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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<updated>2026-04-29T22:41:39Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_m%C3%A9dias_sociaux_%C3%A9thiques&amp;diff=15006</id>
		<title>Les médias sociaux éthiques</title>
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				<updated>2014-09-11T08:52:19Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''réseaux sociaux, Big Brother, bases de données, information, vie privée, privatisation, éthique.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Les inquiétudes engendrées par l'arrivée des médias sociaux sont légitimes ; toute mutation s'accompagne de dérives qu'il est souhaitable de détecter aussi précocement que possible. La plus spectaculaire d'entre elles est certainement la revente par Facebook, Twitter et Google de nos données personnelles. Cette pratique les conduit à bafouer notre vie privée au profit de leurs actionnaires et de leurs partenaires commerciaux. Lorsqu'un service web est gratuit mais pas sous licence libre, le consommateur paie ce service en acceptant des termes d’usage, qui autorisent très souvent la commercialisation de ses données : centres d’intérêts, comportements, carnets d’adresses, tout est potentiellement revendable. C’est en quelque sorte la rançon de la gratuité...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plus spéculatifs des médias sociaux n'en demeurent pas moins des outils d'alerte et de consolidation de l'interaction — de la culture de la coopération synergique. À l'occasion des révolutions arabes de 2011, ils ont montré qu'ils pouvaient servir aussi les intérêts de la démocratie. En vérité, les opinions libres et initiatives multiples qui se déploient sur les médias participatifs n'existent que par la puissance de diffusion de ces réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Réseaux sociaux : pourquoi ? ...ou plutôt comment ?&amp;lt;ref&amp;gt; Matt McKeon, [http://mattmckeon.com/facebook-privacy ''The Evolution of Privacy on Facebook. Changes in default profile settings over time''], [http://www.mattmckeon.com www.mattmckeon.com].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
En 2011, plus de 50&amp;amp;nbsp;% de la population mondiale a moins de 30 ans. Et selon Erik Qualman &amp;lt;ref&amp;gt;''Socialnomics'' (2e édition) [http://en.wikipedia.org/wiki/Erik_Qualman Erik Qualman], Wiley, Hoboken, 2012.&amp;lt;/ref&amp;gt;, dont l’ouvrage ''Socialnomics'' est une des références intéressantes en la matière, 96&amp;amp;nbsp;% des 25 à 30 ans ont déjà rejoint un média social. Aussi appelé réseaux sociaux, ''social networks'' ou communautés virtuelles, leur point commun est que ce sont des platesformes web qui offrent des services de relation sociale et de diffusion d'informations, à usage personnel et/ou professionnel'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’ils enjambent les continents (Facebook, LinkedIn, Google+), irriguent une région spécifique (Viadeo, Xing, Rezonance) ou canalisent des centres d'intérêt thématiques (carrière, banques d'images, amitiés, liens familiaux...), les médias sociaux reflètent, accueillent et amplifient la plupart des changements sociaux contemporains. Ils se sont notamment trouvés au cœur de la Révolution de jasmin, en Tunisie, qui a bouleversé le monde arabe en 2010-2011. Ils ont aussi, en peu de temps, détrôné la pornographie comme principal centre d'intérêt des utilisateurs d’internet. Les pionniers de la communication sociale, tels qu’Erik Qualman, assurent même aujourd’hui que la question n'est pas de savoir si et pourquoi il est nécessaire de s'engager dans les médias sociaux, mais comment... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au travail, en formation, en famille, quelles sont les clés à posséder pour en faire le meilleur usage&amp;amp;nbsp;? Comme à chaque surgissement d’un nouveau média, nouvelles opportunités et nouveaux risques se côtoient. Par exemple, ainsi que le montre le schéma accessible par le lien ci-dessous, le leader du secteur, Facebook, n'a aucun scrupule à modifier régulièrement ses conditions d'usage, de façon à livrer en place publique toutes les informations relatives à ses utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Réseaux sociaux: 1, Pornographie: 0'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son best-seller ''Socialnomics'', Erik Qualman dévoile des statistiques impressionnantes relatives à l'utilisation d'internet et des réseaux sociaux. Ainsi l'une d'elles révèle-t-elle que sur le web, après des années de suprématie sans partage, la pornographie a été détrônée par… Facebook et ses frères. Plus d'infos sur la vidéo ''Social Revolution'' &amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.dailymotion.com/video/xvupf5_social-media-revolution_creation#.URZsTqV2S8A Vidéo ''Social Revolution'']&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La fin de la vie privée ?  ==&lt;br /&gt;
En 2005, sur Facebook, pour autoriser le libre accès à une information d’ordre privé, il fallait avoir recours à une procédure spécifique. En 2011, c’est le contraire&amp;amp;nbsp;: par défaut, tout est public. Si l’utilisateur souhaite conserver une partie de ses informations de façon privée, il doit faire l'effort de changer les préférences de son compte. Mais, même s’il supprime son compte, ses données seront conservées&amp;amp;nbsp;! Elles alimenteront en l’occurrence la «&amp;amp;nbsp;banque de comportements humains&amp;amp;nbsp;» désormais administrée, de façon très privée, elle, par les responsables des réseaux sociaux.  On lira à ce propos l’ouvrage édifiant de Francis Pisani et Dominique Piotet, ''Comment le Web change le monde'', dont voici un extrait adapté&amp;lt;ref&amp;gt; [http://pisani.blog.lemonde.fr/files/2008/09/commentlewebchangelemonde-introetchap1.1222126314.pdf ''Comment le Web change le monde''], '''Francis Pisani et Dominique Piotet''', Pearson, Paris, 2011, pp. 48-51. &amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
«&amp;amp;nbsp;Cela va si loin qu'Eric Schmidt, le directeur de Google, a laissé entendre, après d'autres, que la vie privée, c'était terminé. Même son de cloche chez Facebook, leader incontesté du domaine des réseaux sociaux, avec plus de 500 millions d'utilisateurs en 2011. Chaque changement des règles de fonctionnement y réduit les libertés privées. Les conditions générales d'utilisation stipulent que les utilisateurs acceptent d'abandonner leurs droits de transférer leurs données sur un autre réseau social, de migrer. Ils sont captifs. Fin 2010, Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a dû reconnaître l’existence des problèmes de protection de la vie privée, sans véritablement proposer de solution. Résultat&amp;amp;nbsp;: à la suite du Quit Facebook Day (campagne mondiale pour quitter Facebook) du 31 mai 2010, aux États-Unis le nombre de nouveaux adhérents au réseau est brutalement passé de 8 millions (mai) à 320 000 (juin).&amp;amp;nbsp;»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel contexte, il est de plus en plus difficile de définir des limites entre vie privée et vie socioprofessionnelle. CV, photos, statuts, coordonnées, activités&amp;amp;nbsp;: doit-on se montrer prudent ou se livrer ouvertement ? La réponse peut sembler évidente mais, dans une recherche de vitalité tant économique que citoyenne, il faut la formuler autrement&amp;amp;nbsp;: à qui profite le réseau&amp;amp;nbsp;? L'utilisation de ce réseau social sert-il les intérêts de la société ou ceux de ses éditeurs&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''La privatisation de la société ? '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mise à nu obligée est lourde de dérives, on l’a compris. Mais cette menace en cache d’autres, probablement plus graves encore. Parmi elles, le passage du GGG en mains privées. GGG, ou Global Giant Graph &amp;lt;ref&amp;gt; [http://dig.csail.mit.edu/breadcrumbs/node/215 ''Giant Global Graph''], '''Tim Berners-Lee''', sur Decentralized Information Group.&amp;lt;/ref&amp;gt;, tel que l’a décrit le découvreur du web lui-même, Tim Berners-Lee, représente une nouvelle étape dans le développement d’internet&amp;amp;nbsp;: l'attention n'y est plus focalisée sur l'information en réseau mais sur la vision globale des centres d'intérêt de l'humanité désormais offerte aux opérateurs indiscrets. La «&amp;amp;nbsp;carte&amp;amp;nbsp;» ainsi disponible est un instrument extraordinaire pour qui souhaite influencer l'opinion publique à tous les niveaux – commercial, bien sûr, mais aussi politique, éducatif, moral. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les détenteurs de cette carte décisive, sont ceux à qui l’internaute inconscient des risques collectifs encourus, confie aveuglément ses données personnelles. Il accepte ainsi que ces dernières soient non seulement revendues mais également analysées&amp;amp;nbsp;dans le moindre détail par des observateurs très intéressés. Le «&amp;amp;nbsp;Big Brother&amp;amp;nbsp;» imaginé par George Orwell dans ''1984'' n’est plus une créature littéraire...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On se rassurera en songeant que la situation, dans le monde numérique, ne reste jamais longtemps figée. Bill Gates lui-même le constatait, dans les années 90, quand il se trouvait confronté à l'émergence des logiciels libres et de la culture de citoyenneté numérique&amp;amp;nbsp;: le concurrent de demain est déjà à l'œuvre, dans son garage, et rien ne l'empêchera de détrôner ses prédécesseurs. Le nouveau concurrent possible, dans ce web qui se transforme en GGG, rassemblera tous les cybercitoyens, s’ils prennent conscience de leur responsabilité collective dans la préservation du savoir parmi les biens communs, au même titre que l'air et l'eau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe d’ores et déjà de multiples indices qui laissent entrevoir une réponse collective et éthique aux réseaux sociaux à vocation commerciale. La centralisation d’informations dans une base de données unique, comme celles de Google, Facebook ou Twitter, est de toute façon incompatible avec la nature même du numérique, fondamentalement décentralisée. Il est plus que probable que nous allons progressivement assister à l'interconnexion de réseaux sociaux «&amp;amp;nbsp;éthiques&amp;amp;nbsp;» respectant la vie privée des utilisateurs et favorisant leur&amp;amp;nbsp;«&amp;amp;nbsp;conscientisation&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;: les consom'acteurs sont de plus en plus nombreux à s'engager dans cette culture numérique active – même si le «&amp;amp;nbsp;principe du 1&amp;amp;nbsp;%&amp;amp;nbsp;» développé par Will Hill reste encore (provisoirement&amp;amp;nbsp;?) valide. D’après Hill, une part infime des utilisateurs d’internet y contribue de façon proactive, 9&amp;amp;nbsp;% participent occasionnellement de façon opportuniste et 90&amp;amp;nbsp;% des internautes ne contribuent jamais.&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_du_1_%25 ''Règle du 1%''] (consulté le 28.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion d'engagement individuel, de contribution, de mérite et de vigilance par la force de proposition, est la clé d’un meilleur usage des réseaux sociaux. Elle sert les intérêts de l'économie locale et la vitalité démocratique, au-delà des clivages politiques ou sociaux. Pour favoriser cet engagement, la recette n'a pas changé&amp;amp;nbsp;: formation à l'esprit critique, encouragement aux visions à long terme, au-delà des peurs, des incertitudes et des doutes. Les réseaux sociaux, comme la cuisine japonaise ou la conduite à gauche, ne peuvent s'apprendre que par l'action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques médias sociaux éthiques  ==&lt;br /&gt;
Ils existent. Ils ne sont pas parfaits, car l'éthique se cultive, s’entretient, ne tombe pas du ciel. La fondation d'intérêt public Wikimedia, qui gère Wikipédia, est le modèle le plus souvent cité en la matière – à juste titre. Au-delà de la seule encyclopédie, Wikimedia rassemble des dizaines de projets de numérisation de la culture mondiale (avec notamment la coopération de musées et d’institutions éducatives), menés par des millions de contributeurs, dont seulement une centaine de milliers de pionniers réellement impliqués. La fondation possède ses codes de conduites, ses forums, ses profils d'auteurs, ses traces de contributions, ses clubs et rencontres locales et globales en chair et en os qui tous concourent à construire un monde synergique. Il existe également de nombreux médias sociaux thématiques, qui constituent ce que l'on surnomme la longue traîne&amp;amp;nbsp;: la somme des petits réseaux sociaux de quelques milliers ou millions d'utilisateurs est égale, voire supérieure, à la somme des quelques leaders du domaine (aujourd'hui Facebook, Google+, Orkut, LinkedIn).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, des projets comme Diaspora&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.lemonde.fr/technologies/article/2012/08/28/le-reseau-social-diaspora-s-ouvre-a-la-communaute-des-utilisateurs_1752292_651865.html « Le réseau social Diaspora s'ouvre à la communauté des utilisateurs »], ''lemonde.fr'', le 28 août 2012. &amp;lt;/ref&amp;gt;  ou Wiser&amp;lt;ref&amp;gt;[http://fr.wikipedia.org/wiki/Wiser.org www.wiser.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;(États-Unis) ou certains petits réseaux francophones &amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.cooperation.net Cooperation.net] et [http://www.ouvaton.coop ouvaton.coop] &amp;lt;/ref&amp;gt;, communautés virtuelles animées depuis 1998 par la fondation Ynternet.org, proposent des réseaux sociaux qui respectent la vie privée de leurs utilisateurs et évitent la concentration des pouvoirs ou la publicité intrusive. Ces réseaux se concentrent sur des services loyaux d'hébergement de sites personnels et de groupes, sans vices cachés. On pourra consulter une première liste de ces petits réseaux &amp;lt;ref&amp;gt; Pauline Meyniel, [http://www.developpementdurable.com/economie/2011/04/A5920/la-nouvelle-vague-des-reseaux-sociaux-ethiques-et-solidaires.html ''La nouvelle vague des réseaux sociaux éthiques et solidaires''], www.developpementdurable.com, le 14 avril 2011.&amp;lt;/ref&amp;gt;. À terme, ils pourraient s'interconnecter et former un réseau décentralisé susceptible, au-delà de son intérêt immédiat, de participer à l’émergence d’une nouvelle forme de confiance envers le monde du travail, la formation ou la famille. Cette interconnexion, sur le plan technique, est tout à fait réalisable. Le temps dira si elle est socialement nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Synth%C3%A8se_des_meilleures_pratiques_citoyennes_sur_Internet&amp;diff=14948</id>
		<title>Synthèse des meilleures pratiques citoyennes sur Internet</title>
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				<updated>2014-09-04T21:51:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : Page créée avec « bloqueur de pub  traitement courriel entre les lignes  dire :  - société de l'information ou technologie de la communication, mais pas ICT - libre pas open ni gratuit - ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;bloqueur de pub&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
traitement courriel entre les lignes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
dire : &lt;br /&gt;
- société de l'information ou technologie de la communication, mais pas ICT&lt;br /&gt;
- libre pas open ni gratuit&lt;br /&gt;
- etc...&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Principes_r%C3%A9dactionnels&amp;diff=14933</id>
		<title>Principes rédactionnels</title>
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				<updated>2014-09-03T14:05:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Etat d'esprit pour rédiger ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est l'essentiel, la ligne directrice de notre politique éditoriale : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Dénoncer le moins possible, être force de proposition&lt;br /&gt;
- décrire des articulations concrètes des pratiques durables (en d'autres dire : regardez ce qui existe, regardez le résultat si on fait ainsi plutôt que comme ça)&lt;br /&gt;
- être enthousiaste, montrer que c'est chouette&lt;br /&gt;
- pas dire qu'on les meilleurs mais que c'est une proposition parmi d'autres, rester modérer sur la forme (voici un exemple concret), et ferme sur le fond (c'est du solide, c'est utile, c'est valide scientifiquement, voici des sources)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Création de compte pour les contributeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1 compte perso, un compte d'assistance ===&lt;br /&gt;
:&lt;br /&gt;
# pour chacun-e : '''un compte perso''' (non pas de type créatif style vive-la-vie, mais plutôt de type classique prenom.nom, ceci est fortement suggéré pour éviter d'être catalogué splogueur sur le wiki). &lt;br /&gt;
# pour les assistants de projet qui saisissent des textes dictés par Théo Bondolfi ou un-e autre des experts qui contribuent sous forme d'interview, il faut créer '''un second compte de type tbondolfi-assist-initiales''' (Ex: tbondolfi-assist-SC&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Jongler entre les 2 comptes ?===&lt;br /&gt;
Pour gérer correctement les 2 comptes dans le travail d'édition, utiliser 2 navigateurs, un par compte, afin de pouvoir parfois ajouter ce qui a été dicté depuis un premier navigateur avec le compte assist, et modifier au titre de co-auteur en utilisant le compte perso.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Principes rédactionnels généraux visés pour la collection eCulture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Critères qualité article ===&lt;br /&gt;
Respecter les critères qualités d'un article web. Pour cela, consulter l'article sur le sujet [[http://www.netizen3.org/index.php/Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web]]. Quelques points-clés en synthèse de cet article spécifique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Titres et sous-titres: Attractif et explicatif. Peuvent inclure des jeux de mots, pour autant que ce ne soit pas des jeux de mollets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Histoire et angle: Raconter une histoire (début et fin) et choix de l'angle d'attaque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Rythme et Synthèse: Phrases courtes. Mieux vaut découper une longue affirmation en 2 phrases. Supprimer le superflu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Cohérence: Construction de l'article et logique de l'argumentation. Vérifier un peu les redondances avec d'autres articles traitant de sujets connexes. mais une certaine redondance est possible, vu que ces livres se lisent en petits morceaux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Références: Sources des propos, avec mot-lien sur l'URL d'origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Vulgarisation: Pas de mots ou notions trop compliquées inutilement. Par exemple, ''acculturation'' est un mot savants hors sujet pour Citoyens du Net, donc peu acceptable; alors que &amp;quot;non-discrimination radicale&amp;quot; est inhérente au thème de la citoyenneté numérique, donc acceptable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Encadrés: Sont-ils à la bonne place dans l'article et dans le livre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Mots clé (tags): Concepts-clés de 1 à 3 mots, concernant uniquement le sujet. Pour Citoyens du net, le sujet est &amp;quot;la société de l'information&amp;quot;. Pour Ecopol, l'écologie communautaire. Donc des notions-clés comme &amp;quot;décroissance&amp;quot; pour Citoyens du net ou &amp;quot;temps de cerveaux disponible&amp;quot; pour Ecopol seraient inappropriées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Approche story-telling ===&lt;br /&gt;
Toucher l''''imaginaire du public''' avec des histoires pour commencer et conclure chaque article.&lt;br /&gt;
Utiliser des métaphores.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cible : grand public ===&lt;br /&gt;
Les textes doivent être '''compréhensibles par des jeunes de 12 ans'''.&lt;br /&gt;
Imaginer des jeunes qui ont un parcours scolaire standard.&lt;br /&gt;
On peut quand même utiliser quelques mots savants, mais uniquement dans le domaine traité. &lt;br /&gt;
Exemples de termes '''ok''' : coopétition (pour citoyens du net), bio-construction (pour ecopol).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de termes '''pas ok''' (car non reliés directement à Internet ou l'écologie) : physique quantique, manichéisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Phrases courtes ===&lt;br /&gt;
Vu qu'on introduit de nouveaux termes et notions, ont fait des '''tournures de phrases simples, courtes, découpées''' sur la base de ce que Théo dicte et est posté par (TBassist-xy). Transformer l'oral en écrit qui reste authentique, en reformulant sans casser le propos tout en discriminant les phrases (supprimer parfois, mettre dans un autre article parfois, vérifier les redondance), c'est un des travaux principaux avannt la réécriture et le lissage final.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il est aussi utile de revoir la hiérarchie des notions abordées dans le texte, car ce qui est dicté à l'oral doit être préciser à l'écrit en terme d'introduction de notions nouvelles. [http://netizen3.org/index.php?title=Big_Brother_contre_les_Netizens&amp;amp;diff=2607&amp;amp;oldid=2566 Exemple ici (différentiels)]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Esprit de synthèse ===&lt;br /&gt;
On essaie d'être synthétique au maximum. Le but est de construire des articles qui pourront être photocopiés et collés au mur comme des aides-mémoires. &lt;br /&gt;
C'est bien sûr le plus dur. Un truc suggéré : relire souvent des petites pages de l'encyclopédie du savoir relatif et absolu de Bernard Werber, qui a un exceptionnel don de synthèse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Schémas, tableau, comparatifs ===&lt;br /&gt;
On vise le plus possible à produire des '''schémas, tableaux, comparatifs''', rajouter des illustrations, des encarts d'histoires, des &amp;quot;le saviez-vous&amp;quot;...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Découpages des informations ===&lt;br /&gt;
On découpe les informations dans les articles le plus possible. Par exemple &lt;br /&gt;
- donner des titres forts aux paragraphes, faire beaucoup de petits paragraphes&lt;br /&gt;
- éviter de mettre une histoire au milieu l'article, la mettre plutôt dans l'encart... &lt;br /&gt;
- Ou alors inversement on met l'histoire et la conclusion dans l'article, mais on met un encart sur une notion-clés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Prévention des redondances et des digressions ===&lt;br /&gt;
On veille à ne pas déborder sur d'autres articles (digression), ni à avoir la même info qui revient 8sauf sur certains aspects-clés qui sont le leitmotiv du livre, là c'est ok). Si toutefois cela devait être le cas, notamment pour des raisons de compréhension, on mentionne les articles traités en lien interne (article connexe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Angle d'attaque d'un article avant toute réécriture ===&lt;br /&gt;
Vu que l'angle d'approche d'un article, souvent une histoire illustrant métaphoriquement le propos, c'est l'essentiel de l'avoir bien prévu avant de trop toucher à l'article. Si l'angle de l'article est déjà défini, il est toujours possible de le modifier.&lt;br /&gt;
Quoi qu'il en soit, l'angle est du ressort de la direction de rédaction, c'est un point essentiel à discuter avant d'aller trop de l'avant sur la rédaction d'unn article. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Gestion des versions ===&lt;br /&gt;
Lorsqu'il y a un changement significatif de '''versions''' d'un article (grosses modifications), on mentionne dans un titre sur l'article le lien sur la version antérieure en essayant de résumer la différence entre l'ancienne et la nouvelle version (une phrase simple et claire), dans le champ &amp;quot;résumé&amp;quot; juste en-dessus de &amp;quot;publier&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Beaucoup d'énumérations ===&lt;br /&gt;
Privilégiez les '''énumérations''', y compris dans les encadrés &amp;quot;le saviez-vous&amp;quot; (qui focalisent sur un aspect spécifique traité dans l'article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Inspiration générale Bernard WerberESRA  ===&lt;br /&gt;
S'inspirer du modèle des '''l'Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu''' de Bernard Werber ou du '''Livre de l'Essentiel''', sur la forme : textes courts, titres rendant curieux, explications simples à comprendre et en même temps abordant des sujets complexes, des métaphores appropriées, beaucoup d'histoires.&lt;br /&gt;
La différence c'est que nous allons invariablement donner les sources.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Style parlé, authentique, mais syntaxe correcte === &lt;br /&gt;
Utiliser souvent le '''style &amp;quot;parlé&amp;quot;''' dans l'écriture. Comme si c'était dit par oral. &lt;br /&gt;
Certains articles peuvent tout de même être basés sur un ton plus neutre, par exemple à l'infinitif, pour montrer la diversité de ton, mais globalement c'est le style parlé à privilégier.&lt;br /&gt;
Exemples de style parlé: &lt;br /&gt;
- ''vous vous souvenez de la première fois où vous avez fait telle chose ? ''&lt;br /&gt;
- ''Voilà une histoire qu'il est difficile d'oublier''&lt;br /&gt;
- ''Et si vous essayiez de faire telle chose''&lt;br /&gt;
- ''Avez-vous remarqué que... ?''&lt;br /&gt;
- ''Quand vous faites telle chose, est-ce que ça vous arrive de penser à tel truc''&lt;br /&gt;
- ''Qui apprécie vraiment d'être coincé devant un ordinateur ? Franchement, il faut se faire violence pour apprécier.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A utiliser aussi : les formulations trouvées dans des conférences de Théo Bondolfi, Richard Stallman, Benjamin Bayard, Pierre Rabhi...&lt;br /&gt;
Exemples : &lt;br /&gt;
''- je vous épargne les détails techniques, &lt;br /&gt;
- on va pas se faire chier avec ça, &lt;br /&gt;
- si on entre dans les détails ça va vous faire mal à la tête, l'essentiel à retenir c'est que ...&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Approche Thèse - Anthithèse - Synthèse ===&lt;br /&gt;
Dans la culture web, on met la synthèse au début et non plus à la fin, mais ceci n'empêche pas de respecter la culture de l'introduction qui pose une question (tout en donnant dès le début une réponse courte, préfigurant la synthèse finale, pour donner envie de lire l'article). &lt;br /&gt;
Essayer donc de poser des questions, au début et à la fin, pour créer une interpellation, une implication de l'audience, qu'elle s'identifie au thème, qu'elle le vive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Structure de l'ouvrage dans sa globalité ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Strtucture générales des articles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    * Une version papier avec texte et image&lt;br /&gt;
    * Une version web (sur le wiki) avec les contenus papiers et divers compléments (sources, vidéo...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Élements dans chaque article en construction : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    * Une introduction générale, ne dépendant ni d'un contexte ni d'une époque, avec une ou plusieurs illustrations sous forme d'image ou d'histoire. Pour cette raison, les noms ou les produits d'entreprise ont été évités. Il s'agit ici de se focaliser sur des éléments qui ne deviennent pas obsolètes après quelques années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des formules à encourager en général dans une bonne partie des articles voir tous les articles est : &lt;br /&gt;
a) Décrire des pratiques courantes dominante d'aujourd'hui, pour que l'audience comprennent bien le sujet&lt;br /&gt;
b) Décrire des pratiques émergentes, nouvelles, en expliquant les différences et comment ça se pratique, les clés de succès concrètes&lt;br /&gt;
c) Décrire les bonnes et moins bonnes pratiques dans les environnements numériques, avec si possible des métaphores liées aux pratiques de gens&lt;br /&gt;
d) conclure en décrivant comment ces pratiques peuvent contribuer à un monde meilleur pour soi et pour son entourage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    * B. Un bilan de la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un état des lieux sur un sujet donné au moment de la publication. Il montre la vision et les pratiques qui tendent à dominer, et propose un bilan concis, forcément un peu réducteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    * C. L'évolution du sujet probable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment servir au mieux les intérêts de tous dans le domaine traité ? Y sont décrites les pratiques durables existantes, à encourager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
    * D. Encadrés divers : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Tests et Quizz&lt;br /&gt;
* Le saviez-vous&lt;br /&gt;
* Anecdotes ... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La version web comprend des compléments d'intérêt second et non prioritaire, qui sont uniquement sur la version wiki-web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Conseil Gian Pozzy Intro+Conclusion==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Introductions pour chacun des chapitres. Max une page. Montrer le but du chapitre, susciter l'intérêt. Juste prendre un exemple, celui qui nous semble le plus illustratif (1 ou 2). Être affirmatif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion générale: laisser des questions ouvertes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Principes pour commenter le texte lors de la relecture==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour commenter le texte sur le Google doc, il convient d'indiquer la nature du commentaire puis la solution proposée par le relecteur. Par exemple: proposition de correction, proposition de reformulation, remarque, etc.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_courriel&amp;diff=14922</id>
		<title>Le courriel</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Le_courriel&amp;diff=14922"/>
				<updated>2014-09-01T09:34:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Les éléments de base du courriel */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''webmail, email, courriel, netiquette, troll''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le courrier électronique, inventé en 1965, est une des plus anciennes fonctionnalités d'internet (en réalité, le courriel existait déjà au sein d'Arpanet). Et on en prédit la mort depuis plus de 30 ans. Un « truc de vieux » l'email ? Détrôné dans le cœur des nouvelles générations par le SMS, les réseaux sociaux et la messagerie instantanée sur les smartphone ? Une technologie dépassée, attaquée et rendue inefficace par les centaines de millions de spams, les attaques de virus et autres encombrements qui menacent de la paralyser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pourtant, son usage ne cesse de progresser. Qui peut affirmer pouvoir s'en passer dans sa vie personnelle et professionnelle ? Il sert à tout, ce bon vieux mail ; si simple à utiliser et si robuste malgré son archaïsme technique : il permet d'organiser des réunions, de monter des projets, de mener des discussions collectives, de garder le contact par-delà les océans et même aux couples séparés de gérer leurs différends en évitant les confrontations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conçu comme une sorte de continuation du courrier postal, son usage ne s'est pas imposé de manière évidente. Dans son livre de souvenirs ''Au cœur d'Internet'', Jacques Vallée raconte comment tout cela a réellement démarré : « Le vrai tournant s'est produit quand Larry Roberts (le père d'Arpanet, ndlr) a diffusé un ordre, écrit-il. Il allait répondre à toute lettre dans le mois qui suivait, à tout coup de téléphone dans la semaine, et à un message électronique dans la journée. Comme il tenait les cordons de la bourse, tous les directeurs de site se convertirent immédiatement à l'interaction par le réseau »&amp;lt;ref&amp;gt;Jacques Vallée. [http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html ''Au cœur d’Internet: un pionnier français du réseau examine son histoire et s’interroge sur l’avenir'']. Balland, Paris. 2004.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce l'astuce de Larry Roberts qui a fait du courriel un accélérateur de communication ? On ne le sait pas. Il est pourtant clair que le mail nous met la pression. Il nous poursuit sur nos ordinateurs, nos tablettes et nos téléphones portables, en tous lieux et à toute heure. Il y a urgence à répondre dans la minute au patron exigeant ou au collègue stressé. Ce n'est pas la technologie qui en est la cause, mais les mésusages de cette technologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le courriel est un des modes de communication où la ''netiquette'' (l'art de bien se comporter sur internet) est la moins bien respectée : trolls et flamewars sur les listes de discussion (voir notre article [http://netizen3.org/index.php/Typologie_des_ronchons_sur_les_m%C3%A9dias_sociaux ''Typologie des ronchons sur les réseaux sociaux'']), messages inutiles et chaînes de destinataires, transferts intempestifs, sont courants dans cet environnement. Outil magique, le courriel peut se transformer en instrument de torture si nous n'y prenons garde. Comme tout outil de communication qui relie les hommes, il est notre bien commun et il est de notre responsabilité d'en prendre soin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais d'abord, faut-il encore en connaître le fonctionnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les éléments de base du courriel ==&lt;br /&gt;
'''Expéditeur''' : celui qui envoie le message. De plus en plus de personnes ont plusieurs comptes de courrier électronique. Il est possible de recevoir des messages de leur part en provenance d'adresses électroniques différentes. Attention : une technique courante d'escroquerie consiste à usurper l'identité d'expéditeur d'autrui. Vous pouvez donc recevoir des messages qui semblent avoir été envoyés par des personnes que vous connaissez et vous proposent la plupart du temps de suivre des liens envoyant vers des sites frauduleux. Cette technique courante est appelée le phishing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Destinataire''' : il s'agit de l'adresse à laquelle vous envoyez un message. Vous pouvez envoyer un message à plusieurs adresses. Attention ! Tous les destinataires du courriel verront l'adresse des autres destinataires. S'ils ne se connaissent pas, vous risquez de révéler à des tiers l'adresse de personnes qui ne le souhaitent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Répondre à (/à tous)''' : cette fonctionnalité permet de répondre à un message en reprenant dans le corps de message le contenu des échanges précédents. ''Répondre à tous'' permet d'inclure tous les destinataires dans la réponse. Il est possible de répondre entre les lignes du message initial et non en début ou en fin de message uniquement. Attention : de réponse en réponse, le corps de message devient de plus en plus long et il devient difficile pour les participants à la conversation de se repérer dans ce fatras de textes mélangés. Certaines personnes prennent l'habitude de couper les parties de messages inutiles et de ne garder dans leur réponse que les parties de message auxquelles ils répondent directement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Copie Carbone (CC) invisible (CCI)''' : Cette fonction permet de placer des personnes en copie du message que l'on envoie. Il recevront le message comme s'ils en étaient les destinataires directs mais il est ainsi clair pour tous que le message ne leur est pas directement adressé. Il sont le plus souvent en copie «pour information». Les personnes placées en CCI sont invisibles des autres destinataires. Cette fonction est utile pour envoyer un message à une liste de personnes sans dévoiler leur adresse de courriel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Transférer''' : cette fonction permet de transférer à un tiers le contenu d'un message en provenance d'un contact. Attention ! Les abus du transfert sont nombreux : l'expéditeur du message initial ne souhaite pas toujours que son message soit retransmis à un tiers. Et le destinataire du transfert peut éventuellement retransférer à son tour, et ainsi de suite. Un message contenant certaines informations confidentielles peut ainsi se retrouver en quelques minutes porté à la connaissance de centaines de personnes, plaçant l'expéditeur initial dans l'embarras.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Sujet''' : c'est l'en-tête du message qui doit en décrire le contenu en quelques mots. Cette information est très importante car c'est elle qui permettra au destinataire de juger de l'urgence, de l'importance du message. D'autant plus que certaines personnes ont une boîte mail quotidienne bien chargée. Il convient donc de soigner particulièrement la rédaction du sujet du message, qui doit être à la fois court et explicite.  Attention ! Trop de personnes ne remplissent pas ce champ. Leur message apparaît alors dans la boîte de leur correspondant avec un disgracieux : «(sans objet)».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Corps de message''' : il s'agit du message lui-même. Il convient de le rédiger avec soin. Le langage SMS est à bannir ainsi que les messages composés tout en majuscule (cela signifie que vous criez). Attention aux mises en forme trop sophistiquées que proposent certains fournisseurs de service. Il faut être conscient que le message peut être visionné au sein d'environnements qui peuvent être très différents et destructurer le message, le rendant ainsi illisible. Keep it simple (restez simple). C'est le plus sûr moyen d'être lu dans les meilleures conditions. Attention aux phrases trop ambiguës qui pourraient générer des soucis d'interprétation du message&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.wired.com/science/discoveries/news/2006/02/70179 ''The secret cause of flames wars''], basé sur Justin Kruger, Nicholas Epley.  [http://www.apa.org/monitor/feb06/egos.aspx ''E-mails and egos'' ]. Journal of Personality and Social Psychology, vol.89, n°5. 2005.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pièce jointe''' : il est possible d'attacher des fichiers au message que l'on envoie. Là encore, cette fonctionnalité est une des plus mal utilisées. Lorsqu'on attache un ou plusieurs fichiers à son message, il faut anticiper les conditions dans lesquelles il sera reçu par ses contacts : s'ils ont une connexion internet à faible débit, le simple téléchargement du message avec sa pièce jointe peut bloquer la connexion pendant des heures ! Dans le cas de fichiers volumineux, il est préférable de les placer sur une plateforme de partage de fichiers et d'insérer dans le courriel un lien permettant de télécharger ce fichier indépendamment. Par ailleurs, le destinataire ne dispose par forcément du même logiciel ou de la même version de logiciel, ce qui fait qu'il ne pourra pas toujours ouvrir la pièce. Il est donc préférable d'utiliser des formats de documents ouverts et libres assurant le maximum d'interopérabilité (voir notre article sur [http://netizen3.org/index.php/Les_formats_au_c%C5%93ur_de_l%27informatique les formats au coeur de l'informatique]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Webmail ou logiciel propre ? Le grand débat'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traditionnellement, les courriers électroniques passent par des canaux totalement séparés du web. Ils sont stockés sur des serveurs de messagerie et circulent via des canaux spécifiques (protocoles POP, SMTP et Imap). Mais de plus en plus de fournisseurs offrent des services d'accès par le web aux boîtes aux lettres électroniques. Gmail et Hotmail en sont deux exemples.&lt;br /&gt;
Le débat fait rage entre les afficionados de l'un ou l'autre des modes d'utilisation du courrier électronique. Voici un petit tableau qui permet de s'y repérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! !! Directement sur le serveur Webmail ! Logiciel, alias « client mail »&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Arguments positifs''' || Protège plus efficacement des virus - Limite les risques de perte de messages - Facilite la consultation sur plusieurs supports -  || Permet de rédiger ses messages hors connexion, puis de les envoyer une fois connecté - Encourage l'autonomie de l'utilisateur - Permet de traiter plus rapidement ses messages&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Arguments négatifs''' || Crée une dépendance à un fournisseur de services - Risque sur la confidentialité des informations - Si vous êtes en voyage avec une connexion instable, perte de temps || Risques de perte de données - Complexité de la configuration du logiciel - Risque de virus, essentiellement si logiciel sur Windows ou MacOS&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''L'écrit ne donne pas le ton'''&lt;br /&gt;
« Ne travaille pas trop », m'a écrit une collègue par courriel aujourd'hui. Était-elle sincère ou sarcastique ? Selon une étude publiée dans la revue ''Personnalité et psychologie sociale'', seuls 50 % des messages sont correctement interprétés par ceux qui les reçoivent. Mais 90 % des récepteurs pensent avoir correctement interprété les courriels reçus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychologue Nicolas Epley à Chicago, qui a conduit cette recherche universitaire avec Justin Kruger à New York, explique que dans cette étude « les participants étaient convaincu d'avoir correctement compris le ton du message (...). Les gens pensent souvent que le ton ou l'émotion qu'ils transmettent dans leurs messages est évidente, parce qu'ils « entendent le ton dans leur tête quand ils écrivent ».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=14908</id>
		<title>Suite bureautique, applications et multimédia</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=14908"/>
				<updated>2014-08-29T15:40:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Un mot sur le multimédia */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''suite bureautique, applications, multimédia, logiciel, valeur d'usage''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur serait un tas de matière inerte s'il n'était animé par une sorte d'intelligence artificielle.&lt;br /&gt;
Il serait aussi un jouet dont on se lasse vite si les programmes qu'il contient ne répondaient pas à des besoins concrets et presque illimités...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre le système d'exploitation, qui est le grand chef d'orchestre, il existe un grand nombre de programmes logiciels qui viennent donner vie à nos ordinateurs. Certains sont invisibles et travaillent en coulisse. Ces applications mettent de l'huile dans les rouages, entretiennent la mémoire, tentent de nous épargner les bugs. Elles sont un peu les neurones de l'engin. D'autres applications travaillent toutes fenêtres ouvertes. Elles sont accessibles directement par des icônes sur notre bureau ou dans la liste des programmes. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus importantes : le navigateur web et la suite bureautique, généralement les premières applications que l'on installe manuellement après l'achat, si ce n'est pas déjà fait d'office. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique est un ensemble de logiciels qui comporte typiquement :&lt;br /&gt;
* un traitement de texte : c'est-à-dire un programme informatique permettant d'écrire, de corriger, de faire une mise en page sommaire. En 2013, la référence du marché est Microsoft Word, logiciel dont l'utilisation est réglementée par Microsoft. Dans le domaine des logiciels dont l'utilisation et la distribution sont libres, la référence est OpenOffice.org Writer. Dans les sphères de l'État, de la politique, et des administrations publiques, OpenOffice.org Writer et Microsoft Word sont encore leaders.&lt;br /&gt;
* un tableur grapheur : un tableur est un programme informatique capable de manipuler des feuilles de calcul. À l'origine destinés au traitement automatisé des données financières, les logiciels tableurs sont maintenant utilisés pour effectuer des tâches variées, de la gestion de bases de données simples à la production de graphiques (on peut alors parler de tableur-grapheur), en passant par diverses analyses statistiques.&lt;br /&gt;
* un logiciel de présentation : le diaporama est le type de présentation le plus utilisé en faisant défiler des images pour illustrer une conférence par exemple. Le logiciel de présentation permet de bâtir ces « diapositives » efficacement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique peut être enrichie par des applications complémentaires :&lt;br /&gt;
*Création de site web&lt;br /&gt;
*Publication assistée par ordinateur (PAO)&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin vectoriel&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin matriciel&lt;br /&gt;
*Base de données&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur d'usage : un nouveau critère économique ==&lt;br /&gt;
Il existe des régions du monde, comme Porto Alegre au Brésil, où l'administration publique a simplement installé OpenOffice dès les premiers ordinateurs installés pour le personnel, dans les années 90. Quelques temps plus tard, les collaborateurs de cette administration le disent concrètement : ils sont plus à l'aise avec LibreOffice ou OpenOffice (alias OOo), et MS-Office (MS-Word, MS-Excel) est ''plus compliqué'' à utiliser, moins stable, moins performant. Motif : ils avaient l'habitude d'OOo. C'est une expérience vécue. Elle démontre que ce qui compte, pour les éditeurs d'applications, c'est d'habituer le plus vite possible la clientèle à son produit, pour être sûr qu'ils associeront les fonctions, le besoin, à cette application spécifique qu'ils éditent. On appelle cela ''la valeur d'usage''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un mot sur le multimédia==&lt;br /&gt;
Le mot multimédia - ou plus souvent employé en français : multimédias - provient du pluriel du terme latin « medium ». Ce buzzword s'est développé vers la fin des années 1980 et il désigne une application, un service ou encore un appareil utilisant plusieurs médias (l'image, le son et la vidéo).&lt;br /&gt;
Ce néologisme est apparu en 1978 sous la plume de  François Billetdoux &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Multim%C3%A9dia Multimédia].&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque les CD-Rom ainsi que les bornes interactives se sont développés. Il désigne alors les applications qui - grâce à la capacité de stockage d'information du CD-ROM, ou d'internet (par téléchargement), et aux capacités de l'ordinateur - peuvent créer, utiliser ou piloter différents médias simultanément : musique, son, image, vidéo, et interface graphique interactive (IHM).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques applications multimédias :&lt;br /&gt;
* Animation : dessin animé, image de synthèse ;&lt;br /&gt;
* Conception assistée par ordinateur (CAO) ;&lt;br /&gt;
* Développement web ;&lt;br /&gt;
* Dispositifs immersifs ;&lt;br /&gt;
* Enseignement assisté par ordinateur (EAO) : enseignement à distance, didacticiel ;&lt;br /&gt;
* Graphisme : infographie, dessin bitmap, dessin vectoriel ;&lt;br /&gt;
* Jeu vidéo : jeu d'aventure, jeu de stratégie, jeu d'action, etc. ;&lt;br /&gt;
* Publication assistée par ordinateur (PAO) : mise en page, photocomposition ;&lt;br /&gt;
* Musique assistée par ordinateur (MAO) : synthèse sonore, échantillonneur, MIDI ;&lt;br /&gt;
* Montage assisté par ordinateur (son et/ou vidéo) : vidéo ; &lt;br /&gt;
* Téléphonie : VoIP&lt;br /&gt;
* Visio-conférence : GnomeMeeting, NetMeeting.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=14907</id>
		<title>Suite bureautique, applications et multimédia</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Suite_bureautique,_applications_et_multim%C3%A9dia&amp;diff=14907"/>
				<updated>2014-08-29T14:04:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Valeur d'usage : un nouveau critère économique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''suite bureautique, applications, multimédia, logiciel, valeur d'usage''.&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Un ordinateur serait un tas de matière inerte s'il n'était animé par une sorte d'intelligence artificielle.&lt;br /&gt;
Il serait aussi un jouet dont on se lasse vite si les programmes qu'il contient ne répondaient pas à des besoins concrets et presque illimités...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outre le système d'exploitation, qui est le grand chef d'orchestre, il existe un grand nombre de programmes logiciels qui viennent donner vie à nos ordinateurs. Certains sont invisibles et travaillent en coulisse. Ces applications mettent de l'huile dans les rouages, entretiennent la mémoire, tentent de nous épargner les bugs. Elles sont un peu les neurones de l'engin. D'autres applications travaillent toutes fenêtres ouvertes. Elles sont accessibles directement par des icônes sur notre bureau ou dans la liste des programmes. &amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
Les plus importantes : le navigateur web et la suite bureautique, généralement les premières applications que l'on installe manuellement après l'achat, si ce n'est pas déjà fait d'office. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique est un ensemble de logiciels qui comporte typiquement :&lt;br /&gt;
* un traitement de texte : c'est-à-dire un programme informatique permettant d'écrire, de corriger, de faire une mise en page sommaire. En 2013, la référence du marché est Microsoft Word, logiciel dont l'utilisation est réglementée par Microsoft. Dans le domaine des logiciels dont l'utilisation et la distribution sont libres, la référence est OpenOffice.org Writer. Dans les sphères de l'État, de la politique, et des administrations publiques, OpenOffice.org Writer et Microsoft Word sont encore leaders.&lt;br /&gt;
* un tableur grapheur : un tableur est un programme informatique capable de manipuler des feuilles de calcul. À l'origine destinés au traitement automatisé des données financières, les logiciels tableurs sont maintenant utilisés pour effectuer des tâches variées, de la gestion de bases de données simples à la production de graphiques (on peut alors parler de tableur-grapheur), en passant par diverses analyses statistiques.&lt;br /&gt;
* un logiciel de présentation : le diaporama est le type de présentation le plus utilisé en faisant défiler des images pour illustrer une conférence par exemple. Le logiciel de présentation permet de bâtir ces « diapositives » efficacement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une suite bureautique peut être enrichie par des applications complémentaires :&lt;br /&gt;
*Création de site web&lt;br /&gt;
*Publication assistée par ordinateur (PAO)&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin vectoriel&lt;br /&gt;
*Logiciel de dessin matriciel&lt;br /&gt;
*Base de données&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Valeur d'usage : un nouveau critère économique ==&lt;br /&gt;
Il existe des régions du monde, comme Porto Alegre au Brésil, où l'administration publique a simplement installé OpenOffice dès les premiers ordinateurs installés pour le personnel, dans les années 90. Quelques temps plus tard, les collaborateurs de cette administration le disent concrètement : ils sont plus à l'aise avec LibreOffice ou OpenOffice (alias OOo), et MS-Office (MS-Word, MS-Excel) est ''plus compliqué'' à utiliser, moins stable, moins performant. Motif : ils avaient l'habitude d'OOo. C'est une expérience vécue. Elle démontre que ce qui compte, pour les éditeurs d'applications, c'est d'habituer le plus vite possible la clientèle à son produit, pour être sûr qu'ils associeront les fonctions, le besoin, à cette application spécifique qu'ils éditent. On appelle cela ''la valeur d'usage''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un mot sur le multimédia==&lt;br /&gt;
Le mot multimédia - ou plus souvent employé en français : multimédias - provient du pluriel du terme latin « medium ». Ce buzzword s'est développé vers la fin des années 1980 et il désigne une application, un service ou encore un appareil utilisant plusieurs médias (l'image, le son et la vidéo).&lt;br /&gt;
Ce néologisme est apparu en 1978 sous la plume de  François Billetdoux &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Multim%C3%A9dia Multimédia].&amp;lt;/ref&amp;gt;, lorsque les CD-Rom ainsi que les bornes interactives se sont développés. Il désigne alors les applications qui - grâce à la capacité de stockage d'information du CD-ROM, ou d'internet (par téléchargement), et aux capacités de l'ordinateur - peuvent créer, utiliser ou piloter différents médias simultanément : musique, son, image, vidéo, et interface graphique interactive (IHM).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques applications multimédias :&lt;br /&gt;
* Animation : dessin animé, image de synthèse ;&lt;br /&gt;
* Conception assistée par ordinateur (CAO) ;&lt;br /&gt;
* Développement web ;&lt;br /&gt;
* Dispositifs immersifs ;&lt;br /&gt;
* Enseignement assisté par ordinateur (EAO) : enseignement à distance, didacticiel ;&lt;br /&gt;
* Graphisme : infographie, dessin bitmap, dessin vectoriel ;&lt;br /&gt;
* Jeu vidéo : jeu d'aventure, jeu de stratégie, jeu d'action, etc. ;&lt;br /&gt;
* Publication assistée par ordinateur (PAO) : Mise en page, photocomposition ;&lt;br /&gt;
* Musique assistée par ordinateur (MAO) : synthèse sonore, échantillonneur, MIDI ;&lt;br /&gt;
* Montage assisté par ordinateur (son et/ou vidéo) : vidéo ; &lt;br /&gt;
* Téléphonie : VoIP&lt;br /&gt;
* Visio-conférence : GnomeMeeting, NetMeeting.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=14906</id>
		<title>Libération du PC par IBM</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=14906"/>
				<updated>2014-08-29T11:11:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Le logiciel comme un service */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''PC, modèle économique, ouverture, standardisation, commodity business, exclusivité, service. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire vraie&amp;amp;nbsp;: au début des années 1980, alors que [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibm IBM] est leader du marché de l'ordinateur en général, sa direction décide de publier le plan (les spécifications techniques) permettant de construire un ordinateur complètement compatible avec ses propres PC. Ceci permet à de nombreuses entreprises, notamment à Taïwan, en Corée ou en Chine de fabriquer des composants pour des ordinateurs personnels&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Compatible_PC Compatible PC].&amp;lt;/ref&amp;gt; (c'est-à-dire avec les PC d'IBM)&amp;amp;nbsp;: microprocesseur, disque dur, carte mère, carte graphique ou carte son peuvent donc interagir de manière identique à l'original d'IBM. Le matériel devient interchangeable. On parle alors de ''commodity business''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Commodit%C3%A9 Commodité]. Dans le monde des affaires anglo-saxon, le terme commodité, anglicisme et faux-ami transposé de l'anglais « commodity », désigne un produit de base ou un produit de consommation courante, un produit standardisé, essentiel et courant, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; en anglais. Ce terme désigne un marché où les produits sont standardisés et où la différenciation est difficile. C'est donc principalement sur le prix que se joue la concurrence. Naturellement, IBM a ainsi créé sa propre concurrence, mais a aussi permis l'émergence d'un écosystème diversifié. Ce marché élargi s'est avéré bien plus vaste que si le PC avait été bridé par des restrictions légales (secrets, licences restrictives...). Une concurrence saine est possible. Elle sert alors l'économie de marché et les intérêts du consommateur final, en suivant la loi de l'offre et de la demande. &lt;br /&gt;
IBM était autrefois très centré sur la conception et la commercialisation de matériels informatiques. Les services et les logiciels représentent désormais un peu plus de 80% du chiffre d'affaires. Cette mutation en profondeur a sans doute permis à la société de perdurer, sans se disloquer, au-delà des évolutions technologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le modèle Apple ==&lt;br /&gt;
Inversement, Apple a basé son modèle économique sur l'exclusivité de fabrication, liée à une image de ''luxe''&amp;amp;nbsp;: jusqu'à une époque récente, mais cela a changé, aucune entreprise ne pouvait fabriquer des produits compatibles Macintosh sans l'autorisation de l'entreprise Apple. C'est ainsi qu'Apple contrôle un secteur limité du marché (5 à 10&amp;amp;nbsp;%), mais maîtrise toute la chaîne de production (matériel et logiciel), rendant ainsi difficile la compatibilité au niveau du matériel et logiciel. De plus, Apple n'a pas encore suffisamment travaillé la question de la responsabilité sociale et environnementale&amp;amp;nbsp;: l'opacité de ses méthodes de production fait que les conditions de travail dans cette firme sont souvent critiquées par les ONG luttant pour la défense des droits des travailleurs&amp;lt;ref&amp;gt; Voir Yannick Roudaut. [http://www.alternite.com/actionnaires-dapple-indignez-vous &amp;quot;Actionnaires d'Apple, indignez-vous&amp;quot;]. Alternite.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le logiciel comme un service ==&lt;br /&gt;
La standardisation du matériel informatique, rendue possible par IBM, a déplacé la focalisation de la concurrence à un ''niveau supérieur'', le niveau logiciel. Le matériel reste un domaine de concurrence, mais largement moindre&amp;amp;nbsp;: les prix se sont effondrés entre 1995 et 2010, l'obsolescence du matériel est moins rapide qu'au milieu des années 1990. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et c'est là que Microsoft a tiré son épingle du jeu, en prenant une position de leader dans un monde fonctionnant sur le mode ''le gagnant rafle toute la mise''&amp;lt;ref&amp;gt;En anglais : Winner-take-all. C'est-à-dire qu'il n'y a pas souvent une multitude de gagnants dans le monde du logiciel, mais généralement un leader et un ou deux challengers. Les autres restent marginaux ou sont sur des marchés étroits, spécifiques (on parle de ''niches'').&amp;lt;/ref&amp;gt;. Avec son système d'exploitation et ses logiciels de bureautique, Microsoft a verrouillé le marché de l'ordinateur personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, une autre révolution est en train de se dérouler&amp;amp;nbsp;: le système d'exploitation est en train de devenir également un ''commodity business'', car de plus en plus de logiciels ne tournent plus sur la machine de l'utilisateur, mais sur un serveur internet&amp;amp;nbsp;: l'ordinateur client ne sert que de terminal de commande sans rôle critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ère de la suprématie du logiciel est en passe d'être supplantée par celle des services&amp;amp;nbsp;: on parle par exemple de SAAS, ''Software As A Service'' (le logiciel comme un service), pour désigner le fait qu'on ne ''possède'' plus le logiciel, mais qu'on y accède&amp;amp;nbsp;: on loue un droit d'accès qui nous permet de bénéficier de ressources (stockage d'information, temps de traitement des requêtes...). Dans ce domaine, Google semble avoir en 2013 une longueur d'avance sur la compétition, par exemple avec ''Google Docs''. Mais on peut logiquement s'attendre à une riposte du monde du Libre qui va chercher à éviter un monopole qu'il estime sclérosant pour le commerce, la qualité des services et les libertés individuelles&amp;lt;ref&amp;gt;Une initiative libre vise exactement à combler ce vide : [http://www.freecloudalliance.org/ung-Home.Page UNG Docs] (''UNG's Not Google Docs'', UNG n'est pas Google Docs)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=14905</id>
		<title>Libération du PC par IBM</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Lib%C3%A9ration_du_PC_par_IBM&amp;diff=14905"/>
				<updated>2014-08-29T10:25:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''PC, modèle économique, ouverture, standardisation, commodity business, exclusivité, service. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une histoire vraie&amp;amp;nbsp;: au début des années 1980, alors que [http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibm IBM] est leader du marché de l'ordinateur en général, sa direction décide de publier le plan (les spécifications techniques) permettant de construire un ordinateur complètement compatible avec ses propres PC. Ceci permet à de nombreuses entreprises, notamment à Taïwan, en Corée ou en Chine de fabriquer des composants pour des ordinateurs personnels&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Compatible_PC Compatible PC].&amp;lt;/ref&amp;gt; (c'est-à-dire avec les PC d'IBM)&amp;amp;nbsp;: microprocesseur, disque dur, carte mère, carte graphique ou carte son peuvent donc interagir de manière identique à l'original d'IBM. Le matériel devient interchangeable. On parle alors de ''commodity business''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Commodit%C3%A9 Commodité]. Dans le monde des affaires anglo-saxon, le terme commodité, anglicisme et faux-ami transposé de l'anglais « commodity », désigne un produit de base ou un produit de consommation courante, un produit standardisé, essentiel et courant, aux qualités parfaitement définies et connues des acheteurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; en anglais. Ce terme désigne un marché où les produits sont standardisés et où la différenciation est difficile. C'est donc principalement sur le prix que se joue la concurrence. Naturellement, IBM a ainsi créé sa propre concurrence, mais a aussi permis l'émergence d'un écosystème diversifié. Ce marché élargi s'est avéré bien plus vaste que si le PC avait été bridé par des restrictions légales (secrets, licences restrictives...). Une concurrence saine est possible. Elle sert alors l'économie de marché et les intérêts du consommateur final, en suivant la loi de l'offre et de la demande. &lt;br /&gt;
IBM était autrefois très centré sur la conception et la commercialisation de matériels informatiques. Les services et les logiciels représentent désormais un peu plus de 80% du chiffre d'affaires. Cette mutation en profondeur a sans doute permis à la société de perdurer, sans se disloquer, au-delà des évolutions technologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le modèle Apple ==&lt;br /&gt;
Inversement, Apple a basé son modèle économique sur l'exclusivité de fabrication, liée à une image de ''luxe''&amp;amp;nbsp;: jusqu'à une époque récente, mais cela a changé, aucune entreprise ne pouvait fabriquer des produits compatibles Macintosh sans l'autorisation de l'entreprise Apple. C'est ainsi qu'Apple contrôle un secteur limité du marché (5 à 10&amp;amp;nbsp;%), mais maîtrise toute la chaîne de production (matériel et logiciel), rendant ainsi difficile la compatibilité au niveau du matériel et logiciel. De plus, Apple n'a pas encore suffisamment travaillé la question de la responsabilité sociale et environnementale&amp;amp;nbsp;: l'opacité de ses méthodes de production fait que les conditions de travail dans cette firme sont souvent critiquées par les ONG luttant pour la défense des droits des travailleurs&amp;lt;ref&amp;gt; Voir Yannick Roudaut. [http://www.alternite.com/actionnaires-dapple-indignez-vous &amp;quot;Actionnaires d'Apple, indignez-vous&amp;quot;]. Alternite.com.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le logiciel comme un service ==&lt;br /&gt;
La standardisation du matériel informatique, rendue possible par IBM, a déplacé la focalisation de la concurrence à un ''niveau supérieur'', le niveau logiciel. Le matériel reste un domaine de concurrence, mais largement moindre&amp;amp;nbsp;: les prix se sont effondrés entre 1995 et 2010, l'obsolescence du matériel est moins rapide qu'au milieu des années 1990. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et c'est là que Microsoft a tiré son épingle du jeu, en prenant une position de leader dans un monde fonctionnant sur le mode ''le gagnant rafle toute la mise''&amp;lt;ref&amp;gt;En anglais : Winner-take-all. C'est-à-dire qu'il n'y a pas souvent une multitude de gagnants dans le monde du logiciel, mais généralement un leader et un ou deux challengers. Les autres restent marginaux ou sont sur des marchés étroits, spécifiques (on parle de ''niches'').&amp;lt;/ref&amp;gt;. Avec son système d'exploitation et ses logiciels de bureautique, Microsoft a verrouillé le marché de l'ordinateur personnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, une autre révolution est en train de se dérouler&amp;amp;nbsp;: le système d'exploitation est en train de devenir également un ''commodity business'', car de plus en plus de logiciels ne tournent plus sur la machine de l'utilisateur, mais sur un serveur internet&amp;amp;nbsp;: l'ordinateur client ne sert que de terminal de commande, sans rôle critique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ère de la suprématie du logiciel est en passe d'être supplantée par celle des services&amp;amp;nbsp;: on parle par exemple de SAAS, ''Software As A Service'' (le logiciel comme un service), pour désigner le fait qu'on ne ''possède'' plus le logiciel, mais qu'on y accède&amp;amp;nbsp;: on loue un droit d'accès qui nous permet de bénéficier de ressources (stockage d'information, temps de traitement des requêtes...). Dans ce domaine, Google semble avoir en 2013 une longueur d'avance sur la compétition, par exemple avec ''Google Docs''. Mais on peut logiquement s'attendre à une riposte du monde du Libre qui va chercher à éviter un monopole qu'il estime sclérosant pour le commerce, la qualité des services et les libertés individuelles&amp;lt;ref&amp;gt;Une initiative libre vise exactement à combler ce vide : [http://www.freecloudalliance.org/ung-Home.Page UNG Docs] (''UNG's Not Google Docs'', UNG n'est pas Google Docs)&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notes et références ===&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Syst%C3%A8me_d%27exploitation&amp;diff=14892</id>
		<title>Système d'exploitation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Syst%C3%A8me_d%27exploitation&amp;diff=14892"/>
				<updated>2014-08-27T09:13:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''système d'exploitation, fonctions, matériel informatique, usage.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous souvenez-vous de votre premier ordinateur, au travail, à la maison ? Vous aviez bien compris qu'il fallait quand même vous former. Vous avez probablement cherché d'une manière ou d'une autre à apprendre, soit par vous-même, soit par des cours, soit avec l'aide d'un ami chevronné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois éléments de base : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le fonctionnement générique d'un ordinateur&lt;br /&gt;
*le fonctionnement du traitement de texte&lt;br /&gt;
*Les bases d'internet : le courriel et la navigation sur le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais quels sont les cours disponibles&amp;amp;nbsp;? On trouve par exemple des leçons d'utilisation du logiciel de MS-Word. Cela pose trois problèmes : tout d'abord, il faut acheter le programme MS-Word. Ensuite, si on veut traiter du texte pour un courrier électronique, ce ne sera pas expliqué dans le même cours. Enfin, on se retrouvera perdu si on est confronté à un autre environnement de traitement de texte. En effet, il y a pas que Word (.doc) comme logiciel de traitement de texte. Il existe aussi un équivalent, gratuit et accessible à tous, Writer (.odt) de la suite OpenOffice.org. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traiter du texte, c'est-à-dire interagir avec un texte sur un ordinateur, fait appel à des fonctions de base quel que soit le logiciel choisi. Seul l'emplacement des boutons pour appliquer ces fonctions diffère. Ces fonctions génériques s'appliquent à tous les textes que l'on va traiter sur un ordinateur. Avant d'apprendre à nager en pleine mer ou dans un cours d'eau, le principe de la nage est de réussir à flotter dans n'importe quel environnement... Avant d'apprendre les fonctions ''spécifiques'' de Word, de Writer ou autres, il est essentiel de maîtriser les fondamentaux qui nous rendront adaptables à ces outils en perpétuelle évolution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En privilégiant certains logiciels plutôt que d'autres, on entretient une forme de fracture numérique. On peut exclure socialement un utilisateur d'ordinateur en lui apprenant les fonctions spécifiques de Word au lieu de lui apprendre les fonctions générales des traitements de textes. Voilà pourquoi nous avons réalisé une liste des fonctions génériques qui devrait vous permettre de renforcer votre «&amp;amp;nbsp;eCulture générale&amp;amp;nbsp;» et vous permettre de mieux vous y retrouver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bases de la gestion de système d'exploitation  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginez une fleur. Au centre, le pistil. Autour, les pétales. &lt;br /&gt;
Le système d'exploitation d'un ordinateur, c'est le pistil ; les autres programmes qui fonctionnent sur votre ordinateur, les pétales. Les applications, c'est-à-dire les programmes qui travaillent avec vous, vont obtenir du système d'exploitation un environnement d'exécution. Le rôle du système d'exploitation est donc essentiel, il assure la synchronisation et la coordination des autres tâches. C'est lui qui attribue les ressources nécessaires aux applications en termes de temps de calcul, de mémoire et d'accès aux communications. Le système d'exploitation fournit également l'interface avec l'utilisateur qui manipule l'ordinateur. Par ordinateur, nous entendons aussi tablette, téléphone et autres automates traitant de l'information.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, voici les points-clés de la manipulation d'un ordinateur&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Allumer/éteindre&amp;amp;nbsp;: '''ça c'est clair.&lt;br /&gt;
* '''La saisie&amp;amp;nbsp;: '''saisie de chiffres et de lettres et de commandes simples ou évoluées (complexes). &lt;br /&gt;
* '''La souris/le curseur&amp;amp;nbsp;: '''pour naviguer dans les divers services et effectuer des commandes faciles (de base). Clic gauche&amp;amp;nbsp;: ordre de commande. Clic droit&amp;amp;nbsp;: liste les options associées à l’objet sélectionné, fonctions disponibles. &lt;br /&gt;
* '''La sélection objet&amp;amp;nbsp;: '''avant de donner une commande sur un objet (icône, menu, document, mot, phrase…), on doit d’abord effectuer une sélection (au moyen de la souris ou du clavier). &lt;br /&gt;
* '''Couper/copier/coller&amp;amp;nbsp;: ''' ''copier-coller'' permet de reproduire ce qui a été copié tandis que ''couper-coller'' déplace ce qui a été coupé.&lt;br /&gt;
* '''L'authentification&amp;amp;nbsp;: '''système de reconnaissance des paramètres personnels d'un utilisateur. On la retrouve aussi sur internet. Elle nécessite un identifiant (suite de lettres et/ou de chiffres sans espace, parfois une adresse courriel) et un mot de passe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface homme/machine (user interface) possède aussi ses invariants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Le bureau&amp;amp;nbsp;: '''c'est le fond de l'écran, sur lequel viennent se superposer des icônes (logiciels et documents) puis, par-dessus les icônes, des logiciels en fonctionnement parfois simultané. &lt;br /&gt;
* '''Les icônes et infobulles&amp;amp;nbsp;: '''ce sont les représentations graphiques de programmes/services applicatifs ou systèmes. &lt;br /&gt;
* '''La navigation&amp;amp;nbsp;: '''c'est ce qui permet de passer d’un service à l’autre (avec souris ou tabulateur).&lt;br /&gt;
* '''Les menus&amp;amp;nbsp;: '''ils donnent les options des programmes ou du système global. &lt;br /&gt;
* '''Panneau de configuration&amp;amp;nbsp;: '''c'est le centre de contrôle du système. À utiliser avec précaution.&lt;br /&gt;
* '''Fenêtres&amp;amp;nbsp;: '''ce grand carré qui s'ouvre, lorsqu'on clique sur une icône par exemple, est une fenêtre. Souvent accompagné d'autres fenêtres (principe de multifenêtres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des principes de base. À partir de là, on peut développer ses compétences (traitement de texte, rédaction de site internet, traitement d'image, coordination de groupe...) Afin de développer ses compétences de manière harmonieuse, il ne faut pas «&amp;amp;nbsp;oublier&amp;amp;nbsp;» l’un ou l’autre de ces éléments (par exemple faire de super recherches de navigation sans utiliser le système du ''multifenêtrages'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le marché'''&lt;br /&gt;
Née en 1985, la gamme des systèmes Windows de Microsoft équipe en 2008 près de 90 % des ordinateurs personnels, ce qui la place en situation de monopole notamment auprès du grand public. En 2008 ses parts de marché sont descendues en dessous de 90 % pour la première fois depuis 15 ans. Puis, suite à la croissance très rapide du marché des smartphones et le retard pris par Microsoft sur ce marché, ses parts de marché sur les appareils personnels sont passées de 95 % en 2005, à 20 % en 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Initiée en 1969, la famille de systèmes d'exploitation Unix compte plus de 25 membres. GNU/Linux, BSD et Mac OS X sont aujourd'hui les systèmes d'exploitation les plus populaires de la famille Unix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Windows équipe aujourd'hui 38 % des serveurs tandis que la famille Unix équipe 31 %, dont à peu près la moitié avec GNU/Linux. La famille Unix anime 60 % des sites web dans le monde et GNU/Linux équipe 95 % des près de 500 superordinateurs du monde. En 2012, la famille Unix anime 90 % des smartphones.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né en 1990, Symbian OS est – en 2007 – le système d'exploitation le plus répandu sur les téléphones mobiles et assistants personnels, avec 67 % de part de marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2012, les quatre systèmes d'exploitation Android de Google, Symbian, iOS de Apple et Blackberry de Research In Motion occupent ensemble 95 % du marché des smartphones. Android, le plus populaire (75 %), est en progression, tandis que les autres sont en recul. Les parts de marché de Symbian ne sont plus que de 2.3 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté des tablettes tactiles, Apple domine le marché en 2010 avec iOS (83,9 % des ventes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les serveurs et superordinateurs sont majoritairement équipés de systèmes d'exploitation de la famille Unix.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Wikipédia, article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation système d'exploitation].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Syst%C3%A8me_d%27exploitation&amp;diff=14891</id>
		<title>Système d'exploitation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Syst%C3%A8me_d%27exploitation&amp;diff=14891"/>
				<updated>2014-08-27T08:35:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Les bases de la gestion de système d'exploitation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''système d'exploitation, fonctions, matériel informatique, usage.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Vous souvenez-vous de votre premier ordinateur, au travail, à la maison ? Vous aviez bien compris qu'il fallait quand même vous former. Vous avez probablement cherché d'une manière ou d'une autre à apprendre, soit par vous-même, soit par des cours, soit avec l'aide d'un ami chevronné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois éléments de base : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le fonctionnement générique d'un ordinateur&lt;br /&gt;
*le fonctionnement du traitement de texte&lt;br /&gt;
*Les bases d'internet : le courriel et la navigation sur le web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais quels sont les cours disponibles&amp;amp;nbsp;? On trouve par exemple des leçons d'utilisation du logiciel de MS-Word. Cela pose trois problèmes : tout d'abord, il faut acheter le programme MS-Word. Ensuite, si on veut traiter du texte pour un courrier électronique, ce ne sera pas expliqué dans le même cours. Enfin, on se retrouvera perdu si on est confronté à un autre environnement de traitement de texte. En effet, il y a pas que Word (.doc) comme logiciel de traitement de texte. Il existe aussi un équivalent, gratuit et accessible à tous, Writer (.odt) de la suite OpenOffice.org. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traiter du texte, c'est-à-dire interagir avec un texte sur un ordinateur, fait appel à des fonctions de base quel que soit le logiciel choisi. Seul l'emplacement des boutons pour appliquer ces fonctions diffère. Ces fonctions génériques s'appliquent à tous les textes que l'on va traiter sur un ordinateur. Avant d'apprendre à nager en pleine mer ou dans un cours d'eau, le principe de la nage est de réussir à flotter dans n'importe quel environnement... Avant d'apprendre les fonctions ''spécifiques'' de Word, de Writer ou autres, il est essentiel de maîtriser les fondamentaux qui nous rendront adaptables à ces outils en perpétuelle évolution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En privilégiant certains logiciels plutôt que d'autres, on entretient une forme de fracture numérique. On peut exclure socialement un utilisateur d'ordinateur en lui apprenant les fonctions spécifiques de Word au lieu de lui apprendre les fonctions générales des traitements de textes. Voilà pourquoi nous avons réalisé une liste des fonctions génériques qui devrait vous permettre de renforcer votre «&amp;amp;nbsp;eCulture générale&amp;amp;nbsp;» et vous permettre de mieux vous y retrouver.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les bases de la gestion de système d'exploitation  ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginez une fleur. Au centre, le pistil. Autour, les pétales. &lt;br /&gt;
Le système d'exploitation d'un ordinateur, c'est le pistil ; les autres programmes qui fonctionnent sur votre ordinateur, les pétales. Les applications, c'est-à-dire les programmes qui travaillent avec vous, vont obtenir du système d'exploitation un environnement d'exécution. Le rôle du système d'exploitation est donc essentiel, il assure la synchronisation et la coordination des autres tâches. C'est lui qui attribue les ressources nécessaires aux applications en termes de temps de calcul, de mémoire et d'accès aux communications. Le système d'exploitation fournit également l'interface avec l'utilisateur qui manipule l'ordinateur. Par ordinateur, nous entendons aussi tablette, téléphone et autres automates traitant de l'information.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, voici les points-clés de la manipulation d'un ordinateur&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Allumer/éteindre&amp;amp;nbsp;: '''ça c'est clair.&lt;br /&gt;
* '''La saisie&amp;amp;nbsp;: '''saisie de chiffres et de lettres et de commandes simples ou évoluées (complexes). &lt;br /&gt;
* '''La souris/le curseur&amp;amp;nbsp;: '''pour naviguer dans les divers services et effectuer des commandes faciles (de base). Clic gauche&amp;amp;nbsp;: ordre de commande. Clic droit&amp;amp;nbsp;: liste les options associées à l’objet sélectionné, fonctions disponibles. &lt;br /&gt;
* '''La sélection objet&amp;amp;nbsp;: '''avant de donner une commande sur un objet (icône, menu, document, mot, phrase…), on doit d’abord effectuer une sélection (au moyen de la souris ou du clavier). &lt;br /&gt;
* '''Couper/copier/coller&amp;amp;nbsp;: ''' ''copier-coller'' permet de reproduire ce qui a été copié tandis que ''couper-coller'' déplace ce qui a été coupé.&lt;br /&gt;
* '''L'authentification&amp;amp;nbsp;: '''système de reconnaissance des paramètres personnels d'un utilisateur. On la retrouve aussi sur internet. Elle nécessite un identifiant (suite de lettres et/ou de chiffres sans espace, parfois une adresse courriel) et un mot de passe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'interface homme/machine (user interface) possède aussi ses invariants :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Le bureau&amp;amp;nbsp;: '''c'est le fond de l'écran, sur lequel viennent se superposer des icônes (logiciels et documents) puis, par-dessus les icônes, des logiciels en fonctionnement parfois simultané. &lt;br /&gt;
* '''Les icônes et infobulles&amp;amp;nbsp;: '''ce sont les représentations graphiques de programmes/services applicatifs ou systèmes. &lt;br /&gt;
* '''La navigation&amp;amp;nbsp;: '''c'est ce qui permet de passer d’un service à l’autre (avec souris ou tabulateur).&lt;br /&gt;
* '''Les menus&amp;amp;nbsp;: '''ils donnent les options des programmes ou du système global. &lt;br /&gt;
* '''Panneau de configuration&amp;amp;nbsp;: '''c'est le centre de contrôle du système. À utiliser avec précaution.&lt;br /&gt;
* '''Fenêtres&amp;amp;nbsp;: '''ce grand carré qui s'ouvre, lorsqu'on clique sur une icône par exemple, est une fenêtre. Souvent accompagné d'autres fenêtres (principe de multifenêtres).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des principes de base. À partir de là, on peut développer ses compétences (traitement de texte, rédaction de site internet, traitement d'image, coordination de groupe...) Afin de développer ses compétences de manière harmonieuse, il ne faut pas «&amp;amp;nbsp;oublier&amp;amp;nbsp;» l’un ou l’autre de ces éléments (par exemple faire de super recherches de navigation sans utiliser le système du ''multifenêtrages'').&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Le marché'''&lt;br /&gt;
Née en 1985, la gamme des systèmes Windows de Microsoft équipe en 2008 près de 90 % des ordinateurs personnels, ce qui la place en situation de monopole notamment auprès du grand public. En 2008 ses parts de marché sont descendues en dessous de 90 % pour la première fois depuis 15 ans. Puis, suite à la croissance très rapide du marché des smartphones, et le retard pris par Microsoft sur ce marché, ses parts de marché sur les appareils personnels sont passées de 95 % en 2005, à 20 % en 2013.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Initiée en 1969, la famille de systèmes d'exploitation Unix compte plus de 25 membres. GNU/Linux, BSD et Mac OS X sont aujourd'hui les systèmes d'exploitation les plus populaires de la famille Unix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La famille Windows équipe aujourd'hui 38 % des serveurs tandis que la famille Unix équipe 31 %, dont à peu près la moitié avec GNU/Linux. La famille Unix anime 60 % des sites web dans le monde et GNU/Linux équipe 95 % des près de 500 superordinateurs du monde. En 2012, la famille Unix anime 90 % des smartphones.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Né en 1990, Symbian OS est – en 2007 – le système d'exploitation le plus répandu sur les téléphones mobiles et assistants personnels, avec 67 % de part de marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2012, les quatre systèmes d'exploitation Android de Google, Symbian, iOS de Apple et Blackberry de Research In Motion occupent ensemble 95 % du marché des smartphones. Android, le plus populaire (75 %), est en progression, tandis que les autres sont en recul. Les parts de marché de Symbian ne sont plus que de 2.3 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du côté des tablettes tactiles, Apple domine le marché en 2010 avec iOS (83,9 % des ventes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les serveurs et superordinateurs sont majoritairement équipés de systèmes d'exploitation de la famille Unix.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Source : Wikipédia, article [http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_d'exploitation système d'exploitation].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Liste_des_am%C3%A9liorations_envisag%C3%A9es&amp;diff=14881</id>
		<title>Liste des améliorations envisagées</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Liste_des_am%C3%A9liorations_envisag%C3%A9es&amp;diff=14881"/>
				<updated>2014-08-25T12:58:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Idées importantes à placer quelquepart dans les nouvelles versions==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notion de sources ===&lt;br /&gt;
En utilisant notamment le phénomène &amp;quot;fiver.com&amp;quot; qui démontre que les réseaux sociaux ont leur limite de crédibilité, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Notion d'autoroutes de contournement ===&lt;br /&gt;
exemple de &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion : règles d'or ===&lt;br /&gt;
Notion des 3 niveaux d'inclusion numérique : &lt;br /&gt;
1. technique&lt;br /&gt;
- répondre entre les lignes&lt;br /&gt;
...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. fluidité&lt;br /&gt;
- gestion de la privacité&lt;br /&gt;
- learning while doing&lt;br /&gt;
- &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. pilotage (stratégies durables)&lt;br /&gt;
- ne pas stigmatiser&lt;br /&gt;
- reconnaitre les controbutions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== QR Code et URL raccourcies ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettre des références dans le bouquin qui éviteraient aux lecteurs de devoir retaper les références de livres ou bouquins, grace à 2 systèmes : les QR Codes et/ou des URL raccourcies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les codes QR sont des codes-barre en 2 dimension qu'on peut prendre en photo avec son téléphone mobile, par exemple. Il y a même des applications spécialement prévues pour fluidifier ça : http://reader.kaywa.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, pour le raccourcisseur d'URLs, je donne l'exemple de bit.ly, qui est un raccourcisseur public, mais on pourrait en installer un qui soit privé (logiciel libre). Ainsi, par exemple, je pourrais assez faire une page pour les rédacteurs/collaborateurs du bouquin où l'on introduit une URL et qui génère le QR Code + l'URL courte. Donc ça serait peu de charge de travail pour l'ajouter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reprise de l'article ''Ynternet.org, collection eCulture &amp;amp; ISSN'' ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'article ''Ynternet.org, collection eCulture &amp;amp; ISSN'' pourrait être repris de l'ouvrage ''Racines de l'économie numérique'', notamment avec son schéma en fleur sur ''l'eCulture de base''.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=14850</id>
		<title>Wikinomie, nouvelle clé de la culture collaborative</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikinomie,_nouvelle_cl%C3%A9_de_la_culture_collaborative&amp;diff=14850"/>
				<updated>2014-08-14T14:32:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''wikinomie, partage du savoir, collaboration, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/wikipedia wikipedia] participation synergique, propriétés du numérique. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
''« Les profonds changements survenus dans les technologies, la démographie, l'entreprise, l'économie et le monde dans son ensemble, inaugure une ère nouvelle, marquée par la participation des individus jusque-là inconnue. Cette participation d'un type nouveau a atteint un seuil critique qui permet à des formes inédites de collaboration de masse, de redessiner les processus d'invention, de production, de marketing et de redistribution des biens et des services à l'échelle planétaire »'', écrivent les auteurs du best-seller ''Wikinomics''&amp;lt;ref&amp;gt;Don Tapscott et Anthony D. Williams, [http://www.wikinomics.com/book/authors.php ''Wikinomics''], Édition Portfolio, 2006, traduit en français chez Pearson en 2007.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
En guise d'anecdote,  Don Tapscott et Anthony D. Williams racontent notamment comment une petite entreprise d'extraction aurifère, GoldCorp Inc., a pu sauver son chiffre d'affaire par une écoute attentive des mutations en cours. Son PDG, Rob MacEwen, alors sous pression, explique à son conseil d'administration sa nouvelle stratégie. Il a eu la révélation quelque temps plus tôt. En entendant parler du logiciel Linux lors d'une réunion pour jeunes dirigeants, il a découvert comment un certain Linus Torvald a révélé publiquement son code et permis à des milliers de programmateurs anonymes de le corriger et d'y apporter leur contribution personnelle par internet. Il a alors l'idée de rassembler et de mettre en ligne toutes les données géologiques de l'entreprise. Par le biais d'un concours, il lance un appel aux experts du monde entier. Le résultat est au-delà de ses espérances. Rob MacEwen estime que la collaboration a permis d'économiser de deux à trois ans de prospection. GoldCorp récolte les fruits de sa méthode de prospection Open Source. Non seulement le concours a révélé la présence d'importants gisements d'or, mais il a aussi fait passé le chiffre d'affaires de 100 millions de dollars à 9 milliards de dollars! Une histoire qui donne à réfléchir car elle fait voler en éclat un présupposé bien ancré : « Mieux vaut garder le secret! ». Eh bien, pas forcément! Désormais, il y a la wikinomie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau paradigme : celui qui ne partage pas l'information peut s'avérer perdant ! Sa visibilité se dissout dans l'abondance des informations en libre circulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Dans 20 ans, nous considérerons ce début du XXIe siècle comme un tournant de l'histoire économique et sociale. Nous comprendrons que nous sommes entrés dans une nouvelle ère qui a des principes, des conceptions du monde et des modèles d'affaires nouveaux, et dont les règles du jeu ont changé. »''&amp;lt;ref&amp;gt;Idem.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bienvenue dans la ''wikinomie'' ! Cette « économie de la collaboration entre groupes humains » repose sur une collaboration sans frontières et un usage intensif des technologies numériques libres et Open Source, à commencer par les sites Wiki&amp;lt;ref&amp;gt;Un wiki est un site web dont les pages sont modifiables par les visiteurs afin de permettre l'écriture et l'illustration collaboratives des documents numériques qu'il contient. Il utilise un langage de balisage et son contenu est modifiable au moyen d’un navigateur web&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'un des principaux avantages de la wikinomie est l'économie financière qu'elle permet de réaliser. &lt;br /&gt;
Si GNU/Linux, un système d'exploitation informatique élaboré à partir d'une base coopérative et volontaire, devait être développé selon des méthodes traditionnelles, cela coûterait aujourd'hui plus de 10 milliards de dollars. Or il a pu être développé à moindre frais, grâce à la participation d'une communauté non seulement engagée, mais également compétente. Il est aujourd'hui de plus en plus utilisé, du contrôle aérien jusqu'aux systèmes téléphoniques en passant par les centrales nucléaires ou certains véhicules automobiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau modèle économique s'imposerait peu à peu sur le modèle traditionnel : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Il a souvent été dit que pour innover, se distinguer et tenir son rang, l’entreprise doit mettre en œuvre les bonnes pratiques : disposer d'un capital humain de qualité, protéger bec et ongles sa propriété intellectuelle, privilégier le client, penser globalement mais agir localement et enfin savoir mener à bien ses projets (grâce à la qualité des contrôles et de la direction). Or, les mutations en cours rendent ces critères insuffisants et parfois complètement inadaptés »'', écrivent les auteurs de ''Wikinomics'', s'appuyant sur les travaux de l'équipe de New Paradigme, société d'études spécialisée dans les nouvelles technologies qui a mené de nombreuses enquêtes multiclients pour comprendre comment le web change l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La wikinomie s'appuie sur quatre idées phares : ouverture, travail collaboratif, partage et action à l'échelle de la planète. ''« La nouvelle entreprise co-innove avec tout le monde (en particulier avec ses clients), partage les ressources qu'autrefois elle gardait jalousement, exploite la puissance de la collaboration de masse et ne se comporte pas comme une multinationale mais comme une entité véritablement planétaire. »''.&lt;br /&gt;
Internet est un levier pour faire appel à des communautés :  ''sagesse des foules'', ''l'économie du don'', ''la coopétition'', ces notions sont des déclinaisons de la wikinomie. Il en sera question dans les articles suivants. Ce sont autant d'outils conceptuels qui peuvent s'articuler dans de nombreux domaines : social, éducation/université, recherche, et bien sûr économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a bien un avant et un après la découverte d'internet. Cette rupture technologique, en permettant une réduction drastique des coûts de production et de distribution de l'information, bouleverse l'ordre économique qu'on croyait bien établi. Avant le numérique, on ne pouvait pas copier et distribuer sans engager d'importants investissements financiers. Les consommateurs ne pouvaient pas agir et influer sur l'innovation des produits mis à leur disposition. La protection des informations par la propriété intellectuelle, était facile à maintenir, et même légitime pour protéger un travail ou un investissement coûteux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la donne est en train de changer, c'est du fait des propriétés des fonctions du numérique, que nous rappelons ici :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- instantanéité (transfert d'informations quasi immédiat) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- décentralisation (pas d'instance pivot) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- asynchronicité (chacun agit à son rythme) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- symétrie (tout le monde est au même niveau).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces propriétés fonctionnelles, aussi puissantes soient-elles, ne sont que des moyens. Elles peuvent servir aussi bien des intérêts privés que des intérêts collectifs. La mine d'or de Rob MacEwen, de GoldCorp, reste dans les mains des actionnaires. Alors que l'encyclopédie Wikipédia appartient à tous. C'est là que se situe la frontière entre l'Open Source et la culture Libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Participation synergique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:TaxonomyCollaboration4.png|300px|thumb|Taxonomie de la collaboration par Florence Devouard, licence CC-BY-SA]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce schéma représente le passage d'une participation individuelle à une participation synergique. Il est applicable à tous les domaines. Plus on a confiance dans la capacité du groupe à produire ensemble une œuvre (mode d'emploi, PV de séance, dossier de présentation d'un projet, définition d'une notion dans une encyclopédie,...) plus on peut tendre vers la synergie. À l'école par exemple, l'enseignant peut demander à l'élève de rendre un travail en lui remettant le document lui-même ou en postant un lien sur son portfolio. L'enseignant peut demander aux élèves de consulter leurs contributions respectives et de s'en inspirer, voire même de s'attribuer des évaluations réciproques qu'il pourra ensuite valider.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple de méthode&amp;amp;nbsp; : obtenir une ou plusieurs évaluations spontanées de tiers ou de groupes de validation définis à l'avance. Les élèves peuvent aussi produire des projets communs en utilisant par exemple, un Wiki. L'occasion leur est ainsi donnée de « co-créer », de manière approfondie et concrète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enseignant peut également inciter ses élèves à dépasser la simple utilisation de sources en ajoutant à des œuvres collectives leurs contributions essentielles. Ainsi, ils deviennent « &amp;amp;nbsp;petits contributeurs de grandes œuvres&amp;amp;nbsp; », plutôt que l'inverse. Ces différentes déclinaisons sont applicables aux secteurs du journalisme, de l'économie ou de la recherche scientifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est le signal du degré de collaborativité d'une activité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Histoire vraie&amp;amp;nbsp;: ''Show me the code !''==&lt;br /&gt;
Issu de l'histoire de l'informatique libre, l'exemple suivant témoigne de nouvelles pratiques imposées par la culture Libre. Linus Torvalds, lorsqu'il a commencé à diffuser le logiciel Linux (1991), recevait de nombreux messages émanant de professionnels de l'informatique. Les uns et les autres lui suggéraient des modifications ou des améliorations, souvent complexes et longues à mettre en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un certain temps, Torvalds fit profil bas : il estimait qu'il aurait tort de ne pas tirer parti de l'expérience de personnes plus expérimentées que lui. Il finit pourtant par se lasser des donneurs de leçons et répondit à ceux, toujours prêts à suggérer mais jamais à s'impliquer, que ''« Parler ne coûte rien. Montrez-moi plutôt le code » (Talk is cheap. Show me the code)''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il marquait ainsi sa préférence envers ceux qui lui faisaient une proposition solide, accompagnée d'une mise en œuvre fonctionnelle plutôt qu'à ceux qui se contentaient de prodiguer des conseils sans mettre la main à la pâte. Dans la culture Libre, chacun est invité à être acteur, et non simple consommateur. Celui qui fait ou se prend en main a plus de chance de gagner sa place, et donc de générer un revenu que celui qui attend la solution de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=14849</id>
		<title>Sagesse des foules</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Sagesse_des_foules&amp;diff=14849"/>
				<updated>2014-08-14T14:24:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''intelligence collective, sagesse des foules, crowdsourcing, web collaboratif, co-création. ''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Wikipédia, la plus grande encyclopédie contemporaine, compte en 2012 quelque 16 millions d'articles rédigés dans plus de 270 langues. Fort de plusieurs centaines de millions de pages vues chaque mois, c'est l'un des sites web les plus consultés au monde, désormais considéré comme aussi fiable que l'Encyclopaedia Britannica, selon une étude de la prestigieuse revue ''Nature''.&amp;lt;ref&amp;gt; [http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html Nature 438, 900-901 (15 Décembre 2005).] &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Combien d'employés pour cet indéniable succès ? Une centaine, dont aucun n'est rémunéré pour écrire les articles de l'encyclopédie. Par contre, elle compte 100 000 contributeurs volontaires actifs. Sa réussite, l'encyclopédie Wikipédia la doit à la « sagesse des foules ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ''sagesse des foules'' est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. &amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
Elle présuppose que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu en faisant partie ou non.&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
À titre d'exemple, assez terre à terre mais plutôt parlant, nous pouvons reprendre une anecdote datant de 1906 et citée par Surowiecki, issue des travaux du scientifique britannique Francis Galton.&amp;lt;br&amp;gt; Galton - qui croyait fermement à la supériorité des experts sur la stupidité de la foule - se rend à un marché de bétail où un concours a lieu. Il s'agit de deviner le poids d'un bœuf après qu'il ait été abattu et « débité ». Galton note plusieurs centaines de paris (787), et découvre que leur moyenne est 815,10 kilos alors que le poids réel du bœuf est 815,5 kilos...&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois ingrédients doivent être réunis pour parvenir à révéler l'intelligence de la foule :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la diversité : avoir des personnes de divers milieux avec des idées originales ;&lt;br /&gt;
*l'indépendance : permettre à ces avis divers de s'exprimer sans aucune influence ;&lt;br /&gt;
*la décentralisation : laisser ces différents jugements s'additionner plutôt que de laisser une autorité supérieure choisir les idées qu'elle préfère.&amp;lt;br&amp;gt;  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques définitions pour bien continuer :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Intelligence collective''' : elle se base sur l'échange et l'influence réciproque issus du débat : forums, communautés virtuelles constructives et transparentes... Elle ne contribue pas nécessairement à un projet commun ; ''« C’est une intelligence partout distribuée, sans cesse valorisée, coordonnée en temps réel, qui aboutit à une mobilisation effective des compétences »''.&amp;lt;ref&amp;gt;Pierre Lévy, [http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-L_intelligence_collective-9782707126931.html ''L’Intelligence collective : pour une anthropologie du cyberspace''], La Découverte, Paris,1994.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Sagesse des foules''' : notion basée sur l'esprit de contribution de nombreux anonymes à un projet commun, sans qu'ils ne se connaissent ou n'interagissent nécessairement. La sagesse des foules est une théorie émergente, popularisée notamment par le livre du même nom écrit par James Surowiecki et publié en 2004. Sur la base de nombreuses restitutions d'études scientifiques mathématiques, il démontre que la perception et la résolution d'un problème sont plus efficaces par une foule que par n'importe quel individu agissant seul, tout expert qu’il puisse être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La révolution de la co-création à grande échelle==&lt;br /&gt;
Ronald Coase, dans un célèbre article intitulé ''The Nature of the Firm'', expliquait dès 1937 que la formation de structures comme les entreprises et les administrations répondait à la nécessité de réduire les coûts de transaction exigés sur le marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les années 1990, la globalisation de l'économie a suscité une baisse de ces coûts de transaction, laquelle a stimulé l'externalisation de la main d’œuvre (''outsourcing''). Cette décroissance des coûts de transaction sera le moteur de la transformation des entreprises, qui commenceront alors à fonctionner en réseau. Aujourd'hui, en permettant aux clients de participer aux projets (crowdsourcing) dans une culture de l'innovation ouverte (''Open Innovation''), la baisse des coûts de transaction est proportionnelle à l'accroissement de l'efficacité des solutions techniques proposées. C'est la notion même d'entreprise qui opère sous nos yeux une redéfinition radicale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple de la quarantaine d'entreprises qui utilise le site InnoCentive afin de résoudre certains « défis » liés à l'innovation. Elles ont par ce biais accès à un important volume de contributeurs potentiels, sans même avoir à les employer. Jeff Weedman, vice-président en charge de la recherche pour le groupe Procter &amp;amp; Gamble, le confirme : ''« P&amp;amp;G emploie 9 000 chercheurs. Cela peut sembler beaucoup. Mais il existe un million et demi de scientifiques et de chercheurs spécialisés dans nos domaines de recherche dans le monde. Que faire ? Se contenter des 9 000 ou utiliser le million et demi restant ? »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet accès illimité à l'intelligence collective est l'une des clés du monde en réseau. Grâce à ces nouveaux paradigmes, l'économie parvient à s'affranchir de nombreuses contraintes d'ordre matériel. Weedman enfonce le clou : ''« Ce changement de modèle économique évite de dépenser de plus en plus pour la recherche et le développement avec des retours sur investissement de plus en plus faibles. »'' Aujourd'hui, plus de 50 % des innovations de P&amp;amp;G sont ''crowdsourcées''. C'est un véritable tremplin pour la créativité et l'innovation, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises, les administrations publiques, les entreprises à but non lucratif (association, fondation) et les coopératives.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le caractère immatériel des nouvelles transactions n'est pas nouveau. L'information, par définition immatérielle, est au cœur de nombreux produits. De nombreuses sociétés cotées en Bourse ancrent leur activité dans la production immatérielle, comme l'explique Seth Godin, entrepreneur américain, ancien responsable du marketing direct de Yahoo : ''« Il y a 20 ans, les 100 premières entreprises du classement Fortune 500 tiraient leur richesse de l'exploitation des sols ou de la transformation de matières premières […] Aujourd'hui, seules 32 de ces entreprises fabriquent des objets […] Les 68 autres travaillent surtout sur des idées »''. Il est cependant possible d'établir un lien étroit entre production immatérielle et matérielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La participation volontaire d'individus non-rémunérés ==&lt;br /&gt;
Transformation de la propriété intellectuelle qui devient droit de distribution dans l'économie des biens collectifs, mise à disposition gratuite de logiciels et de prototypes, travail collaboratif non rémunéré… Les nouveaux paradigmes ont de quoi ébranler les tenants du modèle économique classique. Il n'est guère surprenant que les gouvernements cherchent à verrouiller et à réglementer les réseaux selon les anciens paradigmes de la propriété intellectuelle, au risque d'ignorer et de se priver de leur potentiel d'innovation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, les produits issus de l’économie et de la culture du Libre (aussi nommée culture Open Source), sont moins chers et souvent plus fiables que les autres, parce qu'ils effacent la pénurie artificielle créée par les entreprises verrouillant le marché de l'innovation. Là aussi, cette fiabilité repose sur le nombre des contributeurs. En effet, plus les concepteurs/utilisateurs d'un produit sont nombreux, plus ses failles éventuelles sont rapidement détectées et réparées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En amont, ce nouveau modèle économique repose sur la participation volontaire d'individus non-rémunérés. Qu'est-ce qui les motive ? Chris Anderson, auteur de ''Free! Entrez dans l'économie du gratuit'', rappelle que l'ennemi des créateurs est l'obscurité. En s'insérant dans un projet collaboratif, certaines personnes pourront être reconnues à leur juste valeur. Elles en éprouveront une grande satisfaction. Cette forme de travail collaboratif répond aux besoins se trouvant au sommet de la pyramide de Maslow : créativité, résolution de problèmes, estime de soi. Une personne ayant prouvé sa valeur aux yeux de ses pairs n'aura aucun mal ensuite à vendre ses services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour être appliqués comme ils le méritent, les nouveaux paradigmes n'exigent ni adoration béate, ni méfiance excessive. Simplement, le monde numérique ouvre un champ de possibilités sans précédent et annule la notion de rareté de l'information. Il se fait force et espace de changement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enraciner l'installation de ces nouveaux modèles, l'actuelle crise économique et financière peut agir comme un catalyseur. L'essayiste Yann Moulier-Boutang, dans ''L'abeille et l'économiste'', explore la métaphore de l'abeille et de son œuvre de pollinisation, c'est-à-dire, en termes économiques, la diffusion sans barrières artificielles d'idées et de solutions. La pollinisation est difficilement quantifiable : ''« Ne cherchons pas à mettre un prix sur tout ce qui est hors de prix »'' écrit le sage apiculteur. Pourtant, sans pollinisation, pas de production. La démocratisation du savoir permet l'industrialisation de l'information. Au sein de ces nouveaux paradigmes, une autre question essentielle mérite d'être posée : qui est productif et qui ne l'est pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Répondre à de nouveaux défis==&lt;br /&gt;
Au sein des économies mondialisées, le déséquilibre se creuse entre les bénéficiaires du système et les laissés-pour-compte, entre pays auxquels profite l'innovation et nations auxquelles elle échappe. Les pays qui restent sur la touche du grand jeu économique représentent pourtant quatre milliards de personnes. La base de la pyramide (« ''bottom of the pyramid'' », BOP, concept faisant référence à la majorité socio-économique, qui est aussi la plus pauvre ) pèse un poids encore considérable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ces pays situés au bas de l'échelle du développement ont des besoins gigantesques auxquels l'économie traditionnelle a montré son incapacité à répondre. Ces pays se trouvent ''de facto'' dans une situation de dépendance économique accrue : leur dette est colossale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autres solutions existent toutefois. Là où des ONG, voire des gouvernements ont échoué en raison de leur modèle économique, une approche globale et collaborative serait à même de fonctionner. La notion de réseau est essentielle, d'autant plus lorsqu'interviennent des enjeux socio-économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« L'éradication de la pauvreté passe par la création de richesse »'', affirme le journaliste Andrew Mwenda. Grâce à la mise en réseau, de plus en plus d'initiatives d'entreprenariat social parviennent à réaliser les mêmes économies d'échelle que les grandes entreprises ; par exemple en partageant des apports technologiques ou en co-produisant des biens et des services ; mais aussi par la diffusion et la popularisation de nouveaux standards de production, lesquels, une fois le grand public conquis, seront acceptés par les institutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elles permettent ainsi de créer les conditions propices au développement endogène des pays concernés, afin qu'ils soient en mesure de ''« libérer leur énergie et leur créativité ».'' (Muhammad Yunus)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, les enjeux sont immenses : ils ont pour nom changement climatique, accès à l'eau potable, pauvreté, accès à l'éducation et aux soins. Ils requièrent une action concertée et transdisciplinaire. Grâce aux réseaux, aux deux milliards d'utilisateurs d'internet – dont un milliard dans les pays émergents – , l'imagination et le savoir-faire des foules sont maintenant à disposition. Il faut les utiliser sans tarder. Plus besoin de réinventer la roue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Propri%C3%A9taire,_Libre_et_Open_Source&amp;diff=14846</id>
		<title>Propriétaire, Libre et Open Source</title>
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				<updated>2014-08-13T14:47:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* À l'origine était le logiciel « Libre » */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Libre, culture Libre, Open Source, gratuit, exclusivité, propriété intellectuelle, accès au code, les quatre libertés fondamentales, libération des données, choix politique. '' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Pour bien comprendre ''qui contrôle quoi'' dans la circulation de l'information, sous quelque forme que ce soit, il faut connaître la différence entre ''libre'',''ouvert'' et ''exclusif'' (ou ''propriétaire''). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Open Source'', cette expression est de plus en plus utilisée pour décrire les nouveaux modes d'innovation informatique, technologique et économique. On l'emploie désormais à toutes les sauces, parfois de manière abusive. Quelle est donc la différence avec le terme ''Libre'', tel qu'employé dans l'expression ''logiciel libre'' ou ''culture Libre'' ? Cette différence est à l'origine d'un désaccord qui oppose les partisans de l’Open Source et ceux du logiciel libre depuis la fin des années 90. Comment ces deux cultures viennent-elles bousculer le modèle dominant : la culture de l'exclusivité ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retour sur ces notions fondamentales, au cœur de l'eCulture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La culture de l'exclusivité ==&lt;br /&gt;
Dans l'industrie de l'édition ou celle du show-business, les auteurs cèdent leurs droits de diffusion à des producteurs et/ou éditeurs, qui les monnayent auprès des distributeurs. Vous avez déjà eu vent de ces chiffres impressionnants : un milliard de recettes pour le dernier film hollywoodien qui vient de sortir, 300 euros la place pour assister au concert de la superstar qui fait sa réapparition après sa cure de désintox'. Mais attention, interdit de prendre des photos ou de les partager, c'est du vol ! L'avertissement le dit bien au début du film : ''vous n'iriez pas braquer une banque, alors pourquoi copier un DVD ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le showbiz concentre les intérêts privés dans un nombre restreint de producteurs et d'actionnaires. C'est le modèle dominant, qui sert les intérêts de ''majors'', une poignée de grands groupes dont les bénéfices reposent sur les contrats d’exclusivité. Leur mode de fonctionnement : faire signer aux créateurs, auteurs ou artistes un contrat promettant le jackpot à ceux dont les œuvres seront les plus commercialisées via les canaux de distribution, tenus par ces mêmes majors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exclusivité protège l'auteur, mais le prive aussi de la possibilité de faire jouer la concurrence en utilisant plusieurs moyens de diffusion. Mais les limites artificielles imposées par les producteurs/éditeurs entrent aujourd'hui en collision avec les nouvelles fonctionnalités numériques (utiliser, copier, distribuer et modifier une œuvre en quelques clics).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique permettent l'émergence d'une culture du ''libre partage'', basée sur un autre type de contrat pour régir l'usage des œuvres. Ces nouveaux termes sont encore peu connus, bien que pratiqués depuis les années 90. On les appelle les licences ''libres'' et les licences ''Open Source'', chacune proposant quelques nuances. Elles s'appliquent à toute création, de la plus avant-gardiste jusqu'au mode d'emploi le plus habituel et austère. Elles commencent à remporter une large adhésion, notamment à travers les licences dites « Creative Commons » utilisées sur Wikipédia et ailleurs, par des millions de créatifs dans tous les domaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouveaux codes détricotent le modèle dominant de cession exclusive des droits d'auteur. Alors que la culture de l'exclusivité interdit aux auteurs la possibilité de diversifier les modes de production et de diffusion qui leur permettraient de se confronter à tout moment au public, le modèle émergent ne conserve qu'une seule obligation incontournable : la mention de la paternité de l'œuvre par ses nouveaux adoptants (ou utilisateurs).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec internet, le modèle exclusif s'érode. Notamment parce que les limites entre producteurs et consommateurs s’estompent, chacun pouvant désormais passer d'un rôle à l'autre avec fluidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les artistes eux-mêmes sont de moins en moins satisfaits du modèle dominant : combien d’entre eux se plaignent de leur maison d'édition, qui les tient en otage, soit en ne reversant pas les droits, soit en les empêchant de distribuer leurs œuvres par leurs propres canaux ? Une fois dans le système, ils ne peuvent même plus choisir de faire don de leurs créations (une chanson, un film ou une illustration dont ils sont pourtant les auteurs) en vue de soutenir un événement, une cause ou tout simplement pour asseoir leur notoriété.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==À l'origine était le logiciel « Libre »==&lt;br /&gt;
Comme presque toujours dans la culture numérique, c'est dans le vivier des spécialistes de l'informatique que les nouveaux concepts émergent, s'affinent, se pratiquent puis se distinguent progressivement les uns des autres. Un bref rappel historique permet de comprendre que la culture de l'exclusivité n'existait pas au départ dans le monde du logiciel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'époque des premiers ordinateurs, le matériel constituait la première source de revenus des fabricants d'équipement informatique, le logiciel n'étant qu'un moyen d'en faciliter la vente. L'accès au code source, l'information essentielle, était normal, car nul n'achetait un ordinateur sans disposer d'une équipe de programmeurs capables de le modifier à loisir pour l'adapter aux besoins spécifiques de leur organisation. Les milieux professionnels et universitaires s'échangeaient volontiers logiciels et codes sources, et les constructeurs les leur cédaient sans contrepartie, et sans même prendre garde aux termes selon lesquels ils le faisaient. Cependant, les lois antitrust finirent par leur interdire ces pratiques afin de permettre l'exercice d'une concurrence dans ce domaine&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_du_logiciel_libre ''Histoire du logiciel libre''].&amp;lt;/ref&amp;gt; : l'industrie du logiciel était née.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début des années 70, les constructeurs commencèrent alors à facturer séparément leurs logiciels ; en 15 ans, l'avènement de la micro-informatique généralisa ce modèle et donna un essor à de nouveaux acteurs, les éditeurs de logiciels, qui s'orientèrent vers la vente de licences d'utilisation. Un exemple souvent cité pour illustrer ce tournant est la lettre ouverte de Bill Gates aux hobbyistes&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/An_Open_Letter_to_Hobbyists ''An open letter to hobbyists''], consulté le 13.08.14.&amp;lt;/ref&amp;gt;, en 1976, sommant les passionnés d'informatique personnelle de cesser de copier illicitement les logiciels protégés par le copyright.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ce contexte, dans les années 80, qu'un programmeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT), un certain Richard Stallman (alias RMS), commence à pâtir de ces restrictions des possibilités d'utilisation, sur un pilote d'imprimante notamment&amp;lt;ref&amp;gt;Robert Sproull aurait refusé de lui fournir le code source en raison d'un contrat de non-divulgation que Xerox avait passé avec lui, pratique encore peu courante à l'époque. Voir Sam Williams. [https://static.fsf.org/nosvn/faif-2.0.pdf ''Free as in Freedom (2.0): Richard Stallman and the Free Software Revolution'']. Free Software Foundation, Boston. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;. RMS se trouve par ailleurs face au problème éthique de devoir développer des logiciels dont l'utilisation sera restreinte, qui ne pourront pas être partagés en raison des choix du propriétaire du logiciel (souvent autre que son créateur).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu'anecdotique, cette petite histoire est souvent prise comme étant le point de départ de l'informatique libre, puisque c'est à partir de là que Richard Stallman quitta le MIT pour consacrer son énergie à résoudre ce problème de conscience, ce qui fera de lui le premier et le plus emblématique des ambassadeurs du logiciel libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les quatre libertés fondamentales du Libre ==&lt;br /&gt;
Les idées d'avant-garde de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Stallman Richard Stallman] ont abouti en 1984 au projet GNU, système d'exploitation libre (pour ordinateur). Le projet GNU a été lancé afin de « ramener l'esprit de coopération qui prévalait dans la communauté hacker dans les jours anciens », lorsqu'il n'était pas encore question de propriété intellectuelle, et que tous les codes sources s'échangeaient librement. Stallman est aussi à l'initiative de la création de la Free Software Foundation (FSF), en 1985, et de la première licence logicielle libre, en 1989, la Licence Publique Générale GNU (dite GNU GPL). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'adjectif « Libre » implique quatre libertés fondamentales telles que définies par la Fondation pour le Logiciel Libre (Free Software Foundation, FSF)&amp;lt;ref&amp;gt;Voir gnu.org, [http://www.gnu.org/philosophy/free-sw.html Qu'est-ce que le logiciel libre?]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Initialement, l'usage de l'expression « libre » dans la société de l'information se réfère au code d'un logiciel et donne à l'utilisateur d'un logiciel libre :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages (''liberté 0'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu'il fasse votre travail informatique comme vous le souhaitez (''liberté 1''). Pour ceci l'accès au code source est une condition nécessaire ;&lt;br /&gt;
# La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin (''liberté 2'') ; &lt;br /&gt;
# La liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (''liberté 3''). En faisant cela, vous pouvez faire profiter toute la communauté de vos changements. L'accès au code source est une condition nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du Libre à l'Open Source ==&lt;br /&gt;
Les motivations du projet GNU relèvent de l'éthique et de la philosophie politique. Il vise en effet à ne pas laisser l'homme devenir l'esclave de la machine ni de ceux qui auraient l'exclusivité de sa programmation, ni de cartels monopolisant des connaissances en fonction de leurs seuls intérêts. Le projet GNU œuvre pour une libre diffusion des connaissances, ce qui n'est pas sans implication politique, éthique, philosophique et sociale, voire sociétale. Cette radicalité a provoqué des résistances, même au sein des partisans de la libération du code source. Dès les années 90, l'émergence de la culture Libre et du copyleft rencontre plusieurs obstacles : &lt;br /&gt;
* Le mot Libre est trop confus : en anglais, Free veut aussi dire gratuit, ce qui n'est pas toujours le cas d'un logiciel libre, mais peut être celui d'un logiciel propriétaire (le client peut devenir la marchandise&amp;lt;ref&amp;gt;Voir Xavier de la Porte [http://www.internetactu.net/2012/02/27/quand-vous-ne-voyez-pas-le-service-cest-que-vous-etes-le-produit/ ''Quand vous ne voyez pas le service, vous êtes le produit'']. InternetActu.net.&amp;lt;/ref&amp;gt;).&lt;br /&gt;
* Certains utilisent le logiciel libre pour des raisons techniques sans aucune sensibilité citoyenne, contrairement à Stallman.&lt;br /&gt;
* D'autres partisans de la culture Libre trouvent la démarche de la FSF peu adaptée face au modèle dominant qui impose la propriété intellectuelle. Ils préconisent une politique des petits pas. Impossible pour eux de généraliser un modèle aussi radical que celui auquel s'astreint Stallman. Ils préconisent plus de pragmatisme : la meilleure manière de faire avancer le Libre, c'est de le dépolitiser, de ne pas imposer un choix de société, mais de mettre en avant les nombreux avantages techniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce choc d'attitude, Stallman reste ferme. Le terme Open Source fait alors son apparition à la fin des années 90. En 1998, l'organisation Open Source Initiative naît d'une scission de la communauté du logiciel libre afin de conduire une politique jugée plus adaptée aux réalités économiques et techniques. Comme la FSF, le mouvement Open Source défend la liberté d'accéder aux sources des programmes qu'ils utilisent, afin d'aboutir à une économie du logiciel dépendant de la seule vente de prestations et non plus de celle de licences d'utilisation. Mais l'Open Source s'affranchit des considérations philosophiques et politiques. C'est ici que se situe la distinction fondamentale entre ces deux courants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les uns se réclament d'un choix citoyen et d'une vision de société (les tenants du Libre), les autres se réclament d'une utilité technique : la mise à disposition de l'information améliore la qualité du produit et sa commercialisation. L'Open Source effraie moins le client : les entreprises ne font pas de politique...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une limite qui reste floue == &lt;br /&gt;
La distinction entre l'Open et le Libre n'est pas aisée à saisir. Certains utilisent les pratiques Open avec beaucoup d'éthique, d'autres utilisent le terme Libre sans conscience des implications, ou pour surfer sur un phénomène de mode de langage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les partisans du Libre accusent l’Open Source d'être mû par la dynamique financière de multinationales qui cherchent à faire des économies en laissant développer par d'autres les logiciels critiques à leur survie. Ils soulèvent une question de fond. Un exemple : Google, tout en fonctionnant avec des logiciels Open Source, avec la mention de la Free Software Foundation, privatise les données des utilisateurs pour les revendre à des annonceurs. Ces données atterrissent dans une boîte noire, un environnement numérique fermé, où règne à nouveau la culture de l'exclusivité et du secret.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui a déjà eu accès à ses données personnelles collectées par Google, qui a déjà pu dialoguer son [http://netizen3.org/index.php/L%27identit%C3%A9_num%C3%A9rique double numérique] ? Cette interrogation se généralise à toutes les solutions Cloud (nuage) ou Saas (software as a service) : les services en ligne fonctionnent de plus en plus avec des pratiques et outils Open Source, mais ils présentent aussi le risque de voir nos données personnelles utilisées à des fins que nous ne cautionnons pas. Au niveau individuel, les conséquences ne semblent pas très importantes, mais à l'échelon collectif, les enjeux sont majeurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, la plupart des licences Open Source satisfont aux critères du Libre selon la Free Software Foundation, les différentes subtilités qui les distinguent étant principalement d’ordre philosophique. Mais seules certaines licences dont la GNU GPL (du projet GNU de Richard Stallman) offrent ce qui est appelé le ''copyleft'' en garantissant qu'un logiciel libre le reste, même après modifications : on ne peut pas changer la licence d'une création si son auteur a opté pour le copyleft. Les licences dites copyleft permettent ainsi de protéger les libertés des utilisateurs, le code restera à jamais libre en annulant la possibilité de le privatiser ou de le breveter. Elles sont les seules à assurer une redistribution du code d'un programme (ou d'une information) éternellement, ce qui favorise l'équité entre producteur et consommateur ainsi qu'une coopération pérenne au sein de la communauté des utilisateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Des licences à géométrie variable''' &lt;br /&gt;
Dans le domaine logiciel, l'Open Source utilise aussi les quatre libertés, mais se focalise sur l'intérêt technique et commercial du partage, en ignorant ou minimisant la question de l'éthique, de la transparence, de l'accès. C'est ainsi que de nombreuses compagnies, dont Google et IBM, utilisent les termes Linux et non pas GNU/Linux, et le terme Open Source et non pas Libre, car elles mélangent des morceaux de logiciels libres avec des parties dont ils vendent l'exclusivité. Par exemple : Google Play vend des applications payantes et Google Adwords vend des espaces publicitaires exclusifs, sans donner le code qui permet de gérer ces services.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le domaine non-logiciel, le terme ''Open Source'' est souvent utilisé à tort. Il arrive même qu'il soit accompagné de la mention « some rights reserved » (quelques droits réservés), ce qui signifie que certaines des quatre libertés sont octroyées, d'autres pas.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quand Open et Libre se rejoignent ==&lt;br /&gt;
Open et Libre peuvent constituer une double porte d'entrée à l'émergence d'une société plus transparente, plus citoyenne. Si le Libre impose d'emblée une vision engagée, l'Open peut aussi arriver au même résultat par sa vision plus pragmatique. &lt;br /&gt;
*L'approche du Libre peut être vue comme « top-down » : la vision prime sur le réel, les idées président aux actes. Les garde-fous idéologiques sont posés en premier.&lt;br /&gt;
*L'approche Open Source peut être qualifiée de « bottom-up » : elle part de constats techniques sur le terrain et développe des modes de fonctionnement collaboratifs qui créent une spirale vertueuse où est associé l'humain : meilleur qualité du produit, coopération entre collaborateurs, entraide au sein d'une communauté, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par sa neutralité philosophique, l'Open peut être un formidable outil de gestion entrepreneuriale comme... de gestion politique. Un exemple : le courant ''Open data'' (données ouvertes)&amp;lt;ref&amp;gt;On peut citer l'exemple de l'Open data en matière de santé, menée par [http://www.opendatasante.com/notre-manifeste/ Initiative transparence santé]: « ''Ces données qui composent le paysage de l’offre sanitaire sont aujourd’hui quasi inaccessibles aux acteurs du secteur souhaitant informer les usagers. De ce constat est née l’Initiative transparence santé, un regroupement d’acteurs de la société civile en provenance d’horizons divers. Nous défendons la position qu’un partage plus large des données sur le système de soins améliorerait la transparence sur son fonctionnement et ses performances et encouragerait le développement d’outils permettant à l’usager de comparer le coût et la qualité des services de santé. Ces objectifs peuvent être atteints dans le strict respect de leur anonymat qu’en aucun cas évidemment nous ne remettons en cause.'' »&amp;lt;/ref&amp;gt;, qui milite pour une transparence des informations, s'attaque aux données publiques. Pour faire passer ses revendications, cette démarche citoyenne (qui n'évoque pourtant pas le Libre) peut s'appuyer sur le grand argument en faveur de l'Open : c'est bon pour la qualité du service.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les fonctions et pratiques de l'Open, lorsqu'elles sont utilisées avec des intentions citoyennes, rejoignent aisément les objectifs du Libre. D'où l'inconfort des politiques qui voient d'un œil méfiant cette demande émergente en faveur d'une « libération » des données... dites publiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Salutation à Francis Muguet'''&lt;br /&gt;
Chercheur français, Francis Muguet a mené la délégation des promoteurs du Libre au sommet de l'ONU sur la société de l'information. En 2001, puis 2003, il a réussi un tour de force politique aux côtés de Richard Stallman, fondateur du mouvement du logiciel libre, au service du bien commun et de l'éthique numérique. Les gouvernements ont signé une déclaration finale en faveur de la culture du Free/Libre, et non pas de l'Open/Ouvert.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est la reconnaissance de millions d'heures de débats dans les forums sur internet depuis le milieu des années 90 sur les enjeux de société qui se cachent derrière ces deux termes. Depuis, on peut dire que Libre est le terme officiel des citoyens du net et des gouvernements démocratiques. Dans la pratique, Open Source est plus usité, car les journalistes, faiseurs d'opinions, n'ont que trop rarement saisi les enjeux qui se cachent derrière ces termes. Membre du conseil scientifique d'Ynternet.org, Francis Muguet passait parfois dans les bureaux où ces lignes furent écrites. Il s'est éteint en septembre 2010. Ce paragraphe lui rend hommage.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0&amp;diff=14845</id>
		<title>Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0</title>
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				<updated>2014-08-13T14:16:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0, web sémantique, internet des objets.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au commencement était le web. Les humains utilisaient l'outil pour chercher des informations, envoyer des courriers, parfois faire leurs courses. Très vite, ils découvrirent les possibilités interactives du web. Ils pouvaient évaluer les produits proposés, donner leur avis, transférer des infos à toute une communauté, publier leurs propres sautes d'humeur. Ils ne juraient plus que de ''web 2.0'', baptisant le web originel de web 1.0, figeant à jamais cette ère dans le préhistorico-numérique. Puis vint le web 3.0... Jusqu'où iraient-ils ensuite?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une histoire de niveaux  ==&lt;br /&gt;
Web 1, 2, 3... Chaque niveau semble éloigner l'utilisateur des contingences matérielles et techniques, apporter de la transparence dans les échanges, et ouvrir sur de nouvelles fonctionnalités. Et comme la fonction crée l'organe, cela change en profondeur l'ensemble de la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 1.0 : il fait parler les ordinateurs entre eux. On réplique ce qui existe déjà au niveau des contenus et des dynamiques, on reste dans la diffusion, d’une personne vers plusieurs. Ce peut être la simple transposition d’un catalogue produit sur un site marchand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 2.0 : il fait parler les gens entre eux. Les internautes sont participants. Ils sont à la fois consomm’acteurs et consomm’auteurs. Ils interagissent. Ils apportent une valeur au réseau et aux outils avec les données qu’ils publient et manipulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 3.0 : il fait parler les objets entre eux, avec l'émergence en force du web mobile et du web sémantique. On parle aussi de la conjonction du web sémantique et de ''l’internet des objets''. Les informations sont enrichies. Par exemple la date &amp;quot;01 avril 2024&amp;quot; qui n'était auparavant qu'une simple succession de caractères, devient un objet reconnu comme une date par les programmes. Ainsi, elle peut devenir &amp;quot;April 1st, 2024&amp;quot; dans un système qui traduit les dates en anglais américain. On pourra aussi demander &amp;quot;les dates ultérieures au 1er janvier 2024&amp;quot;, donc inclure les documents, comme celui-ci, qui parlent du « 1er avril 2024 ». Il en va de même avec les personnes, les lieux, les numéros de téléphone, les coordonnées géographiques... Bref, tout ce qui peut tirer avantage à ne pas être uniquement du texte, et prendre du sens (d'où l'adjectif sémantique). Le web est prévu pour ces évolutions sémantiques avec des attributs que les développeurs de page peuvent adjoindre, de type « rel », « tag » qui visent à enrichir l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 4.0 : selon David Fayon, dans Web 2.0 et au-delà&amp;lt;ref&amp;gt;David Fayon. [http://davidfayon.fr/livres-2/web-2-0-et-au-dela/ ''Web 2.0 et au-delà''. Economica, Paris. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;, il s'agira de faire s'adapter les objets aux comportements, habitudes et préférences de l'utilisateur en laissant la place à l'implicite. Ce web-là n'est pas pour tout de suite, car il nécessite des puissances de traitement phénoménales, qui pourraient se heurter à la barrière de l'évolution des composants informatiques, ou à l'épuisement des ressources naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le web 3.0 qui est en cours de gestation : jusqu'à aujourd'hui, seuls des moteurs de recherche spécialisés peuvent tirer parti de ces informations.&lt;br /&gt;
Par exemple : un moteur de recherche immobilier où l'on peut rechercher des annonces parues depuis moins de sept jours et concernant une maison individuelle dans un rayon de trente kilomètres autour de Strasbourg ; un moteur de recherche pour l'emploi qui permet de trouver les offres d'emploi de moins de trois mois pour un poste à durée indéterminée dans le domaine de l'agronomie, pour un diplômé de Master, avec un salaire d'au moins trente mille euros annuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0&amp;diff=14844</id>
		<title>Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0</title>
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				<updated>2014-08-13T14:13:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0, web sémantique, internet des objets.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Au commencement était le web. Les humains utilisaient l'outil pour chercher des informations, envoyer des courriers, parfois faire leurs courses. Très vite, ils découvrirent les possibilités interactives du web. ils pouvaient évaluer les produits proposés, donner leur avis, transférer des infos à toute une communauté, publier leurs propres sautes d'humeur. Ils ne juraient plus que de ''web 2.0'', baptisant le web originel de web 1.0, figeant à jamais cette ère dans le préhistorico-numérique. Puis vint le web 3.0... Jusqu'où iraient-ils ensuite?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une histoire de niveaux  ==&lt;br /&gt;
Web 1, 2, 3... Chaque niveau semble éloigner l'utilisateur des contingences matérielles et techniques, apporter de la transparence dans les échanges, et ouvrir sur de nouvelles fonctionnalités. Et comme la fonction crée l'organe, cela change en profondeur l'ensemble de la société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 1.0 : il fait parler les ordinateurs entre eux. On réplique ce qui existe déjà au niveau des contenus et des dynamiques, on reste dans la diffusion, d’une personne vers plusieurs. Ce peut être la simple transposition d’un catalogue produit sur un site marchand.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 2.0 : il fait parler les gens entre eux. Les internautes sont participants. Ils sont à la fois consomm’acteurs et consomm’auteurs. Ils interagissent. Ils apportent une valeur au réseau et aux outils avec les données qu’ils publient et manipulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 3.0 : il fait parler les objets entre eux, avec l'émergence en force du web mobile et du web sémantique. On parle aussi de la conjonction du web sémantique et de ''l’internet des objets''. Les informations sont enrichies. Par exemple la date &amp;quot;01 avril 2024&amp;quot; qui n'était auparavant qu'une simple succession de caractères, devient un objet reconnu comme une date par les programmes. Ainsi, elle peut devenir &amp;quot;April 1st, 2024&amp;quot; dans un système qui traduit les dates en anglais américain. On pourra aussi demander &amp;quot;les dates ultérieures au 1er janvier 2024&amp;quot;, donc inclure les documents, comme celui-ci, qui parlent du « 1er avril 2024 ». Il en va de même avec les personnes, les lieux, les numéros de téléphone, les coordonnées géographiques... Bref, tout ce qui peut tirer avantage à ne pas être uniquement du texte, et prendre du sens (d'où l'adjectif sémantique). Le web est prévu pour ces évolutions sémantiques avec des attributs que les développeurs de page peuvent adjoindre, de type « rel », « tag » qui visent à enrichir l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Web 4.0 : selon David Fayon, dans Web 2.0 et au-delà&amp;lt;ref&amp;gt;David Fayon. [http://davidfayon.fr/livres-2/web-2-0-et-au-dela/ ''Web 2.0 et au-delà''. Economica, Paris. 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;, il s'agira de faire s'adapter les objets aux comportements, habitudes et préférences de l'utilisateur en laissant la place à l'implicite. Ce web-là n'est pas pour tout de suite, car il nécessite des puissances de traitement phénoménales, qui pourraient se heurter à la barrière de l'évolution des composants informatiques, ou à l'épuisement des ressources naturelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant le web 3.0 qui est en cours de gestation : jusqu'à aujourd'hui, seuls des moteurs de recherche spécialisés peuvent tirer parti de ces informations.&lt;br /&gt;
Par exemple : un moteur de recherche immobilier où l'on peut rechercher des annonces parues depuis moins de sept jours et concernant une maison individuelle dans un rayon de trente kilomètres autour de Strasbourg ; un moteur de recherche pour l'emploi qui permet de trouver les offres d'emploi de moins de trois mois pour un poste à durée indéterminée dans le domaine de l'agronomie, pour un diplômé de Master, avec un salaire d'au moins trente mille euros annuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14843</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2014-08-13T09:51:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Silicon%20Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Norbert%20Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Gregory%20Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Vinton%20Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Louis%20Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Paul%20Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22jacques%20vall%C3%A9e%22 Jacques Vallée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Marshall%20McLuhan%22 Marshall McLuhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique],  [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14842</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14842"/>
				<updated>2014-08-13T08:58:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Silicon%20Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Norbert%20Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Gregory%20Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Vinton%20Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Louis%20Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Paul%20Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22jacques%20vall%C3%A9e%22 Jacques Vallée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Marshall%20McLuhan%22 Marshall McLuhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], écologie spirituelle, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14841</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14841"/>
				<updated>2014-08-13T08:58:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Silicon%20Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Norbert%20Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Gregory%20Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Vinton%20Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Louis%20Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Paul%20Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22jacques%20vall%C3%A9e%22 Jacques Vallée], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Marshall%20McLuhan%22 Marshall McLuhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14840</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14840"/>
				<updated>2014-08-13T08:52:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Silicon%20Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Norbert%20Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Gregory%20Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Vinton%20Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
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| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
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| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
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| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
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| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
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| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
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| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
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| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
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| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
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| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
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| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
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| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
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| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
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| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14839</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14839"/>
				<updated>2014-08-13T08:51:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Silicon%20Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Norbert%20Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Gregory%20Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14838</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14838"/>
				<updated>2014-08-13T08:49:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Silicon%20Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Norbert%20Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14837</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14837"/>
				<updated>2014-08-13T08:48:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22Silicon%20Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
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| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
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| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
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| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
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| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
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| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
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| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
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| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
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| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
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| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14836</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2014-08-13T08:47:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/TCP/IP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Silicon+Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14835</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14835"/>
				<updated>2014-08-13T08:45:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 École de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=TCP%2FIP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Silicon+Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14830</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14830"/>
				<updated>2014-08-12T15:59:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 Ecole de Palo Alto], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=TCP%2FIP TCI/IP], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Silicon+Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
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| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
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| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
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| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
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| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
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| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
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| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
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| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
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| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
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| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
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| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
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| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
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| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
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| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14829</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2014-08-12T15:53:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=arpanet Arpanet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22%C3%A9cole+de+Palo+Alto%22 Ecole de Palo Alto], TCI/IP, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Silicon+Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14828</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14828"/>
				<updated>2014-08-12T15:50:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=arpanet Arpanet], Ecole de Palo Alto, TCI/IP, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Silicon+Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14827</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14827"/>
				<updated>2014-08-12T15:46:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=histoire+d%27internet Histoire d'Internet], Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Silicon+Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
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| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
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| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
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| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
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| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
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| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14826</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2014-08-12T15:45:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Silicon+Valley%22 Silicon Valley], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14825</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14825"/>
				<updated>2014-08-12T15:40:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Norbert+Wiener%22 Norbert Wiener], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14824</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14824"/>
				<updated>2014-08-12T15:34:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Gregory+Bateson%22 Gregory Bateson], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
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| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
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| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
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| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
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| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
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| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
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| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14823</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14823"/>
				<updated>2014-08-12T15:24:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, Gregory Bateson, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Vinton+Cerf%22 Vinton Cerf], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14822</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14822"/>
				<updated>2014-08-12T15:17:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, Gregory Bateson, Vinton Cerf, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Louis+Pouzin%22 Louis Pouzin], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14821</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14821"/>
				<updated>2014-08-12T14:29:51Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, Gregory Bateson, Vinton Cerf, Louis Pouzin, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Paul+Baran%22 Paul Baran], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14820</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2014-08-12T14:23:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, Gregory Bateson, Vinton Cerf, Louis Pouzin, Paul Baran, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/content/cologie-spirituelle-playdoyer-12600882 écologie spirituelle], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14819</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14819"/>
				<updated>2014-08-12T14:16:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, Gregory Bateson, Vinton Cerf, Louis Pouzin, Paul Baran, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22jacques%20vall%C3%A9e%22&amp;amp;sort=relevance&amp;amp;dm=middle Jacques Vallée], Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], écologie spirituelle, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
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| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
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		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2014-08-12T13:33:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, Gregory Bateson, Vinton Cerf, Louis Pouzin, Paul Baran, Jacques Vallée, Marshall [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Marshall+McLuhan%22 Mac Luhan], [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], écologie spirituelle, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14817</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=14817"/>
				<updated>2014-08-12T13:26:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Histoire d'Internet, Arpanet, Ecole de Palo Alto, TCI/IP, Silicon Valley, Norbert Wiener, Gregory Bateson, Vinton Cerf, Louis Pouzin, Paul Baran, Jacques Vallée, Marshall Mac Luhan, [https://groups.diigo.com/group/e_culture/search?what=%22Douglas+Engelbart%22 Doug Engelbart], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/cybern%C3%A9tique cybernétique], écologie spirituelle, [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22programmation+neuro-linguistique%22 programmation neurolinguistique (PNL)].''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Printemps 1968. À Paris, mais aussi à Prague, Chicago ou Mexico, des centaines de milliers d'étudiants et d'intellectuels défilent derrière des slogans plus imaginatifs les uns que les autres, notamment «&amp;amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;amp;nbsp;». Leurs manifestations appellent aux valeurs de partage, de solidarité, d'équité des chances et contestent la société de consommation, alors en plein essor. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au même moment, dans ce qui allait devenir la ''Silicon Valley'', une poignée de scientifiques travaille sur de toutes nouvelles technologies. Guidés eux aussi par les idéaux de l'époque, ils sont sociologues, psychiatres, linguistes, anthropologues ou mathématiciens. À leur tête, Norbert Wiener.&amp;lt;ref&amp;gt;Norbert Wiener (né le 26 novembre 1894 à Columbia (Missouri), États-Unis, mort le 18 mars 1964 à Stockholm, Suède) est un mathématicien américain, théoricien et chercheur en mathématiques appliquées, surtout connu comme le père fondateur de la cybernétique. Il fut un pionnier dans l'étude de la stochastique et du bruit, contribuant ainsi par ses travaux à l'électrotechnique, aux télécommunications et aux systèmes de contrôle. En fondant la cybernétique, Wiener introduit en sciences la notion de feedback (rétroaction), notion qui a des implications dans les domaines de l'ingénierie, des contrôles de système, de l'informatique, de la biologie, de la psychologie, de la philosophie, de l'organisation de la sociétà et du génie des sciences de la communication. Le groupe invente une nouvelle science, nommée cybernétique. Après la guerre, traumatisé par l'implication des scientifiques dans les tragédies d'Hiroshima et Nagasaki d'une part, et par Auschwitz d'autre part, il se transforma en apôtre d'une nouvelle religion laïque : l'utopie de la communication. Il proposait une nouvelle vision du monde, dont l'information et la communication étaient les éléments fondamentaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Issu du grec ''kubernesis'' – diriger, gouverner – le terme cybernétique s'applique à la «&amp;amp;nbsp;modélisation de l'échange, par l'étude de l'information et des principes d'interaction &amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Cybern%C3%A9tique ''Cybernétique''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. De fait, les méthodes de travail des cybernéticiens empruntaient autant aux sciences exactes qu'à d'autres domaines de la connaissance. Débats, entraide, méditation en groupe ou techniques de modification de l'état de conscience, concouraient indifféremment à nourrir leur réflexion. Norbert Wiener concevait le monde comme un ensemble de systèmes imbriqués les uns dans les autres – une société, un organisme vivant, un cerveau, une machine, systèmes qu'il s'agit de contrôler au mieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les acteurs de cette aventure, chercheurs par excellence, partageaient une expérience académique considérable et la même volonté d'explorer de nouveaux territoires et approches, sans tabous ni limites, ils avaient également l'ambition de changer les choses, de rendre le monde meilleur et de rapprocher les individus. En cela, ils étaient en phase avec leur temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très influencé par les conférences et publications des cybernéticiens, l'anthropologue Gregory Bateson décida de son côté de rassembler d'autres chercheurs au sein d'un mouvement qu'il baptisa écologie spirituelle. Bateson avait fondé, en 1952, l'École de Palo Alto, constituée de scientifiques qui étudiaient le ''paradoxe de l'abstraction dans la communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Gregory_Bateson ''Gregory Bateson''.]&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'École de Palo Alto est pionnière dans le développement de systèmes informatiques modernes. Ses travaux s'inscrivaient notamment dans un cadre d'étude psychiatrique&amp;amp;nbsp;: ils s'attachaient par exemple à comprendre les logiques de communication à l'œuvre chez les sujets atteints de schizophrénie. Ces études ont permis aux membres de l'École de mettre en place de nouveaux schémas de communication et elles ont contribué à une nouvelle compréhension des modes d'échange d'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cybernétique et écologie spirituelle avaient en commun leur approche ''organiste''&amp;amp;nbsp;: les ''choses sans vie'' y étaient considérées comme des organismes à part entière. Pour étudier un cerveau ou un système informatique, les mêmes méthodes pouvaient être mobilisées. Une connexion avant-gardiste entre programmation informatique et programmation neurolinguistique (PNL).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
Nombreux sont les pères fondateurs des réseaux informatiques dont le nom est connu des médias. Vinton Cerf&amp;lt;ref&amp;gt;Vinton « Vint » Gray Cerf, ingénieur né en 1943 aux États-Unis, et le chercheur et co-inventeur avec Bob Kahn du protocole TCP/IP. Il est considéré comme l'un des pères fondateurs d'internet.&amp;lt;/ref&amp;gt; notamment, nommé quarante ans plus tard ''évangélisateur en chef'' chez Google, est à la base informaticien, comme d'autres cofondateurs d'internet tels que Paul Baran ou les français Jacques Vallée&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.jacquesvallee.net/heart_of_the_internet_fr.html Voir son livre en accès libre ''Au cœur d'internet'' (2003).]&amp;lt;/ref&amp;gt; et Louis Pouzin, qui chacun apportèrent des pierres à l'édifice d'un réseau ouvert et neutre dans les années 1970. Tous se sont inspirés des visionnaires de la société de l'information des années 1950 et 1960, comme Marshal Mac Luhan&amp;lt;ref&amp;gt;Herbert Marshall McLuhan (21 juillet 1911 - 31 décembre 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.&lt;br /&gt;
McLuhan est connu pour avoir formulé l’expression « Le message, c'est le médium », ainsi que pour avoir utilisé le terme de « village global ».&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mac Luhan et ses amis de l'École de Palo Alto associaient spiritualité, psychologie, mathématiques, philosophie, biologie, anthropologie, pour imaginer les premiers systèmes d'information complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre les informaticiens et les visionnaires, un intermédiaire&amp;amp;nbsp;: Doug Engelbart&amp;lt;ref&amp;gt;Douglas Carl Engelbart (30 janvier 1925) est un inventeur américain et un pionnier de l'informatique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.Ce génie n'occupe guère de place dans les livres d'Histoire. Or ce fut bien l'un des scientifiques les plus importants du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Car il fit le lien entre les hommes d'esprit de Palo Alto et les informaticiens spécialistes payés par les militaires pour créer techniquement les premiers réseaux informatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des témoins proches comme Jacques Vallée, auteur de ''Au cœur d'Internet'', nous devons à Doug Engelbart l'invention de la souris, celle du lien hypertexte, du bureau graphique, autant d'outils qui ont révolutionné l'informatique et qui font aujourd'hui partie de notre quotidien. Dans la foulée, il créa, dès les années 1970, les premiers blogs et newsletters, bien avant qu'on ne les nomme ainsi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans le cadre du programme de recherche militaire ARPA que Doug Engelbart fit ses découvertes les plus marquantes, toujours influencé par les visionnaires du réseau (qui imaginaient l'esprit de partage) et par les techniciens du réseaux (qui codaient les logiciels de transferts d'informations). Le projet ARPA visait à éviter que les renseignements militaires américains ne puissent être fragilisés si une bombe tombait sur un centre de commandement. Amusant car, sans le vouloir, les militaires finançaient... ''la décentralisation de la gouvernance mondiale, le partage du savoir et plus de justice socio-économique.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ARPA (ou Arpanet) est l'ancêtre de l'internet que nous connaissons&amp;amp;nbsp;: ses concepteurs avaient compris qu'il révolutionnerait les modes de communication, les liens sociaux et qu'il réduirait les écarts au sein de la société. La notion de communauté virtuelle émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un texte fondateur prémonitoire, ''L’ordinateur comme dispositif de communication''&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph C.R. Licklider, Robert Taylor. [http://www.cc.utexas.edu/ogs/alumni/events/taylor/licklider-taylor.pdf''The Computer as a Communication Device'']. ''Science and Technology''. Science and Technology. 1948.&amp;lt;/ref&amp;gt;, Joseph Licklider&amp;lt;ref&amp;gt;Joseph Licklider, psycho-acousticien de formation, est un personnage central de l’histoire de l’informatique et des réseaux des années 50-60. L’historiographie actuelle d’internet retient surtout son rôle d’inspirateur, de visionnaire des réseaux informatiques et de chantre de la communication par ordinateurs.&amp;lt;/ref&amp;gt; et Robert Taylor (son successeur à la tête de l’ARPA de 1965 à 1969) posent en effet clairement les fondements théoriques de l’informatique communicationnelle et font l’éloge des communautés en ligne de chercheurs, considérées comme des ''« pionniers socio-techniques, loin devant le reste du monde de l’informatique »''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ils insistent notamment sur les « effets régénératifs » pour la recherche scientifique de ces communautés créées autour des ordinateurs « interactifs à accès multiple », montrant par là leur intuition du travail coopératif, fondé sur le partage des ressources et devant permettre une plus forte créativité dans la recherche. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte est très important car il marque un saut conceptuel, un élargissement de cette thématique des réseaux à la société tout entière ; les deux auteurs prennent ainsi des accents prophétiques pour annoncer que ''« dans quelques années, les hommes pourront communiquer plus efficacement à travers une machine qu’en face à face. C’est plutôt inquiétant à dire, mais c’est notre conclusion. »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idéaux de Engelbart et de Taylor, très imprégnés de culture hippie, leur faisaient espérer un monde meilleur, grâce aux nouvelles technologies informatiques&amp;amp;nbsp;: ''Internet n'est pas une question de technologie&amp;amp;nbsp;; c'est une question de communication. Internet connecte des personnes qui partagent des intérêts et des besoins, sans se soucier de la géographie''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et le réseau s'étendit  ==&lt;br /&gt;
La révolution scientifique qui vit naître internet s'est donc produite simultanément à l'éclosion de la ''beat generation'' et du mouvement hippie, révolutionnaires eux aussi, à leur manière. Pendant que les uns manifestaient contre la guerre du Vietnam, les autres, dans la Silicon Valley, travaillaient à la défense des droits déjà menacés par une ''société de l'information'' en essor continu et au nivellement des différences que permettraient les réseaux informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'abord limité à quelques centres de recherches et universités, internet, dans les années 1980, s'étendra à l'ensemble du monde académique pour devenir totalement public au cours de la décennie suivante. Les années 1990 verront croître et multiplier les grands débats sur la liberté de l'information. Internet commencera alors à être envisagé comme le remède à toutes les censures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quelques dates&amp;lt;ref&amp;gt;Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet Histoire d'internet].&amp;lt;/ref&amp;gt; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=wikitable&lt;br /&gt;
! Année&lt;br /&gt;
! Événement&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1958	&lt;br /&gt;
|La société BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|1961 	&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1962&lt;br /&gt;
| Début de la recherche par Defense Advanced Research Projects Agency (ARPA), une agence du Département de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
|1964&lt;br /&gt;
|Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1967&lt;br /&gt;
| Première conférence sur ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1969&lt;br /&gt;
| Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'''Interface Message Processor'' de Léonard Kleinrock&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1971&lt;br /&gt;
| 23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1972&lt;br /&gt;
| Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1973&lt;br /&gt;
| L’Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1979&lt;br /&gt;
| Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1982&lt;br /&gt;
| Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet » &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1983&lt;br /&gt;
| Premier serveur de noms de sites &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1984&lt;br /&gt;
| 1 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1987&lt;br /&gt;
| 10 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1989&lt;br /&gt;
| 100 000 ordinateurs connectés&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1990 &lt;br /&gt;
| Disparition d'ARPANET &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1991 &lt;br /&gt;
| Annonce publique du World Wide Web&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1992 &lt;br /&gt;
| 1 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1993 &lt;br /&gt;
| Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 1996 &lt;br /&gt;
| 36 000 000 ordinateurs connectés &lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2000&lt;br /&gt;
| Explosion de la Bulle internet (368 540 000 ordinateurs connectés)&lt;br /&gt;
|-----&lt;br /&gt;
| 2012&lt;br /&gt;
| 2,5 milliards d'internautes dans le monde&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=14813</id>
		<title>Folksonomie, un nouveau pouvoir du peuple</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Folksonomie,_un_nouveau_pouvoir_du_peuple&amp;diff=14813"/>
				<updated>2014-08-11T11:33:54Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''classification, pertinence, folksonomie, ontologie, tag, métatag, catégorie, Tim Berners-Lee.''&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
Le web a été créé pour répondre à un problème de gestion et de diffusion de l'information, grâce à une bonne ''catégorisation''. La possibilité de classer l'information est donc au cœur même de la raison d'être du web. Voici une petite histoire pour illustrer cette affirmation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tim Berners-Lee travaillait au CERN, Centre européen de recherches nucléaires, à la frontière entre la Suisse et la France, près de Genève&amp;lt;ref&amp;gt;Le CERN est une entité avec un budget de plusieurs milliards d'euros et des départements de recherche très importants au rayonnement international.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, un des responsables de recherche débarque dans son bureau et lui explique qu'il doit construire une base de données accessible à tous avec une hiérarchie où le département A est tout en haut de la pyramide de l'information. Pour accéder aux départements B, C et D, il faut passer par le département A. Mais le responsable du département B débarque dans son bureau et lui explique, au contraire, que le système doit mettre en valeur le département B, car c'est le plus important et qu'il a le plus gros budget. Voilà que débarque ensuite le responsable du département C, qui lui signifie que personne n'utilisera le système aux dépens du département C si la base de données met en évidence le département A ou B. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À chaque fois, Tim Berners-Lee doit repenser un système. Quelque peu exaspéré, il décide d'utiliser une catégorisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;» et non plus de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;». C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir une clé de voûte dont tout dépend, il choisit le système où toutes les informations sont liées les unes aux autres. On peut avoir plusieurs sommaires, plusieurs catégorisations sans qu'une ne prédomine nécessairement sur l'autre. Ainsi, tout le monde est content&amp;amp;nbsp;! C'est comme ça que le web est né. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les mots-clés ou « tags » ==&lt;br /&gt;
Le système de catégories ordonnées une fois pour toutes a montré ses limites. La classification des informations a franchi une nouvelle étape. Plutôt que les ranger dans des catégories, on leur accroche des étiquettes qui disent en quelques mots de quoi elles traitent. Ces « étiquettes » (« tag » en anglais) sont aussi appelés « mots-clés ». Très vite, les concepteurs de sites web se sont donc mis à ajouter des mots-clés aux pages web qu'ils créaient. Par exemple, un site qui traite de petites annonces de véhicules motorisés mettra comme mots-clés «&amp;amp;nbsp;petites annonces&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;voiture&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;auto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;moto&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;4 roues&amp;amp;nbsp;», «&amp;amp;nbsp;seconde main&amp;amp;nbsp;», etc. Ces mots-clés ne sont pas toujours visibles pour le lecteur. Ils sont parfois cachés dans le code informatique de la page web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À quoi servent-ils alors, si personne ne peut les voir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l'origine, ils servaient aux moteurs de recherche qui indexaient ces pages. Comme un moteur de recherche ne peut pas lire et comprendre tout seul de quoi parle une page web, on est obligé de lui indiquer : cette page parle de « voitures », « motos », « 4 roues », etc. Et chaque fois qu'un lecteur tape ces mots dans le formulaire de recherche, il voit s'afficher la page dans le résultat de sa recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le passage de la catégorie au mot-clé est déjà une petite révolution en soi car elle ouvre des perspectives : alors qu'un document ne peut être rangé que dans une seule catégorie, la multiplicité des mots clés que l'on peut lui attacher permet de le retrouver sous plusieurs angles, par des personnes qui s'intéressent à des sujets différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n'est pas la fin de l'histoire. Malheureusement, des vandales ont très vite eu l'idée de détourner ce système performant, de mettre des faux mots-clés pour tromper les moteurs de recherche. On met ainsi des mots-clés très recherchés (« sexe » est un des plus populaires depuis les débuts du web grand public) pour conduire vers des sites de publicité. Ou des mots-clés anodins pour conduire vers des sites pornographiques. La multiplication des mots-clés détournés a rendu le système inutilisable. Aujourd'hui, Google et d'autres moteurs de recherche repèrent les sites web non plus sur la base de ce que les responsables de site donnent comme mots-clés, mais uniquement en fonction des textes qui sont disponibles dans le site, en plus du nombre et du contenu des liens qui pointent sur chaque page du site. C'est le système du «&amp;amp;nbsp;PageRank&amp;amp;nbsp;» qui, dès la fin des années 90, classe les résultats de recherche selon un algorithme d'évaluation de la pertinence, complexe et secret, ce qui augmente sensiblement la qualité des recherches. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis, les mots-clés ont connu une seconde vie. Ils ne se cachent plus dans le code informatique des sites web. Désormais, ils s'affichent sur les pages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Folksonomie  ==&lt;br /&gt;
La musique folk, c'est la musique populaire. Volkswagen, c'est la voiture du peuple. La ''folksonomie'' est la catégorisation par le peuple. En clair, un système de description de contenus sans autorité supérieure qui décide des bons mots-clés pour catégoriser, mais où chacun choisit de faire comme il le veut, souvent pour lui-même avant tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui peut apparaître comme une porte ouverte à l'anarchie (laisser aux gens le soin de catégoriser selon leur subjectivité) est en réalité tout à fait en phase avec la culture du web. On retrouve l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;bazar&amp;amp;nbsp;», donc chaotique, en lieu et place de l'organisation de type «&amp;amp;nbsp;cathédrale&amp;amp;nbsp;», avec une autorité supérieure qui définit d'avance un système de classification rigide (les catégories par exemple). La folksonomie est aussi en phase avec les propriétés du numérique : n'importe qui peut, par la simple qualité de ses contributions à la catégorisation d'articles, non pas imposer mais inspirer largement les contributions futures à des mots-clés. Une personne qui va employer un mot-clé aura l'habitude de regarder d'abord ceux qui ont déjà été postés sur une même ressource. Le pari de la folksonomie est de faire émerger du bazar un ordre naturel. Si chacun peut librement ajouter les mots-clés de son choix aux documents, tout le monde va avoir tendance à imiter plus ou moins fidèlement les autres membres de la communauté et ainsi les mots-clés utilisés vont converger progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Comment taguer ?'''&lt;br /&gt;
Voici quelques suggestions pour choisir les « tags » ou mots-clés de vos publications&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* géographique&amp;amp;nbsp;: local, régional, national&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* temporel&amp;amp;nbsp;: jour/mois/année&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* linguistique&amp;amp;nbsp;: FR, EN, DE ou français, anglais, allemand ou French, English, German&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* thématique / sectoriel&amp;amp;nbsp;: par domaine d'action&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* type d'information&amp;amp;nbsp;: opinion, FAQ, mode d'emploi/recette/howto&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* format&amp;amp;nbsp;: article à lire en ligne, article à imprimer (PDF), vidéo, audio, diaporama&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
* public cible / niveau&amp;amp;nbsp;: débutant, expert&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* maturité&amp;amp;nbsp;: brouillon, bêta/RFC, mûr, dépassé mais laissé en ligne pour archive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne manière de se représenter cette convergence progressive est le « nuage de mots-clés » que l'on voit sur certains sites web. Dans ces « nuages », la taille de chaque mot-clé est proportionnelle à la fréquence de leur utilisation dans le site. On voit ainsi qu'il n'y pas une répartition complètement égale des mots-clés dans le site, mais que certains d'entre eux ont tendance à être (beaucoup) plus utilisés que d'autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Tagsynternetorg.png]]&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== À chaque communauté son vocabulaire ==&lt;br /&gt;
Le principe de folksonomie est certes populaire, mais il est souvent critiqué aussi. Certains disent par exemple qu'il ne peut fonctionner qu'au sein de communautés homogènes qui donnent le même sens aux mots qu'ils utilisent. Mais dans le cas de sites complètement ouverts, les malentendus peuvent être très nombreux, car les mots peuvent avoir des sens très différents selon le contexte dans lequel on les emploie. Le mot « java » par exemple peut désigner au moins trois choses différentes (en fait il y en a bien plus&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Java ''Java''] (consulté le 24.07.14).&amp;lt;/ref&amp;gt;) : une île de l'archipel indonésien, une danse ou un langage informatique. Quelqu'un qui cliquerait sur ce mot-clé dans un site web généraliste pourrait se retrouver devant une liste de pages n'ayant aucun rapport entre elles. Pire encore, il existe plusieurs mots pour désigner une même réalité. Selon les cas, les utilisateurs utiliseront le terme « bateau », « navire » ou « embarcation » pour désigner la même réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour cette raison qu'on a voulu stabiliser le sens des mots-clés selon les contextes et les communautés qui y agissent. On a créé des listes de vocabulaire contrôlés sur lesquels une communauté définie est d'accord : d'abord pour utiliser un même mot pour désigner une même réalité, mais aussi pour définir un mot de la même manière. Ces « vocabulaires contrôlés » sont ce qu'on appelle des ''ontologies''. Car à partir du moment où le sens des mots est stabilisé, et qu'il n'y pas de confusion possible. Alors on peut établir des relations de sens entre les mots. Si l'on a défini que le mot « Java » par exemple désigne une île et non une danse ou un langage informatique, alors on peut dire à coup sûr que « Java » est une partie de l'Indonésie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus que des listes de mots, les ontologies sont donc des listes de mots qui ont des relations entre eux. Les applications de ces ontologies sont innombrables. Elles relèvent de ce qu'on appelle le ''web sémantique''&amp;lt;ref&amp;gt; [http://netizen3.org/index.php/Web_1.0,_web_2.0,_web_3.0,_web_4.0 Voir l'article Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0]&amp;lt;/ref&amp;gt; dont le principal initiateur n'est autre que ... Tim Berners-Lee. La boucle est bouclée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment bien décrire l'information ? On voit que sur le web la question est cruciale. Quels mots utiliser ? Comment les organiser ? Qui décide des mots qu'on l'on doit utiliser ? Quel sens leur donner ? Catégories, mots-clés, folksnonomies et ontologies sont des réponses différentes - et pas forcément incompatibles - à ces questions. On voit aussi que ce sont différentes manières d'envisager les relations humaines - hiérarchies, foules ou communautés qui s'y expriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=14806</id>
		<title>Les lanceurs d'alerte</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Les_lanceurs_d%27alerte&amp;diff=14806"/>
				<updated>2014-07-31T14:15:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Ce que révèle WikiLeaks */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''accès libre, information, culture du secret, transparence, Open data''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Le lanceur d'alerte : figure morale ou espion ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jour, au bureau, il/elle tombe sur des documents qui révèlent un conflit d’intérêts, un mensonge d’État, une arnaque financière… Et tout bascule&amp;amp;nbsp;: sa propre vie et le cours de l’Histoire. Ainsi commence l’aventure d’un ''whistleblower'' (lanceur d'alerte).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un ''Wistleblower'', sonneur d'alarme ou encore ''carillonneur'', est une personne qui découvre des informations troublantes, voire scandaleuses, et qui décide courageusement de les dévoiler au reste du monde. La question qui se pose aujourd'hui, à l'heure où nous avons tous accès à de plus en plus d'informations : jusqu’à quel point devons-nous rester respectueux des institutions et modéré dans notre position et dans notre opinion&amp;amp;nbsp;? À partir de quand devons-nous nous indigner&amp;amp;nbsp;?  Bradley Manings, connu pour être la première et principale source des fuites publiées dans ''WikiLeaks'' en 2010 a-t-il eu raison de transmettre des milliers de documents confidentiels au site internet war-logs&amp;amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement américain considère la révélation d’informations militaires classées secret-défense comme une mise en danger de la vie des soldats américains engagés en Afghanistan. Les donneurs d’alerte, quant à eux, rétorquent que le musellement des voix discordantes met à mal l’État de droit en démotivant tous ceux qui veulent révéler les abus des grandes organisations publiques ou privées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fournir des sources fiables indépendantes qui révèlent au grand jour des secrets est devenu plus facile à l'heure du numérique. Une bonne info s'y répand comme une traînée de poudre. Cela rend encore plus aigu la question des lanceurs d'alerte. Leur pouvoir de nuisance sur le système (habitué à la culture du secret) s'est accru. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la culture très anglo-saxonne de lanceurs d’alerte est une vieille tradition, le web lui a donné sa pleine mesure. ''WikiLeaks'' est un projet, une organisation mais son degré d'ouverture et la cohérence de son propos sont tels qu'elle est devenue une institution. Décriée certes, mais assurément reconnue comme leader dans son domaine. Elle est sans concurrence réelle car tout un chacun peut l'utiliser, y contribuer gratuitement et librement tant que ses standards de qualité sont respectés (fiabilité des sources et relevant de l'intérêt public). ''WikiLeaks'' est porteur d'un message symbolique qui grâce au web a pu être divulgué mondialement&amp;amp;nbsp;: la liberté d’expression ne doit pas être aliénée. Elle est le principe fondateur, le garde-fou qui permet à nos démocraties de perdurer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « N'abattez pas le messager » ==&lt;br /&gt;
« N’abattez pas le messager pour avoir révélé des vérités qui dérangent » : dans une tribune au journal ''The Australian'' publiée dans la foulée de son arrestation, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Assange Julian Assange], le fondateur de ''WikiLeaks'', affirme que son site internet publiait « sans peur » des faits dans l’intérêt public&amp;lt;ref&amp;gt;Extraits de la [http://www.theaustralian.com.au/in-depth/wikileaks/dont-shoot-messenger-for-revealing-uncomfortable-truths/story-fn775xjq-1225967241332 tribune de Julian Assange], ''The Australian'', 8 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En 1958, Rupert Murdoch, alors jeune propriétaire et directeur du ''News'' d'Adélaïde, écrivait&amp;amp;nbsp;: « Dans le bras de fer entre le secret et la vérité, il semble inévitable que la vérité l'emporte toujours ». Il fallait peut-être y voir l'écho du travail de son père, Keith Murdoch, qui, en son temps, avait révélé que les soldats australiens étaient inutilement sacrifiés par les généraux britanniques sur les plages de Gallipoli. Les Britanniques tentèrent de le réduire au silence, mais Keith Murdoch refusa de se taire, et grâce à ses efforts un terme fut mis à la désastreuse campagne des Dardanelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Près de un siècle plus tard, c'est avec le même courage que ''WikiLeaks'' diffuse des faits qui doivent être rendus publics. J'ai grandi dans une communauté rurale du Queensland où les gens avaient coutume de dire sans détour ce qu'ils avaient sur le cœur. Ils se méfiaient d'un État interventionniste susceptible d'être corrompu si on le laissait à lui-même. Je ne l'ai jamais oublié. C'est en se fondant sur ces valeurs essentielles que ''WikiLeaks'' a été créé. Les sociétés démocratiques ont besoin de médias forts et ''WikiLeaks'' fait partie de ces médias. Ils contribuent à garantir l'honnêteté du pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' a dévoilé certaines vérités pénibles à propos des guerres en Irak et en Afghanistan, et publié des révélations sur la corruption des grandes entreprises. Si vous avez lu les carnets de guerre d'Afghanistan ou d'Irak, des dépêches d'ambassades américaines ou n'importe quel autre secret mis au jour par ''WikiLeaks'', réfléchissez sur l'importance pour tous les médias d'être en mesure de rapporter librement ces informations. ''WikiLeaks'' n'est pas le seul à publier les télégrammes diplomatiques américains. D'autres médias, notamment ''The Guardian'' au Royaume-Uni, ''The New York Times'' aux États-Unis, ''El Pais'' en Espagne et ''Der Spiegel'' en Allemagne ont publié les mêmes câbles édités. Le Premier ministre australien, Julia Gillard, et la secrétaire d’État Hillary Clinton n'ont pas émis la moindre critique à leur encontre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, ''The Guardian'', ''The New York Times'' et ''Der Spiegel'' sont de grands et vieux journaux, tandis que ''WikiLeaks'' est encore jeune et petit. Nous sommes des laissés-pour-compte. Le gouvernement Gillard essaie de tuer le messager, car il ne veut pas que la vérité soit révélée, y compris l'information concernant ses propres manœuvres diplomatiques et politiques. Dans son jugement qui a fait jurisprudence dans l'affaire dite des « papiers du Pentagone » (en 1971, ''The New York Times'' a publié de larges extraits d'un rapport secret-défense sur l'implication politique et militaire des États-Unis dans la guerre du Vietnam), la Cour suprême américaine avait déclaré : « Seule une presse complètement libre peut révéler efficacement les manipulations du gouvernement. La tempête qui s'abat aujourd'hui sur WikiLeaks ne fait que renforcer cette nécessité de défendre le droit de tous les médias à révéler la vérité ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| '''Vite, la fuite !'''&amp;lt;ref&amp;gt; Site du réseau de soutien à Bradley Manning: [http://www.bradleymanning.org www.bradleymanning.org]&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Wikileaks est composé de wiki et de leaks. Wiki est un mot hawaïen qui signifie rapide et informel. Leaks signifie fuite dans le sens où l’information est volontairement contenue, bridée et ne peut être exprimée librement sous couvert de secret d’État ou d’entreprise.&lt;br /&gt;
Voici une illustration des révélations de Bradley Manning, via ''WikiLeaks'', tirée du journal ''Le Monde&amp;amp;nbsp;'': «&amp;amp;nbsp;Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d’État Hillary Clinton réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies&amp;amp;nbsp;: mots de passe et codes secrets. Mais les requêtes de Washington ne s'arrêtent pas là. Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l'ONU. Le ''Guardian'' précise que la directive demande encore des renseignements au sujet «&amp;amp;nbsp;du style de travail et de prise de décision&amp;amp;nbsp;» du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon&amp;amp;nbsp;».&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ce que révèle WikiLeaks ==&lt;br /&gt;
En 2010, ''WikiLeaks'' été au cœur de l'actualité. Bradley Manning, soldat et informaticien des USA en Afghanistan, a passé à ce site plus de deux cents cinquante mille messages ultra confidentiels appelés câbles diplomatiques. Il est en prison militaire depuis, car, en tant que soldat, il était tenu au secret. Mais le site de l'association WikiLeaks n'a pas pu être condamné, car la liberté d'expression protège les médias et ''WikiLeaks'', bien que n'appartenant à aucun grand groupe de presse mondial, est un média. À la base, c'était une personne seule, Julian Assange. Aujourd'hui encore, c'est un petit groupe de bénévoles. Ils trient les alertes reçues, vérifient les sources et la fiabilité, puis diffusent à d'autres médias, qui relayent à d'autres médias encore... À nouveau, on voit que distinction entre émetteurs et récepteurs des médias s'estompe avec internet, nous donnant à chacun la possibilité de jouer un rôle de citoyen du Net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== « Il faut sauver la liberté d'expression »&amp;lt;ref&amp;gt;Evan Hansen, [http://www.courrierinternational.com/article/2010/12/16/il-faut-sauver-la-liberte-d-expression « Il faut sauver la liberté d'expression »], [http://www.wired.com/ ''Wired''], 16 décembre 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Une presse authentiquement libre, libre de toute considération nationaliste, constitue manifestement un problème terrifiant aussi bien pour les gouvernements élus que pour les tyrannies. Cela ne devrait pourtant pas être le cas. Depuis le début du mois de décembre et la publication des premiers câbles secrets de la diplomatie américaine, ''WikiLeaks'' a été la cible d'attaques par déni de service lancées contre ses serveurs par des pirates non identifiés. Amazon, vers lequel le site s'était tourné, a refusé de continuer à l'héberger et Paypal a suspendu le compte sur lequel le site recevait ses dons, mettant en péril sa capacité à lever des fonds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En même temps, des personnalités politiques américaines se livrent à une véritable escalade rhétorique contre cette société à but non lucratif, appelant successivement à l'engagement de poursuites et à l'arrestation, voire à l'assassinat de Julian Assange, son porte-parole le plus médiatisé. Puisqu'il n'est pas certain que la législation actuelle permette de le poursuivre, certains parlementaires ont proposé un amendement à la loi sur l'espionnage afin de pouvoir le mettre au pas. WikiLeaks n'est pas parfait et nous n'avons jamais hésité à pointer du doigt ses lacunes. Cependant, le temps est venu d'intervenir dans les débats et de prendre clairement position sur la valeur de ce site&amp;amp;nbsp;: WikiLeaks a pour but d'améliorer notre système démocratique, pas de l'affaiblir. La pire menace à laquelle nous sommes désormais confrontés par le développement de cette affaire ne tient pas à l'information que WikiLeaks a divulguée ou pourrait divulguer à l'avenir, mais aux réflexes réactionnaires qui montent contre lui aux États-Unis et qui, si l'on n'y prend garde, ne tarderont pas à menacer l’État de droit et notre attachement historique à la liberté d'expression. Le secret est régulièrement présenté comme une composante essentielle du bon gouvernement et ce principe est si communément admis que des journalistes, dont le métier est pourtant de révéler le fonctionnement caché des États, estiment que le travail de WikiLeaks va trop loin (...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lieu d'encourager les hébergeurs internet à mettre des sites sur liste noire et de pondre de nouvelles lois anti-espionnage qui incriminent plus gravement la publication de secrets diplomatiques, nous devrions considérer que ''WikiLeaks'' bénéficie de la protection du premier amendement (interdisant au Congrès d'adopter des lois limitant la liberté d'expression) au même titre que ''The New York Times''. En tant que société, nous devrions soutenir le site parce qu'il est l'expression d'une liberté fondamentale figurant au cœur de notre Déclaration des droits, au lieu de réagir comme les Chinois qui s'empressent de censurer l'information sur demande de leur gouvernement dans le souci de se faire bien voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' n'est pas forcément synonyme de transparence radicale. Si des sites comme celui-ci fonctionnent, c'est grâce à des sources qui, travaillées par leur mauvaise conscience, viennent leur proposer de l'information au nom de l'intérêt public. ''WikiLeaks'' n'est qu'un distributeur d'informations. Il contribue à garantir que ces renseignements ne seront pas dissimulés par des journalistes redoutant des procès ou des représailles de la part des autorités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''WikiLeaks'' réussit à contrer les attaques avec l'aide de centaines de sites-miroirs qui préserveront l'accès à son contenu quels que soient les efforts de ses adversaires. Bloquer ''WikiLeaks'', si tant est que cela soit possible, est irrémédiablement vain. La meilleure et la seule défense d'un État contre des révélations dévastatrices consiste à agir avec justice et équité. En cherchant à faire taire ''WikiLeaks'', ses détracteurs sur la scène politique américaine ne font qu'amorcer la pompe qui ramènera à la surface toujours plus d'informations embarrassantes ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;References/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_et_les_r%C3%A9seaux_militants&amp;diff=14805</id>
		<title>Internet et les réseaux militants</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_et_les_r%C3%A9seaux_militants&amp;diff=14805"/>
				<updated>2014-07-30T09:22:50Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''militantisme, rhizome, culture de réseau, association, altermondialisme.''&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
'''''Adaptation de l'article paru dans No Pasaran 77, hiver 2009-2010'''''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dès son essor, l'usage d'Internet a été caricaturé comme une «&amp;amp;nbsp;machinisation&amp;amp;nbsp;» des êtres humains en général et des associatifs en particulier, esseulés, livrés seuls à une machine dont ils ne seraient que de poussives extensions de chair... Mais il faut recontextualiser cette problématique avec l'effacement de la militance dans les années 90 au profit d'une culture de réseau plus souple et évolutive, dont les avatars ont eu une expression visible dans des mouvements comme celui des sans-papiers, des chômeurs et des altermondialistes. Dans ces exemples-là, Internet a été un outil (parmi d'autres) qui a permis d'éviter l'emprise d'organisations pyramidales et de leurs bureaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture de réseau pourrait être définie ainsi&amp;amp;nbsp;: des personnes coopèrent autour d'un projet précis en apportant un savoir-faire (ou savoir-être ou connaissance) tout aussi précis. Le lien est basé sur des échanges d'égaux à égaux et sur le volontarisme. Une fois le projet réalisé, généralement, les personnes se dispersent... jusqu'au projet suivant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Gilles Deleuze et Félix Guattari qui ont, parmi les premiers (on pourrait trouver d'autres sources&amp;amp;nbsp;: Diogène dans son opposition à Platon, le nietzchéisme, le fouriérisme, le mouvement coopératif, la beat génération américaine, la construction/déconstruction des clans de nomades dans certaines cultures...), théorisé l'essor d'une forme d'organisation en réseau au travers de leur concept de «&amp;amp;nbsp;rhizome&amp;amp;nbsp;» dans le livre ''Mille Plateaux'' (éditions de Minuit). À la relecture, je mesure le trop grand optimisme des auteurs qui ont écarté toute possibilité d'entropie et qui ont négligé l'importance de la communication – la déperdition et l'incompréhension qui souvent en découlent. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, de trouver des lieux communs pour les partager et de se rencontrer pour agir&amp;amp;nbsp;: les «&amp;amp;nbsp;machines désirantes&amp;amp;nbsp;» sont écrasées au final plus que ce que croyaient ces auteurs dans les années 70 par, tout simplement, la fatigue existentielle, le travail salarié aliénant... Néanmoins, le texte des auteurs était un pari optimiste et volontariste, qui trouve aujourd'hui des applications concrètes dans le combat social et culturel contre un capitalisme qui broie des milliards de personnes sur la planète. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait en effet faire preuve d'amnésie pour mettre sur le compte du seul Web la profonde transformation du militantisme (des ex-militants, car nous dissertons autour d'une tombe... Plusieurs faits le montrent dans les pays occidentaux&amp;amp;nbsp;: la désertion des partis construits autour d'une idéologie au profit des fans clubs autour d'un ou d'une candidate&amp;amp;nbsp;; le tout émotionnel et le «&amp;amp;nbsp;tout-affinitaire&amp;amp;nbsp;» qui remplacent une réflexion (et/ou conviction) durable, etc.) Dans la seconde moitié des années 90, la culture de réseau a pris le pas sur les bureaucraties des organisations classiques (et là Deleuze et Guattari avaient vu juste).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mouvement des chômeurs, des sans-papiers, leurs soutiens se sont confrontés aux vieilles organisations syndicales qui voulaient que tout le monde reste dans leurs rangs. Cette époque est terminée, plus aucun jeune (et moins jeune) ne veut leur obéir&amp;amp;nbsp;: c'est une bonne nouvelle pour la démocratie réelle. Le récent congrès de la CGT ne doit pas faire oublier, par exemple, que ses répercussions sur le terrain sont souvent mineures – les militants de la vénérable centrale connaissent les enjeux locaux mais très peu les enjeux nationaux lorsqu'on les questionne. Ceux qui sont actifs sur le terrain fonctionnent davantage en réseau qu'en obéissant à des mots d'ordre d'en haut (dont la plupart ne connaissent pas l'existence) et les coordinations contre les licenciements qui ont fleuri ici et là en sont l'exemple récent le plus éclatant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet a accompagné la culture de réseau. Des faits précis&amp;amp;nbsp;? Des mailing-lists comme celles de «&amp;amp;nbsp;grain de sable&amp;amp;nbsp;» (Attac), ac-forum et no-vox ont permis aux militants de communiquer directement entre eux sans passer par la case «&amp;amp;nbsp;contrôle de l'information&amp;amp;nbsp;» de la bureaucratie. Il faut savoir que loin d'être un jouet de riche, Internet est également utilisé par les plus pauvres d'entre les pauvres. Les sans-terres du Brésil se servent du Web pour se coordonner entre collectifs, contre la répression des potentats locaux, contre les narco-trafiquants notamment dans la région de Sao Paulo. Dans ce cas-là, Internet suit ou accompagne une pulsion de (sur)vie (le site du Mouvement des sans-terre explique l'usage et l'utilité d'Internet de leur point de vue). Individuellement, ils n'ont pas les moyens d'avoir Internet mais passent par des associations ou par leur réseau de soutien ([http://www.mst.org.br www.mst.org.br]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les exemples en Europe existent également, je n'en citerai que quelques-uns&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le Réseau Éducation Sans Frontière en France – réseau d'associatifs qui se sert du net comme un outil de prévention, parmi d'autres, des expulsions d'enfants sans papiers et de leur famille&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Le «&amp;amp;nbsp;No Berlusconi Day&amp;amp;nbsp;» qui a réuni plus de cinq cents mille manifestants le samedi 5 décembre à Rome. Le mouvement est parti le 9 octobre d'un appel sur le site communautaire Facebook&amp;amp;nbsp;; cette coordination a permis d'affirmer des valeurs que les partis de la gauche italienne ne parviennent plus à faire entendre ou à faire vivre (la situation est plus complexe en Italie, mais ne peut être résumée par un texte aussi court dont ce n'est pas l'objet. Je pense, rapidement, que sans le mouvement altermondialiste, autonome et sans le Parti communiste italien actuel (j'insiste sur actuel&amp;amp;nbsp;!) qui a discrètement assuré la logistique du mouvement «&amp;amp;nbsp;No Berlusconi day&amp;amp;nbsp;», ce serait l'effondrement.)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Le mouvement altermondialiste qui se coordonne essentiellement sur le net&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Le mouvement autour des logiciels et systèmes libres qui conçoit les différentes versions de GNU/Linux, par exemple Ubuntu 9.10 tout récemment disponible&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Le mouvement contre la loi Hadopi, etc. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Raphaël M.''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=14800</id>
		<title>Du citoyen au netoyen</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Du_citoyen_au_netoyen&amp;diff=14800"/>
				<updated>2014-07-29T16:20:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''E-environnement, citoyen, netoyen, cybercitoyenneté, conscience, culture.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
Dans une jolie chocolaterie d'un quartier chic du centre-ville de Genève, un petit panneau rédigé en chinois stipule une étrange consigne&amp;amp;nbsp;: «&amp;amp;nbsp;Veuillez s'il vous plaît ne pas cracher par terre&amp;amp;nbsp;». Pourquoi ce message, et pourquoi en chinois&amp;amp;nbsp;? Parce qu’en Chine cracher par terre est une pratique courante – dans la rue, mais aussi dans les transports publics et dans les magasins. En Suisse, cet acte culturel est vécu comme une incivilité, principalement en raison de critères hygiéniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:cracher.jpg|thumb]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mettons-nous maintenant à la place d’un citoyen du net averti&amp;amp;nbsp;: il a conscience qu'envoyer une pièce jointe en format .doc peut poser problème à certains destinataires qui n'ont pas opté pour un traitement de texte sous licence propriétaire. Ils pourraient donc ne pas pouvoir accéder au contenu. Notre citoyen du net sait également qu'envoyer un courriel à tous ses contacts sans utiliser la fonction copie cachée constitue également un manque de respect de la vie privée et peut favoriser la propagation des virus informatiques. Il a intégré le fait qu'écrire tout un message en majuscules équivaut à crier, ce qui n’est pas spécialement courtois. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce citoyen du net contemple ainsi avec dépit et surprise le comportement des internautes qui n'ont pas développé la même culture que lui. Exactement comme nous regardons, effarés, les Chinois qui crachent par terre dans les chocolateries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapprochement peut sembler excessif. En fait, il permet de souligner la relativité des perceptions et l'aspect graduel de toute acculturation.&amp;lt;ref&amp;gt;Le terme d'acculturation recouvre deux sens différents. En psychologie sociale, il désigne le processus d'apprentissage par lequel l'enfant reçoit la culture de l'ethnie ou du milieu auquel il appartient. D'autre part, en anthropologie culturelle, il désigne les phénomènes de contacts et d'interpénétration entre civilisations différentes.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les « Chinois cracheurs » n'ont pas conscience qu’ils choquent les étrangers. De même, les internautes faisant preuve d’incivilité numérique n'ont pas conscience de la détérioration qu'ils imposent à l'espace de l'information publique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après une lente éclosion, puis une maturation difficile, la notion de citoyenneté semble aujourd'hui bien établie. Chacun est citoyen d'un état géographiquement délimité. Le citoyen a des droits et des devoirs. Le mot « citoyen » a même connu une nette progression de sa popularité au cours des dernières années, au point de se décliner désormais dans de multiples expressions (« actions citoyennes », «&amp;amp;nbsp;comportements citoyens&amp;amp;nbsp;»,...) qui reviennent de plus en plus souvent dans les discours politiques et ceux des collectivités&amp;lt;ref&amp;gt; Béatrice Canel Depitre, [http://www.escp-eap.net/conferences/marketing/pdf/canel.pdf ''Développement durable et comportement citoyen du consommateur''], Conférence sur les tendances marketing en Europe, Université Ca' Foscari de Venise, 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais cette citoyenneté s’est banalisée et certains en viennent à oublier les devoirs élémentaires qu'elle requiert. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, dans les démocraties modernes, tout le monde – ou presque&amp;lt;ref&amp;gt; Wikipédia. [http://fr.wikipedia.org/wiki/Droit_de_vote_des_%C3%A9trangers ''Droit de vote des étrangers''] (consulté le 24.07.14), 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; – a aujourd’hui le droit de vote. C'est un fait acquis. Est-ce pour cette raison que les taux de participation aux élections ne cessent de faiblir d’un vote à l’autre ?&amp;lt;ref&amp;gt; Thomas Laberge, [http://www.come4news.com/pourquoi-si-peu-de-jeunes-exercent-t-ils-leur-droit-de-vote-528614 ''Pourquoi si peu de jeunes exercent-ils leur droit de vote?''], come4new.com, 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt; Les avantages de la citoyenneté sont-ils solubles dans sa généralisation ? On ne peut nier que la crise de la représentation qui atteint toutes les démocraties modernes contribue elle aussi au désintérêt apparent pour la citoyenneté. Le citoyen tend à perdre confiance dans des institutions discréditées par différents errements, dysfonctionnements et scandales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces dix dernières années, un nouveau type de citoyenneté s'est développé sur Internet. Il peut être considéré comme le prolongement, voire l'approfondissement de la citoyenneté classique. Certains utilis'acteurs des outils numériques ont en effet compris tout l’intérêt que pouvait représenter la lancement rapide et à grande échelle d’actions citoyennes. Cette culture de la citoyenneté numérique, que l'on pourrait appeler netoyenneté, se développe elle aussi par étapes successives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, le grand public n'a pas encore pris toute la mesure de l'amplification que les nouveaux réseaux pouvaient offrir à la citoyenneté. Certains utilisateurs, encore plongés dans une phase de fascination ludique devant des objets – d'une grande complexité technologique – qui leur font face, n’en exploitent pas les potentialités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, pour devenir un netoyen, il ne suffit pas de se poser en usager passif, il faut se vouloir également contributeur. Internet est devenu un rouage incontournable du fonctionnement de nos sociétés. Dès lors, la citoyenneté numérique s'impose à tout citoyen responsable. La citoyenneté numérique a pour vocation d'affirmer et de mettre en œuvre le droit des générations futures à accéder à des conditions de vie décentes et convenables. Elle agit pour le bien commun. Elle est issue d'une prise de conscience et d'un développement de l'esprit critique. Chacun est acteur de la société&amp;amp;nbsp;: son action sur les technologies aura un impact, positif ou négatif, mais jamais neutre. La citoyenneté classique ou numérique fait appel à la responsabilisation de chacun. Le partage des connaissances et la mutualisation des moyens, amplifiés par les outils numériques, permettront le traitement rapide et puissant d'enjeux et de problématiques démocratiques redynamisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laura Timonen et Vilma Luoma-aho ont analysé l'évolution citoyenne depuis la Grèce Antique jusqu'à l'ère numérique. Elles ont publié leur résultats sous la forme d'un tableau récapitulatif (ici traduit de l'anglais)&amp;lt;ref&amp;gt;[http://jyu.academia.edu/documents/0060/0999/sector-based_corporate_citizenship.pdf www.jyu.academia.edu]&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Evolution des attentes et des définitions citoyennes ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Type de citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Particularités de cette citoyenneté'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Grèce Antique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Seuls les hommes libres peuvent être actifs politiquement. Ils considèrent la citoyenneté comme un privilège. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Libéralisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Relation individuelle avec l’État. L'accent est mis sur les droits citoyens. L’État est garant de ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Communautarisme'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| L'accent est mis sur la communauté, la participation et l'identité commune. La communauté s'auto-gouverne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Vision tripartite de Marshall '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Une division doit être opérée entre les droits civils, politiques et sociaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Globalisation '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Va au-delà de l’État-nation et entrevoit peut-être une citoyenneté civile globale. Protection des consommateurs. Investissements éthiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Ère numérique '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Citoyenneté numérique (netoyen), technologique, urbaine, culturelle, écologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Tableau des comportements citoyens et netoyens ==&lt;br /&gt;
{| style=&amp;quot;border-spacing:0;&amp;quot;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contexte'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:0.05pt solid #000000;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action Citoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Action netoyenne'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Écologie'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Trier ses déchets.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas envoyer de pièces jointes trop volumineuses. N'imprimer que si c'est vraiment nécessaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des choix d'autrui '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser un langage non-discriminatoire&amp;lt;ref&amp;gt;Exemple de langage non-discriminatoire : le [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne langage épicène]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui ne stigmatise pas ceux ayant des choix et des pratiques différentes des nôtres.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Utiliser des formats ouverts pour les échanges d'informations par voie électronique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Économiser les ressources de l'écosystème'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas gâcher l'eau, l'électricité et toutes les ressources naturelles.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ne pas dupliquer des contenus là où un simple lien suffirait, ne pas télécharger des documents dont on n'a pas l'utilité, envoyer un lien vers une ressource plutôt que le document lui-même à plusieurs destinataires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Respect des travailleurs'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des marchandises issues du commerce équitable.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Acheter des équipements électroniques dont les concepteurs respectent les droits des travailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Mobilisation'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Manifester devant une centrale nucléaire.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Élire le gouvernement de la ou des communautés thématiques dans lesquelles on contribue (Wikipedia, Debian, Creative Commons...).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Contribution'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Ramasser une bouteille vide sur une plage.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Corriger une faute dans ''Wikipedia'' ou écrire un courriel à l'auteur d'une page comportant des erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Intégration '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'instruction civique des jeunes et des nouveaux arrivés (immigrés, nouveaux installés,...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger des documents remis à tout nouvel arrivant afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer à l'intégration harmonieuse et à l'eCulture des jeunes et des migrants numériques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rédiger collaborativement des documents remis à tout nouvel internaute afin qu'il puisse trouver ses repères. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Débattre '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de son quartier, de sa ville, de sa région ou de la Terre.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Participer aux réflexions et débats sur le devenir de sa communauté en ligne, des sites relatifs ou d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:#00cccc;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| &amp;lt;center&amp;gt;'''Revendication '''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:none;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une pétition.&lt;br /&gt;
| style=&amp;quot;background-color:transparent;border-top:none;border-bottom:0.05pt solid #000000;border-left:0.05pt solid #000000;border-right:0.05pt solid #000000;padding-top:0cm;padding-bottom:0cm;padding-left:0.049cm;padding-right:0.049cm;&amp;quot;| Initier ou signer une ePétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Soci%C3%A9t%C3%A9_en_m%C3%A9tamorphose&amp;diff=14798</id>
		<title>Société en métamorphose</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Soci%C3%A9t%C3%A9_en_m%C3%A9tamorphose&amp;diff=14798"/>
				<updated>2014-07-29T13:57:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''[http://group.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22transition+num%C3%A9rique%22 transition], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22soci%C3%A9t%C3%A9+de+l+information%22 société de l'information], [http://groups.diigo.com/group/e_culture/content/tag/paradigme paradigme], [http://group.diigo.com/group/e_culture/content/tag/%22collaboration%20en%20ligne%22 collaboration en ligne].'' &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
==Cap sur l'évolution !==&lt;br /&gt;
Les outils numériques évoluent tellement vite qu'ils peuvent faire peur ou être simplement démotivants. A quoi bon mettre à jour ses compétences si les technologies deviennent obsolètes dès qu’on a compris comment les utiliser ? Pourquoi s'aventurer dans cet univers numérique aux contours indéfinis ? Qui ne s'est jamais senti impuissant et un peu bête devant son ordinateur ? Qui n'a jamais perdu des fichiers importants ? Qui n'a jamais transféré à ses contacts un courriel découvrant ensuite que c'était un canular ou un virus, propagé à l'insu de son plein gré ? Ah l'erreur, la bourde, la honte !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Doit-on se sentir coupable face à nos comportements maladroits sur Internet ? Pas du tout ! Car ces maladresses ne sont qu'une étape personnelle et collective, dans une grande transition. Pourquoi ne pas prendre cela comme un défi ? Le défi d'une évolution vers plus d'habileté dans nos pratiques en société, vers plus d'opportunités aussi de voir se déployer nos projets, adoptés par une large communauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anticiper les évolutions et changements, c’est l’une des compétences stratégiques que tout gestionnaire de projet se doit d’acquérir. Dans le contexte actuel, il s’agit d’un savoir-faire incontournable pour développer un projet durable. Encore faut-il comprendre la métamorphose à l’œuvre...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La grande bascule==&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme aux dénominations les plus variées : monde fini, ère numérique, société de la connaissance, société de l'information… La marque la plus visible de ce nouveau paradigme, c'est l'évolution de certaines croyances fondamentales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On croyait les ressources naturelles illimitées, on s'aperçoit que ce n'est pas tout à fait le cas. Notre biosphère montre ses limites par l'épuisement de ses ressources. Quant au partage du savoir, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), il est devenu potentiellement illimité grâce à l'électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). Avant, la matière était abondante et l'information rare. Aujourd'hui, l'information abonde et la matière se raréfie. Et cela bouleverse de nombreux dogmes économiques!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''« Si l'information était une marchandise comme les autres, elle ne vaudrait plus rien dès qu'on en aurait de grandes quantités. (...) L'argent est tout à fait inapproprié pour décrire le monde de l’information.(...) Elle ne vaut rien en tant que marchandise, mais elle n'est pas sans valeur pour le genre humain. L'argent et la valeur sont deux choses différentes »''.&amp;lt;ref&amp;gt;Bruce Sterling, [http://www.cairn.info/libres-enfants-du-savoir-numerique--9782841620432-page-31.htm ''Libre comme l'air, libre comme l'eau, libre comme la connaissance''], in ''Libres enfants du savoir numérique'', anthologie du libre par Olivier Blondeau et Florent Latrive. L’Éclat, Paris. 2000.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grande bascule est à l'œuvre. Avec le réseau décentralisé qu'est internet, il n'est plus possible de contrôler l'information. Seuls les canaux d'informations restent encore éventuellement contrôlables, en vue notamment d'influencer l'opinion afin de conserver son adhésion. Dans les faits, les propriétaires des médias traditionnels (presse, radio, télévision, livres) pratiquent encore la culture de la pénurie de l'information, de l'exclusivité. Mais la situation semble leur échapper chaque jour davantage. Un seul exemple : le téléchargement illégal est devenu un sport international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Voulons-nous laisser à quelques-uns ce pouvoir de contrôle ? » se demande un nombre croissant de citoyens qui militent pour le bien commun et la « libération » de l’information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet, réseau social plus que technologique, offre non seulement des opportunités, mais aussi des responsabilités. La prise de conscience de cette grande bascule passe par la découverte de la citoyenneté numérique : acheter et vendre sur internet peut devenir un acte engagé socialement, et donc potentiellement un acte politique. C’est pourquoi l’économie numérique est au cœur des enjeux de société !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Une transition est à l’œuvre==&lt;br /&gt;
L'arrivée des outils numériques n'est pas une simple révolution technologique que nous pourrions regarder de loin sans nous sentir concernés. En réalité, nous devons faire face à une évolution complexe et rapide des us et coutumes de notre civilisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un changement de paradigme est en cours'''. Internet est un nouvel environnement qui nous permet de passer du statut de consommateur passif à celui de consomm'acteur, co-créateur d'informations et de services. Chacun peut faire des retours sur les produits, évaluer un service, vendre lui-même, apprendre à gérer sa propre réputation... Nous ne sommes plus séparés, mais tous reliés, tous à même d'apporter notre pierre à l'édifice. Nous intégrons une nouvelle culture (la culture numérique, alias eCulture) où le modèle n’est plus celui de l'interdiction de partage uniquement, mais aussi une boîte à outils librement partagés, co-construits, co-pensés, co-gérés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les meilleures manières d'apprendre évoluent'''. Nous ne pouvons plus apprendre comme avant. Si on veut éviter l’exclusion socio-professionnelle, il faut désormais envisager de se former tout au long de sa vie. L'important n'est plus tellement le contenu des connaissances initiales (en perpétuelle évolution, et donc potentiellement désuet). C'est plutôt la capacité de gérer l'évolution de nos savoirs qui compte : le savoir-être ! Il s'agit d'intégrer des attitudes et des méthodes qui nous permettront d'adapter nos connaissances aux changements rapides de notre temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Nous ne pouvons plus diriger comme avant'''. Le gestionnaire d'hier, qui s'appuyait sur son statut de supérieur hiérarchique pour asseoir son autorité dans une logique productiviste, est une espèce en voie de disparition. Le gestionnaire de demain sera un coordinateur, capable de mobiliser des compétences transversales (savoir être quelles que soient les professions à l’œuvre) aussi bien chez lui que chez ses très nombreux collaborateurs. Dans cette nouvelle gestion de la complexité et des flux d'informations (''Workflow Management''), l'idée n'est pas de faire encore et toujours plus, mais de faire différemment, en associant des partenaires. Un maître mot : la collaboration ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour assurer cette transition majeure, de nouvelles compétences sont nécessaires. Savoir prendre rapidement des décisions et hiérarchiser les actions en fonction de leur urgence/importance, c’est l’une des compétences clés dans un contexte en évolution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes et références ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14794</id>
		<title>Critères qualité d'un article web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14794"/>
				<updated>2014-07-28T15:07:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Informations et liens contextuels (historique, géographique) */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''écriture web, journalisme, qualité d'un article web, contenu, mise à jour, ergonomie, illustrations.''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
Face à une page web, on cède facilement à l'émotion&amp;amp;nbsp;: une page très belle ou un site très laid nous influencent dans le crédit (ou discrédit) envers l'information qu'il contient, avant même d'avoir abordé les questions du fond. Il existe cependant des critères reconnus en matière de qualité que vous pouvez garder en pense-bête, surtout dès que les enjeux de votre recherche sont importants, et que vous voulez éviter que votre subjectivité n'entrave votre raison. Le présent article est extrait du guide de la fondation Ynternet.org où la question se pose dans l'autre sens, comme dans un miroir&amp;amp;nbsp;: ''à quoi devez-vous être attentifs lorsque vous publiez sur le web afin de produire des articles de qualité&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
Il existe des standards de rédaction, auxquels vous devez vous conformer. Comme il a été dit précédemment, ces standards permettent l'élaboration d'un langage commun avec vos lecteurs. Ils facilitent la lecture de vos articles et assurent de votre sérieux. Libre à vous, ensuite, de dépasser ou même de contourner ces standards, pour faire preuve de créativité. Voici les critères-qualité qui seront (ou devraient être) utilisés pour évaluer vos articles. Inversement, vous pouvez les garder précieusement pour évaluer ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titre informatif, et si possible incitatif  ==&lt;br /&gt;
* Titre court&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre adapté au contenu, dans le contenu et dans le ton&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre accrocheur, stimulant la lecture de l'article&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre contenant les mots-clés d'une recherche web ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre étant le premier contact du lecteur avec le texte (article, billet), il doit aller droit au but, sans faire de détour. Le titre doit également attirer l'attention du lecteur, lui donner envie d'aller plus loin. Il ne faut pourtant pas céder systématiquement à la tentation d'un titre «&amp;amp;nbsp;racoleur&amp;amp;nbsp;», basé sur un jeu de mots ou promettant des développements décalés par rapport au contenu de l'article. Par exemple, ne titrez pas «&amp;amp;nbsp;Tout sur la faim dans le monde&amp;amp;nbsp;» si votre article ne présente que quelques aspects de cette problématique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un titre mal choisi peut notamment avoir ces effets négatifs&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pas assez ''accrocheur'', les lecteurs potentiels ne liront pas l'article en entier, voire pas du tout&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Trop ''racoleur'', les lecteurs liront votre article peut-être seulement partiellement et seront mécontents d'avoir été bernés par le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forme : informations bien proportionnées  ==&lt;br /&gt;
* Bien proportionnées&amp;amp;nbsp;: des sections de longueur homogène, des phrases assez courtes pour faciliter la lecture sur un écran, des argumentations sur les affirmations les plus inhabituelles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Taille du texte adaptée à l'information présentée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Possibilité donnée au lecteur d'aller plus loin&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Éléments utiles accessibles directement dans l'article, ne serait-ce qu'un résumé avec un lien sur un développement dans une autre page ou un autre site. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écriture web est généralement destinée à être utile. Un article trop court sur une information importante ou complexe est frustrant, alors qu'un article long sur une nouvelle modeste ou anodine provoque une perte d'attention chez le lecteur. Des liens vers d'autres sites ou vers des articles complémentaires de votre site permettront de ne pas allonger le texte outre mesure, tout en donnant au lecteur la possibilité d'approfondir sa connaissance du sujet s'il en a l'envie et le temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction : intention du document immédiatement disponible  ==&lt;br /&gt;
* Les éléments les plus importants en début d'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Présentation de l'intention de l'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Transition avec la suite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez adopter une règle d'or de l'écriture journalistique&amp;amp;nbsp;: votre texte commencera par la présentation succincte des éléments principaux, qui seront développés dans le corps de l'article. C'est ce qui permettra au lecteur de savoir si l'article vaut le coup d'être lu. En fin d'introduction, vous ménagerez une transition avec la suite, le premier paragraphe de votre développement. Il faut se souvenir que le lectorat n'a pas l'obligation de vous lire, et que, contrairement à l'écriture sur support papier (journaux ou livres), il n'a sans doute pas acheté le document lui-même. S'il vous lit en entier, vous aurez gagné dans l'économie de l'attention, et ce sera la première reconnaissance que vous obtiendrez de l'écriture sur le web... N'oubliez pas que, contrairement au monde physique, la sortie d'un site web n'est jamais qu'à un clic de souris&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fraîcheur : informations à jour  ==&lt;br /&gt;
* Informations datées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations hors actualité classées dans les rubriques appropriées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations plus récentes, sur la page d'accueil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information qui est dépassée devrait indiquer clairement qu'elle l'est, ne serait-ce qu'en précisant sa date de publication, voire de dernière mise à jour. Inutile d'ôter d'internet une information dépassée, elle pourrait malgré tout rester accessible via divers biais. Le mieux est de faire évoluer toute information publiée sur internet, de manière à ce que le lectorat puisse bénéficier d'une information «&amp;amp;nbsp;vivante&amp;amp;nbsp;». Si vous annoncez un événement auquel vous avez participé ou à venir, pensez à le dater. Rien n'est plus pénible que de se préparer à participer à un concert, une conférence... Et savoir ensuite que l'événement a déjà eu lieu&amp;amp;nbsp;! Bien entendu, les informations les plus récentes seront placées sur la page d'accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Orthographe et syntaxe irréprochables  ==&lt;br /&gt;
* Révisez systématiquement l'orthographe d'un texte avant publication, même si vous pensez que votre lectorat n'y est pas sensible, même si ''vous avez toujours été nul-le en orthographe'' et enfin même si ''le fond doit l'emporter sur la forme''&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Rédigez plusieurs fois un même article en améliorant successivement la forme&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Faites relire l'article par des personnes variées (environnement familial, camarades d'études, amis, collègues selon les cas). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l'avons vu plus haut, un minimum de rigueur est nécessaire sur la correction linguistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelez-vous que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un article comportant de nombreuses fautes d'orthographe et grammaticales est pénible à lire car il distrait l'attention&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Produire un document sans faute est une source de satisfaction supplémentaire et donne l'occasion de se faire relire par d'autres (et les correcteurs orthographiques sont généralement intégrés aux outils de traitement de texte, voire aux navigateurs web)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La crédibilité de l'information prend en considération cette donnée, car si un message est important, sa correction linguistique sera d'autant plus soignée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Certains rédacteurs éviteront de mettre des liens pointant vers une information comportant des fautes linguistiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&amp;amp;nbsp;: concrets, pratiques et vérifiables &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir les sources des exemples et illustrations du propos&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Mentionner clairement l'emprunt d'arguments, d'idées... à d'autres sites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Illustrer les propos théoriques ou généraux par des exemples tirés de l'expérience (la vôtre ou celles de personnes dont vous citerez la source). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web permet de naviguer facilement d'un site à l'autre, d'une page à l'autre. Rester vague ou trop théorique est suspect et ennuyeux à la lecture. Le rédacteur sera d'autant plus crédible et intéressant qu'il aura su puiser dans son vécu pour partager ses connaissances, en l'illustrant par des récits d'expériences, des cas concrets et pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seul sur le web, et ce que vous écrivez doit être relié à d'autres sites, créant ainsi un vaste réseau hypertextuel faisant entendre plusieurs voix complémentaires. N'hésitez donc pas à faire référence à d'autres auteurs et à fournir au lecteur les sources de vos arguments. Cela vous inscrit dans des communautés de pensée et d'expérience et prouve que vous avez lu avant d'écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Illustrez le propos  ==&lt;br /&gt;
* L'image renforce le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'image fournit des éléments qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter dans le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'utilisation des images est conforme au droit d'auteur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit qu'une image vaut mille mots. Lorsqu'on lit un article, même court, une image peut alléger le texte et appuyer le propos. Si l'occasion se présente, pourquoi ne pas profiter d'images disponibles sur internet dont les auteurs sont désireux de permettre à d'autres de les utiliser librement&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;ref&amp;gt;Licences régissant l'usage des textes/images/sons publiés sur le portail [http://www.cooperation.net/cooperation.net Cooperation.net] qui donnent des liens sur des [http://www.ynternet.org/ynternet.org/info/24832 banques d'images libres] &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La généralisation des appareils photos numériques permet également d'utiliser ses propres images. N'oubliez pas de dimensionner vos images pour le web (à la résolution 72 dpi, le 300 dpi étant réservé à l'impression). Enfin, précisez le type d'utilisation autorisée (la licence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations et liens contextuels (historique, géographique)  ==&lt;br /&gt;
Répondre aux questions ''où&amp;amp;nbsp;?'' ''quand&amp;amp;nbsp;?'' ''qui&amp;amp;nbsp;?'' ''comment&amp;amp;nbsp;?'' ''pourquoi&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir le contexte général et les enjeux d'un événement&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Situer sa réflexion dans le contexte d'un débat d'idées ou un courant de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un monde à part, sans chair ni repère. C'est donc à l'auteur (vous&amp;amp;nbsp;!) de fixer les repères permettant à vos lecteurs de savoir pour un événement&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quand il a eu lieu (sans parler ''d'hier'', ''demain'', ''la semaine prochaine'' ni ''l'an dernier'', à moins de retoucher votre article très fréquemment)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Où il s'est déroulé (sans utiliser des termes relatifs comme ''pas loin d'ici'', ''à la frontière de notre beau pays'')&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Qui y a participé (éviter les formules comme ''mon frère'' s'il est connu car tout votre lectorat ne saura pas de qui il s'agit)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dans quel contexte politique, économique, social... il s'est produit (si vous ne le rappelez pas et que votre texte comporte des sous-entendus, vous risquez de perdre un lectorat qui ne les saisira pas)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Les enjeux liés à ce contexte (implications, tendances...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en avant la pertinence d'un écrit, il sera toujours bienvenu de le situer au sein d'une discipline ou d'un débat ayant cours sur le sujet. Cela permettra à ceux qui ne sont pas familiers avec le domaine concerné de savoir comment se positionne le document par rapport à d'autres écrits. N'hésitez pas à créer des liens vers d'autres pages web pour préciser toutes ces informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « À propos » : contenus appropriés  ==&lt;br /&gt;
* Information «&amp;amp;nbsp;juste à temps&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information pertinente, sans parasites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information utile&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Termes spécialisés expliqués&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La première qualité d'une information, c'est d'être disponible lorsqu'on en a besoin''. Vous devez donc être un rédacteur réactif, qui publie fréquemment et met à jour souvent, à chaque fois qu'une information digne d'intérêt doit être diffusée. Vous devez éliminer toutes les informations «&amp;amp;nbsp;parasites&amp;amp;nbsp;» qui feraient perdre le fil de votre propos principal. Ne vous perdez donc pas dans les détails et surtout, structurez vos articles de manière à fournir l'information importante dès les premières phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous évoquez un domaine très spécifique, qu'il s'agisse d'une activité professionnelle ou d'une activité privée, vous veillerez à élaborer un glossaire des termes les moins connus, ou au moins à en préciser le sens au bas de votre article, ou dans des infos-bulles s'ouvrant au passage de la souris sur le mot en question. De la même façon, vous développerez les sigles et acronymes, y compris les plus courants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, toutes les informations fournies doivent être vérifiables, soit par référence à d'autres textes (pages web, presse...), soit en contactant les personnes que vous aurez pris soin de mentionner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz « Esprit critique face à l'info » ==&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: parmi les critères suivants, lesquels contribuent à assurer la fiabilité d'une information publiée sur une page web&amp;amp;nbsp;? (plusieurs réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La date de mise en ligne de l'article ou de sa dernière mise à jour. &lt;br /&gt;
# L'abondance d'illustrations. &lt;br /&gt;
# La possibilité de contacter l'auteur de l'article et d'avoir des informations sur lui. &lt;br /&gt;
# La présence de bandeaux publicitaires. &lt;br /&gt;
# La présence de références dans l'article, liens vers d'autres pages Web ou citations d'articles papier. &lt;br /&gt;
# La recommandation de cet article par une star du show-biz, montrée en vidéo sur la page d'accueil du site. &lt;br /&gt;
# Le fait d'être citée par d'autres sites réputés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: Sur le web, les auteurs doivent évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Taille de la ressource disponible&amp;amp;nbsp;: nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de mégaoctets de données.&lt;br /&gt;
# Date de publication ou de dernière mise à jour connue.&lt;br /&gt;
# Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne. &lt;br /&gt;
# Le type de site&amp;amp;nbsp;: site officiel plutôt que blog ou forum.&lt;br /&gt;
# Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par courriel de la part d'une adresse ayant l'air officielle.&lt;br /&gt;
# L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont plus de poids. &lt;br /&gt;
# Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site. &lt;br /&gt;
# Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs.&lt;br /&gt;
# Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie.&lt;br /&gt;
# La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14793</id>
		<title>Critères qualité d'un article web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14793"/>
				<updated>2014-07-28T15:03:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Illustrez le propos */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''écriture web, journalisme, qualité d'un article web, contenu, mise à jour, ergonomie, illustrations.''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
Face à une page web, on cède facilement à l'émotion&amp;amp;nbsp;: une page très belle ou un site très laid nous influencent dans le crédit (ou discrédit) envers l'information qu'il contient, avant même d'avoir abordé les questions du fond. Il existe cependant des critères reconnus en matière de qualité que vous pouvez garder en pense-bête, surtout dès que les enjeux de votre recherche sont importants, et que vous voulez éviter que votre subjectivité n'entrave votre raison. Le présent article est extrait du guide de la fondation Ynternet.org où la question se pose dans l'autre sens, comme dans un miroir&amp;amp;nbsp;: ''à quoi devez-vous être attentifs lorsque vous publiez sur le web afin de produire des articles de qualité&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
Il existe des standards de rédaction, auxquels vous devez vous conformer. Comme il a été dit précédemment, ces standards permettent l'élaboration d'un langage commun avec vos lecteurs. Ils facilitent la lecture de vos articles et assurent de votre sérieux. Libre à vous, ensuite, de dépasser ou même de contourner ces standards, pour faire preuve de créativité. Voici les critères-qualité qui seront (ou devraient être) utilisés pour évaluer vos articles. Inversement, vous pouvez les garder précieusement pour évaluer ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titre informatif, et si possible incitatif  ==&lt;br /&gt;
* Titre court&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre adapté au contenu, dans le contenu et dans le ton&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre accrocheur, stimulant la lecture de l'article&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre contenant les mots-clés d'une recherche web ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre étant le premier contact du lecteur avec le texte (article, billet), il doit aller droit au but, sans faire de détour. Le titre doit également attirer l'attention du lecteur, lui donner envie d'aller plus loin. Il ne faut pourtant pas céder systématiquement à la tentation d'un titre «&amp;amp;nbsp;racoleur&amp;amp;nbsp;», basé sur un jeu de mots ou promettant des développements décalés par rapport au contenu de l'article. Par exemple, ne titrez pas «&amp;amp;nbsp;Tout sur la faim dans le monde&amp;amp;nbsp;» si votre article ne présente que quelques aspects de cette problématique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un titre mal choisi peut notamment avoir ces effets négatifs&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pas assez ''accrocheur'', les lecteurs potentiels ne liront pas l'article en entier, voire pas du tout&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Trop ''racoleur'', les lecteurs liront votre article peut-être seulement partiellement et seront mécontents d'avoir été bernés par le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forme : informations bien proportionnées  ==&lt;br /&gt;
* Bien proportionnées&amp;amp;nbsp;: des sections de longueur homogène, des phrases assez courtes pour faciliter la lecture sur un écran, des argumentations sur les affirmations les plus inhabituelles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Taille du texte adaptée à l'information présentée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Possibilité donnée au lecteur d'aller plus loin&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Éléments utiles accessibles directement dans l'article, ne serait-ce qu'un résumé avec un lien sur un développement dans une autre page ou un autre site. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écriture web est généralement destinée à être utile. Un article trop court sur une information importante ou complexe est frustrant, alors qu'un article long sur une nouvelle modeste ou anodine provoque une perte d'attention chez le lecteur. Des liens vers d'autres sites ou vers des articles complémentaires de votre site permettront de ne pas allonger le texte outre mesure, tout en donnant au lecteur la possibilité d'approfondir sa connaissance du sujet s'il en a l'envie et le temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction : intention du document immédiatement disponible  ==&lt;br /&gt;
* Les éléments les plus importants en début d'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Présentation de l'intention de l'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Transition avec la suite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez adopter une règle d'or de l'écriture journalistique&amp;amp;nbsp;: votre texte commencera par la présentation succincte des éléments principaux, qui seront développés dans le corps de l'article. C'est ce qui permettra au lecteur de savoir si l'article vaut le coup d'être lu. En fin d'introduction, vous ménagerez une transition avec la suite, le premier paragraphe de votre développement. Il faut se souvenir que le lectorat n'a pas l'obligation de vous lire, et que, contrairement à l'écriture sur support papier (journaux ou livres), il n'a sans doute pas acheté le document lui-même. S'il vous lit en entier, vous aurez gagné dans l'économie de l'attention, et ce sera la première reconnaissance que vous obtiendrez de l'écriture sur le web... N'oubliez pas que, contrairement au monde physique, la sortie d'un site web n'est jamais qu'à un clic de souris&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fraîcheur : informations à jour  ==&lt;br /&gt;
* Informations datées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations hors actualité classées dans les rubriques appropriées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations plus récentes, sur la page d'accueil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information qui est dépassée devrait indiquer clairement qu'elle l'est, ne serait-ce qu'en précisant sa date de publication, voire de dernière mise à jour. Inutile d'ôter d'internet une information dépassée, elle pourrait malgré tout rester accessible via divers biais. Le mieux est de faire évoluer toute information publiée sur internet, de manière à ce que le lectorat puisse bénéficier d'une information «&amp;amp;nbsp;vivante&amp;amp;nbsp;». Si vous annoncez un événement auquel vous avez participé ou à venir, pensez à le dater. Rien n'est plus pénible que de se préparer à participer à un concert, une conférence... Et savoir ensuite que l'événement a déjà eu lieu&amp;amp;nbsp;! Bien entendu, les informations les plus récentes seront placées sur la page d'accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Orthographe et syntaxe irréprochables  ==&lt;br /&gt;
* Révisez systématiquement l'orthographe d'un texte avant publication, même si vous pensez que votre lectorat n'y est pas sensible, même si ''vous avez toujours été nul-le en orthographe'' et enfin même si ''le fond doit l'emporter sur la forme''&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Rédigez plusieurs fois un même article en améliorant successivement la forme&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Faites relire l'article par des personnes variées (environnement familial, camarades d'études, amis, collègues selon les cas). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l'avons vu plus haut, un minimum de rigueur est nécessaire sur la correction linguistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelez-vous que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un article comportant de nombreuses fautes d'orthographe et grammaticales est pénible à lire car il distrait l'attention&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Produire un document sans faute est une source de satisfaction supplémentaire et donne l'occasion de se faire relire par d'autres (et les correcteurs orthographiques sont généralement intégrés aux outils de traitement de texte, voire aux navigateurs web)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La crédibilité de l'information prend en considération cette donnée, car si un message est important, sa correction linguistique sera d'autant plus soignée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Certains rédacteurs éviteront de mettre des liens pointant vers une information comportant des fautes linguistiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&amp;amp;nbsp;: concrets, pratiques et vérifiables &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir les sources des exemples et illustrations du propos&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Mentionner clairement l'emprunt d'arguments, d'idées... à d'autres sites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Illustrer les propos théoriques ou généraux par des exemples tirés de l'expérience (la vôtre ou celles de personnes dont vous citerez la source). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web permet de naviguer facilement d'un site à l'autre, d'une page à l'autre. Rester vague ou trop théorique est suspect et ennuyeux à la lecture. Le rédacteur sera d'autant plus crédible et intéressant qu'il aura su puiser dans son vécu pour partager ses connaissances, en l'illustrant par des récits d'expériences, des cas concrets et pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seul sur le web, et ce que vous écrivez doit être relié à d'autres sites, créant ainsi un vaste réseau hypertextuel faisant entendre plusieurs voix complémentaires. N'hésitez donc pas à faire référence à d'autres auteurs et à fournir au lecteur les sources de vos arguments. Cela vous inscrit dans des communautés de pensée et d'expérience et prouve que vous avez lu avant d'écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Illustrez le propos  ==&lt;br /&gt;
* L'image renforce le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'image fournit des éléments qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter dans le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'utilisation des images est conforme au droit d'auteur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit qu'une image vaut mille mots. Lorsqu'on lit un article, même court, une image peut alléger le texte et appuyer le propos. Si l'occasion se présente, pourquoi ne pas profiter d'images disponibles sur internet dont les auteurs sont désireux de permettre à d'autres de les utiliser librement&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;ref&amp;gt;Licences régissant l'usage des textes/images/sons publiés sur le portail [http://www.cooperation.net/cooperation.net Cooperation.net] qui donnent des liens sur des [http://www.ynternet.org/ynternet.org/info/24832 banques d'images libres] &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La généralisation des appareils photos numériques permet également d'utiliser ses propres images. N'oubliez pas de dimensionner vos images pour le web (à la résolution 72 dpi, le 300 dpi étant réservé à l'impression). Enfin, précisez le type d'utilisation autorisée (la licence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations et liens contextuels (historique, géographique)  ==&lt;br /&gt;
Répondre aux questions ''où&amp;amp;nbsp;?'' ''quand&amp;amp;nbsp;?'' ''qui&amp;amp;nbsp;?'' ''comment&amp;amp;nbsp;?'' ''pourquoi&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir le contexte général et les enjeux d'un événement&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Situer sa réflexion dans le contexte d'un débat d'idées ou un courant de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un monde à part, sans chair ni repère. C'est donc à l'auteur (vous&amp;amp;nbsp;!) de fixer les repères permettant à vos lecteurs de savoir pour un événement&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quand il a eu lieu (sans parler ''d'hier'', ''demain'', ''la semaine prochaine'' ni ''l'an dernier'', à moins de retoucher votre article très fréquemment)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Où il s'est déroulé (sans utiliser des termes relatifs comme ''pas loin d'ici'', ''à la frontière de notre beau pays'')&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Qui y a participé (éviter les formules comme ''mon frère'' s'il est connu car tout votre lectorat ne saura pas de qui il s'agit)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dans quel contexte politique, économique, social... il s'est produit (si vous ne le rappelez pas et que votre texte comporte des sous-entendus, vous risquez de perdre un lectorat qui ne les saisira pas)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Les enjeux liés à ce contexte (implications, tendances...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en avant la pertinence d'un écrit, il sera toujours bienvenu de le situer au sein d'une discipline ou d'un débat ayant cours sur le sujet. Cela permettra à ceux qui ne sont pas familiers du domaine concerné de savoir comment se positionne le document par rapport à d'autres écrits. N'hésitez pas à créer des liens vers d'autres pages web pour préciser toutes ces informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « À propos » : contenus appropriés  ==&lt;br /&gt;
* Information «&amp;amp;nbsp;juste à temps&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information pertinente, sans parasites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information utile&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Termes spécialisés expliqués&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La première qualité d'une information, c'est d'être disponible lorsqu'on en a besoin''. Vous devez donc être un rédacteur réactif, qui publie fréquemment et met à jour souvent, à chaque fois qu'une information digne d'intérêt doit être diffusée. Vous devez éliminer toutes les informations «&amp;amp;nbsp;parasites&amp;amp;nbsp;» qui feraient perdre le fil de votre propos principal. Ne vous perdez donc pas dans les détails et surtout, structurez vos articles de manière à fournir l'information importante dès les premières phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous évoquez un domaine très spécifique, qu'il s'agisse d'une activité professionnelle ou d'une activité privée, vous veillerez à élaborer un glossaire des termes les moins connus, ou au moins à en préciser le sens au bas de votre article, ou dans des infos-bulles s'ouvrant au passage de la souris sur le mot en question. De la même façon, vous développerez les sigles et acronymes, y compris les plus courants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, toutes les informations fournies doivent être vérifiables, soit par référence à d'autres textes (pages web, presse...), soit en contactant les personnes que vous aurez pris soin de mentionner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz « Esprit critique face à l'info » ==&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: parmi les critères suivants, lesquels contribuent à assurer la fiabilité d'une information publiée sur une page web&amp;amp;nbsp;? (plusieurs réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La date de mise en ligne de l'article ou de sa dernière mise à jour. &lt;br /&gt;
# L'abondance d'illustrations. &lt;br /&gt;
# La possibilité de contacter l'auteur de l'article et d'avoir des informations sur lui. &lt;br /&gt;
# La présence de bandeaux publicitaires. &lt;br /&gt;
# La présence de références dans l'article, liens vers d'autres pages Web ou citations d'articles papier. &lt;br /&gt;
# La recommandation de cet article par une star du show-biz, montrée en vidéo sur la page d'accueil du site. &lt;br /&gt;
# Le fait d'être citée par d'autres sites réputés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: Sur le web, les auteurs doivent évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Taille de la ressource disponible&amp;amp;nbsp;: nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de mégaoctets de données.&lt;br /&gt;
# Date de publication ou de dernière mise à jour connue.&lt;br /&gt;
# Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne. &lt;br /&gt;
# Le type de site&amp;amp;nbsp;: site officiel plutôt que blog ou forum.&lt;br /&gt;
# Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par courriel de la part d'une adresse ayant l'air officielle.&lt;br /&gt;
# L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont plus de poids. &lt;br /&gt;
# Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site. &lt;br /&gt;
# Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs.&lt;br /&gt;
# Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie.&lt;br /&gt;
# La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14792</id>
		<title>Critères qualité d'un article web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14792"/>
				<updated>2014-07-28T14:56:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Orthographe et syntaxe irréprochables */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''écriture web, journalisme, qualité d'un article web, contenu, mise à jour, ergonomie, illustrations.''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
Face à une page web, on cède facilement à l'émotion&amp;amp;nbsp;: une page très belle ou un site très laid nous influencent dans le crédit (ou discrédit) envers l'information qu'il contient, avant même d'avoir abordé les questions du fond. Il existe cependant des critères reconnus en matière de qualité que vous pouvez garder en pense-bête, surtout dès que les enjeux de votre recherche sont importants, et que vous voulez éviter que votre subjectivité n'entrave votre raison. Le présent article est extrait du guide de la fondation Ynternet.org où la question se pose dans l'autre sens, comme dans un miroir&amp;amp;nbsp;: ''à quoi devez-vous être attentifs lorsque vous publiez sur le web afin de produire des articles de qualité&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
Il existe des standards de rédaction, auxquels vous devez vous conformer. Comme il a été dit précédemment, ces standards permettent l'élaboration d'un langage commun avec vos lecteurs. Ils facilitent la lecture de vos articles et assurent de votre sérieux. Libre à vous, ensuite, de dépasser ou même de contourner ces standards, pour faire preuve de créativité. Voici les critères-qualité qui seront (ou devraient être) utilisés pour évaluer vos articles. Inversement, vous pouvez les garder précieusement pour évaluer ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titre informatif, et si possible incitatif  ==&lt;br /&gt;
* Titre court&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre adapté au contenu, dans le contenu et dans le ton&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre accrocheur, stimulant la lecture de l'article&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre contenant les mots-clés d'une recherche web ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre étant le premier contact du lecteur avec le texte (article, billet), il doit aller droit au but, sans faire de détour. Le titre doit également attirer l'attention du lecteur, lui donner envie d'aller plus loin. Il ne faut pourtant pas céder systématiquement à la tentation d'un titre «&amp;amp;nbsp;racoleur&amp;amp;nbsp;», basé sur un jeu de mots ou promettant des développements décalés par rapport au contenu de l'article. Par exemple, ne titrez pas «&amp;amp;nbsp;Tout sur la faim dans le monde&amp;amp;nbsp;» si votre article ne présente que quelques aspects de cette problématique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un titre mal choisi peut notamment avoir ces effets négatifs&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pas assez ''accrocheur'', les lecteurs potentiels ne liront pas l'article en entier, voire pas du tout&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Trop ''racoleur'', les lecteurs liront votre article peut-être seulement partiellement et seront mécontents d'avoir été bernés par le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forme : informations bien proportionnées  ==&lt;br /&gt;
* Bien proportionnées&amp;amp;nbsp;: des sections de longueur homogène, des phrases assez courtes pour faciliter la lecture sur un écran, des argumentations sur les affirmations les plus inhabituelles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Taille du texte adaptée à l'information présentée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Possibilité donnée au lecteur d'aller plus loin&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Éléments utiles accessibles directement dans l'article, ne serait-ce qu'un résumé avec un lien sur un développement dans une autre page ou un autre site. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écriture web est généralement destinée à être utile. Un article trop court sur une information importante ou complexe est frustrant, alors qu'un article long sur une nouvelle modeste ou anodine provoque une perte d'attention chez le lecteur. Des liens vers d'autres sites ou vers des articles complémentaires de votre site permettront de ne pas allonger le texte outre mesure, tout en donnant au lecteur la possibilité d'approfondir sa connaissance du sujet s'il en a l'envie et le temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction : intention du document immédiatement disponible  ==&lt;br /&gt;
* Les éléments les plus importants en début d'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Présentation de l'intention de l'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Transition avec la suite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez adopter une règle d'or de l'écriture journalistique&amp;amp;nbsp;: votre texte commencera par la présentation succincte des éléments principaux, qui seront développés dans le corps de l'article. C'est ce qui permettra au lecteur de savoir si l'article vaut le coup d'être lu. En fin d'introduction, vous ménagerez une transition avec la suite, le premier paragraphe de votre développement. Il faut se souvenir que le lectorat n'a pas l'obligation de vous lire, et que, contrairement à l'écriture sur support papier (journaux ou livres), il n'a sans doute pas acheté le document lui-même. S'il vous lit en entier, vous aurez gagné dans l'économie de l'attention, et ce sera la première reconnaissance que vous obtiendrez de l'écriture sur le web... N'oubliez pas que, contrairement au monde physique, la sortie d'un site web n'est jamais qu'à un clic de souris&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fraîcheur : informations à jour  ==&lt;br /&gt;
* Informations datées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations hors actualité classées dans les rubriques appropriées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations plus récentes, sur la page d'accueil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information qui est dépassée devrait indiquer clairement qu'elle l'est, ne serait-ce qu'en précisant sa date de publication, voire de dernière mise à jour. Inutile d'ôter d'internet une information dépassée, elle pourrait malgré tout rester accessible via divers biais. Le mieux est de faire évoluer toute information publiée sur internet, de manière à ce que le lectorat puisse bénéficier d'une information «&amp;amp;nbsp;vivante&amp;amp;nbsp;». Si vous annoncez un événement auquel vous avez participé ou à venir, pensez à le dater. Rien n'est plus pénible que de se préparer à participer à un concert, une conférence... Et savoir ensuite que l'événement a déjà eu lieu&amp;amp;nbsp;! Bien entendu, les informations les plus récentes seront placées sur la page d'accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Orthographe et syntaxe irréprochables  ==&lt;br /&gt;
* Révisez systématiquement l'orthographe d'un texte avant publication, même si vous pensez que votre lectorat n'y est pas sensible, même si ''vous avez toujours été nul-le en orthographe'' et enfin même si ''le fond doit l'emporter sur la forme''&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Rédigez plusieurs fois un même article en améliorant successivement la forme&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Faites relire l'article par des personnes variées (environnement familial, camarades d'études, amis, collègues selon les cas). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l'avons vu plus haut, un minimum de rigueur est nécessaire sur la correction linguistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelez-vous que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un article comportant de nombreuses fautes d'orthographe et grammaticales est pénible à lire car il distrait l'attention&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Produire un document sans faute est une source de satisfaction supplémentaire et donne l'occasion de se faire relire par d'autres (et les correcteurs orthographiques sont généralement intégrés aux outils de traitement de texte, voire aux navigateurs web)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La crédibilité de l'information prend en considération cette donnée, car si un message est important, sa correction linguistique sera d'autant plus soignée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Certains rédacteurs éviteront de mettre des liens pointant vers une information comportant des fautes linguistiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&amp;amp;nbsp;: concrets, pratiques et vérifiables &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir les sources des exemples et illustrations du propos&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Mentionner clairement l'emprunt d'arguments, d'idées... à d'autres sites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Illustrer les propos théoriques ou généraux par des exemples tirés de l'expérience (la vôtre ou celles de personnes dont vous citerez la source). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web permet de naviguer facilement d'un site à l'autre, d'une page à l'autre. Rester vague ou trop théorique est suspect et ennuyeux à la lecture. Le rédacteur sera d'autant plus crédible et intéressant qu'il aura su puiser dans son vécu pour partager ses connaissances, en l'illustrant par des récits d'expériences, des cas concrets et pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seul sur le web, et ce que vous écrivez doit être relié à d'autres sites, créant ainsi un vaste réseau hypertextuel faisant entendre plusieurs voix complémentaires. N'hésitez donc pas à faire référence à d'autres auteurs et à fournir au lecteur les sources de vos arguments. Cela vous inscrit dans des communautés de pensée et d'expérience et prouve que vous avez lu avant d'écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Illustrez le propos  ==&lt;br /&gt;
* L'image renforce le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'image fournit des éléments qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter dans le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'utilisation des images est conforme au droit d'auteur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit qu'une image vaut mille mots. Lorsqu'on lit un article, même court, une image peut alléger le texte et appuyer le propos. Si l'occasion se présente, pourquoi ne pas profiter d'images disponibles sur internet dont les auteurs sont désireux de permettre à d'autres de les utiliser librement&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;ref&amp;gt;Licences régissant l'usage des textes/images/sons publiés sur le portail Cooperation.net qui donnent des liens sur des banques d'images libres : www.ynternet.org/ynternet.org/info/24832 &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La généralisation des appareils photos numériques permet également d'utiliser ses propres images. N'oubliez pas de dimensionner vos images pour le web (à la résolution 72 dpi, le 300 dpi étant réservé à l'impression). Enfin, précisez le type d'utilisation autorisée (la licence). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations et liens contextuels (historique, géographique)  ==&lt;br /&gt;
Répondre aux questions ''où&amp;amp;nbsp;?'' ''quand&amp;amp;nbsp;?'' ''qui&amp;amp;nbsp;?'' ''comment&amp;amp;nbsp;?'' ''pourquoi&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir le contexte général et les enjeux d'un événement&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Situer sa réflexion dans le contexte d'un débat d'idées ou un courant de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un monde à part, sans chair ni repère. C'est donc à l'auteur (vous&amp;amp;nbsp;!) de fixer les repères permettant à vos lecteurs de savoir pour un événement&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quand il a eu lieu (sans parler ''d'hier'', ''demain'', ''la semaine prochaine'' ni ''l'an dernier'', à moins de retoucher votre article très fréquemment)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Où il s'est déroulé (sans utiliser des termes relatifs comme ''pas loin d'ici'', ''à la frontière de notre beau pays'')&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Qui y a participé (éviter les formules comme ''mon frère'' s'il est connu car tout votre lectorat ne saura pas de qui il s'agit)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dans quel contexte politique, économique, social... il s'est produit (si vous ne le rappelez pas et que votre texte comporte des sous-entendus, vous risquez de perdre un lectorat qui ne les saisira pas)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Les enjeux liés à ce contexte (implications, tendances...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en avant la pertinence d'un écrit, il sera toujours bienvenu de le situer au sein d'une discipline ou d'un débat ayant cours sur le sujet. Cela permettra à ceux qui ne sont pas familiers du domaine concerné de savoir comment se positionne le document par rapport à d'autres écrits. N'hésitez pas à créer des liens vers d'autres pages web pour préciser toutes ces informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « À propos » : contenus appropriés  ==&lt;br /&gt;
* Information «&amp;amp;nbsp;juste à temps&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information pertinente, sans parasites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information utile&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Termes spécialisés expliqués&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La première qualité d'une information, c'est d'être disponible lorsqu'on en a besoin''. Vous devez donc être un rédacteur réactif, qui publie fréquemment et met à jour souvent, à chaque fois qu'une information digne d'intérêt doit être diffusée. Vous devez éliminer toutes les informations «&amp;amp;nbsp;parasites&amp;amp;nbsp;» qui feraient perdre le fil de votre propos principal. Ne vous perdez donc pas dans les détails et surtout, structurez vos articles de manière à fournir l'information importante dès les premières phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous évoquez un domaine très spécifique, qu'il s'agisse d'une activité professionnelle ou d'une activité privée, vous veillerez à élaborer un glossaire des termes les moins connus, ou au moins à en préciser le sens au bas de votre article, ou dans des infos-bulles s'ouvrant au passage de la souris sur le mot en question. De la même façon, vous développerez les sigles et acronymes, y compris les plus courants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, toutes les informations fournies doivent être vérifiables, soit par référence à d'autres textes (pages web, presse...), soit en contactant les personnes que vous aurez pris soin de mentionner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz « Esprit critique face à l'info » ==&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: parmi les critères suivants, lesquels contribuent à assurer la fiabilité d'une information publiée sur une page web&amp;amp;nbsp;? (plusieurs réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La date de mise en ligne de l'article ou de sa dernière mise à jour. &lt;br /&gt;
# L'abondance d'illustrations. &lt;br /&gt;
# La possibilité de contacter l'auteur de l'article et d'avoir des informations sur lui. &lt;br /&gt;
# La présence de bandeaux publicitaires. &lt;br /&gt;
# La présence de références dans l'article, liens vers d'autres pages Web ou citations d'articles papier. &lt;br /&gt;
# La recommandation de cet article par une star du show-biz, montrée en vidéo sur la page d'accueil du site. &lt;br /&gt;
# Le fait d'être citée par d'autres sites réputés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: Sur le web, les auteurs doivent évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Taille de la ressource disponible&amp;amp;nbsp;: nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de mégaoctets de données.&lt;br /&gt;
# Date de publication ou de dernière mise à jour connue.&lt;br /&gt;
# Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne. &lt;br /&gt;
# Le type de site&amp;amp;nbsp;: site officiel plutôt que blog ou forum.&lt;br /&gt;
# Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par courriel de la part d'une adresse ayant l'air officielle.&lt;br /&gt;
# L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont plus de poids. &lt;br /&gt;
# Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site. &lt;br /&gt;
# Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs.&lt;br /&gt;
# Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie.&lt;br /&gt;
# La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14791</id>
		<title>Critères qualité d'un article web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14791"/>
				<updated>2014-07-28T14:55:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Orthographe et syntaxe irréprochables */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''écriture web, journalisme, qualité d'un article web, contenu, mise à jour, ergonomie, illustrations.''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
Face à une page web, on cède facilement à l'émotion&amp;amp;nbsp;: une page très belle ou un site très laid nous influencent dans le crédit (ou discrédit) envers l'information qu'il contient, avant même d'avoir abordé les questions du fond. Il existe cependant des critères reconnus en matière de qualité que vous pouvez garder en pense-bête, surtout dès que les enjeux de votre recherche sont importants, et que vous voulez éviter que votre subjectivité n'entrave votre raison. Le présent article est extrait du guide de la fondation Ynternet.org où la question se pose dans l'autre sens, comme dans un miroir&amp;amp;nbsp;: ''à quoi devez-vous être attentifs lorsque vous publiez sur le web afin de produire des articles de qualité&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
Il existe des standards de rédaction, auxquels vous devez vous conformer. Comme il a été dit précédemment, ces standards permettent l'élaboration d'un langage commun avec vos lecteurs. Ils facilitent la lecture de vos articles et assurent de votre sérieux. Libre à vous, ensuite, de dépasser ou même de contourner ces standards, pour faire preuve de créativité. Voici les critères-qualité qui seront (ou devraient être) utilisés pour évaluer vos articles. Inversement, vous pouvez les garder précieusement pour évaluer ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titre informatif, et si possible incitatif  ==&lt;br /&gt;
* Titre court&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre adapté au contenu, dans le contenu et dans le ton&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre accrocheur, stimulant la lecture de l'article&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre contenant les mots-clés d'une recherche web ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre étant le premier contact du lecteur avec le texte (article, billet), il doit aller droit au but, sans faire de détour. Le titre doit également attirer l'attention du lecteur, lui donner envie d'aller plus loin. Il ne faut pourtant pas céder systématiquement à la tentation d'un titre «&amp;amp;nbsp;racoleur&amp;amp;nbsp;», basé sur un jeu de mots ou promettant des développements décalés par rapport au contenu de l'article. Par exemple, ne titrez pas «&amp;amp;nbsp;Tout sur la faim dans le monde&amp;amp;nbsp;» si votre article ne présente que quelques aspects de cette problématique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un titre mal choisi peut notamment avoir ces effets négatifs&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pas assez ''accrocheur'', les lecteurs potentiels ne liront pas l'article en entier, voire pas du tout&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Trop ''racoleur'', les lecteurs liront votre article peut-être seulement partiellement et seront mécontents d'avoir été bernés par le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forme : informations bien proportionnées  ==&lt;br /&gt;
* Bien proportionnées&amp;amp;nbsp;: des sections de longueur homogène, des phrases assez courtes pour faciliter la lecture sur un écran, des argumentations sur les affirmations les plus inhabituelles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Taille du texte adaptée à l'information présentée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Possibilité donnée au lecteur d'aller plus loin&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Éléments utiles accessibles directement dans l'article, ne serait-ce qu'un résumé avec un lien sur un développement dans une autre page ou un autre site. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écriture web est généralement destinée à être utile. Un article trop court sur une information importante ou complexe est frustrant, alors qu'un article long sur une nouvelle modeste ou anodine provoque une perte d'attention chez le lecteur. Des liens vers d'autres sites ou vers des articles complémentaires de votre site permettront de ne pas allonger le texte outre mesure, tout en donnant au lecteur la possibilité d'approfondir sa connaissance du sujet s'il en a l'envie et le temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction : intention du document immédiatement disponible  ==&lt;br /&gt;
* Les éléments les plus importants en début d'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Présentation de l'intention de l'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Transition avec la suite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez adopter une règle d'or de l'écriture journalistique&amp;amp;nbsp;: votre texte commencera par la présentation succincte des éléments principaux, qui seront développés dans le corps de l'article. C'est ce qui permettra au lecteur de savoir si l'article vaut le coup d'être lu. En fin d'introduction, vous ménagerez une transition avec la suite, le premier paragraphe de votre développement. Il faut se souvenir que le lectorat n'a pas l'obligation de vous lire, et que, contrairement à l'écriture sur support papier (journaux ou livres), il n'a sans doute pas acheté le document lui-même. S'il vous lit en entier, vous aurez gagné dans l'économie de l'attention, et ce sera la première reconnaissance que vous obtiendrez de l'écriture sur le web... N'oubliez pas que, contrairement au monde physique, la sortie d'un site web n'est jamais qu'à un clic de souris&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fraîcheur : informations à jour  ==&lt;br /&gt;
* Informations datées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations hors actualité classées dans les rubriques appropriées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations plus récentes, sur la page d'accueil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information qui est dépassée devrait indiquer clairement qu'elle l'est, ne serait-ce qu'en précisant sa date de publication, voire de dernière mise à jour. Inutile d'ôter d'internet une information dépassée, elle pourrait malgré tout rester accessible via divers biais. Le mieux est de faire évoluer toute information publiée sur internet, de manière à ce que le lectorat puisse bénéficier d'une information «&amp;amp;nbsp;vivante&amp;amp;nbsp;». Si vous annoncez un événement auquel vous avez participé ou à venir, pensez à le dater. Rien n'est plus pénible que de se préparer à participer à un concert, une conférence... Et savoir ensuite que l'événement a déjà eu lieu&amp;amp;nbsp;! Bien entendu, les informations les plus récentes seront placées sur la page d'accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Orthographe et syntaxe irréprochables  ==&lt;br /&gt;
* Révisez systématiquement l'orthographe d'un texte avant publication, même si vous pensez que votre lectorat n'y est pas sensible, même si ''vous avez toujours été nul-le en orthographe'' et enfin même si ''le fond doit l'emporter sur la forme''&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Rédigez plusieurs fois un même article en améliorant successivement la forme&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Faites relire l'article par des personnes variées (environnement familial, camarades d'études, amis, collègues selon les cas) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l'avons vu plus haut, un minimum de rigueur est nécessaire sur la correction linguistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelez-vous que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un article comportant de nombreuses fautes d'orthographe et grammaticales est pénible à lire car il distrait l'attention&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Produire un document sans faute est une source de satisfaction supplémentaire et donne l'occasion de se faire relire par d'autres (et les correcteurs orthographiques sont généralement intégrés aux outils de traitement de texte, voire aux navigateurs web)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La crédibilité de l'information prend en considération cette donnée, car si un message est important, sa correction linguistique sera d'autant plus soignée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Certains rédacteurs éviteront de mettre des liens pointant vers une information comportant des fautes linguistiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&amp;amp;nbsp;: concrets, pratiques et vérifiables &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir les sources des exemples et illustrations du propos&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Mentionner clairement l'emprunt d'arguments, d'idées... à d'autres sites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Illustrer les propos théoriques ou généraux par des exemples tirés de l'expérience (la vôtre ou celles de personnes dont vous citerez la source). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web permet de naviguer facilement d'un site à l'autre, d'une page à l'autre. Rester vague ou trop théorique est suspect et ennuyeux à la lecture. Le rédacteur sera d'autant plus crédible et intéressant qu'il aura su puiser dans son vécu pour partager ses connaissances, en l'illustrant par des récits d'expériences, des cas concrets et pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seul sur le web, et ce que vous écrivez doit être relié à d'autres sites, créant ainsi un vaste réseau hypertextuel faisant entendre plusieurs voix complémentaires. N'hésitez donc pas à faire référence à d'autres auteurs et à fournir au lecteur les sources de vos arguments. Cela vous inscrit dans des communautés de pensée et d'expérience et prouve que vous avez lu avant d'écrire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Illustrez le propos  ==&lt;br /&gt;
* L'image renforce le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'image fournit des éléments qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter dans le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'utilisation des images est conforme au droit d'auteur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit qu'une image vaut mille mots. Lorsqu'on lit un article, même court, une image peut alléger le texte et appuyer le propos. Si l'occasion se présente, pourquoi ne pas profiter d'images disponibles sur internet dont les auteurs sont désireux de permettre à d'autres de les utiliser librement&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;ref&amp;gt;Licences régissant l'usage des textes/images/sons publiés sur le portail Cooperation.net qui donnent des liens sur des banques d'images libres : www.ynternet.org/ynternet.org/info/24832 &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La généralisation des appareils photos numériques permet également d'utiliser ses propres images. N'oubliez pas de dimensionner vos images pour le web (à la résolution 72 dpi, le 300 dpi étant réservé à l'impression). Enfin, précisez le type d'utilisation autorisée (la licence). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations et liens contextuels (historique, géographique)  ==&lt;br /&gt;
Répondre aux questions ''où&amp;amp;nbsp;?'' ''quand&amp;amp;nbsp;?'' ''qui&amp;amp;nbsp;?'' ''comment&amp;amp;nbsp;?'' ''pourquoi&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir le contexte général et les enjeux d'un événement&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Situer sa réflexion dans le contexte d'un débat d'idées ou un courant de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un monde à part, sans chair ni repère. C'est donc à l'auteur (vous&amp;amp;nbsp;!) de fixer les repères permettant à vos lecteurs de savoir pour un événement&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quand il a eu lieu (sans parler ''d'hier'', ''demain'', ''la semaine prochaine'' ni ''l'an dernier'', à moins de retoucher votre article très fréquemment)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Où il s'est déroulé (sans utiliser des termes relatifs comme ''pas loin d'ici'', ''à la frontière de notre beau pays'')&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Qui y a participé (éviter les formules comme ''mon frère'' s'il est connu car tout votre lectorat ne saura pas de qui il s'agit)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dans quel contexte politique, économique, social... il s'est produit (si vous ne le rappelez pas et que votre texte comporte des sous-entendus, vous risquez de perdre un lectorat qui ne les saisira pas)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Les enjeux liés à ce contexte (implications, tendances...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en avant la pertinence d'un écrit, il sera toujours bienvenu de le situer au sein d'une discipline ou d'un débat ayant cours sur le sujet. Cela permettra à ceux qui ne sont pas familiers du domaine concerné de savoir comment se positionne le document par rapport à d'autres écrits. N'hésitez pas à créer des liens vers d'autres pages web pour préciser toutes ces informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « À propos » : contenus appropriés  ==&lt;br /&gt;
* Information «&amp;amp;nbsp;juste à temps&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information pertinente, sans parasites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information utile&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Termes spécialisés expliqués&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La première qualité d'une information, c'est d'être disponible lorsqu'on en a besoin''. Vous devez donc être un rédacteur réactif, qui publie fréquemment et met à jour souvent, à chaque fois qu'une information digne d'intérêt doit être diffusée. Vous devez éliminer toutes les informations «&amp;amp;nbsp;parasites&amp;amp;nbsp;» qui feraient perdre le fil de votre propos principal. Ne vous perdez donc pas dans les détails et surtout, structurez vos articles de manière à fournir l'information importante dès les premières phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous évoquez un domaine très spécifique, qu'il s'agisse d'une activité professionnelle ou d'une activité privée, vous veillerez à élaborer un glossaire des termes les moins connus, ou au moins à en préciser le sens au bas de votre article, ou dans des infos-bulles s'ouvrant au passage de la souris sur le mot en question. De la même façon, vous développerez les sigles et acronymes, y compris les plus courants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, toutes les informations fournies doivent être vérifiables, soit par référence à d'autres textes (pages web, presse...), soit en contactant les personnes que vous aurez pris soin de mentionner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz « Esprit critique face à l'info » ==&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: parmi les critères suivants, lesquels contribuent à assurer la fiabilité d'une information publiée sur une page web&amp;amp;nbsp;? (plusieurs réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La date de mise en ligne de l'article ou de sa dernière mise à jour. &lt;br /&gt;
# L'abondance d'illustrations. &lt;br /&gt;
# La possibilité de contacter l'auteur de l'article et d'avoir des informations sur lui. &lt;br /&gt;
# La présence de bandeaux publicitaires. &lt;br /&gt;
# La présence de références dans l'article, liens vers d'autres pages Web ou citations d'articles papier. &lt;br /&gt;
# La recommandation de cet article par une star du show-biz, montrée en vidéo sur la page d'accueil du site. &lt;br /&gt;
# Le fait d'être citée par d'autres sites réputés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: Sur le web, les auteurs doivent évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Taille de la ressource disponible&amp;amp;nbsp;: nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de mégaoctets de données.&lt;br /&gt;
# Date de publication ou de dernière mise à jour connue.&lt;br /&gt;
# Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne. &lt;br /&gt;
# Le type de site&amp;amp;nbsp;: site officiel plutôt que blog ou forum.&lt;br /&gt;
# Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par courriel de la part d'une adresse ayant l'air officielle.&lt;br /&gt;
# L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont plus de poids. &lt;br /&gt;
# Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site. &lt;br /&gt;
# Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs.&lt;br /&gt;
# Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie.&lt;br /&gt;
# La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14790</id>
		<title>Critères qualité d'un article web</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Crit%C3%A8res_qualit%C3%A9_d%27un_article_web&amp;diff=14790"/>
				<updated>2014-07-28T14:47:36Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* Titre informatif, et si possible incitatif */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''écriture web, journalisme, qualité d'un article web, contenu, mise à jour, ergonomie, illustrations.''&lt;br /&gt;
------&lt;br /&gt;
Face à une page web, on cède facilement à l'émotion&amp;amp;nbsp;: une page très belle ou un site très laid nous influencent dans le crédit (ou discrédit) envers l'information qu'il contient, avant même d'avoir abordé les questions du fond. Il existe cependant des critères reconnus en matière de qualité que vous pouvez garder en pense-bête, surtout dès que les enjeux de votre recherche sont importants, et que vous voulez éviter que votre subjectivité n'entrave votre raison. Le présent article est extrait du guide de la fondation Ynternet.org où la question se pose dans l'autre sens, comme dans un miroir&amp;amp;nbsp;: ''à quoi devez-vous être attentifs lorsque vous publiez sur le web afin de produire des articles de qualité&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
Il existe des standards de rédaction, auxquels vous devez vous conformer. Comme il a été dit précédemment, ces standards permettent l'élaboration d'un langage commun avec vos lecteurs. Ils facilitent la lecture de vos articles et assurent de votre sérieux. Libre à vous, ensuite, de dépasser ou même de contourner ces standards, pour faire preuve de créativité. Voici les critères-qualité qui seront (ou devraient être) utilisés pour évaluer vos articles. Inversement, vous pouvez les garder précieusement pour évaluer ceux des autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Titre informatif, et si possible incitatif  ==&lt;br /&gt;
* Titre court&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre adapté au contenu, dans le contenu et dans le ton&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre accrocheur, stimulant la lecture de l'article&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Titre contenant les mots-clés d'une recherche web ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre étant le premier contact du lecteur avec le texte (article, billet), il doit aller droit au but, sans faire de détour. Le titre doit également attirer l'attention du lecteur, lui donner envie d'aller plus loin. Il ne faut pourtant pas céder systématiquement à la tentation d'un titre «&amp;amp;nbsp;racoleur&amp;amp;nbsp;», basé sur un jeu de mots ou promettant des développements décalés par rapport au contenu de l'article. Par exemple, ne titrez pas «&amp;amp;nbsp;Tout sur la faim dans le monde&amp;amp;nbsp;» si votre article ne présente que quelques aspects de cette problématique... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un titre mal choisi peut notamment avoir ces effets négatifs&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pas assez ''accrocheur'', les lecteurs potentiels ne liront pas l'article en entier, voire pas du tout&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Trop ''racoleur'', les lecteurs liront votre article peut-être seulement partiellement et seront mécontents d'avoir été bernés par le titre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forme : informations bien proportionnées  ==&lt;br /&gt;
* Bien proportionnées&amp;amp;nbsp;: des sections de longueur homogène, des phrases assez courtes pour faciliter la lecture sur un écran, des argumentations sur les affirmations les plus inhabituelles&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Taille du texte adaptée à l'information présentée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Possibilité donnée au lecteur d'aller plus loin&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Éléments utiles accessibles directement dans l'article, ne serait-ce qu'un résumé avec un lien sur un développement dans une autre page ou un autre site. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'écriture web est généralement destinée à être utile. Un article trop court sur une information importante ou complexe est frustrant, alors qu'un article long sur une nouvelle modeste ou anodine provoque une perte d'attention chez le lecteur. Des liens vers d'autres sites ou vers des articles complémentaires de votre site permettront de ne pas allonger le texte outre mesure, tout en donnant au lecteur la possibilité d'approfondir sa connaissance du sujet s'il en a l'envie et le temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction : intention du document immédiatement disponible  ==&lt;br /&gt;
* Les éléments les plus importants en début d'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Présentation de l'intention de l'article&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Transition avec la suite. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez adopter une règle d'or de l'écriture journalistique&amp;amp;nbsp;: votre texte commencera par la présentation succincte des éléments principaux, qui seront développés dans le corps de l'article. C'est ce qui permettra au lecteur de savoir si l'article vaut le coup d'être lu. En fin d'introduction, vous ménagerez une transition avec la suite, le premier paragraphe de votre développement. Il faut se souvenir que le lectorat n'a pas l'obligation de vous lire, et que, contrairement à l'écriture sur support papier (journaux ou livres), il n'a sans doute pas acheté le document lui-même. S'il vous lit en entier, vous aurez gagné dans l'économie de l'attention, et ce sera la première reconnaissance que vous obtiendrez de l'écriture sur le web... N'oubliez pas que, contrairement au monde physique, la sortie d'un site web n'est jamais qu'à un clic de souris&amp;amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Fraîcheur : informations à jour  ==&lt;br /&gt;
* Informations datées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations hors actualité classées dans les rubriques appropriées&amp;amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
* Informations plus récentes, sur la page d'accueil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une information qui est dépassée devrait indiquer clairement qu'elle l'est, ne serait-ce qu'en précisant sa date de publication, voire de dernière mise à jour. Inutile d'ôter d'internet une information dépassée, elle pourrait malgré tout rester accessible via divers biais. Le mieux est de faire évoluer toute information publiée sur internet, de manière à ce que le lectorat puisse bénéficier d'une information «&amp;amp;nbsp;vivante&amp;amp;nbsp;». Si vous annoncez un événement auquel vous avez participé ou à venir, pensez à le dater. Rien n'est plus pénible que de se préparer à participer à un concert, une conférence... Et savoir ensuite que l'événement a déjà eu lieu&amp;amp;nbsp;! Bien entendu, les informations les plus récentes seront placées sur la page d'accueil. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Orthographe et syntaxe irréprochables  ==&lt;br /&gt;
* Révisez systématiquement l'orthographe d'un texte avant publication, même si vous pensez que votre lectorat n'y est pas sensible, même si ''vous avez toujours été nul-le en orthographe'' et enfin même si ''le fond doit l'emporter sur la forme''&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Plusieurs rédactions d'un même article avec améliorations successives de la forme&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Faire relire l'article par des personnes variées (environnement familial, camarades d'études, amis, collègues selon les cas) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme nous l'avons vu plus haut, un minimum de rigueur est nécessaire sur la correction linguistique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelez-vous que&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Un article comportant de nombreuses fautes d'orthographe et grammaticales est pénible à lire car il distrait l'attention&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Produire un document sans faute est une source de satisfaction supplémentaire et donne l'occasion de se faire relire par d'autres (et les correcteurs orthographiques sont généralement intégrés aux outils de traitement de texte, voire aux navigateurs web)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* La crédibilité de l'information prend en considération cette donnée, car si un message est important, sa correction linguistique sera d'autant plus soignée&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Certains rédacteurs éviteront de mettre des liens pointant vers une information comportant des fautes linguistiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&amp;amp;nbsp;: concrets, pratiques et vérifiables &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir les sources des exemples et illustrations du propos&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Mentionner clairement l'emprunt d'arguments, d'idées... à d'autres sites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Illustrer les propos théoriques ou généraux par des exemples tirés de l'expérience (la vôtre ou celles de personnes dont vous citerez la source). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le web permet de naviguer facilement d'un site à l'autre, d'une page à l'autre. Rester vague ou trop théorique est suspect et ennuyeux à la lecture. Le rédacteur sera d'autant plus crédible et intéressant qu'il aura su puiser dans son vécu pour partager ses connaissances, en l'illustrant par des récits d'expériences, des cas concrets et pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'êtes pas seul sur le web, et ce que vous écrivez doit être relié à d'autres sites, créant ainsi un vaste réseau hypertextuel faisant entendre plusieurs voix complémentaires. N'hésitez donc pas à faire référence à d'autres auteurs et à fournir au lecteur les sources de vos arguments. Cela vous inscrit dans des communautés de pensée et d'expérience et prouve que vous avez lu avant d'écrire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Illustrez le propos  ==&lt;br /&gt;
* L'image renforce le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'image fournit des éléments qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter dans le texte&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* L'utilisation des images est conforme au droit d'auteur&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On dit qu'une image vaut mille mots. Lorsqu'on lit un article, même court, une image peut alléger le texte et appuyer le propos. Si l'occasion se présente, pourquoi ne pas profiter d'images disponibles sur internet dont les auteurs sont désireux de permettre à d'autres de les utiliser librement&amp;amp;nbsp;?&amp;lt;ref&amp;gt;Licences régissant l'usage des textes/images/sons publiés sur le portail Cooperation.net qui donnent des liens sur des banques d'images libres : www.ynternet.org/ynternet.org/info/24832 &amp;lt;/ref&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La généralisation des appareils photos numériques permet également d'utiliser ses propres images. N'oubliez pas de dimensionner vos images pour le web (à la résolution 72 dpi, le 300 dpi étant réservé à l'impression). Enfin, précisez le type d'utilisation autorisée (la licence). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Informations et liens contextuels (historique, géographique)  ==&lt;br /&gt;
Répondre aux questions ''où&amp;amp;nbsp;?'' ''quand&amp;amp;nbsp;?'' ''qui&amp;amp;nbsp;?'' ''comment&amp;amp;nbsp;?'' ''pourquoi&amp;amp;nbsp;?'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Fournir le contexte général et les enjeux d'un événement&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Situer sa réflexion dans le contexte d'un débat d'idées ou un courant de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un monde à part, sans chair ni repère. C'est donc à l'auteur (vous&amp;amp;nbsp;!) de fixer les repères permettant à vos lecteurs de savoir pour un événement&amp;amp;nbsp;: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Quand il a eu lieu (sans parler ''d'hier'', ''demain'', ''la semaine prochaine'' ni ''l'an dernier'', à moins de retoucher votre article très fréquemment)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Où il s'est déroulé (sans utiliser des termes relatifs comme ''pas loin d'ici'', ''à la frontière de notre beau pays'')&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Qui y a participé (éviter les formules comme ''mon frère'' s'il est connu car tout votre lectorat ne saura pas de qui il s'agit)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Dans quel contexte politique, économique, social... il s'est produit (si vous ne le rappelez pas et que votre texte comporte des sous-entendus, vous risquez de perdre un lectorat qui ne les saisira pas)&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Les enjeux liés à ce contexte (implications, tendances...) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour mettre en avant la pertinence d'un écrit, il sera toujours bienvenu de le situer au sein d'une discipline ou d'un débat ayant cours sur le sujet. Cela permettra à ceux qui ne sont pas familiers du domaine concerné de savoir comment se positionne le document par rapport à d'autres écrits. N'hésitez pas à créer des liens vers d'autres pages web pour préciser toutes ces informations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== « À propos » : contenus appropriés  ==&lt;br /&gt;
* Information «&amp;amp;nbsp;juste à temps&amp;amp;nbsp;»&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information pertinente, sans parasites&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information utile&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Termes spécialisés expliqués&amp;amp;nbsp;; &lt;br /&gt;
* Information vérifiable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''La première qualité d'une information, c'est d'être disponible lorsqu'on en a besoin''. Vous devez donc être un rédacteur réactif, qui publie fréquemment et met à jour souvent, à chaque fois qu'une information digne d'intérêt doit être diffusée. Vous devez éliminer toutes les informations «&amp;amp;nbsp;parasites&amp;amp;nbsp;» qui feraient perdre le fil de votre propos principal. Ne vous perdez donc pas dans les détails et surtout, structurez vos articles de manière à fournir l'information importante dès les premières phrases. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous évoquez un domaine très spécifique, qu'il s'agisse d'une activité professionnelle ou d'une activité privée, vous veillerez à élaborer un glossaire des termes les moins connus, ou au moins à en préciser le sens au bas de votre article, ou dans des infos-bulles s'ouvrant au passage de la souris sur le mot en question. De la même façon, vous développerez les sigles et acronymes, y compris les plus courants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, toutes les informations fournies doivent être vérifiables, soit par référence à d'autres textes (pages web, presse...), soit en contactant les personnes que vous aurez pris soin de mentionner. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quiz « Esprit critique face à l'info » ==&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: parmi les critères suivants, lesquels contribuent à assurer la fiabilité d'une information publiée sur une page web&amp;amp;nbsp;? (plusieurs réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# La date de mise en ligne de l'article ou de sa dernière mise à jour. &lt;br /&gt;
# L'abondance d'illustrations. &lt;br /&gt;
# La possibilité de contacter l'auteur de l'article et d'avoir des informations sur lui. &lt;br /&gt;
# La présence de bandeaux publicitaires. &lt;br /&gt;
# La présence de références dans l'article, liens vers d'autres pages Web ou citations d'articles papier. &lt;br /&gt;
# La recommandation de cet article par une star du show-biz, montrée en vidéo sur la page d'accueil du site. &lt;br /&gt;
# Le fait d'être citée par d'autres sites réputés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Question''&amp;amp;nbsp;: Sur le web, les auteurs doivent évaluer avec soin la valeur des ressources trouvées. Quels sont les critères principaux qui vont m'aider&amp;amp;nbsp;? (plusieurs bonnes réponses)&amp;amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Taille de la ressource disponible&amp;amp;nbsp;: nombre de pages de texte, nombre d'images, nombre de mégaoctets de données.&lt;br /&gt;
# Date de publication ou de dernière mise à jour connue.&lt;br /&gt;
# Réputation de l'auteur, d'après les autres traces de ses productions que l'on peut découvrir en ligne. &lt;br /&gt;
# Le type de site&amp;amp;nbsp;: site officiel plutôt que blog ou forum.&lt;br /&gt;
# Le fait d'avoir reçu spontanément les coordonnées de la ressource Internet par courriel de la part d'une adresse ayant l'air officielle.&lt;br /&gt;
# L'usage des majuscules qui signifie que les mots ont plus de poids. &lt;br /&gt;
# Le respect des standards W3C indiqué par le logo présent sur le site. &lt;br /&gt;
# Liens entrants en provenance d'autres sites ou commentaires laissés par des lecteurs.&lt;br /&gt;
# Références, citations et liens permettant de se renseigner sur le sujet et de contre-vérifier l'information fournie.&lt;br /&gt;
# La présence de nombreux commentaires, si la ressource est intégrée à un site autorisant l'interaction avec les lecteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=14789</id>
		<title>EPortfolio, contenu de base d'un bon site web profil</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=EPortfolio,_contenu_de_base_d%27un_bon_site_web_profil&amp;diff=14789"/>
				<updated>2014-07-28T14:41:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Psalaman : /* 5. Cohérence */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''profil, eportfolio, compétences, savoir-faire, savoir-être, projet, site web, identité numérique.''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Du CV à l’ePortfolio==&lt;br /&gt;
Le site web pour se profiler, personnellement ou au titre de (co)représentant d'un groupe, peut aussi être nommé ePortfolio. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la différence du CV, document statique, l'ePortfolio est une démarche, un processus et non un produit fini. L'idée est de mettre en valeur ses atouts, et de faire des mises à jour au fil des mois ou des années. Un CV géant, interactif, librement accessible à tous, notamment aux futurs employeurs. Un blog sur les aspects publics de la vie sociale et professionnelle d'une personne, avec ses références sur ses résultats, des preuves de personnes satisfaites, des projets en cours, des pistes pour bien coopérer. Bref, un site pour se profiler, qui sera toujours en construction, à améliorer, insatisfaisant... &amp;lt;br/&amp;gt;Pour qu'un ePortfolio soit utile, il doit toujours être librement disponible pour son créateur, et non bloqué sur une plateforme, universitaire par exemple, dont l'accès pourrait ultérieurement être fermé. En effet, le propriétaire de l'ePortfolio doit toujours conserver la possibilité de le mettre à jour (tel un patrimoine).&lt;br /&gt;
Première expérience de réalisation de site internet ? Vous recevez une belle offre qui mentionne :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- le graphisme ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- l'hébergement ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- la durée ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- les délais ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- les coûts ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- et peut-être même les frais de mise à jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce brouhaha d'informations, il manque la mention du contenu : ''qui rédigera les textes et choisira les images ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous de choisir et/ou produire. Sur le coup, vous ne mesurez pas l'importance de cette partie du projet de site internet. Et puis vient le moment fatidique où le webmaster vous demande : ''« Alors, ces textes et images, ils sont où ? »'' Et là commencent les ennuis. Car il faut bien le dire, nous ne sommes pas nés rédacteurs, nous ne sommes pas naturellement habitués à produire de l'écrit pour le web, il faut des spécialistes en communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, comme on le voit en filigrane dans cet ouvrage, il est possible de « devenir le média », en devenant soi-même un acteur. Justement, ça commence par le profil, dont l'idée est simple finalement : si j'arrive à me présenter moi-même, alors j'ai déjà fait un bon chemin vers la connaissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais très concrètement, que mettre dans mon site ? Des images, l'adresse de contact, le plan d'accès ? D'accord, c'est bien joli tout ça, mais pour le reste ? Je peux effectivement aller m'inspirer à gauche à droite sur les sites internet qui me plaisent. Est-ce suffisant ? En tout cas, c'est un moyen de développer mon esprit critique face aux sites web. Mais pour vous faire gagner du temps, voici pour la première fois les contenus de base d'un bon site web, rédigés par la fondation Ynternet.org et distribués dans les cours qu'elle propose (en 2013, nous n'avons toujours rien trouvé de similaire sur le web).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À noter : le profil personnel et le profil d'un groupe (association entreprise...) ont des contenus qui sont vraiment très proches, même si le résultat semble bien différent (voir colonne de gauche du tableau mémento qui suit). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avez-vous fait ce même constat : de plus en plus de sites traitent de sujets de manière très pointue, très professionnelle, mais sans présenter de manière large les auteurs ou le groupe qui animent la réflexion sur le sujet. Il est fréquent qu'il n'y ait que deux lignes, qu'un petit filet d'informations sur les auteurs d'un site, et qu'on n'ait donc pas une vision claire des motivations du groupe, voire pas de moyen d'en contacter les auteurs autrement que par un formulaire impersonnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un indicateur qui démontre l'opacité de l'organisation et n'est donc guère rassurant sur ses motivations. Ceci est tout aussi valable pour de grands sites, comme ceux qui dominent en 2013 – Google, Facebook, etc. – dont l'information sur la mission, la valeur, les principes, n'est pas facilement accessible, et pour de petits sites aux sujets plus spécifiques qui pour diverses raisons n'ont pas pris autant d'ampleur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L'importance des œuvres==&lt;br /&gt;
L'intérêt de penser à tous les contenus de base d'un bon site internet, dans une culture de plus en plus participative, c'est de montrer que les groupes sont forts car chaque contributeur a une identité spécifique et forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, sur Wikipédia, il est possible de voir les contributions de chaque participant. Les contenus de base d'un bon site internet se retrouvent dans les sites de la plupart des grands artisans du bien commun dans le monde numérique comme Tim Berners-Lee, co-initiateur du web, Richard Stallman, co-initiateur du mouvement du logiciel libre, Jacques Vallée, co-concepteur de morceaux d'Arpanet (première version d'internet) : tous exposent sur leurs « sites persos » comment les contacter, leurs activités présentes, leurs réalisations passées, certains de leurs centres d'intérêt et préférences, des actualités, leurs intentions d'avenir et leurs sources d'information.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Retournons à l'époque avant l'omniprésence d'internet, à la fin du XX&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt; siècle. Pour informer des contacts professionnels ou des amis sur ses activités, on envoyait un curriculum vitae, une carte de visite ou parfois une présentation plus personnalisée à ceux à qui on voulait se présenter. En tant qu'entreprise ou groupe de travail, on réalisait une plaquette d'entreprise, qui présentait la mission et les prestations. Avec l'arrivée du numérique, tant le CV que la plaquette se retrouvent sur internet et en raison des propriétés sociotechniques numériques, la présentation est différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelles sont les différences ? D'une part, les propriétés et possibilités du numérique augmentent le potentiel du profil et d'autre part, sans profil, ce sont les autres qui feront notre réputation, et non pas nous-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, on a tout intérêt à « maîtriser son identité » ; à passer un message clair et cohérent sur soi-même auprès de ses différents interlocuteurs. Le gros défi consiste à réussir à passer un message qui distingue son profil des autres profils et, en même temps, qui puisse avoir une base s'adressant à tous les interlocuteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels sont justement ces contenus de base pour se profiler ? Voici dans ce tableau les conseils qui ont la particularité de s'appliquer aussi bien au profil d'une personne qu'au profil d'un groupe. À noter qu'à l'image d'une fleur, autour de ces contenus de base, il y a d'autres contenus plus spécifiques qui sont à développer.&lt;br /&gt;
Si vous devez rédiger ou mettre à jour le site internet présentant votre profil (pour mieux montrer qui vous êtes, pour trouver du travail...) ou celui d'un groupe (entreprises, association, groupe de travail), ceci peut vous intéresser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt que de réinventer la roue, voici des contenus qui se retrouvent généralement dans les sites web pour se profiler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Mémento d'un bon site web de profil==&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#DBDEDD&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Menu&lt;br /&gt;
! Profil personnel &lt;br /&gt;
(l'individu, son profil public ou pour les collègues)&lt;br /&gt;
! Profil d'un groupe &lt;br /&gt;
(PME, association, groupe de travail...)&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Page d'accueil&lt;br /&gt;
| colspan=&amp;quot;2&amp;quot; | Message de bienvenue, menu, objectifs et cibles et résumé du contenu&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Actualités : nouvelles/blog, dimension chronologique&lt;br /&gt;
| Carnets de route, billets d'humeurs, opinions, récits d'expériences,...&lt;br /&gt;
| Dernières prestations, informations nouvelles, appels à partenariat, annonces de recrutement&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Orientations/préférences&lt;br /&gt;
| Centres d'intérêts, choix de vie socio-professionnels, croyances et valeurs&lt;br /&gt;
| Principes de fonctionnement, valeurs du groupe, mission, raison d'être&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Passé : réalisations&lt;br /&gt;
| Compétences, réalisations, résultats, références, Curriculum Vitae&lt;br /&gt;
| Histoire dès les débuts : fondation, autonomisation, résultats et faits marquants&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Présent : activités et prestations&lt;br /&gt;
| Quotidien ; engagements actuels ; groupes de travail ; événements et activités régulières&lt;br /&gt;
| Services et produits ; type de prestations fournies ; conditions d'accès aux prestations ; mission de l'organisation ; exemples de clients ; tarifs (séparés).&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Avenir : projets envisagés&lt;br /&gt;
| Projets de développement socioprofessionnels, espoirs et perspectives, intentions,...&lt;br /&gt;
| Annonces des prochains produits à venir, partenariats possibles,&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réseaux d'information&lt;br /&gt;
| Types et sources d'informations par supports (outils dynamiques des réseaux sociaux), remerciements&lt;br /&gt;
| Partenaires, éventuellement fournisseurs, liens sur les médias&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Contact (comment aborder)&lt;br /&gt;
| Coordonnées, modes de contact dans divers contextes&lt;br /&gt;
| Heures d'ouverture, plan d'accès, personne de contact,...&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est intéressant de noter que plusieurs des contenus de base d'un bon site web de profil sont similaires pour une personne ou pour un groupe. Notez aussi que par un groupe, on entend autant une entreprise, une association qu'un groupe de travail, car tous ont les mêmes préoccupations de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les critères qualité d'un ePortfolio ==&lt;br /&gt;
Pour qu'il atteigne ses objectifs (intéresser le lecteur, lui donner une idée précise de votre identité professionnelle, inspirer confiance, fournir des informations directement utilisables...), votre ePortfolio doit présenter certaines caractéristiques d'ensemble, au-delà des contenus et qualités de chacun des articles. Quatre critères globaux ont été retenus pour évaluer la qualité générale de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:BandeVille.png|1100px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===1. Clarté du projet===&lt;br /&gt;
La quête de notre identité est au cœur du développement social et professionnel. Quel est votre destin ? Vous n'êtes pas né(e) par hasard.&lt;br /&gt;
''« Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers. »''&lt;br /&gt;
Socrate, il y a plus de 2 500 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour rester concentré sur l'ePortfolio, l'objectif est de définir quel est votre projet social et professionnel. Gagner de l'argent n'est pas une finalité. Vos employeurs, collègues, tout autant que votre entourage social, tous souhaiteront avoir quelques pistes aussi simples que solides pour mieux vous connaître. Saurez-vous réussir ce tour de force consistant à vous présenter de manière à toucher votre public, à ce qu'il puisse avoir envie d'en savoir plus ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À vous aussi de définir quel est le public cible. En d'autres termes, à qui parlez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Uniquement à un employeur à la fois, avec un ePortfolio sur mesure pour chacun ? Auquel cas, vous devrez envisager un ePortfolio accessible uniquement par mot de passe, composé de diverses parties pour orienter chaque contact sur une ou plusieurs pages conçues sur mesure ; mais c'est fastidieux, sans compter que vous pourriez ne pas viser juste et passer à côté d'une opportunité inattendue...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous vous adressez à tous les internautes ? Auquel cas, il sera judicieux de se rappeler que « qui trop embrasse mal étreint » et de ne donner que certaines faces de votre personnalité, celles qui vous qualifient le mieux, sans viser l'exhaustivité. À vous de savoir trancher et vous positionner, pour avoir un projet clair pour un public clairement défini. De la réponse à ces questions (quel projet pour quel public ?) découleront :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- une terminologie (tout public ou d'un domaine spécialisé) ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- des contenus ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- une forme ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que la formulation du projet est adéquate pour le public cible ? Attention à ce dernier élément :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* trop spécifique, vous allez passer à côté d'un auditoire qui pourrait être malgré tout intéressé par vos propos, voire contribuer à votre démarche ;&lt;br /&gt;
* trop large, vous allez susciter des attentes vis-à-vis d'un lectorat qui, finalement, n'y trouvera pas son compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ici, le fond et la forme doivent se retrouver, la seconde au service du premier, afin de donner des éléments d'appréciation, non verbaux, pour que votre cible puisse se reconnaître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===2. Valorisation des compétences transversales===&lt;br /&gt;
La démarche ePortfolio se concentre sur les compétences. Le résultat final, issu de votre démarche, doit permettre au public-cible de reconnaître vos atouts socio-professionnels, de pouvoir vous citer sur les thématiques que vous développez dans cette vitrine, de vous contacter sur les sujets qui sont au cœur de votre activité et/ou de vos préoccupations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définition des compétences génériques :'''&lt;br /&gt;
* compétences génériques signifie compétences de savoir-être. On parle aussi de compétences transversales (en anglais ''soft skills'' ou ''key compétences''). Elles sont utiles quel que soit votre métier ; savoir négocier, communiquer, s'organiser, gérer des conflits, finaliser sont des compétences génériques ([[Internet, moteur de formation toute sa vie|voir aussi l'article « Internet, moteur de formation toute sa vie »]]).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici des exemples de compétences génériques pour que vous puissiez évaluer celles que vous pratiquez le mieux et celles que vous souhaitez valoriser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''conseil d'auto-évaluation :''' pour vous auto-évaluer au mieux, il est utile de demander à d'autres (collègues, autres participants à la session de création d'ePortfolio) de valider votre perception de vos propres compétences génériques. Ceci vous permet de confronter votre analyse avec celle de ceux qui vous entourent. C'est le principe de validation « par les pairs » ;&lt;br /&gt;
* '''procédure de valorisation :''' une procédure simple consiste à visiter les pages internet listant ces compétences et copier celles pour lesquelles vous vous considérez comme très compétent. Contextualisez les compétences que vous souhaitez valoriser dans votre ePortfolio sous forme de récits d'expériences. Par exemple si vous savez repérer l’information, la regrouper et l'organiser en utilisant la technologie et les systèmes d’information appropriés, vous pouvez réaliser un récit d'expériences ;&lt;br /&gt;
* '''liste de vérification finale pour les compétences transversales :''' lors de la rédaction des articles de votre ePortfolio, vous avez procédé à l'identification et à la mise en forme de vos compétences générales/transversales. Vous avez ensuite développé la description de ces compétences dans vos différents articles. Vérifiez que toutes vos compétences sont bien représentées et évaluez la manière dont vous les avez présentées. Pour cela, mettez-vous dans la peau de votre lecteur en vous posant les questions suivantes : « Si je ne connaissais pas cette personne (vous-même !), cet ePortfolio me permettrait-il de mieux l'appréhender ? Aurais-je envie de coopérer avec cette personne ? Qu'est-ce qu'elle a de spécial, unique ? Cette personne peut-elle apporter une réponse claire à mes préoccupations, mes besoins ? » Pour réaliser cet exercice d'évaluation, vous pouvez bien sûr faire appel à un camarade, qui aura sans doute une vision plus objective que la vôtre des qualités et défauts globaux de votre ePortfolio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
|'''Aide pour vérifier si votre ePortfolio présente bien vos compétences transversales :'''&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont listées.&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont valorisées.&lt;br /&gt;
* Toutes mes compétences sont rattachées à des exemples de réalisation ou d'engagement.&lt;br /&gt;
* Mes compétences sont hiérarchisées : le lecteur sait quelle est ma spécialité, quelles sont mes compétences transversales. Il sait pour quelles tâches ou missions il peut faire appel à moi.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===3. Valorisation des compétences spécifiques (métier)===&lt;br /&gt;
Les compétences spécifiques sont les compétences liées à votre métier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Justification de mes compétences dans le domaine de spécialité ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- emploi du vocabulaire adapté au domaine de spécialité ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- exemples de réalisations dans le domaine ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- précision suffisante sur mes apports dans le domaine ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- liens avec d'autres individus ou organisations actifs dans le domaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous devez indiquer clairement quels sont vos domaines de spécialité, qu'il s'agisse de spécialités professionnelles ou de spécialités personnelles. Vous indiquerez la manière dont vous avez acquis des compétences dans ce domaine : formation initiale, formation continue, engagement associatif, lectures, participation à des projets collectifs... Soyez concret, sans tomber dans une profusion de détails. Exprimez précisément la nature de vos tâches et missions, leurs résultats. Mentionnez les personnes et/ou organisations avec lesquelles vous avez collaboré et la nature de ces collaborations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Grandschema.jpg|600px|vignette|centre|Copyright Julien Poulain sous LAL (Artlibre.org)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===4. Forme===&lt;br /&gt;
*'''Qualités rédactionnelles globales''' qui sont utiles à développer pour un ePortfolio :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- Sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- vocabulaire et ton adaptés à la cible visée, le lexique et la sobriété étant les atouts les plus certains ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- cohérence du style et du message entre les divers articles identitaires ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- usage de formules neutres afin d'éviter l'obligation de mises à jour trop fréquentes ;&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
- fluidité du texte, avec des phrases agréables à lire et pas trop longues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans chaque article, vous avez tout intérêt à avoir un titre attractif, une orthographe irréprochable (il existe des correcteurs y compris pour la correction sur un navigateur web), mais aussi une illustration visuelle, des chapitres, des liens contextuels.... Alors pourquoi ajouter un critère global au niveau rédactionnel ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce que, au même titre que le chauffeur de véhicule est passé du stade de métier (le chauffeur) au stade de fonction (je conduis un véhicule pour aller au travail), le métier de journaliste est en train de devenir une fonction aussi utile pour tout individu, qui sera de plus en plus fréquemment et naturellement amené à publier les résultats de son travail (personnel, associatif ou professionnel) sur internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et ce n'est pas dans un article, mais dans l'ensemble de la production que cet article sera évalué par les visiteurs de votre site. Vos qualités rédactionnelles globales s'exprimeront dans votre capacité à prendre du recul et à produire un site globalement cohérent au niveau rédactionnel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sommaire attractif et répondant aux besoins des visiteurs, permettra que les pages de votre site soient mieux visitées. Car le sommaire devrait afficher au moins des titres ou des résumés de titre sur toutes les pages des articles de base. Ce sommaire doit présenter des mots-clés cohérents par rapport aux articles de base.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple 1, très cohérent mais peu original : nouveautés, préférences, histoire, quotidien, avenir, contact, sources d'informations.&lt;br /&gt;
Exemple 2, un peu moins cohérent mais plus original : blog, j'aime, ma situation, histoire passée, la futurologie, pour me joindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le vocabulaire et le ton ont tout intérêt à être adaptés au public que vous souhaitez toucher prioritairement. Si vous visez tout type de public, l'usage de formules standard n'est pas suffisant. Il est essentiel de mettre un peu de personnalité et d'originalité afin de toucher le lecteur. Vous pouvez par exemple utiliser des techniques rédactionnelles standard, telles que le questionnement initial (qui pose une hypothèse ou suscite une interpellation), l'énumération, l'insertion de récits et d'histoires captivant l'attention, etc. Travaillez aussi votre lexique : utilisez un vocabulaire adapté aux sujets traités (exemple : nommez précisément des outils et procédures appartenant à un domaine technique particulier) et évitez le recours systématique à des mots trop vagues ou « fourre-tout », tels que les verbes avoir, être, représenter, venir (...), les adjectifs les plus communs tels que beau, grand, génial... N'abusez pas des expressions à la mode, des tics de langage, dont le succès peut passer très vite (cool, top, délire, vachement). &lt;br /&gt;
* L'usage de formules neutres permet d'éviter que vos rédactions soient passées de date (obsolètes) trop rapidement : J'ai 24 ans &amp;gt; Je suis né-e en 1984 ; J'habite depuis deux ans en Belgique &amp;gt; Je réside en Belgique depuis 2007. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Votre rédaction doit être globalement fluide dans les articles, ce qui passe entre autres choses, par des phrases courtes (surtout si vous n'avez pas un goût particulier pour la rédaction) et une structuration claire des textes en paragraphes. N'hésitez pas à insérer des titres et sous-titres dans vos articles, ils guident la lecture et mettent en évidence les articulations des textes. N'oubliez pas qu'un article ne s'écrit jamais en une seule fois...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en faisant et refaisant que vous parviendrez à l'expression juste. N'hésitez donc pas à reprendre vos articles publiés, si vous pensez pouvoir y apporter des améliorations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Ergonomie, graphisme et esthétique''':&lt;br /&gt;
** la navigation dans mon ePortfolio est facile ;&lt;br /&gt;
** les couleurs et l'agencement visuel adoptés procurent l'impression souhaitée ;&lt;br /&gt;
** tout le monde peut accéder à mon site, y compris les personnes ayant des difficultés de lecture. Lors des travaux d'élaboration de votre ePortfolio, vous avez pris connaissance des règles et bonnes pratiques d'édition de site internet.&lt;br /&gt;
** les renseignements importants doivent être accessibles dès la page d'accueil. Utilisez pour cela des onglets ou des barres de menu latérales ;&lt;br /&gt;
** si vous rédigez régulièrement des billets d'actualité, pensez à les regrouper en catégories thématiques, permettant ainsi au lecteur d'accéder à des articles anciens, qui ne figurent plus en page d'accueil ;&lt;br /&gt;
** choisissez des couleurs, des polices, une structuration des pages conformes à l'impression que vous souhaitez produire sur vos lecteurs, et en accord avec les compétences que vous valorisez dans vos articles. Pensez à formater vos images pour internet, en réduisant la taille et le poids. Pensez aux personnes souffrant de handicaps rendant difficile la lecture à l'écran : ne jouez pas de manière excessive sur les contrastes (par exemple texte noir sur fond rouge, très fatigant); choisissez une taille de police suffisante, joignez une légende à chacune de vos images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===5. Cohérence===&lt;br /&gt;
Les différentes parties de l'ePortfolio sont-elles reliées par un « fil rouge » ?&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* les compétences et valeurs que j'expose sont-elles bien illustrées dans mes récits ?&lt;br /&gt;
* inversement, mes récits ne mettraient-ils pas en évidence des compétences et valeurs que j'aurais oubliées de valoriser ?&lt;br /&gt;
Les compétences que je présente sont-elles en lien avec le projet ? Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* ces compétences vont-elles bien servir mon futur socio-professionnel ?&lt;br /&gt;
* aurais-je mis en avant des compétences qui ne servent pas directement mon projet ?&lt;br /&gt;
* la combinaison de ces compétences est-elle équilibrée par rapport à mes objectifs ? N'ai-je pas de grosses carences qui pourraient nuire à mon projet ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y-a-t-il une cohérence entre le projet et la façon dont je le présente, d'un point de vue graphique et rédactionnel ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* pour des ambitions internationales, des pages en anglais sont incontournables ;&lt;br /&gt;
* si l'ePortfolio porte sur des aspects créatifs et/ou artistiques, il doit lui-même en être la preuve et surtout, contenir des éléments (images, vidéos, textes...) permettant au lectorat d'être convaincu ;&lt;br /&gt;
* dans un ePortfolio de cadre dirigeant, un ton trop familier peut desservir vos objectifs.&lt;br /&gt;
* compléter par des liens sur les réseaux sociaux, comme Linkedin, montrant si possible des références et recommandations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Est-ce que l'ensemble du ePortfolio donne une impression d'unité ou de pièces juxtaposées ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques pistes :&lt;br /&gt;
* le style est-il unifié (emploi du « je » ou « nous » ou du nom de l'entreprise dans les phrases, usage des temps, de l'infinitif...) ?&lt;br /&gt;
* la mise en page (police de caractères, alignement, disposition) est-elle harmonisée d'une page à l'autre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Notes et références==&lt;br /&gt;
Extraits du ''guide ePortfolio'' de la fondation Ynternet.org, travail collaboratif mené depuis 1999, objet de raffinements successifs et d'expériences pilotes dans le cadre de projets, notamment européens, consacrés à l'innovation socio-pédagogique, pilotés par Théo Bondolfi et inspirés par Raphaël Rousseau.&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller plus loin, une vidéo sur l'ePortfolio citoyen est accessible sur www.ageneve.net.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Psalaman</name></author>	</entry>

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