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		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=5089</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2011-08-12T12:22:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : Modification du plan&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=='''Quand le militaire sert la communauté''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Horaire de train, achats en ligne, réservations de billets de concert… Autant de petites actions quotidiennes pratiquées sur le web : Internet semble si naturel et évident aujourd’hui pour la plupart d’entre nous, que l’on oublie presque que l'humanité a aussi vécu sans. Retour en quelques lignes sur l’histoire épatante de cette technologie révolutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les visionnaires du monde virtuel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.	spirituels : taylor, écologie spirituelle années 40-50&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.	Pionniers de l’informatique long beards dans les années 60. (glissement progressif, en même temps techniciens et fumeurs de joints) ! inventent la souri, le tableau graphique, les icônes, les liens hypertexte. Créations incroyables, pond fait avec les fonds militaires, dans tous les pays vainqueurs de la 2gm. Donnent naisssance à un système protocole milieu 70, et connectent des ordi entre eux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3.	Début 80, utilisation civile. Avant on peut dire que c'étaient des babacools 68ards qui travaillaient pour la recherche militaire. Entrée dans les années 80 dans le monde académique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4.	Incubateurs d’entreprise là, et explose au grand jour au début des années 90, avec conscience que l’info doit être en libre accès pour tous : étique des hackers. (voir dans wikinomics) Partage d’info, libre, disponible. Expriment de manière, aussi technique, par la décentralisation, et les propriétés du numérique. =&amp;gt; milliers de tentatives de mettre en lien des outils. informatiques et marchent pas. Protocole neutre qui a été adopté, TCP/IP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un quelque chose de naturel et d’intuitif ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fonctionnement  (description courte) d’internet n’est pas né d’un choix numérique ou militaire, mais d’une conscience intuitive que c’est comme ça que le numérique fonctionne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
⇨	gratuité : formule gagnante d’internet (peut être en encart avec renvoi au chapitre 6). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
⇨	importance de la conscience citoyenne, et de l’impact économique et social d’internet sous sa forme actuelle. (Quelques grandes entreprises basées sur l'actionnariat spéculatif ont massivement investi dans des jeunes entreprises de fonceurs possédant des plans de développement visant à occuper de nouveaux marchés le plus rapidement possible (on les appelles des start-up). Ces grands groupes sont ceux qui ont achetés les autres par des mécanismes financiers très peu reliés à leurs réelles valeurs productive (biens, services), et fusionnés en moins de 5 ans le 90% des informations qui circulent, principalement avec de l'argent gagné dans la fabrication et ventes d'armements et d'outils de traitement des énergies.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
⇨	Question de la neutralité des réseaux. Indice de la liberté numérique. &lt;br /&gt;
L’histoire d’internet est basée sur une liberté qui peut être conservée que si nous sommes vigilants. Comme toutes les libertés, pas un acquis mais se cultive avec vigilance et créativité. &lt;br /&gt;
#C'est vous, lecteurs, humains, individus qui en plus de devoir apprendre à conduire des véhicules, à cuisiner, à avoir une hygiène quotidienne, doit maintenant se faire à l'idée qu'il lui faut un régime de communication électronique, parce qu'Internet c'est un essentiel dans la &amp;quot;société de l'Information&amp;quot;, sinon on reste &amp;quot;analphabétique&amp;quot;. Aujourd'hui, le &amp;quot;grand public&amp;quot; veut surtout &amp;quot;décompresser&amp;quot; sur Internet, c'est plus facile que de &amp;quot;progresser&amp;quot;, pourtant les intermédiaires entre le besoin et l'impact grâce aux NTIC se limitent progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tableau Chronologique tiré de Wikipédia [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1958	La BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique4.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1961	Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données4.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1962	Début de la recherche par ARPA, une agence du ministère de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1964	Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1967	        Première conférence sur ARPANET''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1969	Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'Interface Message Processor de Leonard Kleinrock''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1971	23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1972	Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1973	L'Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1979	Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1982	Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1983	Premier serveur de noms de sites''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1984	1 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1987	10 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1989	100 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1990	Disparition d'ARPANET''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1991	Annonce publique du World Wide Web''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1992	1 000 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1993	Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1996	10 000 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''2000	Explosion de la Bulle internet''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Reste à faire''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adapter le tableau de wikipédia : enlever ce dont on ne va pas parler. Rédiger paragraphes et encarts.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Br%C3%A8ve_histoire_d%27internet&amp;diff=5088</id>
		<title>Brève histoire d'internet</title>
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				<updated>2011-08-12T10:58:28Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : Modif voc&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;==''' L’histoire d’internet''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Horaire de train, achats en ligne, réservations de billets de concert… Autant de petites actions quotidiennes pratiquées sur le web : Internet semble si naturel et évident aujourd’hui pour la plupart d’entre nous, que l’on oublie presque que l'humanité a aussi vécu sans. Retour en quelques lignes sur l’histoire épatante de cette technologie révolutionnaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pour partager de l’information… ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
#comment on met les premiers ordinateurs en réseau. Quelques noms, lieux, dates. (voir '''schéma''' des pères fondateurs et aussi le '''tableau''' chronologique de wikipédia en encart).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Insister sur le fait que le but premier d’internet est de pouvoir partager des informations, faire avancer le savoir. =&amp;gt; outil de connaissance. &lt;br /&gt;
#les militaires ont formulé un besoin dans les années 50 et 60. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tableau Chronologique tiré de Wikipédia [http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d'Internet]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1958	La BELL crée le premier Modem permettant de transmettre des données binaires sur une simple ligne téléphonique4.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1961	Leonard Kleinrock du Massachusetts Institute of Technology publie une première théorie sur l'utilisation de la commutation de paquets pour transférer des données4.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1962	Début de la recherche par ARPA, une agence du ministère de la Défense américain, où J.C.R. Licklider y défend avec succès ses idées relatives à un réseau global d'ordinateurs.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1964	Leonard Kleinrock du MIT publie un livre sur la communication par commutation de paquets pour réaliser un réseau4.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1967	        Première conférence sur ARPANET''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1969	Connexion des premiers ordinateurs entre 4 universités américaines via l'Interface Message Processor de Leonard Kleinrock''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1971	23 ordinateurs sont reliés sur ARPANET. Envoi du premier courriel par Ray Tomlinson.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1972	Naissance du InterNetworking Working Group, organisme chargé de la gestion d’Internet''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1973	L'Angleterre et la Norvège rejoignent le réseau Internet avec chacun 1 ordinateur''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1979	Création des NewsGroups (forums de discussion) par des étudiants américains''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1982	Définition du protocole TCP/IP et du mot « Internet »''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1983	Premier serveur de noms de sites''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1984	1 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1987	10 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1989	100 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1990	Disparition d'ARPANET''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1991	Annonce publique du World Wide Web''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1992	1 000 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1993	Apparition du Navigateur web NCSA Mosaic''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''1996	10 000 000 ordinateurs connectés''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''2000	Explosion de la Bulle internet''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Intertitre manquant. ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#Années 60-70, arpanet. &lt;br /&gt;
#les long beards (scientifiques) ont développés ce besoin pour des projets académiques, dès les années 70.Ce sont eux qui ont créé un réseau ouvert avec un protocole &amp;quot;patrimoine de l'humanité&amp;quot;, le TCP/IP. IBM a créé un plan d'ordinateur personnel (Personal Computer, PC).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#'''Encart : lois de MOORE'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Et réduire les distances ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
#évolution dans les années 90, long beards. &lt;br /&gt;
#Evolution dans les années 2000. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un quelque chose de naturel et d’intuitif ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fonctionnement  (description courte) d’internet n’est pas né d’un choix numérique ou militaire, mais d’une conscience intuitive que c’est comme ça que le numérique fonctionne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
⇨	gratuité : formule gagnante d’internet (peut être en encart avec renvoi au chapitre 6). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
⇨	importance de la conscience citoyenne, et de l’impact économique et social d’internet sous sa forme actuelle. (Quelques grandes entreprises basées sur l'actionnariat spéculatif ont massivement investi dans des jeunes entreprises de fonceurs possédant des plans de développement visant à occuper de nouveaux marchés le plus rapidement possible (on les appelles des start-up). Ces grands groupes sont ceux qui ont achetés les autres par des mécanismes financiers très peu reliés à leurs réelles valeurs productive (biens, services), et fusionnés en moins de 5 ans le 90% des informations qui circulent, principalement avec de l'argent gagné dans la fabrication et ventes d'armements et d'outils de traitement des énergies.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
⇨	Question de la neutralité des réseaux. Indice de la liberté numérique. &lt;br /&gt;
L’histoire d’internet est basée sur une liberté qui peut être conservée que si nous sommes vigilants. Comme toutes les libertés, pas un acquis mais se cultive avec vigilance et créativité. &lt;br /&gt;
#C'est vous, lecteurs, humains, individus qui en plus de devoir apprendre à conduire des véhicules, à cuisiner, à avoir une hygiène quotidienne, doit maintenant se faire à l'idée qu'il lui faut un régime de communication électronique, parce qu'Internet c'est un essentiel dans la &amp;quot;société de l'Information&amp;quot;, sinon on reste &amp;quot;analphabétique&amp;quot;. Aujourd'hui, le &amp;quot;grand public&amp;quot; veut surtout &amp;quot;décompresser&amp;quot; sur Internet, c'est plus facile que de &amp;quot;progresser&amp;quot;, pourtant les intermédiaires entre le besoin et l'impact grâce aux NTIC se limitent progressivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Reste à faire''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adapter le tableau de wikipédia : enlever ce dont on ne va pas parler. Rédiger paragraphes et encarts.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre_4&amp;diff=5013</id>
		<title>Introduction au chapitre 4</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Introduction_au_chapitre_4&amp;diff=5013"/>
				<updated>2011-08-08T05:48:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : Ajout d'un paragraphe, initialement rédigé pour l'article Fracture Numérique&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Usages du numérique sans conscience:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- les journalistes qui disent site internet au lieu de site web,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- usage des écrans en rétro-projection ou d'écran d'ordinateur,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- usage des logiciels libres ou propriétaires,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- diversité des fournisseurs d'accès favorisant la neutralité du net&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Paragraphe repris de l'article &amp;quot;Fracture numérique&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fracture entre ceux qui utilisent ces technologies numériques pour s'auto-exclure et ceux qui utilisent pour l'auto-inclure de la société humaine. Car si Internet est une arme, elle peut aussi se retourner contre nous si on n'y prend pas garde ; nous faire perdre la santé physique et mentale, en nous déconnectant de notre corps et de notre esprit. Nous transformer en consommateurs-pollueurs, au lieu de nous donner les moyens de réduire les dégâts. C'est le nouveau défi posé par l'omniprésence d'Internet au quotidien. Apprendre à utiliser ces outils avec cohérence, pertinence, sans se laisser envahir. Apprendre à distinguer la publicité de l'information, à débattre des usages. A identifier les sources de l'information et sa pertinence. A résister à la dictature de l'immédiat. A se changer les idées et sortir le nez de l'écran chaque quelques heures. A ne pas révéler sa vie privée tout en réussissant à bien se profiler sur le web. A lire les conditions d'usage des services web, et savoir dire non si les conditions sont injustes, même si tous ses amis sont sur le réseau social à la mode. Apprendre à faire des choix dans le supermarché numérique, à ne pas se limiter à consommer de l'information en devenant pleinement acteur de la société de l'information, plutôt qu'un esclave ou une oie qu'on gave. Et, au final, apprendre à tendre la main à son prochain, l'aider à s'inclure dans la société pour mieux vivre ensemble sur la même planète, avec un partage équitable des savoirs, tous reliés par Internet.&lt;br /&gt;
Facile à dire, difficile à faire. Bonne nouvelle : nous sommes déjà sur le chemin d'un monde avec plus d'équité des chances. Car l'information, à la différence de l'argent, prend de la valeur lorsqu'elle est partagée.''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=5002</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=5002"/>
				<updated>2011-08-05T15:20:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== '''Internet : une nouvelle source d’inégalités''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''700 millions de Chinois, et moi et moi et moi... J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie c'est la vie''. Dans les années 1960, quand Jacques Dutronc chantait cette chanson, ces 700 millions de chinois nous paraissaient si loin, si inaccessibles... Mais avec l'essor d'Internet, les distances se sont réduites. Vite. Beaucoup. Tout est plus près, plus facile d'accès, on rencontre la même personne par hasard dans deux pays différents et notre planète semble toute petite. Du moins, c’est ce que ressentent ceux qui ont la chance d’être du bon côté de la « fracture numérique ». &lt;br /&gt;
Fracture numérique, c’est le nom donné à l’inégalité d’accès aux nouvelles technologies, comme Internet. Alors que nous considérions à leurs débuts, que l’ordinateur et Internet n’étaient que des gadjets, nous savons aujourd’hui qu’il s’agit en fait de nécessités, partout dans le monde. Internet est devenu un réel enjeu de société… et une nouvelle source d’inégalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Terre au début du 21e siècle, 2,6 milliards d'humains vivent avec moins de 2 dollars par jour. Ils sont tout en bas de l'échelle sociale. Et, tout en haut, un cinquième de la population mondiale consomme à lui seul environ 90% des ressources disponibles. Ces chiffres ont été publiés dans un état des lieux alarmant des Nations Unies en 2010 [1].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous lisez ce livre, vous êtes probablement déjà bien informé, vous avez accès aux médias, à Internet. Et donc vous l'avez expérimenté : les technologies de l'information, dites &amp;quot;numériques&amp;quot;, permettent d'accélérer les mouvements d'informations, d'avoir plus d'équité sociale, et de devenir plus autonome dans ses actions quotidiennes. Et vous avez aussi remarqué, peut-être sans y prêter attention, qu'Internet vous donne un avantage sur ceux qui n'y ont pas accès. Tout va plus vite : les décisions, et aussi l'impact des décisions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un train déraille dans une région bien connectée, et rapidement des transports alternatifs sont organisés. Dans une région mal connectée, tout le monde attend, les solutions s'organisent bien plus lentement, l'information passe mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
ilets de sécurité en permanence : il existe encore des endroits dans lesquels l'information est rare, et qui sont des sociétés dans lesquels l'information est rare, et non pas abondante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fracture numérique est en fait une fracture sociale. (au niveau des langues, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors quoi ? C'est comme ça ? Il faudrait se résigner à accepter que l'écart entre faibles et forts augmente à cause d'Internet ? Non, au contraire ! Souvenez-vous : Internet est un moyen, pas une fin. C'est un outil qui favorise un mode d'organisation qui, bien que complexe, n'est pas centralisateur. Au contraire, il donne un pouvoir équitable à chacun de ses utilisateurs, pour autant que nous soyons aptes à l'utiliser intelligemment. Exemple de bon usage qui réduit la fracture sociale : le micro-crédit. Dans de nombreuses régions du monde, les commerçants des métropoles régionales s'entendent sur l'achat des récoltes des paysans. Ainsi, lorsqu'un commerçant arrive dans un village avec un camion pour le remplir de la récolte locale, il dit implicitement aux paysans : ''« vous n'avez pas le choix ! C'est moi qui décide du prix, car je suis le seul à venir dans votre village éloigné pour acheter votre récolte »''. Le commerçant attend que les paysans du village soient au bout du rouleau, qu'ils craquent et acceptent son prix. Depuis l'arrivée des téléphones mobiles et d'Internet, les paysans peuvent maintenant lui répondre : ''« désolé cher commerçant, nous venons de nous renseigner sur le web ou par téléphone. Nous constatons que le prix moyen serait supérieur si nous allions vendre nos denrées en ville par nous-mêmes. Si vous n'acceptez pas notre prix de vente, nous pouvons louer un camion et descendre dans la métropole pour les vendre. Vous ne tenez plus le couteau par le manche. C'est maintenant nous qui décidons. Proposez-nous un prix équitable, c'est la condition pour continuer à commercer avec vous''. Et que vient faire le micro-crédit là-dedans ? Si le paysan a passé son année à préparer sa récolte, bien souvent il n'a plus d'économie au moment de vendre sa récolte pour louer un camion. Il va alors pouvoir contracter un micro-prêt, dit « micro-crédit », pour louer un camion, descendre en ville, vendre sa récolte à un meilleur prix, remonter dans le village et rembourser le micro-prêt. Souvent les téléphones mobiles ou le matériel du cybercafé du village ont, eux aussi, été acheté grâce au micro-crédit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Permettre de passer par-dessus les intermédiaires qui se ''sucrent'' sans vraie valeur-ajoutée : voilà un des intérêts fondamentaux d'Internet. C'est dans cet esprit que de nombreuses actions citoyennes ont été mises en place afin de lutter contre la fracture numérique. On les désigne avec les termes suivants : e-inclusion, inclusion socio-digitale, réduction de la fracture numérique, insertion socio-numérique... &lt;br /&gt;
Dans un premier temps, les initiatives pour réduire cette fracture visaient les personnes qui n'ont pas accès à l'information, les régions isolées, les populations sans les moyens financiers d'accéder aux technologies numériques. Progressivement, les actions d'inclusion numérique visent aussi personnes qui ont des handicaps physiques, les séniors, bref, toutes les communautés. Internet permet aussi de relocaliser l'économie et de préparer ainsi ''l'après pétrole''. Des initiatives d'inclusion numérique se lancent dans toutes les régions et pour tous les buts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
http://www.almin.be/newsletter/pics/almin009-05.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://1.bp.blogspot.com/_TlqOebU2Ank/RbP19iCdnwI/AAAAAAAAAGA/59oIi8TT-fY/s400/fracture-num%C3%A9rique.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://artic.ac-besancon.fr/histoire_geographie/BJacquet/cartographie/images/web03.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://civitas.blog.tdg.ch/media/01/02/1623193681.jpg &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fracture_num%C3%A9rique#Probl.C3.A9matiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rapport sur la fracture numérique en Suisse, par la CEAT (MM Vodoz, Steiner, etc) : http://www2.unil.ch/cwp/rap_int_pnr51.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/fracture-numerique.shtml &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Version numérique, à reprendre&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Des milliards de dollars sont en effet investis chaque année par gouvernements et institutions parapubliques (fondations, associations) pour tenter d'éviter un nouveau drame social mondial : la fracture numérique, alias le fossé digital (''digital divide'' en anglais).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les gouvernements et la plupart des grandes ONG qui gèrent des projets de réduction de la fracture, il s'agit d'une fracture entre connectés et déconnectés, entre internautes réguliers et ponctuels, entre webmasters et analphabéTICs (TIC signifie dans le jargon institutionnel &amp;quot;Technologies de l'Information et de la Communication&amp;quot;). Pour cela, ils font appel à des représentants de la « Société Civile » (PME, associations) et leur fournissent des ordinateurs. Ainsi, ils facilitent la connexion au réseau Internet, financent quelques cours de Word et organisent de nombreuses conférences sur la nécessité de réduire la fracture. En marge, ils font une photo d’enfants et de femmes devant les ordinateurs pour justifier l’usage de l’argent, fournissent des chiffres impressionnants, et parfois organisent un forum sur Internet et un site qui va durer quelques années avant de s’arrêter faute de moyens... Et voilà, hop, le tour est joué, il y a eu un « acte visible de réduction de la fracture numérique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour justifier leurs démarches, ils utilisent des arguments quantitatifs : il y a autant de téléphones à New-York que dans toute l'Afrique. Un ordinateur coûte au moins 4 ans de salaire moyen au Bangladesh et seulement 1 mois salaire moyen en Angleterre. Une entreprise suisse a accès à autant d'informations stratégiques pour ses affaires chaque jour qu'une entreprise de Bolivie en une année.   Mais, concrètement, est-ce en livrant des technologies qu’on réduit une fracture sociale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous l'avons dit: la vraie fracture est sociale. Elle coupe l’humanité entre une minorité qui contrôle les ressources, et une majorité qui les subit, consommateurs involontaires. Mais les mesures pour réduire cette fracture de manière qualitative ne sont pas des mesures visibles dans l’économie de la panique, modèle de gestion dominant en occident. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
'''Argent public et fracture numérique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Difficile d’utiliser l’argent public pour atteindre des objectifs qualitatifs. Les gouvernements ont besoins de résultats à court terme, de chiffres impressionnants. Mais la fracture est entre ceux qui contrôlent l’information par voie numérique, et ceux qui la subissent. Elle réside entre ceux qui se sentent otages des ordinateurs pour assurer leur avenir professionnel, et ceux qui apprécient ces outils pour devenir plus autonomes dans leur développement général. Elle existe entre les responsables informatiques des grandes organisations et les directions des ces organisations qui ne comprennent pas les enjeux des choix qu’ils doivent faire. Elle se loge enfin entre ceux qui ont compris comment « devenir le média », et ceux qui ne voient dans l’E-communication qu’un système moins cher que la poste.&lt;br /&gt;
Cette fracture creuse chaque jour plus les inégalités sociales. &lt;br /&gt;
Si l’électronique dope les dynamiques, il faut s’assurer que nous dopons une dynamique de construction de la planète, et non de destruction de la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définitions'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fracture numérique est une fracture sociale accentuée par les progrès technologiques liés à l'informatique et à Internet. Elle peut être définie comme &amp;quot;l'inégalité dans l'accès et l'usage des technologies numériques.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Socio Digital inclusion : descriptif de ce que c'est Socio digital inclusion ainsi qu'illiteracy (alphabétisation numérique) et fluidité numérique (digital fluency), les différents niveaux de compétences de l'eculture, avec les médiateurs tout en haut et encore les pilotes en disant que ça se fait partout, etc. Comparatif Wikimedia, Debian (chaque fois des développeurs, membres d'un conseil, etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reste à faire ===&lt;br /&gt;
Théo: synthèse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
important: de toute façon y a une volonté citoyenne, donc de toute façon ça va dans le bon sens, mais parfois ça frise, voire c'est carrément contre-productif, et souvent ça a un impact faible par rapport aux moyens investis, parce que y a des brides et des déviances involontaires et non anticipées, et ça pose problème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''' Tableau '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!&lt;br /&gt;
! Colonne 1&lt;br /&gt;
! Colonne 2&lt;br /&gt;
! Colonne 3&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ligne 1&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
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! Ligne 4&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=4991</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=4991"/>
				<updated>2011-08-05T12:32:48Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== '''Internet : une nouvelle source d’inégalités''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
700 millions de Chinois, et moi et moi et moi... J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie c'est la vie. Dans les années 1960, quand Jacques Dutronc chantait cette chanson, ces 700 millions de chinois nous paraissaient si loin, si inaccessibles... Mais avec l'essor d'Internet, les distances se sont réduites. Vite. Beaucoup. Tout est plus près, plus facile d'accès, on rencontre la même personne par hasard dans deux pays différents et notre planète semble toute petite. Du moins, c’est ce que ressentent ceux qui ont la chance d’être du bon côté de la « fracture numérique ». &lt;br /&gt;
Fracture numérique, c’est le nom donné à l’inégalité d’accès aux nouvelles technologies, comme Internet. Alors que nous considérions à leurs débuts, que l’ordinateur et Internet n’étaient que des gadjets, nous savons aujourd’hui qu’il s’agit en fait de nécessités, partout dans le monde. Internet est devenu un réel enjeu de société… et une nouvelle source d’inégalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''L’isolement des plus pauvres''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Terre au début du 21e siècle, 2,6 milliards d'humains vivent avec moins de 2 dollars par jour. Ils sont tout en bas de l'échelle sociale. Et, tout en haut, un cinquième de la population mondiale consomme à lui seul environ 90% des ressources disponibles. Ces chiffres ont été publiés dans un état des lieux alarmant des Nations Unies en 2010 [1].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment des différences aussi importantes sont-elles possibles ? Quand même, cela parait incroyable ! Si un paysan en Inde ou en Chine vend sa récolte à des commerçants de sa région, il devrait gagner suffisamment pour vivre dans la dignité, avec bien plus que 2 dollars par jour, même s'il est pauvre. Eh bien non, cela ne se passe pas souvent comme ça. Injustices, petites et grandes, sont monnaie courante. Pourquoi ? A cause du manque de formation pour accéder et produire de l'information de qualité. La plupart du temps, le manque d'information (ou sa faible qualité) amène les gens à ne pas connaître les différentes options qu'ils ont face à des choix qui régissent leur vie. Donc ils acceptent des situations qui les laissent dans un état de dépendance. Il est plus facile de recevoir du poisson que d'apprendre à pêcher. Il est plus facile de faire comme on a toujours fait, comme on nous a appris à faire ou comme nos parents faisaient, plutôt que de tenter de nouveaux comportements sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc comment réduire les fossés sociaux ? Bien des avis convergent : en favorisant l'équité des chances et en rendant les gens autonomes. &lt;br /&gt;
A ce stade, devinette : qu'est-ce qui est compliqué ''à priori'' mais qui peut favoriser l'équité des chances et rendre les gens autonome s'il est bien utilisé ? Vous aviez pensé à Internet ? Bingo !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous lisez ce livre, vous êtes probablement déjà bien informé, vous avez accès aux médias, à Internet. Et donc vous l'avez expérimenté : les technologies de l'information, dites &amp;quot;numériques&amp;quot;, permettent d'accélérer les mouvements d'informations, d'avoir plus d'équité sociale, et de devenir plus autonome dans ses actions quotidiennes. Et vous avez aussi remarqué, peut-être sans y prêter attention, qu'Internet vous donne un avantage sur ceux qui n'y ont pas accès. Tout va plus vite : les décisions, et aussi l'impact des décisions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un train déraille dans une région bien connectée, et rapidement des transports alternatifs sont organisés. Dans une région mal connectée, tout le monde attend, les solutions s'organisent bien plus lentement, l'information passe mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un pauvre cherche une adresse, il fait du porte à porte, va à pied, demande dans la rue, perd du temps, et doit avoir beaucoup de force intérieure pour atteindre son but. Un riche utilise son GPS et son téléphone portable, fonce sur l'autoroute ; il a des filets de sécurité en permanence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une développeur de logiciels informatiques a du retard dans son travail, il ne sort plus de chez lui, commande des pizzas livrées à domicile ; et de l'autre côté de la chaine de production, des banlieusards travaillent dans une usine de fabrication de pâte à pizza dans un pays sans protection sociale ni sécurité au travail, pour satisfaire les besoins de l'informaticien. Difficile de trouver dans son quartier une pizzeria fonctionnant selon les principes de l'économie ''sociale et solidaire'', même si c'est parfois possible. Et difficile de trouver un ouvrier dans une usine agroalimentaire d'un pays pauvre qui utilise quotidiennement Internet pour s'informer, défendre ses droits, organiser ses loisirs, améliorer sa santé. Au contraire, l'émergence de l'informatique en réseau a accentué les inéquités sociales, globalisé le fast food, augmenté les écarts de revenus entre riches et pauvres, et cela au sein même de chaque pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Le microcrédit : une porte de sortie ?''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors quoi ? C'est comme ça ? Il faudrait se résigner à accepter que l'écart entre faibles et forts augmente à cause d'Internet ? Non, au contraire ! Souvenez-vous : Internet est un moyen, pas une fin. C'est un outil qui favorise un mode d'organisation qui, bien que complexe, n'est pas centralisateur. Au contraire, il donne un pouvoir équitable à chacun de ses utilisateurs, pour autant que nous soyons aptes à l'utiliser intelligemment. Exemple de bon usage qui réduit la fracture sociale : le micro-crédit. Dans de nombreuses régions du monde, les commerçants des métropoles régionales s'entendent sur l'achat des récoltes des paysans. Ainsi, lorsqu'un commerçant arrive dans un village avec un camion pour le remplir de la récolte locale, il dit implicitement aux paysans : ''« vous n'avez pas le choix ! C'est moi qui décide du prix, car je suis le seul à venir dans votre village éloigné pour acheter votre récolte »''. Le commerçant attend que les paysans du village soient au bout du rouleau, qu'ils craquent et acceptent son prix. Depuis l'arrivée des téléphones mobiles et d'Internet, les paysans peuvent maintenant lui répondre : ''« désolé cher commerçant, nous venons de nous renseigner sur le web ou par téléphone. Nous constatons que le prix moyen serait supérieur si nous allions vendre nos denrées en ville par nous-mêmes. Si vous n'acceptez pas notre prix de vente, nous pouvons louer un camion et descendre dans la métropole pour les vendre. Vous ne tenez plus le couteau par le manche. C'est maintenant nous qui décidons. Proposez-nous un prix équitable, c'est la condition pour continuer à commercer avec vous''. Et que vient faire le micro-crédit là-dedans ? Si le paysan a passé son année à préparer sa récolte, bien souvent il n'a plus d'économie au moment de vendre sa récolte pour louer un camion. Il va alors pouvoir contracter un micro-prêt, dit « micro-crédit », pour louer un camion, descendre en ville, vendre sa récolte à un meilleur prix, remonter dans le village et rembourser le micro-prêt. Souvent les téléphones mobiles ou le matériel du cybercafé du village ont, eux aussi, été acheté grâce au micro-crédit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Permettre de passer par-dessus les intermédiaires qui se ''sucrent'' sans vraie valeur-ajoutée : voilà un des intérêts fondamentaux d'Internet. C'est dans cet esprit que de nombreuses actions citoyennes ont été mises en place afin de lutter contre la fracture numérique. On les désigne avec les termes suivants : e-inclusion, inclusion socio-digitale, réduction de la fracture numérique, insertion socio-numérique... &lt;br /&gt;
Dans un premier temps, les initiatives pour réduire cette fracture visaient les personnes qui n'ont pas accès à l'information, les régions isolées, les populations sans les moyens financiers d'accéder aux technologies numériques. Progressivement, les actions d'inclusion numérique visent aussi personnes qui ont des handicaps physiques, les séniors, bref, toutes les communautés. Internet permet aussi de relocaliser l'économie et de préparer ainsi ''l'après pétrole''. Des initiatives d'inclusion numérique se lancent dans toutes les régions et pour tous les buts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
http://www.almin.be/newsletter/pics/almin009-05.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://1.bp.blogspot.com/_TlqOebU2Ank/RbP19iCdnwI/AAAAAAAAAGA/59oIi8TT-fY/s400/fracture-num%C3%A9rique.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://artic.ac-besancon.fr/histoire_geographie/BJacquet/cartographie/images/web03.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://civitas.blog.tdg.ch/media/01/02/1623193681.jpg &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fracture_num%C3%A9rique#Probl.C3.A9matiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rapport sur la fracture numérique en Suisse, par la CEAT (MM Vodoz, Steiner, etc) : http://www2.unil.ch/cwp/rap_int_pnr51.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/fracture-numerique.shtml &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Version numérique, à reprendre&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Des milliards de dollars sont en effet investis chaque année par gouvernements et institutions parapubliques (fondations, associations) pour tenter d'éviter un nouveau drame social mondial : la fracture numérique, alias le fossé digital (''digital divide'' en anglais).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les gouvernements et la plupart des grandes ONG qui gèrent des projets de réduction de la fracture, il s'agit d'une fracture entre connectés et déconnectés, entre internautes réguliers et ponctuels, entre webmasters et analphabéTICs (TIC signifie dans le jargon institutionnel &amp;quot;Technologies de l'Information et de la Communication&amp;quot;). Pour cela, ils font appel à des représentants de la « Société Civile » (PME, associations) et leur fournissent des ordinateurs. Ainsi, ils facilitent la connexion au réseau Internet, financent quelques cours de Word et organisent de nombreuses conférences sur la nécessité de réduire la fracture. En marge, ils font une photo d’enfants et de femmes devant les ordinateurs pour justifier l’usage de l’argent, fournissent des chiffres impressionnants, et parfois organisent un forum sur Internet et un site qui va durer quelques années avant de s’arrêter faute de moyens... Et voilà, hop, le tour est joué, il y a eu un « acte visible de réduction de la fracture numérique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour justifier leurs démarches, ils utilisent des arguments quantitatifs : il y a autant de téléphones à New-York que dans toute l'Afrique. Un ordinateur coûte au moins 4 ans de salaire moyen au Bangladesh et seulement 1 mois salaire moyen en Angleterre. Une entreprise suisse a accès à autant d'informations stratégiques pour ses affaires chaque jour qu'une entreprise de Bolivie en une année.   Mais, concrètement, est-ce en livrant des technologies qu’on réduit une fracture sociale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous l'avons dit: la vraie fracture est sociale. Elle coupe l’humanité entre une minorité qui contrôle les ressources, et une majorité qui les subit, consommateurs involontaires. Mais les mesures pour réduire cette fracture de manière qualitative ne sont pas des mesures visibles dans l’économie de la panique, modèle de gestion dominant en occident. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
'''Argent public et fracture numérique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Difficile d’utiliser l’argent public pour atteindre des objectifs qualitatifs. Les gouvernements ont besoins de résultats à court terme, de chiffres impressionnants. Mais la fracture est entre ceux qui contrôlent l’information par voie numérique, et ceux qui la subissent. Elle réside entre ceux qui se sentent otages des ordinateurs pour assurer leur avenir professionnel, et ceux qui apprécient ces outils pour devenir plus autonomes dans leur développement général. Elle existe entre les responsables informatiques des grandes organisations et les directions des ces organisations qui ne comprennent pas les enjeux des choix qu’ils doivent faire. Elle se loge enfin entre ceux qui ont compris comment « devenir le média », et ceux qui ne voient dans l’E-communication qu’un système moins cher que la poste.&lt;br /&gt;
Cette fracture creuse chaque jour plus les inégalités sociales. &lt;br /&gt;
Si l’électronique dope les dynamiques, il faut s’assurer que nous dopons une dynamique de construction de la planète, et non de destruction de la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définitions'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fracture numérique est une fracture sociale accentuée par les progrès technologiques liés à l'informatique et à Internet. Elle peut être définie comme &amp;quot;l'inégalité dans l'accès et l'usage des technologies numériques.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Socio Digital inclusion : descriptif de ce que c'est Socio digital inclusion ainsi qu'illiteracy (alphabétisation numérique) et fluidité numérique (digital fluency), les différents niveaux de compétences de l'eculture, avec les médiateurs tout en haut et encore les pilotes en disant que ça se fait partout, etc. Comparatif Wikimedia, Debian (chaque fois des développeurs, membres d'un conseil, etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reste à faire ===&lt;br /&gt;
Théo: synthèse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
important: de toute façon y a une volonté citoyenne, donc de toute façon ça va dans le bon sens, mais parfois ça frise, voire c'est carrément contre-productif, et souvent ça a un impact faible par rapport aux moyens investis, parce que y a des brides et des déviances involontaires et non anticipées, et ça pose problème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''' Tableau '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!&lt;br /&gt;
! Colonne 1&lt;br /&gt;
! Colonne 2&lt;br /&gt;
! Colonne 3&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ligne 1&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
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! Ligne 2&lt;br /&gt;
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! Ligne 4&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=4990</id>
		<title>Fracture numérique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Fracture_num%C3%A9rique&amp;diff=4990"/>
				<updated>2011-08-05T12:31:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
== '''Internet : une nouvelle source d’inégalités''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
700 millions de Chinois, et moi et moi et moi... J'y pense et puis j'oublie, c'est la vie c'est la vie. Dans les années 1960, quand Jacques Dutronc chantait cette chanson, ces 700 millions de chinois nous paraissaient si loin, si inaccessibles... Mais avec l'essor d'Internet, les distances se sont réduites. Vite. Beaucoup. Tout est plus près, plus facile d'accès, on rencontre la même personne par hasard dans deux pays différents et notre planète semble toute petite. Du moins, c’est ce que ressentent ceux qui ont la chance d’être du bon côté de la « fracture numérique ». &lt;br /&gt;
Fracture numérique, c’est le nom donné à l’inégalité d’accès aux nouvelles technologies, comme Internet. Alors que nous considérions à leurs débuts, que l’ordinateur et Internet n’étaient que des gadjets, nous savons aujourd’hui qu’il s’agit en fait de nécessités, partout dans le monde. Internet est devenu un réel enjeu de société… et une nouvelle source d’inégalités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''L’isolement des plus pauvres''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Terre au début du 21e siècle, 2,6 milliards d'humains vivent avec moins de 2 dollars par jour. Ils sont tout en bas de l'échelle sociale. Et, tout en haut, un cinquième de la population mondiale consomme à lui seul environ 90% des ressources disponibles. Ces chiffres ont été publiés dans un état des lieux alarmant des Nations Unies en 2010 [1].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment des différences aussi importantes sont-elles possibles ? Quand même, cela parait incroyable ! Si un paysan en Inde ou en Chine vend sa récolte à des commerçants de sa région, il devrait gagner suffisamment pour vivre dans la dignité, avec bien plus que 2 dollars par jour, même s'il est pauvre. Eh bien non, cela ne se passe pas souvent comme ça. Injustices, petites et grandes, sont monnaie courante. Pourquoi ? A cause du manque de formation pour accéder et produire de l'information de qualité. La plupart du temps, le manque d'information (ou sa faible qualité) amène les gens à ne pas connaître les différentes options qu'ils ont face à des choix qui régissent leur vie. Donc ils acceptent des situations qui les laissent dans un état de dépendance. Il est plus facile de recevoir du poisson que d'apprendre à pêcher. Il est plus facile de faire comme on a toujours fait, comme on nous a appris à faire ou comme nos parents faisaient, plutôt que de tenter de nouveaux comportements sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc comment réduire les fossés sociaux ? Bien des avis convergent : en favorisant l'équité des chances et en rendant les gens autonomes. &lt;br /&gt;
A ce stade, devinette : qu'est-ce qui est compliqué ''à priori'' mais qui peut favoriser l'équité des chances et rendre les gens autonome s'il est bien utilisé ? Vous aviez pensé à Internet ? Bingo !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous lisez ce livre, vous êtes probablement déjà bien informé, vous avez accès aux médias, à Internet. Et donc vous l'avez expérimenté : les technologies de l'information, dites &amp;quot;numériques&amp;quot;, permettent d'accélérer les mouvements d'informations, d'avoir plus d'équité sociale, et de devenir plus autonome dans ses actions quotidiennes. Et vous avez aussi remarqué, peut-être sans y prêter attention, qu'Internet vous donne un avantage sur ceux qui n'y ont pas accès. Tout va plus vite : les décisions, et aussi l'impact des décisions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un train déraille dans une région bien connectée, et rapidement des transports alternatifs sont organisés. Dans une région mal connectée, tout le monde attend, les solutions s'organisent bien plus lentement, l'information passe mal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un pauvre cherche une adresse, il fait du porte à porte, va à pied, demande dans la rue, perd du temps, et doit avoir beaucoup de force intérieure pour atteindre son but. Un riche utilise son GPS et son téléphone portable, fonce sur l'autoroute ; il a des filets de sécurité en permanence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une développeur de logiciels informatiques a du retard dans son travail, il ne sort plus de chez lui, commande des pizzas livrées à domicile ; et de l'autre côté de la chaine de production, des banlieusards travaillent dans une usine de fabrication de pâte à pizza dans un pays sans protection sociale ni sécurité au travail, pour satisfaire les besoins de l'informaticien. Difficile de trouver dans son quartier une pizzeria fonctionnant selon les principes de l'économie ''sociale et solidaire'', même si c'est parfois possible. Et difficile de trouver un ouvrier dans une usine agroalimentaire d'un pays pauvre qui utilise quotidiennement Internet pour s'informer, défendre ses droits, organiser ses loisirs, améliorer sa santé. Au contraire, l'émergence de l'informatique en réseau a accentué les inéquités sociales, globalisé le fast food, augmenté les écarts de revenus entre riches et pauvres, et cela au sein même de chaque pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Le microcrédit : une porte de sortie ?''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors quoi ? C'est comme ça ? Il faudrait se résigner à accepter que l'écart entre faibles et forts augmente à cause d'Internet ? Non, au contraire ! Souvenez-vous : Internet est un moyen, pas une fin. C'est un outil qui favorise un mode d'organisation qui, bien que complexe, n'est pas centralisateur. Au contraire, il donne un pouvoir équitable à chacun de ses utilisateurs, pour autant que nous soyons aptes à l'utiliser intelligemment. Exemple de bon usage qui réduit la fracture sociale : le micro-crédit. Dans de nombreuses régions du monde, les commerçants des métropoles régionales s'entendent sur l'achat des récoltes des paysans. Ainsi, lorsqu'un commerçant arrive dans un village avec un camion pour le remplir de la récolte locale, il dit implicitement aux paysans : ''« vous n'avez pas le choix ! C'est moi qui décide du prix, car je suis le seul à venir dans votre village éloigné pour acheter votre récolte »''. Le commerçant attend que les paysans du village soient au bout du rouleau, qu'ils craquent et acceptent son prix. Depuis l'arrivée des téléphones mobiles et d'Internet, les paysans peuvent maintenant lui répondre : ''« désolé cher commerçant, nous venons de nous renseigner sur le web ou par téléphone. Nous constatons que le prix moyen serait supérieur si nous allions vendre nos denrées en ville par nous-mêmes. Si vous n'acceptez pas notre prix de vente, nous pouvons louer un camion et descendre dans la métropole pour les vendre. Vous ne tenez plus le couteau par le manche. C'est maintenant nous qui décidons. Proposez-nous un prix équitable, c'est la condition pour continuer à commercer avec vous''. Et que vient faire le micro-crédit là-dedans ? Si le paysan a passé son année à préparer sa récolte, bien souvent il n'a plus d'économie au moment de vendre sa récolte pour louer un camion. Il va alors pouvoir contracter un micro-prêt, dit « micro-crédit », pour louer un camion, descendre en ville, vendre sa récolte à un meilleur prix, remonter dans le village et rembourser le micro-prêt. Souvent les téléphones mobiles ou le matériel du cybercafé du village ont, eux aussi, été acheté grâce au micro-crédit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Permettre de passer par-dessus les intermédiaires qui se ''sucrent'' sans vraie valeur-ajoutée : voilà un des intérêts fondamentaux d'Internet. C'est dans cet esprit que de nombreuses actions citoyennes ont été mises en place afin de lutter contre la fracture numérique. On les désigne avec les termes suivants : e-inclusion, inclusion socio-digitale, réduction de la fracture numérique, insertion socio-numérique... &lt;br /&gt;
Dans un premier temps, les initiatives pour réduire cette fracture visaient les personnes qui n'ont pas accès à l'information, les régions isolées, les populations sans les moyens financiers d'accéder aux technologies numériques. Progressivement, les actions d'inclusion numérique visent aussi personnes qui ont des handicaps physiques, les séniors, bref, toutes les communautés. Internet permet aussi de relocaliser l'économie et de préparer ainsi ''l'après pétrole''. Des initiatives d'inclusion numérique se lancent [[PHRASE A TERMINER]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
http://www.almin.be/newsletter/pics/almin009-05.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://1.bp.blogspot.com/_TlqOebU2Ank/RbP19iCdnwI/AAAAAAAAAGA/59oIi8TT-fY/s400/fracture-num%C3%A9rique.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://artic.ac-besancon.fr/histoire_geographie/BJacquet/cartographie/images/web03.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://civitas.blog.tdg.ch/media/01/02/1623193681.jpg &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fracture_num%C3%A9rique#Probl.C3.A9matiques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rapport sur la fracture numérique en Suisse, par la CEAT (MM Vodoz, Steiner, etc) : http://www2.unil.ch/cwp/rap_int_pnr51.pdf&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/fracture-numerique.shtml &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Version numérique, à reprendre&lt;br /&gt;
'''&lt;br /&gt;
Des milliards de dollars sont en effet investis chaque année par gouvernements et institutions parapubliques (fondations, associations) pour tenter d'éviter un nouveau drame social mondial : la fracture numérique, alias le fossé digital (''digital divide'' en anglais).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les gouvernements et la plupart des grandes ONG qui gèrent des projets de réduction de la fracture, il s'agit d'une fracture entre connectés et déconnectés, entre internautes réguliers et ponctuels, entre webmasters et analphabéTICs (TIC signifie dans le jargon institutionnel &amp;quot;Technologies de l'Information et de la Communication&amp;quot;). Pour cela, ils font appel à des représentants de la « Société Civile » (PME, associations) et leur fournissent des ordinateurs. Ainsi, ils facilitent la connexion au réseau Internet, financent quelques cours de Word et organisent de nombreuses conférences sur la nécessité de réduire la fracture. En marge, ils font une photo d’enfants et de femmes devant les ordinateurs pour justifier l’usage de l’argent, fournissent des chiffres impressionnants, et parfois organisent un forum sur Internet et un site qui va durer quelques années avant de s’arrêter faute de moyens... Et voilà, hop, le tour est joué, il y a eu un « acte visible de réduction de la fracture numérique ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour justifier leurs démarches, ils utilisent des arguments quantitatifs : il y a autant de téléphones à New-York que dans toute l'Afrique. Un ordinateur coûte au moins 4 ans de salaire moyen au Bangladesh et seulement 1 mois salaire moyen en Angleterre. Une entreprise suisse a accès à autant d'informations stratégiques pour ses affaires chaque jour qu'une entreprise de Bolivie en une année.   Mais, concrètement, est-ce en livrant des technologies qu’on réduit une fracture sociale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous l'avons dit: la vraie fracture est sociale. Elle coupe l’humanité entre une minorité qui contrôle les ressources, et une majorité qui les subit, consommateurs involontaires. Mais les mesures pour réduire cette fracture de manière qualitative ne sont pas des mesures visibles dans l’économie de la panique, modèle de gestion dominant en occident. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
'''Argent public et fracture numérique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Difficile d’utiliser l’argent public pour atteindre des objectifs qualitatifs. Les gouvernements ont besoins de résultats à court terme, de chiffres impressionnants. Mais la fracture est entre ceux qui contrôlent l’information par voie numérique, et ceux qui la subissent. Elle réside entre ceux qui se sentent otages des ordinateurs pour assurer leur avenir professionnel, et ceux qui apprécient ces outils pour devenir plus autonomes dans leur développement général. Elle existe entre les responsables informatiques des grandes organisations et les directions des ces organisations qui ne comprennent pas les enjeux des choix qu’ils doivent faire. Elle se loge enfin entre ceux qui ont compris comment « devenir le média », et ceux qui ne voient dans l’E-communication qu’un système moins cher que la poste.&lt;br /&gt;
Cette fracture creuse chaque jour plus les inégalités sociales. &lt;br /&gt;
Si l’électronique dope les dynamiques, il faut s’assurer que nous dopons une dynamique de construction de la planète, et non de destruction de la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Définitions'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fracture numérique est une fracture sociale accentuée par les progrès technologiques liés à l'informatique et à Internet. Elle peut être définie comme &amp;quot;l'inégalité dans l'accès et l'usage des technologies numériques.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Socio Digital inclusion : descriptif de ce que c'est Socio digital inclusion ainsi qu'illiteracy (alphabétisation numérique) et fluidité numérique (digital fluency), les différents niveaux de compétences de l'eculture, avec les médiateurs tout en haut et encore les pilotes en disant que ça se fait partout, etc. Comparatif Wikimedia, Debian (chaque fois des développeurs, membres d'un conseil, etc.)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Reste à faire ===&lt;br /&gt;
Théo: synthèse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
important: de toute façon y a une volonté citoyenne, donc de toute façon ça va dans le bon sens, mais parfois ça frise, voire c'est carrément contre-productif, et souvent ça a un impact faible par rapport aux moyens investis, parce que y a des brides et des déviances involontaires et non anticipées, et ça pose problème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''' Tableau '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
!&lt;br /&gt;
! Colonne 1&lt;br /&gt;
! Colonne 2&lt;br /&gt;
! Colonne 3&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ligne 1&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Ligne 2&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
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! Ligne 3&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
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! Ligne 4&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|&lt;br /&gt;
|}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4987</id>
		<title>Proposition de Livia</title>
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				<updated>2011-08-05T06:31:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Les paragraphes de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''1. 1984 un livre précurseur''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une société future dirigée par une dictature molle, qui utilise une myriade de moyens technologiques pour contrôler la population. L’histoire se déroule en 1984, comme l’indique le titre de l’oeuvre : dans cette société imaginée, la technologie, et plus précisément l'omniprésence des écrans, semble être une forme de religion moderne. Des caméras surveillent en permanence la population et il existe même une “police de la pensée”. Sur les murs, des affiches représentant le visage d’un homme, accompagné du slogan “Big Brother is watching you”, rappellent aux habitants que partout, à tout moment, ils sont surveillés. Outre la surveillance des actions et de la pensée, la méthode Big Brother inclu l’introduction forcée d’une nouvelle langue, dans laquelle ont disparu les mots permettant d’exprimer des critiques, des interrogations, des réflexions. Cette méthode vise à anéantir tout libre arbitre et tout esprit critique chez la population. &lt;br /&gt;
Après le succès du roman, la figure de Big Brother devient au fil du temps l’allégorie d’une certaine forme de pouvoir totalitaire sournois. &lt;br /&gt;
Bien qu’élaborée dans les années 50, la science-fiction d’Orwell renvoie, encore aujourd'hui, à de nombreux préjugés sur le monde informatique. Il illustre une conception étroite de cette technologie: ce système fermé s'oppose pourtant aux concepts qui ont inspiré Internet dans ces mêmes années 50, comme l'écologie spirituelle, la noosphère, ou encore la neutralité des réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2. Big Brother, entre amour et haine''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expression &amp;quot;Big Brother&amp;quot; a été reprise par de nombreux mouvements sociaux, politiques et économiques pour décrire une forme de surveillance exercée par un pouvoir despotique sur les populations. Cette expression est souvent utilisée pour parler d’un contrôle au moyen de nouvelles technologies, et particulièrement d’Internet. Pour certains, Internet est le moyen par excellence pour surveiller les comportements et les intérêts des citoyens : un terreau d’exception pour le développement d’un système à la “Big Brother”. Cependant, une prise de conscience de ces risques et une utilisation critique d’Internet permettent au contraire de créer des espaces sociaux totalement démocratiques, de contourner les contrôles ou encore d'élargir la liberté d’expression, ses nouvelles références culturelles et les technologies qui l’appuient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.1 BB: ennemi public numéro 1''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce grand frère qui veille et nous surveille est incarné par les machines. Caméra de vidéosurveillance, trace informatique, fichiers policiers informatisés, sont autant d'outils à sa disposition pour contrôler la population. L'idée défendue par plusieurs mouvements sociaux et politiques est celle que l'usage des machines sert une minorité de gens au pouvoir, et dessert la majorité dominée. L'informatique et l'ordinateur sont pour eux un moyen d'asservissement de la population, un medium de manipulation. &lt;br /&gt;
Cette forme de contrôle des individus, si redoutée, prend avec Internet une nouvelle ampleur : si rien n’est modifié au point de vue de  la qualité, ou de l’absence de qualité ou d’équité de traitement, Internet a un impact sur la quantité. Il permet l’accès à des bases de données centralisées, à l’échelle de la planète, et non plus seulement d’une région ou d’un groupe. Certains utilisateurs nous mettent en garde : tout mouvement sur internet est répertorié et peut servir des intérêts qui nous échappent. Par exemple, Google et Facebook sont les organisations le plus souvent critiquées pour être les Big Brother d’Internet, mais on peut également citer les bases de donnée SAP ou encore ORACLE, et des milliers d’autres services. Sans s’en rendre compte peut-être, nous sommes à chaque utilisation, en train de livrer des clés de notre vie privée, de notre société, de notre pays à des intérêts privés, contrôlés par des actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. &lt;br /&gt;
Ainsi, une prise de conscience des risques d’un usage imprudent d’Internet est indispensable : nous devrions pouvoir choisir en toute connaissance de cause à qui nous souhaitons transmettre nos données. Google ou Facebook par exemple, peuvent être considérés comme des outils de contrôles : mais personne n’est forcé de les utiliser. Nous remarquons cependant que, comme dans tout autre domaine, il faut souvent un scandale pour éveiller les consciences : tout comme on renforce la sécurité après une catastrophe nucléaire ou les contrôles sanitaires après une épidémie, un scandale sur la gestion des données contribuera à la prise de conscience des attaques possibles aux libertés citoyennes, aux dérives de la centralisation des données.  &lt;br /&gt;
Méfiance donc, face à un certain effet entonnoir du comportement collectif : la banalité que représente l’usage d’Internet fait oublier les risques qui y sont liés. Un travail d’anticipation est pourtant indispensable : reprenons la métaphore de la grenouille que l’on met dans l’eau froide, et que l’on fait cuire lentement. Elle mourra sans se débattre, alors que si elle avait été jetée directement dans l’eau chaude, elle se serait échappée, consciente du danger. La règle d’or est donc de rester attentif et critique, face aux services proposés sur Internet. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.2 Le média n'est qu'un moyen''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. L'appréciation des médias dépend de l'utilisation que l'on en fait. Les médias peuvent favoriser la concentration du pouvoir comme au contraire accélérer son partage. En fait, la figure symbolique de Big Brother peut nous aider à prendre conscience des intérêts cachés derrière certains services numériques que nous utilisons, mais il ne faut pas oublier que chacun a la liberté de contourner une partie des contrôles à l’oeuvre sur la toile : tout dépend de l’usage qui est fait de cette technologie. Utiliser intelligemment les réseaux et les services avec toujours, comme meilleure arme, le sens critique est primordial. Cette prudence est d’ailleurs applicable à tous les médias, et d’autant plus sur internet : il ne suffit pas d’analyser les informations entrantes, il faut également tenter de maîtriser les informations que nous laissons nous même transparaître par notre utilisation d’Internet.&lt;br /&gt;
Différents moyens existent pour ne pas tomber dans la surveillance : chacun est libre de créer son propre réseau social, de diffuser des vidéos, d'émettre une radio : Internet offre donc la possibilité de proposer des systèmes équitables de partage de l'information et de la connaissance.  &lt;br /&gt;
Un effet Big Brother est donc très difficile à atteindre au travers d’Internet : le morcellement de l’information, fait qu’Internet est un environnement décentralisateur par nature : socio-techniquement, la centralisation des données est incompatible sur le long terme avec la nature du numérique. A très court terme cependant, l’impression que certains Big Brother détiennent le contrôle peut se faire ressentir. Le Big Brother Awards est d'ailleurs remis depuis quelques années par une communauté d'internautes, au &amp;quot;gouvernements ou aux entreprises qui font le plus pour menacer la vie privée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prise de conscience des dangers permet donc à chaque utilisateur de devenir critique et prudent, passant ainsi d’une utilisation passive de la toile, à une utilisation maîtrisée et active. Grâce aux nouveaux médias, l'action citoyenne peut être amplifiée. Une nouvelle catégorie de citoyens est apparue, ce sont les ... citoyens du net. On les surnomme également les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''3. Informatique au service des netizens''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cet esprit de citoyenneté numérique que la gestion des réseaux associatifs peut s'organiser. Elle s'appuie sur des expériences concrètes qui ont fait leurs preuves, telles que Wikipédia (encyclopédie participative) ou les serveurs Debian basés sur GNU/Linux. Ces expériences ne sont pas que techniques, elles sont basées sur l'équité des chances; chacun peut proposer des améliorations, et sera jugé par des pairs, selon les principes de la [[non-discrimination radicale]].&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique assurent une décentralisation de l’information, et une liberté à tout utilisateur : même en Chine, où la censure et le contrôle par les “hackers rouges” sont très strictes, la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet est bien plus élevée que la somme des personnes qui se font arrêter. De même, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et Google est bien plus importante que la somme des utilisateur de ces deux organisations. &lt;br /&gt;
Internet est un nouvel espace de partage, d’information, mais aussi d’action sociale et politique en connexion directe avec la société “concrète”, un nouvel espace dont nous sommes tous citoyens, et dont nous devons désormais tenir compte : c’est ce que nous ont démontré les Révolutions de Jasmin, rendues possibles grâce à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Les enjeux qui se profilent derrière le combat de certains activistes du net, comme le combat pour le respect de la vie privée, pour les droits fondamentaux, ou pour une information libre par exemple sont donc primordiaux. Dans une société au numérique omniprésent, comment éviter les dérives? Un moyen est de s’élever contre les dénis de nos libertés d’expressions citoyennes sur Internet. C’est big brother contre les netizens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les encarts de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== BB: l'aîné à qui l'on veut plaire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage commercial de la figure de BB le plus célèbre est celui d’une émission de télévision du même nom. Pionnière dans la catégorie des reality show (télé-réalité), cette émission nous offre la possibilité d'observer nuit et jour un groupe de jeunes enfermés dans une maison. Chaque pièce est équipée de nombreuses caméras : chaque mouvement et chaque conversation sont enregistrés. Le public peut donc suivre la vie de ces jeunes heure après heure, et décide chaque semaine qui doit quitter la maison. Il n'y a qu'un seul gagnant à la fin, les autres participants rentrent chez eux avec pour seule consolation une gloire éphémère. &lt;br /&gt;
Le plus étonnant dans ce programme est le choix volontaire, fait par les participants, de se voir dicter leurs comportements par l'équipe de production. Ils signent à l'entrée dans la maison un contrat, stipulant qu'ils abandonnent leur libre arbitre : ils offrent en quelque sorte leur liberté. &lt;br /&gt;
C'est la société du spectacle à son apogée. Le reality show “Big Brother”, diffusé à grande échelle et repris dans un grand nombre de pays va bien au-delà de ce qu'avait imaginé George Orwell. C'est un renoncement volontaire à l'être pour le paraître afin de gagner argent et gloire. &lt;br /&gt;
Comme souvent, la réalité dépasse ici la fiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le programme Echelon ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echelon est le nom d’un programme international, lancé par les Etats-Unis, qui a pour objectif de capter et répertorier toutes les communications. C'est une base de données gigantesque, qui couvre tous les médias: téléphone, courriels, téléfax. Les caméras de vidéosurveillance dans la rue ou dans les parkings privés sont aussi utilisées, de même que les sites web d'opinions et les forums. Toutes ces informations sont archivées et triées par mots-clés définis par les services secrets des pays partenaires (USA, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples de mots-clés :&lt;br /&gt;
•	noms des terroristes présumés, de narco-trafiquants, d'activistes politiques ou de personnes influentes.&lt;br /&gt;
•	complot,&lt;br /&gt;
•	terrorisme,&lt;br /&gt;
•	extra-terrestres,&lt;br /&gt;
•	armes technologiques (...)&lt;br /&gt;
Développé à la fin de la première guerre mondiale, et surtout utilisé durant la Guerre Froide, le programme Echelon a étendu son rayon d’action au cours du temps. Resté secret durant une quarantaine d’années, il faut attendre l’initiative de journalistes, groupes activistes ou chercheurs pour que les premières informations à son sujet filtrent dans les médias. Echelon, dirigé par la NSA (National Security Agency), est accusé d’avoir espionné un très grand nombre de personnes, comme des pacifistes ou des militants pour les droits civiques américains dans les années 70, des trafficants, des personnalités importantes. Il est également aujourd’hui soupçonné d’espionnage industriel. &lt;br /&gt;
Le programme Echelon a fait couler beaucoup d’encre, mais il n’est pas le seul programme de surveillance en fonction : rien qu’aux USA, on peut encore citer le logiciel Carnivore, mis en place par le FBI, le programme Einstein (1,2,3) développé par le gouvernement, ou encore Tempest, un programme de surveillance des émanations électromagnétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;quot;Don't hate the media, become the media!&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias peuvent être perçus comme liberticides. On peut leur reprocher de nous surveiller, de nous proposer une vision erronée du monde, de collecter de trop nombreuses informations. Mais on peut aussi les considérer comme un moyen de mettre en valeur la diversité des idées, des pratiques et des regards sur le monde. Jello Biafra, musicien et activiste de la culture punk américaine, est un des grands défenseurs de cette idée. Lors d'une conférence sur les enjeux des médias, à la question: « Faut-il se méfier des médias? Ne faudrait-il pas les rejeter comme dans 1984? » Il répondit: « Don't hate the media, become the media! » (Ne hais pas le média, sois le média!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protection des données : Google dans le collimateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, les responsables de la protection des données personnelles et de la vie privée de dix pays se sont rassemblés pour rédiger une lettre commune à l’intention de Google et à toutes les organisations détentrices d’informations personnelles, pour les mettre en garde sur les responsabilités qu’implique leur pouvoir grandissant. &lt;br /&gt;
C’est notamment suite à l’introduction des nouvelles applications Buzz et Street View que Google a été inquiété : Buzz est un réseau social mis en place sur la base de Gmail sans autorisation des utilisateurs. Street View pose également problème, car les personnes photographiées qui paraissaient à visage non brouillé sur la toile n’avaient pas donné leur autorisation, ce qui viole les droits fondamentaux en matière de vie privée. &lt;br /&gt;
La lettre adressée à Google met en garde contre l’usage abusif de données personnelles sur internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous nous inquiétons de voir que trop souvent, le droit à la vie privée des citoyens du monde est laissé de côté lors du lancement de nouvelles applications technologiques. Nous avons été troublés par votre lancement récent de l’application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée. En outre, ce n’était pas la première fois que votre entreprise omettait de tenir compte du respect de la vie privée en lançant de nouveaux services. […]''&lt;br /&gt;
''Il est inacceptable de lancer un produit qui rende publics des &lt;br /&gt;
''renseignements personnels sans l’accord des intéressés, avec l’intention de &lt;br /&gt;
''régler par la suite les problèmes susceptibles de se poser. La protection de la vie &lt;br /&gt;
privée ne doit pas être reléguée au second plan dans l’empressement de &lt;br /&gt;
proposer de nouvelles technologies en ligne aux utilisateurs du monde entier.'' […]''&lt;br /&gt;
''Nous vous demandons donc, comme à toutes les organisations qui détiennent des renseignements personnels, d’intégrer les principes fondamentaux de protection de la vie privée dès la conception de nouveaux services en ligne.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une belle avancée que cette première publication commune des différents organes de contrôle de la protection des données, qui tire la sonnette d’alarme sur les abus de certaines organisations et rappelant à tous les acteurs du web, leurs responsabilités. Cependant, bien qu’elle ait eu un impact important sur l’image de l’organisation, elle n’a pas de valeur contraignante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Timothy Garton Ash, ''L'âge de Big Brother est arrivé'', Courrier International : (http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/12/l-age-de-big-brother-est-arrive)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet du CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) : (http://www.cnil.fr/)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Lettre des autorités de protection des données à Google : (http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/La_CNIL/actualite/Lettre_google.pdf)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Wikipédia : Echelon, 1984, Big Brother Award.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wiki_livre_Netizenship:Utilisateurs&amp;diff=4985</id>
		<title>Wiki livre Netizenship:Utilisateurs</title>
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				<updated>2011-08-03T11:49:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : Page blanchie&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4982</id>
		<title>Proposition de Livia</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4982"/>
				<updated>2011-08-03T08:44:55Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Les paragraphes de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''1. 1984 un livre précurseur''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une société future dirigée par une dictature molle, qui utilise une myriade de moyens technologiques pour contrôler la population. L’histoire se déroule en 1984, comme l’indique le titre de l’oeuvre : dans cette société imaginée, la technologie, et plus précisément l'omniprésence des écrans, semble être une forme de religion moderne. Des caméras surveillent en permanence la population et il existe même une “police de la pensée”. Sur les murs, des affiches représentant le visage d’un homme, accompagné du slogan “Big Brother is watching you”, rappellent aux habitants que partout, à tout moment, ils sont surveillés. Outre la surveillance des actions et de la pensée, la méthode Big Brother inclu l’introduction forcée d’une nouvelle langue, dans laquelle ont disparu les mots permettant d’exprimer des critiques, des interrogations, des réflexions. Cette méthode vise à anéantir tout libre arbitre et tout esprit critique chez la population. &lt;br /&gt;
Après le succès du roman, la figure de Big Brother devient au fil du temps l’allégorie d’une certaine forme de pouvoir totalitaire sournois. &lt;br /&gt;
Bien qu’élaborée dans les années 50, la science-fiction d’Orwell renvoie, encore aujourd'hui, à de nombreux préjugés sur le monde informatique. Il illustre une conception étroite de cette technologie: ce système fermé s'oppose pourtant aux concepts qui ont inspiré Internet dans ces mêmes années 50, comme l'écologie spirituelle, la noosphère, ou encore la neutralité des réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2. Big Brother, entre amour et haine''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expression &amp;quot;Big Brother&amp;quot; a été reprise par de nombreux mouvements sociaux, politiques et commerciaux pour décrire une forme de surveillance exercée par un pouvoir despotique sur les populations. Cette expression est souvent utilisée pour parler d’un contrôle au moyen de nouvelles technologies, et particulièrement d’Internet. Pour certains, Internet est le moyen par excellence pour surveiller les comportements et les intérêts des citoyens : un terreau d’exception pour le développement d’un système à la “Big Brother”. Cependant, une prise de conscience de ces risques et une utilisation critique d’Internet permettent au contraire de créer des espaces sociaux totalement démocratiques, de contourner les contrôles ou encore de développer la culture libre et ses outils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.1 BB: ennemi public numéro 1''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce grand frère qui veille et nous surveille est incarné par les machines. Caméra de vidéosurveillance, trace informatique, fichiers policiers informatisés, sont autant d'outils à sa disposition pour contrôler la population. L'idée défendue par plusieurs mouvements sociaux et politiques est celle que l'usage des machines sert une minorité de gens au pouvoir, et dessert la majorité dominée. L'informatique et l'ordinateur sont pour eux un moyen d'asservissement de la population, un medium de manipulation. &lt;br /&gt;
Cette forme de contrôle des individus, si redoutée, prend avec Internet une nouvelle ampleur : si rien n’est modifié au point de vue de  la qualité, ou de l’absence de qualité ou d’équité de traitement, Internet a un impact sur la quantité. Il permet l’accès à des bases de données centralisées, à l’échelle de la planète, et non plus seulement d’une région ou d’un groupe. Certains utilisateurs nous mettent en garde : tout mouvement sur internet est répertorié et peut servir des intérêts qui nous échappent. Par exemple, Google et Facebook sont les organisations le plus souvent critiquées pour être les Big Brother d’Internet, mais on peut également citer les bases de donnée SAP ou encore ORACLE, et des milliers d’autres services. Sans s’en rendre compte peut-être, nous sommes à chaque utilisation, en train de livrer des clés de notre vie privée, de notre société, de notre pays à des intérêts privés, contrôlés par des actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. &lt;br /&gt;
Ainsi, une prise de conscience des risques d’un usage imprudent d’Internet est indispensable : nous devrions pouvoir choisir en toute connaissance de cause à qui nous souhaitons transmettre nos données. Google ou Facebook par exemple, peuvent être considérés comme des outils de contrôles : mais personne n’est forcé de les utiliser. Nous remarquons cependant que, comme dans tout autre domaine, il faut souvent un scandale pour éveiller les consciences : tout comme on renforce la sécurité après la catastrophe de Fukushima, ou les contrôles sanitaires après une épidémie de grippe aviaire, il faudra peut-être un scandale pour que les citoyens prennent conscience de l’importance de la confidentialité de certaines données personnelles. &lt;br /&gt;
Méfiance donc, face à un certain effet entonnoir du comportement collectif : la banalité que représente l’usage d’Internet fait oublier les risques qui y sont liés. Un travail d’anticipation est pourtant indispensable : reprenons la métaphore de la grenouille que l’on met dans l’eau froide, et que l’on fait cuire lentement. Elle mourra sans se débattre, alors que si elle avait été jetée directement dans l’eau chaude, elle se serait échappée, consciente du danger. La règle d’or est donc de rester attentif et critique, face aux services proposés sur Internet. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.2 Le média n'est qu'un moyen''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas jeter l'eau du bain avant d'avoir vérifié si elle est sale ou non. L'appréciation des médias dépend de l'utilisation que l'on en fait. Les médias peuvent favoriser la concentration du pouvoir comme au contraire accélérer son partage. En fait, l’allégorie de Big Brother peut nous aider à prendre conscience des intérêts cachés derrière certains services numériques que nous utilisons, mais il ne faut pas oublier que chacun a la liberté de contourner une partie des contrôles à l’oeuvre sur la toile : tout dépend de l’usage qui est fait de cette technologie. Utiliser intelligemment les réseaux et les services avec toujours, comme meilleure arme, le sens critique est primordial. Cette prudence est d’ailleurs applicable à tous les médias, et d’autant plus sur internet : il ne suffit pas d’analyser les informations entrantes, il faut également tenter de maîtriser les informations que nous laissons nous même transparaître par notre utilisation d’Internet.&lt;br /&gt;
Différents moyens existent pour ne pas tomber dans la surveillance : Web 2.0, le participatif, le masquage de l’adresse IP, ou encore par exemple le savoir faire des hackers. Chacun est libre de créer son propre réseau social, de diffuser des vidéos, d'émettre une radio : Internet offre donc la possibilité de proposer des systèmes équitables de partage de l'information et de la connaissance.  &lt;br /&gt;
Un effet Big Brother est donc très difficile à atteindre au travers d’Internet : le morcellement de l’information, fait qu’Internet est un environnement décentralisateur par nature : il serait antinomique de vouloir contrôler des bases de données centralisées. Socio-techniquement, la centralisation des données est incompatible sur le long terme avec la nature du numérique. A très court terme cependant, l’impression que certains Big Brother détiennent le contrôle peut se faire ressentir. Le Big Brother Awards est d'ailleurs remis depuis quelques années par une communauté d'internautes, au &amp;quot;gouvernements ou aux entreprises qui font le plus pour menacer la vie privée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La prise de conscience des dangers permet donc à chaque utilisateur de devenir critique et prudent, passant ainsi d’une utilisation passive de la toile, à une utilisation maîtrisée et active. Grâce aux nouveaux médias, l'action citoyenne peut être amplifiée. Une nouvelle catégorie de citoyens est apparue, ce sont les ... citoyens du net. On les surnomme également les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''3. Informatique au service des netizens''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cet esprit de citoyenneté numérique que la gestion des réseaux associatifs peut s'organiser. Elle s'appuie sur des expériences concrètes qui ont fait leurs preuves, telles que Wikipédia (encyclopédie participative) ou les serveurs Debian basés sur GNU/Linux. Ces expériences ne sont pas que techniques, elles sont basées sur l'équité des chances; chacun peut proposer des améliorations, et sera jugé par des pairs, sans discrimination.&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique assurent une décentralisation de l’information, et une liberté à tout utilisateur : même en Chine, où la censure et le contrôle par les “hackers rouges” sont très strictes, la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet est bien plus élevée que la somme des personnes qui se font arrêter. De même, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et Google est bien plus importante que la somme des utilisateur de ces deux organisations. &lt;br /&gt;
Internet est un nouvel espace de partage, d’information, mais aussi d’action sociale et politique en connexion directe avec la société “concrète”, un nouvel espace dont nous sommes tous citoyens, et dont nous devons désormais tenir compte : c’est ce que nous ont démontré les Révolutions de Jasmin, rendues possibles grâce à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Les enjeux qui se profilent derrière le combat de certains activistes du net, comme le combat pour le respect de la vie privée, pour les droits fondamentaux, ou pour une information libre par exemple sont donc primordiaux. Sur internet comme dans le monde, nous sommes citoyens, et devons défendre nos droits contre les tentatives de centralisation et de censure. Les moyens de résistance sont multiples : c’est big brother contre les netizens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les encarts de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== BB: l'aîné à qui l'on veut plaire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage commercial de la figure de BB le plus célèbre est celui d’une émission de télévision du même nom. Pionnière dans la catégorie des reality show (télé-réalité), cette émission nous offre la possibilité d'observer nuit et jour un groupe de jeunes enfermés dans une maison. Chaque pièce est équipée de nombreuses caméras : chaque mouvement et chaque conversation sont enregistrés. Le public peut donc suivre la vie de ces jeunes heure après heure, et décide chaque semaine qui doit quitter la maison. Il n'y a qu'un seul gagnant à la fin, les autres participants rentrent chez eux avec pour seule consolation une gloire éphémère. &lt;br /&gt;
Le plus étonnant dans ce programme est le choix volontaire, fait par les participants, de se voir dicter leurs comportements par l'équipe de production. Ils signent à l'entrée dans la maison un contrat, stipulant qu'ils abandonnent leur libre arbitre : ils offrent en quelque sorte leur liberté. &lt;br /&gt;
C'est la société du spectacle à son apogée. Le reality show “Big Brother”, diffusé à grande échelle et repris dans un grand nombre de pays va bien au-delà de ce qu'avait imaginé George Orwell. C'est un renoncement volontaire à l'être pour le paraître afin de gagner argent et gloire. &lt;br /&gt;
Comme souvent, la réalité dépasse ici la fiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le programme Echelon ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echelon est le nom d’un programme international, lancé par les Etats-Unis, qui a pour objectif de capter et répertorier toutes les communications. C'est une base de données gigantesque, qui couvre tous les médias: téléphone, courriels, téléfax. Les caméras de vidéosurveillance dans la rue ou dans les parkings privés sont aussi utilisées, de même que les sites web d'opinions et les forums. Toutes ces informations sont archivées et triées par mots-clés définis par les services secrets des pays partenaires (USA, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples de mots-clés :&lt;br /&gt;
•	noms des terroristes présumés, de narco-trafiquants, d'activistes politiques ou de personnes influentes.&lt;br /&gt;
•	complot,&lt;br /&gt;
•	terrorisme,&lt;br /&gt;
•	extra-terrestres,&lt;br /&gt;
•	armes technologiques (...)&lt;br /&gt;
Développé à la fin de la première guerre mondiale, et surtout utilisé durant la Guerre Froide, le programme Echelon a étendu son rayon d’action au cours du temps. Resté secret durant une quarantaine d’années, il faut attendre l’initiative de journalistes, groupes activistes ou chercheurs pour que les premières informations à son sujet filtrent dans les médias. Echelon, dirigé par la NSA (National Security Agency), est accusé d’avoir espionné un très grand nombre de personnes, comme des pacifistes ou des militants pour les droits civiques américains dans les années 70, des trafficants, des personnalités importantes. Il est également aujourd’hui soupçonné d’espionnage industriel. &lt;br /&gt;
Le programme Echelon a fait couler beaucoup d’encre, mais il n’est pas le seul programme de surveillance en fonction : rien qu’aux USA, on peut encore citer le logiciel Carnivore, mis en place par le FBI, le programme Einstein (1,2,3) développé par le gouvernement, ou encore Tempest, un programme de surveillance des émanations électromagnétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;quot;Don't hate the media, become the media!&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias peuvent être perçus comme liberticides. On peut leur reprocher de nous surveiller, de nous proposer une vision erronée du monde, de collecter de trop nombreuses informations. Mais on peut aussi les considérer comme un moyen de mettre en valeur la diversité des idées, des pratiques et des regards sur le monde. Jello Biafra, musicien et activiste de la culture punk américaine, est un des grands défenseurs de cette idée. Lors d'une conférence sur les enjeux des médias, à la question: « Faut-il se méfier des médias? Ne faudrait-il pas les rejeter comme dans 1984? » Il répondit: « Don't hate the media, become the media! » (Ne hais pas le média, sois le média!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protection des données : Google dans le collimateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, les responsables de la protection des données personnelles et de la vie privée de dix pays se sont rassemblés pour rédiger une lettre commune à l’intention de Google et à toutes les organisations détentrices d’informations personnelles, pour les mettre en garde sur les responsabilités qu’implique leur pouvoir grandissant. &lt;br /&gt;
C’est notamment suite à l’introduction des nouvelles applications Buzz et Street View que Google a été inquiété : Buzz est un réseau social mis en place sur la base de Gmail sans autorisation des utilisateurs. Street View pose également problème, car les personnes photographiées qui paraissaient à visage non brouillé sur la toile n’avaient pas donné leur autorisation, ce qui viole les droits fondamentaux en matière de vie privée. &lt;br /&gt;
La lettre adressée à Google met en garde contre l’usage abusif de données personnelles sur internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous nous inquiétons de voir que trop souvent, le droit à la vie privée des citoyens du monde est laissé de côté lors du lancement de nouvelles applications technologiques. Nous avons été troublés par votre lancement récent de l’application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée. En outre, ce n’était pas la première fois que votre entreprise omettait de tenir compte du respect de la vie privée en lançant de nouveaux services. […]''&lt;br /&gt;
''Il est inacceptable de lancer un produit qui rende publics des &lt;br /&gt;
''renseignements personnels sans l’accord des intéressés, avec l’intention de &lt;br /&gt;
''régler par la suite les problèmes susceptibles de se poser. La protection de la vie &lt;br /&gt;
privée ne doit pas être reléguée au second plan dans l’empressement de &lt;br /&gt;
proposer de nouvelles technologies en ligne aux utilisateurs du monde entier.'' […]''&lt;br /&gt;
''Nous vous demandons donc, comme à toutes les organisations qui détiennent des renseignements personnels, d’intégrer les principes fondamentaux de protection de la vie privée dès la conception de nouveaux services en ligne.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une belle avancée que cette première publication commune des différents organes de contrôle de la protection des données, qui tire la sonnette d’alarme sur les abus de certaines organisations et rappelant à tous les acteurs du web, leurs responsabilités. Cependant, bien qu’elle ait eu un impact important sur l’image de l’organisation, elle n’a pas de valeur contraignante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Timothy Garton Ash, ''L'âge de Big Brother est arrivé'', Courrier International : (http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/12/l-age-de-big-brother-est-arrive)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet du CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) : (http://www.cnil.fr/)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Lettre des autorités de protection des données à Google : (http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/La_CNIL/actualite/Lettre_google.pdf)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Wikipédia : Echelon, 1984, Big Brother Award.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4980</id>
		<title>Proposition de Livia</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4980"/>
				<updated>2011-08-03T08:44:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Les paragraphes de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''1. 1984 un livre précurseur''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une société future dirigée par une dictature molle, qui utilise une myriade de moyens technologiques pour contrôler la population. L’histoire se déroule en 1984, comme l’indique le titre de l’oeuvre : dans cette société imaginée, la technologie, et plus précisément l'omniprésence des écrans, semble être une forme de religion moderne. Des caméras surveillent en permanence la population et il existe même une “police de la pensée”. Sur les murs, des affiches représentant le visage d’un homme, accompagné du slogan “Big Brother is watching you”, rappellent aux habitants que partout, à tout moment, ils sont surveillés. Outre la surveillance des actions et de la pensée, la méthode Big Brother inclu l’introduction forcée d’une nouvelle langue, dans laquelle ont disparu les mots permettant d’exprimer des critiques, des interrogations, des réflexions. Cette méthode vise à anéantir tout libre arbitre et tout esprit critique chez la population. &lt;br /&gt;
Après le succès du roman, la figure de Big Brother devient au fil du temps l’allégorie d’une certaine forme de pouvoir totalitaire sournois. &lt;br /&gt;
Bien qu’élaborée dans les années 50, la science-fiction d’Orwell renvoie, encore aujourd'hui, à de nombreux préjugés sur le monde informatique. Il illustre une conception étroite de cette technologie: ce système fermé s'oppose pourtant aux concepts qui ont inspiré Internet dans ces mêmes années 50, comme l'écologie spirituelle, la noosphère, ou encore la neutralité des réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2. Big Brother, entre amour et haine''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expression &amp;quot;Big Brother&amp;quot; a été reprise par de nombreux mouvements sociaux, politiques et commerciaux pour décrire une forme de surveillance exercée par un pouvoir despotique sur les populations. Cette expression est souvent utilisée pour parler d’un contrôle au moyen de nouvelles technologies, et particulièrement d’Internet. Pour certains, Internet est le moyen par excellence pour surveiller les comportements et les intérêts des citoyens : un terreau d’exception pour le développement d’un système à la “Big Brother”. Cependant, une prise de conscience de ces risques et une utilisation critique d’Internet permettent au contraire de créer des espaces sociaux totalement démocratiques, de contourner les contrôles ou encore de développer la culture libre et ses outils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.1 BB: ennemi public numéro 1''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce grand frère qui veille et nous surveille est incarné par les machines. Caméra de vidéosurveillance, trace informatique, fichiers policiers informatisés, sont autant d'outils à sa disposition pour contrôler la population. L'idée défendue par plusieurs mouvements sociaux et politiques est celle que l'usage des machines sert une minorité de gens au pouvoir, et dessert la majorité dominée. L'informatique et l'ordinateur sont pour eux un moyen d'asservissement de la population, un medium de manipulation. &lt;br /&gt;
Cette forme de contrôle des individus, si redoutée, prend avec Internet une nouvelle ampleur : si rien n’est modifié au point de vue de  la qualité, ou de l’absence de qualité ou d’équité de traitement, Internet a un impact sur la quantité. Il permet l’accès à des bases de données centralisées, à l’échelle de la planète, et non plus seulement d’une région ou d’un groupe. Certains utilisateurs nous mettent en garde : tout mouvement sur internet est répertorié et peut servir des intérêts qui nous échappent. Par exemple, Google et Facebook sont les organisations le plus souvent critiquées pour être les Big Brother d’Internet, mais on peut également citer les bases de donnée SAP ou encore ORACLE, et des milliers d’autres services. Sans s’en rendre compte peut-être, nous sommes à chaque utilisation, en train de livrer des clés de notre vie privée, de notre société, de notre pays à des intérêts privés, contrôlés par des actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. &lt;br /&gt;
Ainsi, une prise de conscience des risques d’un usage imprudent d’Internet est indispensable : nous devrions pouvoir choisir en toute connaissance de cause à qui nous souhaitons transmettre nos données. Google ou Facebook par exemple, peuvent être considérés comme des outils de contrôles : mais personne n’est forcé de les utiliser. Nous remarquons cependant que, comme dans tout autre domaine, il faut souvent un scandale pour éveiller les consciences : tout comme on renforce la sécurité après la catastrophe de Fukushima, ou les contrôles sanitaires après une épidémie de grippe aviaire, il faudra peut-être un scandale pour que les citoyens prennent conscience de l’importance de la confidentialité de certaines données personnelles. &lt;br /&gt;
Méfiance donc, face à un certain effet entonnoir du comportement collectif : la banalité que représente l’usage d’Internet fait oublier les risques qui y sont liés. Un travail d’anticipation est pourtant indispensable : reprenons la métaphore de la grenouille que l’on met dans l’eau froide, et que l’on fait cuire lentement. Elle mourra sans se débattre, alors que si elle avait été jetée directement dans l’eau chaude, elle se serait échappée, consciente du danger. La règle d’or est donc de rester attentif et critique, face aux services proposés sur Internet. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.2 Le média n'est qu'un moyen''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas jeter l'eau du bain avant d'avoir vérifié si elle est sale ou non. L'appréciation des médias dépend de l'utilisation que l'on en fait. Les médias peuvent favoriser la concentration du pouvoir comme au contraire accélérer son partage. En fait, l’allégorie de Big Brother peut nous aider à prendre conscience des intérêts cachés derrière certains services numériques que nous utilisons, mais il ne faut pas oublier que chacun a la liberté de contourner une partie des contrôles à l’oeuvre sur la toile : tout dépend de l’usage qui est fait de cette technologie. Utiliser intelligemment les réseaux et les services avec toujours, comme meilleure arme, le sens critique est primordial. Cette prudence est d’ailleurs applicable à tous les médias, et d’autant plus sur internet : il ne suffit pas d’analyser les informations entrantes, il faut également tenter de maîtriser les informations que nous laissons nous même transparaître par notre utilisation d’Internet.&lt;br /&gt;
Différents moyens existent pour ne pas tomber dans la surveillance : Web 2.0, le participatif, le masquage de l’adresse IP, ou encore par exemple le savoir faire des hackers. Chacun est libre de créer son propre réseau social, de diffuser des vidéos, d'émettre une radio : Internet offre donc la possibilité de proposer des systèmes équitables de partage de l'information et de la connaissance.  &lt;br /&gt;
Un effet Big Brother est donc très difficile à atteindre au travers d’Internet : le morcellement de l’information, fait qu’Internet est un environnement décentralisateur par nature : il serait antinomique de vouloir contrôler des bases de données centralisées. Socio-techniquement, la centralisation des données est incompatible sur le long terme avec la nature du numérique. A très court terme cependant, l’impression que certains Big Brother détiennent le contrôle peut se faire ressentir. Le Big Brother Awards est d'ailleurs remis depuis quelques années par une communauté d'internautes, au &amp;quot;gouvernements ou aux entreprises qui font le plus pour menacer la vie privée&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La prise de conscience des dangers permet donc à chaque utilisateur de devenir critique et prudent, passant ainsi d’une utilisation passive de la toile, à une utilisation maîtrisée et active. Grâce aux nouveaux médias, l'action citoyenne peut être amplifiée. Une nouvelle catégorie de citoyens est apparue, ce sont les ... citoyens du net. On les surnomme également les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''3. Informatique au service des netizens''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cet esprit de citoyenneté numérique que la gestion des réseaux associatifs peut s'organiser. Elle s'appuie sur des expériences concrètes qui ont fait leurs preuves, telles que Wikipédia (encyclopédie participative) ou les serveurs Debian basés sur GNU/Linux. Ces expériences ne sont pas que techniques, elles sont basées sur l'équité des chances; chacun peut proposer des améliorations, et sera jugé par des pairs, sans discrimination.&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique assurent une décentralisation de l’information, et une liberté à tout utilisateur : même en Chine, où la censure et le contrôle par les “hackers rouges” sont très strictes, la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet est bien plus élevée que la somme des personnes qui se font arrêter. De même, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et Google est bien plus importante que la somme des utilisateur de ces deux organisations. &lt;br /&gt;
Internet est un nouvel espace de partage, d’information, mais aussi d’action sociale et politique en connexion directe avec la société “concrète”, un nouvel espace dont nous sommes tous citoyens, et dont nous devons désormais tenir compte : c’est ce que nous ont démontré les Révolutions de Jasmin, rendues possibles grâce à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Les enjeux qui se profilent derrière le combat de certains activistes du net, comme le combat pour le respect de la vie privée, pour les droits fondamentaux, ou pour une information libre par exemple sont donc primordiaux. Sur internet comme dans le monde, nous sommes citoyens, et devons défendre nos droits contre les tentatives de centralisation et de censure. Les moyens de résistance sont multiples : c’est big brother contre les netizens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les encarts de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== BB: l'aîné à qui l'on veut plaire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage commercial de la figure de BB le plus célèbre est celui d’une émission de télévision du même nom. Pionnière dans la catégorie des reality show (télé-réalité), cette émission nous offre la possibilité d'observer nuit et jour un groupe de jeunes enfermés dans une maison. Chaque pièce est équipée de nombreuses caméras : chaque mouvement et chaque conversation sont enregistrés. Le public peut donc suivre la vie de ces jeunes heure après heure, et décide chaque semaine qui doit quitter la maison. Il n'y a qu'un seul gagnant à la fin, les autres participants rentrent chez eux avec pour seule consolation une gloire éphémère. &lt;br /&gt;
Le plus étonnant dans ce programme est le choix volontaire, fait par les participants, de se voir dicter leurs comportements par l'équipe de production. Ils signent à l'entrée dans la maison un contrat, stipulant qu'ils abandonnent leur libre arbitre : ils offrent en quelque sorte leur liberté. &lt;br /&gt;
C'est la société du spectacle à son apogée. Le reality show “Big Brother”, diffusé à grande échelle et repris dans un grand nombre de pays va bien au-delà de ce qu'avait imaginé George Orwell. C'est un renoncement volontaire à l'être pour le paraître afin de gagner argent et gloire. &lt;br /&gt;
Comme souvent, la réalité dépasse ici la fiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le programme Echelon ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echelon est le nom d’un programme international, lancé par les Etats-Unis, qui a pour objectif de capter et répertorier toutes les communications. C'est une base de données gigantesque, qui couvre tous les médias: téléphone, courriels, téléfax. Les caméras de vidéosurveillance dans la rue ou dans les parkings privés sont aussi utilisées, de même que les sites web d'opinions et les forums. Toutes ces informations sont archivées et triées par mots-clés définis par les services secrets des pays partenaires (USA, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples de mots-clés :&lt;br /&gt;
•	noms des terroristes présumés, de narco-trafiquants, d'activistes politiques ou de personnes influentes.&lt;br /&gt;
•	complot,&lt;br /&gt;
•	terrorisme,&lt;br /&gt;
•	extra-terrestres,&lt;br /&gt;
•	armes technologiques (...)&lt;br /&gt;
Développé à la fin de la première guerre mondiale, et surtout utilisé durant la Guerre Froide, le programme Echelon a étendu son rayon d’action au cours du temps. Resté secret durant une quarantaine d’années, il faut attendre l’initiative de journalistes, groupes activistes ou chercheurs pour que les premières informations à son sujet filtrent dans les médias. Echelon, dirigé par la NSA (National Security Agency), est accusé d’avoir espionné un très grand nombre de personnes, comme des pacifistes ou des militants pour les droits civiques américains dans les années 70, des trafficants, des personnalités importantes. Il est également aujourd’hui soupçonné d’espionnage industriel. &lt;br /&gt;
Le programme Echelon a fait couler beaucoup d’encre, mais il n’est pas le seul programme de surveillance en fonction : rien qu’aux USA, on peut encore citer le logiciel Carnivore, mis en place par le FBI, le programme Einstein (1,2,3) développé par le gouvernement, ou encore Tempest, un programme de surveillance des émanations électromagnétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;quot;Don't hate the media, become the media!&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias peuvent être perçus comme liberticides. On peut leur reprocher de nous surveiller, de nous proposer une vision erronée du monde, de collecter de trop nombreuses informations. Mais on peut aussi les considérer comme un moyen de mettre en valeur la diversité des idées, des pratiques et des regards sur le monde. Jello Biafra, musicien et activiste de la culture punk américaine, est un des grands défenseurs de cette idée. Lors d'une conférence sur les enjeux des médias, à la question: « Faut-il se méfier des médias? Ne faudrait-il pas les rejeter comme dans 1984? » Il répondit: « Don't hate the media, become the media! » (Ne hais pas le média, sois le média!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protection des données : Google dans le collimateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, les responsables de la protection des données personnelles et de la vie privée de dix pays se sont rassemblés pour rédiger une lettre commune à l’intention de Google et à toutes les organisations détentrices d’informations personnelles, pour les mettre en garde sur les responsabilités qu’implique leur pouvoir grandissant. &lt;br /&gt;
C’est notamment suite à l’introduction des nouvelles applications Buzz et Street View que Google a été inquiété : Buzz est un réseau social mis en place sur la base de Gmail sans autorisation des utilisateurs. Street View pose également problème, car les personnes photographiées qui paraissaient à visage non brouillé sur la toile n’avaient pas donné leur autorisation, ce qui viole les droits fondamentaux en matière de vie privée. &lt;br /&gt;
La lettre adressée à Google met en garde contre l’usage abusif de données personnelles sur internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous nous inquiétons de voir que trop souvent, le droit à la vie privée des citoyens du monde est laissé de côté lors du lancement de nouvelles applications technologiques. Nous avons été troublés par votre lancement récent de l’application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée. En outre, ce n’était pas la première fois que votre entreprise omettait de tenir compte du respect de la vie privée en lançant de nouveaux services. […]''&lt;br /&gt;
''Il est inacceptable de lancer un produit qui rende publics des &lt;br /&gt;
''renseignements personnels sans l’accord des intéressés, avec l’intention de &lt;br /&gt;
''régler par la suite les problèmes susceptibles de se poser. La protection de la vie &lt;br /&gt;
privée ne doit pas être reléguée au second plan dans l’empressement de &lt;br /&gt;
proposer de nouvelles technologies en ligne aux utilisateurs du monde entier.'' […]''&lt;br /&gt;
''Nous vous demandons donc, comme à toutes les organisations qui détiennent des renseignements personnels, d’intégrer les principes fondamentaux de protection de la vie privée dès la conception de nouveaux services en ligne.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une belle avancée que cette première publication commune des différents organes de contrôle de la protection des données, qui tire la sonnette d’alarme sur les abus de certaines organisations et rappelant à tous les acteurs du web, leurs responsabilités. Cependant, bien qu’elle ait eu un impact important sur l’image de l’organisation, elle n’a pas de valeur contraignante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Timothy Garton Ash, ''L'âge de Big Brother est arrivé'', Courrier International : (http://www.courrierinternational.com/article/2010/10/12/l-age-de-big-brother-est-arrive)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Site internet du CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) : (http://www.cnil.fr/)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Lettre des autorités de protection des données à Google : (http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/La_CNIL/actualite/Lettre_google.pdf)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Wikipédia : Echelon, 1984, Big Brother Award.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4979</id>
		<title>Proposition de Livia</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4979"/>
				<updated>2011-08-03T08:24:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Les paragraphes de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''1. 1984 un livre précurseur''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une société future dirigée par une dictature molle, qui utilise une myriade de moyens technologiques pour contrôler la population. L’histoire se déroule en 1984, comme l’indique le titre de l’oeuvre : dans cette société imaginée, la technologie, et plus précisément l'omniprésence des écrans, semble être une forme de religion moderne. Des caméras surveillent en permanence la population et il existe même une “police de la pensée”. Sur les murs, des affiches représentant le visage d’un homme, accompagné du slogan “Big Brother is watching you”, rappellent aux habitants que partout, à tout moment, ils sont surveillés. Outre la surveillance des actions et de la pensée, la méthode Big Brother inclu l’introduction forcée d’une nouvelle langue, dans laquelle ont disparu les mots permettant d’exprimer des critiques, des interrogations, des réflexions. Cette méthode vise à anéantir tout libre arbitre et tout esprit critique chez la population. &lt;br /&gt;
Après le succès du roman, la figure de Big Brother devient au fil du temps l’allégorie d’une certaine forme de pouvoir totalitaire sournois. &lt;br /&gt;
Bien qu’élaborée dans les années 50, la science-fiction d’Orwell renvoie, encore aujourd'hui, à de nombreux préjugés sur le monde informatique. Il illustre une conception étroite de cette technologie: ce système fermé s'oppose pourtant aux concepts qui ont inspiré Internet dans ces mêmes années 50, comme l'écologie spirituelle, la noosphère, ou encore la neutralité des réseaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2. Big Brother, entre amour et haine''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'expression &amp;quot;Big Brother&amp;quot; a été reprise par de nombreux mouvements sociaux, politiques et commerciaux pour décrire une forme de surveillance exercée par un pouvoir despotique sur les populations. Cette expression est souvent utilisée pour parler d’un contrôle au moyen de nouvelles technologies, et particulièrement d’Internet. Pour certains, Internet est le moyen par excellence pour surveiller les comportements et les intérêts des citoyens : un terreau d’exception pour le développement d’un système à la “Big Brother”. Cependant, une prise de conscience de ces risques et une utilisation critique d’Internet permettent au contraire de créer des espaces sociaux totalement démocratiques, de contourner les contrôles ou encore de développer la culture libre et ses outils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.1 BB: ennemi public numéro 1''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce grand frère qui veille et nous surveille est incarné par les machines. Caméra de vidéosurveillance, trace informatique, fichiers policiers informatisés, sont autant d'outils à sa disposition pour contrôler la population. L'idée défendue par plusieurs mouvements sociaux et politiques est celle que l'usage des machines sert une minorité de gens au pouvoir, et dessert la majorité dominée. L'informatique et l'ordinateur sont pour eux un moyen d'asservissement de la population, un medium de manipulation. &lt;br /&gt;
Cette forme de contrôle des individus, si redoutée, prend avec Internet une nouvelle ampleur : si rien n’est modifié au point de vue de  la qualité, ou de l’absence de qualité ou d’équité de traitement, Internet a un impact sur la quantité. Il permet l’accès à des bases de données centralisées, à l’échelle de la planète, et non plus seulement d’une région ou d’un groupe. Certains utilisateurs nous mettent en garde : tout mouvement sur internet est répertorié et peut servir des intérêts qui nous échappent. Par exemple, Google et Facebook sont les organisations le plus souvent critiquées pour être les Big Brother d’Internet, mais on peut également citer les bases de donnée SAP ou encore ORACLE, et des milliers d’autres services. Sans s’en rendre compte peut-être, nous sommes à chaque utilisation, en train de livrer des clés de notre vie privée, de notre société, de notre pays à des intérêts privés, contrôlés par des actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. &lt;br /&gt;
Ainsi, une prise de conscience des risques d’un usage imprudent d’Internet est indispensable : nous devrions pouvoir choisir en toute connaissance de cause à qui nous souhaitons transmettre nos données. Google ou Facebook par exemple, peuvent être considérés comme des outils de contrôles : mais personne n’est forcé de les utiliser. Nous remarquons cependant que, comme dans tout autre domaine, il faut souvent un scandale pour éveiller les consciences : tout comme on renforce la sécurité après la catastrophe de Fukushima, ou les contrôles sanitaires après une épidémie de grippe aviaire, il faudra peut-être un scandale pour que les citoyens prennent conscience de l’importance de la confidentialité de certaines données personnelles. &lt;br /&gt;
Méfiance donc, face à un certain effet entonnoir du comportement collectif : la banalité que représente l’usage d’Internet fait oublier les risques qui y sont liés. Un travail d’anticipation est pourtant indispensable : reprenons la métaphore de la grenouille que l’on met dans l’eau froide, et que l’on fait cuire lentement. Elle mourra sans se débattre, alors que si elle avait été jetée directement dans l’eau chaude, elle se serait échappée, consciente du danger. La règle d’or est donc de rester attentif et critique, face aux services proposés sur Internet. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''2.2 Le média n'est qu'un moyen''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas jeter l'eau du bain avant d'avoir vérifié si elle est sale ou non. L'appréciation des médias dépend de l'utilisation que l'on en fait. Les médias peuvent favoriser la concentration du pouvoir comme au contraire accélérer son partage. En fait, l’allégorie de Big Brother peut nous aider à prendre conscience des intérêts cachés derrière certains services numériques que nous utilisons, mais il ne faut pas oublier que chacun a la liberté de contourner une partie des contrôles à l’oeuvre sur la toile : tout dépend de l’usage qui est fait de cette technologie. Utiliser intelligemment les réseaux et les services avec toujours, comme meilleure arme, le sens critique est primordial. Cette prudence est d’ailleurs applicable à tous les médias, et d’autant plus sur internet : il ne suffit pas d’analyser les informations entrantes, il faut également tenter de maîtriser les informations que nous laissons nous même transparaître par notre utilisation d’Internet.&lt;br /&gt;
Différents moyens existent pour ne pas tomber dans la surveillance : Web 2.0, le participatif, le masquage de l’adresse IP, ou encore par exemple le savoir faire des hackers. Chacun est libre de créer son propre réseau social, de diffuser des vidéos, d'émettre une radio : Internet offre donc la possibilité de proposer des systèmes équitables de partage de l'information et de la connaissance.  &lt;br /&gt;
Un effet Big Brother est donc très difficile à atteindre au travers d’Internet : le morcellement de l’information, fait qu’Internet est un environnement décentralisateur par nature : il serait antinomique de vouloir contrôler des bases de données centralisées. Socio-techniquement, la centralisation des données est incompatible sur le long terme avec la nature du numérique. A très court terme cependant, l’impression que certains Big Brother détiennent le contrôle peut se faire ressentir. &lt;br /&gt;
La prise de conscience des dangers permet donc à chaque utilisateur de devenir critique et prudent, passant ainsi d’une utilisation passive de la toile, à une utilisation maîtrisée et active. Grâce aux nouveaux médias, l'action citoyenne peut être amplifiée. Une nouvelle catégorie de citoyens est apparue, ce sont les ... citoyens du net. On les surnomme également les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''3. Informatique au service des netizens''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cet esprit de citoyenneté numérique que la gestion des réseaux associatifs peut s'organiser. Elle s'appuie sur des expériences concrètes qui ont fait leurs preuves, telles que Wikipédia (encyclopédie participative) ou les serveurs Debian basés sur GNU/Linux. Ces expériences ne sont pas que techniques, elles sont basées sur l'équité des chances; chacun peut proposer des améliorations, et sera jugé par des pairs, sans discrimination.&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique assurent une décentralisation de l’information, et une liberté à tout utilisateur : même en Chine, où la censure et le contrôle par les “hackers rouges” sont très strictes, la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet est bien plus élevée que la somme des personnes qui se font arrêter. De même, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et Google est bien plus importante que la somme des utilisateur de ces deux organisations. &lt;br /&gt;
Internet est un nouvel espace de partage, d’information, mais aussi d’action sociale et politique en connexion directe avec la société “concrète”, un nouvel espace dont nous sommes tous citoyens, et dont nous devons désormais tenir compte : c’est ce que nous ont démontré les Révolutions de Jasmin, rendues possibles grâce à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Les enjeux qui se profilent derrière le combat de certains activistes du net, comme le combat pour le respect de la vie privée, pour les droits fondamentaux, ou pour une information libre par exemple sont donc primordiaux. Sur internet comme dans le monde, nous sommes citoyens, et devons défendre nos droits contre les tentatives de centralisation et de censure. Les moyens de résistance sont multiples : c’est big brother contre les netizens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les encarts de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== BB: l'aîné à qui l'on veut plaire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage commercial de la figure de BB le plus célèbre est celui d’une émission de télévision du même nom. Pionnière dans la catégorie des reality show (télé-réalité), cette émission nous offre la possibilité d'observer nuit et jour un groupe de jeunes enfermés dans une maison. Chaque pièce est équipée de nombreuses caméras : chaque mouvement et chaque conversation sont enregistrés. Le public peut donc suivre la vie de ces jeunes heure après heure, et décide chaque semaine qui doit quitter la maison. Il n'y a qu'un seul gagnant à la fin, les autres participants rentrent chez eux avec pour seule consolation une gloire éphémère. &lt;br /&gt;
Le plus étonnant dans ce programme est le choix volontaire, fait par les participants, de se voir dicter leurs comportements par l'équipe de production. Ils signent à l'entrée dans la maison un contrat, stipulant qu'ils abandonnent leur libre arbitre : ils offrent en quelque sorte leur liberté. &lt;br /&gt;
C'est la société du spectacle à son apogée. Le reality show “Big Brother”, diffusé à grande échelle et repris dans un grand nombre de pays va bien au-delà de ce qu'avait imaginé George Orwell. C'est un renoncement volontaire à l'être pour le paraître afin de gagner argent et gloire. &lt;br /&gt;
Comme souvent, la réalité dépasse ici la fiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le programme Echelon ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echelon est le nom d’un programme international, lancé par les Etats-Unis, qui a pour objectif de capter et répertorier toutes les communications. C'est une base de données gigantesque, qui couvre tous les médias: téléphone, courriels, téléfax. Les caméras de vidéosurveillance dans la rue ou dans les parkings privés sont aussi utilisées, de même que les sites web d'opinions et les forums. Toutes ces informations sont archivées et triées par mots-clés définis par les services secrets des pays partenaires (USA, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples de mots-clés :&lt;br /&gt;
•	noms des terroristes présumés, de narco-trafiquants, d'activistes politiques ou de personnes influentes.&lt;br /&gt;
•	complot,&lt;br /&gt;
•	terrorisme,&lt;br /&gt;
•	extra-terrestres,&lt;br /&gt;
•	armes technologiques (...)&lt;br /&gt;
Développé à la fin de la première guerre mondiale, et surtout utilisé durant la Guerre Froide, le programme Echelon a étendu son rayon d’action au cours du temps. Resté secret durant une quarantaine d’années, il faut attendre l’initiative de journalistes, groupes activistes ou chercheurs pour que les premières informations à son sujet filtrent dans les médias. Echelon, dirigé par la NSA (National Security Agency), est accusé d’avoir espionné un très grand nombre de personnes, comme des pacifistes ou des militants pour les droits civiques américains dans les années 70, des trafficants, des personnalités importantes. Il est également aujourd’hui soupçonné d’espionnage industriel. &lt;br /&gt;
Le programme Echelon a fait couler beaucoup d’encre, mais il n’est pas le seul programme de surveillance en fonction : rien qu’aux USA, on peut encore citer le logiciel Carnivore, mis en place par le FBI, le programme Einstein (1,2,3) développé par le gouvernement, ou encore Tempest, un programme de surveillance des émanations électromagnétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;quot;Don't hate the media, become the media!&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias peuvent être perçus comme liberticides. On peut leur reprocher de nous surveiller, de nous proposer une vision erronée du monde, de collecter de trop nombreuses informations. Mais on peut aussi les considérer comme un moyen de mettre en valeur la diversité des idées, des pratiques et des regards sur le monde. Jello Biafra, musicien et activiste de la culture punk américaine, est un des grands défenseurs de cette idée. Lors d'une conférence sur les enjeux des médias, à la question: « Faut-il se méfier des médias? Ne faudrait-il pas les rejeter comme dans 1984? » Il répondit: « Don't hate the media, become the media! » (Ne hais pas le média, sois le média!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protection des données : Google dans le collimateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, les responsables de la protection des données personnelles et de la vie privée de dix pays se sont rassemblés pour rédiger une lettre commune à l’intention de Google et à toutes les organisations détentrices d’informations personnelles, pour les mettre en garde sur les responsabilités qu’implique leur pouvoir grandissant. &lt;br /&gt;
C’est notamment suite à l’introduction des nouvelles applications Buzz et Street View que Google a été inquiété : Buzz est un réseau social mis en place sur la base de Gmail sans autorisation des utilisateurs. Street View pose également problème, car les personnes photographiées qui paraissaient à visage non brouillé sur la toile n’avaient pas donné leur autorisation, ce qui viole les droits fondamentaux en matière de vie privée. &lt;br /&gt;
La lettre adressée à Google met en garde contre l’usage abusif de données personnelles sur internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous nous inquiétons de voir que trop souvent, le droit à la vie privée des citoyens du monde est laissé de côté lors du lancement de nouvelles applications technologiques. Nous avons été troublés par votre lancement récent de l’application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée. En outre, ce n’était pas la première fois que votre entreprise omettait de tenir compte du respect de la vie privée en lançant de nouveaux services. […]''&lt;br /&gt;
''Il est inacceptable de lancer un produit qui rende publics des &lt;br /&gt;
''renseignements personnels sans l’accord des intéressés, avec l’intention de &lt;br /&gt;
''régler par la suite les problèmes susceptibles de se poser. La protection de la vie &lt;br /&gt;
privée ne doit pas être reléguée au second plan dans l’empressement de &lt;br /&gt;
proposer de nouvelles technologies en ligne aux utilisateurs du monde entier.'' […]''&lt;br /&gt;
''Nous vous demandons donc, comme à toutes les organisations qui détiennent des renseignements personnels, d’intégrer les principes fondamentaux de protection de la vie privée dès la conception de nouveaux services en ligne.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une belle avancée que cette première publication commune des différents organes de contrôle de la protection des données, qui tire la sonnette d’alarme sur les abus de certaines organisations et rappelant à tous les acteurs du web, leurs responsabilités. Cependant, bien qu’elle ait eu un impact important sur l’image de l’organisation, elle n’a pas de valeur contraignante.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Proposition_de_Livia&amp;diff=4975</id>
		<title>Proposition de Livia</title>
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				<updated>2011-08-03T08:15:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : Page créée avec « '''Les paragraphes de cet article'''   == '''1984 un livre précurseur''' ==  En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une société fut… »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Les paragraphes de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''1984 un livre précurseur''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une société future dirigée par une dictature molle, qui utilise une myriade de moyens technologiques pour contrôler la population. L’histoire se déroule en 1984, comme l’indique le titre de l’oeuvre : dans cette société imaginée, la technologie, et plus précisément l'omniprésence des écrans, semble être une forme de religion moderne. Des caméras surveillent en permanence la population et il existe même une “police de la pensée”. Sur les murs, des affiches représentant le visage d’un homme, accompagné du slogan “Big Brother is watching you”, rappellent aux habitants que partout, à tout moment, ils sont surveillés. Outre la surveillance des actions et de la pensée, la méthode Big Brother inclu l’introduction forcée d’une nouvelle langue, dans laquelle ont disparu les mots permettant d’exprimer des critiques, des interrogations, des réflexions. Cette méthode vise à anéantir tout libre arbitre et tout esprit critique chez la population. &lt;br /&gt;
Après le succès du roman, la figure de Big Brother devient au fil du temps l’allégorie d’une certaine forme de pouvoir totalitaire sournois. &lt;br /&gt;
Bien qu’élaborée dans les années 50, la science-fiction d’Orwell renvoie, encore aujourd'hui, à de nombreux préjugés sur le monde informatique. Il illustre une conception étroite de cette technologie: ce système fermé s'oppose pourtant aux concepts qui ont inspiré Internet dans ces mêmes années 50, comme l'écologie spirituelle, la noosphère, ou encore la neutralité des réseaux.&lt;br /&gt;
Big Brother, entre amour et haine&lt;br /&gt;
L'expression &amp;quot;Big Brother&amp;quot; a été reprise par de nombreux mouvements sociaux, politiques et commerciaux pour décrire une forme de surveillance exercée par un pouvoir despotique sur les populations. Cette expression est souvent utilisée pour parler d’un contrôle au moyen de nouvelles technologies, et particulièrement d’Internet. Pour certains, Internet est le moyen par excellence pour surveiller les comportements et les intérêts des citoyens : un terreau d’exception pour le développement d’un système à la “Big Brother”. Cependant, une prise de conscience de ces risques et une utilisation critique d’Internet permettent au contraire de créer des espaces sociaux totalement démocratiques, de contourner les contrôles ou encore de développer la culture libre et ses outils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''BB: ennemi public numéro 1''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce grand frère qui veille et nous surveille est incarné par les machines. Caméra de vidéosurveillance, trace informatique, fichiers policiers informatisés, sont autant d'outils à sa disposition pour contrôler la population. L'idée défendue par plusieurs mouvements sociaux et politiques est celle que l'usage des machines sert une minorité de gens au pouvoir, et dessert la majorité dominée. L'informatique et l'ordinateur sont pour eux un moyen d'asservissement de la population, un medium de manipulation. &lt;br /&gt;
Cette forme de contrôle des individus, si redoutée, prend avec Internet une nouvelle ampleur : si rien n’est modifié au point de vue de  la qualité, ou de l’absence de qualité ou d’équité de traitement, Internet a un impact sur la quantité. Il permet l’accès à des bases de données centralisées, à l’échelle de la planète, et non plus seulement d’une région ou d’un groupe. Certains utilisateurs nous mettent en garde : tout mouvement sur internet est répertorié et peut servir des intérêts qui nous échappent. Par exemple, Google et Facebook sont les organisations le plus souvent critiquées pour être les Big Brother d’Internet, mais on peut également citer les bases de donnée SAP ou encore ORACLE, et des milliers d’autres services. Sans s’en rendre compte peut-être, nous sommes à chaque utilisation, en train de livrer des clés de notre vie privée, de notre société, de notre pays à des intérêts privés, contrôlés par des actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. &lt;br /&gt;
Ainsi, une prise de conscience des risques d’un usage imprudent d’Internet est indispensable : nous devrions pouvoir choisir en toute connaissance de cause à qui nous souhaitons transmettre nos données. Google ou Facebook par exemple, peuvent être considérés comme des outils de contrôles : mais personne n’est forcé de les utiliser. Nous remarquons cependant que, comme dans tout autre domaine, il faut souvent un scandale pour éveiller les consciences : tout comme on renforce la sécurité après la catastrophe de Fukushima, ou les contrôles sanitaires après une épidémie de grippe aviaire, il faudra peut-être un scandale pour que les citoyens prennent conscience de l’importance de la confidentialité de certaines données personnelles. &lt;br /&gt;
Méfiance donc, face à un certain effet entonnoir du comportement collectif : la banalité que représente l’usage d’Internet fait oublier les risques qui y sont liés. Un travail d’anticipation est pourtant indispensable : reprenons la métaphore de la grenouille que l’on met dans l’eau froide, et que l’on fait cuire lentement. Elle mourra sans se débattre, alors que si elle avait été jetée directement dans l’eau chaude, elle se serait échappée, consciente du danger. La règle d’or est donc de rester attentif et critique, face aux services proposés sur Internet. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Le média n'est qu'un moyen''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas jeter l'eau du bain avant d'avoir vérifié si elle est sale ou non. L'appréciation des médias dépend de l'utilisation que l'on en fait. Les médias peuvent favoriser la concentration du pouvoir comme au contraire accélérer son partage. En fait, l’allégorie de Big Brother peut nous aider à prendre conscience des intérêts cachés derrière certains services numériques que nous utilisons, mais il ne faut pas oublier que chacun a la liberté de contourner une partie des contrôles à l’oeuvre sur la toile : tout dépend de l’usage qui est fait de cette technologie. Utiliser intelligemment les réseaux et les services avec toujours, comme meilleure arme, le sens critique est primordial. Cette prudence est d’ailleurs applicable à tous les médias, et d’autant plus sur internet : il ne suffit pas d’analyser les informations entrantes, il faut également tenter de maîtriser les informations que nous laissons nous même transparaître par notre utilisation d’Internet.&lt;br /&gt;
Différents moyens existent pour ne pas tomber dans la surveillance : Web 2.0, le participatif, le masquage de l’adresse IP, ou encore par exemple le savoir faire des hackers. Chacun est libre de créer son propre réseau social, de diffuser des vidéos, d'émettre une radio : Internet offre donc la possibilité de proposer des systèmes équitables de partage de l'information et de la connaissance.  &lt;br /&gt;
Un effet Big Brother est donc très difficile à atteindre au travers d’Internet : le morcellement de l’information, fait qu’Internet est un environnement décentralisateur par nature : il serait antinomique de vouloir contrôler des bases de données centralisées. Socio-techniquement, la centralisation des données est incompatible sur le long terme avec la nature du numérique. A très court terme cependant, l’impression que certains Big Brother détiennent le contrôle peut se faire ressentir. &lt;br /&gt;
La prise de conscience des dangers permet donc à chaque utilisateur de devenir critique et prudent, passant ainsi d’une utilisation passive de la toile, à une utilisation maîtrisée et active. Grâce aux nouveaux médias, l'action citoyenne peut être amplifiée. Une nouvelle catégorie de citoyens est apparue, ce sont les ... citoyens du net. On les surnomme également les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Informatique au service des netizens''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cet esprit de citoyenneté numérique que la gestion des réseaux associatifs peut s'organiser. Elle s'appuie sur des expériences concrètes qui ont fait leurs preuves, telles que Wikipédia (encyclopédie participative) ou les serveurs Debian basés sur GNU/Linux. Ces expériences ne sont pas que techniques, elles sont basées sur l'équité des chances; chacun peut proposer des améliorations, et sera jugé par des pairs, sans discrimination.&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique assurent une décentralisation de l’information, et une liberté à tout utilisateur : même en Chine, où la censure et le contrôle par les “hackers rouges” sont très strictes, la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet est bien plus élevée que la somme des personnes qui se font arrêter. De même, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et Google est bien plus importante que la somme des utilisateur de ces deux organisations. &lt;br /&gt;
Internet est un nouvel espace de partage, d’information, mais aussi d’action sociale et politique en connexion directe avec la société “concrète”, un nouvel espace dont nous sommes tous citoyens, et dont nous devons désormais tenir compte : c’est ce que nous ont démontré les Révolutions de Jasmin, rendues possibles grâce à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Les enjeux qui se profilent derrière le combat de certains activistes du net, comme le combat pour le respect de la vie privée, pour les droits fondamentaux, ou pour une information libre par exemple sont donc primordiaux. Sur internet comme dans le monde, nous sommes citoyens, et devons défendre nos droits contre les tentatives de centralisation et de censure. Les moyens de résistance sont multiples : c’est big brother contre les netizens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les encarts de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== BB: l'aîné à qui l'on veut plaire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage commercial de la figure de BB le plus célèbre est celui d’une émission de télévision du même nom. Pionnière dans la catégorie des reality show (télé-réalité), cette émission nous offre la possibilité d'observer nuit et jour un groupe de jeunes enfermés dans une maison. Chaque pièce est équipée de nombreuses caméras : chaque mouvement et chaque conversation sont enregistrés. Le public peut donc suivre la vie de ces jeunes heure après heure, et décide chaque semaine qui doit quitter la maison. Il n'y a qu'un seul gagnant à la fin, les autres participants rentrent chez eux avec pour seule consolation une gloire éphémère. &lt;br /&gt;
Le plus étonnant dans ce programme est le choix volontaire, fait par les participants, de se voir dicter leurs comportements par l'équipe de production. Ils signent à l'entrée dans la maison un contrat, stipulant qu'ils abandonnent leur libre arbitre : ils offrent en quelque sorte leur liberté. &lt;br /&gt;
C'est la société du spectacle à son apogée. Le reality show “Big Brother”, diffusé à grande échelle et repris dans un grand nombre de pays va bien au-delà de ce qu'avait imaginé George Orwell. C'est un renoncement volontaire à l'être pour le paraître afin de gagner argent et gloire. &lt;br /&gt;
Comme souvent, la réalité dépasse ici la fiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le programme Echelon ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echelon est le nom d’un programme international, lancé par les Etats-Unis, qui a pour objectif de capter et répertorier toutes les communications. C'est une base de données gigantesque, qui couvre tous les médias: téléphone, courriels, téléfax. Les caméras de vidéosurveillance dans la rue ou dans les parkings privés sont aussi utilisées, de même que les sites web d'opinions et les forums. Toutes ces informations sont archivées et triées par mots-clés définis par les services secrets des pays partenaires (USA, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples de mots-clés :&lt;br /&gt;
•	noms des terroristes présumés, de narco-trafiquants, d'activistes politiques ou de personnes influentes.&lt;br /&gt;
•	complot,&lt;br /&gt;
•	terrorisme,&lt;br /&gt;
•	extra-terrestres,&lt;br /&gt;
•	armes technologiques (...)&lt;br /&gt;
Développé à la fin de la première guerre mondiale, et surtout utilisé durant la Guerre Froide, le programme Echelon a étendu son rayon d’action au cours du temps. Resté secret durant une quarantaine d’années, il faut attendre l’initiative de journalistes, groupes activistes ou chercheurs pour que les premières informations à son sujet filtrent dans les médias. Echelon, dirigé par la NSA (National Security Agency), est accusé d’avoir espionné un très grand nombre de personnes, comme des pacifistes ou des militants pour les droits civiques américains dans les années 70, des trafficants, des personnalités importantes. Il est également aujourd’hui soupçonné d’espionnage industriel. &lt;br /&gt;
Le programme Echelon a fait couler beaucoup d’encre, mais il n’est pas le seul programme de surveillance en fonction : rien qu’aux USA, on peut encore citer le logiciel Carnivore, mis en place par le FBI, le programme Einstein (1,2,3) développé par le gouvernement, ou encore Tempest, un programme de surveillance des émanations électromagnétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;quot;Don't hate the media, become the media!&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias peuvent être perçus comme liberticides. On peut leur reprocher de nous surveiller, de nous proposer une vision erronée du monde, de collecter de trop nombreuses informations. Mais on peut aussi les considérer comme un moyen de mettre en valeur la diversité des idées, des pratiques et des regards sur le monde. Jello Biafra, musicien et activiste de la culture punk américaine, est un des grands défenseurs de cette idée. Lors d'une conférence sur les enjeux des médias, à la question: « Faut-il se méfier des médias? Ne faudrait-il pas les rejeter comme dans 1984? » Il répondit: « Don't hate the media, become the media! » (Ne hais pas le média, sois le média!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protection des données : Google dans le collimateur ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, les responsables de la protection des données personnelles et de la vie privée de dix pays se sont rassemblés pour rédiger une lettre commune à l’intention de Google et à toutes les organisations détentrices d’informations personnelles, pour les mettre en garde sur les responsabilités qu’implique leur pouvoir grandissant. &lt;br /&gt;
C’est notamment suite à l’introduction des nouvelles applications Buzz et Street View que Google a été inquiété : Buzz est un réseau social mis en place sur la base de Gmail sans autorisation des utilisateurs. Street View pose également problème, car les personnes photographiées qui paraissaient à visage non brouillé sur la toile n’avaient pas donné leur autorisation, ce qui viole les droits fondamentaux en matière de vie privée. &lt;br /&gt;
La lettre adressée à Google met en garde contre l’usage abusif de données personnelles sur internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nous nous inquiétons de voir que trop souvent, le droit à la vie privée des citoyens du monde est laissé de côté lors du lancement de nouvelles applications technologiques. Nous avons été troublés par votre lancement récent de l’application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée. En outre, ce n’était pas la première fois que votre entreprise omettait de tenir compte du respect de la vie privée en lançant de nouveaux services. […]''&lt;br /&gt;
''Il est inacceptable de lancer un produit qui rende publics des &lt;br /&gt;
''renseignements personnels sans l’accord des intéressés, avec l’intention de &lt;br /&gt;
''régler par la suite les problèmes susceptibles de se poser. La protection de la vie &lt;br /&gt;
privée ne doit pas être reléguée au second plan dans l’empressement de &lt;br /&gt;
proposer de nouvelles technologies en ligne aux utilisateurs du monde entier.'' […]''''&lt;br /&gt;
''Nous vous demandons donc, comme à toutes les organisations qui détiennent des renseignements personnels, d’intégrer les principes fondamentaux de protection de la vie privée dès la conception de nouveaux services en ligne.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une belle avancée que cette première publication commune des différents organes de contrôle de la protection des données, qui tire la sonnette d’alarme sur les abus de certaines organisations et rappelant à tous les acteurs du web, leurs responsabilités. Cependant, bien qu’elle ait eu un impact important sur l’image de l’organisation, elle n’a pas de valeur contraignante.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wiki_livre_Netizenship:Utilisateurs&amp;diff=4974</id>
		<title>Wiki livre Netizenship:Utilisateurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Wiki_livre_Netizenship:Utilisateurs&amp;diff=4974"/>
				<updated>2011-08-03T07:56:11Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : Page créée avec « '''Les paragraphes de cet article'''  ----  == '''1984 un livre précurseur''' ==  En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une sociét… »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''Les paragraphes de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''1984 un livre précurseur''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1949, George Orwell publie un roman d’anticipation dans lequel il décrit une société future dirigée par une dictature molle, qui utilise une myriade de moyens technologiques pour contrôler la population. L’histoire se déroule en 1984, comme l’indique le titre de l’oeuvre : dans cette société imaginée, la technologie, et plus précisément l'omniprésence des écrans, semble être une forme de religion moderne. Des caméras surveillent en permanence la population et il existe même une “police de la pensée”. Sur les murs, des affiches représentant le visage d’un homme, accompagné du slogan “Big Brother is watching you”, rappellent aux habitants que partout, à tout moment, ils sont surveillés. Outre la surveillance des actions et de la pensée, la méthode Big Brother inclu l’introduction forcée d’une nouvelle langue, dans laquelle ont disparu les mots permettant d’exprimer des critiques, des interrogations, des réflexions. Cette méthode vise à anéantir tout libre arbitre et tout esprit critique chez la population. &lt;br /&gt;
Après le succès du roman, la figure de Big Brother devient au fil du temps l’allégorie d’une certaine forme de pouvoir totalitaire sournois. &lt;br /&gt;
Bien qu’élaborée dans les années 50, la science-fiction d’Orwell renvoie, encore aujourd'hui, à de nombreux préjugés sur le monde informatique. Il illustre une conception étroite de cette technologie: ce système fermé s'oppose pourtant aux concepts qui ont inspiré Internet dans ces mêmes années 50, comme l'écologie spirituelle, la noosphère, ou encore la neutralité des réseaux.&lt;br /&gt;
Big Brother, entre amour et haine&lt;br /&gt;
L'expression &amp;quot;Big Brother&amp;quot; a été reprise par de nombreux mouvements sociaux, politiques et commerciaux pour décrire une forme de surveillance exercée par un pouvoir despotique sur les populations. Cette expression est souvent utilisée pour parler d’un contrôle au moyen de nouvelles technologies, et particulièrement d’Internet. Pour certains, Internet est le moyen par excellence pour surveiller les comportements et les intérêts des citoyens : un terreau d’exception pour le développement d’un système à la “Big Brother”. Cependant, une prise de conscience de ces risques et une utilisation critique d’Internet permettent au contraire de créer des espaces sociaux totalement démocratiques, de contourner les contrôles ou encore de développer la culture libre et ses outils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''BB: ennemi public numéro 1''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce grand frère qui veille et nous surveille est incarné par les machines. Caméra de vidéosurveillance, trace informatique, fichiers policiers informatisés, sont autant d'outils à sa disposition pour contrôler la population. L'idée défendue par plusieurs mouvements sociaux et politiques est celle que l'usage des machines sert une minorité de gens au pouvoir, et dessert la majorité dominée. L'informatique et l'ordinateur sont pour eux un moyen d'asservissement de la population, un medium de manipulation. &lt;br /&gt;
Cette forme de contrôle des individus, si redoutée, prend avec Internet une nouvelle ampleur : si rien n’est modifié au point de vue de  la qualité, ou de l’absence de qualité ou d’équité de traitement, Internet a un impact sur la quantité. Il permet l’accès à des bases de données centralisées, à l’échelle de la planète, et non plus seulement d’une région ou d’un groupe. Certains utilisateurs nous mettent en garde : tout mouvement sur internet est répertorié et peut servir des intérêts qui nous échappent. Par exemple, Google et Facebook sont les organisations le plus souvent critiquées pour être les Big Brother d’Internet, mais on peut également citer les bases de donnée SAP ou encore ORACLE, et des milliers d’autres services. Sans s’en rendre compte peut-être, nous sommes à chaque utilisation, en train de livrer des clés de notre vie privée, de notre société, de notre pays à des intérêts privés, contrôlés par des actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. &lt;br /&gt;
Ainsi, une prise de conscience des risques d’un usage imprudent d’Internet est indispensable : nous devrions pouvoir choisir en toute connaissance de cause à qui nous souhaitons transmettre nos données. Google ou Facebook par exemple, peuvent être considérés comme des outils de contrôles : mais personne n’est forcé de les utiliser. Nous remarquons cependant que, comme dans tout autre domaine, il faut souvent un scandale pour éveiller les consciences : tout comme on renforce la sécurité après la catastrophe de Fukushima, ou les contrôles sanitaires après une épidémie de grippe aviaire, il faudra peut-être un scandale pour que les citoyens prennent conscience de l’importance de la confidentialité de certaines données personnelles. &lt;br /&gt;
Méfiance donc, face à un certain effet entonnoir du comportement collectif : la banalité que représente l’usage d’Internet fait oublier les risques qui y sont liés. Un travail d’anticipation est pourtant indispensable : reprenons la métaphore de la grenouille que l’on met dans l’eau froide, et que l’on fait cuire lentement. Elle mourra sans se débattre, alors que si elle avait été jetée directement dans l’eau chaude, elle se serait échappée, consciente du danger. La règle d’or est donc de rester attentif et critique, face aux services proposés sur Internet. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Le média n'est qu'un moyen''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas jeter l'eau du bain avant d'avoir vérifié si elle est sale ou non. L'appréciation des médias dépend de l'utilisation que l'on en fait. Les médias peuvent favoriser la concentration du pouvoir comme au contraire accélérer son partage. En fait, l’allégorie de Big Brother peut nous aider à prendre conscience des intérêts cachés derrière certains services numériques que nous utilisons, mais il ne faut pas oublier que chacun a la liberté de contourner une partie des contrôles à l’oeuvre sur la toile : tout dépend de l’usage qui est fait de cette technologie. Utiliser intelligemment les réseaux et les services avec toujours, comme meilleure arme, le sens critique est primordial. Cette prudence est d’ailleurs applicable à tous les médias, et d’autant plus sur internet : il ne suffit pas d’analyser les informations entrantes, il faut également tenter de maîtriser les informations que nous laissons nous même transparaître par notre utilisation d’Internet.&lt;br /&gt;
Différents moyens existent pour ne pas tomber dans la surveillance : Web 2.0, le participatif, le masquage de l’adresse IP, ou encore par exemple le savoir faire des hackers. Chacun est libre de créer son propre réseau social, de diffuser des vidéos, d'émettre une radio : Internet offre donc la possibilité de proposer des systèmes équitables de partage de l'information et de la connaissance.  &lt;br /&gt;
Un effet Big Brother est donc très difficile à atteindre au travers d’Internet : le morcellement de l’information, fait qu’Internet est un environnement décentralisateur par nature : il serait antinomique de vouloir contrôler des bases de données centralisées. Socio-techniquement, la centralisation des données est incompatible sur le long terme avec la nature du numérique. A très court terme cependant, l’impression que certains Big Brother détiennent le contrôle peut se faire ressentir. &lt;br /&gt;
La prise de conscience des dangers permet donc à chaque utilisateur de devenir critique et prudent, passant ainsi d’une utilisation passive de la toile, à une utilisation maîtrisée et active. Grâce aux nouveaux médias, l'action citoyenne peut être amplifiée. Une nouvelle catégorie de citoyens est apparue, ce sont les ... citoyens du net. On les surnomme également les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== '''Informatique au service des netizens''' ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cet esprit de citoyenneté numérique que la gestion des réseaux associatifs peut s'organiser. Elle s'appuie sur des expériences concrètes qui ont fait leurs preuves, telles que Wikipédia (encyclopédie participative) ou les serveurs Debian basés sur GNU/Linux. Ces expériences ne sont pas que techniques, elles sont basées sur l'équité des chances; chacun peut proposer des améliorations, et sera jugé par des pairs, sans discrimination.&lt;br /&gt;
Les propriétés du numérique assurent une décentralisation de l’information, et une liberté à tout utilisateur : même en Chine, où la censure et le contrôle par les “hackers rouges” sont très strictes, la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet est bien plus élevée que la somme des personnes qui se font arrêter. De même, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et Google est bien plus importante que la somme des utilisateur de ces deux organisations. &lt;br /&gt;
Internet est un nouvel espace de partage, d’information, mais aussi d’action sociale et politique en connexion directe avec la société “concrète”, un nouvel espace dont nous sommes tous citoyens, et dont nous devons désormais tenir compte : c’est ce que nous ont démontré les Révolutions de Jasmin, rendues possibles grâce à l’utilisation de réseaux sociaux sur Internet. Les enjeux qui se profilent derrière le combat de certains activistes du net, comme le combat pour le respect de la vie privée, pour les droits fondamentaux, ou pour une information libre par exemple sont donc primordiaux. Sur internet comme dans le monde, nous sommes citoyens, et devons défendre nos droits contre les tentatives de centralisation et de censure. Les moyens de résistance sont multiples : c’est big brother contre les netizens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les encarts de cet article'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==BB: l'aîné à qui l'on veut plaire==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'usage commercial de la figure de BB le plus célèbre est celui d’une émission de télévision du même nom. Pionnière dans la catégorie des reality show (télé-réalité), cette émission nous offre la possibilité d'observer nuit et jour un groupe de jeunes enfermés dans une maison. Chaque pièce est équipée de nombreuses caméras : chaque mouvement et chaque conversation sont enregistrés. Le public peut donc suivre la vie de ces jeunes heure après heure, et décide chaque semaine qui doit quitter la maison. Il n'y a qu'un seul gagnant à la fin, les autres participants rentrent chez eux avec pour seule consolation une gloire éphémère. &lt;br /&gt;
Le plus étonnant dans ce programme est le choix volontaire, fait par les participants, de se voir dicter leurs comportements par l'équipe de production. Ils signent à l'entrée dans la maison un contrat, stipulant qu'ils abandonnent leur libre arbitre : ils offrent en quelque sorte leur liberté. &lt;br /&gt;
C'est la société du spectacle à son apogée. Le reality show “Big Brother”, diffusé à grande échelle et repris dans un grand nombre de pays va bien au-delà de ce qu'avait imaginé George Orwell. C'est un renoncement volontaire à l'être pour le paraître afin de gagner argent et gloire. &lt;br /&gt;
Comme souvent, la réalité dépasse ici la fiction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le programme Echelon==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Echelon est le nom d’un programme international, lancé par les Etats-Unis, qui a pour objectif de capter et répertorier toutes les communications. C'est une base de données gigantesque, qui couvre tous les médias: téléphone, courriels, téléfax. Les caméras de vidéosurveillance dans la rue ou dans les parkings privés sont aussi utilisées, de même que les sites web d'opinions et les forums. Toutes ces informations sont archivées et triées par mots-clés définis par les services secrets des pays partenaires (USA, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples de mots-clés :&lt;br /&gt;
•	noms des terroristes présumés, de narco-trafiquants, d'activistes politiques ou de personnes influentes.&lt;br /&gt;
•	complot,&lt;br /&gt;
•	terrorisme,&lt;br /&gt;
•	extra-terrestres,&lt;br /&gt;
•	armes technologiques (...)&lt;br /&gt;
Développé à la fin de la première guerre mondiale, et surtout utilisé durant la Guerre Froide, le programme Echelon a étendu son rayon d’action au cours du temps. Resté secret durant une quarantaine d’années, il faut attendre l’initiative de journalistes, groupes activistes ou chercheurs pour que les premières informations à son sujet filtrent dans les médias. Echelon, dirigé par la NSA (National Security Agency), est accusé d’avoir espionné un très grand nombre de personnes, comme des pacifistes ou des militants pour les droits civiques américains dans les années 70, des trafficants, des personnalités importantes. Il est également aujourd’hui soupçonné d’espionnage industriel. &lt;br /&gt;
Le programme Echelon a fait couler beaucoup d’encre, mais il n’est pas le seul programme de surveillance en fonction : rien qu’aux USA, on peut encore citer le logiciel Carnivore, mis en place par le FBI, le programme Einstein (1,2,3) développé par le gouvernement, ou encore Tempest, un programme de surveillance des émanations électromagnétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==&amp;quot;Don't hate the media, become the media!&amp;quot;==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias peuvent être perçus comme liberticides. On peut leur reprocher de nous surveiller, de nous proposer une vision erronée du monde, de collecter de trop nombreuses informations. Mais on peut aussi les considérer comme un moyen de mettre en valeur la diversité des idées, des pratiques et des regards sur le monde. Jello Biafra, musicien et activiste de la culture punk américaine, est un des grands défenseurs de cette idée. Lors d'une conférence sur les enjeux des médias, à la question: « Faut-il se méfier des médias? Ne faudrait-il pas les rejeter comme dans 1984? » Il répondit: « Don't hate the media, become the media! » (Ne hais pas le média, sois le média!).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protection des données : Google dans le collimateur==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2010, les responsables de la protection des données personnelles et de la vie privée de dix pays se sont rassemblés pour rédiger une lettre commune à l’intention de Google et à toutes les organisations détentrices d’informations personnelles, pour les mettre en garde sur les responsabilités qu’implique leur pouvoir grandissant. &lt;br /&gt;
C’est notamment suite à l’introduction des nouvelles applications Buzz et Street View que Google a été inquiété : Buzz est un réseau social mis en place sur la base de Gmail sans autorisation des utilisateurs. Street View pose également problème, car les personnes photographiées qui paraissaient à visage non brouillé sur la toile n’avaient pas donné leur autorisation, ce qui viole les droits fondamentaux en matière de vie privée. &lt;br /&gt;
La lettre adressée à Google met en garde contre l’usage abusif de données personnelles sur internet : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Nous nous inquiétons de voir que trop souvent, le droit à la vie privée des citoyens du monde est laissé de côté lors du lancement de nouvelles applications technologiques. Nous avons été troublés par votre lancement récent de l’application de réseau social Buzz, qui a été fait dans le mépris des normes et des lois fondamentales en matière de protection de la vie privée. En outre, ce n’était pas la première fois que votre entreprise omettait de tenir compte du respect de la vie privée en lançant de nouveaux services. […]&lt;br /&gt;
''Il est inacceptable de lancer un produit qui rende publics des renseignements personnels sans l’accord des intéressés, avec l’intention de &lt;br /&gt;
''régler par la suite les problèmes susceptibles de se poser. La protection de la vie privée ne doit pas être reléguée au second plan dans l’empressement de proposer de nouvelles technologies en ligne aux utilisateurs du monde entier. […]&lt;br /&gt;
''Nous vous demandons donc, comme à toutes les organisations qui détiennent des renseignements personnels, d’intégrer les principes fondamentaux de protection de la vie privée dès la conception de nouveaux services en ligne''''''.&amp;quot;''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une belle avancée que cette première publication commune des différents organes de contrôle de la protection des données, qui tire la sonnette d’alarme sur les abus de certaines organisations et rappelant à tous les acteurs du web, leurs responsabilités. Cependant, bien qu’elle ait eu un impact important sur l’image de l’organisation, elle n’a pas de valeur contraignante.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Big_Brother_contre_les_netizens&amp;diff=4970</id>
		<title>Discussion:Big Brother contre les netizens</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Big_Brother_contre_les_netizens&amp;diff=4970"/>
				<updated>2011-08-02T22:05:44Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistlb : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Proposition d'article BB vs n-zen par Emilie]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Proposition d'article BB vs n-zen Laure-Helene]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Proposition d'article BB vs n-zen par Livia]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Proposition d'article BB vs n-zen par Séverine]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En définitive, le terme &amp;quot;big brother&amp;quot;, n'est pas un terme adapté à ce qu'on est en train de vivre actuellement?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je te remercie de poser la question, c'est bien parce que ça cadre. Pas exactement, ce que j'essaie de dire, c'est que la technologie n'est ni bonne ni mauvaise, cela dépend ce qu'on en fait. La diaboliser ou la magnifier est une erreur, ce qui est important c'est de rester critique et d'avoir des indicateurs. Parmi les indicateurs, il y a l'indicateur suprême: &amp;quot;Est-ce que je reste critique?&amp;quot;. Fondamentalement, quand quelque chose est neuf, le web a 20 ans, nous ça fait à peine 10 ans qu'on l'utilise, collectivement, on a un degré d'usage qui est &amp;quot;de bas niveau de conscience&amp;quot;. &amp;quot;On a besoin d'augmenter la conscience en ayant les indicateurs&amp;quot;. Il y a 2 extrêmes, entièrement fermé, entièrement ouvert, donc entièrement participatif ou entièrement centralisé. Le gros défi c'est d'être capable de se positionner en ayant suffisamment de regard critique. La thématique sous-jacente c'est donc prendre son destin en main. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par rapport au titre: &amp;quot;Pourquoi tu mets en opposition big brother et le netizen?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Big brother c'est le 100% centralisé qui contrôle sans permettre au gens de s'impliquer et le netizen c'est 100% impliqué. En synthèse: à travers le web on voit une émergence de plus en plus nombreuse en quantité et en qualité de dynamique où les netizen en fait ils montrent que c'est pas le chaos, l'anarchie (faire référence à d'autres articles). On peut rappeler quelques faits:&lt;br /&gt;
1.	Science et Nature on fait une étude comparative d'Universalis, de Wikipédia et de Britanicus et son arrivé à la conclusion que c'était au minimum aussi bien Wikipédia. Il n'y a donc pas de question de qualité sur Wikipédia. C'est pas parce que c'est anarchique, d'ailleurs c'est même pas anarchique.&lt;br /&gt;
2.	Il y a de nouveaux codes, c'est ces codes qu'il faut comprendre. Là on retombe sur d'autres thèmes, on va pas s'étendre mais c'est ça la thématique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt que de dire big brother contre les netizens on va dire big brother ou les netizens ou alors &amp;quot;la question de l'esprit critique&amp;quot;. Moi ce qui me semblait intéressant c'est que big brother c'était un symbole et que netizen c'était l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui me paraît intéressant c'est de dire: en 1984, il y a Orwell qui a imaginé une société où il y a un pouvoir central qui a une main mise extrêmement forte sur ses concitoyens. Que le terreau &amp;quot;Internet&amp;quot; permettrait ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement cela ne permet pas ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, on peut tracer n'importe qui, n'importe quand. Pourquoi vous voulez pas parler de google? Justement parce que google peut retracer toute ta journée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On l'a pas exprimé mais c'est parce qu'on pense que c'est pas durable. Dans 10 ans on entendra plus du tout parler de google.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Va expliquer à quelqu'un lisant ton livre que le truc qu'il utilise tous les jours à peu près 150 fois dans 10 ans existera plus. Il faut que tu te bases sur la réalité des faits, et la réalité des faits c'est qu'actuellement est tout le monde est traçable dans ses activités Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est une autre question, c'est le mauvais débat. Je comprends ce que tu dis mais c'est le mauvais débat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi je reprends simplement l'aspect big brother Orwell qui était de dire dans 50 ans le contrôle central et informatique des citoyens sera un mode de société. Aujourd'hui on entend beaucoup de personnes décrire l'internet, les réseaux sociaux comme un big brother.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce que tu viens de dire là c'est excellent pour démarrer l'article, mais est-ce le cas? C'est autant le cas que de dire que le monde n'est que guerre parce qu'il y a des armées partout alors qu'il y a beaucoup de paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la conclusion à laquelle tu arrives c'est de dire que les outils ne sont que ce qu'on en fait. Il y a donc un premier aspect de dire que les journalistes, les médias, parce que c'est un raccourci utilisent facilement big brother pour définir l'internet. Voilà quels sont les pans (modifier en les mécaniques) de l'internet qui peuvent effectivement faire penser à big brother et que la pensée d'orwell est réalisable et déjà en partie réalisée. Quels sont les défenses immunitaires que l'internet a mis en place tout seul, le web 2.0, le participatif, de masquer son adresse IP, de pouvoir jouer avec la technologie (un hacker peut très bien contourner n'importe quel serveur). Il est donc intéressant de dire: attention, Orwell a livré une vision du monde qui est reprise in extenso mais on est pas du tout là dedans parce que heureusement le web 2.0 est arrivé et il y a une sorte de résistance interne qui a pu s'organiser et qui fait contre-poids à ce danger là. Mais les dangers sont déjà là, les mécanismes sont déjà en place, un google de traçabilité, techniquement parlant, si quelqu'un veut retracer ma journée aujourd'hui, c'est pas très difficile. Avec mon téléphone portable il va savoir que j'étais à Nyon ce matin, grâce à ma carte de crédit que j'étais à Vevey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca on peut le mettre pour introduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux choses: je pense qu'il a caché dans un roman un message en disant attention aux risques. Ce qu'il ne savait c'est qu'émerge progressivement une conscience, chez un nombre très limité d'acteurs, et probablement que cela va croître, en fait, c'est les propriétés du numérique et non pas des choix technologiques ou de société qui font que la trace est en fait impossible à contrôler par un organe centralisateur. Parce que les propriétés du numériques c'est des propriétés qui permettent la décentralisation. Ce qui ne veut pas dire qu'on le fait. Pourquoi? Parce qu'on est comme des colonisateurs qui font d'abord l'erreur et qui, 500 ans plus tard se rendent comptent qu'ils ont tués la culture amérindienne et qu'en fait on a la chance d'avoir des gens qui résistent de manière proposante parce qu'ils ne peuvent pas se faire tuer. Les colonisateurs, à la différence du monde physique, ne peuvent pas esclavager les amérindiens qui en fait, dans le monde du numérique sont les &amp;quot;ténors du libre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est des gens qui ont compris tout ça et après avoir compris, ils ont développés des outils qui sont dans le top ten de la culture libre et qui font que tout le reste dépend d'eux. Toutes les multinationales dépendent d'eux. La seule petite virgule que ça change dans tout ce que tu as dit, c'est que &amp;quot;oui internet permet de savoir (de tracer) mais pas internet permet à google de savoir, c'est nous qui choisissons de le dire à google. On pourrait choisir de le dire qu'à ceux à qui on veut le dire. Pour ça, il faut qu'on ait des scandales du même type que la vache folle ou la salmonellose, qu'on se rende compte que c'est aussi important que la viande qu'on mange. Mais aujourd'hui on a pas ces scandales, on a pas cette conscience. Donc on se rend pas compte qu'on est en train de livrer les clés de notre vie privée, de notre société ou de notre pays à des intérêts privés contrôlés par actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. Alors que tout le monde est d'accord sur le fait qu'une économie durable elle doit être basée sur d'autres valeurs et en l'occurrence sur le bien commun et la citoyenneté active. Cette toute petite différence qui fait qu'on passe de passif à actif où on peut jouer un rôle. C'est juste ça que je voulais préciser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et qu'est ce que tu fais du gouvernement chinois qui contrôle internet avec des salles de 2000 personnes qui regardent le trafic, les mots clés....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un excellent exemple, on appelle ça les hackers rouges, donc c'est les spécialistes en informatique qui sont là pour filtrer au service d'une idéologie mais les résultats, concrètement le résultat est très faible. C'est à dire qu'ils mettent des moyens gigantesques pour obtenir des résultats très faibles. C'est le principe de la long traine appliqué à la politique. C'est le fait que la somme de tous les petits acteurs est équivalente ou supérieure à la somme du gros ou des 2-3 gros. Par exemple, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et google est bien plus importante que les petits et la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet en Chine est bien plus grande que celle de ceux qui se font avoir. C'est big brother contre les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là tu as une page et demie que tu peux relire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention on a un article sur la long traine, on a un article sur les enjeux citoyens et il y en a un troisième, peut-être qu'il faudra mettre une note pour Séverine que probablement l'article est en train de prendre une forme. Soit c'est un article militant il va dans le chapitre militant, soit c'est un article neutre et on le neutralise, on doit juste le préciser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références aux propriétés du numérique. On a un article qui dit ça. Que c'est des propriétés fondamentales comme l'eau et l'air. Tu peux pas manger sous l'eau. Au même titre tu peux pas donner à une personne le contrôle de l'information numérique parce que l'information numérique, les militaires rêvaient d'un système numérique mais il n'y sont pas arrivés. C'est pour ça qu'il y a l'article minitel contre web. L'argent qui était investit dans le minitel était gigantesque alors que le web c'était juste un poste à plein temps, il a créé le web tout seul, mais c'est pas parce que c'était un génie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il répondait simplement aux besoins des chercheurs du CERN.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui et leurs besoins était &amp;quot;par hasard&amp;quot; 100% en phase avec les propriétés socio-techniques du numérique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Discussion du 29.07.11'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudra faire une brève vérification que Echelon est toujours actif et que c’est toujours ça qui fonctionne. Il faut vérifier sur wikipédia s’il est toujours fonctionnel. Voir si la description de ce qu’est échelon est cohérente par rapport à wikipédia, ou éventuellement reprendre de wikipédia. Reprendre aussi les exemples de mots clés : &lt;br /&gt;
Fameuse grande blague, mais pas sûr qu’elle soit une bonne idée, mais vous pouvez tenter. Un type qui va chez quelqu’un qu’il aime pas trop, invité à une soirée, prend le téléphone, fait un numéro en Chine, et donne les mots clés (armes, Saddam, dollar). Et les services secrets débarquent ensuite chez l’hôte… Surveillance par mots-clés. Voir dans quelle mesure cette blague est documentée. Attention à ce que se ne soit pas un troll (faux débat en langage info).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	Encart échelon, la thématique de l’encart est « être espionné par une autorité supérieure ». La thématique n’est pas assez mise en avant : Il faut développer la notion du façonnage de l’opinion (risque de tomber dans un autre article) : fabrication du consensus, basé sur des statistiques. Synthétiquement, BB une des utilités discutables, et ne sert pas la liberté citoyenne, de ces systèmes d’accumulation des données  sur les comportements et les centres d’intérêts etc c’est façonnage de l’opinion et fabrication du consensus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	''Parenthèse : Laure-Hélène. Dans les principes, on doit faire attention à ne pas annoncer les faits comme objectifs quand ils sont discutables. &lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-	Potentiel de fabrication de consensus au détriment de la liberté individuelle et collective ici, mais c’est pas que ça fabrique le consensus. pas affirmation. On est dans un cas de faille de la paix sociale. Au même titre qu’il doit y avoir une sécurité limitaire ou policière pour éviter le vandalisme. Dans un état de non-droit, au même titre, on peut faire ce qu’on peut surnommer une fragilisation de la société civile par la fabrication du consensus. C’est cette notion de fragilisation qui amène certaines personnes à rejeter le BB. C’est ça l’idée qui amène la question de l’esprit critique, articulation cohérente pour cet article. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	Il manque la notion, en quoi cela change avec internet ? Rien sur la qualité, ou l’absence de qualité ou d’équité de traitement. Mais change sur la quantité. On a accès à des bases de données centralisées, à l’échelle de la planète, et non plus d’une région ou d’un groupe. Mondialisation de la surveillance pour servir des intérêts privés qui n’est pas forcément possible quand tout le monde accepte de mettre tous les œufs dans le même panier. L’esprit critique ne doit pas nous faire tomber dans la paranoïa. Il y a un juste milieu sans avoir peur de tout. C’est surtout au niveau des décisions stratégiques individuelles et surtout pour des collectivités que cela joue un rôle : si une entreprise utilise Google doc, que c’est une PME et qu’elle n’est pas dans un domaine stratégique, elle acceptera que ses données soient utilisées pour des intérêts dont elle ne connaît pas le détail, mais le risque est faible. Alors que si c’est une collectivité publique, c’est plus discutable. Typiquement, elle est sensée offrir un environnement neutre, à l’image du refus de mettre de la pub dans les cahier d’école. Point commun, autre mécanique, mais même idée. Donc, influencer et servir des intérêts qui nous échappent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	Notion de scandale il est écrit « il faut » : en fait on tombe sur une autre thématique. La révolution ne sera pas télévisée, fameuse phrase de feu Gil Scott Heron. C'est pas nécessairement avec les scandales, mais avec l’information. Education en profondeur, en douceur. Si on prend l’exemple de scandales sanitaires, ou dans les questions de transport, on renforce plus facilement la sécurité après Fukushima. Ou on choisi même de changer de technologie. Rupture technologique (thème à part entière, autre article dans le chapitre gagner sa vie). Notion et concept. Changement, rupture technologique avec Fukushima, ou la salmonellose, on change les normes sanitaires, ou après Fukushima, interdiction des camions à transport de produits chimiques dans les tunnels suite à un accident, etc. &lt;br /&gt;
-	Il y a un travail d’anticipation à fournir, c’est comme avec la métaphore de la grenouille d’Al Gore : si on la met dans l’eau froide et qu’on chauffe doucement, elle meurt. Mais si on la mettait directement dans l’eau chaude, elle sauterait hors de la casserole. =&amp;gt; anticiper les risques. &lt;br /&gt;
Il y a des enquêtes sur le pouvoir excessif de Google ou Facebook, on peut faire un encars sur la lettre des responsables de la protection des données de 2010. Texte à citer. Il est neutre, c’est une bonne source. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	Effet entonnoir du comportement collectif. Il faut voir les schémas de l’évolution de la privacy de Facebook. &lt;br /&gt;
-	En 2010, la situation est saine : il y a des intérêts privés, mais aussi  des consciences citoyennes qui veillent, comme les hackers, il y a des logiciels libres, beaucoup même, donc une bonne balance. &lt;br /&gt;
-	Voir les 10 manières pour contrôler l’information. (dans Malinfo). Voir ici le combat de Gandhi, et les 4 phases ( la 4ème c’est « on gagne »). Mantra des militants contre la malinfo. Voir aussi Judith Richter (4 méthodes).&lt;br /&gt;
-	Option citoyenne : prise de décision par un groupe. Problème des backdoor. Par exemple, les bases de donnée SAP ou ORACLE : c’est protégé, mais on ne sait pas qui a accès à ces données. &lt;br /&gt;
L’angle de l’article est bon, mais il faut le reformuler. Que font les netizen ? &lt;br /&gt;
Mobilisations pour éviter la centralisation. Tentative de certains privés centraliser dans un environnement décentralisateur. Licence creative common (ok pour reproduction). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Remarques sur la première partie du texte : 1984&lt;br /&gt;
Orwell est annonciateur d’une tendance très forte aujourd’hui. Invisible et vicieux. Question des préjugés : fait référence à ce que les gens voient comme des préjugés. La question est que les hommes créent des armes, et oublient parfois qu’ils en sont ensuite responsables. =&amp;gt; innovation sans base, sans précautions, mènent à l’autodestruction. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple : fond européen sur la citoyenneté. Il y a eu une tentative de création d’une charte. Propriétés du réseau et propriétés socio-technologiques du numérique (propriétés non-discutables, liste de 5) : les informations sont morcelées sur internet. Le risque de centralisation est très limité. &lt;br /&gt;
Voir l’histoire des drônes qui explosent des cibles en Afganistan, pilotés par des gens assis tranquillement dans leur bureau du Nouveau Mexique, comme s’il s’agissait d’un jeu vidéo. Ici on a clairement un usage inapproprié de la technologie. &lt;br /&gt;
La tentative de centraliser est contre la nature du numérique. Socio-technologie incompatible sur du long terme. Cloud computing.&lt;br /&gt;
A titre d'exemple : « Diaspora » = réseau social où personne ne peut accéder au tout. C’est le principe même du web. On distingue l’architecture bazar et l’architecture cathédrale : sous des airs de bazar, Google est en fait une architecture cathédrale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui contrôle les données ? La qualité citoyenne devrait être évaluée comme le reste. Il devrait y avoir une évaluation de l’accès et de l’utilisation des données. C’est le cas pour wikipédia, mais pas pour les autres -&amp;gt; ça sera le travail du Hacker. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-	Problème de centralisation de l’info et de la concentration des pouvoirs sur le net, de la manipulation de l’information. Sommes-nous en voie de Bigbrtherisation ?&lt;br /&gt;
-	Facebook est un outil de concentration des pouvoirs et en même temps, a servi la révolution de Jasmin… &lt;br /&gt;
Google et Facebook sont des outils de contrôle, des outils centralisateurs, mais ont quand même le beau rôle dans cette histoire. C’est pas faux, mais très insuffisant. Une dictature est récupérée par une autre… celle de ces outils. &lt;br /&gt;
Voir en Union Soviétique, inégalité en lien (manque un bout ici).&lt;br /&gt;
On peut chercher une liste de cas concrèts : en quoi va-t-on vers une BBisation ? exemples des caméras, des mots clés utilisés pour les frappes chirurgicales, angles d’impact sur l’opinion publique), utilisation des données médicales, etc. &lt;br /&gt;
-	''Dans les principes : ne pas oublier de commencer par un état des lieux. (thématique / état des lieux – voir p.148 du livre).'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deuxième enregistrement : &lt;br /&gt;
On parlait de la fragilisation de la société civile par la fabrication du consensus mais aussi de la fragilisation de la société civile apar plein de choses : autrement dit, réduction de la dynamique démocratique. Et plein d’éléments peuvent la réduire, il faut lister un peu.  On peut énumérer les risques des impacts négatifs. Il  y a sûrement eu beaucoup de choses publiées sur le bouquin d’Orwell. &lt;br /&gt;
Avec internet, c'est bien l’ampleur du contrôle qui change, devient plus grande. &lt;br /&gt;
Idée de l’esprit critique : lorsque ça agit sur beaucoup de gens, c’est la somme des microdécisions individuelles qu’il y aura un gros impact. Il y a quand même une petite notion de résistance. &lt;br /&gt;
Option citoyenne : résister à l’idée de mettre tous les œufs dans le même panier. Ne pas se réveiller un matin, et que tout le monde se dise houlà, on s’est fait avoir. On s’est fait avoir, et mnt on a des dénis. C’est des dénis qui ne sont pas très loin des patriot acte. (?)&lt;br /&gt;
Les points suivants : la notion de scandale : fait partie des manières pour éveiller. Dans la dimension option citoyenne de nouveau. On en entend parler seulement quand il y a des scandales, le reste du temps pas tellement. On peut dire aussi qu’il y a eu pas mal d’enquêtes menées sur le pouvoir excessif de Google ou Facebook sur la société. Il y a notamment un élément qui a complétement été oublié, c’est l’encart super qui doit être quelque part, c’est la lettre des responsables de la protection des données, d’avril 2010, courrier commun des responsables des pays. Texte à citer. C’est neutre, dans l’exposé général, ou dans la situation en 2010 peut-être : on a vraiment une situation où des gens disent « c’est votre rôle, vous avez beaucoup de pouvoir et donc beaucoup de responsabilités ». Aux USA, ils font beaucoup de référence à Spiderman. Quand le jeune spiderman se rend compte de son pouvoir, et son oncle lui dit, si tu as beaucoup de pouvoir, alors tu as beaucoup de responsabilités. On est dans une histoire où on jongle avec les concepts de manière élégante. &lt;br /&gt;
10 manières pour manipuler. &lt;br /&gt;
Effet entonnoir (du comportement collectif) de la collectivité : si on fait pas gaffe on risque de tous accepter des choses inacceptables, parce qu’elles ont été développées lentement : voir le schéma « évolution privacy facebook ». Il faut faire en référence à un autre article qui sera sur la privacité. On voit dans ce schéma comment les données mises sur Facebook sont automatiquement devenues publiques par défaut. Comment est-ce que par défaut, les données mises sur Facebook sont devenues publiques et qu’il faut les mettre manuellement en privé. Par contre la notion sur les options citoyennes c’est vraiment dans le sujet : ne pas mettre tous les œufs dans le même panier, ne pas partager ses données dans des environnements citoyens, donc sur des serveurs qui ne sont pas contrôlés par des entités privées. L’option citoyenne, c’est surtout quand on prend des décisions pour un groupe. Si on a une petite PME, c’est moins grave. Grave : SAP, bases de données : elles sont sécurisées, mais on ne sait pas qui y a accès (système de payement), les bases de donnée ORACLE aussi, c’est vraiment Monsieur BB aujourd’hui. Son but est de tuer l’adversaire, on peut voir des vidéos des séances. KIll THEM ALL ! Un vrai dictateur. &lt;br /&gt;
Histoire des préjugés : garder l’angle initial, de Orwell BB, lister un peu plus les mouvements pro les mouvements anti. Ceux qui disent qu’il ne faut pas céder à la paranoïa et ceux qui disent attention, on est en train d’enlever des mots dans le dictionnaire. Il faut que se soit factuel et synthétique, chercher des listes. &lt;br /&gt;
Il y a des propriétés du numériques qui montrent que c’est décentralisé, que c’est symétrique,  que tout le monde à sa voix (5 propriétés du numérique, les trouver dans l’autre article). C’est antinomique de vouloir contrôler des bases de données centralisées. De vouloir recentraliser. Google essaie, mais c’est créer des îlots de terre sur la mer, on peut y arriver, mais un raz-de-marrée et ça tombe, c’est contre la nature du numérique. C’est socio-techniquement incompatible sur le long terme. Mais à très court terme, ça donne l’image que c’est eux qui contrôlent tout. Donc en résumé on est en train d’entrer dans une logique de cloud computing, de partage. &lt;br /&gt;
Diaspora a créé un réseau social dans lequel tout le monde installe sur son ordi un morceau des données, mais personne ne peut accéder au tout, parce que les données sont distribuées, partagées avec plusieurs responsables sont co-contributeurs. C’est comme ça que fonctionne le web. &lt;br /&gt;
On retombe sur la thématique de l’architecture bazar, alors qu’avant on était dans une architecture cathédrale. Et sous des airs de bazar, google est en fait une architecture cathédrale, et Facebook encore plus. Cette thématique est traitée dans un autre article. &lt;br /&gt;
Pour illustrer très simplement : &lt;br /&gt;
La base de donnée : qui la contrôle ?&lt;br /&gt;
La qualité citoyenne de l’usage de la base de donnée, devrait être vérifiée toutes les années, il devrait y avoir des vérificateurs de l’usage citoyen de la base de donnée: il faudrait vérifier l’usage qui est fait des données qui sont stockées. Avec wikipedia, on peut savoir, n’importe qui peut vérifier cela bénévolement. C’est le travail des hackers de vérifier et de dénoncer.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistlb</name></author>	</entry>

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