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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<updated>2026-04-30T03:01:35Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=15826</id>
		<title>Les lanceurs d'alerte</title>
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				<updated>2015-02-24T13:10:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''accès libre, information, culture du secret, transparence, Open data''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Bradley Manings, WikiLeaks, Julian Assange, Rupert Murdoch, Keith Murdoch''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le lanceur d'alerte : figure morale ou espion ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, au bureau, il/elle tombe sur des documents qui révèlent un conflit d’intérêts, un mensonge d’État, une arnaque financière… Et tout bascule&amp;amp;nbsp;: sa propre vie et le cours de l’Histoire. Ainsi commence l’aventure d’un ''whistleblower'' (lanceur d'alerte).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ''Wistleblower'', sonneur d'alarme ou encore ''carillonneur'', est une personne qui découvre des informations troublantes, voire scandaleuses, et qui décide courageusement de les dévoiler au reste du monde. La question qui se pose aujourd'hui, à l'heure où nous avons tous accès à de plus en plus d'informations : jusqu’à quel point devons-nous rester respectueux des institutions et modéré dans notre position et dans notre opinion&amp;amp;nbsp;? À partir de quand devons-nous nous indigner&amp;amp;nbsp;?  Bradley Manings, connu pour être la première et principale source des fuites publiées dans ''WikiLeaks'' en 2010 a-t-il eu raison de transmettre des milliers de documents confidentiels au site internet war-logs&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement américain considère la révélation d’informations militaires classées secret-défense comme une mise en danger de la vie des soldats américains engagés en Afghanistan. Les donneurs d’alerte, quant à eux, rétorquent que le musellement des voix discordantes met à mal l’État de droit en démotivant tous ceux qui veulent révéler les abus des grandes organisations publiques ou privées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fournir des sources fiables indépendantes qui révèlent au grand jour des secrets est devenu plus facile à l'heure du numérique. Une bonne info s'y répand comme une traînée de poudre. Cela rend encore plus aigu la question des lanceurs d'alerte. Leur pouvoir de nuisance sur le système (habitué à la culture du secret) s'est accru. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la culture très anglo-saxonne de lanceurs d’alerte est une vieille tradition, le web lui a donné sa pleine mesure. ''WikiLeaks'' est un projet, une organisation mais son degré d'ouverture et la cohérence de son propos sont tels qu'elle est devenue une institution. Décriée certes, mais assurément reconnue comme leader dans son domaine. Elle est sans concurrence réelle car tout un chacun peut l'utiliser, y contribuer gratuitement et librement tant que ses standards de qualité sont respectés (fiabilité des sources et relevant de l'intérêt public). ''WikiLeaks'' est porteur d'un message symbolique qui grâce au web a pu être divulgué mondialement&amp;amp;nbsp;: la liberté d’expression ne doit pas être aliénée. Elle est le principe fondateur, le garde-fou qui permet à nos démocraties de perdurer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « N'abattez pas le messager » ==&lt;br /&gt;
« N’abattez pas le messager pour avoir révélé des vérités qui dérangent » : dans une tribune au journal ''The Australian'' publiée dans la foulée de son arrestation, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange Julian Assange], le fondateur de ''WikiLeaks'', affirme que son site internet publiait « sans peur » des faits dans l’intérêt public&amp;lt;ref&amp;gt;Extraits de la [http://www.theaustralian.com.au/in-depth/wikileaks/dont-shoot-messenger-for-revealing-uncomfortable-truths/story-fn775xjq-1225967241332 tribune de Julian Assange], ''The Australian'', 8 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En 1958, Rupert Murdoch, alors jeune propriétaire et directeur du ''News'' d'Adélaïde, écrivait&amp;amp;nbsp;: « Dans le bras de fer entre le secret et la vérité, il semble inévitable que la vérité l'emporte toujours ». Il fallait peut-être y voir l'écho du travail de son père, Keith Murdoch, qui, en son temps, avait révélé que les soldats australiens étaient inutilement sacrifiés par les généraux britanniques sur les plages de Gallipoli. Les Britanniques tentèrent de le réduire au silence, mais Keith Murdoch refusa de se taire, et grâce à ses efforts un terme fut mis à la désastreuse campagne des Dardanelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de un siècle plus tard, c'est avec le même courage que ''WikiLeaks'' diffuse des faits qui doivent être rendus publics. J'ai grandi dans une communauté rurale du Queensland où les gens avaient coutume de dire sans détour ce qu'ils avaient sur le cœur. Ils se méfiaient d'un État interventionniste susceptible d'être corrompu si on le laissait à lui-même. Je ne l'ai jamais oublié. C'est en se fondant sur ces valeurs essentielles que ''WikiLeaks'' a été créé. Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts et ''WikiLeaks'' fait partie de ces médias. Ils contribuent à garantir l'honnêteté du pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' a dévoilé certaines vérités pénibles à propos des guerres en Irak et en Afghanistan, et publié des révélations sur la corruption des grandes entreprises. Si vous avez lu les carnets de guerre d'Afghanistan ou d'Irak, des dépêches d'ambassades américaines ou n'importe quel autre secret mis au jour par ''WikiLeaks'', réfléchissez sur l'importance pour tous les médias d'être en mesure de rapporter librement ces informations. ''WikiLeaks'' n'est pas le seul à publier les télégrammes diplomatiques américains. D'autres médias, notamment ''The Guardian'' au Royaume-Uni, ''The New York Times'' aux États-Unis, ''El Pais'' en Espagne et ''Der Spiegel'' en Allemagne ont publié les mêmes câbles édités. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, et la secrétaire d’État Hillary Clinton n'ont pas émis la moindre critique à leur encontre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, ''The Guardian'', ''The New York Times'' et ''Der Spiegel'' sont de grands et vieux journaux, tandis que ''WikiLeaks'' est encore jeune et petit. Nous sommes des laissés-pour-compte. Le gouvernement Gillard essaie de tuer le messager, car il ne veut pas que la vérité soit révélée, y compris l'information concernant ses propres manœuvres diplomatiques et politiques. Dans son jugement qui a fait jurisprudence dans l'affaire dite des « papiers du Pentagone » (en 1971, ''The New York Times'' a publié de larges extraits d'un rapport secret-défense sur l'implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Vietnam), la Cour suprême américaine avait déclaré : « Seule une presse complètement libre peut révéler efficacement les manipulations du gouvernement. La tempête qui s'abat aujourd'hui sur WikiLeaks ne fait que renforcer cette nécessité de défendre le droit de tous les médias à révéler la vérité ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Vite, la fuite !'''&amp;lt;ref&amp;gt; Site du réseau de soutien à Bradley Manning: [http://www.bradleymanning.org www.bradleymanning.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Wikileaks est composé de wiki et de leaks. Wiki est un mot hawaïen qui signifie rapide et informel. Leaks signifie fuite dans le sens où l’information est volontairement contenue, bridée et ne peut être exprimée librement sous couvert de secret d’État ou d’entreprise.&lt;br /&gt;
Voici une illustration des révélations de Bradley Manning, via ''WikiLeaks'', tirée du journal ''Le Monde&amp;amp;nbsp;'': «&amp;amp;nbsp;Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d’État Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies&amp;amp;nbsp;: mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le ''Guardian'' précise que la directive demande encore des renseignements au sujet «&amp;amp;nbsp;du style de travail et de prise de décision&amp;amp;nbsp;» du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce que révèle WikiLeaks ==&lt;br /&gt;
En 2010, ''WikiLeaks'' été au cœur de l'actualité. Bradley Manning, soldat et informaticien des USA en Afghanistan, a passé à ce site plus de deux cents cinquante mille messages ultra confidentiels appelés câbles diplomatiques. Il est en prison militaire depuis, car, en tant que soldat, il était tenu au secret. Mais le site de l'association WikiLeaks n'a pas pu être condamné, car la liberté d'expression protège les médias et ''WikiLeaks'', bien que n'appartenant à aucun grand groupe de presse mondial, est un média. À la base, c'était une personne seule, Julian Assange. Aujourd'hui encore, c'est un petit groupe de bénévoles. Ils trient les alertes reçues, vérifient les sources et la fiabilité, puis diffusent à d'autres médias, qui relayent à d'autres médias encore... À nouveau, on voit que distinction entre émetteurs et récepteurs des médias s'estompe avec internet, nous donnant à chacun la possibilité de jouer un rôle de citoyen du Net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== « Il faut sauver la liberté d'expression »&amp;lt;ref&amp;gt;Evan Hansen, [http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/16/il-faut-sauver-la-liberte-d-expression « Il faut sauver la liberté d'expression »], [http://www.wired.com/ ''Wired''], 16 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une presse authentiquement libre, libre de toute considération nationaliste, constitue manifestement un problème terrifiant aussi bien pour les gouvernements élus que pour les tyrannies. Cela ne devrait pourtant pas être le cas. Depuis le début du mois de décembre et la publication des premiers câbles secrets de la diplomatie américaine, ''WikiLeaks'' a été la cible d'attaques par déni de service lancées contre ses serveurs par des pirates non identifiés. Amazon, vers lequel le site s'était tourné, a refusé de continuer à l'héberger et Paypal a suspendu le compte sur lequel le site recevait ses dons, mettant en péril sa capacité à lever des fonds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps, des personnalités politiques américaines se livrent à une véritable escalade rhétorique contre cette société à but non lucratif, appelant successivement à l'engagement de poursuites et à l'arrestation, voire à l'assassinat de Julian Assange, son porte-parole le plus médiatisé. Puisqu'il n'est pas certain que la législation actuelle permette de le poursuivre, certains parlementaires ont proposé un amendement à la loi sur l'espionnage afin de pouvoir le mettre au pas. WikiLeaks n'est pas parfait et nous n'avons jamais hésité à pointer du doigt ses lacunes. Cependant, le temps est venu d'intervenir dans les débats et de prendre clairement position sur la valeur de ce site&amp;amp;nbsp;: WikiLeaks a pour but d'améliorer notre système démocratique, pas de l'affaiblir. La pire menace à laquelle nous sommes désormais confrontés par le développement de cette affaire ne tient pas à l'information que WikiLeaks a divulguée ou pourrait divulguer à l'avenir, mais aux réflexes réactionnaires qui montent contre lui aux États-Unis et qui, si l'on n'y prend garde, ne tarderont pas à menacer l’État de droit et notre attachement historique à la liberté d'expression. Le secret est régulièrement présenté comme une composante essentielle du bon gouvernement et ce principe est si communément admis que des journalistes, dont le métier est pourtant de révéler le fonctionnement caché des États, estiment que le travail de WikiLeaks va trop loin (...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lieu d'encourager les hébergeurs internet à mettre des sites sur liste noire et de pondre de nouvelles lois anti-espionnage qui incriminent plus gravement la publication de secrets diplomatiques, nous devrions considérer que ''WikiLeaks'' bénéficie de la protection du premier amendement (interdisant au Congrès d'adopter des lois limitant la liberté d'expression) au même titre que ''The New York Times''. En tant que société, nous devrions soutenir le site parce qu'il est l'expression d'une liberté fondamentale figurant au cœur de notre Déclaration des droits, au lieu de réagir comme les Chinois qui s'empressent de censurer l'information sur demande de leur gouvernement dans le souci de se faire bien voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' n'est pas forcément synonyme de transparence radicale. Si des sites comme celui-ci fonctionnent, c'est grâce à des sources qui, travaillées par leur mauvaise conscience, viennent leur proposer de l'information au nom de l'intérêt public. ''WikiLeaks'' n'est qu'un distributeur d'informations. Il contribue à garantir que ces renseignements ne seront pas dissimulés par des journalistes redoutant des procès ou des représailles de la part des autorités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' réussit à contrer les attaques avec l'aide de centaines de sites-miroirs qui préserveront l'accès à son contenu quels que soient les efforts de ses adversaires. Bloquer ''WikiLeaks'', si tant est que cela soit possible, est irrémédiablement vain. La meilleure et la seule défense d'un État contre des révélations dévastatrices consiste à agir avec justice et équité. En cherchant à faire taire ''WikiLeaks'', ses détracteurs sur la scène politique américaine ne font qu'amorcer la pompe qui ramènera à la surface toujours plus d'informations embarrassantes ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;References/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=15825</id>
		<title>Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
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				<updated>2015-02-24T11:42:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''classification, pertinence, folksonomie, ontologie, tag, métatag, catégorie, catégorisation bazar, catégorisation cathédrale, étiquettes, mots-clés.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Tim Berners-Lee, CERN.''&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne ''catégorisation''. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, à la frontière entre la Suisse et la France, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt;Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique, au contraire, que le système doit mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;» et non plus de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;». C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir une clé de voûte dont tout dépend, il choisit le système où toutes les informations sont liées les unes aux autres. On peut avoir plusieurs sommaires, plusieurs catégorisations sans qu'une ne prédomine nécessairement sur l'autre. Ainsi, tout le monde est content&amp;amp;nbsp;! C'est comme ça que le web est né. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les mots-clés ou « tags » ==&lt;br /&gt;
Le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces « étiquettes » (« tag » en anglais) sont aussi appelés « mots-clés ». Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés «&amp;amp;nbsp;petites annonces&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;voiture&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;auto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;moto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;4 roues&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;seconde main&amp;amp;nbsp;», etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de « voitures », « motos », « 4 roues », etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (« sexe » est un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable. Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du «&amp;amp;nbsp;PageRank&amp;amp;nbsp;» qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Folksonomie  ==&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La ''folksonomie'' est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser, mais où chacun choisit de faire comme il le veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;», donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;», avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple). La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel. Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les « tags » ou mots-clés de vos publications&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* géographique&amp;amp;nbsp;: local, régional, national&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* temporel&amp;amp;nbsp;: jour/mois/année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* linguistique&amp;amp;nbsp;: FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel&amp;amp;nbsp;: par domaine d'action&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* type d'information&amp;amp;nbsp;: opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* format&amp;amp;nbsp;: article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
* public cible / niveau&amp;amp;nbsp;: débutant, expert&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* maturité&amp;amp;nbsp;: brouillon, bêta/RFC, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le « nuage de mots-clés » que l'on voit sur certains sites web. Dans ces « nuages », la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de leur utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Tagsynternetorg.png]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== À chaque communauté son vocabulaire ==&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'ils utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. Le mot « java » par exemple peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java ''Java''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur ce mot-clé dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme « bateau », « navire » ou « embarcation » pour désigner la même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. On a créé des listes de vocabulaire contrôlés sur lesquels une communauté définie est d'accord : d'abord pour utiliser un même mot pour désigner une même réalité, mais aussi pour définir un mot de la même manière. Ces « vocabulaires contrôlés » sont ce qu'on appelle des ''ontologies''. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y pas de confusion possible. Alors on peut établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot « Java » par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que « Java » est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que des listes de mots, les ontologies sont donc des listes de mots qui ont des relations entre eux. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le ''web sémantique''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Voir l'article Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0]&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le principal initiateur n'est autre que ... Tim Berners-Lee. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés qui s'y expriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_blogueurs_et_autres_consomm%27acteurs&amp;diff=15824</id>
		<title>Les blogueurs et autres consomm'acteurs</title>
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				<updated>2015-02-24T11:23:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''communication, contribution, acteur, consommateur, société de l'information, médias sociaux.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Tim O´Reilly.''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
L'homme n'est pas né avec internet. Bien avant la création du réseau, il communiquait déjà avec ses semblables, de manière orale et en face à face. Ensuite il a créé le livre, la presse, le téléphone, la radio, la télévision. Mais dans le monde qui était alors le sien, les informations étaient rares, contrôlées par des minorités.&lt;br /&gt;
Le citoyen lambda pouvait certes, à l'occasion, donner son avis sur la marche du monde, lorsqu'une « enquête d'opinion » ou un sondage entreprenait de le consulter — trop rarement cependant, pour le responsabiliser et l'impliquer autant qu'il aurait pu le souhaiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le numérique a tout bouleversé==&lt;br /&gt;
Souvenez-vous de votre première vision du web. Vous avez lu des pages d'informations, comme on lit un livre. Vous avez traité des messages, comme on traite un courrier postal. Et peu à peu, vous avez compris que vous n'aviez pas affaire à un moyen de communication tout à fait comme les autres. De simple utilisateur d’un bureau de poste ou d'une vitrine de magasin virtuel, vous vous êtes senti devenir progressivement acteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez commencé à intervenir dans des forums :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* à commenter des articles ;&lt;br /&gt;
* à évaluer des produits ;&lt;br /&gt;
* à définir les préférences de votre profil utilisateur au sein d'une communauté virtuelle ;&lt;br /&gt;
* à inviter tous vos amis sur un réseau social ; &lt;br /&gt;
* à poster des annonces ;&lt;br /&gt;
* à proposer à la vente vos biens ou vos services ;&lt;br /&gt;
* à modifier une page créée par un autre internaute, par exemple sur Wikipédia ;&lt;br /&gt;
* et à voir vos contributions affichées en temps réel sur une succession de sites-relais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot de passe pour entrer dans ce nouveau monde, c'est la contribution. En contribuant, vous avez pu découvrir des options sociotechniques réservées aux utilisateurs enregistrés : paramétrer le flux d'informations, poster, modifier, catégoriser/tagger, relayer, modérer, etc. C'est ainsi que les simples spectateurs ont pu devenir les acteurs de cette nouvelle société de l'information. C'est dans la même perspective de consomm'action qu'ont été imaginés les wikis, puis les blogs, les réseaux sociaux, les microblogs... Toutes ces applications qui constituent ce que l'on appelle aujourd'hui les médias sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces médias sociaux ont des règles et des usages communs, notamment :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'authentification ;&lt;br /&gt;
* la personnalisation ;&lt;br /&gt;
* la participation ;&lt;br /&gt;
* l'interaction ;&lt;br /&gt;
* la confrontation ;&lt;br /&gt;
* la modération ;&lt;br /&gt;
* l'autorégulation ;&lt;br /&gt;
* la combinaison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur utilisation est instantanée, ouverte à la simultanéité, affranchie de toute autorité centrale et peu coûteuse. Le pouvoir citoyen est soudain à portée de quelques clics. Une fois connecté au réseau des réseaux, il est possible de créer son propre journal, de maintenir son public en haleine au gré d'un fil de discussion, d'interagir dans l'espace et le temps avec l'ensemble de son carnet d’adresses, de contribuer à son rythme aux encyclopédies globales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette nouvelle culture de la consomm'action se propage comme un aliment bénéfique, elle déferle comme une lame de fond. Et dans son élan, elle entraîne les anciens médias invités à s'adapter à cette nouvelle manière de communiquer, même si nombreux résistent en paniquant plutôt que de remettre en question leurs pratiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La participation aux médias sociaux est au cœur de la transformation de notre mode de fonctionnement et de pensée. Ce mode de production participatif optimise les compétences cognitives telles que la perception, le raisonnement, la conscience, le langage, l'intelligence et la transdisciplinarité. Il n'est pas question pour autant de faire preuve d'angélisme : de nouveaux risques sont apparus, des pièges inédits jusqu'alors ont émergé (surdoses, arnaques...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, les médias sociaux magnifient la diversité culturelle, sans autre limite que notre conscience et notre esprit critique, avec ses forces et ses faiblesses. Ils représentent à la fois une nouvelle source d'informations et un espace d'expression libre par excellence, où se côtoient politiciens, artistes, commerçants, etc. Toutes générations et origines confondues : la multiplicité des motivations à publier sur le web explique le nombre des publications qui y fourmillent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:5608 164316.png|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sein de ces écosystèmes numériques, la force d'un projet ne procède plus de son concept originel mais de la quantité et de la qualité des acteurs concernés et de leurs contributions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, un étudiant nourri par cette culture de consomm'action, exercé à chatter avec ses camarades, à commenter les résultats sportifs sur un forum dédié ou à corriger telle ou telle imprécision sur une page Wikipédia, supportera de plus en plus difficilement de devoir rester assis dans une salle de cours à suivre un programme prédéfini : impossible pour lui de picorer ça et là comme il en a l'habitude et de faire la démonstration de sa force de contributeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, quelqu'un qui n'aura appris à réfléchir et à disserter que sur les bancs de l'école se trouvera aussi déconcerté face à une page Wikipédia, effrayé par les barrières psychologiques et neurolinguistiques du moindre chat virtuel : quand on a été programmé pour recevoir un cadre donné établi par d'autres, l'idée qu'on peut désormais le co-créer soi-même ne semble pas évidente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour désigner ceux, de plus en plus nombreux, qui aspirent à voir leurs nouvelles connaissances légitimées, certains parlent de ''prosommacteurs'' (Toffler, puis Tapscott), d'autres de nétocrates (Wired, Bard &amp;amp; Söderqvist) ou encore d'utilis'acteurs (Rousseau &amp;amp; Bondolfi) ou webacteurs (Pisani). Chacun de ces termes indique clairement que les médias numériques ne se contentent pas de s'adresser à l'ensemble de la société : ils sont sa création, son œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le symbole du web 2.0==&lt;br /&gt;
La transition technologique d'un web statique, alias web 1 vers un web dynamique - web 2 - s'est produite dans le tournant des années 2000. Pour symboliser la maturité naissante de cette culture web participative, Tim O'Reilly, auteur d'ouvrages consacrés à la culture informatique libre, a été le premier en 2005 à diffuser l'expression « web 2.0 ». Elle a été progressivement déclinée dans tous les domaines et désigne aujourd'hui le changement culturel qu'un internet dynamique et participatif est à même d'apporter aux sociétés humaines : la gouvernance 2.0.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|+ ''Social media : blogs, wikis et autres '''consomm'actions''''' &amp;lt;ref&amp;gt; Extrait d'un diaporama réalisé par David Fayon, [http://fr.slideshare.net/BertrandSoulier/intervention-de-david-fayon-vulcania#btnNext ''Les réseaux sociaux au coeur du web 2.0 et du web de demain'']. Avec l’aimable autorisation de l’auteur. Copyright David Fayon. Licence CC-BY-SA.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
!&lt;br /&gt;
! Leaders dans le domaine&lt;br /&gt;
! Durée de vie de l'information (tendance générale)&lt;br /&gt;
! Effets pervers*&lt;br /&gt;
! Effets positifs*&lt;br /&gt;
! Spécificités&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les wikis&lt;br /&gt;
| Wikimedia et son projet phare Wikipédia&lt;br /&gt;
| Moyen, long terme avec de nombreuses possibilités de modifications comme la mise à jour, le retour à une version précédente…&lt;br /&gt;
| Guerre de clochers&lt;br /&gt;
| Culture de la coopération synergique où l'on s'entraide main dans la main&lt;br /&gt;
| Patrimoine de l'humanité, 100 % licence libre, simple et fiable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les « weblogs » ou « blogs »&lt;br /&gt;
| Aucun leader, nombreuses plates-formes&lt;br /&gt;
| Court, moyen terme&lt;br /&gt;
| Faible qualité des contenus&lt;br /&gt;
| Encourage l'interaction libre par le biais de commentaires&lt;br /&gt;
| Journal de bord avec articles chronologiques&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les réseaux sociaux&lt;br /&gt;
| Facebook&lt;br /&gt;
| Court, moyen terme&lt;br /&gt;
| Société de spectacle&lt;br /&gt;
| La distance n'est plus un problème&lt;br /&gt;
| Parc public, marché de l'amitié, dès 13 ans&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Les « Instant » ou « micro-blogs »&lt;br /&gt;
| Twitter&lt;br /&gt;
| Très court terme&lt;br /&gt;
| Dictature de l'immédiat&lt;br /&gt;
| Outils « d'avis à la populace »&lt;br /&gt;
| 144 caractères, style SMS, roi du mobile, alerte immédiate &lt;br /&gt;
|}&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;nowiki&amp;gt;* Liste non exhaustive&amp;lt;/nowiki&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le siècle de l'inform'action==&lt;br /&gt;
En 2011, le web a eu 20 ans. Fort de ses centaines de millions de forums, wikis, blogs, réseaux sociaux, microblogs instantanés, il justifie qu'on parle désormais de webosphère. Google, Facebook, Twitter et Wikipédia en sont les planètes les plus célèbres. Peuplé de centaines de milliards d'articles et de billions de champs différents (titres, corps de message, pièces jointes, images, nombre de visiteurs, notes…), le web est le cœur où convergent tous les outils numériques qui possèdent une interface ouverte, standardisée en libre accès et accessible par l'ensemble des outils existants — smartphones, tablettes, ordinateurs... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sites les plus intéressants sont ceux où il est possible d'interagir en commentant, modifiant, ajoutant textes ou images à la matière présente. Un site d'achat/vente entre particuliers qui ne proposerait pas de commentaires participatifs évaluant le produit, le vendeur, voire l'acheteur, aurait du mal à asseoir sa crédibilité. Il en irait de même d'un blog indépendant qui publierait un scoop sans s'ouvrir aux commentaires et aux sources alternatives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, si la prédominance des médias sociaux semble désormais incontestable, la qualité de leurs contenus n'est pas encore systématique, loin s'en faut. Les ''fôtes d'ortograffe'' et une syntaxe maladroite issues le plus souvent du langage SMS sont fréquentes. ''C koi ton pb ?'' Leur imperfection actuelle pourrait conduire à rejeter en bloc les nouveaux médias, en vertu de leur manque de rigueur et de professionnalisme. Mais il y a là également matière à saluer l’effacement progressif des barrières entre le métier de journaliste et la fonction de communicateur : l'éveil possible d'une citoyenneté vraiment active, source de créativité et d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat est on ne peut plus actuel. Il engage notamment la corporation journalistique, détentrice du quatrième pouvoir, qui admet difficilement que les médias sociaux sont des médias à part entière et seront, peut-être demain, les médias de référence. Il est permis de se demander si les journalistes qui ne reconnaissent pas les blogueurs comme leurs pairs, ne tendent pas à reproduire le modèle de toutes les corporations dépassées par les ruptures technologiques. Ainsi, la corporation des chauffeurs automobiles, au début du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, ne comprenait-elle pas qu'un simple quidam puisse aspirer à prendre lui-même le volant de sa voiture pour se rendre au travail...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les autres effets pervers propres au développement des médias sociaux, la dictature de l'immédiat, la société de spectacle et la guerre de clochers sont le plus souvent mises en avant. Autant de pièges à éviter sur le chemin de la consomm'action. Déclencheur de passions, le web 2.0 n'en finit pas de susciter fascination et répulsion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Discernement, engagement, accompagnement===&lt;br /&gt;
Réflexion et débat valent mieux que méfiance et repli. Il y a des gardes-fous à mettre en place. Et il est en effet plus que jamais nécessaire d'exercer son discernement entre les différents médias sociaux, à l'utilité variable de l'un à l'autre. Les intentions de géants tels que Facebook ou Twitter sont ainsi très discutables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour (re)trouver confiance dans ce web 2.0, le meilleur moyen est encore d'en devenir un acteur à part entière : les pionniers bienveillants sont légion et disponibles. Au-delà de leur statut influent, ils ne demandent qu'à encourager leurs étudiants, leurs collaborateurs, leurs pairs, leurs employés à devenir des consomm'acteurs conscients, critiques, rigoureux, sensibles à l'origine de leurs sources, capables d'apprendre à jongler élégamment avec les risques et les opportunités rencontrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En les accompagnant dans leurs premières contributions, ces « maîtres-passeurs » participent favorablement au développement personnel, social et professionnel de leurs émules.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 100 000 contributeurs actifs de Wikipédia, dont une majorité de moins de 20 ans, attendent eux aussi à bras ouverts les nouveaux venus. Grâce aux modérateurs de blogs, aux créateurs de plates-formes sociales éthiques, aux guides discrets et bienveillants qui aident à éviter les nouveaux pièges, l'espèce qui naît sous nos yeux ne manque pas d'accoucheurs de talents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deux mantras de la culture web==&lt;br /&gt;
'''Publier tôt, mettre à jour souvent.''' Il encourage à passer de l'idée qu'on doit attendre qu'une œuvre soit mûre pour la publier, à l'idée qu'il est mieux de publier l'intention, de mentionner le degré de maturité d'une œuvre et ainsi à obtenir des contributions dès le début.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Briller ou disparaître'''&amp;lt;ref&amp;gt; Diane de Zelicourt, [[appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/107_fr.pdf|''Les passeurs et leur vision de la société de connaissance'']], Observatoire du Mangement Alternatif, HEC, Paris, 2009, p. 17.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il encourage à toujours contribuer, ne pas perdre son engagement ou accepter de perdre son statut de leader.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quiz : comment publier un document sur le web ?==&lt;br /&gt;
Dans le cadre d'une formation, des camarades et moi-même avons produit en groupe un document d'une centaine de pages. Sachant que l'intérêt de ce travail dépasse le cadre où il a été produit, mes collègues et moi-même souhaitons le publier sur internet pour toucher un large public. Quelles stratégies sont adéquates ? (Plusieurs bonnes réponses) :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# l'envoyer en format .doc ou .docx par courriel en pièce jointe, à toutes les personnes que l'on connaît, en leur demandant de l'envoyer à leurs amis ;&lt;br /&gt;
# mettre le document à disposition sur mon site web, en format texte, RTF, HTML et/ou PDF ;&lt;br /&gt;
# plutôt que de le publier sur internet, chercher un éditeur pour une publication papier ;&lt;br /&gt;
# ça ne sert à rien car personne ne le lira, donc j'interdis à mes camarades de le publier sur internet ;&lt;br /&gt;
# chercher un site spécialisé qui pourrait trouver un intérêt à mettre à disposition notre document, afin de profiter de leur public existant ;&lt;br /&gt;
# publier le document sur un moteur de recherche populaire afin que le plus grand nombre puisse le trouver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Splog'''&lt;br /&gt;
Le splog est au blog ce que le spam est au mail : un commentaire en général désagréable et inutile, posté sur un blog et pointant en direction d'un autre blog à but commercial et lucratif. « Un splog, parfois francisé en splogue (mot-valise issu de la contraction des mots spam et blog), désigne aussi un blog dont le but est d'augmenter la cote PageRank de Google d'un ou de plusieurs sites affiliés ou de servir de pointeur vers d'autres sites web à indexer. Il s'agit d'un type de référencement abusif (spamdexing) »&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Splog ''Splog''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour aller plus loin ==&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Blog Article ''Blog'' sur Wikipédia.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Splog Article ''Splog'' sur Wikipédia.]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Wikinomics&amp;amp;nbsp;: Wikipédia, Linux, YouTube... Comment l'intelligence collaborative bouleverse l'économie'', Don Tapscott, Anthony D.Williams, Éditions Pearson Education France (2007).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[http://www.youtube.com/watch?v=x0EnhXn5boM&amp;amp;feature=player_embedded#at=57 Voir la vidéo ''Social Media Revolution 3'' (4:15 version via Erik Qualman).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://www.youtube.com/watch?v=dP-UxL3KADA Voir aussi ''Social Media Revolution 2'' (sous-titrée français).]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Réponses du quiz==&lt;br /&gt;
Les bonnes réponses sont la 2 et la 5.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=15823</id>
		<title>Du citoyen au netoyen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=15823"/>
				<updated>2015-02-24T10:30:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''E-environnement, citoyen, netoyen, cybercitoyenneté, conscience, culture.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Laura Timonen, Vilma Luoma-aho.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans une jolie chocolaterie d'un quartier chic du centre-ville de Genève, un petit panneau rédigé en chinois stipule une étrange consigne&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Veuillez s'il vous plaît ne pas cracher par terre&amp;amp;nbsp;». Pourquoi ce message, et pourquoi en chinois&amp;amp;nbsp;? Parce qu’en Chine cracher par terre est une pratique courante – dans la rue, mais aussi dans les transports publics et dans les magasins. En Suisse, cet acte culturel est vécu comme une incivilité, principalement en raison de critères hygiéniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:cracher.jpg|thumb]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettons-nous maintenant à la place d’un citoyen du net averti&amp;amp;nbsp;: il a conscience qu'envoyer une pièce jointe en format .doc peut poser problème à certains destinataires qui n'ont pas opté pour un traitement de texte sous licence propriétaire. Ils pourraient donc ne pas pouvoir accéder au contenu. Notre citoyen du net sait également qu'envoyer un courriel à tous ses contacts sans utiliser la fonction copie cachée constitue également un manque de respect de la vie privée et peut favoriser la propagation des virus informatiques. Il a intégré le fait qu'écrire tout un message en majuscules équivaut à crier, ce qui n’est pas spécialement courtois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce citoyen du net contemple ainsi avec dépit et surprise le comportement des internautes qui n'ont pas développé la même culture que lui. Exactement comme nous regardons, effarés, les Chinois qui crachent par terre dans les chocolateries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette histoire est une certaine forme de caricature pour souligner les chocs culturels. Les « Chinois cracheurs » n'ont pas conscience qu’ils choquent les étrangers. De même, les internautes faisant preuve d’incivilité numérique n'ont pas conscience de la détérioration qu'ils imposent à l'espace de l'information publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui la culture de la citoyenneté semble aujourd'hui en bon développement. Chacun-e est citoyen-ne d'un état géographiquement délimité. Le citoyen a aussi des droits et des devoirs. Le mot « citoyen » a même connu une nette progression de sa popularité au cours des dernières années, au point de se décliner désormais dans de multiples expressions (« actions citoyennes », «&amp;amp;nbsp;comportements citoyens&amp;amp;nbsp;»,...) qui reviennent de plus en plus souvent dans les discours politiques et ceux des collectivités&amp;lt;ref&amp;gt; Béatrice Canel Depitre, [http://www.escp-eap.net/conferences/marketing/pdf/canel.pdf ''Développement durable et comportement citoyen du consommateur''], Conférence sur les tendances marketing en Europe, Université Ca' Foscari de Venise, 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais cette citoyenneté s’est banalisée et certains en viennent à oublier les devoirs élémentaires qu'elle requiert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans les démocraties modernes, tout le monde – ou presque&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_%C3%A9trangers ''Droit de vote des étrangers''] (consulté le 24.07.14), 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; – a aujourd’hui le droit de vote. C'est un fait acquis. Est-ce pour cette raison que les taux de participation aux élections ne cessent de faiblir d’un vote à l’autre ?&amp;lt;ref&amp;gt; Thomas Laberge, [http://www.come4news.com/pourquoi-si-peu-de-jeunes-exercent-t-ils-leur-droit-de-vote-528614 ''Pourquoi si peu de jeunes exercent-ils leur droit de vote?''], come4new.com, 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les avantages de la citoyenneté sont-ils solubles dans sa généralisation ? On ne peut nier que la crise de la représentation qui atteint toutes les démocraties modernes contribue elle aussi au désintérêt apparent pour la citoyenneté. Le citoyen tend à perdre confiance dans des institutions discréditées par différents errements, dysfonctionnements et scandales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dix dernières années, un nouveau type de citoyenneté s'est développé sur Internet. Il peut être considéré comme le prolongement, voire l'approfondissement de la citoyenneté classique. Certains utilis'acteurs des outils numériques ont en effet compris tout l’intérêt que pouvait représenter la lancement rapide et à grande échelle d’actions citoyennes. Cette culture de la citoyenneté numérique, que l'on pourrait appeler netoyenneté, se développe elle aussi par étapes successives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le grand public n'a pas encore pris toute la mesure de l'amplification que les nouveaux réseaux pouvaient offrir à la citoyenneté. Certains utilisateurs, encore plongés dans une phase de fascination ludique devant des objets – d'une grande complexité technologique – qui leur font face, n’en exploitent pas les potentialités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, pour devenir un netoyen, il ne suffit pas de se poser en usager passif, il faut se vouloir également contributeur. Internet est devenu un rouage incontournable du fonctionnement de nos sociétés. Dès lors, la citoyenneté numérique s'impose à tout citoyen responsable. La citoyenneté numérique a pour vocation d'affirmer et de mettre en œuvre le droit des générations futures à accéder à des conditions de vie décentes et convenables. Elle agit pour le bien commun. Elle est issue d'une prise de conscience et d'un développement de l'esprit critique. Chacun est acteur de la société&amp;amp;nbsp;: son action sur les technologies aura un impact, positif ou négatif, mais jamais neutre. La citoyenneté classique ou numérique fait appel à la responsabilisation de chacun. Le partage des connaissances et la mutualisation des moyens, amplifiés par les outils numériques, permettront le traitement rapide et puissant d'enjeux et de problématiques démocratiques redynamisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laura Timonen et Vilma Luoma-aho ont analysé l'évolution citoyenne depuis la Grèce Antique jusqu'à l'ère numérique. Elles ont publié leur résultats sous la forme d'un tableau récapitulatif (ici traduit de l'anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://jyu.academia.edu/documents/0060/0999/sector-based_corporate_citizenship.pdf www.jyu.academia.edu]&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evolution des attentes et des définitions citoyennes ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Type de citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Particularités de cette citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Grèce Antique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Seuls les hommes libres peuvent être actifs politiquement. Ils considèrent la citoyenneté comme un privilège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Libéralisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Relation individuelle avec l’État. L'accent est mis sur les droits citoyens. L’État est garant de ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Communautarisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| L'accent est mis sur la communauté, la participation et l'identité commune. La communauté s'auto-gouverne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Vision tripartite de Marshall '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Une division doit être opérée entre les droits civils, politiques et sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Globalisation '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Va au-delà de l’État-nation et entrevoit peut-être une citoyenneté civile globale. Protection des consommateurs. Investissements éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Ère numérique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Citoyenneté numérique (netoyen), technologique, urbaine, culturelle, écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tableau des comportements citoyens et netoyens ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contexte'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action Citoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action netoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Écologie'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Trier ses déchets.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas envoyer de pièces jointes trop volumineuses. N'imprimer que si c'est vraiment nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des choix d'autrui '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser un langage non-discriminatoire&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de langage non-discriminatoire : le [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne langage épicène]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui ne stigmatise pas ceux ayant des choix et des pratiques différentes des nôtres.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser des formats ouverts pour les échanges d'informations par voie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Économiser les ressources de l'écosystème'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas gâcher l'eau, l'électricité et toutes les ressources naturelles.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas dupliquer des contenus là où un simple lien suffirait, ne pas télécharger des documents dont on n'a pas l'utilité, envoyer un lien vers une ressource plutôt que le document lui-même à plusieurs destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des travailleurs'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des marchandises issues du commerce équitable.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des équipements électroniques dont les concepteurs respectent les droits des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Mobilisation'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Manifester devant une centrale nucléaire.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Élire le gouvernement de la ou des communautés thématiques dans lesquelles on contribue (Wikipedia, Debian, Creative Commons...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contribution'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ramasser une bouteille vide sur une plage.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Corriger une faute dans ''Wikipedia'' ou écrire un courriel à l'auteur d'une page comportant des erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Intégration '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'instruction civique des jeunes et des nouveaux arrivés (immigrés, nouveaux installés,...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger des documents remis à tout nouvel arrivant afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'eCulture des jeunes et des migrants numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger collaborativement des documents remis à tout nouvel internaute afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Débattre '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de son quartier, de sa ville, de sa région ou de la Terre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de sa communauté en ligne, des sites relatifs ou d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Revendication '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une pétition.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une ePétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Vers_une_%C3%A9conomie_moins_exclusive&amp;diff=15820</id>
		<title>Vers une économie moins exclusive</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Vers_une_%C3%A9conomie_moins_exclusive&amp;diff=15820"/>
				<updated>2015-02-23T15:58:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communaut%C3%A9 communauté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=business%20model business model], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/partage partage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22choix+politique%22 choix politique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 économie sociale et solidaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=culture+libre  culture libre].'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Anne-Sophie+Novel%22 Anne-Sophie Novel], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22St%C3%A9phane+Riot%22 Stéphane Riot], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Bernard+Werber%22 Bernard Werber].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
L'adoption des libertés fondamentales de la culture Libre a des applications diverses. Par exemple, la mise à disposition des codes génétiques de plantes traditionnelles ou alors l'accessibilité à des recettes médicales utiles pour combattre des maladies largement répandues. Une fois « libérées », ces recettes deviennent patrimoine de l'humanité. C'est l'essence même du combat pour éviter la marchandisation de la nature, pour adopter une économie dite ''sociale et solidaire'', au service de l'homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à cette évolution, les détenteurs de brevets sur le vivant avancent l’argument des sommes considérables qu’ils ont investies dans la recherche. Les artistes invoquent la nécessité de toucher des redevances pour couvrir leurs frais ou simplement reconnaître leurs talents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais maintenant, il existe une solution alternative pour prévenir ces contradictions : commencer à partager dès le début, avant d'investir trop de temps ou d'argent dans un projet. C'est une nouvelle culture à adopter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ce qui se passe sur Wikipédia, un des grands symboles de la culture Libre. Et cela se passe aussi au sein de milliers de communautés en ligne qui partagent des recettes sur les semences et les plantes médicinales, la création de musiques électroniques ou les plans architecturaux de maisons écologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous voilà au cœur de l'enjeu de la société de l'information : les comportements individuels et collectifs, du fait des propriétés du numérique, tendent vers l'adoption généralisée des principes de fonctionnement du Libre. C'est déjà le cas avec l'encyclopédie Wikipédia (5&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; site le plus visité au monde en 2011), avec GNU/Linux (logiciel qui tourne sur la majorité des serveurs web sur Terre), avec Firefox (navigateur web utilisé par environ 30 % des internautes mondiaux), etc. Cette évolution est donc déjà effective. Cela matérialise petit à petit une nouvelle économie, basée sur des principes bien différents des précédents, avant l'arrivée du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons une convergence entre les principes véhiculés par la notion Libre dans le domaine immatériel et ceux véhiculés par la notion de ''durable'' dans le domaine matériel. Considérant que ces domaines libres sont un terreau fertile pour de nouveaux modèles économiques, des visionnaires contribuent à identifier et promouvoir de nouveaux modes de production et de diffusion des créations. Cette vision est notamment à l'œuvre dans l'économie sociale et solidaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici une synthèse de l'impact du numérique sur le monde du travail :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=90%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Entreprise 1.0 !! Entreprise 2.0 !! Entreprise 3.0&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Organisation hiérarchique || Organisation horizontale (mode projet) || Organisation horizontale et élargie avec crowdsourcing&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Cloisonnement || Participation || Participation avec développement de toutes les formes possibles de télétravail&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Procédures complexes et rigidité || Procédures simples et flexibilité || Procédures simples et intelligemment améliorables et flexibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Relation hiérarchique || Relation entre tous || Relation entre tous et à tout moment grâce aux outils nomades connectés&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Information gardée || Information partagée || Information partagée et qualifiée selon sa signification (web sémantique)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Outils du web 1.0 : mél, site institutionnel, etc. || Outils de type réseaux sociaux d’entreprise || Réseaux sociaux d’entreprise + univers virtuels 3D&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Formations classiques en présentiel || E-learning || E-learning à la demande sur des points précis grâce à la qualification des données&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Partage versus exclusivité==&lt;br /&gt;
Le schéma suivant décrit les deux tendances : celle du partage et de l'ouverture d'une part, de l'autre, celle de l'exclusivité et du cloisonnement. Dans les faits, la frontière qui les sépare est floue, car nous sommes en phase de transition globale. Le modèle du Libre est déjà largement défini et documenté, mais il reste compris uniquement par une minorité. Cependant, une fois qu'il est intégré ou expérimenté, rares sont les utilisateurs qui reviennent en arrière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Etape de vie d'une information&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance exclusive&lt;br /&gt;
! Modèle de gestion à tendance de partage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ce qui conditionne le tout : la conception et le développement de l’œuvre&lt;br /&gt;
| Dopage, spéculation, grands espoirs, secret de fabrication, compétition.&lt;br /&gt;
| Développement organique, petit à petit, modeste (« dans son garage »), ouvert, coopératif.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Une fois mon œuvre créée, quel mode de gestion et quelle licence seront les plus efficaces ?&lt;br /&gt;
| Contrôle basé sur l’exclusivité, création d’une pénurie artificielle, cession des droits des auteurs à des promoteurs/éditeurs.&lt;br /&gt;
| Confiance basée sur quatre libertés fondamentales, reconnaissance des auteurs à chaque étape de contribution, toutes les évolutions sont possibles.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel mode de diffusion de l’œuvre ?&lt;br /&gt;
| Concurrence, bénéfice à court terme, vente du droit d’usage d’un produit&lt;br /&gt;
| Coopération et compétition constructive (alias ''coopétition''), vente du service autour d’un produit (conseil, formation, adaptations sur-mesure, veille)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Quel impact social, culturel et économique global dans la ''société de l'information'' ?&lt;br /&gt;
| Dynamique de :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- hiérarchie de statut ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- discrimination ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- rétention d'informations (pénurie artificielle).&lt;br /&gt;
| Dynamique de :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- hiérarchie de compétences ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- non-discrimination ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- ouverture de l'information (abondance).&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vision de société ==&lt;br /&gt;
Face à une culture omniprésente des informations à usage exclusif, le Libre offre une autre tendance fondamentale dans les grands choix de société. Sur le web, libre versus privateur, ou libre versus propriétaire, fait l'objet d'un nombre incalculable de sources, débats, définitions, projets, qui tous ont pour point commun les quatre libertés fondamentales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La « libération » des différents moyens d'expression favorise l'émergence de principes de fonctionnement et de cercles vertueux pour les relations socio-économiques :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# d'accès équitable pour tous à l'information et aux médias ;&lt;br /&gt;
# d'expression du bien commun par le partage des connaissances sans discrimination (ni sur les usages ni sur les usagers) ;&lt;br /&gt;
# d'éthique de la communication dans un esprit de développement durable ;&lt;br /&gt;
# de responsabilité sociale et de transparence par l'équité des chances dans les entreprises privées et institutions publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, il est bien possible que les valeurs et principes de fonctionnement sous-tendus par l'expression « libre » s'imposent naturellement. Car l'essayer, c'est l'adopter. Cela demande une certaine rupture avec des habitudes anciennes, un effort comparable à celui de changer de pays, de langue et de culture, tout en restant soi-même, mais c'est possible, à tout âge, quelles que soient son origine et son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si ces comportements émergents de la culture numérique sont évidents pour certains pionniers, cela reste très nouveau et intimidant pour la plupart ; mais pas impossible. En 1960, la plupart des humains vivait dans des colonies, les femmes n'avaient pas le droit de vote. La conscience émerge. Les choses changent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ceux qui souhaitent approfondir cette réflexion pour l'appliquer dans les projets, il est possible d'y aller en douceur, à petit pas, en adoptant des licences semi-libres, en apprenant à tracer des barrières mobiles mais claires, entre ce qui est à partager comme les recettes ou l'infrastructure informatique, et ce qui est à garder privé en usage exclusif ou secret, comme le logo et le nom de l'entreprise, la comptabilité voire certains plans stratégiques d'entreprises. Mais les innovations et la créativité, elles, seront mieux mises à profit en utilisant les licences libres... Pour autant que la culture pour bien les appréhender soit acquise et pratiquée par la majorité des participants à la communauté dans ces entreprises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==''Let's « Co » !''==&lt;br /&gt;
Le phénomène collaboratif (hérité du modèle du bazar) influence profondément nos organisations (groupes humains, associations, collectivités, mouvements politiques, entreprises, etc.). ''« L’émergence du web participatif facilite la mise en réseau et encourage la transparence des échanges : cette logique imprègne peu à peu notre façon de penser, d’agir, de consommer (mouvement de « consommation collaborative » qui nous incite à covoiturer, cotravailler, « louer citoyen », etc.), mais aussi d’entreprendre (dépasser la logique de compétition), de militer et de manager »'', expliquent les auteurs de ''Vive la Co-Révolution'', Anne-Sophie Novel et Stéphane Riot&amp;lt;ref&amp;gt;Stéphane Riot et Anne-Sophie Novel. [http://www.editionsalternatives.com/site.php?type=P&amp;amp;id=1086 ''Vive la co-révolution ! Pour une société collaborative''].Editions alternatives. 2012.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette tendance en pleine expansion bouleverse en profondeur les relations socio-économiques. Ainsi, la transition n'est pas forcément aisée pour certains secteurs d'activité. Par exemple, les agences de voyage traditionnelles sont mises en difficulté par ce web participatif qui permet aux internautes de choisir et noter eux-mêmes leurs destinations sur des sites collaboratifs. Plus besoin de consulter les experts du voyage. Chacun peut s'en remettre à ses pairs (les autres voyageurs) pour organiser au mieux un séjour. Souvent à un coût moindre. D'où l'importance d'anticiper les changements liés à l'économie numérique, dont les répercussions touche de plein fouet l'économie traditionnelle. La vie chère laisse place à la vie ''share''  (mot anglais qui signifie « partage »). Mieux vaut s'y préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Crise de remise en question, alias CREQ'''&lt;br /&gt;
Commencer à pratiquer les modèles socio-économiques du Libre, c'est souvent les adopter. Mais pour y parvenir, il faut faire un gros effort. Au début, non seulement on ne comprend pas bien, mais il n'est pas étonnant que l'on ressente de la répulsion face à ces nouvelles dynamiques. Il faut en effet à cette occasion, remettre en question la vision qu'on avait de la propriété des idées, du mode de développement d'un produit ou d'un projet et de la manière d'échanger avec ses semblables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écrivain Bernard Werber &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber. [http://wesra.free.fr/article.php?sid=225 ''Les CREQ'']. Web Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu.&amp;lt;/ref&amp;gt; décrit ainsi cette profonde crise de remise en question, alias CREQ :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L’homme est en permanence conditionné par les autres. Tant qu’il se croit heureux, il ne remet pas en cause ces conditionnements. Il trouve normal qu’enfant on le force à manger des aliments qu’il déteste, c’est sa famille. Il trouve normal que son chef l’humilie, c’est son travail. Il trouve normal que sa femme lui manque de respect, c’est son épouse (ou vice-versa). Il trouve normal que le gouvernement lui réduise progressivement son pouvoir d’achat, c’est celui pour lequel il a voté.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Non seulement il ne s’aperçoit pas qu’on l’étouffe, mais encore il revendique son travail, sa famille, son système politique et la plupart de ses prisons comme une forme d’expression de sa personnalité. Beaucoup réclament leur statut d’esclave et sont prêts à se battre bec et ongles pour qu’on ne leur enlève pas leurs chaînes.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour les réveiller il faut des CREQ, « Crises de Remise En Question ». Les CREQ peuvent prendre plusieurs formes : accidents, maladies, rupture familiale ou professionnelle. Elles terrifient le sujet sur le coup, mais au moins elles le déconditionnent quelques instants. Après une CREQ, très vite l’homme part à la recherche d’une autre prison pour remplacer celle qui vient de se briser. Le divorcé veut immédiatement se remarier. Le licencié accepte un travail plus pénible…''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Mais entre l’instant où survient la CREQ et l’instant où le sujet se restabilise dans une autre prison, surviennent quelques moments de lucidité où il entrevoit ce que peut être la vraie liberté. Cela lui fait d’ailleurs très peur. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison que la transition d'un modèle d'exclusivité à un modèle de partage s'effectue par à-coups, par sauts de puce, comme autant de petites secousses, selon le principe ''deux pas en arrière (stress, peur), trois pas en avant (remise en question, ouverture)''. Le mouvement « Open Source », par son approche pragmatique et économique, c'est à dire moins idéaliste ou politique que le mouvement Libre, semble jouer un rôle de facilitateur de cette transition.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=15819</id>
		<title>Déclaration d'indépendance du cyberspace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=15819"/>
				<updated>2015-02-23T13:32:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=cyberespace cyberespace],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=d%C3%A9claration%20d%27ind%C3%A9pendance%20du%20cyberespace Déclaration d'indépendance du cyberespace], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Forum+%C3%A9conomique+mondial Forum économique mondial], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybercitoyennet%C3%A9 cybercitoyenneté].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=John+Perry+Barlow John Perry Barlow], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Davos Davos], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Electronic%20Frontier%20Foundation Electronic Frontier Foundation].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Un fermier punk dans l'élite économique  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Davos, 1996. L'immensité des Alpes suisses. Sur ce décor de neige immaculée se détachent de petits hommes qui se hâtent d'un immeuble à l'autre. Tous ou presque sont en costume et cravate. L'occasion le justifie&amp;amp;nbsp;: c'est la réunion du Forum économique mondial, où se prennent tant de décisions importantes entre élites économiques et politiques. Mais que vient donc faire John Perry Barlow dans ce paysage ? Fermier, parolier des psychédéliques «&amp;amp;nbsp;Grateful Dead&amp;amp;nbsp;», rédacteur du magazine ''Wired'', Barlow a su valoriser les conseils qu'il prodigue quant à l'utilisation commerciale d'internet. Au point d'être désormais invité à la tribune de Davos ! L'internet commercial, alors, tout le monde en parle, mais rares sont ceux qui en ont compris les enjeux. Les grands de ce monde attendent donc que Barlow les éclaire. Que leur dit-il ? Il leur lit un texte qu'il vient d'écrire, plein de fureur et de grâce, et qui deviendra l'une des sources les plus utiles à la compréhension des enjeux du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte fondateur, c'est la Déclaration d'indépendance du cyberespace&amp;lt;ref&amp;gt;John P. Barlow. [http://editions-hache.com/essais/barlow/barlow2.html Déclaration d'indépendance du Cyberespace].&amp;lt;/ref&amp;gt;. À sa manière, elle complète la Déclaration universelle des droits de l'homme. En voici quelques extraits&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du 'cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit'. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps. Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière. Nos identités n'ont pas de corps ; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or (''Barlow fait ici référence à la nétiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donné les internautes, NDA''). Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis ce discours, de nombreuses déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l'État-nation et les médias de masse, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d'internet. Morceaux choisis&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;L'Internet est une zone de non-droit&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; «&amp;amp;nbsp;L'Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; c’est le «&amp;amp;nbsp;tout-à-l’égout de la démocratie&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où la Déclaration d’indépendance du Cyberpespace est à mettre à jour, c'est lorsqu’elle propose un cyberespace politique unifié en miroir inversé du vieux monde, dominé par «&amp;amp;nbsp;les géants fatigués de chair et d’acier&amp;amp;nbsp;». Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés et en interaction les uns avec les autres&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Pierre Mounier. [http://books.google.ch/books?id=qQq7PoXo9qMC&amp;amp;source=gbs_navlinks_s ''Les maîtres du réseau'']. La Découverte, Paris. 2002. Voir aussi son blog [http://www.homo-numericus.net/ Homo Numericus].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source''&amp;amp;nbsp;: Extraits avec adaptations mineures d'un article de Pierre Mounier, auteur du livre ''Les maîtres du réseau'' (Cahiers libres, mars 2002) et du blog ''Homo Numericus''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Electronic Frontier Foundation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1990, Barlow a cofondé l'''Electronic Frontier Foundation''. 20 ans plus tard, c'est toujours la principale organisation de défense des libertés citoyennes et des droits des consommateurs dans le cyberespace. Elle dénonce les dérives totalitaires, les abus de contrôle, les interventions dans la sphère privée et toutes les dérives de type ''Big Brother'' annoncées par Orwell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre exemples de campagnes pour le respect des netizens sur le site de l'EFF&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:EFF1.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Trolls-2.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Bug-3b.jpg|&lt;br /&gt;
Fichier:Whistle-1.jpg|&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=15812</id>
		<title>Déclaration d'indépendance du cyberspace</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=15812"/>
				<updated>2015-02-21T10:37:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=d%C3%A9claration%20d%27ind%C3%A9pendance%20du%20cyberespace Déclaration d'indépendance du cyberespace], [Forum économique mondial], [cybercitoyenneté].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=John+Perry+Barlow John Perry Barlow], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Davos Davos].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
== Un fermier punk dans l'élite économique  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Davos, 1996. L'immensité des Alpes suisses. Sur ce décor de neige immaculée se détachent de petits hommes qui se hâtent d'un immeuble à l'autre. Tous ou presque sont en costume et cravate. L'occasion le justifie&amp;amp;nbsp;: c'est la réunion du Forum économique mondial, où se prennent tant de décisions importantes entre élites économiques et politiques. Mais que vient donc faire John Perry Barlow dans ce paysage ? Fermier, parolier des psychédéliques «&amp;amp;nbsp;Grateful Dead&amp;amp;nbsp;», rédacteur du magazine ''Wired'', Barlow a su valoriser les conseils qu'il prodigue quant à l'utilisation commerciale d'internet. Au point d'être désormais invité à la tribune de Davos ! L'internet commercial, alors, tout le monde en parle, mais rares sont ceux qui en ont compris les enjeux. Les grands de ce monde attendent donc que Barlow les éclaire. Que leur dit-il ? Il leur lit un texte qu'il vient d'écrire, plein de fureur et de grâce, et qui deviendra l'une des sources les plus utiles à la compréhension des enjeux du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte fondateur, c'est la Déclaration d'indépendance du cyberespace&amp;lt;ref&amp;gt;John P. Barlow. [http://editions-hache.com/essais/barlow/barlow2.html Déclaration d'indépendance du Cyberespace].&amp;lt;/ref&amp;gt;. À sa manière, elle complète la Déclaration universelle des droits de l'homme. En voici quelques extraits&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du 'cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit'. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps. Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière. Nos identités n'ont pas de corps ; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or (''Barlow fait ici référence à la nétiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donné les internautes, NDA''). Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis ce discours, de nombreuses déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l'État-nation et les médias de masse, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d'internet. Morceaux choisis&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;L'Internet est une zone de non-droit&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; «&amp;amp;nbsp;L'Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; c’est le «&amp;amp;nbsp;tout-à-l’égout de la démocratie&amp;amp;nbsp;». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où la Déclaration d’indépendance du Cyberpespace est à mettre à jour, c'est lorsqu’elle propose un cyberespace politique unifié en miroir inversé du vieux monde, dominé par «&amp;amp;nbsp;les géants fatigués de chair et d’acier&amp;amp;nbsp;». Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés et en interaction les uns avec les autres&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Pierre Mounier. [http://books.google.ch/books?id=qQq7PoXo9qMC&amp;amp;source=gbs_navlinks_s ''Les maîtres du réseau'']. La Découverte, Paris. 2002. Voir aussi son blog [http://www.homo-numericus.net/ Homo Numericus].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Source''&amp;amp;nbsp;: Extraits avec adaptations mineures d'un article de Pierre Mounier, auteur du livre ''Les maîtres du réseau'' (Cahiers libres, mars 2002) et du blog ''Homo Numericus''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Electronic Frontier Foundation'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1990, Barlow a cofondé l'''Electronic Frontier Foundation''. 20 ans plus tard, c'est toujours la principale organisation de défense des libertés citoyennes et des droits des consommateurs dans le cyberespace. Elle dénonce les dérives totalitaires, les abus de contrôle, les interventions dans la sphère privée et toutes les dérives de type ''Big Brother'' annoncées par Orwell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre exemples de campagnes pour le respect des netizens sur le site de l'EFF&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:EFF1.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Trolls-2.png|&lt;br /&gt;
Fichier:Bug-3b.jpg|&lt;br /&gt;
Fichier:Whistle-1.jpg|&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Pirater_ou_se_lib%C3%A9rer%3F&amp;diff=15808</id>
		<title>Pirater ou se libérer?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Pirater_ou_se_lib%C3%A9rer%3F&amp;diff=15808"/>
				<updated>2015-02-20T17:34:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hackers hackers], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crackers crackers], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pirates pirates], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=propri%C3%A9t%C3%A9%20intellectuelle propriété intellectuelle], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=s%C3%A9curit%C3%A9+informatique sécurité informatique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=loi+informatique loi informatique].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Copier est-ce vraiment voler ? C'est une question qui fâche...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comparer un copieur de série télé à un braqueur de banque ou à un violeur semble pour le moins excessif. C'est pourtant ce qui se fait couramment lorsqu'on veut jeter l'opprobre sur ceux qui outrepassent cette interdiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nouvelles lois ou projets de lois – DADvSI, HADOPI et LOPPSI 2 en France – fleurissent ça et là, qui entendent déclarer les copieurs hors-la-loi. Conçues, promues et votées par des personnes qui n'ont pas saisi l'impact, profond et irréversible, des propriétés sociotechniques du numérique, ces lois se révèlent contre-productives, liberticides et inapplicables à large échelle. La seule volonté de dénoncer et de condamner ces ''pirates'' est source d'échec, de confusion et d'enlisement collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est rare que la presse contribue de façon constructive à ce type de débats. Bousculée elle-même par l'arrivée du numérique, par la compression de ses effectifs, par l'augmentation du flux d'information à gérer, la presse peine à conserver son indépendance d'esprit. Il lui est difficile d'assurer une juste pesée des événements. La requalification du moindre copieur en «&amp;amp;nbsp;pirate&amp;amp;nbsp;», le détournement du sens du mot «&amp;amp;nbsp;hacker&amp;amp;nbsp;», le mélange indifférencié dans la même rubrique d'affaires de copyright et de vol de carte bancaire contribuent à jeter le discrédit sur les «&amp;amp;nbsp;copieurs&amp;amp;nbsp;», mais également sur la corporation journalistique. Mieux vaudrait aborder de front et en profondeur un enjeu aussi fondamental que l'évolution du système du droit d'auteur à l'ère du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la décharge de ceux qui stigmatisent les pirates, il existe plusieurs «&amp;amp;nbsp;familles&amp;amp;nbsp;» de hackers, ce qui brouille les cartes. Tantôt bienveillants, tantôt copieurs, ils sont parfois attirés par le petit coup de pub que leur vaudra une manipulation moins propre que les autres. De tels abus procèdent toutefois souvent d'une blessure initiale, dont l'origine n'est autre que... le manque de reconnaissance d'une bonne action&amp;amp;nbsp;: il suffit de lire ''le Manifeste du hacker''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_du_hacker Le Manifeste du Hacker] (titré en anglais The Hacker Manifesto, ou The Conscience of a Hacker, « La Conscience d'un hacker ») est un petit article écrit le 8 janvier 1986, par le hacker Loyd Blankenship après son arrestation, sous le pseudonyme de « The Mentor ». Publié pour la première fois dans le magazine électronique underground ''Phrack'', on peut de nos jours le trouver sur de nombreux sites web.&amp;lt;/ref&amp;gt; pour mesurer l'éthique très saine qui anime cette population et le sentiment d'exclusion qu'elle semble vivre dès l'enfance, sur les bancs de l'école. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Oui, je suis un criminel. Mon crime est celui de la curiosité. Mon crime est celui de juger les gens par ce qu'ils pensent et disent, pas selon leur apparence. Mon crime est de vous surpasser, quelque chose que vous ne me pardonnerez jamais.&amp;amp;nbsp;» ''Extrait du Manifeste du hacker.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce jour, ce Manifeste sert de base éthique au hacking et affirme qu'il y a dans cette activité un objectif qui supplante le désir égoïste d'exploiter ou de causer du tort aux autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tenter de distinguer la minorité de ''crackers'' (terme le plus approprié) dangereux de tous les autres utilisateurs astucieux d'ordinateurs est un acte citoyen de grande valeur. C'est un grand pas vers la réconciliation sociale et la compréhension interculturelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment rencontrer des hackers&amp;amp;nbsp;? Contacter le Groupes d'Utilisateurs de Logiciels Libres (GUL) le plus proche de chez vous &amp;lt;ref&amp;gt;[Liste de l'Association Francophone des Utilisateurs de Logiciels Libres sur [http://aful.org/gul/liste www.aful.org].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Cinq familles d'utilisateurs astucieux de l'informatique ==&lt;br /&gt;
=== Les power users (utilisateurs avancés) ===&lt;br /&gt;
Les ''power users'' sont des utilisateurs qui vont au-delà de l'usage que ''Monsieur Tout-le-Monde'' fait de son ordinateur&amp;amp;nbsp;: ils en maîtrisent les fonctionnalités et explorent les options avancées, ils prennent des risques, se renseignent auprès d'informaticiens, échangent des astuces dans les forums, dévorent les documentations (parfois techniques), ne tremblent pas devant un mode d'emploi. Au sein de leur entourage, ils font figure de héros du numérique, ces ''braves petits gars'' capables de récupérer des données effacées par erreur ou de faire marcher la vieille imprimante que plus personne n'arrivait à utiliser. Ils sont capables d'installer et de paramétrer des logiciels et, parfois même, de réinstaller leur système d'exploitation&amp;amp;nbsp;! De vrais anges gardiens du monde numérique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les copieurs  ===&lt;br /&gt;
Les ''copieurs'' profitent de la volatilité de l'information numérique et de sa duplication instantanée à coût nul pour enfreindre la législation en matière de droits d'auteur. Ils copient des documents numériques juridiquement protégés (images, livres, films, musiques, logiciels) mais ne sont généralement ni très astucieux, ni très dangereux. On pourrait les comparer aux buveurs de bière à l'époque de la prohibition aux États-Unis&amp;amp;nbsp;: des consommateurs (illégaux) en train de s'abreuver dans une cave de Chicago ou de New-York qui prennent la fuite par une porte dérobée quand la police fait irruption. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien sûr, copier sans autorisation demeure illégal, dans le cas des créations dont les auteurs n'autorisent pas expressément la copie. La question de savoir s'il est toujours justifié de considérer la copie comme illégale se pose cependant de façon plus aiguë que jamais. Sur cette évolution – inéluctable&amp;amp;nbsp;? – des droits d'auteur et du copyright, les avis sont très partagés. Mais il faut savoir que les solutions socio-économiques susceptibles de servir à la fois les intérêts des auteurs et ceux des consommateurs existent, qu'elles ont déjà été identifiées, testées et documentées. Si elles émergent, c'est grâce aux acteurs de la culture Libre, qui est le fil rouge de la culture numérique. Elles s'inscrivent dans un cadre tout à fait légal mais demeurent encore trop méconnues des artistes, des politiciens, des journalistes, des consommateurs et même des juristes, pourtant censés maîtriser la gamme des options légales disponibles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les hackers et les crackers ===&lt;br /&gt;
Les ''hackers'' et les ''crackers'' représentent deux familles d'informaticiens très astucieux. Ils passent ainsi beaucoup de temps à s'''auto-former'' aux techniques logicielles en démarrant souvent très jeunes, stimulés par la dimension ludique du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ''hackers'' découvrent des astuces pour améliorer les logiciels, comme un jardinier qui embellit un parc grâce à son savoir-faire. Ils contribuent à régler des problèmes informatiques qui concernent souvent des millions d'internautes. Ils s'investissent sans compter les heures, parfois bénévolement, pour la beauté de l'acte et le plaisir d'avoir trouvé la solution au problème qu'ils ont identifié. Ils restent le plus souvent inconnus hors de leurs communautés ''virtuelles''. Les meilleurs d'entre eux appartiennent pourtant à une nouvelle espèce d'anges gardiens, qui facilite l'accès de tous au cyberespace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux types de ''crackers''&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Les ''crackers'' bienveillants («&amp;amp;nbsp;white hats&amp;amp;nbsp;», symbolisés par un chapeau blanc). Leur ambition est le plus souvent d'identifier les failles de sécurité d'un réseau, comme un biologiste traquant les virus pour anticiper les épidémies. Lorsqu'ils trouvent une faille de ''sécurité'', la majorité des ''crackers'' contactent les responsables des programmes et se proposent de les aider à la réparer en utilisant leur expertise. &lt;br /&gt;
# Les ''crackers'' malveillants, ''pirates'' dangereux («&amp;amp;nbsp;black hats&amp;amp;nbsp;», symbolisés par un chapeau noir). Seuls ceux qui entrent dans cette catégorie peuvent être désignés comme des «&amp;amp;nbsp;''pirates'' à combattre&amp;amp;nbsp;». Ils réussissent parfois à entrer dans une base de données et dérobent des numéros de cartes bancaires ou prennent le contrôle de la messagerie d'autrui. Ils sont effectivement des dangers publics, mais représentent un faible pourcentage des ''hackers''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les script kiddies ===&lt;br /&gt;
Les ''script kiddies'', enfin, ne sont que les utilisateurs des programmes concoctés par des ''crackers'' et diffusés sur internet. Grâce à ces programmes, parfois modestement adaptés ou détournés, les ''script kiddies'' lancent des attaques à grande échelle pour prendre le contrôle d'ordinateurs distants, mettre en berne un site web ou usurper une identité et soutirer des informations sensibles telles que des numéros de cartes bancaires ou des mots de passe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le saviez-vous&amp;amp;nbsp;?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Hacker est à l'origine un mot anglais signifiant bricoleur, bidouilleur, qui sera utilisé en informatique pour désigner les programmeurs astucieux et débrouillards. Plus généralement, le terme désigne le détenteur d'une compétence technique capable de modifier un objet ou un mécanisme pour le détourner de l'usage pour lequel il avait été initialement conçu.&amp;amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment réagir face aux ''hackers'' et aux ''crackers'' ?==&lt;br /&gt;
Il n'est pas exceptionnel que des élèves âgés de moins de 18 ans réussissent à contourner la sécurité informatique de leur école et à pénétrer dans les serveurs, pour y faire un peu de tout. Cela n'arrive pas que dans les films. Comment réagir, concrètement ? &lt;br /&gt;
Il faut tout d'abord distinguer entre les deux types de procédés : &lt;br /&gt;
Hacking = L'intelligence ludique ;&lt;br /&gt;
Cracking = Rompre la sécurité informatique (bien ou mal intentionné).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un étudiant peut tout à fait tenter de trouver les failles du système pour démontrer que les responsables du service informatique n'ont pas assez bien fait leur travail. S'il n'est pas pris au sérieux, s'il est considéré comme coupable d'un abus et non pas reconnu comme l'« ange gardien » qu'il se croyait être, il a toutes les chances de se braquer et d'entrer en quelque sorte en « résistance ». &lt;br /&gt;
Parmi les autres répliques possibles, une direction informatique avisée aura tout intérêt à investir le temps nécessaire (c'est certes difficile, mais payant sur le long terme) dans une étroite coordination avec les services de police chargés de ce type de prévention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une telle coopération aura plusieurs effets : &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Valoriser les compétences des petits génies informatiques en les impliquant dans des groupes de travail consacrés à la sécurité informatique (création d'une hotline animée par leurs soins, mise en place d'une « task force » du type comité de surveillance de quartier, mais au niveau de l'informatique scolaire). La reconnaissance de l'expertise des jeunes hackers, leur valorisation par cette approche participative et inclusive, feraient gagner du temps et de l'argent aux services informatiques. On peut imaginer l'organisation de présentations, une fois l'an, devant l'équipe informatique scolaire, en coordination avec les enseignants. Les psychologues scolaires seront incités, de leur côté, à aborder avec les crackers la question des limites. &lt;br /&gt;
Encourager la mise en place de punitions sérieuses pour les récidivistes et autres mineurs présentant des comportements mal intentionnés de façon réitérée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les entreprises de sécurité informatique sont les premières à recruter des crackers, non sans avoir vérifié qu'ils étaient fondamentalement bien intentionnés et, le plus souvent, choqués de constater que des données sensibles puissent être si facilement accessibles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les DJ du Libre ==&lt;br /&gt;
Les DJ sont aujourd'hui les rois de la musique. Ils se trouvent être des remixeurs, c'est-à-dire qu'ils ne partent pas de rien mais saluent les créations des autres en les mettant en valeur, en apportant leur petite touche supplémentaire. C'est l'une des grandes transitions en cours : de la production de l'information à la gestion de son flux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture Libre participe du même état d'esprit : celui qui consiste à apporter sa modeste part pour contribuer à un édifice commun, après avoir d'abord prêté attention à l'immensité des contributions précédentes. Nombreux sont ceux, aujourd'hui, qui remixent les œuvres inconsciemment. Leurs créations, qui sont surtout des recyclages d'idées existantes, leurs paraissent pourtant « uniques ». Ces remixeurs craignent même de se faire « piquer » leur idée, alors qu'ils ont eux-mêmes « emprunté » à gauche et à droite pour la développer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes tous plus que jamais des remixeurs dans tous les domaines : recherche scientifique, mode, musique, livres pédagogiques, philosophie. &lt;br /&gt;
Aujourd'hui déjà, et demain encore plus, nos activités sociales et professionnelles sont basées sur la gestion de répertoires, de bases de données, davantage que sur leur création.&lt;br /&gt;
Notre quotidien consiste à découvrir les œuvres de l'esprit, dans toutes les disciplines, à les étudier, à les connecter et à contribuer à les mettre à jour. Comme le ferait un disc-jockey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''RiP : Le manifeste du remixeur'''&lt;br /&gt;
'''''RiP : Remix Manifesto''''' : ce long métrage documentaire fouille les complexités de la notion de propriété intellectuelle à l’ère du partage de fichiers pair-à-pair. Le cinéaste militant du web Brett Gaylor interroge des acteurs importants du débat, dont le roi des collages musicaux de Pittsburgh, Girl Talk. Création de « remixage » en soi, RiP fracasse les barrières entre utilisateurs et producteurs et conteste les limites de « l’utilisation équitable ». À visionner sur [http://www.onf.ca/film/rip_remix_manifesto%20www.onf.ca/film/RiP_remix_manifesto www.onf.ca] &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=15807</id>
		<title>Lessig et la culture libre à l'ONU</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=15807"/>
				<updated>2015-02-20T15:13:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=soci%C3%A9t%C3%A9%20de%20l%27information société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/RMS RMS], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture%20libre culture libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Creative+Commons%22 Creative Commons], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Stallman Richard Stallman], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Lawrence Lawrence Lessig], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=fr%C3%A8res%20Wright frères Wright].'' &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:lessig.png|thumb]]&lt;br /&gt;
Genève, décembre 2003. Nous participons au Sommet Mondial pour la Société de l'Information (SMSI), avec des collègues des cinq continents. Il y a notamment Tanguy Nzue Obame du Forum des Amis du Net au Gabon, André Afanou du réseau des jeunes micro-entrepreneurs Internet solidaire du Togo, Marie-Jane Berchten co-fondatrice d'Ynternet.org en Suisse, Zoul le technopunk magicien du multimédia. Quelques minutes plus tôt, au terme d'une très longue file d'attente, nous avons été fouillés par des militaires. On est deux ans après le 11 septembre 2001, Le dispositif impressionne, l'obsession sécuritaire bat son plein.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une grande salle, plus de 40 chefs d’État côtoient des milliers de délégués représentant des entreprises de télécommunications ou d'informatique, des associations et d'autres gouvernements. Tous réunis pour débattre de la société de l'information. Après dix ans d'internet grand public, le temps est venu d'appréhender la gestion des savoirs comme un enjeu non plus technique, mais également social. Il ne s'agit pas seulement de tuyaux, de câbles et de machines servant à se connecter, mais aussi et surtout de comportements entre humains, facilités par les machines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'une des annexes de cette salle, toute proche, notre équipe participe à une conférence sur la culture Libre. Nous sommes là pour partager l'expérience particulière du réseau ''Cooperation.net'' en matière d'internet solidaire et participatif, notamment en Afrique et en Europe de l'Est. C'est pour nous un grand honneur et même une reconnaissance que d'être ainsi associés aux meilleurs spécialistes du secteur, bien que le monde du logiciel libre ne rassemble alors que quelques millions d'informaticiens et de visionnaires, passionnés par les enjeux propres à réconcilier science et société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présents Richard Stallman, le fondateur du mouvement du logiciel libre, et Lawrence Lessig, juriste qu'on appelle amicalement Larry. C'est l'une des voix les plus écoutées dans les débats touchant au développement mondial d'internet. Avec ses livres et ses conférences, c'est lui qui, le premier, a réussi à vulgariser les questions de propriété intellectuelle et de droits d'auteur pour sensibiliser le grand public aux enjeux de société qui en découlent. Lessig a beaucoup de présence sur scène. Tout en se référant à Richard Stallman, il développe un discours très imagé pour expliquer ces nouveaux enjeux de société. Voici une histoire extraite de l'ouvrage ''Culture libre'', qu'il préparait alors. Coïncidence, elle démarre tout juste... 100 ans plus tôt !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extrait de « ''Free Culture ''»&amp;lt;ref&amp;gt;Lawrence Lessig. [http://www.framasoft.net/article3117.html Free Culture: ''how big media uses technology and the law to lock down culture and control creativity'']. The Penguin Press, New York. 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt; de Lawrence Lessig==&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Le 17 décembre 1903, sur une plage venteuse de Caroline du Nord, en un peu moins de 100 secondes, les frères Wright démontrèrent qu’un véhicule autopropulsé plus lourd que l’air pouvait voler. À cette époque, la loi américaine stipulait que le propriétaire d’un terrain était non seulement propriétaire de la surface de son terrain, mais de tout le sous-sol, jusqu’au centre de la Terre, et de tout l’espace au-dessus, «&amp;amp;nbsp;jusqu’à l’infini&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les érudits s’étaient demandés depuis de nombreuses années comment interpréter au mieux l’idée que des droits de propriété terrestre puissent monter jusqu’aux cieux. Cela signifiait-il que vous possédiez les étoiles&amp;amp;nbsp;? Pouviez-vous poursuivre les oies en justice, pour violations de propriété volontaires et répétées&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vinrent les avions, et pour la première fois, ce principe de la loi américaine – profondément ancré dans notre tradition, et reconnu par les plus importants juristes de notre passé – prenait de l’importance. Si ma propriété s’étend jusqu’aux cieux, qu’advient-il quand un avion de United Airlines survole mon champ&amp;amp;nbsp;? Ai-je le droit de le lui interdire&amp;amp;nbsp;? Ai-je le droit de mettre en place un accord d’autorisation exclusive au profit de Delta Airlines&amp;amp;nbsp;? Pouvons-nous organiser des enchères pour déterminer la valeur de ces droits&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1945, ces questions donnèrent lieu à un procès fédéral. Quand des fermiers de Caroline du Nord, Thomas Lee et Tinie Causby, commencèrent à perdre des poulets à cause d’avions militaires volant à basse altitude (apparemment les poulets terrorisés se jetaient contre les murs du poulailler et en mouraient), ils portèrent plainte au motif que le gouvernement violait leur propriété. Bien entendu, les avions n’avaient jamais touché la surface du terrain des Causby. Mais si, comme l’avaient déclaré en leur temps Blackstone, Kent et Coke, leur terrain s’étendait «&amp;amp;nbsp;vers le haut jusqu’à l’infini&amp;amp;nbsp;», alors le gouvernement commettait une violation de propriété, et les Causby voulaient que cela cesse. La Cour reconnut que «&amp;amp;nbsp;selon l’ancienne doctrine les droits de propriété foncière s’étendent jusqu’à la périphérie de l’univers&amp;amp;nbsp;». Mais le Juge Douglas n’avait pas la patience d’écouter l’ancienne doctrine. En un simple paragraphe adressé à la Cour, il annula des centaines d’années de droit foncier&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;La doctrine n’a pas sa place dans le monde moderne. L’espace aérien est public, comme l’a déclaré le Congrès. Si ce n’était pas vrai, n’importe quel opérateur de vol transcontinentaux serait exposé à des plaintes sans nombre, pour violation de propriété. Le sens commun se révolte à cette idée. Donner raison à des revendications privées de l’espace aérien entraînerait une paralysie des lignes aériennes, compromettrait profondément leur développement et leur contrôle dans l’intérêt public, et reviendrait à privatiser un bien qui a vocation à être public ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le sens commun se révolte à cette idée »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est comme ça que la loi fonctionne en général. Pas souvent de façon aussi abrupte et impatiente, mais en définitive, c’est comme ça qu’elle fonctionne. C’était le style de Douglas de ne pas tergiverser. D’autres juges auraient noirci des pages et des pages pour arriver à la même conclusion, que Douglas fit tenir en une seule ligne&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;le sens commun se révolte à cette idée&amp;amp;nbsp;». Mais qu’elle tienne en quelques mots ou en plusieurs pages, le génie particulier d’un système de droit commun comme le nôtre est que la loi s’adapte aux technologies de son époque. Et en s’adaptant, elle change. Des idées qui un jour semblent solides comme le roc sont friables le lendemain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou du moins, c’est ainsi que les choses se passent quand il n’y a personne de puissant pour s’opposer au changement. Les Causby n’étaient que des fermiers. Et bien qu’il y eût sans doute de nombreuses personnes mécontentes comme eux de la croissance du trafic aérien (on espère quand même que peu de poulets se jetaient contre les murs), tous les Causby du monde auraient eu beaucoup de mal à s’unir et à arrêter l’idée et la technique que les frères Wright avaient fait naître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les frères Wright avaient ajouté l’avion au pot commun technologique. Le concept se répandit comme un virus dans un poulailler. Les fermiers comme Causby se trouvèrent brutalement confrontés à ce qui semblait raisonnable pour reprendre la technologie inventée par les Wright. Ils pouvaient à loisir, debout dans leurs fermes, poulets morts à la main, menacer du poing ces nouvelles technologies. Ils pouvaient alerter leurs élus, ou même aller en justice. Mais en fin de compte, la force de l’évidence – le pouvoir du bon sens – allait l’emporter. Il n’était pas possible de permettre que leur intérêt «&amp;amp;nbsp;privé&amp;amp;nbsp;» nuise à un intérêt public évident ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voici ce que Lawrence Lessig retire de cette anecdote&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'Internet a libéré une possibilité extraordinaire, celle de participer à la création et à l’élaboration d’une certaine culture, qui rayonne bien au-delà des frontières locales. Cette possibilité a changé les conditions de création et d’élaboration de la culture en général, et ce changement menace les industries établies du contenu. Ainsi, l'Internet est aux fabricants et distributeurs de contenu du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ce que la radio FM fut à la radio AM, ou ce que le camion fut au chemin de fer du XIX&amp;lt;sud&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: le début de la fin, ou du moins une transformation substantielle. Je crois qu’il était juste que le sens commun se révolte contre l’extrémisme des Causby. Je crois qu’il serait juste que le sens commun se révolte contre les revendications extrêmes faites aujourd’hui au nom de la « propriété intellectuelle&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Presque dix ans plus tard, Richard Stallman et Lawrence Lessig sont toujours des références mondiales, qui attirent des centaines de personnes à chacune de leurs conférences. Quant aux hommes politiques et aux gouvernements qui se sont succédé depuis lors, la société de l'information ne leur a pas inspiré d'interventions particulièrement marquantes. Il ne fait plus de doute, en tout cas, que la gestion des savoirs est aujourd'hui un enjeu d'ordre social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_fruits_du_libre&amp;diff=15805</id>
		<title>Les fruits du libre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_fruits_du_libre&amp;diff=15805"/>
				<updated>2015-02-20T14:04:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=success%20story success story], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=logiciel+libre logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/collaboration collaboration], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22intelligence+collective%22 intelligence collective], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Open%20data Open data], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=partage partage]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Apache+Fondation Apache Fondation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=MIT MIT], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Paul+Ginsparg%22 Paul Ginsparg], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=ArXiv ArXiv] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Brewster%20Kahle Brewster Kahle], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Alexa Alexa]''. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Les envahisseurs sont parmi nous ! Les pionniers que certains voient comme une bande d'illuminés ont diffusé leurs idées dans tous les secteurs de la société. Prenant sa source dans le domaine du logiciel, l'esprit du Libre souffle à présent aussi dans la recherche, l'éducation, la culture et même l'agriculture et la médecine. On ne parle pas là d'expérimentations marginales, de « quatre potes dans un garage », mais de projets de grande ampleur, qui concernent des millions de personnes et modifient durablement leur environnement. Incontestablement, le Libre a produit de beaux fruits, mûrs et durables, et dans lesquels chacun est invité à croquer sans limite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici donc une revue des plus belles ''success stories'' du Libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les logiciels==&lt;br /&gt;
Avant tout, le mouvement du Libre a été formalisé pour les logiciels, et l'adoption de ses principes a donné des logiciels largement déployés. Par exemple, n'importe quel utilisateur naviguant sur le web est, de fait, un utilisateur de logiciels libres : ces derniers sont omniprésents dans le code qui forme la colonne vertébrale d'internet. Mais le logiciel libre ne se cantonne pas à la sphère internet : tous les domaines d'application ont leurs logiciels libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Apache ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Apache.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus de 60 % des ordinateurs qui forment le web utilisent le logiciel libre Apache&amp;lt;ref&amp;gt;W3Techs. [http://w3techs.com/technologies/overview/web_server/all ''Usage of web servers for websites'']&amp;lt;/ref&amp;gt;. Autant dire que tout internaute y est confronté, même sans aucun logiciel libre sur son poste de travail, même sans connaissance des principes du Libre et, surtout, même sans être informaticien.&lt;br /&gt;
Son nom est un jeu de mots qui fait référence à son histoire, car il était à l'origine un ensemble de modifications (en anglais, des « patches », sortes de rustines logicielles) apportées à un logiciel du domaine public, HTTPd&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/NCSA_HTTPd NCSA HTTPd].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les développeurs qui en assuraient la maintenance étaient conscients qu'il s'agissait d'un serveur web créé petit à petit, en assemblant des petits morceaux, comme des patchs sur un pantalon. Passionnés de jeux de mots, ils le qualifiaient ainsi : « a patchy web server », prononcé comme « Apache web server ». Littéralement : un serveur web fait avec des patchs. Cependant, le projet a pris de l'ampleur, amélioré ses performances et étoffé ses fonctionnalités. En 1999, la création de la Fondation Apache a permis non seulement de soutenir le développement du serveur web éponyme, mais a aussi créé un cadre d'incubation de projets de développements divers. En 2013, dans toute multinationale ou département militaire d'un gouvernement, si on demande à un informaticien quel est le meilleur logiciel pour un serveur web, il y a plus de 60 % de probabilités qu'il réponde... Apache !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers le projet Apache, on peut dire sans exagérer que nous avons ''la preuve par A + B'' que la culture libre domine dans des domaines-clés tels que celui des serveurs web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Firefox ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mozilla firefox.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2013, au moins 20 %&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Parts_de_march%C3%A9_des_navigateurs_web ''Parts de marché des navigateurs web'']. Mars 2013 : 20,87 %.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Voir la [http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Countries_by_most_used_web_browser.svg ''Carte d'utilisation des navigateurs dans le monde''] sur wikimedia.org : vous y remarquerez les disparités entre les pays du Nord et ceux du Sud.&amp;lt;/ref&amp;gt; des internautes explorent le web au travers du navigateur libre Firefox ! Même s'ils ne sont pas majoritaires, ils représentent, à l'échelle mondiale, un nombre colossal d'utilisateurs de logiciels libres sur des ordinateurs personnels. Au-delà de la transparence inhérente à ces logiciels, les internautes utilisant Firefox bénéficient d'un paramétrage à dimension écologique : un greffon qui bloque les publicités intrusives est installé et activé par défaut, minimisant ainsi le temps de chargement des pages et allégeant la mémoire de l'ordinateur des informations non ''essentielles'' à la navigation sur les sites visités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== OpenOffice.org / Libre Office ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:LibreOffice logo.jpg|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec 14 % d'implantation dans les grandes entreprises en 2004, 100 millions de téléchargements dépassés depuis septembre 2009, la suite libre OpenOffice.org contribue à la diversité des suites bureautiques. OpenOffice.org regroupe un traitement de texte (Writer), un logiciel de dessin (Draw), un tableur (Calc) et un logiciel de présentation assistée par ordinateur (Impress). Le format d'échange de fichiers que lit et génère OpenOffice.org de manière optimale fait l'objet d'une normalisation : OpenDocument. Ceci lui permet d'être totalement compatible avec les autres applications qui gèrent ce format, notamment de nombreuses applications de bureautique hébergées dans le Cloud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== GNU / Linux ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Gnu-linux-vs-tux.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Debian se situe en tête du classement des systèmes d'exploitation de type Linux installés sur les serveurs web, soit 9.6 % des sites web mondiaux, 33.6 % en France, 39.7 % en Allemagne&lt;br /&gt;
&amp;lt;ref&amp;gt;W3Techs. [http://w3techs.com/technologies/details/os-debian/all/all Usage statistics and market share of Debian for websites].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2011, 20 % des entreprises françaises utilisent Linux sur des postes de travail&amp;lt;ref&amp;gt;Insee. [http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=tic11#s1 Enquête TIC 2011].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le Libre confirme sa percée dans les parcs informatiques et est sorti depuis longtemps du cadre confidentiel des militants et des convaincus. Même pour les utilisateurs de systèmes non libres, c'est une bonne nouvelle : l'existence d'alternatives crédibles est le gage d'une pluralité et d'une interopérabilité qui garantissent un environnement sain pour chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Android ===&lt;br /&gt;
Fin 2012, Android est le système libre utilisé par plus de 50 % des terminaux mobiles (smartphones et tablettes principalement)&amp;lt;ref&amp;gt;Gartner.com. [http://www.gartner.com/newsroom/id/2237315 www.gartner.com. Gartner says Annual Smartphone Sales Surpassed Sales of Feature Phones for the First Time in 2013].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce système repose sur une base Linux (quasiment dépourvu de l'environnement GNU) et dispose d'une licence open source&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://source.android.com/source/licenses.html The Android Open Source Project].&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est une victoire du logiciel libre mais cependant les libertés des utilisateurs restent menacées par ailleurs : des logiciels non libres installés par défaut sur Android réduisent les libertés, et des éléments logiciels espionnent leurs agissements. Cela démontre une fois de plus que la liberté peut s'appuyer sur un outil technique, comme le droit, mais ne s'y cantonne pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'éducation ==&lt;br /&gt;
Les fruits du Libre se sont étendus bien au-delà de la seule sphère informatique. Et c'est sans doute le domaine de l'éducation et de la diffusion des savoirs qui pouvait être le plus réceptif à les accueillir. Car la mission de partage de la connaissance, propre au monde éducatif, est dans la continuité des pratiques de partage du code qui caractérisent les communautés du logiciel libre. Pourtant, une fois n'est pas coutume, cette communauté d'esprit n'a pas été correctement identifiée dans l'immédiat au sein des institutions d'enseignement et d'éducation. Comme souvent, ce sont des acteurs totalement extérieurs qui vont révolutionner le domaine en créant une initiative majeure, directement héritée des objectifs et des méthodes qui sont propres au logiciel libre, mais appliquée à un domaine très différent : l'encyclopédie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Wikipedia ===&lt;br /&gt;
[[Fichier:Wikimedia.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1,3 millions'''. C'est le nombre de notices publiées dans la Wikipédia francophone en avril 2013. Aujourd'hui, Wikipédia francophone, c'est aussi 482 940 contributeurs actifs (enregistrés et contribuant), 44 versions linguistiques (langue comportant plus de 100 000 articles), plusieurs millions d'éditions (modifications d'articles) par jour. Wikipédia est emblématique de l'application des principes du logiciel libre hors de l'informatique : présence d'une communauté de contributeurs volontaires et bénévoles, accès ouvert aux contenus et libre réappropriation. Et le succès est au rendez-vous car, malgré de nombreuses critiques et tentatives de décrédibilisation, Wikipédia est un des sites les plus fréquentés au monde &amp;lt;ref&amp;gt;Alexa.com. [http://www.alexa.com/topsites ''The top 500 sites on the web''].&amp;lt;/ref&amp;gt; et auquel tout le monde se réfère. On se focalise souvent sur Wikipédia, mais il faut savoir que la fondation Wikimedia abrite d'autres projets d'importance qui ne déméritent pas du vaisseau-amiral qu'est la célèbre encyclopédie libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Wiktionnaire par exemple est un dictionnaire en ligne, riche de 2.3 millions de définitions en français (avril 2013) et en plusieurs langues (30 ont plus de 100 000 définitions en avril 2013).&lt;br /&gt;
WikiSource est un équivalent du projet Gutenberg. Plus d'un million de livres francophones, issus du domaine public ou sous licence libre, sont proposés en libre accès et peuvent être librement réutilisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne pourrait terminer ce petit tour d'horizon des différents projets de la fondation Wikimédia sans évoquer Wikimedia Commons, le grand entrepôt de médias de la fondation. C'est de Wikimedia Commons que proviennent en particulier toutes les images qui illustrent les notices de Wikipedia. Mais saviez-vous que vous pouviez réutiliser librement chacune de ses illustrations, car elles sont diffusées sous licence libre ? Et comme il existe au moins une notice Wikipédia sur à peu près tous les sujets imaginables, cela donne une idée de l'ampleur du projet qui constitue une des plus importantes bases de données de médias au monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== MIT OpenCourseware ===&lt;br /&gt;
Le ''MIT OpenCourseWare (MIT OCW)'' est une initiative de l'Institut des Technologies du Massachusetts (MIT) qui propose en ligne du matériel pédagogique de premier et deuxième cycles, en usage libre et donc librement accessibles à tous. Le MIT OpenCourseWare est une proposition éducative à grande échelle, basée sur le web et sur la publication de matériels de cours du MIT. Le projet, mis en place en octobre 2002, utilise la licence Creative Commons ''Paternité-Pas d'Utilisation Commerciale-Partage de licence Initiales à l'Identique''. Le programme a été soutenu financièrement par plusieurs fondations. Il vit aussi désormais grâce à de nombreux dons. En novembre 2011, plus de 2 080 cours étaient disponibles en ligne. Si quelques-uns d'entre eux se limitent à des listes de lecture chronologiques et à des sujets de discussion, une majorité se compose de devoirs, de sujets d'examens (souvent avec des solutions) et de cours complets. Certains cours proposent également des démonstrations interactives sur le web, de manuels complets rédigés par des professeurs du MIT et des vidéo conférences en streaming. L'initiative est une source d'inspiration pour beaucoup d'autres institutions et s'inscrit dans un mouvement plus large dénommé ''OpenCourseWare''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sciences==&lt;br /&gt;
=== Publications scientifiques ===&lt;br /&gt;
On l'a dit, c'est dans les départements informatiques des universités que sont nés la plupart des logiciels libres. Pas étonnant dès lors que  les scientifiques aient très vite compris l'intérêt d'en appliquer les  principes à leurs propres travaux : jusqu'à présent, les résultats de la  recherche sont publiés dans des revues dont l'achat est très coûteux. Résultat, seul un petit nombre de personnes, en général dans les universités riches des pays riches, ont accès à ces publications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le début des années 90, un nombre croissant de chercheurs a fait le choix de rendre publics leurs articles en les déposant sur des serveurs web en libre accès. On appelle cela des « archives ouvertes ». Créé par le  physicien Paul Ginsparg, le serveur « ArXiv »&amp;lt;ref&amp;gt;http://arxiv.org&amp;lt;/ref&amp;gt; est la plus connue des bases archives ouvertes. Elle donne un accès complètement libre à plus de 820 179  articles essentiellement dans les domaines de la physique, des  mathématiques et de l'informatique. Depuis, les archives ouvertes se sont multipliées dans le monde et certains organismes de recherche rendent obligatoire la diffusion en libre accès des publications issus des recherches qu'ils financent. C'est le cas de l'Université de Liège en Belgique ou du NIH aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Arts et patrimoine ==&lt;br /&gt;
En 2011, plus de 500 millions d’œuvres ont été diffusées sous licence Creative Commons&amp;lt;ref&amp;gt;Creative Commons. [http://creativecommons.fr/wordpress/wp-content/uploads/2012/12/cc_630.jpeg Infographie ''Creative Commons, 10 ans de partage''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Culture et liberté : comment ne pas les penser ensemble ? D'ailleurs, cet esprit de liberté est aussi ancien que la culture elle-même : au XVIIIe siècle, lorsqu'on a commencé à codifier le droit d'auteur, on l'a toujours limité en étendue et dans le temps. Il s'agissait déjà de protéger le « domaine public », c'est-à-dire la capacité pour l'ensemble d'une société de profiter, de se réapproprier, de faire fructifier la création. Aujourd'hui, cet équilibre entre une juste protection des intérêts des auteurs et un principe légitime de préservation du domaine public est rompu. L'extension démesurée de la durée du droit d'auteur mais aussi de son application conduit un certain nombre d'acteurs à prendre les devants et à diffuser librement des collections entières d'œuvres culturelles. À commencer par les institutions culturelles elles-mêmes, bibliothèques et musées, fidèles à leur mission première de diffusion de la culture pour tous, y compris dans le numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Flickr Commons ===&lt;br /&gt;
Flickr est une des nombreuses plateformes qui permet à chacun de partager ses photos personnelles avec ses amis, ses proches, mais aussi le reste de la planète ! Déjà plus de 250 millions de photos produites par des centaines de milliers d'utilisateurs individuels sont déjà diffusées sous licence Creative Commons sur cette plateforme&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.flickr.com/creativecommons/ les photos sur Flickr.com sous licences Creative Commons].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais ce qu'on sait moins, c'est que des bibliothèques et des musées du monde entier y déversent une part importante de leurs collections numériques selon les mêmes conditions, ou, encore mieux, directement dans le domaine public. Sur Flickr Commons - c'est le nom du projet, plus de 50 institutions culturelles proposent en effet près de 200 000 œuvres numérisées. Et les plus grandes institutions y sont déjà représentées, comme la Bibliothèque du Congrès à Washington, la NASA, La Bibliothèque Royale du Danemark ou même la Bibliothèque Municipale de Toulouse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Projet Gutenberg ===&lt;br /&gt;
42 000 livres numériques libres sont mis en ligne sur le site du projet Gutenberg&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le [http://www.gutenberg.org/wiki/FR_Principal ''projet Gutenberg''] sur gutenberg.org.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Projet Gutenberg offre plus de 36 000 livres électroniques gratuits à télécharger sur votre ordinateur ou périphérique mobile. Choisissez entre les formats ePub, Kindle, HTML et texte simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il propose des livres électroniques qui ont été précédemment publiés par des éditeurs de confiance. Ils sont numérisés et approuvés avec l'aide de milliers de bénévoles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Internet Archive ===&lt;br /&gt;
C'est en 1996 que Brewster Kahle, créateur du moteur de recherche Alexa, décide de prendre une initiative majeure en matière d'archivage des contenus diffusés sur internet. C'est en effet la pire des plaies du Réseau qui frappe la plupart de ces contenus : leur volatilité qui les rend indisponibles très rapidement après leur diffusion. Qui n'a jamais eu l'expérience de la fameuse erreur 404 « document non trouvé » ? Brewster Kahle décide de créer ''Internet Archive'' pour contribuer à la résolution du problème. Ce sera une fondation à but non lucratif qui d'un côté archivera de manière automatique le plus grand nombre de sites web déjà disponibles sur internet (en 1996, leur nombre était encore limité), mais surtout offrira à tout producteur de contenus de diffuser gratuitement ses matériaux par l'intermédiaire de ses serveurs, avec toutes les garanties possibles de pérennité. Aujourd'hui, c'est plus de 67 millions de sites web en 37 langues, 500 000 films, 1 million d'enregistrements audio, 3 millions de livres, 36 000 logiciels, qui sont diffusés par Internet Archive, toutes ces collections étant dans le domaine public ou sous licence Creative Commons&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le [http://archive.org/about/ ''projet Internet Archive'']&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Musées, œuvres d'art, etc. ===&lt;br /&gt;
Depuis mars 2012, la National Gallery of Art (NGA) de Washington a mis en place une politique de libre accès qui permet aux visiteurs en ligne de télécharger des images en haute résolution de ses collections relevant du domaine public : 22 988 images début 2013. Ces images sont disponibles pour tous les usages. La NGA rejoint ainsi le Walters Art Museum et l’Université de Yale. Selon la NGA, un des objectif est d’éliminer le recours à des images de mauvaises qualité qui dénaturent les oeuvres.&lt;br /&gt;
La NGA&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [https://images.nga.gov/en/page/show_home_page.html images.nga.gov''].&amp;lt;/ref&amp;gt; espère ainsi proposer 45'000 images en téléchargement&amp;lt;ref&amp;gt;Open Data &amp;amp; Musées. [http://museesopendata.wordpress.com/2013/01/18/keep-it-free-national-gallery-of-art-us-creates-open-access-policy-openglam/ ''Keep it free : National Gallery of Art (US) creates open access policy''].&amp;lt;/ref&amp;gt;  d'ici 2014. La [http://www.loc.gov/index.html bibliothèque du congrès des Etats-Unis] met également en ligne un très grand nombre de ressources du patrimoine américain : pas moins de 5 millions de documents appartenant au domaine public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9mergence_du_copyleft_et_des_licences_libres&amp;diff=15801</id>
		<title>L'émergence du copyleft et des licences libres</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9mergence_du_copyleft_et_des_licences_libres&amp;diff=15801"/>
				<updated>2015-02-19T15:01:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9thique éthique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=compatibilit%C3%A9 compatibilité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eCulture eCulture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Copyleft Copyleft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=logiciel%20libre logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberculture cyberculture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22partage+du+savoir%22 partage du savoir], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22libre+de+droits%22 libre de droits], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Licence%20Creative%20Commons licences Creative Commons], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=licence%20Art%20Libre licence Art Libre]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Richard%20Stallman Richard Stallman], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Projet+GNU Projet GNU], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FSF FSF], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Lawrence%20Lessig Lawrence Lessig]''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
« Tous droits réservés », « marque déposée », « brevet », « copie ou reproduction réservée à un usage strictement privé »... Dès que nous parlons « culture », nous sommes ramenés à la notion de propriété, en l'occurrence intellectuelle. &lt;br /&gt;
Or, pour le courant de la culture Libre, les idées appartiennent à tous, un peu comme l'air et l'eau, nos besoins fondamentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poème '''Rien n'est à nous''' &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Tu dis : « Cette pensée est à moi. » Non mon frère,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Elle est en toi, rien n’est à nous.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Tous l’ont eue ou l’auront. Ravisseur téméraire,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Au domaine commun bien loin de la soustraire,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Rend-la comme un dépôt : Partager est si doux !''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), écrivain et philosophe suisse romand&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La culture Libre, bien au-delà du logiciel ==&lt;br /&gt;
1984 : Richard M. Stallman, alias RMS, commence à formaliser la première licence logicielle libre qui encadre juridiquement son projet de système d'exploitation libre : projet GNU. Depuis, la philosophie du Libre s'est étendue progressivement à tous les domaines de société : art, éducation, recherche scientifique (savoirs libres, Open Science...),  production industrielle et mécanique (Open Hardware). Elle est même devenue un mouvement à part entière, la ''culture Libre''. Elle promeut la liberté de distribuer et de modifier des œuvres de l'esprit sous la forme d'œuvres libres par l'utilisation d'internet ou d'autres formes de médias. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mémoire, l'adjectif « Libre » implique, dans ce cadre, quatre libertés fondamentales telles que définies par la Fondation pour le Logiciel Libre (Free Software Foundation, FSF). Progressivement, l'adoption des libertés fondamentales s'est répandue au-delà du seul logiciel, notamment :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- images libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- documentations pédagogiques libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- films libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- plans d'architecture libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- cartographie libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- robotique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- musique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- recherche scientifique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- plans de fabrication de machines agricoles libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- presse libre et participative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet Open Source Ecology est un bon exemple de l'application de la philosophie du Libre au-delà du logiciel. OpenSourceEcology crée et diffuse des plans pour la construction de cinquante « machines de base » pour créer, voire ''réinitialiser'' une civilisation &amp;lt;ref&amp;gt;Framablog. [http://www.framablog.org/index.php/post/2012/09/17/open-source-ecology-marcin-jakubowski ''Rebootons la civilisation avec Marcin Jakubowski d'Open Source Ecology''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce projet est dédié à l’élaboration conjointe de technologies reproductibles, Open Source et modernes pour des communautés villageoises résilientes (c'est-à-dire engagées dans le sevrage pétrochimique, à travers une transition technologique...). Le projet se décrit ainsi : ''« En utilisant à la fois la permaculture et les ateliers de conception numérique pour la satisfaction des besoins de base, selon une méthodologie Open Source favorisant la reproduction à bas coût de l’ensemble des opérations, nous souhaitons aider chaque personne qui le désire à dépasser le stade de la survie et à évoluer vers la liberté. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Copyleft attitude==&lt;br /&gt;
[[Fichier:512px-Copyleft.png|thumb|Copyleft]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture du copyleft, également appelée culture Libre, est née du monde des logiciels sous l'impulsion de RMS et de très nombreux contributeurs qui avaient un point commun&amp;amp;nbsp;: leur sens du bien commun. L'expression « logiciel libre » fait référence à la liberté et non au prix. Pour comprendre le concept, il faut penser à la «&amp;amp;nbsp;liberté d'expression&amp;amp;nbsp;», non à «&amp;amp;nbsp;l'entrée libre&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspiré par cette manière innovante d'envisager le traitement des créations, d'autres initiatives ont progressivement fait sortir le Copyleft du seul monde des logiciels. L'une des premières fut le mouvement Copyleft Attitude, coanimé par Antoine Moreau, qui a lancé la licence d'Art Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licences libres&amp;amp;nbsp;: un outil pour faire évoluer le copyright'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès leur apparition au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, copyright et droit d'auteur ont été la cible de vives critiques. Elles n'ont cessé de s'intensifier avec le développement des technologies facilitant la copie et le partage d'informations. Certaines personnes voient les licences libres comme un moyen d'abolir la notion-même de propriété intellectuelle. Mais l’objectif recherché est surtout d’encourager de manière simple et licite la circulation des œuvres, l’échange et la créativité. ''''''Les ''Creative Commons ''s’adressent ainsi aux auteurs qui préfèrent partager leur travail et enrichir le patrimoine commun (les ''Commons'') de la culture et de l'information accessible librement. L'œuvre peut ainsi évoluer tout au long de sa diffusion.'''''' &lt;br /&gt;
En revanche, les personnes souhaitant autoriser la communication de leur œuvre uniquement contre une rémunération devront retenir le système général du droit d’auteur et non des licences libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les deux grandes familles de licences ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Caractéristiques de la licence &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt « partage » (Libre, Open Source, non exclusive)&lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt « exclusive » (limitative, privative, propriétaire) &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche affirmée, les termes et licences les plus reconnus dans cette famille &lt;br /&gt;
| GPL, GFDL, ArtLibre, CreativeCommons BY-ShareAlike (alias CC-BY-SA), autres (Cf. FSF&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html ''Liste de licences libres''] sur gnu.org.&amp;lt;/ref&amp;gt; ou OSI&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.opensource.org/licenses/ ''Liste de licences reconnues par l'Open Source Initiative''] sur opensource.org.&amp;lt;/ref&amp;gt;), domaine public&lt;br /&gt;
| Tous droits réservés, avertissement que les copieurs seront poursuivis, brevets... &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche ''réservée'' &lt;br /&gt;
| Licence Creative Commons avec la clause Non Commerciale, Open Source  &lt;br /&gt;
| Autorisation de reproduction possible au cas par cas, nous contacter. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mention inconsciente &lt;br /&gt;
| « Tous usages autorisés » (risque de réappropriation) &lt;br /&gt;
| Aucune mention de copyright ni d'auteur pour des photos, images, films...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Zoom sur les licences Creative Commons ==&lt;br /&gt;
Lawrence Lessig a co-créé le mouvement Creative Commons et la fondation qui l'anime en 2001. Dix ans plus tard, cette famille de licences rassemble plusieurs centaines de millions d'œuvres. Leurs auteurs sont des artistes du monde entier, des employés de l'administration publique qui produisent des modes d'emploi, des volontaires sur Wikipédia... La fondation Creative Commons a pour symbole général « CC ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement Creative Commons propose des contrats-types d’offre de mise à disposition d’œuvres en ligne ou hors-ligne (rien ne vous empêche de créer un CD ou un livre sous une licence Creative Commons). Inspirés par les licences de logiciels libres, ces textes facilitent l’utilisation et la réutilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites internet...). Au lieu de soumettre toute exploitation des œuvres à l’autorisation préalable des titulaires de droits, les licences ''Creative Commons ''permettent à l’auteur d’autoriser à l’avance certaines utilisations selon des conditions exprimées par lui et d’en informer le public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les licences Creative Commons &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Creative_commons ''Creative Commons''].&amp;lt;/ref&amp;gt; ont été créées en partant du principe que la propriété intellectuelle était fondamentalement différente de la propriété physique, et du constat selon lequel les lois actuelles sur le copyright étaient un frein à la diffusion de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur but est de fournir un outil juridique qui garantit à la fois la protection des droits de l'auteur d'une œuvre artistique et la libre circulation du contenu culturel de cette œuvre, ceci afin de permettre aux auteurs de contribuer à un patrimoine d'œuvres accessibles dans le « domaine public » (notion prise au sens large).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les licences ''Creative Commons'' donnent le droit d'utiliser, de copier et redistribuer une création. Elles proposent différentes déclinaisons telles qu'autoriser ou interdire l'utilisation de l'œuvre dans un cadre commercial (option «&amp;amp;nbsp;non commercial&amp;amp;nbsp;»), ainsi qu'autoriser ou interdire la modification d'une copie de la création (option «&amp;amp;nbsp;pas de modification&amp;amp;nbsp;»). Toutes les déclinaisons ont en commun l'attribut «&amp;amp;nbsp;Paternité&amp;amp;nbsp;» qui oblige à citer le nom de l'auteur de la création originale. Par exemple, pour la co-création encyclopédique ''Wikipedia'', la mention exacte est&amp;amp;nbsp;: «''Droit d'auteur&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Les textes sont disponibles sous licence Creative Commons - Paternité - Partage à l’identique; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|+ align=center |Licences Creative Commons&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Désignation complète du contrat&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Terme abrégé désignant la licence&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Type de licence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité  &lt;br /&gt;
| CC-'''BY''' &lt;br /&gt;
|Licence libre non copyleft&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Partage des conditions initiales à l'identique || CC-'''BY-SA''' &lt;br /&gt;
| Licence libre copyleft&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas de modification || CC-'''BY-ND'''  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale || CC-'''BY-NC''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale&amp;lt;br /&amp;gt;Partage des conditions initiales à l'identique || CC-'''BY-NC-SA''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale&amp;lt;br /&amp;gt;Pas de modification || CC-'''BY-NC-ND''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;7&amp;quot; | '''Paternité''' [BY] (''Attribution'') : l'œuvre peut être librement utilisée, à la condition de l'attribuer à l'auteur en citant son nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pas d'utilisation commerciale''' [NC] (''Noncommercial'') : le titulaire de droits peut autoriser tous les types d’utilisation ou au contraire restreindre aux utilisations non commerciales (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pas de modification''' [ND] (''NoDerivs'') : le titulaire de droits peut continuer à réserver la faculté de réaliser des œuvres de type dérivées ou au contraire autoriser à l'avance les modifications, traductions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Partage des conditions initiales à l'identique''' [SA] (''ShareAlike'') : le titulaire des droits peut autoriser à l'avance les modifications ; peut se superposer l'obligation (SA) pour les œuvres dites dérivées d'être proposées au public avec les mêmes libertés (sous les mêmes options Creative Commons) que l'œuvre originale.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Accord de «non-prolifération» des licences'''&lt;br /&gt;
On parle généralement de traité de non-prolifération pour l'arsenal nucléaire. Mais sur internet où ne règnent que des informations, le terme est aussi utilisé&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://en.wikipedia.org/wiki/License_proliferation ''License proliferation'']; Joi Ito. [http://joi.ito.com/weblog/2010/07/27/the-issue-of-li.html ''The issue of license proliferation'']. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la découverte de la possibilité de créer sa propre licence, on a assisté au tournant du deuxième millénaire à une flambée du nombre de licences. Parmi elles, signalons GPL (GNU General Public License), Art Libre, Creative Commons, FreeBSD, etc. Elles découlent d'un mouvement tellement développé et apprécié qu’il existe un nombre incroyable de licences dites « Libre » ou « Open Source ». De la plus connue, la GPL (qui s'appuie sur les quatre libertés fondamentales de la culture Libre), à la plus folle, la PizzaGPL (« tu me files une pizza, je te file mon contenu »). Ceci a poussé les ténors de la culture Libre à s'unir pour lancer une campagne de non-prolifération des licences...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur but : éviter de perdre les utilisateurs dans la jungle des termes d'usage d'une œuvre et leur permettre de s'y retrouver avec des licences valides juridiquement, principalement celles permettant le partage et évitant l'exclusivité d'usage qui limite la créativité et l'innovation. C'est notamment cette campagne de non-prolifération qui a donné une certaine force aux divers projets de la culture Libre. En 2013, un nombre assez stable et limité de licences libres sont utilisées par des millions d'auteurs pour des milliards d’œuvres logicielles, photos, vidéos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sans licence, la diffusion de l'œuvre est compromise ==&lt;br /&gt;
Les productions artisanales, d'amateurs ou de petites entreprises, sont bien souvent sans mention de licence. Ceci signifie qu'elles sont légalement non libres. Comme cette belle recette du chausson aux pommes trouvée sur un site web de gourmets mais sans mention de la licence. Selon la loi, on ne peut pas la copier pour l'envoyer à sa cousine, même si on ne risque pas grand-chose. Et cette fameuse charte éthique d'une école trouvée sur un site web pédagogique, si bien rédigée qu'on pourrait la copier pour la donner à tous les élèves et à tous les parents&amp;amp;nbsp;? S'il n'y a pas de mention explicite que l'œuvre est sous licence libre, celui qui copie la charte éthique de l'école pour l'adapter à son collège, là-bas, dans la brousse africaine, commet un acte ''illégal''. Il prend le risque d'être poursuivi par l'auteur et puni par la loi. Étant donné le contexte très encadré du copyright, beaucoup de personnes feront preuve de prudence. C'est-à-dire qu'elles ne prendront tout simplement pas le risque de partager l'œuvre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, si on veut fluidifier les échanges d'informations, on prendra soin de décrire les termes de l'exercice du copyright. On les inscrira précisément dans un document nommé «&amp;amp;nbsp;LICENCE&amp;amp;nbsp;». Chacun peut choisir des termes spécifiques et fonder sa propre licence, mais c'est un long travail qui doit être vérifié par des juristes spécialisés qui vous diront s'ils respectent les conventions en la matière. Si ce n'est pas le cas, une licence «&amp;amp;nbsp;fait-maison&amp;amp;nbsp;» pourra être reconnue comme nulle. De plus, cette licence aux conditions inédites étant très peu répandue, peu de créateurs l'utiliseront. Cela prend en effet du temps d'étudier précisément les termes de chaque licence au cas où l'on voudrait réutiliser les créations qu'elle protège. Et songez au casse-tête pour quelqu'un voulant intégrer à une création des contenus provenant de cinquante créateurs ayant chacun fait leur propre licence&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, les ''licences libres'' peuvent être utilisées pour toutes les créations relevant du droit d'auteurs. Elles apportent de nombreuses possibilités, à commencer par le droit d'officialiser le partage de ses œuvres, dans des conditions plus ou moins restrictives, mais néanmoins standardisées intelligemment, en vue de l'intérêt général. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concrètement, si vous voyez une œuvre avec l'une des mentions suivantes, vous pouvez alors librement (c'est-à-dire que vous êtes libre de le faire ou non&amp;amp;nbsp;!) utiliser, copier, redistribuer, modifier (une copie de) l'œuvre&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Copyleft (+ année) + nom de l'auteur »&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* « Copyright (+ année) + nom auteur + sous licence Art Libre »&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* « Copyright (+ année) cette œuvre est libre ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Libre, c'est comme libre de droits ?'''&lt;br /&gt;
Attention, il est fréquent qu'on confonde, à tort, les notions de ''création sous licence libre'' et ''création libre de droits''. Les licences libres ont été décrites dans cet article. Par contre, ''libre de droits'' fait référence au ''domaine public'', c'est-à-dire aux créations qui ne sont pas (ou  plus) couvertes par le droit d'auteur. Au bout d'un certain temps, variable selon les pays et les types de créations, généralement plusieurs dizaines d'années, les créations de l'esprit sortent du champ d'application du droit d'auteur classique. Elles sont alors utilisables (copiables, modifiables, réutilisables) sans autorisation explicite, parfois même sans citation de l'auteur original. C'est le ''domaine public'' ou la sphère des créations ''libres de droits''. La grande différence avec les licences libres, c'est que ces dernières sont un choix délibéré des auteurs et que leur ''paternité'' reste acquise, c'est-à-dire qu'il faudra conserver les mentions de copyright (ou droit d'auteur) associées à la création, ce qui n'est pas indispensable pour des créations ''libres de droits''.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Et les banques d'images libres de droits&amp;amp;nbsp;?===&lt;br /&gt;
Il existe, notamment sur internet, des banques d'images dites ''libres de droits''. Le terme est utilisé ici de manière abusive, car il laisse croire qu'il n'y a plus aucun droit d'auteur sur ces créations, ce qui est faux. Les banques d'images ou photos libres de droits regroupent des créations qu'il suffit d'acheter une seule fois pour en faire des usages multiples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Habituellement, si on acquiert le droit de publier une image pour l'édition de janvier 2011 d'un périodique, on ne peut pas pour autant ré-utiliser cette même image pour la placer sur son site web ni la mettre dans une édition ultérieure. Il faudrait refaire la demande et souvent re-passer à la caisse. Pour les banques d'images libres de droits, vous obtenez le droit d'utilisations multiples de la même image et c'est pour cela que ces collections se sont auto-proclamées libres de droits, tout en n'étant ni libres, ni dans le domaine public, ni gratuites. Pas facile de s'y retrouver, il faut l'avouer...  À ne pas confondre donc, avec les bibliothèques d'images sous licence libre, comme Wikicommons, qui permettent de connaître l'auteur, de le mentionner, et de diffuser l'œuvre sans les restrictions imposées par les banques d'images citées ci-dessus, mais aux conditions posées par l'auteur lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion ==&lt;br /&gt;
Nous sommes tous en train de passer du statut de simples utilisateurs-consommateurs de créations à celui de producteurs. Nous le répétons donc à tous les producteurs (actuels ou en devenir)&amp;amp;nbsp;: sans mention explicite, c'est la simple consultation qui va être autorisée, ce qui est dommage car c'est un frein à la fluidité intrinsèque des échanges d'idées, de modes d'emploi et de faits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous conseillons donc de&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Garder sous droit d'auteur simple (usage exclusif) les créations que vous ne souhaitez pas diffuser, ou ne diffuser que dans un cadre très restreint comme des photos de familles, par exemple. Pour cela, rien à faire de spécial, si ce n'est penser à indiquer que ''vous'' êtes détenteur des droits relatifs à ces créations (avec vos coordonnées pour être contacté-e au cas où...). &lt;br /&gt;
# Pour les créations qui auraient un intérêt – même modeste – pour d'autres, mentionner explicitement une licence libre. Les deux licences libres les plus connues, utilisées et recommandées par les ténors du sujet&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
* La licence [http://artlibre.org ''Art Libre''], (c'est celle qui régit cet ouvrage). Malgré son nom, elle est aussi applicable à bien des domaines non artistiques au sens classique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La licence ''Creative Commons BY-SA&amp;amp;nbsp;'': les termes sont exprimés différemment mais disent à peu près la même chose que la licence ''Art Libre''. Par exemple, c'est la licence utilisée sur ''Wikipedia''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis'''&lt;br /&gt;
Cas concret&amp;amp;nbsp;: ce livre est plein d'images sous licences libres. Si par malheur un auteur nous écrivait (à l'adresse info@ynternet.org) pour nous dire que nous n'avons pas respecté sa licence et que nous avons, à son avis, utilisé une de ses images sans autorisation. Nous lui présenterions nos sincères excuses, et nous l'informerions que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cela nous a échappé (nous sommes effectivement une petite dizaine à avoir assemblé les images et les textes)&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous n'avons pas généré de bénéfices, ce qui est vrai et prouvable, le livre est réalisé sous l'égide de la fondation Ynternet.org, à but non lucratif. Cet ouvrage est vendu sans marge bénéficiaire et nos comptes sont disponibles s'il y a litige&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous retirons immédiatement l'image incriminée, à moins que vous nous autorisiez expressément à la distribuer dès maintenant en la mettant sous licence Art Libre, afin qu'elle ait la même licence que les autres contenus de l'ouvrage&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Nous publions volontiers une note explicative en présentant nos excuses sur notre site web&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous proposons, si nécessaire, un dédommagement à la hauteur du dommage subi.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les reconnaître ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:512px-Copyleft.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licence Art Libre'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Conseillée pour l'art, la science, la pédagogie.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La plus simple des licences libres hors du logiciel.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Peu connue, compatible avec la CC-BY-SA (même intention et validité juridique, autres formulations).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:creative_commons_logo.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Creative Commons (BY, BY-SA, BY-NC-SA, BY-ND, BY-NC-ND)'''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus connues des licences de libre diffusion, largement répandues mais ne sont pas toutes ''libres'' (clauses Non-Commercial et Non-Derivatives en l'occurrence). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:EMERGENCE_DU_COPYLEFT_LA GFDL.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GFDL'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Très bien pour les modes d'emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Imageslicencegnu.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GPL'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La plus répandue des licences libres pour les logiciels. Le symbole de la culture Libre, par lequel tout a commencé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_libre ''Culture libre''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9mergence_du_copyleft_et_des_licences_libres&amp;diff=15798</id>
		<title>L'émergence du copyleft et des licences libres</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9mergence_du_copyleft_et_des_licences_libres&amp;diff=15798"/>
				<updated>2015-02-18T15:41:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9thique éthique], [compatibilité], [eCulture], [Copyleft], [logiciel libre], [cyberculture], [partage du savoir], [libre de droits], [licences Creative Commons], [licence Art Libre]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[Richard Stallman], [Projet], [GNU], [FSF], [Lawrence Lessig]''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
« Tous droits réservés », « marque déposée », « brevet », « copie ou reproduction réservée à un usage strictement privé »... Dès que nous parlons « culture », nous sommes ramenés à la notion de propriété, en l'occurrence intellectuelle. &lt;br /&gt;
Or, pour le courant de la culture Libre, les idées appartiennent à tous, un peu comme l'air et l'eau, nos besoins fondamentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poème '''Rien n'est à nous''' &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Tu dis : « Cette pensée est à moi. » Non mon frère,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Elle est en toi, rien n’est à nous.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Tous l’ont eue ou l’auront. Ravisseur téméraire,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Au domaine commun bien loin de la soustraire,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Rend-la comme un dépôt : Partager est si doux !''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), écrivain et philosophe suisse romand&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La culture Libre, bien au-delà du logiciel ==&lt;br /&gt;
1984 : Richard M. Stallman, alias RMS, commence à formaliser la première licence logicielle libre qui encadre juridiquement son projet de système d'exploitation libre : projet GNU. Depuis, la philosophie du Libre s'est étendue progressivement à tous les domaines de société : art, éducation, recherche scientifique (savoirs libres, Open Science...),  production industrielle et mécanique (Open Hardware). Elle est même devenue un mouvement à part entière, la ''culture Libre''. Elle promeut la liberté de distribuer et de modifier des œuvres de l'esprit sous la forme d'œuvres libres par l'utilisation d'internet ou d'autres formes de médias. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mémoire, l'adjectif « Libre » implique, dans ce cadre, quatre libertés fondamentales telles que définies par la Fondation pour le Logiciel Libre (Free Software Foundation, FSF). Progressivement, l'adoption des libertés fondamentales s'est répandue au-delà du seul logiciel, notamment :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- images libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- documentations pédagogiques libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- films libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- plans d'architecture libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- cartographie libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- robotique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- musique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- recherche scientifique libre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- plans de fabrication de machines agricoles libres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- presse libre et participative.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le projet Open Source Ecology est un bon exemple de l'application de la philosophie du Libre au-delà du logiciel. OpenSourceEcology crée et diffuse des plans pour la construction de cinquante « machines de base » pour créer, voire ''réinitialiser'' une civilisation &amp;lt;ref&amp;gt;Framablog. [http://www.framablog.org/index.php/post/2012/09/17/open-source-ecology-marcin-jakubowski ''Rebootons la civilisation avec Marcin Jakubowski d'Open Source Ecology''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce projet est dédié à l’élaboration conjointe de technologies reproductibles, Open Source et modernes pour des communautés villageoises résilientes (c'est-à-dire engagées dans le sevrage pétrochimique, à travers une transition technologique...). Le projet se décrit ainsi : ''« En utilisant à la fois la permaculture et les ateliers de conception numérique pour la satisfaction des besoins de base, selon une méthodologie Open Source favorisant la reproduction à bas coût de l’ensemble des opérations, nous souhaitons aider chaque personne qui le désire à dépasser le stade de la survie et à évoluer vers la liberté. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Copyleft attitude==&lt;br /&gt;
[[Fichier:512px-Copyleft.png|thumb|Copyleft]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture du copyleft, également appelée culture Libre, est née du monde des logiciels sous l'impulsion de RMS et de très nombreux contributeurs qui avaient un point commun&amp;amp;nbsp;: leur sens du bien commun. L'expression « logiciel libre » fait référence à la liberté et non au prix. Pour comprendre le concept, il faut penser à la «&amp;amp;nbsp;liberté d'expression&amp;amp;nbsp;», non à «&amp;amp;nbsp;l'entrée libre&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inspiré par cette manière innovante d'envisager le traitement des créations, d'autres initiatives ont progressivement fait sortir le Copyleft du seul monde des logiciels. L'une des premières fut le mouvement Copyleft Attitude, coanimé par Antoine Moreau, qui a lancé la licence d'Art Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licences libres&amp;amp;nbsp;: un outil pour faire évoluer le copyright'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès leur apparition au XVIII&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, copyright et droit d'auteur ont été la cible de vives critiques. Elles n'ont cessé de s'intensifier avec le développement des technologies facilitant la copie et le partage d'informations. Certaines personnes voient les licences libres comme un moyen d'abolir la notion-même de propriété intellectuelle. Mais l’objectif recherché est surtout d’encourager de manière simple et licite la circulation des œuvres, l’échange et la créativité. ''''''Les ''Creative Commons ''s’adressent ainsi aux auteurs qui préfèrent partager leur travail et enrichir le patrimoine commun (les ''Commons'') de la culture et de l'information accessible librement. L'œuvre peut ainsi évoluer tout au long de sa diffusion.'''''' &lt;br /&gt;
En revanche, les personnes souhaitant autoriser la communication de leur œuvre uniquement contre une rémunération devront retenir le système général du droit d’auteur et non des licences libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les deux grandes familles de licences ==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Caractéristiques de la licence &lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt « partage » (Libre, Open Source, non exclusive)&lt;br /&gt;
! Dans la famille plutôt « exclusive » (limitative, privative, propriétaire) &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche affirmée, les termes et licences les plus reconnus dans cette famille &lt;br /&gt;
| GPL, GFDL, ArtLibre, CreativeCommons BY-ShareAlike (alias CC-BY-SA), autres (Cf. FSF&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.gnu.org/licenses/license-list.fr.html ''Liste de licences libres''] sur gnu.org.&amp;lt;/ref&amp;gt; ou OSI&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.opensource.org/licenses/ ''Liste de licences reconnues par l'Open Source Initiative''] sur opensource.org.&amp;lt;/ref&amp;gt;), domaine public&lt;br /&gt;
| Tous droits réservés, avertissement que les copieurs seront poursuivis, brevets... &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Approche ''réservée'' &lt;br /&gt;
| Licence Creative Commons avec la clause Non Commerciale, Open Source  &lt;br /&gt;
| Autorisation de reproduction possible au cas par cas, nous contacter. &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mention inconsciente &lt;br /&gt;
| « Tous usages autorisés » (risque de réappropriation) &lt;br /&gt;
| Aucune mention de copyright ni d'auteur pour des photos, images, films...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Zoom sur les licences Creative Commons ==&lt;br /&gt;
Lawrence Lessig a co-créé le mouvement Creative Commons et la fondation qui l'anime en 2001. Dix ans plus tard, cette famille de licences rassemble plusieurs centaines de millions d'œuvres. Leurs auteurs sont des artistes du monde entier, des employés de l'administration publique qui produisent des modes d'emploi, des volontaires sur Wikipédia... La fondation Creative Commons a pour symbole général « CC ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement Creative Commons propose des contrats-types d’offre de mise à disposition d’œuvres en ligne ou hors-ligne (rien ne vous empêche de créer un CD ou un livre sous une licence Creative Commons). Inspirés par les licences de logiciels libres, ces textes facilitent l’utilisation et la réutilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites internet...). Au lieu de soumettre toute exploitation des œuvres à l’autorisation préalable des titulaires de droits, les licences ''Creative Commons ''permettent à l’auteur d’autoriser à l’avance certaines utilisations selon des conditions exprimées par lui et d’en informer le public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les licences Creative Commons &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Creative_commons ''Creative Commons''].&amp;lt;/ref&amp;gt; ont été créées en partant du principe que la propriété intellectuelle était fondamentalement différente de la propriété physique, et du constat selon lequel les lois actuelles sur le copyright étaient un frein à la diffusion de la culture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur but est de fournir un outil juridique qui garantit à la fois la protection des droits de l'auteur d'une œuvre artistique et la libre circulation du contenu culturel de cette œuvre, ceci afin de permettre aux auteurs de contribuer à un patrimoine d'œuvres accessibles dans le « domaine public » (notion prise au sens large).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les licences ''Creative Commons'' donnent le droit d'utiliser, de copier et redistribuer une création. Elles proposent différentes déclinaisons telles qu'autoriser ou interdire l'utilisation de l'œuvre dans un cadre commercial (option «&amp;amp;nbsp;non commercial&amp;amp;nbsp;»), ainsi qu'autoriser ou interdire la modification d'une copie de la création (option «&amp;amp;nbsp;pas de modification&amp;amp;nbsp;»). Toutes les déclinaisons ont en commun l'attribut «&amp;amp;nbsp;Paternité&amp;amp;nbsp;» qui oblige à citer le nom de l'auteur de la création originale. Par exemple, pour la co-création encyclopédique ''Wikipedia'', la mention exacte est&amp;amp;nbsp;: «''Droit d'auteur&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Les textes sont disponibles sous licence Creative Commons - Paternité - Partage à l’identique; d’autres conditions peuvent s’appliquer. Voyez les conditions d’utilisation pour plus de détails, ainsi que les crédits graphiques. En cas de réutilisation des textes de cette page, voyez comment citer les auteurs et mentionner la licence''. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|+ align=center |Licences Creative Commons&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Désignation complète du contrat&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Terme abrégé désignant la licence&lt;br /&gt;
! scope=&amp;quot;col&amp;quot; | Type de licence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité  &lt;br /&gt;
| CC-'''BY''' &lt;br /&gt;
|Licence libre non copyleft&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Partage des conditions initiales à l'identique || CC-'''BY-SA''' &lt;br /&gt;
| Licence libre copyleft&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas de modification || CC-'''BY-ND'''  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale || CC-'''BY-NC''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale&amp;lt;br /&amp;gt;Partage des conditions initiales à l'identique || CC-'''BY-NC-SA''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Paternité&amp;lt;br /&amp;gt;Pas d'utilisation commerciale&amp;lt;br /&amp;gt;Pas de modification || CC-'''BY-NC-ND''' &lt;br /&gt;
|Licence de libre diffusion&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;7&amp;quot; | '''Paternité''' [BY] (''Attribution'') : l'œuvre peut être librement utilisée, à la condition de l'attribuer à l'auteur en citant son nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pas d'utilisation commerciale''' [NC] (''Noncommercial'') : le titulaire de droits peut autoriser tous les types d’utilisation ou au contraire restreindre aux utilisations non commerciales (les utilisations commerciales restant soumises à son autorisation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pas de modification''' [ND] (''NoDerivs'') : le titulaire de droits peut continuer à réserver la faculté de réaliser des œuvres de type dérivées ou au contraire autoriser à l'avance les modifications, traductions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Partage des conditions initiales à l'identique''' [SA] (''ShareAlike'') : le titulaire des droits peut autoriser à l'avance les modifications ; peut se superposer l'obligation (SA) pour les œuvres dites dérivées d'être proposées au public avec les mêmes libertés (sous les mêmes options Creative Commons) que l'œuvre originale.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Accord de «non-prolifération» des licences'''&lt;br /&gt;
On parle généralement de traité de non-prolifération pour l'arsenal nucléaire. Mais sur internet où ne règnent que des informations, le terme est aussi utilisé&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://en.wikipedia.org/wiki/License_proliferation ''License proliferation'']; Joi Ito. [http://joi.ito.com/weblog/2010/07/27/the-issue-of-li.html ''The issue of license proliferation'']. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à la découverte de la possibilité de créer sa propre licence, on a assisté au tournant du deuxième millénaire à une flambée du nombre de licences. Parmi elles, signalons GPL (GNU General Public License), Art Libre, Creative Commons, FreeBSD, etc. Elles découlent d'un mouvement tellement développé et apprécié qu’il existe un nombre incroyable de licences dites « Libre » ou « Open Source ». De la plus connue, la GPL (qui s'appuie sur les quatre libertés fondamentales de la culture Libre), à la plus folle, la PizzaGPL (« tu me files une pizza, je te file mon contenu »). Ceci a poussé les ténors de la culture Libre à s'unir pour lancer une campagne de non-prolifération des licences...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Leur but : éviter de perdre les utilisateurs dans la jungle des termes d'usage d'une œuvre et leur permettre de s'y retrouver avec des licences valides juridiquement, principalement celles permettant le partage et évitant l'exclusivité d'usage qui limite la créativité et l'innovation. C'est notamment cette campagne de non-prolifération qui a donné une certaine force aux divers projets de la culture Libre. En 2013, un nombre assez stable et limité de licences libres sont utilisées par des millions d'auteurs pour des milliards d’œuvres logicielles, photos, vidéos, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sans licence, la diffusion de l'œuvre est compromise ==&lt;br /&gt;
Les productions artisanales, d'amateurs ou de petites entreprises, sont bien souvent sans mention de licence. Ceci signifie qu'elles sont légalement non libres. Comme cette belle recette du chausson aux pommes trouvée sur un site web de gourmets mais sans mention de la licence. Selon la loi, on ne peut pas la copier pour l'envoyer à sa cousine, même si on ne risque pas grand-chose. Et cette fameuse charte éthique d'une école trouvée sur un site web pédagogique, si bien rédigée qu'on pourrait la copier pour la donner à tous les élèves et à tous les parents&amp;amp;nbsp;? S'il n'y a pas de mention explicite que l'œuvre est sous licence libre, celui qui copie la charte éthique de l'école pour l'adapter à son collège, là-bas, dans la brousse africaine, commet un acte ''illégal''. Il prend le risque d'être poursuivi par l'auteur et puni par la loi. Étant donné le contexte très encadré du copyright, beaucoup de personnes feront preuve de prudence. C'est-à-dire qu'elles ne prendront tout simplement pas le risque de partager l'œuvre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, si on veut fluidifier les échanges d'informations, on prendra soin de décrire les termes de l'exercice du copyright. On les inscrira précisément dans un document nommé «&amp;amp;nbsp;LICENCE&amp;amp;nbsp;». Chacun peut choisir des termes spécifiques et fonder sa propre licence, mais c'est un long travail qui doit être vérifié par des juristes spécialisés qui vous diront s'ils respectent les conventions en la matière. Si ce n'est pas le cas, une licence «&amp;amp;nbsp;fait-maison&amp;amp;nbsp;» pourra être reconnue comme nulle. De plus, cette licence aux conditions inédites étant très peu répandue, peu de créateurs l'utiliseront. Cela prend en effet du temps d'étudier précisément les termes de chaque licence au cas où l'on voudrait réutiliser les créations qu'elle protège. Et songez au casse-tête pour quelqu'un voulant intégrer à une création des contenus provenant de cinquante créateurs ayant chacun fait leur propre licence&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Heureusement, les ''licences libres'' peuvent être utilisées pour toutes les créations relevant du droit d'auteurs. Elles apportent de nombreuses possibilités, à commencer par le droit d'officialiser le partage de ses œuvres, dans des conditions plus ou moins restrictives, mais néanmoins standardisées intelligemment, en vue de l'intérêt général. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concrètement, si vous voyez une œuvre avec l'une des mentions suivantes, vous pouvez alors librement (c'est-à-dire que vous êtes libre de le faire ou non&amp;amp;nbsp;!) utiliser, copier, redistribuer, modifier (une copie de) l'œuvre&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* « Copyleft (+ année) + nom de l'auteur »&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* « Copyright (+ année) + nom auteur + sous licence Art Libre »&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* « Copyright (+ année) cette œuvre est libre ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Libre, c'est comme libre de droits ?'''&lt;br /&gt;
Attention, il est fréquent qu'on confonde, à tort, les notions de ''création sous licence libre'' et ''création libre de droits''. Les licences libres ont été décrites dans cet article. Par contre, ''libre de droits'' fait référence au ''domaine public'', c'est-à-dire aux créations qui ne sont pas (ou  plus) couvertes par le droit d'auteur. Au bout d'un certain temps, variable selon les pays et les types de créations, généralement plusieurs dizaines d'années, les créations de l'esprit sortent du champ d'application du droit d'auteur classique. Elles sont alors utilisables (copiables, modifiables, réutilisables) sans autorisation explicite, parfois même sans citation de l'auteur original. C'est le ''domaine public'' ou la sphère des créations ''libres de droits''. La grande différence avec les licences libres, c'est que ces dernières sont un choix délibéré des auteurs et que leur ''paternité'' reste acquise, c'est-à-dire qu'il faudra conserver les mentions de copyright (ou droit d'auteur) associées à la création, ce qui n'est pas indispensable pour des créations ''libres de droits''.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Et les banques d'images libres de droits&amp;amp;nbsp;?===&lt;br /&gt;
Il existe, notamment sur internet, des banques d'images dites ''libres de droits''. Le terme est utilisé ici de manière abusive, car il laisse croire qu'il n'y a plus aucun droit d'auteur sur ces créations, ce qui est faux. Les banques d'images ou photos libres de droits regroupent des créations qu'il suffit d'acheter une seule fois pour en faire des usages multiples. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Habituellement, si on acquiert le droit de publier une image pour l'édition de janvier 2011 d'un périodique, on ne peut pas pour autant ré-utiliser cette même image pour la placer sur son site web ni la mettre dans une édition ultérieure. Il faudrait refaire la demande et souvent re-passer à la caisse. Pour les banques d'images libres de droits, vous obtenez le droit d'utilisations multiples de la même image et c'est pour cela que ces collections se sont auto-proclamées libres de droits, tout en n'étant ni libres, ni dans le domaine public, ni gratuites. Pas facile de s'y retrouver, il faut l'avouer...  À ne pas confondre donc, avec les bibliothèques d'images sous licence libre, comme Wikicommons, qui permettent de connaître l'auteur, de le mentionner, et de diffuser l'œuvre sans les restrictions imposées par les banques d'images citées ci-dessus, mais aux conditions posées par l'auteur lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conclusion ==&lt;br /&gt;
Nous sommes tous en train de passer du statut de simples utilisateurs-consommateurs de créations à celui de producteurs. Nous le répétons donc à tous les producteurs (actuels ou en devenir)&amp;amp;nbsp;: sans mention explicite, c'est la simple consultation qui va être autorisée, ce qui est dommage car c'est un frein à la fluidité intrinsèque des échanges d'idées, de modes d'emploi et de faits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous vous conseillons donc de&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Garder sous droit d'auteur simple (usage exclusif) les créations que vous ne souhaitez pas diffuser, ou ne diffuser que dans un cadre très restreint comme des photos de familles, par exemple. Pour cela, rien à faire de spécial, si ce n'est penser à indiquer que ''vous'' êtes détenteur des droits relatifs à ces créations (avec vos coordonnées pour être contacté-e au cas où...). &lt;br /&gt;
# Pour les créations qui auraient un intérêt – même modeste – pour d'autres, mentionner explicitement une licence libre. Les deux licences libres les plus connues, utilisées et recommandées par les ténors du sujet&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
* La licence [http://artlibre.org ''Art Libre''], (c'est celle qui régit cet ouvrage). Malgré son nom, elle est aussi applicable à bien des domaines non artistiques au sens classique&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La licence ''Creative Commons BY-SA&amp;amp;nbsp;'': les termes sont exprimés différemment mais disent à peu près la même chose que la licence ''Art Libre''. Par exemple, c'est la licence utilisée sur ''Wikipedia''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Je dis ce que je fais et je fais ce que je dis'''&lt;br /&gt;
Cas concret&amp;amp;nbsp;: ce livre est plein d'images sous licences libres. Si par malheur un auteur nous écrivait (à l'adresse info@ynternet.org) pour nous dire que nous n'avons pas respecté sa licence et que nous avons, à son avis, utilisé une de ses images sans autorisation. Nous lui présenterions nos sincères excuses, et nous l'informerions que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cela nous a échappé (nous sommes effectivement une petite dizaine à avoir assemblé les images et les textes)&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous n'avons pas généré de bénéfices, ce qui est vrai et prouvable, le livre est réalisé sous l'égide de la fondation Ynternet.org, à but non lucratif. Cet ouvrage est vendu sans marge bénéficiaire et nos comptes sont disponibles s'il y a litige&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous retirons immédiatement l'image incriminée, à moins que vous nous autorisiez expressément à la distribuer dès maintenant en la mettant sous licence Art Libre, afin qu'elle ait la même licence que les autres contenus de l'ouvrage&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Nous publions volontiers une note explicative en présentant nos excuses sur notre site web&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Nous proposons, si nécessaire, un dédommagement à la hauteur du dommage subi.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les reconnaître ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:512px-Copyleft.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Licence Art Libre'''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;Conseillée pour l'art, la science, la pédagogie.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La plus simple des licences libres hors du logiciel.&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Peu connue, compatible avec la CC-BY-SA (même intention et validité juridique, autres formulations).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:creative_commons_logo.gif]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Creative Commons (BY, BY-SA, BY-NC-SA, BY-ND, BY-NC-ND)'''. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus connues des licences de libre diffusion, largement répandues mais ne sont pas toutes ''libres'' (clauses Non-Commercial et Non-Derivatives en l'occurrence). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:EMERGENCE_DU_COPYLEFT_LA GFDL.png|200px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''GFDL'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Très bien pour les modes d'emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Imageslicencegnu.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La GPL'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
La plus répandue des licences libres pour les logiciels. Le symbole de la culture Libre, par lequel tout a commencé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_libre ''Culture libre''].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Propri%C3%A9taire,_Libre_et_Open_Source&amp;diff=15797</id>
		<title>Propriétaire, Libre et Open Source</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Propri%C3%A9taire,_Libre_et_Open_Source&amp;diff=15797"/>
				<updated>2015-02-18T14:57:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/libre Libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+Libre%22 culture Libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Open+Source%22 Open Source], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/gratuit gratuit], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/exclusivit%C3%A9 exclusivité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9+intellectuelle%22 propriété intellectuelle], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22acc%C3%A8s+au+code%22 accès au code], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22les+quatre+libert%C3%A9s+fondamentales%22 les quatre libertés fondamentales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22lib%C3%A9ration+des+donn%C3%A9es%22 libération des données], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22choix+politique%22 choix politique]. '' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Projet+GNU%22 Projet GNU], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/FSF FSF], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Francis%20Muguet Francis Muguet].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Pour bien comprendre ''qui contrôle quoi'' dans la circulation de l'information, sous quelque forme que ce soit, il faut connaître la différence entre ''libre'',''ouvert'' et ''exclusif'' (ou ''propriétaire''). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Open Source'', cette expression est de plus en plus utilisée pour décrire les nouveaux modes d'innovation informatique, technologique et économique. On l'emploie désormais à toutes les sauces, parfois de manière abusive. Quelle est donc la différence avec le terme ''Libre'', tel qu'employé dans l'expression ''logiciel libre'' ou ''culture Libre'' ? Cette différence est à l'origine d'un désaccord qui oppose les partisans de l’Open Source et ceux du logiciel libre depuis la fin des années 90. Comment ces deux cultures viennent-elles bousculer le modèle dominant : la culture de l'exclusivité ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour sur ces notions fondamentales, au cœur de l'eCulture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La culture de l'exclusivité ==&lt;br /&gt;
Dans l'industrie de l'édition ou celle du show-business, les auteurs cèdent leurs droits de diffusion à des producteurs et/ou éditeurs, qui les monnayent auprès des distributeurs. Vous avez déjà eu vent de ces chiffres impressionnants : un milliard de recettes pour le dernier film hollywoodien qui vient de sortir, 300 euros la place pour assister au concert de la superstar qui fait sa réapparition après sa cure de désintox'. Mais attention, interdit de prendre des photos ou de les partager, c'est du vol ! L'avertissement le dit bien au début du film : ''vous n'iriez pas braquer une banque, alors pourquoi copier un DVD ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le showbiz concentre les intérêts privés dans un nombre restreint de producteurs et d'actionnaires. C'est le modèle dominant, qui sert les intérêts de ''majors'', une poignée de grands groupes dont les bénéfices reposent sur les contrats d’exclusivité. Leur mode de fonctionnement : faire signer aux créateurs, auteurs ou artistes un contrat promettant le jackpot à ceux dont les œuvres seront les plus commercialisées via les canaux de distribution, tenus par ces mêmes majors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exclusivité protège l'auteur, mais le prive aussi de la possibilité de faire jouer la concurrence en utilisant plusieurs moyens de diffusion. Mais les limites artificielles imposées par les producteurs/éditeurs entrent aujourd'hui en collision avec les nouvelles fonctionnalités numériques (utiliser, copier, distribuer et modifier une œuvre en quelques clics).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique permettent l'émergence d'une culture du ''libre partage'', basée sur un autre type de contrat pour régir l'usage des œuvres. Ces nouveaux termes sont encore peu connus, bien que pratiqués depuis les années 90. On les appelle les licences ''libres'' et les licences ''Open Source'', chacune proposant quelques nuances. Elles s'appliquent à toute création, de la plus avant-gardiste jusqu'au mode d'emploi le plus habituel et austère. Elles commencent à remporter une large adhésion, notamment à travers les licences dites « Creative Commons » utilisées sur Wikipédia et ailleurs, par des millions de créatifs dans tous les domaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouveaux codes détricotent le modèle dominant de cession exclusive des droits d'auteur. Alors que la culture de l'exclusivité interdit aux auteurs la possibilité de diversifier les modes de production et de diffusion qui leur permettraient de se confronter à tout moment au public, le modèle émergent ne conserve qu'une seule obligation incontournable : la mention de la paternité de l'œuvre par ses nouveaux adoptants (ou utilisateurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec internet, le modèle exclusif s'érode. Notamment parce que les limites entre producteurs et consommateurs s’estompent, chacun pouvant désormais passer d'un rôle à l'autre avec fluidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les artistes eux-mêmes sont de moins en moins satisfaits du modèle dominant : combien d’entre eux se plaignent de leur maison d'édition, qui les tient en otage, soit en ne reversant pas les droits, soit en les empêchant de distribuer leurs œuvres par leurs propres canaux ? Une fois dans le système, ils ne peuvent même plus choisir de faire don de leurs créations (une chanson, un film ou une illustration dont ils sont pourtant les auteurs) en vue de soutenir un événement, une cause ou tout simplement pour asseoir leur notoriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==À l'origine était le logiciel « Libre »==&lt;br /&gt;
Comme presque toujours dans la culture numérique, c'est dans le vivier des spécialistes de l'informatique que les nouveaux concepts émergent, s'affinent, se pratiquent puis se distinguent progressivement les uns des autres. Un bref rappel historique permet de comprendre que la culture de l'exclusivité n'existait pas au départ dans le monde du logiciel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'époque des premiers ordinateurs, le matériel constituait la première source de revenus des fabricants d'équipement informatique, le logiciel n'étant qu'un moyen d'en faciliter la vente. L'accès au code source, l'information essentielle, était normal, car nul n'achetait un ordinateur sans disposer d'une équipe de programmeurs capables de le modifier à loisir pour l'adapter aux besoins spécifiques de leur organisation. Les milieux professionnels et universitaires s'échangeaient volontiers logiciels et codes sources, et les constructeurs les leur cédaient sans contrepartie, et sans même prendre garde aux termes selon lesquels ils le faisaient. Cependant, les lois antitrust finirent par leur interdire ces pratiques afin de permettre l'exercice d'une concurrence dans ce domaine&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_logiciel_libre ''Histoire du logiciel libre''].&amp;lt;/ref&amp;gt; : l'industrie du logiciel était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début des années 70, les constructeurs commencèrent alors à facturer séparément leurs logiciels ; en 15 ans, l'avènement de la micro-informatique généralisa ce modèle et donna un essor à de nouveaux acteurs, les éditeurs de logiciels, qui s'orientèrent vers la vente de licences d'utilisation. Un exemple souvent cité pour illustrer ce tournant est la lettre ouverte de Bill Gates aux hobbyistes&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/An_Open_Letter_to_Hobbyists ''An open letter to hobbyists''], consulté le 13.08.14.&amp;lt;/ref&amp;gt;, en 1976, sommant les passionnés d'informatique personnelle de cesser de copier illicitement les logiciels protégés par le copyright.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte, dans les années 80, qu'un programmeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT), un certain Richard Stallman (alias RMS), commence à pâtir de ces restrictions des possibilités d'utilisation, sur un pilote d'imprimante notamment&amp;lt;ref&amp;gt;Robert Sproull aurait refusé de lui fournir le code source en raison d'un contrat de non-divulgation que Xerox avait passé avec lui, pratique encore peu courante à l'époque. Voir Sam Williams. [https://static.fsf.org/nosvn/faif-2.0.pdf ''Free as in Freedom (2.0): Richard Stallman and the Free Software Revolution'']. Free Software Foundation, Boston. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;. RMS se trouve par ailleurs face au problème éthique de devoir développer des logiciels dont l'utilisation sera restreinte, qui ne pourront pas être partagés en raison des choix du propriétaire du logiciel (souvent autre que son créateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'anecdotique, cette petite histoire est souvent prise comme étant le point de départ de l'informatique libre, puisque c'est à partir de là que Richard Stallman quitta le MIT pour consacrer son énergie à résoudre ce problème de conscience, ce qui fera de lui le premier et le plus emblématique des ambassadeurs du logiciel libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les quatre libertés fondamentales du Libre ==&lt;br /&gt;
Les idées d'avant-garde de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Richard Stallman] ont abouti en 1984 au projet GNU, système d'exploitation libre (pour ordinateur). Le projet GNU a été lancé afin de « ramener l'esprit de coopération qui prévalait dans la communauté hacker dans les jours anciens », lorsqu'il n'était pas encore question de propriété intellectuelle, et que tous les codes sources s'échangeaient librement. Stallman est aussi à l'initiative de la création de la Free Software Foundation (FSF), en 1985, et de la première licence logicielle libre, en 1989, la Licence Publique Générale GNU (dite GNU GPL). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adjectif « Libre » implique quatre libertés fondamentales telles que définies par la Fondation pour le Logiciel Libre (Free Software Foundation, FSF)&amp;lt;ref&amp;gt;Voir gnu.org, [http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html Qu'est-ce que le logiciel libre?]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Initialement, l'usage de l'expression « libre » dans la société de l'information se réfère au code d'un logiciel et donne à l'utilisateur d'un logiciel libre :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (''liberté 0'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il fasse votre travail informatique comme vous le souhaitez (''liberté 1''). Pour ceci l'accès au code source est une condition nécessaire ;&lt;br /&gt;
# La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin (''liberté 2'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (''liberté 3''). En faisant cela, vous pouvez faire profiter toute la communauté de vos changements. L'accès au code source est une condition nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du Libre à l'Open Source ==&lt;br /&gt;
Les motivations du projet GNU relèvent de l'éthique et de la philosophie politique. Il vise en effet à ne pas laisser l'homme devenir l'esclave de la machine ni de ceux qui auraient l'exclusivité de sa programmation, ni de cartels monopolisant des connaissances en fonction de leurs seuls intérêts. Le projet GNU œuvre pour une libre diffusion des connaissances, ce qui n'est pas sans implication politique, éthique, philosophique et sociale, voire sociétale. Cette radicalité a provoqué des résistances, même au sein des partisans de la libération du code source. Dès les années 90, l'émergence de la culture Libre et du copyleft rencontre plusieurs obstacles : &lt;br /&gt;
* Le mot Libre est trop confus : en anglais, Free veut aussi dire gratuit, ce qui n'est pas toujours le cas d'un logiciel libre, mais peut être celui d'un logiciel propriétaire (le client peut devenir la marchandise&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Xavier de la Porte [http://www.internetactu.net/2012/02/27/quand-vous-ne-voyez-pas-le-service-cest-que-vous-etes-le-produit/ ''Quand vous ne voyez pas le service, vous êtes le produit'']. InternetActu.net.&amp;lt;/ref&amp;gt;).&lt;br /&gt;
* Certains utilisent le logiciel libre pour des raisons techniques sans aucune sensibilité citoyenne, contrairement à Stallman.&lt;br /&gt;
* D'autres partisans de la culture Libre trouvent la démarche de la FSF peu adaptée face au modèle dominant qui impose la propriété intellectuelle. Ils préconisent une politique des petits pas. Impossible pour eux de généraliser un modèle aussi radical que celui auquel s'astreint Stallman. Ils préconisent plus de pragmatisme : la meilleure manière de faire avancer le Libre, c'est de le dépolitiser, de ne pas imposer un choix de société, mais de mettre en avant les nombreux avantages techniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce choc d'attitude, Stallman reste ferme. Le terme Open Source fait alors son apparition à la fin des années 90. En 1998, l'organisation Open Source Initiative naît d'une scission de la communauté du logiciel libre afin de conduire une politique jugée plus adaptée aux réalités économiques et techniques. Comme la FSF, le mouvement Open Source défend la liberté d'accéder aux sources des programmes qu'ils utilisent, afin d'aboutir à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d'utilisation. Mais l'Open Source s'affranchit des considérations philosophiques et politiques. C'est ici que se situe la distinction fondamentale entre ces deux courants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les uns se réclament d'un choix citoyen et d'une vision de société (les tenants du Libre), les autres se réclament d'une utilité technique : la mise à disposition de l'information améliore la qualité du produit et sa commercialisation. L'Open Source effraie moins le client : les entreprises ne font pas de politique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une limite qui reste floue == &lt;br /&gt;
La distinction entre l'Open et le Libre n'est pas aisée à saisir. Certains utilisent les pratiques Open avec beaucoup d'éthique, d'autres utilisent le terme Libre sans conscience des implications, ou pour surfer sur un phénomène de mode de langage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les partisans du Libre accusent l’Open Source d'être mû par la dynamique financière de multinationales qui cherchent à faire des économies en laissant développer par d'autres les logiciels critiques à leur survie. Ils soulèvent une question de fond. Un exemple : Google, tout en fonctionnant avec des logiciels Open Source, avec la mention de la Free Software Foundation, privatise les données des utilisateurs pour les revendre à des annonceurs. Ces données atterrissent dans une boîte noire, un environnement numérique fermé, où règne à nouveau la culture de l'exclusivité et du secret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui a déjà eu accès à ses données personnelles collectées par Google, qui a déjà pu dialoguer son [http://netizen3.org/index.php/L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique double numérique] ? Cette interrogation se généralise à toutes les solutions Cloud (nuage) ou Saas (software as a service) : les services en ligne fonctionnent de plus en plus avec des pratiques et outils Open Source, mais ils présentent aussi le risque de voir nos données personnelles utilisées à des fins que nous ne cautionnons pas. Au niveau individuel, les conséquences ne semblent pas très importantes, mais à l'échelon collectif, les enjeux sont majeurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, la plupart des licences Open Source satisfont aux critères du Libre selon la Free Software Foundation, les différentes subtilités qui les distinguent étant principalement d’ordre philosophique. Mais seules certaines licences dont la GNU GPL (du projet GNU de Richard Stallman) offrent ce qui est appelé le ''copyleft'' en garantissant qu'un logiciel libre le reste, même après modifications : on ne peut pas changer la licence d'une création si son auteur a opté pour le copyleft. Les licences dites copyleft permettent ainsi de protéger les libertés des utilisateurs, le code restera à jamais libre en annulant la possibilité de le privatiser ou de le breveter. Elles sont les seules à assurer une redistribution du code d'un programme (ou d'une information) éternellement, ce qui favorise l'équité entre producteur et consommateur ainsi qu'une coopération pérenne au sein de la communauté des utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Des licences à géométrie variable''' &lt;br /&gt;
Dans le domaine logiciel, l'Open Source utilise aussi les quatre libertés, mais se focalise sur l'intérêt technique et commercial du partage, en ignorant ou minimisant la question de l'éthique, de la transparence, de l'accès. C'est ainsi que de nombreuses compagnies, dont Google et IBM, utilisent les termes Linux et non pas GNU/Linux, et le terme Open Source et non pas Libre, car elles mélangent des morceaux de logiciels libres avec des parties dont ils vendent l'exclusivité. Par exemple : Google Play vend des applications payantes et Google Adwords vend des espaces publicitaires exclusifs, sans donner le code qui permet de gérer ces services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le domaine non-logiciel, le terme ''Open Source'' est souvent utilisé à tort. Il arrive même qu'il soit accompagné de la mention « some rights reserved » (quelques droits réservés), ce qui signifie que certaines des quatre libertés sont octroyées, d'autres pas.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quand Open et Libre se rejoignent ==&lt;br /&gt;
Open et Libre peuvent constituer une double porte d'entrée à l'émergence d'une société plus transparente, plus citoyenne. Si le Libre impose d'emblée une vision engagée, l'Open peut aussi arriver au même résultat par sa vision plus pragmatique. &lt;br /&gt;
*L'approche du Libre peut être vue comme « top-down » : la vision prime sur le réel, les idées président aux actes. Les garde-fous idéologiques sont posés en premier.&lt;br /&gt;
*L'approche Open Source peut être qualifiée de « bottom-up » : elle part de constats techniques sur le terrain et développe des modes de fonctionnement collaboratifs qui créent une spirale vertueuse où est associé l'humain : meilleur qualité du produit, coopération entre collaborateurs, entraide au sein d'une communauté, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par sa neutralité philosophique, l'Open peut être un formidable outil de gestion entrepreneuriale comme... de gestion politique. Un exemple : le courant ''Open data'' (données ouvertes)&amp;lt;ref&amp;gt;On peut citer l'exemple de l'Open data en matière de santé, menée par [http://www.opendatasante.com/notre-manifeste/ Initiative transparence santé]: « ''Ces données qui composent le paysage de l’offre sanitaire sont aujourd’hui quasi inaccessibles aux acteurs du secteur souhaitant informer les usagers. De ce constat est née l’Initiative transparence santé, un regroupement d’acteurs de la société civile en provenance d’horizons divers. Nous défendons la position qu’un partage plus large des données sur le système de soins améliorerait la transparence sur son fonctionnement et ses performances et encouragerait le développement d’outils permettant à l’usager de comparer le coût et la qualité des services de santé. Ces objectifs peuvent être atteints dans le strict respect de leur anonymat qu’en aucun cas évidemment nous ne remettons en cause.'' »&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui milite pour une transparence des informations, s'attaque aux données publiques. Pour faire passer ses revendications, cette démarche citoyenne (qui n'évoque pourtant pas le Libre) peut s'appuyer sur le grand argument en faveur de l'Open : c'est bon pour la qualité du service.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fonctions et pratiques de l'Open, lorsqu'elles sont utilisées avec des intentions citoyennes, rejoignent aisément les objectifs du Libre. D'où l'inconfort des politiques qui voient d'un œil méfiant cette demande émergente en faveur d'une « libération » des données... dites publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Salutation à Francis Muguet'''&lt;br /&gt;
Chercheur français, Francis Muguet a mené la délégation des promoteurs du Libre au sommet de l'ONU sur la société de l'information. En 2001, puis 2003, il a réussi un tour de force politique aux côtés de Richard Stallman, fondateur du mouvement du logiciel libre, au service du bien commun et de l'éthique numérique. Les gouvernements ont signé une déclaration finale en faveur de la culture du Free/Libre, et non pas de l'Open/Ouvert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est la reconnaissance de millions d'heures de débats dans les forums sur internet depuis le milieu des années 90 sur les enjeux de société qui se cachent derrière ces deux termes. Depuis, on peut dire que Libre est le terme officiel des citoyens du net et des gouvernements démocratiques. Dans la pratique, Open Source est plus usité, car les journalistes, faiseurs d'opinions, n'ont que trop rarement saisi les enjeux qui se cachent derrière ces termes. Membre du conseil scientifique d'Ynternet.org, Francis Muguet passait parfois dans les bureaux où ces lignes furent écrites. Il s'est éteint en septembre 2010. Ce paragraphe lui rend hommage.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fonctions_ou_produits_%3F&amp;diff=15796</id>
		<title>Fonctions ou produits ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fonctions_ou_produits_%3F&amp;diff=15796"/>
				<updated>2015-02-18T13:13:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/fonction fonction], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/produit produit], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/alternative alternative], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+propri%C3%A9taire%22 logiciel propriétaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22capacit%C3%A9+d%27adaptation%22 capacité d'adaptation]. ''&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
Avant d'aborder en profondeur le concept de culture Libre, un petit détour s'impose : connaissez-vous la distinction fondamentale entre fonctions et produits ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;À la pause de midi, je bois mon Nescafé, je mange sur le pouce au Mac Do', je bois un Coca pour digérer, je fais des recherches sur Google et je parle avec mes amis sur Facebook&amp;amp;nbsp;». Que se passerait-il si on enlevait tous ces noms de marques et qu'on se concentrait sur l'action&amp;amp;nbsp;: je boirais un café, je mangerais un hamburger, je ferais mes recherches sur un moteur de recherche et je discuterais sur un réseau social. Au fond qu'est-ce que ça changerait&amp;amp;nbsp;? Tout en faisant la même chose, nous ne serions plus les promoteurs (souvent involontaires) de produits et, à ce titre, nous laisserions la place à divers produits qui proposent le même service, la même fonction. Par exemple&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Des cafés locaux&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Des moteurs de recherche qui favorisent l'équité des chances&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Des réseaux sociaux éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus largement, nous valoriserions l'existence de produits fabriqués et diffusés avec plus de proximité, par de petites équipes où l'écart des salaires entre la direction et les collaborateurs est moins grand. Et aussi des produits où il y a statistiquement moins d'abus de position dominante de la part des fabricants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au final, la qualité du produit et son impact sur notre corps et notre esprit pourraient être meilleurs. Bien entendu, tout ceci n'est pas noir ou blanc, c'est sans doute incomplet mais, globalement, la question de la ''fonction versus produit'' est essentielle à l'heure où l'information nous conditionne et que notre manière de l'appréhender dépend de son véhicule : le produit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apprendre les fonctions avant de se pencher sur des produits permet de nommer ses propres actions sans s'enfermer dans le dialecte spécifique d'une entreprise, d'un microcosme ou d'une mode. Cela permet de faciliter la discussion avec un utilisateur d'un autre outil remplissant la même fonction. Cela permet également de passer plus facilement d'un outil à l'autre, d'une version à l'autre, sans être systématiquement en demande d'une formation spécifique avant de pouvoir se l'approprier. Également sur le plan du développement personnel, il est bénéfique de développer sa capacité d'adaptation, afin d’être capable de passer d’un logiciel à l’autre, en comprenant les fonctions de base qu'on retrouve d'un produit à l'autre. Ceci favorisa l’éclosion de capacités transversales dont l’usage est essentiel de nos jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les principales fonctions et leurs produits  ==&lt;br /&gt;
Lorsqu'on réalise l'importance de distinguer la fonction du produit, se pose la question&amp;amp;nbsp;: existe-t-il des alternatives au produit que j'utilise&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interopérabilité est donc un critère à prendre en compte pour l'innovation : mon logiciel permet-il de communiquer avec d'autres produits analogues ou travaille-t-il en ''circuit fermé'', c'est-à-dire exclusivement avec les logiciels issus du même producteur (souvent l'éditeur du logiciel) ? L'interopérabilité, la faculté de pouvoir travailler de concert avec d'autres produits répondant à la même fonction, dynamise les communautés d'utilisateurs. Une catégorie de logiciels est particulièrement friande d'interopérabilité : les logiciels libres (présentés en détail plus loin dans ce livre). Leur code source (c'est à dire leur ADN) est disponible à tout un chacun, leur mode de fonctionnement est donc transparent, donc leur manière de gérer (stocker, transférer, modifier) l'information n'est pas un secret : pour augmenter la valeur liée à leur usage, il est donc approprié qu'ils soient capables de ''converser'' avec la plus grande diversité de logiciels possible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, lorsqu'on est sensibilisé à la thématique des libertés des utilisateurs de logiciels, on peut pousser jusqu'à cette formulation&amp;amp;nbsp;: existe-t-il des alternatives ''libres'' aux produits que j'utilise (si ces derniers ne le sont pas)&amp;amp;nbsp;? C'est-à-dire qui me permettraient de faire la même chose qu'avec le produit que tout le monde utilise mais avec la satisfaction d'être dans une démarche d'émancipation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un tableau qui énumère un grand nombre de fonctions de logiciels ; pour chaque fonction, des produits sont indiqués en 2 colonnes : la première contient des produits les plus répandus et non-libres, la seconde liste des alternatives libres remplissant la même fonction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Fonction&lt;br /&gt;
! Produits à visée exclusive&lt;br /&gt;
! Produits libres&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Matériel informatique&lt;br /&gt;
| Macintosh, &lt;br /&gt;
| PC (''IBM compatible'')&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux informatiques&lt;br /&gt;
| Minitel, videotexte&lt;br /&gt;
| Internet (TCP/IP) et ses canaux : web (HTTP) et mél (SMTP, POP, IMAP) &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Système d'exploitation (OS pour ''Operating System'')&lt;br /&gt;
| MS-Windows, MacOS, Android&lt;br /&gt;
| FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, GNU/Linux avec les distributions Debian, Ubuntu, RedHat...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Formats&lt;br /&gt;
| Voir l'article [[Les formats au coeur de l'informatique]]&lt;br /&gt;
| Voir l'article [[Les formats au coeur de l'informatique]]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Bases de données géographiques et cartographie&lt;br /&gt;
| Google Maps&lt;br /&gt;
| [http://www.openstreetmaps.org OpenStreetMap]&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Suite bureautique&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; Traitement de texte, tableur, PréAO, dessin, base de données&lt;br /&gt;
| MS Office&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; MS Word, MS Excel, MS PowerPoint&lt;br /&gt;
| OpenOffice.org, Libre Office&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; Writer, Calc, Impress&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Navigateur web&lt;br /&gt;
| MS Internet Explorer&lt;br /&gt;
| Mozilla Firefox&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Traitements de Courriels&lt;br /&gt;
| MS Outlook, Courrier, Lotus&lt;br /&gt;
| Mozilla Thunderbird&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Hébergement de sites web&lt;br /&gt;
| AOL, MSN&lt;br /&gt;
| Ouvaton, Cooperation.net, lautre.net, Apinc&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Services web : réseaux sociaux, hébergement, courriel&lt;br /&gt;
| Google, Facebook, Youtube, Twitter, LinkedIn, Viadeo, Yahoo! Mail, Hotmail&lt;br /&gt;
| Zen3, Ouvaton, Diaspora, Tigweb, Cooperation.net, Nolog&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quizz : fonction versus produits  ==&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: si le simple utilisateur d'outils informatiques souhaite que le produit qu'il utilise réponde le mieux à ses besoins, il est utile de permettre l'émergence de différents produits remplissant les mêmes fonctions. Dans ce sens, lesquelles des activités suivantes font-elles référence à une fonction sans faire appel à un produit particulier&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Discuter sur MSN&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
# Chercher des informations dans un moteur de recherche&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Publier sur MySpace&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Relever sa boîte Hotmail&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# S'abonner à un fil RSS&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Mettre à jour son blog&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Produire un document PDF ou Word&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Bavarder par messagerie instantanée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Faire une recherche dans Google&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Utiliser un traitement de texte ou un tableur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
# Paramétrer son filtre à pourriel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Mise a jour-c8156.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réponses au quizz ==&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 2, 5, 6, 8, 10, 11.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_aux_enjeux_du_libre&amp;diff=15794</id>
		<title>Introduction aux enjeux du libre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_aux_enjeux_du_libre&amp;diff=15794"/>
				<updated>2015-02-18T12:17:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cyberespace cyberespace], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pirate pirate],    &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9+intellectuelle%22 propriété intellectuelle], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+du+num%C3%A9rique%22 propriétés du numérique], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/multinationales multinationales], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information%22 société de l'information], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/exclusivit%C3%A9 exclusivité], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22libre+acc%C3%A8s%22 libre accès], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22choix+politique%22 choix politique]''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Depuis le début des années 90, nous nous trouvons en pleine guerre froide du numérique. Même si les confrontations restent courtoises dans les salles feutrées des conférences internationales, le sujet est très chaud. C'est bel et bien d’une transition majeure à l’échelle de l’humanité dont il s’agit ! ''Homo numericus'', tel un gros poussin de plus en plus à l’étroit dans sa coquille, s’apprête à éclore et à bouleverser notre environnement, et pas seulement devant nos écrans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Situation inédite à l’échelle de l’humanité, quelques PDG, choisis par la main invisible du marché mondialisé, contrôlent des systèmes qui permettent à des milliards d’humains de communiquer gratuitement entre eux. En 2013, ces outils sont notamment ceux de Google, Facebook, Microsoft ou Apple. Nos journées dépendent en partie d’eux. « Eux », les outils autant que les PDG qui les pilotent. Nous n’avons jamais eu autant de possibilités offertes pour communiquer entre nous, partager des informations et faire des choix. Mais les limites deviennent plus confuses entre gratuité et liberté de choix, entre concurrence et coopération, entre intérêts commerciaux et intérêt général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est un champ de batailles sanglantes, avec action et suspense. Pour l’instant, les multinationales de l'information occupent le devant de la scène. Pourtant, à l'ombre des projecteurs, d'autres acteurs jouent un rôle crucial. Multi-milliardaires plus ou moins philanthropes, informaticiens interconnectés aux quatre coins du globe, artistes libérant leurs œuvres, cybercitoyens et pirates. Ce jeu, où la réalité dépasse largement la fiction, a aussi ses héros. Ils sont un puissant moteur d'innovation de notre société. Ils ont déjà modifié en profondeur notre manière de voir le monde... sans passer par la télévision.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les enjeux sont colossaux : financiers, politiques, sociaux, et même écologiques... Si un scénario semble se dessiner en faveur d’une certaine évolution, les dés ne sont pas encore jetés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grande clé de lecture, le cœur de l’enjeu, c’est la manière dont les créateurs utilisent les droits de paternité sur leurs productions. On a entendu parler des principes de droits d'auteurs, de brevet, de licence. Si nul n’est censé ignorer la loi, rares sont ceux qui se sentent à l’aise avec ces enjeux de propriété intellectuelle, d’accès pour tous... Mais tant que ces sujets nous sont étrangers, il est impossible de comprendre la guerre qui fait rage pour contrôler l’innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrôler l’innovation ? Eh oui. L’Histoire est remplie d’anecdotes démontrant que les visionnaires avaient souvent une intention initiale très pure. Ils souhaitaient mettre leurs découvertes à disposition de tous, en libre accès, comme c’est le cas avec internet. Ils se sont souvent faits spolier leurs idées, ont parfois finis pauvres et méconnus. Parallèlement, d’autres paradaient après s’être appropriés l’exclusivité de leurs idées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui, de nouveaux leviers d’innovation existent. On les surnomme copyleft, culture libre, open source, autant de concepts qui mettent à l’honneur la notion de biens communs à l’ère du numérique. Leurs symboles sont le gnou (une antilope d’Afrique) et le pingouin. Ils apportent un nouveau regard sur la manière d’innover et de créer de la valeur. Mais cela implique des remises en question collectives profondes... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un bovidé tropical et un oiseau des mers froides, appuyés par une armée de souris, peuvent-ils bouleverser l'économie mondiale, les rapports sociaux et la politique ? Étrange question n'est-ce pas ? Et pourtant, ils occupent déjà une bonne partie du cyberespace, appuyés par des tribus de plus en plus nombreuses, pour qui le ''copyleft'' est une évidence, un nouveau bazar dans lequel ils peuvent s’épanouir de manière constructive et durable. Vous allez découvrir ces acteurs d’internet qui apportent d’autres repères, décrivent de nouveaux risques et opportunités, proposent des critères d'analyse atypiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question n'est plus seulement de savoir s'il est bien ou mal de pirater un logiciel ou de la musique ; il s'agit désormais de s'interroger sur l'aspect irrépressible de ces pratiques de partage, et leur viabilité tant économique que socio-politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et au fond, n'est-ce pas plutôt le numérique qui, par nature, encourage cette évolution, jusqu'à modifier en profondeur la notion de propriété intellectuelle ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est à cette question cruciale que nous tentons de répondre ici.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=15792</id>
		<title>Lessig et la culture libre à l'ONU</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=15792"/>
				<updated>2015-02-17T17:04:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''société de l'information, RMS, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/culture%20libre culture libre], Creative Commons, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Stallman Richard Stallman], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Lawrence Lawrence Lessig], &lt;br /&gt;
frères Wright.'' &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:lessig.png|thumb]]&lt;br /&gt;
Genève, décembre 2003. Nous participons au Sommet Mondial pour la Société de l'Information (SMSI), avec des collègues des cinq continents. Il y a notamment Tanguy Nzue Obame du Forum des Amis du Net au Gabon, André Afanou du réseau des jeunes micro-entrepreneurs Internet solidaire du Togo, Marie-Jane Berchten co-fondatrice d'Ynternet.org en Suisse, Zoul le technopunk magicien du multimédia. Quelques minutes plus tôt, au terme d'une très longue file d'attente, nous avons été fouillés par des militaires. On est deux ans après le 11 septembre 2001, Le dispositif impressionne, l'obsession sécuritaire bat son plein.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une grande salle, plus de 40 chefs d’État côtoient des milliers de délégués représentant des entreprises de télécommunications ou d'informatique, des associations et d'autres gouvernements. Tous réunis pour débattre de la société de l'information. Après dix ans d'internet grand public, le temps est venu d'appréhender la gestion des savoirs comme un enjeu non plus technique, mais également social. Il ne s'agit pas seulement de tuyaux, de câbles et de machines servant à se connecter, mais aussi et surtout de comportements entre humains, facilités par les machines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'une des annexes de cette salle, toute proche, notre équipe participe à une conférence sur la culture Libre. Nous sommes là pour partager l'expérience particulière du réseau ''Cooperation.net'' en matière d'internet solidaire et participatif, notamment en Afrique et en Europe de l'Est. C'est pour nous un grand honneur et même une reconnaissance que d'être ainsi associés aux meilleurs spécialistes du secteur, bien que le monde du logiciel libre ne rassemble alors que quelques millions d'informaticiens et de visionnaires, passionnés par les enjeux propres à réconcilier science et société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présents Richard Stallman, le fondateur du mouvement du logiciel libre, et Lawrence Lessig, juriste qu'on appelle amicalement Larry. C'est l'une des voix les plus écoutées dans les débats touchant au développement mondial d'internet. Avec ses livres et ses conférences, c'est lui qui, le premier, a réussi à vulgariser les questions de propriété intellectuelle et de droits d'auteur pour sensibiliser le grand public aux enjeux de société qui en découlent. Lessig a beaucoup de présence sur scène. Tout en se référant à Richard Stallman, il développe un discours très imagé pour expliquer ces nouveaux enjeux de société. Voici une histoire extraite de l'ouvrage ''Culture libre'', qu'il préparait alors. Coïncidence, elle démarre tout juste... 100 ans plus tôt !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Extrait de « ''Free Culture ''»&amp;lt;ref&amp;gt;Lawrence Lessig. [http://www.framasoft.net/article3117.html Free Culture: ''how big media uses technology and the law to lock down culture and control creativity'']. The Penguin Press, New York. 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt; de Lawrence Lessig==&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Le 17 décembre 1903, sur une plage venteuse de Caroline du Nord, en un peu moins de 100 secondes, les frères Wright démontrèrent qu’un véhicule autopropulsé plus lourd que l’air pouvait voler. À cette époque, la loi américaine stipulait que le propriétaire d’un terrain était non seulement propriétaire de la surface de son terrain, mais de tout le sous-sol, jusqu’au centre de la Terre, et de tout l’espace au-dessus, «&amp;amp;nbsp;jusqu’à l’infini&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les érudits s’étaient demandés depuis de nombreuses années comment interpréter au mieux l’idée que des droits de propriété terrestre puissent monter jusqu’aux cieux. Cela signifiait-il que vous possédiez les étoiles&amp;amp;nbsp;? Pouviez-vous poursuivre les oies en justice, pour violations de propriété volontaires et répétées&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Puis vinrent les avions, et pour la première fois, ce principe de la loi américaine – profondément ancré dans notre tradition, et reconnu par les plus importants juristes de notre passé – prenait de l’importance. Si ma propriété s’étend jusqu’aux cieux, qu’advient-il quand un avion de United Airlines survole mon champ&amp;amp;nbsp;? Ai-je le droit de le lui interdire&amp;amp;nbsp;? Ai-je le droit de mettre en place un accord d’autorisation exclusive au profit de Delta Airlines&amp;amp;nbsp;? Pouvons-nous organiser des enchères pour déterminer la valeur de ces droits&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1945, ces questions donnèrent lieu à un procès fédéral. Quand des fermiers de Caroline du Nord, Thomas Lee et Tinie Causby, commencèrent à perdre des poulets à cause d’avions militaires volant à basse altitude (apparemment les poulets terrorisés se jetaient contre les murs du poulailler et en mouraient), ils portèrent plainte au motif que le gouvernement violait leur propriété. Bien entendu, les avions n’avaient jamais touché la surface du terrain des Causby. Mais si, comme l’avaient déclaré en leur temps Blackstone, Kent et Coke, leur terrain s’étendait «&amp;amp;nbsp;vers le haut jusqu’à l’infini&amp;amp;nbsp;», alors le gouvernement commettait une violation de propriété, et les Causby voulaient que cela cesse. La Cour reconnut que «&amp;amp;nbsp;selon l’ancienne doctrine les droits de propriété foncière s’étendent jusqu’à la périphérie de l’univers&amp;amp;nbsp;». Mais le Juge Douglas n’avait pas la patience d’écouter l’ancienne doctrine. En un simple paragraphe adressé à la Cour, il annula des centaines d’années de droit foncier&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;La doctrine n’a pas sa place dans le monde moderne. L’espace aérien est public, comme l’a déclaré le Congrès. Si ce n’était pas vrai, n’importe quel opérateur de vol transcontinentaux serait exposé à des plaintes sans nombre, pour violation de propriété. Le sens commun se révolte à cette idée. Donner raison à des revendications privées de l’espace aérien entraînerait une paralysie des lignes aériennes, compromettrait profondément leur développement et leur contrôle dans l’intérêt public, et reviendrait à privatiser un bien qui a vocation à être public ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Le sens commun se révolte à cette idée »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est comme ça que la loi fonctionne en général. Pas souvent de façon aussi abrupte et impatiente, mais en définitive, c’est comme ça qu’elle fonctionne. C’était le style de Douglas de ne pas tergiverser. D’autres juges auraient noirci des pages et des pages pour arriver à la même conclusion, que Douglas fit tenir en une seule ligne&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;le sens commun se révolte à cette idée&amp;amp;nbsp;». Mais qu’elle tienne en quelques mots ou en plusieurs pages, le génie particulier d’un système de droit commun comme le nôtre est que la loi s’adapte aux technologies de son époque. Et en s’adaptant, elle change. Des idées qui un jour semblent solides comme le roc sont friables le lendemain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou du moins, c’est ainsi que les choses se passent quand il n’y a personne de puissant pour s’opposer au changement. Les Causby n’étaient que des fermiers. Et bien qu’il y eût sans doute de nombreuses personnes mécontentes comme eux de la croissance du trafic aérien (on espère quand même que peu de poulets se jetaient contre les murs), tous les Causby du monde auraient eu beaucoup de mal à s’unir et à arrêter l’idée et la technique que les frères Wright avaient fait naître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les frères Wright avaient ajouté l’avion au pot commun technologique. Le concept se répandit comme un virus dans un poulailler. Les fermiers comme Causby se trouvèrent brutalement confrontés à ce qui semblait raisonnable pour reprendre la technologie inventée par les Wright. Ils pouvaient à loisir, debout dans leurs fermes, poulets morts à la main, menacer du poing ces nouvelles technologies. Ils pouvaient alerter leurs élus, ou même aller en justice. Mais en fin de compte, la force de l’évidence – le pouvoir du bon sens – allait l’emporter. Il n’était pas possible de permettre que leur intérêt «&amp;amp;nbsp;privé&amp;amp;nbsp;» nuise à un intérêt public évident ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voici ce que Lawrence Lessig retire de cette anecdote&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« L'Internet a libéré une possibilité extraordinaire, celle de participer à la création et à l’élaboration d’une certaine culture, qui rayonne bien au-delà des frontières locales. Cette possibilité a changé les conditions de création et d’élaboration de la culture en général, et ce changement menace les industries établies du contenu. Ainsi, l'Internet est aux fabricants et distributeurs de contenu du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle ce que la radio FM fut à la radio AM, ou ce que le camion fut au chemin de fer du XIX&amp;lt;sud&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle&amp;amp;nbsp;: le début de la fin, ou du moins une transformation substantielle. Je crois qu’il était juste que le sens commun se révolte contre l’extrémisme des Causby. Je crois qu’il serait juste que le sens commun se révolte contre les revendications extrêmes faites aujourd’hui au nom de la « propriété intellectuelle&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Presque dix ans plus tard, Richard Stallman et Lawrence Lessig sont toujours des références mondiales, qui attirent des centaines de personnes à chacune de leurs conférences. Quant aux hommes politiques et aux gouvernements qui se sont succédé depuis lors, la société de l'information ne leur a pas inspiré d'interventions particulièrement marquantes. Il ne fait plus de doute, en tout cas, que la gestion des savoirs est aujourd'hui un enjeu d'ordre social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=15762</id>
		<title>La neutralité des réseaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=15762"/>
				<updated>2015-02-10T12:12:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=r%C3%A9seaux%20d%27information réseaux d'information], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22neutralit%C3%A9+du+net%22 neutralité du net], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+num%C3%A9rique%22 culture numérique], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22fournisseur+d%27acc%C3%A8s%22 fournisseur d'accès], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22protocole+HTTP%22 protocole HTTP], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22bien+commun%22 bien commun].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Benjamin+Bayart%22 Benjamin Bayart], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman].''&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
[[Fichier:Net-neutrality.jpg|thumb|Net neutrality]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous déjà entendu parler de la « net neutrality » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou pourquoi et comment les réseaux d'informations, auparavant propriétés privées, tendent à devenir de plus en plus neutres ?&lt;br /&gt;
La neutralité du net (ou « neutralité des réseaux formant internet ») est un principe fondateur de la culture numérique. Dans ce réseau, les informations doivent transiter de façon indifférenciée, quels que soient leurs origines, leurs destinations ou leur contenu, sans privilégier un protocole de communication et sans modification et examen du contenu. Un principe à la fois garant de la liberté d'expression... et de la libre concurrence sur internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce principe fondateur qui a permis l’innovation sur internet et l’apparition de nouveaux acteurs de l’économie numérique. Son corollaire est le pouvoir en bout de chaîne qui a permis l’apparition d’acteurs comme Amazon, Google ou Facebook.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une comparaison. Dans la forêt amazonienne, les coupes d'arbres se font à grande échelle, la conversion de la forêt en terres agricoles est de plus en plus rapide. L'explication d'un tel désastre : l'exploitation immodérée des forêts est une source d'argent facile. Parmi ceux qui y participent, tous n'ont pas le luxe de s'offrir une conscience écologique ou citoyenne. S'ils ne coupent pas les arbres, d'autres le feront à leur place, pensent-ils.&lt;br /&gt;
De la même manière, sur internet, la possibilité de gagner de l'argent est forte. De nombreuses entreprises l'ont maximisée en s'attachant à contrôler les flux d'information. Ainsi, l'abonné d'un opérateur X aura-t-il la possibilité d'accéder aux informations de manière plus rapide que l'abonné de l'opérateur Y. Face à ce risque de dérive, certains courageux tentent de préserver le bien commun dans les environnements numériques, notamment au moyen de la neutralité du réseau. Ils sont à l'image de ceux qui se battent pour la préservation de la nature, notre bien commun, en Amazonie ou ailleurs. Internet est devenu un bien commun de l’humanité. Ici interviennent les enjeux de la neutralité du net. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Inscrite dans la constitution'''&lt;br /&gt;
Le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet de loi avait été déposé dès 2007, à l'époque où le sujet était moins médiatique qu'aujourd'hui, par une dizaine de députés de différents bords politiques, et soutenu par le gouvernement. La loi a été largement adoptée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté en sa faveur alors qu'un seul s'est abstenu. Depuis lors, d’autres pays ont emboîté le pas, les Pays-Bas ont été les premiers en Europe.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Pourquoi internet plutôt que Minitel ?==&lt;br /&gt;
Pourquoi internet n'a-t-il jamais rencontré de concurrent sérieux depuis l'an 2000, renvoyant aux oubliettes de l'histoire d'autres initiatives pourtant bien financées comme le Minitel et le vidéotexte ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant 20 ans, entre 1970 et 1990, à l'exception du courriel, aucun système commun n'a permis le déploiement d'internet au-delà des sphères militaires et universitaires. Il n'existait aucun système commun capable de proposer l'affichage de documents. Les universités américaines étaient donc impuissantes à partager de manière systématique textes, images ou sons avec des universités européennes, chacune disposant de son protocole spécifique. De nombreux projets d'informaticiens ont proposé un système différent. Qui a gagné ? L'internet, au début des années 1990, dont le développement a été fulgurant. Pourquoi cet usage exponentiel d'internet ? Simplement parce qu'il est basé sur le principe de neutralité des réseaux. Ce qui n'était pas le cas du minitel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole d'internet, nommé HTTP, est désormais connu du grand public. Il permet la navigation hypertexte sur le web et est utilisable librement, sans redevance due à qui que ce soit, et respecte le principe de Net Neutrality.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Internet : base commune pour toutes les initiatives==&lt;br /&gt;
Les fournisseurs d'accès à internet (FAI) sont généralement des sociétés commerciales privées attendant un rapide retour sur investissement. Ils sont aussi souvent producteurs de contenus : sites internet, vente en ligne, fourniture de services vidéo à la demande, etc. Sans une neutralité du Net encadrant leurs pratiques, leur tendance naturelle serait de privilégier les utilisateurs de leurs propres sites et services voire d’introduire des priorités selon les formules tarifaires de leurs abonnés. Le fournisseur d'accès serait un roi sans garde-fou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre type d'outil est également concerné par la question de la neutralité : le moteur de recherche. Son rôle est très important, car internet est par nature un « grand bazar », non une cathédrale d'informations soigneusement ordonnées et rangées par une autorité centrale. Pour bien communiquer, nous dépendons des moteurs de recherche, qui sont souvent la propriété de sociétés privées à but lucratif. La neutralité du net appliquée à leur activité les oblige à un fonctionnement identique pour toute requête, indépendamment des partenariats ou clients ayant intérêt à se hisser au premier rang des résultats de recherche. À ce jour, le principe de neutralité a été globalement respecté, mais sous la pression de leurs actionnaires, il n'est pas exclu que les dirigeants des sociétés les plus puissantes décident d'enfreindre la neutralité du Net.  Le sujet revient d'ailleurs régulièrement dans l'actualité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://readwrite.com/2010/08/19/french_net_neutrality_is_on_death_row Plusieurs indices] laissent à penser que le danger de voir disparaître l'un des principes fondateurs d’internet se fait plus précis. Sur la toile, la mobilisation pour défendre la neutralité du Net est très importante&amp;lt;ref&amp;gt;Voir [http://www.savetheinternet.com/ www.savetheinternet.com]. Voir aussi Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau ''Neutralité du réseau''].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais sera-t-elle suffisante ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La neutralité du Net simplifiée'''&lt;br /&gt;
Imaginons que la neutralité des réseaux informatiques tel qu'internet puisse s'appliquer à un autre réseau, très familier, le réseau routier. Sans neutralité, le trafic serait modifié selon :&lt;br /&gt;
* L'endroit d'où nous partons, éventuellement la marque de notre voiture ou encore l'identité de notre employeur ;&lt;br /&gt;
* L'endroit où nous nous rendons, l'endroit où nous comptons loger ;&lt;br /&gt;
* Les motivations qui nous ont fait choisir notre destination : travail, vacances, famille.&lt;br /&gt;
Dans une telle hypothèse, on pourrait voir apparaître, entre autres dérives potentiellement infinies :&lt;br /&gt;
* Un partenariat entre la société de gestion de l'autoroute empruntée et l'office du tourisme d'une ville. Dans ce cas, les vacanciers pourraient être privilégiés par rapport au reste des voyageurs (fret de marchandises, particuliers se rendant à leur travail...) ;&lt;br /&gt;
* Un ralentissement artificiel des voyageurs ne faisant l'objet d'aucune mesure préférentielle.&lt;br /&gt;
Benjamin Bayart, pionnier français d'internet, a proposé quatre principes essentiels à la neutralité du net :&lt;br /&gt;
* Transmission des données par les opérateurs sans examen de leur contenu ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans prise en compte de leur source ou de leur destination ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans qu'un protocole de communication particulier soit privilégié ;&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans altération de leur contenu.&lt;br /&gt;
Ce à quoi Richard Stallman, militant pour le « logiciel libre », ajoute :&lt;br /&gt;
* Que les fournisseurs d'accès et de services n'exigent pas de l'utilisateur un programme spécifique, ni un équipement particulier. Pour lui, c'est une lutte qui est d'actualité.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0&amp;diff=15761</id>
		<title>Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0&amp;diff=15761"/>
				<updated>2015-02-10T11:51:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+1.0%22 web 1.0], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+2.0%22 web 2.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+3.0%22 web 3.0], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+4.0%22 web 4.0], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+s%C3%A9mantique%22 web sémantique], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22internet+des+objets%22 internet des objets].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22David+Fayon%22 David Fayon].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au commencement était le web. Les humains utilisaient l'outil pour chercher des informations, envoyer des courriers, parfois faire leurs courses. Très vite, ils découvrirent les possibilités interactives du web. Ils pouvaient évaluer les produits proposés, donner leur avis, transférer des infos à toute une communauté, publier leurs propres sautes d'humeur. Ils ne juraient plus que de ''web 2.0'', baptisant le web originel de web 1.0, figeant à jamais cette ère dans le préhistorico-numérique. Puis vint le web 3.0... Jusqu'où iraient-ils ensuite?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une histoire de niveaux  ==&lt;br /&gt;
Web 1, 2, 3... Chaque niveau semble éloigner l'utilisateur des contingences matérielles et techniques, apporter de la transparence dans les échanges, et ouvrir sur de nouvelles fonctionnalités. Et comme la fonction crée l'organe, cela change en profondeur l'ensemble de la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 1.0 : il fait parler les ordinateurs entre eux. On réplique ce qui existe déjà au niveau des contenus et des dynamiques, on reste dans la diffusion, d’une personne vers plusieurs. Ce peut être la simple transposition d’un catalogue produit sur un site marchand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 2.0 : il fait parler les gens entre eux. Les internautes sont participants. Ils sont à la fois consomm’acteurs et consomm’auteurs. Ils interagissent. Ils apportent une valeur au réseau et aux outils avec les données qu’ils publient et manipulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 3.0 : il fait parler les objets entre eux, avec l'émergence en force du web mobile et du web sémantique. On parle aussi de la conjonction du web sémantique et de ''l’internet des objets''. Les informations sont enrichies. Par exemple la date &amp;quot;01 avril 2024&amp;quot; qui n'était auparavant qu'une simple succession de caractères, devient un objet reconnu comme une date par les programmes. Ainsi, elle peut devenir &amp;quot;April 1st, 2024&amp;quot; dans un système qui traduit les dates en anglais américain. On pourra aussi demander &amp;quot;les dates ultérieures au 1er janvier 2024&amp;quot;, donc inclure les documents, comme celui-ci, qui parlent du « 1er avril 2024 ». Il en va de même avec les personnes, les lieux, les numéros de téléphone, les coordonnées géographiques... Bref, tout ce qui peut tirer avantage à ne pas être uniquement du texte, et prendre du sens (d'où l'adjectif sémantique). Le web est prévu pour ces évolutions sémantiques avec des attributs que les développeurs de page peuvent adjoindre, de type « rel », « tag » qui visent à enrichir l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 4.0 : selon David Fayon, dans Web 2.0 et au-delà&amp;lt;ref&amp;gt;David Fayon. [http://davidfayon.fr/livres-2/web-2-0-et-au-dela/ ''Web 2.0 et au-delà''. Economica, Paris. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;, il s'agira de faire s'adapter les objets aux comportements, habitudes et préférences de l'utilisateur en laissant la place à l'implicite. Ce web-là n'est pas pour tout de suite, car il nécessite des puissances de traitement phénoménales, qui pourraient se heurter à la barrière de l'évolution des composants informatiques, ou à l'épuisement des ressources naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le web 3.0 qui est en cours de gestation : jusqu'à aujourd'hui, seuls des moteurs de recherche spécialisés peuvent tirer parti de ces informations.&lt;br /&gt;
Par exemple : un moteur de recherche immobilier où l'on peut rechercher des annonces parues depuis moins de sept jours et concernant une maison individuelle dans un rayon de trente kilomètres autour de Strasbourg ; un moteur de recherche pour l'emploi qui permet de trouver les offres d'emploi de moins de trois mois pour un poste à durée indéterminée dans le domaine de l'agronomie, pour un diplômé de Master, avec un salaire d'au moins trente mille euros annuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Analyser_une_URL&amp;diff=15753</id>
		<title>Analyser une URL</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Analyser_une_URL&amp;diff=15753"/>
				<updated>2015-02-09T12:21:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22adresse+universelle%22 adresse universelle], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ressource ressource], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22pens%C3%A9e+critique%22 pensée critique], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hamme%C3%A7onnage hammeçonnage], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/URL URL], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arnaque arnaque], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/phishing phishing].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Toute navigation dans l'immensité de la toile se fait par des coordonnées géographiques bien spéciales : les URLs, ou adresses web en langage courant. &lt;br /&gt;
Le sigle URL (de l'anglais Uniform Resource Locator, littéralement « localisateur uniforme de ressource »), désigne une chaîne de caractères utilisée pour localiser les ressources du World Wide Web : document HTML, image, son, forum Usenet, boîte aux lettres électronique, entre autres. &lt;br /&gt;
En France, d'après le Journal officiel du 16 mars 1999, « URL » peut être traduit par adresse réticulaire ou adresse universelle&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Uniform_Resource_Locator Uniform Resource Locator].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une URL permet de mémoriser l'emplacement d'une ressource, de la transmettre à un correspondant ou de la garder pour y retourner ultérieurement. Savoir lire les URLs, c'est une des bases pour ne pas se faire arnaquer. En lisant correctement une URL, on sait déjà beaucoup de choses sur le site désigné. Une connaissance utile avant de cliquer sur un lien hypertexte frauduleux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple pratique&amp;amp;nbsp;: [http://www.tous-les-toutous.net/ressources/veterinaires.html http://www.tous-les-toutous.net/ressources/veterinaires.html]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''http'''&amp;amp;nbsp;: Il s'agit du protocole par lequel on accède à cette ressource. HTTP est le protocole du web, donc la plupart des URLs qu'on connait commencent par http:// ou https:// (HTTPS est la version sécurisée pour des interactions confidentielles entre votre navigateur et le serveur)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''www'''&amp;amp;nbsp;: ''www.'' c'est la « racine » avant le « nom de domaine ». La racine est souvent www., mais pas toujours. Parfois il n'y a tout simplement rien :  http://tous-les-toutous.net, est ainsi redirigé sur http://www.tous-les-toutous.net. Mais on peut aussi trouver, par exemple, deutsch.tous-les-toutous.net pour la version allemande. Attention : dans les tentatives d'arnaque, on peut vous demander de cliquer sur une URL prétendument liée à un service bancaire comme Paypal, de type http://paypal.tous-les-toutous.net, ce n'est PAS un site de Paypal &amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* '''tous-les-toutous.net'''&amp;amp;nbsp;: C'est le ''nom de domaine'' ou du serveur qui gère les données et auquel le navigateur va s'adresser pour accéder à la ressource.&lt;br /&gt;
* '''/ressources/veterinaires.html'''&amp;amp;nbsp;: C'est l'emplacement de la ressource sur le serveur '''www.tous-les-toutous.net''' où l'on distingue&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
** '''/ressources/'''&amp;amp;nbsp;: Le chemin jusqu'à la ressource, &lt;br /&gt;
** '''veterinaires.html'''&amp;amp;nbsp;: Le document en lui-même, sans doute ici un fichier web (d'où l’extension .html qui indique qu'il est au format HTML).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec une telle URL, on peut présumer qu'on tombera sur un ensemble de ressources du site www.tous-les-toutous.net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comprendre les URLs permet de rester vigilant. Lorsqu'on suit un lien, il est bon de vérifier qu'il désigne bien le site sur lequel on veut aller. Par exemple dans les courriels demandant de vérifier un prétendu code d'identification, si vous remarquez que l'URL évoque un nom qui n'a rien à voir avec celui de votre banque, c'est qu'on essaye de vous piéger. Ici, on parle de ''phishing'' ou ''hammeçonnage''. Quant à l'apparence de la page, elle ne doit pas suffire à vous rassurer&amp;amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=R%C3%A9seaux_informatiques_:_des_clients_et_des_serveurs&amp;diff=15727</id>
		<title>Réseaux informatiques : des clients et des serveurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=R%C3%A9seaux_informatiques_:_des_clients_et_des_serveurs&amp;diff=15727"/>
				<updated>2015-02-06T12:50:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/serveur serveur], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/client client], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/r%C3%A9seau réseau], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9metteur-r%C3%A9cepteur émetteur-récepteur], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22licence+libre%22 licence libre].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Apache Apache], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU_LINUX GNU/Linux].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Quand vous allez dans votre restaurant favori, vous espérez secrètement que votre serveu(r)se préféré(e) sera là pour rendre la soirée encore plus agréable. Malheureusement, la réalité ne rejoint pas toujours vos souhaits.&lt;br /&gt;
Le serveur de vos rêves sera peut-être ce soir-là affecté à une autre aile du restaurant. Et, quand bien même vous auriez la chance de vous retrouver avec lui, vous devriez le partager avec d’autres clients. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut pas tout individualiser dans notre société, nous sommes bien trop nombreux pour cela ; le partage, la mutualisation, sont une nécessité ! En informatique, il existe aussi des serveurs. Et dans ce domaine aussi, il faut un équilibre entre les dimensions individuelles et collectives. La notion de réseau s’appuie précisément sur cet équilibre entre les clients (les machines que nous avons sous la main) et les serveurs (les machines appartenant au fournisseur du service en question). Par exemple, Un PC – Personal Computer – selon sa configuration, peut être utilisé comme client ou devenir un serveur. Cette prise de conscience permet d'appréhender l’architecture des réseaux et leur dynamique sociale.&lt;br /&gt;
Quand on pense internet, communication, informatique, on doit penser serveurs et clients. C'est une grille d'analyse essentielle qui prend en compte l'aspect individuel et collectif, l'aspect émetteur-récepteur ou intermédiaire-transit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La majorité des serveurs sous logiciel libre'''&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, environ 70 % des serveurs tournent sur Apache&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Apache_HTTP_Server ''Apache''] est un serveur web, logiciel chargé d'envoyer les pages web que notre navigateur demande. Il est utilisé sur 68 % des sites web dans le monde, d'après des statistiques du 27 septembre 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;, sous licence logicielle libre. En septembre 2011, 65 % des serveurs web utilisent un système de type UNIX, dont 50 % sont en fait un système GNU/Linux. Lorsque deux personnes ou plus communiquent d’ordinateur à ordinateur, elles passent donc souvent par des serveurs sous licence libre. La culture propriétaire n'est pas dominante dans l'architecture des réseaux.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bases_de_donn%C3%A9es&amp;diff=15726</id>
		<title>Bases de données</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bases_de_donn%C3%A9es&amp;diff=15726"/>
				<updated>2015-02-06T12:22:27Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=moteur%20de%20recherche moteur de recherche], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/tag tag], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pertinence pertinence], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/annuaire annuaire], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22base+de+donn%C3%A9es%22 base de données], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/crawling crawling], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/indexation indexation].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
En 2011, il y existe des milliards et des milliards de pages web, des bases de données innombrables, ne serait-ce que sur votre téléphone mobile ou le disque dur de votre ordinateur. Comment s'y retrouver ? Un concept fondamental : les bases de données. Voici quelques bases pour trouver de l'information et identifier les sources. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Première étape : identifier la base ou les bases dans lesquelles faire une recherche. Dans la vie de tous les jours, si vous avez perdu vos clés, vous allez chercher dans les tiroirs, dans les poches, sous le lit, autant d'espaces de stockage possibles pour vos clés. Une base de données, ça fonctionne de la même manière. Lorsqu'on fait une recherche, il faut d'abord savoir dans quel espace le plus approprié chercher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment ça fonctionne : une base de données immense a pris le dessus, qui est un peu le mastodonte d'internet, Google. Mais il y a plein d'autres bases de données, qui fonctionnent de la même manière, avec des mots-clés, des tags pour les référencer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Moteurs de recherche généralistes : principes de fonctionnement  ==&lt;br /&gt;
Le moteur de recherche est l'outil de base pour les recherches sur internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Il récupère en permanence les pages web sur les sites, même celles qu'il a déjà visitées pour trouver des mises à jour. On parle de ''crawling'' : le moteur arpente le web en suivant les liens de page en page jusqu'à avoir parcouru tout le réseau, ou presque. &lt;br /&gt;
* Ensuite, chaque page est analysée, décortiquée, pour en extraire les mots qu'elle contient puis stockée dans le cœur du moteur de recherche. On parle ici d'''indexation'' : au lieu d'avoir une correspondance dans le sens page → contenu, il va également être capable de donner une correspondance entre un mot et l'ensemble des pages web qui le contiennent. &lt;br /&gt;
* Enfin, la partie émergée du moteur de recherche est ''l'interrogation'', accessible via une page web utilisable par les visiteurs du moteur de recherche. À une requête, énoncée sous forme de mots-clés, il va répondre par la liste de toutes les pages contenant ces termes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pertinence  ==&lt;br /&gt;
Un problème généralement constaté par les utilisateurs de moteurs de recherche est la multitude de résultats. La moindre recherche comportant un seul terme retourne des dizaines de millions de pages : impossible de toutes les parcourir ! C'est ici qu'intervient une notion majeure en matière de recherche d'information : la ''pertinence''. Les entreprises qui conçoivent des moteurs de recherche ont mis au point des algorithmes pour évaluer la pertinence d'une page web sur chacun des mots qui la composent. Et c'est là qu'un moteur de recherche à succès se distinguera d'un autre : sur sa capacité à afficher ''en premier'' les résultats les plus pertinents sur les mots-clés entrés par ses utilisateurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres approches  ==&lt;br /&gt;
Cependant, même si on parle souvent du moteur de recherche comme outil principal pour trouver une ressource sur le web, il existe également d'autres sites qui ont des orientations moins généralistes : les moteurs de recherche spécialisés. Au lieu d'arpenter tout le web, ils se focalisent sur certains types d'informations : les livres imprimés, les blogs, les articles scientifiques, les petites annonces immobilières...&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
L'avantage de ces outils spécialisés est le suivant : ils proposent des recherches plus pointues car ils peuvent stocker l'information de manière plus structurée. Par exemple, on pourra demander à un moteur de recherche immobilier de donner uniquement les résultats relatifs aux appartements de plus de trois pièces dans la région de Grenoble, coûtant moins de 300 000 euros. Ce type de recherche ne serait pas possible avec un moteur de recherche ''généraliste'' (comme Google ou Bing). Autre exemple&amp;amp;nbsp;: indiquer les publications d'un scientifique, parues entre 1995 et 2005.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Recherche par tags  ==&lt;br /&gt;
Mais même pour une recherche généraliste, il y a d'autres moyens de classement de l'information, qui ne s'appuie pas sur le contenu des pages web. Par exemple, les site de marque-page collaboratifs, comme Delicious ou Diigo. Dans ces sites, chacun peut gérer ses propres signets grâce à des ''tags'', sortes de mots-clés relatifs à une ressource (page web, document PDF, image, vidéo...). Ainsi, on pourra sauvegarder l'adresse d'une recette de gâteau au chocolat avec les mots-clés suivants&amp;amp;nbsp;: gâteau, cake, recette, gastronomie, goûter, dessert. L'intérêt est en premier lieu de gérer ses propres signets, afin de pouvoir s'y retrouver. Mais on peut également rendre public tout ses ginets ou une partie de ses signets&amp;amp;nbsp;: les classements que chacun fait pour son propre compte servent alors à alimenter une base de données collective. On parle de ''folksonomie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces sites proposent donc ainsi de faire des recherches sur la base de ''tags'' attribués par les internautes. On peut donc trouver des ressources sur le mot-clé «&amp;amp;nbsp;gastronomie&amp;amp;nbsp;» sans pour autant que la page elle-même ne contienne le terme&amp;amp;nbsp;! De plus, la folksonomie ne nécessite pas une instance centrale qui déciderait d'une architecture unique de classement (une ''taxonomie''). C'est directement l'intelligence collective qui est à l'œuvre. À force d'être ''tagguée'', une ressource sera associée à des mots-clés plus pertinents, fruit de l'expertise humaine de nombreux internautes.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'autre intérêt de ces marque-pages collaboratifs est la sélection de ressources dignes d'intérêt. Les pages nécessitent une intervention humaine pour être intégrées dans la base. C'est donc un outil intéressant et complémentaire aux moteurs de recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Annuaires de sites  ==&lt;br /&gt;
Avant qu'apparaissent des moteurs de recherche aussi pertinents qu'à l'heure actuelle, il fallait parcourir de nombreuses pages de résultats avant de trouver la page correspondant à notre recherche. Même si le web était 1000 fois plus petit (en nombre de ressources publiées), cela faisait déjà beaucoup&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existait donc un premier type de classification&amp;amp;nbsp;: les annuaires. [http://www.yahoo.com/ Yahoo!] en était la figure de proue. Le principe est simple&amp;amp;nbsp;: il s'agit d'une classification (de type taxonomie) par catégories et sous-catégories, dans lesquelles des humains classent les ressources soumises manuellement par des visiteurs (par exemple les créateurs de sites). Cela permet de référencer chaque ressource ''au bon endroit'' et d'avoir un nombre raisonnable de ressources par catégorie. Dès qu'une catégorie grossit ''trop'', des sous-catégories sont créées pour affiner le classement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inconvénient majeur des annuaires généralistes est le caractère changeant du web. Les employés chargés de valider chaque demande se sont vite trouvé submergés. Impossible de suivre le rythme... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reste à présent un unique annuaire généraliste&amp;amp;nbsp;: le projet [http://www.dmoz.org/ ODP] (Open Directory Project, également connu sous le nom de DMOZ), qui ne peut survivre que grâce à la gestion bénévole du contenu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les six étapes d'une bonne recherche  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un canevas méthodologique simple pour faire une recherche sur internet&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Étape 1&amp;amp;nbsp;: analyser le sujet'''. Avant de vous lancer dans la recherche à proprement parler, vous devez faire le point sur ce que vous voulez trouver&amp;amp;nbsp;: des informations générales, pratiques, historiques, des tarifs, des modes d'emploi... Vous ne pourrez trouver ce que vous recherchez que si vous avez une vision claire de ce à quoi peut ressembler le résultat&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
* '''Étape 2&amp;amp;nbsp;: développer une stratégie de recherche'''. Identifiez les concepts principaux du sujet et les termes du même champ sémantique. Familiarisez-vous avec la terminologie du domaine. &lt;br /&gt;
* '''Étape 3&amp;amp;nbsp;: trouver de l'information générale'''. Pour rassembler de l'information à caractère général, utilisez les notes que vous auriez déjà prises sur le sujet, les livres ou encyclopédies que vous avez à disposition. &lt;br /&gt;
* '''Étape 4&amp;amp;nbsp;: approfondir la recherche'''. Utilisez les différentes bases de données à votre disposition, comme le catalogue d'une bibliothèque, des moteurs de recherche académiques, des publications périodiques et des livres pour trouver de l'information approfondie. &lt;br /&gt;
* '''Étape 5&amp;amp;nbsp;: évaluer les sources d'informations'''. Avant d'exploiter, voire simplement de conserver vos découvertes, vous devez évaluer chacune d'entre elles pour vous assurer qu'elles sont pertinentes et sûres. &lt;br /&gt;
* '''Étape 6&amp;amp;nbsp;: les références'''. Si vous devez exploiter les documents trouvés dans un travail académique, ou dans une quelconque publication, assurez-vous de bien citer la référence pour que vos écrits montrent la qualité de votre recherche préalable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce processus n'est pas linéaire, c'est-à-dire que vous ne suivrez sans doute pas les étapes 1 à 6 de manière linéaire. La recherche est souvent un processus itératif&amp;amp;nbsp;: on fait les étapes 1 à 4, puis on revient à l'étape 2, en fonction de ce qu'on a trouvé. Si on a des résultats trop éloignés, on devra ajouter un terme ou en utiliser un plus précis. Si on n'a pas de résultats satisfaisants, alors on réduira le nombre de termes de la recherche pour affiner, ensuite, en fonction des résultats obtenus. Une bonne connaissance du domaine de recherche facilite la convergence de la requête vers le but. Si on recherche des ressources expertes, il faudra employer des termes très précis, alors que si on recherche de la vulgarisation, on se limitera à un vocabulaire plus basique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter, tout le savoir humain ne figure pas sur le web, ni dans des livres&amp;amp;nbsp;: il faut aussi parfois identifier et contacter des personnes-ressources qui possèdent la fameuse réponse ne figurant dans aucun écrit. La recherche sur des forums consacrés au sujet pourra aussi être d'un grand secours. Pensez aussi aux blogs des spécialistes de la question. Certains ont la gentillesse de répondre aux requêtes par mail.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_courriel&amp;diff=15725</id>
		<title>Le courriel</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_courriel&amp;diff=15725"/>
				<updated>2015-02-06T10:55:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/webmail webmail], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/email email], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/courriel courriel], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/netiquette netiquette], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/troll troll].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Arpanet Arpanet], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Larry+Roberts%22 Larry Roberts], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Jaques+Vall%C3%A9e%22 Jacques Vallée].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le courrier électronique, inventé en 1965, est une des plus anciennes fonctionnalités d'internet (en réalité, le courriel existait déjà au sein d'Arpanet). Et on en prédit la mort depuis plus de 30 ans. Un « truc de vieux » l'email ? Détrôné dans le cœur des nouvelles générations par le SMS, les réseaux sociaux et la messagerie instantanée sur les smartphone ? Une technologie dépassée, attaquée et rendue inefficace par les centaines de millions de spams, les attaques de virus et autres encombrements qui menacent de la paralyser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pourtant, son usage ne cesse de progresser. Qui peut affirmer pouvoir s'en passer dans sa vie personnelle et professionnelle ? Il sert à tout, ce bon vieux mail ; si simple à utiliser et si robuste malgré son archaïsme technique : il permet d'organiser des réunions, de monter des projets, de mener des discussions collectives, de garder le contact par-delà les océans et même aux couples séparés de gérer leurs différends en évitant les confrontations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conçu comme une sorte de continuation du courrier postal, son usage ne s'est pas imposé de manière évidente. Dans son livre de souvenirs ''Au cœur d'Internet'', Jacques Vallée raconte comment tout cela a réellement démarré : « Le vrai tournant s'est produit quand Larry Roberts (le père d'Arpanet, ndlr) a diffusé un ordre, écrit-il. Il allait répondre à toute lettre dans le mois qui suivait, à tout coup de téléphone dans la semaine, et à un message électronique dans la journée. Comme il tenait les cordons de la bourse, tous les directeurs de site se convertirent immédiatement à l'interaction par le réseau »&amp;lt;ref&amp;gt;Jacques Vallée. [http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html ''Au cœur d’Internet: un pionnier français du réseau examine son histoire et s’interroge sur l’avenir'']. Balland, Paris. 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce l'astuce de Larry Roberts qui a fait du courriel un accélérateur de communication ? On ne le sait pas. Il est pourtant clair que le mail nous met la pression. Il nous poursuit sur nos ordinateurs, nos tablettes et nos téléphones portables, en tous lieux et à toute heure. Il y a urgence à répondre dans la minute au patron exigeant ou au collègue stressé. Ce n'est pas la technologie qui en est la cause, mais les mésusages de cette technologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le courriel est un des modes de communication où la ''netiquette'' (l'art de bien se comporter sur internet) est la moins bien respectée : trolls et flamewars sur les listes de discussion (voir notre article [http://netizen3.org/index.php/Typologie_des_ronchons_sur_les_m%C3%A9dias_sociaux ''Typologie des ronchons sur les réseaux sociaux'']), messages inutiles et chaînes de destinataires, transferts intempestifs, sont courants dans cet environnement. Outil magique, le courriel peut se transformer en instrument de torture si nous n'y prenons garde. Comme tout outil de communication qui relie les hommes, il est notre bien commun et il est de notre responsabilité d'en prendre soin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais d'abord, faut-il encore en connaître le fonctionnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les éléments de base du courriel ==&lt;br /&gt;
'''Expéditeur''' : celui qui envoie le message. De plus en plus de personnes ont plusieurs comptes de courrier électronique. Il est possible de recevoir des messages de leur part en provenance d'adresses électroniques différentes. Attention : une technique courante d'escroquerie consiste à usurper l'identité d'expéditeur d'autrui. Vous pouvez donc recevoir des messages qui semblent avoir été envoyés par des personnes que vous connaissez et vous proposent la plupart du temps de suivre des liens envoyant vers des sites frauduleux. Cette technique courante est appelée le phishing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Destinataire''' : il s'agit de l'adresse à laquelle vous envoyez un message. Vous pouvez envoyer un message à plusieurs adresses. Attention ! Tous les destinataires du courriel verront l'adresse des autres destinataires. S'ils ne se connaissent pas, vous risquez de révéler à des tiers l'adresse de personnes qui ne le souhaitent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Répondre à (/à tous)''' : cette fonctionnalité permet de répondre à un message en reprenant dans le corps de message le contenu des échanges précédents. ''Répondre à tous'' permet d'inclure tous les destinataires dans la réponse. Il est possible de répondre entre les lignes du message initial et non en début ou en fin de message uniquement. Attention : de réponse en réponse, le corps de message devient de plus en plus long et il devient difficile pour les participants à la conversation de se repérer dans ce fatras de textes mélangés. Certaines personnes prennent l'habitude de couper les parties de messages inutiles et de ne garder dans leur réponse que les parties de message auxquelles ils répondent directement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Copie Carbone (CC) invisible (CCI)''' : Cette fonction permet de placer des personnes en copie du message que l'on envoie. Il recevront le message comme s'ils en étaient les destinataires directs mais il est ainsi clair pour tous que le message ne leur est pas directement adressé. Il sont le plus souvent en copie «pour information». Les personnes placées en CCI sont invisibles des autres destinataires. Cette fonction est utile pour envoyer un message à une liste de personnes sans dévoiler leur adresse de courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Transférer''' : cette fonction permet de transférer à un tiers le contenu d'un message en provenance d'un contact. Attention ! Les abus du transfert sont nombreux : l'expéditeur du message initial ne souhaite pas toujours que son message soit retransmis à un tiers. Et le destinataire du transfert peut éventuellement retransférer à son tour, et ainsi de suite. Un message contenant certaines informations confidentielles peut ainsi se retrouver en quelques minutes porté à la connaissance de centaines de personnes, plaçant l'expéditeur initial dans l'embarras.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sujet''' : c'est l'en-tête du message qui doit en décrire le contenu en quelques mots. Cette information est très importante car c'est elle qui permettra au destinataire de juger de l'urgence, de l'importance du message. D'autant plus que certaines personnes ont une boîte mail quotidienne bien chargée. Il convient donc de soigner particulièrement la rédaction du sujet du message, qui doit être à la fois court et explicite.  Attention ! Trop de personnes ne remplissent pas ce champ. Leur message apparaît alors dans la boîte de leur correspondant avec un disgracieux : «(sans objet)».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Corps de message''' : il s'agit du message lui-même. Il convient de le rédiger avec soin. Le langage SMS est à bannir ainsi que les messages composés tout en majuscule (cela signifie que vous criez). Attention aux mises en forme trop sophistiquées que proposent certains fournisseurs de service. Il faut être conscient que le message peut être visionné au sein d'environnements qui peuvent être très différents et destructurer le message, le rendant ainsi illisible. Keep it simple (restez simple). C'est le plus sûr moyen d'être lu dans les meilleures conditions. Attention aux phrases trop ambiguës qui pourraient générer des soucis d'interprétation du message&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.wired.com/science/discoveries/news/2006/02/70179 ''The secret cause of flames wars''], basé sur Justin Kruger, Nicholas Epley.  [http://www.apa.org/monitor/feb06/egos.aspx ''E-mails and egos'' ]. Journal of Personality and Social Psychology, vol.89, n°5. 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pièce jointe''' : il est possible d'attacher des fichiers au message que l'on envoie. Là encore, cette fonctionnalité est une des plus mal utilisées. Lorsqu'on attache un ou plusieurs fichiers à son message, il faut anticiper les conditions dans lesquelles il sera reçu par ses contacts : s'ils ont une connexion internet à faible débit, le simple téléchargement du message avec sa pièce jointe peut bloquer la connexion pendant des heures ! Dans le cas de fichiers volumineux, il est préférable de les placer sur une plateforme de partage de fichiers et d'insérer dans le courriel un lien permettant de télécharger ce fichier indépendamment. Par ailleurs, le destinataire ne dispose par forcément du même logiciel ou de la même version de logiciel, ce qui fait qu'il ne pourra pas toujours ouvrir la pièce. Il est donc préférable d'utiliser des formats de documents ouverts et libres assurant le maximum d'interopérabilité (voir notre article sur [http://netizen3.org/index.php/Les_formats_au_c%C5%93ur_de_l%27informatique les formats au coeur de l'informatique]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Webmail ou logiciel propre ? Le grand débat'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, les courriers électroniques passent par des canaux totalement séparés du web. Ils sont stockés sur des serveurs de messagerie et circulent via des canaux spécifiques (protocoles POP, SMTP et Imap). Mais de plus en plus de fournisseurs offrent des services d'accès par le web aux boîtes aux lettres électroniques. Gmail et Hotmail en sont deux exemples.&lt;br /&gt;
Le débat fait rage entre les afficionados de l'un ou l'autre des modes d'utilisation du courrier électronique. Voici un petit tableau qui permet de s'y repérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! !! Directement sur le serveur Webmail ! Logiciel, alias « client mail »&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Arguments positifs''' || Protège plus efficacement des virus - Limite les risques de perte de messages - Facilite la consultation sur plusieurs supports -  || Permet de rédiger ses messages hors connexion, puis de les envoyer une fois connecté - Encourage l'autonomie de l'utilisateur - Permet de traiter plus rapidement ses messages&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Arguments négatifs''' || Crée une dépendance à un fournisseur de services - Risque sur la confidentialité des informations - Si vous êtes en voyage avec une connexion instable, perte de temps || Risques de perte de données - Complexité de la configuration du logiciel - Risque de virus, essentiellement si logiciel sur Windows ou MacOS&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''L'écrit ne donne pas le ton'''&lt;br /&gt;
« Ne travaille pas trop », m'a écrit une collègue par courriel aujourd'hui. Était-elle sincère ou sarcastique ? Selon une étude publiée dans la revue ''Personnalité et psychologie sociale'', seuls 50 % des messages sont correctement interprétés par ceux qui les reçoivent. Mais 90 % des récepteurs pensent avoir correctement interprété les courriels reçus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue Nicolas Epley à Chicago, qui a conduit cette recherche universitaire avec Justin Kruger à New York, explique que dans cette étude « les participants étaient convaincu d'avoir correctement compris le ton du message (...). Les gens pensent souvent que le ton ou l'émotion qu'ils transmettent dans leurs messages est évidente, parce qu'ils « entendent le ton dans leur tête quand ils écrivent ».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_formats_au_c%C5%93ur_de_l%27informatique&amp;diff=15719</id>
		<title>Les formats au cœur de l'informatique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_formats_au_c%C5%93ur_de_l%27informatique&amp;diff=15719"/>
				<updated>2015-02-05T12:08:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/format format], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/fichier fichier], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/interop%C3%A9rabilit%C3%A9 interopérabilité], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22langage+informatique%22 langage informatique]. ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/W3C W3C], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ISO ISO], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Adobe Adobe], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Quel drôle de langage, tout de même, l'informatique... Entre les .doc, .zip, .exe, .avi, on aimerait bien avoir un Champollion des temps modernes à la maison... Essayons d'y voir plus clair.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'on écrit un texte, nous saisissons des informations, soit des données. Ces dernières sont entreposées dans un fichier. Un fichier informatique est donc une collection d'informations numériques réunies sous un même nom, enregistrées sur un support de stockage tel qu'un disque dur, un CD-ROM, et manipulées comme une unité. Le nom du fichier sert à décrire le contenu. Ce nom comporte souvent un suffixe (l´extension) qui renseigne sur la nature des informations et le logiciel à utiliser pour les manipuler. On parle ici de ''formats de fichiers''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le contenu est l'essence du fichier : des textes, des images, de l'audio ou de la vidéo. Pas question d'ouvrir une vidéo avec un logiciel de traitement de texte par exemple. Ce qui nous renseigne immédiatement sur la nature des données (leur format), c'est l'extension (.doc, .odt pour des textes par exemple; .avi, .Xvid pour de la vidéo). Certaines extensions sont très connues, notamment en vidéo ou traitement de texte, mais il arrive souvent que l'on tombe sur un format de fichier inconnu, ou non reconnu par son ordinateur s'il n'est pas équipé du logiciel capable de l'ouvrir. L'extension renseigne donc sur la manière d'échanger des données entre divers programmes informatiques ou logiciels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On appelle [http://fr.wikipedia.org/wiki/Interop%C3%A9rabilit%C3%A9 ''interopérabilité''] cette possible compatibilité des données entre différents logiciels ou systèmes d'exploitation (Windows, Apple, Linux). Il convient cependant de distinguer « interopérabilité » et « compatibilité ». Pour être simple, on peut dire que la compatibilité est une notion verticale qui fait qu'un outil peut fonctionner dans un environnement donné en respectant toutes les caractéristiques et l'interopérabilité est une notion transversale qui permet à divers outils de pouvoir communiquer - quand on sait pourquoi, et comment, ils peuvent fonctionner ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Formats ouverts et formats fermés ==&lt;br /&gt;
On distingue un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Format_ouvert format ouvert] dont la spécification (ou le code) est publiquement accessible, d'un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Format_ferm%C3%A9 format fermé] dont la spécification est secrète. Un format fermé correspond généralement à un logiciel seul capable de pleinement l'exploiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre distinction s'opère entre un format normalisé, faisant l'objet d'une normalisation par une institution publique ou internationale (ISO, W3C) et un format quelconque, qui peut devenir un standard de fait s'il est populaire. Un tel format est parfois normalisé par la suite comme OpenDocument&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/OpenDocument OpenDocument] est un format ouvert de données pour les applications bureautiques : traitements de texte, tableurs, présentations, diagrammes, dessins et base de données bureautique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un format est dit propriétaire s'il a été élaboré par une entreprise, dans un but essentiellement commercial. Un format propriétaire peut être ouvert (le format PDF d'Adobe par exemple) ou fermé (le format .doc de Microsoft par exemple). Mais même lorsque des spécifications sont rendues publiques, les entreprises à l'origine de formats propriétaires tentent d'en conserver le contrôle, soit en proposant régulièrement de nouvelles versions plus élaborées (contrôle par maintien d'une avance technologique) soit en utilisant des moyens juridiques comme le brevet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes ''format ouvert'', ''format libre''&amp;lt;ref&amp;gt;Le terme « ''format libre'' » est largement utilisé par la communauté du logiciel libre pour désigner par exemple certains formats audio libres comme [http://www.fsf.org/news/playogg.html Ogg Vorbis].&amp;lt;/ref&amp;gt; ou encore ''spécification ouverte'', désignent des formats de données interopérables et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d’accès ou de mise en œuvre, par opposition à un format fermé ou propriétaire.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème des formats se pose à chaque fois qu'on veut exploiter l'information numérique produite par un logiciel&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on change la version du même logiciel&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on passe d'un logiciel à l'autre&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on échange de l'information entre deux personnes ayant chacune son ordinateur&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Lorsqu'on veut exploiter les données d'un logiciel n'existant plus, voire dont l'éditeur a fermé boutique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un sujet extrêmement sensible auquel tout utilisateur d'ordinateur a été ou sera confronté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous avez compris les formats, vous avez compris une des choses essentielles de l'informatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « .doc », simple format ou monopole ?   ==&lt;br /&gt;
Sous le terme ''format DOC''&amp;lt;ref&amp;gt;Surnommés DOC car ils portent une extension .doc ou .docx.&amp;lt;/ref&amp;gt;, on désigne les fichiers qui sont produits par le logiciel Word de Microsoft. C'est certainement le format de fichiers le plus répandu pour travailler sur les documents destinés à l'impression ou à la diffusion (après conversion dans un format adéquat, notamment de type PDF). Son utilisation est fréquemment source de discussions animées car elle pose des questions d'ordre politique, technique et éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Enjeu politique. Comme ce format est géré exclusivement par Microsoft, comment faire si l'on décide d'utiliser un autre logiciel que Word pour lire et/ou écrire des documents dans ce format ? Comment s'assurer sur la durée que l'on voudra toujours passer par Microsoft comme acteur incontournable de notre informatique (personnelle ou professionnelle) ? Quid de la mainmise d'une entreprise à but lucratif, et étrangère, sur un domaine aussi critique que la gestion de l'information (numérique) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Enjeu technique. Les questions techniques relatives au format DOC concernent la sécurité et la pérennité. En matière de sécurité, ne pas être maître des documents produits et émis par son propre ordinateur équivaut à faire une immense confiance à l'éditeur du logiciel qui les gère. De plus, par le passé, des informations confidentielles non désirées ont été retrouvées dans des documents de ce format. Et pour ce qui concerne la pérennité : comment être sûr que les documents produits aujourd'hui seront exploitables par un quelconque logiciel dans 10 ans, sachant que les versions successives de Word font constamment évoluer le format de ses fichiers ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Enjeu éthique. Envoyer un fichier .doc à ses correspondants place ces derniers dans l'obligation implicite d'utiliser un logiciel spécifique, Word de Microsoft &amp;lt;ref&amp;gt;Il n'y a pas que Word qui gère le format DOC, mais les alternatives produisent parfois des fichiers légèrement différents du format original, ce qui est assez gênant, par exemple lors de l'impression (mise en page, marges, tableaux...).&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
Cette contrainte, qui semble souvent anodine puisque Word est quasi-omniprésent sur les postes de travail sous Windows, constitue une très forte barrière à l'entrée pour tous les acteurs du logiciel qui voudraient créer des alternatives. L'environnement bureautique paraît donc actuellement une « chasse gardée » de Microsoft.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Type de format&lt;br /&gt;
! Format libre utilisé par la majorité des éditeurs de logiciels&lt;br /&gt;
! Format privé/propriétaire/exclusif&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Pages web&lt;br /&gt;
| HTML et ses dérivés (xml, ...)&lt;br /&gt;
| Théoriquement aucun, le web étant entièrement ouvert à la base. Cependant, plusieurs greffons (plugins-addons) indispensables dans certains sites ôtent au web son côté ''universel''...&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Document textuel&lt;br /&gt;
| OpenDocument (.odt)&lt;br /&gt;
| Format de Microsoft Word (.doc, .docx)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Tableur&lt;br /&gt;
| OpenDocument (.ods)&lt;br /&gt;
| Format de Microsoft Excel (.xls, .xlsx)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Présentation assistée par ordinateur (PréAO)&lt;br /&gt;
| OpenDocument (.odp)&lt;br /&gt;
| Format de Microsoft Powerpoint (.ppt, .pptx)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Image &lt;br /&gt;
| PNG, SVG, GIF&lt;br /&gt;
| PSD, JPG, WMF&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Son, musique&lt;br /&gt;
| Ogg FLAC, Ogg Vorbis, Ogg Speex&lt;br /&gt;
| ALAC, WMA, MP3&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Vidéo, film&lt;br /&gt;
| WebM, Ogg Theora, Xvid&lt;br /&gt;
| AVI, MOV, DivX&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== En savoir plus ==&lt;br /&gt;
Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Correspondance_entre_formats_ouverts_et_formats_ferm%C3%A9s Correspondance entre formats ouverts et formats fermés].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=15718</id>
		<title>Suite bureautique, applications et multimédia</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=15718"/>
				<updated>2015-02-05T11:47:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22suite+bureautique%22 suite bureautique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/applications applications], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/multim%C3%A9dia multimédia], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/logiciel logiciel],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre]&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22valeur+d%27usage%22 valeur d'usage]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft],[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/OpenOffice OpenOffice],  &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Fran%C3%87ois+Billetdoux%22 FranÇois Billetdous].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur serait un tas de matière inerte s'il n'était animé par une sorte d'intelligence artificielle.&lt;br /&gt;
Il serait aussi un jouet dont on se lasse vite si les programmes qu'il contient ne répondaient pas à des besoins concrets et presque illimités...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre le système d'exploitation, qui est le grand chef d'orchestre, il existe un grand nombre de programmes logiciels qui viennent donner vie à nos ordinateurs. Certains sont invisibles et travaillent en coulisse. Ces applications mettent de l'huile dans les rouages, entretiennent la mémoire, tentent de nous épargner les bugs. Elles sont un peu les neurones de l'engin. D'autres applications travaillent toutes fenêtres ouvertes. Elles sont accessibles directement par des icônes sur notre bureau ou dans la liste des programmes. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus importantes : le navigateur web et la suite bureautique, généralement les premières applications que l'on installe manuellement après l'achat, si ce n'est pas déjà fait d'office. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique est un ensemble de logiciels qui comporte typiquement :&lt;br /&gt;
* un traitement de texte : c'est-à-dire un programme informatique permettant d'écrire, de corriger, de faire une mise en page sommaire. En 2013, la référence du marché est Microsoft Word, logiciel dont l'utilisation est réglementée par Microsoft. Dans le domaine des logiciels dont l'utilisation et la distribution sont libres, la référence est OpenOffice.org Writer. Dans les sphères de l'État, de la politique, et des administrations publiques, OpenOffice.org Writer et Microsoft Word sont encore leaders.&lt;br /&gt;
* un tableur grapheur : un tableur est un programme informatique capable de manipuler des feuilles de calcul. À l'origine destinés au traitement automatisé des données financières, les logiciels tableurs sont maintenant utilisés pour effectuer des tâches variées, de la gestion de bases de données simples à la production de graphiques (on peut alors parler de tableur-grapheur), en passant par diverses analyses statistiques.&lt;br /&gt;
* un logiciel de présentation : le diaporama est le type de présentation le plus utilisé en faisant défiler des images pour illustrer une conférence par exemple. Le logiciel de présentation permet de bâtir ces « diapositives » efficacement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique peut être enrichie par des applications complémentaires :&lt;br /&gt;
*Création de site web&lt;br /&gt;
*Publication assistée par ordinateur (PAO)&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin vectoriel&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin matriciel&lt;br /&gt;
*Base de données&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur d'usage : un nouveau critère économique ==&lt;br /&gt;
Il existe des régions du monde, comme Porto Alegre au Brésil, où l'administration publique a simplement installé OpenOffice dès les premiers ordinateurs installés pour le personnel, dans les années 90. Quelques temps plus tard, les collaborateurs de cette administration le disent concrètement : ils sont plus à l'aise avec LibreOffice ou OpenOffice (alias OOo), et MS-Office (MS-Word, MS-Excel) est ''plus compliqué'' à utiliser, moins stable, moins performant. Motif : ils avaient l'habitude d'OOo. C'est une expérience vécue. Elle démontre que ce qui compte, pour les éditeurs d'applications, c'est d'habituer le plus vite possible la clientèle à son produit, pour être sûr qu'ils associeront les fonctions, le besoin, à cette application spécifique qu'ils éditent. On appelle cela ''la valeur d'usage''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un mot sur le multimédia==&lt;br /&gt;
Le mot multimédia - ou plus souvent employé en français : multimédias - provient du pluriel du terme latin « medium ». Ce buzzword s'est développé vers la fin des années 1980 et il désigne une application, un service ou encore un appareil utilisant plusieurs médias (l'image, le son et la vidéo).&lt;br /&gt;
Ce néologisme est apparu en 1978 sous la plume de  François Billetdoux &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Multim%C3%A9dia Multimédia].&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque les CD-Rom ainsi que les bornes interactives se sont développés. Il désigne alors les applications qui - grâce à la capacité de stockage d'information du CD-ROM, ou d'internet (par téléchargement), et aux capacités de l'ordinateur - peuvent créer, utiliser ou piloter différents médias simultanément : musique, son, image, vidéo, et interface graphique interactive (IHM).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques applications multimédias :&lt;br /&gt;
* Animation : dessin animé, image de synthèse ;&lt;br /&gt;
* Conception assistée par ordinateur (CAO) ;&lt;br /&gt;
* Développement web ;&lt;br /&gt;
* Dispositifs immersifs ;&lt;br /&gt;
* Enseignement assisté par ordinateur (EAO) : enseignement à distance, didacticiel ;&lt;br /&gt;
* Graphisme : infographie, dessin bitmap, dessin vectoriel ;&lt;br /&gt;
* Jeu vidéo : jeu d'aventure, jeu de stratégie, jeu d'action, etc. ;&lt;br /&gt;
* Publication assistée par ordinateur (PAO) : mise en page, photocomposition ;&lt;br /&gt;
* Musique assistée par ordinateur (MAO) : synthèse sonore, échantillonneur, MIDI ;&lt;br /&gt;
* Montage assisté par ordinateur (son et/ou vidéo) : vidéo ; &lt;br /&gt;
* Téléphonie : VoIP&lt;br /&gt;
* Visio-conférence : GnomeMeeting, NetMeeting.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=15717</id>
		<title>Suite bureautique, applications et multimédia</title>
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				<updated>2015-02-05T11:45:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22suite+bureautique%22 suite bureautique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/applications applications], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/multim%C3%A9dia multimédia], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/logiciel logiciel],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciel+libre%22 logiciel libre]&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22valeur+d%27usage%22 valeur d'usage], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/OpenOffice OpenOffice]''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Fran%C3%87ois+Billetdoux%22 FranÇois Billetdous].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur serait un tas de matière inerte s'il n'était animé par une sorte d'intelligence artificielle.&lt;br /&gt;
Il serait aussi un jouet dont on se lasse vite si les programmes qu'il contient ne répondaient pas à des besoins concrets et presque illimités...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre le système d'exploitation, qui est le grand chef d'orchestre, il existe un grand nombre de programmes logiciels qui viennent donner vie à nos ordinateurs. Certains sont invisibles et travaillent en coulisse. Ces applications mettent de l'huile dans les rouages, entretiennent la mémoire, tentent de nous épargner les bugs. Elles sont un peu les neurones de l'engin. D'autres applications travaillent toutes fenêtres ouvertes. Elles sont accessibles directement par des icônes sur notre bureau ou dans la liste des programmes. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus importantes : le navigateur web et la suite bureautique, généralement les premières applications que l'on installe manuellement après l'achat, si ce n'est pas déjà fait d'office. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique est un ensemble de logiciels qui comporte typiquement :&lt;br /&gt;
* un traitement de texte : c'est-à-dire un programme informatique permettant d'écrire, de corriger, de faire une mise en page sommaire. En 2013, la référence du marché est Microsoft Word, logiciel dont l'utilisation est réglementée par Microsoft. Dans le domaine des logiciels dont l'utilisation et la distribution sont libres, la référence est OpenOffice.org Writer. Dans les sphères de l'État, de la politique, et des administrations publiques, OpenOffice.org Writer et Microsoft Word sont encore leaders.&lt;br /&gt;
* un tableur grapheur : un tableur est un programme informatique capable de manipuler des feuilles de calcul. À l'origine destinés au traitement automatisé des données financières, les logiciels tableurs sont maintenant utilisés pour effectuer des tâches variées, de la gestion de bases de données simples à la production de graphiques (on peut alors parler de tableur-grapheur), en passant par diverses analyses statistiques.&lt;br /&gt;
* un logiciel de présentation : le diaporama est le type de présentation le plus utilisé en faisant défiler des images pour illustrer une conférence par exemple. Le logiciel de présentation permet de bâtir ces « diapositives » efficacement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique peut être enrichie par des applications complémentaires :&lt;br /&gt;
*Création de site web&lt;br /&gt;
*Publication assistée par ordinateur (PAO)&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin vectoriel&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin matriciel&lt;br /&gt;
*Base de données&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur d'usage : un nouveau critère économique ==&lt;br /&gt;
Il existe des régions du monde, comme Porto Alegre au Brésil, où l'administration publique a simplement installé OpenOffice dès les premiers ordinateurs installés pour le personnel, dans les années 90. Quelques temps plus tard, les collaborateurs de cette administration le disent concrètement : ils sont plus à l'aise avec LibreOffice ou OpenOffice (alias OOo), et MS-Office (MS-Word, MS-Excel) est ''plus compliqué'' à utiliser, moins stable, moins performant. Motif : ils avaient l'habitude d'OOo. C'est une expérience vécue. Elle démontre que ce qui compte, pour les éditeurs d'applications, c'est d'habituer le plus vite possible la clientèle à son produit, pour être sûr qu'ils associeront les fonctions, le besoin, à cette application spécifique qu'ils éditent. On appelle cela ''la valeur d'usage''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un mot sur le multimédia==&lt;br /&gt;
Le mot multimédia - ou plus souvent employé en français : multimédias - provient du pluriel du terme latin « medium ». Ce buzzword s'est développé vers la fin des années 1980 et il désigne une application, un service ou encore un appareil utilisant plusieurs médias (l'image, le son et la vidéo).&lt;br /&gt;
Ce néologisme est apparu en 1978 sous la plume de  François Billetdoux &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Multim%C3%A9dia Multimédia].&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque les CD-Rom ainsi que les bornes interactives se sont développés. Il désigne alors les applications qui - grâce à la capacité de stockage d'information du CD-ROM, ou d'internet (par téléchargement), et aux capacités de l'ordinateur - peuvent créer, utiliser ou piloter différents médias simultanément : musique, son, image, vidéo, et interface graphique interactive (IHM).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques applications multimédias :&lt;br /&gt;
* Animation : dessin animé, image de synthèse ;&lt;br /&gt;
* Conception assistée par ordinateur (CAO) ;&lt;br /&gt;
* Développement web ;&lt;br /&gt;
* Dispositifs immersifs ;&lt;br /&gt;
* Enseignement assisté par ordinateur (EAO) : enseignement à distance, didacticiel ;&lt;br /&gt;
* Graphisme : infographie, dessin bitmap, dessin vectoriel ;&lt;br /&gt;
* Jeu vidéo : jeu d'aventure, jeu de stratégie, jeu d'action, etc. ;&lt;br /&gt;
* Publication assistée par ordinateur (PAO) : mise en page, photocomposition ;&lt;br /&gt;
* Musique assistée par ordinateur (MAO) : synthèse sonore, échantillonneur, MIDI ;&lt;br /&gt;
* Montage assisté par ordinateur (son et/ou vidéo) : vidéo ; &lt;br /&gt;
* Téléphonie : VoIP&lt;br /&gt;
* Visio-conférence : GnomeMeeting, NetMeeting.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=15716</id>
		<title>Libération du PC par IBM</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=15716"/>
				<updated>2015-02-05T11:19:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/pc PC], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mod%C3%A8le+%C3%A9conomique%22 modèle économique], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ouverture ouverture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/standardisation standardisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22commodity+business%22 commodity business], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/exclusivit%C3%A9 exclusivité], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/service service].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=ibm IBM], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Apple Apple], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Google Google]. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire vraie&amp;amp;nbsp;: au début des années 1980, alors que [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibm IBM] est leader du marché de l'ordinateur en général, sa direction décide de publier le plan (les spécifications techniques) permettant de construire un ordinateur complètement compatible avec ses propres PC. Ceci permet à de nombreuses entreprises, notamment à Taïwan, en Corée ou en Chine de fabriquer des composants pour des ordinateurs personnels&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Compatible_PC Compatible PC].&amp;lt;/ref&amp;gt; (c'est-à-dire avec les PC d'IBM)&amp;amp;nbsp;: microprocesseur, disque dur, carte mère, carte graphique ou carte son peuvent donc interagir de manière identique à l'original d'IBM. Le matériel devient interchangeable. On parle alors de ''commodity business''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Commodit%C3%A9 Commodité]. Dans le monde des affaires anglo-saxon, le terme commodité, anglicisme et faux-ami transposé de l'anglais « commodity », désigne un produit de base ou un produit de consommation courante, un produit standardisé, essentiel et courant, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; en anglais. Ce terme désigne un marché où les produits sont standardisés et où la différenciation est difficile. C'est donc principalement sur le prix que se joue la concurrence. Naturellement, IBM a ainsi créé sa propre concurrence, mais a aussi permis l'émergence d'un écosystème diversifié. Ce marché élargi s'est avéré bien plus vaste que si le PC avait été bridé par des restrictions légales (secrets, licences restrictives...). Une concurrence saine est possible. Elle sert alors l'économie de marché et les intérêts du consommateur final, en suivant la loi de l'offre et de la demande. &lt;br /&gt;
IBM était autrefois très centré sur la conception et la commercialisation de matériels informatiques. Les services et les logiciels représentent désormais un peu plus de 80% du chiffre d'affaires. Cette mutation en profondeur a sans doute permis à la société de perdurer, sans se disloquer, au-delà des évolutions technologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le modèle Apple ==&lt;br /&gt;
Inversement, Apple a basé son modèle économique sur l'exclusivité de fabrication, liée à une image de ''luxe''&amp;amp;nbsp;: jusqu'à une époque récente, mais cela a changé, aucune entreprise ne pouvait fabriquer des produits compatibles Macintosh sans l'autorisation de l'entreprise Apple. C'est ainsi qu'Apple contrôle un secteur limité du marché (5 à 10&amp;amp;nbsp;%), mais maîtrise toute la chaîne de production (matériel et logiciel), rendant ainsi difficile la compatibilité au niveau du matériel et logiciel. De plus, Apple n'a pas encore suffisamment travaillé la question de la responsabilité sociale et environnementale&amp;amp;nbsp;: l'opacité de ses méthodes de production fait que les conditions de travail dans cette firme sont souvent critiquées par les ONG luttant pour la défense des droits des travailleurs&amp;lt;ref&amp;gt; Voir Yannick Roudaut. [http://www.alternite.com/actionnaires-dapple-indignez-vous &amp;quot;Actionnaires d'Apple, indignez-vous&amp;quot;]. Alternite.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le logiciel comme un service ==&lt;br /&gt;
La standardisation du matériel informatique, rendue possible par IBM, a déplacé la focalisation de la concurrence à un ''niveau supérieur'', le niveau logiciel. Le matériel reste un domaine de concurrence, mais largement moindre&amp;amp;nbsp;: les prix se sont effondrés entre 1995 et 2010, l'obsolescence du matériel est moins rapide qu'au milieu des années 1990. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et c'est là que Microsoft a tiré son épingle du jeu, en prenant une position de leader dans un monde fonctionnant sur le mode ''le gagnant rafle toute la mise''&amp;lt;ref&amp;gt;En anglais : Winner-take-all. C'est-à-dire qu'il n'y a pas souvent une multitude de gagnants dans le monde du logiciel, mais généralement un leader et un ou deux challengers. Les autres restent marginaux ou sont sur des marchés étroits, spécifiques (on parle de ''niches'').&amp;lt;/ref&amp;gt;. Avec son système d'exploitation et ses logiciels de bureautique, Microsoft a verrouillé le marché de l'ordinateur personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, une autre révolution est en train de se dérouler&amp;amp;nbsp;: le système d'exploitation est en train de devenir également un ''commodity business'', car de plus en plus de logiciels ne tournent plus sur la machine de l'utilisateur, mais sur un serveur internet&amp;amp;nbsp;: l'ordinateur client ne sert que de terminal de commande sans rôle critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ère de la suprématie du logiciel est en passe d'être supplantée par celle des services&amp;amp;nbsp;: on parle par exemple de SAAS, ''Software As A Service'' (le logiciel comme un service), pour désigner le fait qu'on ne ''possède'' plus le logiciel, mais qu'on y accède&amp;amp;nbsp;: on loue un droit d'accès qui nous permet de bénéficier de ressources (stockage d'information, temps de traitement des requêtes...). Dans ce domaine, Google semble avoir en 2013 une longueur d'avance sur la compétition, par exemple avec ''Google Docs''. Mais on peut logiquement s'attendre à une riposte du monde du Libre qui va chercher à éviter un monopole qu'il estime sclérosant pour le commerce, la qualité des services et les libertés individuelles&amp;lt;ref&amp;gt;Une initiative libre vise exactement à combler ce vide : [http://www.freecloudalliance.org/ung-Home.Page UNG Docs] (''UNG's Not Google Docs'', UNG n'est pas Google Docs)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_PC_tout_nu&amp;diff=15708</id>
		<title>Le PC tout nu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_PC_tout_nu&amp;diff=15708"/>
				<updated>2015-02-04T13:52:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22syst%C3%A8me+d%27exploitation%22 système d'exploitation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/libert%C3%A9 liberté], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/logiciel logiciel], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/PC PC], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/MAC MAC], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU_LINUX GNU/Linux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mat%C3%A9riel+informatique%22 matériel informatique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Apple Apple].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
En acquérant un ordinateur personnel (PC ou Mac), vous n'achetez pas que du matériel, vous achetez aussi un [http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation système d'exploitation] et plein de logiciels pré-installés&amp;amp;nbsp;: souvent un traitement de texte, un navigateur... Microsoft et Apple ont institué cette habitude&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Apple parce que le matériel qu'ils fournissent est produit exclusivement par eux&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Microsoft parce qu'ils ont signé des contrats de partenariat (parfois d'exclusivité) avec la majorité des fabricants (HP, Dell...) en leur donnant le choix entre vendre des ordinateurs avec leur système d'exploitation ou pas du tout. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les faits, même si les deux entreprises ont été condamnées à plusieurs reprises dans le cadre de la loi contre la concurrence déloyale et le monopole, elles continuent avec ces pratiques, plus largement en installant un environnement d'application qui rend toute concurrence difficile. En effet, la majorité des utilisateurs d'ordinateurs personnels n'ont ni la culture informatique leur permettant d'installer un système d'exploitation, ni la culture citoyenne nécessaire pour se rendre compte qu'ils acceptent l'équivalent d'une voiture avec utilisation exclusive sur une autoroute privée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte que l'on aborde le thème du ''PC tout nu''. Cette expression désigne un ordinateur fabriqué avec des composants compatibles avec tous les autres respectant les normes. IBM a rendu cette compatibilité possible dans les années 1980, en publiant les spécifications de son architecture matérielle, permettant aussi qu'on fabrique un PC compatible avec les machines IBM et donc, par conséquent, un ordinateur qui ne comprend pas de logiciels pré-installés. On parle alors de ''PC tout nu'', comme si l'on parlait de ''café tout nu'' s'il ne comprenait ni sucre ni lait par défaut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trouver un ''PC tout nu'' est impossible dans une grande surface. De nombreuses législations nationales rendent obligatoire la vente de composants de ce type, pour qu'un client ait la possibilité d'acheter du matériel informatique sans acquérir le package de logiciels qui l'accompagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait que les PC soient vendus avec des logiciels pré-installés a tout de même un avantage&amp;amp;nbsp;: cela signifie qu'une installation et qu'un test ont été réalisés et que tout fonctionne correctement. Mais cela serait également possible avec des logiciels libres&amp;amp;nbsp;: l'Asus Eee PC, à sa sortie début 2008, a été vendu avec une version de GNU/Linux pré-installée. Ce système d'exploitation, alternative à Apple et Windows, poursuit sa progression. De plus en plus de distributeurs proposent désormais des ordinateurs tournant sur GNU/Linux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Asus eeepc sur stand aful.jpg]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui compte n'est pas tant la présence ou non de logiciels et d'un système d'exploitation pré-installés, mais de laisser la liberté de choix, ce que promeuvent les acteurs d'une société libre. Essayez vous-même&amp;amp;nbsp;: allez dans un magasin et demandez un ordinateur sans aucun programme pré-installé... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| &amp;lt;big&amp;gt;Migrer sous GNU/Linux ?&amp;lt;/big&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Article paru dans No Pasaran, n°77, hiver 2009-2010'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup d'utilisateurs d'ordinateurs, y compris militants, rechignent à abandonner Windows pour un système GNU/Linux, tel qu'Ubuntu ou Mandriva, par crainte ou méconnaissance. Voici quelques réponses susceptibles de rejouer les principales réticences. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Je n'y connais rien, je ne suis pas informaticien.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne parle pas de programmation mais bel et bien de l'utilisation d'un système libre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;On m'a dit que c'était trop compliqué à installer.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
II suffit de savoir lire pour le faire, d'avoir un graveur (intégré aux ordinateurs depuis des années) et un CD-R vierge de 80 minutes (frais&amp;amp;nbsp;: 1 euro). Si tu n'arrives pas à graver le système sur un CD-R (obligatoire), Ubuntu t'en envoie même un gratuit par la poste. Pour le reste, il suffit d'aller sur le site d'Ubuntu et de suivre, une à une, les procédures...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;J'ai pas le temps de me lancer dans ça.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lecture de la documentation comprise, il faut deux heures maximum pour découvrir puis installer Ubuntu, puis se livrer à une première découverte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Je ne veux pas effacer le système Windows et j'ai peur de perdre mes données sur l'ordinateur.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tu ne perdras rien du tout. Tu auras une session Windows (si tu souhaites le conserver) et une session Ubuntu (où tu pourras transférer tes données d'ailleurs, car tout est compatible avec Windows).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Qu'est-ce que ça change&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;'''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout, ou presque. Le changement le plus profond, c'est la philosophie du logiciel et du système libre et gratuit, basé sur la coopération et l'entraide de la communauté de chaque système. C'est ce formidable élan coopératif international qui a abouti à un tel niveau de réussite. Car tout est gratuit, testé, fiable et pratique. Le système d'Ubuntu 9.10 est fourni avec une flopée de logiciels dans tous les domaines (bureautique, gestion de projets, musique, PAO, DAO, jeux...). Grâce à la logithèque, tu peux à loisir installer et désinstaller chaque logiciel, chaque programme, chaque jeu... Tu personnalises ton ordinateur, facilement, gratuitement, selon tes besoins exacts. Avec une maintenance et des conseils totalement gratuits, sans aucun risque de virus. Grâce à Ubuntu, je me suis mis à aimer l'informatique alors que je n'étais que simple utilisateur auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Un ordinateur sur mesure, tu peux préciser&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;'''»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le système Ubuntu 9.10, tu ne vas pas télécharger des logiciels sur le net, tu pars directement du menu (onglet «&amp;amp;nbsp;application&amp;amp;nbsp;» - logithèque) pour les tester et éventuellement les intégrer à ton système. Il y a des centaines de logiciels sur ta logithèque, tu peux en trouver d'autres sur les sites GNU/Linux. Avec ce système, tu détermines avant tes besoins. Puis, tu testes des logiciels (gratuits avant, pendant, après...) et gardes ceux dont tu as besoin. C'est pourquoi il est important de lister tes besoins et ceux de tes proches avant de te lancer&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Le gratuit, j'y crois pas, faudra bien payer un jour&amp;amp;nbsp;» '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est vrai que tout est tellement gratuit que cela en devient gênant. Pas d'abonnement, pas d'argent à dépenser pour les antivirus, les logiciels, la maintenance... Tu n'es plus une vache à lait, mais un coopérant&amp;amp;nbsp;! C'est pourquoi il ne faut pas voir les systèmes GNU/Linux en tant que consommateur&amp;amp;nbsp;: être coopérant, c'est signaler les bugs, proposer des idées, essayer, pourquoi pas, de programmer en propageant la philosophie du logiciel libre. Évidemment, rien n'est obligatoire, mais je trouve moralement correct de rendre ce qu'on a reçu d'une manière ou d'une autre&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;Pourquoi te fatiguer, c'est terminé, Windows 7 va tout''' '''enfoncer.&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
MS-Windows permet de voir 10 films en même temps et de contrôler à distance l'ordinateur de tes enfants&amp;amp;nbsp;: c'est bien comme philosophie... un «&amp;amp;nbsp;gadget&amp;amp;nbsp;», ni réellement utile, ni même distrayant&amp;amp;nbsp;! C'est mieux pour les jeux, c'est indéniable&amp;amp;nbsp;: effectivement, Ubuntu ne propose pas de jeux où des militaires canardent des terroristes à longueur de journée, mais plutôt des jeux de réflexion, de délassement... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''«&amp;amp;nbsp;C'est fini là&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je n'ai qu'une chose à rajouter&amp;amp;nbsp;: essaie par toi-même&amp;amp;nbsp;!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Raphaël M.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Syst%C3%A8me_d%27exploitation&amp;diff=15707</id>
		<title>Système d'exploitation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Syst%C3%A8me_d%27exploitation&amp;diff=15707"/>
				<updated>2015-02-04T13:27:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=syst%C3%A8me%20d%27exploitation système d'exploitation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/fonctions fonctions], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mat%C3%A9riel+informatique%22 matériel informatique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/usage usage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eculture eCulture].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/OpenOffice OpenOffice], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Windows Windows], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Unix Unix], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Apple Apple].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous souvenez-vous de votre premier ordinateur, au travail, à la maison ? Vous aviez bien compris qu'il fallait quand même vous former. Vous avez probablement cherché d'une manière ou d'une autre à apprendre, soit par vous-même, soit par des cours, soit avec l'aide d'un ami chevronné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois éléments de base : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le fonctionnement générique d'un ordinateur&lt;br /&gt;
*le fonctionnement du traitement de texte&lt;br /&gt;
*Les bases d'internet : le courriel et la navigation sur le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais quels sont les cours disponibles&amp;amp;nbsp;? On trouve par exemple des leçons d'utilisation du logiciel de MS-Word. Cela pose trois problèmes : tout d'abord, il faut acheter le programme MS-Word. Ensuite, si on veut traiter du texte pour un courrier électronique, ce ne sera pas expliqué dans le même cours. Enfin, on se retrouvera perdu si on est confronté à un autre environnement de traitement de texte. En effet, il y a pas que Word (.doc) comme logiciel de traitement de texte. Il existe aussi un équivalent, gratuit et accessible à tous, Writer (.odt) de la suite OpenOffice.org. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traiter du texte, c'est-à-dire interagir avec un texte sur un ordinateur, fait appel à des fonctions de base quel que soit le logiciel choisi. Seul l'emplacement des boutons pour appliquer ces fonctions diffère. Ces fonctions génériques s'appliquent à tous les textes que l'on va traiter sur un ordinateur. Avant d'apprendre à nager en pleine mer ou dans un cours d'eau, le principe de la nage est de réussir à flotter dans n'importe quel environnement... Avant d'apprendre les fonctions ''spécifiques'' de Word, de Writer ou autres, il est essentiel de maîtriser les fondamentaux qui nous rendront adaptables à ces outils en perpétuelle évolution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En privilégiant certains logiciels plutôt que d'autres, on entretient une forme de fracture numérique. On peut exclure socialement un utilisateur d'ordinateur en lui apprenant les fonctions spécifiques de Word au lieu de lui apprendre les fonctions générales des traitements de textes. Voilà pourquoi nous avons réalisé une liste des fonctions génériques qui devrait vous permettre de renforcer votre «&amp;amp;nbsp;eCulture générale&amp;amp;nbsp;» et vous permettre de mieux vous y retrouver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bases de la gestion de système d'exploitation  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginez une fleur. Au centre, le pistil. Autour, les pétales. &lt;br /&gt;
Le système d'exploitation d'un ordinateur, c'est le pistil ; les autres programmes qui fonctionnent sur votre ordinateur, les pétales. Les applications, c'est-à-dire les programmes qui travaillent avec vous, vont obtenir du système d'exploitation un environnement d'exécution. Le rôle du système d'exploitation est donc essentiel, il assure la synchronisation et la coordination des autres tâches. C'est lui qui attribue les ressources nécessaires aux applications en termes de temps de calcul, de mémoire et d'accès aux communications. Le système d'exploitation fournit également l'interface avec l'utilisateur qui manipule l'ordinateur. Par ordinateur, nous entendons aussi tablette, téléphone et autres automates traitant de l'information.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, voici les points-clés de la manipulation d'un ordinateur&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Allumer/éteindre&amp;amp;nbsp;: '''ça c'est clair.&lt;br /&gt;
* '''La saisie&amp;amp;nbsp;: '''saisie de chiffres et de lettres et de commandes simples ou évoluées (complexes). &lt;br /&gt;
* '''La souris/le curseur&amp;amp;nbsp;: '''pour naviguer dans les divers services et effectuer des commandes faciles (de base). Clic gauche&amp;amp;nbsp;: ordre de commande. Clic droit&amp;amp;nbsp;: liste les options associées à l’objet sélectionné, fonctions disponibles. &lt;br /&gt;
* '''La sélection objet&amp;amp;nbsp;: '''avant de donner une commande sur un objet (icône, menu, document, mot, phrase…), on doit d’abord effectuer une sélection (au moyen de la souris ou du clavier). &lt;br /&gt;
* '''Couper/copier/coller&amp;amp;nbsp;: ''' ''copier-coller'' permet de reproduire ce qui a été copié tandis que ''couper-coller'' déplace ce qui a été coupé.&lt;br /&gt;
* '''L'authentification&amp;amp;nbsp;: '''système de reconnaissance des paramètres personnels d'un utilisateur. On la retrouve aussi sur internet. Elle nécessite un identifiant (suite de lettres et/ou de chiffres sans espace, parfois une adresse courriel) et un mot de passe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface homme/machine (user interface) possède aussi ses invariants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Le bureau&amp;amp;nbsp;: '''c'est le fond de l'écran, sur lequel viennent se superposer des icônes (logiciels et documents) puis, par-dessus les icônes, des logiciels en fonctionnement parfois simultané. &lt;br /&gt;
* '''Les icônes et infobulles&amp;amp;nbsp;: '''ce sont les représentations graphiques de programmes/services applicatifs ou systèmes. &lt;br /&gt;
* '''La navigation&amp;amp;nbsp;: '''c'est ce qui permet de passer d’un service à l’autre (avec souris ou tabulateur).&lt;br /&gt;
* '''Les menus&amp;amp;nbsp;: '''ils donnent les options des programmes ou du système global. &lt;br /&gt;
* '''Panneau de configuration&amp;amp;nbsp;: '''c'est le centre de contrôle du système. À utiliser avec précaution.&lt;br /&gt;
* '''Fenêtres&amp;amp;nbsp;: '''ce grand carré qui s'ouvre, lorsqu'on clique sur une icône par exemple, est une fenêtre. Souvent accompagné d'autres fenêtres (principe de multifenêtres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des principes de base. À partir de là, on peut développer ses compétences (traitement de texte, rédaction de site internet, traitement d'image, coordination de groupe...) Afin de développer ses compétences de manière harmonieuse, il ne faut pas «&amp;amp;nbsp;oublier&amp;amp;nbsp;» l’un ou l’autre de ces éléments (par exemple faire de super recherches de navigation sans utiliser le système du ''multifenêtrages'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le marché'''&lt;br /&gt;
Née en 1985, la gamme des systèmes Windows de Microsoft équipe en 2008 près de 90 % des ordinateurs personnels, ce qui la place en situation de monopole notamment auprès du grand public. En 2008 ses parts de marché sont descendues en dessous de 90 % pour la première fois depuis 15 ans. Puis, suite à la croissance très rapide du marché des smartphones et le retard pris par Microsoft sur ce marché, ses parts de marché sur les appareils personnels sont passées de 95 % en 2005, à 20 % en 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Initiée en 1969, la famille de systèmes d'exploitation Unix compte plus de 25 membres. GNU/Linux, BSD et Mac OS X sont aujourd'hui les systèmes d'exploitation les plus populaires de la famille Unix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Windows équipe aujourd'hui 38 % des serveurs tandis que la famille Unix équipe 31 %, dont à peu près la moitié avec GNU/Linux. La famille Unix anime 60 % des sites web dans le monde et GNU/Linux équipe 95 % des près de 500 superordinateurs du monde. En 2012, la famille Unix anime 90 % des smartphones.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né en 1990, Symbian OS est – en 2007 – le système d'exploitation le plus répandu sur les téléphones mobiles et assistants personnels, avec 67 % de part de marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2012, les quatre systèmes d'exploitation Android de Google, Symbian, iOS de Apple et Blackberry de Research In Motion occupent ensemble 95 % du marché des smartphones. Android, le plus populaire (75 %), est en progression, tandis que les autres sont en recul. Les parts de marché de Symbian ne sont plus que de 2.3 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté des tablettes tactiles, Apple domine le marché en 2010 avec iOS (83,9 % des ventes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les serveurs et superordinateurs sont majoritairement équipés de systèmes d'exploitation de la famille Unix.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Wikipédia, article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation système d'exploitation].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Syst%C3%A8me_d%27exploitation&amp;diff=15706</id>
		<title>Système d'exploitation</title>
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				<updated>2015-02-04T12:51:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[système d'exploitation], [fonctions], [matériel informatique], [usage].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[OpenOffice], [Windows], [Unix], [Microsoft], [Apple].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous souvenez-vous de votre premier ordinateur, au travail, à la maison ? Vous aviez bien compris qu'il fallait quand même vous former. Vous avez probablement cherché d'une manière ou d'une autre à apprendre, soit par vous-même, soit par des cours, soit avec l'aide d'un ami chevronné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois éléments de base : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le fonctionnement générique d'un ordinateur&lt;br /&gt;
*le fonctionnement du traitement de texte&lt;br /&gt;
*Les bases d'internet : le courriel et la navigation sur le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais quels sont les cours disponibles&amp;amp;nbsp;? On trouve par exemple des leçons d'utilisation du logiciel de MS-Word. Cela pose trois problèmes : tout d'abord, il faut acheter le programme MS-Word. Ensuite, si on veut traiter du texte pour un courrier électronique, ce ne sera pas expliqué dans le même cours. Enfin, on se retrouvera perdu si on est confronté à un autre environnement de traitement de texte. En effet, il y a pas que Word (.doc) comme logiciel de traitement de texte. Il existe aussi un équivalent, gratuit et accessible à tous, Writer (.odt) de la suite OpenOffice.org. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traiter du texte, c'est-à-dire interagir avec un texte sur un ordinateur, fait appel à des fonctions de base quel que soit le logiciel choisi. Seul l'emplacement des boutons pour appliquer ces fonctions diffère. Ces fonctions génériques s'appliquent à tous les textes que l'on va traiter sur un ordinateur. Avant d'apprendre à nager en pleine mer ou dans un cours d'eau, le principe de la nage est de réussir à flotter dans n'importe quel environnement... Avant d'apprendre les fonctions ''spécifiques'' de Word, de Writer ou autres, il est essentiel de maîtriser les fondamentaux qui nous rendront adaptables à ces outils en perpétuelle évolution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En privilégiant certains logiciels plutôt que d'autres, on entretient une forme de fracture numérique. On peut exclure socialement un utilisateur d'ordinateur en lui apprenant les fonctions spécifiques de Word au lieu de lui apprendre les fonctions générales des traitements de textes. Voilà pourquoi nous avons réalisé une liste des fonctions génériques qui devrait vous permettre de renforcer votre «&amp;amp;nbsp;eCulture générale&amp;amp;nbsp;» et vous permettre de mieux vous y retrouver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bases de la gestion de système d'exploitation  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginez une fleur. Au centre, le pistil. Autour, les pétales. &lt;br /&gt;
Le système d'exploitation d'un ordinateur, c'est le pistil ; les autres programmes qui fonctionnent sur votre ordinateur, les pétales. Les applications, c'est-à-dire les programmes qui travaillent avec vous, vont obtenir du système d'exploitation un environnement d'exécution. Le rôle du système d'exploitation est donc essentiel, il assure la synchronisation et la coordination des autres tâches. C'est lui qui attribue les ressources nécessaires aux applications en termes de temps de calcul, de mémoire et d'accès aux communications. Le système d'exploitation fournit également l'interface avec l'utilisateur qui manipule l'ordinateur. Par ordinateur, nous entendons aussi tablette, téléphone et autres automates traitant de l'information.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, voici les points-clés de la manipulation d'un ordinateur&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Allumer/éteindre&amp;amp;nbsp;: '''ça c'est clair.&lt;br /&gt;
* '''La saisie&amp;amp;nbsp;: '''saisie de chiffres et de lettres et de commandes simples ou évoluées (complexes). &lt;br /&gt;
* '''La souris/le curseur&amp;amp;nbsp;: '''pour naviguer dans les divers services et effectuer des commandes faciles (de base). Clic gauche&amp;amp;nbsp;: ordre de commande. Clic droit&amp;amp;nbsp;: liste les options associées à l’objet sélectionné, fonctions disponibles. &lt;br /&gt;
* '''La sélection objet&amp;amp;nbsp;: '''avant de donner une commande sur un objet (icône, menu, document, mot, phrase…), on doit d’abord effectuer une sélection (au moyen de la souris ou du clavier). &lt;br /&gt;
* '''Couper/copier/coller&amp;amp;nbsp;: ''' ''copier-coller'' permet de reproduire ce qui a été copié tandis que ''couper-coller'' déplace ce qui a été coupé.&lt;br /&gt;
* '''L'authentification&amp;amp;nbsp;: '''système de reconnaissance des paramètres personnels d'un utilisateur. On la retrouve aussi sur internet. Elle nécessite un identifiant (suite de lettres et/ou de chiffres sans espace, parfois une adresse courriel) et un mot de passe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface homme/machine (user interface) possède aussi ses invariants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Le bureau&amp;amp;nbsp;: '''c'est le fond de l'écran, sur lequel viennent se superposer des icônes (logiciels et documents) puis, par-dessus les icônes, des logiciels en fonctionnement parfois simultané. &lt;br /&gt;
* '''Les icônes et infobulles&amp;amp;nbsp;: '''ce sont les représentations graphiques de programmes/services applicatifs ou systèmes. &lt;br /&gt;
* '''La navigation&amp;amp;nbsp;: '''c'est ce qui permet de passer d’un service à l’autre (avec souris ou tabulateur).&lt;br /&gt;
* '''Les menus&amp;amp;nbsp;: '''ils donnent les options des programmes ou du système global. &lt;br /&gt;
* '''Panneau de configuration&amp;amp;nbsp;: '''c'est le centre de contrôle du système. À utiliser avec précaution.&lt;br /&gt;
* '''Fenêtres&amp;amp;nbsp;: '''ce grand carré qui s'ouvre, lorsqu'on clique sur une icône par exemple, est une fenêtre. Souvent accompagné d'autres fenêtres (principe de multifenêtres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des principes de base. À partir de là, on peut développer ses compétences (traitement de texte, rédaction de site internet, traitement d'image, coordination de groupe...) Afin de développer ses compétences de manière harmonieuse, il ne faut pas «&amp;amp;nbsp;oublier&amp;amp;nbsp;» l’un ou l’autre de ces éléments (par exemple faire de super recherches de navigation sans utiliser le système du ''multifenêtrages'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le marché'''&lt;br /&gt;
Née en 1985, la gamme des systèmes Windows de Microsoft équipe en 2008 près de 90 % des ordinateurs personnels, ce qui la place en situation de monopole notamment auprès du grand public. En 2008 ses parts de marché sont descendues en dessous de 90 % pour la première fois depuis 15 ans. Puis, suite à la croissance très rapide du marché des smartphones et le retard pris par Microsoft sur ce marché, ses parts de marché sur les appareils personnels sont passées de 95 % en 2005, à 20 % en 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Initiée en 1969, la famille de systèmes d'exploitation Unix compte plus de 25 membres. GNU/Linux, BSD et Mac OS X sont aujourd'hui les systèmes d'exploitation les plus populaires de la famille Unix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Windows équipe aujourd'hui 38 % des serveurs tandis que la famille Unix équipe 31 %, dont à peu près la moitié avec GNU/Linux. La famille Unix anime 60 % des sites web dans le monde et GNU/Linux équipe 95 % des près de 500 superordinateurs du monde. En 2012, la famille Unix anime 90 % des smartphones.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né en 1990, Symbian OS est – en 2007 – le système d'exploitation le plus répandu sur les téléphones mobiles et assistants personnels, avec 67 % de part de marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2012, les quatre systèmes d'exploitation Android de Google, Symbian, iOS de Apple et Blackberry de Research In Motion occupent ensemble 95 % du marché des smartphones. Android, le plus populaire (75 %), est en progression, tandis que les autres sont en recul. Les parts de marché de Symbian ne sont plus que de 2.3 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté des tablettes tactiles, Apple domine le marché en 2010 avec iOS (83,9 % des ventes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les serveurs et superordinateurs sont majoritairement équipés de systèmes d'exploitation de la famille Unix.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Wikipédia, article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation système d'exploitation].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_mat%C3%A9riel_informatique&amp;diff=15705</id>
		<title>Le matériel informatique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_mat%C3%A9riel_informatique&amp;diff=15705"/>
				<updated>2015-02-04T12:40:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22ressources+mat%C3%A9rielles%22 ressources matérielles], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ordinateur ordinateur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/p%C3%A9riph%C3%A9riques périphériques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mat%C3%A9riel+informatique%22 matériel informatique].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur est une machine à calculer (''computer'' en anglais). Cette machine sachant calculer nous sert à traiter de l'information, c'est-à-dire à produire, à stocker et aussi à communiquer des données.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ordinateur est composé d'un processeur (pour calculer) et de mémoire (pour stocker). Les formes que peut prendre la mémoire sont diverses (puces électroniques, disques, sticks, cloud). Leurs fonctions diffèrent également : mémoire vive (temporaire), mémoire de masse (stockage), mémoire instantanée (pour l'affichage et les calculs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au processeur et aux mémoires on ajoute des connexions appelées ''bus'', une horloge pour faire battre le cœur, et des ''connecteurs'' pour adjoindre d'autres appareils appelés ''périphériques''. Tout ordinateur possède au moins un ou plusieurs périphériques d'entrée permettant la saisie d'information. On peut citer le clavier, la souris mais aussi l'écran tactile, le microphone et autres capteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ordinateur fournit les résultats de son travail sur des périphériques de sortie tels que l'écran, l'imprimante, les haut-parleurs et autres éléments analogiques permettant une captation par l'humain utilisateur. D'autres connecteurs permettent de relier l'ordinateur à d'autres ordinateurs par un réseau et par internet. Ces connecteurs permettent aussi d'ajouter des éléments de mémoire qualifiée d'externe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ordinateur_personnel.png|600px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Schéma d'un ordinateur de type PC.'''&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Image [http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Personal_computer,_exploded.svg Gustavb sur Wikicommons]. Licence Créative Commons paternité – partage à l’identique 3.0''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Légende :'' &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
1. Écran &amp;lt;br&amp;gt;	&lt;br /&gt;
2. Carte mère &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
3. Unité Centrale (UC) (Microprocesseur) &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
4. Mémoire vive (RAM) &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
5. Cartes périphériques &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
6. Bloc d'alimentation	 &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
7. Lecteur de disque optique &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
8. Disque dur &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
9. Souris &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
10. Clavier&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=15696</id>
		<title>Les différents types d'informations</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_diff%C3%A9rents_types_d%27informations&amp;diff=15696"/>
				<updated>2015-02-03T12:47:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=droit%20d%27auteur droit d'auteur], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cr%C3%A9ation création], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/opinion opinion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22mode+d%C2%B4emploi%22 mode d'emploi], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=donn%C3%A9es%20publiques données publiques] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22types+d%C2%B4information%22 types d´information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22logiciel+libre%22 libre].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Richard+Stallman%22 Richard Stallman] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Noosph%C3%A8re Noosphère] [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Beaumarchais Beaumarchais].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nous recevons en flux continu des images, sons, odeurs, goûts, sensations, qui sont autant de messages à traiter, interpréter, face auxquels agir et réagir. &lt;br /&gt;
Selon une mesure de la vitesse de traitement du cerveau, les humains traiteraient en moyenne 60 bits d'informations par seconde. Mais de quelles informations s'agit-il&amp;amp;nbsp;? Quel type d'information traite-t-on et sous quelle forme&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet n'est qu'un véhicule pour transporter des informations, voici l'occasion de revenir aux essentiels, au cœur de la société de l'information, en reprenant les idées de Richard Stallman dans sa «&amp;amp;nbsp;révolution du logiciel libre&amp;amp;nbsp;»&amp;lt;ref&amp;gt;Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. ''Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée''. Éditions Eyrolles, publié sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du plus simple au plus complexe  ==&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Au commencement était le Verbe&amp;amp;nbsp;» selon ''la'' ''Bible''. Verbe au sens d'information créatrice. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'information la plus simple est la donnée&amp;amp;nbsp;: 0 ou 1, par exemple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réunies et mises en contexte, des données peuvent prendre un sens, devenir information. Ce sont alors des clés pour agir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Associées, les informations deviennent des savoirs, de la connaissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interconnectés, mis en pratique et partagés, les savoirs deviennent culture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traversant les époques, les cultures, qui sont autant de répertoires de solutions, s'inspirent les unes les autres pour former des civilisations. Chaque espèce a une ou plusieurs civilisations qui évoluent soit en parallèle, soit l'une après l'autre, dans des cycles de constructions et destructions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prises dans leur ensemble, les civilisations se rejoignent dans la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Noosph%C3%A8re ''noosphère''], la sphère immatérielle des idées. Un concept qui a trouvé une seconde vie grâce à l'essor du numérique. Avec son cortège d'informations et son fonctionnement auto-organisé,  internet, le ''réseau des réseaux'', est entrevu par certains comme une expression matérialisée de la noosphère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png|300px|thumb|center]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Trois types de contributions à la société  ==&lt;br /&gt;
Richard Stallman propose que les droits d'une création soient différents selon sa finalité, contribution fonctionnelle, écrit d'opinion ou travaux d'art ou de divertissement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''contribution fonctionnelle''' comporte des publications telles que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les recettes&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les modes d'emploi&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les documents de références (encyclopédies, statistiques, etc.)&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les codes logiciels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour que le plus grand nombre en profite, elles devraient être libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''œuvres d'opinion ou de témoignage''' telles que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* les mémoires&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les essais&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* les commentaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles devraient être mises en circulation librement mais sans droit à la modification sauf autorisation de l'auteur et sans usage commercial. Le copyright est cruel, car il interdit le partage du savoir ''a priori'', or il est essentiel de légaliser le partage du savoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour '''les travaux d'art et de divertissement''', il y a des arguments pour les deux options privatrice ou libre&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* D'une part modifier peut être une contribution à l'œuvre&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* D'autre part modifier peut réduire l'intégrité de l'intention initiale de l'auteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, bien des œuvres de Shakespeare sont des copies modifiées d'œuvres existantes. Shakespeare n'a pas été puni, au contraire, il a été salué pour sa créativité, alors qu'elle était en partie le résultat d'une modification. La politique la plus éthique est probablement celle qui consiste à autoriser au minimum la copie durant une certaine période (par exemple 10 ans), puis à autoriser la copie et les modifications. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, on parle de société de l'information, mais sous couvert d'informations factuelles ou fonctionnelles, la diffusion des informations créatives sert trop souvent les intérêts des émetteurs plutôt que celui du bien commun. Par exemple, le choix d'une première page d'un journal misant sur le sensationnel aura pour but de capter l'attention pour vendre de la publicité, justifier d'une grande audience pour vendre plus cher les espaces publicitaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Documents : publics ou privés ?  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les différents services de l'état et les collectivités territoriales produisent et publient des documents (livres, revues, plaquettes, sites web, etc.) sur différents thèmes&amp;amp;nbsp;: tourisme, sécurité routière, prévention des dépendances, santé, arnaques sur internet. Ils les financent avec les impôts collectés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces informations sont fonctionnelles. Pourquoi ne pas demander aux gouvernements de mettre leurs modes d'emploi de leur documentation pédagogique sous des licences libres ? Autoriser leur copie, modification et redistribution, valoriser ces documents et les partager comme un patrimoine de l'Humanité. Le monde associatif et les institutions publiques ont encore un gros chemin à parcourir pour développer le réflexe des licences libres et du partage spontané, à l'instar de Wikipédia, afin de mieux contribuer à promouvoir le bien commun dans nos sociétés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Comment s'engager pour éviter la privatisation de l'eau ou de l'air&amp;amp;nbsp;? Engageons-nous pour la liberté des documents publics afin d'augmenter leur diffusion, celle des documents de prévention santé (éviter les comportements sexuels à risques, prévention SIDA, conduite en état d'ébriété, violence conjugale, tabagisme, etc.), information citoyenne (mode d'emploi pour créer sa micro-entreprise, pour organiser un petit festival, etc) ou information culturelle (festivals, monuments historiques, zones naturelles remarquables, etc.).''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les trois types d'informations ==&lt;br /&gt;
Une information est définie par son contenu, son sens. On distingue trois types d'informations, les faits, les œuvres et les fonctions&amp;lt;ref&amp;gt; Jürgen Habermas, Théorie de l'agir communicationnel. Fayard, Paris. 1987 ; et Sam Williams, Richard Stallman, Christophe Masutti. Richard Stallman et la révolution du logiciel libre. Une biographie autorisée. Éditions Eyrolles - Framasoft, publiée sous la GNU Free Documentation Licence. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''faits''', c'est tout ce qui est ''manifeste'', qui décrit un état, qui peut être difficilement remis en cause. Par exemple, une annonce : « Maison à vendre ». Lorsque quelque chose ne peut pas être discuté, on peut dire que c'est factuel. Parfois seulement, une personne définira une information comme factuelle, les autres voudront en débattre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le factuel, on est concentré sur des faits. Ici ne se pose pas la question de ce qui est vraiment factuel et de ce qui ne l'est que potentiellement (par exemple : je vais mourir un jour, est-ce factuel ?). Le vrai, c'est une question philosophique, voire métaphysique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''œuvres''' englobent les créations artistiques, ainsi que les opinions, les improvisations et plus largement, tout ce qui n'est ni fonctionnel, ni factuel. Les œuvres peuvent être absolument inédites ou représenter le fruit d'une maturation, d'un assemblage, d'une adaptation d'œuvres antérieures, avec une touche d'innovation, de différence, qui est la nature même de la créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les '''fonctions''' sont produites et diffusées non pas pour leur dimension d'information, ayant une valeur intrinsèque, mais pour leur utilité. Ce sont les marches à suivre, les méthodes, les modes d'emploi, les informations qui servent une autre finalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information peut, bien entendu, combiner deux types ou même les trois types de contenus. « Je vends ma voiture (c'est une information factuelle) qui va sûrement faire plaisir à quelqu'un de bien parce que c'est une voiture agréable à conduire (c'est une information, créative, car c'est mon opinion, mon sentiment ; dont on peut certes débattre pendant des heures). Et pour l'acheter il faut m'appeler entre 19 h et 21 h à la maison (c'est l'information fonctionnelle, la marche à suivre pour acheter ma voiture) ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres »''. Beaumarchais&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:fonctionnel-factuel-cratif.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9finition_des_TIC&amp;diff=15695</id>
		<title>Définition des TIC</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9finition_des_TIC&amp;diff=15695"/>
				<updated>2015-02-03T11:07:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/technologie technologie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/tic TIC], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ICT ICT], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TICE TICE].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Claude+Shannon%22 Claude Shannon].''&lt;br /&gt;
-----------------&lt;br /&gt;
S'il vous prend l'envie d'assister à une conférence qui traite des problématiques d'internet, le mot-clé ne sera pas internet, mais plutôt TIC, ICT, voire TSI (Technologies de la Société de l'Information). De jolis acronymes, couramment utilisés dans les milieux académiques et scolaires, qui servent à désigner une thématique aux contours finalement assez flous. De quoi s'agit-il exactement ? D'internet ? D'informatique ? De télécommunication ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, il n'existe pas de consensus sur la définition des ''Technologies de l'information et de la communication'' (TIC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première approche consiste à se concentrer sur la notion de communication ou sur la notion d'information (numériques). Il s'agit en réalité de la même chose. Seul l'état diffère : à l'état fixe (comme la glace) nous avons l'information ; en mouvement (comme l'eau et la vapeur), nous avons la communication. Le piège, c'est de rester fixé sur le terme « technologies », car ce ce qui compte, ce sont les pratiques, les usages, les méthodes et les personnes. Les outils techniques, qui se renouvellent en permanence, sont à leur service.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les informations sont comme des photographies de nos réalités : elles sont statiques. La communication est comme un film : une série de photographies qui se succèdent. La communication, c’est donc de l’information en mouvement. C'est le principe même décrit dans la théorie de l'information par Claude Shannon&amp;lt;ref&amp;gt;[http://pespmc1.vub.ac.be/books/Shannon-TheoryComm.pdf ''A Mathematical Theory of Communication'']. The Belle System Technical Journal, vol. 27, 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Dans toutes les opérations de communication, il y a animation – assemblage et exploitation – de quatre types de paramètres : des informations, des technologies, des utilisateurs, des méthodologies. La communication est donc à l’information ce que le cinéma est à la photographie. Plus riche, plus complexe, avec pour conséquence plus de potentiel !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’expression TIC, il y a redondance : I et C étant la même chose, dans un état différent. Il en va de même pour les autres expressions associant information et communication comme par exemple :&lt;br /&gt;
''Information &amp;amp; Communication Technologies'' - en anglais, alias ICT, également IT pour ''Information Technologies'' (les technologies de l’information), et&lt;br /&gt;
''Systèmes d’Information et de Communication''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_en_transition_%3F&amp;diff=15650</id>
		<title>Et vous, êtes-vous en transition ?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_en_transition_%3F&amp;diff=15650"/>
				<updated>2015-01-12T13:06:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/paradigme paradigme],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/barri%C3%A8res barrières], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/adaptation adaptation].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Clare+Graves%22 Clare Graves], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Maslow Maslow].''&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
==Quiz : êtes-vous en chemin vers les nouveaux paradigmes ?==&lt;br /&gt;
Le psychologue [http://fr.wikipedia.org/wiki/Clare_Graves Clare Graves] fut l'adjoint de Maslow, créateur de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow la pyramide des besoins]. Graves explique que face à un environnement qui évolue, nous pouvons adopter trois postures qui sont autant d'indices du potentiel de changement:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 1→ Ouvert =====&lt;br /&gt;
* Ouverture d’esprit, écoute, empathie ;&lt;br /&gt;
* Capacité à voir les barrières et désir de les vaincre ;&lt;br /&gt;
* Capacité d’anticiper les changements ;&lt;br /&gt;
* Acceptation du changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 2→ Arrêté =====&lt;br /&gt;
* Tendance à vivre à l’intérieur des barrières de la vie ;&lt;br /&gt;
* Stress, tension, problèmes gastriques ;&lt;br /&gt;
* Comportement passif ou agressif ;&lt;br /&gt;
* Rejet des modèles de transformation en se fixant sur l’idée que l’on ne peut rien y changer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 3→ Fermé =====&lt;br /&gt;
* Enfermement dans sa coquille ;&lt;br /&gt;
* Compulsif, perfectionniste ;&lt;br /&gt;
* Réactions extrêmes à une frustration ;&lt;br /&gt;
* Exclusivité de la vision du monde ;&lt;br /&gt;
* Insatiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Quelques pistes pour franchir les barrières des nouveaux paradigmes numériques :====&lt;br /&gt;
* Les éliminer ;&lt;br /&gt;
* Les contourner ;&lt;br /&gt;
* Les neutraliser ;&lt;br /&gt;
* Les reformuler en quelque chose d’autre ;&lt;br /&gt;
* Les identifier et les cibler ;&lt;br /&gt;
* Calculer les risques, conséquences et douleurs ;&lt;br /&gt;
* Énoncer clairement les excuses et prétextes ;&lt;br /&gt;
* S’assurer que les fondations sont solides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Une fois la transition amorcée, il est utile de se souvenir que :====&lt;br /&gt;
* Tout changement demande une aide pendant et après la transition ;&lt;br /&gt;
* Toute personne qui change doit s’attendre à être « punie » par celles qui refusent le changement ;&lt;br /&gt;
* Les vieilles barrières peuvent resurgir de manière punitive.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=15649</id>
		<title>Passage des -isme en -ité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=15649"/>
				<updated>2015-01-12T12:59:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hominisation hominisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/paradigme paradigme], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/adaptation adaptation].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jo%C3%ABl+de+Rosnay Joël de Rosnay], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/howto howto].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Homme-blanc-papalagui.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il est devenu presque banal de constater l'échec de deux projets de sociétés&amp;amp;nbsp;: celui qui est offert par le capitalisme sauvage et celui qui est offert par le communisme bureaucratique. Mais il est plus difficile de définir la ''troisième voie'' vers laquelle nous nous engageons. » ''Joël de Rosnay''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Macroscope ''Le macroscope - Vers une vision globale'']. Edition Le Seuil, Paris. 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Processus d'hominisation  ==&lt;br /&gt;
Une transition intéressante est aujourd'hui à l'œuvre&amp;amp;nbsp;: la transformation des -''isme'' en -''ité''. Elle induit la notion d'un retournement radical de modèle, plus précisément le glissement d'un modèle dominant transmis verticalement à un public passif à un modèle privilégiant des savoir-faire et des pratiques transversaux, raisonnés et responsables. Cette transition s'accompagne nécessairement d'un «&amp;amp;nbsp;Net&amp;amp;nbsp;» changement de comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l'ancien paradigme, les différents choix de modèles de société se nommaient ''capitalisme'', ''communisme'', ''socialisme''. Dans une société globalisée où tout est relié, il n'est plus question de modèle, mais de boîte à outils. Il faut être capable de passer en permanence d'un modèle à l'autre et savoir s'adapter en fonction des contextes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réalités sont de plus en plus nuancées et l'on voit émerger de nouvelles formulations telles que «&amp;amp;nbsp;sociabilité&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;compatibilité&amp;amp;nbsp;» ou «&amp;amp;nbsp;évolutivité&amp;amp;nbsp;». Le suffixe -''ité'' évoque la fluctuation qui remplace ou complète, selon les croyances, la notion de tendance. On parle ainsi de «&amp;amp;nbsp;degré&amp;amp;nbsp;» d'adaptabilité, de créativité, de fonctionnalité… et non plus de «&amp;amp;nbsp;tendance&amp;amp;nbsp;» capitaliste ou communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adaptation, de fait, est la clé du succès&amp;amp;nbsp;: il s'agit désormais de modifier ses critères d'analyse en fonction de l'évolution culturelle. Certaines méthodes ou recettes connues, comme le système D, font d'ailleurs figure d'embryons du nouveau paradigme. Nous sommes constamment confrontés à d'autres modes de fonctionnement. La diversité des cultures et des approches se mélange dans notre tête, dans nos pratiques quotidiennes, dans notre être tout entier. Nous passons d'un système de pensée unique, qui rejette tous les autres, à une combinaison de systèmes de pensée et de modes d'actions plus riches, plus complets et bien plus variés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cela, le processus d'hominisation&amp;amp;nbsp;: la maîtrise d'une part toujours plus grande de notre potentiel humain, grâce à la maîtrise de dynamiques qui nous semblent ''a priori'' plus complexes. La boîte à outils, en effet, est plus complexe. Les conditions du succès ici ne seront pas les conditions du succès là-bas. Le développement de l'usage de termes dotés du suffixe -''ité'' atteste que les choses sont moins tranchées et manichéennes qu'elles ne le furent (comme dans l'opposition classique des systèmes communiste et capitaliste).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies numériques sont au cœur de cette évolution car elles donnent accès à tous et en tout temps à l'ensemble des outils permettant de passer d'un mode de fonctionnement à l'autre, d'une grille de lecture à l'autre, d'un indicateur à l'autre. Ainsi, nous développons tous des capacités de sociologue, en analysant les comportements humains, ou des pratiques de journaliste, en sélectionnant des informations, en les échangeant et en les mettant en perspective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage révèle celui d'une culture théorique à une culture de mécanismes pratiques. Il est d'autant plus ardu qu'il nous demande non seulement de participer à la création ou à l'adaptation de ces modes de pensée mais aussi de les incarner. On ne peut plus se contenter de dicter comment les choses doivent être faites, il faut aussi les mettre en œuvre, les habiter pour les faire vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités permettent d'identifier et de réunir des pratiques qui pourraient sembler contradictoires. C'est le cas de l'entrepreneuriat social, un concept qui encourage aussi bien la dynamique entrepreneuriale que la culture du bien commun. Les pionniers du changement sont les précieux passeurs requis par cette grande transition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une transition difficile ==&lt;br /&gt;
Tout le monde est d'accord sur l'urgence de promouvoir des pratiques vraiment durables. Il est plus difficile de définir ces pratiques. La progression semble suivre le principe du « trois pas en avant, deux pas en arrière, puis trois pas en avant à nouveau ». Au niveau scolaire et universitaire, les étudiants sont de plus en plus nombreux à rejeter le système qui leur est imposé. Ils réclament une école beaucoup plus flexible, modulaire, moins dogmatique, qui réduise le contrôle exercé par les enseignants, qui favorise l'entraide entre étudiants. Les mêmes aspirations s'expriment dans le champ politique, de plus en plus d'organisations de la société civile choisissent de s'engager pour peser dans le processus politique, mais sans présenter de candidats aux élections&amp;amp;nbsp;: elles ne se posent pas en mouvements politiques. Elles revendiqueraient plutôt le droit à une ''citoyenneté active''. Cette dynamique citoyenne a certes toujours existé, mais elle est plus visible aujourd'hui que jamais.&lt;br /&gt;
[[Fichier:How to-3-.gif|thumb|Imaginez la suite…]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Le royaume des howto'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On apprend aujourd'hui de plus en plus par soi-même. « Howto » vient de ''how to [do]'' (comment faire). L'internet est le nouveau royaume des Howto. Toute pratique y est documentée. Souvent sous forme résumée, pas toujours suffisante pour aller au bout des choses, mais souvent pensée pour aider les moins expérimentés. Ainsi, dans une volonté de simplification, les modes d'emploi laissent de côté certains détails réservés aux experts. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chercher un mode d'emploi permet d'entrer dans la culture des «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;». Concentrés, dans un premier temps, sur les différentes manières de résoudre un problème informatique, les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;» ont vite débordé dans tous les domaines &amp;amp;nbsp;: recettes de cuisine, conseils santé, auto-construction d'habitat, réparation de machines, mais aussi relations de couple, etc. Un problème, une question ? Tapez «&amp;amp;nbsp;comment&amp;amp;nbsp;» suivi de votre question, affinez la recherche et vous trouverez. Essayez, testez, puis modifiez ou commentez si le mode d'emploi déniché n'est pas assez clair. À travers les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;», c'est l'adaptabilité et la participativité qui s'expriment. Encore deux concepts en -''ité''…&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vingt-et-un critères pour comprendre les deux tendances au XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle  ==&lt;br /&gt;
Pour prendre les bonnes décisions, il importe d'abord d'avoir défini de bons critères d'analyse. Il est à cette fin indispensable de connaître les différentes visions du monde (croyances) qui sous-tendent chaque critère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''21 critères pour 2 tendances'''&lt;br /&gt;
! Tendance et croyance anthropocentriste, l’homme est au centre de l’univers. &lt;br /&gt;
! Tendance et croyance géocentriste, la Terre est au centre, l’homme en fait partie, il est gardien de la planète &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Cloisonnement &lt;br /&gt;
| Ouverture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Statique&lt;br /&gt;
| Dynamique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Conformisme&lt;br /&gt;
| Adaptabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Incompatibilité&lt;br /&gt;
| Compatibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Démesure&lt;br /&gt;
| Modération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invariabilité&lt;br /&gt;
| Évolutivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Autarcie&lt;br /&gt;
| Mutualisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Institutionnalisation&lt;br /&gt;
| Modélisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Répression&lt;br /&gt;
| Prévention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Monolithisme&lt;br /&gt;
| Modularité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Ignorance&lt;br /&gt;
| Attention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non formalisation&lt;br /&gt;
| Formalisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Homogénéité&lt;br /&gt;
| Diversité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Opacité&lt;br /&gt;
| Transparence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mécanique&lt;br /&gt;
| Organicité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non coopération&lt;br /&gt;
| Coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Spéculation&lt;br /&gt;
| Valorisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Centralisation&lt;br /&gt;
| Décentralisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Éloignement&lt;br /&gt;
| Proximité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exclusivité&lt;br /&gt;
| Non exclusivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Dispersion&lt;br /&gt;
| Finalisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars&amp;diff=15648</id>
		<title>Des cathédrales aux bazars</title>
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				<updated>2015-01-12T12:56:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar bazar], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+libre%22 culture Libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22collaboration+en+ligne%22 collaboration en ligne], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9centralisation décentralisation].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU_Linux GNU/Linux], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Eric+Raymond Eric S. Raymond], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikip%C3%A9dia Wikipédia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Google Google], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/facebook Facebook], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 ESS].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
==Quelle architecture pour les relations socio-économiques ?==&lt;br /&gt;
On accorde souvent plus d'attention et de prestige à une belle cathédrale qu'à un bazar anarchique (du moins en apparence). Mais en ce qui concerne les modes d'organisation, d'entreprises ou de projets, ces a priori doivent-il désormais être remis en question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cathédrale, bazar, de quoi parle-t-on ? De structures sociales et économiques et non plus de bâtiments. La matière s'assemble selon des logiques dimensionnelles : hauteur, largeur... Les informations, les idées, les organisations sociales sont également le résultat de ces logiques. Certaines organisations sont assemblées suivant la forme de la « cathédrale ». D'autres organisations sont assemblées en suivant la forme du « bazar ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système social dit « en cathédrale » fonctionne selon la hiérarchie de statut, à la verticale, sous forme pyramidale. Le meilleur statut, le pouvoir suprême, se trouve au sommet. De nombreux niveaux intermédiaires le séparent de la base. Cette hiérarchie pyramidale exerce un contrôle important, notamment en s'interposant dans la circulation de l'information et les prises de décision. Tout doit passer d'un échelon hiérarchique à l'autre, du haut vers le bas ou inversement, rarement de manière transversale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des États-Nations fonctionnent de cette manière. La majorité des grandes entreprises aussi, où l'on doit en référer à un supérieur hiérarchique. Il est fréquent de recevoir un courrier important, une décision officielle par exemple, signée par une personne qui a le « droit de signature », le statut de « responsable administratif », alors qu'en fait le courrier a été préparé par d'autres personnes qui traitent ce dossier, des subalternes ; et le signataire appose sa griffe quasiment les yeux fermés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la signature, c'est toute la culture de la gestion qui est influencée par cette approche cathédrale. Plus largement, dans l'organisation cathédrale, la consommation est séparée de la production. Les consommateurs ne peuvent pas comprendre ou modifier les produits qu'ils consomment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La dynamique horizontale==&lt;br /&gt;
Bien différent est le fonctionnement des hiérarchies dans un bazar ! Il n'y a pas de position dominante a priori permanente. En fonction de la situation, chacun apporte sa contribution sous forme de connaissances, savoir-faire et savoir-être. Il la met au service de la communauté. Ceux dont les contributions sont les plus intéressantes réussissent à fédérer une communauté (fournisseurs et clients) et en deviennent naturellement les leaders légitimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'organisation est horizontale, en de nombreux petits groupes. Dans chaque petit groupe, non seulement chacun peut être le chef d'un segment de l'activité, mais il peut aussi y avoir plusieurs chefs. La notion de chef se transforme en simple notion de (co-)responsable d'activité. Les responsables doivent sans cesse démontrer qu'ils méritent leur place, ou avoir la sagesse de réduire leur attente de pouvoir diriger, en (re-)devenant simple contributeur aux projets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un bazar la pression est moindre, les relations sont plus simples, informelles, basées sur la pratique. Chacun peut donc participer à plusieurs groupes, parfois comme leader, parfois comme contributeur, et trouver diverses places en fonction des contextes. Cette modularité de la culture hiérarchique facilite la fusion des rôles entre consommateurs et producteurs, ces derniers étant encouragés à améliorer les produits et services pour leur propre usage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un concept venu du logiciel libre==&lt;br /&gt;
Ces deux logiques ''cathédrale versus bazar'' ont toujours existé. La cathédrale s'opposait à l'anarchisme. Mais l'arrivée du numérique a permis de faire émerger une approche plus nuancée du bazar, pas si anarchique finalement. Les communautés d'informaticiens ont servi de laboratoire d'idées. Car les propriétés de décentralisation et de multilatéralité des écosystèmes numériques ont entraîné l'émergence de ce nouveau type d'organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En offrant la possibilité de laisser une trace de toutes les contributions, et donc de faire des choix plus raisonnés, basés sur la qualité de chacun à contribuer à un projet, le numérique donne de la transparence au mode opératoire. Ceci permet à chacun de voir le mode d'organisation et de choisir celui qui lui convient, sans tomber dans les options radicales du tout vertical ou tout horizontal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre ''La cathédrale et le bazar''&amp;lt;ref&amp;gt;Eric S. Raymond. [http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar_monoblock.html ''La cathédrale et le bazar''].&amp;lt;/ref&amp;gt;, Eric S. Raymond analyse le succès de projets de logiciels libres, dont le code source est ouvert, générant par nature une organisation de type bazar, avec de nombreux petits groupes de travail qui interagissent, en visualisant ce que les autres apportent à la construction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succès des logiciels libres, bien que peu connu, est fulgurant dans l'économie mondiale. La majorité des pages web qui sont affichées tournent sur ce type de logiciels, conçus dans des hiérarchies de type bazar. Ceci démontre la pertinence de ce type de gouvernance de projet, basée sur le partage de l'information et l'équité des chances, deux fondamentaux propres au bazar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cela s'applique bien au-delà du logiciel : dans l'architecture, les arts, les machines agricoles (etc.), mais uniquement si les outils numériques sont utilisés pour coordonner les efforts. L'idée de hiérarchie bazar, popularisée avec le monde des logiciels libres et à code ouvert, a servi de catalyseur pour faciliter une transition : le bazar, comme logique organisationnelle, s'étend aujourd'hui à de nombreux domaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bazar n'entrave ni la réussite d'un projet, ni la qualité de son résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux succès notoires : &lt;br /&gt;
*GNU/Linux. Issu du milieu hacker, le système d'exploitation libre Linux est né de la rencontre entre le développement collaboratif décentralisé d'internet et le mouvement du logiciel libre. Il est devenu leader sur les serveurs web.&lt;br /&gt;
*Wikipédia l'encyclopédie en ligne. Elle figure parmi les 10 sites les plus visités au monde. Il existe plusieurs millions de projets bazar qui, comme Wikipédia, utilisent internet mais qui ne sont pas des projets logiciels. Leur succès provient de leur qualité : ils sont améliorables continuellement par tous. Seule condition : respecter les règles de fonctionnement de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là réside sans doute l'une des clés de la force du bazar. Ces projets fonctionnent grâce à des micro-hiérarchies de contributions. Exemple : ''« Il a sans doute raison, car c'est lui qui a résolu le dernier bug sur cette partie du programme la dernière fois. »''&lt;br /&gt;
Cette approche bazar remplace progressivement les hiérarchies de statut, symbolisées par des comportements comme :&lt;br /&gt;
* ''« j'ai raison, car je suis ton chef »'' ;&lt;br /&gt;
* ''« j'ai raison, car j'ai fait cinq années d'études et toi seulement deux »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit ainsi que le pouvoir dans les organisations est intimement lié au statut, qui donne le droit ou non à l'information. Ce qui est nouveau, c'est que le numérique permet à tous de co-contrôler l'information (le code, dans l'univers des programmateurs). Dans l'approche bazar, comme les producteurs sont aussi les consommateurs, ils peuvent faire évoluer ensemble les produits et services plus rapidement, car ils ont accès à toutes les informations nécessaires pour bien décider ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et comme le monde numérique ne connaît pas les distances, tous peuvent y contribuer où qu'ils se trouvent et à tout moment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par leur nombre important, les acteurs de la communauté socio-économique des logiciels libres identifient plus vite les problèmes et trouvent la solution rapidement. C'est pourquoi, à la différence des projets gérés par des communautés fonctionnant sur le principe de la cathédrale, les communautés qui adoptent les principes bazar peuvent être plus réactives, plus flexibles et ainsi plus efficaces pour trouver des solutions. C'est pourquoi un acte de vandalisme sur Wikipédia est souvent repéré par des ''patrouilleurs ''en moins de deux minutes et ce malgré le nombre incalculable de pages à surveiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les organisations en pleine mutation==&lt;br /&gt;
Le fonctionnement en cathédrale reste prédominant dans le modèle économique actuel en ce début du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Mais la mutation est en cours. Le bazar, modèle organisationnel émergent, est en train de bouleverser le rapport de force bien au-delà de la seule économie numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux modes d'organisation coexistent actuellement, notamment dans les médias. Les supports traditionnels exercent un quasi-monopole (du haut vers le bas) sur l'information et sont souvent intégrés dans des groupes transnationaux encore plus gros, qui produisent et vendent du matériel militaire, de l'électronique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, les géants de l'informatique (en 2012 Microsoft, Apple, Google ou Facebook) maîtrisent totalement l'utilisation et le développement de leurs produits, tout en se diversifiant dans des domaines qui leur assurent de rester des groupes de dimension considérable et à hiérarchie verticale (des cathédrales), plutôt que de migrer vers des réseaux de petits groupes fonctionnant en bazar, horizontalement (comme le modèle Linux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces entreprises cathédrales ne sont pas forcément les mieux armées pour résister à la société numérique : la somme des multiples bazars, tous en réseaux, représentant une concurrence sérieuse (on aborde alors le concept décrit dans l'article ''« La longue traîne »'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l'''économie sociale et solidaire'' est structurellement adaptée à la culture bazar dévoilée par les pionniers du numérique, c'est pourquoi son modèle semble plus adaptable aux transitions économiques actuelles. Rappelons ici les valeurs et principes de l'ESS :&lt;br /&gt;
# respect du bien commun&lt;br /&gt;
# solidarité&lt;br /&gt;
# coopération&lt;br /&gt;
# diversité&lt;br /&gt;
# autonomie&lt;br /&gt;
# citoyenneté active&lt;br /&gt;
# mutualisation&lt;br /&gt;
# bien-être social&lt;br /&gt;
# innovation ouverte&lt;br /&gt;
# gouvernance décentralisée&lt;br /&gt;
# partage de l'information&lt;br /&gt;
# culture du don&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=15647</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=15647"/>
				<updated>2015-01-12T12:47:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire savoir-faire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+continue%22 formation continue], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+%C3%A0+distance%22 formation à distance], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eLearning eLearning], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22comp%C3%A9tences+transversales%22 compétences transversales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+individuelle%22 participation individuelle].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ECVET ECVET], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=RTFM RTFM], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikip%C3%A9dia Wikipédia], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Stephen+Sterling Stephen Sterling].'' &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreux sont les signaux qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à l'un de ces cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes'''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Éducation and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier. &amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr europe-education-formation.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concrets de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nouveau code culturel : le RTFM==&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit ''Read The Fucking Manual'' (en français plus châtié : ''Relis Ton Fichu Manuel''). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur Internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répondre alors « RTFM », c'est signifier en substance : ''« Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''eLearning''' &lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « eLearning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif commun de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plateformes internet conçues dans l'esprit de Wikipédia permettront alors à tous les corps de métiers de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie==&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/ ec.europa.eu]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences mathématiques et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences numériques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs==&lt;br /&gt;
* Habileté analytique ;&lt;br /&gt;
* flexibilité et talents variés ;&lt;br /&gt;
* aptitudes interpersonnelles ;&lt;br /&gt;
* aptitudes à la communication orale et écrite ;&lt;br /&gt;
* organisation, planification ;&lt;br /&gt;
* gestion du temps ;&lt;br /&gt;
* enthousiasme, motivation ;&lt;br /&gt;
* qualités de chef (leadership) ;&lt;br /&gt;
* faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&lt;br /&gt;
* esprit d'équipe.&amp;lt;ref&amp;gt;Currie. [http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm Compétences transversales]. 1991, cité par australie.uco.fr.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transition vers la formation durable==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling au tournant du millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage, la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours « ex-cathedra » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible ; la hiérarchie s'établit en fonction des contributions ; c'est l'esprit du bazar, chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition sont en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme ''humanités numériques''. &lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaie d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, a-synchronicité, symétrie, multilatéralité, instantanéité) étant simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par ''La revue durable'' n° 8 de 2005&lt;br /&gt;
[http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ;&lt;br /&gt;
# Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
# Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
# Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
# Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
# Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
# Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
# Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
# Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 Répertoire de platesformes d'e-learning et d'e-formation], 2012, sur www.cursus.edu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=15646</id>
		<title>Natifs et migrants numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=15646"/>
				<updated>2015-01-12T12:29:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital native], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hominisation hominisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+num%C3%A9rique%22 culture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+sociotechniques%22 propriétés sociotechniques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22homo+numericus%22 homo numericus], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22g%C3%A9n%C3%A9ration+C%22 génération C], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Slash+G%C3%A9n%C3%A9ration Slash Génération].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jo%C3%ABl+de+Rosnay Joël de Rosnay], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Pierre+Mounier%22 Pierre Mounier], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jos%C3%A9e+B%C3%A9langer Josée Bélanger], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Olivier%20le%20Deuff Olivier le Deuff], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Beno%C3%AEt+Sillard Benoît Sillard], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=gamer Gamers].''&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
[[Fichier:Born digital native.jpg|thumb|« Non, tu n'as pas été téléchargé : je t'ai mis au monde ! »]] &lt;br /&gt;
[[Fichier:Generation_y_digital_natives.jpg‎|thumb|Le savoir au bout des doigts…]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Digital divide.jpg|thumb|Un digital migrant en difficulté]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Almin009-05.gif|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un quiz pour l'apéritif  ==&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: Je m'impatiente très vite. J'ai tendance à fuir les bancs d'école. Mon plaisir à apprendre se développe principalement à travers le jeu et la consommation. Je suis à l'aise pour accomplir plusieurs tâches à la fois. J'ai de bonnes intuitions. Je suis flexible. Le compliment qui me touche le plus, c'est lorsqu'on me dit que je suis un être spécial et unique. Qui suis-je ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) Un rebelle moderne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Un génie informatique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Un digital natif &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bonne réponse est « natif numérique » – en anglais ''digital native''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la différence des « migrants numériques », qui doivent progressivement se « reprogrammer pour adopter de nouvelles pratiques bizarres et ne pas se retrouver exclus », les natifs numériques, ont intégré dès l'enfance les outils numériques tels que l'ordinateur et le téléphone portable. Pour les natifs, le monde numérique est naturel. Ainsi les enfants d'aujourd'hui savent de plus en plus souvent photographier avec un smartphone avant même de savoir lire. L'écrivain et chercheur Joël de Rosnay les décrit comme des sortes de mutants, à qui on ne fait que trop rarement confiance. On les dit superficiels, incapables de se concentrer, n'appréciant que l'ultrarapide. Mais ces défauts peuvent être convertis en qualité et favoriser la spontanéité, l'interactivité, la gratification spontanée, la solidarité, le partage, la gestion naturelle de la complexité, la vision stratégique…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Néologisme'''&lt;br /&gt;
Nous vivons le passage spectaculaire de l' ''Homo Sapiens'' à l' ''Homo Numericus''. Expression chère au chercheur français Pierre Mounier, auteur précurseur du livre ''Les maîtres du réseau'' et du blog ''Homo Numericus'', sous-titré « Comprendre la révolution numérique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Québec, un terme émergent est « génération C ». Une étude de Josée Bélanger en 2009, intitulée ''Portrait d'une jeunesse citoyenne'', montre que dans les motivations à s'engager de la nouvelle génération sont différentes. &lt;br /&gt;
# La possibilité de connaître de nouvelles expériences de travail&lt;br /&gt;
# La présence des amis&lt;br /&gt;
# Leur intérêt pour la cause ou pour l'organisation&lt;br /&gt;
# L'impression de pouvoir faire une différence&lt;br /&gt;
# La possibilité de pouvoir faire des rencontres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le chemin vers la qualité  ==&lt;br /&gt;
Une maxime du film ''Matrix'' est restée célèbre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Certaines choses changent, et d'autres ne changent pas.&amp;amp;nbsp;» En l'adaptant au sujet de cet article, on peut dire que même si les natifs numériques disposent de nouvelles compétences par rapport aux générations qui les ont précédées, l'époque et l'environnement contemporains ne doivent dispenser personne de l'effort à se connaître soi-même&amp;amp;nbsp;, c'est là une base incontournable si l'on espère être heureux. La culture numérique, qui est née au cœur de la société de consommation, et qui continue d'y baigner, comporte de nombreux effets pervers. Il est essentiel de savoir les identifier et les éviter. C'est ainsi que certains des «&amp;amp;nbsp;usagers&amp;amp;nbsp;» se laissent dominer par l'outil et échouent par conséquent à mettre en place une démarche durable et saine à l'égard du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défi principal consiste à résister à la dictature de l'immédiat – à l'impatience – et à la tentation de rejeter loin de soi toute responsabilité, par manque de suivi et de finalisation de ses « faits et gestes numériques ». Or, apprendre à respecter ses engagements, à préserver et à magnifier les biens communs sont des démarches indispensables, qui le demeureront tant que nous resterons nous-mêmes en devenir, membres d'une espèce en voie d'hominisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un effort de dialogue et d'enrichissement mutuel, chacun d'entre nous, qu'il soit digital migrant ou natif, est donc à même de proposer de grilles de lecture pertinentes, complémentaires par leurs différences, et non exclusives. L'important reste la transmission, la connaissance des clés de la culture du numérique et des enjeux qu'elle pose. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les propriétés sociotechniques du numérique'' (nous revenons sur ce point dans l'article dédié ''[http://netizen3.org/index.php/Num%C3%A9rique_:_cinqui%C3%A8me_%C3%A9l%C3%A9ment_%3F « Numérique : cinquième élément ? »]'') s'apprécient par raffinements successifs. Leur compréhension n'apparaît que progressivement. Insuffisante, elle peut, sur certaines périodes, donner lieu à des déviances ou à des excès dans l'usage des outils numériques. En la matière, la vigilance est donc requise : l'excès est toujours nocif — le mieux est l'ennemi du bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le pouvoir de l'ici et maintenant'''&lt;br /&gt;
Une étude réalisée par la BBC chiffre à neuf secondes la tolérance moyenne de l'utilisateur à l’attente sur internet. Le temps moyen passé sur un site est, lui, de 56 secondes. 65&amp;amp;nbsp;% des ''digital natives'' considèrent internet comme leur première source d’information. Entre 2008 et 2009, le temps consacré par les internautes aux réseaux sociaux a augmenté de 200&amp;amp;nbsp;%. Et 74&amp;amp;nbsp;% des 11-15 ans utilisent désormais le Net pour communiquer entre eux&amp;lt;ref&amp;gt;The Nielsen Company. [http://blog.nielsen.com/nielsenwire/online_mobile/social-networking-and-blog-sites-capture-more-internet-time-and-advertisinga/ ''Social Networking and Blog Sites Capture More Internet Time and Advertising''], article du 24 septembre  2009, sur blog.nielsen.com &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''L'école de demain'''&lt;br /&gt;
En France, selon une étude réalisée par ''Le Monde de l'éducation'' ainsi qu'une [http://www.liberation.fr/societe/01012347505-l-education-priorite-n-1-des-francais-devant-l-emploi étude BVA pour France Info], seuls 30 % d'étudiants se disent satisfaits du système éducatif, contre 60 % il y a moins de 20 ans. Il est vrai que l'utilisation d'internet et des outils numériques se développe fort peu à l'école. Dès lors les ''digital natives'' supposent, intuitivement, qu'ils apprendront davantage hors du cadre scolaire. La culture participative n'en émerge pas moins, petit à petit, en milieu scolaire, et de nombreuses initiatives d'enseignants vont dans le sens des nouveaux paradigmes de la culture numérique&amp;amp;nbsp;: utiliser Wikipédia à l'école, encourager les élèves à partager leurs savoirs sous la supervision du professeur…&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bon points et mauvais points  ==&lt;br /&gt;
La culture ''digital native'' a ses avantages et inconvénients:&amp;lt;ref&amp;gt;Olivier le Deuff. [http://www.guidedesegares.info/author/admin/ Le Monde de l'éducation]. Avril 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Positifs&amp;amp;nbsp;:''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Travailler en multitâche, cool, en jouant&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Approche intuitive, apprend en faisant&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Culture hypertexte, très flexible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Négatifs&amp;amp;nbsp;:''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Importance de la consommation et des loisirs&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dictature de l'immédiat, frustration rapide&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Demande de reconnaissance individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Gamers'''&amp;lt;ref&amp;gt;Benoît Sillard. [http://www.maitres-ou-esclaves.com/ Maîtres ou esclaves du numérique]. Eyrolles, Paris. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ils symbolisent très bien les ''digital natives''. Gamers, c'est le nom que se donnent les amateurs de jeux électroniques. À leur propos circulent de nombreux stéréotypes, émanant le plus souvent de commentateurs dépourvus de la moindre expérience en la matière&amp;amp;nbsp;: ils réduisent les gamers à des caricatures de princes sauveurs de princesses ou de tueurs nihilistes évoluant en permanence au sein d'univers ultraviolents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'ignorent ces observateurs inquiets, c'est qu'avec la culture internet, les jeux ont considérablement évolué. La plupart d'entre eux traitent de sujets sérieux&amp;amp;nbsp;: l'édification d'une ville, la gestion d'une ferme, l'animation d'un collectif, la levée de fonds à objet social… Si le risque de dépendance au jeu existe, il ne faut pas pour autant négliger ses aspects positifs. Aujourd'hui, ceux qui sont nés avec les jeux sur écran sont trentenaires. Ils ont mûri et les jeux avec eux. Si l'esprit ludique permet, au final, de mieux s'engager dans des projets concrets, le passage par l'étape du jeu virtuel prend tout son sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connaissez-vous la ''Slash Génération'' ?==&lt;br /&gt;
La culture digital native, c'est déjà du passé pour la ''génération slash'', alias ''SlashGen''. Voici un extrait du blog d'une slasheuse qui explique ce qu'on entend par cette nouvelle typologie socio-culturelle :&amp;lt;ref&amp;gt;Sophie Ménart. [http://www.sophiemenart.info/?s=slasheuse Je suis une slasheuse, what else?]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis une slasheuse, what else ? Ça fait des années que je ne rentre plus dans aucune case, et encore je ne suis même pas sûre d’être rentrée un jour dans une case. Ça fait des années que je suis bien incapable de répondre à la question « Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? », et encore moins à celle « Quel est votre métier ? ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Analyste programmeur / spécialiste systèmes réseaux / Ingénieur après vente / Product marketing manager / Chargée de com / Webmaster / Chargée de projet Web / Responsable markcom / coordinatrice technique dans la PAO / Rédactrice technique / auteur à l’occasion  et encore je ne mets pas tout,  respirons, respirons… j’ai rebondi de « / »  en  « / » (slash dans le texte) en fonction des situations, du chômage, de mes envies et opportunités.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Pas de la génération  « X », et encore moins de la génération « Y »,  je me reconnais par contre dans la génération slash dite #slashgen, cette génération transversale sans critère d’âge (et là j’insiste) où l’on retrouve les touche à tout en quête de renouvellement permanent.  Ceux qui ont compris qu’il y a bien longtemps qu’on ne garde plus un job ou une activité pour la vie !&lt;br /&gt;
''Certains slasheurs slashent uniquement pour assouvir leurs passions, moi j’alterne ou je cumule les envies et les obligations. Et oui, on ne fait pas toujours ce que l’on veut, surtout passé un certain âge, et il faut bien vivre mon pauvre Monsieur. Alors, ce que je ne peux pas assouvir dans ma vie active, je le slash dans ma vie privée, et là je deviens  photographe amateur  / blogueuse / socialnetworkeuse / curieuse de tout / électron libre. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Je suis une slasheuse quoi ! »''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://www.marcprensky.com/ www.marcprensky.com]&lt;br /&gt;
* [http://www.digitalnative.org/#home www.digitalnative.org]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=15645</id>
		<title>Natifs et migrants numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=15645"/>
				<updated>2015-01-12T12:22:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital native], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hominisation hominisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+num%C3%A9rique%22 culture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+sociotechniques%22 propriétés sociotechniques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22homo+numericus%22 homo numericus], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22g%C3%A9n%C3%A9ration+C%22 génération C], Slash Génération.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jo%C3%ABl+de+Rosnay Joël de Rosnay], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Pierre+Mounier%22 Pierre Mounier], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jos%C3%A9e+B%C3%A9langer Josée Bélanger], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Olivier%20le%20Deuff Olivier le Deuff], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Beno%C3%AEt+Sillard Benoît Sillard], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=gamer Gamers].''&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
[[Fichier:Born digital native.jpg|thumb|« Non, tu n'as pas été téléchargé : je t'ai mis au monde ! »]] &lt;br /&gt;
[[Fichier:Generation_y_digital_natives.jpg‎|thumb|Le savoir au bout des doigts…]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Digital divide.jpg|thumb|Un digital migrant en difficulté]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Almin009-05.gif|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un quiz pour l'apéritif  ==&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: Je m'impatiente très vite. J'ai tendance à fuir les bancs d'école. Mon plaisir à apprendre se développe principalement à travers le jeu et la consommation. Je suis à l'aise pour accomplir plusieurs tâches à la fois. J'ai de bonnes intuitions. Je suis flexible. Le compliment qui me touche le plus, c'est lorsqu'on me dit que je suis un être spécial et unique. Qui suis-je ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) Un rebelle moderne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Un génie informatique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Un digital natif &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bonne réponse est « natif numérique » – en anglais ''digital native''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la différence des « migrants numériques », qui doivent progressivement se « reprogrammer pour adopter de nouvelles pratiques bizarres et ne pas se retrouver exclus », les natifs numériques, ont intégré dès l'enfance les outils numériques tels que l'ordinateur et le téléphone portable. Pour les natifs, le monde numérique est naturel. Ainsi les enfants d'aujourd'hui savent de plus en plus souvent photographier avec un smartphone avant même de savoir lire. L'écrivain et chercheur Joël de Rosnay les décrit comme des sortes de mutants, à qui on ne fait que trop rarement confiance. On les dit superficiels, incapables de se concentrer, n'appréciant que l'ultrarapide. Mais ces défauts peuvent être convertis en qualité et favoriser la spontanéité, l'interactivité, la gratification spontanée, la solidarité, le partage, la gestion naturelle de la complexité, la vision stratégique…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Néologisme'''&lt;br /&gt;
Nous vivons le passage spectaculaire de l' ''Homo Sapiens'' à l' ''Homo Numericus''. Expression chère au chercheur français Pierre Mounier, auteur précurseur du livre ''Les maîtres du réseau'' et du blog ''Homo Numericus'', sous-titré « Comprendre la révolution numérique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Québec, un terme émergent est « génération C ». Une étude de Josée Bélanger en 2009, intitulée ''Portrait d'une jeunesse citoyenne'', montre que dans les motivations à s'engager de la nouvelle génération sont différentes. &lt;br /&gt;
# La possibilité de connaître de nouvelles expériences de travail&lt;br /&gt;
# La présence des amis&lt;br /&gt;
# Leur intérêt pour la cause ou pour l'organisation&lt;br /&gt;
# L'impression de pouvoir faire une différence&lt;br /&gt;
# La possibilité de pouvoir faire des rencontres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le chemin vers la qualité  ==&lt;br /&gt;
Une maxime du film ''Matrix'' est restée célèbre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Certaines choses changent, et d'autres ne changent pas.&amp;amp;nbsp;» En l'adaptant au sujet de cet article, on peut dire que même si les natifs numériques disposent de nouvelles compétences par rapport aux générations qui les ont précédées, l'époque et l'environnement contemporains ne doivent dispenser personne de l'effort à se connaître soi-même&amp;amp;nbsp;, c'est là une base incontournable si l'on espère être heureux. La culture numérique, qui est née au cœur de la société de consommation, et qui continue d'y baigner, comporte de nombreux effets pervers. Il est essentiel de savoir les identifier et les éviter. C'est ainsi que certains des «&amp;amp;nbsp;usagers&amp;amp;nbsp;» se laissent dominer par l'outil et échouent par conséquent à mettre en place une démarche durable et saine à l'égard du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défi principal consiste à résister à la dictature de l'immédiat – à l'impatience – et à la tentation de rejeter loin de soi toute responsabilité, par manque de suivi et de finalisation de ses « faits et gestes numériques ». Or, apprendre à respecter ses engagements, à préserver et à magnifier les biens communs sont des démarches indispensables, qui le demeureront tant que nous resterons nous-mêmes en devenir, membres d'une espèce en voie d'hominisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un effort de dialogue et d'enrichissement mutuel, chacun d'entre nous, qu'il soit digital migrant ou natif, est donc à même de proposer de grilles de lecture pertinentes, complémentaires par leurs différences, et non exclusives. L'important reste la transmission, la connaissance des clés de la culture du numérique et des enjeux qu'elle pose. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les propriétés sociotechniques du numérique'' (nous revenons sur ce point dans l'article dédié ''[http://netizen3.org/index.php/Num%C3%A9rique_:_cinqui%C3%A8me_%C3%A9l%C3%A9ment_%3F « Numérique : cinquième élément ? »]'') s'apprécient par raffinements successifs. Leur compréhension n'apparaît que progressivement. Insuffisante, elle peut, sur certaines périodes, donner lieu à des déviances ou à des excès dans l'usage des outils numériques. En la matière, la vigilance est donc requise : l'excès est toujours nocif — le mieux est l'ennemi du bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le pouvoir de l'ici et maintenant'''&lt;br /&gt;
Une étude réalisée par la BBC chiffre à neuf secondes la tolérance moyenne de l'utilisateur à l’attente sur internet. Le temps moyen passé sur un site est, lui, de 56 secondes. 65&amp;amp;nbsp;% des ''digital natives'' considèrent internet comme leur première source d’information. Entre 2008 et 2009, le temps consacré par les internautes aux réseaux sociaux a augmenté de 200&amp;amp;nbsp;%. Et 74&amp;amp;nbsp;% des 11-15 ans utilisent désormais le Net pour communiquer entre eux&amp;lt;ref&amp;gt;The Nielsen Company. [http://blog.nielsen.com/nielsenwire/online_mobile/social-networking-and-blog-sites-capture-more-internet-time-and-advertisinga/ ''Social Networking and Blog Sites Capture More Internet Time and Advertising''], article du 24 septembre  2009, sur blog.nielsen.com &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''L'école de demain'''&lt;br /&gt;
En France, selon une étude réalisée par ''Le Monde de l'éducation'' ainsi qu'une [http://www.liberation.fr/societe/01012347505-l-education-priorite-n-1-des-francais-devant-l-emploi étude BVA pour France Info], seuls 30 % d'étudiants se disent satisfaits du système éducatif, contre 60 % il y a moins de 20 ans. Il est vrai que l'utilisation d'internet et des outils numériques se développe fort peu à l'école. Dès lors les ''digital natives'' supposent, intuitivement, qu'ils apprendront davantage hors du cadre scolaire. La culture participative n'en émerge pas moins, petit à petit, en milieu scolaire, et de nombreuses initiatives d'enseignants vont dans le sens des nouveaux paradigmes de la culture numérique&amp;amp;nbsp;: utiliser Wikipédia à l'école, encourager les élèves à partager leurs savoirs sous la supervision du professeur…&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bon points et mauvais points  ==&lt;br /&gt;
La culture ''digital native'' a ses avantages et inconvénients:&amp;lt;ref&amp;gt;Olivier le Deuff. [http://www.guidedesegares.info/author/admin/ Le Monde de l'éducation]. Avril 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Positifs&amp;amp;nbsp;:''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Travailler en multitâche, cool, en jouant&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Approche intuitive, apprend en faisant&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Culture hypertexte, très flexible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Négatifs&amp;amp;nbsp;:''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Importance de la consommation et des loisirs&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dictature de l'immédiat, frustration rapide&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Demande de reconnaissance individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Gamers'''&amp;lt;ref&amp;gt;Benoît Sillard. [http://www.maitres-ou-esclaves.com/ Maîtres ou esclaves du numérique]. Eyrolles, Paris. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ils symbolisent très bien les ''digital natives''. Gamers, c'est le nom que se donnent les amateurs de jeux électroniques. À leur propos circulent de nombreux stéréotypes, émanant le plus souvent de commentateurs dépourvus de la moindre expérience en la matière&amp;amp;nbsp;: ils réduisent les gamers à des caricatures de princes sauveurs de princesses ou de tueurs nihilistes évoluant en permanence au sein d'univers ultraviolents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'ignorent ces observateurs inquiets, c'est qu'avec la culture internet, les jeux ont considérablement évolué. La plupart d'entre eux traitent de sujets sérieux&amp;amp;nbsp;: l'édification d'une ville, la gestion d'une ferme, l'animation d'un collectif, la levée de fonds à objet social… Si le risque de dépendance au jeu existe, il ne faut pas pour autant négliger ses aspects positifs. Aujourd'hui, ceux qui sont nés avec les jeux sur écran sont trentenaires. Ils ont mûri et les jeux avec eux. Si l'esprit ludique permet, au final, de mieux s'engager dans des projets concrets, le passage par l'étape du jeu virtuel prend tout son sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connaissez-vous la ''Slash Génération'' ?==&lt;br /&gt;
La culture digital native, c'est déjà du passé pour la ''génération slash'', alias ''SlashGen''. Voici un extrait du blog d'une slasheuse qui explique ce qu'on entend par cette nouvelle typologie socio-culturelle :&amp;lt;ref&amp;gt;Sophie Ménart. [http://www.sophiemenart.info/?s=slasheuse Je suis une slasheuse, what else?]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis une slasheuse, what else ? Ça fait des années que je ne rentre plus dans aucune case, et encore je ne suis même pas sûre d’être rentrée un jour dans une case. Ça fait des années que je suis bien incapable de répondre à la question « Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? », et encore moins à celle « Quel est votre métier ? ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Analyste programmeur / spécialiste systèmes réseaux / Ingénieur après vente / Product marketing manager / Chargée de com / Webmaster / Chargée de projet Web / Responsable markcom / coordinatrice technique dans la PAO / Rédactrice technique / auteur à l’occasion  et encore je ne mets pas tout,  respirons, respirons… j’ai rebondi de « / »  en  « / » (slash dans le texte) en fonction des situations, du chômage, de mes envies et opportunités.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Pas de la génération  « X », et encore moins de la génération « Y »,  je me reconnais par contre dans la génération slash dite #slashgen, cette génération transversale sans critère d’âge (et là j’insiste) où l’on retrouve les touche à tout en quête de renouvellement permanent.  Ceux qui ont compris qu’il y a bien longtemps qu’on ne garde plus un job ou une activité pour la vie !&lt;br /&gt;
''Certains slasheurs slashent uniquement pour assouvir leurs passions, moi j’alterne ou je cumule les envies et les obligations. Et oui, on ne fait pas toujours ce que l’on veut, surtout passé un certain âge, et il faut bien vivre mon pauvre Monsieur. Alors, ce que je ne peux pas assouvir dans ma vie active, je le slash dans ma vie privée, et là je deviens  photographe amateur  / blogueuse / socialnetworkeuse / curieuse de tout / électron libre. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Je suis une slasheuse quoi ! »''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://www.marcprensky.com/ www.marcprensky.com]&lt;br /&gt;
* [http://www.digitalnative.org/#home www.digitalnative.org]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=15644</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=15644"/>
				<updated>2015-01-12T11:47:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22fracture+num%C3%A9rique%22 fracture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/info-riches info-riches], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/info-pauvres info-pauvres], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 réseau social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital native], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22acc%C3%A8s+libre%22 accès libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/exclusion exclusion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22alphab%C3%A9tisation+num%C3%A9rique%22 alphabétisation numérique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikileaks?dm=middle&amp;amp;page_num=0 Wikileaks], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Albertine+Meunier+ Albertine Meunier].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Internet est-il une nouvelle source d’inégalités ?&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À leurs débuts, l'ordinateur et internet étaient perçus comme des gadgets réservés à une minorité de personnes dont c'était le métier (les informaticiens). Et aussi à quelques drôles d'individus qui préféraient bidouiller pendant leur temps libre plutôt que de prendre un bon bol d'air (les « hobbyistes »). L'informatique et le réseau internet ont, depuis les années 1990, démontré leur caractère essentiel à la vie sociale et économique de chacun d'entre nous, partout dans le monde. La circulation d'information, souvent gratuite, favorise l'équité des chances et rapproche les personnes. La technologie numérique aide à réduire les différences sociales entre ses utilisateurs. Mais, ô paradoxe, internet a également contribué à creuser l'écart entre utilisateurs et non utilisateurs du Net, amplifiant ainsi les inégalités qui préexistaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a baptisé ''fracture numérique'' l'inégalité d'accès aux nouvelles technologies de l'information. La notion-même de fracture numérique est calquée sur celle de fracture sociale. Ceux qui sont du bon côté peuvent en principe disposer du Net pour défendre leurs droits et leurs idées, pour s'informer, pour communiquer et même pour augmenter leur pouvoir d'achat (comparateurs de prix, sites de ventes privées à tarifs préférentiels, bons plans, etc.). Les autres subissent un désavantage supplémentaire à ceux qu'ils connaissaient déjà&amp;amp;nbsp;: ils se retrouvent exclus d'une nouvelle dimension de la société, qui leur échappe chaque jour un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'esprit de certains, la fracture numérique se résume à un accès au réseau inégal entre des régions du Monde : le Nord est hyperconnecté alors que le Sud est encore en dehors du circuit. Ou encore entre les zones urbaines et les zones rurales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, cette fracture peut prendre plusieurs formes, qui dépassent largement les clivages géo-économiques. La fracture est surtout sociale, elle crée des sociétés à plusieurs vitesses. Une forme d'exclusion perdure, se crée ou se renforce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article recense cinq formes de fractures :&lt;br /&gt;
* Économique&lt;br /&gt;
* Géopolitique&lt;br /&gt;
* Culturelle&lt;br /&gt;
* Éducative&lt;br /&gt;
* Générationnelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture économique ==&lt;br /&gt;
La fracture la plus évidente est économique. On la retrouve à une échelle globale qui montre des disparités gigantesques de connexion entre les pays :  en 1996, il y avait autant de lignes téléphoniques sur l'île de Manhattan que sur tout le continent africain.&amp;lt;ref&amp;gt;Jeff Bland. [http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNABZ059.pdf Leland Initiative: Africa Global Information Infrastructure Gateway Project].&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les victimes de la fracture numérique sont nombreuses, notamment&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les plus pauvres, qui n'ont pas les moyens de se procurer des appareils informatiques ou d'en louer&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus éloignés des centres villes, qui n'ont accès ni au réseau, ni aux cybercafés, et dont personne dans l'entourage ne peut encourager l'usage d'internet&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus âgés, comme les petits retraités, qui n'ont pas encore réussi à s'adapter à ce nouveau fonctionnement social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur terre, en ce début du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, 2,6 milliards d'humains vivent avec moins de deux dollars par jour. Ils sont tout en bas de l'échelle sociale. Et, tout en haut, un cinquième de la population mondiale consomme à lui seul environ 90% des ressources disponibles. Ces chiffres ont été publiés dans un état des lieux des Nations Unies en 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le manque de moyens empêche à une grande partie de la population mondiale d'accéder aux équipements numériques. Les plus pauvres, déjà handicapés par leur faible niveau de vie et le pouvoir qu'acquièrent dès lors sur eux les plus riches, sont les premières victimes de cette nouvelle iniquité&amp;amp;nbsp;: ils sont confrontés à une rareté de l'information. Parce que les nouvelles technologies permettent d'augmenter la qualité et la quantité des communications, les «&amp;amp;nbsp;bien connectés&amp;amp;nbsp;» sont plus autonomes dans leurs actions quotidiennes. Mais aussi en cas de situation exceptionnelle. Prenons l'exemple d'un train qui déraille dans une région bien connectée&amp;amp;nbsp;: très rapidement, des transports alternatifs vont être mis en place. Dans une région mal connectée, l'attente va se prolonger, les solutions s'organiseront plus lentement, car l'information circule mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une telle disparité existe aussi au niveau local : même un pays très bien équipé peut compter des citoyens privés d'accès au réseau pour des raisons économiques. Exemple local venant de l'ONG Caritas à Genève. Dans cette ville qui est l'une des capitales du commerce mondial et le siège d'agences des Nations-Unies, nombreux sont les info-pauvres dans cette cité, nombreux sont les migrants qui y vivent de manière précaire et qui n'ont pas d'ordinateur. Ils ont dès lors accès à moins d'informations, moins d'opportunités de travail, moins de possibilités de s'insérer socialement et professionnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
'''Faut-il envoyer des ordinateurs en Afrique ?'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quand on pense fossé entre info-riches et info-pauvres, on pense tout de suite aux pauvres Africains qui n'ont pas d'ordinateur. L'idée de donner une deuxième vie à un ordinateur, en le confiant à une organisation caritative, est une bonne intention. Elle se heurte néanmoins à plusieurs réalités qui la rendent contre-productive. Principalement, en Afrique, les ordinateurs finissent très vite dans des décharges, et il n'y a pas d'infrastructures pour le recyclage. Donc on pollue en croyant bien faire. En plus, il y a les intermédiaires, qui se servent au passage, souvent avant même le départ ou aux douanes.&lt;br /&gt;
Enfin, même si on donne un ordinateur à un occidental pour un usage en occident, par exemple une banque qui fait une donation à une ONG caritative, le problème peut rester complet : les bénéficiaires. Les chômeurs ou migrants doivent payer des professionnels pour identifier les pannes matérielles, reconfigurer l'outil, assurer une maintenance. Sans parler de l'énergie grise, cette énergie consommée qui est difficile à calculer : transport, grosse consommation électrique de vieux ordinateurs avec des processeurs qui surchauffent... &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture géopolitique ==&lt;br /&gt;
Le seul facteur économique n'explique pas une mauvaise connexion à internet pour certains pays ou régions : certaines administrations en restreignent délibérément l'accès  pour juguler la liberté de leurs propres citoyens à s'informer et à s'exprimer. C'est le cas de la Chine qui surveille et limite l'accès à internet de ses citoyens&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Censure_d'Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine ''Censure d'internet en Répiblique populaire de Chine''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. De même, en Corée du Nord, l'accès à internet est soumis à autorisation spéciale et principalement pour des buts gouvernementaux.&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_in_North_Korea Internet in North Korea].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même les États-Unis peuvent faire preuve de velléités coercitives à l'encontre de la liberté d'expression, comme en témoigne l'affaire [http://netizen3.org/index.php/Les_lanceurs_d%27alerte Wikileaks].&amp;lt;ref&amp;gt;En 2010, le gouvernement des États-Unis a condamné la publication de documents secrets sur la guerre en Afghanistan, affirmant que cela menaçait la sécurité de soldats américains engagés en Afghanistan. À cet effet, une enquête a été lancée par le Pentagone, afin de retrouver l'origine des informations. Le Pentagone a exigé que WikiLeaks lui remette immédiatement la totalité des 15 000 documents classés « secret défense » qui n'ont pas encore été divulgués et que ceux qui ont déjà été mis en ligne soient détruits. Voir l'article consacré à [http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks WikiLeaks] sur Wikipédia.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, la connexion relativement correcte en Libye ou en Égypte a soutenu les mobilisations populaires dans le monde arabe en 2010 et 2011, où les réseaux sociaux ont permis aux initiatives de se coordonner, aux pratiques d'insurrection de s'affiner, par écran interposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture culturelle ==&lt;br /&gt;
Par fracture culturelle, on entend le décalage entre ancienne et nouvelle manière de penser, un décalage provoqué par l'émergence de nouvelles pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout type d'organisation, les hiérarchies peuvent sentir leur autorité menacée par l'omniprésence des médias numériques. On observe alors des réactions de rejet des ressources disponibles sur internet. Exemple : dans un grand nombre de cursus académiques, Wikipédia est a priori banni comme source valide de références bibliographiques, ce qui traduit une méfiance vis-à-vis de la [http://netizen3.org/index.php/Sagesse_des_foules ''sagesse des foules''], un concept expliqué dans l'article du même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'entreprise est également sujet à des réactions de rejet, notamment vis-à-vis des plateformes de réseautage social, perçues comme une perte de productivité plus qu'un potentiel stratégique. Ces blocages sont généralement liés à l'angoisse que suscitent les transitions en cours. En effet, la régulation du monde du travail passe de la culture de la pointeuse à la culture du résultat. Grâce aux outils numériques, les travailleurs sont désormais libres des moyens à mettre en œuvre pour atteindre leurs objectifs. La culture internet bouscule les anciennes hiérarchies, basées sur le statut, en mettant en avant les compétences, étayées par des preuves et des résultats&amp;lt;ref&amp;gt;Voir notre article sur [http://netizen3.org/index.php/Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences ''Hiérarchie de statut et hiérarchie de compétences''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette manière de penser a encore du mal à être mise en application par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, menacés dans leur position au sommet de la pyramide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses collectivités craignent parfois qu'internet ne soit un vecteur de subversion auprès des populations dont ils ont la responsabilité. Par exemple, en 2012, une municipalités indienne a interdit l'usage des smartphones aux femmes !&amp;lt;ref&amp;gt;Sarah Lakshmi. [http://globalvoicesonline.org/2012/12/08/women-banned-from-using-mobile-phones-in-indian-villages/ ''Women Banned from Using Mobile Phones in Indian Villages'']. GlobalVoices online. 2012.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture éducative ==&lt;br /&gt;
Au-delà des moyens techniques, politiques ou économiques qui éloignent certaines populations de la révolution numérique, une éducation inappropriée condamne beaucoup d'internautes à une intégration restreinte à l'écosystème informationnel du réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisateurs voient souvent le maniement de l'outil informatique comme un obstacle purement technique. Il n'est donc pas rare d'entendre ''« J'ai fait un cours Word donc je suis à l'aise avec l'informatique »''. Ceci démontre le déficit d'une vision plus large d'internet en tant qu'écosystème, avec non seulement ses outils, mais aussi ses codes, ses acteurs... qui forment un tout en perpétuelle évolution, fondé sur des règles qui, heureusement, évoluent à un rythme largement moins soutenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi une large frange des internautes, même ceux qui en font un usage quotidien, se cantonne à des usages proches d'un média tel que le téléphone, la poste, la radio ou la télévision : ils ne produisent pas, n'interagissent pas avec des communautés, utilisent leur messagerie électronique pour échanger des fichiers bien trop volumineux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même parmi les communautés de spécialistes de l'outil informatique, de nombreux individus ont des comportements inadaptés. Par exemple, certains concepteurs web vendent à leurs clients des sites qui limitent, voire empêchent l'analyse du site par les moteurs de recherche, fréquemment via l'usage de la technologie Flash de l'éditeur Macromedia. Un site entièrement géré par cette technologie n'est pas, à proprement parler, un site web car la notion de pages n'existe plus : on est dans une application. Par exemple, il peut devenir impossible d'indiquer l'emplacement d'une ressource interne au travers d'un simple lien hypertexte. Il faut alors indiquer à ses correspondants le chemin à parcourir dans l'application pour aboutir à ladite ressource : « Rendez-vous sur la page d'accueil, puis cliquer sur tel lien, ensuite sur tel autre, enfin entrez tels mots dans le formulaire et validez. » C'est non seulement fastidieux, mais cela va également à l'encontre des principes fondateurs d'accessibilité des ressources publiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture générationnelle ==&lt;br /&gt;
''« Ma chérie'', dit un père à sa fille de 12 ans, ''j'ai acheté un logiciel qui filtre les contenus interdits aux mineurs, pour que tu arrêtes de visiter ces sites qui ne sont pas de ton âge... Tu peux m'aider à l'installer s'il te plait ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez vous aussi vécu le choc entre ceux pour qui internet est naturel, et ceux qui ne se sentent pas à l'aise devant un écran, qui doivent se concentrer pour ne pas faire d'erreurs, qui paniquent dès qu'une fonction change, qui ne connaissent pas les raccourcis...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le principe de fracture entre migrants du numérique et les ''digital natives''. Bien au-delà des questions de manipulation technique, il y a un certain choc intergénérationnel dans la manière de voir le monde, nos croyances et nos pratiques. Heureusement, de nombreuses initiatives permettent de réduire ces fractures. Par exemple, en France, Albertine Meunier organise des ateliers internet avec des femmes de plus de 77 ans. C'est l'opération « un thé avec Albertine ». Elle filme ces grands-mamans en train de boire le thé et en train de décrire de manière précise et relax des concepts ardus comme « qu'est-ce qu'un hacker ? ». Avec ses vidéos sur le web, elle a réussi à motiver un nombre incalculable de seniors de se mettre à l'informatique. Ils apportent ainsi aux jeunes générations leur expérience de vie, pour rester critique face aux médias, affiner leur orthographe, découvrir d'autres cultures...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Et la fracture émotionnelle ?'''&lt;br /&gt;
À toutes ces fractures s'ajoute la fracture émotionnelle : ça fait parfois mal, en effet, de se faire planter par... son ordinateur, ou le réseau. Surtout pendant la rédaction d'un mail de trois kilomètres, sans sauvegarde. La vie numérique, c'est comme l'amour, on fait des erreurs de débutants, et puis on apprend ! Il n'empêche que cela peut en décourager plus d'un. Entre attraction et répulsion, nos coeurs balancent aussi face à la vie virtuelle. Avec internet, c'est un peu ''« je t'aime moi non plus »''...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:M&amp;amp;R.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=15643</id>
		<title>Bienvenue dans le quaternaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=15643"/>
				<updated>2015-01-12T11:32:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9conomie%20quaternaire économie quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22secteur+quaternaire%22 secteur quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 économie sociale et solidaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information%22 société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/services services].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Colin+Clark Colin Clarck], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Alfred+Sauvy Alfred Sauvy], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Jean-Marc+Ferry Jean-Marc Ferry], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Thierry+Jeantet+ Thierry Jeantet], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Mario+Tomelin%22 Mario Tomelin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Roger+Sue%22 Roger Sue].''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
On connaissait les secteurs primaire, secondaire et tertiaire (agriculture, industrie, service). Il va désormais falloir composer avec l'arrivée du quaternaire. &lt;br /&gt;
Dans le prolongement des travaux de Colin Clark et d'Alfred Sauvy, certains auteurs ont enrichi la typologie traditionnelle des trois secteurs économiques   en affirmant l'existence d'un quatrième secteur : le secteur quaternaire. Pour ce concept — relativement récent — différents auteurs proposent des définitions qui ne se recoupent pas totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition que nous retiendrons ici est celle de Màrio Tomelin. Il définit le secteur quaternaire comme « le secteur caractérisé par l'action de concevoir, de créer, d'interpréter, d'organiser, de contrôler et de transmettre avec l'aide de la science et de la technique, donnant à ces actes une valeur économique »&amp;lt;ref&amp;gt;Màrio Tomelin. [http://books.google.fr/books?id=EgjuvkvJQEkC ''Espace et pouvoir du quaternaire : le paradigme de Brasilia'']. Publications de la Sorbonne, Série Sciences Politiques. 2002.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour d'autres, le secteur quaternaire regrouperait, selon une première définition, les produits du savoir et de la communication, et reposant sur la propriété intellectuelle, une notion au cœur des enjeux de la nouvelle société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une manifestation du « volontariat et du bénévolat » ==&lt;br /&gt;
Jean-Marc Ferry utilise ce terme pour décrire un secteur pouvant accueillir la demande d'emploi&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire?previous=yes#Le_secteur_quaternaire_comme_manifestation_du_.C2.AB.C2.A0volontariat_et.2Fou_du_b.C3.A9n.C3.A9volat.C2.A0.C2.BB ''Secteur quaternaire''.]&amp;lt;/ref&amp;gt; : les évolutions de l'agriculture, puis industrielles, ayant débouché sur un grand nombre d'emplois dans le secondaire puis le tertiaire, à son tour le tertiaire se « déverserait » dans les activités du quaternaire, « non mécanisables, personnelles, communicationnelles, relevant de finalités personnelles ou sociales. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roger Sue, pour sa part, propose l'idée d'une économie quaternaire dominée par le secteur quaternaire. « Secteur du nouvel âge de l’économie » où « l'homme s'empare de la production (et non plus l'inverse) et où les individus trouveront, à côté de l'emploi salarié, des gratifications et des critères d'investissement personnel profondément différents de ceux du marché et du secteur public. Les acteurs de cette nouvelle économie sociale auront un objectif clair, d'utilité économique et sociale, et un statut crédible vis-à-vis de l'extérieur : le volontariat. »&amp;lt;ref&amp;gt;Roger Sue. [http://www.scienceshumaines.com/la-richesse-des-hommes-vers-l-economie-quaternaire_fr_9561.html ''La richesse des hommes. Vers l'économie quaternaire''.] Éditions Odile Jacob, Paris. 1997. Voir aussi [http://www.globenet.org/transversales/generique/57/ecoquaternaire.html ''Du tiers secteur à l'économie quaternaire'']. Transversales, n° 57. 1999.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thierry Jeantet propose pour les activités bénévoles  [http://www.monde-diplomatique.fr/1999/09/CASSEN/12464 cinq critères] : &lt;br /&gt;
* la libre adhésion&lt;br /&gt;
* le fonctionnement démocratique&lt;br /&gt;
* le non-profit individuel&lt;br /&gt;
* l’épanouissement de la personne humaine&lt;br /&gt;
* l’indépendance à l’égard de l’État&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces valeurs sont celles de l'économie sociale et solidaire, en pleine progression. Le numérique et ses outils de communication efficaces arrivent à point nommé pour favoriser son développement.&lt;br /&gt;
Certes, l’économie sociale n’est pas nouvelle mais on assiste à son affirmation et à sa formalisation. Le boom du numérique a été fulgurant et cela n'a échappé à personne. En revanche, on commence seulement à percevoir les points communs en terme d’impact sociétal, entre l'économie sociale et l'économie numérique. Ces deux secteurs n’ont à première vue, rien en commun. En effet, on a bien du mal à concevoir ce qui relie une coopérative de produits locaux en zone rurale et une start-up misant sur la high-tech dans une capitale européenne...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais est-ce vraiment un hasard si ces deux dynamiques économiques ont actuellement le vent en poupe ? Dans les deux cas, un changement historique est à l'œuvre : il touche nos valeurs, nos méthodes de travail, notre rapport à l'autre, notre manière d'organiser le vivre-ensemble. Dans les deux cas, il est question de « mise en réseau » et de « bien commun ». En d'autres termes, l'ère d'internet, par ses mécanismes fondamentaux, serait structurellement sociale et solidaire. C’est l’hypothèse que nous développons spécifiquement dans le livre ''Racines de l'économie numérique'', une adaptation de ''Citoyens du Net'' à l'attention des entrepreneurs sociaux.&amp;lt;ref&amp;gt; Accessible sur [http://netizen3.org/index.php/Economie_num%C3%A9rique netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Adaptation de l'article Wikipédia : [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire Secteur quaternaire].&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=15641</id>
		<title>La rupture technologique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_rupture_technologique&amp;diff=15641"/>
				<updated>2015-01-12T10:37:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture%22 rupture], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/technologie technologie], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/usage usage], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/postmodernit%C3%A9 postmodernité], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22th%C3%A9orie+du+changement+social%22 théorie du changement social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22web+3.0%22 web 3.0], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9alit%C3%A9+augment%C3%A9e%22 réalité augmentée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 rupture technologique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Clayton%20M.%20Christiensen Clayton M. Christensen], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Beno%C3%AEt+Sarazin Benoît Sarazin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Albert+Jacquard Albert Jacquard],&lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=W3C W3C], &lt;br /&gt;
[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Bernard+Werber Bernard Werber].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au cours de ses milliards d'années d'existence, la planète Terre a connu de grands bouleversements. La disparition des dinosaures reste un exemple marquant de ces ruptures dites biologiques. Conséquence d'un événement aussi soudain que décisif, cette disparition a été le prélude à une nouvelle ère : une nouvelle donne du vivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces bouleversements d'ordre biologique ont un écho dans le domaine technologique ; on parle alors de ruptures technologiques. Elles interviennent souvent à la suite d'une innovation radicale. On assiste à un rééquilibrage des pôles de pouvoir, à un changement paradigmatique. Une véritable rupture s'impose d'elle-même. Ce fut le cas de la roue, de l’imprimerie, de la radio, de la télévision. Parmi les ruptures récentes, on citera le passage de la télévision à l'ordinateur personnel (PC), du téléphone au smartphone, du logiciel qu'on installe sur son ordinateur aux outils 100 % en ligne sur le web (aussi appelé « nuage », en anglais : ''cloud computing'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le numérique constitue une rupture technologique majeure, sans doute aussi importante que la découverte du feu ou de l’agriculture ! Un postulat que nous osons émettre ici...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:TB img 027.JPG|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==C'est l'usage qui génère la rupture == &lt;br /&gt;
Le terme de « technologie de rupture » (''disruptive technology'' en anglais) fut introduit et argumenté par Clayton M. Christensen dans son livre ''The Innovator's Dilemma'', publié en 1997. Dans la suite de son ouvrage, intitulé ''The Innovator's Solution'', Christensen utilise le terme plus générique d’innovation de rupture parce qu’il reconnaît que peu de technologies peuvent être effectivement dites de ''rupture'' ou de ''continuité''. C’est au contraire leur usage effectif qui peut avoir un effet de rupture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Pour Benoît Sarazin, consultant spécialiste de la question : « l'innovation de rupture consiste en un changement de concept pour les clients. En général, elle apporte des bénéfices radicalement supérieurs à un coût radicalement inférieur. »'' Ce processus crée de nouvelles habitudes de consommation et d’usage, et de ce fait, bouleverse ou révolutionne un marché existant. Il aboutit à la création d’un nouveau marché radicalement différent et fait de son initiateur la référence à suivre. C'est le cas de l’iPhone : il a bouleversé le marché du téléphone portable en changeant l’usage qui en est fait. Il est devenu la référence que les concurrents sont obligés d’imiter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Cette innovation n’est pas obligatoirement technologique. On peut innover de manière disruptive en utilisant des technologies déjà existantes. Pour reprendre l'exemple de l’iPhone, lorsqu’il fut lancé sur le marché, aucune des technologies utilisées n’était nouvelle ».''&amp;lt;ref&amp;gt;Benoît Sarazin. [http://www.benoitsarazin.com/francais/innovation-de-rupture-d%C3%A9finition ''Innovation de rupture, définition''].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Que nous réserve le numérique ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le scientifique Albert Jacquard aime à rappeler qu'''« il faut se résoudre à l'idée que nous sommes assignés à résidence sur la Terre »''. Pour le siècle à venir, l'idée de déménager l'humanité sur une autre planète n'est plus réaliste. Nous avons donc tout intérêt à préserver l'environnement de la biosphère. Et aussi celui de la ''noosphère'', qui désigne la sphère des idées, pourrait-on ajouter ; car les idées sont plus vivantes si l’environnement est fécond, créatif, fertile, ouvert à la différence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En verrouillant l'accès à l'information, on crée un environnement défavorable à l'esprit critique, mais également à l'émergence de nouvelles idées, susceptibles de nous aider à progresser collectivement. Google, qui centralise tous les services, alors que Facebook a permis aux utilisateurs d'ajouter des services à son propre réseau social. C'est là une petite rupture socio-technologique suffisante pour remettre en question la position dominante de Google. Mais il n'est pas dit que Facebook survive, plus que Google, à la prochaine rupture technologique (c’est une question que nous nous posons en 2012...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car après le web 2.0, on évoque déjà la suite. Mais quelle suite exactement ? Le web 3.0 n'est pas vraiment défini. En fait, l'expression même est sujette à caution. On la retiendra tout de même car elle permet de désigner sous un terme générique ce que sera la prochaine étape de développement du web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'une des deux thèses dominantes est de considérer le web 3.0 comme ''l'internet des objets'' qui émerge depuis 2008 ; l'autre thèse dominante est d'en faire le web sémantique »'', du moins selon Wikipédia. De quoi parle-t-on ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'internet des objets''' représente l'extension d'internet à des choses et à des lieux physiques. Alors qu'internet ne se prolonge habituellement pas au-delà du monde électronique, l'internet des objets (IdO) a pour but de l'étendre au monde réel en associant des étiquettes munies de codes, de puces RFID ou d'URLs, aux objets ou aux lieux. Ces étiquettes peuvent être lues par des dispositifs mobiles sans fil, ce qui favorise l’émergence de la « ''réalité augmentée'' ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce concept clé de réalité augmentée fait référence à l'émergence d'environnements où les informations sur tout ce qui nous entoure augmentent notre perception de la réalité. Exemple : je marche dans une rue commerçante. Pour chaque magasin ou restaurant que je fréquente, je peux faire un commentaire à l'attention de mes amis et voir ce que mes amis en disent ; je contribue ainsi à faire ou défaire la réputation d'un commerce. Autre exemple : j'assiste à un grand concert, je peux savoir quels sont mes amis présents dans la salle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;gt;&amp;gt; '''Le web sémantique''', ou toile sémantique, est un projet collaboratif qui a été initié à l'origine par le World Wide Web Consortium (W3C) qui favorise la compatibilité et l'interopérabilité entre les systèmes de gestion des données. Le web sémantique vise à aider l'émergence de nouvelles connaissances en s'appuyant sur les connaissances déjà présentes sur internet. Pour y parvenir, le web sémantique lie et structure l'information sur internet pour enrichir la connaissance qu'elle contient déjà. En mots tout simples, le web sémantique&amp;lt;ref&amp;gt;La sémantique est une branche de la linguistique qui étudie les signifiés, soit ce dont parle un énoncé.&amp;lt;/ref&amp;gt; va nous permettre de trouver encore plus facilement ce qu'on y cherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Comment s'adapter à cette forte évolutivité ? ==&lt;br /&gt;
La fréquence et l'ampleur des innovations dans le monde du numérique est telle que cela transforme l'humanité de manière encore plus radicale et plus rapide qu'auparavant. On peut même parler d'accélération technologique, ce qui la rend encore plus difficile à anticiper. C'est d'ailleurs une des spécificités marquantes du saut technologique de l'analogique au numérique, avec une succession d'innovations qui engendrent des évolutions d'usages à un rythme effréné et sur un plan planétaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Disposerons-nous de technologies qui permettront, comme l'envisage Bernard Werber dans son livre ''L'ultime secret'', de retranscrire nos pensées – la ''pensécriture'' – ou d'une intelligence artificielle qui nous permettra de nous décharger de la conduite d'une voiture, qui traduira simultanément les conversations ?&lt;br /&gt;
Il convient de rester attentif aux intérêts que serviront alors les leaders de ces technologies de rupture. Les technologies peuvent jouer un rôle positif pour le développement humain, elles peuvent servir le bien commun. Cela dépend des produits que nous soutenons à chaque rupture technologique. Donc de la maturité de notre esprit critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est d'ailleurs pas interdit d'imaginer la création d'un indicateur de ''degré de libération des technologies''. Il servirait à vérifier si elles sont ou non au service des biens communs de l’humanité. Certains y travaillent déjà de manière informelle, en débattant des nouveautés technologiques sous l'angle citoyen, notamment dans les communautés du mouvement du ''logiciel libre''.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À défaut de pouvoir prédire l'évolution du numérique, il est plus judicieux d'apprendre à connaître les propriétés intrinsèques des outils apportés par cette révolution technologique. Trouver le fil rouge pour mieux nous adapter, c'est ce que nous vous proposons dans l'article consacré aux cinq propriétés du numérique : ''« [http://netizen3.org/index.php/Num%C3%A9rique_:_cinqui%C3%A8me_%C3%A9l%C3%A9ment_%3F Numérique : cinquième élément ?] »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les entreprises face aux changements ==&lt;br /&gt;
Selon une étude menée par l'institut de recherche Economist Intelligence Unit en 2012&amp;lt;ref&amp;gt;Ricoh-europe.com [http://thoughtleadership.ricoh-europe.com/befr/thenextdecade/ www.ricoh-europe.com L'entreprise au cours de la prochaine décennie technologique]&amp;lt;/ref&amp;gt;, les dirigeants d'entreprises prévoient des transformations radicales engendrées par la technologie dans leur secteur d'activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ces dirigeants, les entreprises vont connaître trois grandes évolutions d'ici à 2020. La première a trait aux clients, qui vont jouer un rôle de plus en plus important dans l’élaboration de produits ou de services. La deuxième concerne la structure même des entreprises : elles s'orientent vers des structures décentralisées et privilégient les environnements de travail virtuels. Enfin, la plupart de leurs secteurs phares connaîtront de profonds changements d'ici à 2020. Ils auront peu en commun avec ce qu'ils sont aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
Rendez-vous à  [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22rupture+technologique%22 la page Diigo] de cet article pour accéder à d'autres ressources web.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Et_vous,_%C3%AAtes-vous_en_transition_%3F&amp;diff=15620</id>
		<title>Et vous, êtes-vous en transition ?</title>
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				<updated>2015-01-07T18:33:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/paradigme paradigme],  [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/barri%C3%A8res barrières], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/adaptation adaptation].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Clare+Graves%22 Clare Graves], Maslow.''&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
==Quiz : êtes-vous en chemin vers les nouveaux paradigmes ?==&lt;br /&gt;
Le psychologue [http://fr.wikipedia.org/wiki/Clare_Graves Clare Graves] fut l'adjoint de Maslow, créateur de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Pyramide_des_besoins_de_Maslow la pyramide des besoins]. Graves explique que face à un environnement qui évolue, nous pouvons adopter trois postures qui sont autant d'indices du potentiel de changement:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 1→ Ouvert =====&lt;br /&gt;
* Ouverture d’esprit, écoute, empathie ;&lt;br /&gt;
* Capacité à voir les barrières et désir de les vaincre ;&lt;br /&gt;
* Capacité d’anticiper les changements ;&lt;br /&gt;
* Acceptation du changement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 2→ Arrêté =====&lt;br /&gt;
* Tendance à vivre à l’intérieur des barrières de la vie ;&lt;br /&gt;
* Stress, tension, problèmes gastriques ;&lt;br /&gt;
* Comportement passif ou agressif ;&lt;br /&gt;
* Rejet des modèles de transformation en se fixant sur l’idée que l’on ne peut rien y changer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===== 3→ Fermé =====&lt;br /&gt;
* Enfermement dans sa coquille ;&lt;br /&gt;
* Compulsif, perfectionniste ;&lt;br /&gt;
* Réactions extrêmes à une frustration ;&lt;br /&gt;
* Exclusivité de la vision du monde ;&lt;br /&gt;
* Insatiabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Quelques pistes pour franchir les barrières des nouveaux paradigmes numériques :====&lt;br /&gt;
* Les éliminer ;&lt;br /&gt;
* Les contourner ;&lt;br /&gt;
* Les neutraliser ;&lt;br /&gt;
* Les reformuler en quelque chose d’autre ;&lt;br /&gt;
* Les identifier et les cibler ;&lt;br /&gt;
* Calculer les risques, conséquences et douleurs ;&lt;br /&gt;
* Énoncer clairement les excuses et prétextes ;&lt;br /&gt;
* S’assurer que les fondations sont solides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Une fois la transition amorcée, il est utile de se souvenir que :====&lt;br /&gt;
* Tout changement demande une aide pendant et après la transition ;&lt;br /&gt;
* Toute personne qui change doit s’attendre à être « punie » par celles qui refusent le changement ;&lt;br /&gt;
* Les vieilles barrières peuvent resurgir de manière punitive.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=15619</id>
		<title>Passage des -isme en -ité</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Passage_des_-isme_en_-it%C3%A9&amp;diff=15619"/>
				<updated>2015-01-07T18:24:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hominisation hominisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/transition transition], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/paradigme paradigme], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/adaptation adaptation].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Joël de Rosnay, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/howto howto].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
[[Fichier:Homme-blanc-papalagui.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il est devenu presque banal de constater l'échec de deux projets de sociétés&amp;amp;nbsp;: celui qui est offert par le capitalisme sauvage et celui qui est offert par le communisme bureaucratique. Mais il est plus difficile de définir la ''troisième voie'' vers laquelle nous nous engageons. » ''Joël de Rosnay''&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Macroscope ''Le macroscope - Vers une vision globale'']. Edition Le Seuil, Paris. 1977.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Processus d'hominisation  ==&lt;br /&gt;
Une transition intéressante est aujourd'hui à l'œuvre&amp;amp;nbsp;: la transformation des -''isme'' en -''ité''. Elle induit la notion d'un retournement radical de modèle, plus précisément le glissement d'un modèle dominant transmis verticalement à un public passif à un modèle privilégiant des savoir-faire et des pratiques transversaux, raisonnés et responsables. Cette transition s'accompagne nécessairement d'un «&amp;amp;nbsp;Net&amp;amp;nbsp;» changement de comportement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon l'ancien paradigme, les différents choix de modèles de société se nommaient ''capitalisme'', ''communisme'', ''socialisme''. Dans une société globalisée où tout est relié, il n'est plus question de modèle, mais de boîte à outils. Il faut être capable de passer en permanence d'un modèle à l'autre et savoir s'adapter en fonction des contextes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les réalités sont de plus en plus nuancées et l'on voit émerger de nouvelles formulations telles que «&amp;amp;nbsp;sociabilité&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;compatibilité&amp;amp;nbsp;» ou «&amp;amp;nbsp;évolutivité&amp;amp;nbsp;». Le suffixe -''ité'' évoque la fluctuation qui remplace ou complète, selon les croyances, la notion de tendance. On parle ainsi de «&amp;amp;nbsp;degré&amp;amp;nbsp;» d'adaptabilité, de créativité, de fonctionnalité… et non plus de «&amp;amp;nbsp;tendance&amp;amp;nbsp;» capitaliste ou communiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adaptation, de fait, est la clé du succès&amp;amp;nbsp;: il s'agit désormais de modifier ses critères d'analyse en fonction de l'évolution culturelle. Certaines méthodes ou recettes connues, comme le système D, font d'ailleurs figure d'embryons du nouveau paradigme. Nous sommes constamment confrontés à d'autres modes de fonctionnement. La diversité des cultures et des approches se mélange dans notre tête, dans nos pratiques quotidiennes, dans notre être tout entier. Nous passons d'un système de pensée unique, qui rejette tous les autres, à une combinaison de systèmes de pensée et de modes d'actions plus riches, plus complets et bien plus variés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cela, le processus d'hominisation&amp;amp;nbsp;: la maîtrise d'une part toujours plus grande de notre potentiel humain, grâce à la maîtrise de dynamiques qui nous semblent ''a priori'' plus complexes. La boîte à outils, en effet, est plus complexe. Les conditions du succès ici ne seront pas les conditions du succès là-bas. Le développement de l'usage de termes dotés du suffixe -''ité'' atteste que les choses sont moins tranchées et manichéennes qu'elles ne le furent (comme dans l'opposition classique des systèmes communiste et capitaliste).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies numériques sont au cœur de cette évolution car elles donnent accès à tous et en tout temps à l'ensemble des outils permettant de passer d'un mode de fonctionnement à l'autre, d'une grille de lecture à l'autre, d'un indicateur à l'autre. Ainsi, nous développons tous des capacités de sociologue, en analysant les comportements humains, ou des pratiques de journaliste, en sélectionnant des informations, en les échangeant et en les mettant en perspective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce passage révèle celui d'une culture théorique à une culture de mécanismes pratiques. Il est d'autant plus ardu qu'il nous demande non seulement de participer à la création ou à l'adaptation de ces modes de pensée mais aussi de les incarner. On ne peut plus se contenter de dicter comment les choses doivent être faites, il faut aussi les mettre en œuvre, les habiter pour les faire vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines activités permettent d'identifier et de réunir des pratiques qui pourraient sembler contradictoires. C'est le cas de l'entrepreneuriat social, un concept qui encourage aussi bien la dynamique entrepreneuriale que la culture du bien commun. Les pionniers du changement sont les précieux passeurs requis par cette grande transition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une transition difficile ==&lt;br /&gt;
Tout le monde est d'accord sur l'urgence de promouvoir des pratiques vraiment durables. Il est plus difficile de définir ces pratiques. La progression semble suivre le principe du « trois pas en avant, deux pas en arrière, puis trois pas en avant à nouveau ». Au niveau scolaire et universitaire, les étudiants sont de plus en plus nombreux à rejeter le système qui leur est imposé. Ils réclament une école beaucoup plus flexible, modulaire, moins dogmatique, qui réduise le contrôle exercé par les enseignants, qui favorise l'entraide entre étudiants. Les mêmes aspirations s'expriment dans le champ politique, de plus en plus d'organisations de la société civile choisissent de s'engager pour peser dans le processus politique, mais sans présenter de candidats aux élections&amp;amp;nbsp;: elles ne se posent pas en mouvements politiques. Elles revendiqueraient plutôt le droit à une ''citoyenneté active''. Cette dynamique citoyenne a certes toujours existé, mais elle est plus visible aujourd'hui que jamais.&lt;br /&gt;
[[Fichier:How to-3-.gif|thumb|Imaginez la suite…]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Le royaume des howto'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On apprend aujourd'hui de plus en plus par soi-même. « Howto » vient de ''how to [do]'' (comment faire). L'internet est le nouveau royaume des Howto. Toute pratique y est documentée. Souvent sous forme résumée, pas toujours suffisante pour aller au bout des choses, mais souvent pensée pour aider les moins expérimentés. Ainsi, dans une volonté de simplification, les modes d'emploi laissent de côté certains détails réservés aux experts. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
Chercher un mode d'emploi permet d'entrer dans la culture des «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;». Concentrés, dans un premier temps, sur les différentes manières de résoudre un problème informatique, les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;» ont vite débordé dans tous les domaines &amp;amp;nbsp;: recettes de cuisine, conseils santé, auto-construction d'habitat, réparation de machines, mais aussi relations de couple, etc. Un problème, une question ? Tapez «&amp;amp;nbsp;comment&amp;amp;nbsp;» suivi de votre question, affinez la recherche et vous trouverez. Essayez, testez, puis modifiez ou commentez si le mode d'emploi déniché n'est pas assez clair. À travers les «&amp;amp;nbsp;Howto&amp;amp;nbsp;», c'est l'adaptabilité et la participativité qui s'expriment. Encore deux concepts en -''ité''…&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vingt-et-un critères pour comprendre les deux tendances au XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle  ==&lt;br /&gt;
Pour prendre les bonnes décisions, il importe d'abord d'avoir défini de bons critères d'analyse. Il est à cette fin indispensable de connaître les différentes visions du monde (croyances) qui sous-tendent chaque critère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
|+ '''21 critères pour 2 tendances'''&lt;br /&gt;
! Tendance et croyance anthropocentriste, l’homme est au centre de l’univers. &lt;br /&gt;
! Tendance et croyance géocentriste, la Terre est au centre, l’homme en fait partie, il est gardien de la planète &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Cloisonnement &lt;br /&gt;
| Ouverture&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Statique&lt;br /&gt;
| Dynamique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Conformisme&lt;br /&gt;
| Adaptabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Incompatibilité&lt;br /&gt;
| Compatibilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Démesure&lt;br /&gt;
| Modération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Invariabilité&lt;br /&gt;
| Évolutivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Autarcie&lt;br /&gt;
| Mutualisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Institutionnalisation&lt;br /&gt;
| Modélisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Répression&lt;br /&gt;
| Prévention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Monolithisme&lt;br /&gt;
| Modularité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Ignorance&lt;br /&gt;
| Attention&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non formalisation&lt;br /&gt;
| Formalisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Homogénéité&lt;br /&gt;
| Diversité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Opacité&lt;br /&gt;
| Transparence&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Mécanique&lt;br /&gt;
| Organicité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Non coopération&lt;br /&gt;
| Coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Spéculation&lt;br /&gt;
| Valorisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Centralisation&lt;br /&gt;
| Décentralisation&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Éloignement&lt;br /&gt;
| Proximité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exclusivité&lt;br /&gt;
| Non exclusivité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Dispersion&lt;br /&gt;
| Finalisation&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars&amp;diff=15618</id>
		<title>Des cathédrales aux bazars</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Des_cath%C3%A9drales_aux_bazars&amp;diff=15618"/>
				<updated>2015-01-07T18:12:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cath%C3%A9drale cathédrale], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/bazar bazar], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+libre%22 culture Libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22collaboration+en+ligne%22 collaboration en ligne], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/d%C3%A9centralisation décentralisation].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/GNU_Linux GNU/Linux], Eric S. Raymond, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Wikip%C3%A9dia Wikipédia], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Microsoft Microsoft], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/apple Apple], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/Google Google], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/facebook Facebook], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 ESS].''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
==Quelle architecture pour les relations socio-économiques ?==&lt;br /&gt;
On accorde souvent plus d'attention et de prestige à une belle cathédrale qu'à un bazar anarchique (du moins en apparence). Mais en ce qui concerne les modes d'organisation, d'entreprises ou de projets, ces a priori doivent-il désormais être remis en question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cathédrale, bazar, de quoi parle-t-on ? De structures sociales et économiques et non plus de bâtiments. La matière s'assemble selon des logiques dimensionnelles : hauteur, largeur... Les informations, les idées, les organisations sociales sont également le résultat de ces logiques. Certaines organisations sont assemblées suivant la forme de la « cathédrale ». D'autres organisations sont assemblées en suivant la forme du « bazar ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le système social dit « en cathédrale » fonctionne selon la hiérarchie de statut, à la verticale, sous forme pyramidale. Le meilleur statut, le pouvoir suprême, se trouve au sommet. De nombreux niveaux intermédiaires le séparent de la base. Cette hiérarchie pyramidale exerce un contrôle important, notamment en s'interposant dans la circulation de l'information et les prises de décision. Tout doit passer d'un échelon hiérarchique à l'autre, du haut vers le bas ou inversement, rarement de manière transversale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La plupart des États-Nations fonctionnent de cette manière. La majorité des grandes entreprises aussi, où l'on doit en référer à un supérieur hiérarchique. Il est fréquent de recevoir un courrier important, une décision officielle par exemple, signée par une personne qui a le « droit de signature », le statut de « responsable administratif », alors qu'en fait le courrier a été préparé par d'autres personnes qui traitent ce dossier, des subalternes ; et le signataire appose sa griffe quasiment les yeux fermés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au-delà de la signature, c'est toute la culture de la gestion qui est influencée par cette approche cathédrale. Plus largement, dans l'organisation cathédrale, la consommation est séparée de la production. Les consommateurs ne peuvent pas comprendre ou modifier les produits qu'ils consomment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La dynamique horizontale==&lt;br /&gt;
Bien différent est le fonctionnement des hiérarchies dans un bazar ! Il n'y a pas de position dominante a priori permanente. En fonction de la situation, chacun apporte sa contribution sous forme de connaissances, savoir-faire et savoir-être. Il la met au service de la communauté. Ceux dont les contributions sont les plus intéressantes réussissent à fédérer une communauté (fournisseurs et clients) et en deviennent naturellement les leaders légitimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'organisation est horizontale, en de nombreux petits groupes. Dans chaque petit groupe, non seulement chacun peut être le chef d'un segment de l'activité, mais il peut aussi y avoir plusieurs chefs. La notion de chef se transforme en simple notion de (co-)responsable d'activité. Les responsables doivent sans cesse démontrer qu'ils méritent leur place, ou avoir la sagesse de réduire leur attente de pouvoir diriger, en (re-)devenant simple contributeur aux projets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un bazar la pression est moindre, les relations sont plus simples, informelles, basées sur la pratique. Chacun peut donc participer à plusieurs groupes, parfois comme leader, parfois comme contributeur, et trouver diverses places en fonction des contextes. Cette modularité de la culture hiérarchique facilite la fusion des rôles entre consommateurs et producteurs, ces derniers étant encouragés à améliorer les produits et services pour leur propre usage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Un concept venu du logiciel libre==&lt;br /&gt;
Ces deux logiques ''cathédrale versus bazar'' ont toujours existé. La cathédrale s'opposait à l'anarchisme. Mais l'arrivée du numérique a permis de faire émerger une approche plus nuancée du bazar, pas si anarchique finalement. Les communautés d'informaticiens ont servi de laboratoire d'idées. Car les propriétés de décentralisation et de multilatéralité des écosystèmes numériques ont entraîné l'émergence de ce nouveau type d'organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En offrant la possibilité de laisser une trace de toutes les contributions, et donc de faire des choix plus raisonnés, basés sur la qualité de chacun à contribuer à un projet, le numérique donne de la transparence au mode opératoire. Ceci permet à chacun de voir le mode d'organisation et de choisir celui qui lui convient, sans tomber dans les options radicales du tout vertical ou tout horizontal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son livre ''La cathédrale et le bazar''&amp;lt;ref&amp;gt;Eric S. Raymond. [http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar/cathedrale-bazar_monoblock.html ''La cathédrale et le bazar''].&amp;lt;/ref&amp;gt;, Eric S. Raymond analyse le succès de projets de logiciels libres, dont le code source est ouvert, générant par nature une organisation de type bazar, avec de nombreux petits groupes de travail qui interagissent, en visualisant ce que les autres apportent à la construction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succès des logiciels libres, bien que peu connu, est fulgurant dans l'économie mondiale. La majorité des pages web qui sont affichées tournent sur ce type de logiciels, conçus dans des hiérarchies de type bazar. Ceci démontre la pertinence de ce type de gouvernance de projet, basée sur le partage de l'information et l'équité des chances, deux fondamentaux propres au bazar.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cela s'applique bien au-delà du logiciel : dans l'architecture, les arts, les machines agricoles (etc.), mais uniquement si les outils numériques sont utilisés pour coordonner les efforts. L'idée de hiérarchie bazar, popularisée avec le monde des logiciels libres et à code ouvert, a servi de catalyseur pour faciliter une transition : le bazar, comme logique organisationnelle, s'étend aujourd'hui à de nombreux domaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bazar n'entrave ni la réussite d'un projet, ni la qualité de son résultat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux succès notoires : &lt;br /&gt;
*GNU/Linux. Issu du milieu hacker, le système d'exploitation libre Linux est né de la rencontre entre le développement collaboratif décentralisé d'internet et le mouvement du logiciel libre. Il est devenu leader sur les serveurs web.&lt;br /&gt;
*Wikipédia l'encyclopédie en ligne. Elle figure parmi les 10 sites les plus visités au monde. Il existe plusieurs millions de projets bazar qui, comme Wikipédia, utilisent internet mais qui ne sont pas des projets logiciels. Leur succès provient de leur qualité : ils sont améliorables continuellement par tous. Seule condition : respecter les règles de fonctionnement de la communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là réside sans doute l'une des clés de la force du bazar. Ces projets fonctionnent grâce à des micro-hiérarchies de contributions. Exemple : ''« Il a sans doute raison, car c'est lui qui a résolu le dernier bug sur cette partie du programme la dernière fois. »''&lt;br /&gt;
Cette approche bazar remplace progressivement les hiérarchies de statut, symbolisées par des comportements comme :&lt;br /&gt;
* ''« j'ai raison, car je suis ton chef »'' ;&lt;br /&gt;
* ''« j'ai raison, car j'ai fait cinq années d'études et toi seulement deux »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit ainsi que le pouvoir dans les organisations est intimement lié au statut, qui donne le droit ou non à l'information. Ce qui est nouveau, c'est que le numérique permet à tous de co-contrôler l'information (le code, dans l'univers des programmateurs). Dans l'approche bazar, comme les producteurs sont aussi les consommateurs, ils peuvent faire évoluer ensemble les produits et services plus rapidement, car ils ont accès à toutes les informations nécessaires pour bien décider ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et comme le monde numérique ne connaît pas les distances, tous peuvent y contribuer où qu'ils se trouvent et à tout moment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par leur nombre important, les acteurs de la communauté socio-économique des logiciels libres identifient plus vite les problèmes et trouvent la solution rapidement. C'est pourquoi, à la différence des projets gérés par des communautés fonctionnant sur le principe de la cathédrale, les communautés qui adoptent les principes bazar peuvent être plus réactives, plus flexibles et ainsi plus efficaces pour trouver des solutions. C'est pourquoi un acte de vandalisme sur Wikipédia est souvent repéré par des ''patrouilleurs ''en moins de deux minutes et ce malgré le nombre incalculable de pages à surveiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les organisations en pleine mutation==&lt;br /&gt;
Le fonctionnement en cathédrale reste prédominant dans le modèle économique actuel en ce début du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Mais la mutation est en cours. Le bazar, modèle organisationnel émergent, est en train de bouleverser le rapport de force bien au-delà de la seule économie numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces deux modes d'organisation coexistent actuellement, notamment dans les médias. Les supports traditionnels exercent un quasi-monopole (du haut vers le bas) sur l'information et sont souvent intégrés dans des groupes transnationaux encore plus gros, qui produisent et vendent du matériel militaire, de l'électronique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, les géants de l'informatique (en 2012 Microsoft, Apple, Google ou Facebook) maîtrisent totalement l'utilisation et le développement de leurs produits, tout en se diversifiant dans des domaines qui leur assurent de rester des groupes de dimension considérable et à hiérarchie verticale (des cathédrales), plutôt que de migrer vers des réseaux de petits groupes fonctionnant en bazar, horizontalement (comme le modèle Linux).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces entreprises cathédrales ne sont pas forcément les mieux armées pour résister à la société numérique : la somme des multiples bazars, tous en réseaux, représentant une concurrence sérieuse (on aborde alors le concept décrit dans l'article ''« La longue traîne »'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, l'''économie sociale et solidaire'' est structurellement adaptée à la culture bazar dévoilée par les pionniers du numérique, c'est pourquoi son modèle semble plus adaptable aux transitions économiques actuelles. Rappelons ici les valeurs et principes de l'ESS :&lt;br /&gt;
# respect du bien commun&lt;br /&gt;
# solidarité&lt;br /&gt;
# coopération&lt;br /&gt;
# diversité&lt;br /&gt;
# autonomie&lt;br /&gt;
# citoyenneté active&lt;br /&gt;
# mutualisation&lt;br /&gt;
# bien-être social&lt;br /&gt;
# innovation ouverte&lt;br /&gt;
# gouvernance décentralisée&lt;br /&gt;
# partage de l'information&lt;br /&gt;
# culture du don&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27immat%C3%A9riel_contr%C3%B4le_le_mat%C3%A9riel&amp;diff=15617</id>
		<title>L'immatériel contrôle le matériel</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27immat%C3%A9riel_contr%C3%B4le_le_mat%C3%A9riel&amp;diff=15617"/>
				<updated>2015-01-07T17:50:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22globalisation+des+%C3%A9changes%22 globalisation des échanges], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/interconnexion interconnexion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/information information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/contr%C3%B4le contrôle], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22ressources+mat%C3%A9rielles%22 ressources matérielles], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22ressources+immat%C3%A9rielles%22 ressources immatérielles], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information%22 société de l'information].''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
La globalisation des échanges est chaque jour plus importante. Ce que nous mangeons et buvons provient souvent de plusieurs continents. Ce que nous pensons aussi ! Tout circule très vite. Le monde grouille non seulement d’avions et de voitures produits aux quatre coins du globe, mais aussi d'informations globalisées&amp;amp;nbsp;: films véhiculant des valeurs, actualités modelant notre vision du monde, buzz en tout genre… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fameux [http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon effet papillon] est plus que jamais de circonstance&amp;amp;nbsp;: le simple battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde, dit la théorie... C’est la loi de la nature, tout est interconnecté et les hommes commencent lentement à s’en rendre compte. Tout, c’est-à-dire le matériel (l’atome, l’être humain, les marchandises, la nature...) mais aussi l’immatériel (les idées, les informations, les bases de données). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qui contrôle les échanges de biens matériels et de services immatériels ? Un peu tout le monde&amp;amp;nbsp;? Peut-être… mais certains plus que d’autres ! C'est là tout le problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le matériel est une nécessité : manger de la nourriture saine, boire et se laver avec de l’eau propre, respirer de l’air pur. L’immatériel, c’est l'information qui permet de gérer le matériel : les idées, les manières de faire, nos réflexes, nos pratiques, les faits qui nous influencent...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Grâce à la combinaison des réseaux et des ordinateurs, les informations numériques circulent si vite qu’elles ont pris une place centrale dans la société. C'est pourquoi on parle de transition de la société industrielle vers la société de l’information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui contrôlent la circulation des informations contrôlent les ressources matérielles. La guerre pour le pouvoir passe désormais par le contrôle des médias. L'exemple le plus immédiat pour l'esprit est celui de l'empire de Silvio Berlusconi, fondateur et dirigeant de la holding financière Fininvest, puis du groupe de communication Mediaset, ce qui lui a permis d'atteindre par la suite le plus haut sommet de l'État italien. Et de s'y maintenir durablement...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La communication, c'est de l'information en mouvement''. Qui dit mouvement dit chemins, canaux, flux. Donc, pour contrôler l'information, il faut posséder les voies d'accès, dévier le flot des informations, court-circuiter certains ponts, et ce en vue d'orienter les opinions, elles aussi immatérielles, mais non sans impact sur le plan matériel !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a pas que les puissants qui en profitent. L'informatique sert aussi les intérêts de petits groupes émergents qui coopèrent en réseau. Elle permet l’expression plus audible d'une frange engagée de citoyens. Par exemple, au cours des forums sociaux internationaux ou des contre-sommets du G8, les militants sociaux se sont réunis physiquement, ils ont pris des avions, ont brandi des pancartes. Jamais telle coordination n'aurait pu s'opérer sans l’usage d'internet – le royaume des informations immatérielles, l'outil idéal pour définir les dates, les programmes, les logements, et ce en un temps record.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immatériel « numérique, électronique » permet de contrôler le matériel physique, les mouvements d’objets et de personnes. C’est un changement fondamental de situation pour l’humanité. Un changement en vertu duquel tout projet, bon ou moins bon, peut être déployé plus vite et plus largement que jamais. Un citoyen désireux d'être actif au sein de la nouvelle société globalisée doit nécessairement prendre ce changement en considération. Or, il est paradoxalement difficile d’être un citoyen actif dans de telles conditions : depuis qu’il est contrôlé par l’immatériel, le monde s'est complexifié. Les navires sont plus nombreux que les capitaines.&amp;lt;br/&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Imprimantes 3D'''&lt;br /&gt;
Illustration de la nouvelle complexité&amp;amp;nbsp;: l'essor des imprimantes 3D. Ces imprimantes ne transposent plus une information de l'écran au papier, comme les imprimantes traditionnelles, mais produisent des objets matériels. Certaines de ces machines sont même capables de produire elles-mêmes les pièces qui les composent. Elles ouvrent ainsi les portes d'un monde où l'opposition matériel versus immatériel n'a plus de sens. La multiplication de tels équipements donnerait certainement lieu, en effet, à une mutation qui verrait tout un chacun s'improviser producteur de biens matériels. Comme c'est le cas dans l'économie numérique, on passerait d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance. &lt;br /&gt;
''  Notons que le terme « imprimante 3D » est un peu spécialisé et réducteur. De manière plus générale, nous pouvons parler de « labos 3D », car il existe de nombreuses autres technologies 3D.&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=15616</id>
		<title>Internet, moteur de formation continue</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet,_moteur_de_formation_continue&amp;diff=15616"/>
				<updated>2015-01-07T17:35:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-faire savoir-faire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/savoir-%C3%AAtre savoir-être], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+continue%22 formation continue], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22formation+%C3%A0+distance%22 formation à distance], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/eLearning eLearning], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22comp%C3%A9tences+transversales%22 compétences transversales], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22participation+individuelle%22 participation individuelle].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/ECVET ECVET], RTFM, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikip%C3%A9dia Wikipédia], Stephen Sterling, &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Nombreux sont les signaux qui décrivent la rupture de plus en plus marquée entre les modes d'enseignement « traditionnels » et les attentes des élèves. Absentéisme, désaffection pour l'apprentissage, refus de l'autorité, etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certaines filières innovantes, comme le cursus d'administration d’entreprise de l'Université fédérale de Salvador de Bahia au Brésil, on renouvelle les pratiques : ce sont les élèves qui assurent les cours. Il n'y a plus de tableau noir, les tables sont grandes et rondes au service de groupes de travail et de partage de savoir. Les enseignants sont présents à titre d'orientateurs, de facilitateurs et de valideurs. Les étudiants peuvent ainsi développer leurs capacités à analyser, à critiquer, à trier, à synthétiser et à restituer la matière étudiée, sous l'œil bienveillant des plus expérimentés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette perspective, l'usage de l'internet tend à se répandre rapidement, grâce à l'interactivité de ses outils. De plus en plus de formations s'effectuent à distance. D'où l'intérêt de développer des compétences « transversales » en culture numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Europe, 10 % des contenus universitaires traitent de compétences transversales et complémentaires. Néanmoins, pour un étudiant en histoire ou en médecine par exemple, rares sont encore les occasions de participer à l'un de ces cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du savoir-faire au savoir-être : place aux compétences transversales==&lt;br /&gt;
Avant le numérique, l'apprentissage s'effectuait au temps de l'enfance et de l'adolescence. Il fallait alors acquérir quelques compétences de base et se former à un métier dont on ne changerait guère par la suite. La formation continue des adultes était peu développée et rarement mise en valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Au XXIe siècle, changer de métier plusieurs fois dans son existence est devenu courant, voire indispensable. Mieux : nous pratiquerons demain des métiers qui n'existent pas aujourd'hui. Par conséquent, si l'on souhaite trouver sa place à l'ère numérique, rapide et fluctuante, développer des compétences relatives à un métier spécifique (tel que journaliste, électricien ou pilote de ligne) ne suffit plus. Il est désormais essentiel d'être conscient de l'existence des compétences de savoir-être et de se donner les moyens d'y accéder.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles compétences ont toujours existé, mais dans le monde complexe qui est le nôtre, elles sont devenues incontournables. Elles nous permettent de maintenir un lien avec l'autre, de ne plus nous limiter à une tâche productive mais de nous ouvrir à la remise en question, au partage, à la différence et à la coopération, en transcendant les disciplines. Que l'on soit opticien, dentiste ou livreur à vélo, il faut être capable de gérer des situations de conflit, de se remettre en question, de mettre à jour ses compétences, de participer à des groupes de travail, etc. Sur internet, les compétences transversales sont particulièrement nécessaires. Elles permettent d'apprendre de manière autodidacte et de trouver les bons repères pour ne pas se perdre sur les autoroutes de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet favorise l'apprentissage par l'erreur. Une erreur signalée avec tact incite à la remise en question et à la progression.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La reconnaissance des autodidactes'''&lt;br /&gt;
Un vaste programme initié dans l'Union européenne dès les années 2000 permet de documenter et de certifier les compétences des autodidactes et des personnes au parcours atypique. Baptisé ECVET (European Credit system for Vocational Éducation and Training), ce système se développe comme la citoyenneté numérique : lentement et en profondeur. Avec l'ECVET, il devient possible, à tout âge, de faire reconnaître ses acquis au-delà des frontières d'un pays ou des compétences spécifiques d'un métier. &amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://www.europe-education-formation.fr europe-education-formation.fr]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Tous polyvalents ==&lt;br /&gt;
Petit extrait d’un entretien préalable à la réinsertion dans une agence pour l'emploi :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
La demandeuse d’emploi : ''« Je ne sais rien faire. J'ai passé les 20 dernières années à m'occuper de mes enfants » .'' &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Le collaborateur de l’agence : ''« Vous savez utiliser un ordinateur. Cela a de la valeur. Vous avez su planifier les activités de vos enfants, jongler entre la préparation des repas et l'accompagnement aux cours de piano ou de football. Vous avez su gérer les conflits rencontrés pendant leur puberté et maintenir avec eux un lien de confiance. Cela aussi a de la valeur. Ce sont autant de compétences transversales qui vont vous permettre de vous réinsérer dans le monde du travail. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:dessin-metiers.jpg|thumb|Le travail aujourd'hui]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici quelques exemples concrets de capacités transversales :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences fondamentales :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser les moyens de communication ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- gérer l'information ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- utiliser les chiffres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- maîtriser le processus de résolution des problèmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Habiletés pour le travail d'équipe :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler avec les autres ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- savoir transmettre une information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''''Compétences en gestion personnelle :'''''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- participer à des projets et accomplir des tâches ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- adopter une attitude et une conduite positive ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- s'adapter facilement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- apprendre de façon continue ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- travailler en toute sécurité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nouveau code culturel : le RTFM==&lt;br /&gt;
L'évolution numérique a suscité l'émergence d'un nouveau code culturel bien spécifique, baptisé RTFM, autrement dit ''Read The Fucking Manual'' (en français plus châtié : ''Relis Ton Fichu Manuel''). L'expression s'impose lorsque quelqu'un lance une question sans avoir au préalable, pris le temps d'effectuer une recherche sur Internet, pour vérifier si la réponse y était déjà accessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Répondre alors « RTFM », c'est signifier en substance : ''« Mon cher ami, développe tes compétences d'autoformation en ayant le réflexe de chercher par toi-même pendant un petit moment avant de poser la question à quelqu'un, car la réponse, tu peux la trouver toi-même facilement. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le RTFM reste peu utilisé en dehors du monde des informaticiens, mais il traduit l'importance croissante du développement des compétences transversales. Il témoigne par ailleurs d'une fin de non-recevoir délivrée à toute personne cultivant une logique d'assistanat, c'est-à-dire qui attend l'aide de l'extérieur, fonctionnant sur l'énergie d'autrui et non sur ses propres ressources intérieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''eLearning''' &lt;br /&gt;
Si la formation à distance (alias « eLearning ») est en plein essor, il reste toutefois beaucoup à faire pour qu'étudiants et enseignants deviennent vraiment partenaires et ne limitent pas leur usage des ordinateurs au transfert de documents électroniques. Le jour où les systèmes éducatifs auront pour objectif commun de contribuer à améliorer le patrimoine commun des connaissances de l'humanité, un grand pas en avant aura été accompli. Des plateformes internet conçues dans l'esprit de Wikipédia permettront alors à tous les corps de métiers de débattre et de confronter leurs pratiques. Ce n'est pas une utopie. À une échelle modeste, le changement est déjà en marche. &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compétences clés pour l'éducation et la formation tout au long de la vie==&amp;lt;ref&amp;gt;Plus d'informations sur [http://ec.europa.eu/dgs/education_culture/ ec.europa.eu]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Communication dans la langue maternelle ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- communication en langues étrangères ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences mathématiques et compétences de base en sciences et technologies ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences numériques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- capacité d'apprendre à apprendre ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- compétences sociales et civiques ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- esprit d'initiative et d'entreprise ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- sensibilité et expression culturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les 10 aptitudes les plus prisées par les employeurs==&lt;br /&gt;
* Habileté analytique ;&lt;br /&gt;
* flexibilité et talents variés ;&lt;br /&gt;
* aptitudes interpersonnelles ;&lt;br /&gt;
* aptitudes à la communication orale et écrite ;&lt;br /&gt;
* organisation, planification ;&lt;br /&gt;
* gestion du temps ;&lt;br /&gt;
* enthousiasme, motivation ;&lt;br /&gt;
* qualités de chef (leadership) ;&lt;br /&gt;
* faire preuve d'initiative et de dynamisme ;&lt;br /&gt;
* esprit d'équipe.&amp;lt;ref&amp;gt;Currie. [http://australie.uco.fr/~cbourles/OPTION/Competences/Comptran.htm Compétences transversales]. 1991, cité par australie.uco.fr.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Devenir acteur de la société de l'information favorise l'acquisition de ces différents savoir-être. Par exemple, en prenant des responsabilités de modération sur un blog collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Transition vers la formation durable==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tableau ci-après a été réalisé par Stephen Sterling au tournant du millénaire&amp;lt;ref&amp;gt;Traduit par [http://www.larevuedurable.com/fr/education/930-education-et-developpement-durable-le-vrai-chantier.html La Revue durable], n°8, 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est un pédagogue qui n'a pas d'expertise particulière en culture internet, et qui ne s'en réclame pas. Et pourtant, on y voit à quel point la formation durable et internet vont dans le même sens. Dans l'éducation formelle, c'est l'approche dite « cathédrale » du partage, la hiérarchie de statut, le contrôle, tout passe par un chef suprême, une caste. Ne dit-on pas d'ailleurs d'un professeur devant une classe qui ne fait que l'écouter qu'il fait un cours « ex-cathedra » ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'éducation durable tout comme sur internet, le partage du savoir et le développement socioprofessionnel s'organisent de manière plus ouverte, flexible ; la hiérarchie s'établit en fonction des contributions ; c'est l'esprit du bazar, chacun peut être reconnu pour ses particularités, la biodiversité des modes d'apprentissage est mise en valeur. Ainsi, dans l'éducation et dans la communication, il semble que les mêmes types de transition sont en cours, même si les termes utilisés dans ces deux sphères sont assez différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au niveau éducatif, un des mouvements qui réfléchit à ces questions se surnomme ''humanités numériques''. &lt;br /&gt;
C'est un réseau informel d'enseignants et chercheurs qui essaie d'encourager leurs pairs à utiliser internet non plus seulement comme bureau de poste électronique, mais bien comme levier pour apprendre en communautés de pratiques, en partageant les connaissances sans barrières ni préjugés, ce qui reste bien loin des programmations comportementales dominantes dans la formation des enseignants et des formateurs. Internet, symbole des propriétés du numérique (décentralisation, a-synchronicité, symétrie, multilatéralité, instantanéité) étant simplement un grand levier pour l'évolution de ces modes de partage de la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot; style=&amp;quot;margin: 1em auto 1em auto;&amp;quot; width=80%&lt;br /&gt;
! De l'éducation formelle&lt;br /&gt;
! ...à l'éducation durable&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Un contrôle pour le cursus&lt;br /&gt;
| La construction de soi par le cursus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des connaissances fixes&lt;br /&gt;
| La reconnaissance de l'incertitude&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La connaissance abstraite&lt;br /&gt;
| La connaissance appliquée et locale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Une expérience cognitive&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'affectif, du spirituel et du pratique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'intellect&lt;br /&gt;
| La valorisation de l'intuition et des sentiments&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'information et les données&lt;br /&gt;
| Une connaissance plus profonde&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'enseignement&lt;br /&gt;
| L'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les contenus&lt;br /&gt;
| Les processus&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des styles restreints d'apprentissage&lt;br /&gt;
| Des styles multiples d'apprentissage&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'instruction passive&lt;br /&gt;
| L'enquête participative et critique&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'apprentissage non critique&lt;br /&gt;
| L'apprentissage réflexif &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La sélection et l'exclusion&lt;br /&gt;
| L'inclusion sociale&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'éducation formelle&lt;br /&gt;
| L'apprentissage pour la vie&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des spécialistes&lt;br /&gt;
| Des généralistes chez les enseignants et les élèves&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'individualisme&lt;br /&gt;
| La communauté&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| L'isolement institutionnel&lt;br /&gt;
| L'engagement social et communautaire&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les disciplines&lt;br /&gt;
| L'inter- et la transdisciplinarité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Les valeurs instrumentales&lt;br /&gt;
| Un nouveau sens de l'intégration des éthiques sociale et écologique et de la responsabilité&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des valeurs de compétition&lt;br /&gt;
| Des valeurs de coopération&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de performance quantitative&lt;br /&gt;
| Des indicateurs de processus qualitatifs&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| La valorisation du fait de savoir&lt;br /&gt;
| La valorisation du « savoir-être »&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Stephen Sterling, consultant, repris et traduit par ''La revue durable'' n° 8 de 2005&lt;br /&gt;
[http://www.larevuedurable.com/editions/08.1.php la revue durable n° 8 de 2005], dédié à l'éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz ==&lt;br /&gt;
Les compétences en eCulture sont des compétences transversales utiles dans le monde du travail. C'est la responsabilité individuelle de chacun de les développer. Parmi les neuf options proposées ci-dessous, quelles sont les cinq expériences ou compétences acquises dans l'utilisation des technologies internet qui vous semblent les plus à même d'être valorisées pour une activité professionnelle ? (Cinq bonnes réponses) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# S'insérer dans des communautés de pratiques en ligne ;&lt;br /&gt;
# Modérer des forums ou des communautés en ligne, des articles sur un blog ou sur un site communautaire ;&lt;br /&gt;
# Installer soi-même un système d'exploitation sur son ordinateur ;&lt;br /&gt;
# Faire des échanges par voie électronique avec des personnes d'autres langues/cultures ;&lt;br /&gt;
# Chercher les meilleurs tarifs pour voyager à bon prix ;&lt;br /&gt;
# Faire des expériences de prise de responsabilité au sein d'un groupe ;&lt;br /&gt;
# Avoir construit son ordinateur à partir de pièces détachées et savoir remplacer le disque dur ;&lt;br /&gt;
# Avoir une présence en ligne (ePortfolio ou blog par exemple) que l'on peut mettre valeur ;&lt;br /&gt;
# Télécharger de la musique et des séries TV avant tout le monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Annexes==&lt;br /&gt;
* [http://www.cursus.edu/?module=directory&amp;amp;subMod=PROD&amp;amp;action=getMod&amp;amp;uid=10667 Répertoire de platesformes d'e-learning et d'e-formation], 2012, sur www.cursus.edu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Réponses au quiz===&lt;br /&gt;
Bonnes réponses : 1,2,4,6,8.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=15615</id>
		<title>Natifs et migrants numériques</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Natifs_et_migrants_num%C3%A9riques&amp;diff=15615"/>
				<updated>2015-01-07T17:09:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital native], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/hominisation hominisation], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22culture+num%C3%A9rique%22 culture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22propri%C3%A9t%C3%A9s+sociotechniques%22 propriétés sociotechniques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22homo+numericus%22 homo numericus], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22g%C3%A9n%C3%A9ration+C%22 génération C], Slash Génération.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Joël de Rosnay, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Pierre+Mounier%22 Pierre Mounier], Josée Bélanger, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=Olivier%20le%20Deuff Olivier le Deuff], Benoît Sillard, Gamers.''&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
[[Fichier:Born digital native.jpg|thumb|« Non, tu n'as pas été téléchargé : je t'ai mis au monde ! »]] &lt;br /&gt;
[[Fichier:Generation_y_digital_natives.jpg‎|thumb|Le savoir au bout des doigts…]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Digital divide.jpg|thumb|Un digital migrant en difficulté]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Almin009-05.gif|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un quiz pour l'apéritif  ==&lt;br /&gt;
Question&amp;amp;nbsp;: Je m'impatiente très vite. J'ai tendance à fuir les bancs d'école. Mon plaisir à apprendre se développe principalement à travers le jeu et la consommation. Je suis à l'aise pour accomplir plusieurs tâches à la fois. J'ai de bonnes intuitions. Je suis flexible. Le compliment qui me touche le plus, c'est lorsqu'on me dit que je suis un être spécial et unique. Qui suis-je ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A) Un rebelle moderne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B) Un génie informatique &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C) Un digital natif &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La bonne réponse est « natif numérique » – en anglais ''digital native''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la différence des « migrants numériques », qui doivent progressivement se « reprogrammer pour adopter de nouvelles pratiques bizarres et ne pas se retrouver exclus », les natifs numériques, ont intégré dès l'enfance les outils numériques tels que l'ordinateur et le téléphone portable. Pour les natifs, le monde numérique est naturel. Ainsi les enfants d'aujourd'hui savent de plus en plus souvent photographier avec un smartphone avant même de savoir lire. L'écrivain et chercheur Joël de Rosnay les décrit comme des sortes de mutants, à qui on ne fait que trop rarement confiance. On les dit superficiels, incapables de se concentrer, n'appréciant que l'ultrarapide. Mais ces défauts peuvent être convertis en qualité et favoriser la spontanéité, l'interactivité, la gratification spontanée, la solidarité, le partage, la gestion naturelle de la complexité, la vision stratégique…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Néologisme'''&lt;br /&gt;
Nous vivons le passage spectaculaire de l' ''Homo Sapiens'' à l' ''Homo Numericus''. Expression chère au chercheur français Pierre Mounier, auteur précurseur du livre ''Les maîtres du réseau'' et du blog ''Homo Numericus'', sous-titré « Comprendre la révolution numérique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Québec, un terme émergent est « génération C ». Une étude de Josée Bélanger en 2009, intitulée ''Portrait d'une jeunesse citoyenne'', montre que dans les motivations à s'engager de la nouvelle génération sont différentes. &lt;br /&gt;
# La possibilité de connaître de nouvelles expériences de travail&lt;br /&gt;
# La présence des amis&lt;br /&gt;
# Leur intérêt pour la cause ou pour l'organisation&lt;br /&gt;
# L'impression de pouvoir faire une différence&lt;br /&gt;
# La possibilité de pouvoir faire des rencontres&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le chemin vers la qualité  ==&lt;br /&gt;
Une maxime du film ''Matrix'' est restée célèbre&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Certaines choses changent, et d'autres ne changent pas.&amp;amp;nbsp;» En l'adaptant au sujet de cet article, on peut dire que même si les natifs numériques disposent de nouvelles compétences par rapport aux générations qui les ont précédées, l'époque et l'environnement contemporains ne doivent dispenser personne de l'effort à se connaître soi-même&amp;amp;nbsp;, c'est là une base incontournable si l'on espère être heureux. La culture numérique, qui est née au cœur de la société de consommation, et qui continue d'y baigner, comporte de nombreux effets pervers. Il est essentiel de savoir les identifier et les éviter. C'est ainsi que certains des «&amp;amp;nbsp;usagers&amp;amp;nbsp;» se laissent dominer par l'outil et échouent par conséquent à mettre en place une démarche durable et saine à l'égard du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le défi principal consiste à résister à la dictature de l'immédiat – à l'impatience – et à la tentation de rejeter loin de soi toute responsabilité, par manque de suivi et de finalisation de ses « faits et gestes numériques ». Or, apprendre à respecter ses engagements, à préserver et à magnifier les biens communs sont des démarches indispensables, qui le demeureront tant que nous resterons nous-mêmes en devenir, membres d'une espèce en voie d'hominisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un effort de dialogue et d'enrichissement mutuel, chacun d'entre nous, qu'il soit digital migrant ou natif, est donc à même de proposer de grilles de lecture pertinentes, complémentaires par leurs différences, et non exclusives. L'important reste la transmission, la connaissance des clés de la culture du numérique et des enjeux qu'elle pose. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les propriétés sociotechniques du numérique'' (nous revenons sur ce point dans l'article dédié ''[http://netizen3.org/index.php/Num%C3%A9rique_:_cinqui%C3%A8me_%C3%A9l%C3%A9ment_%3F « Numérique : cinquième élément ? »]'') s'apprécient par raffinements successifs. Leur compréhension n'apparaît que progressivement. Insuffisante, elle peut, sur certaines périodes, donner lieu à des déviances ou à des excès dans l'usage des outils numériques. En la matière, la vigilance est donc requise : l'excès est toujours nocif — le mieux est l'ennemi du bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le pouvoir de l'ici et maintenant'''&lt;br /&gt;
Une étude réalisée par la BBC chiffre à neuf secondes la tolérance moyenne de l'utilisateur à l’attente sur internet. Le temps moyen passé sur un site est, lui, de 56 secondes. 65&amp;amp;nbsp;% des ''digital natives'' considèrent internet comme leur première source d’information. Entre 2008 et 2009, le temps consacré par les internautes aux réseaux sociaux a augmenté de 200&amp;amp;nbsp;%. Et 74&amp;amp;nbsp;% des 11-15 ans utilisent désormais le Net pour communiquer entre eux&amp;lt;ref&amp;gt;The Nielsen Company. [http://blog.nielsen.com/nielsenwire/online_mobile/social-networking-and-blog-sites-capture-more-internet-time-and-advertisinga/ ''Social Networking and Blog Sites Capture More Internet Time and Advertising''], article du 24 septembre  2009, sur blog.nielsen.com &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''L'école de demain'''&lt;br /&gt;
En France, selon une étude réalisée par ''Le Monde de l'éducation'' ainsi qu'une [http://www.liberation.fr/societe/01012347505-l-education-priorite-n-1-des-francais-devant-l-emploi étude BVA pour France Info], seuls 30 % d'étudiants se disent satisfaits du système éducatif, contre 60 % il y a moins de 20 ans. Il est vrai que l'utilisation d'internet et des outils numériques se développe fort peu à l'école. Dès lors les ''digital natives'' supposent, intuitivement, qu'ils apprendront davantage hors du cadre scolaire. La culture participative n'en émerge pas moins, petit à petit, en milieu scolaire, et de nombreuses initiatives d'enseignants vont dans le sens des nouveaux paradigmes de la culture numérique&amp;amp;nbsp;: utiliser Wikipédia à l'école, encourager les élèves à partager leurs savoirs sous la supervision du professeur…&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bon points et mauvais points  ==&lt;br /&gt;
La culture ''digital native'' a ses avantages et inconvénients:&amp;lt;ref&amp;gt;Olivier le Deuff. [http://www.guidedesegares.info/author/admin/ Le Monde de l'éducation]. Avril 2008.&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Positifs&amp;amp;nbsp;:''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Travailler en multitâche, cool, en jouant&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Approche intuitive, apprend en faisant&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Culture hypertexte, très flexible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Négatifs&amp;amp;nbsp;:''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Importance de la consommation et des loisirs&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dictature de l'immédiat, frustration rapide&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Demande de reconnaissance individuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Gamers'''&amp;lt;ref&amp;gt;Benoît Sillard. [http://www.maitres-ou-esclaves.com/ Maîtres ou esclaves du numérique]. Eyrolles, Paris. 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Ils symbolisent très bien les ''digital natives''. Gamers, c'est le nom que se donnent les amateurs de jeux électroniques. À leur propos circulent de nombreux stéréotypes, émanant le plus souvent de commentateurs dépourvus de la moindre expérience en la matière&amp;amp;nbsp;: ils réduisent les gamers à des caricatures de princes sauveurs de princesses ou de tueurs nihilistes évoluant en permanence au sein d'univers ultraviolents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'ignorent ces observateurs inquiets, c'est qu'avec la culture internet, les jeux ont considérablement évolué. La plupart d'entre eux traitent de sujets sérieux&amp;amp;nbsp;: l'édification d'une ville, la gestion d'une ferme, l'animation d'un collectif, la levée de fonds à objet social… Si le risque de dépendance au jeu existe, il ne faut pas pour autant négliger ses aspects positifs. Aujourd'hui, ceux qui sont nés avec les jeux sur écran sont trentenaires. Ils ont mûri et les jeux avec eux. Si l'esprit ludique permet, au final, de mieux s'engager dans des projets concrets, le passage par l'étape du jeu virtuel prend tout son sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Connaissez-vous la ''Slash Génération'' ?==&lt;br /&gt;
La culture digital native, c'est déjà du passé pour la ''génération slash'', alias ''SlashGen''. Voici un extrait du blog d'une slasheuse qui explique ce qu'on entend par cette nouvelle typologie socio-culturelle :&amp;lt;ref&amp;gt;Sophie Ménart. [http://www.sophiemenart.info/?s=slasheuse Je suis une slasheuse, what else?]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Je suis une slasheuse, what else ? Ça fait des années que je ne rentre plus dans aucune case, et encore je ne suis même pas sûre d’être rentrée un jour dans une case. Ça fait des années que je suis bien incapable de répondre à la question « Qu’est-ce que vous faites dans la vie ? », et encore moins à celle « Quel est votre métier ? ».&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Analyste programmeur / spécialiste systèmes réseaux / Ingénieur après vente / Product marketing manager / Chargée de com / Webmaster / Chargée de projet Web / Responsable markcom / coordinatrice technique dans la PAO / Rédactrice technique / auteur à l’occasion  et encore je ne mets pas tout,  respirons, respirons… j’ai rebondi de « / »  en  « / » (slash dans le texte) en fonction des situations, du chômage, de mes envies et opportunités.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Pas de la génération  « X », et encore moins de la génération « Y »,  je me reconnais par contre dans la génération slash dite #slashgen, cette génération transversale sans critère d’âge (et là j’insiste) où l’on retrouve les touche à tout en quête de renouvellement permanent.  Ceux qui ont compris qu’il y a bien longtemps qu’on ne garde plus un job ou une activité pour la vie !&lt;br /&gt;
''Certains slasheurs slashent uniquement pour assouvir leurs passions, moi j’alterne ou je cumule les envies et les obligations. Et oui, on ne fait pas toujours ce que l’on veut, surtout passé un certain âge, et il faut bien vivre mon pauvre Monsieur. Alors, ce que je ne peux pas assouvir dans ma vie active, je le slash dans ma vie privée, et là je deviens  photographe amateur  / blogueuse / socialnetworkeuse / curieuse de tout / électron libre. &amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
''Je suis une slasheuse quoi ! »''&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
 &amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liens externes ==&lt;br /&gt;
* [http://www.marcprensky.com/ www.marcprensky.com]&lt;br /&gt;
* [http://www.digitalnative.org/#home www.digitalnative.org]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Soir%C3%A9e_angoissante_d%27un_citoyen_num%C3%A9rique&amp;diff=15614</id>
		<title>Soirée angoissante d'un citoyen numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Soir%C3%A9e_angoissante_d%27un_citoyen_num%C3%A9rique&amp;diff=15614"/>
				<updated>2015-01-07T14:08:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seaux+sociaux%22 réseaux sociaux], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Fracture+num%C3%A9rique%22 fracture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22donn%C3%A9es+personnelles%22 données personnelles], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22vie+priv%C3%A9e%22 vie privée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22logiciels+libres%22 logiciels libres], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/risques risques], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22gouvernance+d%27internet%22 gouvernance d'internet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+migrant%22 digital migrant].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Michel+Towa+Koh%22 Michel Towa Koh].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
''Par '''Michel Towa Koh'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elu en 2003 Président de l'ACEFIC (Association des Centres de Formation Professionnelle en Informatique du Cameroun).''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:1302683537543.jpg|thumb|Michel Towa Koh : « ''Ce sont les jeunes qui sont le plus durement frappés par les difficultés liées à l’emploi au Cameroun'' »]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le soleil dardait ses derniers rayons de la journée. Une journée particulièrement radieuse, pensais-je en parcourant le site internet d’un des cinq quotidiens d’information du pays. Il titrait sur le projet de loi sur la cybercriminalité que le gouvernement avait transmis au parlement. J’en ai fait copie à quelques amis bien au fait de la question. Ne dit-on pas qu’«&amp;amp;nbsp;un homme bien informé est un citoyen. Mal informé, c’est un sujet&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;» Des amis rencontrés aux quatre coins du monde, au cours de mes «&amp;amp;nbsp;longs voyages&amp;amp;nbsp;» dans les méandres des réseaux sociaux. De vrais potes que je n’avais pas encore vus, et avec lesquels j'avais encore moins partagé un verre. Disons des potes numériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au milieu d’environ 600 000 000 d’abonnés aux réseaux sociaux, j’avais tout de même retrouvé avec beaucoup d’émotion près d’une cinquantaine d’amis de ma tendre enfance dont j’avais perdu la trace depuis des dizaines d’années, éparpillés qu’ils étaient dans toute la planète. Les grandes organisations internationales qui dirigent le monde ne sont pas en reste. Les Nations Unies, l’OMC et autres ont toutes investi le web 2.0. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Déjà dans la matinée, j'avais répondu à un questionnaire mis en ligne par la Banque Mondiale. Elle souhaitait par ce biais «&amp;amp;nbsp;recueillir les avis d’un large éventail de parties prenantes afin d’aider la Banque mondiale à élaborer une stratégie qui tienne compte des besoins évolutifs du continent&amp;amp;nbsp;». Avec la fierté d’un homme qui participe aux prises de décisions de l’agora, j’ose espérer que mes propositions sur la résurrection du Fonds Mondial de Solidarité Numérique prospéreront. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant je communique avec les organisations internationales, autant il m’est difficile de communiquer par internet avec les administrations de mon pays, avec la mairie de mon village. À peine 3&amp;amp;nbsp;% de nos édifices publics sont connectés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autant je communique avec mes amis en Europe ou aux États-Unis, autant je suis déconnecté de mes cousins restés au village. Et que dire de mes oncles et tantes du village qui ne connaissent ni la langue de Molière, ni celle de Shakespeare&amp;amp;nbsp;: les langues de l’internet. Une phrase me revient à l’esprit&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Ce qui n’est pas sur Google n’existe pas&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vlaamm&amp;amp;nbsp;!! La porte s’ouvre. C’est Fifi, ma nièce, qui entre en trombe, haletante et transpirant à grosses gouttes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tonton&amp;amp;nbsp;! C’est grave&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'', dit-elle, très sérieuse, ''«&amp;amp;nbsp;regarde cette offre d’emploi. Elle est comme taillée pour moi. Seulement il faut envoyer sa demande U-NI-QUE-MENT par internet. Et le dernier délai c’est aujourd’hui. Je suis sûre qu’ils trouvent là un moyen d’écarter les pauvres comme nous.&amp;amp;nbsp;»'' [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fifi, titulaire d’une maîtrise en sciences sociales, est sans emploi décent depuis qu’elle a eu son diplôme, soit six ans. En dépit de quelques notions d’informatique acquises à l’université, elle ne sait pas se servir de l’outil informatique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tu devrais faire un effort&amp;amp;nbsp;!&amp;amp;nbsp;»'', lui ai-je rétorqué. Cependant, des chiffres me sont revenus à l’esprit&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;94&amp;amp;nbsp;% des écoles primaires et secondaires sont connectées à internet dans les pays riches, contre seulement 38&amp;amp;nbsp;% dans les pays en développement. Ce chiffre est ramené à 1&amp;amp;nbsp;% en Afrique.&amp;amp;nbsp;»''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les yeux écarquillés, elle fixe l’écran sur lequel je fais défiler des modèles de CV. «''&amp;amp;nbsp;Celui-là me plaît bien. Avec la photo&amp;amp;nbsp;! Mais où pourrais-je en trouver un à cette heure-ci&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;T’inquiète, fifille&amp;amp;nbsp;!»'' Je sors mon téléphone portable muni d’un appareil photo et quelques clics plus tard, la nièce voit son portrait s’afficher. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un message du fournisseur d’accès internet apparaît&amp;amp;nbsp;: ''«&amp;amp;nbsp;Il vous reste 30 minutes de connexion&amp;amp;nbsp;». «&amp;amp;nbsp;Qu’est-ce qui se passe&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'', interroge Fifi. Je lui explique que pour avoir la connexion internet illimitée, je paie un abonnement mensuel. Or cet abonnement arrive à échéance. ''«&amp;amp;nbsp;Rassure-toi&amp;amp;nbsp;! Pas besoin de se déplacer. J’ai un compte bancaire virtuel&amp;amp;nbsp;»''. [...]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une heure s’est écoulée quand un beau CV et une lettre de motivation illuminent l’écran. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''«&amp;amp;nbsp;Tu es un tonton magique. Il manque juste la partie sur mes petites expériences professionnelles&amp;amp;nbsp;»'', s’exclame Fifi qui me tend un bout de papier sur lequel est écrit l’adresse courriel du recruteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai à peine eu le temps de sauvegarder dans ma clé USB le fichier contenant la vie de ma nièce que l’écran s’assombrit. Un coup d’œil sur la vue panoramique de la nuit, par la fenêtre, nous fait comprendre que le quartier vient de subir une coupure de courant. Ces délestages peuvent durer une journée entière. Le temps nous est désormais compté. Nous sautons dans un taxi. Je connais un petit cybercafé à l’autre bout de la ville. Peut être que là bas… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avais déniché ce cybercafé des mois auparavant&amp;amp;nbsp;: quelque part dans la forêt, la chute d’un rocher avait sectionné des câbles souterrains de la fibre optique, privant une bonne partie des 600 000 internautes camerounais de tout lien avec leur «&amp;amp;nbsp;république virtuelle&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: banques, compagnies aériennes, ambassades, centres de télémédecine. La colère grondante a contraint le gouvernement à mettre les bouchées doubles, jour et nuit, pour remédier à la panne. Il y parvint au bout d’une semaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n’avons plus que trois heures devant nous quand j’ai annoncé à ma nièce au bord de la crise d’apoplexie qu’il allait falloir refaire tout le travail. Le traitement de texte de ce cybercafé est une version ancienne. Il ne pourra pas lire notre fichier saisi dans la toute dernière version du logiciel. ''«&amp;amp;nbsp;Finalement votre internet là c’est de la m...&amp;amp;nbsp;»'', fulmine la petite. Tant bien que mal je réussis à calmer cette indigène numérique. Ne suis-je pas un «&amp;amp;nbsp;tonton magique&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité je n’en mène pas large. Quand je pense que nos données personnelles peuvent être prisonnières d’un éditeur de logiciel. Je frissonne à l’idée que des fichiers d’état-civil, des archives, c'est-à-dire des données publiques, puissent un jour devenir inaccessibles du fait d’un éditeur de logiciel qui aurait fait faillite ou pour toute autre raison. Les logiciels libres pourraient être une réponse à cette angoisse quant à la pérennité des données des services publics. Mais au rythme où les administrations s’équipent en logiciels libres, seule une loi contraignante s’avérerait efficace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix minutes avant minuit, l’écran affiche «&amp;amp;nbsp;message envoyé&amp;amp;nbsp;». Il était temps. Mais ma nièce n’en est pas pour autant réjouie. ''«&amp;amp;nbsp;Dis-moi Tonton, ma photo qui va se balader sur internet, là... Tu es sûr qu'il n’y a aucun risque&amp;amp;nbsp;?&amp;amp;nbsp;»'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette préoccupation, naïvement exprimée, est en fait l’un des défis majeurs de la société de l’information&amp;amp;nbsp;: la protection des données et de la vie privée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’avènement de la société de l’information s’accompagne d’énormes bouleversements dans tous les secteurs (agriculture, finance, transport, média, etc.). La vitesse avec laquelle ces bouleversements se produisent met en question les paradigmes qui fondent la vie de nos sociétés. Les Nations Unies organisent annuellement depuis 2006 un Forum de la Gouvernance d'internet. La gouvernance d’internet comprise comme « l'élaboration et l'application par les États, le secteur privé et la société civile, chacun selon son rôle, de principes, normes, règles, procédures de prise de décision et programmes communs propres à modeler l'évolution et l'utilisation d'internet. » Elle amène à reconsidérer des concepts tels que la citoyenneté. Comme le dit la sociologue Dominique Schnapper&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;La citoyenneté n'est pas une essence donnée une fois pour toutes, qu'il importerait de maintenir et de transmettre.&amp;amp;nbsp;» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi ne pas aller plus loin qu’un simple Forum de la Gouvernance d'internet&amp;amp;nbsp;? Vers «&amp;amp;nbsp;une Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen dans la République universelle de la société de l'information, à l'image de ce qu'a été la rédaction de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen en 1789&amp;amp;nbsp;», comme le suggère Jean-Christophe Frachet&amp;amp;nbsp;? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce faisant, l’accès à internet pourra-t-il un jour être déclaré droit humain par l’assemblée générale des Nations Unies, comme cela fut le cas de l’eau le 28 juillet 2010&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Cet article a été rédigé dans le cadre du premier concours « ''Netizenship - Décris-moi la citoyenneté numérique'' », organisé par la fondation Ynternet.org, été 2010.''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=15613</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=15613"/>
				<updated>2015-01-07T13:56:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22fracture+num%C3%A9rique%22 fracture numérique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/info-riches info-riches], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/info-pauvres info-pauvres], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22r%C3%A9seau+social%22 réseau social], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital native], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22digital+native%22 digital migrant], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22acc%C3%A8s+libre%22 accès libre], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/exclusion exclusion], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22alphab%C3%A9tisation+num%C3%A9rique%22 alphabétisation numérique].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikileaks?dm=middle&amp;amp;page_num=0 Wikileaks], Albertine Meunier.'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Internet est-il une nouvelle source d’inégalités ?&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
À leurs débuts, l'ordinateur et internet étaient perçus comme des gadgets réservés à une minorité de personnes dont c'était le métier (les informaticiens). Et aussi à quelques drôles d'individus qui préféraient bidouiller pendant leur temps libre plutôt que de prendre un bon bol d'air (les « hobbyistes »). L'informatique et le réseau internet ont, depuis les années 1990, démontré leur caractère essentiel à la vie sociale et économique de chacun d'entre nous, partout dans le monde. La circulation d'information, souvent gratuite, favorise l'équité des chances et rapproche les personnes. La technologie numérique aide à réduire les différences sociales entre ses utilisateurs. Mais, ô paradoxe, internet a également contribué à creuser l'écart entre utilisateurs et non utilisateurs du Net, amplifiant ainsi les inégalités qui préexistaient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a baptisé ''fracture numérique'' l'inégalité d'accès aux nouvelles technologies de l'information. La notion-même de fracture numérique est calquée sur celle de fracture sociale. Ceux qui sont du bon côté peuvent en principe disposer du Net pour défendre leurs droits et leurs idées, pour s'informer, pour communiquer et même pour augmenter leur pouvoir d'achat (comparateurs de prix, sites de ventes privées à tarifs préférentiels, bons plans, etc.). Les autres subissent un désavantage supplémentaire à ceux qu'ils connaissaient déjà&amp;amp;nbsp;: ils se retrouvent exclus d'une nouvelle dimension de la société, qui leur échappe chaque jour un peu plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'esprit de certains, la fracture numérique se résume à un accès au réseau inégal entre des régions du Monde : le Nord est hyperconnecté alors que le Sud est encore en dehors du circuit. Ou encore entre les zones urbaines et les zones rurales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, cette fracture peut prendre plusieurs formes, qui dépassent largement les clivages géo-économiques. La fracture est surtout sociale, elle crée des sociétés à plusieurs vitesses. Une forme d'exclusion perdure, se crée ou se renforce.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article recense cinq formes de fractures :&lt;br /&gt;
* Économique&lt;br /&gt;
* Géopolitique&lt;br /&gt;
* Culturelle&lt;br /&gt;
* Éducative&lt;br /&gt;
* Générationnelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture économique ==&lt;br /&gt;
La fracture la plus évidente est économique. On la retrouve à une échelle globale qui montre des disparités gigantesques de connexion entre les pays :  en 1996, il y avait autant de lignes téléphoniques sur l'île de Manhattan que sur tout le continent africain.&amp;lt;ref&amp;gt;Jeff Bland. [http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNABZ059.pdf Leland Initiative: Africa Global Information Infrastructure Gateway Project].&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les victimes de la fracture numérique sont nombreuses, notamment&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Les plus pauvres, qui n'ont pas les moyens de se procurer des appareils informatiques ou d'en louer&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus éloignés des centres villes, qui n'ont accès ni au réseau, ni aux cybercafés, et dont personne dans l'entourage ne peut encourager l'usage d'internet&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Les plus âgés, comme les petits retraités, qui n'ont pas encore réussi à s'adapter à ce nouveau fonctionnement social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur terre, en ce début du XXI&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle, 2,6 milliards d'humains vivent avec moins de deux dollars par jour. Ils sont tout en bas de l'échelle sociale. Et, tout en haut, un cinquième de la population mondiale consomme à lui seul environ 90% des ressources disponibles. Ces chiffres ont été publiés dans un état des lieux des Nations Unies en 2010. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le manque de moyens empêche à une grande partie de la population mondiale d'accéder aux équipements numériques. Les plus pauvres, déjà handicapés par leur faible niveau de vie et le pouvoir qu'acquièrent dès lors sur eux les plus riches, sont les premières victimes de cette nouvelle iniquité&amp;amp;nbsp;: ils sont confrontés à une rareté de l'information. Parce que les nouvelles technologies permettent d'augmenter la qualité et la quantité des communications, les «&amp;amp;nbsp;bien connectés&amp;amp;nbsp;» sont plus autonomes dans leurs actions quotidiennes. Mais aussi en cas de situation exceptionnelle. Prenons l'exemple d'un train qui déraille dans une région bien connectée&amp;amp;nbsp;: très rapidement, des transports alternatifs vont être mis en place. Dans une région mal connectée, l'attente va se prolonger, les solutions s'organiseront plus lentement, car l'information circule mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais une telle disparité existe aussi au niveau local : même un pays très bien équipé peut compter des citoyens privés d'accès au réseau pour des raisons économiques. Exemple local venant de l'ONG Caritas à Genève. Dans cette ville qui est l'une des capitales du commerce mondial et le siège d'agences des Nations-Unies, nombreux sont les info-pauvres dans cette cité, nombreux sont les migrants qui y vivent de manière précaire et qui n'ont pas d'ordinateur. Ils ont dès lors accès à moins d'informations, moins d'opportunités de travail, moins de possibilités de s'insérer socialement et professionnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
'''Faut-il envoyer des ordinateurs en Afrique ?'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quand on pense fossé entre info-riches et info-pauvres, on pense tout de suite aux pauvres Africains qui n'ont pas d'ordinateur. L'idée de donner une deuxième vie à un ordinateur, en le confiant à une organisation caritative, est une bonne intention. Elle se heurte néanmoins à plusieurs réalités qui la rendent contre-productive. Principalement, en Afrique, les ordinateurs finissent très vite dans des décharges, et il n'y a pas d'infrastructures pour le recyclage. Donc on pollue en croyant bien faire. En plus, il y a les intermédiaires, qui se servent au passage, souvent avant même le départ ou aux douanes.&lt;br /&gt;
Enfin, même si on donne un ordinateur à un occidental pour un usage en occident, par exemple une banque qui fait une donation à une ONG caritative, le problème peut rester complet : les bénéficiaires. Les chômeurs ou migrants doivent payer des professionnels pour identifier les pannes matérielles, reconfigurer l'outil, assurer une maintenance. Sans parler de l'énergie grise, cette énergie consommée qui est difficile à calculer : transport, grosse consommation électrique de vieux ordinateurs avec des processeurs qui surchauffent... &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture géopolitique ==&lt;br /&gt;
Le seul facteur économique n'explique pas une mauvaise connexion à internet pour certains pays ou régions : certaines administrations en restreignent délibérément l'accès  pour juguler la liberté de leurs propres citoyens à s'informer et à s'exprimer. C'est le cas de la Chine qui surveille et limite l'accès à internet de ses citoyens&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Censure_d'Internet_en_R%C3%A9publique_populaire_de_Chine ''Censure d'internet en Répiblique populaire de Chine''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. De même, en Corée du Nord, l'accès à internet est soumis à autorisation spéciale et principalement pour des buts gouvernementaux.&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://en.wikipedia.org/wiki/Internet_in_North_Korea Internet in North Korea].&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même les États-Unis peuvent faire preuve de velléités coercitives à l'encontre de la liberté d'expression, comme en témoigne l'affaire [http://netizen3.org/index.php/Les_lanceurs_d%27alerte Wikileaks].&amp;lt;ref&amp;gt;En 2010, le gouvernement des États-Unis a condamné la publication de documents secrets sur la guerre en Afghanistan, affirmant que cela menaçait la sécurité de soldats américains engagés en Afghanistan. À cet effet, une enquête a été lancée par le Pentagone, afin de retrouver l'origine des informations. Le Pentagone a exigé que WikiLeaks lui remette immédiatement la totalité des 15 000 documents classés « secret défense » qui n'ont pas encore été divulgués et que ceux qui ont déjà été mis en ligne soient détruits. Voir l'article consacré à [http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks WikiLeaks] sur Wikipédia.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inversement, la connexion relativement correcte en Libye ou en Égypte a soutenu les mobilisations populaires dans le monde arabe en 2010 et 2011, où les réseaux sociaux ont permis aux initiatives de se coordonner, aux pratiques d'insurrection de s'affiner, par écran interposé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture culturelle ==&lt;br /&gt;
Par fracture culturelle, on entend le décalage entre ancienne et nouvelle manière de penser, un décalage provoqué par l'émergence de nouvelles pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans tout type d'organisation, les hiérarchies peuvent sentir leur autorité menacée par l'omniprésence des médias numériques. On observe alors des réactions de rejet des ressources disponibles sur internet. Exemple : dans un grand nombre de cursus académiques, Wikipédia est a priori banni comme source valide de références bibliographiques, ce qui traduit une méfiance vis-à-vis de la [http://netizen3.org/index.php/Sagesse_des_foules ''sagesse des foules''], un concept expliqué dans l'article du même nom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde de l'entreprise est également sujet à des réactions de rejet, notamment vis-à-vis des plateformes de réseautage social, perçues comme une perte de productivité plus qu'un potentiel stratégique. Ces blocages sont généralement liés à l'angoisse que suscitent les transitions en cours. En effet, la régulation du monde du travail passe de la culture de la pointeuse à la culture du résultat. Grâce aux outils numériques, les travailleurs sont désormais libres des moyens à mettre en œuvre pour atteindre leurs objectifs. La culture internet bouscule les anciennes hiérarchies, basées sur le statut, en mettant en avant les compétences, étayées par des preuves et des résultats&amp;lt;ref&amp;gt;Voir notre article sur [http://netizen3.org/index.php/Hi%C3%A9rarchie_de_statut,_hi%C3%A9rarchie_de_comp%C3%A9tences ''Hiérarchie de statut et hiérarchie de compétences''].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette manière de penser a encore du mal à être mise en application par ceux qui tiennent les rênes du pouvoir, menacés dans leur position au sommet de la pyramide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diverses collectivités craignent parfois qu'internet ne soit un vecteur de subversion auprès des populations dont ils ont la responsabilité. Par exemple, en 2012, une municipalités indienne a interdit l'usage des smartphones aux femmes !&amp;lt;ref&amp;gt;Sarah Lakshmi. [http://globalvoicesonline.org/2012/12/08/women-banned-from-using-mobile-phones-in-indian-villages/ ''Women Banned from Using Mobile Phones in Indian Villages'']. GlobalVoices online. 2012.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture éducative ==&lt;br /&gt;
Au-delà des moyens techniques, politiques ou économiques qui éloignent certaines populations de la révolution numérique, une éducation inappropriée condamne beaucoup d'internautes à une intégration restreinte à l'écosystème informationnel du réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les utilisateurs voient souvent le maniement de l'outil informatique comme un obstacle purement technique. Il n'est donc pas rare d'entendre ''« J'ai fait un cours Word donc je suis à l'aise avec l'informatique »''. Ceci démontre le déficit d'une vision plus large d'internet en tant qu'écosystème, avec non seulement ses outils, mais aussi ses codes, ses acteurs... qui forment un tout en perpétuelle évolution, fondé sur des règles qui, heureusement, évoluent à un rythme largement moins soutenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi une large frange des internautes, même ceux qui en font un usage quotidien, se cantonne à des usages proches d'un média tel que le téléphone, la poste, la radio ou la télévision : ils ne produisent pas, n'interagissent pas avec des communautés, utilisent leur messagerie électronique pour échanger des fichiers bien trop volumineux...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même parmi les communautés de spécialistes de l'outil informatique, de nombreux individus ont des comportements inadaptés. Par exemple, certains concepteurs web vendent à leurs clients des sites qui limitent, voire empêchent l'analyse du site par les moteurs de recherche, fréquemment via l'usage de la technologie Flash de l'éditeur Macromedia. Un site entièrement géré par cette technologie n'est pas, à proprement parler, un site web car la notion de pages n'existe plus : on est dans une application. Par exemple, il peut devenir impossible d'indiquer l'emplacement d'une ressource interne au travers d'un simple lien hypertexte. Il faut alors indiquer à ses correspondants le chemin à parcourir dans l'application pour aboutir à ladite ressource : « Rendez-vous sur la page d'accueil, puis cliquer sur tel lien, ensuite sur tel autre, enfin entrez tels mots dans le formulaire et validez. » C'est non seulement fastidieux, mais cela va également à l'encontre des principes fondateurs d'accessibilité des ressources publiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fracture générationnelle ==&lt;br /&gt;
''« Ma chérie'', dit un père à sa fille de 12 ans, ''j'ai acheté un logiciel qui filtre les contenus interdits aux mineurs, pour que tu arrêtes de visiter ces sites qui ne sont pas de ton âge... Tu peux m'aider à l'installer s'il te plait ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez vous aussi vécu le choc entre ceux pour qui internet est naturel, et ceux qui ne se sentent pas à l'aise devant un écran, qui doivent se concentrer pour ne pas faire d'erreurs, qui paniquent dès qu'une fonction change, qui ne connaissent pas les raccourcis...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le principe de fracture entre migrants du numérique et les ''digital natives''. Bien au-delà des questions de manipulation technique, il y a un certain choc intergénérationnel dans la manière de voir le monde, nos croyances et nos pratiques. Heureusement, de nombreuses initiatives permettent de réduire ces fractures. Par exemple, en France, Albertine Meunier organise des ateliers internet avec des femmes de plus de 77 ans. C'est l'opération « un thé avec Albertine ». Elle filme ces grands-mamans en train de boire le thé et en train de décrire de manière précise et relax des concepts ardus comme « qu'est-ce qu'un hacker ? ». Avec ses vidéos sur le web, elle a réussi à motiver un nombre incalculable de seniors de se mettre à l'informatique. Ils apportent ainsi aux jeunes générations leur expérience de vie, pour rester critique face aux médias, affiner leur orthographe, découvrir d'autres cultures...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Et la fracture émotionnelle ?'''&lt;br /&gt;
À toutes ces fractures s'ajoute la fracture émotionnelle : ça fait parfois mal, en effet, de se faire planter par... son ordinateur, ou le réseau. Surtout pendant la rédaction d'un mail de trois kilomètres, sans sauvegarde. La vie numérique, c'est comme l'amour, on fait des erreurs de débutants, et puis on apprend ! Il n'empêche que cela peut en décourager plus d'un. Entre attraction et répulsion, nos coeurs balancent aussi face à la vie virtuelle. Avec internet, c'est un peu ''« je t'aime moi non plus »''...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:M&amp;amp;R.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=15612</id>
		<title>Bienvenue dans le quaternaire</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Bienvenue_dans_le_quaternaire&amp;diff=15612"/>
				<updated>2015-01-07T13:17:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Maria : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Notions-clés :''' ''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%C3%A9conomie%20quaternaire économie quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22secteur+quaternaire%22 secteur quaternaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9conomie+sociale+et+solidaire%22 économie sociale et solidaire], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l%27information%22 société de l'information], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/communication communication], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/services services].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Profils-clés :''' ''Colin Clarck, Alfred Sauvy, Jean-Marc Ferry, Thierry Jeantet, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Mario+Tomelin%22 Mario Tomelin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Roger+Sue%22 Roger Sue].''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
On connaissait les secteurs primaire, secondaire et tertiaire (agriculture, industrie, service). Il va désormais falloir composer avec l'arrivée du quaternaire. &lt;br /&gt;
Dans le prolongement des travaux de Colin Clark et d'Alfred Sauvy, certains auteurs ont enrichi la typologie traditionnelle des trois secteurs économiques   en affirmant l'existence d'un quatrième secteur : le secteur quaternaire. Pour ce concept — relativement récent — différents auteurs proposent des définitions qui ne se recoupent pas totalement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition que nous retiendrons ici est celle de Màrio Tomelin. Il définit le secteur quaternaire comme « le secteur caractérisé par l'action de concevoir, de créer, d'interpréter, d'organiser, de contrôler et de transmettre avec l'aide de la science et de la technique, donnant à ces actes une valeur économique »&amp;lt;ref&amp;gt;Màrio Tomelin. [http://books.google.fr/books?id=EgjuvkvJQEkC ''Espace et pouvoir du quaternaire : le paradigme de Brasilia'']. Publications de la Sorbonne, Série Sciences Politiques. 2002.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour d'autres, le secteur quaternaire regrouperait, selon une première définition, les produits du savoir et de la communication, et reposant sur la propriété intellectuelle, une notion au cœur des enjeux de la nouvelle société de l'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une manifestation du « volontariat et du bénévolat » ==&lt;br /&gt;
Jean-Marc Ferry utilise ce terme pour décrire un secteur pouvant accueillir la demande d'emploi&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire?previous=yes#Le_secteur_quaternaire_comme_manifestation_du_.C2.AB.C2.A0volontariat_et.2Fou_du_b.C3.A9n.C3.A9volat.C2.A0.C2.BB ''Secteur quaternaire''.]&amp;lt;/ref&amp;gt; : les évolutions de l'agriculture, puis industrielles, ayant débouché sur un grand nombre d'emplois dans le secondaire puis le tertiaire, à son tour le tertiaire se « déverserait » dans les activités du quaternaire, « non mécanisables, personnelles, communicationnelles, relevant de finalités personnelles ou sociales. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Roger Sue, pour sa part, propose l'idée d'une économie quaternaire dominée par le secteur quaternaire. « Secteur du nouvel âge de l’économie » où « l'homme s'empare de la production (et non plus l'inverse) et où les individus trouveront, à côté de l'emploi salarié, des gratifications et des critères d'investissement personnel profondément différents de ceux du marché et du secteur public. Les acteurs de cette nouvelle économie sociale auront un objectif clair, d'utilité économique et sociale, et un statut crédible vis-à-vis de l'extérieur : le volontariat. »&amp;lt;ref&amp;gt;Roger Sue. [http://www.scienceshumaines.com/la-richesse-des-hommes-vers-l-economie-quaternaire_fr_9561.html ''La richesse des hommes. Vers l'économie quaternaire''.] Éditions Odile Jacob, Paris. 1997. Voir aussi [http://www.globenet.org/transversales/generique/57/ecoquaternaire.html ''Du tiers secteur à l'économie quaternaire'']. Transversales, n° 57. 1999.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thierry Jeantet propose pour les activités bénévoles  [http://www.monde-diplomatique.fr/1999/09/CASSEN/12464 cinq critères] : &lt;br /&gt;
* la libre adhésion&lt;br /&gt;
* le fonctionnement démocratique&lt;br /&gt;
* le non-profit individuel&lt;br /&gt;
* l’épanouissement de la personne humaine&lt;br /&gt;
* l’indépendance à l’égard de l’État&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces valeurs sont celles de l'économie sociale et solidaire, en pleine progression. Le numérique et ses outils de communication efficaces arrivent à point nommé pour favoriser son développement.&lt;br /&gt;
Certes, l’économie sociale n’est pas nouvelle mais on assiste à son affirmation et à sa formalisation. Le boom du numérique a été fulgurant et cela n'a échappé à personne. En revanche, on commence seulement à percevoir les points communs en terme d’impact sociétal, entre l'économie sociale et l'économie numérique. Ces deux secteurs n’ont à première vue, rien en commun. En effet, on a bien du mal à concevoir ce qui relie une coopérative de produits locaux en zone rurale et une start-up misant sur la high-tech dans une capitale européenne...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais est-ce vraiment un hasard si ces deux dynamiques économiques ont actuellement le vent en poupe ? Dans les deux cas, un changement historique est à l'œuvre : il touche nos valeurs, nos méthodes de travail, notre rapport à l'autre, notre manière d'organiser le vivre-ensemble. Dans les deux cas, il est question de « mise en réseau » et de « bien commun ». En d'autres termes, l'ère d'internet, par ses mécanismes fondamentaux, serait structurellement sociale et solidaire. C’est l’hypothèse que nous développons spécifiquement dans le livre ''Racines de l'économie numérique'', une adaptation de ''Citoyens du Net'' à l'attention des entrepreneurs sociaux.&amp;lt;ref&amp;gt; Accessible sur [http://netizen3.org/index.php/Economie_num%C3%A9rique netizen3.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Adaptation de l'article Wikipédia : [http://fr.wikipedia.org/wiki/Secteur_quaternaire Secteur quaternaire].&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Maria</name></author>	</entry>

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