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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_transition_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=16733</id>
		<title>La transition des -isme en -ité</title>
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				<updated>2016-08-18T14:40:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Transformation transformation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hominisation hominisation], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Approche_transversale pratiques tranversales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/adaptation adaptation], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Mode_d%27emploi mode d'emploi], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/howto Howto], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Citoyen_actif citoyenneté active], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_industrielle societé industrielle], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_de_l%27information societé de l'information],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/paradigme paradigme], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/biosphere biosphere].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jo%C3%ABl+de+Rosnay Joël de Rosnay].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Homme-blanc-papalagui.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il est devenu presque banal de constater l'échec de deux projets de sociétés&amp;amp;nbsp;: celui qui est offert par le capitalisme sauvage et celui qui est offert par le communisme bureaucratique. Mais il est plus difficile de définir la ''troisième voie'' vers laquelle nous nous engageons. » ''Joël de Rosnay''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Macroscope ''Le macroscope - Vers une vision globale'']. Edition Le Seuil, Paris. 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Processus d'hominisation  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une transition intéressante est aujourd'hui à l'œuvre : la transformation des -ismes en -ité. Elle induit la notion d'un retournement radical de modèle, plus précisément le glissement d'un modèle dominant transmis verticalement à un public passif à un modèle privilégiant des savoir-faire et des pratiques transversaux, raisonnés et responsables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transition s'accompagne nécessairement d'un net changement de comportement. Selon l'ancien paradigme, les différents choix de modèles de société se nommaient capitalisme, libéralisme, communisme ou socialisme. Dans une société globalisée où tout est relié, il n'est plus question de modèle, mais de boîte à outils. Il faut être capable de passer d'un modèle à l'autre et savoir s'adapter en fonction du contexte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réalités sont de plus en plus nuancées et l'on voit émerger de nouvelles formulations telles que sociabilité, compatibilité ou évolutivité. Le suffixe -''ité'' évoque la fluctuation qui remplace ou complète, selon les croyances, la notion de tendance. On parle ainsi de degré d'adaptabilité, de créativité, de fonctionnalité... et non plus de tendance capitaliste ou communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adaptation, de fait, est la clé du succès : il s'agit désormais de modifier ses critères d'analyse en fonction de l'évolution culturelle. Certaines méthodes ou recettes connues, comme le système D, font d'ailleurs figure d'embryons du nouveau paradigme. Nous sommes constamment confrontés à d'autres modes de fonctionnement. La diversité des cultures et des approches se mélange dans notre tête, dans nos pratiques quotidiennes, dans notre être tout entier. Nous passons d'un système de pensée unique, qui rejette tous les autres, à une combinaison de systèmes de pensée et de modes d'actions plus riches, plus complets et bien plus variés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le processus d'hominisation : la maîtrise d'une part toujours plus grande de notre potentiel humain, grâce à la maîtrise de dynamiques qui nous semblent a priori plus complexes. La boîte à outils, en effet, est plus complexe. Les conditions du succès ici ne seront pas les conditions du succès là-bas. Le développement de l'usage de termes dotés du suffixe -ité atteste que les choses sont moins tranchées et manichéennes qu'elles ne le furent (comme dans l'opposition classique des systèmes communiste et capitaliste).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies numériques sont au cœur de cette évolution car elles donnent accès à tous et en tout temps à l'ensemble des outils permettant de passer d'un mode de fonctionnement à l'autre, d'une grille de lecture à l'autre, d'un indicateur à l'autre. Ainsi, nous développons tous des capacités de sociologue, en analysant les comportements humains, ou des pratiques de journaliste, en sélectionnant des informations, en les échangeant et en les mettant en perspective. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage révèle celui d'une culture théorique à une culture de mécanismes pratiques. Il est d'autant plus ardu qu'il nous demande non seulement de participer à la création ou à l'adaptation de ces modes de pensée mais aussi de les incarner. On ne peut plus se contenter de dicter comment les choses doivent être faites, il faut aussi les mettre en œuvre, les habiter pour les faire vivre. Certaines activités permettent d'identifier et de réunir des pratiques qui pourraient sembler contradictoires. C'est le cas de l'entrepreneuriat social, un concept qui encourage aussi bien la dynamique entrepreneuriale que la culture du bien commun. Les pionniers du changement sont les précieux passeurs requis par cette grande transition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une mutation difficile ==&lt;br /&gt;
L'urgence de promouvoir des pratiques vraiment durables est de plus en plus admise. Cependant, il est difficile de les définir. La progression semble suivre le principe du trois pas en avant, deux pas en arrière. Au niveau scolaire et universitaire, les étudiants sont de plus en plus nombreux à rejeter le système qui leur est imposé. Ils réclament une école plus flexible, modulaire, moins dogmatique, qui réduise le contrôle exercé par les enseignants et favorise l'entraide entre étudiants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mêmes aspirations s'expriment dans le champ politique. En effet, de plus en plus d'organisations de la société civile choisissent de s'engager pour peser dans le processus politique, mais sans se présenter en tant que parti politique et sans présenter de candidats aux élections. Elles revendiquent plutôt le droit à une citoyenneté active. Cette dynamique a toujours existé, mais elle est plus visible que jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Le royaume des howto'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On apprend aujourd'hui de plus en plus par soi-même. « Howto » vient de ''how to do'' (comment faire). L'internet est le nouveau royaume des Howto. Toute pratique y est documentée. Souvent sous forme résumée, pas toujours suffisante pour aller au bout des choses, mais souvent pensée pour aider les moins expérimentés. Ainsi, dans une volonté de simplification, les modes d'emploi laissent de côté certains détails réservés aux experts. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chercher un mode d'emploi permet d'entrer dans la culture des «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;». Concentrés, dans un premier temps, sur les différentes manières de résoudre un problème informatique, les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;» ont vite débordé dans tous les domaines &amp;amp;nbsp;: recettes de cuisine, conseils santé, auto-construction d'habitat, réparation de machines, mais aussi relations de couple, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème, une question ? Tapez «&amp;amp;nbsp;comment&amp;amp;nbsp;» suivi de votre question, affinez la recherche et vous trouverez. Essayez, testez, puis modifiez ou commentez si le mode d'emploi déniché n'est pas assez clair. À travers les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;», c'est l'adaptabilité et la participativité qui s'expriment. Encore deux concepts en -''ité''…&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vingt-et-un critères pour comprendre les deux tendances au XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour prendre les bonnes décisions, il importe d'abord d'avoir défini de bons critères d'analyse. Il est à cette fin indispensable de connaître les différentes visions du monde (croyances) qui sous-tendent chaque critère. Ci-après, un tableau décrivant les critères qui guident nos méthodes de gestion des informations, divisés en deux tendances, deux systèmes de croyances, deux paradigmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''21 critères pour 2 tendances'''&lt;br /&gt;
! Tendance et croyance anthropocentriste, l’homme est au centre de l’univers. &lt;br /&gt;
! Tendance et croyance géocentriste, la Terre est au centre, l’homme en fait partie, il est gardien de la planète &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Cloisonnement &lt;br /&gt;
| Ouverture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Statique&lt;br /&gt;
| Dynamique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Conformisme&lt;br /&gt;
| Adaptabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Incompatibilité&lt;br /&gt;
| Compatibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Démesure&lt;br /&gt;
| Modération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invariabilité&lt;br /&gt;
| Évolutivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Autarcie&lt;br /&gt;
| Mutualisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Institutionnalisation&lt;br /&gt;
| Modélisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Répression&lt;br /&gt;
| Prévention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Monolithisme&lt;br /&gt;
| Modularité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Ignorance&lt;br /&gt;
| Attention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non formalisation&lt;br /&gt;
| Formalisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Homogénéité&lt;br /&gt;
| Diversité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Opacité&lt;br /&gt;
| Transparence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mécanique&lt;br /&gt;
| Organicité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non coopération&lt;br /&gt;
| Coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Spéculation&lt;br /&gt;
| Valorisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Centralisation&lt;br /&gt;
| Décentralisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Éloignement&lt;br /&gt;
| Proximité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exclusivité&lt;br /&gt;
| Non exclusivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Dispersion&lt;br /&gt;
| Finalisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Cyberbullying&amp;diff=16729</id>
		<title>Cyberbullying</title>
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				<updated>2016-08-10T12:43:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9dias%20sociaux ''médias sociaux''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau%20social ''réseau social''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki ''wiki''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog ''blog''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Microblog ''microblog''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberharc%C3%A8lement ''cyberharcèlement''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberbullying ''cyberbullying''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Slapp_Happy ''happy slapping''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Stalking ''stalking''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Diffamation ''diffamation''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberintimidation ''bouc émissaire numérique''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Usurpation_d%27identit%C3%A9 ''vol d'identité''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Escroquerie ''arnaque''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Adresse_IP ''adresse IP''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/anonymat ''anonymat''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/n%C3%A9tiquette ''nétiquette''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_3.0 ''web 3.0''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_d%27or ''Règle d'Or''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :'''  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Anne_Collier ''Collier Anne''],[http://henno.com/ ''Henno Jacques''].  &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Les médias sociaux (wikis, blogs, réseaux sociaux et microblogs) ont radicalement modifié les comportements humains. Aussi séduisants soient-ils par la promesse d’une citoyenneté mondiale qu’ils laissent entrevoir, ils peuvent également être très dangereux et servir des pratiques moins nobles, comme le cyberbullying. L'expression cyberharcèlement ou cyberbullying a été créée pour qualifier l’usage des technologies modernes au service de comportements hostiles et répétés envers une personne ou un groupe, dans le but de lui nuire intentionnellement. Le cyberbullying compte plusieurs facettes répertoriées. Il est évidemment proscrit par la nétiquette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’intimidation ===&lt;br /&gt;
La victime reçoit des courriels de menaces ou d'insultes provenant le plus souvent d'une source anonyme. Elle peut également se retrouver au cœur de discussions offensantes et cruelles publiées directement sur des blogs ou des messageries instantanées. Ces actions peuvent relever d'actes de harcèlement visant un individu à titre personnel ou selon son appartenance ethnique, religieuse ou sexuelle. Le harcèlement numérique se caractérise également par l'envoi de contenu pornographique ou d'un nombre de courriels non sollicités assez massif pour bloquer ou perturber l’ensemble de la messagerie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les actes d'intrusion===&lt;br /&gt;
Ils concernent les actes de piratage à l’encontre de comptes personnels (boîte de courrier électronique ou pages internet). L'assaillant obtient par un moyen illicite ou abusif le mot de passe de sa victime et accède à ses espaces personnels. Il peut ensuite y trafiquer ou modifier ce que bon lui semble : supprimer ou voler des informations personnelles, changer les mots de passe de telle sorte que l'utilisateur ne puisse plus accéder à son site ou envoyer des courriels depuis son compte. Le recours à une fausse identité pour gagner la confiance d’un individu ou pour lui soutirer des informations dans le but intentionnel de nuire (humiliation, menace ou fraude) est également considéré comme un acte intrusif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La diffamation ===&lt;br /&gt;
L'assaillant met en place un site web ou un blog lié ou dédié à la victime, voire même prétendument créé par elle. Il y publie alors des contenus diffamants, voire hostiles, comme la propagation de rumeurs et de photographies embarrassantes ou encore la diffusion d’informations personnelles sensibles concernant la victime. Ce type de site encourage souvent une partie des utilisateurs à adopter des comportements également hostiles à l’encontre de l'utilisateur persécuté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le happy slapping ===&lt;br /&gt;
Cela consiste à choisir une victime, à l’humilier, à l’agresser, à la passer à tabac ou à en abuser sexuellement tout en filmant la scène à l’aide d’un smartphone. La vidéo est ensuite partagée avec le reste de la communauté. Dans de nombreuses situations, les agresseurs sont des adolescents à la recherche d’amusements nouveaux. Ce qu’on appelle également le vidéolynchage peut causer chez ses victimes de graves dommages psychologiques ou physiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le stalking ===&lt;br /&gt;
C'est une forme de harcèlement obsessionnel qui consiste à traquer les moindres faits et gestes d’une personne, en général une célébrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bouc émissaire numérique==&lt;br /&gt;
Le happy slapping, le stalking, la diffamation ou encore le vol d’identité sont autant de perversions possibles de l’utilisation des médias sociaux et des technologies modernes. Ces comportements ont supplanté les petits mots de menace échangés à la va-vite sous les pupitres, le racket du goûter et autres humiliations juvéniles. De fait, le jeu de pouvoir littéralement pervers qui régit l’ordre social (et même celui de la récréation) est amplifié de façon illimitée par les propriétés elles-mêmes sans bornes du numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conséquences de ces dérives sont bien plus considérables aujourd'hui qu’elles ne l’étaient à l’ère pré-numérique : plus que regrettables, elles sont désormais indélébiles. La cyberintimidation diffère de l’intimidation traditionnelle. En effet :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle n’a pas de limite : la cyberintimidation peut suivre un élève rentré à la maison après l’école et en tout autre endroit où des technologies de communication sont accessibles ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle peut être plus dure : on dit souvent en ligne ce qu’on ne dirait pas en face parce qu’on ne peut pas observer la réaction de l’autre ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle a une plus grande portée : il est possible de se moquer d’une cible isolée en se servant d’un courriel ou d’un site web destiné à un groupe particulier ou au monde entier. Personne n’est à l’abri de la cyberintimidation, y compris les professeurs, les directeurs d’école et les autres adultes ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle peut être anonyme : on utilise souvent des adresses de courriel et des noms fictifs. Le plus souvent, le cyberintimidateur connaît sa victime, mais la victime ne sait pas qui est son cyberintimidateur ;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*le dicton « les mots nous glissent sur le dos comme l’eau sur les plumes d’un canard » n’est pas toujours juste. Les mots peuvent faire mal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des solutions ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies modernes n'ont encore développé de méthode assez efficace pour chasser les détraqueurs du web. Il existe néanmoins quelques solutions partielles qui permettent de prévenir ou du moins de réduire la fréquence et l’ampleur des abus numériques. Ainsi les wikis (par exemple Wikipedia) enregistrent automatiquement l'adresse IP des contributeurs qui souhaitent conserver leur anonymat. Un contrôle minutieux des publications effectuées est également réalisé par la communauté des contributeurs aguerris. En cas d'abus, l’adresse IP est immédiatement bloquée. L’environnement créé par les wikis n'est certes pas imperméable aux déviances humaines, mais il leur est fortement défavorable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la loi, on rappellera que l’utilisation du nom d’un tiers (vol d’identité) aux fins de médisance est pénalement répréhensible. Le dépôt de plainte, preuves à l'appui, contre le cyberharcèlement est donc tout à fait recevable par les tribunaux. L’engagement individuel est une autre amorce de réponse efficace, lorsqu’il permet par exemple d’identifier les cercles vicieux et contribue à réorienter les harceleurs actifs ou potentiels vers des pratiques responsables et citoyennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils aux (jeunes) victimes de cyberintimidation ==&lt;br /&gt;
*Ne réponds pas aux messages ou aux affichages des cyberintimidateurs. Si possible, bloque l’expéditeur des courriels ou messages ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*garde une copie des messages reçus. Tu n’as pas à les lire, mais tu auras besoin de cette copie si tu décides de dénoncer la cyberintimidation ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*parles-en à quelqu’un, un parent, un professeur, un policier ou un adulte en qui tu as confiance ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*si les messages ont été postés sur un site ou une page web, il faut communiquer avec le fournisseur de services internet (FSI). La plupart des FSI ont des politiques sur l’utilisation de leur service ainsi que sur les mesures qu’il est possible de prendre si ces politiques ne sont pas respectées. Un grand nombre de sites contiennent un lien ou un bouton qui permet de signaler un contenu inapproprié. Dans certains cas, les propriétaires des sites peuvent eux-mêmes retirer le contenu et avertir la personne qui l’a affiché, mais dans d’autres cas, il faut porter plainte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu peux également :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Élaborer des règles pour contrer la cyberintimidation dans ton école avec l’aide d’autres élèves, de professeurs et du personnel de l’administration ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*sensibiliser ta communauté à la cyberintimidation en organisant des assemblées, en distribuant des dépliants ou en posant des affiches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tu cyberintimides les autres :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Tu dois réaliser que la cyberintimidation est tout aussi méchante, voire plus, que les formes d’intimidation traditionnelles. Les personnes intimidées en ligne ressentent sensiblement la même chose que les autres personnes intimidées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Souviens-toi que tu ne devrais pas dire en ligne ce que tu ne dirais pas en face ; respecte les autres en ligne comme tu voudrais qu’on te respecte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Conseils d'Anne Collier aux enseignants et parents&amp;lt;ref&amp;gt;Lire aussi Facebook et vos enfants, Jacques Henno, Télémaque (2012).&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
Anne Collier, pionnière de la prévention des abus sur internet et spécialiste de la question, a co-piloté le groupe de travail qui a produit, en 2009, un rapport sur la confiance et la sécurité sur internet pour le président Obama.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle conseille les familles, les écoles et les grands groupes, comme Facebook ou Google, sur les risques d'une vision à court terme. Sur netfamilynews.org et connectsafely.org1, elle publie des bulletins de réflexions, traitant des pratiques sociales innovantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle suggère avec malice qu'internet est la nouvelle cour de récréation des adolescents. Rien ne sert de leur en interdire l'accès. Pour éviter que les jeunes internautes ne se cachent de leurs aînés pour aller faire des bêtises sur internet, elle se met à leur niveau, le niveau du web 3.0.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa vision de la sécurité sur le net version 3.0 se résume en cinq points :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Recherche de solutions sensées et non fondées sur la peur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Flexible, sur mesure, au lieu de faire la même règle pour tous ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Respectant la culture de l'apprentissage via le net : mettre les utilisateurs dans une dynamique d'expérience positive, éviter de résumer leur situation à celle des victimes potentielles ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Une vision de la sécurité positive, enrichissante : non pas prévenir de, mais prévenir pour... ;&lt;br /&gt;
*Engagement entier et constructif à participer à la société.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires2.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après: [http://www.petiteshistoiresdinternet.ch www.petiteshistoiresdinternet.ch]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=16728</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=16728"/>
				<updated>2016-07-28T12:23:43Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture%22 rupture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/noosph%C3%A8re noosphère], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_des_objets internet des objets (IdO)], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_s%C3%A9mantique web sémantique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/web%202.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+3.0%22 web 3.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9alit%C3%A9+augment%C3%A9e%22 réalité augmentée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=logiciel+libre logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=World+Wide+Web+Consortium+%28W3C%29 World Wide Web Consortium (W3C)].  ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Clayton%20M.%20Christiensen Clayton M. Christensen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Beno%C3%AEt+Sarazin Benoît Sarazin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Albert+Jacquard Albert Jacquard],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=W3C W3C], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Bernard+Werber Bernard Werber]&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=ibm IBM].''''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De même, certaines évolutions technologiques sont tellement bouleversantes, que l’on parle alors de « ruptures technologiques ». Elles interviennent souvent à la suite d'une innovation radicale. De telles ruptures s’imposent d’elles-mêmes, sans investissements commerciaux ni pressions politiques. Elles engendrent généralement des rééquilibrages des pôles de pouvoir, des changements de paradigme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de la télévision. Parmi les ruptures récentes, on citera le passage de la télévision à l'ordinateur personnel (PC), du téléphone au smartphone, du logiciel qu'on installe sur son ordinateur aux outils 100 % en ligne sur le web (aussi appelé ''nuage'' ou, en anglais, ''cloud computing''). &lt;br /&gt;
Plus largement, il semblerait que l’émergence du numérique dans toutes nos activités quotidiennes, de la régulation des transports à la gestion de nos achats, constitue une rupture technologique majeure, sans doute aussi importante que la découverte du feu ou l'adoption de l’agriculture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb|Théo Bondolfi, licence Art Libre]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==C'est l'usage qui génère la rupture == &lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'', publié en 1997&amp;lt;ref&amp;gt;The Innovator's Dilemma : The Revolutionary Book That Will Change the Way You Do Business, Clayton Christensen, HarperBusiness (2011).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans la suite de son ouvrage, intitulé ''The Innovator's Solution''&amp;lt;ref&amp;gt;he Innovator's Solution : Creating and Sustaining Successful Growth, Clayton Christensen, Harvard Business School Press (2003).&amp;lt;/ref&amp;gt;, Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies peuvent être effectivement dites de ''rupture'' ou de ''continuité''. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Benoît Sarazin, consultant spécialiste de la question : '' « l'innovation de rupture consiste en un changement de concept pour les clients. En général, elle apporte des bénéfices radicalement supérieurs à un coût radicalement inférieur. »''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://benoitsarazin.com/francais/2012/10/innovation-de-rupture-définition.html Innovation de rupture, définition], Benoît Sarazin (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt; Ce processus crée de nouvelles habitudes de consommation et d’usage, et de ce fait, bouleverse ou révolutionne un marché existant. Il aboutit à la création d’un nouveau marché radicalement différent et fait de son initiateur la référence à suivre. C'est le cas de l’iPhone : il a bouleversé le marché du téléphone portable en changeant l’usage qui en est fait. Il est devenu la référence que les concurrents sont obligés d’imiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Cette innovation n’est pas obligatoirement technologique. On peut innover de manière disruptive en utilisant des technologies déjà existantes. Pour reprendre l'exemple de l’iPhone, lorsqu’il fut lancé sur le marché, aucune des technologies utilisées n’était nouvelle ».''&amp;lt;ref&amp;gt;Benoît Sarazin. [http://www.benoitsarazin.com/francais/innovation-de-rupture-d%C3%A9finition ''Innovation de rupture, définition''].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Que nous réserve le numérique ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scientifique Albert Jacquard aime à rappeler qu'''« il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre »''&amp;lt;ref&amp;gt;Cinq milliards d'êtres humains dans un vaisseau, Albert Jacquard, Seuil (1987).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'humanité sur une autre planète n'est plus réaliste.La terre étant notre unique résidence possible, nous avons tout intérêt à préserver la biosphère, à s’assurer qu’elle reste un environnement fécond, créatif, fertile et ouvert à la différence. Il en va de même pour l’environnement des idées, la noosphère, vu que les idées influencent nos angles de visions du monde, nos croyances, et les décisions qui en découlent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En verrouillant l'accès à l'information, même partiellement, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique, qui bride l’évolution des croyances, pourtant nécessaire afin d'utiliser les sciences avec conscience. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici une petite illustration de ruptures technologiques qui ont progressivement permis l’accès pour tous au monde numérique. Chacune de ces petites ruptures sociotechnologiques a suffit pour remettre en question la position dominante des multinationales de la technologie précédente. De 1960 à 1990, IBM était leader incontesté du matériel informatique, à une époque où les logiciels étaient souvent livrés souvent gratuitement avec le matériel. Dès 1975, Microsoft fait son nid dans la vente de logiciels, jusqu’à se hisser en position souveraine dans les années 1990, dominées par le marché des logiciels, tout en ratant son entrée sur internet. Ceci a laissé le champs libre aux moteurs de recherche, et fait le lit de Google, premier leader des services internet. Google fonctionnant en cloisonnant les utilisateurs, qui ne pouvaient pas communiquer entre eux dans un réseau social, Facebook a occupé le terrain en offrant à tous les développeurs la possibilité d'ajouter des applications à son propre réseau social dans cette forme plus évoluée du web nommée web 2.0. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après le web 2.0&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0] Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0, chapitre 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on évoque déjà la suite. Mais quelle suite exactement ? En 2015, le web 3.0 n'est pas vraiment défini. En fait, l'expression même est sujette à caution. On la retiendra tout de même car elle permet de désigner sous un terme générique ce que sera la prochaine étape de développement du web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'une des deux thèses dominantes est de considérer le web 3.0 comme l'internet des objets qui émerge depuis 2008 ; l'autre thèse dominante est d'en faire le web sémantique », du moins selon Wikipedia&amp;lt;ref&amp;gt; Article[http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Web_3.0&amp;amp;oldid=104714585  « Web 3.0 »], Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais de quoi parle-t-on exactement ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'internet des objets''' représente l'extension d'internet à des choses et à des lieux physiques. Alors qu'internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l'internet des objets (IdO) a pour but de l'étendre au monde réel en associant des étiquettes munies de codes, de puces RFID ou d'URLs, aux objets ou aux lieux. Ces étiquettes peuvent être lues par des dispositifs mobiles sans fil, ce qui favorise l’émergence de la « ''réalité augmentée'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce concept clé de réalité augmentée fait référence à l'émergence d'environnements où les informations sur tout ce qui nous entoure augmentent notre perception de la réalité. Exemple : je marche dans une rue commerçante. Pour chaque magasin ou restaurant que je fréquente, je peux faire un commentaire à l'attention de mes amis et voir ce que mes amis en disent ; je contribue ainsi à faire ou défaire la réputation d'un commerce. Autre exemple : j'assiste à un grand concert, je peux savoir quels sont mes amis présents dans la salle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention cependant à l'intrusion de ces objets connectés dans notre quotidien ! Ils sont aussi la porte ouverte à une dérive vers la surveillance des citoyens, par les États ou des sociétés privées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le web sémantique''', ou toile sémantique, est un projet collaboratif qui a été initié à l'origine par le World Wide Web Consortium (W3C) qui favorise la compatibilité et l'interopérabilité entre les systèmes de gestion des données. Le web sémantique vise à aider l'émergence de nouvelles connaissances en s'appuyant sur les connaissances déjà présentes sur internet. Pour y parvenir, le web sémantique lie et structure l'information sur internet pour enrichir la connaissance qu'elle contient déjà. En mots tout simples, le web sémantique&amp;lt;ref&amp;gt;La sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés, soit ce dont parle un énoncé.&amp;lt;/ref&amp;gt; va nous permettre de trouver encore plus facilement ce qu'on y cherche&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0], chapitre 2.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment s'adapter à cette forte évolutivité ? ==&lt;br /&gt;
La fréquence et l'ampleur des innovations dans le monde du numérique est telle que cela transforme l'humanité de manière encore plus radicale et plus rapide qu'auparavant. On peut même parler d'accélération technologique, ce qui la rend encore plus difficile à anticiper. C'est d'ailleurs une des spécificités marquantes du saut technologique de l'analogique au numérique, avec une succession d'innovations qui engendrent des évolutions d'usages à un rythme effréné et sur un plan planétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disposerons-nous de technologies qui permettront, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''L'ultime secret'', de retranscrire nos pensées – la ''pensécriture'' – ou d'une intelligence artificielle qui nous permettra de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduira simultanément les conversations ?&lt;br /&gt;
Il convient de rester attentif aux intérêts que serviront alors les leaders de ces technologies de rupture. Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique. Donc de la maturité de notre esprit critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est d'ailleurs pas interdit d'imaginer la création d'un indicateur de ''degré de libération des technologies''. Il servirait à vérifier si elles sont ou non au service des biens communs de l’humanité. Certains y travaillent déjà de manière informelle, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen, notamment dans les communautés du mouvement du ''logiciel libre''.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À défaut de pouvoir prédire l'évolution du numérique, il est plus judicieux d'apprendre à connaître les propriétés intrinsèques des outils apportés par cette révolution technologique. Trouver le fil rouge pour mieux nous adapter, c'est ce que nous vous proposons dans l'article consacré aux cinq propriétés du numérique : ''« [http://netizen3.org/index.php/Num%C3%A9rique_:_cinqui%C3%A8me_%C3%A9l%C3%A9ment_%3F Numérique : cinquième élément ?] »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les entreprises face aux changements ==&lt;br /&gt;
Selon une étude menée par l'institut de recherche Economist Intelligence Unit en 2012&amp;lt;ref&amp;gt;Ricoh-europe.com [http://thoughtleadership.ricoh-europe.com/befr/thenextdecade/ www.ricoh-europe.com L'entreprise au cours de la prochaine décennie technologique] Ricoh-europe.com (consulté le 22.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, les dirigeants d'entreprises prévoient des transformations radicales engendrées par la technologie dans leur secteur d'activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ces dirigeants, les entreprises vont connaître trois grandes évolutions d'ici à 2020. La première a trait aux clients, qui vont jouer un rôle de plus en plus important dans l’élaboration de produits ou de services. La deuxième concerne la structure même des entreprises : elles vont s'orienter vers des structures décentralisées et vont privilégier les environnements de travail virtuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, la plupart de leurs secteurs phares connaîtront de profonds changements en cette première moitié du XXIe siècle. Ils n'auront que peu en commun avec la manière de gérer l'information pour leurs activités quotidiennes du début de siècle. Une transformation bien plus forte que celle du XXe siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rendez-vous à  [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 la page Diigo] de cet article pour accéder à d'autres ressources web.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Transition_vers_la_formation_durable&amp;diff=16727</id>
		<title>Transition vers la formation durable</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Transition_vers_la_formation_durable&amp;diff=16727"/>
				<updated>2016-07-27T12:40:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1 2016&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pedagogie pédagogie], [http://www.unesco.org/new/fr/our-priorities/sustainable-development/ éducation durable], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar bazar], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être].&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés''': ''[https://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Stirling Sterling Stephen]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible : la hiérarchie s'établit en fonction des contributions. C'est l'esprit du « bazar » ; chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition soient en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, l'un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme humanités numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaient d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, asynchronicité, persistance, multilatéralité, instantanéité) est simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8 (2004).&amp;lt;/ref&amp;gt; au tournant du millénaire. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage : la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours ex-cathedra ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9. Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=16726</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=16726"/>
				<updated>2016-07-27T12:35:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1 2016&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire savoir-faire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/enseignement enseignement], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+continue%22 formation continue], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+%C3%A0+distance%22 formation à distance], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eLearning eLearning], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=colaboration colaboration],  [https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_citoyen citoyenneté  numérique], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22comp%C3%A9tences+transversales%22 compétences transversales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+individuelle%22 partipation individuelle], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Autoformation autodidacte], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/citoyennet%C3%A9 citoyenneté numérique],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Polyvalence_professionnelle polyvalence], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_travail_en_%C3%A9quipe travail d'équipe], [https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_personnel gestion personnelle][https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rtfm Read the funking manual (RTFM)].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ECVET European Credit system for Vocational Education and Training ECVET], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=RTFM RTFM], &lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikip%C3%A9dia Wikipédia], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Stephen+Sterling ''Stephen Sterling'']''.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreux sont les signaux qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''L'école de demain '''&lt;br /&gt;
En France, selon une étude réalisée par Le Monde de l'éducation&amp;lt;ref&amp;gt;Génération Digital Natives, Le Monde de l'éducation (2008).&amp;lt;/ref&amp;gt; ainsi qu'une étude réalisée par BVA&amp;lt;ref&amp;gt;BVA est un institut d'études de marché et d'opinion :  [http://www.bva.fr/fr/accueil/ www.bva.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt; pour France Info, seuls 30 % d'étudiants se disent satisfaits du système éducatif, contre 60 % il y a moins de 20 ans. Il est vrai que l'utilisation d'internet et des outils numériques se développe fort peu à l'école. Dès lors, les natifs numériques supposent, intuitivement, qu'ils apprendront davantage hors du cadre scolaire. La culture participative n'en émerge pas moins, petit à petit, en milieu scolaire. De nombreuses initiatives d'enseignants vont dans le sens des nouveaux paradigmes de la culture numérique : utiliser Wikipedia à l'école, encourager les élèves à partager leurs savoirs sous la supervision du professeur, etc. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique. En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à ces cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes  '''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Education and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr europe-education-formation.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur internet, les compétences transversales1 sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information. Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''E-Learning'''&lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « e-learning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plateformes internet conçues dans l'esprit de Wikipedia permettront alors à tous les corps de métiers de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche. &lt;br /&gt;
Notons que pour la mise en œuvre des systèmes de e-learning, un grand nombre d'organisations se basent sur des systèmes non libres, qui excluent de fait la possibilité à certains utilisateurs d'en faire usage et, à tous, de contribuer à leur amélioration. Il existe des solutions libres, qui ne demandent qu'à être perfectionnées si leurs fonctionnalités sont encore trop limitées.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Nouveau code culturel : le RTFM'''&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit Read The Fucking Manual (en français plus châtié : Relis Ton Fichu Manuel). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible. Répondre alors RTFM, c'est signifier en substance : « Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation, en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment, avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concrets de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt; [[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie'''&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/ ec.europa.eu&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences mathématiques et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences numériques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs&amp;lt;ref&amp;gt;Currie, [http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm Compétences transversales], 1991, cité par australie.uco.fr.&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
- Habileté analytique ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- flexibilité et talents variés ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- aptitudes interpersonnelles ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- aptitudes à la communication orale et écrite ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- organisation, planification ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gestion du temps ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- enthousiasme, motivation ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- qualités de chef (leadership) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'équipe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==	&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Transition_vers_la_formation_durable&amp;diff=16725</id>
		<title>Transition vers la formation durable</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Transition_vers_la_formation_durable&amp;diff=16725"/>
				<updated>2016-07-27T12:33:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pedagogie pédagogie], [http://www.unesco.org/new/fr/our-priorities/sustainable-development/ éducation durable], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar bazar], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être].&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés''': ''[https://en.wikipedia.org/wiki/Steve_Stirling Sterling Stephen]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------------------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible : la hiérarchie s'établit en fonction des contributions. C'est l'esprit du « bazar » ; chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition soient en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, l'un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme humanités numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaient d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, asynchronicité, persistance, multilatéralité, instantanéité) est simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8 (2004).&amp;lt;/ref&amp;gt; au tournant du millénaire. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage : la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours ex-cathedra ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9. Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_atouts_de_la_co-cr%C3%A9ation&amp;diff=16723</id>
		<title>Les atouts de la co-création</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_atouts_de_la_co-cr%C3%A9ation&amp;diff=16723"/>
				<updated>2016-07-22T12:03:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Notions-clés : ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co-cr%C3%A9ation co-création], [https://en.wikipedia.org/wiki/Globalization globalisation], [https://en.wikipedia.org/wiki/Outsourcing outsourcing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing crowdsourcing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Innovation open innovation], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Externalisation externalisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture%20libre culture libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/open%20source open source], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins pyramide des besoins], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Volontariat volontariat].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Profils-clés : ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Coase Coase Ronald], [https://en.wikipedia.org/wiki/InnoCentive InnoCentive], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Yahoo! Yahoo !], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Anderson%20Chris Anderson Chris], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Maslow Maslow Abraham], [https://en.wikipedia.org/wiki/Andrew_Mwenda Mwenda Andrew].''   &lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Ronald Coase &amp;lt;ref&amp;gt; Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Coase « Ronald Coase »], Wikipedia (consulté le 11.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans un célèbre article intitulé The Nature of the Firm &amp;lt;ref&amp;gt; The Nature of the Firm, Ronald H. Coase, Economica, New Series, vol. 4, n°16 (1937).&amp;lt;/ref&amp;gt;, expliquait dès 1937 que la formation de structures comme les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les coûts de transaction exigés sur le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 90, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'externalisation de la main d’œuvre (outsourcing). Cette décroissance des coûts de transaction sera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd'hui, en permettant aux clients de participer aux projets (crowdsourcing) dans une culture de l'innovation ouverte (open innovation), la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l'accroissement de l'efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple de la quarantaine d'entreprises qui utilise le site InnoCentive &amp;lt;ref&amp;gt;www.innocentive.com&amp;lt;/ref&amp;gt; afin de résoudre certains défis liés à l'innovation. Elles ont par ce biais accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : « P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant ? ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l'intelligence collective est l'une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l'économie parvient à s'affranchir de nombreuses contraintes d'ordre matériel. Weedman enfonce le clou : « Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. » Aujourd'hui, plus de 50 % des innovations de P&amp;amp;G sont crowdsourcées &amp;lt;ref&amp;gt;[www.ideaconnection.com www.ideaconnection.com]&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un véritable tremplin pour la créativité et l'innovation, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, les administrations publiques, les entreprises à but non lucratif (association, fondation) et les coopératives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n'est pas nouveau. L'information, par définition immatérielle, est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin, entrepreneur américain, ancien responsable du marketing direct de Yahoo ! : « Il y a 20 ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 &amp;lt;ref&amp;gt; Fortune 500 est le classement des 500 premières entreprises américaines, publié chaque année par le magazine Fortune.&amp;lt;/ref&amp;gt; tiraient leur richesse de l'exploitation des sols ou de la transformation de matières premières […] Aujourd'hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets […] Les 68 autres travaillent surtout sur des idées&amp;lt;ref&amp;gt;[http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2007/03/digging_it_out_.html Digging it out of the ground], sethgodin, sur typepad.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;. » Il est cependant possible d'établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La participation d'internautes non-rémunérés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique : les idées, hier rares et brevetées, deviennent de plus en plus abondantes et librement partagées ; les services en ligne sont désormais bien souvent gratuits (selon le principe du produit d'appel) ; à la place des stages en entreprises, les nouveaux créatifs numériques participent bénévolement à des communautés virtuelles, démontrant leur mérite dans les nouveaux réseaux de pouvoir... Il n'est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer ces réseaux, suivant ainsi les anciens paradigmes de droits d'auteur, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les produits issus de l’économie et de la culture du libre (aussi nommée culture open source), sont moins chers et souvent plus fiables que les autres, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises qui verrouillent le marché de l'innovation. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre de contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d'un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu'est-ce qui les motive ? Chris Anderson, auteur de Free ! Entrez dans l'économie du gratuit, rappelle que l'ennemi des créateurs est l'obscurité. En s'insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow &amp;lt;ref&amp;gt;Il s'agit d'une classification hiérarchique des besoins humains. Voir [http://semioscope.free.fr/article.php3?id_article=8 semioscope.free.fr] et l'article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins « Pyramide des besoins »], Wikipedia (consulté le 18.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n'aura aucun mal ensuite à vendre ses services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent et annule la notion de rareté de l'information. Il se fait force et espace de changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L'abeille et l'économiste''&amp;lt;ref&amp;gt;L'abeille et l'économiste, Yann Moulier-Boutang, Carnets Nord (2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;, explore la métaphore de l'abeille et de son œuvre de pollinisation. C'est-à-dire, en termes économiques, la diffusion sans barrières artificielles d'idées et de solutions. La pollinisation est difficilement quantifiable : « Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix », écrit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l'industrialisation de l'information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite d'être posée : qui est productif et qui ne l'est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Répondre à de nouveaux défis ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre les bénéficiaires du système et les laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l'innovation et ceux qui la subissent. Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes. La base de la pyramide (« bottom of the pyramid », BOP, concept faisant référence à la majorité socio-économique, qui est aussi la plus pauvre) pèse un poids encore considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces pays situés au bas de l'échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent de facto dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale.&lt;br /&gt;
D'autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d'autant plus lorsqu'interviennent des enjeux socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'éradication de la pauvreté passe par la création de richesse » &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=455&amp;amp;ArticleID=4998&amp;amp;l=fr L'eradication de la pauvreté passe par la prise en compte du “capital naturel”], Andrew Mwenda, Programme des Nations Unies pour l’environnement, Communiqué de presse du PNUE 2005/48.&amp;lt;/ref&amp;gt;, affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d'entrepreneuriat social parviennent à réaliser les mêmes économies d'échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services ; mais aussi par la diffusion et la popularisation de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le dit si bien Muhammad Yunus&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Muhammad_Yunus&amp;amp;oldid=107354321 « Muhammad Yunus »], Wikipedia (consulté le 12.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; : « elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu'ils soient en mesure de libérer leur énergie et leur créativité. »&amp;lt;ref&amp;gt;Vers un nouveau capitalisme, Muhammad Yunus, J.-C. Lattès (2008).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les enjeux sont immenses : ils ont pour noms changement climatique, accès à l'eau potable, pauvreté, accès à l'éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d'utilisateurs d'internet (dont un milliard dans les pays émergents), l'imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==	&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_atouts_de_la_co-cr%C3%A9ation&amp;diff=16708</id>
		<title>Les atouts de la co-création</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_atouts_de_la_co-cr%C3%A9ation&amp;diff=16708"/>
				<updated>2016-07-22T10:51:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : répondre à de nouveaux défis&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Notions-clés : ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co-cr%C3%A9ation co-création], [https://en.wikipedia.org/wiki/Globalization globalisation], [https://en.wikipedia.org/wiki/Outsourcing outsourcing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crowdsourcing crowdsourcing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Innovation open innovation], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Externalisation externalisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture%20libre culture libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/open%20source open source], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins pyramide des besoins], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Volontariat volontariat].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Profils-clés : ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Coase Coase Ronald], [https://en.wikipedia.org/wiki/InnoCentive InnoCentive], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Yahoo! Yahoo !], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Anderson%20Chris Anderson Chris], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Maslow Maslow Abraham], [https://en.wikipedia.org/wiki/Andrew_Mwenda Mwenda Andrew].''   &lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Ronald Coase &amp;lt;ref&amp;gt; Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Coase « Ronald Coase »], Wikipedia (consulté le 11.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans un célèbre article intitulé The Nature of the Firm &amp;lt;ref&amp;gt; The Nature of the Firm, Ronald H. Coase, Economica, New Series, vol. 4, n°16 (1937).&amp;lt;/ref&amp;gt;, expliquait dès 1937 que la formation de structures comme les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les coûts de transaction exigés sur le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 90, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'externalisation de la main d’œuvre (outsourcing). Cette décroissance des coûts de transaction sera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd'hui, en permettant aux clients de participer aux projets (crowdsourcing) dans une culture de l'innovation ouverte (open innovation), la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l'accroissement de l'efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple de la quarantaine d'entreprises qui utilise le site InnoCentive &amp;lt;ref&amp;gt;www.innocentive.com&amp;lt;/ref&amp;gt; afin de résoudre certains défis liés à l'innovation. Elles ont par ce biais accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : « P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant ? ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l'intelligence collective est l'une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l'économie parvient à s'affranchir de nombreuses contraintes d'ordre matériel. Weedman enfonce le clou : « Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. » Aujourd'hui, plus de 50 % des innovations de P&amp;amp;G sont crowdsourcées &amp;lt;ref&amp;gt;[www.ideaconnection.com www.ideaconnection.com]&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un véritable tremplin pour la créativité et l'innovation, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, les administrations publiques, les entreprises à but non lucratif (association, fondation) et les coopératives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n'est pas nouveau. L'information, par définition immatérielle, est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin, entrepreneur américain, ancien responsable du marketing direct de Yahoo ! : « Il y a 20 ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 &amp;lt;ref&amp;gt; Fortune 500 est le classement des 500 premières entreprises américaines, publié chaque année par le magazine Fortune.&amp;lt;/ref&amp;gt; tiraient leur richesse de l'exploitation des sols ou de la transformation de matières premières […] Aujourd'hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets […] Les 68 autres travaillent surtout sur des idées&amp;lt;ref&amp;gt;[http://sethgodin.typepad.com/seths_blog/2007/03/digging_it_out_.html Digging it out of the ground], sethgodin, sur typepad.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;. » Il est cependant possible d'établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La participation d'internautes non-rémunérés==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique : les idées, hier rares et brevetées, deviennent de plus en plus abondantes et librement partagées ; les services en ligne sont désormais bien souvent gratuits (selon le principe du produit d'appel) ; à la place des stages en entreprises, les nouveaux créatifs numériques participent bénévolement à des communautés virtuelles, démontrant leur mérite dans les nouveaux réseaux de pouvoir... Il n'est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer ces réseaux, suivant ainsi les anciens paradigmes de droits d'auteur, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les produits issus de l’économie et de la culture du libre (aussi nommée culture open source), sont moins chers et souvent plus fiables que les autres, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises qui verrouillent le marché de l'innovation. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre de contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d'un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu'est-ce qui les motive ? Chris Anderson, auteur de Free ! Entrez dans l'économie du gratuit, rappelle que l'ennemi des créateurs est l'obscurité. En s'insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow &amp;lt;ref&amp;gt;Il s'agit d'une classification hiérarchique des besoins humains. Voir [http://semioscope.free.fr/article.php3?id_article=8 semioscope.free.fr] et l'article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins « Pyramide des besoins »], Wikipedia (consulté le 18.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n'aura aucun mal ensuite à vendre ses services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent et annule la notion de rareté de l'information. Il se fait force et espace de changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L'abeille et l'économiste''&amp;lt;ref&amp;gt;L'abeille et l'économiste, Yann Moulier-Boutang, Carnets Nord (2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;, explore la métaphore de l'abeille et de son œuvre de pollinisation. C'est-à-dire, en termes économiques, la diffusion sans barrières artificielles d'idées et de solutions. La pollinisation est difficilement quantifiable : « Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix », écrit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l'industrialisation de l'information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite d'être posée : qui est productif et qui ne l'est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répondre à de nouveaux défis==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre les bénéficiaires du système et les laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l'innovation et ceux qui la subissent. Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes. La base de la pyramide (« bottom of the pyramid », BOP, concept faisant référence à la majorité socio-économique, qui est aussi la plus pauvre) pèse un poids encore considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces pays situés au bas de l'échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent de facto dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale.&lt;br /&gt;
D'autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d'autant plus lorsqu'interviennent des enjeux socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'éradication de la pauvreté passe par la création de richesse » &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.unep.org/Documents.Multilingual/Default.asp?DocumentID=455&amp;amp;ArticleID=4998&amp;amp;l=fr L'eradication de la pauvreté passe par la prise en compte du “capital naturel”], Andrew Mwenda, Programme des Nations Unies pour l’environnement, Communiqué de presse du PNUE 2005/48.&amp;lt;/ref&amp;gt;, affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d'entrepreneuriat social parviennent à réaliser les mêmes économies d'échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services ; mais aussi par la diffusion et la popularisation de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le dit si bien Muhammad Yunus&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Muhammad_Yunus&amp;amp;oldid=107354321 « Muhammad Yunus »], Wikipedia (consulté le 12.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; : « elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu'ils soient en mesure de libérer leur énergie et leur créativité. »&amp;lt;ref&amp;gt;Vers un nouveau capitalisme, Muhammad Yunus, J.-C. Lattès (2008).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les enjeux sont immenses : ils ont pour noms changement climatique, accès à l'eau potable, pauvreté, accès à l'éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d'utilisateurs d'internet (dont un milliard dans les pays émergents), l'imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==	&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16707</id>
		<title>Wikinomie, la clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16707"/>
				<updated>2016-07-22T10:38:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomie wikinomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+du+don%22 économie du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxinomie taxinomie de la collaboration ], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=transparence transparence] , [https://en.wikipedia.org/wiki/Globalization globalisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tition compétition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co culture du « co »], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU ''GNU/Linux''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomics ''Wikinomics''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Don_Tapscott ''Tapscott Don''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Anthony_D._Williams_(author) ''Williams Anthony D''.], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldcorp ''GoldCorp Inc.''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/torvalds ''Torvalds Linus''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard ''Devouard Florence''].  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics'']Don Tapscott et Anthony D. Williams, , Édition Portfolio(2006).Traduction  française:Pearson (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat une idée bien ancrée : ''Mieux vaut garder le secret''. Eh bien, pas forcément ! Désormais, il y a la wikinomie. Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. » &amp;lt;ref&amp;gt;Voir note ci-dessus.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » &amp;lt;ref&amp;gt; Article [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Wikinomics «''Wikinomics''»],Wikipedia(consulté19.092014).&amp;lt;/ref&amp;gt; repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/La_rupture_technologique ''La rupture technologique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique ''Les propriétés fondamentales du numérique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* instantanéité (transfert d'information quasi immédiat) ;&lt;br /&gt;
* décentralisation (pas d'instance pivot) ;&lt;br /&gt;
* multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&lt;br /&gt;
* persistance (l'information ne disparaît jamais) ;&lt;br /&gt;
* asynchronicité (chacun agit à son rythme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma suivant représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique. C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques prérequis bien utiles pour comprendre et apprécier cette catégorisation des modes de collaborations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A - Accepter l'idée que chaque activité est un projet. Que ce soit la promotion d'un festival, la récolte de patates ou la modification d'un cursus de langue étrangère, c'est un projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B - Utiliser des outils numériques, pour assurer une bonne fluidité de la communication. Sans courriel par exemple, difficile de faire circuler l'information au mieux aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C - Accepter l'idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e...). Par exemple, un photographe n'est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même ce n'est pas son &amp;quot;métier&amp;quot;. Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d'elle-même, sans limite artificielle de statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D - Contribuer à la coordination de la réalisation d'un tel projet dans un groupe de travail, et proposer un espace de travail transparent, les traces de chaque contribution permettant à chacun de voir l'évolution de la collaboration jusqu'au résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette base, voici la taxonomie proposée par Florence Devouard, du moins collaboratif (1) au plus collaboratif(5) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taxonomie.jpg|Thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 - '''Dialogue'''. Une collaboration minimale, dans laquelle chacun a son pré carré, mais discute avec ses collègues pour connaître, informer, et apprendre parfois, sans choisir pour autant de &amp;quot;co-labourer&amp;quot; les champs ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- '''Évaluation par les pairs''' (peer review). Là aussi, chacun travaille de son côté. Néanmoins le travail fourni par une personne va être vérifié par les collaborateurs. Cela permet de s'assurer de la qualité du travail fourni mais aussi de fournir un retour, des suggestions, des remarques ou des critiques. L'exemple classique est la relecture d'un article scientifique. Les relecteurs ne modifient pas le travail de l'auteur mais lui apportent des commentaires visant à améliorer l'article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 - '''Collaboration parallèle'''. Dans cette forme intermédiaire de collaboration (sur une échelle de 1 à 5), chacun fait sa part et la pose dans un pot commun. C'est encore un peu le « chacun pour soi » qui domine. Les collaborateurs travaillent en parallèle, côte à côte, chacun ne voyant pas forcément le travail de l'autre, mais faisant confiance au coordinateur. C'est souvent ce qui se passe dans le cadre de la rédaction d'un ouvrage collectif, dont les parties sont indépendantes les unes des autres mais ont un thème en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 - '''Collaboration séquentielle'''. Ce type de collaboration permet à chacun d'échanger sur la globalité du projet, puis chacun fait la part qui lui est impartie. Il n'intervient pas nécessairement sur le travail des autres, mais il en a connaissance, peut en suivre et en influencer l'évolution, ce qui lui permet d'ajuster sa collaboration au mieux pour la cohérence du tout. C'est généralement le cas lorsque le travail d'un collaborateur est impacté par le travail préalablement fait par un autre collaborateur. La situation se retrouve par exemple dans la rédaction d'un ouvrage à plusieurs auteurs. Ces derniers décident ensemble du thème du livre, de son déroulé, et de la répartition des chapitres à écrire, alors que chaque chapitre est directement dépendant des autres chapitres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 - '''Collaboration synergique'''. Dans cette formule, tous les participants au projet collaborent de toutes les manières possibles, à toutes les étapes de l'activité et sur toutes les parties du projet. Les collaborateurs sont multifonctionnels, même si chacun proposera des contributions liées à ses domaines d'expertise. Les taches ne sont pas attribuées, chacun s'impliquant en fonction de son expertise, de sa motivation, de sa disponibilité etc. C'est le principe même du wiki, qui a donné lieu au miracle Wikipedia. Chacun peut proposer ou corriger les textes, photos, etc. et les contributions de chacun se mèlent au sein d'un article collectif. Si la rédaction, l'orthographe et la grammaire des articles y est bonne, cela est dû au fait que dans la collaboration synergique, la coordination du projet fournit un environnement favorable, de bons outils et des moyens de conception idoines, adaptés aux besoins .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion : plus on a confiance en ses partenaires-collègues sur un projet, plus on est prêt à coopérer en ligne de manière performante, permettant à chacun de réaliser diverses contributions, de mettre en valeur divers talents. La confiance a deux sources dans la culture numérique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la confiance dans les outils, dans le fait qu'ils créent un terrain de communication éthique, équitable, transparent (ce qui est le cas des deux principaux logiciels de wiki : mediawiki qui opère wikipédia, et Xwiki pour la gestion de projets, tous deux sous licence libre GPL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la culture du &amp;quot;co&amp;quot;, qui demande de faire confiance à ses collaborateurs, de se programmer à non plus seulement opérer dans son coin. On apprend encore malheureusement trop peu à l'école et en société à co-opérer, tant le dogme dominant reste axé sur la compétition (partager c'est perdre!) et sur l'idée (non prouvée) que la nature fonctionne selon la loi du plus fort, fort étant compris au sens &amp;quot;non coopératif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16705</id>
		<title>Wikinomie, la clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_la_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=16705"/>
				<updated>2016-07-22T10:34:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomie wikinomie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+du+don%22 économie du don], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Taxinomie taxinomie de la collaboration ], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+synergique%22 participation synergique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+secret%22 culture du secret],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=transparence transparence] , [https://en.wikipedia.org/wiki/Globalization globalisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tition compétition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/co culture du « co »], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU ''GNU/Linux''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikinomics ''Wikinomics''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Don_Tapscott ''Tapscott Don''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Anthony_D._Williams_(author) ''Williams Anthony D''.], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Goldcorp ''GoldCorp Inc.''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/torvalds ''Torvalds Linus''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard ''Devouard Florence''].  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics'']Don Tapscott et Anthony D. Williams, , Édition Portfolio(2006).Traduction  française:Pearson (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat une idée bien ancrée : ''Mieux vaut garder le secret''. Eh bien, pas forcément ! Désormais, il y a la wikinomie. Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. » &amp;lt;ref&amp;gt;Voir note ci-dessus.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » &amp;lt;ref&amp;gt; Article [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Wikinomics «''Wikinomics''»],Wikipedia(consulté19.092014).&amp;lt;/ref&amp;gt; repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/La_rupture_technologique ''La rupture technologique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique ''Les propriétés fondamentales du numérique''], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt; :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
* instantanéité (transfert d'information quasi immédiat) ;&lt;br /&gt;
* décentralisation (pas d'instance pivot) ;&lt;br /&gt;
* multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&lt;br /&gt;
* persistance (l'information ne disparaît jamais) ;&lt;br /&gt;
* asynchronicité (chacun agit à son rythme).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{sommaire}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma suivant représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique. C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques prérequis bien utiles pour comprendre et apprécier cette catégorisation des modes de collaborations :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A - Accepter l'idée que chaque activité est un projet. Que ce soit la promotion d'un festival, la récolte de patates ou la modification d'un cursus de langue étrangère, c'est un projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B - Utiliser des outils numériques, pour assurer une bonne fluidité de la communication. Sans courriel par exemple, difficile de faire circuler l'information au mieux aujourd'hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C - Accepter l'idée que dans un groupe de gestion de projet, la hiérarchie est basée sur le mérite (qualité et quantité des contributions), au moins un peu, et non pas seulement sur le statut professionnel (chef, sous-chef, assistant-e...). Par exemple, un photographe n'est ni spécialiste en rédaction ni en marketing, mais si ses idées rédactionnelles ou de stratégie de vente sont appréciables, elles devraient être considérées même ce n'est pas son &amp;quot;métier&amp;quot;. Ainsi, chaque personne peut potentiellement donner le meilleur d'elle-même, sans limite artificielle de statut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D - Contribuer à la coordination de la réalisation d'un tel projet dans un groupe de travail, et proposer un espace de travail transparent, les traces de chaque contribution permettant à chacun de voir l'évolution de la collaboration jusqu'au résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette base, voici la taxonomie proposée par Florence Devouard, du moins collaboratif (1) au plus collaboratif(5) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Taxonomie.jpg|Thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1 - '''Dialogue'''. Une collaboration minimale, dans laquelle chacun a son pré carré, mais discute avec ses collègues pour connaître, informer, et apprendre parfois, sans choisir pour autant de &amp;quot;co-labourer&amp;quot; les champs ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2- '''Évaluation par les pairs''' (peer review). Là aussi, chacun travaille de son côté. Néanmoins le travail fourni par une personne va être vérifié par les collaborateurs. Cela permet de s'assurer de la qualité du travail fourni mais aussi de fournir un retour, des suggestions, des remarques ou des critiques. L'exemple classique est la relecture d'un article scientifique. Les relecteurs ne modifient pas le travail de l'auteur mais lui apportent des commentaires visant à améliorer l'article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3 - '''Collaboration parallèle'''. Dans cette forme intermédiaire de collaboration (sur une échelle de 1 à 5), chacun fait sa part et la pose dans un pot commun. C'est encore un peu le « chacun pour soi » qui domine. Les collaborateurs travaillent en parallèle, côte à côte, chacun ne voyant pas forcément le travail de l'autre, mais faisant confiance au coordinateur. C'est souvent ce qui se passe dans le cadre de la rédaction d'un ouvrage collectif, dont les parties sont indépendantes les unes des autres mais ont un thème en commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4 - '''Collaboration séquentielle'''. Ce type de collaboration permet à chacun d'échanger sur la globalité du projet, puis chacun fait la part qui lui est impartie. Il n'intervient pas nécessairement sur le travail des autres, mais il en a connaissance, peut en suivre et en influencer l'évolution, ce qui lui permet d'ajuster sa collaboration au mieux pour la cohérence du tout. C'est généralement le cas lorsque le travail d'un collaborateur est impacté par le travail préalablement fait par un autre collaborateur. La situation se retrouve par exemple dans la rédaction d'un ouvrage à plusieurs auteurs. Ces derniers décident ensemble du thème du livre, de son déroulé, et de la répartition des chapitres à écrire, alors que chaque chapitre est directement dépendant des autres chapitres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5 - '''Collaboration synergique'''. Dans cette formule, tous les participants au projet collaborent de toutes les manières possibles, à toutes les étapes de l'activité et sur toutes les parties du projet. Les collaborateurs sont multifonctionnels, même si chacun proposera des contributions liées à ses domaines d'expertise. Les taches ne sont pas attribuées, chacun s'impliquant en fonction de son expertise, de sa motivation, de sa disponibilité etc. C'est le principe même du wiki, qui a donné lieu au miracle Wikipedia. Chacun peut proposer ou corriger les textes, photos, etc. et les contributions de chacun se mèlent au sein d'un article collectif. Si la rédaction, l'orthographe et la grammaire des articles y est bonne, cela est dû au fait que dans la collaboration synergique, la coordination du projet fournit un environnement favorable, de bons outils et des moyens de conception idoines, adaptés aux besoins .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion : plus on a confiance en ses partenaires-collègues sur un projet, plus on est prêt à coopérer en ligne de manière performante, permettant à chacun de réaliser diverses contributions, de mettre en valeur divers talents. La confiance a deux sources dans la culture numérique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la confiance dans les outils, dans le fait qu'ils créent un terrain de communication éthique, équitable, transparent (ce qui est le cas des deux principaux logiciels de wiki : mediawiki qui opère wikipédia, et Xwiki pour la gestion de projets, tous deux sous licence libre GPL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- la culture du &amp;quot;co&amp;quot;, qui demande de faire confiance à ses collaborateurs, de se programmer à non plus seulement opérer dans son coin. On apprend encore malheureusement trop peu à l'école et en société à co-opérer, tant le dogme dominant reste axé sur la compétition (partager c'est perdre!) et sur l'idée (non prouvée) que la nature fonctionne selon la loi du plus fort, fort étant compris au sens &amp;quot;non coopératif&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu, que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=16696</id>
		<title>Nétiquette</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=16696"/>
				<updated>2016-07-22T10:05:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_citoyen ''citoyenneté numérique''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 ''cybercitoyenneté''], &lt;br /&gt;
[https://groups.dihttp://netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;amp;action=editigo.com/group/e_culture/content/tag/eCulture ''eCulture''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/charte ''charte''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Netiquette ''nétiquette''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9tiquette ''étiquette''],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_conduite ''code de conduite''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netize ''netizen''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/email ''email''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Courrier_%C3%A9lectronique#Syst.C3.A8me_de_copie_et_de_copie_invisible ''copie cachée (Cci)''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum ''forum''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki ''wiki''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 ''réseau social''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog ''blog''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [https://en.wikipedia.org/wiki/David_Parrott ''David Parrott''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Engineering_Task_Force ''Internet Engineering Task Force''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Request_for_comments ''Request for comments''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%20Ynternet.org ''Ynternet.org''].&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
      [[Fichier:BUTLER.png|thumb]]&lt;br /&gt;
      [[Fichier:Netiquette1.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour célébrer une grande nouvelle, les hommes russes s'embrassent sur la bouche. Les esquimaux, lorsqu'ils se saluent dans l'air glacial, se frottent le nez. À chacun, décidément, son mode de communication...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des dizaines de façons de dire bonjour, qui varient d’une culture à l’autre. On peut s’échanger une virile poignée de mains, s'étreindre en un hug ardent ou contenu, se faire la bise une, deux, trois ou quatre fois, se regarder droit dans les yeux... Toutes ces pratiques font sens. Elles correspondent à des environnements culturels différents. Ce sont des protocoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est généralement recommandé aux candidats à un voyage lointain de potasser un bon guide avant leur départ, afin que leur destination de rêve ne se transforme pas en terre hostile dès leur arrivée. Apprendre les coutumes et les règles de savoir-vivre de ses futurs hôtes est un prérequis, par respect pour eux et pour soi. Ainsi découvrira-t-on qu'au Sénégal, poser à terre le sac à main d'une femme est un geste insultant ou, qu'au Portugal, s’étirer en public trahit la vulgarité...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La bénédiction des netizens '''&lt;br /&gt;
Il existe maintenant une bénédiction des netizens : « Que nos langues soient douces, nos e‑mails simples et nos sites web accessibles ». Elle émane du prêtre anglican David Parrott&amp;lt;ref&amp;gt; Bénédiction des téléphones mobiles, [http://www.courrierinternational.com/magazine/2010/1004-mac-ipod-iphone-islate-l-homme-qui-change-nos-vies Courrier international], n°1004 (2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un guide de voyage du cyberespace ==&lt;br /&gt;
Aux débuts d'Internet, des protocoles ont été instaurés par les premiers internautes, pour faciliter les échanges et éviter ainsi des pertes de temps et d'énergie. La nétiquette est un ensemble de règles de savoir-vivre, aussi universelles que le réseau internet. Combinaison de network (réseau) et d’étiquette, au sens « codes de conduite », elle ne traite pas d'éthique. Pour simplifier, elle désigne l'ensemble des règles de politesse en vigueur sur les médias numériques. Elle réunit une série de comportements recommandés dans les différents canaux qui fourmillent sur internet : forums, wikis, blogs, réseaux sociaux, messagerie instantanée, etc. La nétiquette a été définie par l'IETF (Internet Engineering Task Force) dans la RFC (Request For Comment) 1855, qui date de 1995&amp;lt;ref&amp;gt;RFC1855, Netiquette Guidelines sur [httm://www.faqs.org www.faqs.org].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la simple notion de courtoisie, la nétiquette recèle aussi un trésor caché. Ceux qui la pratiquent rendent l’existence virtuelle infiniment plus agréable et constructive. C’est le pilier solide et nécessaire d’une société numérique saine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est ainsi conseillé d’éviter d’utiliser internet comme un bouclier autorisant des comportements que chacun jugerait inappropriés lors d’une conversation  en face à face. S’il ne fallait retenir qu’une règle : ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne le faites pas sur internet. Illustration : quand vous envoyez un courriel simultané à plusieurs personnes qui ne se connaissent pas ou peu, leur adresse électronique ne s’affiche pas parmi les destinataires directs, mais en copie cachée (BCC ou Cci). Cette procédure permet d'éviter que l’un des destinataires réponde à tous les autres en pensant ne s’adresser qu'à l’expéditeur. Elle contribue aussi à limiter la propagation des virus et préserve la discrétion de tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe certains principes généraux qui fondent la nétiquette. D'autres se déclinent selon des environnements spécifiques : réseaux sociaux, blogs, forums, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Charte et nétiquette, comment leur donner vie ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au travail, en formation, en famille, quelles règles d'usage faut-il adopter ? Plutôt que d’interdire, comment aider à comprendre les risques et les opportunités potentiels ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution, en entreprise et en milieu scolaire, c’est d'abord de rédiger et d'adopter une charte de bonne conduite, mais c’est aussi et surtout de les faire vivre. Ceci par des débats entre collègues, étudiants ou même en famille, des partages d'expérience, une mise à jour permanente et la plus participative possible. Il y a là une hygiène indispensable en ces temps numériques. Des conférences et des formations aux pratiques de la nétiquette sont proposées par des experts de la citoyenneté numérique&amp;lt;ref&amp;gt; Liste notamment consultable sur [www.ynternet.org www.ynternet.org].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les règles incontournables ==&lt;br /&gt;
Ces règles ont été synthétisées par Raphaël Rousseau, alias R4f, pour les projets de réseaux sociaux d'Ynternet.org et des Citoyens du Net. C'est une synthèse pour vous faire gagner du temps, car il n'est pas facile de trouver un tableau prêt à photocopier, pour l'afficher au bureau ou à la maison...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt; &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Quelques principes importants'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les dix comman-dements'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Ne divulguez jamais des informations trop personnelles qui pourraient se retourner contre vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évitez les blagues avec intonations. Le son n’est malheureusement pas livré avec l’écrit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez explicite dans vos intentions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférez un français correct au langage SMS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez constructif/ve dans vos contributions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N’écrivez pas de manière électronique ce que vous ne diriez pas en face à face.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évitez les majuscules, vous donnez l’impression de CRIER.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne divulguez pas en « public » ce que vous avez appris en privé sans autorisation préalable des intéressés (photo, information, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N'utilisez pas l'intimidation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N’oubliez pas que tout ce que vous publiez (même en comité restreint) laisse une trace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Courriel'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Indiquez clairement le sujet de votre communication dans l’espace prévu à cet effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférez le format texte brut au format enrichi (HTML) : tous les logiciels ne supportent pas cette option (!!!!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d’un envoi simultané à plusieurs contacts, utilisez BCC ou CCi, soit la copie carbone invisible, pour éviter la diffusion de virus potentiels et conserver une certaine discrétion quant aux adresses électroniques des différents destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déposez vos pièces jointes sur un serveur et envoyez uniquement le lien à vos destinataires ou compressez votre fichier en .zip.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d’un transfert de courriel, pensez à effacer l’adresse du premier destinataire et à ajouter une note du genre « pour info ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne transférez pas de chaînes de lettres et vérifier avant de transmettre une information qu'il ne s'agit pas d'un canular (hoax).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Forum internet '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Faites un minimum de recherches avant de poser des questions et notamment consultez la FAQ pour saisir l'esprit du forum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N’oubliez pas de toujours choisir un titre clair pour désigner chaque nouveau débat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne lancez ni trolls, ni flames.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Wikis'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Évitez les partis pris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respectez les droits d’auteurs et confirmez votre accord pour que votre travail soit diffusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Restez poli-e avec les autres membres de la communauté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Messagerie instantanée'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Faites des retours à la ligne souvent, pour faciliter la lecture de vos messages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Réseau social'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Conservez une part de mystère sur vous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez vigilant-e avec le mélange de vie privée et identité professionnelle.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=16688</id>
		<title>Bienvenue dans le quaternaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=16688"/>
				<updated>2016-07-22T09:25:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9conomie%20quaternaire économie quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22secteur+quaternaire%22 secteur quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 économie sociale et solidaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information%22 société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/services services], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Volontariat volontariat], [https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9n%C3%A9volat bénévolat] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/don culture du don] .''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Colin+Clark ''Colin Clarck''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Alfred+Sauvy ''Alfred Sauvy''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jean-Marc+Ferry ''Jean-Marc Ferry''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Thierry+Jeantet+ ''Thierry Jeantet''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Mario+Tomelin%22 ''Mario Tomelin''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Roger+Sue%22 ''Roger Sue''].&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
On connaissait les secteurs primaire, secondaire et tertiaire (agriculture, industrie, service). Il va désormais falloir composer avec l'arrivée du quaternaire. &lt;br /&gt;
Dans le prolongement des travaux de Colin Clark et d'Alfred Sauvy, certains auteurs ont enrichi la typologie traditionnelle des trois secteurs économiques   en affirmant l'existence d'un quatrième secteur : le secteur quaternaire. Pour ce concept — relativement récent — différents auteurs proposent des définitions qui ne se recoupent pas totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition que nous retiendrons ici est celle de Màrio Tomelin. Il définit le secteur quaternaire comme « le secteur caractérisé par l'action de concevoir, de créer, d'interpréter, d'organiser, de contrôler et de transmettre avec l'aide de la science et de la technique, donnant à ces actes une valeur économique »&amp;lt;ref&amp;gt;Màrio Tomelin. [http://books.google.fr/books?id=EgjuvkvJQEkC ''Espace et pouvoir du quaternaire : le paradigme de Brasilia'']. Publications de la Sorbonne, Série Sciences Politiques. 2002.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour d'autres&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Secteur quaternaire », Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;, le secteur quaternaire regrouperait, selon une première définition, les produits du savoir et de la communication, et reposant sur la propriété intellectuelle, une notion au cœur des enjeux de la nouvelle société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une manifestation du « volontariat et du bénévolat » ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marc Ferry utilise ce terme pour décrire un secteur pouvant accueillir la demande d'emploi&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire?previous=yes#Le_secteur_quaternaire_comme_manifestation_du_.C2.AB.C2.A0volontariat_et.2Fou_du_b.C3.A9n.C3.A9volat.C2.A0.C2.BB ''Secteur quaternaire''.]&amp;lt;/ref&amp;gt; : les évolutions de l'agriculture, puis industrielles, ayant débouché sur un grand nombre d'emplois dans le secondaire puis le tertiaire, à son tour le tertiaire se « déverserait » dans les activités du quaternaire, « non mécanisables, personnelles, communicationnelles, relevant de finalités personnelles ou sociales. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roger Sue, pour sa part, propose l'idée d'une économie quaternaire dominée par le secteur quaternaire. « Secteur du nouvel âge de l’économie » où « l'homme s'empare de la production (et non plus l'inverse) et où les individus trouveront, à côté de l'emploi salarié, des gratifications et des critères d'investissement personnel profondément différents de ceux du marché et du secteur public. Les acteurs de cette nouvelle économie sociale auront un objectif clair, d'utilité économique et sociale, et un statut crédible vis-à-vis de l'extérieur : le volontariat. »&amp;lt;ref&amp;gt;Roger Sue. [http://www.scienceshumaines.com/la-richesse-des-hommes-vers-l-economie-quaternaire_fr_9561.html ''La richesse des hommes. Vers l'économie quaternaire''.] Éditions Odile Jacob, Paris. 1997. Voir aussi [http://www.globenet.org/transversales/generique/57/ecoquaternaire.html ''Du tiers secteur à l'économie quaternaire'']. Transversales, n° 57. 1999.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thierry Jeantet propose pour les activités bénévoles  [http://www.monde-diplomatique.fr/1999/09/CASSEN/12464 cinq critères] : &lt;br /&gt;
* la libre adhésion&lt;br /&gt;
* le fonctionnement démocratique&lt;br /&gt;
* le non-profit individuel&lt;br /&gt;
* l’épanouissement de la personne humaine&lt;br /&gt;
* l’indépendance à l’égard de l’État&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces valeurs sont celles de l'économie sociale et solidaire, en pleine progression. Le numérique et ses outils de communication efficaces arrivent à point nommé pour favoriser son développement.&lt;br /&gt;
Certes, l’économie sociale n’est pas nouvelle mais on assiste à son affirmation et à sa formalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le boom du numérique a été fulgurant et cela n'a échappé à personne. En revanche, on commence seulement à percevoir les points communs en terme d’impact sociétal, entre l'économie sociale et l'économie numérique. Ces deux secteurs n’ont à première vue, rien en commun. En effet, on a bien du mal à concevoir ce qui relie une coopérative de produits locaux en zone rurale et une start-up misant sur la high-tech dans une capitale européenne ; mais est-ce vraiment un hasard si ces deux dynamiques économiques ont actuellement le vent en poupe ? Dans les deux cas, un changement historique est à l'œuvre : il touche nos valeurs, nos méthodes de travail, notre rapport à l'autre et notre manière d'organiser le vivre-ensemble. Il est question de mise en réseau et de « bien commun ». En d'autres termes, l'ère d'internet, de par ses mécanismes fondamentaux, serait structurellement sociale et solidaire. C’est l’hypothèse que nous développons spécifiquement dans le livre Racines de l'économie numérique, une adaptation de Citoyens du Net à  l'attention des entrepreneurs sociaux.&amp;lt;ref&amp;gt;Accessible sur [http://netizen3.org/index.php/Economie_num%C3%A9rique netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Adaptation de l'article Wikipédia : [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire Secteur quaternaire].&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=16687</id>
		<title>Bienvenue dans le quaternaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=16687"/>
				<updated>2016-07-22T09:24:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9conomie%20quaternaire économie quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22secteur+quaternaire%22 secteur quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 économie sociale et solidaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information%22 société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/services services], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Volontariat volontariat], [https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9n%C3%A9volat bénévolat] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/don culture du don] .''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Colin+Clark Colin Clarck], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Alfred+Sauvy ''Alfred Sauvy''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jean-Marc+Ferry ''Jean-Marc Ferry''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Thierry+Jeantet+ ''Thierry Jeantet''], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Mario+Tomelin%22 ''Mario Tomelin''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Roger+Sue%22 ''Roger Sue''].&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
On connaissait les secteurs primaire, secondaire et tertiaire (agriculture, industrie, service). Il va désormais falloir composer avec l'arrivée du quaternaire. &lt;br /&gt;
Dans le prolongement des travaux de Colin Clark et d'Alfred Sauvy, certains auteurs ont enrichi la typologie traditionnelle des trois secteurs économiques   en affirmant l'existence d'un quatrième secteur : le secteur quaternaire. Pour ce concept — relativement récent — différents auteurs proposent des définitions qui ne se recoupent pas totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition que nous retiendrons ici est celle de Màrio Tomelin. Il définit le secteur quaternaire comme « le secteur caractérisé par l'action de concevoir, de créer, d'interpréter, d'organiser, de contrôler et de transmettre avec l'aide de la science et de la technique, donnant à ces actes une valeur économique »&amp;lt;ref&amp;gt;Màrio Tomelin. [http://books.google.fr/books?id=EgjuvkvJQEkC ''Espace et pouvoir du quaternaire : le paradigme de Brasilia'']. Publications de la Sorbonne, Série Sciences Politiques. 2002.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour d'autres&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Secteur quaternaire », Wikipedia (consulté le 11.01.2016).&amp;lt;/ref&amp;gt;, le secteur quaternaire regrouperait, selon une première définition, les produits du savoir et de la communication, et reposant sur la propriété intellectuelle, une notion au cœur des enjeux de la nouvelle société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une manifestation du « volontariat et du bénévolat » ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean-Marc Ferry utilise ce terme pour décrire un secteur pouvant accueillir la demande d'emploi&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire?previous=yes#Le_secteur_quaternaire_comme_manifestation_du_.C2.AB.C2.A0volontariat_et.2Fou_du_b.C3.A9n.C3.A9volat.C2.A0.C2.BB ''Secteur quaternaire''.]&amp;lt;/ref&amp;gt; : les évolutions de l'agriculture, puis industrielles, ayant débouché sur un grand nombre d'emplois dans le secondaire puis le tertiaire, à son tour le tertiaire se « déverserait » dans les activités du quaternaire, « non mécanisables, personnelles, communicationnelles, relevant de finalités personnelles ou sociales. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roger Sue, pour sa part, propose l'idée d'une économie quaternaire dominée par le secteur quaternaire. « Secteur du nouvel âge de l’économie » où « l'homme s'empare de la production (et non plus l'inverse) et où les individus trouveront, à côté de l'emploi salarié, des gratifications et des critères d'investissement personnel profondément différents de ceux du marché et du secteur public. Les acteurs de cette nouvelle économie sociale auront un objectif clair, d'utilité économique et sociale, et un statut crédible vis-à-vis de l'extérieur : le volontariat. »&amp;lt;ref&amp;gt;Roger Sue. [http://www.scienceshumaines.com/la-richesse-des-hommes-vers-l-economie-quaternaire_fr_9561.html ''La richesse des hommes. Vers l'économie quaternaire''.] Éditions Odile Jacob, Paris. 1997. Voir aussi [http://www.globenet.org/transversales/generique/57/ecoquaternaire.html ''Du tiers secteur à l'économie quaternaire'']. Transversales, n° 57. 1999.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thierry Jeantet propose pour les activités bénévoles  [http://www.monde-diplomatique.fr/1999/09/CASSEN/12464 cinq critères] : &lt;br /&gt;
* la libre adhésion&lt;br /&gt;
* le fonctionnement démocratique&lt;br /&gt;
* le non-profit individuel&lt;br /&gt;
* l’épanouissement de la personne humaine&lt;br /&gt;
* l’indépendance à l’égard de l’État&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces valeurs sont celles de l'économie sociale et solidaire, en pleine progression. Le numérique et ses outils de communication efficaces arrivent à point nommé pour favoriser son développement.&lt;br /&gt;
Certes, l’économie sociale n’est pas nouvelle mais on assiste à son affirmation et à sa formalisation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le boom du numérique a été fulgurant et cela n'a échappé à personne. En revanche, on commence seulement à percevoir les points communs en terme d’impact sociétal, entre l'économie sociale et l'économie numérique. Ces deux secteurs n’ont à première vue, rien en commun. En effet, on a bien du mal à concevoir ce qui relie une coopérative de produits locaux en zone rurale et une start-up misant sur la high-tech dans une capitale européenne ; mais est-ce vraiment un hasard si ces deux dynamiques économiques ont actuellement le vent en poupe ? Dans les deux cas, un changement historique est à l'œuvre : il touche nos valeurs, nos méthodes de travail, notre rapport à l'autre et notre manière d'organiser le vivre-ensemble. Il est question de mise en réseau et de « bien commun ». En d'autres termes, l'ère d'internet, de par ses mécanismes fondamentaux, serait structurellement sociale et solidaire. C’est l’hypothèse que nous développons spécifiquement dans le livre Racines de l'économie numérique, une adaptation de Citoyens du Net à  l'attention des entrepreneurs sociaux.&amp;lt;ref&amp;gt;Accessible sur [http://netizen3.org/index.php/Economie_num%C3%A9rique netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Adaptation de l'article Wikipédia : [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire Secteur quaternaire].&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition,_l%27art_de_coop%C3%A9rer_avec_ses_concurrents&amp;diff=16663</id>
		<title>Coopétition, l'art de coopérer avec ses concurrents</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Coop%C3%A9tition,_l%27art_de_coop%C3%A9rer_avec_ses_concurrents&amp;diff=16663"/>
				<updated>2016-07-21T12:12:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''' :[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative ''société collaborative''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/coop%C3%A9tition ''coopétition''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/fourche ''principe de la fourche''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 ''bien commun''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22commerce+%C3%A9quitable%22 ''commerce équitable''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage ''partage''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/coop%C3%A9ration ''coopération''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés :'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/creative%20commons ''Creative Commons''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/LibreOffice ''LibreOffice''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU ''GNU/Linux''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
La notion de coopétition (mot-valise issu de coopération et compétition) désigne un mode de travail coopératif entre des acteurs qui sont en compétition sur d'autres aspects (visibilité, reconnaissance ou plan économique). L'objet est alors d'éviter une compétition délétère qui se déploierait au détriment du public ou des clients. La coopétition s'observe ainsi entre entreprises concurrentes qui partagent et mutualisent des investissements ou d’autres ressources, souvent pour réaliser des économies d’échelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette logique est à l'œuvre dans la licence Creative Commons portée par une organisation à but non lucratif, qui a pour mission de faciliter la diffusion et le partage des œuvres, tout en accompagnant les nouvelles pratiques de création à l’ère numérique, notamment la création collaborative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coopétition est une manifestation magistrale des changements de société induits par internet. Pour bien saisir cette notion, il faut comprendre la différence qui existe entre les individus qui coopèrent et ceux qui sont en concurrence. Auparavant régnait la culture du secret : il n'était pas question d'informer la concurrence de ses intentions et de ses activités. Le secret de fabrication était un maître mot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui en revanche, plus on publie sur le web ses manières de faire, ses critères-qualité, c'est-à-dire plus on transmet aux autres, plus on entre dans une dynamique de commerce équitable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coopétition n'est pas encore largement enseignée dans les milieux académiques, mais elle fait déjà l'objet d'études approfondies dans le monde de la recherche et de l'entrepreneuriat. Elle est y déjà pratiquée de façon informelle. La coopétition s'inscrit aussi dans la culture du don : donner un peu permet de recevoir beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La possibilité de fourcher==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La coopétition s'applique fréquemment dans le monde du logiciel libre. À partir d'un logiciel existant – comme LibreOffice ou GNU/Linux – tout un chacun est à même de proposer une alternative plus performante. Dans de tels systèmes, le leader va être reconnu non seulement en tant que pionnier, mais aussi en tant que formateur. Si toutefois les leaders actuels n'acceptent pas une alternative émergente, un « dissident » peut tout simplement dire : « Je fourche ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''principe de la fourche''&amp;lt;ref&amp;gt;Fourcher:«''to fork''» en anglais&amp;lt;/ref&amp;gt; intervient lorsque l'utilisateur d'un logiciel propose des alternatives stimulantes ou des améliorations dans le développement de son architecture. C'est là une différence par rapport à l'architecture « matérielle » d'un bâtiment qui ne permet pas de dire : « Je copie cette maison en 5 minutes, je la pose 100 mètres plus loin et, à la place des fenêtres carrées, je vais créer des fenêtres rondes ». Dans le monde du logiciel et du cinéma d'animation, pour citer deux exemples, une telle procédure est possible ! Car la copie se fait à un coût dérisoire et en quelques clics.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appliquée au monde de la culture libre, la coopétition est porteuse d'un immense espoir : dans la culture numérique où tout tend vers le partage d'informations et vers les quatre libertés fondamentales du logiciel libre&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article[http://netizen3.org/index.php/Propri%C3%A9taire,_Libre_et_Open_Source «proprietaire,Libre et Open» ],chapitre3&amp;lt;/ref&amp;gt; la qualité et la reconnaissance du mérite réel sont souvent au bout du chemin. Un mérite qui se fonde sur la transparence, dans un contexte où chacun a la possibilité de fourcher et de proposer une alternative stimulante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, intervenir sur l'architecture d'un logiciel revient à annoncer : « Je vais prendre le code qui est sous licence libre, mentionner tous les auteurs qui ont contribué jusqu'à présent et mentionner ce qu'ils ont fait. Mais à partir de maintenant, le projet aura un nouveau nom et un nouveau leader. Et qui m'aime me suive... ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fourche peut aussi s'appliquer à des œuvres non-logicielles, comme justement, les modes d'emploi, recettes, etc. On parle alors plutôt de déclinaison, d'adaptation. Les licences libres en tant que telles sont des modes d'emploi, et les communautés d'utilisateurs de licences libres participent régulièrement à leur mise à jour, leur adaptation et leur déclinaison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fourche peut aussi s'appliquer à des œuvres non-logicielles, comme justement, les modes d'emploi, recettes, etc. On parle alors plutôt de déclinaison, d'adaptation. Les licences libres en tant que telles sont des modes d'emploi, et les communautés d'utilisateurs de licences libres participent régulièrement à leur mise à jour, leur adaptation et leur déclinaison. Par exemple, la famille de licence Creative Commons est utilisée pour des milliards d’œuvres, que ce soient des contributeurs de Wikipedia, des pédagogues qui ont compris et apprécié les enjeux du libre pour la formation, des artistes ou encore des créateurs de recettes qui publient leurs photos, musiques ou vidéos sous licence CC-BY-SA. Plus il y a d'oeuvres sous une licence, plus les termes de la licences sont mis à l'épreuve, défiés, et mis à jour pour solutionner des problèmes pratiques rencontrés dans leurs applications. Après 10 ans d'existence, les Creatives Commons en sont déjà à leur quatrième version.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Concurrence non-violente==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce stade survient la troisième étape : à terme, la coopétition n'est possible que dans un milieu (écosystème) où sont mises en œuvre des alternatives qui fortifient la diversité, voire la saine concurrence. Dans un tel cas, la concurrence devient non-violente : on informe et l'on rend le principe de coopération réciproque.&lt;br /&gt;
C'est-à-dire que &amp;lt;ref&amp;gt; Article[http://fr.wikipedia.org/wiki/Coop%C3%A9ration-r%C3%A9ciprocit%C3%A9-pardon ''Coopération-Réciprocité-Pardon''],Wikipedia(consulté le 23.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* je coopère ;&lt;br /&gt;
* si l'autre ne coopère pas, j'agis avec réciprocité (et je fourche) :&lt;br /&gt;
* j'offre le pardon. Très concrètement : la fourche n'est pas nécessairement définitive. Il peut y avoir un projet qui se scinde en deux mais les deux projets pourront fusionner si les divergences de point de vue s'estompent. Cela s'est vu pour le logiciel GCC du projet GNU &amp;lt;ref&amp;gt;Article[http://fr.wikipedia.org/wiki/GNU_Compiler_Collection#Histoire ''GNU Compiler Collection'']Wikipedia (consulté le 23.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fusion ultérieure n'est pas toujours l'issue. Les projets vivent alors des vies indépendantes, au risque de scinder, souvent, la communauté qui y participe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=16662</id>
		<title>Critères qualité d'un article web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=16662"/>
				<updated>2016-07-21T12:01:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''''Notions-clés''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%C3%A9criture+web ''Ecriture web''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/journalisme ''journalisme''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=crit%C3%A8res+qualit%C3%A9 ''critères qualité''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=contenu ''contenu''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=mise+%C3%A0+jour ''mise à jour''],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_page ''mise en page''.],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Hypertexte réseau hypertextuel]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Profils-clés''''':[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Ynternet.org ''Ynternet.org'']&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
Face à une page web, on cède facilement à l'émotion&amp;amp;nbsp;: une page très belle ou un site très laid nous influencent dans le crédit (ou discrédit) envers l'information qu'il contient, avant même d'avoir abordé les questions du fond. Il existe cependant des critères reconnus en matière de qualité que vous pouvez garder en pense-bête, surtout dès que les enjeux de votre recherche sont importants, et que vous voulez éviter que votre subjectivité n'entrave votre raison. Le présent article est extrait du guide de la fondation Ynternet.org où la question se pose dans l'autre sens, comme dans un miroir&amp;amp;nbsp;: ''à quoi devez-vous être attentifs lorsque vous publiez sur le web afin de produire des articles de qualité&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
Il existe des standards de rédaction, auxquels vous devez vous conformer. Comme il a été dit précédemment, ces standards permettent l'élaboration d'un langage commun avec vos lecteurs. Ils facilitent la lecture de vos articles et assurent de votre sérieux. Libre à vous, ensuite, de dépasser ou même de contourner ces standards, pour faire preuve de créativité. Voici les critères-qualité qui seront (ou devraient être) utilisés pour évaluer vos articles. Inversement, vous pouvez les garder précieusement pour évaluer ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titre informatif, et si possible incitatif  ==&lt;br /&gt;
* Titre court&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre adapté au contenu, dans le contenu et dans le ton&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre accrocheur, stimulant la lecture de l'article&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre contenant les mots-clés d'une recherche web ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre étant le premier contact du lecteur avec le texte (article, billet), il doit aller droit au but, sans faire de détour. Le titre doit également attirer l'attention du lecteur, lui donner envie d'aller plus loin. Il ne faut pourtant pas céder systématiquement à la tentation d'un titre «&amp;amp;nbsp;racoleur&amp;amp;nbsp;», basé sur un jeu de mots ou promettant des développements décalés par rapport au contenu de l'article. Par exemple, ne titrez pas «&amp;amp;nbsp;Tout sur la faim dans le monde&amp;amp;nbsp;» si votre article ne présente que quelques aspects de cette problématique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un titre mal choisi peut notamment avoir ces effets négatifs&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pas assez ''accrocheur'', les lecteurs potentiels ne liront pas l'article en entier, voire pas du tout&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Trop ''racoleur'', les lecteurs liront votre article peut-être seulement partiellement et seront mécontents d'avoir été bernés par le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forme : informations bien proportionnées  ==&lt;br /&gt;
* Bien proportionnées&amp;amp;nbsp;: des sections de longueur homogène, des phrases assez courtes pour faciliter la lecture sur un écran, des argumentations sur les affirmations les plus inhabituelles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Taille du texte adaptée à l'information présentée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Possibilité donnée au lecteur d'aller plus loin&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Éléments utiles accessibles directement dans l'article, ne serait-ce qu'un résumé avec un lien sur un développement dans une autre page ou un autre site. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écriture web est généralement destinée à être utile. Un article trop court sur une information importante ou complexe est frustrant, alors qu'un article long sur une nouvelle modeste ou anodine provoque une perte d'attention chez le lecteur. Des liens vers d'autres sites ou vers des articles complémentaires de votre site permettront de ne pas allonger le texte outre mesure, tout en donnant au lecteur la possibilité d'approfondir sa connaissance du sujet s'il en a l'envie et le temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction : intention du document immédiatement disponible  ==&lt;br /&gt;
* Les éléments les plus importants en début d'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Présentation de l'intention de l'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Transition avec la suite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez adopter une règle d'or de l'écriture journalistique&amp;amp;nbsp;: votre texte commencera par la présentation succincte des éléments principaux, qui seront développés dans le corps de l'article. C'est ce qui permettra au lecteur de savoir si l'article vaut le coup d'être lu. En fin d'introduction, vous ménagerez une transition avec la suite, le premier paragraphe de votre développement. Il faut se souvenir que le lectorat n'a pas l'obligation de vous lire, et que, contrairement à l'écriture sur support papier (journaux ou livres), il n'a sans doute pas acheté le document lui-même. S'il vous lit en entier, vous aurez gagné dans l'économie de l'attention, et ce sera la première reconnaissance que vous obtiendrez de l'écriture sur le web... N'oubliez pas que, contrairement au monde physique, la sortie d'un site web n'est jamais qu'à un clic de souris&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fraîcheur : informations à jour  ==&lt;br /&gt;
* Informations datées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations hors actualité classées dans les rubriques appropriées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations plus récentes, sur la page d'accueil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information qui est dépassée devrait indiquer clairement qu'elle l'est, ne serait-ce qu'en précisant sa date de publication, voire de dernière mise à jour. Inutile d'ôter d'internet une information dépassée, elle pourrait malgré tout rester accessible via divers biais. Le mieux est de faire évoluer toute information publiée sur internet, de manière à ce que le lectorat puisse bénéficier d'une information «&amp;amp;nbsp;vivante&amp;amp;nbsp;». Si vous annoncez un événement auquel vous avez participé ou à venir, pensez à le dater. Rien n'est plus pénible que de se préparer à participer à un concert, une conférence... Et savoir ensuite que l'événement a déjà eu lieu&amp;amp;nbsp;! Bien entendu, les informations les plus récentes seront placées sur la page d'accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Orthographe et syntaxe irréprochables  ==&lt;br /&gt;
* Révisez systématiquement l'orthographe d'un texte avant publication, même si vous pensez que votre lectorat n'y est pas sensible, même si ''vous avez toujours été nul-le en orthographe'' et enfin même si ''le fond doit l'emporter sur la forme''&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Rédigez plusieurs fois un même article en améliorant successivement la forme&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Faites relire l'article par des personnes variées (environnement familial, camarades d'études, amis, collègues selon les cas). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l'avons vu plus haut, un minimum de rigueur est nécessaire sur la correction linguistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelez-vous que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un article comportant de nombreuses fautes d'orthographe et grammaticales est pénible à lire car il distrait l'attention&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Produire un document sans faute est une source de satisfaction supplémentaire et donne l'occasion de se faire relire par d'autres (et les correcteurs orthographiques sont généralement intégrés aux outils de traitement de texte, voire aux navigateurs web)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La crédibilité de l'information prend en considération cette donnée, car si un message est important, sa correction linguistique sera d'autant plus soignée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Certains rédacteurs éviteront de mettre des liens pointant vers une information comportant des fautes linguistiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&amp;amp;nbsp;: concrets, pratiques et vérifiables &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir les sources des exemples et illustrations du propos&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Mentionner clairement l'emprunt d'arguments, d'idées... à d'autres sites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Illustrer les propos théoriques ou généraux par des exemples tirés de l'expérience (la vôtre ou celles de personnes dont vous citerez la source). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web permet de naviguer facilement d'un site à l'autre, d'une page à l'autre. Rester vague ou trop théorique est suspect et ennuyeux à la lecture. Le rédacteur sera d'autant plus crédible et intéressant qu'il aura su puiser dans son vécu pour partager ses connaissances, en l'illustrant par des récits d'expériences, des cas concrets et pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seul sur le web, et ce que vous écrivez doit être relié à d'autres sites, créant ainsi un vaste réseau hypertextuel faisant entendre plusieurs voix complémentaires. N'hésitez donc pas à faire référence à d'autres auteurs et à fournir au lecteur les sources de vos arguments. Cela vous inscrit dans des communautés de pensée et d'expérience et prouve que vous avez lu avant d'écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Illustrez le propos  ==&lt;br /&gt;
* L'image renforce le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'image fournit des éléments qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter dans le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'utilisation des images est conforme au droit d'auteur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit qu'une image vaut mille mots. Lorsqu'on lit un article, même court, une image peut alléger le texte et appuyer le propos. Si l'occasion se présente, pourquoi ne pas profiter d'images disponibles sur internet dont les auteurs sont désireux de permettre à d'autres de les utiliser librement&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;ref&amp;gt;Licences régissant l'usage des textes/images/sons publiés sur le portail [http://www.cooperation.net/cooperation.net Cooperation.net] qui donnent des liens sur des [http://www.ynternet.org/ynternet.org/info/24832 banques d'images libres] &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La généralisation des appareils photos numériques permet également d'utiliser ses propres images. N'oubliez pas de dimensionner vos images pour le web (à la résolution 72 dpi, le 300 dpi étant réservé à l'impression). Enfin, précisez le type d'utilisation autorisée (la licence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations et liens contextuels (historique, géographique)  ==&lt;br /&gt;
Répondre aux questions ''où&amp;amp;nbsp;?'' ''quand&amp;amp;nbsp;?'' ''qui&amp;amp;nbsp;?'' ''comment&amp;amp;nbsp;?'' ''pourquoi&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir le contexte général et les enjeux d'un événement&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Situer sa réflexion dans le contexte d'un débat d'idées ou un courant de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un monde à part, sans chair ni repère. C'est donc à l'auteur (vous&amp;amp;nbsp;!) de fixer les repères permettant à vos lecteurs de savoir pour un événement&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quand il a eu lieu (sans parler ''d'hier'', ''demain'', ''la semaine prochaine'' ni ''l'an dernier'', à moins de retoucher votre article très fréquemment)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Où il s'est déroulé (sans utiliser des termes relatifs comme ''pas loin d'ici'', ''à la frontière de notre beau pays'')&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Qui y a participé (éviter les formules comme ''mon frère'' s'il est connu car tout votre lectorat ne saura pas de qui il s'agit)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dans quel contexte politique, économique, social... il s'est produit (si vous ne le rappelez pas et que votre texte comporte des sous-entendus, vous risquez de perdre un lectorat qui ne les saisira pas)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Les enjeux liés à ce contexte (implications, tendances...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en avant la pertinence d'un écrit, il sera toujours bienvenu de le situer au sein d'une discipline ou d'un débat ayant cours sur le sujet. Cela permettra à ceux qui ne sont pas familiers avec le domaine concerné de savoir comment se positionne le document par rapport à d'autres écrits. N'hésitez pas à créer des liens vers d'autres pages web pour préciser toutes ces informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « À propos » : contenus appropriés  ==&lt;br /&gt;
* Information «&amp;amp;nbsp;juste à temps&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information pertinente, sans parasites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information utile&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Termes spécialisés expliqués&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La première qualité d'une information, c'est d'être disponible lorsqu'on en a besoin''. Vous devez donc être un rédacteur réactif, qui publie fréquemment et met à jour souvent, à chaque fois qu'une information digne d'intérêt doit être diffusée. Vous devez éliminer toutes les informations «&amp;amp;nbsp;parasites&amp;amp;nbsp;» qui feraient perdre le fil de votre propos principal. Ne vous perdez donc pas dans les détails et surtout, structurez vos articles de manière à fournir l'information importante dès les premières phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous évoquez un domaine très spécifique, qu'il s'agisse d'une activité professionnelle ou d'une activité privée, vous veillerez à élaborer un glossaire des termes les moins connus, ou au moins à en préciser le sens au bas de votre article, ou dans des infos-bulles s'ouvrant au passage de la souris sur le mot en question. De la même façon, vous développerez les sigles et acronymes, y compris les plus courants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, toutes les informations fournies doivent être vérifiables, soit par référence à d'autres textes (pages web, presse...), soit en contactant les personnes que vous aurez pris soin de mentionner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz « Esprit critique face à l'info » ==&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: parmi les critères suivants, lesquels contribuent à assurer la fiabilité d'une information publiée sur une page web&amp;amp;nbsp;? (plusieurs réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La date de mise en ligne de l'article ou de sa dernière mise à jour. &lt;br /&gt;
# L'abondance d'illustrations. &lt;br /&gt;
# La possibilité de contacter l'auteur de l'article et d'avoir des informations sur lui. &lt;br /&gt;
# La présence de bandeaux publicitaires. &lt;br /&gt;
# La présence de références dans l'article, liens vers d'autres pages Web ou citations d'articles papier. &lt;br /&gt;
# La recommandation de cet article par une star du show-biz, montrée en vidéo sur la page d'accueil du site. &lt;br /&gt;
# Le fait d'être citée par d'autres sites réputés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: Sur le web, les auteurs doivent évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Taille de la ressource disponible&amp;amp;nbsp;: nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de mégaoctets de données.&lt;br /&gt;
# Date de publication ou de dernière mise à jour connue.&lt;br /&gt;
# Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne. &lt;br /&gt;
# Le type de site&amp;amp;nbsp;: site officiel plutôt que blog ou forum.&lt;br /&gt;
# Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par courriel de la part d'une adresse ayant l'air officielle.&lt;br /&gt;
# L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont plus de poids. &lt;br /&gt;
# Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site. &lt;br /&gt;
# Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs.&lt;br /&gt;
# Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie.&lt;br /&gt;
# La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponses question n°1 : 3, 5, 7.  Réponses question n°2 : 3, 7, 8, 9.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et references ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16641</id>
		<title>EPortfolio, contenu de base d'un bon site web profil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16641"/>
				<updated>2016-07-21T09:22:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contenu contenu],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/profil profil],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_web_personnel site perso],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Profil_utilisateur site web de profil],&lt;br /&gt;
[http://www.reussirmavie.net/Faire-un-CV-2-O-tout-ce-qu-il-faut-savoir_a1874.html CV 2.0],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eportfolio eportfolio],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20transversales compétences transversales],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Soft_skills soft skills],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire  savoir-faire],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/identit%C3%A9%20num%C3%A9rique identité numérique],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/mise%20%C3%A0%20jour mise à jour],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9criture%20web écriture web],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crit%C3%A8res%20qualit%C3%A9 critères qualité],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_page mise en page],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cat%C3%A9gorie catégorie],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Wikip%C3%A9dia_en_bref qualités rédactionnelles].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org Ynternet.org],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee Berners-Lee Tim],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Stallman Richard (RMS)],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Arpanet Arpanet],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Vall%C3%A9e Vallée Jacques],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia Wikipedia],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Bondolfi+Th%C3%A9o Bondolfi Théo],&lt;br /&gt;
[http://oneminuteago.wikia.com/wiki/Raphael_Rousseau Rousseau Raphaël.]''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du CV à l’ePortfolio==&lt;br /&gt;
Le site web, pour se profiler, personnellement ou au titre de (co-)représentant d'un groupe, peut aussi être nommé ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence du CV, document statique, l'ePortfolio est une démarche, un processus et non un produit fini. L'idée est de mettre en valeur ses atouts, et de faire des mises à jour au fil des mois ou des années. Un CV géant, interactif, librement accessible à tous, notamment aux futurs employeurs. Un blog sur les aspects publics de la vie sociale et professionnelle d'une personne, avec ses références sur ses résultats, des preuves de personnes satisfaites, des projets en cours, des pistes pour bien coopérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... Pour qu'un ePortfolio soit utile, il doit toujours être librement disponible pour son créateur, et non bloqué sur une plateforme, universitaire par exemple, dont l'accès pourrait ultérieurement être fermé. En effet, le propriétaire de l'ePortfolio doit toujours conserver la possibilité de le mettre à jour (tel un patrimoine). Première expérience de réalisation de site internet ? Vous recevez une belle offre qui mentionne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le graphisme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*l'hébergement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la durée ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les délais ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les coûts ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*et peut-être même les frais de mise à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce brouhaha d'informations, il manque la mention du contenu : qui rédigera les textes et choisira les images ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous de choisir et/ou produire. Sur le coup, vous ne mesurez pas l'importance de cette partie du projet de site internet. Et puis vient le moment fatidique où le webmaster vous demande : « Alors, ces textes et images, ils sont où ? ». Et là commencent les ennuis, car il faut bien le dire, nous ne sommes pas nés rédacteurs, nous ne sommes pas naturellement habitués à produire de l'écrit pour le web. Il faut des spécialistes en communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, comme on le voit en filigrane dans cet ouvrage, il est possible de devenir le média, en devenant soi-même un acteur. Justement, ça commence par le profil, dont l'idée est simple finalement : si j'arrive à me présenter moi-même, alors j'ai déjà fait un bon chemin vers la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais très concrètement, que mettre dans mon site ? Des images, l'adresse de contact, le plan d'accès ? D'accord, c'est bien joli tout ça, mais pour le reste ? Je peux effectivement aller m'inspirer à gauche à droite sur les sites internet qui me plaisent. Est-ce suffisant ? En tout cas, c'est un moyen de développer mon esprit critique face aux sites web. Mais pour vous faire gagner du temps, voici pour la première fois les contenus de base d'un bon site web, rédigés par la fondation Ynternet.org et distribués dans les cours qu'elle propose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le profil personnel et le profil d'un groupe (association, entreprise, etc.) ont des contenus qui sont vraiment très proches, même si le résultat semble bien différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous fait ce même constat ? De plus en plus de sites traitent de sujets de manière très pointue, très professionnelle, mais sans présenter de manière large les auteurs ou le groupe qui animent la réflexion sur le sujet. Il est fréquent qu'il n'y ait que deux lignes, qu'un petit filet d'information sur les auteurs d'un site, et qu'on n'ait donc pas une vision claire des motivations du groupe, voire pas de moyen d'en contacter les auteurs autrement que par un formulaire impersonnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur qui démontre l'opacité de l'organisation et n'est donc guère rassurant sur ses motivations. Ceci est tout aussi valable pour les leaders des services web (en 2015 : Google, Facebook...), dont l'information sur la mission, les valeurs, les principes de fonctionnements, n'est pas facilement accessible. On utilise leurs services web, mais on ne connaît pas bien les intentions qui les amènent à nous les proposer gratuitement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==L'importance des œuvres==&lt;br /&gt;
L'intérêt de penser à tous les contenus de base d'un bon site internet, dans une culture de plus en plus participative, c'est de montrer que les groupes sont forts, car chaque contributeur a une identité spécifique et forte. Par exemple, sur Wikipedia, il est possible de voir les contributions de chaque participant. Les contenus de base d'un bon site internet se retrouvent dans les sites de la plupart des grands artisans du bien commun dans le monde numérique, comme Tim Berners-Lee, co-initiateur du web, Richard Stallman, co-initiateur du mouvement du logiciel libre, Jacques Vallée, co-concepteur de morceaux d'Arpanet (première version d'internet) : tous exposent sur leurs sites perso comment les contacter, leurs activités présentes, leurs réalisations passées, certains de leurs centres d'intérêt et préférences, des actualités, leurs intentions pour le futur et leurs sources d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retournons à l'époque avant l'omniprésence d'internet, à la fin du XXe siècle. Pour informer des contacts professionnels ou des amis sur ses activités, on envoyait un curriculum vitae, une carte de visite ou parfois une présentation plus personnalisée à ceux à qui on voulait se présenter. En tant qu'entreprise ou groupe de travail, on réalisait une plaquette d'entreprise, qui présentait la mission et les prestations. Avec l'arrivée du numérique, tant le CV que la plaquette se retrouvent sur internet et en raison des propriétés socio-techniques numériques, la présentation est différente : d'une part, les propriétés et possibilités du numérique augmentent le potentiel du profil. D'autre part, sans profil, ce sont les autres qui feront notre réputation, non pas nous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a donc tout intérêt à maîtriser son identité ; à passer un message clair et cohérent sur soi-même auprès de ses différents interlocuteurs. Le gros défi consiste à réussir à passer un message qui distingue son profil des autres profils, et en même temps, qui conserve une base s'adressant à tous les interlocuteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont justement ces contenus de base permettant de se profiler ? Voici dans le tableau qui suit les conseils qui ont la particularité de s'appliquer aussi bien au profil d'une personne qu'au profil d'un groupe. A noter qu'à l'image d'une fleur, autour de ces contenus de base, il y a d'autres contenus plus spécifiques qui sont à développer. Si vous devez rédiger ou mettre à jour le site internet présentant votre profil (pour mieux montrer qui vous êtes, pour trouver du travail, etc.) ou celui d'un groupe (entreprise, association, groupe de travail), ceci peut vous intéresser. Plutôt que de réinventer la roue, voici des contenus qui se retrouvent généralement dans les sites web pour se profiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mémento d'un bon site web de profil==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par « groupe », on entend autant une entreprise, une association, qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Menu&lt;br /&gt;
! Profil personnel &lt;br /&gt;
(l'individu, son profil public ou pour les collègues)&lt;br /&gt;
! Profil d'un groupe &lt;br /&gt;
(PME, association, groupe de travail...)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Page d'accueil&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Message de bienvenue, menu, objectifs et cibles et résumé du contenu&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Actualités : nouvelles/blog, dimension chronologique&lt;br /&gt;
| Carnets de route, billets d'humeurs, opinions, récits d'expériences,...&lt;br /&gt;
| Dernières prestations, informations nouvelles, appels à partenariat, annonces de recrutement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Orientations/préférences&lt;br /&gt;
| Centres d'intérêts, choix de vie socio-professionnels, croyances et valeurs&lt;br /&gt;
| Principes de fonctionnement, valeurs du groupe, mission, raison d'être&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Passé : réalisations&lt;br /&gt;
| Compétences, réalisations, résultats, références, Curriculum Vitae&lt;br /&gt;
| Histoire dès les débuts : fondation, autonomisation, résultats et faits marquants&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Présent : activités et prestations&lt;br /&gt;
| Quotidien ; engagements actuels ; groupes de travail ; événements et activités régulières&lt;br /&gt;
| Services et produits ; type de prestations fournies ; conditions d'accès aux prestations ; mission de l'organisation ; exemples de clients ; tarifs (séparés).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Avenir : projets envisagés&lt;br /&gt;
| Projets de développement socioprofessionnels, espoirs et perspectives, intentions,...&lt;br /&gt;
| Annonces des prochains produits à venir, partenariats possibles,&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux d'information&lt;br /&gt;
| Types et sources d'informations par supports (outils dynamiques des réseaux sociaux), remerciements&lt;br /&gt;
| Partenaires, éventuellement fournisseurs, liens sur les médias&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Contact (comment aborder)&lt;br /&gt;
| Coordonnées, modes de contact dans divers contextes&lt;br /&gt;
| Heures d'ouverture, plan d'accès, personne de contact,...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les critères qualité d'un ePortfolio ==&lt;br /&gt;
Pour qu'il atteigne ses objectifs (intéresser le lecteur, lui donner une idée précise de votre identité professionnelle, inspirer confiance, fournir des informations directement utilisables, etc.), votre ePortfolio doit présenter certaines caractéristiques d'ensemble, au-delà des contenus et qualités de chacun des articles. Quatre critères globaux ont été retenus pour évaluer la qualité générale de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc quelques extraits du Guide ePortfolio de la fondation Ynternet.org. Ce travail collaboratif, mené depuis 1999, est un objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique. Ils sont pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ageneve.net/ Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BandeVille.png|1100px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1. Clarté du projet===&lt;br /&gt;
La quête de notre identité est au cœur du développement social et professionnel. Quel est votre destin ? Vous n'êtes pas né(e) par hasard. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. », disait Socrate, il y a plus de 2 500 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rester concentré sur l'ePortfolio, l'objectif est de définir quel est votre projet social et professionnel. Gagner de l'argent n'est pas une finalité. Vos employeurs, collègues, votre entourage social, tous souhaiteront avoir quelques pistes aussi simples que solides pour mieux vous connaître. Saurez-vous réussir ce tour de force consistant à vous présenter de manière à toucher votre public, en lui donnant envie d'en savoir plus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous aussi de définir quel est votre public cible. En d'autres termes, à qui parlez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement à un employeur à la fois, avec un ePortfolio sur mesure pour chacun ? Auquel cas vous devrez envisager un ePortfolio accessible uniquement par mot de passe, composé de diverses parties pour orienter chaque contact sur une ou plusieurs pages conçues sur mesure ; mais c'est fastidieux, sans compter que vous pourriez ne pas viser juste et passer à côté d'une opportunité inattendue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous adressez-vous à tous les internautes ? Auquel cas il sera judicieux de se rappeler que « qui trop embrasse, mal étreint » et de ne donner que certaines faces de votre personnalité, celles qui vous qualifient le mieux, sans viser l'exhaustivité. À vous de savoir trancher et vous positionner, pour avoir un projet clair pour un public bien défini. De la réponse à cette question (quel projet pour quel public ?) découleront :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une terminologie (tout public ou d'un domaine spécialisé) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*des contenus ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une forme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que la formulation du projet est adéquate pour le public cible ? Attention à ce dernier élément :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop spécifique, vous allez passer à côté d'un auditoire qui pourrait être malgré tout intéressé par vos propos, voire contribuer à votre démarche ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop large, vous allez susciter des attentes vis-à-vis d'un lectorat qui, finalement, n'y trouvera pas son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, le fond et la forme doivent se retrouver, la seconde au service du premier, afin de donner des éléments d'appréciation, non verbaux, afin que votre cible puisse se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2. Valorisation des compétences transversales===&lt;br /&gt;
La démarche ePortfolio se concentre sur les compétences. Le résultat final, issu de votre démarche, doit permettre au public-cible de reconnaître vos atouts socioprofessionnels, de pouvoir vous citer sur les thématiques que vous développez dans cette vitrine et de vous contacter sur les sujets qui sont au cœur de votre activité et/ou de vos préoccupations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définition des compétences génériques :'''&lt;br /&gt;
Compétences génériques signifient compétences de savoir-être. On parle aussi de compétences transversales (en anglais soft skills ou key competences). Elles sont utiles quel que soit votre métier ; savoir négocier, communiquer, s'organiser, gérer des conflits et finaliser sont des compétences génériques&amp;lt;ref&amp;gt;[http://netizen3.org/index.php/Internet,_moteur_de_formation_toute_sa_vie Article « Internet, moteur de formation toute sa vie », Netizen3.org (consulté le 28.07.2014).]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des exemples de compétences génériques pour que vous puissiez évaluer celles que vous pratiquez le mieux et celles que vous souhaitez valoriser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''conseil d'auto-évaluation :''' pour vous auto-évaluer au mieux, il est utile de demander à d'autres (collègues, participants à la session de création d'ePortfolio) de valider votre perception de vos propres compétences génériques. Ceci vous permet de confronter votre analyse avec celle de ceux qui vous entourent. C'est le principe de validation par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''procédure de valorisation :''' une procédure simple consiste à visiter les pages internet listant ces compétences et copier celles pour lesquelles vous vous considérez comme très compétent. Contextualisez les compétences que vous souhaitez valoriser dans votre ePortfolio sous forme de récits d'expériences. Par exemple, si vous savez repérer l’information, la regrouper et l'organiser en utilisant la technologie et les systèmes d’information appropriés, vous pouvez réaliser un récit d'expériences ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''liste de vérification finale pour les compétences transversales :''' lors de la rédaction de votre ePortfolio, vous avez procédé à l'identification et à la mise en forme de vos compétences générales/transversales. Vous avez ensuite développé la description de ces compétences dans vos différents articles. Vérifiez que toutes vos compétences sont bien représentées et évaluez la manière dont vous les avez présentées. Pour cela, mettez-vous dans la peau de votre lecteur en vous posant les questions suivantes : « Si je ne connaissais pas cette personne (vous-même !), cet ePortfolio me permettrait-il de mieux l'appréhender ? Aurais-je envie de coopérer avec cette personne ? Qu'a-t-elle de spécial, d'unique ? Cette personne peut-elle apporter une réponse claire à mes préoccupations, mes besoins ? ». Pour réaliser cet exercice d'évaluation, vous pouvez bien sûr faire appel à un camarade, qui aura sans doute une vision plus objective que la vôtre des qualités et défauts globaux de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que votre ePortfolio présente bien vos compétences transversales, veillez à ce que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient listées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient valorisées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient rattachées à des exemples de réalisation ou d'engagement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vos compétences soient hiérarchisées : le lecteur sait quelle est votre spécialité, quelles sont vos compétences transversales. Il sait pour quelles tâches ou missions il peut faire appel à vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3. Valorisation des compétences spécifiques (métier)===&lt;br /&gt;
*Les compétences spécifiques sont les compétences liées à votre métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Justification de mes compétences dans le domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Emploi du vocabulaire adapté au domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Exemples de réalisations dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Précision suffisante sur mes apports dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Liens avec d'autres organisations ou individus actifs dans le domaine.Vous devez indiquer clairement quels sont vos domaines de spécialité, qu'il s'agisse de spécialités professionnelles ou de spécialités personnelles. Vous indiquerez également la manière dont vous avez acquis des compétences dans ce domaine : formation initiale, formation continue, engagement associatif, lectures, participation à des projets collectifs... Soyez concret, sans tomber dans une profusion de détails. Exprimez précisément la nature de vos tâches et missions, leurs résultats. Mentionnez les personnes et/ou organisations avec lesquelles vous avez collaboré et la nature de ces collaborations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4. Forme===&lt;br /&gt;
'''Qualités rédactionnelles globales'''  utiles à développer pour un ePortfolio :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vocabulaire et ton adaptés à la cible visée, le lexique et la sobriété étant les atouts les plus certains ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Cohérence du style et du message entre les divers articles identitaires ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Usage de formules neutres afin d'éviter l'obligation de mises à jour trop fréquentes ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Fluidité du texte, avec des phrases agréables à lire et pas trop longues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans chaque article, vous avez tout intérêt à avoir un titre attractif, une orthographe irréprochable (il existe des correcteurs y compris pour la correction sur un navigateur web), mais aussi une illustration visuelle, des chapitres, des liens contextuels, etc. C'est dans l'ensemble de sa production, et non en tant que tel, que cet article sera évalué par les visiteurs de votre site. Vos qualités rédactionnelles globales s'exprimeront dans votre capacité à prendre du recul et à produire un site globalement cohérent au niveau rédactionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un menu attractif, répondant aux besoins des visiteurs, facilitera la visite des pages de votre site. Ce sommaire doit présenter des mots-clés cohérents par rapport aux articles de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple 1, très cohérent mais peu original : nouveautés, préférences, histoire, quotidien, avenir, contact, sources d'information.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple 2, un peu moins cohérent mais plus original : blog, j'aime, ma situation, histoire passée, la futurologie, pour me joindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le vocabulaire et le ton ont tout intérêt à être adaptés au public que vous souhaitez toucher prioritairement. Si vous visez tout type de public, l'usage de formules standard n'est pas suffisant. Il est essentiel de mettre un peu de personnalité et d'originalité afin de toucher le lecteur. Vous pouvez par exemple utiliser des techniques rédactionnelles standard, telles que le questionnement initial (qui pose une hypothèse ou suscite une interpellation), l'énumération, l'insertion de récits et d'histoires captivant l'attention, etc. Travaillez aussi votre lexique : utilisez un vocabulaire adapté aux sujets traités (exemple : nommez précisément des outils et procédures appartenant à un domaine technique particulier) et évitez le recours systématique à des mots trop vagues ou « fourre-tout », tels que les verbes avoir, être, représenter, venir (...), les adjectifs les plus communs tels que beau, grand, génial... N'abusez pas des expressions à la mode, des tics de langage, dont le succès peut passer très vite (cool, top, délire, vachement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L'usage de formules neutres permet d'éviter que vos rédactions soient passées de date (obsolètes) trop rapidement : J'ai 24 ans donne Je suis né-e en 1984 ; J'habite depuis deux ans en Belgique serait mieux rédigé ainsi : Je réside en Belgique depuis 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Votre rédaction doit être globalement fluide dans les articles, ce qui passe entre autres par des phrases courtes (surtout si vous n'avez pas un goût particulier pour la rédaction) et une structuration claire des textes en paragraphes. N'hésitez pas à insérer des titres et sous-titres dans vos articles, ils guident la lecture et mettent en évidence les articulations des textes. N'oubliez pas qu'un article ne s'écrit jamais en une seule fois...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en faisant et refaisant que vous parviendrez à l'expression juste. N'hésitez donc pas à reprendre vos articles publiés, si vous pensez pouvoir y apporter des améliorations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ergonomie, graphisme et esthétique''':&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* la navigation dans mon ePortfolio est facile ;&lt;br /&gt;
** les couleurs et l'agencement visuel adoptés procurent l'impression souhaitée ;&lt;br /&gt;
** tout le monde peut accéder à mon site, y compris les personnes ayant des difficultés de lecture. Lors des travaux d'élaboration de votre ePortfolio, vous avez pris connaissance des règles et bonnes pratiques d'édition de site internet.&lt;br /&gt;
** les renseignements importants doivent être accessibles dès la page d'accueil. Utilisez pour cela des onglets ou des barres de menu latérales ;&lt;br /&gt;
**si vous rédigez régulièrement des billets d'actualité, pensez à les regrouper en catégories thématiques, permettant ainsi au lecteur d'accéder à des articles anciens, qui ne figurent plus en page d'accueil ; ou bien optez pour le modèle du blog (à partir d'un template&amp;lt;ref&amp;gt; Modèle de blog à personnaliser, dont l'administration (backoffice) est accessible aux débutants. &amp;lt;/ref&amp;gt; par exemple). &lt;br /&gt;
** choisissez des couleurs, des polices, une structuration des pages conformes à l'impression que vous souhaitez produire sur vos lecteurs, et en accord avec les compétences que vous valorisez dans vos articles. Pensez à formater vos images pour internet, en réduisant la taille et le poids. Pensez aux personnes souffrant de handicaps rendant difficile la lecture à l'écran : ne jouez pas de manière excessive sur les contrastes (par exemple texte noir sur fond rouge, très fatigant); choisissez une taille de police suffisante, joignez une légende à chacune de vos images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5. Cohérence===&lt;br /&gt;
Les différentes parties de l'ePortfolio sont-elles reliées par un fil rouge ? Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les compétences et valeurs que j'expose sont-elles bien illustrées dans mes récits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*inversement, mes récits ne mettraient-ils pas en évidence des compétences et valeurs que j'aurais oubliées de valoriser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les compétences que je présente sont-elles en lien avec le projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*ces compétences vont-elles bien servir mon futur socioprofessionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*aurais-je mis en avant des compétences qui ne servent pas directement mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la combinaison de ces compétences est-elle équilibrée par rapport à mes objectifs ? N'ai-je pas de grosses carences qui pourraient nuire à mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il une cohérence entre le projet et la façon dont je le présente, d'un point de vue graphique et rédactionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour des ambitions internationales, des pages en anglais sont incontournables ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*si l'ePortfolio porte sur des aspects créatifs et/ou artistiques, il doit lui-même en être la preuve et, surtout, contenir des éléments (images, vidéos, textes, etc.) permettant au lectorat d'être convaincu ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*dans un ePortfolio de cadre dirigeant, un ton trop familier peut desservir vos objectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Compléter l'ePortfolio par des liens vers des réseaux sociaux, comme LinkedIn, montrant si possible des références et recommandations.&lt;br /&gt;
L'ensemble du ePortfolio donne-t-il une impression d'unité, ou de pièces juxtaposées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le style est-il unifié (emploi du « je » ou « nous » ou du nom de l'entreprise dans les phrases, usage des temps, de l'infinitif...) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la mise en page (police de caractères, alignement, disposition) est-elle harmonisée d'une page à l'autre ?&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grandschema.jpg|600px|vignette|centre|Copyright Julien Poulain sous LAL (Artlibre.org)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Extraits du ''guide ePortfolio'' de la fondation Ynternet.org, travail collaboratif mené depuis 1999, objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique, pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16640</id>
		<title>EPortfolio, contenu de base d'un bon site web profil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16640"/>
				<updated>2016-07-21T09:18:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contenu contenu],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/profil profil],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_web_personnel site perso],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Profil_utilisateur site web de profil],&lt;br /&gt;
[http://www.reussirmavie.net/Faire-un-CV-2-O-tout-ce-qu-il-faut-savoir_a1874.html CV 2.0],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eportfolio eportfolio],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20transversales compétences transversales],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Soft_skills soft skills],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire  savoir-faire],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/identit%C3%A9%20num%C3%A9rique identité numérique],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/mise%20%C3%A0%20jour mise à jour],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9criture%20web écriture web],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crit%C3%A8res%20qualit%C3%A9 critères qualité],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_page mise en page],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cat%C3%A9gorie catégorie],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Wikip%C3%A9dia_en_bref qualités rédactionnelles].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org Ynternet.org],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee Berners-Lee Tim],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Stallman Richard (RMS)],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Arpanet Arpanet],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Vall%C3%A9e Vallée Jacques],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia Wikipedia],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Bondolfi+Th%C3%A9o Bondolfi Théo],&lt;br /&gt;
[http://oneminuteago.wikia.com/wiki/Raphael_Rousseau Rousseau Raphaël.]''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du CV à l’ePortfolio==&lt;br /&gt;
Le site web, pour se profiler, personnellement ou au titre de (co-)représentant d'un groupe, peut aussi être nommé ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence du CV, document statique, l'ePortfolio est une démarche, un processus et non un produit fini. L'idée est de mettre en valeur ses atouts, et de faire des mises à jour au fil des mois ou des années. Un CV géant, interactif, librement accessible à tous, notamment aux futurs employeurs. Un blog sur les aspects publics de la vie sociale et professionnelle d'une personne, avec ses références sur ses résultats, des preuves de personnes satisfaites, des projets en cours, des pistes pour bien coopérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... Pour qu'un ePortfolio soit utile, il doit toujours être librement disponible pour son créateur, et non bloqué sur une plateforme, universitaire par exemple, dont l'accès pourrait ultérieurement être fermé. En effet, le propriétaire de l'ePortfolio doit toujours conserver la possibilité de le mettre à jour (tel un patrimoine). Première expérience de réalisation de site internet ? Vous recevez une belle offre qui mentionne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le graphisme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*l'hébergement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la durée ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les délais ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les coûts ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*et peut-être même les frais de mise à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce brouhaha d'informations, il manque la mention du contenu : qui rédigera les textes et choisira les images ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous de choisir et/ou produire. Sur le coup, vous ne mesurez pas l'importance de cette partie du projet de site internet. Et puis vient le moment fatidique où le webmaster vous demande : « Alors, ces textes et images, ils sont où ? ». Et là commencent les ennuis, car il faut bien le dire, nous ne sommes pas nés rédacteurs, nous ne sommes pas naturellement habitués à produire de l'écrit pour le web. Il faut des spécialistes en communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, comme on le voit en filigrane dans cet ouvrage, il est possible de devenir le média, en devenant soi-même un acteur. Justement, ça commence par le profil, dont l'idée est simple finalement : si j'arrive à me présenter moi-même, alors j'ai déjà fait un bon chemin vers la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais très concrètement, que mettre dans mon site ? Des images, l'adresse de contact, le plan d'accès ? D'accord, c'est bien joli tout ça, mais pour le reste ? Je peux effectivement aller m'inspirer à gauche à droite sur les sites internet qui me plaisent. Est-ce suffisant ? En tout cas, c'est un moyen de développer mon esprit critique face aux sites web. Mais pour vous faire gagner du temps, voici pour la première fois les contenus de base d'un bon site web, rédigés par la fondation Ynternet.org et distribués dans les cours qu'elle propose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le profil personnel et le profil d'un groupe (association, entreprise, etc.) ont des contenus qui sont vraiment très proches, même si le résultat semble bien différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous fait ce même constat ? De plus en plus de sites traitent de sujets de manière très pointue, très professionnelle, mais sans présenter de manière large les auteurs ou le groupe qui animent la réflexion sur le sujet. Il est fréquent qu'il n'y ait que deux lignes, qu'un petit filet d'information sur les auteurs d'un site, et qu'on n'ait donc pas une vision claire des motivations du groupe, voire pas de moyen d'en contacter les auteurs autrement que par un formulaire impersonnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur qui démontre l'opacité de l'organisation et n'est donc guère rassurant sur ses motivations. Ceci est tout aussi valable pour les leaders des services web (en 2015 : Google, Facebook...), dont l'information sur la mission, les valeurs, les principes de fonctionnements, n'est pas facilement accessible. On utilise leurs services web, mais on ne connaît pas bien les intentions qui les amènent à nous les proposer gratuitement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==L'importance des œuvres==&lt;br /&gt;
L'intérêt de penser à tous les contenus de base d'un bon site internet, dans une culture de plus en plus participative, c'est de montrer que les groupes sont forts, car chaque contributeur a une identité spécifique et forte. Par exemple, sur Wikipedia, il est possible de voir les contributions de chaque participant. Les contenus de base d'un bon site internet se retrouvent dans les sites de la plupart des grands artisans du bien commun dans le monde numérique, comme Tim Berners-Lee, co-initiateur du web, Richard Stallman, co-initiateur du mouvement du logiciel libre, Jacques Vallée, co-concepteur de morceaux d'Arpanet (première version d'internet) : tous exposent sur leurs sites perso comment les contacter, leurs activités présentes, leurs réalisations passées, certains de leurs centres d'intérêt et préférences, des actualités, leurs intentions pour le futur et leurs sources d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retournons à l'époque avant l'omniprésence d'internet, à la fin du XXe siècle. Pour informer des contacts professionnels ou des amis sur ses activités, on envoyait un curriculum vitae, une carte de visite ou parfois une présentation plus personnalisée à ceux à qui on voulait se présenter. En tant qu'entreprise ou groupe de travail, on réalisait une plaquette d'entreprise, qui présentait la mission et les prestations. Avec l'arrivée du numérique, tant le CV que la plaquette se retrouvent sur internet et en raison des propriétés socio-techniques numériques, la présentation est différente : d'une part, les propriétés et possibilités du numérique augmentent le potentiel du profil. D'autre part, sans profil, ce sont les autres qui feront notre réputation, non pas nous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a donc tout intérêt à maîtriser son identité ; à passer un message clair et cohérent sur soi-même auprès de ses différents interlocuteurs. Le gros défi consiste à réussir à passer un message qui distingue son profil des autres profils, et en même temps, qui conserve une base s'adressant à tous les interlocuteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont justement ces contenus de base permettant de se profiler ? Voici dans le tableau qui suit les conseils qui ont la particularité de s'appliquer aussi bien au profil d'une personne qu'au profil d'un groupe. A noter qu'à l'image d'une fleur, autour de ces contenus de base, il y a d'autres contenus plus spécifiques qui sont à développer. Si vous devez rédiger ou mettre à jour le site internet présentant votre profil (pour mieux montrer qui vous êtes, pour trouver du travail, etc.) ou celui d'un groupe (entreprise, association, groupe de travail), ceci peut vous intéresser. Plutôt que de réinventer la roue, voici des contenus qui se retrouvent généralement dans les sites web pour se profiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mémento d'un bon site web de profil==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par « groupe », on entend autant une entreprise, une association, qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Menu&lt;br /&gt;
! Profil personnel &lt;br /&gt;
(l'individu, son profil public ou pour les collègues)&lt;br /&gt;
! Profil d'un groupe &lt;br /&gt;
(PME, association, groupe de travail...)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Page d'accueil&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Message de bienvenue, menu, objectifs et cibles et résumé du contenu&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| Carnets de route, billets d'humeurs, opinions, récits d'expériences,...&lt;br /&gt;
| Dernières prestations, informations nouvelles, appels à partenariat, annonces de recrutement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Orientations/préférences&lt;br /&gt;
| Centres d'intérêts, choix de vie socio-professionnels, croyances et valeurs&lt;br /&gt;
| Principes de fonctionnement, valeurs du groupe, mission, raison d'être&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Passé : réalisations&lt;br /&gt;
| Compétences, réalisations, résultats, références, Curriculum Vitae&lt;br /&gt;
| Histoire dès les débuts : fondation, autonomisation, résultats et faits marquants&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Présent : activités et prestations&lt;br /&gt;
| Quotidien ; engagements actuels ; groupes de travail ; événements et activités régulières&lt;br /&gt;
| Services et produits ; type de prestations fournies ; conditions d'accès aux prestations ; mission de l'organisation ; exemples de clients ; tarifs (séparés).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Avenir : projets envisagés&lt;br /&gt;
| Projets de développement socioprofessionnels, espoirs et perspectives, intentions,...&lt;br /&gt;
| Annonces des prochains produits à venir, partenariats possibles,&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux d'information&lt;br /&gt;
| Types et sources d'informations par supports (outils dynamiques des réseaux sociaux), remerciements&lt;br /&gt;
| Partenaires, éventuellement fournisseurs, liens sur les médias&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Contact (comment aborder)&lt;br /&gt;
| Coordonnées, modes de contact dans divers contextes&lt;br /&gt;
| Heures d'ouverture, plan d'accès, personne de contact,...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les critères qualité d'un ePortfolio ==&lt;br /&gt;
Pour qu'il atteigne ses objectifs (intéresser le lecteur, lui donner une idée précise de votre identité professionnelle, inspirer confiance, fournir des informations directement utilisables, etc.), votre ePortfolio doit présenter certaines caractéristiques d'ensemble, au-delà des contenus et qualités de chacun des articles. Quatre critères globaux ont été retenus pour évaluer la qualité générale de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc quelques extraits du Guide ePortfolio de la fondation Ynternet.org. Ce travail collaboratif, mené depuis 1999, est un objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique. Ils sont pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ageneve.net/ Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BandeVille.png|1100px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1. Clarté du projet===&lt;br /&gt;
La quête de notre identité est au cœur du développement social et professionnel. Quel est votre destin ? Vous n'êtes pas né(e) par hasard. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. », disait Socrate, il y a plus de 2 500 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rester concentré sur l'ePortfolio, l'objectif est de définir quel est votre projet social et professionnel. Gagner de l'argent n'est pas une finalité. Vos employeurs, collègues, votre entourage social, tous souhaiteront avoir quelques pistes aussi simples que solides pour mieux vous connaître. Saurez-vous réussir ce tour de force consistant à vous présenter de manière à toucher votre public, en lui donnant envie d'en savoir plus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous aussi de définir quel est votre public cible. En d'autres termes, à qui parlez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement à un employeur à la fois, avec un ePortfolio sur mesure pour chacun ? Auquel cas vous devrez envisager un ePortfolio accessible uniquement par mot de passe, composé de diverses parties pour orienter chaque contact sur une ou plusieurs pages conçues sur mesure ; mais c'est fastidieux, sans compter que vous pourriez ne pas viser juste et passer à côté d'une opportunité inattendue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous adressez-vous à tous les internautes ? Auquel cas il sera judicieux de se rappeler que « qui trop embrasse, mal étreint » et de ne donner que certaines faces de votre personnalité, celles qui vous qualifient le mieux, sans viser l'exhaustivité. À vous de savoir trancher et vous positionner, pour avoir un projet clair pour un public bien défini. De la réponse à cette question (quel projet pour quel public ?) découleront :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une terminologie (tout public ou d'un domaine spécialisé) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*des contenus ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une forme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que la formulation du projet est adéquate pour le public cible ? Attention à ce dernier élément :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop spécifique, vous allez passer à côté d'un auditoire qui pourrait être malgré tout intéressé par vos propos, voire contribuer à votre démarche ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop large, vous allez susciter des attentes vis-à-vis d'un lectorat qui, finalement, n'y trouvera pas son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, le fond et la forme doivent se retrouver, la seconde au service du premier, afin de donner des éléments d'appréciation, non verbaux, afin que votre cible puisse se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2. Valorisation des compétences transversales===&lt;br /&gt;
La démarche ePortfolio se concentre sur les compétences. Le résultat final, issu de votre démarche, doit permettre au public-cible de reconnaître vos atouts socioprofessionnels, de pouvoir vous citer sur les thématiques que vous développez dans cette vitrine et de vous contacter sur les sujets qui sont au cœur de votre activité et/ou de vos préoccupations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définition des compétences génériques :'''&lt;br /&gt;
Compétences génériques signifient compétences de savoir-être. On parle aussi de compétences transversales (en anglais soft skills ou key competences). Elles sont utiles quel que soit votre métier ; savoir négocier, communiquer, s'organiser, gérer des conflits et finaliser sont des compétences génériques&amp;lt;ref&amp;gt;[http://netizen3.org/index.php/Internet,_moteur_de_formation_toute_sa_vie Article « Internet, moteur de formation toute sa vie », Netizen3.org (consulté le 28.07.2014).]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des exemples de compétences génériques pour que vous puissiez évaluer celles que vous pratiquez le mieux et celles que vous souhaitez valoriser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''conseil d'auto-évaluation :''' pour vous auto-évaluer au mieux, il est utile de demander à d'autres (collègues, participants à la session de création d'ePortfolio) de valider votre perception de vos propres compétences génériques. Ceci vous permet de confronter votre analyse avec celle de ceux qui vous entourent. C'est le principe de validation par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''procédure de valorisation :''' une procédure simple consiste à visiter les pages internet listant ces compétences et copier celles pour lesquelles vous vous considérez comme très compétent. Contextualisez les compétences que vous souhaitez valoriser dans votre ePortfolio sous forme de récits d'expériences. Par exemple, si vous savez repérer l’information, la regrouper et l'organiser en utilisant la technologie et les systèmes d’information appropriés, vous pouvez réaliser un récit d'expériences ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''liste de vérification finale pour les compétences transversales :''' lors de la rédaction de votre ePortfolio, vous avez procédé à l'identification et à la mise en forme de vos compétences générales/transversales. Vous avez ensuite développé la description de ces compétences dans vos différents articles. Vérifiez que toutes vos compétences sont bien représentées et évaluez la manière dont vous les avez présentées. Pour cela, mettez-vous dans la peau de votre lecteur en vous posant les questions suivantes : « Si je ne connaissais pas cette personne (vous-même !), cet ePortfolio me permettrait-il de mieux l'appréhender ? Aurais-je envie de coopérer avec cette personne ? Qu'a-t-elle de spécial, d'unique ? Cette personne peut-elle apporter une réponse claire à mes préoccupations, mes besoins ? ». Pour réaliser cet exercice d'évaluation, vous pouvez bien sûr faire appel à un camarade, qui aura sans doute une vision plus objective que la vôtre des qualités et défauts globaux de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que votre ePortfolio présente bien vos compétences transversales, veillez à ce que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient listées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient valorisées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient rattachées à des exemples de réalisation ou d'engagement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vos compétences soient hiérarchisées : le lecteur sait quelle est votre spécialité, quelles sont vos compétences transversales. Il sait pour quelles tâches ou missions il peut faire appel à vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3. Valorisation des compétences spécifiques (métier)===&lt;br /&gt;
*Les compétences spécifiques sont les compétences liées à votre métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Justification de mes compétences dans le domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Emploi du vocabulaire adapté au domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Exemples de réalisations dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Précision suffisante sur mes apports dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Liens avec d'autres organisations ou individus actifs dans le domaine.Vous devez indiquer clairement quels sont vos domaines de spécialité, qu'il s'agisse de spécialités professionnelles ou de spécialités personnelles. Vous indiquerez également la manière dont vous avez acquis des compétences dans ce domaine : formation initiale, formation continue, engagement associatif, lectures, participation à des projets collectifs... Soyez concret, sans tomber dans une profusion de détails. Exprimez précisément la nature de vos tâches et missions, leurs résultats. Mentionnez les personnes et/ou organisations avec lesquelles vous avez collaboré et la nature de ces collaborations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4. Forme===&lt;br /&gt;
'''Qualités rédactionnelles globales'''  utiles à développer pour un ePortfolio :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vocabulaire et ton adaptés à la cible visée, le lexique et la sobriété étant les atouts les plus certains ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Cohérence du style et du message entre les divers articles identitaires ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Usage de formules neutres afin d'éviter l'obligation de mises à jour trop fréquentes ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Fluidité du texte, avec des phrases agréables à lire et pas trop longues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans chaque article, vous avez tout intérêt à avoir un titre attractif, une orthographe irréprochable (il existe des correcteurs y compris pour la correction sur un navigateur web), mais aussi une illustration visuelle, des chapitres, des liens contextuels, etc. C'est dans l'ensemble de sa production, et non en tant que tel, que cet article sera évalué par les visiteurs de votre site. Vos qualités rédactionnelles globales s'exprimeront dans votre capacité à prendre du recul et à produire un site globalement cohérent au niveau rédactionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un menu attractif, répondant aux besoins des visiteurs, facilitera la visite des pages de votre site. Ce sommaire doit présenter des mots-clés cohérents par rapport aux articles de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple 1, très cohérent mais peu original : nouveautés, préférences, histoire, quotidien, avenir, contact, sources d'information.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple 2, un peu moins cohérent mais plus original : blog, j'aime, ma situation, histoire passée, la futurologie, pour me joindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le vocabulaire et le ton ont tout intérêt à être adaptés au public que vous souhaitez toucher prioritairement. Si vous visez tout type de public, l'usage de formules standard n'est pas suffisant. Il est essentiel de mettre un peu de personnalité et d'originalité afin de toucher le lecteur. Vous pouvez par exemple utiliser des techniques rédactionnelles standard, telles que le questionnement initial (qui pose une hypothèse ou suscite une interpellation), l'énumération, l'insertion de récits et d'histoires captivant l'attention, etc. Travaillez aussi votre lexique : utilisez un vocabulaire adapté aux sujets traités (exemple : nommez précisément des outils et procédures appartenant à un domaine technique particulier) et évitez le recours systématique à des mots trop vagues ou « fourre-tout », tels que les verbes avoir, être, représenter, venir (...), les adjectifs les plus communs tels que beau, grand, génial... N'abusez pas des expressions à la mode, des tics de langage, dont le succès peut passer très vite (cool, top, délire, vachement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L'usage de formules neutres permet d'éviter que vos rédactions soient passées de date (obsolètes) trop rapidement : J'ai 24 ans donne Je suis né-e en 1984 ; J'habite depuis deux ans en Belgique serait mieux rédigé ainsi : Je réside en Belgique depuis 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Votre rédaction doit être globalement fluide dans les articles, ce qui passe entre autres par des phrases courtes (surtout si vous n'avez pas un goût particulier pour la rédaction) et une structuration claire des textes en paragraphes. N'hésitez pas à insérer des titres et sous-titres dans vos articles, ils guident la lecture et mettent en évidence les articulations des textes. N'oubliez pas qu'un article ne s'écrit jamais en une seule fois...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en faisant et refaisant que vous parviendrez à l'expression juste. N'hésitez donc pas à reprendre vos articles publiés, si vous pensez pouvoir y apporter des améliorations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ergonomie, graphisme et esthétique''':&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
** la navigation dans mon ePortfolio est facile ;&lt;br /&gt;
** les couleurs et l'agencement visuel adoptés procurent l'impression souhaitée ;&lt;br /&gt;
** tout le monde peut accéder à mon site, y compris les personnes ayant des difficultés de lecture. Lors des travaux d'élaboration de votre ePortfolio, vous avez pris connaissance des règles et bonnes pratiques d'édition de site internet.&lt;br /&gt;
** les renseignements importants doivent être accessibles dès la page d'accueil. Utilisez pour cela des onglets ou des barres de menu latérales ;&lt;br /&gt;
**si vous rédigez régulièrement des billets d'actualité, pensez à les regrouper en catégories thématiques, permettant ainsi au lecteur d'accéder à des articles anciens, qui ne figurent plus en page d'accueil ; ou bien optez pour le modèle du blog (à partir d'un template&amp;lt;ref&amp;gt; Modèle de blog à personnaliser, dont l'administration (backoffice) est accessible aux débutants. &amp;lt;/ref&amp;gt; par exemple). &lt;br /&gt;
** choisissez des couleurs, des polices, une structuration des pages conformes à l'impression que vous souhaitez produire sur vos lecteurs, et en accord avec les compétences que vous valorisez dans vos articles. Pensez à formater vos images pour internet, en réduisant la taille et le poids. Pensez aux personnes souffrant de handicaps rendant difficile la lecture à l'écran : ne jouez pas de manière excessive sur les contrastes (par exemple texte noir sur fond rouge, très fatigant); choisissez une taille de police suffisante, joignez une légende à chacune de vos images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5. Cohérence===&lt;br /&gt;
Les différentes parties de l'ePortfolio sont-elles reliées par un fil rouge ? Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les compétences et valeurs que j'expose sont-elles bien illustrées dans mes récits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*inversement, mes récits ne mettraient-ils pas en évidence des compétences et valeurs que j'aurais oubliées de valoriser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les compétences que je présente sont-elles en lien avec le projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*ces compétences vont-elles bien servir mon futur socioprofessionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*aurais-je mis en avant des compétences qui ne servent pas directement mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la combinaison de ces compétences est-elle équilibrée par rapport à mes objectifs ? N'ai-je pas de grosses carences qui pourraient nuire à mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il une cohérence entre le projet et la façon dont je le présente, d'un point de vue graphique et rédactionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour des ambitions internationales, des pages en anglais sont incontournables ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*si l'ePortfolio porte sur des aspects créatifs et/ou artistiques, il doit lui-même en être la preuve et, surtout, contenir des éléments (images, vidéos, textes, etc.) permettant au lectorat d'être convaincu ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*dans un ePortfolio de cadre dirigeant, un ton trop familier peut desservir vos objectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Compléter l'ePortfolio par des liens vers des réseaux sociaux, comme LinkedIn, montrant si possible des références et recommandations.&lt;br /&gt;
L'ensemble du ePortfolio donne-t-il une impression d'unité, ou de pièces juxtaposées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le style est-il unifié (emploi du « je » ou « nous » ou du nom de l'entreprise dans les phrases, usage des temps, de l'infinitif...) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la mise en page (police de caractères, alignement, disposition) est-elle harmonisée d'une page à l'autre ?&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grandschema.jpg|600px|vignette|centre|Copyright Julien Poulain sous LAL (Artlibre.org)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Extraits du ''guide ePortfolio'' de la fondation Ynternet.org, travail collaboratif mené depuis 1999, objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique, pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16639</id>
		<title>EPortfolio, contenu de base d'un bon site web profil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=16639"/>
				<updated>2016-07-21T09:17:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contenu contenu],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/profil profil],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Site_web_personnel site perso],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Profil_utilisateur site web de profil],&lt;br /&gt;
[http://www.reussirmavie.net/Faire-un-CV-2-O-tout-ce-qu-il-faut-savoir_a1874.html CV 2.0],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eportfolio eportfolio],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/comp%C3%A9tences%20transversales compétences transversales],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Soft_skills soft skills],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire  savoir-faire],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/identit%C3%A9%20num%C3%A9rique identité numérique],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/mise%20%C3%A0%20jour mise à jour],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9criture%20web écriture web],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crit%C3%A8res%20qualit%C3%A9 critères qualité],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_en_page mise en page],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cat%C3%A9gorie catégorie],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Aide:Wikip%C3%A9dia_en_bref qualités rédactionnelles].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org Ynternet.org],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee Berners-Lee Tim],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Stallman Richard (RMS)],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Arpanet Arpanet],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Vall%C3%A9e Vallée Jacques],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia Wikipedia],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Bondolfi+Th%C3%A9o Bondolfi Théo],&lt;br /&gt;
[http://oneminuteago.wikia.com/wiki/Raphael_Rousseau Rousseau Raphaël.]''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du CV à l’ePortfolio==&lt;br /&gt;
Le site web, pour se profiler, personnellement ou au titre de (co-)représentant d'un groupe, peut aussi être nommé ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la différence du CV, document statique, l'ePortfolio est une démarche, un processus et non un produit fini. L'idée est de mettre en valeur ses atouts, et de faire des mises à jour au fil des mois ou des années. Un CV géant, interactif, librement accessible à tous, notamment aux futurs employeurs. Un blog sur les aspects publics de la vie sociale et professionnelle d'une personne, avec ses références sur ses résultats, des preuves de personnes satisfaites, des projets en cours, des pistes pour bien coopérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... Pour qu'un ePortfolio soit utile, il doit toujours être librement disponible pour son créateur, et non bloqué sur une plateforme, universitaire par exemple, dont l'accès pourrait ultérieurement être fermé. En effet, le propriétaire de l'ePortfolio doit toujours conserver la possibilité de le mettre à jour (tel un patrimoine). Première expérience de réalisation de site internet ? Vous recevez une belle offre qui mentionne :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le graphisme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*l'hébergement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la durée ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les délais ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les coûts ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*et peut-être même les frais de mise à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce brouhaha d'informations, il manque la mention du contenu : qui rédigera les textes et choisira les images ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous de choisir et/ou produire. Sur le coup, vous ne mesurez pas l'importance de cette partie du projet de site internet. Et puis vient le moment fatidique où le webmaster vous demande : « Alors, ces textes et images, ils sont où ? ». Et là commencent les ennuis, car il faut bien le dire, nous ne sommes pas nés rédacteurs, nous ne sommes pas naturellement habitués à produire de l'écrit pour le web. Il faut des spécialistes en communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, comme on le voit en filigrane dans cet ouvrage, il est possible de devenir le média, en devenant soi-même un acteur. Justement, ça commence par le profil, dont l'idée est simple finalement : si j'arrive à me présenter moi-même, alors j'ai déjà fait un bon chemin vers la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais très concrètement, que mettre dans mon site ? Des images, l'adresse de contact, le plan d'accès ? D'accord, c'est bien joli tout ça, mais pour le reste ? Je peux effectivement aller m'inspirer à gauche à droite sur les sites internet qui me plaisent. Est-ce suffisant ? En tout cas, c'est un moyen de développer mon esprit critique face aux sites web. Mais pour vous faire gagner du temps, voici pour la première fois les contenus de base d'un bon site web, rédigés par la fondation Ynternet.org et distribués dans les cours qu'elle propose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le profil personnel et le profil d'un groupe (association, entreprise, etc.) ont des contenus qui sont vraiment très proches, même si le résultat semble bien différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous fait ce même constat ? De plus en plus de sites traitent de sujets de manière très pointue, très professionnelle, mais sans présenter de manière large les auteurs ou le groupe qui animent la réflexion sur le sujet. Il est fréquent qu'il n'y ait que deux lignes, qu'un petit filet d'information sur les auteurs d'un site, et qu'on n'ait donc pas une vision claire des motivations du groupe, voire pas de moyen d'en contacter les auteurs autrement que par un formulaire impersonnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur qui démontre l'opacité de l'organisation et n'est donc guère rassurant sur ses motivations. Ceci est tout aussi valable pour les leaders des services web (en 2015 : Google, Facebook...), dont l'information sur la mission, les valeurs, les principes de fonctionnements, n'est pas facilement accessible. On utilise leurs services web, mais on ne connaît pas bien les intentions qui les amènent à nous les proposer gratuitement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==L'importance des œuvres==&lt;br /&gt;
L'intérêt de penser à tous les contenus de base d'un bon site internet, dans une culture de plus en plus participative, c'est de montrer que les groupes sont forts, car chaque contributeur a une identité spécifique et forte. Par exemple, sur Wikipedia, il est possible de voir les contributions de chaque participant. Les contenus de base d'un bon site internet se retrouvent dans les sites de la plupart des grands artisans du bien commun dans le monde numérique, comme Tim Berners-Lee, co-initiateur du web, Richard Stallman, co-initiateur du mouvement du logiciel libre, Jacques Vallée, co-concepteur de morceaux d'Arpanet (première version d'internet) : tous exposent sur leurs sites perso comment les contacter, leurs activités présentes, leurs réalisations passées, certains de leurs centres d'intérêt et préférences, des actualités, leurs intentions pour le futur et leurs sources d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retournons à l'époque avant l'omniprésence d'internet, à la fin du XXe siècle. Pour informer des contacts professionnels ou des amis sur ses activités, on envoyait un curriculum vitae, une carte de visite ou parfois une présentation plus personnalisée à ceux à qui on voulait se présenter. En tant qu'entreprise ou groupe de travail, on réalisait une plaquette d'entreprise, qui présentait la mission et les prestations. Avec l'arrivée du numérique, tant le CV que la plaquette se retrouvent sur internet et en raison des propriétés socio-techniques numériques, la présentation est différente : d'une part, les propriétés et possibilités du numérique augmentent le potentiel du profil. D'autre part, sans profil, ce sont les autres qui feront notre réputation, non pas nous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a donc tout intérêt à maîtriser son identité ; à passer un message clair et cohérent sur soi-même auprès de ses différents interlocuteurs. Le gros défi consiste à réussir à passer un message qui distingue son profil des autres profils, et en même temps, qui conserve une base s'adressant à tous les interlocuteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont justement ces contenus de base permettant de se profiler ? Voici dans le tableau qui suit les conseils qui ont la particularité de s'appliquer aussi bien au profil d'une personne qu'au profil d'un groupe. A noter qu'à l'image d'une fleur, autour de ces contenus de base, il y a d'autres contenus plus spécifiques qui sont à développer. Si vous devez rédiger ou mettre à jour le site internet présentant votre profil (pour mieux montrer qui vous êtes, pour trouver du travail, etc.) ou celui d'un groupe (entreprise, association, groupe de travail), ceci peut vous intéresser. Plutôt que de réinventer la roue, voici des contenus qui se retrouvent généralement dans les sites web pour se profiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mémento d'un bon site web de profil==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par « groupe », on entend autant une entreprise, une association, qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Menu&lt;br /&gt;
! Profil personnel &lt;br /&gt;
(l'individu, son profil public ou pour les collègues)&lt;br /&gt;
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(PME, association, groupe de travail...)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
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| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Message de bienvenue, menu, objectifs et cibles et résumé du contenu&lt;br /&gt;
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! Actualités : nouvelles/blog, dimension chronologique&lt;br /&gt;
| Carnets de route, billets d'humeurs, opinions, récits d'expériences,...&lt;br /&gt;
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| Projets de développement socioprofessionnels, espoirs et perspectives, intentions,...&lt;br /&gt;
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! Réseaux d'information&lt;br /&gt;
| Types et sources d'informations par supports (outils dynamiques des réseaux sociaux), remerciements&lt;br /&gt;
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! Contact (comment aborder)&lt;br /&gt;
| Coordonnées, modes de contact dans divers contextes&lt;br /&gt;
| Heures d'ouverture, plan d'accès, personne de contact,...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par un groupe, on entend autant une entreprise, une association qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les critères qualité d'un ePortfolio ==&lt;br /&gt;
Pour qu'il atteigne ses objectifs (intéresser le lecteur, lui donner une idée précise de votre identité professionnelle, inspirer confiance, fournir des informations directement utilisables, etc.), votre ePortfolio doit présenter certaines caractéristiques d'ensemble, au-delà des contenus et qualités de chacun des articles. Quatre critères globaux ont été retenus pour évaluer la qualité générale de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc quelques extraits du Guide ePortfolio de la fondation Ynternet.org. Ce travail collaboratif, mené depuis 1999, est un objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique. Ils sont pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.ageneve.net/ Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BandeVille.png|1100px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1. Clarté du projet===&lt;br /&gt;
La quête de notre identité est au cœur du développement social et professionnel. Quel est votre destin ? Vous n'êtes pas né(e) par hasard. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. », disait Socrate, il y a plus de 2 500 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rester concentré sur l'ePortfolio, l'objectif est de définir quel est votre projet social et professionnel. Gagner de l'argent n'est pas une finalité. Vos employeurs, collègues, votre entourage social, tous souhaiteront avoir quelques pistes aussi simples que solides pour mieux vous connaître. Saurez-vous réussir ce tour de force consistant à vous présenter de manière à toucher votre public, en lui donnant envie d'en savoir plus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous aussi de définir quel est votre public cible. En d'autres termes, à qui parlez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement à un employeur à la fois, avec un ePortfolio sur mesure pour chacun ? Auquel cas vous devrez envisager un ePortfolio accessible uniquement par mot de passe, composé de diverses parties pour orienter chaque contact sur une ou plusieurs pages conçues sur mesure ; mais c'est fastidieux, sans compter que vous pourriez ne pas viser juste et passer à côté d'une opportunité inattendue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous adressez-vous à tous les internautes ? Auquel cas il sera judicieux de se rappeler que « qui trop embrasse, mal étreint » et de ne donner que certaines faces de votre personnalité, celles qui vous qualifient le mieux, sans viser l'exhaustivité. À vous de savoir trancher et vous positionner, pour avoir un projet clair pour un public bien défini. De la réponse à cette question (quel projet pour quel public ?) découleront :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une terminologie (tout public ou d'un domaine spécialisé) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*des contenus ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*une forme ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que la formulation du projet est adéquate pour le public cible ? Attention à ce dernier élément :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop spécifique, vous allez passer à côté d'un auditoire qui pourrait être malgré tout intéressé par vos propos, voire contribuer à votre démarche ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*trop large, vous allez susciter des attentes vis-à-vis d'un lectorat qui, finalement, n'y trouvera pas son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, le fond et la forme doivent se retrouver, la seconde au service du premier, afin de donner des éléments d'appréciation, non verbaux, afin que votre cible puisse se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2. Valorisation des compétences transversales===&lt;br /&gt;
La démarche ePortfolio se concentre sur les compétences. Le résultat final, issu de votre démarche, doit permettre au public-cible de reconnaître vos atouts socioprofessionnels, de pouvoir vous citer sur les thématiques que vous développez dans cette vitrine et de vous contacter sur les sujets qui sont au cœur de votre activité et/ou de vos préoccupations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définition des compétences génériques :'''&lt;br /&gt;
Compétences génériques signifient compétences de savoir-être. On parle aussi de compétences transversales (en anglais soft skills ou key competences). Elles sont utiles quel que soit votre métier ; savoir négocier, communiquer, s'organiser, gérer des conflits et finaliser sont des compétences génériques&amp;lt;ref&amp;gt;[http://netizen3.org/index.php/Internet,_moteur_de_formation_toute_sa_vie Article « Internet, moteur de formation toute sa vie », Netizen3.org (consulté le 28.07.2014).]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des exemples de compétences génériques pour que vous puissiez évaluer celles que vous pratiquez le mieux et celles que vous souhaitez valoriser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''conseil d'auto-évaluation :''' pour vous auto-évaluer au mieux, il est utile de demander à d'autres (collègues, participants à la session de création d'ePortfolio) de valider votre perception de vos propres compétences génériques. Ceci vous permet de confronter votre analyse avec celle de ceux qui vous entourent. C'est le principe de validation par les pairs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''procédure de valorisation :''' une procédure simple consiste à visiter les pages internet listant ces compétences et copier celles pour lesquelles vous vous considérez comme très compétent. Contextualisez les compétences que vous souhaitez valoriser dans votre ePortfolio sous forme de récits d'expériences. Par exemple, si vous savez repérer l’information, la regrouper et l'organiser en utilisant la technologie et les systèmes d’information appropriés, vous pouvez réaliser un récit d'expériences ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''liste de vérification finale pour les compétences transversales :''' lors de la rédaction de votre ePortfolio, vous avez procédé à l'identification et à la mise en forme de vos compétences générales/transversales. Vous avez ensuite développé la description de ces compétences dans vos différents articles. Vérifiez que toutes vos compétences sont bien représentées et évaluez la manière dont vous les avez présentées. Pour cela, mettez-vous dans la peau de votre lecteur en vous posant les questions suivantes : « Si je ne connaissais pas cette personne (vous-même !), cet ePortfolio me permettrait-il de mieux l'appréhender ? Aurais-je envie de coopérer avec cette personne ? Qu'a-t-elle de spécial, d'unique ? Cette personne peut-elle apporter une réponse claire à mes préoccupations, mes besoins ? ». Pour réaliser cet exercice d'évaluation, vous pouvez bien sûr faire appel à un camarade, qui aura sans doute une vision plus objective que la vôtre des qualités et défauts globaux de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que votre ePortfolio présente bien vos compétences transversales, veillez à ce que :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient listées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient valorisées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Toutes vos compétences soient rattachées à des exemples de réalisation ou d'engagement ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vos compétences soient hiérarchisées : le lecteur sait quelle est votre spécialité, quelles sont vos compétences transversales. Il sait pour quelles tâches ou missions il peut faire appel à vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3. Valorisation des compétences spécifiques (métier)===&lt;br /&gt;
*Les compétences spécifiques sont les compétences liées à votre métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Justification de mes compétences dans le domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Emploi du vocabulaire adapté au domaine de spécialité ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Exemples de réalisations dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Précision suffisante sur mes apports dans le domaine ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Liens avec d'autres organisations ou individus actifs dans le domaine.Vous devez indiquer clairement quels sont vos domaines de spécialité, qu'il s'agisse de spécialités professionnelles ou de spécialités personnelles. Vous indiquerez également la manière dont vous avez acquis des compétences dans ce domaine : formation initiale, formation continue, engagement associatif, lectures, participation à des projets collectifs... Soyez concret, sans tomber dans une profusion de détails. Exprimez précisément la nature de vos tâches et missions, leurs résultats. Mentionnez les personnes et/ou organisations avec lesquelles vous avez collaboré et la nature de ces collaborations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4. Forme===&lt;br /&gt;
'''Qualités rédactionnelles globales'''  utiles à développer pour un ePortfolio :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vocabulaire et ton adaptés à la cible visée, le lexique et la sobriété étant les atouts les plus certains ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Cohérence du style et du message entre les divers articles identitaires ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Usage de formules neutres afin d'éviter l'obligation de mises à jour trop fréquentes ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Fluidité du texte, avec des phrases agréables à lire et pas trop longues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans chaque article, vous avez tout intérêt à avoir un titre attractif, une orthographe irréprochable (il existe des correcteurs y compris pour la correction sur un navigateur web), mais aussi une illustration visuelle, des chapitres, des liens contextuels, etc. C'est dans l'ensemble de sa production, et non en tant que tel, que cet article sera évalué par les visiteurs de votre site. Vos qualités rédactionnelles globales s'exprimeront dans votre capacité à prendre du recul et à produire un site globalement cohérent au niveau rédactionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un menu attractif, répondant aux besoins des visiteurs, facilitera la visite des pages de votre site. Ce sommaire doit présenter des mots-clés cohérents par rapport aux articles de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple 1, très cohérent mais peu original : nouveautés, préférences, histoire, quotidien, avenir, contact, sources d'information.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple 2, un peu moins cohérent mais plus original : blog, j'aime, ma situation, histoire passée, la futurologie, pour me joindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le vocabulaire et le ton ont tout intérêt à être adaptés au public que vous souhaitez toucher prioritairement. Si vous visez tout type de public, l'usage de formules standard n'est pas suffisant. Il est essentiel de mettre un peu de personnalité et d'originalité afin de toucher le lecteur. Vous pouvez par exemple utiliser des techniques rédactionnelles standard, telles que le questionnement initial (qui pose une hypothèse ou suscite une interpellation), l'énumération, l'insertion de récits et d'histoires captivant l'attention, etc. Travaillez aussi votre lexique : utilisez un vocabulaire adapté aux sujets traités (exemple : nommez précisément des outils et procédures appartenant à un domaine technique particulier) et évitez le recours systématique à des mots trop vagues ou « fourre-tout », tels que les verbes avoir, être, représenter, venir (...), les adjectifs les plus communs tels que beau, grand, génial... N'abusez pas des expressions à la mode, des tics de langage, dont le succès peut passer très vite (cool, top, délire, vachement).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L'usage de formules neutres permet d'éviter que vos rédactions soient passées de date (obsolètes) trop rapidement : J'ai 24 ans donne Je suis né-e en 1984 ; J'habite depuis deux ans en Belgique serait mieux rédigé ainsi : Je réside en Belgique depuis 2007.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Votre rédaction doit être globalement fluide dans les articles, ce qui passe entre autres par des phrases courtes (surtout si vous n'avez pas un goût particulier pour la rédaction) et une structuration claire des textes en paragraphes. N'hésitez pas à insérer des titres et sous-titres dans vos articles, ils guident la lecture et mettent en évidence les articulations des textes. N'oubliez pas qu'un article ne s'écrit jamais en une seule fois...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en faisant et refaisant que vous parviendrez à l'expression juste. N'hésitez donc pas à reprendre vos articles publiés, si vous pensez pouvoir y apporter des améliorations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ergonomie, graphisme et esthétique''':&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
** la navigation dans mon ePortfolio est facile ;&lt;br /&gt;
** les couleurs et l'agencement visuel adoptés procurent l'impression souhaitée ;&lt;br /&gt;
** tout le monde peut accéder à mon site, y compris les personnes ayant des difficultés de lecture. Lors des travaux d'élaboration de votre ePortfolio, vous avez pris connaissance des règles et bonnes pratiques d'édition de site internet.&lt;br /&gt;
** les renseignements importants doivent être accessibles dès la page d'accueil. Utilisez pour cela des onglets ou des barres de menu latérales ;&lt;br /&gt;
**si vous rédigez régulièrement des billets d'actualité, pensez à les regrouper en catégories thématiques, permettant ainsi au lecteur d'accéder à des articles anciens, qui ne figurent plus en page d'accueil ; ou bien optez pour le modèle du blog (à partir d'un template&amp;lt;ref&amp;gt; Modèle de blog à personnaliser, dont l'administration (backoffice) est accessible aux débutants. &amp;lt;/ref&amp;gt; par exemple). &lt;br /&gt;
** choisissez des couleurs, des polices, une structuration des pages conformes à l'impression que vous souhaitez produire sur vos lecteurs, et en accord avec les compétences que vous valorisez dans vos articles. Pensez à formater vos images pour internet, en réduisant la taille et le poids. Pensez aux personnes souffrant de handicaps rendant difficile la lecture à l'écran : ne jouez pas de manière excessive sur les contrastes (par exemple texte noir sur fond rouge, très fatigant); choisissez une taille de police suffisante, joignez une légende à chacune de vos images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5. Cohérence===&lt;br /&gt;
Les différentes parties de l'ePortfolio sont-elles reliées par un fil rouge ? Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*les compétences et valeurs que j'expose sont-elles bien illustrées dans mes récits ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*inversement, mes récits ne mettraient-ils pas en évidence des compétences et valeurs que j'aurais oubliées de valoriser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les compétences que je présente sont-elles en lien avec le projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*ces compétences vont-elles bien servir mon futur socioprofessionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*aurais-je mis en avant des compétences qui ne servent pas directement mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la combinaison de ces compétences est-elle équilibrée par rapport à mes objectifs ? N'ai-je pas de grosses carences qui pourraient nuire à mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il une cohérence entre le projet et la façon dont je le présente, d'un point de vue graphique et rédactionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*pour des ambitions internationales, des pages en anglais sont incontournables ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*si l'ePortfolio porte sur des aspects créatifs et/ou artistiques, il doit lui-même en être la preuve et, surtout, contenir des éléments (images, vidéos, textes, etc.) permettant au lectorat d'être convaincu ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*dans un ePortfolio de cadre dirigeant, un ton trop familier peut desservir vos objectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Compléter l'ePortfolio par des liens vers des réseaux sociaux, comme LinkedIn, montrant si possible des références et recommandations.&lt;br /&gt;
L'ensemble du ePortfolio donne-t-il une impression d'unité, ou de pièces juxtaposées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le style est-il unifié (emploi du « je » ou « nous » ou du nom de l'entreprise dans les phrases, usage des temps, de l'infinitif...) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la mise en page (police de caractères, alignement, disposition) est-elle harmonisée d'une page à l'autre ?&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grandschema.jpg|600px|vignette|centre|Copyright Julien Poulain sous LAL (Artlibre.org)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Extraits du ''guide ePortfolio'' de la fondation Ynternet.org, travail collaboratif mené depuis 1999, objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique, pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=16638</id>
		<title>L'identité numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique&amp;diff=16638"/>
				<updated>2016-07-21T09:15:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22identit%C3%A9+num%C3%A9rique%22 ''Identité numérique''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=+double+num%C3%A9rique double numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22m%C3%A9dias+sociaux%22 ''médias sociaux''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/profil ''profil''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/mise%20%C3%A0%20jour ''mise à jour''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ereputation ''eRéputation''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22 données personnelles],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cookie ''cookies''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+continue%22 ''formation continue''],''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ePortfolio ''ePortfolio''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Donn%C3%A9es_personnelles ''données privées''],[http://www.reussirmavie.net/Faire-un-CV-2-O-tout-ce-qu-il-faut-savoir_a1874.html CV 2.0],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Logiciel_espion ''logiciel espion''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netizen ''netizen''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Communaut%C3%A9_en_ligne ''communautés virtuelles (CoVi)''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9dias%20participatifs ''médias participatifs''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Facebook ''Facebook''],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Viadeo ''Viadeo''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org ''Ynternet.org''],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Werber ''Werber Bernard''].&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Question : « Je mets mon profil web régulièrement à jour. Je sélectionne avec attention les communautés virtuelles auxquelles je participe. Je vérifie les traces numériques que je laisse. Je veille à ne pas diffuser d'informations privées sur le web. Qui suis-je ? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Un geek passionné par tout ce qui est lié à l'informatique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Un internaute maître de son identité numérique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Un parano de l'informatique ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Un digital natif pour qui le web coule de source.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bonne réponse est la proposition n°2. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maîtriser son identité ==&lt;br /&gt;
Prenez un moteur de recherche, saisissez votre prénom et votre nom. Regardez le résultat : vous y verrez une série de traces numériques, sans doute les vôtres, mélangées à des traces d'autres personnes avec le même prénom ou nom de famille. D'autres éléments existent, qui ne sont pas nécessairement disponibles via un moteur de recherche. Notamment, les photos que vous avez pu déposer sur un espace sécurisé ou simplement sur le disque dur de votre ordinateur personnel, ou encore, les informations qui se promènent dans les bases de données de votre pays de résidence, de vos assurances, etc. En outre, d'autres informations ne sont pas référencées par les moteurs de recherche. Il s'agit du web invisible, par exemple des informations vous concernant, stockées dans les bases de données des sites (par exemple, résultats sportifs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ensemble des informations publiques qui nous concernent, c'est notre identité numérique, au même titre que l'ensemble des informations relatives à une organisation ou un groupe. Mais finalement, en quoi cela peut-il nous être important ? Sommes-nous malades de l'ego au point de vouloir absolument tout contrôler de notre réputation et de savoir tout ce qui se dit de nous, sur le web ou ailleurs ? Non. Les enjeux sont plus subtils, plus profonds et plus sains. Il s'agit de choisir si l'on veut que son identité soit définie par d'autres ou par soi-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la première page du résultat d'un moteur de recherche est un profil nourri d'éléments que vous maîtrisez, vous aurez simplement permis à ceux qui souhaitent en savoir plus sur votre identité d'être aiguillés vers quelque chose que vous cautionnez. Cette démarche est la même que celle que vous adoptez lorsque vous rencontrez les gens en face à face. Un profil web, c'est l'équivalent d'une page officielle, d'un choix volontaire de se profiler plutôt que de se laisser profiler par d'autres. Fichez-vous, avec tact et conscience, plutôt que de vous laisser ficher !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'identité numérique, on distingue trois parties :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. '''L'ePortfolio,''' CV 2.0 qui devrait tenir une place centrale. La plupart des internautes gèrent parfois un ePortfolio sans le formuler ainsi : ils créent une page Facebook, un compte LinkedIn ou Viadeo, publient leur CV sur un site perso, créent un blog et un espace photo. En réunissant toutes ces informations sur une personne, on voit son passé, son présent, comment la contacter, ses réseaux, ses sources d'informations et ses activités. C'est justement ça, un ePortfolio !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. '''Les données privées,''' par exemple votre numéro de carte bancaire, vos lettres rédigées et sauvegardées sur votre ordinateur personnel, votre fichier d'adresse, vos habitudes commerciales, vos centres d'intérêt, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. '''Les données non-maîtrisées,''' qui constituent aussi votre réputation, c'est-à-dire tout ce que les autres laissent comme trace à votre sujet, par exemple, la trace de votre participation à un événement. Ces informations sont difficiles à maîtriser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le double numérique ==&lt;br /&gt;
Google contrôle plus de 65 % de la publicité en ligne aux États-Unis et en France. « Cette situation de quasi-monopole lui permet de mieux contrôler nos réactions et d'adapter encore mieux ses services en ciblant notre double numérique. C'est en effet la publicité qui fait vivre des géants comme Facebook et Google. Les cookies, ou logiciels espions, traquent notre comportement au fur et à mesure de nos navigations. C'est pourquoi nous sommes de plus en plus assaillis par des offres publicitaires ciblées lorsque nous naviguons sur le web. Notre double numérique s'étoffe dans les fiches de données personnelles possédées par ces géants, elles sont constamment affinées à chaque navigation. C'est un peu comme si vous vous baladiez dans la rue en laissant des traces visibles très longtemps, avec quelqu'un qui vous suit et note tous vos faits et gestes, pour vous proposer ensuite des offres commerciales adaptées... »&amp;lt;ref&amp;gt; Jacques Henno, [http://www.ouvertures.net/jacques-henno-nous-sommes-devenus-les-esclaves-de-google-facebook-et-apple/ ''Nous sommes devenus les esclaves de Google, Facebook et Apple''], interview par Pryska Ducoeurjoly, 5 avril 2012, [http://www.ouvertures.net www.ouvertures.net].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Se profiler==&lt;br /&gt;
Pour devenir un netizen, un citoyen du net, première étape logique : partager avec la communauté des internautes certaines informations sur vous. Se profiler, c'est donc réaliser des sortes de fiches. Les fiches sont généralement utiles si vous les produisez spontanément, sans vous inscrire dans un cadre fixé par un gouvernement ou par une entreprise de services. Vous devez garder le contrôle entier et inconditionnel de votre profil. C'est le cas dans les médias participatifs. Personne ne doit pouvoir modifier ou manipuler votre profil sans connaître votre mot de passe. C'est aussi le cas sur les communautés virtuelles (CoVi) animées par la fondation Ynternet.org et dans d'autres réseaux citoyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous créez un compte dans une CoVi. Puis, vous présentez des preuves de vos contributions à la société. Pour cela, vous réalisez un éditorial et des articles, avec textes et images modifiables à tout moment. Il s'agit de répondre à la question : « qui êtes-vous ? » Vous le faites progressivement et à votre manière : poésie, histoires, faits, rapports, conseils... Vous distinguez profil public et profil privé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d'abord, trois items-clés :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. Cadre social : quel est votre foyer, votre origine, votre éducation, votre réseau social (amis, collègues, connaissances, etc.) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Légende personnelle : votre raison d'être sur la planète, votre engagement volontaire, choisi librement, pour rendre la vie autour de vous plus agréable, pour être un peu plus en harmonie avec votre environnement ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Projets : quels sont vos ambitions, vos passions, vos espoirs ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite vos références essentielles. Ce sont des documents attachés et des liens qui vous permettent de présenter vos références essentielles du moment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Quel genre de musique écoutez-vous, quels livres lisez-vous, qu'avez-vous vécu de marquant ?&lt;br /&gt;
*Quels sont vos pôles d'intérêts dans la vie ?&lt;br /&gt;
*Quelles sont vos forces et faiblesses ?&lt;br /&gt;
*Quel est votre souvenir le plus agréable ?&lt;br /&gt;
*Quel est souvenir le plus pénible ?&lt;br /&gt;
*Qu'est-ce qui vous énerve le plus ?&lt;br /&gt;
*Qu'est-ce qui vous enthousiasme le plus ?&lt;br /&gt;
*Qu'est-ce que vous proposez aux internautes qui visiteront votre profil sur le web ?&lt;br /&gt;
*Qu'est-ce qui vous représente le mieux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les limites de la réputation : calomnie et diffamation  ==&lt;br /&gt;
Dans tout pays démocratique, chacun est légalement en droit d'exprimer une opinion sur une autre personne, pour autant que cette opinion ne soit pas calomnieuse, ni diffamatoire. La limite est déterminée par la loi et précisée par la jurisprudence, mais il est parfois difficile de déterminer la limite entre liberté d'expression et discrimination. En cas de doute, n'hésitez donc pas à demander conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples : « Je trouve que cette entreprise ou cette personne n'est pas correcte » est une opinion. Même si elle n'est pas étayée, il ne s'agit pas de diffamation. En revanche, « cette personne fréquente un club de mafieux qui n'hésite pas à enfreindre la loi », peut être considéré comme de la diffamation ou de la calomnie s'il n'existe aucune preuve légale de cette assertion. Il est toutefois acceptable de dire que « Vito Corleone est un célèbre mafieux », puisqu'il a été condamné plusieurs fois sur la base de ce chef d'accusation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une inspiration : ''la recette du corps humain'' de Bernard Werber  ==&lt;br /&gt;
« Nous, humains, sommes tous très proches, nous savons au fond qui nous sommes&amp;lt;ref&amp;gt;[http://wesra.free.fr/article.php?sid=225 Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, Bernard Werber, Albin Michel (1993). ]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout est inscrit dans le moindre fragment de vous. Il est même possible d'y percevoir les traces de vos ancêtres. Dire qu'il a fallu des milliers de gens qui ne meurent pas trop jeunes, qui s'apprivoisent et s'accouplent pour arriver à votre naissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Aujourd'hui, j'ai l'impression de vous voir en face de moi. Non, ne souriez pas, restez naturel. Regardez profondément en vous. Vous êtes beaucoup plus que vous ne le croyez.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous n'êtes pas seulement un nom et un prénom et une histoire sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous êtes : 71 % d'eau claire, 18 % de carbone, 4 % d'azote, 2 % de calcium, 2 % de phosphore, 1 % de potassium, 0,5 % de soufre, 0,5 % de sodium, 0,4 % de chlore. Plus une belle cuillère à soupe d'oligoéléments divers : magnésium, zinc, manganèse, cuivre, iode, nickel, bromure, fluor ou encore silicium. Et une pincée de cobalt aluminium, molybdène, plomb, étain, titane ou encore bore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Voilà la recette de votre existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tous ces matériaux proviennent de la combustion des étoiles. Et ils sont répartis ailleurs que dans votre corps. Votre eau est similaire à celle du plus anodin des océans, votre phosphore vous rend solidaire des allumettes et votre chlore est semblable à celui qui sert à désinfecter les piscines. Mais vous n'êtes pas que ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous êtes une cathédrale chimique, un jeu de construction faramineux avec des dosages, des équilibres et des mécanismes d'une complexité à peine concevable. Car vos molécules sont elles-mêmes formées d'atomes, de particules, de quarks et de vide, le tout lié par des forces électromagnétiques, gravitationnelles et électroniques d'une subtilité qui vous dépasse. D'une subtilité qui vous dépasse ? Pas sûr. Si vous avez réussi à trouver ce document, c'est que vous êtes malin et que vous connaissez déjà beaucoup de choses du monde. Qu'avez-vous fait de ce savoir ? Peut-être une révolution ? Peut-être une évolution ? Peut-être rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Maintenant, installez-vous un peu mieux pour lire. Tenez votre dos droit, respirez plus amplement. Décontractez votre bouche. Inspirez-vous de l'énergie universelle. Tout cela, tout ce qui vous entoure dans le temps et dans l'espace ne sert pas à rien. Vous ne servez pas à rien. Votre vie éphémère a un sens, elle ne mène pas nulle part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Tout a un sens. Ce n'est pas un hasard si vous êtes là en train de lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Respirez amplement, détendez vos muscles, ne pensez plus à rien d'autre qu'à l'univers dans lequel vous n'êtes qu'une infime poussière. Imaginez le temps en accéléré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pfout, vous naissez, éjecté de votre mère comme un vulgaire noyau de cerise. Tchac, tchac, vous vous empiffrez de milliers de plats multicolores transformant ainsi quelques tonnes de végétaux et d'animaux en excréments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Pif, vous êtes mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Qu'avez-vous fait de votre vie ? Pas assez ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Faites quelque chose, n'importe quoi, de tout petit même, mais bon sang, faites quelque chose de votre vie avant de mourir. Vous n'êtes pas né pour rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Trouvez pourquoi vous êtes né. Quelle est votre minuscule mission ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Vous n'êtes pas né par hasard. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Anonymat_pseudonymat&amp;diff=16636</id>
		<title>Anonymat pseudonymat</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Anonymat_pseudonymat&amp;diff=16636"/>
				<updated>2016-07-21T09:09:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau%20social ''réseau social''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/anonymat ''anonymat''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pseudonymat ''pseudonymat''],&lt;br /&gt;
''préférences de l'utilisateur'',&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Conditions_g%C3%A9n%C3%A9rales_d%27utilisation ''conditions générales''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/identit%C3%A9%20num%C3%A9rique ''identité numérique''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Donn%C3%A9es_personnelles ''données personnelles''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Confidentialit%C3%A9 ''Confidentialité''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Vie_priv%C3%A9e ''vie privée''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :'''[https://en.wikipedia.org/wiki/Salam_Pax ''Salam Pax''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Facebook ''Facebook''].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous êtes-vous déjà promené au milieu d’une foule d’inconnus vêtu d’un T-shirt affichant vos nom, prénom, adresse et numéro de téléphone ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce que vous faites sur internet dès que vous pénétrez dans une communauté virtuelle. Vous allez même jusqu’à accrocher à votre T-shirt une carte de visite que n’importe qui peut subtiliser à votre insu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lili13, qui a 13 ans, tchatte sur un forum avec Janysmile, une autre petite fille du même âge. Lili13 propose à Janysmile un rendez-vous réel au parc voisin. En fait, qui est vraiment Lili13 ? Un pseudonyme peut permettre de cacher de mauvaises intentions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salam Pax&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Salam_Pax Article « Salam Pax », Wikipedia (consulté le 28.07.2014).]&amp;lt;/ref&amp;gt; est le pseudo d'un blogueur irakien. En 2003, au cœur de la deuxième guerre du Golfe, il publie des articles décrivant sa vie au quotidien. Seul l’anonymat garanti par le pseudonyme le préserve d’une arrestation et des tortures auxquelles l’expose son activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux exemples extrêmes illustrent le double usage possible du pseudonyme : la protection et l’abus. Il est vrai que, sur le web, vous vous promenez rarement au milieu d’une foule d’inconnus. Le plus souvent vous êtes plutôt en quête de réseaux de confiance. L’encouragement au pseudonymat et à l’anonymat pour des raisons défensives, par peur de la foule d’inconnus, relève en réalité du faux débat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vraie question qui doit se poser est la suivante : pourquoi laisser les visiteurs du net se promener parmi des foules d’inconnus, au lieu de les encourager à évoluer dans des environnements de confiance ? La vraie réponse aux inquiétudes légitimes consiste à favoriser les réseaux qui n’incitent pas, comme Facebook par exemple, à la mise à nu de ses usagers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gardez également à l’esprit que vos données peuvent être revendues, participant ainsi à la construction d’un tableau statistique recensant vos comportements individuels et collectifs partout où vous vous déplacez – une stratégie inquisitrice qui sert d’abord des intérêts d’oligarchies économiques peu recommandables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc primordial de développer son esprit critique et de rester attentif aux conditions générales de chacune des communautés fréquentées. Vous pourrez ainsi privilégier les réseaux offrant des services loyaux, même payants, mais sans vices cachés, au détriment des services gratuits qui, à long terme, de manière directe ou indirecte, collective ou individuelle, vous porteront préjudice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous vous trouvez dans un environnement où une foule d’inconnus est susceptible d’accéder à vos données, mieux vaut vérifier le degré de loyauté et de confidentialité qui vous est garanti. Plutôt que de plonger dans l’anonymat ou le pseudonymat, vérifiez donc les préférences que vous avez sélectionnées dans les conditions générales du réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nobodyknowsyoureadogontheinternet.jpg|thumb|center|300px|''On the Internet, nobody knows you're a dog.'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petiteshistoires.jpg|thumb|center|300px|''...'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16612</id>
		<title>Bruits et autres pollutions du cyberespace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16612"/>
				<updated>2016-07-20T14:23:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arnaque arnaque], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/spam spam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pourriel pourriel], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/scam scam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lettre+de+J%C3%A9rusalem%22 lettre de Jérusalem],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraude_4-1-9 Fraude 419],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Canulars canular],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus virus],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/malware malware],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/phishing phishing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Hame%C3%A7onnage  hameçonnage],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%20marketing marketing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Confidentialit%C3%A9 ''confidentialité''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Newsletter Newsletter],&lt;br /&gt;
[http://www.croque-escrocs.fr/ croques-escrocs]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_George_(%C3%A9crivaine) George Susan],&lt;br /&gt;
[http://www.babelio.com/livres/George-Le-Rapport-Lugano/241922 ''Rapport Lugano''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_taxation_des_transactions_financi%C3%A8res_et_pour_l%27action_citoyenne ''ATTAC''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/John_Perry_Barlow ''Barlow John''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Electronic_Frontier_Foundation ''Electronic Frontier Foundation (EFF)]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans la vie quotidienne, pour éviter de perdre son argent, nous avons développé des qualités qui ont fini par devenir des automatismes. Avant un achat : comparer les prix pratiqués dans plusieurs magasins et vérifier l'état de la marchandise. Au paiement : bien contrôler le retour de monnaie. L’arnaque existe aussi sur le web. L'arrivée du numérique a ouvert de nouveaux horizons aux abus en tout genre. Promenons-nous dans les bois virtuels pendant que le loup n'y est pas...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les chaînes de lettres ==&lt;br /&gt;
Les ''chaînes de lettres'' (chain letters en anglais) sont des messages qui circulent entre connaissances (amis, collègues) ou au sein de listes de discussions. Leurs contenus sont variables, mais ils ont pour particularité contraignante d’enjoindre le destinataire à faire suivre ledit message à un maximum de contacts dans son carnet d’adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit le plus souvent de messages alarmistes, de révélations fracassantes, de dénonciations d'actes répréhensibles, fréquemment aussi d’appels à l'aide ou de jeux-concours. Ils en appellent à la solidarité des internautes (dont vous faites partie) et à leur promptitude à agir en faisant circuler l'information. Certains messages font ainsi plusieurs fois le tour d'internet, pour refaire surface, parfois quelques années plus tard, avec en général un contenu identique voire légèrement modifié. Il convient ici d’éviter l'acte impulsif qui conduit, principalement sous le coup de l'émotion, à obéir aux injonctions de  l’expéditeur. Les chaînes de lettres sont souvent utilisées pour amasser le plus d'adresses courriels possibles, qui serviront à diffuser de la publicité en masse, ou pire encore, des virus ou des malwares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Comment débusquer facilement un canular ? ====&lt;br /&gt;
Certains éléments devraient théoriquement figurer dans un message alarmiste digne d’être pris au sérieux. Ainsi, on vérifiera si le courriel propose des références vérifiables, une adresse de site internet de soutien officiel, des contacts téléphoniques ou la référence à des personnes aisément identifiables. La plupart du temps, ces informations font défaut. Il existe par ailleurs des sites web qui se sont spécialisés dans les canulars du net&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.hoaxbuster.com/ Voir par exemple le site hoaxbuster.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; et recensent, sur un mode participatif, la plupart de ces arnaques. Avant de cliquer sur l'icône transférer de votre logiciel de messagerie électronique, posez-vous donc les questions évoquées ci-dessus et consultez au moins l’un de ces sites spécialisés. Vous éviterez ainsi de participer à la pollution de l'espace informationnel qu'est internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Compilation pastiche de chaînes de lettres et canulars ====&lt;br /&gt;
Un internaute a recensé les canulars qu’il a reçus par courriel ; voici son bilan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bonjour. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont envoyé des chaînes de courriels pendant toute l’année 2011 car, grâce à votre bonté :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. J’ai lu 170 fois qu’Hotmail allait supprimer mon compte dans les prochaines semaines ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. J’ai accumulé environ 3 000 ans de malheur et je suis mort plusieurs fois à cause de toutes les chaînes que je n’ai pas transférées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Quand je sors de chez le garagiste, je ne regarde personne, car j’ai peur qu’il (ou elle) m’emmène dans un motel, qu’il (ou elle) me drogue et m’enlève un rein pour le revendre sur eBay ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. J’ai versé toutes mes économies sur le compte d’Amy Bruce, une pauvre petite fille qui a été hospitalisée plus de 7 000 fois (curieusement, Amy Bruce, depuis 1995, a toujours 8 ans) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Mon téléphone cellulaire Nokia gratuit n’est jamais arrivé, pourtant je croyais que Microsoft et Bill Gates les distribuaient parce qu’il y en avait trop ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. J’ai inscrit mon prénom parmi 3 000 autres sur une pétition et j’ai peut-être sauvé ainsi une espèce menacée d’écureuil nain à poil dur en Biélorussie orientale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Je connais la recette pour ne plus être seul en amour : il suffit d’écrire le prénom d’une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le postérieur en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’une Renault 5GT turbo (pas facile de trouver une R5 à Montréal, croyez-moi !) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. J’ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du Dalaï-Lama et j’ai accumulé du bonheur pour les 4690 prochaines années au moins (qui compenseront peut-être les 3 000 ans de malheur récoltés plus haut) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9. Je n’oublie pas les 50 jours et nuits passés à scruter mon écran pour guetter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus dont même Microsoft, Mac Affee, Norton Symantec et Cie étaient incapables de fournir l’antidote et qui, non content de bousiller mon disque dur, risquait au passage de scrapper mon système de son, ma télé HD, ma cafetière et ma rôtisseuse verticale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10. Si vous n'envoyez pas ce courriel dans les dix secondes à au moins 8 500 personnes, un dinosaure venu de l’espace viendra dévorer toute votre famille demain à 17h30&amp;lt;ref&amp;gt;Tu as intérêt à y être, tu verras ça arrivera.&amp;lt;/ref&amp;gt;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La curiosité est (parfois) un vilain défaut==&lt;br /&gt;
« L'ingénierie sociale est un terme &amp;quot;fourre-tout&amp;quot; qui désigne l'ensemble des ruses psychologiques utilisées pour encourager les internautes à diminuer leur niveau de vigilance et de sécurité sur la toile. Elles sont employées notamment pour les inciter à ouvrir des pièces jointes dans les courriels, cliquer sur un bouton, suivre un lien, ou remplir un formulaire avec des informations personnelles sensibles&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.infinigate.ch/fileadmin/user_upload/CH/Data/Sophos/whitepapers/fr/Sophos-security-threat-report-2011-wpfr_FR.pdf Rapport Sophos 2011 sur les menaces à la sécurité, p. 7.]&amp;lt;/ref&amp;gt; ». L’ingénierie sociale se nourrit des émotions humaines et met à profit la kyrielle de technologies modernes disponibles afin de susciter la curiosité de l’utilisateur. Celui-ci, mené par son désir de découvrir ce qui se cache derrière tel lien ou pièce jointe, en oublie la prudence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’entreprise du pourriel==&lt;br /&gt;
Un spam ou pourriel est un courriel non désiré, expédié par une entreprise commerciale qui vante les mérites d’un produit ou d’un service. 3,4 millions de courriels sont envoyés dans le monde chaque seconde, soit 107 000 milliards par an. Plus de trois quarts d’entre eux sont des spams. Vente de Viagra, casino à prix cassé... Leur raison d’être ? Les milliers de dollars qu’ils génèrent. Cette catégorie de courriel propose généralement un lien direct vers la page dédiée à la vente. 11 % des spammés cliquent sur ce lien&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maawg.org/system/files/2010_MAAWG-Consumer_Survey.pdf 2010 MAAWG Email Security Awareness and Usage Report, Ipsos (2010).]&amp;lt;/ref&amp;gt;, et 3,1 % d’entre eux achètent le produit ou le service proposé... C’est en partie à cause de ce taux de réussite confortable que le phénomène du spam ne s’épuise pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un néophyte pensera qu'il lui suffit de répondre à son interlocuteur (présumé) qu'il ne désire plus recevoir ses sollicitations. Erreur ! Les auteurs de tels méfaits se frottent les mains car ces réactions attestent qu'il y a bien un interlocuteur derrière l'adresse en question. Ils conservent alors d'autant plus précieusement l’adresse en question en prévision d’usages ultérieurs (de nouveaux spams ou la revente de fichiers d'adresses validées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter les attaques juridiques, il arrive fréquemment que les annonceurs publicitaires fassent appel à des spammeurs agissant depuis des territoires où la législation ne reconnaît pas le spam comme illégal. Ceci faute d'un code pénal assez rigoureux, parfois par pur laxisme, ou alors car ces pays ont d’autres urgences politiques à affronter. De tels envois sont profondément malhonnêtes (ils jouent sur la naïveté de l’utilisateur) et pollueurs (en raison de l’énergie dépensée pour l’envoi et par le filtre anti-spam). Face à des perspectives financières alléchantes, ces arguments ne pèsent hélas pas lourd.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour combattre le spam, il est donc recommandé en premier lieu de ne jamais y répondre : l'auteur reçoit bien les réponses, mais ne leur réserve pas l’accueil qu’escompterait le destinataire naïf. Il arrive aussi fréquemment que l'auteur apparent (le champ expéditeur) ne soit pas du tout celui qui a expédié le message. C'est alors un innocent qui reçoit votre message de mécontentement et peut-être des centaines d'autres d'internautes se trouvant dans un cas analogue au vôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour contrer le spam, il est surtout important d'utiliser un système anti-spam. De telles solutions sont parfois proposées par les fournisseurs de services d'hébergement de courriel. Les logiciels de messageries électroniques proposent également de marquer les messages indésirables comme tels. Ainsi, des systèmes vont déceler de manière préventive les messages susceptibles à l'avenir d'être indésirables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre Le Rapport Lugano&amp;lt;ref&amp;gt;Le rapport Lugano, Susan George, Fayard (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;, Susan George, militante d'ATTAC&amp;lt;ref&amp;gt;Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne.&amp;lt;/ref&amp;gt; et citoyenne altermondialiste engagée, propose la tenue d’une réunion de délégués des principales entreprises servant les intérêts privés des groupes oligarchiques. Cette réunion aurait pour ordre du jour la définition des principaux risques susceptibles de réduire le degré de contrôle de ces multinationales sur les ressources planétaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Barlow, fondateur de l'EFF (Fondation des frontières électroniques ou Electronic Frontier Foundation), explique que face à cette minorité contrôlant et privatisant les ressources terrestres, internet (le cinquième pouvoir) est devenu le dernier refuge de l’esprit : le seul espace où les citoyens peuvent s’exprimer vraiment librement et former des propositions alternatives dans tous les domaines de la production et de la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, à la différence des autres arnaques, plus artisanales, le pourriel se distingue par sa dimension industrielle. La minorité des puissants, inquiète de perdre une part du contrôle qu’elle exerce, s’efforce en effet de jeter le discrédit sur le nouvel outil. Avec succès : la pollution du cyberespace par l’industrie du spam diminue naturellement la valeur d’usage d’internet. Plus le spam prolifère, plus le niveau de l’information circulant sur le web s’affaiblit, au bénéfice des pouvoirs en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'impact indirect du spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En accroissant le risque de perte des courriels honnêtes induit par les filtres anti-spams (leur simple usage ou leur engorgement, voire leur contournement), le pourriel réduit aussi la marge d’utilisation des serveurs de courriels indépendants : il est très difficile de gérer une telle quantité de bruit numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Spam, Spam, Spam, Spam, lovely Spam, wonderful Spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez sur netizen3.org&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.netizen3.org/ www.netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; la vidéo des Monty Python, les comiques britanniques des années 1970, intitulée Spam&amp;lt;ref&amp;gt;Vidéo [https://www.youtube.com/watch?v=M_eYSuPKP3Y Spam] des Monty Python sur YouTube.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle a inspiré aux pionniers du numérique la dénomination anglo-saxonne du pourriel : SPAM !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Scam alias Fraude 419==&lt;br /&gt;
Un député au parlement du canton de Vaud, en Suisse, a été victime d’une version actualisée de cette lettre édifiante&amp;lt;ref&amp;gt;[http://archives.24heures.ch/vaud-regions/actu-vaud-regions/depute-nyonnais-kidnappe-togo-2011-02-24 Un député vaudois kidnappé au Togo, 24 heures (article paru le 24.02.2011).]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Tombé dans une arnaque par e-mail, il a pris l'avion jusqu'en Afrique pour faire ce qu'il croyait être une bonne affaire de transfert de fonds sur son compte ; il a été séquestré pendant quarante-huit heures par une bande d'escrocs et a dû s'acquitter d'une rançon transférée au Togo. Attiré par une histoire montée de toutes pièces qui lui semblait plausible, et peut-être appâté par l'idée de gagner de l'argent, le député finit par confesser : « Je me suis laissé avoir par une arnaque, c'était invraisemblable ! ». Scam, arnaque nigériane, Fraude 419 : autant de termes pour désigner une escroquerie bien huilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phénomène brasse chaque année, depuis l’arrivée des technologies modernes, des milliards de dollars. Il se présente sous la forme d’un courriel dans lequel un correspondant, souvent originaire d’un pays africain, explique qu’il possède un pécule de quelques millions de dollars sur un compte bancaire (suisse, allemand, monégasque,...). Il souhaite transférer cet argent, souvent acquis frauduleusement ou servant une bonne cause, sur un compte étranger existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vous propose ainsi de faire affaire avec lui moyennant un pourcentage sur la somme totale lui appartenant. Suspendue au bout d’un fil inatteignable, aussi tentante que la carotte pour l’âne, l’offre débouche souvent sur un premier versement de la part de sa cible pour couvrir les frais de dossier ou de transfert.  Il lui est alors rapidement demandé de verser d'autres petits montants supplémentaires. Avant même d’avoir compris l’arnaque, la victime est délestée d’une partie de sa cagnotte. La transaction s'achève soit lorsque le malheureux pigeon n'a plus les moyens d'avancer les frais annexes réclamés, soit lorsqu’il se rend compte qu'il a fait l’objet d'une arnaque en bonne et due forme et jure, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’ancêtre du Scam : lettre de Jérusalem'''&lt;br /&gt;
Ce qu'on appelle aujourd'hui scam renvoie à une très ancienne escroquerie du XVIIIe siècle. Elle portait le nom de Lettre de Jérusalem. Souvent rédigées à une échelle quasiment industrielle par des détenus, ces lettres rivalisaient d'épisodes romanesques et se présentaient en général sous la forme suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Monsieur, poursuivi par les révolutionnaires, M. le vicomte de ***, M. le comte de ***, M. le marquis de *** (on prenait soin de choisir le nom d'une personnalité connue et récemment proscrite), au service duquel j'étais en qualité de valet de chambre, prit le parti de se dérober par la fuite à la rage de ses ennemis ; nous nous sauvâmes, nous pûmes cependant sauver un petit coffre contenant les bijoux de Madame, et 30 000 francs en or ; mais, dans la crainte d'être arrêtés, nantis de ces objets, nous enfouîmes notre trésor, puis ensuite nous nous déguisâmes, nous entrâmes dans votre ville et allâmes loger à l'hôtel de ***. […] Vous connaissez sans doute les circonstances qui accompagnèrent l'arrestation de mon vertueux maître, ainsi que sa triste fin. Plus heureux que lui, il me fut possible de gagner l'Allemagne, mais, bientôt assailli par la plus affreuse misère, je me déterminai à rentrer en France. Je fus arrêté et conduit à Paris ; trouvé nanti d'un faux passeport, je fus condamné à la peine des fers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la position cruelle où je me trouve, je crois pouvoir, sans mériter le moindre blâme, me servir d'une partie de la somme enfouie près de votre ville. Parmi plusieurs noms que nous avions recueillis, mon maître et moi, à l'hôtel, je choisis le vôtre. Je n'ai pas l'honneur de vous connaître personnellement, mais la réputation de probité et de bonté dont vous jouissez dans votre ville m'est un sûr garant que vous voudrez bien vous acquitter de la mission dont je désire vous charger, et que vous vous montrerez digne de la confiance d'un pauvre prisonnier qui n'espère qu'en Dieu et en vous. Veuillez, Monsieur, me faire savoir si vous acceptez ma proposition. Si j'étais assez heureux pour qu'elle vous convînt, je trouverais les moyens de vous faire parvenir le plan, de sorte qu'il ne vous resterait plus qu'à déterrer la cassette ; vous garderiez le contenu entre vos mains ; seulement vous me feriez tenir ce qui me serait nécessaire pour alléger ma malheureuse position. Je suis […]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Opt-in / opt-out==&lt;br /&gt;
Ce sont des spams pour certains, pour d’autres des eBulletins, plus communément appelés newsletters. Que signifient opt-in et opt-out ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-in'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisateur choisit explicitement et en toute conscience de donner son adresse courriel à un site (souvent commercial) pour obtenir régulièrement des informations et autres nouveautés. Le double opt-in est la variante la plus sécurisée : vous entrez votre adresse électronique dans un formulaire, puis recevez un message vous demandant de confirmer votre volonté de vous abonner à ladite liste. Enfin vous y répondez conformément aux instructions afin de finaliser votre abonnement (souvent en suivant un lien sur le web). Sans réponse de votre part, vous ne devriez plus recevoir de messages de cet expéditeur, ce qui évite qu’un importun entre votre adresse dans le formulaire à votre insu. Seul le double opt-in est reconnu comme valide et honnête par les professionnels sérieux du marketing en ligne. Lors d’un opt-in passif, l’utilisateur choisit implicitement de faire partie de la liste de diffusion d’un site. Bien souvent, dans le formulaire d'inscription, une petite case est déjà cochée qui atteste de son accord à recevoir de futurs messages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-out'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’opt-out désigne les systèmes de diffusion d'information par courriel qui vous inscrivent sur leurs listes a priori et vous laissent vous désinscrire si vous n'êtes pas intéressé par leurs informations. Là aussi, plusieurs variantes sont possibles. Lorsque l’utilisateur choisit de ne pas ou plus recevoir d’e‑mails provenant de cet expéditeur en cochant une case ou un lien allant dans ce sens, on parle d’opt-out actif. En revanche, l’opt-out passif ne peut s’effectuer qu’après avoir reçu les courriels non requis. Cette dernière variante est très proche du spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le phishing==&lt;br /&gt;
Le phishing, ou hameçonnage, illustre parfaitement, dans l’environnement numérique, l’expression mordre à l’hameçon. Vous recevez un message dont l'auteur se fait passer pour un service auquel vous pourriez avoir souscrit. Il s'agit souvent de services de banque ou de marchands en ligne à qui vous vouez généralement une grande confiance. Le message invoque un incident qui vous obligerait à vous (re-)connecter urgemment sur leur site, via un lien placé dans le corps du message. Si vous suivez le lien, votre navigateur ouvrira une page qui ressemble à s'y méprendre au site de l'organisme dont le message est censé émaner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, si vous entrez vos codes habituels (identifiant et mot de passe), vous ne serez pas connecté au site en question mais à un leurre chargé de moissonner les codes personnels pour les exploiter en usurpant les identités. Nous n'avons pas essayé de mordre à l'hameçon pour vous dire ce qui se passerait dans un tel cas. Si cela vous est arrivé, merci de prendre contact avec nous pour nous livrer votre témoignage, qui pourrait être publié dans une version ultérieure de cet article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phishing est une méthode très agressive qui joue entièrement sur la crédulité des utilisateurs. Voici quelques informations à connaître pour éviter d’être « pêché-e ». Tout d’abord ces messages commencent quasi-généralement par « che(è)r(e) client-e » (ou autre formule du même type), au lieu d'indiquer vos nom et prénom (voire votre numéro de client ou de compte). On veillera ensuite à entrer soi-même l’adresse URL plutôt que de cliquer sur le lien fourni. Comme celui-ci a sans doute été détourné, le risque de vol d’informations personnelles est très élevé. Les sites web employés pour le phishing ne sont pas ceux des organismes dont ils usurpent l’identité ; si vous suivez le lien fourni, vous constaterez que l'adresse URL n'est pas celle par laquelle vous accédez habituellement à ces services. Enfin, la présence d’un cadenas à côté de l'adresse URL confirmera un cryptage de la page et donc une sécurité plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les croque-escrocs&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.croque-escrocs.fr/ www.croque-escrocs.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;==&lt;br /&gt;
Les croque-escrocs sont des internautes bienveillants qui traquent les expéditeurs de scam avec patience et en simulant une grande naïveté. Leur objectif est de leur faire perdre beaucoup de temps, d'utiliser les mêmes pratiques qu'eux pour les décourager de recommencer. Mais ils ont surtout pour ambition de réussir à les démasquer et à les dénoncer. Il existe une communauté anglophone assez organisée (419eater, les mangeurs de 419)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.419eater.com/ www.419eater.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui propose un forum de discussion, des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans la chasse aux scammeurs et un programme de mentorat pour se faire épauler pendant ses premiers pas de mangeur de 419...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vertu de prudence==&lt;br /&gt;
Depuis l'arrivée d'internet, la probabilité de se faire cambrioler a été amplifiée. Attention aujourd'hui à bien considérer la nouvelle dimension qu’ont prise les réseaux sociaux : il est arrivé à certains utilisateurs de Facebook de publier sur leur mur les dates de leur absence et, surprise, de retrouver à leur retour de vacances leur habitation visitée et vidée. Il existe encore bien d’autres arnaques nouvelles et évolutives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans toute région où l'on est nouveau venu, il existe quelques codes, habitudes et réflexes de vigilance à adopter. « Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée » : la sagesse de Shakespeare est toujours d’actualité à l'heure du numérique. Elle rappelle l'importance de bien savoir jongler entre le risque et l’opportunité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bruits et pollutions courants  ==&lt;br /&gt;
Comme dans l'Amazonie, on trouve aussi dans ses courriels des serpents, moustiques et araignées. Pour profiter du paysage sans piqûre ni morsure, voici un petit guide des créatures locales (types de courriel). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Types de courriel '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Pourquoi vous&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Dans quel but&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Prévenir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Guérir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les spams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité massive au moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Se munir d'un logiciel anti-spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les scams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous arnaquer.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux type ''newsletters'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous avez sans doute souscrit un abonnement volontairement (''opt in'' actif) ou involontairement (''opt in'' passif).&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| La newsletters permet aux sites lucratifs de transmettre leurs nouveautés rapidement et à moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Décider si les informations vous intéressent ou non. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous désabonner (''opt out'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux à intention réelle de nuire, type ''phishing'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pourquoi pas&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Usurper votre identité et voler vos coordonnées bancaires.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler la présence du cadenas dans la barre de recherche. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Tagger le courriel comme indésirable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les chaînes de lettres '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| C’est sans doute un ami au grand cœur qui vous les a transmises.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité, diffusion de virus ou malware.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler les informations et ne pas transférer le courriel.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petiteshistoires3.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16611</id>
		<title>Bruits et autres pollutions du cyberespace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bruits_et_autres_pollutions_du_cyberespace&amp;diff=16611"/>
				<updated>2016-07-20T14:21:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arnaque arnaque], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/spam spam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pourriel pourriel], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/scam scam], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lettre+de+J%C3%A9rusalem%22 lettre de Jérusalem],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Fraude_4-1-9 Fraude 419],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Canulars canular],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus virus],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/malware malware],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/phishing phishing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Hame%C3%A7onnage  hameçonnage],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%20marketing marketing],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Confidentialit%C3%A9 confidentialité],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Newsletter Newsletter],&lt;br /&gt;
[http://www.croque-escrocs.fr/ croques-escrocs]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_George_(%C3%A9crivaine) George Susan],&lt;br /&gt;
[http://www.babelio.com/livres/George-Le-Rapport-Lugano/241922 Rapport Lugano],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Association_pour_la_taxation_des_transactions_financi%C3%A8res_et_pour_l%27action_citoyenne ATTAC],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/John_Perry_Barlow Barlow John],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Electronic_Frontier_Foundation Electronic Frontier Foundation (EFF)]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans la vie quotidienne, pour éviter de perdre son argent, nous avons développé des qualités qui ont fini par devenir des automatismes. Avant un achat : comparer les prix pratiqués dans plusieurs magasins et vérifier l'état de la marchandise. Au paiement : bien contrôler le retour de monnaie. L’arnaque existe aussi sur le web. L'arrivée du numérique a ouvert de nouveaux horizons aux abus en tout genre. Promenons-nous dans les bois virtuels pendant que le loup n'y est pas...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les chaînes de lettres ==&lt;br /&gt;
Les ''chaînes de lettres'' (chain letters en anglais) sont des messages qui circulent entre connaissances (amis, collègues) ou au sein de listes de discussions. Leurs contenus sont variables, mais ils ont pour particularité contraignante d’enjoindre le destinataire à faire suivre ledit message à un maximum de contacts dans son carnet d’adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit le plus souvent de messages alarmistes, de révélations fracassantes, de dénonciations d'actes répréhensibles, fréquemment aussi d’appels à l'aide ou de jeux-concours. Ils en appellent à la solidarité des internautes (dont vous faites partie) et à leur promptitude à agir en faisant circuler l'information. Certains messages font ainsi plusieurs fois le tour d'internet, pour refaire surface, parfois quelques années plus tard, avec en général un contenu identique voire légèrement modifié. Il convient ici d’éviter l'acte impulsif qui conduit, principalement sous le coup de l'émotion, à obéir aux injonctions de  l’expéditeur. Les chaînes de lettres sont souvent utilisées pour amasser le plus d'adresses courriels possibles, qui serviront à diffuser de la publicité en masse, ou pire encore, des virus ou des malwares.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Comment débusquer facilement un canular ? ====&lt;br /&gt;
Certains éléments devraient théoriquement figurer dans un message alarmiste digne d’être pris au sérieux. Ainsi, on vérifiera si le courriel propose des références vérifiables, une adresse de site internet de soutien officiel, des contacts téléphoniques ou la référence à des personnes aisément identifiables. La plupart du temps, ces informations font défaut. Il existe par ailleurs des sites web qui se sont spécialisés dans les canulars du net&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.hoaxbuster.com/ Voir par exemple le site hoaxbuster.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; et recensent, sur un mode participatif, la plupart de ces arnaques. Avant de cliquer sur l'icône transférer de votre logiciel de messagerie électronique, posez-vous donc les questions évoquées ci-dessus et consultez au moins l’un de ces sites spécialisés. Vous éviterez ainsi de participer à la pollution de l'espace informationnel qu'est internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Compilation pastiche de chaînes de lettres et canulars ====&lt;br /&gt;
Un internaute a recensé les canulars qu’il a reçus par courriel ; voici son bilan.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Bonjour. Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont envoyé des chaînes de courriels pendant toute l’année 2011 car, grâce à votre bonté :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. J’ai lu 170 fois qu’Hotmail allait supprimer mon compte dans les prochaines semaines ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. J’ai accumulé environ 3 000 ans de malheur et je suis mort plusieurs fois à cause de toutes les chaînes que je n’ai pas transférées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Quand je sors de chez le garagiste, je ne regarde personne, car j’ai peur qu’il (ou elle) m’emmène dans un motel, qu’il (ou elle) me drogue et m’enlève un rein pour le revendre sur eBay ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. J’ai versé toutes mes économies sur le compte d’Amy Bruce, une pauvre petite fille qui a été hospitalisée plus de 7 000 fois (curieusement, Amy Bruce, depuis 1995, a toujours 8 ans) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Mon téléphone cellulaire Nokia gratuit n’est jamais arrivé, pourtant je croyais que Microsoft et Bill Gates les distribuaient parce qu’il y en avait trop ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. J’ai inscrit mon prénom parmi 3 000 autres sur une pétition et j’ai peut-être sauvé ainsi une espèce menacée d’écureuil nain à poil dur en Biélorussie orientale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Je connais la recette pour ne plus être seul en amour : il suffit d’écrire le prénom d’une personne sur un papier en pensant très fort à elle puis de se gratter le postérieur en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre autour d’une Renault 5GT turbo (pas facile de trouver une R5 à Montréal, croyez-moi !) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. J’ai lu au moins 25 tomes de tous les préceptes du Dalaï-Lama et j’ai accumulé du bonheur pour les 4690 prochaines années au moins (qui compenseront peut-être les 3 000 ans de malheur récoltés plus haut) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
9. Je n’oublie pas les 50 jours et nuits passés à scruter mon écran pour guetter le fameux message qui contenait cet enfoiré de virus dont même Microsoft, Mac Affee, Norton Symantec et Cie étaient incapables de fournir l’antidote et qui, non content de bousiller mon disque dur, risquait au passage de scrapper mon système de son, ma télé HD, ma cafetière et ma rôtisseuse verticale ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
10. Si vous n'envoyez pas ce courriel dans les dix secondes à au moins 8 500 personnes, un dinosaure venu de l’espace viendra dévorer toute votre famille demain à 17h30&amp;lt;ref&amp;gt;Tu as intérêt à y être, tu verras ça arrivera.&amp;lt;/ref&amp;gt;. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La curiosité est (parfois) un vilain défaut==&lt;br /&gt;
« L'ingénierie sociale est un terme &amp;quot;fourre-tout&amp;quot; qui désigne l'ensemble des ruses psychologiques utilisées pour encourager les internautes à diminuer leur niveau de vigilance et de sécurité sur la toile. Elles sont employées notamment pour les inciter à ouvrir des pièces jointes dans les courriels, cliquer sur un bouton, suivre un lien, ou remplir un formulaire avec des informations personnelles sensibles&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.infinigate.ch/fileadmin/user_upload/CH/Data/Sophos/whitepapers/fr/Sophos-security-threat-report-2011-wpfr_FR.pdf Rapport Sophos 2011 sur les menaces à la sécurité, p. 7.]&amp;lt;/ref&amp;gt; ». L’ingénierie sociale se nourrit des émotions humaines et met à profit la kyrielle de technologies modernes disponibles afin de susciter la curiosité de l’utilisateur. Celui-ci, mené par son désir de découvrir ce qui se cache derrière tel lien ou pièce jointe, en oublie la prudence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’entreprise du pourriel==&lt;br /&gt;
Un spam ou pourriel est un courriel non désiré, expédié par une entreprise commerciale qui vante les mérites d’un produit ou d’un service. 3,4 millions de courriels sont envoyés dans le monde chaque seconde, soit 107 000 milliards par an. Plus de trois quarts d’entre eux sont des spams. Vente de Viagra, casino à prix cassé... Leur raison d’être ? Les milliers de dollars qu’ils génèrent. Cette catégorie de courriel propose généralement un lien direct vers la page dédiée à la vente. 11 % des spammés cliquent sur ce lien&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.maawg.org/system/files/2010_MAAWG-Consumer_Survey.pdf 2010 MAAWG Email Security Awareness and Usage Report, Ipsos (2010).]&amp;lt;/ref&amp;gt;, et 3,1 % d’entre eux achètent le produit ou le service proposé... C’est en partie à cause de ce taux de réussite confortable que le phénomène du spam ne s’épuise pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un néophyte pensera qu'il lui suffit de répondre à son interlocuteur (présumé) qu'il ne désire plus recevoir ses sollicitations. Erreur ! Les auteurs de tels méfaits se frottent les mains car ces réactions attestent qu'il y a bien un interlocuteur derrière l'adresse en question. Ils conservent alors d'autant plus précieusement l’adresse en question en prévision d’usages ultérieurs (de nouveaux spams ou la revente de fichiers d'adresses validées).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter les attaques juridiques, il arrive fréquemment que les annonceurs publicitaires fassent appel à des spammeurs agissant depuis des territoires où la législation ne reconnaît pas le spam comme illégal. Ceci faute d'un code pénal assez rigoureux, parfois par pur laxisme, ou alors car ces pays ont d’autres urgences politiques à affronter. De tels envois sont profondément malhonnêtes (ils jouent sur la naïveté de l’utilisateur) et pollueurs (en raison de l’énergie dépensée pour l’envoi et par le filtre anti-spam). Face à des perspectives financières alléchantes, ces arguments ne pèsent hélas pas lourd.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour combattre le spam, il est donc recommandé en premier lieu de ne jamais y répondre : l'auteur reçoit bien les réponses, mais ne leur réserve pas l’accueil qu’escompterait le destinataire naïf. Il arrive aussi fréquemment que l'auteur apparent (le champ expéditeur) ne soit pas du tout celui qui a expédié le message. C'est alors un innocent qui reçoit votre message de mécontentement et peut-être des centaines d'autres d'internautes se trouvant dans un cas analogue au vôtre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour contrer le spam, il est surtout important d'utiliser un système anti-spam. De telles solutions sont parfois proposées par les fournisseurs de services d'hébergement de courriel. Les logiciels de messageries électroniques proposent également de marquer les messages indésirables comme tels. Ainsi, des systèmes vont déceler de manière préventive les messages susceptibles à l'avenir d'être indésirables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre Le Rapport Lugano&amp;lt;ref&amp;gt;Le rapport Lugano, Susan George, Fayard (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;, Susan George, militante d'ATTAC&amp;lt;ref&amp;gt;Association pour la taxation des transactions financières et pour l'action citoyenne.&amp;lt;/ref&amp;gt; et citoyenne altermondialiste engagée, propose la tenue d’une réunion de délégués des principales entreprises servant les intérêts privés des groupes oligarchiques. Cette réunion aurait pour ordre du jour la définition des principaux risques susceptibles de réduire le degré de contrôle de ces multinationales sur les ressources planétaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Barlow, fondateur de l'EFF (Fondation des frontières électroniques ou Electronic Frontier Foundation), explique que face à cette minorité contrôlant et privatisant les ressources terrestres, internet (le cinquième pouvoir) est devenu le dernier refuge de l’esprit : le seul espace où les citoyens peuvent s’exprimer vraiment librement et former des propositions alternatives dans tous les domaines de la production et de la consommation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, à la différence des autres arnaques, plus artisanales, le pourriel se distingue par sa dimension industrielle. La minorité des puissants, inquiète de perdre une part du contrôle qu’elle exerce, s’efforce en effet de jeter le discrédit sur le nouvel outil. Avec succès : la pollution du cyberespace par l’industrie du spam diminue naturellement la valeur d’usage d’internet. Plus le spam prolifère, plus le niveau de l’information circulant sur le web s’affaiblit, au bénéfice des pouvoirs en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'impact indirect du spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En accroissant le risque de perte des courriels honnêtes induit par les filtres anti-spams (leur simple usage ou leur engorgement, voire leur contournement), le pourriel réduit aussi la marge d’utilisation des serveurs de courriels indépendants : il est très difficile de gérer une telle quantité de bruit numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Spam, Spam, Spam, Spam, lovely Spam, wonderful Spam'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Découvrez sur netizen3.org&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.netizen3.org/ www.netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; la vidéo des Monty Python, les comiques britanniques des années 1970, intitulée Spam&amp;lt;ref&amp;gt;Vidéo [https://www.youtube.com/watch?v=M_eYSuPKP3Y Spam] des Monty Python sur YouTube.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle a inspiré aux pionniers du numérique la dénomination anglo-saxonne du pourriel : SPAM !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Scam alias Fraude 419==&lt;br /&gt;
Un député au parlement du canton de Vaud, en Suisse, a été victime d’une version actualisée de cette lettre édifiante&amp;lt;ref&amp;gt;[http://archives.24heures.ch/vaud-regions/actu-vaud-regions/depute-nyonnais-kidnappe-togo-2011-02-24 Un député vaudois kidnappé au Togo, 24 heures (article paru le 24.02.2011).]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Tombé dans une arnaque par e-mail, il a pris l'avion jusqu'en Afrique pour faire ce qu'il croyait être une bonne affaire de transfert de fonds sur son compte ; il a été séquestré pendant quarante-huit heures par une bande d'escrocs et a dû s'acquitter d'une rançon transférée au Togo. Attiré par une histoire montée de toutes pièces qui lui semblait plausible, et peut-être appâté par l'idée de gagner de l'argent, le député finit par confesser : « Je me suis laissé avoir par une arnaque, c'était invraisemblable ! ». Scam, arnaque nigériane, Fraude 419 : autant de termes pour désigner une escroquerie bien huilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phénomène brasse chaque année, depuis l’arrivée des technologies modernes, des milliards de dollars. Il se présente sous la forme d’un courriel dans lequel un correspondant, souvent originaire d’un pays africain, explique qu’il possède un pécule de quelques millions de dollars sur un compte bancaire (suisse, allemand, monégasque,...). Il souhaite transférer cet argent, souvent acquis frauduleusement ou servant une bonne cause, sur un compte étranger existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il vous propose ainsi de faire affaire avec lui moyennant un pourcentage sur la somme totale lui appartenant. Suspendue au bout d’un fil inatteignable, aussi tentante que la carotte pour l’âne, l’offre débouche souvent sur un premier versement de la part de sa cible pour couvrir les frais de dossier ou de transfert.  Il lui est alors rapidement demandé de verser d'autres petits montants supplémentaires. Avant même d’avoir compris l’arnaque, la victime est délestée d’une partie de sa cagnotte. La transaction s'achève soit lorsque le malheureux pigeon n'a plus les moyens d'avancer les frais annexes réclamés, soit lorsqu’il se rend compte qu'il a fait l’objet d'une arnaque en bonne et due forme et jure, mais un peu tard, qu’on ne l’y reprendra plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’ancêtre du Scam : lettre de Jérusalem'''&lt;br /&gt;
Ce qu'on appelle aujourd'hui scam renvoie à une très ancienne escroquerie du XVIIIe siècle. Elle portait le nom de Lettre de Jérusalem. Souvent rédigées à une échelle quasiment industrielle par des détenus, ces lettres rivalisaient d'épisodes romanesques et se présentaient en général sous la forme suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Monsieur, poursuivi par les révolutionnaires, M. le vicomte de ***, M. le comte de ***, M. le marquis de *** (on prenait soin de choisir le nom d'une personnalité connue et récemment proscrite), au service duquel j'étais en qualité de valet de chambre, prit le parti de se dérober par la fuite à la rage de ses ennemis ; nous nous sauvâmes, nous pûmes cependant sauver un petit coffre contenant les bijoux de Madame, et 30 000 francs en or ; mais, dans la crainte d'être arrêtés, nantis de ces objets, nous enfouîmes notre trésor, puis ensuite nous nous déguisâmes, nous entrâmes dans votre ville et allâmes loger à l'hôtel de ***. […] Vous connaissez sans doute les circonstances qui accompagnèrent l'arrestation de mon vertueux maître, ainsi que sa triste fin. Plus heureux que lui, il me fut possible de gagner l'Allemagne, mais, bientôt assailli par la plus affreuse misère, je me déterminai à rentrer en France. Je fus arrêté et conduit à Paris ; trouvé nanti d'un faux passeport, je fus condamné à la peine des fers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la position cruelle où je me trouve, je crois pouvoir, sans mériter le moindre blâme, me servir d'une partie de la somme enfouie près de votre ville. Parmi plusieurs noms que nous avions recueillis, mon maître et moi, à l'hôtel, je choisis le vôtre. Je n'ai pas l'honneur de vous connaître personnellement, mais la réputation de probité et de bonté dont vous jouissez dans votre ville m'est un sûr garant que vous voudrez bien vous acquitter de la mission dont je désire vous charger, et que vous vous montrerez digne de la confiance d'un pauvre prisonnier qui n'espère qu'en Dieu et en vous. Veuillez, Monsieur, me faire savoir si vous acceptez ma proposition. Si j'étais assez heureux pour qu'elle vous convînt, je trouverais les moyens de vous faire parvenir le plan, de sorte qu'il ne vous resterait plus qu'à déterrer la cassette ; vous garderiez le contenu entre vos mains ; seulement vous me feriez tenir ce qui me serait nécessaire pour alléger ma malheureuse position. Je suis […]. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Opt-in / opt-out==&lt;br /&gt;
Ce sont des spams pour certains, pour d’autres des eBulletins, plus communément appelés newsletters. Que signifient opt-in et opt-out ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-in'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’utilisateur choisit explicitement et en toute conscience de donner son adresse courriel à un site (souvent commercial) pour obtenir régulièrement des informations et autres nouveautés. Le double opt-in est la variante la plus sécurisée : vous entrez votre adresse électronique dans un formulaire, puis recevez un message vous demandant de confirmer votre volonté de vous abonner à ladite liste. Enfin vous y répondez conformément aux instructions afin de finaliser votre abonnement (souvent en suivant un lien sur le web). Sans réponse de votre part, vous ne devriez plus recevoir de messages de cet expéditeur, ce qui évite qu’un importun entre votre adresse dans le formulaire à votre insu. Seul le double opt-in est reconnu comme valide et honnête par les professionnels sérieux du marketing en ligne. Lors d’un opt-in passif, l’utilisateur choisit implicitement de faire partie de la liste de diffusion d’un site. Bien souvent, dans le formulaire d'inscription, une petite case est déjà cochée qui atteste de son accord à recevoir de futurs messages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Opt-out'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’opt-out désigne les systèmes de diffusion d'information par courriel qui vous inscrivent sur leurs listes a priori et vous laissent vous désinscrire si vous n'êtes pas intéressé par leurs informations. Là aussi, plusieurs variantes sont possibles. Lorsque l’utilisateur choisit de ne pas ou plus recevoir d’e‑mails provenant de cet expéditeur en cochant une case ou un lien allant dans ce sens, on parle d’opt-out actif. En revanche, l’opt-out passif ne peut s’effectuer qu’après avoir reçu les courriels non requis. Cette dernière variante est très proche du spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le phishing==&lt;br /&gt;
Le phishing, ou hameçonnage, illustre parfaitement, dans l’environnement numérique, l’expression mordre à l’hameçon. Vous recevez un message dont l'auteur se fait passer pour un service auquel vous pourriez avoir souscrit. Il s'agit souvent de services de banque ou de marchands en ligne à qui vous vouez généralement une grande confiance. Le message invoque un incident qui vous obligerait à vous (re-)connecter urgemment sur leur site, via un lien placé dans le corps du message. Si vous suivez le lien, votre navigateur ouvrira une page qui ressemble à s'y méprendre au site de l'organisme dont le message est censé émaner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, si vous entrez vos codes habituels (identifiant et mot de passe), vous ne serez pas connecté au site en question mais à un leurre chargé de moissonner les codes personnels pour les exploiter en usurpant les identités. Nous n'avons pas essayé de mordre à l'hameçon pour vous dire ce qui se passerait dans un tel cas. Si cela vous est arrivé, merci de prendre contact avec nous pour nous livrer votre témoignage, qui pourrait être publié dans une version ultérieure de cet article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le phishing est une méthode très agressive qui joue entièrement sur la crédulité des utilisateurs. Voici quelques informations à connaître pour éviter d’être « pêché-e ». Tout d’abord ces messages commencent quasi-généralement par « che(è)r(e) client-e » (ou autre formule du même type), au lieu d'indiquer vos nom et prénom (voire votre numéro de client ou de compte). On veillera ensuite à entrer soi-même l’adresse URL plutôt que de cliquer sur le lien fourni. Comme celui-ci a sans doute été détourné, le risque de vol d’informations personnelles est très élevé. Les sites web employés pour le phishing ne sont pas ceux des organismes dont ils usurpent l’identité ; si vous suivez le lien fourni, vous constaterez que l'adresse URL n'est pas celle par laquelle vous accédez habituellement à ces services. Enfin, la présence d’un cadenas à côté de l'adresse URL confirmera un cryptage de la page et donc une sécurité plus grande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les croque-escrocs&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.croque-escrocs.fr/ www.croque-escrocs.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;==&lt;br /&gt;
Les croque-escrocs sont des internautes bienveillants qui traquent les expéditeurs de scam avec patience et en simulant une grande naïveté. Leur objectif est de leur faire perdre beaucoup de temps, d'utiliser les mêmes pratiques qu'eux pour les décourager de recommencer. Mais ils ont surtout pour ambition de réussir à les démasquer et à les dénoncer. Il existe une communauté anglophone assez organisée (419eater, les mangeurs de 419)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.419eater.com/ www.419eater.com]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui propose un forum de discussion, des conseils pour ceux qui veulent se lancer dans la chasse aux scammeurs et un programme de mentorat pour se faire épauler pendant ses premiers pas de mangeur de 419...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Vertu de prudence==&lt;br /&gt;
Depuis l'arrivée d'internet, la probabilité de se faire cambrioler a été amplifiée. Attention aujourd'hui à bien considérer la nouvelle dimension qu’ont prise les réseaux sociaux : il est arrivé à certains utilisateurs de Facebook de publier sur leur mur les dates de leur absence et, surprise, de retrouver à leur retour de vacances leur habitation visitée et vidée. Il existe encore bien d’autres arnaques nouvelles et évolutives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dans toute région où l'on est nouveau venu, il existe quelques codes, habitudes et réflexes de vigilance à adopter. « Rien n'est bon ou mauvais en soi, tout dépend de notre pensée » : la sagesse de Shakespeare est toujours d’actualité à l'heure du numérique. Elle rappelle l'importance de bien savoir jongler entre le risque et l’opportunité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bruits et pollutions courants  ==&lt;br /&gt;
Comme dans l'Amazonie, on trouve aussi dans ses courriels des serpents, moustiques et araignées. Pour profiter du paysage sans piqûre ni morsure, voici un petit guide des créatures locales (types de courriel). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Types de courriel '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Pourquoi vous&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Dans quel but&amp;amp;nbsp;? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Prévenir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Guérir : Que faire? '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les spams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité massive au moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Se munir d'un logiciel anti-spam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les scams '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pas de raison particulière.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous arnaquer.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Rien. Surtout ne pas répondre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux type ''newsletters'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous avez sans doute souscrit un abonnement volontairement (''opt in'' actif) ou involontairement (''opt in'' passif).&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| La newsletters permet aux sites lucratifs de transmettre leurs nouveautés rapidement et à moindre coût.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Décider si les informations vous intéressent ou non. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Vous désabonner (''opt out'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les courriels commerciaux à intention réelle de nuire, type ''phishing'' '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Pourquoi pas&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Usurper votre identité et voler vos coordonnées bancaires.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler la présence du cadenas dans la barre de recherche. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Tagger le courriel comme indésirable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les chaînes de lettres '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| C’est sans doute un ami au grand cœur qui vous les a transmises.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Publicité, diffusion de virus ou malware.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| Contrôler les informations et ne pas transférer le courriel.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| Supprimer le courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petiteshistoires3.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16608</id>
		<title>Fallacie, FUD et autres trolls</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fallacie,_FUD_et_autres_trolls&amp;diff=16608"/>
				<updated>2016-07-20T14:14:39Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Fallacie Fallacie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FUD FUD], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/marketing marketing], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Flames flame],[https://cs.wikipedia.org/wiki/Flame_war  flame war],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration_d%27informations modération], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum forum], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rh%C3%A9torique rhétorique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profil-clés''': ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Socrate Socrate], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Platon Platon], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/IBM IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple],[https://fr.wikipedia.org/wiki/IPhone iPhone]''.&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== La fallacie, une argumentation boiteuse  ==&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Si tu ne fais pas d’études, tu seras pauvre toute ta vie&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vrai ? Faux ? En tout cas l'argument est assurément fallacieux. Pourquoi ? Parce qu'il utilise la peur et la menace. L'affirmation ci-dessus soutient en effet qu’il existe un lien de cause à effet non discutable entre le refus ou l’impossibilité de faire des études et la pauvreté. La logique de l'argument est dite fallacieuse car pour appuyer son propos, il utilise la menace. Or, il s’agit d’un argument non-vérifiable. Il suffit pour s’en convaincre de recenser les autodidactes créateurs d’entreprises innovantes ou encore les salaires atteints aujourd’hui, au plus haut niveau de l’échelle professionnelle, par d’anciens apprentis. Il existe d’autres argumentations fallacieuses, plus sournoises et difficiles à cerner, comme, notamment, le FUD (Fear, Uncertainty and Doubt), en français : peur, incertitude et doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les nouveaux disciples de Socrate===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour en arrière : en l’an 410 avant notre ère, en Grèce antique, une discussion animée oppose les sophistes à Socrate, sous l’œil captivé de Platon qui rumine peut-être déjà ses Dialogues. Sur l’agora, noire de citoyens attentifs, le sage d'entre les sages s’échine à démontrer, une fois de plus, la malhonnêteté de ces orateurs persuasifs qui se font appeler sophistes (spécialistes du savoir). Socrate décortique l’efficacité langagière qui permet à ces faux philosophes de rendre le vice logique et la perversion bonne. Il montre comment la vraisemblance prend dans leur bouche des apparences de la vérité, pour tromper avec panache et sans vergogne leur auditoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses : chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi, chaque mot et chaque phrase publiés peuvent désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés lorsqu'il s’agit d’arguments fallacieux (involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux millénaires et demi plus tard, la lucidité socratique est à la portée de tous. L’élite intellectuelle n’est plus la seule à démasquer les logiques fallacieuses&amp;amp;nbsp;: chacun peut se donner les moyens d’y parvenir, comme si l’agora originelle s’était transformée en un espace de socialisation virtuel. Ainsi chaque mot et chaque phrase publiés peuvent-ils désormais être relus, analysés et, le cas échéant, démontés et dénoncés s’il s’agit d’arguments fallacieux (qu’ils soient involontaires ou délibérés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Les principaux arguments fallacieux===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument du nombre : « Mes amis pensent comme moi, donc j'ai raison. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel à la terreur : « Si vous maintenez votre point de vue, il y aura des conséquences... » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La flatterie : « Un homme tel que vous ne peut pas défendre une telle position ! » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’appel au ridicule (ridiculiser les arguments de l'opposant pour les rendre plus facilement réfutables) : « Si la théorie de l'évolution était vraie, cela voudrait dire que mon grand-père était un gorille. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’argument par l’ignorance : « Je ne peux pas expliquer ce que ce témoin a vu dans le ciel, donc il s’agit certainement d’un vaisseau spatial extraterrestre visitant notre planète. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La raison par forfait : « Avez-vous lu les trente huit mille références que je viens de vous citer ? Non ? Eh bien je considère que vous n'avez rien à apporter à ce débat. » ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La pétition de principe : l’usage en tant que prémisse de la conclusion à laquelle on voudrait arriver. « Dieu existe car la Bible le dit. La Bible dit vrai car c'est Dieu qui l'a inspirée. » Autrement dit, supposer vraie la chose même qu'il s'agit de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le FUD, la peur pour conseil  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’expression FUD a été créée pour désigner les commerçants qui utilisent et amplifient les émotions humaines liées à la peur, afin de détourner les consommateurs des marques concurrentes. Cette manière de procéder a pris toute son ampleur au tournant du deuxième millénaire, lorsque les techniques de manipulation du consommateur et autres approches marketing ont sensiblement changé de visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’émulation et la saine compétition entre deux ou plusieurs grandes puissances commerciales, qui contribuaient notamment à l’évolution technologique, ne sont plus de mise. Une grande entreprise dépensera aujourd’hui davantage de motivation et d’énergie à dévaloriser le produit adverse plutôt qu’à améliorer ses propres prestations. Nuire aux autres pour étendre son marché est devenu la solution de facilité, souvent couplée à une désapprobation des utilisateurs pas encore décidés à changer de produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des campagnes déloyales===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
IBM fut la première entreprise du numérique à utiliser massivement le FUD : pendant près de trois décennies, des années 60 à 80, la multinationale International Business Machine a été le leader incontesté du secteur informatique. Elle fut aussi la première à se voir dénoncer par les associations de consommateurs pour ses arguments de vente fallacieux basés sur la peur, l'incertitude et le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un slogan d'IBM ? « Nobody ever got fired for buying IBM » (Personne n’a jamais été viré pour avoir acheté un produit IBM). Pour éviter de partager le marché avec Atari, SUN et d'autres constructeurs d'ordinateurs, IBM distillait ainsi parmi les responsables des achats informatiques des entreprises la peur de se faire licencier s'ils commettaient l'erreur de choisir des alternatives à ses produits – qui dominaient le marché. Sentant le vent tourner vers la fin des années 1980, l’un des dirigeants de la firme, plus visionnaire que les autres, choisit d’adopter un modèle basé sur le partage de l'information, qu’il réussit à imposer. Résultat : une transition rapide et couronnée de succès vers un partage du savoir-faire, vers la vente, non plus de machine à faible valeur ajoutée, mais de services à haute valeur ajoutée. Comme quoi il est possible de rester leader et de durer sans se faire pour autant vecteur de FUD.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les géants du secteur ne peuvent pas tous en dire autant : certains, encore immatures dans leur quête de domination, cèdent volontiers à la tentation du FUD, préjudiciable au commerce équitable. C’est le cas de Microsoft quand il s’effraie de l’irruption des logiciels libres ou d’Apple lorsqu’il se précipite au chevet de l'industrie du divertissement. Le FUD du troisième millénaire est plus agressif, mais son principe reste le même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le courant 2011, Apple a lancé une campagne publicitaire encourageant à faire l’acquisition du dernier iPhone, opération banale qui s’inspirait pourtant largement des méthodes « fudiennes ». Certes, la marque n’attaquait pas directement un autre produit, mais elle stigmatisait de manière très subtile les personnes n’ayant pas (encore) acheté le smartphone. Dans le spot vidéo, une voix off masculine, sur un fond musical plutôt entraînant, énumérait ainsi tout ce qu’il n’était pas possible de réaliser ou d’obtenir si l’on ne possédait pas d’iPhone. Autrement dit, sans iPhone, il est impossible de faire partie de la communauté numérique la plus in du moment : on est d’ailleurs pratiquement empêché de tout. Sournois, le message cible directement l’imaginaire du consommateur potentiel en jouant sur sa peur de l’exclusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Il n'y a jamais de Flames sans Trolls==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forums de discussion et les blogs donnent lieu, en général, à de nombreux débats entre les internautes. Les commentaires postés se doivent d'y être honnêtes et loyaux, afin de limiter les risques de dérapage. Quand le débat s’enflamme, on parle de flame war (guerre du feu) ou simplement de flames (flammes). Certains utilisateurs adoptent des attitudes fallacieuses pour attirer l'attention sur eux dans ce genre d’environnement où tout le monde a le droit à la parole. On les appelle trolls en référence aux êtres semeurs de zizanie du folklore nordique&amp;lt;ref&amp;gt;Voir sur [www.jargonf.org/wiki/troll www.jargonf.org/wiki/troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils prennent ainsi un malin plaisir à se moquer de sujets sensibles, à établir des liens de cause à effet saugrenus et à émettre des remarques indécentes. Ils sévissent par courriel, sur messagerie instantanée, dans des forums et wikis, soulevant ainsi peurs et incertitudes sur des sujets sensibles et très généraux. Ils excellent à irriter leurs interlocuteurs, à les entraîner inconsciemment à prendre parti, et n’hésitent pas à invectiver ouvertement d’autres participants quitte à les discréditer. Ce type de discussion dérape bien souvent, en un combat verbal peu éloquent. Les sujets abordés sont en général inspirés par l’actualité brûlante du moment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment désamorcer un troll ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on est aguerri aux échanges par voie électronique, on évitera de s'engager dans de telles querelles qui n'aboutissent qu'à blesser les uns et les autres, dans un climat d’agressivité inutile. Avant de réagir vertement à un écrit qui nous heurte, mieux vaut remettre au lendemain l'envoi de la réponse déjà composée et laisser retomber la pression ambiante. Il sera bien temps ensuite de relire son message la tête froide, pour décider s'il mérite vraiment d'être expédié en l'état. Le terme de troll sert aussi à désigner les sujets devenus des « classiques » du débat et dont on sait qu'il ne faut pas y revenir sous peine de déclencher une flame&amp;lt;ref&amp;gt;Exemples concrets sur [http://www.koreus.com/ www.koreus.com]. Vidéo [http://www.koreus.com/video/internet-bridge-troll.html Internet bridge troll].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Cyberbullying&amp;diff=16606</id>
		<title>Cyberbullying</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Cyberbullying&amp;diff=16606"/>
				<updated>2016-07-20T14:03:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/m%C3%A9dias%20sociaux ''médias sociaux''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau%20social ''réseau social''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki ''wiki''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog ''blog''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Microblog ''microblog''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberharc%C3%A8lement ''cyberharcèlement''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberbullying ''cyberbullying''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Slapp_Happy ''happy slapping''],&lt;br /&gt;
[https://en.wikipedia.org/wiki/Stalking ''stalking''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Diffamation ''diffamation''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberintimidation ''bouc émissaire numérique''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Usurpation_d%27identit%C3%A9 ''vol d'identité''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Escroquerie ''arnaque''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Adresse_IP ''adresse IP''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/anonymat ''anonymat''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/n%C3%A9tiquette ''nétiquette''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Web_3.0 ''web 3.0''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_d%27or ''Règle d'Or''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' '' [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia''], [https://en.wikipedia.org/wiki/Anne_Collier ''Collier Anne''],[http://henno.com/ ''Henno Jacques''].''  &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Les médias sociaux (wikis, blogs, réseaux sociaux et microblogs) ont radicalement modifié les comportements humains. Aussi séduisants soient-ils par la promesse d’une citoyenneté mondiale qu’ils laissent entrevoir, ils peuvent également être très dangereux et servir des pratiques moins nobles, comme le cyberbullying. L'expression cyberharcèlement ou cyberbullying a été créée pour qualifier l’usage des technologies modernes au service de comportements hostiles et répétés envers une personne ou un groupe, dans le but de lui nuire intentionnellement. Le cyberbullying compte plusieurs facettes répertoriées. Il est évidemment proscrit par la nétiquette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’intimidation ===&lt;br /&gt;
La victime reçoit des courriels de menaces ou d'insultes provenant le plus souvent d'une source anonyme. Elle peut également se retrouver au cœur de discussions offensantes et cruelles publiées directement sur des blogs ou des messageries instantanées. Ces actions peuvent relever d'actes de harcèlement visant un individu à titre personnel ou selon son appartenance ethnique, religieuse ou sexuelle. Le harcèlement numérique se caractérise également par l'envoi de contenu pornographique ou d'un nombre de courriels non sollicités assez massif pour bloquer ou perturber l’ensemble de la messagerie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les actes d'intrusion===&lt;br /&gt;
Ils concernent les actes de piratage à l’encontre de comptes personnels (boîte de courrier électronique ou pages internet). L'assaillant obtient par un moyen illicite ou abusif le mot de passe de sa victime et accède à ses espaces personnels. Il peut ensuite y trafiquer ou modifier ce que bon lui semble : supprimer ou voler des informations personnelles, changer les mots de passe de telle sorte que l'utilisateur ne puisse plus accéder à son site ou envoyer des courriels depuis son compte. Le recours à une fausse identité pour gagner la confiance d’un individu ou pour lui soutirer des informations dans le but intentionnel de nuire (humiliation, menace ou fraude) est également considéré comme un acte intrusif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La diffamation ===&lt;br /&gt;
L'assaillant met en place un site web ou un blog lié ou dédié à la victime, voire même prétendument créé par elle. Il y publie alors des contenus diffamants, voire hostiles, comme la propagation de rumeurs et de photographies embarrassantes ou encore la diffusion d’informations personnelles sensibles concernant la victime. Ce type de site encourage souvent une partie des utilisateurs à adopter des comportements également hostiles à l’encontre de l'utilisateur persécuté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le happy slapping ===&lt;br /&gt;
Cela consiste à choisir une victime, à l’humilier, à l’agresser, à la passer à tabac ou à en abuser sexuellement tout en filmant la scène à l’aide d’un smartphone. La vidéo est ensuite partagée avec le reste de la communauté. Dans de nombreuses situations, les agresseurs sont des adolescents à la recherche d’amusements nouveaux. Ce qu’on appelle également le vidéolynchage peut causer chez ses victimes de graves dommages psychologiques ou physiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le stalking ===&lt;br /&gt;
C'est une forme de harcèlement obsessionnel qui consiste à traquer les moindres faits et gestes d’une personne, en général une célébrité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Bouc émissaire numérique==&lt;br /&gt;
Le happy slapping, le stalking, la diffamation ou encore le vol d’identité sont autant de perversions possibles de l’utilisation des médias sociaux et des technologies modernes. Ces comportements ont supplanté les petits mots de menace échangés à la va-vite sous les pupitres, le racket du goûter et autres humiliations juvéniles. De fait, le jeu de pouvoir littéralement pervers qui régit l’ordre social (et même celui de la récréation) est amplifié de façon illimitée par les propriétés elles-mêmes sans bornes du numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conséquences de ces dérives sont bien plus considérables aujourd'hui qu’elles ne l’étaient à l’ère pré-numérique : plus que regrettables, elles sont désormais indélébiles. La cyberintimidation diffère de l’intimidation traditionnelle. En effet :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle n’a pas de limite : la cyberintimidation peut suivre un élève rentré à la maison après l’école et en tout autre endroit où des technologies de communication sont accessibles ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle peut être plus dure : on dit souvent en ligne ce qu’on ne dirait pas en face parce qu’on ne peut pas observer la réaction de l’autre ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle a une plus grande portée : il est possible de se moquer d’une cible isolée en se servant d’un courriel ou d’un site web destiné à un groupe particulier ou au monde entier. Personne n’est à l’abri de la cyberintimidation, y compris les professeurs, les directeurs d’école et les autres adultes ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*elle peut être anonyme : on utilise souvent des adresses de courriel et des noms fictifs. Le plus souvent, le cyberintimidateur connaît sa victime, mais la victime ne sait pas qui est son cyberintimidateur ;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*le dicton « les mots nous glissent sur le dos comme l’eau sur les plumes d’un canard » n’est pas toujours juste. Les mots peuvent faire mal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des solutions ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies modernes n'ont encore développé de méthode assez efficace pour chasser les détraqueurs du web. Il existe néanmoins quelques solutions partielles qui permettent de prévenir ou du moins de réduire la fréquence et l’ampleur des abus numériques. Ainsi les wikis (par exemple Wikipedia) enregistrent automatiquement l'adresse IP des contributeurs qui souhaitent conserver leur anonymat. Un contrôle minutieux des publications effectuées est également réalisé par la communauté des contributeurs aguerris. En cas d'abus, l’adresse IP est immédiatement bloquée. L’environnement créé par les wikis n'est certes pas imperméable aux déviances humaines, mais il leur est fortement défavorable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté de la loi, on rappellera que l’utilisation du nom d’un tiers (vol d’identité) aux fins de médisance est pénalement répréhensible. Le dépôt de plainte, preuves à l'appui, contre le cyberharcèlement est donc tout à fait recevable par les tribunaux. L’engagement individuel est une autre amorce de réponse efficace, lorsqu’il permet par exemple d’identifier les cercles vicieux et contribue à réorienter les harceleurs actifs ou potentiels vers des pratiques responsables et citoyennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conseils aux (jeunes) victimes de cyberintimidation ==&lt;br /&gt;
*Ne réponds pas aux messages ou aux affichages des cyberintimidateurs. Si possible, bloque l’expéditeur des courriels ou messages ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*garde une copie des messages reçus. Tu n’as pas à les lire, mais tu auras besoin de cette copie si tu décides de dénoncer la cyberintimidation ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*parles-en à quelqu’un, un parent, un professeur, un policier ou un adulte en qui tu as confiance ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*si les messages ont été postés sur un site ou une page web, il faut communiquer avec le fournisseur de services internet (FSI). La plupart des FSI ont des politiques sur l’utilisation de leur service ainsi que sur les mesures qu’il est possible de prendre si ces politiques ne sont pas respectées. Un grand nombre de sites contiennent un lien ou un bouton qui permet de signaler un contenu inapproprié. Dans certains cas, les propriétaires des sites peuvent eux-mêmes retirer le contenu et avertir la personne qui l’a affiché, mais dans d’autres cas, il faut porter plainte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu peux également :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Élaborer des règles pour contrer la cyberintimidation dans ton école avec l’aide d’autres élèves, de professeurs et du personnel de l’administration ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*sensibiliser ta communauté à la cyberintimidation en organisant des assemblées, en distribuant des dépliants ou en posant des affiches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tu cyberintimides les autres :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Tu dois réaliser que la cyberintimidation est tout aussi méchante, voire plus, que les formes d’intimidation traditionnelles. Les personnes intimidées en ligne ressentent sensiblement la même chose que les autres personnes intimidées ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Souviens-toi que tu ne devrais pas dire en ligne ce que tu ne dirais pas en face ; respecte les autres en ligne comme tu voudrais qu’on te respecte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Conseils d'Anne Collier aux enseignants et parents&amp;lt;ref&amp;gt;Lire aussi Facebook et vos enfants, Jacques Henno, Télémaque (2012).&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
Anne Collier, pionnière de la prévention des abus sur internet et spécialiste de la question, a co-piloté le groupe de travail qui a produit, en 2009, un rapport sur la confiance et la sécurité sur internet pour le président Obama.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle conseille les familles, les écoles et les grands groupes, comme Facebook ou Google, sur les risques d'une vision à court terme. Sur netfamilynews.org et connectsafely.org1, elle publie des bulletins de réflexions, traitant des pratiques sociales innovantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle suggère avec malice qu'internet est la nouvelle cour de récréation des adolescents. Rien ne sert de leur en interdire l'accès. Pour éviter que les jeunes internautes ne se cachent de leurs aînés pour aller faire des bêtises sur internet, elle se met à leur niveau, le niveau du web 3.0.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa vision de la sécurité sur le net version 3.0 se résume en cinq points :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Recherche de solutions sensées et non fondées sur la peur ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Flexible, sur mesure, au lieu de faire la même règle pour tous ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Respectant la culture de l'apprentissage via le net : mettre les utilisateurs dans une dynamique d'expérience positive, éviter de résumer leur situation à celle des victimes potentielles ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Une vision de la sécurité positive, enrichissante : non pas prévenir de, mais prévenir pour... ;&lt;br /&gt;
*Engagement entier et constructif à participer à la société.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:petites histoires2.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'après: [http://www.petiteshistoiresdinternet.ch www.petiteshistoiresdinternet.ch]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Informatique_%C3%A9co-responsable&amp;diff=16604</id>
		<title>Informatique éco-responsable</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Informatique_%C3%A9co-responsable&amp;diff=16604"/>
				<updated>2016-07-20T13:58:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''': [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/carbone ''coût carbone''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomies_d%27%C3%A9nergie ''économie d'énergie''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ressource_(informatique) ''ressources matérielles''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/spam ''spam''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9bergeur_web ''hébergement de serveurs''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/CO2 ''CO2''].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
« Je surfe, donc je pollue ? Internet n'est pas neutre pour le climat, quand bien même il permet de réduire le bilan carbone de la poste ou de l'industrie du papier. Pour exemple, l'énergie moyenne dépensée par un internaute européen pour ses recherches sur l'internet représente l'émission de 9,9 kilogrammes d'équivalent CO2 par année, selon un rapport de l'Agence publique française de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'impact de la messagerie électronique mérite également d'être connu. Un total de 247 milliards d'e‑mails ont été échangés sur la planète en 2009, écrit l'Ademe. L'agence projette le double pour 2013, soit une pollution équivalente à celle de 10 millions de virées à New-York. Cela concerne 80 % de spams, selon une étude d'ICF International, spécialiste des problèmes liés au changement climatique. L'empreinte carbone mondiale annuelle du spam équivaudrait à celle de 3 millions de voitures sur la route chaque année&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Internet, loin d’être virtuel pour la planète », http://m.lecourrier.ch/92298/internet_loin_d_etre_virtuel_pour_la_planete Le courrier], paru le 29 septembre 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt; ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2013, 183 milliards de mails ont été envoyés dans le monde (hors-spam) chaque jour. C'est environ 2 115 000 mails par seconde&amp;lt;ref&amp;gt; Source : www.planetoscope.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2008, entre 150 et 200 milliards de spams ont été envoyés chaque jour, selon Laurent Heslault, directeur des technologies de sécurité chez Symantec. Cela représente entre 80 % et 90% des mails à destination des particuliers, et même 97 % pour les professionnels&amp;lt;ref&amp;gt;« 200 milliards de spams sont envoyés chaque jour dans le monde », [http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/02/09/200-milliards-de-spams-sont-envoyes-chaque-jour-dans-le-monde_1152784_651865.html# Le Monde.fr], 09-févr-2009.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelques chiffres&amp;lt;ref&amp;gt;Article « Green computing », Wikipedia (consulté le 28.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Entre 2000 et 2005, dans le monde, la consommation électrique des centres d'exploitation (hébergement de serveurs) a doublé. Entre 2005 et 2010, rien qu'aux États-Unis, il a fallu ouvrir dix nouvelles centrales électriques pour répondre à l'augmentation de leur consommation&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Green_computing The Green Grid], selon les travaux de JG Koomey.&amp;lt;/ref&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les techniques de l'information et de la communication (TIC) consomment 13,5 % de l'électricité en France. Elles sont responsables de 5 % des émissions de CO2 du pays ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La consommation électrique des micro-ordinateurs augmente de 5 % chaque année ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*L’électricité représente 10 % du budget des directions des systèmes d’information (DSI) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La facture électrique d’un serveur (au long de sa durée de vie) est désormais supérieure à son coût d’achat ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*En vingt-cinq ans, la durée d’utilisation d’un ordinateur a été divisée par quatre. En 2005, elle était de moins de trois ans&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.greenit.fr/article/bonnes-pratiques/wwf-guide-pour-un-systeme-dinformation-eco-responsable-3628 Guide pour un système d'information éco-responsable], Frédéric Bordage, GreenIT.fr / WWF (2011).&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Chaque nouvelle version de la suite bureautique MS-Office nécessite deux fois plus de ressources que la précédente&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.greenit.fr/article/logiciels/logiciel-la-cle-de-l-obsolescence-programmee-du-materiel-informatique-2748 Logiciel : la clé de l'obsolescence programmée du matériel informatique], Frédéric Lohier et Frédéric Bordage, GreenIT.fr (2011)&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La fabrication d’un ordinateur de bureau nécessite cent fois sa masse finale en matières premières et génère plus de pollution chimique que la masse du produit fini : 164 kilogrammes de déchets, dont 24 kilogrammes hautement toxiques&amp;lt;ref&amp;gt; Étude d'Eric Williams.&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Éteindre systématiquement son ordinateur permet d’économiser jusqu’à 43 %&amp;lt;ref&amp;gt;Gartner Group 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt; de la facture électrique d’un poste de travail et de réduire d’autant les émissions de gaz à effet de serre et de déchets radioactifs issus de l’énergie nucléaire ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*La fabrication d'un ordinateur en Chine émet entre 70 et 90 fois plus de CO2 qu'un an d'utilisation d’un ordinateur comparable en France&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.greenit.fr/article/materiel/pc-de-bureau/quelle-est-l-empreinte-carbone-d-un-ordinateur-3478 Quelle est l'empreinte carbone d'un ordinateur ?], Frédéric Bordage, GreenIT.fr (2011)&amp;lt;/ref&amp;gt;;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Guide de l'écosurf attitude  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Matériel&amp;amp;nbsp;:'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Faire durer autant que possible la vie des équipements ;&lt;br /&gt;
*Éviter la distribution de clés USB publicitaires ;&lt;br /&gt;
*Gérer la consommation électrique de vos appareils numériques ;&lt;br /&gt;
*Souvenez-vous que les labels verts existent aussi en informatique ;&lt;br /&gt;
*Anticipez la fin de vie de votre matériel et choisissez entre ces trois options : entretenir et transformer, recycler, donner une seconde vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Courriels :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Rationaliser le nombre de destinataires ;&lt;br /&gt;
*N'imprimer que si nécessaire ;&lt;br /&gt;
*Réduire la taille des pièces jointes ;&lt;br /&gt;
*Trier et nettoyer régulièrement sa messagerie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Recherche :'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Entrer directement l'adresse URL dans la barre de navigation ;&lt;br /&gt;
*Utiliser l'option favoris ;&lt;br /&gt;
*Optimiser et cibler ses recherches ;&lt;br /&gt;
*Fermer les onglets inutilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=16597</id>
		<title>Nétiquette</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;diff=16597"/>
				<updated>2016-07-20T13:40:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_citoyen ''citoyenneté numérique''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 ''cybercitoyenneté''], &lt;br /&gt;
[https://groups.dihttp://netizen3.org/index.php?title=N%C3%A9tiquette&amp;amp;action=editigo.com/group/e_culture/content/tag/eCulture ''eCulture''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/charte ''charte''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Netiquette ''nétiquette''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9tiquette ''étiquette''],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_conduite ''code de conduite''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netize ''netizen''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/email ''email''],&lt;br /&gt;
[https://fr.wikipedia.org/wiki/Courrier_%C3%A9lectronique#Syst.C3.A8me_de_copie_et_de_copie_invisible ''copie cachée (Cci)''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/forum ''forum''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki ''wiki''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 ''réseau social''],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog ''blog''].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' [https://en.wikipedia.org/wiki/David_Parrott ''David Parrott''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Engineering_Task_Force ''Internet Engineering Task Force''], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Request_for_comments ''Request for comments''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%20Ynternet.org ''Ynternet.org''].&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:BUTLER.png|thumb]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Netiquette1.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
Pour célébrer une grande nouvelle, les hommes russes s'embrassent sur la bouche. Les esquimaux, lorsqu'ils se saluent dans l'air glacial, se frottent le nez. À chacun, décidément, son mode de communication...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des dizaines de façons de dire bonjour, qui varient d’une culture à l’autre. On peut s’échanger une virile poignée de mains, s'étreindre en un hug ardent ou contenu, se faire la bise une, deux, trois ou quatre fois, se regarder droit dans les yeux... Toutes ces pratiques font sens. Elles correspondent à des environnements culturels différents. Ce sont des protocoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est généralement recommandé aux candidats à un voyage lointain de potasser un bon guide avant leur départ, afin que leur destination de rêve ne se transforme pas en terre hostile dès leur arrivée. Apprendre les coutumes et les règles de savoir-vivre de ses futurs hôtes est un prérequis, par respect pour eux et pour soi. Ainsi découvrira-t-on qu'au Sénégal, poser à terre le sac à main d'une femme est un geste insultant ou, qu'au Portugal, s’étirer en public trahit la vulgarité...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 {| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La bénédiction des netizens '''&lt;br /&gt;
Il existe maintenant une bénédiction des netizens : « Que nos langues soient douces, nos e‑mails simples et nos sites web accessibles ». Elle émane du prêtre anglican David Parrott&amp;lt;ref&amp;gt; Bénédiction des téléphones mobiles, Courrier international, n°1004 (2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un guide de voyage du cyberespace ==&lt;br /&gt;
Aux débuts d'Internet, des protocoles ont été instaurés par les premiers internautes, pour faciliter les échanges et éviter ainsi des pertes de temps et d'énergie. La nétiquette est un ensemble de règles de savoir-vivre, aussi universelles que le réseau internet. Combinaison de network (réseau) et d’étiquette, au sens « codes de conduite », elle ne traite pas d'éthique. Pour simplifier, elle désigne l'ensemble des règles de politesse en vigueur sur les médias numériques. Elle réunit une série de comportements recommandés dans les différents canaux qui fourmillent sur internet : forums, wikis, blogs, réseaux sociaux, messagerie instantanée, etc. La nétiquette a été définie par l'IETF (Internet Engineering Task Force) dans la RFC (Request For Comment) 1855, qui date de 1995&amp;lt;ref&amp;gt;RFC1855, Netiquette Guidelines sur [www.faqs.org www.faqs.org].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la simple notion de courtoisie, la nétiquette recèle aussi un trésor caché. Ceux qui la pratiquent rendent l’existence virtuelle infiniment plus agréable et constructive. C’est le pilier solide et nécessaire d’une société numérique saine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est ainsi conseillé d’éviter d’utiliser internet comme un bouclier autorisant des comportements que chacun jugerait inappropriés lors d’une conversation  en face à face. S’il ne fallait retenir qu’une règle : ce que vous ne feriez pas lors d’une conversation réelle face à votre correspondant, ne le faites pas sur internet. Illustration : quand vous envoyez un courriel simultané à plusieurs personnes qui ne se connaissent pas ou peu, leur adresse électronique ne s’affiche pas parmi les destinataires directs, mais en copie cachée (BCC ou Cci). Cette procédure permet d'éviter que l’un des destinataires réponde à tous les autres en pensant ne s’adresser qu'à l’expéditeur. Elle contribue aussi à limiter la propagation des virus et préserve la discrétion de tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe certains principes généraux qui fondent la nétiquette. D'autres se déclinent selon des environnements spécifiques : réseaux sociaux, blogs, forums, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Charte et nétiquette, comment leur donner vie ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au travail, en formation, en famille, quelles règles d'usage faut-il adopter ? Plutôt que d’interdire, comment aider à comprendre les risques et les opportunités potentiels ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La solution, en entreprise et en milieu scolaire, c’est d'abord de rédiger et d'adopter une charte de bonne conduite, mais c’est aussi et surtout de les faire vivre. Ceci par des débats entre collègues, étudiants ou même en famille, des partages d'expérience, une mise à jour permanente et la plus participative possible. Il y a là une hygiène indispensable en ces temps numériques. Des conférences et des formations aux pratiques de la nétiquette sont proposées par des experts de la citoyenneté numérique&amp;lt;ref&amp;gt; Liste notamment consultable sur [www.ynternet.org www.ynternet.org].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les règles incontournables ==&lt;br /&gt;
Ces règles ont été synthétisées par Raphaël Rousseau, alias R4f, pour les projets de réseaux sociaux d'Ynternet.org et des Citoyens du Net. C'est une synthèse pour vous faire gagner du temps, car il n'est pas facile de trouver un tableau prêt à photocopier, pour l'afficher au bureau ou à la maison...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt; &amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Quelques principes importants'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Les dix comman-dements'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Ne divulguez jamais des informations trop personnelles qui pourraient se retourner contre vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évitez les blagues avec intonations. Le son n’est malheureusement pas livré avec l’écrit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez explicite dans vos intentions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférez un français correct au langage SMS.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez constructif/ve dans vos contributions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N’écrivez pas de manière électronique ce que vous ne diriez pas en face à face.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évitez les majuscules, vous donnez l’impression de CRIER.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne divulguez pas en « public » ce que vous avez appris en privé sans autorisation préalable des intéressés (photo, information, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N'utilisez pas l'intimidation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N’oubliez pas que tout ce que vous publiez (même en comité restreint) laisse une trace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Courriel'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Indiquez clairement le sujet de votre communication dans l’espace prévu à cet effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Préférez le format texte brut au format enrichi (HTML) : tous les logiciels ne supportent pas cette option (!!!!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d’un envoi simultané à plusieurs contacts, utilisez BCC ou CCi, soit la copie carbone invisible, pour éviter la diffusion de virus potentiels et conserver une certaine discrétion quant aux adresses électroniques des différents destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déposez vos pièces jointes sur un serveur et envoyez uniquement le lien à vos destinataires ou compressez votre fichier en .zip.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d’un transfert de courriel, pensez à effacer l’adresse du premier destinataire et à ajouter une note du genre « pour info ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne transférez pas de chaînes de lettres et vérifier avant de transmettre une information qu'il ne s'agit pas d'un canular (hoax).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Forum internet '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Faites un minimum de recherches avant de poser des questions et notamment consultez la FAQ pour saisir l'esprit du forum.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
N’oubliez pas de toujours choisir un titre clair pour désigner chaque nouveau débat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne lancez ni trolls, ni flames.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Wikis'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Évitez les partis pris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respectez les droits d’auteurs et confirmez votre accord pour que votre travail soit diffusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Restez poli-e avec les autres membres de la communauté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Messagerie instantanée'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Faites des retours à la ligne souvent, pour faciliter la lecture de vos messages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding:0.097cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Réseau social'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding:0.097cm;&amp;quot;|&lt;br /&gt;
Conservez une part de mystère sur vous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soyez vigilant-e avec le mélange de vie privée et identité professionnelle.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16589</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16589"/>
				<updated>2016-07-20T13:20:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki Wiki],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [bazar bazar],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Success_Story success story],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_horizontale organisation horizontale],[https://en.wikipedia.org/wiki/Bottom-up bottom-up],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal encyclopédie participtive], savoir pour tous.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nupedia Nupedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=wikipedia Wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jimmy+Wales%22 Jimmy Wales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rms RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikimedia Wikimedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Florence Devouard], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Sanger Sanger Larry], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Devouard Florence], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A6dia_Britannica Encyclopaedia Britannica].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikipedia-logo.png|thumb|Logo de Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le web Nupedia, une encyclopédie libre. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. L'ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l'aide d'experts. La progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipedia le 15 janvier 2001. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, Wikipedia va vite détrôner Nupedia, la somme de contributions des internautes se révélant beaucoup plus dynamique et efficace que celle d'un comité d'experts ! Dans le tandem Nupedia/Wikipedia, on retrouve la même opposition entre l'organisation cathédrale et l'organisation bazar. L'histoire de Wikipedia démontre la validité et l'efficience d'une organisation de type horizontal, capable d'ériger une cathédrale du savoir par une approche bottom-up (du bas vers le haut). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia est ainsi née, presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, Wikipedia a immédiatement abouti à la production de centaines d'articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonnée à l'automne 2002 alors que vingt-quatre articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l'avis de Sanger, « ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia. »&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikipedia Article « Histoire de Wikipedia »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critiques de la qualité et de la fiabilité de Wikipedia== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré son succès, Wikipedia a fait (et fait encore) l'objet de nombreuses critiques. Mais on peut le comprendre : comment un tel projet, qui bouscule l'ordre très académique du monde encyclopédique, pourrait-il laisser indifférent ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipedia, Francis Marmande déclarait dans Le Monde du 1er février 2007 que Wikipedia est « un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans, Wikipedia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre ». D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous &amp;lt;ref&amp;gt; [http://bookzz.org/book/682090/126029 Open for business], Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn, Groningue (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les critiques se font plus rares... Wikipedia est devenue la plus grande encyclopédie contemporaine et internationale. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature], n°438, pp. 900-901, Décembre 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première décennie de ce XXIe siècle, Wikipedia, c'est…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un des dix sites les plus consultés au monde ; &lt;br /&gt;
* En moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits (modifications) quotidiens ; &lt;br /&gt;
* Un nombre de mots dépassant les 2,5 milliards ; &lt;br /&gt;
* Une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en termes de visiteurs/trafic/serveurs ; &lt;br /&gt;
* Plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul) ; &lt;br /&gt;
* 1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers) ; &lt;br /&gt;
* En 2012 déjà, Wikimedia, la fondation gérant Wikipedia prévoit un budget de 30 millions de dollars. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|''''''Croissance de Wikipedia en quelques chiffres'''''&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/wikipedia:Multilingual_statistics « Multilingual statistics »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;''' &lt;br /&gt;
'''Janvier 2001'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 1 (anglais)&lt;br /&gt;
'''Janvier 2004'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 52 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 420 562 &lt;br /&gt;
* Croissance pour l'année : + 216 % &lt;br /&gt;
'''Décembre 2009'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 271 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 53 607 240 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 823 676 573 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 647 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 21 125 164 &lt;br /&gt;
'''Août 2011'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 282 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 73 588 440 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 1 186 059 652 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 636 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 30 558 156 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Anecdotes''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contactée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le bug'''. Un internaute paniqué : « J'étais sur votre site internet, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! » Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La dictée'''. Un autre netizen qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon. » Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Écoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine dont traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipedia, si vous surfez sur d'autres portails internet et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipedia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des dix sites internet les plus visités au monde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html France : Wikipédia dans le top 10 des sites Web], Alexandre Laurent, [www.clubic.com www.clubic.com] (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction modifier en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipedia, ou sur d'autres wikis d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Utilisez-vous ces possibilités ?&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16588</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16588"/>
				<updated>2016-07-20T13:20:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki Wiki],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [bazar bazar],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Success_Story success story],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_horizontale organisation horizontale],[https://en.wikipedia.org/wiki/Bottom-up bottom-up],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal encyclopédie participtive], savoir pour tous.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nupedia Nupedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=wikipedia Wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jimmy+Wales%22 Jimmy Wales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rms RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikimedia Wikimedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Florence Devouard], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Sanger Sanger Larry], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Devouard Florence], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A6dia_Britannica Encyclopaedia Britannica].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikipedia-logo.png|thumb|Logo de Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le web Nupedia, une encyclopédie libre. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. L'ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l'aide d'experts. La progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipedia le 15 janvier 2001. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, Wikipedia va vite détrôner Nupedia, la somme de contributions des internautes se révélant beaucoup plus dynamique et efficace que celle d'un comité d'experts ! Dans le tandem Nupedia/Wikipedia, on retrouve la même opposition entre l'organisation cathédrale et l'organisation bazar. L'histoire de Wikipedia démontre la validité et l'efficience d'une organisation de type horizontal, capable d'ériger une cathédrale du savoir par une approche bottom-up (du bas vers le haut). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia est ainsi née, presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, Wikipedia a immédiatement abouti à la production de centaines d'articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonnée à l'automne 2002 alors que vingt-quatre articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l'avis de Sanger, « ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia. »&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikipedia Article « Histoire de Wikipedia »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critiques de la qualité et de la fiabilité de Wikipedia== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré son succès, Wikipedia a fait (et fait encore) l'objet de nombreuses critiques. Mais on peut le comprendre : comment un tel projet, qui bouscule l'ordre très académique du monde encyclopédique, pourrait-il laisser indifférent ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipedia, Francis Marmande déclarait dans Le Monde du 1er février 2007 que Wikipedia est « un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans, Wikipedia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre ». D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous &amp;lt;ref&amp;gt; [http://bookzz.org/book/682090/126029 Open for business], Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn, Groningue (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les critiques se font plus rares... Wikipedia est devenue la plus grande encyclopédie contemporaine et internationale. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature], n°438, pp. 900-901, Décembre 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première décennie de ce XXIe siècle, Wikipedia, c'est…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un des dix sites les plus consultés au monde ; &lt;br /&gt;
* En moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits (modifications) quotidiens ; &lt;br /&gt;
* Un nombre de mots dépassant les 2,5 milliards ; &lt;br /&gt;
* Une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en termes de visiteurs/trafic/serveurs ; &lt;br /&gt;
* Plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul) ; &lt;br /&gt;
1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers) ; &lt;br /&gt;
* En 2012 déjà, Wikimedia, la fondation gérant Wikipedia prévoit un budget de 30 millions de dollars. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|''''''Croissance de Wikipedia en quelques chiffres'''''&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/wikipedia:Multilingual_statistics « Multilingual statistics »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;''' &lt;br /&gt;
'''Janvier 2001'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 1 (anglais)&lt;br /&gt;
'''Janvier 2004'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 52 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 420 562 &lt;br /&gt;
* Croissance pour l'année : + 216 % &lt;br /&gt;
'''Décembre 2009'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 271 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 53 607 240 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 823 676 573 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 647 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 21 125 164 &lt;br /&gt;
'''Août 2011'''&amp;lt;/br&amp;gt;&lt;br /&gt;
* Nombre de langues : 282 &lt;br /&gt;
* Nombre d'articles : 73 588 440 &lt;br /&gt;
* Edits (modifications) : 1 186 059 652 &lt;br /&gt;
* Administrateurs : 4 636 &lt;br /&gt;
* Utilisateurs actifs : 30 558 156 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Anecdotes''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contactée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le bug'''. Un internaute paniqué : « J'étais sur votre site internet, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! » Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La dictée'''. Un autre netizen qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon. » Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Écoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine dont traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipedia, si vous surfez sur d'autres portails internet et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipedia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des dix sites internet les plus visités au monde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html France : Wikipédia dans le top 10 des sites Web], Alexandre Laurent, [www.clubic.com www.clubic.com] (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction modifier en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipedia, ou sur d'autres wikis d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Utilisez-vous ces possibilités ?&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16586</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=16586"/>
				<updated>2016-07-20T13:11:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki Wiki],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [bazar bazar],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Success_Story success story],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_horizontale organisation horizontale],[https://en.wikipedia.org/wiki/Bottom-up bottom-up],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal encyclopédie participtive], savoir pour tous.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Nupedia Nupedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=wikipedia Wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jimmy+Wales%22 Jimmy Wales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/rms RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikimedia Wikimedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Florence Devouard], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Sanger Sanger Larry], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Devouard Devouard Florence], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A6dia_Britannica Encyclopaedia Britannica].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikipedia-logo.png|thumb|Logo de Wikipédia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2000, Jimmy Wales met en ligne sur le web Nupedia, une encyclopédie libre. Il bénéficie pour cela du soutien de la société Bomis, dont il est l'actionnaire majoritaire. Larry Sanger est engagé dans cette société au titre de rédacteur en chef. L'ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l'aide d'experts. La progression du nombre d'articles est très lente. Le 2 janvier 2001, Larry Sanger a une conversation avec le programmeur Ben Kovitz, qui lui explique le concept du wiki. À cause de la frustration occasionnée par la lenteur de la progression de Nupedia, Larry Sanger propose à Jimmy Wales la création d'un wiki afin d'accroître la vitesse de développement des articles, ce qui donne lieu au lancement formel de Wikipedia le 15 janvier 2001. Ce nouveau projet devait servir à fournir du contenu textuel selon une méthode plus souple, permettant ensuite éventuellement d'alimenter Nupedia, après un passage par le filtre d'un comité d'experts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, Wikipedia va vite détrôner Nupedia, la somme de contributions des internautes se révélant beaucoup plus dynamique et efficace que celle d'un comité d'experts ! Dans le tandem Nupedia/Wikipedia, on retrouve la même opposition entre l'organisation cathédrale et l'organisation bazar. L'histoire de Wikipedia démontre la validité et l'efficience d'une organisation de type horizontal, capable d'ériger une cathédrale du savoir par une approche bottom-up (du bas vers le haut). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia est ainsi née, presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, Wikipedia a immédiatement abouti à la production de centaines d'articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonnée à l'automne 2002 alors que vingt-quatre articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l'avis de Sanger, « ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia. »&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Wikipedia Article « Histoire de Wikipedia »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Critiques de la qualité et de la fiabilité de Wikipedia== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgré son succès, Wikipedia a fait (et fait encore) l'objet de nombreuses critiques. Mais on peut le comprendre : comment un tel projet, qui bouscule l'ordre très académique du monde encyclopédique, pourrait-il laisser indifférent ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipedia, Francis Marmande déclarait dans Le Monde du 1er février 2007 que Wikipedia est « un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans, Wikipedia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre ». D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous &amp;lt;ref&amp;gt; [http://bookzz.org/book/682090/126029 Open for business], Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn, Groningue (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les critiques se font plus rares... Wikipedia est devenue la plus grande encyclopédie contemporaine et internationale. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature], n°438, pp. 900-901, Décembre 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la première décennie de ce XXIe siècle, Wikipedia, c'est…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un des dix sites les plus consultés au monde ; &lt;br /&gt;
* En moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits (modifications) quotidiens ; &lt;br /&gt;
* Un nombre de mots dépassant les 2,5 milliards ; &lt;br /&gt;
* Une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en termes de visiteurs/trafic/serveurs ; &lt;br /&gt;
* Plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul) ; &lt;br /&gt;
1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers) ; &lt;br /&gt;
* En 2012 déjà, Wikimedia, la fondation gérant Wikipedia prévoit un budget de 30 millions de dollars. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|''''''Croissance de Wikipedia en quelques chiffres'''''&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://en.wikipedia.org/wiki/wikipedia:Multilingual_statistics « Multilingual statistics »], Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;''' &lt;br /&gt;
'''Janvier 2001'''&lt;br /&gt;
Nombre d'articles : 1 (anglais)&lt;br /&gt;
'''Janvier 2004'''&lt;br /&gt;
Nombre de langues : 52 &lt;br /&gt;
Nombre d'articles : 420 562 &lt;br /&gt;
Croissance pour l'année : + 216 % &lt;br /&gt;
'''Décembre 2009'''&lt;br /&gt;
Nombre de langues : 271 &lt;br /&gt;
Nombre d'articles : 53 607 240 &lt;br /&gt;
Edits (modifications) : 823 676 573 &lt;br /&gt;
Administrateurs : 4 647 &lt;br /&gt;
Utilisateurs actifs : 21 125 164 &lt;br /&gt;
'''Août 2011'''&lt;br /&gt;
Nombre de langues : 282 &lt;br /&gt;
Nombre d'articles : 73 588 440 &lt;br /&gt;
Edits (modifications) : 1 186 059 652 &lt;br /&gt;
Administrateurs : 4 636 &lt;br /&gt;
Utilisateurs actifs : 30 558 156 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Anecdotes''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Florence Devouard est la présidente de la fondation Wikimedia, qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contactée : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le bug'''. Un internaute paniqué : « J'étais sur votre site internet, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! » Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La dictée'''. Un autre netizen qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon. » Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Écoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine dont traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipedia, si vous surfez sur d'autres portails internet et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information. ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, Wikipedia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des dix sites internet les plus visités au monde&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html France : Wikipédia dans le top 10 des sites Web], Alexandre Laurent, [www.clubic.com www.clubic.com] (2007).&amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction modifier en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipedia, ou sur d'autres wikis d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Utilisez-vous ces possibilités ?&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16578</id>
		<title>A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16578"/>
				<updated>2016-07-20T12:34:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 certification par les pairs],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Interaction interaction],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration modération],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance gouvernance],[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_collaborative société collabortive], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia wikipedia], [https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89kop%C3%A9dia Ekopedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikimedia Wikimedia],[https://www.wikiversity.org/ Wikiversity],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ward_Cunningham Cunningham Ward],[https://fr.wikipedia.org/wiki/WikiWikiWeb WikiWikiWeb].''&lt;br /&gt;
--------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La citadelle du savoir'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'histoire du savoir est une histoire de mystères. Dans l'Europe médiévale, la connaissance était réservée à une toute petite minorité de privilégiés : les moines d'abord, qui cloîtraient leurs ouvrages savants dans d'immenses bibliothèques privées ; quelques aristocrates aussi, férus de sciences, de littérature ou de langues étrangères, qui avaient la possibilité de se procurer les quelques manuscrits en circulation. Il s'agissait alors du seul support à même de transmettre des informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres étaient particulièrement onéreux et leurs lecteurs potentiels guère abondants, d'autant que la plupart des textes étaient rédigés en latin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est avec l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, que tout s'accélère. Plus nombreux, moins coûteux, les livres font progressivement l'objet de traductions qui les rendent plus accessibles. Mais il faudra attendre encore longtemps avant que l'ensemble d'une population puisse disposer de l'instruction nécessaire (apprentissage de la lecture) pour que le savoir soit démocratisé au fil des siècles et soit enfin considéré comme un bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage des connaissances a trouvé dans internet son média d'élection. Avec le web, ce sont toutes les classes sociales, toutes les nationalités, tous les âges qui peuvent avoir accès à une somme d'informations gratuites et infiniment étendues. La circulation des connaissances n'est plus contrôlée par un petit nombre d'érudits : elle est dynamisée par la masse des internautes, sans restriction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique a révolutionné notre conception du savoir et du partage de l'information. Les encyclopédies telles que Wikipedia ou Ekopedia sont l'illustration parfaite de cette nouvelle compréhension du savoir : chacun peut en bénéficier et surtout y contribuer. Plus précise et exhaustive que jamais, l'information est universellement disponible. L'irruption d'un média aussi innovant a des répercussions multiples et fondamentales sur la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les encyclopédies participatives permettent à tout un chacun d'accéder à l'échange d'informations, à l'explication et à la définition de notions essentielles et de pratiques durables. Cette contribution permanente permet la mise en place d'un nouveau fonctionnement social, basé sur l'entraide et le partage, sur le nivellement des différences sociales et sur la relativisation des distances géographiques. Elle autorise un partage du savoir détaché des questions de religion, de couleur, de sexe, de nationalité ou encore de classe sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'apprentissage par l'expérience==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À nouvel outil, nouvelles compétences, qui se conjuguent volontiers en simultané. Ainsi, l'expertise technique qui permet d'éditer une page dans un wiki s'enrichit-elle de la compétence sociale ainsi mise en œuvre, déployée dans un écosystème d'intelligence collective par interaction et confrontation de visions. Dans le même temps, le respect de règles d'éthique aide à prendre conscience de l'importance de chacune de nos actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''culture wiki'' revendique : [[Fichier:Schema 4 types de wiki.png|400px|thumb|Les 4 types d'environnements wiki -héo Bondolfi [CC-BY-SA 3.0] http://www.wikinomics-project.eu]]&lt;br /&gt;
* La citation des sources (ce que je relate a été dit par Untel) ; &lt;br /&gt;
* La culture de l'hyper-objectivité (être au plus vrai, sans parti-pris) ; &lt;br /&gt;
* Les limites de l'autopromotion (faire sa propre pub) ; &lt;br /&gt;
* La non-discrimination radicale (les mêmes droits pour chacun) ; &lt;br /&gt;
* La certification par les pairs (je confirme ce qui est écrit par un autre) ; &lt;br /&gt;
* La hiérarchie de contributions, plutôt que la hiérarchie de statut ; &lt;br /&gt;
* La culture de la modération, où chaque proposition peut être remise en question ; &lt;br /&gt;
* La gestion citoyenne des bases de données pour partager l'information, devenue un patrimoine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Wiki : mode d'emploi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki est un type de plateforme internet créé pour que tout le monde puisse y participer rapidement et facilement. Une trace des contributions de chacun reste visible pour chaque page et un système de contrôle participatif doté d'un système d'alerte évite le vandalisme (ou plutôt le rend facilement réversible). Les wikis servent notamment à définir notions et mots-clés comme dans une encyclopédie, mais l'étendue de leurs usages est plus vaste encore. On peut les mettre en œuvre dans un projet commun, comme l'élaboration d'une lettre, la diffusion d'une pétition, la rédaction d'un livre ou d'un mode d'emploi, l'écriture d'un manifeste ou d'un scénario de cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki le plus connu est Wikipedia, lancé par la fondation Wikimedia, elle-même à l'origine de nombreux autres projets : Wikiquote, recueil de citations, ou Wikiversity – une communauté pédagogique libre, accessible à tous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les plateformes internet de type wiki sont aussi utilisées par d'autres groupes parmi lesquels Ekopedia, l'encyclopédie des pratiques durables. Tout individu ou organisation peut installer un logiciel wiki sur un serveur et choisir à sa guise le nombre de langues disponibles dans son interface d'administration, le système d'alertes et le mode de contrôle de l'information. L'initiateur de la plateforme peut laisser tous les internautes y accéder ou apposer quelques restrictions à l'entrée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le premier logiciel wiki date de 1995. Il a été développé par Ward Cunningham, pour le faire tourner sur le web, comme un service de blog. Ward l’a baptisé WikiWikiWeb, en référence au mot hawaïen wikiwiki, qui signifie très vite au sens simple, informel, sans lourdeurs administratives. La revue The Economist a cependant remarqué que le mot wiki peut être interprété comme l'acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais »).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces dernières années sont apparus de nombreux projets concurrents ou complémentaires à Wikipedia. Même s'ils ne bénéficient pas de la même notoriété, certains d'entre eux sont intéressants et très utiles à la culture participative et citoyenne qui se développe sur internet. Le logiciel wiki tourne aussi au service de très nombreux autres projets. Selon une étude de NetStrategy en 2010, près de 40 % des PME occidentales auraient installé un wiki pour gérer leurs ressources d'information internes : mode d'emploi, projets de lettre, règlement d'entreprise... Seules environ 20 % les utilisent vraiment.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un conseil : partout où vous passerez, prenez le temps de lire les modes d'emploi. Le wiki est le royaume des chevaliers qui savent lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16576</id>
		<title>A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16576"/>
				<updated>2016-07-20T12:34:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 certification par les pairs],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Interaction interaction],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration modération],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance gouvernance],[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_collaborative société collabortive], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia wikipedia].'',[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89kop%C3%A9dia Ekopedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikimedia Wikimedia],[https://www.wikiversity.org/ Wikiversity],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ward_Cunningham Cunningham Ward],[https://fr.wikipedia.org/wiki/WikiWikiWeb WikiWikiWeb].''&lt;br /&gt;
--------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La citadelle du savoir'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'histoire du savoir est une histoire de mystères. Dans l'Europe médiévale, la connaissance était réservée à une toute petite minorité de privilégiés : les moines d'abord, qui cloîtraient leurs ouvrages savants dans d'immenses bibliothèques privées ; quelques aristocrates aussi, férus de sciences, de littérature ou de langues étrangères, qui avaient la possibilité de se procurer les quelques manuscrits en circulation. Il s'agissait alors du seul support à même de transmettre des informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres étaient particulièrement onéreux et leurs lecteurs potentiels guère abondants, d'autant que la plupart des textes étaient rédigés en latin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est avec l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, que tout s'accélère. Plus nombreux, moins coûteux, les livres font progressivement l'objet de traductions qui les rendent plus accessibles. Mais il faudra attendre encore longtemps avant que l'ensemble d'une population puisse disposer de l'instruction nécessaire (apprentissage de la lecture) pour que le savoir soit démocratisé au fil des siècles et soit enfin considéré comme un bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage des connaissances a trouvé dans internet son média d'élection. Avec le web, ce sont toutes les classes sociales, toutes les nationalités, tous les âges qui peuvent avoir accès à une somme d'informations gratuites et infiniment étendues. La circulation des connaissances n'est plus contrôlée par un petit nombre d'érudits : elle est dynamisée par la masse des internautes, sans restriction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique a révolutionné notre conception du savoir et du partage de l'information. Les encyclopédies telles que Wikipedia ou Ekopedia sont l'illustration parfaite de cette nouvelle compréhension du savoir : chacun peut en bénéficier et surtout y contribuer. Plus précise et exhaustive que jamais, l'information est universellement disponible. L'irruption d'un média aussi innovant a des répercussions multiples et fondamentales sur la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les encyclopédies participatives permettent à tout un chacun d'accéder à l'échange d'informations, à l'explication et à la définition de notions essentielles et de pratiques durables. Cette contribution permanente permet la mise en place d'un nouveau fonctionnement social, basé sur l'entraide et le partage, sur le nivellement des différences sociales et sur la relativisation des distances géographiques. Elle autorise un partage du savoir détaché des questions de religion, de couleur, de sexe, de nationalité ou encore de classe sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'apprentissage par l'expérience==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À nouvel outil, nouvelles compétences, qui se conjuguent volontiers en simultané. Ainsi, l'expertise technique qui permet d'éditer une page dans un wiki s'enrichit-elle de la compétence sociale ainsi mise en œuvre, déployée dans un écosystème d'intelligence collective par interaction et confrontation de visions. Dans le même temps, le respect de règles d'éthique aide à prendre conscience de l'importance de chacune de nos actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''culture wiki'' revendique : [[Fichier:Schema 4 types de wiki.png|400px|thumb|Les 4 types d'environnements wiki -héo Bondolfi [CC-BY-SA 3.0] http://www.wikinomics-project.eu]]&lt;br /&gt;
* La citation des sources (ce que je relate a été dit par Untel) ; &lt;br /&gt;
* La culture de l'hyper-objectivité (être au plus vrai, sans parti-pris) ; &lt;br /&gt;
* Les limites de l'autopromotion (faire sa propre pub) ; &lt;br /&gt;
* La non-discrimination radicale (les mêmes droits pour chacun) ; &lt;br /&gt;
* La certification par les pairs (je confirme ce qui est écrit par un autre) ; &lt;br /&gt;
* La hiérarchie de contributions, plutôt que la hiérarchie de statut ; &lt;br /&gt;
* La culture de la modération, où chaque proposition peut être remise en question ; &lt;br /&gt;
* La gestion citoyenne des bases de données pour partager l'information, devenue un patrimoine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Wiki : mode d'emploi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki est un type de plateforme internet créé pour que tout le monde puisse y participer rapidement et facilement. Une trace des contributions de chacun reste visible pour chaque page et un système de contrôle participatif doté d'un système d'alerte évite le vandalisme (ou plutôt le rend facilement réversible). Les wikis servent notamment à définir notions et mots-clés comme dans une encyclopédie, mais l'étendue de leurs usages est plus vaste encore. On peut les mettre en œuvre dans un projet commun, comme l'élaboration d'une lettre, la diffusion d'une pétition, la rédaction d'un livre ou d'un mode d'emploi, l'écriture d'un manifeste ou d'un scénario de cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki le plus connu est Wikipedia, lancé par la fondation Wikimedia, elle-même à l'origine de nombreux autres projets : Wikiquote, recueil de citations, ou Wikiversity – une communauté pédagogique libre, accessible à tous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les plateformes internet de type wiki sont aussi utilisées par d'autres groupes parmi lesquels Ekopedia, l'encyclopédie des pratiques durables. Tout individu ou organisation peut installer un logiciel wiki sur un serveur et choisir à sa guise le nombre de langues disponibles dans son interface d'administration, le système d'alertes et le mode de contrôle de l'information. L'initiateur de la plateforme peut laisser tous les internautes y accéder ou apposer quelques restrictions à l'entrée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le premier logiciel wiki date de 1995. Il a été développé par Ward Cunningham, pour le faire tourner sur le web, comme un service de blog. Ward l’a baptisé WikiWikiWeb, en référence au mot hawaïen wikiwiki, qui signifie très vite au sens simple, informel, sans lourdeurs administratives. La revue The Economist a cependant remarqué que le mot wiki peut être interprété comme l'acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais »).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces dernières années sont apparus de nombreux projets concurrents ou complémentaires à Wikipedia. Même s'ils ne bénéficient pas de la même notoriété, certains d'entre eux sont intéressants et très utiles à la culture participative et citoyenne qui se développe sur internet. Le logiciel wiki tourne aussi au service de très nombreux autres projets. Selon une étude de NetStrategy en 2010, près de 40 % des PME occidentales auraient installé un wiki pour gérer leurs ressources d'information internes : mode d'emploi, projets de lettre, règlement d'entreprise... Seules environ 20 % les utilisent vraiment.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un conseil : partout où vous passerez, prenez le temps de lire les modes d'emploi. Le wiki est le royaume des chevaliers qui savent lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16573</id>
		<title>A l'assaut des encyclopédies numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=A_l%27assaut_des_encyclop%C3%A9dies_num%C3%A9riques&amp;diff=16573"/>
				<updated>2016-07-20T12:32:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22certification+par+les+pairs%22 certification par les pairs],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Interaction interaction],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mod%C3%A9ration modération],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance gouvernance],[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_collaborative société collabortive], , [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia wikipedia].'',[https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89kop%C3%A9dia Ekopedia],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikimedia Wikimedia],[https://www.wikiversity.org/ Wikiversity],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Ward_Cunningham Cunningham Ward],[https://fr.wikipedia.org/wiki/WikiWikiWeb WikiWikiWeb].&lt;br /&gt;
--------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La citadelle du savoir'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'histoire du savoir est une histoire de mystères. Dans l'Europe médiévale, la connaissance était réservée à une toute petite minorité de privilégiés : les moines d'abord, qui cloîtraient leurs ouvrages savants dans d'immenses bibliothèques privées ; quelques aristocrates aussi, férus de sciences, de littérature ou de langues étrangères, qui avaient la possibilité de se procurer les quelques manuscrits en circulation. Il s'agissait alors du seul support à même de transmettre des informations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les livres étaient particulièrement onéreux et leurs lecteurs potentiels guère abondants, d'autant que la plupart des textes étaient rédigés en latin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est avec l'invention de l'imprimerie, au XVe siècle, que tout s'accélère. Plus nombreux, moins coûteux, les livres font progressivement l'objet de traductions qui les rendent plus accessibles. Mais il faudra attendre encore longtemps avant que l'ensemble d'une population puisse disposer de l'instruction nécessaire (apprentissage de la lecture) pour que le savoir soit démocratisé au fil des siècles et soit enfin considéré comme un bien commun. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le partage des connaissances a trouvé dans internet son média d'élection. Avec le web, ce sont toutes les classes sociales, toutes les nationalités, tous les âges qui peuvent avoir accès à une somme d'informations gratuites et infiniment étendues. La circulation des connaissances n'est plus contrôlée par un petit nombre d'érudits : elle est dynamisée par la masse des internautes, sans restriction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique a révolutionné notre conception du savoir et du partage de l'information. Les encyclopédies telles que Wikipedia ou Ekopedia sont l'illustration parfaite de cette nouvelle compréhension du savoir : chacun peut en bénéficier et surtout y contribuer. Plus précise et exhaustive que jamais, l'information est universellement disponible. L'irruption d'un média aussi innovant a des répercussions multiples et fondamentales sur la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les encyclopédies participatives permettent à tout un chacun d'accéder à l'échange d'informations, à l'explication et à la définition de notions essentielles et de pratiques durables. Cette contribution permanente permet la mise en place d'un nouveau fonctionnement social, basé sur l'entraide et le partage, sur le nivellement des différences sociales et sur la relativisation des distances géographiques. Elle autorise un partage du savoir détaché des questions de religion, de couleur, de sexe, de nationalité ou encore de classe sociale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'apprentissage par l'expérience==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À nouvel outil, nouvelles compétences, qui se conjuguent volontiers en simultané. Ainsi, l'expertise technique qui permet d'éditer une page dans un wiki s'enrichit-elle de la compétence sociale ainsi mise en œuvre, déployée dans un écosystème d'intelligence collective par interaction et confrontation de visions. Dans le même temps, le respect de règles d'éthique aide à prendre conscience de l'importance de chacune de nos actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''culture wiki'' revendique : [[Fichier:Schema 4 types de wiki.png|400px|thumb|Les 4 types d'environnements wiki -héo Bondolfi [CC-BY-SA 3.0] http://www.wikinomics-project.eu]]&lt;br /&gt;
* La citation des sources (ce que je relate a été dit par Untel) ; &lt;br /&gt;
* La culture de l'hyper-objectivité (être au plus vrai, sans parti-pris) ; &lt;br /&gt;
* Les limites de l'autopromotion (faire sa propre pub) ; &lt;br /&gt;
* La non-discrimination radicale (les mêmes droits pour chacun) ; &lt;br /&gt;
* La certification par les pairs (je confirme ce qui est écrit par un autre) ; &lt;br /&gt;
* La hiérarchie de contributions, plutôt que la hiérarchie de statut ; &lt;br /&gt;
* La culture de la modération, où chaque proposition peut être remise en question ; &lt;br /&gt;
* La gestion citoyenne des bases de données pour partager l'information, devenue un patrimoine.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Wiki : mode d'emploi==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki est un type de plateforme internet créé pour que tout le monde puisse y participer rapidement et facilement. Une trace des contributions de chacun reste visible pour chaque page et un système de contrôle participatif doté d'un système d'alerte évite le vandalisme (ou plutôt le rend facilement réversible). Les wikis servent notamment à définir notions et mots-clés comme dans une encyclopédie, mais l'étendue de leurs usages est plus vaste encore. On peut les mettre en œuvre dans un projet commun, comme l'élaboration d'une lettre, la diffusion d'une pétition, la rédaction d'un livre ou d'un mode d'emploi, l'écriture d'un manifeste ou d'un scénario de cours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le wiki le plus connu est Wikipedia, lancé par la fondation Wikimedia, elle-même à l'origine de nombreux autres projets : Wikiquote, recueil de citations, ou Wikiversity – une communauté pédagogique libre, accessible à tous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les plateformes internet de type wiki sont aussi utilisées par d'autres groupes parmi lesquels Ekopedia, l'encyclopédie des pratiques durables. Tout individu ou organisation peut installer un logiciel wiki sur un serveur et choisir à sa guise le nombre de langues disponibles dans son interface d'administration, le système d'alertes et le mode de contrôle de l'information. L'initiateur de la plateforme peut laisser tous les internautes y accéder ou apposer quelques restrictions à l'entrée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le premier logiciel wiki date de 1995. Il a été développé par Ward Cunningham, pour le faire tourner sur le web, comme un service de blog. Ward l’a baptisé WikiWikiWeb, en référence au mot hawaïen wikiwiki, qui signifie très vite au sens simple, informel, sans lourdeurs administratives. La revue The Economist a cependant remarqué que le mot wiki peut être interprété comme l'acronyme de « What I Know Is » (littéralement : « Ce que je sais est » ou « Voici ce que je sais »).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces dernières années sont apparus de nombreux projets concurrents ou complémentaires à Wikipedia. Même s'ils ne bénéficient pas de la même notoriété, certains d'entre eux sont intéressants et très utiles à la culture participative et citoyenne qui se développe sur internet. Le logiciel wiki tourne aussi au service de très nombreux autres projets. Selon une étude de NetStrategy en 2010, près de 40 % des PME occidentales auraient installé un wiki pour gérer leurs ressources d'information internes : mode d'emploi, projets de lettre, règlement d'entreprise... Seules environ 20 % les utilisent vraiment.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un conseil : partout où vous passerez, prenez le temps de lire les modes d'emploi. Le wiki est le royaume des chevaliers qui savent lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16558</id>
		<title>L'Homo Numericus habiterait Genève</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16558"/>
				<updated>2016-07-20T11:10:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9mocratie démocratie],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_des_technologies_de_l'information gouvernance],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberespace cyberespace], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collectif collectif], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette nétiquette],[http://www.rtbf.be/auvio/detail_wikipedia-le-nouveau-partage-du-savoir?id=1868739 partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture de don],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Village_plan%C3%A9taire village global],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Politiques_d'int%C3%A9gration_en_France politique d'intégration].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:'''&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22homo+numericus%22 homo numericus], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Pierre+Mounier%22 Pierre Mounier],[http://www.ynternet.org/ Ynternet.org], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau Rousseau Jean-Jacques], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_gestion_de_contenu logiciels CMS], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_publication_pour_l'Internet Système de Publication pour l'internet Partagé(Spip]), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Hannah_Arendt Arendt Hannah], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU GNU/Linux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian Debian], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan McLuhan Marshall].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Par Pierre Mounier'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Piotrr 1-small177.jpg|Thumb]] ''Auteur du livre Les maîtres du réseau&amp;lt;ref&amp;gt;Les maîtres du réseau, Pierre Mounier, La Découverte (2002).&amp;lt;/ref&amp;gt; ''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Directeur-adjoint du Centre pour l’édition électronique ouverte CLEO/Revues.org, il est le fondateur et l'éditeur du blog ''Homo Numericus'', qui traite des enjeux de société liés aux technologies numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si j’avais eu à choisir le lieu de ma naissance, j’aurais choisi une société d’une grandeur bornée par l’étendue des facultés humaines, c’est-à-dire par la possibilité d’être bien gouverné, et où chacun se satisferait de son emploi, nul n’aurait été contraint de soumettre à d’autres les fonctions dont il serait chargé : un État où tous les particuliers se connaîtraient entre eux, où ni les manœuvres obscures du vice ni la modestie de la vertu n’eussent pu se dérober aux regards et au jugement du public, et où cette douce habitude de se voir et de se connaître, fît de l’amour de la patrie l’amour des citoyens plutôt que celui de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au moment d’entamer son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Jean-Jacques Rousseau choisit par une dédicace de rendre hommage à sa patrie natale, la République de Genève, dont il célèbre les vertus démocratiques et qui lui permet, dit-il, de définir les contours d’un gouvernement exemplaire. L’expérience de la citoyenneté telle que la décrit Rousseau est passablement exotique pour le Français que je suis, pour qui cette expérience est davantage théorique que pratique, plus déléguée à l’État qu’« appropriée » par l’ensemble des citoyens, opaque plutôt que transparente, et en tout cas, bien peu fondée sur l’« amour des citoyens », surtout sous certains gouvernements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est bien plus familière en revanche, pour l’internaute que je suis devenu, qui fit l’expérience dès ses premiers pas dans le cyberespace de ce qu’on pourrait appeler une citoyenneté de proximité. Cette citoyenneté dont la définition ne suppose pas l’État, s’épanouit dans les mille espaces collectifs, de plus ou moins grande taille, plus ou moins élaborés, qui forment la véritable structure d’internet : listes de discussions, forums publics, blogs où naissent de véritables espaces de discussion, espaces de partage et systèmes collaboratifs comme les wikis, jusqu’à Wikipedia qui constitue, à mon avis, l’exemple le plus élaboré à l’heure actuelle de ce qu’est la citoyenneté numérique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« C’était il y a presque dix ans. J’avais créé mon site web, Homo Numericus, quelque temps auparavant, que je concevais comme beaucoup de gens à l’époque, à la main, page par page, avec un logiciel de conception de site du type Dreamweaver. Puis je découvre l’univers des CMS, ces logiciels de gestion de contenus sur le web, qui permettent de publier très facilement des articles sur un site. Bien entendu, je commence par tester le standard de l’époque : Phpnuke, mais qui me rebute du fait de sa complexité technique et des nombreux bugs qui en empêchent le fonctionnement. Et voici Spip, Système de Publication pour l’internet Partagé, un logiciel libre aussi, mais beaucoup plus facile à installer et utiliser, disposant de nombreuses fonctionnalités et d’un système de gabarits permettant de personnaliser facilement l’apparence de son site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas pour ses qualités techniques que ce logiciel m’a plu et que je l’ai adopté. C’est bien plutôt la qualité de la communauté humaine constituée par l’ensemble de ses utilisateurs et de ses développeurs qui m’a séduit et l’accueil fait au newbie que j’étais sur la liste de discussion des utilisateurs du logiciel. Contrairement à ce que l’on dit mécaniquement, l’expérience de la citoyenneté ne se vit pas dans le secret de l’isoloir – c’est une expérience anecdotique – mais bien plutôt dans la « mise en commun des paroles et des actes », selon la belle expression d’Hannah Arendt, que constitue l’insertion au sein de collectifs humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Or, jusque-là, mon expérience des collectifs – partis politiques et associations – était peu engageante, faite pour l’essentiel de réunions un peu glauques à deux pelés et trois tondus après les heures de bureau. Sur la liste de discussion de Spip, j’ai trouvé au contraire ce qui constituait à mon grand étonnement un véritable espace public, dynamique et vivant, rassemblant toujours plus de personnes – plus de mille quatre cents aujourd’hui –, échangeant toutes sortes d’informations et d’opinions sur tous les sujets relatifs au logiciel : des trucs et astuces pratiques bien sûr, mais aussi de véritables discussions sur les orientations générales du développement du logiciel, sur la notion de logiciel libre et plus largement sur la régulation d’internet mais aussi, plus étroitement, sur la régulation de la liste elle-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est en effet une caractéristique importante de ce type de liste qu’une partie des messages construisent des discussions « méta », sur la manière dont les échanges doivent se dérouler sur cet espace ; les comportements acceptables et ceux qui ne le sont pas, comment gérer les innombrables conflits qui émaillent ces échanges, comment permettre à tous de participer, et surtout, comment auto-réguler cet espace sans chef, gouvernement, ni police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En bref, ce qu’on appelle la nétiquette. J’ai donc d’abord fait l’expérience d’un collectif ouvert, sans barrière, et basé sur l’entraide, c’est-à-dire permettant à l’utilisateur, aidé par d’autres lorsqu’il débute, d’être très rapidement en position d’aider à son tour, et de faire évoluer sa participation à la communauté vers des formes plus élaborées : rédaction de documentation, organisation de formations et d’événements, actions de communication, partage de gabarits, jusqu’à l’écriture du code lui-même. Une vidéo&amp;lt;ref&amp;gt; Historique du développement de SPIP sur : [http://www.vimeo.com/3078702 www.vimeo.com/3078702] &amp;lt;/ref&amp;gt; montre l’agrégation, année après année, de nouveaux développeurs qui viennent aider à la programmation du logiciel, sur la base du seul volontariat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Autrement dit, j’ai trouvé là un espace collectif accueillant au nouveau venu et mettant concrètement en œuvre une véritable politique d’intégration, plutôt inverse de celle que nous expérimentons actuellement au sein des espaces nationaux. Je dois donc dire que c’est sur cette liste, cette « Cyber-Genève » en quelque sorte, et quelques autres espaces publics en ligne où je me suis investi depuis, que j’ai fait mon éducation politique en ligne. Celle-ci s’est faite au moyen de l’apprentissage concret parce que basé sur la proximité, d’une sociabilité particulière qui me semble être au fondement de la citoyenneté numérique. Le sociologue Nicolas Auray a montré, à propos de la communauté des développeurs et des utilisateurs de la distribution GNU/Linux Debian, que celle-ci devait s’appréhender comme une cité politique ayant adopté ses propres lois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout à l’égout de la démocratie ». Les déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’État-nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’internet. Car celui-ci n’est pas réductible à des « tuyaux », ni même à des « autoroutes de l’information » comme on le disait dans les années 1990, expressions impliquant un flux héraclitéen, un écoulement perpétuel sans permanence ni résidence, qui n’autorise donc aucune politique possible, sinon imposée de l’extérieur desdits tuyaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est un cyberespace, c’est-à-dire d’abord un espace, et même un espace habité et public, comme le proclamait JP Barlow en 1996. Mais là où La Déclaration d’indépendance du cyberespace faisait fausse route, c’est lorsqu’elle construisait un espace politique unifié en miroir inversé de cet autre, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés, et aussi en interaction les uns avec les autres. Des listes de discussion aux forums, des blogs aux wikis, des BBS aux réseaux sociaux, de Usenet au web 2.0, des jeux massivement multijoueurs aux univers virtuels, c’est la même histoire qui se joue, selon des modalités différentes : c’est la construction d’espaces politiques locaux et interconnectés, c’est l’apprentissage invisible pour des centaines de millions de gens d’une sociabilité de proximité et d’une citoyenneté à taille humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette citoyenneté, je l’ai apprise sur la liste Spip il y a dix ans – en cyber-papy que je commence à devenir, tandis que des millions de jeunes sont, d’une manière ou d’une autre, en train de l’apprendre à leur tour dans World of Warcraft et sur Facebook. La sociologue Danah Boyd a d’ailleurs bien montré, à propos de ces derniers réseaux, quel rôle important ils pouvaient jouer dans la construction de l’identité en société des adolescents qui en sont les principaux utilisateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est très exactement à ce niveau que se pose, à mon avis, la question de l’éducation à la citoyenneté sur internet : celle-ci passe moins par des injonctions globales à respecter des lois nationales abstraites (droit de propriété intellectuelle, droit à l’image), que par l’apprentissage à participer à la vie d’un espace collectif concret qui se donne à lui-même ses propres lois. Être un citoyen, pensait Rousseau, ce n’est pas obéir aux lois, c’est obéir aux lois qu’on se donne. La question doit être posée dans les mêmes termes, mais dans des conditions matérielles différentes à l’heure des technologies numériques : ces technologies sont-elles ouvertes ou exclusives, favorisent-elles des relations sociales conflictuelles ou coopératives et, avant tout, encouragent-elles l’autonomie ou l’hétéronomie ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le cyberespace est le contraire du « village global » que prédisait McLuhan. James Gibson&amp;lt;ref&amp;gt;James Jerome Gibson est un psychologue américain ayant joué un rôle primordial dans le domaine de la perception visuelle. Article « James J. Gibson », Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; se le représentait plutôt comme une sorte de métropole virtuelle « glocalisée » : faite d’un réseau de communautés différenciées mais inter-reliées dans un espace informatique et sémiotique commun. L’expérience de la citoyenneté qui en découle peut être positive ou négative. Certaines communautés sont ouvertes et accueillantes, comme celles que j’ai eu la chance de connaître, d’autres sont intolérantes et violentes, abominables pour certaines d’entre elles. Il reste que ce paysage nouveau, dans sa diversité, définit les conditions concrètes dans lesquelles nous exerçons notre citoyenneté aujourd’hui. Nous habitons Genève. Il va bien falloir s’y habituer. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Copyright Pierre Mounier sous Licence Art Libre'' - août 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours&lt;br /&gt;
Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique, organisé par la fondation Ynternet.org, été 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16556</id>
		<title>L'Homo Numericus habiterait Genève</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16556"/>
				<updated>2016-07-20T11:07:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9mocratie démocratie],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_des_technologies_de_l'information gouvernance],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberespace cyberespace], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collectif collectif], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette nétiquette],[http://www.rtbf.be/auvio/detail_wikipedia-le-nouveau-partage-du-savoir?id=1868739 partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture de don],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Village_plan%C3%A9taire village global],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Politiques_d'int%C3%A9gration_en_France politique d'intégration,]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:'''&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22homo+numericus%22 homo numericus], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Pierre+Mounier%22 Pierre Mounier],[http://www.ynternet.org/ Ynternet.org], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau Rousseau Jean-Jacques], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_gestion_de_contenu logiciels CMS], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_publication_pour_l'Internet Système de Publication pour l'internet Partagé(Spip]), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Hannah_Arendt Arendt Hannah], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU GNU/Linux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian Debian], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan McLuhan Marshall].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Par Pierre Mounier'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Piotrr 1-small177.jpg|Thumb]] ''Auteur du livre Les maîtres du réseau&amp;lt;ref&amp;gt;Les maîtres du réseau, Pierre Mounier, La Découverte (2002).&amp;lt;/ref&amp;gt; ''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Directeur-adjoint du Centre pour l’édition électronique ouverte CLEO/Revues.org, il est le fondateur et l'éditeur du blog ''Homo Numericus'', qui traite des enjeux de société liés aux technologies numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si j’avais eu à choisir le lieu de ma naissance, j’aurais choisi une société d’une grandeur bornée par l’étendue des facultés humaines, c’est-à-dire par la possibilité d’être bien gouverné, et où chacun se satisferait de son emploi, nul n’aurait été contraint de soumettre à d’autres les fonctions dont il serait chargé : un État où tous les particuliers se connaîtraient entre eux, où ni les manœuvres obscures du vice ni la modestie de la vertu n’eussent pu se dérober aux regards et au jugement du public, et où cette douce habitude de se voir et de se connaître, fît de l’amour de la patrie l’amour des citoyens plutôt que celui de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au moment d’entamer son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Jean-Jacques Rousseau choisit par une dédicace de rendre hommage à sa patrie natale, la République de Genève, dont il célèbre les vertus démocratiques et qui lui permet, dit-il, de définir les contours d’un gouvernement exemplaire. L’expérience de la citoyenneté telle que la décrit Rousseau est passablement exotique pour le Français que je suis, pour qui cette expérience est davantage théorique que pratique, plus déléguée à l’État qu’« appropriée » par l’ensemble des citoyens, opaque plutôt que transparente, et en tout cas, bien peu fondée sur l’« amour des citoyens », surtout sous certains gouvernements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est bien plus familière en revanche, pour l’internaute que je suis devenu, qui fit l’expérience dès ses premiers pas dans le cyberespace de ce qu’on pourrait appeler une citoyenneté de proximité. Cette citoyenneté dont la définition ne suppose pas l’État, s’épanouit dans les mille espaces collectifs, de plus ou moins grande taille, plus ou moins élaborés, qui forment la véritable structure d’internet : listes de discussions, forums publics, blogs où naissent de véritables espaces de discussion, espaces de partage et systèmes collaboratifs comme les wikis, jusqu’à Wikipedia qui constitue, à mon avis, l’exemple le plus élaboré à l’heure actuelle de ce qu’est la citoyenneté numérique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« C’était il y a presque dix ans. J’avais créé mon site web, Homo Numericus, quelque temps auparavant, que je concevais comme beaucoup de gens à l’époque, à la main, page par page, avec un logiciel de conception de site du type Dreamweaver. Puis je découvre l’univers des CMS, ces logiciels de gestion de contenus sur le web, qui permettent de publier très facilement des articles sur un site. Bien entendu, je commence par tester le standard de l’époque : Phpnuke, mais qui me rebute du fait de sa complexité technique et des nombreux bugs qui en empêchent le fonctionnement. Et voici Spip, Système de Publication pour l’internet Partagé, un logiciel libre aussi, mais beaucoup plus facile à installer et utiliser, disposant de nombreuses fonctionnalités et d’un système de gabarits permettant de personnaliser facilement l’apparence de son site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas pour ses qualités techniques que ce logiciel m’a plu et que je l’ai adopté. C’est bien plutôt la qualité de la communauté humaine constituée par l’ensemble de ses utilisateurs et de ses développeurs qui m’a séduit et l’accueil fait au newbie que j’étais sur la liste de discussion des utilisateurs du logiciel. Contrairement à ce que l’on dit mécaniquement, l’expérience de la citoyenneté ne se vit pas dans le secret de l’isoloir – c’est une expérience anecdotique – mais bien plutôt dans la « mise en commun des paroles et des actes », selon la belle expression d’Hannah Arendt, que constitue l’insertion au sein de collectifs humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Or, jusque-là, mon expérience des collectifs – partis politiques et associations – était peu engageante, faite pour l’essentiel de réunions un peu glauques à deux pelés et trois tondus après les heures de bureau. Sur la liste de discussion de Spip, j’ai trouvé au contraire ce qui constituait à mon grand étonnement un véritable espace public, dynamique et vivant, rassemblant toujours plus de personnes – plus de mille quatre cents aujourd’hui –, échangeant toutes sortes d’informations et d’opinions sur tous les sujets relatifs au logiciel : des trucs et astuces pratiques bien sûr, mais aussi de véritables discussions sur les orientations générales du développement du logiciel, sur la notion de logiciel libre et plus largement sur la régulation d’internet mais aussi, plus étroitement, sur la régulation de la liste elle-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est en effet une caractéristique importante de ce type de liste qu’une partie des messages construisent des discussions « méta », sur la manière dont les échanges doivent se dérouler sur cet espace ; les comportements acceptables et ceux qui ne le sont pas, comment gérer les innombrables conflits qui émaillent ces échanges, comment permettre à tous de participer, et surtout, comment auto-réguler cet espace sans chef, gouvernement, ni police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En bref, ce qu’on appelle la nétiquette. J’ai donc d’abord fait l’expérience d’un collectif ouvert, sans barrière, et basé sur l’entraide, c’est-à-dire permettant à l’utilisateur, aidé par d’autres lorsqu’il débute, d’être très rapidement en position d’aider à son tour, et de faire évoluer sa participation à la communauté vers des formes plus élaborées : rédaction de documentation, organisation de formations et d’événements, actions de communication, partage de gabarits, jusqu’à l’écriture du code lui-même. Une vidéo&amp;lt;ref&amp;gt; Historique du développement de SPIP sur : [http://www.vimeo.com/3078702 www.vimeo.com/3078702] &amp;lt;/ref&amp;gt; montre l’agrégation, année après année, de nouveaux développeurs qui viennent aider à la programmation du logiciel, sur la base du seul volontariat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Autrement dit, j’ai trouvé là un espace collectif accueillant au nouveau venu et mettant concrètement en œuvre une véritable politique d’intégration, plutôt inverse de celle que nous expérimentons actuellement au sein des espaces nationaux. Je dois donc dire que c’est sur cette liste, cette « Cyber-Genève » en quelque sorte, et quelques autres espaces publics en ligne où je me suis investi depuis, que j’ai fait mon éducation politique en ligne. Celle-ci s’est faite au moyen de l’apprentissage concret parce que basé sur la proximité, d’une sociabilité particulière qui me semble être au fondement de la citoyenneté numérique. Le sociologue Nicolas Auray a montré, à propos de la communauté des développeurs et des utilisateurs de la distribution GNU/Linux Debian, que celle-ci devait s’appréhender comme une cité politique ayant adopté ses propres lois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout à l’égout de la démocratie ». Les déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’État-nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’internet. Car celui-ci n’est pas réductible à des « tuyaux », ni même à des « autoroutes de l’information » comme on le disait dans les années 1990, expressions impliquant un flux héraclitéen, un écoulement perpétuel sans permanence ni résidence, qui n’autorise donc aucune politique possible, sinon imposée de l’extérieur desdits tuyaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est un cyberespace, c’est-à-dire d’abord un espace, et même un espace habité et public, comme le proclamait JP Barlow en 1996. Mais là où La Déclaration d’indépendance du cyberespace faisait fausse route, c’est lorsqu’elle construisait un espace politique unifié en miroir inversé de cet autre, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés, et aussi en interaction les uns avec les autres. Des listes de discussion aux forums, des blogs aux wikis, des BBS aux réseaux sociaux, de Usenet au web 2.0, des jeux massivement multijoueurs aux univers virtuels, c’est la même histoire qui se joue, selon des modalités différentes : c’est la construction d’espaces politiques locaux et interconnectés, c’est l’apprentissage invisible pour des centaines de millions de gens d’une sociabilité de proximité et d’une citoyenneté à taille humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette citoyenneté, je l’ai apprise sur la liste Spip il y a dix ans – en cyber-papy que je commence à devenir, tandis que des millions de jeunes sont, d’une manière ou d’une autre, en train de l’apprendre à leur tour dans World of Warcraft et sur Facebook. La sociologue Danah Boyd a d’ailleurs bien montré, à propos de ces derniers réseaux, quel rôle important ils pouvaient jouer dans la construction de l’identité en société des adolescents qui en sont les principaux utilisateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est très exactement à ce niveau que se pose, à mon avis, la question de l’éducation à la citoyenneté sur internet : celle-ci passe moins par des injonctions globales à respecter des lois nationales abstraites (droit de propriété intellectuelle, droit à l’image), que par l’apprentissage à participer à la vie d’un espace collectif concret qui se donne à lui-même ses propres lois. Être un citoyen, pensait Rousseau, ce n’est pas obéir aux lois, c’est obéir aux lois qu’on se donne. La question doit être posée dans les mêmes termes, mais dans des conditions matérielles différentes à l’heure des technologies numériques : ces technologies sont-elles ouvertes ou exclusives, favorisent-elles des relations sociales conflictuelles ou coopératives et, avant tout, encouragent-elles l’autonomie ou l’hétéronomie ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le cyberespace est le contraire du « village global » que prédisait McLuhan. James Gibson&amp;lt;ref&amp;gt;James Jerome Gibson est un psychologue américain ayant joué un rôle primordial dans le domaine de la perception visuelle. Article « James J. Gibson », Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; se le représentait plutôt comme une sorte de métropole virtuelle « glocalisée » : faite d’un réseau de communautés différenciées mais inter-reliées dans un espace informatique et sémiotique commun. L’expérience de la citoyenneté qui en découle peut être positive ou négative. Certaines communautés sont ouvertes et accueillantes, comme celles que j’ai eu la chance de connaître, d’autres sont intolérantes et violentes, abominables pour certaines d’entre elles. Il reste que ce paysage nouveau, dans sa diversité, définit les conditions concrètes dans lesquelles nous exerçons notre citoyenneté aujourd’hui. Nous habitons Genève. Il va bien falloir s’y habituer. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Copyright Pierre Mounier sous Licence Art Libre'' - août 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours&lt;br /&gt;
Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique, organisé par la fondation Ynternet.org, été 2010.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16555</id>
		<title>L'Homo Numericus habiterait Genève</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27Homo_Numericus_habiterait_Gen%C3%A8ve&amp;diff=16555"/>
				<updated>2016-07-20T11:07:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9mocratie démocratie],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance_des_technologies_de_l'information gouvernance],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberespace cyberespace], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collectif collectif], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette nétiquette],[http://www.rtbf.be/auvio/detail_wikipedia-le-nouveau-partage-du-savoir?id=1868739 partage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture de don],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Village_plan%C3%A9taire village global],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Politiques_d'int%C3%A9gration_en_France politique d'intégration,]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:'''&lt;br /&gt;
''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22homo+numericus%22 homo numericus], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Pierre+Mounier%22 Pierre Mounier],[http://www.ynternet.org/ Ynternet.org], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Rousseau Rousseau Jean-Jacques], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_gestion_de_contenu logiciels CMS], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_de_publication_pour_l'Internet Système de Publication pour l'internet Partagé(Spip]), [https://fr.wikipedia.org/wiki/Hannah_Arendt Arendt Hannah], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU GNU/Linux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian Debian], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan McLuhan Marshall].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Par Pierre Mounier'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Auteur du livre Les maîtres du réseau&amp;lt;ref&amp;gt;Les maîtres du réseau, Pierre Mounier, La Découverte (2002).&amp;lt;/ref&amp;gt; ''.[[Fichier:Piotrr 1-small177.jpg|Thumb]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Directeur-adjoint du Centre pour l’édition électronique ouverte CLEO/Revues.org, il est le fondateur et l'éditeur du blog ''Homo Numericus'', qui traite des enjeux de société liés aux technologies numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Si j’avais eu à choisir le lieu de ma naissance, j’aurais choisi une société d’une grandeur bornée par l’étendue des facultés humaines, c’est-à-dire par la possibilité d’être bien gouverné, et où chacun se satisferait de son emploi, nul n’aurait été contraint de soumettre à d’autres les fonctions dont il serait chargé : un État où tous les particuliers se connaîtraient entre eux, où ni les manœuvres obscures du vice ni la modestie de la vertu n’eussent pu se dérober aux regards et au jugement du public, et où cette douce habitude de se voir et de se connaître, fît de l’amour de la patrie l’amour des citoyens plutôt que celui de la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Au moment d’entamer son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Jean-Jacques Rousseau choisit par une dédicace de rendre hommage à sa patrie natale, la République de Genève, dont il célèbre les vertus démocratiques et qui lui permet, dit-il, de définir les contours d’un gouvernement exemplaire. L’expérience de la citoyenneté telle que la décrit Rousseau est passablement exotique pour le Français que je suis, pour qui cette expérience est davantage théorique que pratique, plus déléguée à l’État qu’« appropriée » par l’ensemble des citoyens, opaque plutôt que transparente, et en tout cas, bien peu fondée sur l’« amour des citoyens », surtout sous certains gouvernements...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Elle est bien plus familière en revanche, pour l’internaute que je suis devenu, qui fit l’expérience dès ses premiers pas dans le cyberespace de ce qu’on pourrait appeler une citoyenneté de proximité. Cette citoyenneté dont la définition ne suppose pas l’État, s’épanouit dans les mille espaces collectifs, de plus ou moins grande taille, plus ou moins élaborés, qui forment la véritable structure d’internet : listes de discussions, forums publics, blogs où naissent de véritables espaces de discussion, espaces de partage et systèmes collaboratifs comme les wikis, jusqu’à Wikipedia qui constitue, à mon avis, l’exemple le plus élaboré à l’heure actuelle de ce qu’est la citoyenneté numérique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« C’était il y a presque dix ans. J’avais créé mon site web, Homo Numericus, quelque temps auparavant, que je concevais comme beaucoup de gens à l’époque, à la main, page par page, avec un logiciel de conception de site du type Dreamweaver. Puis je découvre l’univers des CMS, ces logiciels de gestion de contenus sur le web, qui permettent de publier très facilement des articles sur un site. Bien entendu, je commence par tester le standard de l’époque : Phpnuke, mais qui me rebute du fait de sa complexité technique et des nombreux bugs qui en empêchent le fonctionnement. Et voici Spip, Système de Publication pour l’internet Partagé, un logiciel libre aussi, mais beaucoup plus facile à installer et utiliser, disposant de nombreuses fonctionnalités et d’un système de gabarits permettant de personnaliser facilement l’apparence de son site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Mais ce n’est pas pour ses qualités techniques que ce logiciel m’a plu et que je l’ai adopté. C’est bien plutôt la qualité de la communauté humaine constituée par l’ensemble de ses utilisateurs et de ses développeurs qui m’a séduit et l’accueil fait au newbie que j’étais sur la liste de discussion des utilisateurs du logiciel. Contrairement à ce que l’on dit mécaniquement, l’expérience de la citoyenneté ne se vit pas dans le secret de l’isoloir – c’est une expérience anecdotique – mais bien plutôt dans la « mise en commun des paroles et des actes », selon la belle expression d’Hannah Arendt, que constitue l’insertion au sein de collectifs humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Or, jusque-là, mon expérience des collectifs – partis politiques et associations – était peu engageante, faite pour l’essentiel de réunions un peu glauques à deux pelés et trois tondus après les heures de bureau. Sur la liste de discussion de Spip, j’ai trouvé au contraire ce qui constituait à mon grand étonnement un véritable espace public, dynamique et vivant, rassemblant toujours plus de personnes – plus de mille quatre cents aujourd’hui –, échangeant toutes sortes d’informations et d’opinions sur tous les sujets relatifs au logiciel : des trucs et astuces pratiques bien sûr, mais aussi de véritables discussions sur les orientations générales du développement du logiciel, sur la notion de logiciel libre et plus largement sur la régulation d’internet mais aussi, plus étroitement, sur la régulation de la liste elle-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est en effet une caractéristique importante de ce type de liste qu’une partie des messages construisent des discussions « méta », sur la manière dont les échanges doivent se dérouler sur cet espace ; les comportements acceptables et ceux qui ne le sont pas, comment gérer les innombrables conflits qui émaillent ces échanges, comment permettre à tous de participer, et surtout, comment auto-réguler cet espace sans chef, gouvernement, ni police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En bref, ce qu’on appelle la nétiquette. J’ai donc d’abord fait l’expérience d’un collectif ouvert, sans barrière, et basé sur l’entraide, c’est-à-dire permettant à l’utilisateur, aidé par d’autres lorsqu’il débute, d’être très rapidement en position d’aider à son tour, et de faire évoluer sa participation à la communauté vers des formes plus élaborées : rédaction de documentation, organisation de formations et d’événements, actions de communication, partage de gabarits, jusqu’à l’écriture du code lui-même. Une vidéo&amp;lt;ref&amp;gt; Historique du développement de SPIP sur : [http://www.vimeo.com/3078702 www.vimeo.com/3078702] &amp;lt;/ref&amp;gt; montre l’agrégation, année après année, de nouveaux développeurs qui viennent aider à la programmation du logiciel, sur la base du seul volontariat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Autrement dit, j’ai trouvé là un espace collectif accueillant au nouveau venu et mettant concrètement en œuvre une véritable politique d’intégration, plutôt inverse de celle que nous expérimentons actuellement au sein des espaces nationaux. Je dois donc dire que c’est sur cette liste, cette « Cyber-Genève » en quelque sorte, et quelques autres espaces publics en ligne où je me suis investi depuis, que j’ai fait mon éducation politique en ligne. Celle-ci s’est faite au moyen de l’apprentissage concret parce que basé sur la proximité, d’une sociabilité particulière qui me semble être au fondement de la citoyenneté numérique. Le sociologue Nicolas Auray a montré, à propos de la communauté des développeurs et des utilisateurs de la distribution GNU/Linux Debian, que celle-ci devait s’appréhender comme une cité politique ayant adopté ses propres lois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout à l’égout de la démocratie ». Les déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’État-nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’internet. Car celui-ci n’est pas réductible à des « tuyaux », ni même à des « autoroutes de l’information » comme on le disait dans les années 1990, expressions impliquant un flux héraclitéen, un écoulement perpétuel sans permanence ni résidence, qui n’autorise donc aucune politique possible, sinon imposée de l’extérieur desdits tuyaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Internet est un cyberespace, c’est-à-dire d’abord un espace, et même un espace habité et public, comme le proclamait JP Barlow en 1996. Mais là où La Déclaration d’indépendance du cyberespace faisait fausse route, c’est lorsqu’elle construisait un espace politique unifié en miroir inversé de cet autre, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés, et aussi en interaction les uns avec les autres. Des listes de discussion aux forums, des blogs aux wikis, des BBS aux réseaux sociaux, de Usenet au web 2.0, des jeux massivement multijoueurs aux univers virtuels, c’est la même histoire qui se joue, selon des modalités différentes : c’est la construction d’espaces politiques locaux et interconnectés, c’est l’apprentissage invisible pour des centaines de millions de gens d’une sociabilité de proximité et d’une citoyenneté à taille humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Cette citoyenneté, je l’ai apprise sur la liste Spip il y a dix ans – en cyber-papy que je commence à devenir, tandis que des millions de jeunes sont, d’une manière ou d’une autre, en train de l’apprendre à leur tour dans World of Warcraft et sur Facebook. La sociologue Danah Boyd a d’ailleurs bien montré, à propos de ces derniers réseaux, quel rôle important ils pouvaient jouer dans la construction de l’identité en société des adolescents qui en sont les principaux utilisateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« C’est très exactement à ce niveau que se pose, à mon avis, la question de l’éducation à la citoyenneté sur internet : celle-ci passe moins par des injonctions globales à respecter des lois nationales abstraites (droit de propriété intellectuelle, droit à l’image), que par l’apprentissage à participer à la vie d’un espace collectif concret qui se donne à lui-même ses propres lois. Être un citoyen, pensait Rousseau, ce n’est pas obéir aux lois, c’est obéir aux lois qu’on se donne. La question doit être posée dans les mêmes termes, mais dans des conditions matérielles différentes à l’heure des technologies numériques : ces technologies sont-elles ouvertes ou exclusives, favorisent-elles des relations sociales conflictuelles ou coopératives et, avant tout, encouragent-elles l’autonomie ou l’hétéronomie ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le cyberespace est le contraire du « village global » que prédisait McLuhan. James Gibson&amp;lt;ref&amp;gt;James Jerome Gibson est un psychologue américain ayant joué un rôle primordial dans le domaine de la perception visuelle. Article « James J. Gibson », Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; se le représentait plutôt comme une sorte de métropole virtuelle « glocalisée » : faite d’un réseau de communautés différenciées mais inter-reliées dans un espace informatique et sémiotique commun. L’expérience de la citoyenneté qui en découle peut être positive ou négative. Certaines communautés sont ouvertes et accueillantes, comme celles que j’ai eu la chance de connaître, d’autres sont intolérantes et violentes, abominables pour certaines d’entre elles. Il reste que ce paysage nouveau, dans sa diversité, définit les conditions concrètes dans lesquelles nous exerçons notre citoyenneté aujourd’hui. Nous habitons Genève. Il va bien falloir s’y habituer. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Copyright Pierre Mounier sous Licence Art Libre'' - août 2010&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours&lt;br /&gt;
Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique, organisé par la fondation Ynternet.org, été 2010.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fichier:Piotrr_1-small177.jpg&amp;diff=16554</id>
		<title>Fichier:Piotrr 1-small177.jpg</title>
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				<updated>2016-07-20T11:06:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : Lissabuttow a téléchargé une nouvelle version de Fichier:Piotrr 1-small177.jpg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lettre_d%27une_netizen_en_2025&amp;diff=16549</id>
		<title>Lettre d'une netizen en 2025</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lettre_d%27une_netizen_en_2025&amp;diff=16549"/>
				<updated>2016-07-20T10:48:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau réseau social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+natives%22 digital native],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Radio radio],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/t%C3%A9l%C3%A9vision télévision],[https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9tiquette nétiquette],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture de don],[https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_%C3%A0_Internet web addict], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/geek geek],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_citoyen citoyenté numérique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web2.0],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Streaming streaming],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog blog],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://en.wikipedia.org/wiki/Wellington_Oliveira_dos_Reis Laguahe-Oliveira dos Reis Pscale],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/facebook Facebook],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Skype Skype],[http://www.ebay.fr/eBay eBay],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org Yntenet.org]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Par Pascale Lagahe-Oliveira dos Reis'''''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédactrice web, [http://outils-reseaux.org/ErgonomieEditoriale ergonome éditoriale].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signes distinctifs : Brésilienne 1 mois par an et accro au Startup Weekend &amp;lt;ref&amp;gt;Startup Weekend est une organisation à but non lucratif basée à Seattle aux États-Unis.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SEPTEMBRE 2025, à Lyon [[Fichier:Pascale-lagahe.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Ma petite puce adorée,''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toi qui es née avec un iPad entre les mains. Toi qui n’as jamais connu les consoles Atari, le minitel ou le tourne-disque. Toi qui as su prendre des photos avec mon mobile avant même de savoir compter. Toi qui n’imagines plus passer une seule journée sans t’engouffrer dans un réseau social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sache que ta petite maman, enfant, n’a connu que la radio et la télévision... (non, ne pleure pas, ce n’est pas grave !) C’était tout de même bien mieux que tes grands-parents qui n’ont découvert le petit écran qu’à leur adolescence (et en noir et blanc en plus). Même ton papa, né au Brésil durant la dictature militaire, m’a avoué il y a quelques années n’avoir eu sa première télévision qu’à l’âge de 10 ans. Nous étions loin d’être des digital natives, et surfer sur un objet tactile relié à un réseau planétaire, cela ne nous aurait jamais traversé l’esprit ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, tout s’est fait de manière silencieuse. Presque naturelle. Un jour, à l’aube de mes 14 ans, Papi Gérard est rentré du travail avec un énorme carton entre ses bras. Ta tante et moi avons été prévenues une bonne centaine de fois de la fragilité et du coût (visiblement prohibitif) de l’objet. Ton grand-père a alors déballé son nouveau jouet : un ordinateur de bureau, composé d’un écran aussi lourd que notre télé (et pas du tout plat !), d’une unité centrale rutilante, d’un clavier et d’une petite « souris ». « Wouaaaa ! Pincez-moi, je rêve ! ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années qui ont suivi, « l’ordi » trouva sa place au fond du salon. À l’abri des regards indiscrets et de la télé qui semblait ne pas voir d’un très bon œil son arrivée dans notre famille. Grand-père faisait sa comptabilité avec les géniaux petits logiciels de Bill Gates (mais oui, tu sais bien, le père fondateur de Microsoft, ça ne te dit rien ? Fais une petite recherche sur Wikipedia ma fille !), ta tante tapait ses premiers devoirs sur Word, quant à moi, je tentais de comprendre les règles d’un jeu sur CD-Rom dont tu te moquerais bien volontiers aujourd’hui. [...] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ne fut qu’en 2005 que cette immense toile d’araignée changea littéralement ma vie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour de printemps, dans les ruelles sombres de la Croix Rousse à Lyon, j’ai eu la chance de croiser la route de drôles de personnages. Des web addict, ceux qui avaient connu l’éclatement de la bulle internet en 2000 et qui préparaient l'internet des prochaines années : le web 2.0. Cette petite communauté de geek m’a fait découvrir un monde parallèle que je ne connaissais pas jusqu’alors : celui des blogs, des wikis, des réseaux sociaux, des plateformes de partage, du streaming... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révélation fut aussi douce que brutale : permettre à tout un chacun de s’exprimer, de faire valoir son talent, de partager ses idées, ses opinions... Je faisais partie de cette « secte » qu’Andrew Keen haïssait. Pourtant, aussi loin que je m’en souvienne, cette passion pour l'internet collaboratif ne m’a apporté (presque) que du bonheur ! Sans ce nouvel internet, je n’aurais jamais vécu tant de rencontres passionnantes, d’amitiés, d’expériences, de surprises, de projets professionnels... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu veux connaître mon secret ? Eh bien, il demeure dans une équation très simple : lier sans cesse le virtuel au réel. Et le réel au virtuel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n’ai jamais conçu internet comme un univers fermé où l’anonymat, la rumeur, les attaques mesquines et la désinformation primaient. Non. Internet était pour moi la meilleure technologie pour tisser des liens, imaginer, créer... ensemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle sensation merveilleuse de découvrir en chair et en os une personne avec qui j’avais échangé quelques mails auparavant ! Quel plaisir de débattre avec un internaute connecté à l’autre bout du monde ! Quel bonheur aussi de pouvoir s’endormir aux côtés de son fiancé, parti à l’étranger, grâce à MSN ou de conserver une amitié intacte avec des proches expatriés grâce à Skype ! [...]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bon, je te rassure, ta chère mère n’est pas parfaite. Loin de là ! Moi aussi, comme tant d’autres, je me suis fourvoyée dans le culte de l’amateur. Moi aussi j’ai lu sans recul des pages de Wikipedia et d’autres sites dont les sources étaient aussi friables que tes gâteaux au chocolat. Eh oui, moi aussi je me suis laissée aller à quelques (non beaucoup en fait !) élans narcissiques sur Facebook ou Orkut. Les vidéos stupides ? Je ne vais pas te mentir. Bien sûr que j’ai rigolé comme une sotte devant des spots de chats « trop mignons » ou les frasques de Rémi Gaillard&amp;lt;ref&amp;gt;C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui, Rémi Gaillard, [www.nimportequi.com www.nimportequi.com].&amp;lt;/ref&amp;gt; (ce n’est pas de ton époque, mais va jeter un coup d’œil, je suis certaine que tu vas adorer !). L'internet m’a offert de grands moments de fous rires, de grands moments d’inculture, saupoudrés d’une féroce addiction facebookienne qui exaspérait ton père au plus haut point. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ton père d’ailleurs n’était pas le dernier quand il s’agissait de faire des bêtises sur le net. C’était lui le cerveau de la famille pour télécharger des films sur Megaupload ou acheter des choses inutiles sur CDiscount (le pire était tout de même ton oncle Ludovic que nous avions surnommé Ebayman). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faute avouée, à moitié pardonnée... [...] &lt;br /&gt;
N’oublie jamais une chose ma puce, internet, c’est comme la vie : il faut donner pour recevoir. Et jamais le contraire ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours &lt;br /&gt;
''Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique'', organisé par la fondation Ynternet.org au cours de l'été 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lettre_d%27une_netizen_en_2025&amp;diff=16548</id>
		<title>Lettre d'une netizen en 2025</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lettre_d%27une_netizen_en_2025&amp;diff=16548"/>
				<updated>2016-07-20T10:47:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau réseau social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+natives%22 digital native],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Radio radio],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/t%C3%A9l%C3%A9vision télévision],[https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9tiquette nétiquette],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture de don],[https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_%C3%A0_Internet web addict], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/geek geek],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_citoyen citoyenté numérique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web2.0],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Streaming streaming],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog blog],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://en.wikipedia.org/wiki/Wellington_Oliveira_dos_Reis Laguahe-Oliveira dos Reis Pscale],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/facebook facebook],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Skype Skype],[http://www.ebay.fr/eBay],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org Yntenet.org]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Par Pascale Lagahe-Oliveira dos Reis'''''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédactrice web, [http://outils-reseaux.org/ErgonomieEditoriale ergonome éditoriale].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signes distinctifs : Brésilienne 1 mois par an et accro au Startup Weekend &amp;lt;ref&amp;gt;Startup Weekend est une organisation à but non lucratif basée à Seattle aux États-Unis.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SEPTEMBRE 2025, à Lyon [[Fichier:Pascale-lagahe.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Ma petite puce adorée,''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toi qui es née avec un iPad entre les mains. Toi qui n’as jamais connu les consoles Atari, le minitel ou le tourne-disque. Toi qui as su prendre des photos avec mon mobile avant même de savoir compter. Toi qui n’imagines plus passer une seule journée sans t’engouffrer dans un réseau social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sache que ta petite maman, enfant, n’a connu que la radio et la télévision... (non, ne pleure pas, ce n’est pas grave !) C’était tout de même bien mieux que tes grands-parents qui n’ont découvert le petit écran qu’à leur adolescence (et en noir et blanc en plus). Même ton papa, né au Brésil durant la dictature militaire, m’a avoué il y a quelques années n’avoir eu sa première télévision qu’à l’âge de 10 ans. Nous étions loin d’être des digital natives, et surfer sur un objet tactile relié à un réseau planétaire, cela ne nous aurait jamais traversé l’esprit ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, tout s’est fait de manière silencieuse. Presque naturelle. Un jour, à l’aube de mes 14 ans, Papi Gérard est rentré du travail avec un énorme carton entre ses bras. Ta tante et moi avons été prévenues une bonne centaine de fois de la fragilité et du coût (visiblement prohibitif) de l’objet. Ton grand-père a alors déballé son nouveau jouet : un ordinateur de bureau, composé d’un écran aussi lourd que notre télé (et pas du tout plat !), d’une unité centrale rutilante, d’un clavier et d’une petite « souris ». « Wouaaaa ! Pincez-moi, je rêve ! ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années qui ont suivi, « l’ordi » trouva sa place au fond du salon. À l’abri des regards indiscrets et de la télé qui semblait ne pas voir d’un très bon œil son arrivée dans notre famille. Grand-père faisait sa comptabilité avec les géniaux petits logiciels de Bill Gates (mais oui, tu sais bien, le père fondateur de Microsoft, ça ne te dit rien ? Fais une petite recherche sur Wikipedia ma fille !), ta tante tapait ses premiers devoirs sur Word, quant à moi, je tentais de comprendre les règles d’un jeu sur CD-Rom dont tu te moquerais bien volontiers aujourd’hui. [...] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ne fut qu’en 2005 que cette immense toile d’araignée changea littéralement ma vie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour de printemps, dans les ruelles sombres de la Croix Rousse à Lyon, j’ai eu la chance de croiser la route de drôles de personnages. Des web addict, ceux qui avaient connu l’éclatement de la bulle internet en 2000 et qui préparaient l'internet des prochaines années : le web 2.0. Cette petite communauté de geek m’a fait découvrir un monde parallèle que je ne connaissais pas jusqu’alors : celui des blogs, des wikis, des réseaux sociaux, des plateformes de partage, du streaming... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révélation fut aussi douce que brutale : permettre à tout un chacun de s’exprimer, de faire valoir son talent, de partager ses idées, ses opinions... Je faisais partie de cette « secte » qu’Andrew Keen haïssait. Pourtant, aussi loin que je m’en souvienne, cette passion pour l'internet collaboratif ne m’a apporté (presque) que du bonheur ! Sans ce nouvel internet, je n’aurais jamais vécu tant de rencontres passionnantes, d’amitiés, d’expériences, de surprises, de projets professionnels... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu veux connaître mon secret ? Eh bien, il demeure dans une équation très simple : lier sans cesse le virtuel au réel. Et le réel au virtuel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n’ai jamais conçu internet comme un univers fermé où l’anonymat, la rumeur, les attaques mesquines et la désinformation primaient. Non. Internet était pour moi la meilleure technologie pour tisser des liens, imaginer, créer... ensemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle sensation merveilleuse de découvrir en chair et en os une personne avec qui j’avais échangé quelques mails auparavant ! Quel plaisir de débattre avec un internaute connecté à l’autre bout du monde ! Quel bonheur aussi de pouvoir s’endormir aux côtés de son fiancé, parti à l’étranger, grâce à MSN ou de conserver une amitié intacte avec des proches expatriés grâce à Skype ! [...]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bon, je te rassure, ta chère mère n’est pas parfaite. Loin de là ! Moi aussi, comme tant d’autres, je me suis fourvoyée dans le culte de l’amateur. Moi aussi j’ai lu sans recul des pages de Wikipedia et d’autres sites dont les sources étaient aussi friables que tes gâteaux au chocolat. Eh oui, moi aussi je me suis laissée aller à quelques (non beaucoup en fait !) élans narcissiques sur Facebook ou Orkut. Les vidéos stupides ? Je ne vais pas te mentir. Bien sûr que j’ai rigolé comme une sotte devant des spots de chats « trop mignons » ou les frasques de Rémi Gaillard&amp;lt;ref&amp;gt;C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui, Rémi Gaillard, [www.nimportequi.com www.nimportequi.com].&amp;lt;/ref&amp;gt; (ce n’est pas de ton époque, mais va jeter un coup d’œil, je suis certaine que tu vas adorer !). L'internet m’a offert de grands moments de fous rires, de grands moments d’inculture, saupoudrés d’une féroce addiction facebookienne qui exaspérait ton père au plus haut point. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ton père d’ailleurs n’était pas le dernier quand il s’agissait de faire des bêtises sur le net. C’était lui le cerveau de la famille pour télécharger des films sur Megaupload ou acheter des choses inutiles sur CDiscount (le pire était tout de même ton oncle Ludovic que nous avions surnommé Ebayman). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faute avouée, à moitié pardonnée... [...] &lt;br /&gt;
N’oublie jamais une chose ma puce, internet, c’est comme la vie : il faut donner pour recevoir. Et jamais le contraire ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours &lt;br /&gt;
''Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique'', organisé par la fondation Ynternet.org au cours de l'été 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lettre_d%27une_netizen_en_2025&amp;diff=16547</id>
		<title>Lettre d'une netizen en 2025</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lettre_d%27une_netizen_en_2025&amp;diff=16547"/>
				<updated>2016-07-20T10:46:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
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&lt;div&gt;'''notions-clés:'''''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau réseau social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaborative société collaborative], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+natives%22 digital native],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Radio radio],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/t%C3%A9l%C3%A9vision télévision],[https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9tiquette nétiquette],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+du+don%22 culture de don],[https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9pendance_%C3%A0_Internet web addict], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/geek geek],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_citoyen citoyenté numérique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web2.0],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Streaming streaming],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog blog],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' [https://en.wikipedia.org/wiki/Wellington_Oliveira_dos_Reis Laguahe-Oliveira dos Reis Pscale],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/facebook facebook],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Skype Skype],[http://www.ebay.fr/eBay],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Ynternet.org Yntenet.org]&lt;br /&gt;
-------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Par Pascale Lagahe-Oliveira dos Reis'''''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédactrice web, [http://outils-reseaux.org/ErgonomieEditoriale ergonome éditoriale].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signes distinctifs : Brésilienne 1 mois par an et accro au Startup Weekend &amp;lt;ref&amp;gt;Startup Weekend est une organisation à but non lucratif basée à Seattle aux États-Unis.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
SEPTEMBRE 2025, à Lyon [[Fichier:Fichier:Pascale-lagahe.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
Ma petite puce adorée,''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toi qui es née avec un iPad entre les mains. Toi qui n’as jamais connu les consoles Atari, le minitel ou le tourne-disque. Toi qui as su prendre des photos avec mon mobile avant même de savoir compter. Toi qui n’imagines plus passer une seule journée sans t’engouffrer dans un réseau social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sache que ta petite maman, enfant, n’a connu que la radio et la télévision... (non, ne pleure pas, ce n’est pas grave !) C’était tout de même bien mieux que tes grands-parents qui n’ont découvert le petit écran qu’à leur adolescence (et en noir et blanc en plus). Même ton papa, né au Brésil durant la dictature militaire, m’a avoué il y a quelques années n’avoir eu sa première télévision qu’à l’âge de 10 ans. Nous étions loin d’être des digital natives, et surfer sur un objet tactile relié à un réseau planétaire, cela ne nous aurait jamais traversé l’esprit ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, tout s’est fait de manière silencieuse. Presque naturelle. Un jour, à l’aube de mes 14 ans, Papi Gérard est rentré du travail avec un énorme carton entre ses bras. Ta tante et moi avons été prévenues une bonne centaine de fois de la fragilité et du coût (visiblement prohibitif) de l’objet. Ton grand-père a alors déballé son nouveau jouet : un ordinateur de bureau, composé d’un écran aussi lourd que notre télé (et pas du tout plat !), d’une unité centrale rutilante, d’un clavier et d’une petite « souris ». « Wouaaaa ! Pincez-moi, je rêve ! ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant les années qui ont suivi, « l’ordi » trouva sa place au fond du salon. À l’abri des regards indiscrets et de la télé qui semblait ne pas voir d’un très bon œil son arrivée dans notre famille. Grand-père faisait sa comptabilité avec les géniaux petits logiciels de Bill Gates (mais oui, tu sais bien, le père fondateur de Microsoft, ça ne te dit rien ? Fais une petite recherche sur Wikipedia ma fille !), ta tante tapait ses premiers devoirs sur Word, quant à moi, je tentais de comprendre les règles d’un jeu sur CD-Rom dont tu te moquerais bien volontiers aujourd’hui. [...] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ne fut qu’en 2005 que cette immense toile d’araignée changea littéralement ma vie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour de printemps, dans les ruelles sombres de la Croix Rousse à Lyon, j’ai eu la chance de croiser la route de drôles de personnages. Des web addict, ceux qui avaient connu l’éclatement de la bulle internet en 2000 et qui préparaient l'internet des prochaines années : le web 2.0. Cette petite communauté de geek m’a fait découvrir un monde parallèle que je ne connaissais pas jusqu’alors : celui des blogs, des wikis, des réseaux sociaux, des plateformes de partage, du streaming... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révélation fut aussi douce que brutale : permettre à tout un chacun de s’exprimer, de faire valoir son talent, de partager ses idées, ses opinions... Je faisais partie de cette « secte » qu’Andrew Keen haïssait. Pourtant, aussi loin que je m’en souvienne, cette passion pour l'internet collaboratif ne m’a apporté (presque) que du bonheur ! Sans ce nouvel internet, je n’aurais jamais vécu tant de rencontres passionnantes, d’amitiés, d’expériences, de surprises, de projets professionnels... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu veux connaître mon secret ? Eh bien, il demeure dans une équation très simple : lier sans cesse le virtuel au réel. Et le réel au virtuel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n’ai jamais conçu internet comme un univers fermé où l’anonymat, la rumeur, les attaques mesquines et la désinformation primaient. Non. Internet était pour moi la meilleure technologie pour tisser des liens, imaginer, créer... ensemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelle sensation merveilleuse de découvrir en chair et en os une personne avec qui j’avais échangé quelques mails auparavant ! Quel plaisir de débattre avec un internaute connecté à l’autre bout du monde ! Quel bonheur aussi de pouvoir s’endormir aux côtés de son fiancé, parti à l’étranger, grâce à MSN ou de conserver une amitié intacte avec des proches expatriés grâce à Skype ! [...]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bon, je te rassure, ta chère mère n’est pas parfaite. Loin de là ! Moi aussi, comme tant d’autres, je me suis fourvoyée dans le culte de l’amateur. Moi aussi j’ai lu sans recul des pages de Wikipedia et d’autres sites dont les sources étaient aussi friables que tes gâteaux au chocolat. Eh oui, moi aussi je me suis laissée aller à quelques (non beaucoup en fait !) élans narcissiques sur Facebook ou Orkut. Les vidéos stupides ? Je ne vais pas te mentir. Bien sûr que j’ai rigolé comme une sotte devant des spots de chats « trop mignons » ou les frasques de Rémi Gaillard&amp;lt;ref&amp;gt;C'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui, Rémi Gaillard, [www.nimportequi.com www.nimportequi.com].&amp;lt;/ref&amp;gt; (ce n’est pas de ton époque, mais va jeter un coup d’œil, je suis certaine que tu vas adorer !). L'internet m’a offert de grands moments de fous rires, de grands moments d’inculture, saupoudrés d’une féroce addiction facebookienne qui exaspérait ton père au plus haut point. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ton père d’ailleurs n’était pas le dernier quand il s’agissait de faire des bêtises sur le net. C’était lui le cerveau de la famille pour télécharger des films sur Megaupload ou acheter des choses inutiles sur CDiscount (le pire était tout de même ton oncle Ludovic que nous avions surnommé Ebayman). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faute avouée, à moitié pardonnée... [...] &lt;br /&gt;
N’oublie jamais une chose ma puce, internet, c’est comme la vie : il faut donner pour recevoir. Et jamais le contraire ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours &lt;br /&gt;
''Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique'', organisé par la fondation Ynternet.org au cours de l'été 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fichier:Pascale-lagahe.jpg&amp;diff=16545</id>
		<title>Fichier:Pascale-lagahe.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fichier:Pascale-lagahe.jpg&amp;diff=16545"/>
				<updated>2016-07-20T10:20:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : Lissabuttow a téléchargé une nouvelle version de Fichier:Pascale-lagahe.jpg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Big_Brother_contre_les_netizens&amp;diff=16544</id>
		<title>Big Brother contre les netizens</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Big_Brother_contre_les_netizens&amp;diff=16544"/>
				<updated>2016-07-20T10:17:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/propagande propagande], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Police_de_la_Pens%C3%A9e police de la pensée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/num%C3%A9risation numérisation du monde], [https://fr.wiktionary.org/wiki/fichage fichage],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=double double numérique], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Contr%C3%B4le contrôle], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_d'expression liberté d'expression], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_de_la_servitude_volontaire servitude volontaire], [https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9r%C3%A9alit%C3%A9 télé-réalité], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Base_de_donn%C3%A9es base de données], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22 données personnelles], [https://fr.wiktionary.org/wiki/espionnage espionnage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netizen netizen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/citoyennet%C3%A9 citoyenneté numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/journalisme journalisme].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés:''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Big+Brother%22 Big Brother], [https://fr.wikipedia.org/wiki/George_Orwell Orwell George], [https://fr.wikipedia.org/wiki/1984_%28roman%29 1984], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Microsoft Microsoft],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Oracle Oracle], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Google Google], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Facebook Facebook], [https://en.wikipedia.org/wiki/Mass_surveillance#Surveillance_state Surveillance total], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia Wikipedia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Debian Debian], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU GNU/Linux], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Hacking_rouge hackers rouges], [https://en.wikipedia.org/wiki/Privacy_International Privacy International], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Big_Brother_Awards big brother Awards], [https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Security_Agency National Security Agency(NSA)].'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
En 1949, George Orwell publie un roman d'anticipation, 1984&amp;lt;ref&amp;gt; 1984, George Orwell, Folio (1972)&amp;lt;/ref&amp;gt;, dans lequel il décrit une société future dirigée par une dictature molle, qui utilise une myriade de moyens technologiques pour contrôler la population. L'histoire se déroule en 1984, comme l'indique le titre de l'œuvre : dans cette société imaginée, la technologie – omniprésence des écrans, fichage généralisé – fait figure de religion moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des caméras surveillent en permanence la population et il existe même une police de la pensée. Sur les murs, des affiches représentant le visage d'un homme, accompagné du slogan « Big Brother is watching you », rappelant aux habitants que partout, à tout moment, ils sont surveillés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrôle des actions, de la pensée : la méthode Big Brother prévoit également l'introduction forcée d'une nouvelle langue, dans laquelle ont disparu les mots permettant d'exprimer contestations, interrogations ou réflexions personnelles, de façon à anéantir tout libre arbitre et tout esprit critique parmi la population. Après le succès du roman, la figure de Big Brother devient au fil du temps l'allégorie d'une certaine forme de pouvoir totalitaire sournois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'élaborée au tournant des années 50, la science-fiction d'Orwell semble rejoindre aujourd'hui certaines peurs suscitées par la numérisation du monde. Or, elle repose sur une conception de la technologie étroite et limitée : elle présente un système fermé, au contraire des concepts qui ont réellement inspiré internet au cours de ces mêmes années 50, telles l'écologie spirituelle, la noosphère ou encore la neutralité des réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Big Brother, entre amour et haine==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'expression Big Brother a ainsi été largement reprise pour décrire la surveillance constante exercée par un pouvoir despotique sur sa population. Elle s'applique plus particulièrement au contrôle par les nouvelles technologies, et notamment d'internet, alors considéré comme l'outil le plus efficace en la matière. Une prise de conscience responsable de ces risques et une utilisation critique d'internet permettent toutefois de créer des espaces sociaux démocratiques, de contourner les contrôles ou encore d'élargir le champ de la liberté d’expression et des technologies qui l'appuient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce grand frère qui veille et nous surveille est incarné par une technologie moderne : caméras de vidéo-surveillance, puces informatiques, fichiers policiers informatisés... Pour ceux qu'il inquiète, l'usage de ces technologies sert une minorité de gens au pouvoir et dessert la majorité dominée. L'informatique et l'ordinateur sont perçus comme autant de moyens d'asservissement et de manipulation des masses. De fait, cette forme de contrôle des individus, si redoutée, prend avec internet une nouvelle ampleur. Le réseau favorise en effet l'accès à des bases de données centralisées, à l'échelle de la planète, et non plus seulement d'une région ou d'un groupe particuliers. D'où la mise en garde fréquemment entendue : toute activité sur internet est répertoriée et peut dès lors être suivie et analysée à l'insu et contre l'intérêt de l'internaute. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Google et Facebook sont aujourd'hui emblématiques de ce système orwellien, de même que les bases de données clients SAP ou ORACLE &amp;lt;ref&amp;gt;[http://linuxfr.org/users/redo_fr/journaux/ce-que-microsoft-oracle-ibm-et-sap-ne-disent-pas-aux-clients Ce que Microsoft, Oracle, IBM et SAP ne disent pas aux clients], Linux.org.&amp;lt;/ref&amp;gt; pour ne citer qu'elles. À chacun de ses mouvements sur la toile, l'internaute livre en effet des clés de sa vie privée, professionnelle, sociale à des observateurs aussi discrets qu'intéressés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pourquoi une prise de conscience raisonnée des risques associés à un usage imprudent d'internet est absolument indispensable : chacun d'entre nous devrait pouvoir choisir en toute connaissance de cause à qui il souhaite transmettre ses données. Google ou Facebook peuvent certes être considérés comme des outils de contrôle, mais personne n'est forcé de les utiliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Big Brother est-il tapi au fond de votre ordinateur ? », titre Le Monde &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.lemonde.fr/technologies/chat/2006/04/25/big-brother-est-il-tapi-au-fond-de-votre-ordinateur_765338_651865.html Le Monde] (article paru le 03.05.2006).&amp;lt;/ref&amp;gt; à l'occasion d'une interview avec journaliste français Jacques Henno. Dans son livre paru en 2005, Tous fichés ou l'incroyable projet américain pour déjouer les attentats terroristes, il décrit le programme de Surveillance Totale, imaginé après le 11 septembre 2001 par les services de renseignements américains : il s'agit d'accumuler des informations sur le maximum d'habitants de la planète... Un fichage généralisé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas exclu que l'éveil des consciences, comme dans bien d'autres domaines (sanitaire, nucléaire, etc.), passe par le scandale ou la catastrophe : une grave crise liée à la gestion abusive de données privées mettrait par exemple en lumière les dérives de ce type de centralisation et les nouvelles menaces pesant sur les libertés individuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==« Don't hate the media, become the media! »==&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
Les médias actuels peuvent être perçus comme liberticides. On peut leur reprocher de nous embrigader, de nous proposer une vision erronée du monde, de faire diversion plutôt que de nous informer. Mais on peut aussi les considérer comme un moyen de mettre en valeur la diversité des idées, des pratiques et des regards sur le monde. Jello Biafra, musicien et activiste de la culture punk américaine, est l'un des grands défenseurs de cette idée. Lors d'une conférence consacrée aux enjeux des médias, à la question : « Faut-il se méfier des médias ? Ne faudrait-il pas les rejeter comme dans 1984 ? », il répondit : « Don't hate the media, become the media ! »&lt;br /&gt;
(Ne hais pas le média, sois le média !). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prudence est une vertu applicable à tous les médias, y compris à internet : il ne suffit pas d'analyser les informations entrantes, il convient également de tenter de maîtriser les informations laissées par nos passages répétés sur la toile. C'est toute la question du double numérique, cet hologramme digital que composent progressivement les entreprises collectrices de nos données en échange souvent de la gratuité de leurs services. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Tout média peut favoriser la concentration du pouvoir comme au contraire accélérer son partage. La prise de conscience des dangers permet donc à chaque utilisateur de devenir critique et prudent, passant ainsi d'une utilisation passive à une utilisation maîtrisée et active.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe des systèmes équitables de diffusion de l'information et de la connaissance, différents moyens qui permettent d'échapper à une éventuelle surveillance : chacun, par exemple, est libre de créer son propre réseau social, de diffuser des vidéos, de lancer une webradio. Par nature, internet est un écosystème décentralisé, sans centre de contrôle. Difficile à contrôler donc. L'action citoyenne peut même s'en trouver amplifiée. Une nouvelle catégorie de citoyens est ainsi apparue : les citoyens du net ou netizens, qui s'approprient pleinement ce nouveau média, jusqu'à l'incarner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'informatique au service des netizens==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'esprit de citoyenneté numérique est propice à la gestion des réseaux associatifs. Certaines expériences concrètes ont déjà fait leurs preuves, telles que Wikipedia ou les serveurs Debian basés sur GNU/Linux. Ces expériences ne sont pas seulement techniques, elles sont basées sur la notion d'équité, chacun peut proposer des améliorations et sera jugé par ses pairs selon les principes de la non-discrimination radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À tout utilisateur, les propriétés socio-techniques du numérique assurent une décentralisation de l'information et une liberté aussi préservée que possible : même en Chine, où la censure et le contrôle par les hackers rouges sont très stricts, le nombre d'activistes qui passent entre les mailles du filet dépasse de loin le nombre des internautes inquiétés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un nouvel espace de partage, d'information, mais aussi d'action sociale et politique en connexion directe avec la société concrète, un nouvel espace dont nous sommes tous citoyens. Le combat de certains activistes d'internet pour le respect de la vie privée, pour les droits fondamentaux ou pour une information libre est riche de sens et chargé d’enjeux désormais universels.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Le programme Échelon==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
''Échelon'' est le nom d'un programme international, lancé par les États-Unis, qui a pour objectif de capter et répertorier toutes les communications. C'est un système gigantesque, qui couvre tous les médias : téléphone, courriels, téléfax, etc. Les caméras de vidéo-surveillance dans la rue ou dans les parkings privés sont également concernées par cette grande captation, de même que les sites internet et les forums qui s'y déploient. Toutes les informations ainsi recueillies sont archivées et triées par mots-clés, définis par les services secrets des pays partenaires du programme (États-Unis, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples de mots-clés :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
* noms de terroristes présumés, de narco-trafiquants, d'activistes politiques, de personnes influentes ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* complot ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* terrorisme ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* extra-terrestres ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* armes technologiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Développé à la fin de la première guerre mondiale, et surtout utilisé au cours de la guerre froide, le programme Échelon n'a cessé d'étendre son rayon d'action. Il restera secret pendant près de quarante ans, jusqu'à ce que les premières informations à son sujet filtrent dans les médias, à l'initiative de journalistes, de groupes activistes et de chercheurs. Échelon, dirigé par la NSA (National Security Agency), est accusé d'avoir espionné un très grand nombre de personnes privées : pacifistes, militants pour les droits civiques américains (dans les années 1960 et 1970), personnalités, etc. Il est également aujourd'hui soupçonné d'espionnage industriel. Le programme Échelon a fait couler beaucoup d'encre, mais il n'est pas le seul programme de surveillance en fonction : rien qu'aux États-Unis, on peut citer le logiciel Carnivore, mis en place par le FBI, le programme Einstein (1,2,3) développé par le gouvernement ou encore Tempest, un programme de surveillance des émanations électromagnétiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Big Brother Awards : le prix que personne ne souhaite recevoir== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Les agences gouvernementales et les entreprises privées violent de plus en plus la vie privée des gens, partout. D'énormes quantités de données personnelles sont collectées, stockées et traitées – souvent illégalement – dans le but de créer des techniques de marketing plus efficaces, d'arriver à un plus grand contrôle social et à des mécanismes plus puissants de contrôle des citoyens », met en garde Privacy International. Cette association lutte pour le respect de la vie privée. Elle a mis en place pour la première fois en 2000 la cérémonie des Big Brother Awards : les gagnants sont les gouvernements ou les entreprises qui ont le plus menacé le respect de la vie privée d'une population durant l'année. Le prix existe actuellement dans une quinzaine de pays, dont la Suisse. Ces dernières années en Suisse, le prix a été décerné aux entreprises Swisscom, Chrétienne Sociale Suisse ou encore Securitas, et au service de la police fédérale qui surveille les envois postaux, les lignes téléphoniques mais également les communications via ADSL. Un prix a même été décerné en 2009 à l'école professionnelle de Winterthur, qui avait lancé un appel à la dénonciation dans les environs de l'école afin de prendre sur le fait tous les élèves qui ne respecteraient pas le règlement scolaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Big Brother : l'aîné à qui l'on veut plaire'''&lt;br /&gt;
La déclinaison commerciale la plus célèbre de la figure de Big Brother revient à une émission de télévision du même nom, d'abord diffusée aux Pays-Bas. Pionnière dans la catégorie des reality show (télé-réalité), cette émission permettait d'observer jour et nuit un groupe de jeunes enfermés dans une maison. Chaque pièce y était équipée de nombreuses caméras : chaque mouvement et chaque conversation étaient donc enregistrés. D'heure en heure, le public pouvait suivre les moindres faits et gestes des jeunes gens ainsi confinés et décidait chaque semaine lequel d'entre eux devait quitter les lieux. À l'exception du vainqueur unique, tous les participants finissaient par rentrer chez eux avec pour seule consolation une gloire médiatique éphémère. Les uns et les autres avaient au préalable signé avec la production un contrat en vertu duquel ils renonçaient à leur libre arbitre. Servitude volontaire et société du spectacle : une combinaison inédite qui a révolutionné les comportements télévisuels et formidablement enrichi ses inventeurs.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=16536</id>
		<title>Les lanceurs d'alerte</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=16536"/>
				<updated>2016-07-20T09:24:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''&lt;br /&gt;
''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_d'expression liberté d'expression],[http://meta-media.fr/2011/10/06/journalisme-numerique-10-competences-cles.html journalisme],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22acc%C3%A8s+libre%22 accès libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information],[https://quaderni.revues.org/410 culture du secret], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transparence transparence],[http://www.nextinpact.com/news/95189-les-subventions-versees-par-collectivites-locales-bientot-en-open-data.htm Open data],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_data données ouvertes],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_d'alerte whistleblower], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_d%27alerte lanceur d'alerte].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[http://www.bbc.com/news/world-us-canada-23784288 Bradley Manning], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikileaks WikiLeaks], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange Julian Assange], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Rupert_Murdoch Rupert Murdoch], [http://www.abeldanger.net/2014/05/wikileaks-is-zionist-poison.html Keith Murdoch National Security Agency(NSA)]''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le lanceur d'alerte : figure morale ou espion ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, au bureau, il/elle tombe sur des documents qui révèlent un conflit d’intérêts, un mensonge d’État, une arnaque financière... Et tout bascule : sa propre vie et le cours de l’Histoire. Ainsi commence l’aventure d’un whistleblower (lanceur d'alerte).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un whistleblower, sonneur d'alarme ou encore carillonneur, est une personne qui découvre des informations troublantes, voire scandaleuses, et qui décide courageusement de les dévoiler au reste du monde. A l'heure où nous avons tous accès à de plus en plus d'informations, jusqu’à quel point devons-nous rester respectueux des institutions et modérés dans nos positions ? A partir de quand devons-nous plutôt nous indigner ? Bradley Manning, première et principale source des fuites publiées dans WikiLeaks en 2010, a-t-il eu raison de transmettre des milliers de documents confidentiels au site internet war-logs ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement américain considère la révélation d’informations militaires classées « secret-défense » comme une mise en danger de la vie des soldats américains engagés en Afghanistan. Les lanceurs d’alerte, quant à eux, rétorquent que le musellement des voix discordantes met à mal l’État de droit en démotivant tous ceux qui veulent révéler les abus des grandes organisations publiques ou privées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fournir des sources fiables indépendantes qui révèlent au grand jour des secrets est devenu plus facile à l'heure du numérique. Une bonne info s'y répand comme une traînée de poudre. Cela rend encore plus aiguë la question des lanceurs d'alerte. Leur pouvoir de nuisance sur le système (habitué à la culture du secret) s'est accru !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans la culture anglo-saxonne les lanceurs d’alerte sont une tradition, le web lui a donné sa pleine mesure. WikiLeaks est un projet, une organisation, mais son degré d'ouverture et la cohérence de son propos sont tels qu'elle est devenue une institution. Décriée certes, mais assurément reconnue comme leader dans son domaine. Elle est sans concurrence réelle car tout un chacun peut l'utiliser, y contribuer gratuitement et librement, tant que ses standards de qualité sont respectés (fiabilité des sources et relevant de l'intérêt public). WikiLeaks est porteur d'un message symbolique qui grâce au web a pu être divulgué mondialement : la liberté d’expression ne doit pas être aliénée. Elle est le principe fondateur, le garde-fou qui permet à nos démocraties de perdurer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==« N'abattez pas le messager »==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« N’abattez pas le messager pour avoir révélé des vérités qui dérangent » : dans une tribune au journal ''The Australian'' publiée dans la foulée de son arrestation, Julian Assange&amp;lt;ref&amp;gt;Article « [http://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange Julian Assange] », Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, le fondateur de WikiLeaks, affirme que son site internet publiait « sans peur » des faits, dans l’intérêt public &amp;lt;ref&amp;gt; Extraits de la [http://www.theaustralian.com.au/in-depth/wikileaks/dont-shoot-messenger-for-revealing-uncomfortable-truths/story-fn775xjq-1225967241332 « Tribune de Julian Assange »], The Australian, 8 décembre 2010..&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En 1958, Rupert Murdoch, alors jeune propriétaire et directeur du News d'Adelaide (Australie), écrivait : « Dans le bras de fer entre le secret et la vérité, il semble inévitable que la vérité l'emporte toujours ». Il fallait peut-être y voir l'écho du travail de son père, Keith Murdoch, qui, en son temps, avait révélé que les soldats australiens étaient inutilement sacrifiés par les généraux britanniques sur les plages de Gallipoli. Les Britanniques tentèrent de le réduire au silence, mais Keith Murdoch refusa de se taire, et grâce à ses efforts, un terme fut mis à la désastreuse campagne des Dardanelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Près d'un siècle plus tard, c'est avec le même courage que WikiLeaks diffuse des faits qui doivent être rendus publics. J'ai grandi dans une communauté rurale du Queensland où les gens avaient coutume de dire sans détour ce qu'ils avaient sur le cœur. Ils se méfiaient d'un État interventionniste susceptible d'être corrompu si on le laissait à lui-même. Je ne l'ai jamais oublié. C'est en se fondant sur ces valeurs essentielles que WikiLeaks a été créé. Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts et WikiLeaks fait partie de ces médias. Ils contribuent à garantir l'honnêteté du pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« WikiLeaks a dévoilé certaines vérités pénibles à propos des guerres en Irak et en Afghanistan, et publié des révélations sur la corruption des grandes entreprises. Si vous avez lu les carnets de guerre d'Afghanistan ou d'Irak, des dépêches d'ambassades américaines ou n'importe quel autre secret mis au jour par WikiLeaks, réfléchissez sur l'importance pour tous les médias d'être en mesure de rapporter librement ces informations. WikiLeaks n'est pas le seul à publier les télégrammes diplomatiques américains. D'autres médias, notamment ''The Guardian'' au Royaume-Uni, ''The New York Times'' aux États-Unis, El Pais en Espagne et ''Der Spiegel'' en Allemagne ont publié les mêmes câbles édités. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, et la secrétaire d’État Hillary Clinton n'ont pas émis la moindre critique à leur encontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En effet, ''The Guardian'', ''The New York Times'' et ''Der Spiegel'' sont de grands et vieux journaux, tandis que WikiLeaks est encore jeune et petit. Nous sommes des laissés-pour-compte. Le gouvernement Gillard essaie de tuer le messager, car il ne veut pas que la vérité soit révélée, y compris l'information concernant ses propres manœuvres diplomatiques et politiques. Dans son jugement, qui a fait jurisprudence dans l'affaire dite des « papiers du Pentagone »&amp;lt;ref&amp;gt;En 1971, The New York Times a publié de larges extraits d'un rapport secret-défense sur l'implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Vietnam.&amp;lt;/ref&amp;gt;, la Cour suprême américaine avait déclaré : « Seule une presse complètement libre peut révéler efficacement les manipulations du gouvernement. » « La tempête qui s'abat aujourd'hui sur WikiLeaks ne fait que renforcer cette nécessité de défendre le droit de tous les médias à révéler la vérité. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Vite, la fuite&amp;lt;ref&amp;gt;Site du réseau de soutien à Bradley Manning : [www.bradleymanning.org www.bradleymanning.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; !'''&lt;br /&gt;
Wikileaks est composé de wiki et de leaks. Wiki est un mot hawaïen qui signifie rapide et informel (le plus court chemin). Leaks signifie fuite dans le sens où l’information est volontairement contenue, bridée et ne peut être exprimée librement pour raison de secret d’État ou d’entreprise. Voici une illustration des révélations de Bradley Manning, via WikiLeaks, tirée du journal Le Monde : « Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d’État Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies : mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le Guardian précise que la directive demande encore des renseignements au sujet « du style de travail et de prise de décision » du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon ».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce que révèle WikiLeaks==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, WikiLeaks été au cœur de l'actualité. Bradley Manning, du service informatique des USA en Afghanistan, a fourni à ce site plus de deux cents cinquante mille messages ultra confidentiels appelés câbles diplomatiques. Pour ces faits, Manning a été mis en prison militaire car, en tant que soldat, il était tenu au secret. Mais le site de l'association WikiLeaks n'a pas pu être condamné, car la liberté d'expression protège les médias et WikiLeaks, bien que n'appartenant à aucun grand groupe de presse mondial, est un média.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===« Il faut sauver la liberté d'expression »&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/16/il-faut-sauver-la-liberte-d-expression Il faut sauver la liberté d'expression], Evan Hansen, [http://www.wired.com/ Wired] (2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une presse authentiquement libre, libre de toute considération nationaliste, constitue manifestement un problème terrifiant aussi bien pour les gouvernements élus que pour les tyrannies. Cela ne devrait pourtant pas être le cas. Depuis le début du mois de décembre et la publication des premiers câbles secrets de la diplomatie américaine, WikiLeaks a été la cible d'attaques par déni de service lancées contre ses serveurs par des pirates non identifiés. Amazon, vers lequel le site s'était tourné, a refusé de continuer à l'héberger et Paypal a suspendu le compte sur lequel le site recevait ses dons, mettant en péril sa capacité à lever des fonds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps, des personnalités politiques américaines se livrent à une véritable escalade rhétorique contre cette société à but non lucratif, appelant successivement à l'engagement de poursuites et à l'arrestation, voire à l'assassinat de Julian Assange, son porte-parole le plus médiatisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisqu'il n'est pas certain que la législation actuelle permette de le poursuivre, certains parlementaires ont proposé un amendement à la loi sur l'espionnage afin de pouvoir le mettre au pas. WikiLeaks n'est pas parfait et nous n'avons jamais hésité à pointer du doigt ses lacunes. Cependant, le temps est venu d'intervenir dans les débats et de prendre clairement position sur la valeur de ce site : WikiLeaks a pour but d'améliorer notre système démocratique, pas de l'affaiblir&amp;lt;ref&amp;gt;Ce média émerge en fait dans un contexte mondial peu propice à la reconnaissance ; la transparence ne fait pas encore partie de la culture de nos systèmes de gouvernance qui ont toujours privilégié l'opacité en arguant de motifs sécuritaires (ndlr).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pire menace à laquelle nous sommes désormais confrontés par le développement de cette affaire ne tient pas tant à l'information que WikiLeaks a divulguée ou pourrait divulguer à l'avenir, mais aux réflexes réactionnaires qui montent contre lui aux États-Unis et qui, si l'on n'y prend garde, ne tarderont pas à menacer l’État de droit et notre attachement historique à la liberté d'expression. Le secret est régulièrement présenté comme une composante essentielle du bon gouvernement et ce principe est si communément admis que des journalistes, dont le métier est pourtant de révéler le fonctionnement caché des États, estiment que le travail de WikiLeaks va trop loin (...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lieu d'encourager les hébergeurs internet à mettre des sites sur liste noire et de pondre de nouvelles lois anti-espionnage qui incriminent plus gravement la publication de secrets diplomatiques, nous devrions considérer que WikiLeaks bénéficie de la protection du premier amendement (interdisant au Congrès d'adopter des lois limitant la liberté d'expression) au même titre que ''The New York Times.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que société, nous devrions soutenir le site parce qu'il est l'expression d'une liberté fondamentale figurant au cœur de notre Déclaration des droits, au lieu de réagir comme les Chinois qui s'empressent de censurer l'information sur demande de leur gouvernement dans le souci de se faire bien voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WikiLeaks n'est pas forcément synonyme de transparence radicale. Si des sites comme celui-ci fonctionnent, c'est grâce à des sources qui, travaillées par leur mauvaise conscience, viennent leur proposer de l'information au nom de l'intérêt public. WikiLeaks n'est qu'un distributeur d'informations. Il contribue à garantir que ces renseignements ne seront pas dissimulés par des journalistes redoutant des procès ou des représailles de la part des autorités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WikiLeaks réussit à contrer les attaques avec l'aide de centaines de sites-miroirs qui préserveront l'accès à son contenu quels que soient les efforts de ses adversaires. Bloquer WikiLeaks, si tant est que cela soit possible, est irrémédiablement vain. La meilleure et la seule défense d'un État contre des révélations dévastatrices consiste à agir avec justice et équité. En cherchant à faire taire WikiLeaks, ses détracteurs sur la scène politique américaine ne font qu'amorcer la pompe qui ramènera à la surface toujours plus d'informations embarrassantes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Rebondissements avec Snowden, la NSA, etc.=== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikileaks a été le ferment d’une culture des lanceurs d’alertes sur internet. Seul ou en groupe, ils trient les alertes reçues, vérifient les sources et la fiabilité, puis diffusent à d'autres médias, qui relayent à d'autres médias...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi qu’Edward Snowden a défrayé la chronique en 2012-2013. Ancien employé d’agences de renseignements états-uniennes (CIA, NSA)&amp;lt;ref&amp;gt; Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency « Central Intelligence Agency »], Wikipedia (consulté le 19.09.2014).&lt;br /&gt;
Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Security_Agency « National Security Agency »], Wikipedia (consulté le 19.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; , il a rendu public (publié) des documents prouvant les pratiques embarrassantes ou illégales de certaines agences de renseignement des États-Unis. Les informations qu’il a transmises aux médias ont notamment montré l’ampleur de la mise sur écoute de nombreux dirigeants politiques d’États alliés des USA. [[Fichier:Snowden.jpg|thumb|Laura Poitras / Praxis Films [CC BY 3.0], via Wikimedia Commons]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors Assange, Snowden et consorts sont-ils de simples relais d’informations sensibles pour se faire remarquer, ou des créateurs de médias indépendants à part entière ? Difficile de trancher. Mais doit-on trancher ? Les journalistes des médias plus traditionnels ne sont-ils pas eux aussi en quête de reconnaissance quand ils enquêtent sur des sujets brûlants ? À nouveau, on voit que la distinction entre émetteurs et récepteurs des médias s'estompe avec internet, donnant à chacun la possibilité de jouer un rôle de citoyen du net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=16534</id>
		<title>Les lanceurs d'alerte</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=16534"/>
				<updated>2016-07-20T09:22:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés:'''&lt;br /&gt;
''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_d'expression liberté d'expression],[http://meta-media.fr/2011/10/06/journalisme-numerique-10-competences-cles.html journalisme],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22acc%C3%A8s+libre%22 accès libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information],[https://quaderni.revues.org/410 culture du secret], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transparence transparence],[http://www.nextinpact.com/news/95189-les-subventions-versees-par-collectivites-locales-bientot-en-open-data.htm Open data],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Open_data données ouvertes],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_d'alerte whistleblower], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Lanceur_d%27alerte lanceur d'alerte].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :'''[http://www.bbc.com/news/world-us-canada-23784288 Bradley Manning], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikileaks WikiLeaks], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange Julian Assange], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Rupert_Murdoch Rupert Murdoch], [http://www.abeldanger.net/2014/05/wikileaks-is-zionist-poison.html Keith Murdoch''National Security Agency(NSA)].&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le lanceur d'alerte : figure morale ou espion ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, au bureau, il/elle tombe sur des documents qui révèlent un conflit d’intérêts, un mensonge d’État, une arnaque financière... Et tout bascule : sa propre vie et le cours de l’Histoire. Ainsi commence l’aventure d’un whistleblower (lanceur d'alerte).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un whistleblower, sonneur d'alarme ou encore carillonneur, est une personne qui découvre des informations troublantes, voire scandaleuses, et qui décide courageusement de les dévoiler au reste du monde. A l'heure où nous avons tous accès à de plus en plus d'informations, jusqu’à quel point devons-nous rester respectueux des institutions et modérés dans nos positions ? A partir de quand devons-nous plutôt nous indigner ? Bradley Manning, première et principale source des fuites publiées dans WikiLeaks en 2010, a-t-il eu raison de transmettre des milliers de documents confidentiels au site internet war-logs ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement américain considère la révélation d’informations militaires classées « secret-défense » comme une mise en danger de la vie des soldats américains engagés en Afghanistan. Les lanceurs d’alerte, quant à eux, rétorquent que le musellement des voix discordantes met à mal l’État de droit en démotivant tous ceux qui veulent révéler les abus des grandes organisations publiques ou privées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fournir des sources fiables indépendantes qui révèlent au grand jour des secrets est devenu plus facile à l'heure du numérique. Une bonne info s'y répand comme une traînée de poudre. Cela rend encore plus aiguë la question des lanceurs d'alerte. Leur pouvoir de nuisance sur le système (habitué à la culture du secret) s'est accru !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si dans la culture anglo-saxonne les lanceurs d’alerte sont une tradition, le web lui a donné sa pleine mesure. WikiLeaks est un projet, une organisation, mais son degré d'ouverture et la cohérence de son propos sont tels qu'elle est devenue une institution. Décriée certes, mais assurément reconnue comme leader dans son domaine. Elle est sans concurrence réelle car tout un chacun peut l'utiliser, y contribuer gratuitement et librement, tant que ses standards de qualité sont respectés (fiabilité des sources et relevant de l'intérêt public). WikiLeaks est porteur d'un message symbolique qui grâce au web a pu être divulgué mondialement : la liberté d’expression ne doit pas être aliénée. Elle est le principe fondateur, le garde-fou qui permet à nos démocraties de perdurer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==« N'abattez pas le messager »==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« N’abattez pas le messager pour avoir révélé des vérités qui dérangent » : dans une tribune au journal ''The Australian'' publiée dans la foulée de son arrestation, Julian Assange&amp;lt;ref&amp;gt;Article « [http://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange Julian Assange] », Wikipedia (consulté le 25.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, le fondateur de WikiLeaks, affirme que son site internet publiait « sans peur » des faits, dans l’intérêt public &amp;lt;ref&amp;gt; Extraits de la [http://www.theaustralian.com.au/in-depth/wikileaks/dont-shoot-messenger-for-revealing-uncomfortable-truths/story-fn775xjq-1225967241332 « Tribune de Julian Assange »], The Australian, 8 décembre 2010..&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En 1958, Rupert Murdoch, alors jeune propriétaire et directeur du News d'Adelaide (Australie), écrivait : « Dans le bras de fer entre le secret et la vérité, il semble inévitable que la vérité l'emporte toujours ». Il fallait peut-être y voir l'écho du travail de son père, Keith Murdoch, qui, en son temps, avait révélé que les soldats australiens étaient inutilement sacrifiés par les généraux britanniques sur les plages de Gallipoli. Les Britanniques tentèrent de le réduire au silence, mais Keith Murdoch refusa de se taire, et grâce à ses efforts, un terme fut mis à la désastreuse campagne des Dardanelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Près d'un siècle plus tard, c'est avec le même courage que WikiLeaks diffuse des faits qui doivent être rendus publics. J'ai grandi dans une communauté rurale du Queensland où les gens avaient coutume de dire sans détour ce qu'ils avaient sur le cœur. Ils se méfiaient d'un État interventionniste susceptible d'être corrompu si on le laissait à lui-même. Je ne l'ai jamais oublié. C'est en se fondant sur ces valeurs essentielles que WikiLeaks a été créé. Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts et WikiLeaks fait partie de ces médias. Ils contribuent à garantir l'honnêteté du pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« WikiLeaks a dévoilé certaines vérités pénibles à propos des guerres en Irak et en Afghanistan, et publié des révélations sur la corruption des grandes entreprises. Si vous avez lu les carnets de guerre d'Afghanistan ou d'Irak, des dépêches d'ambassades américaines ou n'importe quel autre secret mis au jour par WikiLeaks, réfléchissez sur l'importance pour tous les médias d'être en mesure de rapporter librement ces informations. WikiLeaks n'est pas le seul à publier les télégrammes diplomatiques américains. D'autres médias, notamment ''The Guardian'' au Royaume-Uni, ''The New York Times'' aux États-Unis, El Pais en Espagne et ''Der Spiegel'' en Allemagne ont publié les mêmes câbles édités. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, et la secrétaire d’État Hillary Clinton n'ont pas émis la moindre critique à leur encontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En effet, ''The Guardian'', ''The New York Times'' et ''Der Spiegel'' sont de grands et vieux journaux, tandis que WikiLeaks est encore jeune et petit. Nous sommes des laissés-pour-compte. Le gouvernement Gillard essaie de tuer le messager, car il ne veut pas que la vérité soit révélée, y compris l'information concernant ses propres manœuvres diplomatiques et politiques. Dans son jugement, qui a fait jurisprudence dans l'affaire dite des « papiers du Pentagone »&amp;lt;ref&amp;gt;En 1971, The New York Times a publié de larges extraits d'un rapport secret-défense sur l'implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Vietnam.&amp;lt;/ref&amp;gt;, la Cour suprême américaine avait déclaré : « Seule une presse complètement libre peut révéler efficacement les manipulations du gouvernement. » « La tempête qui s'abat aujourd'hui sur WikiLeaks ne fait que renforcer cette nécessité de défendre le droit de tous les médias à révéler la vérité. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Vite, la fuite&amp;lt;ref&amp;gt;Site du réseau de soutien à Bradley Manning : [www.bradleymanning.org www.bradleymanning.org]&amp;lt;/ref&amp;gt; !'''&lt;br /&gt;
Wikileaks est composé de wiki et de leaks. Wiki est un mot hawaïen qui signifie rapide et informel (le plus court chemin). Leaks signifie fuite dans le sens où l’information est volontairement contenue, bridée et ne peut être exprimée librement pour raison de secret d’État ou d’entreprise. Voici une illustration des révélations de Bradley Manning, via WikiLeaks, tirée du journal Le Monde : « Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d’État Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies : mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le Guardian précise que la directive demande encore des renseignements au sujet « du style de travail et de prise de décision » du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon ».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Ce que révèle WikiLeaks==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, WikiLeaks été au cœur de l'actualité. Bradley Manning, du service informatique des USA en Afghanistan, a fourni à ce site plus de deux cents cinquante mille messages ultra confidentiels appelés câbles diplomatiques. Pour ces faits, Manning a été mis en prison militaire car, en tant que soldat, il était tenu au secret. Mais le site de l'association WikiLeaks n'a pas pu être condamné, car la liberté d'expression protège les médias et WikiLeaks, bien que n'appartenant à aucun grand groupe de presse mondial, est un média.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===« Il faut sauver la liberté d'expression »&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/16/il-faut-sauver-la-liberte-d-expression Il faut sauver la liberté d'expression], Evan Hansen, [http://www.wired.com/ Wired] (2010).&amp;lt;/ref&amp;gt;===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une presse authentiquement libre, libre de toute considération nationaliste, constitue manifestement un problème terrifiant aussi bien pour les gouvernements élus que pour les tyrannies. Cela ne devrait pourtant pas être le cas. Depuis le début du mois de décembre et la publication des premiers câbles secrets de la diplomatie américaine, WikiLeaks a été la cible d'attaques par déni de service lancées contre ses serveurs par des pirates non identifiés. Amazon, vers lequel le site s'était tourné, a refusé de continuer à l'héberger et Paypal a suspendu le compte sur lequel le site recevait ses dons, mettant en péril sa capacité à lever des fonds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps, des personnalités politiques américaines se livrent à une véritable escalade rhétorique contre cette société à but non lucratif, appelant successivement à l'engagement de poursuites et à l'arrestation, voire à l'assassinat de Julian Assange, son porte-parole le plus médiatisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puisqu'il n'est pas certain que la législation actuelle permette de le poursuivre, certains parlementaires ont proposé un amendement à la loi sur l'espionnage afin de pouvoir le mettre au pas. WikiLeaks n'est pas parfait et nous n'avons jamais hésité à pointer du doigt ses lacunes. Cependant, le temps est venu d'intervenir dans les débats et de prendre clairement position sur la valeur de ce site : WikiLeaks a pour but d'améliorer notre système démocratique, pas de l'affaiblir&amp;lt;ref&amp;gt;Ce média émerge en fait dans un contexte mondial peu propice à la reconnaissance ; la transparence ne fait pas encore partie de la culture de nos systèmes de gouvernance qui ont toujours privilégié l'opacité en arguant de motifs sécuritaires (ndlr).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pire menace à laquelle nous sommes désormais confrontés par le développement de cette affaire ne tient pas tant à l'information que WikiLeaks a divulguée ou pourrait divulguer à l'avenir, mais aux réflexes réactionnaires qui montent contre lui aux États-Unis et qui, si l'on n'y prend garde, ne tarderont pas à menacer l’État de droit et notre attachement historique à la liberté d'expression. Le secret est régulièrement présenté comme une composante essentielle du bon gouvernement et ce principe est si communément admis que des journalistes, dont le métier est pourtant de révéler le fonctionnement caché des États, estiment que le travail de WikiLeaks va trop loin (...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lieu d'encourager les hébergeurs internet à mettre des sites sur liste noire et de pondre de nouvelles lois anti-espionnage qui incriminent plus gravement la publication de secrets diplomatiques, nous devrions considérer que WikiLeaks bénéficie de la protection du premier amendement (interdisant au Congrès d'adopter des lois limitant la liberté d'expression) au même titre que ''The New York Times.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que société, nous devrions soutenir le site parce qu'il est l'expression d'une liberté fondamentale figurant au cœur de notre Déclaration des droits, au lieu de réagir comme les Chinois qui s'empressent de censurer l'information sur demande de leur gouvernement dans le souci de se faire bien voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WikiLeaks n'est pas forcément synonyme de transparence radicale. Si des sites comme celui-ci fonctionnent, c'est grâce à des sources qui, travaillées par leur mauvaise conscience, viennent leur proposer de l'information au nom de l'intérêt public. WikiLeaks n'est qu'un distributeur d'informations. Il contribue à garantir que ces renseignements ne seront pas dissimulés par des journalistes redoutant des procès ou des représailles de la part des autorités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
WikiLeaks réussit à contrer les attaques avec l'aide de centaines de sites-miroirs qui préserveront l'accès à son contenu quels que soient les efforts de ses adversaires. Bloquer WikiLeaks, si tant est que cela soit possible, est irrémédiablement vain. La meilleure et la seule défense d'un État contre des révélations dévastatrices consiste à agir avec justice et équité. En cherchant à faire taire WikiLeaks, ses détracteurs sur la scène politique américaine ne font qu'amorcer la pompe qui ramènera à la surface toujours plus d'informations embarrassantes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Rebondissements avec Snowden, la NSA, etc.=== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikileaks a été le ferment d’une culture des lanceurs d’alertes sur internet. Seul ou en groupe, ils trient les alertes reçues, vérifient les sources et la fiabilité, puis diffusent à d'autres médias, qui relayent à d'autres médias...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ainsi qu’Edward Snowden a défrayé la chronique en 2012-2013. Ancien employé d’agences de renseignements états-uniennes (CIA, NSA)&amp;lt;ref&amp;gt; Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency « Central Intelligence Agency »], Wikipedia (consulté le 19.09.2014).&lt;br /&gt;
Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Security_Agency « National Security Agency »], Wikipedia (consulté le 19.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt; , il a rendu public (publié) des documents prouvant les pratiques embarrassantes ou illégales de certaines agences de renseignement des États-Unis. Les informations qu’il a transmises aux médias ont notamment montré l’ampleur de la mise sur écoute de nombreux dirigeants politiques d’États alliés des USA. [[Fichier:Snowden.jpg|thumb|Laura Poitras / Praxis Films [CC BY 3.0], via Wikimedia Commons]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors Assange, Snowden et consorts sont-ils de simples relais d’informations sensibles pour se faire remarquer, ou des créateurs de médias indépendants à part entière ? Difficile de trancher. Mais doit-on trancher ? Les journalistes des médias plus traditionnels ne sont-ils pas eux aussi en quête de reconnaissance quand ils enquêtent sur des sujets brûlants ? À nouveau, on voit que la distinction entre émetteurs et récepteurs des médias s'estompe avec internet, donnant à chacun la possibilité de jouer un rôle de citoyen du net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fichier:Snowden.jpg&amp;diff=16533</id>
		<title>Fichier:Snowden.jpg</title>
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				<updated>2016-07-20T09:18:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_le_pouvoir_de_classer_l%27information&amp;diff=16531</id>
		<title>Folksonomie, le pouvoir de classer l'information</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_le_pouvoir_de_classer_l%27information&amp;diff=16531"/>
				<updated>2016-07-20T09:01:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés''' : ''[http://netizen3.org/index.php/Leader_2.0_:_s'organiser_%C3%A0_l'%C3%A8re_du_web_participatif organisation du web], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cat%C3%A9gorie catégorie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/classification classification], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pertinence pertinence], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/folksonomie folksonomie],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuage_de_mots-cl%C3%A9s nuage de mots-clés], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/tag tag],[http://netizen3.org/index.php/Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple catégorisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar bazar], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/s%C3%A9mantique web sémantique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9tiquette étiquette].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés''' : ''[https://fr.wikipedia.org/wiki/Tim_Berners-Lee Berners-Lee Tim], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_europ%C3%A9enne_pour_la_recherche_nucl%C3%A9aire Centre européen de recherches nucléaires (CERN)], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Google Google],[https://fr.wikipedia.org/wiki/PageRank PageRank.]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne catégorisation. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1980, Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt; Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sur son lieu de travail, il est connecté au réseau interne et à l'Arpanet, l'ancêtre d'internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique,  que le système doit, au contraire, mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type bazar et non plus de type  cathédrale. Il développe une solution d'affichage de page dans lequel il y a plusieurs sommaires interconnectés, plusieurs catégories et hiérarchies de l’information, sans qu'aucune ne prédomine nécessairement sur les autres. Avec ce système, tous les responsables de département du CERN sont contents ! C'est ainsi qu’est né le web&amp;lt;ref&amp;gt;C'est en mai 1990 que Tim Berners-Lee adopte l'expression de World Wide Web pour nommer son projet. Avec l'ingénieur belge Robert Cailliau, ils développent les trois principales technologies du Web  : les adresses web (URL), l'Hypertext Transfer Protocol (HTTP) et l'Hypertext Markup Language(HTML). Pour favoriser cette mise en commun généralisée dans un espace créatif, ils développent aussi le premier navigateur web, éditeur web (dénommé World Wide Web et développé sur NeXTSTEP) et serveur HTTP. Voir l'article [https://fr.wikipedia.org/wiki/World_Wide_Web « World Wide Web »], Wikipedia.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le grand bazar des tags==&lt;br /&gt;
Dès les débuts du web, le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que de les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces ''étiquettes'' (tag en anglais) sont aussi appelées ''mots-clés''. Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés ''petites annonces, voiture, auto, moto, 4 roues, seconde main'', etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ? &lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de ''voitures, motos, 4 roues'', etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots-clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (sexe est l'un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du PageRank qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Premiers pas de folksonomie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La folksonomie est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser un contenu qu’il publie sur le web (article dans un blog, vidéo, photos, etc.). Chacun choisit d’associer à une vidéo, un texte, une image, les mots-clés qu’il veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type bazar, donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type ''cathédrale'', avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les tags ou mots-clés de vos publications : &lt;br /&gt;
* géographique : local, régional, national ; &lt;br /&gt;
* temporel : jour/mois/année ; &lt;br /&gt;
* linguistique : FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German ; &lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel : par domaine d'action ; &lt;br /&gt;
* type d'information : opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto ; &lt;br /&gt;
* format : article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama : &lt;br /&gt;
* public cible / niveau : débutant, expert ; &lt;br /&gt;
* maturité : brouillon, version bêta, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le nuage de mots-clés que l'on voit sur certains sites web. Dans ces nuages, la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de son utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y a pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un bazar bien organisé ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'elles utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot ''java'', par exemple, peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java « Java »], Wikipedia (consulté le 24.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur le tag java dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme ''bateau, navire ou embarcation'' pour désigner la même réalité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. Dans chaque domaine, des  experts ayant une position dominante dans leur organisation (académique, entreprise, etc.) ont créé, seuls ou dans des groupes relativement fermés, des catalogues de mots-clés relativement non-modifiables par les utilisateurs, pour mettre des concepts dans des cases prédéfinies. Ces ''vocabulaires contrôlés'' sont ce qu'on appelle des ontologies. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y a pas de confusion possible, on peut alors établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot Java par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que Java est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ontologies sont donc des listes de mots qui ont une relation entre eux. Dans un bazar, on trouvera un coin avec toutes les épices et un autre avec tous les tissus, ces deux types de produits n'étant pas mélangés. De même, dans nuage de tags, si l'ontologie est appliquée, les mots-clés seront organisés par famille. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le web sémantique, dont le principal initiateur n'est autre que... Tim Berners-Lee, créateur du web. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés - qui s'y expriment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mode de classement est révélateur des croyances. La bonne solution serait probablement de reconnaître la sagesse des foules&amp;lt;ref&amp;gt;Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Sagesse_des_foules La sagesse des foules], chapitre 6.&amp;lt;/ref&amp;gt; et leur faire confiance. Ces foules ont permis à Wikipedia de se développer de manière folksonomique, tout en y développant sa propre ontologie pour les mots-clés à sens multiple en utilisant le principe d’''homonymie, qui répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voir par exemple la dizaine de définitions du mot java sur Wikipedia&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java  « Java »], Wikipedia (consulté le 23.09.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Et ça marche. Les tags font sens. Leur usage se développe sur le web. Y mettre de l’ordre en rajoutant une couche ontologique, pour éviter les confusions, ne requiert donc pas forcément des experts du domaine concerné, mais plutôt du bon sens et une bonne capacité à discuter entre pairs. Cette approche en deux temps, d’abord les tags, puis la réduction des confusions entre tags via l’ontologie, elle aussi sous une forme participative, permet d’établir des bases de connaissances pertinentes et durables, décentralisées et basées sur la qualité des contributions plutôt que les titres académiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, pour des contributeurs éveillés et bienveillants, dont le nombre est croissant, un site sans option de contribution avec tag, sans liens sur un wiki pour contribuer, est un site web qui révèle la méfiance ou l’ignorance de ces auteurs et, en conséquence, qui a moins de valeur à leurs yeux qu’un site participatif. Mais pour parvenir à un classement des connaissances de qualité, il est néanmoins bien utile que des initiateurs, animateurs, modérateurs (et autres facilitateurs des coopérations décentralisées sur le web) créent un environnement favorable aux contributions de chacun-e, en y passant du temps. L’enjeu du classement n’est alors plus technologique, mais philosophique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==	&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs&amp;diff=16528</id>
		<title>Les blogueurs et autres consomm'acteurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs&amp;diff=16528"/>
				<updated>2016-07-20T08:51:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/journalisme journalisme], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contribution contribution],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Consommacteur consom'acteur],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Consom'action consom'action],[https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable utilis'acteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/acteur acteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/consommateur consommateur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/2.0 web2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wiki wiki], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/blog blog], [http://cursus.edu/institutions-formations-ressources/formation/19820/dossier-micro-blogging/?utm_source=Liste+compl%C3%A8te+des+abonn%C3%A9s+-+groupes&amp;amp;utm_campaign=5f9f1f516b-UA-5755289-1&amp;amp;utm_medium=email#.V44gWL5RK-c micro blog],[http://www.informaction.info/ inform'action],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Page_web_dynamique web dynamique],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Splog splog],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Spamdexing spamdexing],[http://www.webosphere.fr/ webosphère],[http://www.24heures.ch/suisse/faut-penser-droits-homme-numeriques/story/30962169 gouvernance],[https://fr.wikipedia.org/wiki/Mise_%C3%A0_jour_%28informatique%29  mise a jour], [https://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique interaction], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=medias+sociaux médias sociaux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 réseau social]. ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/oreilly Tim O´Reilly], &lt;br /&gt;
''[https://fr.wikipedia.org/wiki/PageRank PageRank]'', [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Google ''Google''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/facebook ''Facebook''],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/twitter ''Twitter''], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikipedia ''Wikipedia'']''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
L'homme n'est pas né avec internet. Bien avant la création du réseau, il communiquait déjà avec ses semblables, de manière orale et en face à face. Ensuite il a créé le livre, la presse, le téléphone, la radio, la télévision. Mais dans le monde qui était alors le sien, les informations étaient rares, contrôlées par des minorités. Le citoyen lambda pouvait certes, à l'occasion, donner son avis sur la marche du monde, lorsqu'une enquête d'opinion ou un sondage entreprenait de le consulter — trop rarement cependant, pour le responsabiliser et l'impliquer autant qu'il aurait pu le souhaiter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le numérique a tout bouleversé==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Souvenez-vous de votre première vision du web. Vous avez lu des pages d'informations, comme on lit un livre. Vous avez traité des messages, comme on traite un courrier postal. Et peu à peu, vous avez compris que vous n'aviez pas affaire à un moyen de communication tout à fait comme les autres. De simple utilisateur d’un bureau de poste ou d'une vitrine de magasin virtuel, vous vous êtes senti devenir progressivement acteur.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Vous avez commencé à intervenir dans des forums : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à commenter des articles ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à évaluer des produits ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à définir les préférences de votre profil utilisateur au sein d'une communauté virtuelle ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à inviter tous vos amis sur un réseau social ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à poster des annonces ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à proposer à la vente vos biens ou vos services ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à modifier une page créée par un autre internaute, par exemple sur Wikipedia ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* et à voir vos contributions affichées en temps réel sur une succession de sites-relais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot de passe pour entrer dans ce nouveau monde, c'est la contribution. En contribuant, vous avez pu découvrir des options socio-techniques réservées aux utilisateurs enregistrés : paramétrer le flux d'informations, poster, modifier, catégoriser/taguer, relayer, modérer, etc. C'est ainsi que les simples spectateurs ont pu devenir les acteurs de cette nouvelle société de l'information. C'est dans la même perspective de consomm'action qu'ont été imaginés les wikis, puis les blogs, les réseaux sociaux, les microblogs... Toutes ces applications qui constituent ce que l'on appelle aujourd'hui les médias sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces médias sociaux ont des règles et des usages communs, notamment : &lt;br /&gt;
* l'authentification ; [[Fichier:5608 164316.png|thumb]]&lt;br /&gt;
* la personnalisation ; &lt;br /&gt;
* la participation ; &lt;br /&gt;
* l'interaction ; &lt;br /&gt;
* la confrontation ; &lt;br /&gt;
* la modération ; &lt;br /&gt;
* l'autorégulation ; &lt;br /&gt;
* la combinaison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur utilisation est instantanée, ouverte à la simultanéité, affranchie de toute autorité centrale et peu coûteuse. Le pouvoir citoyen est soudain à portée de quelques clics. Une fois connecté au réseau des réseaux, il est possible de créer son propre journal, de maintenir son public en haleine au gré d'un fil de discussion, d'interagir dans l'espace et le temps avec l'ensemble de son carnet d’adresses, de contribuer à son rythme aux encyclopédies globales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle culture de la consomm'action se propage comme un aliment bénéfique, elle déferle comme une lame de fond. Et dans son élan, elle entraîne les anciens médias invités à s'adapter à cette nouvelle manière de communiquer, même si nombreux résistent en paniquant plutôt que de remettre en question leurs pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La participation aux médias sociaux est au cœur de la transformation de notre mode de fonctionnement et de pensée. Ce mode de production participatif optimise les compétences cognitives telles que la perception, le raisonnement, la conscience, le langage, l'intelligence et la transdisciplinarité. Il n'est pas question pour autant de faire preuve d'angélisme : de nouveaux risques sont apparus, des pièges inédits jusqu'alors ont émergé (surdoses, arnaques, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, les médias sociaux magnifient la diversité culturelle, sans autre limite que notre conscience et notre esprit critique, avec ses forces et ses faiblesses. Ils représentent à la fois une nouvelle source d'informations et un espace d'expression libre par excellence, où se côtoient politiciens, artistes, commerçants, etc. Toutes générations et origines confondues : la multiplicité des motivations à publier sur le web explique le nombre des publications qui y fourmillent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein de ces écosystèmes numériques, la force d'un projet ne procède plus de son concept originel mais de la quantité et de la qualité des acteurs concernés et de leurs contributions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, un étudiant nourri par cette culture de consomm'action, exercé à tchatter avec ses camarades, à commenter les résultats sportifs sur un forum dédié ou à corriger telle ou telle imprécision sur une page Wikipedia, supportera de plus en plus difficilement de devoir rester assis dans une salle de cours à suivre un programme prédéfini : impossible pour lui de picorer ça et là comme il en a l'habitude et de faire la démonstration de sa force de contributeur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, quelqu'un qui n'aura appris à réfléchir et à disserter que sur les bancs de l'école se trouvera aussi déconcerté face à une page Wikipedia, effrayé par les barrières psychologiques et neurolinguistiques du moindre tchat virtuel : quand on a été programmé pour recevoir un cadre donné établi par d'autres, l'idée qu'on peut désormais créer soi-même son cadre ne semble pas évidente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour désigner ceux, de plus en plus nombreux, qui aspirent à voir leurs nouvelles connaissances légitimées, certains parlent de prosommacteurs (Toffler, puis Tapscott), d'autres de nétocrates (Wired, Bard &amp;amp; Söderqvist) ou encore d'utilis'acteurs (Rousseau &amp;amp; Bondolfi) ou webacteurs (Pisani). Chacun de ces termes indique clairement que les médias numériques ne se contentent pas de s'adresser à l'ensemble de la société : ils sont sa création, son œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|+ ''Social media : blogs, wikis et autres '''consomm'actions''''' &amp;lt;ref&amp;gt; Extrait d'un diaporama réalisé par David Fayon, [http://fr.slideshare.net/BertrandSoulier/intervention-de-david-fayon-vulcania#btnNext ''Les réseaux sociaux au coeur du web 2.0 et du web de demain'']. Avec l’aimable autorisation de l’auteur. Copyright David Fayon. Licence CC-BY-SA.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
!&lt;br /&gt;
! Leaders dans le domaine&lt;br /&gt;
! Durée de vie de l'information (tendance générale)&lt;br /&gt;
! Effets pervers*&lt;br /&gt;
! Effets positifs*&lt;br /&gt;
! Spécificités&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les wikis&lt;br /&gt;
| Wikimedia et son projet phare Wikipédia&lt;br /&gt;
| Moyen, long terme avec de nombreuses possibilités de modifications&lt;br /&gt;
| Guerre de clochers&lt;br /&gt;
| Culture de la coopération synergique où l'on s'entraide main dans la main&lt;br /&gt;
| Patrimoine de l'humanité, 100 % licence libre, simple et fiable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les « weblogs » ou « blogs »&lt;br /&gt;
| Aucun leader, nombreuses plates-formes&lt;br /&gt;
| Court, moyen terme&lt;br /&gt;
| Faible qualité des contenus&lt;br /&gt;
| Encourage l'interaction libre par le biais de commentaires&lt;br /&gt;
| Journal de bord avec articles chronologiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les réseaux sociaux&lt;br /&gt;
| Facebook&lt;br /&gt;
| Court, moyen terme&lt;br /&gt;
| Société de spectacle&lt;br /&gt;
| La distance n'est plus un problème&lt;br /&gt;
| Parc public, marché de l'amitié, dès 13 ans&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les « Instant » ou « micro-blogs »&lt;br /&gt;
| Twitter&lt;br /&gt;
| Très court terme&lt;br /&gt;
| Dictature de l'immédiat&lt;br /&gt;
| Outils « d'avis à la populace »&lt;br /&gt;
| 140 caractères, style SMS, roi du mobile, alerte immédiate &lt;br /&gt;
|}&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;* Liste non exhaustive&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le symbole du web 2.0==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La transition technologique d'un web statique, alias web 1 vers un web dynamique - web 2 - s'est produite dans le tournant des années 2000. Pour symboliser la maturité naissante de cette culture web participative, Tim O'Reilly, auteur d'ouvrages consacrés à la culture informatique libre, a été le premier, en 2005, à diffuser l'expression web 2.0. Elle a été progressivement déclinée dans tous les domaines et désigne aujourd'hui le changement culturel qu'un internet dynamique et participatif est à même d'apporter aux sociétés humaines : la gouvernance 2.0. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Splog&amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Splog « Splog »], Wikipedia (consulté le 24.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le splog est au blog ce que le spam est au mail : un commentaire en général désagréable et inutile, posté sur un blog et pointant en direction d'un autre blog à but commercial et lucratif. « Un splog, parfois francisé en splogue (mot-valise issu de la contraction des mots spam et blog), désigne aussi un blog dont le but est d'augmenter la cote PageRank de Google d'un ou de plusieurs sites affiliés ou de servir de pointeur vers d'autres sites web à indexer. Il s'agit d'un type de référencement abusif (spamdexing) ».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le siècle de l'inform'action==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2011, le web a eu 20 ans. Fort de ses centaines de millions de forums, wikis, blogs&amp;lt;ref&amp;gt;Article [https://fr.wikipedia.org/wiki/Blog « Blog »], Wikipedia (consulté le 24.07.2014).&amp;lt;/ref&amp;gt;, réseaux sociaux, microblogs instantanés, il justifie qu'on parle désormais de webosphère. En 2015, Google, Facebook, Twitter et Wikipedia en sont les planètes les plus célèbres. Peuplé de centaines de milliards d'articles et de billions de champs différents (titres, corps de message, pièces jointes, images, nombre de visiteurs, notes, etc.), le web est le cœur où convergent tous les outils numériques qui possèdent une interface ouverte, standardisée en libre accès et accessible par l'ensemble des outils existants - smartphones, tablettes, ordinateurs... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sites les plus intéressants sont ceux où il est possible d'interagir en commentant, modifiant, ajoutant textes ou images à la matière présente. Un site d'achat/vente entre particuliers qui ne proposerait pas de commentaires participatifs évaluant le produit, le vendeur, voire l'acheteur, aurait du mal à asseoir sa crédibilité. Il en irait de même d'un blog indépendant qui publierait un scoop sans s'ouvrir aux commentaires et aux sources alternatives.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par ailleurs, si la prédominance des médias sociaux semble désormais incontestable, la qualité de leurs contenus n'est pas encore systématique, loin s'en faut. Les fôtes d'ortograffe et une syntaxe maladroite issues le plus souvent du langage SMS sont fréquentes : « C koi ton pb ? ». Leur imperfection actuelle pourrait conduire à rejeter en bloc les nouveaux médias, en vertu de leur manque de rigueur et de professionnalisme. Mais il y a là également matière à saluer l’effacement progressif des barrières entre le métier de journaliste et la fonction de communicateur : l'éveil possible d'une citoyenneté vraiment active, source de créativité et d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat est on ne peut plus actuel. Il engage notamment la corporation journalistique, détentrice du quatrième pouvoir, qui admet difficilement que les médias sociaux sont des médias à part entière et seront, peut-être demain, les médias de référence. Il est permis de se demander si les journalistes qui ne reconnaissent pas les blogueurs comme leurs pairs, ne tendent pas à reproduire le modèle de toutes les corporations dépassées par les ruptures technologiques. Ainsi, la corporation des chauffeurs automobiles, au début du XXe siècle, ne comprenait-elle pas qu'un simple quidam puisse aspirer à prendre lui-même le volant de sa voiture pour se rendre au travail... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les autres effets pervers propres au développement des médias sociaux, la dictature de l'immédiat, la société de spectacle et la guerre de clochers sont le plus souvent mises en avant. Autant de pièges à éviter sur le chemin de la consomm'action. Déclencheur de passions, le web 2.0 n'en finit pas de susciter fascination et répulsion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Discernement, engagement, accompagnement==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réflexion et débat valent mieux que méfiance et repli. Il y a des garde-fous à mettre en place. Et il est en effet plus que jamais nécessaire d'exercer son discernement entre les différents médias sociaux, à l'utilité variable de l'un à l'autre. Les intentions de géants tels que Facebook ou Twitter sont ainsi très discutables.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour (re)trouver confiance dans ce web 2.0, le meilleur moyen est encore d'en devenir un acteur à part entière : les pionniers bienveillants sont légion et disponibles. Au-delà de leur statut influent, ils ne demandent qu'à encourager leurs étudiants, leurs collaborateurs, leurs pairs, leurs employés, à devenir des consom'acteurs conscients, critiques, rigoureux, sensibles à l'origine de leurs sources, capables d'apprendre à jongler élégamment avec les risques et les opportunités rencontrés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En les accompagnant dans leurs premières contributions, ces maîtres-passeurs participent favorablement au développement personnel, social et professionnel de leurs émules. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 100 000 contributeurs actifs de Wikipedia, dont une majorité de moins de 20 ans, attendent eux aussi à bras ouverts les nouveaux venus. Grâce aux modérateurs de blogs, aux créateurs de plateformes sociales éthiques, aux guides discrets et bienveillants qui aident à éviter les nouveaux pièges, l'espèce qui naît sous nos yeux ne manque pas d'accoucheurs de talents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Deux mantras de la culture web'''&lt;br /&gt;
''Publier tôt, mettre à jour souvent''. Il encourage à passer de l'idée qu'on doit attendre qu'une œuvre soit mûre pour la publier, à l'idée qu'il est mieux de publier l'intention, de mentionner le degré de maturité d'une œuvre et ainsi à obtenir des contributions dès le début.&lt;br /&gt;
Briller ou disparaître&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref&amp;gt;[http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/107_fr.pdf Les passeurs et leur vision de la société de connaissance], Diane de Zelicourt, Observatoire du Management Alternatif, HEC, Paris (2009). Pour aller plus loin, voir  la vidéo Social Media Revolution 3 (4:15 version via Erik Qualman) ainsi que la vidéo Social Media Revolution 2 (sous-titrée français).&amp;lt;/ref&amp;gt; . Il encourage à toujours contribuer, à ne pas perdre son engagement ou encore à accepter de perdre son statut de leader.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : comment publier un document sur le web ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cadre d'une formation, des camarades et moi-même avons produit en groupe un document d'une centaine de pages. Sachant que l'intérêt de ce travail dépasse le cadre dans lequel il a été produit, mes collègues et moi-même souhaitons le publier sur internet pour toucher un large public. Quelles stratégies sont adéquates ? (Plusieurs bonnes réponses) : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1. L'envoyer en format .doc ou .docx par courriel en pièce jointe, à toutes les personnes que l'on connaît, en leur demandant de l'envoyer à leurs amis ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. mettre le document à disposition sur mon site web, en format texte, RTF, HTML et/ou PDF ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. plutôt que de le publier sur internet, chercher un éditeur pour une publication papier ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. ça ne sert à rien car personne ne le lira, donc j'interdis à mes camarades de le publier sur internet ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. chercher un site spécialisé qui pourrait trouver un intérêt à mettre à disposition notre document, afin de profiter de leur public existant ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. publier le document sur un moteur de recherche populaire afin que le plus grand nombre puisse le trouver. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réponses du quiz&lt;br /&gt;
La 2 et la 5.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==	&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16527</id>
		<title>Du citoyen au netoyen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16527"/>
				<updated>2016-07-20T08:33:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/E-environnement E-environnement], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/citoyen citoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netoyen netoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/conscience  conscience], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture culture].[https://fr.wikipedia.org/wiki/Incivilit%C3%A9 incivilité numerique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=action+citoyenne action citoyenne],[https://www.google.com/search?q=action+netoyenne+wiki&amp;amp;ie=utf-8&amp;amp;oe=utf-8&amp;amp;client=firefox-b-ab action netoyenne],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%C3%A8re+num%C3%A9rique+ ere numerique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eportfolio eportfolio],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=utilis%27acteurs utilis'acteurs]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Laura+Timonen Laura Timonen],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Vilma+Luoma-aho Vilma Luoma-aho].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans une jolie chocolaterie d'un quartier chic du centre-ville de Genève, un petit panneau rédigé en chinois stipule une étrange consigne : « Veuillez s'il vous plaît ne pas cracher par terre ». Pourquoi ce message, et pourquoi en chinois ? Parce qu’en Chine, cracher par terre est une pratique courante – dans la rue, mais aussi dans les transports publics et dans les magasins. En Suisse, cet acte culturel est vécu comme une incivilité, principalement en raison de critères hygiéniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettons-nous maintenant à la place d’un citoyen du net averti : il a conscience qu'envoyer une pièce jointe en format .doc peut poser problème à certains destinataires qui n'ont pas opté pour un traitement de texte sous licence propriétaire. Ils pourraient donc ne pas pouvoir accéder au contenu. Notre citoyen du net sait également qu'envoyer un courriel à tous ses contacts sans utiliser la fonction copie cachée constitue également un manque de respect de la vie privée et peut favoriser la propagation des virus informatiques. Il a intégré le fait qu'écrire tout un message en majuscules équivaut à crier, ce qui n’est pas spécialement courtois. [[Fichier:Cracher.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce citoyen du net contemple ainsi avec dépit et surprise le comportement des internautes qui n'ont pas développé la même culture que lui. Exactement comme nous regardons, effarés, les Chinois qui crachent par terre dans les chocolateries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapprochement peut sembler excessif. En fait, il permet de souligner la relativité des perceptions et l'aspect graduel de tout apprentissage culturel&amp;lt;ref&amp;gt;Le terme d'acculturation recouvre deux sens différents. En psychologie sociale, il désigne le processus d'apprentissage par lequel l'enfant reçoit la culture de l'ethnie ou du milieu auquel il appartient. D'autre part, en anthropologie culturelle, il désigne les phénomènes de contacts et d'interpénétration entre civilisations différentes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les Chinois cracheurs n'ont pas conscience qu’ils choquent les étrangers. De même, les internautes faisant preuve d’incivilité numérique n'ont pas conscience de la détérioration qu'ils imposent à l'espace de l'information publique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après une lente éclosion puis une maturation difficile, la notion de citoyenneté semble aujourd'hui bien établie. Chacun est citoyen d'un état géographiquement délimité. Le citoyen a des droits et des devoirs. Le mot citoyen a même connu une nette progression de sa popularité au cours des dernières années, au point de se décliner désormais dans de multiples expressions (''actions citoyennes'', ''comportements citoyens'', etc.) qui reviennent de plus en plus souvent dans les discours politiques et ceux 1des collectivités &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.escp-eap.net/conferences/marketing/pdf/canel.pdf Développement Durable et Comportement Citoyen du Consommateur] , Béatrice Canel Depitre, Conférence sur les tendances marketing en Europe, Université Ca' Foscari de Venise (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais cette citoyenneté s’est banalisée et certains en viennent à oublier les devoirs élémentaires qu'elle requiert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans les démocraties modernes, tout le monde – ou presque &amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_étrangers « Droit de vote des étrangers »], Wikipedia (consulté le 24.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt;. aujourd’hui le droit de vote. C'est un fait acquis. Est-ce pour cette raison que les taux de participation aux élections ne cessent de faiblir d’un vote à l’autre&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.come4news.com/pourquoi-si-peu-de-jeunes-exercent-t-ils-leur-droit-de-vote-528614 Pourquoi si peu de jeunes exercent-ils leur droit de vote ?!], Thomas Laberge, comefornews.com (2010)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les avantages de la citoyenneté sont-ils solubles dans sa généralisation ? On ne peut nier la crise de la confiance qui atteint globalement les démocraties modernes &amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple [http://www.cevipof.com/fr/france-2013-les-nouvelles-fractures/resultats/ France 2013 : les nouvelles fractures,], Ipsos / CGI Business Consulting, Le Monde, Fondation Jean Jaurès et le Cevipof (2013).&amp;lt;/ref&amp;gt;, exprimée par la méfiance des citoyens envers leurs élus et leurs administrations publiques, par l’absentéisme électoral, voire par des émeutes. Cette crise de confiance contribue elle aussi au désintérêt apparent pour la citoyenneté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins, avec l’arrivée d’un internet grand public, un nouveau type de citoyenneté s'est développé. Il peut être considéré comme le prolongement, voire l'approfondissement, de la citoyenneté classique. Certains ''utilis'acteurs''&amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs Les blogueurs et autres consom'acteurs], chapitre 4.&amp;lt;/ref&amp;gt; des outils numériques ont en effet compris tout l’intérêt que pouvait représenter le lancement rapide et à grande échelle d’actions citoyennes. Cette culture de la citoyenneté numérique, que l'on pourrait appeler netoyenneté, se développe elle aussi par étapes successives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le grand public n'a pas encore pris toute la mesure de l'amplification que les nouveaux réseaux pouvaient offrir à la citoyenneté. Certains internautes, encore plongés dans une phase de fascination ludique devant des objets numériques – d'une grande complexité technologique – qui leur font face, n’en exploitent pas les potentialités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une personne ''netoyenne'' participe activement à cette société de l’information. Elle aide d’autres internautes dans des forums. Elle commente et enrichit les débats l’air de rien, en passant par là. Elle alimente son ePortfolio, centre névralgique réunissant toutes ses contributions, futur standard probable pour sa vie professionnelle. Elle surfe sans publicité et dans des réseaux sociaux co-animés par des passionnés aux mêmes centres d’intérêts qu'elle. Elle consulte ses pairs plutôt que des experts. Elle s’affranchit des distances et offre ses services en télétravail. Elle diversifie ses activités tant sociales que professionnelles. Elle s’autoforme en permanence, se remet en question et s’ouvre à de nouveaux horizons. Tout cela est possible grâce aux propriétés mêmes du numérique &amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique Les propriétés fondamentales du numérique], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==De nouvelles saveurs pour la culture des biens communs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A bien des égards, les pratiques de la citoyenneté numérique donnent de nouvelles saveurs aux droits des générations futures à bénéficier des mêmes opportunités que les générations actuelles. Car la netoyenneté est bien souvent le résultat d'une prise de conscience et d'un développement de l'esprit critique face aux médias numériques. Elle permet de prendre ses responsabilités plus que jamais, car on peut voir les traces de chaque contribution, ce qui renforce la motivation à agir pour le bien commun, dans un cercle vertueux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laura Timonen et Vilma Luoma-aho ont analysé l'évolution citoyenne depuis la Grèce Antique jusqu'à l'ère numérique. Elles ont publié leurs résultats sous la forme d'un tableau récapitulatif (ici traduit de l'anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jyu.academia.edu/ www.jyu.academia.edu]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evolution des attentes et des définitions citoyennes ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Type de citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Particularités de cette citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Grèce Antique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Seuls les hommes libres peuvent être actifs politiquement. Ils considèrent la citoyenneté comme un privilège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Libéralisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Relation individuelle avec l’État. L'accent est mis sur les droits citoyens. L’État est garant de ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Communautarisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| L'accent est mis sur la communauté, la participation et l'identité commune. La communauté s'auto-gouverne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Vision tripartite de Marshall '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Une division doit être opérée entre les droits civils, politiques et sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Globalisation '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Va au-delà de l’État-nation et entrevoit peut-être une citoyenneté civile globale. Protection des consommateurs. Investissements éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Ère numérique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Citoyenneté numérique (netoyen), technologique, urbaine, culturelle, écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’exemple des cracheurs chinois vu précédemment peut être complété par une multitude d’autres comportements dictés par notre culture. Certains d’entre eux peuvent trouver leur équivalent dans le monde numérique comme le propose le tableau ci-après :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tableau des comportements citoyens et netoyens ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contexte'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action Citoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action netoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Écologie'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Trier ses déchets.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas envoyer de pièces jointes trop volumineuses. N'imprimer que si c'est vraiment nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des choix d'autrui '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser un langage non-discriminatoire&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de langage non-discriminatoire : le [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne langage épicène]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui ne stigmatise pas ceux ayant des choix et des pratiques différentes des nôtres.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser des formats ouverts pour les échanges d'informations par voie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Économiser les ressources de l'écosystème'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas gâcher l'eau, l'électricité et toutes les ressources naturelles.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas dupliquer des contenus là où un simple lien suffirait, ne pas télécharger des documents dont on n'a pas l'utilité, envoyer un lien vers une ressource plutôt que le document lui-même à plusieurs destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des travailleurs'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des marchandises issues du commerce équitable.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des équipements électroniques dont les concepteurs respectent les droits des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Mobilisation'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Manifester devant une centrale nucléaire.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Élire le gouvernement de la ou des communautés thématiques dans lesquelles on contribue (Wikipedia, Debian, Creative Commons...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contribution'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ramasser une bouteille vide sur une plage.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Corriger une faute dans ''Wikipedia'' ou écrire un courriel à l'auteur d'une page comportant des erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Intégration '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'instruction civique des jeunes et des nouveaux arrivés (immigrés, nouveaux installés,...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger des documents remis à tout nouvel arrivant afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'eCulture des jeunes et des migrants numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger collaborativement des documents remis à tout nouvel internaute afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Débattre '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de son quartier, de sa ville, de sa région ou de la Terre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de sa communauté en ligne, des sites relatifs ou d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Revendication '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une pétition.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une ePétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16517</id>
		<title>Du citoyen au netoyen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=16517"/>
				<updated>2016-07-19T16:10:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/E-environnement E-environnement], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/citoyen citoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netoyen netoyen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/conscience  conscience], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture culture].[https://fr.wikipedia.org/wiki/Incivilit%C3%A9 incivilité numerique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=action+citoyenne action citoyenne],action netoyenne,[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%C3%A8re+num%C3%A9rique+ ere numerique],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=eportfolio eportfolio],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=utilis%27acteurs utilis'acteurs]''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Laura+Timonen Laura Timonen],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Vilma+Luoma-aho Vilma Luoma-aho].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans une jolie chocolaterie d'un quartier chic du centre-ville de Genève, un petit panneau rédigé en chinois stipule une étrange consigne : « Veuillez s'il vous plaît ne pas cracher par terre ». Pourquoi ce message, et pourquoi en chinois ? Parce qu’en Chine, cracher par terre est une pratique courante – dans la rue, mais aussi dans les transports publics et dans les magasins. En Suisse, cet acte culturel est vécu comme une incivilité, principalement en raison de critères hygiéniques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettons-nous maintenant à la place d’un citoyen du net averti : il a conscience qu'envoyer une pièce jointe en format .doc peut poser problème à certains destinataires qui n'ont pas opté pour un traitement de texte sous licence propriétaire. Ils pourraient donc ne pas pouvoir accéder au contenu. Notre citoyen du net sait également qu'envoyer un courriel à tous ses contacts sans utiliser la fonction copie cachée constitue également un manque de respect de la vie privée et peut favoriser la propagation des virus informatiques. Il a intégré le fait qu'écrire tout un message en majuscules équivaut à crier, ce qui n’est pas spécialement courtois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Cracher.jpg |Thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce citoyen du net contemple ainsi avec dépit et surprise le comportement des internautes qui n'ont pas développé la même culture que lui. Exactement comme nous regardons, effarés, les Chinois qui crachent par terre dans les chocolateries. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapprochement peut sembler excessif. En fait, il permet de souligner la relativité des perceptions et l'aspect graduel de tout apprentissage culturel&amp;lt;ref&amp;gt;Le terme d'acculturation recouvre deux sens différents. En psychologie sociale, il désigne le processus d'apprentissage par lequel l'enfant reçoit la culture de l'ethnie ou du milieu auquel il appartient. D'autre part, en anthropologie culturelle, il désigne les phénomènes de contacts et d'interpénétration entre civilisations différentes.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les Chinois cracheurs n'ont pas conscience qu’ils choquent les étrangers. De même, les internautes faisant preuve d’incivilité numérique n'ont pas conscience de la détérioration qu'ils imposent à l'espace de l'information publique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après une lente éclosion puis une maturation difficile, la notion de citoyenneté semble aujourd'hui bien établie. Chacun est citoyen d'un état géographiquement délimité. Le citoyen a des droits et des devoirs. Le mot citoyen a même connu une nette progression de sa popularité au cours des dernières années, au point de se décliner désormais dans de multiples expressions (''actions citoyennes'', ''comportements citoyens'', etc.) qui reviennent de plus en plus souvent dans les discours politiques et ceux 1des collectivités &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.escp-eap.net/conferences/marketing/pdf/canel.pdf Développement Durable et Comportement Citoyen du Consommateur] , Béatrice Canel Depitre, Conférence sur les tendances marketing en Europe, Université Ca' Foscari de Venise (2000).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais cette citoyenneté s’est banalisée et certains en viennent à oublier les devoirs élémentaires qu'elle requiert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans les démocraties modernes, tout le monde – ou presque &amp;lt;ref&amp;gt;Article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_étrangers « Droit de vote des étrangers »], Wikipedia (consulté le 24.07.2014)&amp;lt;/ref&amp;gt;. aujourd’hui le droit de vote. C'est un fait acquis. Est-ce pour cette raison que les taux de participation aux élections ne cessent de faiblir d’un vote à l’autre&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.come4news.com/pourquoi-si-peu-de-jeunes-exercent-t-ils-leur-droit-de-vote-528614 Pourquoi si peu de jeunes exercent-ils leur droit de vote ?!], Thomas Laberge, comefornews.com (2010)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les avantages de la citoyenneté sont-ils solubles dans sa généralisation ? On ne peut nier la crise de la confiance qui atteint globalement les démocraties modernes &amp;lt;ref&amp;gt;Voir par exemple [http://www.cevipof.com/fr/france-2013-les-nouvelles-fractures/resultats/ France 2013 : les nouvelles fractures,], Ipsos / CGI Business Consulting, Le Monde, Fondation Jean Jaurès et le Cevipof (2013).&amp;lt;/ref&amp;gt;, exprimée par la méfiance des citoyens envers leurs élus et leurs administrations publiques, par l’absentéisme électoral, voire par des émeutes. Cette crise de confiance contribue elle aussi au désintérêt apparent pour la citoyenneté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins, avec l’arrivée d’un internet grand public, un nouveau type de citoyenneté s'est développé. Il peut être considéré comme le prolongement, voire l'approfondissement, de la citoyenneté classique. Certains ''utilis'acteurs''&amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs Les blogueurs et autres consom'acteurs], chapitre 4.&amp;lt;/ref&amp;gt; des outils numériques ont en effet compris tout l’intérêt que pouvait représenter le lancement rapide et à grande échelle d’actions citoyennes. Cette culture de la citoyenneté numérique, que l'on pourrait appeler netoyenneté, se développe elle aussi par étapes successives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le grand public n'a pas encore pris toute la mesure de l'amplification que les nouveaux réseaux pouvaient offrir à la citoyenneté. Certains internautes, encore plongés dans une phase de fascination ludique devant des objets numériques – d'une grande complexité technologique – qui leur font face, n’en exploitent pas les potentialités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une personne ''netoyenne'' participe activement à cette société de l’information. Elle aide d’autres internautes dans des forums. Elle commente et enrichit les débats l’air de rien, en passant par là. Elle alimente son ePortfolio, centre névralgique réunissant toutes ses contributions, futur standard probable pour sa vie professionnelle. Elle surfe sans publicité et dans des réseaux sociaux co-animés par des passionnés aux mêmes centres d’intérêts qu'elle. Elle consulte ses pairs plutôt que des experts. Elle s’affranchit des distances et offre ses services en télétravail. Elle diversifie ses activités tant sociales que professionnelles. Elle s’autoforme en permanence, se remet en question et s’ouvre à de nouveaux horizons. Tout cela est possible grâce aux propriétés mêmes du numérique &amp;lt;ref&amp;gt; Voir l'article [http://netizen3.org/index.php/Les_propri%C3%A9t%C3%A9s_fondamentales_du_num%C3%A9rique Les propriétés fondamentales du numérique], chapitre 1.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==De nouvelles saveurs pour la culture des biens communs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A bien des égards, les pratiques de la citoyenneté numérique donnent de nouvelles saveurs aux droits des générations futures à bénéficier des mêmes opportunités que les générations actuelles. Car la netoyenneté est bien souvent le résultat d'une prise de conscience et d'un développement de l'esprit critique face aux médias numériques. Elle permet de prendre ses responsabilités plus que jamais, car on peut voir les traces de chaque contribution, ce qui renforce la motivation à agir pour le bien commun, dans un cercle vertueux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laura Timonen et Vilma Luoma-aho ont analysé l'évolution citoyenne depuis la Grèce Antique jusqu'à l'ère numérique. Elles ont publié leurs résultats sous la forme d'un tableau récapitulatif (ici traduit de l'anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jyu.academia.edu/ www.jyu.academia.edu]&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evolution des attentes et des définitions citoyennes ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Type de citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Particularités de cette citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Grèce Antique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Seuls les hommes libres peuvent être actifs politiquement. Ils considèrent la citoyenneté comme un privilège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Libéralisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Relation individuelle avec l’État. L'accent est mis sur les droits citoyens. L’État est garant de ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Communautarisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| L'accent est mis sur la communauté, la participation et l'identité commune. La communauté s'auto-gouverne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Vision tripartite de Marshall '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Une division doit être opérée entre les droits civils, politiques et sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Globalisation '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Va au-delà de l’État-nation et entrevoit peut-être une citoyenneté civile globale. Protection des consommateurs. Investissements éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Ère numérique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Citoyenneté numérique (netoyen), technologique, urbaine, culturelle, écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’exemple des cracheurs chinois vu précédemment peut être complété par une multitude d’autres comportements dictés par notre culture. Certains d’entre eux peuvent trouver leur équivalent dans le monde numérique comme le propose le tableau ci-après :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tableau des comportements citoyens et netoyens ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contexte'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action Citoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action netoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Écologie'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Trier ses déchets.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas envoyer de pièces jointes trop volumineuses. N'imprimer que si c'est vraiment nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des choix d'autrui '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser un langage non-discriminatoire&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de langage non-discriminatoire : le [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne langage épicène]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui ne stigmatise pas ceux ayant des choix et des pratiques différentes des nôtres.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser des formats ouverts pour les échanges d'informations par voie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Économiser les ressources de l'écosystème'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas gâcher l'eau, l'électricité et toutes les ressources naturelles.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas dupliquer des contenus là où un simple lien suffirait, ne pas télécharger des documents dont on n'a pas l'utilité, envoyer un lien vers une ressource plutôt que le document lui-même à plusieurs destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des travailleurs'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des marchandises issues du commerce équitable.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des équipements électroniques dont les concepteurs respectent les droits des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Mobilisation'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Manifester devant une centrale nucléaire.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Élire le gouvernement de la ou des communautés thématiques dans lesquelles on contribue (Wikipedia, Debian, Creative Commons...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contribution'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ramasser une bouteille vide sur une plage.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Corriger une faute dans ''Wikipedia'' ou écrire un courriel à l'auteur d'une page comportant des erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Intégration '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'instruction civique des jeunes et des nouveaux arrivés (immigrés, nouveaux installés,...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger des documents remis à tout nouvel arrivant afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'eCulture des jeunes et des migrants numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger collaborativement des documents remis à tout nouvel internaute afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Débattre '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de son quartier, de sa ville, de sa région ou de la Terre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de sa communauté en ligne, des sites relatifs ou d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Revendication '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une pétition.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une ePétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fichier:Cracher.jpg&amp;diff=16516</id>
		<title>Fichier:Cracher.jpg</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fichier:Cracher.jpg&amp;diff=16516"/>
				<updated>2016-07-19T15:58:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : Lissabuttow a téléchargé une nouvelle version de Fichier:Cracher.jpg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Merci_aux_contributeurs&amp;diff=16515</id>
		<title>Merci aux contributeurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Merci_aux_contributeurs&amp;diff=16515"/>
				<updated>2016-07-19T15:51:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Lissabuttow : copié-collé de la version 1.1. mai 2016 de l'ODT CDN&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Imagination et pilotage de la publication ''': Théo Bondolfi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Contributions textes''' :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 2003, '''Théo Bondolfi''' a imaginé le projet, identifié les sources, défini l'intention et l'articulation de chaque article, dicté la plupart des articles, rédigé les bases de l'ouvrage, fourni les photographies d'art et validé les illustrations, invité et coordonné les contributeurs, cherché (sans trop de succès avant parution) les financements, et validé chaque article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Raphaël Rousseau''' a participé à toutes les étapes de l'élaboration du livre, notamment par sa vision sociale d'internet et son bagage technique en matière d'informatique connectée, en rédigeant et conseillant. '''Marie-Jane Berchten''', co-fondatrice d'Ynternet.org, a accompagné toute la démarche dès ses débuts en co-réalisant avec Raphäel Rousseau et Théo Bondolfi des modes d'emploi, supports de cours en matière d'eCulture qui ont été à la base de cet ouvrage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès fin 2012, '''Pryska Ducœurjoly''' a rejoint la direction du projet pour réécrire et partiellement restructurer cette œuvre collective avec son expérience de journaliste. Elle a participé aux diverses déclinaisons de ce projet (livret, édition spéciale, wiki, etc.). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Samuel Dixneuf''', journaliste et formateur indépendant, a contribué au rassemblement initial de sources et à démarrer la co-rédaction de quelques articles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Vincent''' et '''Fabien Feissli'''. De 2006 à 2010, Vincent a été la petite main qui a toujours été là pour soutenir les projets avec sa force de travail, sa présence d'esprit, son immense capacité à réaliser à la perfection des taches de saisie de textes, de scan d'articles bibliographique, de recherche scientifique, de mise en page. Il a été remplacé depuis 2011 par son frère Fabien, qui s'est surnommé Feissli 2.0, qui fait lui aussi des merveilles dans le suivi des projets exigeants et pointus en matière de popularisation des enjeux de l'eCulture. Fabien a bien affiné le chapitre I. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Diane Zinsel''' (chapitre IV) et '''Livia Bouvier''' (chapitre III), rédactrices au journal L'auditoire 2010-2011, ont assisté Théo Bondolfi, formalisant les idées données, co-rédigeant et mettant à jour jusqu'à obtenir un résultat collectif solide. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Nora Primus''' a bien appuyé la finalisation de la version 0.98 d'octobre 2011. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Julien Poulain''', photographe et graphiste, a créé la maquette graphique du livre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Bernard Bosson''' a réalisé certains schémas et tableaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Miguel Alarcon''' a redonné un coup de baguette graphique en 2013. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Séverine Chave''', rédactrice au journal L'auditoire de l'UNIL, a saisi des textes, travaillé sur le wiki dédié au projet et finalisé la mise en page de la version 0.97. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Céline Brichet''' a repris la mise en page et bien avancé sur la v. 0.98 puis 0.99.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Dinara Sanikidze''' a contribué à la mise en page de la version 0.97, dans le rush final, assistée de '''Sri Bhavan Loganathan''' et '''Zurab Sanikidze'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des wikipédiens francophones de haut vol ont relu, principalement '''Françoise Garandeau''' (alias grand-mère 2.1), '''Carl Freier''' et '''Benoît Prieur''' ainsi que des framaboukiens. Merveilleuses dynamiques avec eux ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Gian Pozzy''', journaliste suisse, a conseillé la production et rédigé une préface. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Jacques-Henri Addor''', journaliste et communicant, a produit une analyse en cours de route pour améliorer la qualité du message. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Mix &amp;amp; Remix''', dessinateur incroyable, a autorisé la reproduction de plusieurs dessins pour illustrer les articles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Henry Rosset''' et Stéphane Pannatier, membres du comité de la fondation Ynternet.org, ont testé, commenté, relu et appuyé la recherche des fonds pour produire cet ouvrage. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Christine Vaufrey''' a rédigé des quiz eCulture utilisés dans certains articles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Pascale Lagahe, Pierre Mounier et Michel Tow ''' ont chacun rédigé un article qui a été sélectionné par le jury du concours « netizenship » d'été 2010. &lt;br /&gt;
'''Julian Assange''' de Wikileaks a partagé un article sur les lanceurs d'alertes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Bernard Werber''' a permis la citation de cinq textes de son Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (ESRA), sur Turing, les CREQ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Florence Devouard''' de la fondation Wikimedia a fourni un schéma précieux sur le degré de confiance dans les dynamiques collaboratives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Charles-Henri Favrod''', journaliste et personnalité du monde culturel francophone, a été le premier appui moral pour le défi de ce projet.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''David Fayon''', a apporté ses expertises et un soutien à la relecture finale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'édition remaniée de 2015, quatre étudiants de l'UNIL ont plongé dans l'aventure avec excellence, il s'agit '''Amélie Ardaya, Adrian Timofte, Philippe Salamanca''' et '''Samuel Schaer'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La section ''''INFOSOCIETY '''de l'Office Fédéral de la Communication (Suisse) nous a autorisé à utiliser les bandes dessinées pédagogiques qui se trouvent sur [www.petiteshistoiresdinternet.ch www.petiteshistoiresdinternet.ch]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cete version 1.0, '''Yves Di Cristino, Brigitte Steiner''' puis surtout '''Louise Ostertag''' ont donné le coup de grâce de relecture, peaufinage et mises à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''À vous tous : GRAND MERCI !'''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Lissabuttow</name></author>	</entry>

	</feed>