui, IBM promeut largement cette tendance : ses revenus ne sont plus basés sur la vente d'un monopole mais bien sur un temps d'accompagnement permettant que des entreprises de toutes tailles adoptent des systèmes informatiques cohérents répondant à leurs besoins. Leur spécialité s'est réorientée dans le conseil et non plus la vente de matériel et, à ce titre, IBM reste une entreprise pionnière dans la gouvernance informatique. C'est notamment elle qui a investi des centaines de millions dans la promotion du système d'exploitation Linux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commentaires:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à Raphaël de rajouter des éléments à propos des points communs évoqués dans cette phrase:&lt;br /&gt;
«  Elle est appliquée par les fondateurs symboles de grandes entreprises comme Bill Gates de Microsoft, Steve Jobs d'Apple, Larry Ellison d'Oracle, Amazon, Yahoo et bien-entendu Google. Ils sont rejoints par des magnats des médias comme Berlusconi, Dassault, Mastoc. Leurs points communs: les stratégies commerciales basées sur le rachat ou la destruction des concurrences, la surveillance, et souvent les amendes des autorités de lutte contre le monopole et autre méthode de concurrence déloyale. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ajouter des exemples de programmes similaires mais privatisés VS libres comme  Google VS Scroogle&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_du_don&amp;diff=3029</id>
		<title>L'économie du don</title>
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				<updated>2011-02-09T09:25:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Version PDF et imprimée */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pensez à un documentaire que avez bien aimé. Songez à un film, ou à un livre, ou même à un mode d'emploi sur le web. Quels que soient le sujet et le support, vous découvrez sans cesse des informations que vous trouvez très intéressantes. Alors l'idée vous prend de les copier pour les distribuer à vos amis. Est-ce légal ? Si les supports sont sous une licence dite &amp;quot;libre&amp;quot;, oui. Vous pouvez d'ailleurs faire un don à auteur, pour l'encourager à poursuivre son oeuvre. Car libre n'est pas gratuit. Libre, c'est la liberté d'accéder, d'utiliser, de modifier et de redistribuer une oeuvre.&lt;br /&gt;
Modifier, par exemple en mettant spontanément en légende la traduction du documentaire dans la langue de votre pays. C'est techniquement et légalement possible, pour autant que la licence le permette. Et financièrement, la culture du don est aussi rémunératrice que la culture de l'usage exclusif. Mais notre pratique dominante, notre habitude, c'est d'imaginer que nous devons &amp;quot;protéger&amp;quot; les oeuvres des pirates, que nous devons éviter de se voler nos idées. Alors qu'en fait, nos idées sont inspirées par d'autres, invariablement. On ne créée presque jamais par en partant de rien. Et, plus important, vouloir brider la diffusion d'une oeuvre, cela rend les utilisateurs esclaves d'un système de licences qui ne sert que les intérêts d'une minorité de producteurs. Car si l'oeuvre documentaire est réalisée à compte d'auteur, l'auteur à tout intérêt à la mettre sous licence libre, afin d'assurer une audience la plus large possible, via Internet. Il a aussi intérêt à demander aux internautes de faire une contribution pour soutenir son travail. C'est ainsi que Wikipedia récolte plusieurs dizaines de millions par an. Et ce n'est pas la seule. De nombreux artistes choisissent ce modèle. Il casse la spirale négative des esclaves et des pirates, et ouvre la spirale positive du partage de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faisons un petit retour en arrière, vers 1800. Quelques familles régnantes se partagent les terres. Le commerce d'esclaves va bon train. Tout le monde accepte cet état de fait en étant convaincu qu'il n'y a pas d'autre solution. Seule une petite minorité s'éleve contre l'esclavage : certains pirates, certains citoyens militants. Tous rappellent que l'esclavage n'est pas une fatalité, qu'il est possible de faire autrement, de permettre à chacun de bénéficier des mêmes chances. Certes, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen[http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9claration_des_droits_de_l%27homme_et_du_citoyen_de_1789] a déjà été publiée, mais son application est encore balbutiante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les ségrégations ont évolué. Comme à l'époque des colonies, il existe des pirates et des esclaves d'un côté et des hommes libres de l'autre. Mais vu la grande bascule vers une économie de la connaissance, c'est dans le domaine de la connaissance que les pouvoirs se font ou se défont. Ceux qui encouragent volontairement ou involontairement cette culture d'esclaves et de pirates concentrent leurs intérêts personnels sur le contrôle des flux d'information. Ils gardent solidement les rênes des outils pour produire de la connaissance. Ce contrôle, cette volonté d'exclusivité, c'est une tendance que certains surnomment le ''libéral-communisme''. Elle est appliquée par les fondateurs de grandes entreprises comme Bill Gates de Microsoft, Steve Jobs d'Apple, Larry Ellison d'Oracle, Amazon, Yahoo et bien-entendu Google. Ce sont les nouveaux pôles de pouvoir dans cette ère numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils sont rejoints par des magnats des médias qui étouffent les concurrences, favorisent la surveillance des utilisateurs, et surtout l'interdiction de partager l'information. Demandez à Google, qui fournit ses services &amp;quot;gratuitement&amp;quot; de vous donner la liste de tout ce qu'il possède sur vous : vos habitudes de consommations, vos mots-clés de recherches... Réponse : secret professionnel, chasse gardée. Refus de vous donner vos informations. C'est le principe des fiches secrètes, qui ne servent que les intérêts de l'entreprise qui les possède, et dans un seul but : les revendre à d'autres entreprises dans le cadre de campagnes publicitaires ciblées, pour consommer toujours plus. Demandez à Facebook de vous laisser copier toutes les données que vous avez mis dans votre compte ; réponse : non, en créant un compte sur Facebook, vous acceptez de ne pas copier vos données. Vous pouvez tout de même le faire, mais c'est contraire au contrat que vous avez signé. Et ainsi, Facebook interdit à ses utilisateurs de transférer leurs images et textes postés sur Facebook sur un autre réseau social plus éthique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces techniques commerciales rendent les fondateurs de ces nouvelles familles régnantes surpuissants. Ils dirigent l'économie, et influencent certaines orientations politiques. Ce sont ces mêmes multimilliardaires qui se réunissent ensuite pour lancer des fondations charitables. Leur fonctionnement, notamment celle de Bill &amp;amp; Melinda Gates, révèle de surprenantes contradictions. Selon une étude du Los Angeles Times, &amp;quot;41 % de ses actifs (hors titres d’Etat américains ou étrangers) – concernent des entreprises dont l’action contrarie ses objectifs philanthropiques ou ses préoccupations sociales.&amp;quot;[http://www.courrierinternational.com/article/2007/02/01/les-etranges-placements-de-la-fondation-gates].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'univers numérique, certaines communautés font écho à l'action émancipatrice des pionniers du temps des colonies, qui luttèrent contre l'esclavage et l'exploitation de la majorité par une minorité. Ils promeuvent un monde virtuel globalisé et citoyen, sans pirates ni esclaves. Ils s'appuient sur le principe d'équité des chances cher aux fondateurs du net et du web. Un cyberespace indépendant. Leur seule garantie : la neutralité des réseaux et les succès chiffrés des mouvement de la culture libre tels que GNU, la GPL, Debian, Firefox, Open Office et bien sûr Wikipedia, pour ne citer qu'eux. Ils défendent l'image d'un savoir partagé par tous et favorisent les revenus générés par la vente de services et non d'une exclusivité. Ils proposent des alternatives fiables face aux tendances privatives qui se retrouvent dans tous les domaines: encyclopédies, vente de livres (Amazon VS Publie.net) vente de produits, hébergement de profils (Facebook VS Diaspora), moteurs de recherche (Google VS Scroogle). Ils disent non aux drogues qui rendent dépendants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, on peut considérer que la tendance privative et libérale-communiste est le symptôme standard d'une situation nouvelle, la preuve que l'humanité a besoin de faire des erreurs pour se rendre compte de l'ampleur des inégalités qu'elle génère pour ensuite mieux recadrer et encourager l'équité et la justice sociale. Inversement, la tendance libre qui dénonce la spirale négative des esclaves et pirates se réclame du bien commun pour encourager l'émergence de pratiques durables, honnêtes, loyales. C'est une minorité émergente qui ne peut qu'obtenir gain de cause à long terme. Mais dans l'intervalle, c'est une petite minorité de libéraux-communistes qui se partagent sans scrupules le gâteau. Pour eux, la privatisation et l'accumulation des richesses est normale, c'est le fruit de leurs idées géniales. Ils passent sous silence le fait que leur génie se concentre essentiellement dans leur capacité à convaincre les investisseurs de leur donner le moyen d'imposer leur pouvoir dans leur domaine d'activité. Ils sont bien conscients que leur position n'est pas durable. Année après année, ils perdent du terrain au fruit d'une culture plus participative avec une meilleure répartition, autant des responsabilités que des bénéfices.&lt;br /&gt;
Derrière le modèle libéral-communiste réside l'idée de l'ancien paradigme des familles régnantes sans scrupules qui, après avoir pris par la force, font la charité. Quant à la culture émergente du partage et du don, cette spirale positive, elle est comme toutes les cures de désintoxication : lente, profonde, difficile, mais juste et seule source de libération. Elle permet que tous les internautes puissent apprendre à pêcher, elle montre comment s'autonomiser plutôt que de dépendre de multinationales du show business et de l'informatique. Elle permet la liberté de choix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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=== Le Saviez-vous? ===&lt;br /&gt;
IBM, leader du secteur informatique des années 40 à nos jours, a su prendre le virage du libre dès les années 90. Aujourd'hui, IBM promeut largement cette tendance : ses revenus ne sont plus basés sur la vente d'un monopole mais bien sur un temps d'accompagnement permettant que des entreprises de toutes tailles adoptent des systèmes informatiques cohérents répondant à leurs besoins. Leur spécialité s'est réorientée dans le conseil et non plus la vente de matériel et, à ce titre, IBM reste une entreprise pionnière dans la gouvernance informatique. C'est notamment elle qui a investit des centaines de millions dans la promotion du système d'exploitation Linux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
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Commentaires:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demander à Raphaël de rajouter des éléments à propos des points communs évoqués dans cette phrase:&lt;br /&gt;
«  Elle est appliquée par les fondateurs symboles de grandes entreprises comme Bill Gates de Microsoft, Steve Jobs d'Apple, Larry Ellison d'Oracle, Amazon, Yahoo et bien-entendu Google. Ils sont rejoints par des magnats des médias comme Berlusconi, Dassault, Mastoc. Leurs points communs: les stratégies commerciales basées sur le rachat ou la destruction des concurrences, la surveillance, et souvent les amendes des autorités de lutte contre le monopole et autre méthode de concurrence déloyale. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ajouter des exemples de programmes similaires mais privatisés VS libres comme  Google VS Scroogle&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=3026</id>
		<title>L'Homo Numericus habiterait Genève</title>
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				<updated>2011-02-09T09:13:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;« Si j’avais eu à choisir le lieu de ma naissance, j’aurais choisi une société d’une grandeur bornée par l’étendue des facultés humaines, c’est-à-dire par la possibilité d’être bien gouvernée, et où chacun suffisant à son emploi, nul n’eût été contraint de commettre à d’autres les fonctions dont il était chargé : un État où tous les particuliers se connaissant entre eux, les manœuvres obscures du vice ni la modestie de la vertu n’eussent pu se dérober aux regards et au jugement du public, et où cette douce habitude de se voir et de se connaître, fît de l’amour de la patrie l’amour des citoyens plutôt que celui de la terre. » Au moment d’entamer son &amp;quot;Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes&amp;quot;, Jean-Jacques Rousseau choisit par une dédicace de rendre hommage à sa patrie natale, la République de Genève, dont il célèbre les vertus démocratiques et qui lui permet, dit-il, de définir les contours d’un gouvernement exemplaire. L’expérience de la citoyenneté tel que la décrit Rousseau est passablement exotique pour le français que je suis, pour qui cette expérience est davantage théorique que pratique, déléguée à l’Etat qu’appropriée par l’ensemble des citoyens, opaque plutôt que transparente, et en tout cas, bien peu fondée sur l’ »amour des citoyens », surtout sous certains gouvernements….&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle est bien plus familière en revanche, pour l’internaute que je suis devenu, qui fit l’expérience dès ses premiers pas dans le cyberespace de ce qu’on pourrait appeler une citoyenneté de proximité. Cette citoyenneté dont la définition ne suppose pas l’Etat, s’épanouit dans les mille espaces collectifs, de plus ou moins grande taille, plus ou moins élaborés, qui forment la véritable structure d’Internet : listes de discussions, forums publics, blogs où naissent de véritables espaces de discussion, espaces de partage et systèmes collaboratifs comme les wikis, jusqu’à Wikipédia qui constitue, à mon avis, l’exemple le plus élaboré à l’heure actuelle de ce qu’est la citoyenneté numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était il y a presque dix ans. J’avais créé mon site Web, Homo Numericus, quelques temps auparavant, que je concevais comme beaucoup de gens à l’époque, à la main, page par page, avec un logiciel de conception de site du type Dreamweaver. Puis je découvre l’univers des CMS, ces logiciels de gestion de contenus sur le Web, qui permettent de publier très facilement des articles sur un site. Bien entendu, je commence par tester le standard de l’époque : Phpnuke, mais qui me rebute du fait de sa complexité technique et des nombreux bugs qui en empĉchent le fonctionnement. Et voici Spip, Système de Publication pour l’Internet Partagé, un logiciel libre aussi, mais beaucoup plus facile à installer et utiliser, disposant de nombreuses fonctionnalités et d’un système de gabarits permettant de personnaliser facilement l’apparence de son site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce n’est pas pour ses qualités techniques que ce logiciel m’a plu et que je l’ai adopté. C’est bien plutôt la qualité de la communauté humaine constituée par l’ensemble de ses utilisateurs et de ses développeurs qui m’a séduit et l’accueil fait au newbie que j’étais sur la liste de discussion des utilisateurs du logiciel. Contrairement à ce que l’on dit mécaniquement, l’expérience de la citoyenneté ne se vit pas dans le secret de l’isoloir – c’est une expérience anecdotique – mais bien plutôt dans la « mise en commun des paroles et des actes” selon la belle expression d’Annah Arendt, que constitue l’insertion au sein de collectifs humains. Or, jusque là, mon expérience des collectifs – partis politiques et associations – était peu engageante, faite pour l’essentiel de réunions un peu glauques à deux pelés et trois tondus après les heures de bureau. Sur la liste de discussion de Spip, j’ai trouvé au contraire ce qui constituait à mon grand étonnement un veritable espace public, dynamique et vivant, rassemblant toujours plus de personnes, plus de 1400 aujourd’hui, échangeant toutes sortes d’informations et d’opinions sur tous les sujets relatifs au logiciel : des trucs et astuces pratiques bien sûr, mais aussi de véritables discussions sur les orientations générales du développement du logiciel, sur la notion de logiciel libre, et plus largement sur la régulation d’Internet, mais aussi, plus étroitement, sur la régulation de la liste elle-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est en effet une caractéristique importante de ce type de liste qu’une partie des messages construisent des discussions « méta », sur la manière dont les échanges doivent se dérouler sur cet espace ; les comportements acceptables et ceux qui ne le sont pas, comment gérer les inombrables conflits qui émaillent ces échanges, comment permettre à tous de participer, et surtout, comment auto-réguler cet espace sans chef, gouvernement ni police. En bref, ce qu’on appelle la netiquette. J’ai donc d’abord fait l’expérience d’un collectif ouvert, sans barrière, et basé sur l’entraide, c’est-à-dire permettant à l’utilisateur, aidé par d’autres lorsqu’il débute, d’être très rapidement en position d’aider à son tour, et de faire évoluer sa participation à la communauté vers des formes plus élaborées : rédaction de documentation, organisation de formations et d’événements, actions de communication, partage de gabarits, jusqu’à l’écriture du code lui-même. La vidéo qui suit montre l’agrégation, année après année, de nouveaux développeurs qui viennent aider à la programmation du logiciel, sur la base du seul volontariat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Historique du développement de SPIP from mortimer on Vimeo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrement dit, j’ai trouvé là un espace collectif accueillant au nouveau venu et mettant concrètement en oeuvre une véritable politique d’intégration, plutôt inverse de celle que nous expérimentons actuellement au sein des espaces nationaux. Je dois donc dire que c’est sur cette liste, cette « Cyber-Genève » en quelque sorte, et quelques autres espaces publics en ligne où je me suis investi depuis, que j’ai fait mon éducation politique en ligne. Celle-ci s’est faite au moyen de l’apprentissage concret parce que basé sur la proximité, d’une sociabilité particulière qui me semble être au fondement de la citoyenneté numérique. Le sociologue Nicolas Auray a montré, à propos de la communauté des développeurs et des utilisateurs de la distribution Linux Debian, que celle-ci devait s’appréhender comme une cité politique ayant adopté ses propres lois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout à l’égout de la démocratie » . Les déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’Etat Nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’Internet. Car celui-ci n’est pas réductible à des « tuyaux », ni même à des « autoroutes de l’information » comme on disait dans les années 90, expressions impliquant un flux héraclitéen, un écoulement perpétuel sans permanence ni résidence, qui n’autorise donc aucune politique possible, sinon imposée de l’extérieur desdits tuyaux. Internet est un cyberespace, c’est-à-dire d’abord un espace, et même un espace habité et public comme le proclamait JP Barlow en 1996. Mais là où La Déclaration d’indépendance du Cyberpespace faisait fausse route, c’est lorsqu’elle construisait un espace politique unifié en miroir inversé de cet autre, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés, et aussi en interaction les uns avec les autres. Des listes de discussion aux forums, des blogs aux wikis, des BBS aux réseaux sociaux, de Usenet au Web 2.0, des jeux massivement multijoueurs aux univers virtuels, c’est la même histoire qui se joue, selon des modalités différentes : c’est la construction d’espaces politiques locaux et interconnectés, c’est l’apprentissage invisible pour des centaines de millions de gens d’une sociabilité de proximité et d’une citoyenneté à taille humaine. Cette citoyenneté, je l’ai apprise sur la liste Spip il y a dix ans – en cyber-papy que je commence à devenir, tandis que des millions de jeunes sont, d’une manière ou d’une autre, en train de l’apprendre à leur tour dans World of Warcraft et sur Facebook. La sociologue Danah Boyd a d’ailleurs bien montré à propos des ces derniers, quel rôle important ils pouvaient jouer dans la construction de l’identité en société des adolescents qui en sont les principaux utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est très exactement à ce niveau que se pose, à mon avis, la question de l’éducation à la citoyenneté sur Internet : celle-ci passe moins par des injonctions globales à respecter des lois nationales abstraites (droit de propriété intellectuelle, droit à l’image), que par l’apprentissage à participer à la vie d’un espace collectif concret qui se donne à lui-même ses propres lois. Etre un citoyen, pensait Rousseau, ce n’est pas obéir aux lois, c’est obéir aux lois qu’on se donne. La question doit être posée dans les mêmes termes, mais dans des conditions matérielles différentes à l’heure des technologies numériques : ces technologies sont-elles ouvertes ou exclusives, favorisent-elles des relations sociales conflictuelles ou coopératives et, avant tout, encouragent-elles l’autonomie ou l’hétéronomie ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est le contraire du « village global » que prédisait McLuhan. Gibson se le représentait plutôt comme une  sorte de métropole virtuelle « glocalisée » : faite d’un réseau de communautés différenciées mais interreliées dans un espace informatique et sémiotique commun. L’expérience de la citoyenneté qui en découle peut-être positive ou négative. Certaines communautés sont ouvertes et accueillantes, comme celles que j’ai eu la chance de connaître, d’autres sont intolérantes et violentes, abominables pour certaines d’entre elles. Il reste que ce paysage nouveau, dans sa diversité, définit les conditions concrètes dans lesquelles nous exerçons notre citoyenneté aujourd’hui. Nous habitons Genève. Il va bien falloir s’y habituer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Par Pierre Mounier''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=3024</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
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				<updated>2011-02-09T08:59:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Education durable */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Du savoir-faire au savoir-être ====&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage se résumait souvent à l'enfance et à l'adolescence. Il fallait acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère ensuite. La formation continue des adultes était peu connue, et rarement mise en valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus maintenant. Au 21e siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu monnaie courante. En outre, nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, pour trouver sa place dans ce nouveau monde numérique, rapide et fluctuant, développer des compétences relatives à un métier, tel que journaliste, électricien ou pilote d'avion, n'est plus suffisant.&lt;br /&gt;
Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence de compétences de savoir-être, et d'y accéder. &lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais aujourd'hui, dans un monde de plus en plus complexe, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus seulement se limiter à une tâche productive mais de s'ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence, à la coopération, en  transcendant les disciplines. Que je sois opticien, dentiste ou livreur à vélo, je dois être capable de gérer des situations de conflit, de me remettre en question, de mettre à jour mes compétences, de participer à des groupes de travail, etc. &lt;br /&gt;
Sur Internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==== Sonnettes d'alarme ====&lt;br /&gt;
Nombreuses sont les sonnettes d'alarme qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement &amp;quot;traditionnels&amp;quot; et les attentes des élèves. Selon ''Le Monde de l'Éducation'', les élèves ne sont plus que 21% à penser que l'école leur sera utile pour leur vie sociale et professionnelle. En Europe, le système universitaire permet qu'environ 10% des cours traitent de compétences &amp;quot;transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à un cours. &lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'Économie de l'Université fédérale de Salvador de Bahia, ce sont les élèves qui font les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont disposées en arrondi, selon des groupes de travail et de partage de savoir, et les enseignants sont présents en tant qu'orientateurs, facilitateurs, validateurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs compétences à analyser, critiquer, trier, synthétiser et restituer de la matière, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, l'usage d'Internet est très fréquent. De plus en plus de cours de formation s'effectuent à distance. Pour cela, il faut justement développer des compétences transversales en ... culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Education durable ====&lt;br /&gt;
Dans le domaine de la formation des adultes, la conscience des compétences transversales fait son chemin. Un exemple parlant est celui des mères de famille de la quarantaine qui se présentent aux services d'appui à l'emploi en disant &amp;quot;je ne sais rien faire, j'ai passé mes 20 dernières années à m'occuper de mes enfants.&amp;quot; Ce à quoi la personne en charge de la conseiller répond généralement: &amp;quot;vous savez utiliser un ordinateur. Ça a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre leur faire à manger et les conduire aux cours de piano/football. Ça a de la valeur. Vous avez su gérer les conflits durant leur puberté et conserver un lien de confiance. Cela a aussi de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et même si la formation à distance (alias &amp;quot;eLearning&amp;quot;) est en plein essor, il reste beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité sera l'objectif principal des systèmes éducatifs, nous aurons fait un grand pas en avant. Les dentistes étudieront et communiqueront sur la diversité des méthodes de traitement dentaire, les traducteurs traduiront les savoirs des autres cultures, les statisticiens confronteront et amélioreront des statistiques qui seront disponibles pour tous. Tous débattront, confronteront leurs pratiques, et tout cela à travers des plates-formes Web comme Wikipedia.&lt;br /&gt;
Est-ce une utopie ? En tout cas, c'est ce qui, à modeste échelle, est déjà en train de se passer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''' Transition vers la formation durable '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! vers l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissages&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L’apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| Un apprentissage réflexif&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du &amp;quot;savoir être&amp;quot;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par [http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 : le RTFM ===&lt;br /&gt;
'''Nouveau code culturel : le RTFM'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un code culturel bien spécifique a émergé, on le nomme le RTFM, ce qui signifie vulgairement ''Read The Fucking Manual'' (''Reluque Ton Fichu Manuel'' en français plus châtié). On utilise cette expression lorsque quelqu'un pose une question sans avoir au préalable pris le temps de faire une recherche sur le Web pour voir si la réponse est facilement accessible. Ainsi, ceux à qui il posera la question, s'ils savent que la réponse est facilement disponible, ne lui répondront pas « voici la réponse » mais « RTFM ». Ce qui signifie en résumé: « mon cher ami, développe tes compétences d'auto-formation en ayant le réflexe de chercher par toi-même un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse à ta question, tu peux la trouver toi-même facilement. » Si le terme RTFM est peu utilisé hors du monde des informaticiens, il est néanmoins le symbole d'une culture émergente dans laquelle le développement des compétences transversales est la clé du nouveau monde numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
''Nous ne sommes pas humains, nous sommes en voie d'hominisation. ''&lt;br /&gt;
Patrice Van Eersel, journaliste-enquêteur et écrivain, dans &amp;quot;Le 5e rêve&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le maître idéal transmet un savoir qu'il ne sait pas.&amp;quot; Proverbe Zen&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le saviez-vous ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l’apprentissage par l’erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 5 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples concrets de capacités transversales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prendre des notes, analyser, comparer, déduire, appliquer, analyser, transposer, interpréter, évaluer, structurer un discours, manipuler des concepts, travailler en groupe, participer aux institutions de citoyenneté, réaliser des projets personnels ou professionnels, écouter un interlocuteur dont on ne partage pas les idées, s'exprimer en public ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 6 ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''D'après Currie (1991) les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs sont les suivantes :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   * Habiletés analytiques&lt;br /&gt;
   * Flexibilité/talents variés&lt;br /&gt;
   * Aptitude interpersonnelle&lt;br /&gt;
   * Aptitude à la communication orale et écrite&lt;br /&gt;
   * Organisation/Planification&lt;br /&gt;
   * Gestion du temps&lt;br /&gt;
   * Enthousiasme/motivation&lt;br /&gt;
   * Qualités de chef  (Leadership)&lt;br /&gt;
   * Initiative/dynamisme&lt;br /&gt;
   * Esprit d'équipe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces savoir être s'acquièrent particulièrement bien en devenant un acteur de la société de l'information, par exemple en prenant des responsabilités de modération sur Wikipedia ou sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 7 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un vaste programme démarré dans l'Union Européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Nommé ECVET (European Credit system for Vocational Education and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l'ECVET, à tout âge, il est de plus en plus possible de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus d'informations sur http://www.europe-education-formation.fr/ecvet.php&lt;br /&gt;
---&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quizz ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles seraient les cinq expériences faites ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies Internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour l'activité professionnelle ? (5 bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1) S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4) Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5) Installer un système d'exploitation soi-même sur son ordinateur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6) Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7) Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8) Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog, par exemple) que l'on peut mettre valeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9) Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:+quizz.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez les réponses, des commentaires et d'autres questions sur http://www.forumeculture.net/quizz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Agir'''. Comment publier un document sur le web ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Dans le cadre d'une formation, des camarades et moi avons produit en groupe un document d'une centaine de pages. Sachant que l'intérêt de ce travail dépasse le cadre où il a été produit, mes collègues et moi-même souhaitons le publier sur le Web pour toucher un large public. Quelles stratégies sont adéquates ? (plusieurs bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) L'envoyer par e-mail sous forme de document Word à toutes les personnes que l'on connaît, en leur demandant de l'envoyer à leurs amis&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Mettre le document à disposition sur le site web préexistant de l'un des auteurs, en format texte, RTF, HTML et/ou PDF&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Plutôt que de le publier sur le web, chercher un éditeur pour une publication papier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D) Ça ne sert à rien car personne ne le lira, donc j'interdis à mes camarades de le publier sur le web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E) Chercher un site spécialisé qui pourrait être intéressé à mettre à disposition notre document, afin de profiter de leur public existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F) Publier le document sur un moteur de recherche populaire afin que le plus grand nombre puissent le trouver&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:+quizz.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez les réponses, des commentaires et d'autres questions sur http://www.forumeculture.net/quizz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.legrainasbl.org/Definir-les-competences&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reste à faire ===&lt;br /&gt;
théo et samuel réviser&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Scan illustration de singer &amp;quot;4 personnes au travail&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Titres et intros alternatives ===&lt;br /&gt;
Compétences transversales, les clé du nouveau monde.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=3023"/>
				<updated>2011-02-09T08:56:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Sonnettes d'alarmes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Du savoir-faire au savoir-être ====&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage se résumait souvent à l'enfance et à l'adolescence. Il fallait acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère ensuite. La formation continue des adultes était peu connue, et rarement mise en valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus maintenant. Au 21e siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu monnaie courante. En outre, nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, pour trouver sa place dans ce nouveau monde numérique, rapide et fluctuant, développer des compétences relatives à un métier, tel que journaliste, électricien ou pilote d'avion, n'est plus suffisant.&lt;br /&gt;
Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence de compétences de savoir-être, et d'y accéder. &lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais aujourd'hui, dans un monde de plus en plus complexe, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus seulement se limiter à une tâche productive mais de s'ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence, à la coopération, en  transcendant les disciplines. Que je sois opticien, dentiste ou livreur à vélo, je dois être capable de gérer des situations de conflit, de me remettre en question, de mettre à jour mes compétences, de participer à des groupes de travail, etc. &lt;br /&gt;
Sur Internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==== Sonnettes d'alarme ====&lt;br /&gt;
Nombreuses sont les sonnettes d'alarme qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement &amp;quot;traditionnels&amp;quot; et les attentes des élèves. Selon ''Le Monde de l'Éducation'', les élèves ne sont plus que 21% à penser que l'école leur sera utile pour leur vie sociale et professionnelle. En Europe, le système universitaire permet qu'environ 10% des cours traitent de compétences &amp;quot;transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à un cours. &lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'Économie de l'Université fédérale de Salvador de Bahia, ce sont les élèves qui font les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont disposées en arrondi, selon des groupes de travail et de partage de savoir, et les enseignants sont présents en tant qu'orientateurs, facilitateurs, validateurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs compétences à analyser, critiquer, trier, synthétiser et restituer de la matière, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, l'usage d'Internet est très fréquent. De plus en plus de cours de formation s'effectuent à distance. Pour cela, il faut justement développer des compétences transversales en ... culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Education durable ====&lt;br /&gt;
Dans le domaine de la formation des adultes, la conscience des compétences transversales fait son chemin. Un exemple parlant est celui des mères de famille de la quarantaine qui se présentent aux services d'appui à l'emploi en disant &amp;quot;je ne sais rien faire, j'ai passé mes 20 dernières années à m'occuper de mes enfants.&amp;quot; Ce à quoi la personne en charge de la conseiller répond généralement: &amp;quot;vous savez utiliser un ordinateur. Ça a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre leur faire à manger et les conduire aux cours de piano/football. Ça a de la valeur. Vous avez su gérer les conflits durant leur puberté et conserver un lien de confiance. Cela a aussi de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et même si la formation à distance (alias &amp;quot;eLearning&amp;quot;) est en plein essor, il reste beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires, et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité sera l'objectif principal des systèmes éducatifs, nous aurons fait un grand pas en avant. Les dentistes étudieront et communiqueront sur la diversité des méthodes de traitement dentaire, les traducteurs traduiront les savoirs des autres cultures, les statisticiens confronteront et amélioreront des statistiques qui seront disponibles pour tous. Tous débattront, confronteront leurs pratiques, et tout cela à travers des plates-formes Web comme Wikipedia.&lt;br /&gt;
Est-ce une utopie ? En tout cas, c'est ce qui, à modeste échelle, est déjà en train de se passer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''' Transition vers la formation durable '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! vers l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissages&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L’apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| Un apprentissage réflexif&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du &amp;quot;savoir être&amp;quot;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par [http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 : le RTFM ===&lt;br /&gt;
'''Nouveau code culturel : le RTFM'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un code culturel bien spécifique a émergé, on le nomme le RTFM, ce qui signifie vulgairement ''Read The Fucking Manual'' (''Reluque Ton Fichu Manuel'' en français plus châtié). On utilise cette expression lorsque quelqu'un pose une question sans avoir au préalable pris le temps de faire une recherche sur le Web pour voir si la réponse est facilement accessible. Ainsi, ceux à qui il posera la question, s'ils savent que la réponse est facilement disponible, ne lui répondront pas « voici la réponse » mais « RTFM ». Ce qui signifie en résumé: « mon cher ami, développe tes compétences d'auto-formation en ayant le réflexe de chercher par toi-même un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse à ta question, tu peux la trouver toi-même facilement. » Si le terme RTFM est peu utilisé hors du monde des informaticiens, il est néanmoins le symbole d'une culture émergente dans laquelle le développement des compétences transversales est la clé du nouveau monde numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
''Nous ne sommes pas humains, nous sommes en voie d'hominisation. ''&lt;br /&gt;
Patrice Van Eersel, journaliste-enquêteur et écrivain, dans &amp;quot;Le 5e rêve&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le maître idéal transmet un savoir qu'il ne sait pas.&amp;quot; Proverbe Zen&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le saviez-vous ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l’apprentissage par l’erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 5 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples concrets de capacités transversales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prendre des notes, analyser, comparer, déduire, appliquer, analyser, transposer, interpréter, évaluer, structurer un discours, manipuler des concepts, travailler en groupe, participer aux institutions de citoyenneté, réaliser des projets personnels ou professionnels, écouter un interlocuteur dont on ne partage pas les idées, s'exprimer en public ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 6 ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''D'après Currie (1991) les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs sont les suivantes :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   * Habiletés analytiques&lt;br /&gt;
   * Flexibilité/talents variés&lt;br /&gt;
   * Aptitude interpersonnelle&lt;br /&gt;
   * Aptitude à la communication orale et écrite&lt;br /&gt;
   * Organisation/Planification&lt;br /&gt;
   * Gestion du temps&lt;br /&gt;
   * Enthousiasme/motivation&lt;br /&gt;
   * Qualités de chef  (Leadership)&lt;br /&gt;
   * Initiative/dynamisme&lt;br /&gt;
   * Esprit d'équipe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces savoir être s'acquièrent particulièrement bien en devenant un acteur de la société de l'information, par exemple en prenant des responsabilités de modération sur Wikipedia ou sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 7 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un vaste programme démarré dans l'Union Européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Nommé ECVET (European Credit system for Vocational Education and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l'ECVET, à tout âge, il est de plus en plus possible de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus d'informations sur http://www.europe-education-formation.fr/ecvet.php&lt;br /&gt;
---&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quizz ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles seraient les cinq expériences faites ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies Internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour l'activité professionnelle ? (5 bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1) S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4) Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5) Installer un système d'exploitation soi-même sur son ordinateur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6) Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7) Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8) Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog, par exemple) que l'on peut mettre valeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9) Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:+quizz.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez les réponses, des commentaires et d'autres questions sur http://www.forumeculture.net/quizz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Agir'''. Comment publier un document sur le web ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Dans le cadre d'une formation, des camarades et moi avons produit en groupe un document d'une centaine de pages. Sachant que l'intérêt de ce travail dépasse le cadre où il a été produit, mes collègues et moi-même souhaitons le publier sur le Web pour toucher un large public. Quelles stratégies sont adéquates ? (plusieurs bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) L'envoyer par e-mail sous forme de document Word à toutes les personnes que l'on connaît, en leur demandant de l'envoyer à leurs amis&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Mettre le document à disposition sur le site web préexistant de l'un des auteurs, en format texte, RTF, HTML et/ou PDF&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Plutôt que de le publier sur le web, chercher un éditeur pour une publication papier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D) Ça ne sert à rien car personne ne le lira, donc j'interdis à mes camarades de le publier sur le web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E) Chercher un site spécialisé qui pourrait être intéressé à mettre à disposition notre document, afin de profiter de leur public existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F) Publier le document sur un moteur de recherche populaire afin que le plus grand nombre puissent le trouver&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:+quizz.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez les réponses, des commentaires et d'autres questions sur http://www.forumeculture.net/quizz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.legrainasbl.org/Definir-les-competences&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reste à faire ===&lt;br /&gt;
théo et samuel réviser&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Scan illustration de singer &amp;quot;4 personnes au travail&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Titres et intros alternatives ===&lt;br /&gt;
Compétences transversales, les clé du nouveau monde.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=3022</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=3022"/>
				<updated>2011-02-09T08:56:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Sonnettes d'alarmes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Du savoir-faire au savoir-être ====&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage se résumait souvent à l'enfance et à l'adolescence. Il fallait acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère ensuite. La formation continue des adultes était peu connue, et rarement mise en valeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus maintenant. Au 21e siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu monnaie courante. En outre, nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, pour trouver sa place dans ce nouveau monde numérique, rapide et fluctuant, développer des compétences relatives à un métier, tel que journaliste, électricien ou pilote d'avion, n'est plus suffisant.&lt;br /&gt;
Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence de compétences de savoir-être, et d'y accéder. &lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais aujourd'hui, dans un monde de plus en plus complexe, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus seulement se limiter à une tâche productive mais de s'ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence, à la coopération, en  transcendant les disciplines. Que je sois opticien, dentiste ou livreur à vélo, je dois être capable de gérer des situations de conflit, de me remettre en question, de mettre à jour mes compétences, de participer à des groupes de travail, etc. &lt;br /&gt;
Sur Internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==== Sonnettes d'alarmes ====&lt;br /&gt;
Nombreuses sont les sonnettes d'alarme qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement &amp;quot;traditionnels&amp;quot; et les attentes des élèves. Selon ''Le Monde de l'Éducation'', les élèves ne sont plus que 21% à penser que l'école leur sera utile pour leur vie sociale et professionnelle. En Europe, le système universitaire permet qu'environ 10% des cours traitent de compétences &amp;quot;transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à un cours. &lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'Économie de l'Université fédérale de Salvador de Bahia, ce sont les élèves qui font les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont disposées en arrondi, selon des groupes de travail et de partage de savoir, et les enseignants sont présents en tant qu'orientateurs, facilitateurs, validateurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs compétences à analyser, critiquer, trier, synthétiser et restituer de la matière, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte, l'usage d'Internet est très fréquent. De plus en plus de cours de formation s'effectuent à distance. Pour cela, il faut justement développer des compétences transversales en ... culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Education durable ====&lt;br /&gt;
Dans le domaine de la formation des adultes, la conscience des compétences transversales fait son chemin. Un exemple parlant est celui des mères de famille de la quarantaine qui se présentent aux services d'appui à l'emploi en disant &amp;quot;je ne sais rien faire, j'ai passé mes 20 dernières années à m'occuper de mes enfants.&amp;quot; Ce à quoi la personne en charge de la conseiller répond généralement: &amp;quot;vous savez utiliser un ordinateur. Ça a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre leur faire à manger et les conduire aux cours de piano/football. Ça a de la valeur. Vous avez su gérer les conflits durant leur puberté et conserver un lien de confiance. Cela a aussi de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et même si la formation à distance (alias &amp;quot;eLearning&amp;quot;) est en plein essor, il reste beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires, et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité sera l'objectif principal des systèmes éducatifs, nous aurons fait un grand pas en avant. Les dentistes étudieront et communiqueront sur la diversité des méthodes de traitement dentaire, les traducteurs traduiront les savoirs des autres cultures, les statisticiens confronteront et amélioreront des statistiques qui seront disponibles pour tous. Tous débattront, confronteront leurs pratiques, et tout cela à travers des plates-formes Web comme Wikipedia.&lt;br /&gt;
Est-ce une utopie ? En tout cas, c'est ce qui, à modeste échelle, est déjà en train de se passer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''' Transition vers la formation durable '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! vers l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissages&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L’apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| Un apprentissage réflexif&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du &amp;quot;savoir être&amp;quot;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par [http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 : le RTFM ===&lt;br /&gt;
'''Nouveau code culturel : le RTFM'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un code culturel bien spécifique a émergé, on le nomme le RTFM, ce qui signifie vulgairement ''Read The Fucking Manual'' (''Reluque Ton Fichu Manuel'' en français plus châtié). On utilise cette expression lorsque quelqu'un pose une question sans avoir au préalable pris le temps de faire une recherche sur le Web pour voir si la réponse est facilement accessible. Ainsi, ceux à qui il posera la question, s'ils savent que la réponse est facilement disponible, ne lui répondront pas « voici la réponse » mais « RTFM ». Ce qui signifie en résumé: « mon cher ami, développe tes compétences d'auto-formation en ayant le réflexe de chercher par toi-même un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse à ta question, tu peux la trouver toi-même facilement. » Si le terme RTFM est peu utilisé hors du monde des informaticiens, il est néanmoins le symbole d'une culture émergente dans laquelle le développement des compétences transversales est la clé du nouveau monde numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
''Nous ne sommes pas humains, nous sommes en voie d'hominisation. ''&lt;br /&gt;
Patrice Van Eersel, journaliste-enquêteur et écrivain, dans &amp;quot;Le 5e rêve&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le maître idéal transmet un savoir qu'il ne sait pas.&amp;quot; Proverbe Zen&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le saviez-vous ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l’apprentissage par l’erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 5 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples concrets de capacités transversales&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prendre des notes, analyser, comparer, déduire, appliquer, analyser, transposer, interpréter, évaluer, structurer un discours, manipuler des concepts, travailler en groupe, participer aux institutions de citoyenneté, réaliser des projets personnels ou professionnels, écouter un interlocuteur dont on ne partage pas les idées, s'exprimer en public ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 6 ===&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''D'après Currie (1991) les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs sont les suivantes :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   * Habiletés analytiques&lt;br /&gt;
   * Flexibilité/talents variés&lt;br /&gt;
   * Aptitude interpersonnelle&lt;br /&gt;
   * Aptitude à la communication orale et écrite&lt;br /&gt;
   * Organisation/Planification&lt;br /&gt;
   * Gestion du temps&lt;br /&gt;
   * Enthousiasme/motivation&lt;br /&gt;
   * Qualités de chef  (Leadership)&lt;br /&gt;
   * Initiative/dynamisme&lt;br /&gt;
   * Esprit d'équipe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces savoir être s'acquièrent particulièrement bien en devenant un acteur de la société de l'information, par exemple en prenant des responsabilités de modération sur Wikipedia ou sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 7 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un vaste programme démarré dans l'Union Européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Nommé ECVET (European Credit system for Vocational Education and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l'ECVET, à tout âge, il est de plus en plus possible de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus d'informations sur http://www.europe-education-formation.fr/ecvet.php&lt;br /&gt;
---&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quizz ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles seraient les cinq expériences faites ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies Internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour l'activité professionnelle ? (5 bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1) S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2) Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3) Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4) Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5) Installer un système d'exploitation soi-même sur son ordinateur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6) Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7) Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8) Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog, par exemple) que l'on peut mettre valeur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9) Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:+quizz.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez les réponses, des commentaires et d'autres questions sur http://www.forumeculture.net/quizz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''Agir'''. Comment publier un document sur le web ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Dans le cadre d'une formation, des camarades et moi avons produit en groupe un document d'une centaine de pages. Sachant que l'intérêt de ce travail dépasse le cadre où il a été produit, mes collègues et moi-même souhaitons le publier sur le Web pour toucher un large public. Quelles stratégies sont adéquates ? (plusieurs bonnes réponses)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) L'envoyer par e-mail sous forme de document Word à toutes les personnes que l'on connaît, en leur demandant de l'envoyer à leurs amis&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Mettre le document à disposition sur le site web préexistant de l'un des auteurs, en format texte, RTF, HTML et/ou PDF&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Plutôt que de le publier sur le web, chercher un éditeur pour une publication papier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D) Ça ne sert à rien car personne ne le lira, donc j'interdis à mes camarades de le publier sur le web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
E) Chercher un site spécialisé qui pourrait être intéressé à mettre à disposition notre document, afin de profiter de leur public existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
F) Publier le document sur un moteur de recherche populaire afin que le plus grand nombre puissent le trouver&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:+quizz.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez les réponses, des commentaires et d'autres questions sur http://www.forumeculture.net/quizz&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.legrainasbl.org/Definir-les-competences&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reste à faire ===&lt;br /&gt;
théo et samuel réviser&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Scan illustration de singer &amp;quot;4 personnes au travail&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Titres et intros alternatives ===&lt;br /&gt;
Compétences transversales, les clé du nouveau monde.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=3020</id>
		<title>Natifs et migrants numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=3020"/>
				<updated>2011-02-09T08:52:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : /* Encart 2 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un quizz pour l'apéritif ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Je suis vite impatient. J'ai tendance à fuir les bancs de l'école. Je n'ai du plaisir à apprendre qu'à travers le jeu et la consommation. Je suis à l'aise pour accomplir plusieurs tâches à la fois. J'ai de bonnes intuitions. Je suis flexible. Le compliment qui me touche le plus c'est de me dire que je suis un être spécial, unique. Qui suis-je ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) Un rebelle moderne. B) Un génie informatique. C) Un digital natif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon plusieurs études ; http://www.digitalnative.org/#home ; http://www.marcprensky.com/, la bonne réponse serait &amp;quot;digital natif&amp;quot; -digital native en Anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence des &amp;quot;digital migrants&amp;quot;, qui doivent progressivement se &amp;quot;reprogrammer pour adopter de nouvelles pratiques bizarres et ne pas se retrouver exclus&amp;quot;, les natifs numériques ont inclus dès l'enfance les outils numériques tels que l'ordinateur et le téléphone portable dans leurs gestes quotidiens. Pour les natifs, le monde numérique est naturel. Par exemple les enfants savent de plus en plus souvent photographier avec un téléphone portable avant de savoir lire. L'écrivain et chercheur Joel de Rosnay dit que ce sont des sortes de mutants, à qui on ne fait que trop rarement confiance, et vis à vis desquels les reproches faits sont inadéquats. On les dit superficiels, incapables de se concentrer, n'appréciant que l'ultrarapide. Mais ces défauts peuvent se retourner en qualité : la spontanéité, l'interactivité, la gratification spontanée, solidarité, le partage, la gestion naturelle de la complexité, la vision stratégique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le chemin vers la qualité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une phrase du film The Matrix est restée célèbre : &amp;quot;Certaines choses changent, et d'autres ne changent pas&amp;quot;. Même si les digital natifs ont de nouvelles compétences par rapport aux générations précédentes, l'époque et l'environnement dans lesquels nous nous développons ne nous dispensent jamais de l'effort de connaissance de soi, comme base pour connaître l'univers. Et la culture numérique, qui découle et baigne aussi dans la société de consommation, comprend bien des déviances qu'il est essentiel de savoir identifier et éviter. Certains se laissent dominer par l'outil et passent à côté de la mise en place d'une démarche durable, saine et méritocratique vis-a-vis du numérique. Le défi principal consiste à résister à la dictature de l'immédiat - l'impatience (tout, tout de suite) - le rejet des responsabilités, par le manque de suivi et de finalisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, apprendre à respecter ses engagements, à préserver et à magnifier les biens communs, sont des démarches immuables tant que nous resterons en devenir, nous, l'espèce en voie d'hominisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour résumer, chacun d'entre nous, digital migrant ou natif, dans un effort de dialogue et d'enrichissement mutuel, peut apporter des grilles de lecture pertinentes. Leurs différences sont complémentaires, pas exclusives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'important reste la transmission, la connaissance des clés de la culture du numérique et des enjeux qu'elle pose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés socio-techniques du numérique s'apprécient par raffinements successifs. Leur compréhension s'affine et peut, sur certaines périodes, donner lieu à des déviances ou à des excès dans l'usage des outils numériques. Dans ce domaine aussi, la vigilance est donc requise afin d'éviter les dérives et la dictature de l'immédiateté. L'excès est toujours nocif. Encore une fois, &amp;quot;science sans conscience n'est que ruine de l'âme&amp;quot;. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L'école de demain  ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, selon une étude réalisée par le monde de l'Education ''(L’élève numérique : comment pensent et apprennent les Digital Natives ? mai 2008)'', seuls 30% d'étudiants se disent satisfaits du système éducatif, contre 60% il y a moins de 20 ans. Vu qu'apprendre à utiliser Internet et les outils numériques ne se développe pas beaucoup à l'école, les digital natives ont intuitivement la perception qu'ils apprendront plus hors du cadre scolaire. La culture participative émerge néanmoins et de nombreuses initiatives d'enseignants vont dans le sens des nouveaux paradigmes de la culture numérique : utiliser Wikipedia à l'école, encourager les élèves à partager leurs savoirs entre eux sous la supervision du professeur ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
Nous sommes en plein passage de l'homo sapiens à l'homo numéricus. C'est l'expression du chercheur français Pierre Mounier, auteur précurseur du livre Les maîtres du réseau et du blog homo-numéricus, dont le mot d'ordre est « Comprendre la révolution numérique ». &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
Les chiffres qui comptent&lt;br /&gt;
le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet en avait été déposé dès 2007, à l’époque où ce sujet était moins médiatique qu’aujourd’hui, par une dizaine de députés de différents bords politiques, et soutenu par le gouvernement. La loi a été largement votée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté pour, alors qu’un seul s’est abstenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The power of NOW: La BBC ayant estimé la tolérance à l’attente sur le web à 9 secondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps moyen passé sur un site est en moyenne de 56 secondes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
65% des Digital Natives considèrent internet comme leur première source d’information&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un an, le temps dédié aux réseaux sociaux a explosé de 300%. Sur la tranche des 11-15 ans, ils sont 74% à utiliser le web pour communiquer entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comportement des digital natives en phase avec les traits de notre société dite de l'information-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Négatif : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Importance de la consommation et des loisirs, dictature de l'immédiat, demande de reconnaissance individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Positif : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Multitâche, approche intuitive, culture hypertexte (rebondir d'une information à l'autre, hyperflexible).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'éducation, avril 2008. Olivier le Deuff, doctorant en culture de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Monde analogique et numérique interpénétrés (schéma) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://www.marcprensky.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.digitalnative.org/#home&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lefreddie.posterous.com/?sort=&amp;amp;search=digital+natives&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.youtube.com/watch?v=gFxO2A0O9l0&amp;amp;feature=player_embedded&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.france-info.com/chroniques-nouveau-monde-2010-04-23-comment-internet-faconne-les-digital-natives-433506-81-109.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://grownupdigital.com/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lessonplansfordigitalnatives.pbworks.com/f/1240868636/060901_kindergarten_wifi.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://1.bp.blogspot.com/_awSNbDFeIPs/Rqe3nlN9mAI/AAAAAAAAADY/g6MCDaw6W_s/s400/digital%2Bdivide.bmp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://4.bp.blogspot.com/_1Y9f9j3nhI0/SjXZAh9-n_I/AAAAAAAAAX4/c9moY8MzHD8/s400/born_digital_native.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://blaugh.com/cartoons/070621_blogging_vows.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A REVOIR : Même si les migrants peuvent beaucoup apprendre des natifs, le savoir-faire de ces derniers est intuitif. Il y aura donc toujours besoin de passeurs, de facilitateurs de cette transition entre les deux manières de faire et d'être.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=3019</id>
		<title>Natifs et migrants numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=3019"/>
				<updated>2011-02-09T08:51:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un quizz pour l'apéritif ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Je suis vite impatient. J'ai tendance à fuir les bancs de l'école. Je n'ai du plaisir à apprendre qu'à travers le jeu et la consommation. Je suis à l'aise pour accomplir plusieurs tâches à la fois. J'ai de bonnes intuitions. Je suis flexible. Le compliment qui me touche le plus c'est de me dire que je suis un être spécial, unique. Qui suis-je ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) Un rebelle moderne. B) Un génie informatique. C) Un digital natif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon plusieurs études ; http://www.digitalnative.org/#home ; http://www.marcprensky.com/, la bonne réponse serait &amp;quot;digital natif&amp;quot; -digital native en Anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence des &amp;quot;digital migrants&amp;quot;, qui doivent progressivement se &amp;quot;reprogrammer pour adopter de nouvelles pratiques bizarres et ne pas se retrouver exclus&amp;quot;, les natifs numériques ont inclus dès l'enfance les outils numériques tels que l'ordinateur et le téléphone portable dans leurs gestes quotidiens. Pour les natifs, le monde numérique est naturel. Par exemple les enfants savent de plus en plus souvent photographier avec un téléphone portable avant de savoir lire. L'écrivain et chercheur Joel de Rosnay dit que ce sont des sortes de mutants, à qui on ne fait que trop rarement confiance, et vis à vis desquels les reproches faits sont inadéquats. On les dit superficiels, incapables de se concentrer, n'appréciant que l'ultrarapide. Mais ces défauts peuvent se retourner en qualité : la spontanéité, l'interactivité, la gratification spontanée, solidarité, le partage, la gestion naturelle de la complexité, la vision stratégique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le chemin vers la qualité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une phrase du film The Matrix est restée célèbre : &amp;quot;Certaines choses changent, et d'autres ne changent pas&amp;quot;. Même si les digital natifs ont de nouvelles compétences par rapport aux générations précédentes, l'époque et l'environnement dans lesquels nous nous développons ne nous dispensent jamais de l'effort de connaissance de soi, comme base pour connaître l'univers. Et la culture numérique, qui découle et baigne aussi dans la société de consommation, comprend bien des déviances qu'il est essentiel de savoir identifier et éviter. Certains se laissent dominer par l'outil et passent à côté de la mise en place d'une démarche durable, saine et méritocratique vis-a-vis du numérique. Le défi principal consiste à résister à la dictature de l'immédiat - l'impatience (tout, tout de suite) - le rejet des responsabilités, par le manque de suivi et de finalisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, apprendre à respecter ses engagements, à préserver et à magnifier les biens communs, sont des démarches immuables tant que nous resterons en devenir, nous, l'espèce en voie d'hominisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour résumer, chacun d'entre nous, digital migrant ou natif, dans un effort de dialogue et d'enrichissement mutuel, peut apporter des grilles de lecture pertinentes. Leurs différences sont complémentaires, pas exclusives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'important reste la transmission, la connaissance des clés de la culture du numérique et des enjeux qu'elle pose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés socio-techniques du numérique s'apprécient par raffinements successifs. Leur compréhension s'affine et peut, sur certaines périodes, donner lieu à des déviances ou à des excès dans l'usage des outils numériques. Dans ce domaine aussi, la vigilance est donc requise afin d'éviter les dérives et la dictature de l'immédiateté. L'excès est toujours nocif. Encore une fois, &amp;quot;science sans conscience n'est que ruine de l'âme&amp;quot;. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L'école de demain  ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, selon une étude réalisée par le monde de l'Education ''(L’élève numérique : comment pensent et apprennent les Digital Natives ? mai 2008)'', seuls 30% d'étudiants se disent satisfaits du système éducatif, contre 60% il y a moins de 20 ans. Vu qu'apprendre à utiliser Internet et les outils numériques ne se développe pas beaucoup à l'école, les digital natives ont intuitivement la perception qu'ils apprendront plus hors du cadre scolaire. La culture participative émerge néanmoins et de nombreuses initiatives d'enseignants vont dans le sens des nouveaux paradigmes de la culture numérique : utiliser Wikipedia à l'école, encourager les élèves à partager leurs savoirs entre eux sous la supervision du professeur ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
Nous sommes en plein passage de l'homo sapiens à l'homo numéricus. C'est l'expression du chercheur français Pierre Mounier, auteur précurseur du livre Les maîtres du réseau et du blog homo-numéricus, dont le mot d'ordre est « Comprendre la révolution numérique ». &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
Les chiffres qui comptent&lt;br /&gt;
le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet en avait été déposé dès 2007, à l’époque où ce sujet était moins médiatique qu’aujourd’hui, par une dizaine de députés de différents bords politiques, et soutenue par le gouvernement. La loi a été largement votée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté pour, alors qu’un seul s’est abstenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The power of NOW: La BBC ayant estimé la tolérance à l’attente sur le web à 9 secondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps moyen passé sur un site est en moyenne de 56 secondes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
65% des Digital Natives considèrent internet comme leur première source d’information&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un an, le temps dédié aux réseaux sociaux a explosé de 300%. Sur la tranche des 11-15 ans, ils sont 74% à utiliser le web pour communiquer entre eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comportement des digital natives en phase avec les traits de notre société dite de l'information-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Négatif : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Importance de la consommation et des loisirs, dictature de l'immédiat, demande de reconnaissance individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Positif : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Multitâche, approche intuitive, culture hypertexte (rebondir d'une information à l'autre, hyperflexible).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'éducation, avril 2008. Olivier le Deuff, doctorant en culture de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Monde analogique et numérique interpénétrés (schéma) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://www.marcprensky.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.digitalnative.org/#home&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lefreddie.posterous.com/?sort=&amp;amp;search=digital+natives&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.youtube.com/watch?v=gFxO2A0O9l0&amp;amp;feature=player_embedded&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.france-info.com/chroniques-nouveau-monde-2010-04-23-comment-internet-faconne-les-digital-natives-433506-81-109.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://grownupdigital.com/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lessonplansfordigitalnatives.pbworks.com/f/1240868636/060901_kindergarten_wifi.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://1.bp.blogspot.com/_awSNbDFeIPs/Rqe3nlN9mAI/AAAAAAAAADY/g6MCDaw6W_s/s400/digital%2Bdivide.bmp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://4.bp.blogspot.com/_1Y9f9j3nhI0/SjXZAh9-n_I/AAAAAAAAAX4/c9moY8MzHD8/s400/born_digital_native.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://blaugh.com/cartoons/070621_blogging_vows.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A REVOIR : Même si les migrants peuvent beaucoup apprendre des natifs, le savoir-faire de ces derniers est intuitif. Il y aura donc toujours besoin de passeurs, de facilitateurs de cette transition entre les deux manières de faire et d'être.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=3016</id>
		<title>Natifs et migrants numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=3016"/>
				<updated>2011-02-09T08:41:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un quizz pour l'apéritif ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question : Je suis vite impatient. J'ai tendance à fuir les bancs de l'école. Je n'ai du plaisir à apprendre qu'à travers le jeu et la consommation. Je suis à l'aise pour accomplir plusieurs tâches à la fois. J'ai de bonnes intuitions. Je suis flexible. Le compliment qui me touche le plus c'est de me dire que je suis un être spécial, unique. Qui suis-je ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) Un rebelle moderne. B) Un génie informatique. C) Un digital natif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon plusieurs études ; http://www.digitalnative.org/#home ; http://www.marcprensky.com/, la bonne réponse serait &amp;quot;digital natif&amp;quot; -digital native en Anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence des &amp;quot;digital migrants&amp;quot;, qui doivent progressivement se &amp;quot;reprogrammer pour adopter de nouvelles pratiques bizarres et ne pas se retrouver exclus&amp;quot;, les natifs numériques ont inclus dès l'enfance les outils numériques tels que l'ordinateur et le téléphone portable dans leurs gestes quotidiens. Pour les natifs, le monde numérique est naturel. Par exemple les enfants savent de plus en plus souvent photographier avec un téléphone portable avant de savoir lire. L'écrivain et chercheur Joel de Rosnay dit que ce sont des sortes de mutants, à qui on ne fait que trop rarement confiance, et vis à vis desquels les reproches faits sont inadéquats. On les dit superficiels, incapables de se concentrer, n'appréciant que l'ultrarapide. Mais ces défauts peuvent se retourner en qualité : la spontanéité, l'interactivité, la gratification spontanée, solidarité, le partage, la gestion naturelle de la complexité, la vision stratégique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le chemin vers la qualité ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une phrase du film The Matrix est restée célèbre : &amp;quot;Certaines choses changent, et d'autres ne changent pas&amp;quot;. Même si les digital natifs ont de nouvelles compétences par rapport aux générations précédentes, l'époque et l'environnement dans lequel nous nous développons ne nous dispense jamais de l'effort de connaissance de soi, comme base pour connaître l'univers. Et la culture numérique, qui découle et baigne aussi dans la société de consommation, comprend bien des déviances qu'il est essentiel de savoir identifier et éviter. Certains se laissent dominer par l'outil et passent à côté de la mise en place d'une démarche durable, saine et méritocratique vis-a-vis du numérique. Le défi principal consiste à résister à la dictature de l'immédiat - l'impatience (tout, tout de suite) - le rejet des responsabilités, par le manque de suivi et de finalisation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple apprendre à respecter ses engagements, à préserver et à magnifier les biens communs, sont des démarches immuables tant que nous resterons en devenir, nous, l'espèce en voie d'hominisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour résumer, chacun d'entre nous, digital migrant ou natif, dans un effort de dialogue et d'enrichissement mutuel, peut apporter des grilles de lecture pertinentes. Leurs différences sont complémentaires, pas exclusives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'important reste la transmission, et la connaissance des clés de la culture du numérique et des enjeux qu'elle pose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés socio-techniques du numérique s'apprécient par raffinements successifs. Leur compréhension s'affine et peut, sur certaines périodes, donner lieu à des déviances ou à des excès dans l'usage des outils numériques. Dans ce domaine aussi, la vigilance est donc requise afin d'éviter les dérives et la dictature de l'immédiateté. L'excès est toujours nocif. Encore une fois, &amp;quot;science sans conscience n'est que ruine de l'âme&amp;quot;. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L'école de demain  ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, selon une étude réalisée par le monde de l'Education ''(L’élève numérique : comment pensent et apprennent les Digital Natives ? mai 2008)'', seuls 30% étudiants se disent satisfaits du système éducatif, contre 60% il y a moins de 20 ans. Vu qu'apprendre à utiliser Internet et les outils numériques ne se développe pas beaucoup à l'école, les digital natives ont intuitivement la perception qu'ils apprendront plus hors du cadre scolaire. La culture participative émerge néanmoins et de nombreuses initiatives d'enseignants vont dans le sens des nouveaux paradigmes de la culture numérique : utiliser Wikipedia à l'école, encourager les élèves à partager leurs savoirs entre eux sous la supervision du professeur ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
Nous sommes en plein passage de l'homo sapiens à l'homo numéricus. C'est l'expression du chercheur français Pierre Mounier, auteur précurseur du livre Les maîtres du réseau et du blog homo-numéricus, dont le mot d'ordre est « Comprendre la révolution numérique ». &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
Les chiffres qui comptent&lt;br /&gt;
le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet en avait été déposé dès 2007, à l’époque où ce sujet était moins médiatique qu’aujourd’hui, par une dizaine de députés de différent bord politique, et soutenue par le gouvernement. La loi a été largement votée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté pour alors qu’un seul s’est abstenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The power of NOW: La BBC ayant estimé la tolérance à l’attente sur le web à 9 secondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps moyen passé sur un site est en moyenne de 56 secondes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
65% des Digital Natives considèrent internet comme leur première source d’information&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un an, le temps dédié aux réseaux sociaux a explosé de 300%. Sur la tranche des 11-15 ans, ils sont 74% à utiliser le web pour communiquer entre eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comportement des digital natives en phase avec les traits de notre société dite de l'information-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Négatif : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Importance de la consommation et des loisirs, dictature de l'immédiat, demande de reconnaissance individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Positif : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Multitâche, approche intuitive, culture hypertexte (rebondir d'une information à l'autre, hyperflexible).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'éducation, avril 2008. Olivier le Deuff, doctorant en culture de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Monde analogique et numérique interpénétrés (schéma) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://www.marcprensky.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.digitalnative.org/#home&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lefreddie.posterous.com/?sort=&amp;amp;search=digital+natives&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.youtube.com/watch?v=gFxO2A0O9l0&amp;amp;feature=player_embedded&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.france-info.com/chroniques-nouveau-monde-2010-04-23-comment-internet-faconne-les-digital-natives-433506-81-109.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://grownupdigital.com/ &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lessonplansfordigitalnatives.pbworks.com/f/1240868636/060901_kindergarten_wifi.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://1.bp.blogspot.com/_awSNbDFeIPs/Rqe3nlN9mAI/AAAAAAAAADY/g6MCDaw6W_s/s400/digital%2Bdivide.bmp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://4.bp.blogspot.com/_1Y9f9j3nhI0/SjXZAh9-n_I/AAAAAAAAAX4/c9moY8MzHD8/s400/born_digital_native.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://blaugh.com/cartoons/070621_blogging_vows.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A REVOIR : Même si les migrants peuvent beaucoup apprendre des natifs, le savoir-faire de ces derniers est intuitif. Il y aura donc toujours besoin de passeurs, de facilitateurs de cette transition entre les deux manières de faire et d'être.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Polarisation_%26_convergence&amp;diff=3015</id>
		<title>Polarisation &amp; convergence</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Polarisation_%26_convergence&amp;diff=3015"/>
				<updated>2011-02-09T08:37:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Henryrosset : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l’avènement de la Société de l’information, tout devient plus complexe, du fait de la transition d’une vision d'un monde infini à une vision d'un monde fini, d’un mode de vie basé sur le contrôle par le matériel à un mode de vie basé sur le contrôle par l’immatériel. On parle d’anciens et de nouveaux paradigmes. Car les paradigmes génèrent des cultures, des habitudes. Pour gérer cette complexité, deux phénomènes sont en action : la polarisation et la convergence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La polarisation, c’est la focalisation des énergies sur quelques éléments. Focalisation que l’on trouve dans les fusions de grandes multinationales, ou dans le fait que tous les médias présentent des informations très proches : les mêmes guerres, les mêmes accidents, quels que soient les réseaux d’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La convergence dans ce contexte, c’est la concentration des outils. Par exemple, le téléphone portable incluant appareil photo, instrument de musique, agenda. Ou encore, le fait que le même groupe de personnes contrôle en même temps le gouvernement et le réseau d’information d’un pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Polarisation et convergence sont des réponses à un monde toujours plus complexe. Car dans la société informatisée, ceux qui ont un grand contrôle sur l’information gèrent les ressources : les statistiques de consommation, les opinions des citoyens, la définition des normes de production et d’utilisation des biens et des services… C’est pourquoi, la fracture dite « numérique » est surtout une fracture « sociale ». C’est une fracture entre, d’un côté, la minorité « oligarchique » qui peut se permettre d'acquérir des services d’e-Communication évolués qui lui permettent de contrôler les ressources selon des méthodes complexes. Et, de l’autre, une majorité qui n’a pas les moyens de gérer cette complexité. Une majorité qui souffre de la polarisation et de la convergence, en paniquant, en se refermant, en subissant la société de consommation et les médias qui la véhiculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Domaine dans lequel s'exercent les pôles&lt;br /&gt;
! Nombre de pôles&lt;br /&gt;
! Nom des pôles&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Logiciel&lt;br /&gt;
| 2&lt;br /&gt;
| Libre ou privateur&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Contrôle d'internet&lt;br /&gt;
| 3&lt;br /&gt;
| Les pères fondateurs, les citoyens et les multinationales de l'information&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les tribus d'utilisateurs&lt;br /&gt;
| 3&lt;br /&gt;
| Les Nerds (techno-passionnés), les internautes (techno-utilisateurs) et les déconnectés (ceux qui utilisent pas)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Sécurité&lt;br /&gt;
| 2&lt;br /&gt;
| Lumière et obscurité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Formats de fichiers informatiques&lt;br /&gt;
| 2&lt;br /&gt;
| Ouvert ou fermé&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Systèmes de prise de décision&lt;br /&gt;
| &lt;br /&gt;
| Centralisés / décentralisés / fédération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Publication d'informations&lt;br /&gt;
| 2&lt;br /&gt;
| Ne publier qu'une fois les documents finalisés puis ne plus les mettre à jour vs.  '''Release early release often'''&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Politique face au droit numérique&lt;br /&gt;
| 2&lt;br /&gt;
| Répressive (menacer et punir), ou évolutive (faire évoluer les lois pour qu'elles correspondent mieux au monde numérique)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous? ===&lt;br /&gt;
Une motion est déposée au Conseil national pour punir les voleurs de mots de passe. Ces peines peuvent aller jusqu'à 3 ans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mesure contre la cyberguerre: http://www.parlament.ch/f/Suche/Pages/geschaefte.aspx?gesch_id=20103625&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Henryrosset</name></author>	</entry>

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