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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<updated>2026-04-30T17:22:04Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=16781</id>
		<title>Le contrat social de Debian</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_contrat_social_de_Debian&amp;diff=16781"/>
				<updated>2016-08-31T14:32:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Fonctionnement méritocratique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés:''''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian ''Debian''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9ritocratie ''méritocratie''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences ''hiérarchie de compétences''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9galit%C3%A9+des+chances%22 ''égalité des chances''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance ''gouvernance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transparence ''transparence''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 ''communauté''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 ''bien commun''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 ''logiciel libre''],[http://www.linguee.fr/francais-anglais/traduction/reconnaissance+par+les+pairs.html ''reconnaissance par les pairs''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9ritocratie ''méritocratie''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 ''modèle économique''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés''''' :[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian ''Debian''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU_LINUX ''GNU/Linux''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Ian_Murdock ''Murdock Ian''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ubuntu ''Ubuntu''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Principes_du_logiciel_libre_selon_Debian ''Debian Free Software Guidelines(DFSG)''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FSF ''Free Software Foundation (FSF)''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Source_Initiative  ''Open Source Initiative (OSI)''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau ''Rousseau Jean-Jacques''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un géant méconnu ==&lt;br /&gt;
Début des années 1990, Ian Murdock, un étudiant en informatique aux USA, découvre le système d'exploitation GNU/Linux.&amp;lt;ref&amp;gt; Site officiel de Debian : [http://www.debian.org www.debian.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; Comme beaucoup d'autres informaticiens sensibles au partage du savoir, il commence à y ajouter des fonctions logicielles de manière à constituer autour du noyau GNU/Linux des fonctions complémentaires, comme on assemble diverses pièces de Lego sur un socle commun. On nomme ces assemblages « des distributions ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Deborah'', la femme de ''Ian'' le soutient. Très vite, leur coopération avec d'autres développeurs de logiciels libres permet l'émergence de la distribution ''Debian''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, Debian est devenue la base de nombreuses autres distributions plus complexes encore, dont la plus utilisée est Ubuntu. Debian est actuellement la distribution Linux la plus populaire sur les serveurs web, il est aussi le système d'exploitation qui enregistre la plus grande croissance dans son utilisation sur les serveurs web. À sa manière, Debian est donc non seulement un projet durable, mais aussi et surtout un projet leader dans le domaine des serveurs informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien que très intéressant, ce succès socio-économique est rarement mis en valeur par les médias traditionnels. On connaît Microsoft, Google, Facebook, mais rarement les logiciels libres et encore moins Debian. Par son très haut degré d'innovation organisationnelle, le fonctionnement de Debian fait par contre l'objet de nombreuses recherches universitaires en économie, sociologie, anthropologie des organisations...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme Wikipédia, le projet Debian doit son succès à son mode de fonctionnement social ; car au-delà d'un regroupement de programmeurs passionnés par la création logicielle, la ''communauté Debian'' s'est dotée d'une organisation très efficace ressemblant beaucoup à une démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Fonctionnement méritocratique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Jhe061.gif|400px|right]]&lt;br /&gt;
Chacun peut contribuer au projet Debian. Plus les contributions sont utiles, plus la reconnaissance est grande. Il y a plus de 2 000 membres actifs et compétents qui assurent la qualité des mises à jour du logiciel Debian. Pour un informaticien libre, être ''développeur Debian''&amp;lt;ref&amp;gt;Les participants au projet Debian s'appellent ''développeurs Debian'', et sont nommément enregistrés comme tel auprès d'un système de gestion interne très complet.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
aboutit à une reconnaissance sociale exceptionnelle. De fait, cette reconnaissance assure de pouvoir en tout temps justifier de contributions au projet Debian pour se faire facilement engager, si nécessaire, dans une entreprise du secteur informatique, toujours à la recherche de talents.&lt;br /&gt;
Le leader de la communauté Debian est élu pour deux ans, par tous les développeurs cooptés. Les discussions (par liste de diffusion électronique) sont ouvertes aux non-membres. Tout est débattu ouvertement, toute proposition d'amélioration est étudiée. La communauté définit et fait évoluer un code de conduite public et un processus d'intégration très strict, pour éviter les privilèges du statut et miser uniquement sur la compétence, la reconnaissance ''par les pairs''. En outre, Debian a produit sa propre définition du logiciel libre (DFSG pour ''Debian Free Software Guidelines''), qui fait office de référence dans son domaine, en parallèle à la définition du logiciel libre de la ''Free Software Foundation'' (FSF) et de la définition de l'Open Source par l'OSI (''Open Source Initiative'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une nouvelle manière de gagner sa vie.==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les petites entreprises traditionnelles, le patron prévoit généralement de transmettre la structure à l'un de ses enfants, en les affectant aux tâches non qualifiées. Ainsi, le fils devait gravir lentement les échelons, en occupant la plupart des postes de l'entreprise, sans discrimination. Ce faisant, il apprenait tous les métiers de l'entreprise, progressivement, jusqu'à prendre la place de son père... S'il le méritait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les modèles socio-économiques du libre, particulièrement dans ceux basés sur des règles de gouvernance discutées par l'ensemble des contributeurs, c'est presque la même chose. Seuls les plus méritants peuvent prétendre à un rôle de leader : il faut d'abord avoir acquis une vision d'ensemble du projet, démontré des capacités d'adaptation rapide et une expérience globale des activités de la communauté. Ainsi, on apprend d'abord en faisant du plus simple au plus complexe, on obtient de l'aide des plus expérimentés qui nous guident et nous aident. Puis, on devient expert, on peut aider les autres et vendre ses compétences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas rare de voir un debianiste développer une activité de consultant informatique indépendant, capable de résoudre en quelques heures un problème de bug informatique qu'une équipe d'informaticiens chevronnés n'a pas réussi à élucider en plusieurs semaines. Le consultant pourra ainsi facturer à bon prix ses services, avec une garantie de résultat, et ne passer qu'une seule journée à résoudre un problème. Mais avant cela, il aura consacré d'innombrables heures à s'auto-former. Cette nouvelle manière de faire peut tout à fait porter ses fruits et donc générer un revenu...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Contrat social ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de contrat social a été approfondi par l'humaniste Jean-Jacques Rousseau. Son livre sur le sujet, publié en 1762, a constitué un tournant décisif pour les sociétés modernes&amp;lt;ref&amp;gt;Du contrat social, ou principes du droit politique, Jean-Jacques Rousseau, Collection complète des œuvres (1780-1789).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En affirmant le principe de souveraineté du peuple, ''Du Contrat Social ou Principes du droit politique'' s'est imposé comme l'un des textes majeurs de la philosophie politique. Deux siècles et demi plus tard, garantir un droit à un bien commun de base, comme l'accès à l'air, à l'eau et à l'information, est considéré comme l'une des bases de la vitalité de l'économie de marché. &amp;amp;nbsp; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, pour que le projet Debian ne dévie pas en cours de chemin, les développeurs Debian ont créé leur propre contrat social, pilier auquel chacun se réfère pour les prises de décisions critiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce contrat est un engagement à destination de la communauté du logiciel libre, à laquelle Debian se consacre, et dit de façon synthétique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Debian demeurera totalement libre&amp;amp;nbsp; ; &lt;br /&gt;
* nous donnerons nos travaux à la communauté des logiciels libres&amp;amp;nbsp; ; &lt;br /&gt;
* nous ne dissimulerons pas les problèmes&amp;amp;nbsp; ;&lt;br /&gt;
* nos priorités sont nos utilisateurs et les logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous pouvez le constater, ce contrat social constitue un parti-pris très radical en faveur du logiciel libre et ses utilisateurs, donc orienté définitivement vers le bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspirant,n'est-ce pas?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16780</id>
		<title>Discussion:A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16780"/>
				<updated>2016-08-30T15:40:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* A ajouter */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Suggestions Sev'''&lt;br /&gt;
ok, sauf exemple et dernière phrase de « aujourd'hui tout a changé », à reformuler&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A ajouter ==&lt;br /&gt;
Mots clés --[[Utilisateur:Nora|Nora]] 13 septembre 2011 à 08:26 (UTC)&lt;br /&gt;
Le titre a été modifié pour cohérence du sujet&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16778</id>
		<title>Discussion:A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
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				<updated>2016-08-30T15:33:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : Heriche a déplacé la page Discussion:A l'assaut des encyclopédies virtuelles vers Discussion:A l'assaut des encyclopédies numériques : un titre correspond mieux al'intention que virtuelles&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Suggestions Sev'''&lt;br /&gt;
ok, sauf exemple et dernière phrase de « aujourd'hui tout a changé », à reformuler&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== A ajouter ==&lt;br /&gt;
Mots clés --[[Utilisateur:Nora|Nora]] 13 septembre 2011 à 08:26 (UTC)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_virtuelles&amp;diff=16779</id>
		<title>Discussion:A l'assaut des encyclopédies virtuelles</title>
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				<updated>2016-08-30T15:33:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : Heriche a déplacé la page Discussion:A l'assaut des encyclopédies virtuelles vers Discussion:A l'assaut des encyclopédies numériques : un titre correspond mieux al'intention que virtuelles&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Discussion:A l'assaut des encyclopédies numériques]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16776</id>
		<title>A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
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				<updated>2016-08-30T15:33:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : Heriche a déplacé la page A l'assaut des encyclopédies virtuelles vers A l'assaut des encyclopédies numériques : un titre correspond mieux al'intention que virtuelles&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 certification par les pairs],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Interaction interaction],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration modération],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance gouvernance],[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_collaborative société collabortive], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia wikipedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89kop%C3%A9dia Ekopedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikimedia Wikimedia],[https://www.wikiversity.org/ Wikiversity],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ward_Cunningham Cunningham Ward],[https://fr.wikipedia.org/wiki/WikiWikiWeb WikiWikiWeb],[http://c2.com/~ward/ Ward Cunningham].''&lt;br /&gt;
--------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La citadelle du savoir'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'histoire du savoir est une histoire de mystères. Dans l'Europe médiévale, la connaissance était réservée à une toute petite minorité de privilégiés : les moines d'abord, qui cloîtraient leurs ouvrages savants dans d'immenses bibliothèques privées ; quelques aristocrates aussi, férus de sciences, de littérature ou de langues étrangères, qui avaient la possibilité de se procurer les quelques manuscrits en circulation. Il s'agissait alors du seul support à même de transmettre des informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres étaient particulièrement onéreux et leurs lecteurs potentiels guère abondants, d'autant que la plupart des textes étaient rédigés en latin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est avec l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, que tout s'accélère. Plus nombreux, moins coûteux, les livres font progressivement l'objet de traductions qui les rendent plus accessibles. Mais il faudra attendre encore longtemps avant que l'ensemble d'une population puisse disposer de l'instruction nécessaire (apprentissage de la lecture) pour que le savoir soit démocratisé au fil des siècles et soit enfin considéré comme un bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage des connaissances a trouvé dans internet son média d'élection. Avec le web, ce sont toutes les classes sociales, toutes les nationalités, tous les âges qui peuvent avoir accès à une somme d'informations gratuites et infiniment étendues. La circulation des connaissances n'est plus contrôlée par un petit nombre d'érudits : elle est dynamisée par la masse des internautes, sans restriction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique a révolutionné notre conception du savoir et du partage de l'information. Les encyclopédies telles que Wikipedia ou Ekopedia sont l'illustration parfaite de cette nouvelle compréhension du savoir : chacun peut en bénéficier et surtout y contribuer. Plus précise et exhaustive que jamais, l'information est universellement disponible. L'irruption d'un média aussi innovant a des répercussions multiples et fondamentales sur la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les encyclopédies participatives permettent à tout un chacun d'accéder à l'échange d'informations, à l'explication et à la définition de notions essentielles et de pratiques durables. Cette contribution permanente permet la mise en place d'un nouveau fonctionnement social, basé sur l'entraide et le partage, sur le nivellement des différences sociales et sur la relativisation des distances géographiques. Elle autorise un partage du savoir détaché des questions de religion, de couleur, de sexe, de nationalité ou encore de classe sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'apprentissage par l'expérience==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À nouvel outil, nouvelles compétences, qui se conjuguent volontiers en simultané. Ainsi, l'expertise technique qui permet d'éditer une page dans un wiki s'enrichit-elle de la compétence sociale ainsi mise en œuvre, déployée dans un écosystème d'intelligence collective par interaction et confrontation de visions. Dans le même temps, le respect de règles d'éthique aide à prendre conscience de l'importance de chacune de nos actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''culture wiki'' revendique : [[Fichier:Schema 4 types de wiki.png|600px|thumb|Les 4 types d'environnements wiki -héo Bondolfi [CC-BY-SA 3.0] http://www.wikinomics-project.eu]]&lt;br /&gt;
* La citation des sources (ce que je relate a été dit par Untel) ; &lt;br /&gt;
* La culture de l'hyper-objectivité (être au plus vrai, sans parti-pris) ; &lt;br /&gt;
* Les limites de l'autopromotion (faire sa propre pub) ; &lt;br /&gt;
* La non-discrimination radicale (les mêmes droits pour chacun) ; &lt;br /&gt;
* La certification par les pairs (je confirme ce qui est écrit par un autre) ; &lt;br /&gt;
* La hiérarchie de contributions, plutôt que la hiérarchie de statut ; &lt;br /&gt;
* La culture de la modération, où chaque proposition peut être remise en question ; &lt;br /&gt;
* La gestion citoyenne des bases de données pour partager l'information, devenue un patrimoine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Wiki : mode d'emploi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki est un type de plateforme internet créé pour que tout le monde puisse y participer rapidement et facilement. Une trace des contributions de chacun reste visible pour chaque page et un système de contrôle participatif doté d'un système d'alerte évite le vandalisme (ou plutôt le rend facilement réversible). Les wikis servent notamment à définir notions et mots-clés comme dans une encyclopédie, mais l'étendue de leurs usages est plus vaste encore. On peut les mettre en œuvre dans un projet commun, comme l'élaboration d'une lettre, la diffusion d'une pétition, la rédaction d'un livre ou d'un mode d'emploi, l'écriture d'un manifeste ou d'un scénario de cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki le plus connu est Wikipedia, lancé par la fondation Wikimedia, elle-même à l'origine de nombreux autres projets : Wikiquote, recueil de citations, ou Wikiversity – une communauté pédagogique libre, accessible à tous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les plateformes internet de type wiki sont aussi utilisées par d'autres groupes parmi lesquels Ekopedia, l'encyclopédie des pratiques durables. Tout individu ou organisation peut installer un logiciel wiki sur un serveur et choisir à sa guise le nombre de langues disponibles dans son interface d'administration, le système d'alertes et le mode de contrôle de l'information. L'initiateur de la plateforme peut laisser tous les internautes y accéder ou apposer quelques restrictions à l'entrée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le premier logiciel wiki date de 1995. Il a été développé par Ward Cunningham, pour le faire tourner sur le web, comme un service de blog. Ward l’a baptisé WikiWikiWeb, en référence au mot hawaïen wikiwiki, qui signifie très vite au sens simple, informel, sans lourdeurs administratives. La revue The Economist a cependant remarqué que le mot wiki peut être interprété comme l'acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais »).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces dernières années sont apparus de nombreux projets concurrents ou complémentaires à Wikipedia. Même s'ils ne bénéficient pas de la même notoriété, certains d'entre eux sont intéressants et très utiles à la culture participative et citoyenne qui se développe sur internet. Le logiciel wiki tourne aussi au service de très nombreux autres projets. Selon une étude de NetStrategy en 2010, près de 40 % des PME occidentales auraient installé un wiki pour gérer leurs ressources d'information internes : mode d'emploi, projets de lettre, règlement d'entreprise... Seules environ 20 % les utilisent vraiment.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un conseil : partout où vous passerez, prenez le temps de lire les modes d'emploi. Le wiki est le royaume des chevaliers qui savent lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_virtuelles&amp;diff=16777</id>
		<title>A l'assaut des encyclopédies virtuelles</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_virtuelles&amp;diff=16777"/>
				<updated>2016-08-30T15:33:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : Heriche a déplacé la page A l'assaut des encyclopédies virtuelles vers A l'assaut des encyclopédies numériques : un titre correspond mieux al'intention que virtuelles&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[A l'assaut des encyclopédies numériques]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_conjecture_de_Moore,_stimulateur_de_transition&amp;diff=16775</id>
		<title>La conjecture de Moore, stimulateur de transition</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_conjecture_de_Moore,_stimulateur_de_transition&amp;diff=16775"/>
				<updated>2016-08-30T14:33:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 ''modèle économique''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar ''bazar''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/start-up ''start-up''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 ''société de l'information''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+num%C3%A9rique%22 ''économie numérique''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Moore conjecture de Moore], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique ''propriétés du numérique''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 ''rupture technologique''], [https://en.wikipedia.org/wiki/High_tech''high-tech''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés''''' :[https://en.wikipedia.org/wiki/Gordon_Moore Moore Gordon], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Intel ''Intel''], [https://www.google.ch/search?q=Amazon+wiki&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;client=firefox-b-ab&amp;amp;gfe_rd=cr&amp;amp;ei=8PiNV7_OHoWH8QfqtoLABg ''Amazon''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Skype ''Skype''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Google ''Google''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/facebook Facebook], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft_Office MS-Office], [https://fr.wikipedia.org/wiki/EBay eBay], [https://fr.wikipedia.org/wiki/LibreOffice LibreOffice], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Jefferson Jefferson Thomas], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Chris ''Anderson Chris''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les magasins d'électronique, pourquoi le coût des ordinateurs baisse-t-il autant et si vite, pendant qu'augmente leur  puissance ? Gordon Moore a trouvé la réponse à cette question dès les années 1960, avant même que nous ne nous la posions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né le 3 janvier 1929 à San Francisco, il est l'un des cofondateurs d'Intel, premier fabricant mondial des semi-conducteurs et transistors qui équipent les ordinateurs. Moore a réalisé des calculs visant à démontrer que ''la puissance de traitement des données numériques est désormais multipliée par deux tous les 12 à 24 mois'', dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. C'est pour cette raison que les disques durs, ordinateurs et téléphones en vente sur le marché baissent en prix et augmentent chaque année en capacité de traitement et de stockage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès les années 1980, excitées par l'affirmation de Moore, les ''start-ups'' pressées de l'économie numérique ont incité les investisseurs à miser avant les autres sur des marchés émergents du numérique : Amazon pour la vente en ligne, Skype pour la téléphonie, Google pour les moteurs de recherche, Facebook pour les réseaux sociaux…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À court terme, ces ''capital-riskers'' sont certes financièrement perdants, mais par la suite les clients des nouveaux géants du numérique, une fois devenu dépendants du produit concerné, auront les plus grandes difficultés à changer d'environnement. Une preuve simple : combien d'utilisateurs ont-ils réussi à quitter MS-Office (MS-Word, MS-Excel, MS-Powerpoint) pour la suite bureautique LibreOffice ou Apache OpenOffice, offrant pourtant à 99 % les mêmes fonctions ? Une fois rendus captifs, les clients rendent l'éditeur bénéficiaire, car les coûts de fabrication tombent en dessous des profits potentiels. C'est exactement le cas de Microsoft, Google, Amazon, eBay.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La conjecture de Moore a donc constitué l'argument le plus ''raisonnable'' qui justifie d'investir massivement dans une start-up internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi se manifeste le passage d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance. Libre à chacun aujourd'hui d'ouvrir un compte Google et de disposer d'un espace mémoire très important, sans autre contrepartie immédiate que celle d'apprendre à utiliser un outil, pour lequel il finira par devoir payer un jour ou l'autre, et d'une manière ou d'une autre, par exemple en autorisant le commerce de ses données personnelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Conjecture de Moore, ce qu'il faut retenir'''&lt;br /&gt;
* La connaissance du fait que ''la puissance de traitement des données numériques est multipliée par deux tous les 12 à 24 mois'' a permis des investissements massifs dans l'économie numérique, ce qui a contribué à populariser l'utilisation d'internet. Même si ces investissements ont été effectués au profit de quelques entités financières leur permettant de « coloniser » le marché et de rendre captifs les utilisateurs, le phénomène a considérablement boosté la transition vers la nouvelle société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il est de plus en plus probable que le modèle économique privateur basé sur l'exclusivité, qui n'est rentable qu'à moyen terme dans la conjecture de Moore (car celle-ci bute désormais sur l'infiniment petit), soit détrôné par le modèle du libre, qui n'a pas besoin d'investissements massifs pour se développer et innover. D'autant plus que la culture libre, dont la structure dominante est celle du bazar&amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars ''Des cathédrales aux bazars''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;, semble bien plus adaptée aux propriétés du numérique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique ''Les propriétés fondamentales du numérique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* C'est un important signal d'espoir pour tous les petits acteurs d'une économie à visage humain, qui ne spéculent pas, et qui s'inspirent de Wikipédia et des logiciels libres pour développer des réseaux de petits acteurs socio-économiques, plus éthiques et solidaires que les conglomérats du commerce mondial.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce n'est qu'une conjecture, pas une loi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette théorie se heurte cependant à plusieurs limites qui prédisent un effondrement possible de ce modèle d'investissement massif dans des technologies initialement trop chères, mais permettant de rendre les clients captifs.Ces limites se fondent notamment sur les faits suivants :&lt;br /&gt;
* la micro-électronique devrait arriver au stade de l'atome avant 2020. Ensuite, il ne sera plus possible de faire plus petit. Les alternatives, comme l'informatique quantique, sont trop instables et dysfonctionnelles, malgré des années de tests ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les matériaux rares comme le silicium, indispensable pour * les microprocesseurs d'Intel qui équipent nos ordinateurs et téléphones, sont disponibles sur terre en quantité limitée ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le recyclage n'est que partiel et la pollution électronique commence à poser de réels problèmes ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* accessoirement, les besoins en électricité augmentent bien plus vite que les réserves de production disponibles et de nouvelles pénuries sont possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==De la société industrielle à la société de l'information==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La rupture technologique en cours nous fait passer de l'ère industrielle à la société de l'information. L'innovation high-tech est en quelque sorte le pivot entre les deux modèles. ''« Ce qu'il y a de différent dans les semi-conducteurs comme dans beaucoup de produits high-tech, c'est leur ratio très élevé de matière grise par rapport au muscle. En terme économique, leurs intrants (la matière première, ndlr) sont davantage intellectuels que matériels. Après tout, les puces ne sont que du sable (silicium) très habilement utilisées »'', écrit Chris Anderson dans son best-seller, ''Free !''&amp;lt;ref&amp;gt;  [http://www.pearson.fr/livre/?GCOI=27440100672130 ''Free ! Entrez dans l'économie du gratuit''],Chris Anderson,Pearson(2009).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, à la différence des biens de consommation matériels, les idées peuvent circuler gratuitement, sans perte pour ceux qui les partagent. ''« Celui qui reçoit une idée de moi reçoit de l’instruction lui-même sans amoindrir la mienne, de même que celui qui allume sa chandelle à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la noir »'', disait déjà Thomas Jefferson, le père du système des brevets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Ainsi,explique l'auteur de ''Free !'', les idées sont-elles la matière première abondante par excellence, elles se propagent à un coût marginal nul. Une fois créées, elles ne demandent qu'à se répandre loin et largement, enrichissant tout ce qu'elles touchent (...) Mais dans la vie économique (actuelle, ndlr), les entreprises gagnent de l'argent en raréfiant artificiellement les idées, grâce au droit de la propriété intellectuelle. Les brevets, droits d'auteur et secrets commerciaux visent par nature à bloquer l'écoulement naturel des idées dans l'ensemble de la population, assez longtemps pour réaliser un profit (...) Mais vient un jour où les brevets expirent et les secrets transpirent : on ne peut enchaîner les idées perpétuellement. »'' Et encore moins depuis que nous avons mis le pied dans l'économie numérique et la société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En résumé, pour Chris Anderson : « Quand le prix de quelque chose baisse de moitié chaque année, le zéro est inévitable ! Plus les produits sont faits d'idées au lieu de matière, plus vite ils peuvent devenir bon marché. C'est la racine de l'abondance qui mène à la gratuité dans le monde numérique. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=16773</id>
		<title>Certification par les pairs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=16773"/>
				<updated>2016-08-30T12:23:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Slashdot.org et Linuxfr.org : pionniers de la démocratie karmique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/er%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale ''cathédrale''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar ''bazar''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22hi%C3%A9rarchie+de+comp%C3%A9tences%22 ''hiérarchie de compétences''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9ritocratie ''méritocratie''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance ''gouvernance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9galit%C3%A9+des+chances%22 ''égalité des chances''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9mocratie ''démocratie''], [http://www.ict-21.ch/com-ict/IMG/pdf/mun200903.pdf ''démocratie karmique''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crit%C3%A8res ''critères qualité''],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/web%202.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll ''troll''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés''''' : [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/AgoraVox ''AgoraVox''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian ''Debian''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Slashdot ''Slashdot.org''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Linuxfr ''Linuxfr.org''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous voulez vous offrir un petit week-end détente dans une région pittoresque, mais vous n'avez pas de guide à portée de main ? Aujourd'hui, rien de plus simple : un petit tour sur internet et les idées d'excursion abondent ! Mais comment faire votre choix ? Grâce à l'évaluation des autres internautes bien sûr ! On aborde ici le concept de certification par les pairs, une méthode de reconnaissance décentralisée qui délègue aux membres d'une communauté la possibilité de se jauger mutuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux sites fonctionnent sur le mode de la certification par les pairs. Au chapitre voyage, nous avons par exemple le site Trip Advisor&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.google.com/search?q=tripdvisor&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;client=firefox-b-ab#q=tripadvisor ''www.tripadvisor.fr'']&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui vous permet d'évaluer rapidement, grâce aux recommandations des autres voyageurs, la qualité des prestations de la destination que vous avez repérée. La lecture des commentaires sera décisive pour faire votre réservation... Ou pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de nombreux domaines, c'est la certification par les pairs qui sera votre premier « critère qualité » : par exemple dans le secteur de la vente de livres en ligne, pour vous assurer de la qualité du contenu d'un ouvrage ; du co-voiturage, pour savoir si votre conducteur est fiable ; ou du couchsurfing (littéralement le surf sur canapé) pour faire confiance à la personne qui va vous héberger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous, désormais, de ne pas vous cantonner au rôle de simple utilisateur ! Vous pouvez enfin endosser celui d'évaluateur : que ce soit pour confirmer la qualité irréprochable d'un service ou pour prévenir les autres utilisateurs de ses éventuelles lacunes. Vous rendez ainsi service à la communauté et vous participez à améliorer la crédibilité du site qui a mis à votre disposition un service gratuit. C'est la logique du gagnant/gagnant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La certification par les pairs est un outil performant au service des citoyens, d'autant plus efficace que la communauté est nombreuse et fortement impliquée. Difficile dans ces conditions de dissimuler une piètre prestation hôtelière ou un comportement irrespectueux dans le co-voiturage. Avec l'évaluation entre utilisateurs, tout devient transparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système permet aussi de pondérer, par exemple, un certain nombre de propos tenus par les autres internautes. C'est l'exemple d'AgoraVox &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.google.com/search?q=tripdvisor&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;client=firefox-b-ab#q=agoravox''www.agoravox.fr'']&amp;lt;/ref&amp;gt;, média citoyen qui traite de tout type de sujets de société : si chacun est libre de commenter un article sur ce site de presse citoyenne, la communauté des lecteurs a aussi la possibilité d'évaluer les commentaires, en donnant des points positifs ou négatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous êtes simple visiteur et n'avez pas le temps de tout lire, vous pouvez d'un clic choisir de n'afficher que les commentaires bien notés, et ainsi vous vous épargnez le « bruit », la « pollution informationnelle », c'est-à-dire les commentaires mal notés par les lecteurs-contributeurs précédents.Une manière astucieuse de contrôler les fameux trolls &amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Fallacie,_FUD_et_autres_trolls Fallacie, FUD et autres trolls], chapitre 5.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car on le sait bien, certains grincheux s'en donnent à cœur joie dès qu'il s'agit de faire des critiques, mais l'ensemble de la communauté peut désapprouver ces réactions, et encourager par une évaluation positive les commentaires les plus constructifs (« j'aime » ou « je n'aime pas »). Ainsi, 15 commentaires agressifs qui reçoivent une faible note, auront bien du mal à exister face à trois commentaires pertinents pour le débat, fortement plébiscités par la communauté des lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Égalité des chances==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La certification par les pairs se distingue de l'évaluation classique basée sur une hiérarchie de type cathédrale &amp;lt;ref&amp;gt; voir article [http://netizen3.org/index.php/Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars ''Des cathédrales aux bazars'']&amp;lt;/ref&amp;gt; qui s'appuie sur les avis de personnes autorisées, diplômées, expertes en tel domaine (comme les avis des agences sanitaires par exemple). Il ne s'agit plus d'une validation par un organisme ayant pignon sur rue, mais par ses égaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mémoire, ce modèle de validation prévaut déjà dans le domaine scientifique, notamment lorsqu'il s'agit d'évaluer la qualité d'une publication avant parution, dans une revue comme Nature, Science ou PLOS. La limite, dans tout domaine pointu comme dans l'ensemble des disciplines de la recherche, c'est qu'il est parfois difficile de trouver des personnes avec un bagage suffisant pour évaluer de manière pertinente le travail d'un autre membre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évaluation par les pairs est de plus en plus employée dans le milieu du web, notamment au sein de la communauté du logiciel libre, pour décider de la prise de responsabilités au sein d'un projet. Au lieu de s'en tenir à des critères externes, comme les diplômes ou la reconnaissance dans un milieu professionnel, les membres des différentes communautés d'intérêt désignent leurs responsables :&lt;br /&gt;
* soit par vote formel (comme au sein du projet Debian) ;&lt;br /&gt;
* soit de manière informelle (dans la plupart des projets).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci n'est pas nouveau, mais cette pratique prend de l'ampleur grâce aux outils numériques du web 2.0 et sort désormais des domaines cantonnés à une élite. Ainsi, même si vous ne présentez pas un cursus académique très fourni, les membres du projet peuvent estimer que votre contribution a de la valeur, que vous n'êtes pas vos diplômes (ou leur absence). Ce qui donne de la valeur à votre point de vue, ce sont vos compétences, le service rendu ou la qualité de vos précédentes contributions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que les systèmes de validation des acquis de l'expérience (VAE) prendront en compte de manière plus systématique ce type de reconnaissance afin de :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* promouvoir l'implication volontaire au sein de projets ;&lt;br /&gt;
* cesser de se reposer sur des systèmes, souvent vieillissants, qui peinent à s'adapter aux changements de paradigme qu'impulse la société de l'information ;&lt;br /&gt;
* donner de la valeur aux avis des membres de ces communautés de pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Slashdot.org et Linuxfr.org : pionniers de la démocratie karmique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux sites web respectivement anglophone et francophone, ont été créés en 1997 et en 1998 pour traiter de l'actualité informatique. Ils ont la particularité de permettre aux utilisateurs de commenter librement les contenus publiés. Ce sont eux qui ont inspiré par exemple AgoraVox et un large panel de médias citoyens participatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout abus, remarques fallacieuses ou ''trolls'' &amp;lt;ref&amp;gt;On appelle [http://netizen3.org/index.php/Fallacie,_FUD_et_autres_trolls_Internet trolls] certains utilisateurs qui adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans un genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole : leur objectif est surtout de se faire remarquer.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ils utilisent un système d'autorégulation des usagers inscrits : à chacun d'entre eux est assigné un « karma virtuel » qui augmente lors de toute contribution améliorant la qualité du site et proposant des informations intéressantes. À l'inverse, le karma diminue si les commentaires sont jugés inutiles ou partiaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit là, probablement, de l'agora la plus raffinée, la plus démocratique et la mieux consciente des enjeux sociotechniques inhérents aux médias sociaux – avec Wikipédia. Méconnus du grand public, ce sont les membres de cette communauté qui, d'une certaine manière, font et défont les technologies en fonction de critères aussi technologiques qu'éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut, symboliquement, surnommer cette gouvernance « démocratie karmique » pour montrer sa forte valeur en terme de conscience citoyenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : Certification par les pairs et réputation en ligne==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question : Certains internautes se méfient d'internet et donnent toujours un pseudonyme quelconque et commun lorsqu'ils contribuent aux forums et autres espaces collaboratifs. Pensez-vous que c'est là un code de conduite durable ? (Plusieurs bonnes réponses)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car on ne sait pas ce que pourraient exploiter des tiers pour leur nuire dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car il devient ainsi impossible pour autrui de voir facilement toutes leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car une partie de leur vie publique est inexploitable, même si elle pourrait être valorisée par la suite dans un contexte professionnel.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car ils risquent de se répondre à eux-même sans le faire exprès au cas où ils retomberaient sur leurs anciennes contributions après avoir changé de pseudonyme.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison d'utiliser un pseudonyme pour les contributions qui pourraient desservir leur image, actuellement ou dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car leurs contacts ne peuvent remonter jusqu'à d'autres éléments leur permettant de bien s'assurer qu'ils sont légitimes dans leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car les employeurs font des recherches sur leurs futurs employés et il vaut mieux qu'ils ne trouvent rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : ''Quizz eCulture : apprendre à apprendre'' sur [http://quizz.forumeculture.net/Quizz-eCulture-apprendre-a.html www.quizz.forumeculture.net]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réponses au quiz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 2, 3, 5 et 6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php?2006/12/05/81-peer-commentary ''La science, la cité '': blog d'Antoine Blanchard] &lt;br /&gt;
* Utilisez ce test pour tester la notion de certification par les pairs : [http://www.innergeek.us/francais.html www.innergeek.us]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=16772</id>
		<title>Certification par les pairs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Certification_par_les_pairs&amp;diff=16772"/>
				<updated>2016-08-30T12:22:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/er%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale ''cathédrale''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar ''bazar''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22hi%C3%A9rarchie+de+comp%C3%A9tences%22 ''hiérarchie de compétences''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9ritocratie ''méritocratie''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance ''gouvernance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9galit%C3%A9+des+chances%22 ''égalité des chances''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9mocratie ''démocratie''], [http://www.ict-21.ch/com-ict/IMG/pdf/mun200903.pdf ''démocratie karmique''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crit%C3%A8res ''critères qualité''],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/web%202.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll ''troll''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés''''' : [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/AgoraVox ''AgoraVox''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian ''Debian''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Slashdot ''Slashdot.org''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Linuxfr ''Linuxfr.org''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous voulez vous offrir un petit week-end détente dans une région pittoresque, mais vous n'avez pas de guide à portée de main ? Aujourd'hui, rien de plus simple : un petit tour sur internet et les idées d'excursion abondent ! Mais comment faire votre choix ? Grâce à l'évaluation des autres internautes bien sûr ! On aborde ici le concept de certification par les pairs, une méthode de reconnaissance décentralisée qui délègue aux membres d'une communauté la possibilité de se jauger mutuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux sites fonctionnent sur le mode de la certification par les pairs. Au chapitre voyage, nous avons par exemple le site Trip Advisor&amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.google.com/search?q=tripdvisor&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;client=firefox-b-ab#q=tripadvisor ''www.tripadvisor.fr'']&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui vous permet d'évaluer rapidement, grâce aux recommandations des autres voyageurs, la qualité des prestations de la destination que vous avez repérée. La lecture des commentaires sera décisive pour faire votre réservation... Ou pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans de nombreux domaines, c'est la certification par les pairs qui sera votre premier « critère qualité » : par exemple dans le secteur de la vente de livres en ligne, pour vous assurer de la qualité du contenu d'un ouvrage ; du co-voiturage, pour savoir si votre conducteur est fiable ; ou du couchsurfing (littéralement le surf sur canapé) pour faire confiance à la personne qui va vous héberger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous, désormais, de ne pas vous cantonner au rôle de simple utilisateur ! Vous pouvez enfin endosser celui d'évaluateur : que ce soit pour confirmer la qualité irréprochable d'un service ou pour prévenir les autres utilisateurs de ses éventuelles lacunes. Vous rendez ainsi service à la communauté et vous participez à améliorer la crédibilité du site qui a mis à votre disposition un service gratuit. C'est la logique du gagnant/gagnant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La certification par les pairs est un outil performant au service des citoyens, d'autant plus efficace que la communauté est nombreuse et fortement impliquée. Difficile dans ces conditions de dissimuler une piètre prestation hôtelière ou un comportement irrespectueux dans le co-voiturage. Avec l'évaluation entre utilisateurs, tout devient transparent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système permet aussi de pondérer, par exemple, un certain nombre de propos tenus par les autres internautes. C'est l'exemple d'AgoraVox &amp;lt;ref&amp;gt;[https://www.google.com/search?q=tripdvisor&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;client=firefox-b-ab#q=agoravox''www.agoravox.fr'']&amp;lt;/ref&amp;gt;, média citoyen qui traite de tout type de sujets de société : si chacun est libre de commenter un article sur ce site de presse citoyenne, la communauté des lecteurs a aussi la possibilité d'évaluer les commentaires, en donnant des points positifs ou négatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous êtes simple visiteur et n'avez pas le temps de tout lire, vous pouvez d'un clic choisir de n'afficher que les commentaires bien notés, et ainsi vous vous épargnez le « bruit », la « pollution informationnelle », c'est-à-dire les commentaires mal notés par les lecteurs-contributeurs précédents.Une manière astucieuse de contrôler les fameux trolls &amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Fallacie,_FUD_et_autres_trolls Fallacie, FUD et autres trolls], chapitre 5.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car on le sait bien, certains grincheux s'en donnent à cœur joie dès qu'il s'agit de faire des critiques, mais l'ensemble de la communauté peut désapprouver ces réactions, et encourager par une évaluation positive les commentaires les plus constructifs (« j'aime » ou « je n'aime pas »). Ainsi, 15 commentaires agressifs qui reçoivent une faible note, auront bien du mal à exister face à trois commentaires pertinents pour le débat, fortement plébiscités par la communauté des lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Égalité des chances==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La certification par les pairs se distingue de l'évaluation classique basée sur une hiérarchie de type cathédrale &amp;lt;ref&amp;gt; voir article [http://netizen3.org/index.php/Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars ''Des cathédrales aux bazars'']&amp;lt;/ref&amp;gt; qui s'appuie sur les avis de personnes autorisées, diplômées, expertes en tel domaine (comme les avis des agences sanitaires par exemple). Il ne s'agit plus d'une validation par un organisme ayant pignon sur rue, mais par ses égaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mémoire, ce modèle de validation prévaut déjà dans le domaine scientifique, notamment lorsqu'il s'agit d'évaluer la qualité d'une publication avant parution, dans une revue comme Nature, Science ou PLOS. La limite, dans tout domaine pointu comme dans l'ensemble des disciplines de la recherche, c'est qu'il est parfois difficile de trouver des personnes avec un bagage suffisant pour évaluer de manière pertinente le travail d'un autre membre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évaluation par les pairs est de plus en plus employée dans le milieu du web, notamment au sein de la communauté du logiciel libre, pour décider de la prise de responsabilités au sein d'un projet. Au lieu de s'en tenir à des critères externes, comme les diplômes ou la reconnaissance dans un milieu professionnel, les membres des différentes communautés d'intérêt désignent leurs responsables :&lt;br /&gt;
* soit par vote formel (comme au sein du projet Debian) ;&lt;br /&gt;
* soit de manière informelle (dans la plupart des projets).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci n'est pas nouveau, mais cette pratique prend de l'ampleur grâce aux outils numériques du web 2.0 et sort désormais des domaines cantonnés à une élite. Ainsi, même si vous ne présentez pas un cursus académique très fourni, les membres du projet peuvent estimer que votre contribution a de la valeur, que vous n'êtes pas vos diplômes (ou leur absence). Ce qui donne de la valeur à votre point de vue, ce sont vos compétences, le service rendu ou la qualité de vos précédentes contributions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut espérer que les systèmes de validation des acquis de l'expérience (VAE) prendront en compte de manière plus systématique ce type de reconnaissance afin de :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* promouvoir l'implication volontaire au sein de projets ;&lt;br /&gt;
* cesser de se reposer sur des systèmes, souvent vieillissants, qui peinent à s'adapter aux changements de paradigme qu'impulse la société de l'information ;&lt;br /&gt;
* donner de la valeur aux avis des membres de ces communautés de pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Slashdot.org et Linuxfr.org : pionniers de la démocratie karmique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux sites web respectivement anglophone et francophone, ont été créés en 1997 et en 1998 pour traiter de l'actualité informatique. Ils ont la particularité de permettre aux utilisateurs de commenter librement les contenus publiés. Ce sont eux qui ont inspiré par exemple AgoraVox et un large panel de médias citoyens participatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin d'éviter tout abus, remarques fallacieuses ou ''trolls'' &amp;lt;ref&amp;gt;On appelle [http://netizen3.org/index.php/Fallacie,_FUD_et_autres_trolls_Internet trolls] certains utilisateurs qui adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans un genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole : leur objectif est surtout de se faire remarquer.&amp;lt;/ref&amp;gt;, ils utilisent un système d'autorégulation des usagers inscrits : à chacun d'entre eux est assigné un « karma virtuel » qui augmente lors de toute contribution améliorant la qualité du site et proposant des informations intéressantes. À l'inverse, le karma diminue si les commentaires sont jugés inutiles ou partiaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit là, probablement, de l'agora la plus raffinée, la plus démocratique et la mieux consciente des enjeux sociotechniques inhérents aux médias sociaux – avec Wikipédia. Méconnus du grand public, ce sont les membres de cette communauté qui, d'une certaine manière, font et défont les technologies en fonction de critères aussi technologiques qu'éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut, symboliquement, surnommer cette gouvernance « démocratie karmique » pour montrer sa forte valeur en terme de conscience citoyenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : Certification par les pairs et réputation en ligne==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question : Certains internautes se méfient d'internet et donnent toujours un pseudonyme quelconque et commun lorsqu'ils contribuent aux forums et autres espaces collaboratifs. Pensez-vous que c'est là un code de conduite durable ? (Plusieurs bonnes réponses)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car on ne sait pas ce que pourraient exploiter des tiers pour leur nuire dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car il devient ainsi impossible pour autrui de voir facilement toutes leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car une partie de leur vie publique est inexploitable, même si elle pourrait être valorisée par la suite dans un contexte professionnel.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car ils risquent de se répondre à eux-même sans le faire exprès au cas où ils retomberaient sur leurs anciennes contributions après avoir changé de pseudonyme.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison d'utiliser un pseudonyme pour les contributions qui pourraient desservir leur image, actuellement ou dans le futur.&lt;br /&gt;
# Ils ont tort, car leurs contacts ne peuvent remonter jusqu'à d'autres éléments leur permettant de bien s'assurer qu'ils sont légitimes dans leurs contributions.&lt;br /&gt;
# Ils ont raison car les employeurs font des recherches sur leurs futurs employés et il vaut mieux qu'ils ne trouvent rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : ''Quizz eCulture : apprendre à apprendre'' sur [http://quizz.forumeculture.net/Quizz-eCulture-apprendre-a.html www.quizz.forumeculture.net]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réponses au quiz==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 2, 3, 5 et 6.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [http://www.enroweb.com/blogsciences/index.php?2006/12/05/81-peer-commentary ''La science, la cité '': blog d'Antoine Blanchard] &lt;br /&gt;
* Utilisez ce test pour tester la notion de certification par les pairs : [http://www.innergeek.us/francais.html www.innergeek.us]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16771</id>
		<title>Wikinomie, la clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16771"/>
				<updated>2016-08-30T11:52:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Participation synergique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomie wikinomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+du+don%22 économie du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxinomie taxinomie de la collaboration ], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=transparence transparence] , [https://en.wikipedia.org/wiki/Globalization globalisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tition compétition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co culture du « co »], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU ''GNU/Linux''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomics ''Wikinomics''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Don_Tapscott ''Tapscott Don''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Anthony_D._Williams_(author) ''Williams Anthony D''.], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldcorp ''GoldCorp Inc.''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/torvalds ''Torvalds Linus''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard ''Devouard Florence''].  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics'']Don Tapscott et Anthony D. Williams, , Édition Portfolio(2006).Traduction  française:Pearson (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat une idée bien ancrée : ''Mieux vaut garder le secret''. Eh bien, pas forcément ! Désormais, il y a la wikinomie. Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. » &amp;lt;ref&amp;gt;Voir note ci-dessus.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » &amp;lt;ref&amp;gt; Article [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Wikinomics «''Wikinomics''»],Wikipedia(consulté19.092014).&amp;lt;/ref&amp;gt; repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/La_rupture_technologique ''La rupture technologique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique ''Les propriétés fondamentales du numérique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* instantanéité (transfert d'information quasi immédiat) ;&lt;br /&gt;
* décentralisation (pas d'instance pivot) ;&lt;br /&gt;
* multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&lt;br /&gt;
* persistance (l'information ne disparaît jamais) ;&lt;br /&gt;
* asynchronicité (chacun agit à son rythme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Participation synergique==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taxonomie.jpg|600px|right]]&lt;br /&gt;
Le schéma suivant représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique. C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques prérequis bien utiles pour comprendre et apprécier cette catégorisation des modes de collaborations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A - Accepter l'idée que chaque activité est un projet. Que ce soit la promotion d'un festival, la récolte de patates ou la modification d'un cursus de langue étrangère, c'est un projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B - Utiliser des outils numériques, pour assurer une bonne fluidité de la communication. Sans courriel par exemple, difficile de faire circuler l'information au mieux aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C - Accepter l'idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e...). Par exemple, un photographe n'est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même ce n'est pas son &amp;quot;métier&amp;quot;. Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d'elle-même, sans limite artificielle de statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D - Contribuer à la coordination de la réalisation d'un tel projet dans un groupe de travail, et proposer un espace de travail transparent, les traces de chaque contribution permettant à chacun de voir l'évolution de la collaboration jusqu'au résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette base, voici la taxonomie proposée par Florence Devouard, du moins collaboratif (1) au plus collaboratif(5) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 * '''Dialogue'''. Une collaboration minimale, dans laquelle chacun a son pré carré, mais discute avec ses collègues pour connaître, informer, et apprendre parfois, sans choisir pour autant de &amp;quot;co-labourer&amp;quot; les champs ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 * '''Évaluation par les pairs''' (peer review). Là aussi, chacun travaille de son côté. Néanmoins le travail fourni par une personne va être vérifié par les collaborateurs. Cela permet de s'assurer de la qualité du travail fourni mais aussi de fournir un retour, des suggestions, des remarques ou des critiques. L'exemple classique est la relecture d'un article scientifique. Les relecteurs ne modifient pas le travail de l'auteur mais lui apportent des commentaires visant à améliorer l'article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 * '''Collaboration parallèle'''. Dans cette forme intermédiaire de collaboration (sur une échelle de 1 à 5), chacun fait sa part et la pose dans un pot commun. C'est encore un peu le « chacun pour soi » qui domine. Les collaborateurs travaillent en parallèle, côte à côte, chacun ne voyant pas forcément le travail de l'autre, mais faisant confiance au coordinateur. C'est souvent ce qui se passe dans le cadre de la rédaction d'un ouvrage collectif, dont les parties sont indépendantes les unes des autres mais ont un thème en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 * '''Collaboration séquentielle'''. Ce type de collaboration permet à chacun d'échanger sur la globalité du projet, puis chacun fait la part qui lui est impartie. Il n'intervient pas nécessairement sur le travail des autres, mais il en a connaissance, peut en suivre et en influencer l'évolution, ce qui lui permet d'ajuster sa collaboration au mieux pour la cohérence du tout. C'est généralement le cas lorsque le travail d'un collaborateur est impacté par le travail préalablement fait par un autre collaborateur. La situation se retrouve par exemple dans la rédaction d'un ouvrage à plusieurs auteurs. Ces derniers décident ensemble du thème du livre, de son déroulé, et de la répartition des chapitres à écrire, alors que chaque chapitre est directement dépendant des autres chapitres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 * '''Collaboration synergique'''. Dans cette formule, tous les participants au projet collaborent de toutes les manières possibles, à toutes les étapes de l'activité et sur toutes les parties du projet. Les collaborateurs sont multifonctionnels, même si chacun proposera des contributions liées à ses domaines d'expertise. Les taches ne sont pas attribuées, chacun s'impliquant en fonction de son expertise, de sa motivation, de sa disponibilité etc. C'est le principe même du wiki, qui a donné lieu au miracle Wikipedia. Chacun peut proposer ou corriger les textes, photos, etc. et les contributions de chacun se mèlent au sein d'un article collectif. Si la rédaction, l'orthographe et la grammaire des articles y est bonne, cela est dû au fait que dans la collaboration synergique, la coordination du projet fournit un environnement favorable, de bons outils et des moyens de conception idoines, adaptés aux besoins .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion : plus on a confiance en ses partenaires-collègues sur un projet, plus on est prêt à coopérer en ligne de manière performante, permettant à chacun de réaliser diverses contributions, de mettre en valeur divers talents. La confiance a deux sources dans la culture numérique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la confiance dans les outils, dans le fait qu'ils créent un terrain de communication éthique, équitable, transparent (ce qui est le cas des deux principaux logiciels de wiki : mediawiki qui opère wikipédia, et Xwiki pour la gestion de projets, tous deux sous licence libre GPL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la culture du &amp;quot;co&amp;quot;, qui demande de faire confiance à ses collaborateurs, de se programmer à non plus seulement opérer dans son coin. On apprend encore malheureusement trop peu à l'école et en société à co-opérer, tant le dogme dominant reste axé sur la compétition (partager c'est perdre!) et sur l'idée (non prouvée) que la nature fonctionne selon la loi du plus fort, fort étant compris au sens &amp;quot;non coopératif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16770</id>
		<title>Wikinomie, la clé de la culture collaborative</title>
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				<updated>2016-08-30T11:51:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomie wikinomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+du+don%22 économie du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxinomie taxinomie de la collaboration ], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=transparence transparence] , [https://en.wikipedia.org/wiki/Globalization globalisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tition compétition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co culture du « co »], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU ''GNU/Linux''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomics ''Wikinomics''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Don_Tapscott ''Tapscott Don''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Anthony_D._Williams_(author) ''Williams Anthony D''.], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldcorp ''GoldCorp Inc.''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/torvalds ''Torvalds Linus''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard ''Devouard Florence''].  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics'']Don Tapscott et Anthony D. Williams, , Édition Portfolio(2006).Traduction  française:Pearson (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat une idée bien ancrée : ''Mieux vaut garder le secret''. Eh bien, pas forcément ! Désormais, il y a la wikinomie. Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. » &amp;lt;ref&amp;gt;Voir note ci-dessus.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » &amp;lt;ref&amp;gt; Article [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Wikinomics «''Wikinomics''»],Wikipedia(consulté19.092014).&amp;lt;/ref&amp;gt; repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/La_rupture_technologique ''La rupture technologique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique ''Les propriétés fondamentales du numérique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* instantanéité (transfert d'information quasi immédiat) ;&lt;br /&gt;
* décentralisation (pas d'instance pivot) ;&lt;br /&gt;
* multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&lt;br /&gt;
* persistance (l'information ne disparaît jamais) ;&lt;br /&gt;
* asynchronicité (chacun agit à son rythme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Participation synergique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma suivant représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique. C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques prérequis bien utiles pour comprendre et apprécier cette catégorisation des modes de collaborations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A - Accepter l'idée que chaque activité est un projet. Que ce soit la promotion d'un festival, la récolte de patates ou la modification d'un cursus de langue étrangère, c'est un projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B - Utiliser des outils numériques, pour assurer une bonne fluidité de la communication. Sans courriel par exemple, difficile de faire circuler l'information au mieux aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C - Accepter l'idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e...). Par exemple, un photographe n'est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même ce n'est pas son &amp;quot;métier&amp;quot;. Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d'elle-même, sans limite artificielle de statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D - Contribuer à la coordination de la réalisation d'un tel projet dans un groupe de travail, et proposer un espace de travail transparent, les traces de chaque contribution permettant à chacun de voir l'évolution de la collaboration jusqu'au résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette base, voici la taxonomie proposée par Florence Devouard, du moins collaboratif (1) au plus collaboratif(5) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taxonomie.jpg|600px|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 * '''Dialogue'''. Une collaboration minimale, dans laquelle chacun a son pré carré, mais discute avec ses collègues pour connaître, informer, et apprendre parfois, sans choisir pour autant de &amp;quot;co-labourer&amp;quot; les champs ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2 * '''Évaluation par les pairs''' (peer review). Là aussi, chacun travaille de son côté. Néanmoins le travail fourni par une personne va être vérifié par les collaborateurs. Cela permet de s'assurer de la qualité du travail fourni mais aussi de fournir un retour, des suggestions, des remarques ou des critiques. L'exemple classique est la relecture d'un article scientifique. Les relecteurs ne modifient pas le travail de l'auteur mais lui apportent des commentaires visant à améliorer l'article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 * '''Collaboration parallèle'''. Dans cette forme intermédiaire de collaboration (sur une échelle de 1 à 5), chacun fait sa part et la pose dans un pot commun. C'est encore un peu le « chacun pour soi » qui domine. Les collaborateurs travaillent en parallèle, côte à côte, chacun ne voyant pas forcément le travail de l'autre, mais faisant confiance au coordinateur. C'est souvent ce qui se passe dans le cadre de la rédaction d'un ouvrage collectif, dont les parties sont indépendantes les unes des autres mais ont un thème en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 * '''Collaboration séquentielle'''. Ce type de collaboration permet à chacun d'échanger sur la globalité du projet, puis chacun fait la part qui lui est impartie. Il n'intervient pas nécessairement sur le travail des autres, mais il en a connaissance, peut en suivre et en influencer l'évolution, ce qui lui permet d'ajuster sa collaboration au mieux pour la cohérence du tout. C'est généralement le cas lorsque le travail d'un collaborateur est impacté par le travail préalablement fait par un autre collaborateur. La situation se retrouve par exemple dans la rédaction d'un ouvrage à plusieurs auteurs. Ces derniers décident ensemble du thème du livre, de son déroulé, et de la répartition des chapitres à écrire, alors que chaque chapitre est directement dépendant des autres chapitres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 * '''Collaboration synergique'''. Dans cette formule, tous les participants au projet collaborent de toutes les manières possibles, à toutes les étapes de l'activité et sur toutes les parties du projet. Les collaborateurs sont multifonctionnels, même si chacun proposera des contributions liées à ses domaines d'expertise. Les taches ne sont pas attribuées, chacun s'impliquant en fonction de son expertise, de sa motivation, de sa disponibilité etc. C'est le principe même du wiki, qui a donné lieu au miracle Wikipedia. Chacun peut proposer ou corriger les textes, photos, etc. et les contributions de chacun se mèlent au sein d'un article collectif. Si la rédaction, l'orthographe et la grammaire des articles y est bonne, cela est dû au fait que dans la collaboration synergique, la coordination du projet fournit un environnement favorable, de bons outils et des moyens de conception idoines, adaptés aux besoins .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion : plus on a confiance en ses partenaires-collègues sur un projet, plus on est prêt à coopérer en ligne de manière performante, permettant à chacun de réaliser diverses contributions, de mettre en valeur divers talents. La confiance a deux sources dans la culture numérique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la confiance dans les outils, dans le fait qu'ils créent un terrain de communication éthique, équitable, transparent (ce qui est le cas des deux principaux logiciels de wiki : mediawiki qui opère wikipédia, et Xwiki pour la gestion de projets, tous deux sous licence libre GPL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la culture du &amp;quot;co&amp;quot;, qui demande de faire confiance à ses collaborateurs, de se programmer à non plus seulement opérer dans son coin. On apprend encore malheureusement trop peu à l'école et en société à co-opérer, tant le dogme dominant reste axé sur la compétition (partager c'est perdre!) et sur l'idée (non prouvée) que la nature fonctionne selon la loi du plus fort, fort étant compris au sens &amp;quot;non coopératif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16769</id>
		<title>Wikinomie, la clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16769"/>
				<updated>2016-08-30T11:48:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Participation synergique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomie wikinomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+du+don%22 économie du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxinomie taxinomie de la collaboration ], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=transparence transparence] , [https://en.wikipedia.org/wiki/Globalization globalisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tition compétition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co culture du « co »], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU ''GNU/Linux''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomics ''Wikinomics''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Don_Tapscott ''Tapscott Don''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Anthony_D._Williams_(author) ''Williams Anthony D''.], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldcorp ''GoldCorp Inc.''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/torvalds ''Torvalds Linus''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard ''Devouard Florence''].  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics'']Don Tapscott et Anthony D. Williams, , Édition Portfolio(2006).Traduction  française:Pearson (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat une idée bien ancrée : ''Mieux vaut garder le secret''. Eh bien, pas forcément ! Désormais, il y a la wikinomie. Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. » &amp;lt;ref&amp;gt;Voir note ci-dessus.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » &amp;lt;ref&amp;gt; Article [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Wikinomics «''Wikinomics''»],Wikipedia(consulté19.092014).&amp;lt;/ref&amp;gt; repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/La_rupture_technologique ''La rupture technologique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique ''Les propriétés fondamentales du numérique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* instantanéité (transfert d'information quasi immédiat) ;&lt;br /&gt;
* décentralisation (pas d'instance pivot) ;&lt;br /&gt;
* multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&lt;br /&gt;
* persistance (l'information ne disparaît jamais) ;&lt;br /&gt;
* asynchronicité (chacun agit à son rythme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma suivant représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique. C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques prérequis bien utiles pour comprendre et apprécier cette catégorisation des modes de collaborations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A - Accepter l'idée que chaque activité est un projet. Que ce soit la promotion d'un festival, la récolte de patates ou la modification d'un cursus de langue étrangère, c'est un projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B - Utiliser des outils numériques, pour assurer une bonne fluidité de la communication. Sans courriel par exemple, difficile de faire circuler l'information au mieux aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C - Accepter l'idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e...). Par exemple, un photographe n'est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même ce n'est pas son &amp;quot;métier&amp;quot;. Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d'elle-même, sans limite artificielle de statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D - Contribuer à la coordination de la réalisation d'un tel projet dans un groupe de travail, et proposer un espace de travail transparent, les traces de chaque contribution permettant à chacun de voir l'évolution de la collaboration jusqu'au résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette base, voici la taxonomie proposée par Florence Devouard, du moins collaboratif (1) au plus collaboratif(5) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taxonomie.jpg|600px|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 - '''Dialogue'''. Une collaboration minimale, dans laquelle chacun a son pré carré, mais discute avec ses collègues pour connaître, informer, et apprendre parfois, sans choisir pour autant de &amp;quot;co-labourer&amp;quot; les champs ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- '''Évaluation par les pairs''' (peer review). Là aussi, chacun travaille de son côté. Néanmoins le travail fourni par une personne va être vérifié par les collaborateurs. Cela permet de s'assurer de la qualité du travail fourni mais aussi de fournir un retour, des suggestions, des remarques ou des critiques. L'exemple classique est la relecture d'un article scientifique. Les relecteurs ne modifient pas le travail de l'auteur mais lui apportent des commentaires visant à améliorer l'article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 - '''Collaboration parallèle'''. Dans cette forme intermédiaire de collaboration (sur une échelle de 1 à 5), chacun fait sa part et la pose dans un pot commun. C'est encore un peu le « chacun pour soi » qui domine. Les collaborateurs travaillent en parallèle, côte à côte, chacun ne voyant pas forcément le travail de l'autre, mais faisant confiance au coordinateur. C'est souvent ce qui se passe dans le cadre de la rédaction d'un ouvrage collectif, dont les parties sont indépendantes les unes des autres mais ont un thème en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 - '''Collaboration séquentielle'''. Ce type de collaboration permet à chacun d'échanger sur la globalité du projet, puis chacun fait la part qui lui est impartie. Il n'intervient pas nécessairement sur le travail des autres, mais il en a connaissance, peut en suivre et en influencer l'évolution, ce qui lui permet d'ajuster sa collaboration au mieux pour la cohérence du tout. C'est généralement le cas lorsque le travail d'un collaborateur est impacté par le travail préalablement fait par un autre collaborateur. La situation se retrouve par exemple dans la rédaction d'un ouvrage à plusieurs auteurs. Ces derniers décident ensemble du thème du livre, de son déroulé, et de la répartition des chapitres à écrire, alors que chaque chapitre est directement dépendant des autres chapitres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 - '''Collaboration synergique'''. Dans cette formule, tous les participants au projet collaborent de toutes les manières possibles, à toutes les étapes de l'activité et sur toutes les parties du projet. Les collaborateurs sont multifonctionnels, même si chacun proposera des contributions liées à ses domaines d'expertise. Les taches ne sont pas attribuées, chacun s'impliquant en fonction de son expertise, de sa motivation, de sa disponibilité etc. C'est le principe même du wiki, qui a donné lieu au miracle Wikipedia. Chacun peut proposer ou corriger les textes, photos, etc. et les contributions de chacun se mèlent au sein d'un article collectif. Si la rédaction, l'orthographe et la grammaire des articles y est bonne, cela est dû au fait que dans la collaboration synergique, la coordination du projet fournit un environnement favorable, de bons outils et des moyens de conception idoines, adaptés aux besoins .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion : plus on a confiance en ses partenaires-collègues sur un projet, plus on est prêt à coopérer en ligne de manière performante, permettant à chacun de réaliser diverses contributions, de mettre en valeur divers talents. La confiance a deux sources dans la culture numérique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la confiance dans les outils, dans le fait qu'ils créent un terrain de communication éthique, équitable, transparent (ce qui est le cas des deux principaux logiciels de wiki : mediawiki qui opère wikipédia, et Xwiki pour la gestion de projets, tous deux sous licence libre GPL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la culture du &amp;quot;co&amp;quot;, qui demande de faire confiance à ses collaborateurs, de se programmer à non plus seulement opérer dans son coin. On apprend encore malheureusement trop peu à l'école et en société à co-opérer, tant le dogme dominant reste axé sur la compétition (partager c'est perdre!) et sur l'idée (non prouvée) que la nature fonctionne selon la loi du plus fort, fort étant compris au sens &amp;quot;non coopératif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16763</id>
		<title>EPortfolio, contenu de base d'un bon site web profil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16763"/>
				<updated>2016-08-30T08:30:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contenu contenu],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/profil profil],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_web_personnel site perso],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Profil_utilisateur site web de profil],&lt;br /&gt;
[http://www.reussirmavie.net/Faire-un-CV-2-O-tout-ce-qu-il-faut-savoir_a1874.html CV 2.0],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eportfolio eportfolio],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20transversales compétences transversales],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Soft_skills soft skills],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire  savoir-faire],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/identit%C3%A9%20num%C3%A9rique identité numérique],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/mise%20%C3%A0%20jour mise à jour],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9criture%20web écriture web],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crit%C3%A8res%20qualit%C3%A9 critères qualité],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_page mise en page],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cat%C3%A9gorie catégorie],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Wikip%C3%A9dia_en_bref qualités rédactionnelles].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org Ynternet.org],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee Berners-Lee Tim],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Stallman Richard (RMS)],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Arpanet Arpanet],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Vall%C3%A9e Vallée Jacques],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia Wikipedia],&lt;br /&gt;
[http://www.ict-21.ch/ICT.SATW.CH/IMG/c2-1-BOT-CV-2004-3pages.pdf Bondolfi Théo],&lt;br /&gt;
[http://oneminuteago.wikia.com/wiki/Raphael_Rousseau Rousseau Raphaël.]''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du CV à l’ePortfolio==&lt;br /&gt;
Le site web, pour se profiler, personnellement ou au titre de (co-)représentant d'un groupe, peut aussi être nommé ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence du CV, document statique, l'ePortfolio est une démarche, un processus et non un produit fini. L'idée est de mettre en valeur ses atouts, et de faire des mises à jour au fil des mois ou des années. Un CV géant, interactif, librement accessible à tous, notamment aux futurs employeurs. Un blog sur les aspects publics de la vie sociale et professionnelle d'une personne, avec ses références sur ses résultats, des preuves de personnes satisfaites, des projets en cours, des pistes pour bien coopérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... Pour qu'un ePortfolio soit utile, il doit toujours être librement disponible pour son créateur, et non bloqué sur une plateforme, universitaire par exemple, dont l'accès pourrait ultérieurement être fermé. En effet, le propriétaire de l'ePortfolio doit toujours conserver la possibilité de le mettre à jour (tel un patrimoine). Première expérience de réalisation de site internet ? Vous recevez une belle offre qui mentionne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le graphisme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*l'hébergement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la durée ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les délais ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les coûts ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*et peut-être même les frais de mise à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce brouhaha d'informations, il manque la mention du contenu : qui rédigera les textes et choisira les images ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous de choisir et/ou produire. Sur le coup, vous ne mesurez pas l'importance de cette partie du projet de site internet. Et puis vient le moment fatidique où le webmaster vous demande : « Alors, ces textes et images, ils sont où ? ». Et là commencent les ennuis, car il faut bien le dire, nous ne sommes pas nés rédacteurs, nous ne sommes pas naturellement habitués à produire de l'écrit pour le web. Il faut des spécialistes en communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, comme on le voit en filigrane dans cet ouvrage, il est possible de devenir le média, en devenant soi-même un acteur. Justement, ça commence par le profil, dont l'idée est simple finalement : si j'arrive à me présenter moi-même, alors j'ai déjà fait un bon chemin vers la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais très concrètement, que mettre dans mon site ? Des images, l'adresse de contact, le plan d'accès ? D'accord, c'est bien joli tout ça, mais pour le reste ? Je peux effectivement aller m'inspirer à gauche à droite sur les sites internet qui me plaisent. Est-ce suffisant ? En tout cas, c'est un moyen de développer mon esprit critique face aux sites web. Mais pour vous faire gagner du temps, voici pour la première fois les contenus de base d'un bon site web, rédigés par la fondation Ynternet.org et distribués dans les cours qu'elle propose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le profil personnel et le profil d'un groupe (association, entreprise, etc.) ont des contenus qui sont vraiment très proches, même si le résultat semble bien différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous fait ce même constat ? De plus en plus de sites traitent de sujets de manière très pointue, très professionnelle, mais sans présenter de manière large les auteurs ou le groupe qui animent la réflexion sur le sujet. Il est fréquent qu'il n'y ait que deux lignes, qu'un petit filet d'information sur les auteurs d'un site, et qu'on n'ait donc pas une vision claire des motivations du groupe, voire pas de moyen d'en contacter les auteurs autrement que par un formulaire impersonnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur qui démontre l'opacité de l'organisation et n'est donc guère rassurant sur ses motivations. Ceci est tout aussi valable pour les leaders des services web (en 2015 : Google, Facebook...), dont l'information sur la mission, les valeurs, les principes de fonctionnements, n'est pas facilement accessible. On utilise leurs services web, mais on ne connaît pas bien les intentions qui les amènent à nous les proposer gratuitement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==L'importance des œuvres==&lt;br /&gt;
L'intérêt de penser à tous les contenus de base d'un bon site internet, dans une culture de plus en plus participative, c'est de montrer que les groupes sont forts, car chaque contributeur a une identité spécifique et forte. Par exemple, sur Wikipedia, il est possible de voir les contributions de chaque participant. Les contenus de base d'un bon site internet se retrouvent dans les sites de la plupart des grands artisans du bien commun dans le monde numérique, comme Tim Berners-Lee, co-initiateur du web, Richard Stallman, co-initiateur du mouvement du logiciel libre, Jacques Vallée, co-concepteur de morceaux d'Arpanet (première version d'internet) : tous exposent sur leurs sites perso comment les contacter, leurs activités présentes, leurs réalisations passées, certains de leurs centres d'intérêt et préférences, des actualités, leurs intentions pour le futur et leurs sources d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retournons à l'époque avant l'omniprésence d'internet, à la fin du XXe siècle. Pour informer des contacts professionnels ou des amis sur ses activités, on envoyait un curriculum vitae, une carte de visite ou parfois une présentation plus personnalisée à ceux à qui on voulait se présenter. En tant qu'entreprise ou groupe de travail, on réalisait une plaquette d'entreprise, qui présentait la mission et les prestations. Avec l'arrivée du numérique, tant le CV que la plaquette se retrouvent sur internet et en raison des propriétés socio-techniques numériques, la présentation est différente : d'une part, les propriétés et possibilités du numérique augmentent le potentiel du profil. D'autre part, sans profil, ce sont les autres qui feront notre réputation, non pas nous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a donc tout intérêt à maîtriser son identité ; à passer un message clair et cohérent sur soi-même auprès de ses différents interlocuteurs. Le gros défi consiste à réussir à passer un message qui distingue son profil des autres profils, et en même temps, qui conserve une base s'adressant à tous les interlocuteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont justement ces contenus de base permettant de se profiler ? Voici dans le tableau qui suit les conseils qui ont la particularité de s'appliquer aussi bien au profil d'une personne qu'au profil d'un groupe. A noter qu'à l'image d'une fleur, autour de ces contenus de base, il y a d'autres contenus plus spécifiques qui sont à développer. Si vous devez rédiger ou mettre à jour le site internet présentant votre profil (pour mieux montrer qui vous êtes, pour trouver du travail, etc.) ou celui d'un groupe (entreprise, association, groupe de travail), ceci peut vous intéresser. Plutôt que de réinventer la roue, voici des contenus qui se retrouvent généralement dans les sites web pour se profiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mémento d'un bon site web de profil==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par « groupe », on entend autant une entreprise, une association, qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Menu&lt;br /&gt;
! Profil personnel &lt;br /&gt;
(l'individu, son profil public ou pour les collègues)&lt;br /&gt;
! Profil d'un groupe &lt;br /&gt;
(PME, association, groupe de travail...)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Message de bienvenue, menu, objectifs et cibles et résumé du contenu&lt;br /&gt;
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|-&lt;br /&gt;
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| Centres d'intérêts, choix de vie socio-professionnels, croyances et valeurs&lt;br /&gt;
| Principes de fonctionnement, valeurs du groupe, mission, raison d'être&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Passé : réalisations&lt;br /&gt;
| Compétences, réalisations, résultats, références, Curriculum Vitae&lt;br /&gt;
| Histoire dès les débuts : fondation, autonomisation, résultats et faits marquants&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Présent : activités et prestations&lt;br /&gt;
| Quotidien ; engagements actuels ; groupes de travail ; événements et activités régulières&lt;br /&gt;
| Services et produits ; type de prestations fournies ; conditions d'accès aux prestations ; mission de l'organisation ; exemples de clients ; tarifs (séparés).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Avenir : projets envisagés&lt;br /&gt;
| Projets de développement socioprofessionnels, espoirs et perspectives, intentions,...&lt;br /&gt;
| Annonces des prochains produits à venir, partenariats possibles,&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux d'information&lt;br /&gt;
| Types et sources d'informations par supports (outils dynamiques des réseaux sociaux), remerciements&lt;br /&gt;
| Partenaires, éventuellement fournisseurs, liens sur les médias&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Contact (comment aborder)&lt;br /&gt;
| Coordonnées, modes de contact dans divers contextes&lt;br /&gt;
| Heures d'ouverture, plan d'accès, personne de contact,...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les critères qualité d'un ePortfolio ==&lt;br /&gt;
Pour qu'il atteigne ses objectifs (intéresser le lecteur, lui donner une idée précise de votre identité professionnelle, inspirer confiance, fournir des informations directement utilisables, etc.), votre ePortfolio doit présenter certaines caractéristiques d'ensemble, au-delà des contenus et qualités de chacun des articles. Quatre critères globaux ont été retenus pour évaluer la qualité générale de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc quelques extraits du Guide ePortfolio de la fondation Ynternet.org. Ce travail collaboratif, mené depuis 1999, est un objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique. Ils sont pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ageneve.net/ Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BandeVille.png|1100px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1. Clarté du projet===&lt;br /&gt;
La quête de notre identité est au cœur du développement social et professionnel. Quel est votre destin ? Vous n'êtes pas né(e) par hasard. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. », disait Socrate, il y a plus de 2 500 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rester concentré sur l'ePortfolio, l'objectif est de définir quel est votre projet social et professionnel. Gagner de l'argent n'est pas une finalité. Vos employeurs, collègues, votre entourage social, tous souhaiteront avoir quelques pistes aussi simples que solides pour mieux vous connaître. Saurez-vous réussir ce tour de force consistant à vous présenter de manière à toucher votre public, en lui donnant envie d'en savoir plus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous aussi de définir quel est votre public cible. En d'autres termes, à qui parlez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement à un employeur à la fois, avec un ePortfolio sur mesure pour chacun ? Auquel cas vous devrez envisager un ePortfolio accessible uniquement par mot de passe, composé de diverses parties pour orienter chaque contact sur une ou plusieurs pages conçues sur mesure ; mais c'est fastidieux, sans compter que vous pourriez ne pas viser juste et passer à côté d'une opportunité inattendue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous adressez-vous à tous les internautes ? Auquel cas il sera judicieux de se rappeler que « qui trop embrasse, mal étreint » et de ne donner que certaines faces de votre personnalité, celles qui vous qualifient le mieux, sans viser l'exhaustivité. À vous de savoir trancher et vous positionner, pour avoir un projet clair pour un public bien défini. De la réponse à cette question (quel projet pour quel public ?) découleront :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une terminologie (tout public ou d'un domaine spécialisé) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*des contenus ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une forme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que la formulation du projet est adéquate pour le public cible ? Attention à ce dernier élément :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop spécifique, vous allez passer à côté d'un auditoire qui pourrait être malgré tout intéressé par vos propos, voire contribuer à votre démarche ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop large, vous allez susciter des attentes vis-à-vis d'un lectorat qui, finalement, n'y trouvera pas son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, le fond et la forme doivent se retrouver, la seconde au service du premier, afin de donner des éléments d'appréciation, non verbaux, afin que votre cible puisse se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2. Valorisation des compétences transversales===&lt;br /&gt;
La démarche ePortfolio se concentre sur les compétences. Le résultat final, issu de votre démarche, doit permettre au public-cible de reconnaître vos atouts socioprofessionnels, de pouvoir vous citer sur les thématiques que vous développez dans cette vitrine et de vous contacter sur les sujets qui sont au cœur de votre activité et/ou de vos préoccupations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définition des compétences génériques :'''&lt;br /&gt;
Compétences génériques signifient compétences de savoir-être. On parle aussi de compétences transversales (en anglais soft skills ou key competences). Elles sont utiles quel que soit votre métier ; savoir négocier, communiquer, s'organiser, gérer des conflits et finaliser sont des compétences génériques&amp;lt;ref&amp;gt;[http://netizen3.org/index.php/Internet,_moteur_de_formation_toute_sa_vie Article « Internet, moteur de formation toute sa vie », Netizen3.org (consulté le 28.07.2014).]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des exemples de compétences génériques pour que vous puissiez évaluer celles que vous pratiquez le mieux et celles que vous souhaitez valoriser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''conseil d'auto-évaluation :''' pour vous auto-évaluer au mieux, il est utile de demander à d'autres (collègues, participants à la session de création d'ePortfolio) de valider votre perception de vos propres compétences génériques. Ceci vous permet de confronter votre analyse avec celle de ceux qui vous entourent. C'est le principe de validation par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''procédure de valorisation :''' une procédure simple consiste à visiter les pages internet listant ces compétences et copier celles pour lesquelles vous vous considérez comme très compétent. Contextualisez les compétences que vous souhaitez valoriser dans votre ePortfolio sous forme de récits d'expériences. Par exemple, si vous savez repérer l’information, la regrouper et l'organiser en utilisant la technologie et les systèmes d’information appropriés, vous pouvez réaliser un récit d'expériences ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''liste de vérification finale pour les compétences transversales :''' lors de la rédaction de votre ePortfolio, vous avez procédé à l'identification et à la mise en forme de vos compétences générales/transversales. Vous avez ensuite développé la description de ces compétences dans vos différents articles. Vérifiez que toutes vos compétences sont bien représentées et évaluez la manière dont vous les avez présentées. Pour cela, mettez-vous dans la peau de votre lecteur en vous posant les questions suivantes : « Si je ne connaissais pas cette personne (vous-même !), cet ePortfolio me permettrait-il de mieux l'appréhender ? Aurais-je envie de coopérer avec cette personne ? Qu'a-t-elle de spécial, d'unique ? Cette personne peut-elle apporter une réponse claire à mes préoccupations, mes besoins ? ». Pour réaliser cet exercice d'évaluation, vous pouvez bien sûr faire appel à un camarade, qui aura sans doute une vision plus objective que la vôtre des qualités et défauts globaux de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que votre ePortfolio présente bien vos compétences transversales, veillez à ce que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient listées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient valorisées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient rattachées à des exemples de réalisation ou d'engagement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vos compétences soient hiérarchisées : le lecteur sait quelle est votre spécialité, quelles sont vos compétences transversales. Il sait pour quelles tâches ou missions il peut faire appel à vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3. Valorisation des compétences spécifiques (métier)===&lt;br /&gt;
*Les compétences spécifiques sont les compétences liées à votre métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Justification de mes compétences dans le domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Emploi du vocabulaire adapté au domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Exemples de réalisations dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Précision suffisante sur mes apports dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Liens avec d'autres organisations ou individus actifs dans le domaine.Vous devez indiquer clairement quels sont vos domaines de spécialité, qu'il s'agisse de spécialités professionnelles ou de spécialités personnelles. Vous indiquerez également la manière dont vous avez acquis des compétences dans ce domaine : formation initiale, formation continue, engagement associatif, lectures, participation à des projets collectifs... Soyez concret, sans tomber dans une profusion de détails. Exprimez précisément la nature de vos tâches et missions, leurs résultats. Mentionnez les personnes et/ou organisations avec lesquelles vous avez collaboré et la nature de ces collaborations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4. Forme===&lt;br /&gt;
'''Qualités rédactionnelles globales'''  utiles à développer pour un ePortfolio :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vocabulaire et ton adaptés à la cible visée, le lexique et la sobriété étant les atouts les plus certains ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Cohérence du style et du message entre les divers articles identitaires ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Usage de formules neutres afin d'éviter l'obligation de mises à jour trop fréquentes ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Fluidité du texte, avec des phrases agréables à lire et pas trop longues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans chaque article, vous avez tout intérêt à avoir un titre attractif, une orthographe irréprochable (il existe des correcteurs y compris pour la correction sur un navigateur web), mais aussi une illustration visuelle, des chapitres, des liens contextuels, etc. C'est dans l'ensemble de sa production, et non en tant que tel, que cet article sera évalué par les visiteurs de votre site. Vos qualités rédactionnelles globales s'exprimeront dans votre capacité à prendre du recul et à produire un site globalement cohérent au niveau rédactionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un menu attractif, répondant aux besoins des visiteurs, facilitera la visite des pages de votre site. Ce sommaire doit présenter des mots-clés cohérents par rapport aux articles de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple 1, très cohérent mais peu original : nouveautés, préférences, histoire, quotidien, avenir, contact, sources d'information.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple 2, un peu moins cohérent mais plus original : blog, j'aime, ma situation, histoire passée, la futurologie, pour me joindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le vocabulaire et le ton ont tout intérêt à être adaptés au public que vous souhaitez toucher prioritairement. Si vous visez tout type de public, l'usage de formules standard n'est pas suffisant. Il est essentiel de mettre un peu de personnalité et d'originalité afin de toucher le lecteur. Vous pouvez par exemple utiliser des techniques rédactionnelles standard, telles que le questionnement initial (qui pose une hypothèse ou suscite une interpellation), l'énumération, l'insertion de récits et d'histoires captivant l'attention, etc. Travaillez aussi votre lexique : utilisez un vocabulaire adapté aux sujets traités (exemple : nommez précisément des outils et procédures appartenant à un domaine technique particulier) et évitez le recours systématique à des mots trop vagues ou « fourre-tout », tels que les verbes avoir, être, représenter, venir (...), les adjectifs les plus communs tels que beau, grand, génial... N'abusez pas des expressions à la mode, des tics de langage, dont le succès peut passer très vite (cool, top, délire, vachement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L'usage de formules neutres permet d'éviter que vos rédactions soient passées de date (obsolètes) trop rapidement : J'ai 24 ans donne Je suis né-e en 1984 ; J'habite depuis deux ans en Belgique serait mieux rédigé ainsi : Je réside en Belgique depuis 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Votre rédaction doit être globalement fluide dans les articles, ce qui passe entre autres par des phrases courtes (surtout si vous n'avez pas un goût particulier pour la rédaction) et une structuration claire des textes en paragraphes. N'hésitez pas à insérer des titres et sous-titres dans vos articles, ils guident la lecture et mettent en évidence les articulations des textes. N'oubliez pas qu'un article ne s'écrit jamais en une seule fois...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en faisant et refaisant que vous parviendrez à l'expression juste. N'hésitez donc pas à reprendre vos articles publiés, si vous pensez pouvoir y apporter des améliorations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ergonomie, graphisme et esthétique''':&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la navigation dans mon ePortfolio est facile ;&lt;br /&gt;
** les couleurs et l'agencement visuel adoptés procurent l'impression souhaitée ;&lt;br /&gt;
** tout le monde peut accéder à mon site, y compris les personnes ayant des difficultés de lecture. Lors des travaux d'élaboration de votre ePortfolio, vous avez pris connaissance des règles et bonnes pratiques d'édition de site internet.&lt;br /&gt;
** les renseignements importants doivent être accessibles dès la page d'accueil. Utilisez pour cela des onglets ou des barres de menu latérales ;&lt;br /&gt;
**si vous rédigez régulièrement des billets d'actualité, pensez à les regrouper en catégories thématiques, permettant ainsi au lecteur d'accéder à des articles anciens, qui ne figurent plus en page d'accueil ; ou bien optez pour le modèle du blog (à partir d'un template&amp;lt;ref&amp;gt; Modèle de blog à personnaliser, dont l'administration (backoffice) est accessible aux débutants. &amp;lt;/ref&amp;gt; par exemple). &lt;br /&gt;
** choisissez des couleurs, des polices, une structuration des pages conformes à l'impression que vous souhaitez produire sur vos lecteurs, et en accord avec les compétences que vous valorisez dans vos articles. Pensez à formater vos images pour internet, en réduisant la taille et le poids. Pensez aux personnes souffrant de handicaps rendant difficile la lecture à l'écran : ne jouez pas de manière excessive sur les contrastes (par exemple texte noir sur fond rouge, très fatigant); choisissez une taille de police suffisante, joignez une légende à chacune de vos images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5. Cohérence===&lt;br /&gt;
Les différentes parties de l'ePortfolio sont-elles reliées par un fil rouge ? Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les compétences et valeurs que j'expose sont-elles bien illustrées dans mes récits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*inversement, mes récits ne mettraient-ils pas en évidence des compétences et valeurs que j'aurais oubliées de valoriser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les compétences que je présente sont-elles en lien avec le projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*ces compétences vont-elles bien servir mon futur socioprofessionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*aurais-je mis en avant des compétences qui ne servent pas directement mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la combinaison de ces compétences est-elle équilibrée par rapport à mes objectifs ? N'ai-je pas de grosses carences qui pourraient nuire à mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il une cohérence entre le projet et la façon dont je le présente, d'un point de vue graphique et rédactionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour des ambitions internationales, des pages en anglais sont incontournables ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*si l'ePortfolio porte sur des aspects créatifs et/ou artistiques, il doit lui-même en être la preuve et, surtout, contenir des éléments (images, vidéos, textes, etc.) permettant au lectorat d'être convaincu ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*dans un ePortfolio de cadre dirigeant, un ton trop familier peut desservir vos objectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Compléter l'ePortfolio par des liens vers des réseaux sociaux, comme LinkedIn, montrant si possible des références et recommandations.&lt;br /&gt;
L'ensemble du ePortfolio donne-t-il une impression d'unité, ou de pièces juxtaposées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le style est-il unifié (emploi du « je » ou « nous » ou du nom de l'entreprise dans les phrases, usage des temps, de l'infinitif...) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la mise en page (police de caractères, alignement, disposition) est-elle harmonisée d'une page à l'autre ?&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grandschema.jpg|600px|vignette|centre|Copyright Julien Poulain sous LAL (Artlibre.org)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Extraits du ''guide ePortfolio'' de la fondation Ynternet.org, travail collaboratif mené depuis 1999, objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique, pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Anonymat_pseudonymat&amp;diff=16758</id>
		<title>Anonymat pseudonymat</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Anonymat_pseudonymat&amp;diff=16758"/>
				<updated>2016-08-29T14:28:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau%20social ''réseau social''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/anonymat ''anonymat''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pseudonymat ''pseudonymat''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9f%C3%A9rence ''préférences de l'utilisateur''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Conditions_g%C3%A9n%C3%A9rales_d%27utilisation ''conditions générales''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/identit%C3%A9%20num%C3%A9rique ''identité numérique''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Donn%C3%A9es_personnelles ''données personnelles''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Confidentialit%C3%A9 ''Confidentialité''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Vie_priv%C3%A9e ''vie privée''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :'''[https://en.wikipedia.org/wiki/Salam_Pax ''Salam Pax''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Facebook ''Facebook''].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous êtes-vous déjà promené au milieu d’une foule d’inconnus vêtu d’un T-shirt affichant vos nom, prénom, adresse et numéro de téléphone ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce que vous faites sur internet dès que vous pénétrez dans une communauté virtuelle. Vous allez même jusqu’à accrocher à votre T-shirt une carte de visite que n’importe qui peut subtiliser à votre insu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lili13, qui a 13 ans, tchatte sur un forum avec Janysmile, une autre petite fille du même âge. Lili13 propose à Janysmile un rendez-vous réel au parc voisin. En fait, qui est vraiment Lili13 ? Un pseudonyme peut permettre de cacher de mauvaises intentions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salam Pax&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Salam_Pax Article « Salam Pax », Wikipedia (consulté le 28.07.2014).]&amp;lt;/ref&amp;gt; est le pseudo d'un blogueur irakien. En 2003, au cœur de la deuxième guerre du Golfe, il publie des articles décrivant sa vie au quotidien. Seul l’anonymat garanti par le pseudonyme le préserve d’une arrestation et des tortures auxquelles l’expose son activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux exemples extrêmes illustrent le double usage possible du pseudonyme : la protection et l’abus. Il est vrai que, sur le web, vous vous promenez rarement au milieu d’une foule d’inconnus. Le plus souvent vous êtes plutôt en quête de réseaux de confiance. L’encouragement au pseudonymat et à l’anonymat pour des raisons défensives, par peur de la foule d’inconnus, relève en réalité du faux débat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vraie question qui doit se poser est la suivante : pourquoi laisser les visiteurs du net se promener parmi des foules d’inconnus, au lieu de les encourager à évoluer dans des environnements de confiance ? La vraie réponse aux inquiétudes légitimes consiste à favoriser les réseaux qui n’incitent pas, comme Facebook par exemple, à la mise à nu de ses usagers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nobodyknowsyoureadogontheinternet.jpg|thumb|center|300px|''On the Internet, nobody knows you're a dog.'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gardez également à l’esprit que vos données peuvent être revendues, participant ainsi à la construction d’un tableau statistique recensant vos comportements individuels et collectifs partout où vous vous déplacez – une stratégie inquisitrice qui sert d’abord des intérêts d’oligarchies économiques peu recommandables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc primordial de développer son esprit critique et de rester attentif aux conditions générales de chacune des communautés fréquentées. Vous pourrez ainsi privilégier les réseaux offrant des services loyaux, même payants, mais sans vices cachés, au détriment des services gratuits qui, à long terme, de manière directe ou indirecte, collective ou individuelle, vous porteront préjudice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous vous trouvez dans un environnement où une foule d’inconnus est susceptible d’accéder à vos données, mieux vaut vérifier le degré de loyauté et de confidentialité qui vous est garanti. Plutôt que de plonger dans l’anonymat ou le pseudonymat, vérifiez donc les préférences que vous avez sélectionnées dans les conditions générales du réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petiteshistoires.jpg|thumb|center|300px|''...'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16757</id>
		<title>Bruits et autres pollutions du cyberespace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16757"/>
				<updated>2016-08-29T14:18:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Les bruits et pollutions courants */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arnaque arnaque], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/spam spam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pourriel pourriel], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/scam scam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lettre+de+J%C3%A9rusalem%22 lettre de Jérusalem],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraude_4-1-9 Fraude 419],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Canulars canular],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus virus],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/malware malware],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/phishing phishing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Hame%C3%A7onnage  hameçonnage],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%20marketing marketing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Confidentialit%C3%A9 ''confidentialité''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Newsletter Newsletter],&lt;br /&gt;
[http://www.croque-escrocs.fr/ croques-escrocs]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_George_(%C3%A9crivaine) George Susan],&lt;br /&gt;
[http://www.babelio.com/livres/George-Le-Rapport-Lugano/241922 ''Rapport Lugano''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_taxation_des_transactions_financi%C3%A8res_et_pour_l%27action_citoyenne ''ATTAC''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/John_Perry_Barlow ''Barlow John''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Electronic_Frontier_Foundation ''Electronic Frontier Foundation (EFF)]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans la vie quotidienne, pour éviter de perdre son argent, nous avons développé des qualités qui ont fini par devenir des automatismes. Avant un achat : comparer les prix pratiqués dans plusieurs magasins et vérifier l'état de la marchandise. Au paiement : bien contrôler le retour de monnaie. L’arnaque existe aussi sur le web. L'arrivée du numérique a ouvert de nouveaux horizons aux abus en tout genre. Promenons-nous dans les bois virtuels pendant que le loup n'y est pas...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les chaînes de lettres ==&lt;br /&gt;
Les ''chaînes de lettres'' (chain letters en anglais) sont des messages qui circulent entre connaissances (amis, collègues) ou au sein de listes de discussions. Leurs contenus sont variables, mais ils ont pour particularité contraignante d’enjoindre le destinataire à faire suivre ledit message à un maximum de contacts dans son carnet d’adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit le plus souvent de messages alarmistes, de révélations fracassantes, de dénonciations d'actes répréhensibles, fréquemment aussi d’appels à l'aide ou de jeux-concours. Ils en appellent à la solidarité des internautes (dont vous faites partie) et à leur promptitude à agir en faisant circuler l'information. Certains messages font ainsi plusieurs fois le tour d'internet, pour refaire surface, parfois quelques années plus tard, avec en général un contenu identique voire légèrement modifié. Il convient ici d’éviter l'acte impulsif qui conduit, principalement sous le coup de l'émotion, à obéir aux injonctions de  l’expéditeur. Les chaînes de lettres sont souvent utilisées pour amasser le plus d'adresses courriels possibles, qui serviront à diffuser de la publicité en masse, ou pire encore, des virus ou des malwares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Comment débusquer facilement un canular ? ====&lt;br /&gt;
Certains éléments devraient théoriquement figurer dans un message alarmiste digne d’être pris au sérieux. Ainsi, on vérifiera si le courriel propose des références vérifiables, une adresse de site internet de soutien officiel, des contacts téléphoniques ou la référence à des personnes aisément identifiables. La plupart du temps, ces informations font défaut. Il existe par ailleurs des sites web qui se sont spécialisés dans les canulars du net&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.hoaxbuster.com/ Voir par exemple le site hoaxbuster.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; et recensent, sur un mode participatif, la plupart de ces arnaques. Avant de cliquer sur l'icône transférer de votre logiciel de messagerie électronique, posez-vous donc les questions évoquées ci-dessus et consultez au moins l’un de ces sites spécialisés. Vous éviterez ainsi de participer à la pollution de l'espace informationnel qu'est internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Compilation pastiche de chaînes de lettres et canulars ====&lt;br /&gt;
Un internaute a recensé les canulars qu’il a reçus par courriel ; voici son bilan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bonjour. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont envoyé des chaînes de courriels pendant toute l’année 2011 car, grâce à votre bonté :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. J’ai lu 170 fois qu’Hotmail allait supprimer mon compte dans les prochaines semaines ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. J’ai accumulé environ 3 000 ans de malheur et je suis mort plusieurs fois à cause de toutes les chaînes que je n’ai pas transférées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Quand je sors de chez le garagiste, je ne regarde personne, car j’ai peur qu’il (ou elle) m’emmène dans un motel, qu’il (ou elle) me drogue et m’enlève un rein pour le revendre sur eBay ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. J’ai versé toutes mes économies sur le compte d’Amy Bruce, une pauvre petite fille qui a été hospitalisée plus de 7 000 fois (curieusement, Amy Bruce, depuis 1995, a toujours 8 ans) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Mon téléphone cellulaire Nokia gratuit n’est jamais arrivé, pourtant je croyais que Microsoft et Bill Gates les distribuaient parce qu’il y en avait trop ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. J’ai inscrit mon prénom parmi 3 000 autres sur une pétition et j’ai peut-être sauvé ainsi une espèce menacée d’écureuil nain à poil dur en Biélorussie orientale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Je connais la recette pour ne plus être seul en amour : il suffit d’écrire le prénom d’une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le postérieur en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’une Renault 5GT turbo (pas facile de trouver une R5 à Montréal, croyez-moi !) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. J’ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du Dalaï-Lama et j’ai accumulé du bonheur pour les 4690 prochaines années au moins (qui compenseront peut-être les 3 000 ans de malheur récoltés plus haut) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9. Je n’oublie pas les 50 jours et nuits passés à scruter mon écran pour guetter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus dont même Microsoft, Mac Affee, Norton Symantec et Cie étaient incapables de fournir l’antidote et qui, non content de bousiller mon disque dur, risquait au passage de scrapper mon système de son, ma télé HD, ma cafetière et ma rôtisseuse verticale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10. Si vous n'envoyez pas ce courriel dans les dix secondes à au moins 8 500 personnes, un dinosaure venu de l’espace viendra dévorer toute votre famille demain à 17h30&amp;lt;ref&amp;gt;Tu as intérêt à y être, tu verras ça arrivera.&amp;lt;/ref&amp;gt;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La curiosité est (parfois) un vilain défaut==&lt;br /&gt;
« L'ingénierie sociale est un terme &amp;quot;fourre-tout&amp;quot; qui désigne l'ensemble des ruses psychologiques utilisées pour encourager les internautes à diminuer leur niveau de vigilance et de sécurité sur la toile. Elles sont employées notamment pour les inciter à ouvrir des pièces jointes dans les courriels, cliquer sur un bouton, suivre un lien, ou remplir un formulaire avec des informations personnelles sensibles&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.infinigate.ch/fileadmin/user_upload/CH/Data/Sophos/whitepapers/fr/Sophos-security-threat-report-2011-wpfr_FR.pdf Rapport Sophos 2011 sur les menaces à la sécurité, p. 7.]&amp;lt;/ref&amp;gt; ». L’ingénierie sociale se nourrit des émotions humaines et met à profit la kyrielle de technologies modernes disponibles afin de susciter la curiosité de l’utilisateur. Celui-ci, mené par son désir de découvrir ce qui se cache derrière tel lien ou pièce jointe, en oublie la prudence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’entreprise du pourriel==&lt;br /&gt;
Un spam ou pourriel est un courriel non désiré, expédié par une entreprise commerciale qui vante les mérites d’un produit ou d’un service. 3,4 millions de courriels sont envoyés dans le monde chaque seconde, soit 107 000 milliards par an. Plus de trois quarts d’entre eux sont des spams. Vente de Viagra, casino à prix cassé... Leur raison d’être ? Les milliers de dollars qu’ils génèrent. Cette catégorie de courriel propose généralement un lien direct vers la page dédiée à la vente. 11 % des spammés cliquent sur ce lien&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maawg.org/system/files/2010_MAAWG-Consumer_Survey.pdf 2010 MAAWG Email Security Awareness and Usage Report, Ipsos (2010).]&amp;lt;/ref&amp;gt;, et 3,1 % d’entre eux achètent le produit ou le service proposé... C’est en partie à cause de ce taux de réussite confortable que le phénomène du spam ne s’épuise pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un néophyte pensera qu'il lui suffit de répondre à son interlocuteur (présumé) qu'il ne désire plus recevoir ses sollicitations. Erreur ! Les auteurs de tels méfaits se frottent les mains car ces réactions attestent qu'il y a bien un interlocuteur derrière l'adresse en question. Ils conservent alors d'autant plus précieusement l’adresse en question en prévision d’usages ultérieurs (de nouveaux spams ou la revente de fichiers d'adresses validées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter les attaques juridiques, il arrive fréquemment que les annonceurs publicitaires fassent appel à des spammeurs agissant depuis des territoires où la législation ne reconnaît pas le spam comme illégal. Ceci faute d'un code pénal assez rigoureux, parfois par pur laxisme, ou alors car ces pays ont d’autres urgences politiques à affronter. De tels envois sont profondément malhonnêtes (ils jouent sur la naïveté de l’utilisateur) et pollueurs (en raison de l’énergie dépensée pour l’envoi et par le filtre anti-spam). Face à des perspectives financières alléchantes, ces arguments ne pèsent hélas pas lourd.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour combattre le spam, il est donc recommandé en premier lieu de ne jamais y répondre : l'auteur reçoit bien les réponses, mais ne leur réserve pas l’accueil qu’escompterait le destinataire naïf. Il arrive aussi fréquemment que l'auteur apparent (le champ expéditeur) ne soit pas du tout celui qui a expédié le message. C'est alors un innocent qui reçoit votre message de mécontentement et peut-être des centaines d'autres d'internautes se trouvant dans un cas analogue au vôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour contrer le spam, il est surtout important d'utiliser un système anti-spam. De telles solutions sont parfois proposées par les fournisseurs de services d'hébergement de courriel. Les logiciels de messageries électroniques proposent également de marquer les messages indésirables comme tels. Ainsi, des systèmes vont déceler de manière préventive les messages susceptibles à l'avenir d'être indésirables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre Le Rapport Lugano&amp;lt;ref&amp;gt;Le rapport Lugano, Susan George, Fayard (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;, Susan George, militante d'ATTAC&amp;lt;ref&amp;gt;Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne.&amp;lt;/ref&amp;gt; et citoyenne altermondialiste engagée, propose la tenue d’une réunion de délégués des principales entreprises servant les intérêts privés des groupes oligarchiques. Cette réunion aurait pour ordre du jour la définition des principaux risques susceptibles de réduire le degré de contrôle de ces multinationales sur les ressources planétaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Barlow, fondateur de l'EFF (Fondation des frontières électroniques ou Electronic Frontier Foundation), explique que face à cette minorité contrôlant et privatisant les ressources terrestres, internet (le cinquième pouvoir) est devenu le dernier refuge de l’esprit : le seul espace où les citoyens peuvent s’exprimer vraiment librement et former des propositions alternatives dans tous les domaines de la production et de la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, à la différence des autres arnaques, plus artisanales, le pourriel se distingue par sa dimension industrielle. La minorité des puissants, inquiète de perdre une part du contrôle qu’elle exerce, s’efforce en effet de jeter le discrédit sur le nouvel outil. Avec succès : la pollution du cyberespace par l’industrie du spam diminue naturellement la valeur d’usage d’internet. Plus le spam prolifère, plus le niveau de l’information circulant sur le web s’affaiblit, au bénéfice des pouvoirs en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'impact indirect du spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En accroissant le risque de perte des courriels honnêtes induit par les filtres anti-spams (leur simple usage ou leur engorgement, voire leur contournement), le pourriel réduit aussi la marge d’utilisation des serveurs de courriels indépendants : il est très difficile de gérer une telle quantité de bruit numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Spam, Spam, Spam, Spam, lovely Spam, wonderful Spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez sur netizen3.org&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.netizen3.org/ www.netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; la vidéo des Monty Python, les comiques britanniques des années 1970, intitulée Spam&amp;lt;ref&amp;gt;Vidéo [https://www.youtube.com/watch?v=M_eYSuPKP3Y Spam] des Monty Python sur YouTube.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle a inspiré aux pionniers du numérique la dénomination anglo-saxonne du pourriel : SPAM !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Scam alias Fraude 419==&lt;br /&gt;
Un député au parlement du canton de Vaud, en Suisse, a été victime d’une version actualisée de cette lettre édifiante&amp;lt;ref&amp;gt;[http://archives.24heures.ch/vaud-regions/actu-vaud-regions/depute-nyonnais-kidnappe-togo-2011-02-24 Un député vaudois kidnappé au Togo, 24 heures (article paru le 24.02.2011).]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Tombé dans une arnaque par e-mail, il a pris l'avion jusqu'en Afrique pour faire ce qu'il croyait être une bonne affaire de transfert de fonds sur son compte ; il a été séquestré pendant quarante-huit heures par une bande d'escrocs et a dû s'acquitter d'une rançon transférée au Togo. Attiré par une histoire montée de toutes pièces qui lui semblait plausible, et peut-être appâté par l'idée de gagner de l'argent, le député finit par confesser : « Je me suis laissé avoir par une arnaque, c'était invraisemblable ! ». Scam, arnaque nigériane, Fraude 419 : autant de termes pour désigner une escroquerie bien huilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phénomène brasse chaque année, depuis l’arrivée des technologies modernes, des milliards de dollars. Il se présente sous la forme d’un courriel dans lequel un correspondant, souvent originaire d’un pays africain, explique qu’il possède un pécule de quelques millions de dollars sur un compte bancaire (suisse, allemand, monégasque,...). Il souhaite transférer cet argent, souvent acquis frauduleusement ou servant une bonne cause, sur un compte étranger existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vous propose ainsi de faire affaire avec lui moyennant un pourcentage sur la somme totale lui appartenant. Suspendue au bout d’un fil inatteignable, aussi tentante que la carotte pour l’âne, l’offre débouche souvent sur un premier versement de la part de sa cible pour couvrir les frais de dossier ou de transfert.  Il lui est alors rapidement demandé de verser d'autres petits montants supplémentaires. Avant même d’avoir compris l’arnaque, la victime est délestée d’une partie de sa cagnotte. La transaction s'achève soit lorsque le malheureux pigeon n'a plus les moyens d'avancer les frais annexes réclamés, soit lorsqu’il se rend compte qu'il a fait l’objet d'une arnaque en bonne et due forme et jure, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’ancêtre du Scam : lettre de Jérusalem'''&lt;br /&gt;
Ce qu'on appelle aujourd'hui scam renvoie à une très ancienne escroquerie du XVIIIe siècle. Elle portait le nom de Lettre de Jérusalem. Souvent rédigées à une échelle quasiment industrielle par des détenus, ces lettres rivalisaient d'épisodes romanesques et se présentaient en général sous la forme suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Monsieur, poursuivi par les révolutionnaires, M. le vicomte de ***, M. le comte de ***, M. le marquis de *** (on prenait soin de choisir le nom d'une personnalité connue et récemment proscrite), au service duquel j'étais en qualité de valet de chambre, prit le parti de se dérober par la fuite à la rage de ses ennemis ; nous nous sauvâmes, nous pûmes cependant sauver un petit coffre contenant les bijoux de Madame, et 30 000 francs en or ; mais, dans la crainte d'être arrêtés, nantis de ces objets, nous enfouîmes notre trésor, puis ensuite nous nous déguisâmes, nous entrâmes dans votre ville et allâmes loger à l'hôtel de ***. […] Vous connaissez sans doute les circonstances qui accompagnèrent l'arrestation de mon vertueux maître, ainsi que sa triste fin. Plus heureux que lui, il me fut possible de gagner l'Allemagne, mais, bientôt assailli par la plus affreuse misère, je me déterminai à rentrer en France. Je fus arrêté et conduit à Paris ; trouvé nanti d'un faux passeport, je fus condamné à la peine des fers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la position cruelle où je me trouve, je crois pouvoir, sans mériter le moindre blâme, me servir d'une partie de la somme enfouie près de votre ville. Parmi plusieurs noms que nous avions recueillis, mon maître et moi, à l'hôtel, je choisis le vôtre. Je n'ai pas l'honneur de vous connaître personnellement, mais la réputation de probité et de bonté dont vous jouissez dans votre ville m'est un sûr garant que vous voudrez bien vous acquitter de la mission dont je désire vous charger, et que vous vous montrerez digne de la confiance d'un pauvre prisonnier qui n'espère qu'en Dieu et en vous. Veuillez, Monsieur, me faire savoir si vous acceptez ma proposition. Si j'étais assez heureux pour qu'elle vous convînt, je trouverais les moyens de vous faire parvenir le plan, de sorte qu'il ne vous resterait plus qu'à déterrer la cassette ; vous garderiez le contenu entre vos mains ; seulement vous me feriez tenir ce qui me serait nécessaire pour alléger ma malheureuse position. Je suis […]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Opt-in / opt-out==&lt;br /&gt;
Ce sont des spams pour certains, pour d’autres des eBulletins, plus communément appelés newsletters. Que signifient opt-in et opt-out ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-in'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisateur choisit explicitement et en toute conscience de donner son adresse courriel à un site (souvent commercial) pour obtenir régulièrement des informations et autres nouveautés. Le double opt-in est la variante la plus sécurisée : vous entrez votre adresse électronique dans un formulaire, puis recevez un message vous demandant de confirmer votre volonté de vous abonner à ladite liste. Enfin vous y répondez conformément aux instructions afin de finaliser votre abonnement (souvent en suivant un lien sur le web). Sans réponse de votre part, vous ne devriez plus recevoir de messages de cet expéditeur, ce qui évite qu’un importun entre votre adresse dans le formulaire à votre insu. Seul le double opt-in est reconnu comme valide et honnête par les professionnels sérieux du marketing en ligne. Lors d’un opt-in passif, l’utilisateur choisit implicitement de faire partie de la liste de diffusion d’un site. Bien souvent, dans le formulaire d'inscription, une petite case est déjà cochée qui atteste de son accord à recevoir de futurs messages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-out'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’opt-out désigne les systèmes de diffusion d'information par courriel qui vous inscrivent sur leurs listes a priori et vous laissent vous désinscrire si vous n'êtes pas intéressé par leurs informations. Là aussi, plusieurs variantes sont possibles. Lorsque l’utilisateur choisit de ne pas ou plus recevoir d’e‑mails provenant de cet expéditeur en cochant une case ou un lien allant dans ce sens, on parle d’opt-out actif. En revanche, l’opt-out passif ne peut s’effectuer qu’après avoir reçu les courriels non requis. Cette dernière variante est très proche du spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le phishing==&lt;br /&gt;
Le phishing, ou hameçonnage, illustre parfaitement, dans l’environnement numérique, l’expression mordre à l’hameçon. Vous recevez un message dont l'auteur se fait passer pour un service auquel vous pourriez avoir souscrit. Il s'agit souvent de services de banque ou de marchands en ligne à qui vous vouez généralement une grande confiance. Le message invoque un incident qui vous obligerait à vous (re-)connecter urgemment sur leur site, via un lien placé dans le corps du message. Si vous suivez le lien, votre navigateur ouvrira une page qui ressemble à s'y méprendre au site de l'organisme dont le message est censé émaner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, si vous entrez vos codes habituels (identifiant et mot de passe), vous ne serez pas connecté au site en question mais à un leurre chargé de moissonner les codes personnels pour les exploiter en usurpant les identités. Nous n'avons pas essayé de mordre à l'hameçon pour vous dire ce qui se passerait dans un tel cas. Si cela vous est arrivé, merci de prendre contact avec nous pour nous livrer votre témoignage, qui pourrait être publié dans une version ultérieure de cet article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phishing est une méthode très agressive qui joue entièrement sur la crédulité des utilisateurs. Voici quelques informations à connaître pour éviter d’être « pêché-e ». Tout d’abord ces messages commencent quasi-généralement par « che(è)r(e) client-e » (ou autre formule du même type), au lieu d'indiquer vos nom et prénom (voire votre numéro de client ou de compte). On veillera ensuite à entrer soi-même l’adresse URL plutôt que de cliquer sur le lien fourni. Comme celui-ci a sans doute été détourné, le risque de vol d’informations personnelles est très élevé. Les sites web employés pour le phishing ne sont pas ceux des organismes dont ils usurpent l’identité ; si vous suivez le lien fourni, vous constaterez que l'adresse URL n'est pas celle par laquelle vous accédez habituellement à ces services. Enfin, la présence d’un cadenas à côté de l'adresse URL confirmera un cryptage de la page et donc une sécurité plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les croque-escrocs&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.croque-escrocs.fr/ www.croque-escrocs.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;==&lt;br /&gt;
Les croque-escrocs sont des internautes bienveillants qui traquent les expéditeurs de scam avec patience et en simulant une grande naïveté. Leur objectif est de leur faire perdre beaucoup de temps, d'utiliser les mêmes pratiques qu'eux pour les décourager de recommencer. Mais ils ont surtout pour ambition de réussir à les démasquer et à les dénoncer. Il existe une communauté anglophone assez organisée (419eater, les mangeurs de 419)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.419eater.com/ www.419eater.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui propose un forum de discussion, des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans la chasse aux scammeurs et un programme de mentorat pour se faire épauler pendant ses premiers pas de mangeur de 419...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vertu de prudence==&lt;br /&gt;
Depuis l'arrivée d'internet, la probabilité de se faire cambrioler a été amplifiée. Attention aujourd'hui à bien considérer la nouvelle dimension qu’ont prise les réseaux sociaux : il est arrivé à certains utilisateurs de Facebook de publier sur leur mur les dates de leur absence et, surprise, de retrouver à leur retour de vacances leur habitation visitée et vidée. Il existe encore bien d’autres arnaques nouvelles et évolutives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans toute région où l'on est nouveau venu, il existe quelques codes, habitudes et réflexes de vigilance à adopter. « Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée » : la sagesse de Shakespeare est toujours d’actualité à l'heure du numérique. Elle rappelle l'importance de bien savoir jongler entre le risque et l’opportunité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bruits et pollutions courants  ==&lt;br /&gt;
Comme dans l'Amazonie, on trouve aussi dans ses courriels des serpents, moustiques et araignées. Pour profiter du paysage sans piqûre ni morsure, voici un petit guide des créatures locales (types de courriel). [[Fichier:petiteshistoires3.jpg|600px|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Types de courriel '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Pourquoi vous&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Dans quel but&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Prévenir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Guérir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les spams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité massive au moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Se munir d'un logiciel anti-spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les scams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous arnaquer.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux type ''newsletters'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous avez sans doute souscrit un abonnement volontairement (''opt in'' actif) ou involontairement (''opt in'' passif).&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| La newsletters permet aux sites lucratifs de transmettre leurs nouveautés rapidement et à moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Décider si les informations vous intéressent ou non. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous désabonner (''opt out'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux à intention réelle de nuire, type ''phishing'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pourquoi pas&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Usurper votre identité et voler vos coordonnées bancaires.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler la présence du cadenas dans la barre de recherche. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Tagger le courriel comme indésirable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les chaînes de lettres '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| C’est sans doute un ami au grand cœur qui vous les a transmises.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité, diffusion de virus ou malware.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler les informations et ne pas transférer le courriel.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16756</id>
		<title>Bruits et autres pollutions du cyberespace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16756"/>
				<updated>2016-08-29T14:18:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Les bruits et pollutions courants */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arnaque arnaque], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/spam spam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pourriel pourriel], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/scam scam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lettre+de+J%C3%A9rusalem%22 lettre de Jérusalem],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraude_4-1-9 Fraude 419],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Canulars canular],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus virus],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/malware malware],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/phishing phishing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Hame%C3%A7onnage  hameçonnage],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%20marketing marketing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Confidentialit%C3%A9 ''confidentialité''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Newsletter Newsletter],&lt;br /&gt;
[http://www.croque-escrocs.fr/ croques-escrocs]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_George_(%C3%A9crivaine) George Susan],&lt;br /&gt;
[http://www.babelio.com/livres/George-Le-Rapport-Lugano/241922 ''Rapport Lugano''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_taxation_des_transactions_financi%C3%A8res_et_pour_l%27action_citoyenne ''ATTAC''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/John_Perry_Barlow ''Barlow John''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Electronic_Frontier_Foundation ''Electronic Frontier Foundation (EFF)]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans la vie quotidienne, pour éviter de perdre son argent, nous avons développé des qualités qui ont fini par devenir des automatismes. Avant un achat : comparer les prix pratiqués dans plusieurs magasins et vérifier l'état de la marchandise. Au paiement : bien contrôler le retour de monnaie. L’arnaque existe aussi sur le web. L'arrivée du numérique a ouvert de nouveaux horizons aux abus en tout genre. Promenons-nous dans les bois virtuels pendant que le loup n'y est pas...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les chaînes de lettres ==&lt;br /&gt;
Les ''chaînes de lettres'' (chain letters en anglais) sont des messages qui circulent entre connaissances (amis, collègues) ou au sein de listes de discussions. Leurs contenus sont variables, mais ils ont pour particularité contraignante d’enjoindre le destinataire à faire suivre ledit message à un maximum de contacts dans son carnet d’adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit le plus souvent de messages alarmistes, de révélations fracassantes, de dénonciations d'actes répréhensibles, fréquemment aussi d’appels à l'aide ou de jeux-concours. Ils en appellent à la solidarité des internautes (dont vous faites partie) et à leur promptitude à agir en faisant circuler l'information. Certains messages font ainsi plusieurs fois le tour d'internet, pour refaire surface, parfois quelques années plus tard, avec en général un contenu identique voire légèrement modifié. Il convient ici d’éviter l'acte impulsif qui conduit, principalement sous le coup de l'émotion, à obéir aux injonctions de  l’expéditeur. Les chaînes de lettres sont souvent utilisées pour amasser le plus d'adresses courriels possibles, qui serviront à diffuser de la publicité en masse, ou pire encore, des virus ou des malwares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Comment débusquer facilement un canular ? ====&lt;br /&gt;
Certains éléments devraient théoriquement figurer dans un message alarmiste digne d’être pris au sérieux. Ainsi, on vérifiera si le courriel propose des références vérifiables, une adresse de site internet de soutien officiel, des contacts téléphoniques ou la référence à des personnes aisément identifiables. La plupart du temps, ces informations font défaut. Il existe par ailleurs des sites web qui se sont spécialisés dans les canulars du net&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.hoaxbuster.com/ Voir par exemple le site hoaxbuster.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; et recensent, sur un mode participatif, la plupart de ces arnaques. Avant de cliquer sur l'icône transférer de votre logiciel de messagerie électronique, posez-vous donc les questions évoquées ci-dessus et consultez au moins l’un de ces sites spécialisés. Vous éviterez ainsi de participer à la pollution de l'espace informationnel qu'est internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Compilation pastiche de chaînes de lettres et canulars ====&lt;br /&gt;
Un internaute a recensé les canulars qu’il a reçus par courriel ; voici son bilan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bonjour. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont envoyé des chaînes de courriels pendant toute l’année 2011 car, grâce à votre bonté :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. J’ai lu 170 fois qu’Hotmail allait supprimer mon compte dans les prochaines semaines ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. J’ai accumulé environ 3 000 ans de malheur et je suis mort plusieurs fois à cause de toutes les chaînes que je n’ai pas transférées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Quand je sors de chez le garagiste, je ne regarde personne, car j’ai peur qu’il (ou elle) m’emmène dans un motel, qu’il (ou elle) me drogue et m’enlève un rein pour le revendre sur eBay ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. J’ai versé toutes mes économies sur le compte d’Amy Bruce, une pauvre petite fille qui a été hospitalisée plus de 7 000 fois (curieusement, Amy Bruce, depuis 1995, a toujours 8 ans) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Mon téléphone cellulaire Nokia gratuit n’est jamais arrivé, pourtant je croyais que Microsoft et Bill Gates les distribuaient parce qu’il y en avait trop ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. J’ai inscrit mon prénom parmi 3 000 autres sur une pétition et j’ai peut-être sauvé ainsi une espèce menacée d’écureuil nain à poil dur en Biélorussie orientale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Je connais la recette pour ne plus être seul en amour : il suffit d’écrire le prénom d’une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le postérieur en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’une Renault 5GT turbo (pas facile de trouver une R5 à Montréal, croyez-moi !) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. J’ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du Dalaï-Lama et j’ai accumulé du bonheur pour les 4690 prochaines années au moins (qui compenseront peut-être les 3 000 ans de malheur récoltés plus haut) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9. Je n’oublie pas les 50 jours et nuits passés à scruter mon écran pour guetter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus dont même Microsoft, Mac Affee, Norton Symantec et Cie étaient incapables de fournir l’antidote et qui, non content de bousiller mon disque dur, risquait au passage de scrapper mon système de son, ma télé HD, ma cafetière et ma rôtisseuse verticale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10. Si vous n'envoyez pas ce courriel dans les dix secondes à au moins 8 500 personnes, un dinosaure venu de l’espace viendra dévorer toute votre famille demain à 17h30&amp;lt;ref&amp;gt;Tu as intérêt à y être, tu verras ça arrivera.&amp;lt;/ref&amp;gt;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La curiosité est (parfois) un vilain défaut==&lt;br /&gt;
« L'ingénierie sociale est un terme &amp;quot;fourre-tout&amp;quot; qui désigne l'ensemble des ruses psychologiques utilisées pour encourager les internautes à diminuer leur niveau de vigilance et de sécurité sur la toile. Elles sont employées notamment pour les inciter à ouvrir des pièces jointes dans les courriels, cliquer sur un bouton, suivre un lien, ou remplir un formulaire avec des informations personnelles sensibles&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.infinigate.ch/fileadmin/user_upload/CH/Data/Sophos/whitepapers/fr/Sophos-security-threat-report-2011-wpfr_FR.pdf Rapport Sophos 2011 sur les menaces à la sécurité, p. 7.]&amp;lt;/ref&amp;gt; ». L’ingénierie sociale se nourrit des émotions humaines et met à profit la kyrielle de technologies modernes disponibles afin de susciter la curiosité de l’utilisateur. Celui-ci, mené par son désir de découvrir ce qui se cache derrière tel lien ou pièce jointe, en oublie la prudence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’entreprise du pourriel==&lt;br /&gt;
Un spam ou pourriel est un courriel non désiré, expédié par une entreprise commerciale qui vante les mérites d’un produit ou d’un service. 3,4 millions de courriels sont envoyés dans le monde chaque seconde, soit 107 000 milliards par an. Plus de trois quarts d’entre eux sont des spams. Vente de Viagra, casino à prix cassé... Leur raison d’être ? Les milliers de dollars qu’ils génèrent. Cette catégorie de courriel propose généralement un lien direct vers la page dédiée à la vente. 11 % des spammés cliquent sur ce lien&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maawg.org/system/files/2010_MAAWG-Consumer_Survey.pdf 2010 MAAWG Email Security Awareness and Usage Report, Ipsos (2010).]&amp;lt;/ref&amp;gt;, et 3,1 % d’entre eux achètent le produit ou le service proposé... C’est en partie à cause de ce taux de réussite confortable que le phénomène du spam ne s’épuise pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un néophyte pensera qu'il lui suffit de répondre à son interlocuteur (présumé) qu'il ne désire plus recevoir ses sollicitations. Erreur ! Les auteurs de tels méfaits se frottent les mains car ces réactions attestent qu'il y a bien un interlocuteur derrière l'adresse en question. Ils conservent alors d'autant plus précieusement l’adresse en question en prévision d’usages ultérieurs (de nouveaux spams ou la revente de fichiers d'adresses validées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter les attaques juridiques, il arrive fréquemment que les annonceurs publicitaires fassent appel à des spammeurs agissant depuis des territoires où la législation ne reconnaît pas le spam comme illégal. Ceci faute d'un code pénal assez rigoureux, parfois par pur laxisme, ou alors car ces pays ont d’autres urgences politiques à affronter. De tels envois sont profondément malhonnêtes (ils jouent sur la naïveté de l’utilisateur) et pollueurs (en raison de l’énergie dépensée pour l’envoi et par le filtre anti-spam). Face à des perspectives financières alléchantes, ces arguments ne pèsent hélas pas lourd.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour combattre le spam, il est donc recommandé en premier lieu de ne jamais y répondre : l'auteur reçoit bien les réponses, mais ne leur réserve pas l’accueil qu’escompterait le destinataire naïf. Il arrive aussi fréquemment que l'auteur apparent (le champ expéditeur) ne soit pas du tout celui qui a expédié le message. C'est alors un innocent qui reçoit votre message de mécontentement et peut-être des centaines d'autres d'internautes se trouvant dans un cas analogue au vôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour contrer le spam, il est surtout important d'utiliser un système anti-spam. De telles solutions sont parfois proposées par les fournisseurs de services d'hébergement de courriel. Les logiciels de messageries électroniques proposent également de marquer les messages indésirables comme tels. Ainsi, des systèmes vont déceler de manière préventive les messages susceptibles à l'avenir d'être indésirables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre Le Rapport Lugano&amp;lt;ref&amp;gt;Le rapport Lugano, Susan George, Fayard (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;, Susan George, militante d'ATTAC&amp;lt;ref&amp;gt;Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne.&amp;lt;/ref&amp;gt; et citoyenne altermondialiste engagée, propose la tenue d’une réunion de délégués des principales entreprises servant les intérêts privés des groupes oligarchiques. Cette réunion aurait pour ordre du jour la définition des principaux risques susceptibles de réduire le degré de contrôle de ces multinationales sur les ressources planétaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Barlow, fondateur de l'EFF (Fondation des frontières électroniques ou Electronic Frontier Foundation), explique que face à cette minorité contrôlant et privatisant les ressources terrestres, internet (le cinquième pouvoir) est devenu le dernier refuge de l’esprit : le seul espace où les citoyens peuvent s’exprimer vraiment librement et former des propositions alternatives dans tous les domaines de la production et de la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, à la différence des autres arnaques, plus artisanales, le pourriel se distingue par sa dimension industrielle. La minorité des puissants, inquiète de perdre une part du contrôle qu’elle exerce, s’efforce en effet de jeter le discrédit sur le nouvel outil. Avec succès : la pollution du cyberespace par l’industrie du spam diminue naturellement la valeur d’usage d’internet. Plus le spam prolifère, plus le niveau de l’information circulant sur le web s’affaiblit, au bénéfice des pouvoirs en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'impact indirect du spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En accroissant le risque de perte des courriels honnêtes induit par les filtres anti-spams (leur simple usage ou leur engorgement, voire leur contournement), le pourriel réduit aussi la marge d’utilisation des serveurs de courriels indépendants : il est très difficile de gérer une telle quantité de bruit numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Spam, Spam, Spam, Spam, lovely Spam, wonderful Spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez sur netizen3.org&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.netizen3.org/ www.netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; la vidéo des Monty Python, les comiques britanniques des années 1970, intitulée Spam&amp;lt;ref&amp;gt;Vidéo [https://www.youtube.com/watch?v=M_eYSuPKP3Y Spam] des Monty Python sur YouTube.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle a inspiré aux pionniers du numérique la dénomination anglo-saxonne du pourriel : SPAM !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Scam alias Fraude 419==&lt;br /&gt;
Un député au parlement du canton de Vaud, en Suisse, a été victime d’une version actualisée de cette lettre édifiante&amp;lt;ref&amp;gt;[http://archives.24heures.ch/vaud-regions/actu-vaud-regions/depute-nyonnais-kidnappe-togo-2011-02-24 Un député vaudois kidnappé au Togo, 24 heures (article paru le 24.02.2011).]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Tombé dans une arnaque par e-mail, il a pris l'avion jusqu'en Afrique pour faire ce qu'il croyait être une bonne affaire de transfert de fonds sur son compte ; il a été séquestré pendant quarante-huit heures par une bande d'escrocs et a dû s'acquitter d'une rançon transférée au Togo. Attiré par une histoire montée de toutes pièces qui lui semblait plausible, et peut-être appâté par l'idée de gagner de l'argent, le député finit par confesser : « Je me suis laissé avoir par une arnaque, c'était invraisemblable ! ». Scam, arnaque nigériane, Fraude 419 : autant de termes pour désigner une escroquerie bien huilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phénomène brasse chaque année, depuis l’arrivée des technologies modernes, des milliards de dollars. Il se présente sous la forme d’un courriel dans lequel un correspondant, souvent originaire d’un pays africain, explique qu’il possède un pécule de quelques millions de dollars sur un compte bancaire (suisse, allemand, monégasque,...). Il souhaite transférer cet argent, souvent acquis frauduleusement ou servant une bonne cause, sur un compte étranger existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vous propose ainsi de faire affaire avec lui moyennant un pourcentage sur la somme totale lui appartenant. Suspendue au bout d’un fil inatteignable, aussi tentante que la carotte pour l’âne, l’offre débouche souvent sur un premier versement de la part de sa cible pour couvrir les frais de dossier ou de transfert.  Il lui est alors rapidement demandé de verser d'autres petits montants supplémentaires. Avant même d’avoir compris l’arnaque, la victime est délestée d’une partie de sa cagnotte. La transaction s'achève soit lorsque le malheureux pigeon n'a plus les moyens d'avancer les frais annexes réclamés, soit lorsqu’il se rend compte qu'il a fait l’objet d'une arnaque en bonne et due forme et jure, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’ancêtre du Scam : lettre de Jérusalem'''&lt;br /&gt;
Ce qu'on appelle aujourd'hui scam renvoie à une très ancienne escroquerie du XVIIIe siècle. Elle portait le nom de Lettre de Jérusalem. Souvent rédigées à une échelle quasiment industrielle par des détenus, ces lettres rivalisaient d'épisodes romanesques et se présentaient en général sous la forme suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Monsieur, poursuivi par les révolutionnaires, M. le vicomte de ***, M. le comte de ***, M. le marquis de *** (on prenait soin de choisir le nom d'une personnalité connue et récemment proscrite), au service duquel j'étais en qualité de valet de chambre, prit le parti de se dérober par la fuite à la rage de ses ennemis ; nous nous sauvâmes, nous pûmes cependant sauver un petit coffre contenant les bijoux de Madame, et 30 000 francs en or ; mais, dans la crainte d'être arrêtés, nantis de ces objets, nous enfouîmes notre trésor, puis ensuite nous nous déguisâmes, nous entrâmes dans votre ville et allâmes loger à l'hôtel de ***. […] Vous connaissez sans doute les circonstances qui accompagnèrent l'arrestation de mon vertueux maître, ainsi que sa triste fin. Plus heureux que lui, il me fut possible de gagner l'Allemagne, mais, bientôt assailli par la plus affreuse misère, je me déterminai à rentrer en France. Je fus arrêté et conduit à Paris ; trouvé nanti d'un faux passeport, je fus condamné à la peine des fers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la position cruelle où je me trouve, je crois pouvoir, sans mériter le moindre blâme, me servir d'une partie de la somme enfouie près de votre ville. Parmi plusieurs noms que nous avions recueillis, mon maître et moi, à l'hôtel, je choisis le vôtre. Je n'ai pas l'honneur de vous connaître personnellement, mais la réputation de probité et de bonté dont vous jouissez dans votre ville m'est un sûr garant que vous voudrez bien vous acquitter de la mission dont je désire vous charger, et que vous vous montrerez digne de la confiance d'un pauvre prisonnier qui n'espère qu'en Dieu et en vous. Veuillez, Monsieur, me faire savoir si vous acceptez ma proposition. Si j'étais assez heureux pour qu'elle vous convînt, je trouverais les moyens de vous faire parvenir le plan, de sorte qu'il ne vous resterait plus qu'à déterrer la cassette ; vous garderiez le contenu entre vos mains ; seulement vous me feriez tenir ce qui me serait nécessaire pour alléger ma malheureuse position. Je suis […]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Opt-in / opt-out==&lt;br /&gt;
Ce sont des spams pour certains, pour d’autres des eBulletins, plus communément appelés newsletters. Que signifient opt-in et opt-out ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-in'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisateur choisit explicitement et en toute conscience de donner son adresse courriel à un site (souvent commercial) pour obtenir régulièrement des informations et autres nouveautés. Le double opt-in est la variante la plus sécurisée : vous entrez votre adresse électronique dans un formulaire, puis recevez un message vous demandant de confirmer votre volonté de vous abonner à ladite liste. Enfin vous y répondez conformément aux instructions afin de finaliser votre abonnement (souvent en suivant un lien sur le web). Sans réponse de votre part, vous ne devriez plus recevoir de messages de cet expéditeur, ce qui évite qu’un importun entre votre adresse dans le formulaire à votre insu. Seul le double opt-in est reconnu comme valide et honnête par les professionnels sérieux du marketing en ligne. Lors d’un opt-in passif, l’utilisateur choisit implicitement de faire partie de la liste de diffusion d’un site. Bien souvent, dans le formulaire d'inscription, une petite case est déjà cochée qui atteste de son accord à recevoir de futurs messages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-out'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’opt-out désigne les systèmes de diffusion d'information par courriel qui vous inscrivent sur leurs listes a priori et vous laissent vous désinscrire si vous n'êtes pas intéressé par leurs informations. Là aussi, plusieurs variantes sont possibles. Lorsque l’utilisateur choisit de ne pas ou plus recevoir d’e‑mails provenant de cet expéditeur en cochant une case ou un lien allant dans ce sens, on parle d’opt-out actif. En revanche, l’opt-out passif ne peut s’effectuer qu’après avoir reçu les courriels non requis. Cette dernière variante est très proche du spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le phishing==&lt;br /&gt;
Le phishing, ou hameçonnage, illustre parfaitement, dans l’environnement numérique, l’expression mordre à l’hameçon. Vous recevez un message dont l'auteur se fait passer pour un service auquel vous pourriez avoir souscrit. Il s'agit souvent de services de banque ou de marchands en ligne à qui vous vouez généralement une grande confiance. Le message invoque un incident qui vous obligerait à vous (re-)connecter urgemment sur leur site, via un lien placé dans le corps du message. Si vous suivez le lien, votre navigateur ouvrira une page qui ressemble à s'y méprendre au site de l'organisme dont le message est censé émaner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, si vous entrez vos codes habituels (identifiant et mot de passe), vous ne serez pas connecté au site en question mais à un leurre chargé de moissonner les codes personnels pour les exploiter en usurpant les identités. Nous n'avons pas essayé de mordre à l'hameçon pour vous dire ce qui se passerait dans un tel cas. Si cela vous est arrivé, merci de prendre contact avec nous pour nous livrer votre témoignage, qui pourrait être publié dans une version ultérieure de cet article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phishing est une méthode très agressive qui joue entièrement sur la crédulité des utilisateurs. Voici quelques informations à connaître pour éviter d’être « pêché-e ». Tout d’abord ces messages commencent quasi-généralement par « che(è)r(e) client-e » (ou autre formule du même type), au lieu d'indiquer vos nom et prénom (voire votre numéro de client ou de compte). On veillera ensuite à entrer soi-même l’adresse URL plutôt que de cliquer sur le lien fourni. Comme celui-ci a sans doute été détourné, le risque de vol d’informations personnelles est très élevé. Les sites web employés pour le phishing ne sont pas ceux des organismes dont ils usurpent l’identité ; si vous suivez le lien fourni, vous constaterez que l'adresse URL n'est pas celle par laquelle vous accédez habituellement à ces services. Enfin, la présence d’un cadenas à côté de l'adresse URL confirmera un cryptage de la page et donc une sécurité plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les croque-escrocs&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.croque-escrocs.fr/ www.croque-escrocs.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;==&lt;br /&gt;
Les croque-escrocs sont des internautes bienveillants qui traquent les expéditeurs de scam avec patience et en simulant une grande naïveté. Leur objectif est de leur faire perdre beaucoup de temps, d'utiliser les mêmes pratiques qu'eux pour les décourager de recommencer. Mais ils ont surtout pour ambition de réussir à les démasquer et à les dénoncer. Il existe une communauté anglophone assez organisée (419eater, les mangeurs de 419)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.419eater.com/ www.419eater.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui propose un forum de discussion, des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans la chasse aux scammeurs et un programme de mentorat pour se faire épauler pendant ses premiers pas de mangeur de 419...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vertu de prudence==&lt;br /&gt;
Depuis l'arrivée d'internet, la probabilité de se faire cambrioler a été amplifiée. Attention aujourd'hui à bien considérer la nouvelle dimension qu’ont prise les réseaux sociaux : il est arrivé à certains utilisateurs de Facebook de publier sur leur mur les dates de leur absence et, surprise, de retrouver à leur retour de vacances leur habitation visitée et vidée. Il existe encore bien d’autres arnaques nouvelles et évolutives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans toute région où l'on est nouveau venu, il existe quelques codes, habitudes et réflexes de vigilance à adopter. « Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée » : la sagesse de Shakespeare est toujours d’actualité à l'heure du numérique. Elle rappelle l'importance de bien savoir jongler entre le risque et l’opportunité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bruits et pollutions courants  ==&lt;br /&gt;
Comme dans l'Amazonie, on trouve aussi dans ses courriels des serpents, moustiques et araignées. Pour profiter du paysage sans piqûre ni morsure, voici un petit guide des créatures locales (types de courriel). [[Fichier:petiteshistoires3.jpg|right]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Types de courriel '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Pourquoi vous&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Dans quel but&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Prévenir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Guérir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les spams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité massive au moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Se munir d'un logiciel anti-spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les scams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous arnaquer.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux type ''newsletters'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous avez sans doute souscrit un abonnement volontairement (''opt in'' actif) ou involontairement (''opt in'' passif).&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| La newsletters permet aux sites lucratifs de transmettre leurs nouveautés rapidement et à moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Décider si les informations vous intéressent ou non. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous désabonner (''opt out'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux à intention réelle de nuire, type ''phishing'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pourquoi pas&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Usurper votre identité et voler vos coordonnées bancaires.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler la présence du cadenas dans la barre de recherche. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Tagger le courriel comme indésirable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les chaînes de lettres '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| C’est sans doute un ami au grand cœur qui vous les a transmises.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité, diffusion de virus ou malware.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler les informations et ne pas transférer le courriel.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16754</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16754"/>
				<updated>2016-08-29T13:29:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
==La fallacie, une argumentation boiteuse==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les nouveaux disciples de Socrate==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les principaux arguments fallacieux==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le FUD, la peur pour conseil==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des campagnes déloyales==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Il n'y a jamais de Flames sans Trolls==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment désamorcer un troll ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16753</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16753"/>
				<updated>2016-08-29T13:28:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* La fallacie, une argumentation boiteuse */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
==La fallacie, une argumentation boiteuse==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les nouveaux disciples de Socrate'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les principaux arguments fallacieux'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Des campagnes déloyales'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Il n'y a jamais de Flames sans Trolls'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Comment désamorcer un troll ?'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Notes et références'''==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16752</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16752"/>
				<updated>2016-08-29T13:27:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Notes et références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
=='''La fallacie, une argumentation boiteuse'''==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les nouveaux disciples de Socrate'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les principaux arguments fallacieux'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Des campagnes déloyales'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Il n'y a jamais de Flames sans Trolls'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Comment désamorcer un troll ?'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Notes et références'''==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16751</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16751"/>
				<updated>2016-08-29T13:27:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Comment désamorcer un troll ? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
=='''La fallacie, une argumentation boiteuse'''==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les nouveaux disciples de Socrate'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les principaux arguments fallacieux'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Des campagnes déloyales'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Il n'y a jamais de Flames sans Trolls'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Comment désamorcer un troll ?'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16750</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16750"/>
				<updated>2016-08-29T13:26:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Il n'y a jamais de Flames sans Trolls */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
=='''La fallacie, une argumentation boiteuse'''==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les nouveaux disciples de Socrate'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les principaux arguments fallacieux'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Des campagnes déloyales'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Il n'y a jamais de Flames sans Trolls'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment désamorcer un troll ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16749</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16749"/>
				<updated>2016-08-29T13:26:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Des campagnes déloyales */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
=='''La fallacie, une argumentation boiteuse'''==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les nouveaux disciples de Socrate'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les principaux arguments fallacieux'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Des campagnes déloyales'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Il n'y a jamais de Flames sans Trolls==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment désamorcer un troll ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16748</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16748"/>
				<updated>2016-08-29T13:25:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
=='''La fallacie, une argumentation boiteuse'''==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les nouveaux disciples de Socrate'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Les principaux arguments fallacieux'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des campagnes déloyales==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Il n'y a jamais de Flames sans Trolls==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment désamorcer un troll ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16747</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
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				<updated>2016-08-29T13:24:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
=='''La fallacie, une argumentation boiteuse'''==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Les nouveaux disciples de Socrate'''===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Les principaux arguments fallacieux'''===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des campagnes déloyales===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Il n'y a jamais de Flames sans Trolls==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment désamorcer un troll ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo[http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16746</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16746"/>
				<updated>2016-08-29T13:21:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
=='''La fallacie, une argumentation boiteuse'''==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Les nouveaux disciples de Socrate'''===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==='''Les principaux arguments fallacieux'''===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=='''Le FUD, la peur pour conseil'''==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des campagnes déloyales===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Il n'y a jamais de Flames sans Trolls==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment désamorcer un troll ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo [ https://fr.wikipedia.org/wiki/Troll_(Usenet_et_Internet)''internet bridge troll''].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16745</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16745"/>
				<updated>2016-08-29T11:21:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki Wiki],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Bazar ''bazar''],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Success_Story success story],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_horizontale organisation horizontale],[https://en.wikipedia.org/wiki/Bottom-up bottom-up],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal encyclopédie participtive],[http://www.lessavoirsnumeriques.com/ ''savoir pour tous''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nupedia Nupedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=wikipedia Wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jimmy+Wales%22 Jimmy Wales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rms RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikimedia Wikimedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Florence Devouard], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Sanger Sanger Larry], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Devouard Florence], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A6dia_Britannica Encyclopaedia Britannica].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikipedia-logo.png|thumb|Logo de Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le web Nupedia, une encyclopédie libre. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. L'ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l'aide d'experts. La progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipedia le 15 janvier 2001. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, Wikipedia va vite détrôner Nupedia, la somme de contributions des internautes se révélant beaucoup plus dynamique et efficace que celle d'un comité d'experts ! Dans le tandem Nupedia/Wikipedia, on retrouve la même opposition entre l'organisation cathédrale et l'organisation bazar. L'histoire de Wikipedia démontre la validité et l'efficience d'une organisation de type horizontal, capable d'ériger une cathédrale du savoir par une approche bottom-up (du bas vers le haut). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia est ainsi née, presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, Wikipedia a immédiatement abouti à la production de centaines d'articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonnée à l'automne 2002 alors que vingt-quatre articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l'avis de Sanger, « ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia. »&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikipedia Article « Histoire de Wikipedia »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critiques de la qualité et de la fiabilité de Wikipedia== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré son succès, Wikipedia a fait (et fait encore) l'objet de nombreuses critiques. Mais on peut le comprendre : comment un tel projet, qui bouscule l'ordre très académique du monde encyclopédique, pourrait-il laisser indifférent ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipedia, Francis Marmande déclarait dans Le Monde du 1er février 2007 que Wikipedia est « un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans, Wikipedia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre ». D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous &amp;lt;ref&amp;gt; [http://bookzz.org/book/682090/126029 Open for business], Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn, Groningue (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les critiques se font plus rares... Wikipedia est devenue la plus grande encyclopédie contemporaine et internationale. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature], n°438, pp. 900-901, Décembre 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première décennie de ce XXIe siècle, Wikipedia, c'est…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un des dix sites les plus consultés au monde ; &lt;br /&gt;
* En moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits (modifications) quotidiens ; &lt;br /&gt;
* Un nombre de mots dépassant les 2,5 milliards ; &lt;br /&gt;
* Une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en termes de visiteurs/trafic/serveurs ; &lt;br /&gt;
* Plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul) ; &lt;br /&gt;
* 1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers) ; &lt;br /&gt;
* En 2012 déjà, Wikimedia, la fondation gérant Wikipedia prévoit un budget de 30 millions de dollars. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|''''''Croissance de Wikipedia en quelques chiffres'''''&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/wikipedia:Multilingual_statistics « Multilingual statistics »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;''' &lt;br /&gt;
'''Janvier 2001'''&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 1 (anglais)&lt;br /&gt;
'''Janvier 2004'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 52 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 420 562 &lt;br /&gt;
* Croissance pour l'année : + 216 % &lt;br /&gt;
'''Décembre 2009'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 271 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 53 607 240 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 823 676 573 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 647 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 21 125 164 &lt;br /&gt;
'''Août 2011'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 282 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 73 588 440 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 1 186 059 652 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 636 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 30 558 156 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Anecdotes''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contactée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le bug'''. Un internaute paniqué : « J'étais sur votre site internet, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! » Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La dictée'''. Un autre netizen qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon. » Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Écoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine dont traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipedia, si vous surfez sur d'autres portails internet et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipedia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des dix sites internet les plus visités au monde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html France : Wikipédia dans le top 10 des sites Web], Alexandre Laurent, [www.clubic.com www.clubic.com] (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction modifier en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipedia, ou sur d'autres wikis d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Utilisez-vous ces possibilités ?&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16744</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16744"/>
				<updated>2016-08-29T10:41:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki Wiki],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [bazar bazar],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Success_Story success story],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_horizontale organisation horizontale],[https://en.wikipedia.org/wiki/Bottom-up bottom-up],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal encyclopédie participtive],[http://www.lessavoirsnumeriques.com/ ''savoir pour tous''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nupedia Nupedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=wikipedia Wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jimmy+Wales%22 Jimmy Wales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rms RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikimedia Wikimedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Florence Devouard], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Sanger Sanger Larry], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Devouard Florence], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A6dia_Britannica Encyclopaedia Britannica].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikipedia-logo.png|thumb|Logo de Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le web Nupedia, une encyclopédie libre. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. L'ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l'aide d'experts. La progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipedia le 15 janvier 2001. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, Wikipedia va vite détrôner Nupedia, la somme de contributions des internautes se révélant beaucoup plus dynamique et efficace que celle d'un comité d'experts ! Dans le tandem Nupedia/Wikipedia, on retrouve la même opposition entre l'organisation cathédrale et l'organisation bazar. L'histoire de Wikipedia démontre la validité et l'efficience d'une organisation de type horizontal, capable d'ériger une cathédrale du savoir par une approche bottom-up (du bas vers le haut). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia est ainsi née, presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, Wikipedia a immédiatement abouti à la production de centaines d'articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonnée à l'automne 2002 alors que vingt-quatre articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l'avis de Sanger, « ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia. »&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikipedia Article « Histoire de Wikipedia »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critiques de la qualité et de la fiabilité de Wikipedia== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré son succès, Wikipedia a fait (et fait encore) l'objet de nombreuses critiques. Mais on peut le comprendre : comment un tel projet, qui bouscule l'ordre très académique du monde encyclopédique, pourrait-il laisser indifférent ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipedia, Francis Marmande déclarait dans Le Monde du 1er février 2007 que Wikipedia est « un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans, Wikipedia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre ». D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous &amp;lt;ref&amp;gt; [http://bookzz.org/book/682090/126029 Open for business], Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn, Groningue (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les critiques se font plus rares... Wikipedia est devenue la plus grande encyclopédie contemporaine et internationale. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature], n°438, pp. 900-901, Décembre 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première décennie de ce XXIe siècle, Wikipedia, c'est…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un des dix sites les plus consultés au monde ; &lt;br /&gt;
* En moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits (modifications) quotidiens ; &lt;br /&gt;
* Un nombre de mots dépassant les 2,5 milliards ; &lt;br /&gt;
* Une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en termes de visiteurs/trafic/serveurs ; &lt;br /&gt;
* Plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul) ; &lt;br /&gt;
* 1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers) ; &lt;br /&gt;
* En 2012 déjà, Wikimedia, la fondation gérant Wikipedia prévoit un budget de 30 millions de dollars. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|''''''Croissance de Wikipedia en quelques chiffres'''''&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/wikipedia:Multilingual_statistics « Multilingual statistics »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;''' &lt;br /&gt;
'''Janvier 2001'''&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 1 (anglais)&lt;br /&gt;
'''Janvier 2004'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 52 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 420 562 &lt;br /&gt;
* Croissance pour l'année : + 216 % &lt;br /&gt;
'''Décembre 2009'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 271 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 53 607 240 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 823 676 573 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 647 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 21 125 164 &lt;br /&gt;
'''Août 2011'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 282 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 73 588 440 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 1 186 059 652 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 636 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 30 558 156 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Anecdotes''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contactée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le bug'''. Un internaute paniqué : « J'étais sur votre site internet, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! » Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La dictée'''. Un autre netizen qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon. » Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Écoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine dont traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipedia, si vous surfez sur d'autres portails internet et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipedia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des dix sites internet les plus visités au monde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html France : Wikipédia dans le top 10 des sites Web], Alexandre Laurent, [www.clubic.com www.clubic.com] (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction modifier en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipedia, ou sur d'autres wikis d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Utilisez-vous ces possibilités ?&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16743</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16743"/>
				<updated>2016-08-29T10:32:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki Wiki],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [bazar bazar],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Success_Story success story],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_horizontale organisation horizontale],[https://en.wikipedia.org/wiki/Bottom-up bottom-up],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal encyclopédie participtive], savoir pour tous.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nupedia Nupedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=wikipedia Wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jimmy+Wales%22 Jimmy Wales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rms RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikimedia Wikimedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Florence Devouard], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Sanger Sanger Larry], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Devouard Florence], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A6dia_Britannica Encyclopaedia Britannica].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikipedia-logo.png|thumb|Logo de Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le web Nupedia, une encyclopédie libre. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. L'ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l'aide d'experts. La progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipedia le 15 janvier 2001. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, Wikipedia va vite détrôner Nupedia, la somme de contributions des internautes se révélant beaucoup plus dynamique et efficace que celle d'un comité d'experts ! Dans le tandem Nupedia/Wikipedia, on retrouve la même opposition entre l'organisation cathédrale et l'organisation bazar. L'histoire de Wikipedia démontre la validité et l'efficience d'une organisation de type horizontal, capable d'ériger une cathédrale du savoir par une approche bottom-up (du bas vers le haut). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia est ainsi née, presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, Wikipedia a immédiatement abouti à la production de centaines d'articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonnée à l'automne 2002 alors que vingt-quatre articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l'avis de Sanger, « ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia. »&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikipedia Article « Histoire de Wikipedia »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critiques de la qualité et de la fiabilité de Wikipedia== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré son succès, Wikipedia a fait (et fait encore) l'objet de nombreuses critiques. Mais on peut le comprendre : comment un tel projet, qui bouscule l'ordre très académique du monde encyclopédique, pourrait-il laisser indifférent ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipedia, Francis Marmande déclarait dans Le Monde du 1er février 2007 que Wikipedia est « un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans, Wikipedia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre ». D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous &amp;lt;ref&amp;gt; [http://bookzz.org/book/682090/126029 Open for business], Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn, Groningue (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les critiques se font plus rares... Wikipedia est devenue la plus grande encyclopédie contemporaine et internationale. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature], n°438, pp. 900-901, Décembre 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première décennie de ce XXIe siècle, Wikipedia, c'est…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un des dix sites les plus consultés au monde ; &lt;br /&gt;
* En moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits (modifications) quotidiens ; &lt;br /&gt;
* Un nombre de mots dépassant les 2,5 milliards ; &lt;br /&gt;
* Une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en termes de visiteurs/trafic/serveurs ; &lt;br /&gt;
* Plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul) ; &lt;br /&gt;
* 1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers) ; &lt;br /&gt;
* En 2012 déjà, Wikimedia, la fondation gérant Wikipedia prévoit un budget de 30 millions de dollars. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|''''''Croissance de Wikipedia en quelques chiffres'''''&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/wikipedia:Multilingual_statistics « Multilingual statistics »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;''' &lt;br /&gt;
'''Janvier 2001'''&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 1 (anglais)&lt;br /&gt;
'''Janvier 2004'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 52 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 420 562 &lt;br /&gt;
* Croissance pour l'année : + 216 % &lt;br /&gt;
'''Décembre 2009'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 271 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 53 607 240 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 823 676 573 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 647 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 21 125 164 &lt;br /&gt;
'''Août 2011'''&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 282 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 73 588 440 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 1 186 059 652 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 636 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 30 558 156 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Anecdotes''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contactée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le bug'''. Un internaute paniqué : « J'étais sur votre site internet, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! » Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La dictée'''. Un autre netizen qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon. » Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Écoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine dont traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipedia, si vous surfez sur d'autres portails internet et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipedia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des dix sites internet les plus visités au monde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html France : Wikipédia dans le top 10 des sites Web], Alexandre Laurent, [www.clubic.com www.clubic.com] (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction modifier en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipedia, ou sur d'autres wikis d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Utilisez-vous ces possibilités ?&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16742</id>
		<title>A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16742"/>
				<updated>2016-08-29T08:42:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 certification par les pairs],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Interaction interaction],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration modération],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance gouvernance],[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_collaborative société collabortive], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia wikipedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89kop%C3%A9dia Ekopedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikimedia Wikimedia],[https://www.wikiversity.org/ Wikiversity],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ward_Cunningham Cunningham Ward],[https://fr.wikipedia.org/wiki/WikiWikiWeb WikiWikiWeb],[http://c2.com/~ward/ Ward Cunningham].''&lt;br /&gt;
--------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La citadelle du savoir'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'histoire du savoir est une histoire de mystères. Dans l'Europe médiévale, la connaissance était réservée à une toute petite minorité de privilégiés : les moines d'abord, qui cloîtraient leurs ouvrages savants dans d'immenses bibliothèques privées ; quelques aristocrates aussi, férus de sciences, de littérature ou de langues étrangères, qui avaient la possibilité de se procurer les quelques manuscrits en circulation. Il s'agissait alors du seul support à même de transmettre des informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres étaient particulièrement onéreux et leurs lecteurs potentiels guère abondants, d'autant que la plupart des textes étaient rédigés en latin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est avec l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, que tout s'accélère. Plus nombreux, moins coûteux, les livres font progressivement l'objet de traductions qui les rendent plus accessibles. Mais il faudra attendre encore longtemps avant que l'ensemble d'une population puisse disposer de l'instruction nécessaire (apprentissage de la lecture) pour que le savoir soit démocratisé au fil des siècles et soit enfin considéré comme un bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage des connaissances a trouvé dans internet son média d'élection. Avec le web, ce sont toutes les classes sociales, toutes les nationalités, tous les âges qui peuvent avoir accès à une somme d'informations gratuites et infiniment étendues. La circulation des connaissances n'est plus contrôlée par un petit nombre d'érudits : elle est dynamisée par la masse des internautes, sans restriction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique a révolutionné notre conception du savoir et du partage de l'information. Les encyclopédies telles que Wikipedia ou Ekopedia sont l'illustration parfaite de cette nouvelle compréhension du savoir : chacun peut en bénéficier et surtout y contribuer. Plus précise et exhaustive que jamais, l'information est universellement disponible. L'irruption d'un média aussi innovant a des répercussions multiples et fondamentales sur la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les encyclopédies participatives permettent à tout un chacun d'accéder à l'échange d'informations, à l'explication et à la définition de notions essentielles et de pratiques durables. Cette contribution permanente permet la mise en place d'un nouveau fonctionnement social, basé sur l'entraide et le partage, sur le nivellement des différences sociales et sur la relativisation des distances géographiques. Elle autorise un partage du savoir détaché des questions de religion, de couleur, de sexe, de nationalité ou encore de classe sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'apprentissage par l'expérience==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À nouvel outil, nouvelles compétences, qui se conjuguent volontiers en simultané. Ainsi, l'expertise technique qui permet d'éditer une page dans un wiki s'enrichit-elle de la compétence sociale ainsi mise en œuvre, déployée dans un écosystème d'intelligence collective par interaction et confrontation de visions. Dans le même temps, le respect de règles d'éthique aide à prendre conscience de l'importance de chacune de nos actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''culture wiki'' revendique : [[Fichier:Schema 4 types de wiki.png|600px|thumb|Les 4 types d'environnements wiki -héo Bondolfi [CC-BY-SA 3.0] http://www.wikinomics-project.eu]]&lt;br /&gt;
* La citation des sources (ce que je relate a été dit par Untel) ; &lt;br /&gt;
* La culture de l'hyper-objectivité (être au plus vrai, sans parti-pris) ; &lt;br /&gt;
* Les limites de l'autopromotion (faire sa propre pub) ; &lt;br /&gt;
* La non-discrimination radicale (les mêmes droits pour chacun) ; &lt;br /&gt;
* La certification par les pairs (je confirme ce qui est écrit par un autre) ; &lt;br /&gt;
* La hiérarchie de contributions, plutôt que la hiérarchie de statut ; &lt;br /&gt;
* La culture de la modération, où chaque proposition peut être remise en question ; &lt;br /&gt;
* La gestion citoyenne des bases de données pour partager l'information, devenue un patrimoine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Wiki : mode d'emploi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki est un type de plateforme internet créé pour que tout le monde puisse y participer rapidement et facilement. Une trace des contributions de chacun reste visible pour chaque page et un système de contrôle participatif doté d'un système d'alerte évite le vandalisme (ou plutôt le rend facilement réversible). Les wikis servent notamment à définir notions et mots-clés comme dans une encyclopédie, mais l'étendue de leurs usages est plus vaste encore. On peut les mettre en œuvre dans un projet commun, comme l'élaboration d'une lettre, la diffusion d'une pétition, la rédaction d'un livre ou d'un mode d'emploi, l'écriture d'un manifeste ou d'un scénario de cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki le plus connu est Wikipedia, lancé par la fondation Wikimedia, elle-même à l'origine de nombreux autres projets : Wikiquote, recueil de citations, ou Wikiversity – une communauté pédagogique libre, accessible à tous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les plateformes internet de type wiki sont aussi utilisées par d'autres groupes parmi lesquels Ekopedia, l'encyclopédie des pratiques durables. Tout individu ou organisation peut installer un logiciel wiki sur un serveur et choisir à sa guise le nombre de langues disponibles dans son interface d'administration, le système d'alertes et le mode de contrôle de l'information. L'initiateur de la plateforme peut laisser tous les internautes y accéder ou apposer quelques restrictions à l'entrée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le premier logiciel wiki date de 1995. Il a été développé par Ward Cunningham, pour le faire tourner sur le web, comme un service de blog. Ward l’a baptisé WikiWikiWeb, en référence au mot hawaïen wikiwiki, qui signifie très vite au sens simple, informel, sans lourdeurs administratives. La revue The Economist a cependant remarqué que le mot wiki peut être interprété comme l'acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais »).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces dernières années sont apparus de nombreux projets concurrents ou complémentaires à Wikipedia. Même s'ils ne bénéficient pas de la même notoriété, certains d'entre eux sont intéressants et très utiles à la culture participative et citoyenne qui se développe sur internet. Le logiciel wiki tourne aussi au service de très nombreux autres projets. Selon une étude de NetStrategy en 2010, près de 40 % des PME occidentales auraient installé un wiki pour gérer leurs ressources d'information internes : mode d'emploi, projets de lettre, règlement d'entreprise... Seules environ 20 % les utilisent vraiment.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un conseil : partout où vous passerez, prenez le temps de lire les modes d'emploi. Le wiki est le royaume des chevaliers qui savent lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16741</id>
		<title>Du citoyen au netoyen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16741"/>
				<updated>2016-08-26T09:04:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/E-environnement E-environnement], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/citoyen citoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netoyen netoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/conscience conscience], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture culture].[https://fr.wikipedia.org/wiki/Incivilit%C3%A9 incivilité numerique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=action+citoyenne action citoyenne],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_citoyen ''action netoyenne''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%C3%A8re+num%C3%A9rique+ ere numerique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eportfolio eportfolio],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=utilis%27acteurs utilis'acteurs]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Laura+Timonen Laura Timonen],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Vilma+Luoma-aho Vilma Luoma-aho].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans une jolie chocolaterie d'un quartier chic du centre-ville de Genève, un petit panneau rédigé en chinois stipule une étrange consigne : « Veuillez s'il vous plaît ne pas cracher par terre ». Pourquoi ce message, et pourquoi en chinois ? Parce qu’en Chine, cracher par terre est une pratique courante – dans la rue, mais aussi dans les transports publics et dans les magasins. En Suisse, cet acte culturel est vécu comme une incivilité, principalement en raison de critères hygiéniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettons-nous maintenant à la place d’un citoyen du net averti : il a conscience qu'envoyer une pièce jointe en format .doc peut poser problème à certains destinataires qui n'ont pas opté pour un traitement de texte sous licence propriétaire. Ils pourraient donc ne pas pouvoir accéder au contenu. Notre citoyen du net sait également qu'envoyer un courriel à tous ses contacts sans utiliser la fonction copie cachée constitue également un manque de respect de la vie privée et peut favoriser la propagation des virus informatiques. Il a intégré le fait qu'écrire tout un message en majuscules équivaut à crier, ce qui n’est pas spécialement courtois. [[Fichier:Cracher.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce citoyen du net contemple ainsi avec dépit et surprise le comportement des internautes qui n'ont pas développé la même culture que lui. Exactement comme nous regardons, effarés, les Chinois qui crachent par terre dans les chocolateries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapprochement peut sembler excessif. En fait, il permet de souligner la relativité des perceptions et l'aspect graduel de tout apprentissage culturel&amp;lt;ref&amp;gt;Le terme d'acculturation recouvre deux sens différents. En psychologie sociale, il désigne le processus d'apprentissage par lequel l'enfant reçoit la culture de l'ethnie ou du milieu auquel il appartient. D'autre part, en anthropologie culturelle, il désigne les phénomènes de contacts et d'interpénétration entre civilisations différentes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les Chinois cracheurs n'ont pas conscience qu’ils choquent les étrangers. De même, les internautes faisant preuve d’incivilité numérique n'ont pas conscience de la détérioration qu'ils imposent à l'espace de l'information publique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après une lente éclosion puis une maturation difficile, la notion de citoyenneté semble aujourd'hui bien établie. Chacun est citoyen d'un état géographiquement délimité. Le citoyen a des droits et des devoirs. Le mot citoyen a même connu une nette progression de sa popularité au cours des dernières années, au point de se décliner désormais dans de multiples expressions (''actions citoyennes'', ''comportements citoyens'', etc.) qui reviennent de plus en plus souvent dans les discours politiques et ceux 1des collectivités &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.escp-eap.net/conferences/marketing/pdf/canel.pdf Développement Durable et Comportement Citoyen du Consommateur] , Béatrice Canel Depitre, Conférence sur les tendances marketing en Europe, Université Ca' Foscari de Venise (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais cette citoyenneté s’est banalisée et certains en viennent à oublier les devoirs élémentaires qu'elle requiert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans les démocraties modernes, tout le monde – ou presque &amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_étrangers « Droit de vote des étrangers »], Wikipedia (consulté le 24.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt;. aujourd’hui le droit de vote. C'est un fait acquis. Est-ce pour cette raison que les taux de participation aux élections ne cessent de faiblir d’un vote à l’autre&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.come4news.com/pourquoi-si-peu-de-jeunes-exercent-t-ils-leur-droit-de-vote-528614 Pourquoi si peu de jeunes exercent-ils leur droit de vote ?!], Thomas Laberge, comefornews.com (2010)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les avantages de la citoyenneté sont-ils solubles dans sa généralisation ? On ne peut nier la crise de la confiance qui atteint globalement les démocraties modernes &amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple [http://www.cevipof.com/fr/france-2013-les-nouvelles-fractures/resultats/ France 2013 : les nouvelles fractures,], Ipsos / CGI Business Consulting, Le Monde, Fondation Jean Jaurès et le Cevipof (2013).&amp;lt;/ref&amp;gt;, exprimée par la méfiance des citoyens envers leurs élus et leurs administrations publiques, par l’absentéisme électoral, voire par des émeutes. Cette crise de confiance contribue elle aussi au désintérêt apparent pour la citoyenneté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins, avec l’arrivée d’un internet grand public, un nouveau type de citoyenneté s'est développé. Il peut être considéré comme le prolongement, voire l'approfondissement, de la citoyenneté classique. Certains ''utilis'acteurs''&amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs Les blogueurs et autres consom'acteurs], chapitre 4.&amp;lt;/ref&amp;gt; des outils numériques ont en effet compris tout l’intérêt que pouvait représenter le lancement rapide et à grande échelle d’actions citoyennes. Cette culture de la citoyenneté numérique, que l'on pourrait appeler netoyenneté, se développe elle aussi par étapes successives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le grand public n'a pas encore pris toute la mesure de l'amplification que les nouveaux réseaux pouvaient offrir à la citoyenneté. Certains internautes, encore plongés dans une phase de fascination ludique devant des objets numériques – d'une grande complexité technologique – qui leur font face, n’en exploitent pas les potentialités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une personne ''netoyenne'' participe activement à cette société de l’information. Elle aide d’autres internautes dans des forums. Elle commente et enrichit les débats l’air de rien, en passant par là. Elle alimente son ePortfolio, centre névralgique réunissant toutes ses contributions, futur standard probable pour sa vie professionnelle. Elle surfe sans publicité et dans des réseaux sociaux co-animés par des passionnés aux mêmes centres d’intérêts qu'elle. Elle consulte ses pairs plutôt que des experts. Elle s’affranchit des distances et offre ses services en télétravail. Elle diversifie ses activités tant sociales que professionnelles. Elle s’autoforme en permanence, se remet en question et s’ouvre à de nouveaux horizons. Tout cela est possible grâce aux propriétés mêmes du numérique &amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique Les propriétés fondamentales du numérique], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==De nouvelles saveurs pour la culture des biens communs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A bien des égards, les pratiques de la citoyenneté numérique donnent de nouvelles saveurs aux droits des générations futures à bénéficier des mêmes opportunités que les générations actuelles. Car la netoyenneté est bien souvent le résultat d'une prise de conscience et d'un développement de l'esprit critique face aux médias numériques. Elle permet de prendre ses responsabilités plus que jamais, car on peut voir les traces de chaque contribution, ce qui renforce la motivation à agir pour le bien commun, dans un cercle vertueux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laura Timonen et Vilma Luoma-aho ont analysé l'évolution citoyenne depuis la Grèce Antique jusqu'à l'ère numérique. Elles ont publié leurs résultats sous la forme d'un tableau récapitulatif (ici traduit de l'anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jyu.academia.edu/ www.jyu.academia.edu]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evolution des attentes et des définitions citoyennes ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Type de citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Particularités de cette citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Grèce Antique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Seuls les hommes libres peuvent être actifs politiquement. Ils considèrent la citoyenneté comme un privilège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Libéralisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Relation individuelle avec l’État. L'accent est mis sur les droits citoyens. L’État est garant de ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Communautarisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| L'accent est mis sur la communauté, la participation et l'identité commune. La communauté s'auto-gouverne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Vision tripartite de Marshall '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Une division doit être opérée entre les droits civils, politiques et sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Globalisation '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Va au-delà de l’État-nation et entrevoit peut-être une citoyenneté civile globale. Protection des consommateurs. Investissements éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Ère numérique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Citoyenneté numérique (netoyen), technologique, urbaine, culturelle, écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’exemple des cracheurs chinois vu précédemment peut être complété par une multitude d’autres comportements dictés par notre culture. Certains d’entre eux peuvent trouver leur équivalent dans le monde numérique comme le propose le tableau ci-après :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tableau des comportements citoyens et netoyens ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contexte'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action Citoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action netoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Écologie'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Trier ses déchets.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas envoyer de pièces jointes trop volumineuses. N'imprimer que si c'est vraiment nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des choix d'autrui '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser un langage non-discriminatoire&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de langage non-discriminatoire : le [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne langage épicène]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui ne stigmatise pas ceux ayant des choix et des pratiques différentes des nôtres.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser des formats ouverts pour les échanges d'informations par voie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Économiser les ressources de l'écosystème'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas gâcher l'eau, l'électricité et toutes les ressources naturelles.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas dupliquer des contenus là où un simple lien suffirait, ne pas télécharger des documents dont on n'a pas l'utilité, envoyer un lien vers une ressource plutôt que le document lui-même à plusieurs destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des travailleurs'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des marchandises issues du commerce équitable.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des équipements électroniques dont les concepteurs respectent les droits des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Mobilisation'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Manifester devant une centrale nucléaire.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Élire le gouvernement de la ou des communautés thématiques dans lesquelles on contribue (Wikipedia, Debian, Creative Commons...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contribution'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ramasser une bouteille vide sur une plage.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Corriger une faute dans ''Wikipedia'' ou écrire un courriel à l'auteur d'une page comportant des erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Intégration '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'instruction civique des jeunes et des nouveaux arrivés (immigrés, nouveaux installés,...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger des documents remis à tout nouvel arrivant afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'eCulture des jeunes et des migrants numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger collaborativement des documents remis à tout nouvel internaute afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Débattre '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de son quartier, de sa ville, de sa région ou de la Terre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de sa communauté en ligne, des sites relatifs ou d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Revendication '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une pétition.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une ePétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16740</id>
		<title>Du citoyen au netoyen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16740"/>
				<updated>2016-08-26T09:02:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/E-environnement E-environnement], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/citoyen citoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netoyen netoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/conscience conscience], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture culture].[https://fr.wikipedia.org/wiki/Incivilit%C3%A9 incivilité numerique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=action+citoyenne action citoyenne],[action netoyenne],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%C3%A8re+num%C3%A9rique+ ere numerique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eportfolio eportfolio],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=utilis%27acteurs utilis'acteurs]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Laura+Timonen Laura Timonen],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Vilma+Luoma-aho Vilma Luoma-aho].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans une jolie chocolaterie d'un quartier chic du centre-ville de Genève, un petit panneau rédigé en chinois stipule une étrange consigne : « Veuillez s'il vous plaît ne pas cracher par terre ». Pourquoi ce message, et pourquoi en chinois ? Parce qu’en Chine, cracher par terre est une pratique courante – dans la rue, mais aussi dans les transports publics et dans les magasins. En Suisse, cet acte culturel est vécu comme une incivilité, principalement en raison de critères hygiéniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettons-nous maintenant à la place d’un citoyen du net averti : il a conscience qu'envoyer une pièce jointe en format .doc peut poser problème à certains destinataires qui n'ont pas opté pour un traitement de texte sous licence propriétaire. Ils pourraient donc ne pas pouvoir accéder au contenu. Notre citoyen du net sait également qu'envoyer un courriel à tous ses contacts sans utiliser la fonction copie cachée constitue également un manque de respect de la vie privée et peut favoriser la propagation des virus informatiques. Il a intégré le fait qu'écrire tout un message en majuscules équivaut à crier, ce qui n’est pas spécialement courtois. [[Fichier:Cracher.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce citoyen du net contemple ainsi avec dépit et surprise le comportement des internautes qui n'ont pas développé la même culture que lui. Exactement comme nous regardons, effarés, les Chinois qui crachent par terre dans les chocolateries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapprochement peut sembler excessif. En fait, il permet de souligner la relativité des perceptions et l'aspect graduel de tout apprentissage culturel&amp;lt;ref&amp;gt;Le terme d'acculturation recouvre deux sens différents. En psychologie sociale, il désigne le processus d'apprentissage par lequel l'enfant reçoit la culture de l'ethnie ou du milieu auquel il appartient. D'autre part, en anthropologie culturelle, il désigne les phénomènes de contacts et d'interpénétration entre civilisations différentes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les Chinois cracheurs n'ont pas conscience qu’ils choquent les étrangers. De même, les internautes faisant preuve d’incivilité numérique n'ont pas conscience de la détérioration qu'ils imposent à l'espace de l'information publique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après une lente éclosion puis une maturation difficile, la notion de citoyenneté semble aujourd'hui bien établie. Chacun est citoyen d'un état géographiquement délimité. Le citoyen a des droits et des devoirs. Le mot citoyen a même connu une nette progression de sa popularité au cours des dernières années, au point de se décliner désormais dans de multiples expressions (''actions citoyennes'', ''comportements citoyens'', etc.) qui reviennent de plus en plus souvent dans les discours politiques et ceux 1des collectivités &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.escp-eap.net/conferences/marketing/pdf/canel.pdf Développement Durable et Comportement Citoyen du Consommateur] , Béatrice Canel Depitre, Conférence sur les tendances marketing en Europe, Université Ca' Foscari de Venise (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais cette citoyenneté s’est banalisée et certains en viennent à oublier les devoirs élémentaires qu'elle requiert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans les démocraties modernes, tout le monde – ou presque &amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_étrangers « Droit de vote des étrangers »], Wikipedia (consulté le 24.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt;. aujourd’hui le droit de vote. C'est un fait acquis. Est-ce pour cette raison que les taux de participation aux élections ne cessent de faiblir d’un vote à l’autre&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.come4news.com/pourquoi-si-peu-de-jeunes-exercent-t-ils-leur-droit-de-vote-528614 Pourquoi si peu de jeunes exercent-ils leur droit de vote ?!], Thomas Laberge, comefornews.com (2010)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les avantages de la citoyenneté sont-ils solubles dans sa généralisation ? On ne peut nier la crise de la confiance qui atteint globalement les démocraties modernes &amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple [http://www.cevipof.com/fr/france-2013-les-nouvelles-fractures/resultats/ France 2013 : les nouvelles fractures,], Ipsos / CGI Business Consulting, Le Monde, Fondation Jean Jaurès et le Cevipof (2013).&amp;lt;/ref&amp;gt;, exprimée par la méfiance des citoyens envers leurs élus et leurs administrations publiques, par l’absentéisme électoral, voire par des émeutes. Cette crise de confiance contribue elle aussi au désintérêt apparent pour la citoyenneté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins, avec l’arrivée d’un internet grand public, un nouveau type de citoyenneté s'est développé. Il peut être considéré comme le prolongement, voire l'approfondissement, de la citoyenneté classique. Certains ''utilis'acteurs''&amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs Les blogueurs et autres consom'acteurs], chapitre 4.&amp;lt;/ref&amp;gt; des outils numériques ont en effet compris tout l’intérêt que pouvait représenter le lancement rapide et à grande échelle d’actions citoyennes. Cette culture de la citoyenneté numérique, que l'on pourrait appeler netoyenneté, se développe elle aussi par étapes successives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le grand public n'a pas encore pris toute la mesure de l'amplification que les nouveaux réseaux pouvaient offrir à la citoyenneté. Certains internautes, encore plongés dans une phase de fascination ludique devant des objets numériques – d'une grande complexité technologique – qui leur font face, n’en exploitent pas les potentialités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une personne ''netoyenne'' participe activement à cette société de l’information. Elle aide d’autres internautes dans des forums. Elle commente et enrichit les débats l’air de rien, en passant par là. Elle alimente son ePortfolio, centre névralgique réunissant toutes ses contributions, futur standard probable pour sa vie professionnelle. Elle surfe sans publicité et dans des réseaux sociaux co-animés par des passionnés aux mêmes centres d’intérêts qu'elle. Elle consulte ses pairs plutôt que des experts. Elle s’affranchit des distances et offre ses services en télétravail. Elle diversifie ses activités tant sociales que professionnelles. Elle s’autoforme en permanence, se remet en question et s’ouvre à de nouveaux horizons. Tout cela est possible grâce aux propriétés mêmes du numérique &amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique Les propriétés fondamentales du numérique], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==De nouvelles saveurs pour la culture des biens communs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A bien des égards, les pratiques de la citoyenneté numérique donnent de nouvelles saveurs aux droits des générations futures à bénéficier des mêmes opportunités que les générations actuelles. Car la netoyenneté est bien souvent le résultat d'une prise de conscience et d'un développement de l'esprit critique face aux médias numériques. Elle permet de prendre ses responsabilités plus que jamais, car on peut voir les traces de chaque contribution, ce qui renforce la motivation à agir pour le bien commun, dans un cercle vertueux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laura Timonen et Vilma Luoma-aho ont analysé l'évolution citoyenne depuis la Grèce Antique jusqu'à l'ère numérique. Elles ont publié leurs résultats sous la forme d'un tableau récapitulatif (ici traduit de l'anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jyu.academia.edu/ www.jyu.academia.edu]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evolution des attentes et des définitions citoyennes ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Type de citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Particularités de cette citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Grèce Antique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Seuls les hommes libres peuvent être actifs politiquement. Ils considèrent la citoyenneté comme un privilège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Libéralisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Relation individuelle avec l’État. L'accent est mis sur les droits citoyens. L’État est garant de ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Communautarisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| L'accent est mis sur la communauté, la participation et l'identité commune. La communauté s'auto-gouverne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Vision tripartite de Marshall '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Une division doit être opérée entre les droits civils, politiques et sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Globalisation '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Va au-delà de l’État-nation et entrevoit peut-être une citoyenneté civile globale. Protection des consommateurs. Investissements éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Ère numérique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Citoyenneté numérique (netoyen), technologique, urbaine, culturelle, écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’exemple des cracheurs chinois vu précédemment peut être complété par une multitude d’autres comportements dictés par notre culture. Certains d’entre eux peuvent trouver leur équivalent dans le monde numérique comme le propose le tableau ci-après :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tableau des comportements citoyens et netoyens ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contexte'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action Citoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action netoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Écologie'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Trier ses déchets.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas envoyer de pièces jointes trop volumineuses. N'imprimer que si c'est vraiment nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des choix d'autrui '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser un langage non-discriminatoire&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de langage non-discriminatoire : le [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne langage épicène]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui ne stigmatise pas ceux ayant des choix et des pratiques différentes des nôtres.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser des formats ouverts pour les échanges d'informations par voie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Économiser les ressources de l'écosystème'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas gâcher l'eau, l'électricité et toutes les ressources naturelles.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas dupliquer des contenus là où un simple lien suffirait, ne pas télécharger des documents dont on n'a pas l'utilité, envoyer un lien vers une ressource plutôt que le document lui-même à plusieurs destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des travailleurs'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des marchandises issues du commerce équitable.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des équipements électroniques dont les concepteurs respectent les droits des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Mobilisation'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Manifester devant une centrale nucléaire.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Élire le gouvernement de la ou des communautés thématiques dans lesquelles on contribue (Wikipedia, Debian, Creative Commons...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contribution'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ramasser une bouteille vide sur une plage.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Corriger une faute dans ''Wikipedia'' ou écrire un courriel à l'auteur d'une page comportant des erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Intégration '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'instruction civique des jeunes et des nouveaux arrivés (immigrés, nouveaux installés,...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger des documents remis à tout nouvel arrivant afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'eCulture des jeunes et des migrants numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger collaborativement des documents remis à tout nouvel internaute afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Débattre '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de son quartier, de sa ville, de sa région ou de la Terre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de sa communauté en ligne, des sites relatifs ou d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Revendication '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une pétition.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une ePétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Si_tout_se_partage,_comment_gagner_sa_vie_%3F&amp;diff=16736</id>
		<title>Si tout se partage, comment gagner sa vie ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Si_tout_se_partage,_comment_gagner_sa_vie_%3F&amp;diff=16736"/>
				<updated>2016-08-25T12:52:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 ''culture du don''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 ''modèle économique''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/brevet ''brevet''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22droit+d%C2%B4auteur%22 ''droit d'auteur''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 ''communauté''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdfunding ''crowdfunding'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés''''' : [https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_Source_Ecology ''Open Source Ecology''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikimedia ''Wikimedia''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/chris ''Anderson Chris''].&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture du don peut-elle être aussi rémunératrice, voire plus, que la culture de l'usage exclusif ? Comment l'idée de ''toutdonner.com'' &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.toutdonner.com/ www.toutdonner.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; peut-elle être rentable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons pourtant l'habitude de penser qu'il faut protéger les œuvres des risques de « piratage », nous pensons que se faire copier représente un manque à gagner. Or, il faut d'abord reconnaître que nos idées sont invariablement inspirées par d'autres. On ne crée presque jamais à partir de rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus important : dans le système actuel, la culture de l'exclusivité ne profite pas forcément aux créateurs ou aux inventeurs. Elle dresse un barrage entre eux et les utilisateurs. Lorsqu'un client achète un produit, le bénéfice est souvent minime pour le créateur ; il profite surtout à une minorité de producteurs, éditeurs, propriétaires de brevets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque les détenteurs de brevet sont aussi les inventeurs, ces derniers n'ont pas l'habitude ni le réflexe de commencer par encourager le partage dès le début de la création. La volonté de protéger leur création les rend plus vulnérables à l'inertie du modèle de gestion exclusive des œuvres. Leur invention circule moins bien, car personne n'a le droit de la rediffuser ou la modifier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si une œuvre documentaire est réalisée à compte d'auteur, ce dernier a tout intérêt à la placer sous licence libre, afin de lui assurer l'audience la plus large possible. Via internet, c'est désormais chose aisée et surtout peu coûteuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'économie du don permet d'améliorer sa notoriété, qui, par la suite, génère un retour sur investissement. La constitution d'une communauté de soutien, prête à donner un peu de son temps ou de son argent, s'acquiert en acceptant de donner un peu de soi-même (en temps ou en manque à ''gagner'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que cette communauté soit forte, le produit doit être de qualité ou présenter un réel intérêt pour les utilisateurs. Une œuvre sous licence libre est confrontée à l'évaluation critique d'une large communauté, ouverte potentiellement à tous les intéressés, sans discrimination. Un créateur peut aussi opter pour un compromis, décider de ne pas choisir entre le libre et l'exclusif, par exemple en ne plaçant sous licence libre qu'une partie de son travail, la moins récente notamment. À chacun de voir comment il peut participer, à son rythme, à cette transition profonde qui affecte le système du droit d'auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’œuvre, vitrine d'une expertise==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de générer des revenus via les multiples compléments qui peuvent émaner d'un produit : adaptations, services de maintenance et d'assistance, produits dérivés&amp;lt;ref&amp;gt;Voir ''les nouveaux modèles de l'économie numérique'',chapitre6 Pour aller plus loin,voir aussi :Chris Anderson,[http://www.piloter.org/blog/partager/economie-du-gratuit-free-chris-anderson.htm''FREE,Entrez dans l'èconomie du gratuit''],Pearson(2009)&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus important encore, c’est en amont de la création que se joue l’essentiel : la capacité de s’associer pour collaborer à plusieurs en se partageant les rôles, et ainsi faire émerger une communauté de créateurs et contributeurs, bénéficiaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette communauté soutient le développement des projets, y compris leur financement par tous les moyens possibles. À titre d’exemple, les leaders du projet Open Source Ecology (développement de machines industrielles sous licence libre) ont mobilisé leur communauté pour co-rédiger sur une page web, à plusieurs centaines de personnes, leur plan financier et le courrier aux investisseurs. Ils ont ainsi collecté des centaines de milliers de dollars en une année et économisé beaucoup de frais de conseils juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas interdit de mettre une œuvre sous licence libre et de demander aux internautes de soutenir ce travail. Une œuvre libre n'est pas forcément gratuite, elle fonctionne simplement sur un autre modèle économique qui peut la rendre accessible à tous moyennant d'autres types de financements. C'est ainsi que la fondation Wikimedia, qui gère Wikipedia, récolte plusieurs dizaines de millions de dollars par an. Et elle n'est pas la seule. De nombreux artistes choisissent ce modèle de financement participatif ou citoyen (crowdfunding).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des exemples les plus connu est celui de ''My Major Company''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.mymajorcompany.com/ www.mymajorcompany.com]&amp;lt;/ref&amp;gt;, plateforme web participative qui permet aux amateurs de musique de financer leurs artistes préférés et de les produire collectivement. Ils cassent ainsi la spirale engendrée par les licences exclusives qui empêchent le partage des informations en le qualifiant de piratage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16731</id>
		<title>A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16731"/>
				<updated>2016-08-10T15:33:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 certification par les pairs],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Interaction interaction],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration modération],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance gouvernance],[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_collaborative société collabortive], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia wikipedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89kop%C3%A9dia Ekopedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikimedia Wikimedia],[https://www.wikiversity.org/ Wikiversity],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ward_Cunningham Cunningham Ward],[https://fr.wikipedia.org/wiki/WikiWikiWeb WikiWikiWeb],[http://c2.com/~ward/ Ward Cunningham].''&lt;br /&gt;
--------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La citadelle du savoir'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'histoire du savoir est une histoire de mystères. Dans l'Europe médiévale, la connaissance était réservée à une toute petite minorité de privilégiés : les moines d'abord, qui cloîtraient leurs ouvrages savants dans d'immenses bibliothèques privées ; quelques aristocrates aussi, férus de sciences, de littérature ou de langues étrangères, qui avaient la possibilité de se procurer les quelques manuscrits en circulation. Il s'agissait alors du seul support à même de transmettre des informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres étaient particulièrement onéreux et leurs lecteurs potentiels guère abondants, d'autant que la plupart des textes étaient rédigés en latin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est avec l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, que tout s'accélère. Plus nombreux, moins coûteux, les livres font progressivement l'objet de traductions qui les rendent plus accessibles. Mais il faudra attendre encore longtemps avant que l'ensemble d'une population puisse disposer de l'instruction nécessaire (apprentissage de la lecture) pour que le savoir soit démocratisé au fil des siècles et soit enfin considéré comme un bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage des connaissances a trouvé dans internet son média d'élection. Avec le web, ce sont toutes les classes sociales, toutes les nationalités, tous les âges qui peuvent avoir accès à une somme d'informations gratuites et infiniment étendues. La circulation des connaissances n'est plus contrôlée par un petit nombre d'érudits : elle est dynamisée par la masse des internautes, sans restriction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique a révolutionné notre conception du savoir et du partage de l'information. Les encyclopédies telles que Wikipedia ou Ekopedia sont l'illustration parfaite de cette nouvelle compréhension du savoir : chacun peut en bénéficier et surtout y contribuer. Plus précise et exhaustive que jamais, l'information est universellement disponible. L'irruption d'un média aussi innovant a des répercussions multiples et fondamentales sur la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les encyclopédies participatives permettent à tout un chacun d'accéder à l'échange d'informations, à l'explication et à la définition de notions essentielles et de pratiques durables. Cette contribution permanente permet la mise en place d'un nouveau fonctionnement social, basé sur l'entraide et le partage, sur le nivellement des différences sociales et sur la relativisation des distances géographiques. Elle autorise un partage du savoir détaché des questions de religion, de couleur, de sexe, de nationalité ou encore de classe sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'apprentissage par l'expérience==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À nouvel outil, nouvelles compétences, qui se conjuguent volontiers en simultané. Ainsi, l'expertise technique qui permet d'éditer une page dans un wiki s'enrichit-elle de la compétence sociale ainsi mise en œuvre, déployée dans un écosystème d'intelligence collective par interaction et confrontation de visions. Dans le même temps, le respect de règles d'éthique aide à prendre conscience de l'importance de chacune de nos actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''culture wiki'' revendique : [[Fichier:Schema 4 types de wiki.png|400px|thumb|Les 4 types d'environnements wiki -héo Bondolfi [CC-BY-SA 3.0] http://www.wikinomics-project.eu]]&lt;br /&gt;
* La citation des sources (ce que je relate a été dit par Untel) ; &lt;br /&gt;
* La culture de l'hyper-objectivité (être au plus vrai, sans parti-pris) ; &lt;br /&gt;
* Les limites de l'autopromotion (faire sa propre pub) ; &lt;br /&gt;
* La non-discrimination radicale (les mêmes droits pour chacun) ; &lt;br /&gt;
* La certification par les pairs (je confirme ce qui est écrit par un autre) ; &lt;br /&gt;
* La hiérarchie de contributions, plutôt que la hiérarchie de statut ; &lt;br /&gt;
* La culture de la modération, où chaque proposition peut être remise en question ; &lt;br /&gt;
* La gestion citoyenne des bases de données pour partager l'information, devenue un patrimoine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Wiki : mode d'emploi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki est un type de plateforme internet créé pour que tout le monde puisse y participer rapidement et facilement. Une trace des contributions de chacun reste visible pour chaque page et un système de contrôle participatif doté d'un système d'alerte évite le vandalisme (ou plutôt le rend facilement réversible). Les wikis servent notamment à définir notions et mots-clés comme dans une encyclopédie, mais l'étendue de leurs usages est plus vaste encore. On peut les mettre en œuvre dans un projet commun, comme l'élaboration d'une lettre, la diffusion d'une pétition, la rédaction d'un livre ou d'un mode d'emploi, l'écriture d'un manifeste ou d'un scénario de cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki le plus connu est Wikipedia, lancé par la fondation Wikimedia, elle-même à l'origine de nombreux autres projets : Wikiquote, recueil de citations, ou Wikiversity – une communauté pédagogique libre, accessible à tous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les plateformes internet de type wiki sont aussi utilisées par d'autres groupes parmi lesquels Ekopedia, l'encyclopédie des pratiques durables. Tout individu ou organisation peut installer un logiciel wiki sur un serveur et choisir à sa guise le nombre de langues disponibles dans son interface d'administration, le système d'alertes et le mode de contrôle de l'information. L'initiateur de la plateforme peut laisser tous les internautes y accéder ou apposer quelques restrictions à l'entrée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le premier logiciel wiki date de 1995. Il a été développé par Ward Cunningham, pour le faire tourner sur le web, comme un service de blog. Ward l’a baptisé WikiWikiWeb, en référence au mot hawaïen wikiwiki, qui signifie très vite au sens simple, informel, sans lourdeurs administratives. La revue The Economist a cependant remarqué que le mot wiki peut être interprété comme l'acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais »).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces dernières années sont apparus de nombreux projets concurrents ou complémentaires à Wikipedia. Même s'ils ne bénéficient pas de la même notoriété, certains d'entre eux sont intéressants et très utiles à la culture participative et citoyenne qui se développe sur internet. Le logiciel wiki tourne aussi au service de très nombreux autres projets. Selon une étude de NetStrategy en 2010, près de 40 % des PME occidentales auraient installé un wiki pour gérer leurs ressources d'information internes : mode d'emploi, projets de lettre, règlement d'entreprise... Seules environ 20 % les utilisent vraiment.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un conseil : partout où vous passerez, prenez le temps de lire les modes d'emploi. Le wiki est le royaume des chevaliers qui savent lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16730</id>
		<title>L'Homo Numericus habiterait Genève</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16730"/>
				<updated>2016-08-10T15:18:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9mocratie démocratie],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_des_technologies_de_l'information gouvernance],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberespace cyberespace], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collectif collectif], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette nétiquette],[http://www.rtbf.be/auvio/detail_wikipedia-le-nouveau-partage-du-savoir?id=1868739 partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture de don],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Village_plan%C3%A9taire village global],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Politiques_d'int%C3%A9gration_en_France politique d'intégration].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:'''&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22homo+numericus%22 homo numericus], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Pierre+Mounier%22 Pierre Mounier],[http://www.ynternet.org/ Ynternet.org], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau Rousseau Jean-Jacques], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_gestion_de_contenu logiciels CMS], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_publication_pour_l'Internet Système de Publication pour l'internet Partagé(Spip]), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Hannah_Arendt Arendt Hannah], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU GNU/Linux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian Debian], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan McLuhan Marshall][http://www.annualreviews.org/doi/abs/10.1146/annurev.soc.27.1.307?journalCode=soc JP BARLOW].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Par Pierre Mounier'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Piotrr 1-small177.jpg|Thumb]] ''Auteur du livre Les maîtres du réseau&amp;lt;ref&amp;gt;Les maîtres du réseau, Pierre Mounier, La Découverte (2002).&amp;lt;/ref&amp;gt; ''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Directeur-adjoint du Centre pour l’édition électronique ouverte CLEO/Revues.org, il est le fondateur et l'éditeur du blog ''Homo Numericus'', qui traite des enjeux de société liés aux technologies numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si j’avais eu à choisir le lieu de ma naissance, j’aurais choisi une société d’une grandeur bornée par l’étendue des facultés humaines, c’est-à-dire par la possibilité d’être bien gouverné, et où chacun se satisferait de son emploi, nul n’aurait été contraint de soumettre à d’autres les fonctions dont il serait chargé : un État où tous les particuliers se connaîtraient entre eux, où ni les manœuvres obscures du vice ni la modestie de la vertu n’eussent pu se dérober aux regards et au jugement du public, et où cette douce habitude de se voir et de se connaître, fît de l’amour de la patrie l’amour des citoyens plutôt que celui de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au moment d’entamer son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Jean-Jacques Rousseau choisit par une dédicace de rendre hommage à sa patrie natale, la République de Genève, dont il célèbre les vertus démocratiques et qui lui permet, dit-il, de définir les contours d’un gouvernement exemplaire. L’expérience de la citoyenneté telle que la décrit Rousseau est passablement exotique pour le Français que je suis, pour qui cette expérience est davantage théorique que pratique, plus déléguée à l’État qu’« appropriée » par l’ensemble des citoyens, opaque plutôt que transparente, et en tout cas, bien peu fondée sur l’« amour des citoyens », surtout sous certains gouvernements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est bien plus familière en revanche, pour l’internaute que je suis devenu, qui fit l’expérience dès ses premiers pas dans le cyberespace de ce qu’on pourrait appeler une citoyenneté de proximité. Cette citoyenneté dont la définition ne suppose pas l’État, s’épanouit dans les mille espaces collectifs, de plus ou moins grande taille, plus ou moins élaborés, qui forment la véritable structure d’internet : listes de discussions, forums publics, blogs où naissent de véritables espaces de discussion, espaces de partage et systèmes collaboratifs comme les wikis, jusqu’à Wikipedia qui constitue, à mon avis, l’exemple le plus élaboré à l’heure actuelle de ce qu’est la citoyenneté numérique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« C’était il y a presque dix ans. J’avais créé mon site web, Homo Numericus, quelque temps auparavant, que je concevais comme beaucoup de gens à l’époque, à la main, page par page, avec un logiciel de conception de site du type Dreamweaver. Puis je découvre l’univers des CMS, ces logiciels de gestion de contenus sur le web, qui permettent de publier très facilement des articles sur un site. Bien entendu, je commence par tester le standard de l’époque : Phpnuke, mais qui me rebute du fait de sa complexité technique et des nombreux bugs qui en empêchent le fonctionnement. Et voici Spip, Système de Publication pour l’internet Partagé, un logiciel libre aussi, mais beaucoup plus facile à installer et utiliser, disposant de nombreuses fonctionnalités et d’un système de gabarits permettant de personnaliser facilement l’apparence de son site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas pour ses qualités techniques que ce logiciel m’a plu et que je l’ai adopté. C’est bien plutôt la qualité de la communauté humaine constituée par l’ensemble de ses utilisateurs et de ses développeurs qui m’a séduit et l’accueil fait au newbie que j’étais sur la liste de discussion des utilisateurs du logiciel. Contrairement à ce que l’on dit mécaniquement, l’expérience de la citoyenneté ne se vit pas dans le secret de l’isoloir – c’est une expérience anecdotique – mais bien plutôt dans la « mise en commun des paroles et des actes », selon la belle expression d’Hannah Arendt, que constitue l’insertion au sein de collectifs humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Or, jusque-là, mon expérience des collectifs – partis politiques et associations – était peu engageante, faite pour l’essentiel de réunions un peu glauques à deux pelés et trois tondus après les heures de bureau. Sur la liste de discussion de Spip, j’ai trouvé au contraire ce qui constituait à mon grand étonnement un véritable espace public, dynamique et vivant, rassemblant toujours plus de personnes – plus de mille quatre cents aujourd’hui –, échangeant toutes sortes d’informations et d’opinions sur tous les sujets relatifs au logiciel : des trucs et astuces pratiques bien sûr, mais aussi de véritables discussions sur les orientations générales du développement du logiciel, sur la notion de logiciel libre et plus largement sur la régulation d’internet mais aussi, plus étroitement, sur la régulation de la liste elle-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est en effet une caractéristique importante de ce type de liste qu’une partie des messages construisent des discussions « méta », sur la manière dont les échanges doivent se dérouler sur cet espace ; les comportements acceptables et ceux qui ne le sont pas, comment gérer les innombrables conflits qui émaillent ces échanges, comment permettre à tous de participer, et surtout, comment auto-réguler cet espace sans chef, gouvernement, ni police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En bref, ce qu’on appelle la nétiquette. J’ai donc d’abord fait l’expérience d’un collectif ouvert, sans barrière, et basé sur l’entraide, c’est-à-dire permettant à l’utilisateur, aidé par d’autres lorsqu’il débute, d’être très rapidement en position d’aider à son tour, et de faire évoluer sa participation à la communauté vers des formes plus élaborées : rédaction de documentation, organisation de formations et d’événements, actions de communication, partage de gabarits, jusqu’à l’écriture du code lui-même. Une vidéo&amp;lt;ref&amp;gt; Historique du développement de SPIP sur : [http://www.vimeo.com/3078702 www.vimeo.com/3078702] &amp;lt;/ref&amp;gt; montre l’agrégation, année après année, de nouveaux développeurs qui viennent aider à la programmation du logiciel, sur la base du seul volontariat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Autrement dit, j’ai trouvé là un espace collectif accueillant au nouveau venu et mettant concrètement en œuvre une véritable politique d’intégration, plutôt inverse de celle que nous expérimentons actuellement au sein des espaces nationaux. Je dois donc dire que c’est sur cette liste, cette « Cyber-Genève » en quelque sorte, et quelques autres espaces publics en ligne où je me suis investi depuis, que j’ai fait mon éducation politique en ligne. Celle-ci s’est faite au moyen de l’apprentissage concret parce que basé sur la proximité, d’une sociabilité particulière qui me semble être au fondement de la citoyenneté numérique. Le sociologue Nicolas Auray a montré, à propos de la communauté des développeurs et des utilisateurs de la distribution GNU/Linux Debian, que celle-ci devait s’appréhender comme une cité politique ayant adopté ses propres lois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout à l’égout de la démocratie ». Les déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’État-nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’internet. Car celui-ci n’est pas réductible à des « tuyaux », ni même à des « autoroutes de l’information » comme on le disait dans les années 1990, expressions impliquant un flux héraclitéen, un écoulement perpétuel sans permanence ni résidence, qui n’autorise donc aucune politique possible, sinon imposée de l’extérieur desdits tuyaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est un cyberespace, c’est-à-dire d’abord un espace, et même un espace habité et public, comme le proclamait JP Barlow en 1996. Mais là où La Déclaration d’indépendance du cyberespace faisait fausse route, c’est lorsqu’elle construisait un espace politique unifié en miroir inversé de cet autre, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés, et aussi en interaction les uns avec les autres. Des listes de discussion aux forums, des blogs aux wikis, des BBS aux réseaux sociaux, de Usenet au web 2.0, des jeux massivement multijoueurs aux univers virtuels, c’est la même histoire qui se joue, selon des modalités différentes : c’est la construction d’espaces politiques locaux et interconnectés, c’est l’apprentissage invisible pour des centaines de millions de gens d’une sociabilité de proximité et d’une citoyenneté à taille humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette citoyenneté, je l’ai apprise sur la liste Spip il y a dix ans – en cyber-papy que je commence à devenir, tandis que des millions de jeunes sont, d’une manière ou d’une autre, en train de l’apprendre à leur tour dans World of Warcraft et sur Facebook. La sociologue Danah Boyd a d’ailleurs bien montré, à propos de ces derniers réseaux, quel rôle important ils pouvaient jouer dans la construction de l’identité en société des adolescents qui en sont les principaux utilisateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est très exactement à ce niveau que se pose, à mon avis, la question de l’éducation à la citoyenneté sur internet : celle-ci passe moins par des injonctions globales à respecter des lois nationales abstraites (droit de propriété intellectuelle, droit à l’image), que par l’apprentissage à participer à la vie d’un espace collectif concret qui se donne à lui-même ses propres lois. Être un citoyen, pensait Rousseau, ce n’est pas obéir aux lois, c’est obéir aux lois qu’on se donne. La question doit être posée dans les mêmes termes, mais dans des conditions matérielles différentes à l’heure des technologies numériques : ces technologies sont-elles ouvertes ou exclusives, favorisent-elles des relations sociales conflictuelles ou coopératives et, avant tout, encouragent-elles l’autonomie ou l’hétéronomie ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le cyberespace est le contraire du « village global » que prédisait McLuhan. James Gibson&amp;lt;ref&amp;gt;James Jerome Gibson est un psychologue américain ayant joué un rôle primordial dans le domaine de la perception visuelle. Article « James J. Gibson », Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; se le représentait plutôt comme une sorte de métropole virtuelle « glocalisée » : faite d’un réseau de communautés différenciées mais inter-reliées dans un espace informatique et sémiotique commun. L’expérience de la citoyenneté qui en découle peut être positive ou négative. Certaines communautés sont ouvertes et accueillantes, comme celles que j’ai eu la chance de connaître, d’autres sont intolérantes et violentes, abominables pour certaines d’entre elles. Il reste que ce paysage nouveau, dans sa diversité, définit les conditions concrètes dans lesquelles nous exerçons notre citoyenneté aujourd’hui. Nous habitons Genève. Il va bien falloir s’y habituer. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Copyright Pierre Mounier sous Licence Art Libre'' - août 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours&lt;br /&gt;
Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique, organisé par la fondation Ynternet.org, été 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_num%C3%A9rique_sera_solidaire_ou_ne_sera_pas&amp;diff=16724</id>
		<title>L'économie numérique sera solidaire ou ne sera pas</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9conomie_num%C3%A9rique_sera_solidaire_ou_ne_sera_pas&amp;diff=16724"/>
				<updated>2016-07-22T12:16:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Par Pryska Ducoeurjoly &amp;amp; Théo Bondolfi''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme vous l'avez certainement réalisé à la lecture de cet ouvrage, les temps changent ! Et pas qu'un petit peu ! C'est bien une lame de fond qui se dessine, la grande transition que nous évoquions dès l'Acte 1 dans l'article Société en métamorphose.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est en train de faire voler en éclat l'ancienne division du travail. Les citoyens ont désormais la possibilité de sortir du mode passif. En tant que consom'acteurs, ils peuvent faire vivre les produits et les services, les améliorer, les rediffuser à leur tour. Il n'y a plus d'un côté les patrons et de l'autre les petites mains ouvrières. Tout le monde collabore dans une nouvelle répartition des tâches où la hiérarchie, jadis verticale, prend une allure plus horizontale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette dynamique numérique peut être « mise à profit » par de nouveaux chefs d'entreprises, plus humanistes : les entrepreneurs sociaux. Avec internet, ils découvrent un outil particulièrement utile pour concrétiser leur leitmotiv : « Celui qui gagne, c'est celui qui coopère le mieux » !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Petit à petit, partout sur terre, l'économie dite sociale et solidaire, fait son nid. Adossée à la notion de bien commun, elle se fraye une réelle légitimité face aux logiques qui privilégient le profit au détriment de l’intérêt général ou de l'utilité sociale. Ces « entreprises sociales »&amp;lt;ref&amp;gt;[http://recma.org/sites/default/files/executive-summary-for-publication_fr.pdf L'économie sociale dans l'Union européenne], José Luis Monzón et Rafael Chaves, CIRIEC (2012).&amp;lt;/ref&amp;gt; sont composées d'associations, de coopératives, de mutuelles, de fondations et d'autres types de société qui obéissent à des principes participatifs et démocratiques. Elles représentent au sein de l’Union Européenne environ 20 millions de salariés (et plus 6 % de l’emploi)&amp;lt;ref&amp;gt;Selon les chiffres de l'Observatoire européen de l’entreprenariat social (2012). Voir le site : [http://www.ess-europe.eu/ ''www.ess-europe.eu'']. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces chiffres qui suivent une courbe croissante ne seraient pas le reflet d'une simple tendance. Certains y voient une véritable « Troisième révolution industrielle »&amp;lt;ref&amp;gt; [https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_r%C3%A9volution_industrielle''La troisième révolution industrielle'']. ''Comment le pouvoir latéral va transformer l'énergie'', ''l'économie et le monde'', Jeremy Rifkin, Les liens qui libèrent (2012).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
, dont parle l'économiste Jeremy Rifkin. Son dernier ouvrage, [https://www.google.com/fusiontables/data?docid=150HPssixDk9bHA4JRZ-iyX9KwQFgcu7O0hyoLb7w#rows:id=1 ''La nouvelle société coût marginal zéro''&amp;lt;ref&amp;gt; : ''L'internet des objets'', l'émergence des communaux collaboratifs et l'éclipse du capitalisme,Jeremy Rifkin, Les liens qui libèrent (2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, décrit cette voie alternative et novatrice qui pourrait dépasser l'opposition stérile, dont les citoyens ont assez soupé, entre capitalisme et socialisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'économie des communaux collaboratifs (économie collaborative au service des biens communs, ndla) est le premier système global à émerger depuis l'avènement du capitalisme et du socialisme. C'est dire comme l'événement que nous traversons est historique. Au début, le marché capitaliste et les communaux s'épanouiront côte à côte. Mais au fur et à mesure que les communaux gagneront du terrain, un combat terrible va s'engager. Pour survivre, le capitalisme devra se « reconditionner », retoquer son approche du monde et tenter de profiter de la montée en puissance des communaux plutôt que de s'y opposer »&amp;lt;ref&amp;gt;Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui, Jeremy Rifkin, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=t%C3%A9l%C3%A9rama ''Télérama''] (article paru le 18.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette évolution vers une gestion plus collaborative des biens communs est inéluctable, logique et nécessaire selon Rifkin. Elle ne touchera pas seulement les services, mais passera la barrière physique, s'appliquant même au secteur de l'énergie, grand moteur de l'économie. « Des milliers de personnes produisent déjà leur énergie pour un coût marginal proche de zéro. En Allemagne, 27 % de l'électricité est verte (...). Il faut savoir que les coûts fixes de production de ce type d'énergie vont suivre la même courbe que ceux des ordinateurs : une chute libre ». Certes, ce n'est encore qu'une hypothèse, mais elle est à prendre au sérieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Nous n'avions jamais anticipé la possibilité d'une révolution technologique tellement extrême qu'elle pourrait réduire le coût marginal, pour un ensemble important de biens et de services, à presque zéro, rendant ces biens et services virtuellement gratuits et abondants. Et sapant au passage les bases mêmes du capitalisme ». Nous avons tout à gagner dans ce changement : « l'expérience qui attend l'humanité dans le siècle à venir sera beaucoup moins pénible que ce que nous voyons se profiler si nous continuons avec le système actuel ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est aussi notre intime conviction. Au fil des articles de Citoyens du Net, nous démontrons que les fondements qui sous-tendent l'économie numérique sont les mêmes que l'économie sociale et solidaire émergente. Derrière la notion de « communaux collaboratifs » évoquée par Rifkin, nous ne voyons rien d'autre que cette économie sociale commençant à s'approprier les outils numériques. Accélérer la rencontre de ces deux secteurs ne pourra qu'engendrer un bénéfice mutuel. C'est surtout un enjeu majeur pour tout porteur de projet. L'économie numérique peut effectivement apporter beaucoup à ceux qui créent de la richesse sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous avons pu le voir dans ce livre, internet favorise :&lt;br /&gt;
* l'équité des chances&lt;br /&gt;
* l'autoformation en matière de compétences transversales&lt;br /&gt;
* l'implication de tous (gestionnaires, collaborateurs, clients, etc.)&lt;br /&gt;
* la créativité&lt;br /&gt;
* l'esprit d'initiative&lt;br /&gt;
* l'animation de communautés&lt;br /&gt;
* la vision systémique (à 360 degrés)&lt;br /&gt;
* l'esprit collaboratif&lt;br /&gt;
* l'objectivité et la neutralité&lt;br /&gt;
* le bien commun&lt;br /&gt;
* la direction participative&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un formidable outil au service d'un nouveau modèle économique à visage humain. Il est même le plus efficace et le plus pertinent pour hâter une autre gouvernance socio-économique ; celle dans laquelle s'inscrivent déjà de nombreux porteurs de projets solidaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès ses débuts, cet outil numérique s'est voulu ouvert, libre, émancipateur de citoyenneté. Mais attention ! Les usages privateurs, liés aux anciennes logiques du marché, pourraient vouloir en réduire la vocation initiale, en restreignant sa portée à la seule consommation de masse et au profit de cercles restreints. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bataille ne sera pas aisée. Face à tout changement, des résistances sont à prévoir, surtout de la part des pouvoirs dominants touchés dans leurs fondements. Ils brandiront de nouvelles lois pour garder le contrôle de la situation. Profitant du fait que nous aussi, citoyens, désenchantés par ce que nous avons vu jusqu'à présent du « progrès », nous campions dans une posture de mépris ou de rejet des nouvelles technologies. Ce serait malheureux de notre part. Car il y a, cette fois enfin, un réel progrès : une possibilité nouvelle de résister justement, mais de manière beaucoup plus constructive, collaborative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en effet la première fois dans l'histoire de l'humanité que nous pouvons devenir vraiment des acteurs de notre évolution. Plus seulement des suiveurs d'une politique de changement, comme dans les précédentes révolutions où les puissants pouvaient manipuler les masses ignorantes. Internet nous a changé, nous sommes sur-informés. Alors oui, c'est vrai, on trouve sur le web à boire et à manger, mais pour une fois on y trouve tout ! Quelle variété de points de vue, quelle biodiversité culturelle ! La censure est devenue quasiment impossible, les opinions beaucoup moins contrôlables... Sale temps pour les vieux médias. Ils n'ont plus le monopole de l'information. Sur la toile, tout est transparent et la source de la connaissance coule à haut débit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Big Brother, celui qui sait tout et veut tout savoir, et si c'était tout simplement internet et ses utilisateurs, nous, finalement? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Il appartient donc à chacun de comprendre l'opportunité, toujours présente, d'en libérer l'usage au profit du bien commun.  La suite des événements dépendra des produits et services que nous soutiendrons lors de cette rupture technologique. Donc de la maturité de notre esprit critique, que nous espérons avoir aiguisé ici, grâce à ce premier manuel d'eCulture générale. Plus alertes, attentifs, éveillés, ne sentez-vous pas davantage résonner en vous, maintenant, cet appel à l'action individuelle et collective ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le changement : une affaire de colibris...==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui permet l'évolution, au fond, ce n'est pas tant notre créativité humaine, elle a toujours été présente, foisonnante à travers les siècles ! Non, le moteur du changement actuel, ce sont tout simplement les outils dont nous disposons désormais pour développer nos visions, pour les partager, pour les modifier ensemble, chacun à notre rythme. Nous voilà propulsés dans l'Âge de la co-création, pas seulement grâce à notre bonne volonté humaine, mais surtout grâce aux « propriétés fondamentales du numérique ». Ce sont elles qui nous ont amené à adopter presque « naturellement » d'autres logiques d'expression : le relais de l'information sur des réseaux sociaux, la coopération dans les projets, la mutualisation des moyens et connaissances, le financement participatif. Toutes ces nouvelles manières de faire sont engendrées par les qualités propres au média numérique. Au nombre de cinq, ces propriétés fondamentales ont été formalisées par les auteurs de ''Citoyens du Net'', au cours de diverses contributions. Des contributions « instantanées, décentralisées, multilatérales, persistantes et asynchrones ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, il y aura des pannes et des conflits au cours du processus de création de cette nouvelle civilisation - nous en co-créons encore les codes  et how-to (les manuels), mais nous n'avons jamais été aussi bien outillés pour mener à bien cette « mission » à l'échelle planétaire, et ce en un temps record !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour toutes ces raisons, nous osons dire notre confiance face à ce nouveau progrès. Et aussi parce que, dans ce nouveau bazar composé de multiples communautés virtuelles, sont favorisées des qualités humaines bien réelles, que nous estimons fondamentales pour construire demain : l'autonomie, l'esprit critique face aux informations, l'autoformation, le do-it-yourself, l'évaluation entre citoyens (certification par les pairs), la contribution personnelle. Il y aura donc moins de places aux commandes pour ceux qui ne veulent pas donner de leur temps, ni se creuser les méninges, ni contribuer à la résolution collective d'un problème, ni délivrer les bonnes informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, il y aura moins d'espace d'expression pour ceux qui vivent de l'énergie d'autrui. A leurs réclamations ou injonctions, ils se verront répondre en langage netizen : « RTFM !&amp;lt;ref&amp;gt; Article [http://en.wikipedia.org/wiki/RTFM « RTFM »], Wikipedia. &amp;lt;/ref&amp;gt; littéralement Read the fucking manual, une fin de non-recevoir qui veut dire « Prends toi par la main mon gars, et consulte d'abord le web pour voir si la réponse à ta question n'est pas déjà accessible ». Les « trolls » eux aussi n'ont qu'à bien se tenir ! Ces agitateurs qui brassent de l'air plus que les idées, sont identifiés par de nombreux utilisateurs avertis. Ces derniers n'auront qu'à écrire dans un post « Attention troll !», instantanément les autres internautes réaliseront que la discussion sera vaine avec ce trublion... Sur Wikipedia, certains contributeurs-patrouilleurs forment maintenant une « police » spécialement dédiée à ces semeurs d'intox et autres petits plaisantins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ah,  Wi-ki-pe-dia ! Non, mais que ferait-on maintenant sans Wikipedia ? Cette encyclopédie participative est devenue en 10 ans l'un des sites les plus fréquentés au monde. On aime son côté factuel et objectif, malgré certaines critiques à son égard, sans doute justifiées parfois. Mais il faut reconnaître que c'est un exemple inspirant de co-création au service du bien commun. C'est aussi un modèle intéressant de gouvernance. Sur le demi-million de contributeurs, 167 ont conquis leur place d'administrateurs grâce à leurs apports considérables à l'édifice (64 000 contributions par administrateur en moyenne !). Ceux qui ont gagné la confiance de la communauté, jusqu'à en devenir leaders, sont seulement les plus méritants : à la fois généreux de leur temps, mais aussi compétents. Voilà de quoi redonner un peu d'espoir à ceux qui rêvent de renouveler la politique et la démocratie, vous ne trouvez pas?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il y a mieux encore. Le fait marquant, dans le modèle Wikipedia, c'est que ce sont finalement les petits contributeurs qui, avec seulement 93 modifications chacun, ont réalisé 60 % de l'encyclopédie. Cet exploit est dû à leur grand nombre : 650 000 personnes, toutes bénévoles. On retombe ici sur la courbe de la Longue Traîne, évoqué dans l'Acte 5 consacré aux nouveaux modèles économiques. Ne jamais sous-estimer la somme des petits ! La morale de cette histoire, c'est que si chacun fait sa part, aussi modeste soit-elle, ensemble on pourra faire beaucoup...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et c'est pour cela que rien n'est perdu ;-)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16722</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16722"/>
				<updated>2016-07-22T11:43:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16721</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
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				<updated>2016-07-22T11:42:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16720</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16720"/>
				<updated>2016-07-22T11:41:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16719</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16719"/>
				<updated>2016-07-22T11:36:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16718</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
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				<updated>2016-07-22T11:36:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16717</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16717"/>
				<updated>2016-07-22T11:34:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16716</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16716"/>
				<updated>2016-07-22T11:33:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16715</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
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				<updated>2016-07-22T11:33:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16714</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16714"/>
				<updated>2016-07-22T11:32:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16713</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
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				<updated>2016-07-22T11:31:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|&lt;br /&gt;
 class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16712</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
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				<updated>2016-07-22T11:31:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Aptitudes à développer */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16711</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16711"/>
				<updated>2016-07-22T11:28:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : /* Stratégie d'organisation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnuessont expliqués dans le but d'aiderles internautes à mieux connaitre et ainsi mieux pratiquer la culture du web 2.0 utile tantdans leur vie tant social que professionelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16710</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
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				<updated>2016-07-22T10:58:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], [http://www.cedip.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/FT67_cle5f7ccc.pdf co-animation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnues, mais peu connues et rarement synthétisées, sont apportées pour aider les internautes à pratiquer la culture du web 2.0 au service d'objectifs à moyen et long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16709</id>
		<title>Leader 2.0 : s'organiser à l'ère du web participatif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Leader_2.0_:_s%27organiser_%C3%A0_l%27%C3%A8re_du_web_participatif&amp;diff=16709"/>
				<updated>2016-07-22T10:53:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés ''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=web2.0 ''web2.0''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 ''certification par les pairs''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Animateur_de_communaut%C3%A9 ''community management''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_%C3%A9quitable''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=leader ''leader 2.0''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22open+source%22 ''open source''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution ''contribution''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20 ''compétences transversale''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Benevolent_Dictator_for_Life ''dictature bienveillante''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/entreprise%20 ''entreprise 2.0''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2.0 ''web participatif''], co-animation, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing ''crowdsourcing''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eR%C3%A9putation ''eRéputation''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Gestion_des_connaissances ''knowledge management''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/buzz ''buzz''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberd%C3%A9pendance ''cyberdépendance''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/leadership ''leadership''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Knowledge+management ''knowledge management''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eR%C3%A9putation ''eRéputation''][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/participativit%C3%A9 ''participativité''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Animer une rencontre avec plus de 10 personnes, que ce soit de la famille ou l'équipe de travail, demande de réelles capacités d'organisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver la date, savoir qui apporte quoi, qui doit partir avant, arrive après. Avez-vous pensé au co-voiturage ? À la petite surprise en remerciement du service rendu de la dernière fois ? Il faut également faire bonne figure, se mettre à la place des autres, garder une trace des points particuliers, gérer les imprévus. Que ferions-nous sans téléphone portable, sans GPS et sans... web 2.0 ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une simple réunion devient un projet, un défi. Et dire qu'il y en a toute l'année des réunions. Heureusement, ce n'est pas toujours vous qui les organisez...  Si on veut gagner (ou simplement organiser) sa vie à l'heure du numérique, les compétences à acquérir sont multiples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Stratégie d'organisation==&lt;br /&gt;
À l'ère du numérique, piloter des projets et des équipes de manière performante n'est pas envisageable rationnellement sans des outils internet dynamiques. Fini les seuls courriels et pièces jointes. Fini les répertoires de fichiers sur l'intranet. Ces fameux outils sont symbolisés par l'appellation « technologies web 2.0 » en voici quelques applications concrètes : &lt;br /&gt;
* agenda partagé et sondage de date ;&lt;br /&gt;
* publication des PV de séance en ligne ;&lt;br /&gt;
* liste des tâches sur un site participatif ;&lt;br /&gt;
* veille participative sur un outil web de favoris partagés ;&lt;br /&gt;
* co-rédaction d'une lettre sur bloc note en ligne (PAD, Google Docs...) ;&lt;br /&gt;
* partage de listes de contacts ;&lt;br /&gt;
* partage de photos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais au-delà des technologies, c'est surtout des méthodes innovantes qu'il s'agit de mettre en œuvre. Un maître mot : co-animer. Étymologiquement, cela signifie « mettre de l'âme avec d'autre-s ». Ce sont en effet les pratiques et non les technologies qui permettent de réussir la transition d'une société industrielle vers une société de la connaissance, que ce soit à l'échelle de notre carrière socioprofessionnelle, de la vie des organismes privés et/ou publics dans lesquels nous œuvrons, de notre région ou de notre planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept de web 2.0 n'est en fait qu'un arbre cachant la forêt d'un nouveau paradigme aux multiples systèmes de valeurs, codes culturels et mécanismes cognitifs. Car si l'enfance du web des années 90 a été bercée par des informaticiens, cet écosystème vivant s'est libéré de ses tuteurs dès l'adolescence. Dès les années 2000, le web a montré ses multiples facettes : comme tout vrai leader, pour donner sa pleine mesure, il a dû assimiler de multiples sciences techniques, sociales, philosophiques, politiques et artistiques. Le voilà aujourd'hui jeune adulte de 20 ans, mûr à point pour conquérir le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Crowdsourcing, eRéputation, modèles Open Source, licences libres, communautés de pratiques, gestion des connaissances (''Knowledge Management''), veille participative, ces méthodes émergentes sont déjà pratiquées consciemment au quotidien par les leaders de demain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aussi, il faut se lever tôt et se faire mal au crâne pour les adopter. Mais en fait, avec quelques fils rouges dans cette grosse boîte à outils, tout leader avec une riche expérience de vie peut trouver des parallèles avec son histoire personnelle, pour tracer son chemin sur les autoroutes de l'information avec une certaine allégresse. Il s'agit ensuite de s'auto-former avec régularité, dans un état d'esprit aussi ludique que critique, sans se laisser dérouter par les fréquentes interférences telles que les gadgets, le buzz, la cyberdépendance aux jeux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette collection d'articles sur l'eCulture, des bases conceptuelles mondialement reconnues, mais peu connues et rarement synthétisées, sont apportées pour aider les internautes à pratiquer la culture du web 2.0 au service d'objectifs à moyen et long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent de prendre des décisions avisées dans ces environnements informationnels complexes où les nouveaux concepts se bousculent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Aptitudes à développer==&lt;br /&gt;
Voici quelques aptitudes à développer pour les leaders à l'heure du web 2.0, qui va dans le sens de référentiels de compétences innovants destinés aux entrepreneurs qui souhaitent adapter cette dynamique de co-animateurs de communautés de pratiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* connaître les notions fondamentales pour contribuer à une position de leader de culture numérique, notamment le ''crowdsourcing'', la coopétition, la culture wiki, la gestion de l'identité numérique, les enjeux de l'eRéputation individuelle et collective qui en découlent, les modèles économiques ouverts, le rôle des médias sociaux et des communautés de pratique, la longue traîne, la neutralité des réseaux, les profils cognitifs des migrants versus numériques, les processus ePortfolios, la méritocratie ou encore l'inclusion socio-numérique ;&lt;br /&gt;
* maîtriser des techniques opérationnelles clés telles que la gestion des versions, le choix des formats et des licences, le ''cloud computing'', les scenarii de modération, l'ergonomie intuitive, le travail à distance, le ''community management'', le ''ticketing'', le ''tracking'', la dictature bienveillante ou encore la certification par les pairs ;&lt;br /&gt;
* jouer un rôle moteur dans la conception et la mise en œuvre de stratégies internet, sans être ni nécessairement chef de projet, ni informaticien, pour servir les transitions sociétales en cours, notamment dans la définition des rôles à assurer en interne et ceux à externaliser ;&lt;br /&gt;
* posséder les rudiments d'éthique numérique : impact des licences sur la société, éco-responsabilité (Green IT), vie privée et non-discrimination radicale, usage d'internet pour le commerce équitable et principes de conclusion de contrats informatiques éthiques pour le développement et la maintenance des outils serveurs et des postes utilisateurs ;&lt;br /&gt;
* développer les règlements informatiques : contributions aux politiques de gestion des outils numériques (charte, formation continue, gestion des risques, travail à distance pour les employés, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Les priorités du gestionnaire de projet de demain'''&lt;br /&gt;
* Développer les connaissances des fondements de la culture numérique aux niveaux technique, social, philosophique, politique et artistique ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences de gestionnaire d’équipes et de communautés et de gestion d'identités numériques en augmentant sa réputation sur la webosphère ;&lt;br /&gt;
* développer les compétences pour poser un diagnostic de base en matière de culture numérique sur soi-même, ses collaborateurs, partenaires et fournisseurs ;&lt;br /&gt;
* acquérir les compétences nécessaires à l'amélioration des stratégies de communication interne et externe aux organisations.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_de_succ%C3%A8s_pour_l%27entreprise_de_demain&amp;diff=16706</id>
		<title>Critères de succès pour l'entreprise de demain</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_de_succ%C3%A8s_pour_l%27entreprise_de_demain&amp;diff=16706"/>
				<updated>2016-07-22T10:35:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Heriche : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''' :''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eculture eCulture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22ressources+humaines%22 ressources humaines], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22success+story%22 success story], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Entreprise_2.0 entreprise 2.0], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_de_l%27information société de l'information], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_num%C3%A9rique culture numérique], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_du_spectacle industrie du divertissement], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pair_%C3%A0_pair réseau pair à pair], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co-cr%C3%A9ation co-création], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Valeur_de_l%27entreprise valorisation de l'entreprise].''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Profils-clés ''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/chris Anderson Chris], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ted conférences TED], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=alban Martin Alban].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans les librairies, difficile de trouver rapidement un livre consacré à la culture numérique. Ce genre d'ouvrage existe, mais disséminé dans les rayons informatique, sociologie, histoire. Pourquoi cette dispersion ? Principalement parce que la culture numérique, alias ''eCulture'', n'est pas un genre en soi, exclusif de tous les autres. Elle les englobe tous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture numérique est la clé du succès pour qui veut entreprendre dans la société de l'information. Aux USA, Chris Anderson, rédacteur en chef du magazine ''Wired'' et curateur des conférences TED, a écrit plusieurs livres très intéressants comme ''Free !'' ou ''La longue traîne''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En France, Alban Martin, dans son livre ''L'âge de peer'' (réédité sous le titre:Et toi,tu télécharges?&amp;lt;ref&amp;gt;[http://davbenzo.com/lire-en-ligne/Martin-Et-toi-tu-telecharges-/170539 ''Et toi, tu télécharges ?''], Alban Martin, Pearson (2010).&amp;lt;/ref&amp;gt; ), décrit certains modèles socio-économiques du numérique, notamment à l’œuvre dans l'industrie du divertissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un passage résume bien la vision des critères du succès qui s'appliqueront à l'entreprise de demain ; en plus du bilan et du compte de résultat traditionnel, Alban Martin conseille d'intégrer plusieurs critères nouveaux dans la valorisation de l'entreprise et de son activité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici ces critères de succès :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* nombre de membres actifs de la communauté ;&lt;br /&gt;
* degré de qualification de la base de clients ;&lt;br /&gt;
* nombre de sites internet traitant du service proposé ou relayant les informations de l'organisation ;&lt;br /&gt;
* nombre de feedbacks et de suggestions d'amélioration directement collectés ;&lt;br /&gt;
* degré de personnalisation possible ;&lt;br /&gt;
* nombre d'outils mis à la disposition des clients pour entrer en contact entre eux et avec l'entreprise ;&lt;br /&gt;
* nombre d'abonnés à la newsletter ;&lt;br /&gt;
* nombre de visiteurs du site ;&lt;br /&gt;
* nombre de clients ayant directement ou indirectement contacté l'organisation ;&lt;br /&gt;
* nombre de clients capables de citer le prénom et le nom de 10 employés ;&lt;br /&gt;
* nombre de problèmes après-vente résolus par d'autres utilisateurs ;&lt;br /&gt;
* nombre de clients « évangélisateurs » recevant les produits en avant-première.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus spécifiquement pour l'industrie du divertissement, Martin suggère d'analyser le nombre de sources pour un contenu donné sur un réseau de pair à pair, le nombre de forums dédiés aux contenus vendus, ainsi que le nombre de remix réalisés. Ces éléments permettent de mesurer la co-création de valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un bon exemple de l'application de l'économie numérique à nos projets d'entreprise, un phare pour guider nos stratégies dans cette société où l'information est reine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Heriche</name></author>	</entry>

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