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		<id>https://www.netizen3.org/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Tbondolfi-assistsc</id>
		<title>Wiki livre Netizenship - Contributions de l’utilisateur [fr]</title>
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		<updated>2026-04-30T09:58:45Z</updated>
		<subtitle>Contributions de l’utilisateur</subtitle>
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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:G%C3%A9rer_ses_versions&amp;diff=8197</id>
		<title>Discussion:Gérer ses versions</title>
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				<updated>2011-10-03T23:55:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : Page créée avec « '''L'exemple de Citoyens du Net '''  La version 0.1 de cet ouvrage a été rédigée en 2002. Elle s'appuyait sur la compilation d'articles rédigés dans les blogs de cooper... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;'''L'exemple de Citoyens du Net '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La version 0.1 de cet ouvrage a été rédigée en 2002. Elle s'appuyait sur la compilation d'articles rédigés dans les blogs de cooperation.net. Sur une période de huit ans, c’est-à-dire jusqu’en 2010, elle a évolué des stades 0.1 à 0.9 par bons progressifs et parfois importants, notamment quant à son sommaire et à son architecture. &lt;br /&gt;
En 2010, une centaine d’exemplaires des deux premiers chapitres a été distribuée, suivie de très nombreux retours ou feedbacks. Les commentaires des utilisateurs-testeurs ont permis au plan du livre d’être entièrement repensé. &lt;br /&gt;
L’ouvrage imprimé à l’automne 2011 contient plus de quarante articles et est distribué à cinq cents exemplaires. Il s’agit encore une fois d'une version ''bêta'' de « Citoyens du Net ». La dénomination ''bêta'' est employée en référence au monde du logiciel où un logiciel non achevé mais en passe de le devenir est parfois diffusé sous ce terme pour souligner son état de non-achèvement et de perfectibilité.  En fonction des nouvelles remarques qu’elle suscitera, une version plus aboutie et plus solide encore, de type 2.0, sera mise en chantier à l’horizon 2012. Nous espérons qu'elle sera soutenue par des financements supplémentaires.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:S%C3%A9curit%C3%A9:_par_la_lumi%C3%A8re_ou_l%27obscurit%C3%A9_%3F&amp;diff=8196</id>
		<title>Discussion:Sécurité: par la lumière ou l'obscurité ?</title>
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				<updated>2011-10-03T23:49:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Phrase à revoir (ne tient pas la route, trop lourde, trop&lt;br /&gt;
longue, trouver des phrases plus courtes, en respectant bien&lt;br /&gt;
les principes):&lt;br /&gt;
« Les menaces sont au niveau du degré de dépendance&lt;br /&gt;
que notre société mondialisé, et particulièrement&lt;br /&gt;
les militaires, éprouve à l'usage des réseaux&lt;br /&gt;
informatiques interconnectés. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Matériel de guerre '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les États surveillent de près tout ce qui touche à leur cryptographie. Ils sont longtemps restés très restrictifs quant à l'utilisation des systèmes de chiffrement, considérant qu'il s'agit de matériel de guerre. Les agences de renseignement ainsi que les trafiquants d'armes et de drogue utilisent de tels systèmes pour faire circuler l'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Chiffrement késako ? '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chiffrement est un concept mathématique complexe. Il est aussi le fruit d’une course poursuite perpétuelle entre chiffreurs et déchiffreurs. Difficile, du reste, dans cet affrontement pas toujours pacifique, de toujours distinguer les gentils des méchants, et de dire à coup sûr de quel côté se situe le service de renseignement des États, démocratiques ou non. La généralisation de la numérisation des données ou des communications a fait exploser la demande de chiffrement. 1&lt;br /&gt;
Le chiffrement a toujours été utilisé en temps de guerre. C’était déjà le cas à l'époque de Jules César. Les premiers ordinateurs sont le fruit des efforts de décryptage des messages ennemis pendant la Seconde Guerre mondiale (lire à ce sujet « la machine de Turing » 2).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

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		<title>Discussion:Sécurité: par la lumière ou l'obscurité ?</title>
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				<updated>2011-10-03T23:48:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Phrase à revoir (ne tient pas la route, trop lourde, trop&lt;br /&gt;
longue, trouver des phrases plus courtes, en respectant bien&lt;br /&gt;
les principes):&lt;br /&gt;
« Les menaces sont au niveau du degré de dépendance&lt;br /&gt;
que notre société mondialisé, et particulièrement&lt;br /&gt;
les militaires, éprouve à l'usage des réseaux&lt;br /&gt;
informatiques interconnectés. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Matériel de guerre &lt;br /&gt;
Les États surveillent de près tout ce qui touche à leur cryptographie. Ils sont longtemps restés très restrictifs quant à l'utilisation des systèmes de chiffrement, considérant qu'il s'agit de matériel de guerre. Les agences de renseignement ainsi que les trafiquants d'armes et de drogue utilisent de tels systèmes pour faire circuler l'information. &lt;br /&gt;
Chiffrement késako ? &lt;br /&gt;
Le chiffrement est un concept mathématique complexe. Il est aussi le fruit d’une course poursuite perpétuelle entre chiffreurs et déchiffreurs. Difficile, du reste, dans cet affrontement pas toujours pacifique, de toujours distinguer les gentils des méchants, et de dire à coup sûr de quel côté se situe le service de renseignement des États, démocratiques ou non. La généralisation de la numérisation des données ou des communications a fait exploser la demande de chiffrement. 1&lt;br /&gt;
Le chiffrement a toujours été utilisé en temps de guerre. C’était déjà le cas à l'époque de Jules César. Les premiers ordinateurs sont le fruit des efforts de décryptage des messages ennemis pendant la Seconde Guerre mondiale (lire à ce sujet « la machine de Turing » 2).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Wikip%C3%A9dia_:_success_story_citoyenne&amp;diff=6449</id>
		<title>Wikipédia : success story citoyenne</title>
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				<updated>2011-09-25T10:22:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Wikipédia, GNUpedia, Nupedia, Jimmy Wales, RMS, Richard Stallman, Bomis, Larry Sanger, wiki, Wikimédia, Florence Devouard.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la culture numérique, le monde change. Sommes-nous simples spectateurs ou acteurs de ces changements ? Chacun en jugera par lui-même. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Historique de Wikipédia==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui mieux que '''Wikipédia''' pourrait raconter cette histoire ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;En 1999, '''Richard Stallman''', programmeur à l’initiative du projet GNU et fondateur de la ''Free Software Foundation'', formulait un projet d’encyclopédie libre qui s’inspirait très largement du modèle de production des logiciels libres et qui contenait déjà tous les ingrédients constitutifs de '''Wikipédia'''.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lancé début 2001, son projet, baptisé GNUpedia sera abandonné par la suite, au profit de Wikipédia. En parallèle, un autre projet d’encyclopédie en ligne, libre et gratuite, Nupedia, est lancé, en mars 2000, par '''Jimmy Wales'''. À cette époque, Jimmy Wales dirigeait une petite compagnie Internet, Bomis, fondée en 1996. L’activité de Bomis consistait en la vente de publicité sur un portail de recherche, Bomis.com, ainsi que la vente d’images érotiques sur le réseau. Par le biais de la société Bomis, '''Larry Sanger''' est engagé comme rédacteur en chef du nouveau projet Nupedia. L’ambition initiale de Nupedia était de rédiger une encyclopédie selon un protocole tout à fait traditionnel, avec un comité éditorial et à l’aide d’experts. Éclatement de la bulle internet et restrictions budgétaires obligent, Wales fait appel à des bénévoles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La croissance de Nupedia se révéla très lente. En janvier 2001, à cause de la frustration occasionnée par cette lenteur de progression, Larry Sanger proposa alors à Jimmy Wales d’allier le potentiel du format wiki à la mise en place d’une encyclopédie plus souple, ce qui donna lieu à la création de ''Wikipédia'' quelques jours plus tard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Wikipédia'' est ainsi née presque par hasard, comme brouillon de Nupedia. Dans les faits, ''Wikipédia'' a immédiatement abouti à la production de centaines d’articles. De son côté, Nupedia a continué à vivoter, puis a été abandonné à l’automne 2002 alors que vingt-quatre articles étaient parvenus au terme du processus formel de validation. De l’avis de Sanger, ce sont les difficultés rencontrées pour trouver des auteurs bénévoles ainsi que la lourdeur de la chaîne éditoriale qui ont eu raison de Nupedia.&amp;quot; &amp;lt;ref&amp;gt;  Wikipédia, Août 2011. &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Critiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme un symbole des critiques adressées à Wikipédia, Francis Marmande déclarait dans Le Monde du 1 février 2007 : Wikipédia c'est &amp;quot;un festival d'erreurs de date, de jugements péremptoires, d'idées reçues, le tout tricoté selon une orthographe très personnelle, très diversifiée, à chacun la sienne. Dans deux ans Wikipédia aura laissé une trace aussi indélébile que le hula hoop, le Teppaz et la Juvaquatre.&amp;quot; D'autres comparent l'encyclopédie libre à des toilettes publiques : vous ne savez jamais qui est passé avant vous. Source : Livre Open for business (2007), Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, en décembre 2005, le résultat de recherches publié dans &amp;quot;Nature&amp;quot; affirme que '''Wikipédia est quasiment d'aussi bonne qualité que l'Encyclopedia Britannica'''. L'examen portait sur l'exactitude comparée d'articles scientifiques semblables consultés dans les deux encyclopédies. &amp;lt;ref&amp;gt; Livre Open for business (2007), Jaap Bloem &amp;amp; Menno van Doorn &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Croissance de Wikipédia en quelques chiffres &amp;lt;ref&amp;gt; http://en.wikipedia.org/wiki/Wikipedia:Multilingual_statistics &amp;lt;/ref&amp;gt;:===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Janvier 2001 :&lt;br /&gt;
*Nombre de langues : 1 (L'anglais) Nombre d’articles : 1&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Janvier 2004 :&lt;br /&gt;
*Nombre de langues : 52 Nombre d’articles : 420562 Croissance pour l’année : +216%&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Décembre 2009 :&lt;br /&gt;
*Nombre de langues : 271 Nombre d’articles : 53 607 240 Edits : 823 676 573 Admins : 4 647 Utilisateurs actifs : 21 125 164&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Août 2011&lt;br /&gt;
*Nombre de langues: 282 Nombre d'article: 73 588 440 Edits: 1 186 059 652 Admins: 4 636 Utilisateurs actifs: 30 558 156&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== En 2011, Wikipédia, c'est... &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.woueb.net/2007/11/05/larchitecture-technique-de-wikipedia-quelques-chiffres-12/ &amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt; http://wiki.somenews.org/index.php?title=Les_d%C3%A9buts_de_Wikipedia&amp;amp;action=edit  &amp;lt;/ref&amp;gt; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le '''7ème site le plus plus consulté au monde''' &amp;lt;ref&amp;gt; Alexa &amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
* en moyenne, 2 000 nouveaux articles et 200 000 edits quotidiens,&lt;br /&gt;
* un nombre de mots avoisinant les 2,5 milliards,&lt;br /&gt;
* une croissance exponentielle : doublant tous les six mois en terme de visiteurs/trafic/serveurs.&lt;br /&gt;
* plus de 350 serveurs répartis dans 3 datacenters différents (Floride, Amsterdam, Séoul),&lt;br /&gt;
* près de 50 000 requêtes HTTP/seconde en pic, pour une moyenne de 27 000 requêtes HTTP/seconde,&lt;br /&gt;
* 1,3 To de stockage pour les images (plus de 4 millions de fichiers),&lt;br /&gt;
* Budget: Pour 2011-2012, Wikimedia, la fondation gérant Wikipédia prévoit un budget de 30 millions de $. &amp;lt;ref&amp;gt; http://wikimediafoundation.org/wiki/Financial_reports &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Anecdotes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, '''Florence Devouard''' est la présidente de la''' fondation Wikimedia''', qui gère notamment l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Durant une conférence, elle partage ces deux anecdotes de personnes qui l'avaient contacté :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Le bug ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un internaute tout paniqué : « J'étais sur votre site Web, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je lisais une page, j'ai cliqué sur quelque chose et soudain je pouvais en modifier le contenu. Il doit y avoir un bug, faites quelque chose ! ». &lt;br /&gt;
Réponse invariable de la présidente : « Ce n'est pas un bug, c'est une fonction, vous pouvez commenter l'encyclopédie et l'éditer ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La dictée ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre ''netizen'' qui s'ignore : « Florence, j'ai lu cet article, ça ne va pas du tout. Il faut faire des corrections. Alors voilà les modifications que vous devez faire dans l'article pour qu'il soit bon.» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la présidente de Wikimedia de répondre : « Ecoutez, c'est votre encyclopédie, c'est votre place, vous êtes l'expert, je ne connais pas le domaine que traite cet article. Si vous pensez que cet article doit être amélioré, allez directement sur l'encyclopédie en ligne et faite la modification par vous-même. Et le jour où vous serez devenu un vrai contributeur de Wikipédia, si vous surfez sur d'autres portails web et constatez des erreurs, vous n'aurez qu'une idée : trouver le bouton « modifier cette page » pour cliquer dessus et corriger vous-même l'information ».  En 2007, Wikipédia est d'ailleurs entrée dans le groupe très prisé des 10 sites Web les plus visités au monde &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.clubic.com/actualite-70338-france-wikipedia-top-sites-web.html &amp;lt;/ref&amp;gt; essentiellement grâce à cette fonction &amp;quot;modifier&amp;quot; en libre accès. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et vous, avez-vous déjà pris le réflexe de modifier par vous-même une page sur Wikipédia ou une autre au sein des nombreux projets de Wikimedia, ou sur d'autres wiki d'organisations engagées dans cette dynamique ? Plus largement, croyez-vous qu'il est possible de participer à la construction d'une société du savoir pour tous, ici et maintenant ? Et utilisez-vous ces possibilités ? Et, au fond, est-ce la bonne question ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et notes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[http://upload.wikimedia.org/wikipedia/meta/0/05/Wikipedia-logo-big-fr.pdf]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=6446</id>
		<title>Lessig et la culture libre à l'ONU</title>
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				<updated>2011-09-25T10:12:23Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Les Créative Commons */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Société de l'information, RMS, Richard Stallman, Lawrence Lessig, culture libre, frères Wright, Creative Commons, Cooperation.net, logiciel libre.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Genève, décembre 2003. Nous participons au sommet mondial pour la société de l'information. Sont présents parmi nous Tanguy Nzue Obame (Gabon), André Afanou (Togo), Marie-Jane Berchten (Suisse), cofondatrice d'Ynternet.org, Zoul le technopunk magicien du multimédia ainsi que de nombreux collègues de l'Internet solidaire venus des cinq continents. Il y a quelques minutes, au terme d'une très longue file d'attente, nous avons été fouillés par des militaires. C'est l'effet &amp;quot;11 septembre 2001&amp;quot; : l'obsession sécuritaire bat son plein. Dans une grande salle, plus de quarante chefs d'Etat côtoient des milliers de délégués représentant des entreprises de télecomunications ou d'informatique, des associations et d'autres gouvernements. Tous réunis pour débattre de la société de l'information. Après dix ans d'Internet grand public, le temps est venu d'appréhender la gestion des savoirs comme un enjeu non plus technique, mais également social. Il ne s'agit pas seulement de tuyaux, de câbles et de machines servant à se connecter, mais aussi et surtout de comportements entre humains facilités par les machines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'une des annexes de cette salle, toute proche, notre équipe participe a une conférence dédiée à la culture libre. Nous sommes là pour partager l''''expérience particulière du réseau &amp;quot;Cooperation.net&amp;quot; ''' en matière d'Internet solidaire et participatif, notamment en Afrique et en Europe de l'Est. C'est pour nous un grand honneur et même une reconnaissance que d'être ainsi associés aux meilleurs spécialistes du secteur, même si le monde du logiciel libre ne rassemble alors que quelques millions d'informaticiens et de visionnaires, passionnés par les enjeux propres à réconcilier science et société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présents '''Richard Stallman''' (&amp;quot;RMS&amp;quot;), le fondateur du mouvement du logiciel libre, et '''Lawrence Lessig''', juriste, l'une des voix les plus écoutées dans les débats touchant au développement mondial de l'Internet ; avec ses livres et ses conférences, c'est lui qui le premier a réussi à vulgariser les questions de propriété intellectuelle et de droits d'auteur pour sensibiliser le public aux enjeux de société qui en dépendent. Lessig a beaucoup de présence sur scène. Tout en se référant à Stallman, il développe un discours très imagé pour expliquer ces nouveaux enjeux. Voici une histoire extraite de l'ouvrage « Culture libre », qu'il préparait alors. Coïncidence, elle démarre tout juste cent ans plus tôt... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le 17 décembre 1903, sur une plage venteuse de Caroline du Nord, en un peu moins de cent secondes, les frères Wright démontrèrent qu’un véhicule autopropulsé plus lourd que l’air pouvait voler. A cette époque, la loi américaine stipulait que le propriétaire d’un terrain était non seulement propriétaire de la surface de son terrain, mais de tout le sous-sol, jusqu’au centre de la terre, et de tout l’espace au dessus, &amp;quot;jusqu’à l’infini.&amp;quot; Les érudits s’étaient demandé depuis de nombreuses années comment interpréter au mieux l’idée que des droits de propriété terrestre puissent monter jusqu’aux cieux. Cela signifiait-il que vous possédiez les étoiles ? Pouviez vous poursuivre les oies en justice, pour violations de propriété volontaires et répétées ? &lt;br /&gt;
Puis vinrent les avions, et pour la première fois, ce principe de la loi américaine — profondément ancré dans notre tradition, et reconnu par les plus importants juristes de notre passé — prenait de l’importance. Si ma terre s’étend jusqu’aux cieux, qu’advient-il quand un avion d’United Airlines survole mon champ ? Ai-je le droit de lui interdire ma propriété ? Ai-je le droit de mettre en place un accord d’autorisation exclusive au profit de Delta Airlines ? Pouvons nous organiser des enchères pour déterminer la valeur de ces droits ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1945, ces questions donnèrent lieu à un procès fédéral. Quand des fermiers de Caroline du Nord, Thomas Lee et Tinie Causby commencèrent à perdre des poulets à cause d’avions militaires volant à basse altitude (apparemment les poulets terrorisés se jetaient contre les murs du poulailler et en mouraient), ils portèrent plainte au motif que le gouvernement violait leur propriété. Bien entendu, les avions n’avaient jamais touché la surface du terrain des Causby. Mais si, comme l’avaient déclaré en leur temps Blackstone, Kent et Coke, leur terrain s’étendait &amp;quot;vers le haut jusqu’à l’infini,&amp;quot; alors le gouvernement commettait une violation de propriété, et les Causby voulaient que cela cesse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour reconnut que &amp;quot;selon l’ancienne doctrine les droits de propriété foncière s’étendent jusqu’à la périphérie de l’univers.&amp;quot; Mais le Juge Douglas n’avait pas la patience d’écouter l’ancienne doctrine. En un simple paragraphe adressé à la Cour, il annula des centaines d’années de droit foncier : « La doctrine n’a pas sa place dans le monde moderne. L’espace aérien est public, comme l’a déclaré le Congrès. Si ce n’était pas vrai, n’importe quel opérateur de vol transcontinentaux serait exposé à des plaintes sans nombre, pour violation de propriété. Le sens commun se révolte à cette idée. Donner raison à des revendications privées de l’espace aérien entraînerait une paralysie des lignes aériennes, compromettrait profondément leur développement et leur contrôle dans l’intérêt public, et reviendrait à privatiser un bien qui a vocation à être public. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''&amp;quot;Le sens commun se révolte à cette idée.&amp;quot; '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est comme ça que la loi fonctionne en général. Pas souvent de façon aussi abrupte et impatiente, mais en définitive, c’est comme ça qu’elle fonctionne. C’était le style de Douglas de ne pas tergiverser. D’autres juges auraient noirci des pages et des pages pour arriver à la même conclusion, que Douglas fit tenir en une seule ligne : &amp;quot;le sens commun se révolte à cette idée&amp;quot;. Mais qu’elle tienne en quelques mots ou en plusieurs pages, le génie particulier d’un système de droit commun comme le nôtre est que la loi s’adapte aux technologies de son époque. Et en s’adaptant, elle change. Des idées qui un jour semblent solides comme le roc sont friables le lendemain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou du moins, c’est ainsi que les choses se passent quand il n’y a personne de puissant pour s’opposer au changement. Les Causby n’étaient que des fermiers. Et bien qu’il y eût sans doute de nombreuses personnes mécontentes comme eux de la croissance du trafic aérien (on espère quand même que peu de poulets se jetaient contre les murs), tous les Causby du monde auraient eu beaucoup de mal à s’unir et à arrêter l’idée et la technique que les frères Wright avaient fait naître. Les frères Wright avaient ajouté l’avion au pot commun technologique ; le concept se répandit comme un virus dans un poulailler ; les fermiers comme Causby se trouvèrent brutalement confrontés à &amp;quot;ce qui semblait raisonnable&amp;quot; pour reprendre la technologie inventée par les Wright. Ils pouvaient à loisir, debout dans leurs fermes, poulets morts à la main, menaçer du poing ces nouvelles technologies. Ils pouvaient alerter leurs élus, ou même aller en justice. Mais en fin de compte, la force de l’évidence — le pouvoir du &amp;quot;bon sens&amp;quot; — allait l’emporter. Il n’était pas possible de permettre que leur intérêt &amp;quot;privé&amp;quot; nuise à un intérêt public évident.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voici ce que Lawrence Lessig retire de cette anecdote: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Internet a libéré une possibilité extraordinaire, celle de participer à la création et à l’élaboration d’une certaine culture, qui rayonne bien au delà des frontières locales. Cette possibilité a changé les conditions de création et d’élaboration de la culture en général, et ce changement menace les industries établies du contenu. Ainsi, Internet est aux fabricants et distributeurs de contenu du vingtième siècle ce que la radio FM fut à la radio AM, ou ce que le camion fut au chemin de fer du dix-neuvième siècle : le début de la fin, ou du moins une transformation substantielle.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&amp;quot;Je crois qu’il était juste que le sens commun se révolte contre l’extrémisme des Causby. Je crois qu’il serait juste que le sens commun se révolte contre les revendications extrêmes faites aujourd’hui au nom de la &amp;quot;propriété intellectuelle&amp;quot;. ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette petite salle ce jour là, nous étions une centaine, contre quelques milliers dans la salle d'à côté parmi lesquels plusieurs chefs de gouvernement. Presque dix ans plus tard, Richard Stallman et Lawrence Lessig sont toujours des références mondiales, qui attirent des centaines de personnes à chacune de leurs conférences. Quant aux politiciens et aux gouvernements qui se sont succédé depuis lors, la société de l'information ne leur a pas inspiré d'interventions particulièrement marquantes. Il ne fait plus de doute, en tout cas, que la gestion des savoirs est aujourd'hui un enjeu d'ordre moins technique que social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Mais tout comme un marché libre est perverti quand la propriété devient féodale, de même une culture libre peut être dévoyée par un extrémisme des règles de propriété qui la définissent. C’est ce que je crains pour notre culture aujourd’hui.&amp;quot; &amp;lt;ref&amp;gt; Lawrence Lessig &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Créative Commons ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lawrence Lessig a co-créé le mouvement Creative Commons et la fondation qui l'anime, en 2001. Dix ans plus tard, cette famille de licence rassemble plusieurs centaines de millions d'œuvres. Leur auteurs sont des artistes du monde entier, des employés de l'administration publique qui produisent des mode d'emploi, des volontaires sur Wikipedia... La fondation Creative Commons a pour symbole général « CC ». Le mouvement Creative Commons propose des contrats-type d’offre de mise à disposition d’œuvres en ligne ou hors-ligne (rien ne vous empêche de créer un CD ou un livre sous une licence Creative Commons). Inspirés par les licences de logiciels libres, ces textes facilitent l’utilisation et la réutilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites Web...). Au lieu de soumettre toute exploitation des œuvres à l’autorisation préalable des titulaires de droits, les licences Creative Commons permettent à l’auteur d’autoriser à l’avance certaines utilisations selon des conditions exprimées par lui, et d’en informer le public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.framasoft.net/article3117.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.onf.ca/film/RiP_remix_manifesto&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:lessig.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=6445</id>
		<title>Lessig et la culture libre à l'ONU</title>
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				<updated>2011-09-25T10:11:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Compléments */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Société de l'information, RMS, Richard Stallman, Lawrence Lessig, culture libre, frères Wright, Creative Commons, Cooperation.net, logiciel libre.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Genève, décembre 2003. Nous participons au sommet mondial pour la société de l'information. Sont présents parmi nous Tanguy Nzue Obame (Gabon), André Afanou (Togo), Marie-Jane Berchten (Suisse), cofondatrice d'Ynternet.org, Zoul le technopunk magicien du multimédia ainsi que de nombreux collègues de l'Internet solidaire venus des cinq continents. Il y a quelques minutes, au terme d'une très longue file d'attente, nous avons été fouillés par des militaires. C'est l'effet &amp;quot;11 septembre 2001&amp;quot; : l'obsession sécuritaire bat son plein. Dans une grande salle, plus de quarante chefs d'Etat côtoient des milliers de délégués représentant des entreprises de télecomunications ou d'informatique, des associations et d'autres gouvernements. Tous réunis pour débattre de la société de l'information. Après dix ans d'Internet grand public, le temps est venu d'appréhender la gestion des savoirs comme un enjeu non plus technique, mais également social. Il ne s'agit pas seulement de tuyaux, de câbles et de machines servant à se connecter, mais aussi et surtout de comportements entre humains facilités par les machines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'une des annexes de cette salle, toute proche, notre équipe participe a une conférence dédiée à la culture libre. Nous sommes là pour partager l''''expérience particulière du réseau &amp;quot;Cooperation.net&amp;quot; ''' en matière d'Internet solidaire et participatif, notamment en Afrique et en Europe de l'Est. C'est pour nous un grand honneur et même une reconnaissance que d'être ainsi associés aux meilleurs spécialistes du secteur, même si le monde du logiciel libre ne rassemble alors que quelques millions d'informaticiens et de visionnaires, passionnés par les enjeux propres à réconcilier science et société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présents '''Richard Stallman''' (&amp;quot;RMS&amp;quot;), le fondateur du mouvement du logiciel libre, et '''Lawrence Lessig''', juriste, l'une des voix les plus écoutées dans les débats touchant au développement mondial de l'Internet ; avec ses livres et ses conférences, c'est lui qui le premier a réussi à vulgariser les questions de propriété intellectuelle et de droits d'auteur pour sensibiliser le public aux enjeux de société qui en dépendent. Lessig a beaucoup de présence sur scène. Tout en se référant à Stallman, il développe un discours très imagé pour expliquer ces nouveaux enjeux. Voici une histoire extraite de l'ouvrage « Culture libre », qu'il préparait alors. Coïncidence, elle démarre tout juste cent ans plus tôt... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le 17 décembre 1903, sur une plage venteuse de Caroline du Nord, en un peu moins de cent secondes, les frères Wright démontrèrent qu’un véhicule autopropulsé plus lourd que l’air pouvait voler. A cette époque, la loi américaine stipulait que le propriétaire d’un terrain était non seulement propriétaire de la surface de son terrain, mais de tout le sous-sol, jusqu’au centre de la terre, et de tout l’espace au dessus, &amp;quot;jusqu’à l’infini.&amp;quot; Les érudits s’étaient demandé depuis de nombreuses années comment interpréter au mieux l’idée que des droits de propriété terrestre puissent monter jusqu’aux cieux. Cela signifiait-il que vous possédiez les étoiles ? Pouviez vous poursuivre les oies en justice, pour violations de propriété volontaires et répétées ? &lt;br /&gt;
Puis vinrent les avions, et pour la première fois, ce principe de la loi américaine — profondément ancré dans notre tradition, et reconnu par les plus importants juristes de notre passé — prenait de l’importance. Si ma terre s’étend jusqu’aux cieux, qu’advient-il quand un avion d’United Airlines survole mon champ ? Ai-je le droit de lui interdire ma propriété ? Ai-je le droit de mettre en place un accord d’autorisation exclusive au profit de Delta Airlines ? Pouvons nous organiser des enchères pour déterminer la valeur de ces droits ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1945, ces questions donnèrent lieu à un procès fédéral. Quand des fermiers de Caroline du Nord, Thomas Lee et Tinie Causby commencèrent à perdre des poulets à cause d’avions militaires volant à basse altitude (apparemment les poulets terrorisés se jetaient contre les murs du poulailler et en mouraient), ils portèrent plainte au motif que le gouvernement violait leur propriété. Bien entendu, les avions n’avaient jamais touché la surface du terrain des Causby. Mais si, comme l’avaient déclaré en leur temps Blackstone, Kent et Coke, leur terrain s’étendait &amp;quot;vers le haut jusqu’à l’infini,&amp;quot; alors le gouvernement commettait une violation de propriété, et les Causby voulaient que cela cesse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour reconnut que &amp;quot;selon l’ancienne doctrine les droits de propriété foncière s’étendent jusqu’à la périphérie de l’univers.&amp;quot; Mais le Juge Douglas n’avait pas la patience d’écouter l’ancienne doctrine. En un simple paragraphe adressé à la Cour, il annula des centaines d’années de droit foncier : « La doctrine n’a pas sa place dans le monde moderne. L’espace aérien est public, comme l’a déclaré le Congrès. Si ce n’était pas vrai, n’importe quel opérateur de vol transcontinentaux serait exposé à des plaintes sans nombre, pour violation de propriété. Le sens commun se révolte à cette idée. Donner raison à des revendications privées de l’espace aérien entraînerait une paralysie des lignes aériennes, compromettrait profondément leur développement et leur contrôle dans l’intérêt public, et reviendrait à privatiser un bien qui a vocation à être public. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''&amp;quot;Le sens commun se révolte à cette idée.&amp;quot; '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est comme ça que la loi fonctionne en général. Pas souvent de façon aussi abrupte et impatiente, mais en définitive, c’est comme ça qu’elle fonctionne. C’était le style de Douglas de ne pas tergiverser. D’autres juges auraient noirci des pages et des pages pour arriver à la même conclusion, que Douglas fit tenir en une seule ligne : &amp;quot;le sens commun se révolte à cette idée&amp;quot;. Mais qu’elle tienne en quelques mots ou en plusieurs pages, le génie particulier d’un système de droit commun comme le nôtre est que la loi s’adapte aux technologies de son époque. Et en s’adaptant, elle change. Des idées qui un jour semblent solides comme le roc sont friables le lendemain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou du moins, c’est ainsi que les choses se passent quand il n’y a personne de puissant pour s’opposer au changement. Les Causby n’étaient que des fermiers. Et bien qu’il y eût sans doute de nombreuses personnes mécontentes comme eux de la croissance du trafic aérien (on espère quand même que peu de poulets se jetaient contre les murs), tous les Causby du monde auraient eu beaucoup de mal à s’unir et à arrêter l’idée et la technique que les frères Wright avaient fait naître. Les frères Wright avaient ajouté l’avion au pot commun technologique ; le concept se répandit comme un virus dans un poulailler ; les fermiers comme Causby se trouvèrent brutalement confrontés à &amp;quot;ce qui semblait raisonnable&amp;quot; pour reprendre la technologie inventée par les Wright. Ils pouvaient à loisir, debout dans leurs fermes, poulets morts à la main, menaçer du poing ces nouvelles technologies. Ils pouvaient alerter leurs élus, ou même aller en justice. Mais en fin de compte, la force de l’évidence — le pouvoir du &amp;quot;bon sens&amp;quot; — allait l’emporter. Il n’était pas possible de permettre que leur intérêt &amp;quot;privé&amp;quot; nuise à un intérêt public évident.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voici ce que Lawrence Lessig retire de cette anecdote: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Internet a libéré une possibilité extraordinaire, celle de participer à la création et à l’élaboration d’une certaine culture, qui rayonne bien au delà des frontières locales. Cette possibilité a changé les conditions de création et d’élaboration de la culture en général, et ce changement menace les industries établies du contenu. Ainsi, Internet est aux fabricants et distributeurs de contenu du vingtième siècle ce que la radio FM fut à la radio AM, ou ce que le camion fut au chemin de fer du dix-neuvième siècle : le début de la fin, ou du moins une transformation substantielle.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&amp;quot;Je crois qu’il était juste que le sens commun se révolte contre l’extrémisme des Causby. Je crois qu’il serait juste que le sens commun se révolte contre les revendications extrêmes faites aujourd’hui au nom de la &amp;quot;propriété intellectuelle&amp;quot;. ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette petite salle ce jour là, nous étions une centaine, contre quelques milliers dans la salle d'à côté parmi lesquels plusieurs chefs de gouvernement. Presque dix ans plus tard, Richard Stallman et Lawrence Lessig sont toujours des références mondiales, qui attirent des centaines de personnes à chacune de leurs conférences. Quant aux politiciens et aux gouvernements qui se sont succédé depuis lors, la société de l'information ne leur a pas inspiré d'interventions particulièrement marquantes. Il ne fait plus de doute, en tout cas, que la gestion des savoirs est aujourd'hui un enjeu d'ordre moins technique que social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Mais tout comme un marché libre est perverti quand la propriété devient féodale, de même une culture libre peut être dévoyée par un extrémisme des règles de propriété qui la définissent. C’est ce que je crains pour notre culture aujourd’hui.&amp;quot; &amp;lt;ref&amp;gt; Lawrence Lessig &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Créative Commons ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lawrence Lessig a co-créé le mouvement Creative Commons et la fondation qui l'anime, en 2001. Dix ans plus tard, cette famille de licence accueille (ou rassemble) plusieurs centaines de millions d'œuvres. Leur auteurs sont des artistes du monde entier, des employés de l'administration publique qui produisent des mode d'emploi, des volontaires sur Wikipedia... La fondation Creative Commons a pour symbole général « CC ». Le mouvement Creative Commons propose des contrats-type d’offre de mise à disposition d’œuvres en ligne ou hors-ligne (rien ne vous empêche de créer un CD ou un livre sous une licence Creative Commons). Inspirés par les licences de logiciels libres, ces textes facilitent l’utilisation et la réutilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites Web...). Au lieu de soumettre toute exploitation des œuvres à l’autorisation préalable des titulaires de droits, les licences Creative Commons permettent à l’auteur d’autoriser à l’avance certaines utilisations selon des conditions exprimées par lui, et d’en informer le public. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.framasoft.net/article3117.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.onf.ca/film/RiP_remix_manifesto&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:lessig.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Lessig_et_la_culture_libre_%C3%A0_l%27ONU&amp;diff=6443</id>
		<title>Lessig et la culture libre à l'ONU</title>
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				<updated>2011-09-25T10:08:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Société de l'information, RMS, Richard Stallman, Lawrence Lessig, culture libre, frères Wright, Creative Commons, Cooperation.net, logiciel libre.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Genève, décembre 2003. Nous participons au sommet mondial pour la société de l'information. Sont présents parmi nous Tanguy Nzue Obame (Gabon), André Afanou (Togo), Marie-Jane Berchten (Suisse), cofondatrice d'Ynternet.org, Zoul le technopunk magicien du multimédia ainsi que de nombreux collègues de l'Internet solidaire venus des cinq continents. Il y a quelques minutes, au terme d'une très longue file d'attente, nous avons été fouillés par des militaires. C'est l'effet &amp;quot;11 septembre 2001&amp;quot; : l'obsession sécuritaire bat son plein. Dans une grande salle, plus de quarante chefs d'Etat côtoient des milliers de délégués représentant des entreprises de télecomunications ou d'informatique, des associations et d'autres gouvernements. Tous réunis pour débattre de la société de l'information. Après dix ans d'Internet grand public, le temps est venu d'appréhender la gestion des savoirs comme un enjeu non plus technique, mais également social. Il ne s'agit pas seulement de tuyaux, de câbles et de machines servant à se connecter, mais aussi et surtout de comportements entre humains facilités par les machines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'une des annexes de cette salle, toute proche, notre équipe participe a une conférence dédiée à la culture libre. Nous sommes là pour partager l''''expérience particulière du réseau &amp;quot;Cooperation.net&amp;quot; ''' en matière d'Internet solidaire et participatif, notamment en Afrique et en Europe de l'Est. C'est pour nous un grand honneur et même une reconnaissance que d'être ainsi associés aux meilleurs spécialistes du secteur, même si le monde du logiciel libre ne rassemble alors que quelques millions d'informaticiens et de visionnaires, passionnés par les enjeux propres à réconcilier science et société. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sont présents '''Richard Stallman''' (&amp;quot;RMS&amp;quot;), le fondateur du mouvement du logiciel libre, et '''Lawrence Lessig''', juriste, l'une des voix les plus écoutées dans les débats touchant au développement mondial de l'Internet ; avec ses livres et ses conférences, c'est lui qui le premier a réussi à vulgariser les questions de propriété intellectuelle et de droits d'auteur pour sensibiliser le public aux enjeux de société qui en dépendent. Lessig a beaucoup de présence sur scène. Tout en se référant à Stallman, il développe un discours très imagé pour expliquer ces nouveaux enjeux. Voici une histoire extraite de l'ouvrage « Culture libre », qu'il préparait alors. Coïncidence, elle démarre tout juste cent ans plus tôt... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le 17 décembre 1903, sur une plage venteuse de Caroline du Nord, en un peu moins de cent secondes, les frères Wright démontrèrent qu’un véhicule autopropulsé plus lourd que l’air pouvait voler. A cette époque, la loi américaine stipulait que le propriétaire d’un terrain était non seulement propriétaire de la surface de son terrain, mais de tout le sous-sol, jusqu’au centre de la terre, et de tout l’espace au dessus, &amp;quot;jusqu’à l’infini.&amp;quot; Les érudits s’étaient demandé depuis de nombreuses années comment interpréter au mieux l’idée que des droits de propriété terrestre puissent monter jusqu’aux cieux. Cela signifiait-il que vous possédiez les étoiles ? Pouviez vous poursuivre les oies en justice, pour violations de propriété volontaires et répétées ? &lt;br /&gt;
Puis vinrent les avions, et pour la première fois, ce principe de la loi américaine — profondément ancré dans notre tradition, et reconnu par les plus importants juristes de notre passé — prenait de l’importance. Si ma terre s’étend jusqu’aux cieux, qu’advient-il quand un avion d’United Airlines survole mon champ ? Ai-je le droit de lui interdire ma propriété ? Ai-je le droit de mettre en place un accord d’autorisation exclusive au profit de Delta Airlines ? Pouvons nous organiser des enchères pour déterminer la valeur de ces droits ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1945, ces questions donnèrent lieu à un procès fédéral. Quand des fermiers de Caroline du Nord, Thomas Lee et Tinie Causby commencèrent à perdre des poulets à cause d’avions militaires volant à basse altitude (apparemment les poulets terrorisés se jetaient contre les murs du poulailler et en mouraient), ils portèrent plainte au motif que le gouvernement violait leur propriété. Bien entendu, les avions n’avaient jamais touché la surface du terrain des Causby. Mais si, comme l’avaient déclaré en leur temps Blackstone, Kent et Coke, leur terrain s’étendait &amp;quot;vers le haut jusqu’à l’infini,&amp;quot; alors le gouvernement commettait une violation de propriété, et les Causby voulaient que cela cesse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Cour reconnut que &amp;quot;selon l’ancienne doctrine les droits de propriété foncière s’étendent jusqu’à la périphérie de l’univers.&amp;quot; Mais le Juge Douglas n’avait pas la patience d’écouter l’ancienne doctrine. En un simple paragraphe adressé à la Cour, il annula des centaines d’années de droit foncier : « La doctrine n’a pas sa place dans le monde moderne. L’espace aérien est public, comme l’a déclaré le Congrès. Si ce n’était pas vrai, n’importe quel opérateur de vol transcontinentaux serait exposé à des plaintes sans nombre, pour violation de propriété. Le sens commun se révolte à cette idée. Donner raison à des revendications privées de l’espace aérien entraînerait une paralysie des lignes aériennes, compromettrait profondément leur développement et leur contrôle dans l’intérêt public, et reviendrait à privatiser un bien qui a vocation à être public. » &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''&amp;quot;Le sens commun se révolte à cette idée.&amp;quot; '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est comme ça que la loi fonctionne en général. Pas souvent de façon aussi abrupte et impatiente, mais en définitive, c’est comme ça qu’elle fonctionne. C’était le style de Douglas de ne pas tergiverser. D’autres juges auraient noirci des pages et des pages pour arriver à la même conclusion, que Douglas fit tenir en une seule ligne : &amp;quot;le sens commun se révolte à cette idée&amp;quot;. Mais qu’elle tienne en quelques mots ou en plusieurs pages, le génie particulier d’un système de droit commun comme le nôtre est que la loi s’adapte aux technologies de son époque. Et en s’adaptant, elle change. Des idées qui un jour semblent solides comme le roc sont friables le lendemain. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ou du moins, c’est ainsi que les choses se passent quand il n’y a personne de puissant pour s’opposer au changement. Les Causby n’étaient que des fermiers. Et bien qu’il y eût sans doute de nombreuses personnes mécontentes comme eux de la croissance du trafic aérien (on espère quand même que peu de poulets se jetaient contre les murs), tous les Causby du monde auraient eu beaucoup de mal à s’unir et à arrêter l’idée et la technique que les frères Wright avaient fait naître. Les frères Wright avaient ajouté l’avion au pot commun technologique ; le concept se répandit comme un virus dans un poulailler ; les fermiers comme Causby se trouvèrent brutalement confrontés à &amp;quot;ce qui semblait raisonnable&amp;quot; pour reprendre la technologie inventée par les Wright. Ils pouvaient à loisir, debout dans leurs fermes, poulets morts à la main, menaçer du poing ces nouvelles technologies. Ils pouvaient alerter leurs élus, ou même aller en justice. Mais en fin de compte, la force de l’évidence — le pouvoir du &amp;quot;bon sens&amp;quot; — allait l’emporter. Il n’était pas possible de permettre que leur intérêt &amp;quot;privé&amp;quot; nuise à un intérêt public évident.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et voici ce que Lawrence Lessig retire de cette anecdote: &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''&amp;quot;Internet a libéré une possibilité extraordinaire, celle de participer à la création et à l’élaboration d’une certaine culture, qui rayonne bien au delà des frontières locales. Cette possibilité a changé les conditions de création et d’élaboration de la culture en général, et ce changement menace les industries établies du contenu. Ainsi, Internet est aux fabricants et distributeurs de contenu du vingtième siècle ce que la radio FM fut à la radio AM, ou ce que le camion fut au chemin de fer du dix-neuvième siècle : le début de la fin, ou du moins une transformation substantielle.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&amp;quot;Je crois qu’il était juste que le sens commun se révolte contre l’extrémisme des Causby. Je crois qu’il serait juste que le sens commun se révolte contre les revendications extrêmes faites aujourd’hui au nom de la &amp;quot;propriété intellectuelle&amp;quot;. ''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette petite salle ce jour là, nous étions une centaine, contre quelques milliers dans la salle d'à côté parmi lesquels plusieurs chefs de gouvernement. Presque dix ans plus tard, Richard Stallman et Lawrence Lessig sont toujours des références mondiales, qui attirent des centaines de personnes à chacune de leurs conférences. Quant aux politiciens et aux gouvernements qui se sont succédé depuis lors, la société de l'information ne leur a pas inspiré d'interventions particulièrement marquantes. Il ne fait plus de doute, en tout cas, que la gestion des savoirs est aujourd'hui un enjeu d'ordre moins technique que social. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Mais tout comme un marché libre est perverti quand la propriété devient féodale, de même une culture libre peut être dévoyée par un extrémisme des règles de propriété qui la définissent. C’est ce que je crains pour notre culture aujourd’hui.&amp;quot; &amp;lt;ref&amp;gt; Lawrence Lessig &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Créative Commons ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lawrence Lessig a co-créé le mouvement Creative Commons et la fondation qui l'anime, en 2001. Dix ans plus tard, cette famille de licence rassemble plusieurs centaines de millions d'œuvres. Leur auteurs sont des artistes du monde entier, des employés de l'administration publique qui produisent des mode d'emploi, des volontaires sur Wikipedia...&lt;br /&gt;
La fondation Creative Commons a pour symbole général « CC ». Le mouvement Creative Commons propose des contrats-type d’offre de mise à disposition d’œuvres en ligne ou hors-ligne (rien ne vous empêche de créer un CD ou un livre sous une licence Creative Commons). Inspirés par les licences de logiciels libres, ces textes facilitent l’utilisation et la réutilisation d’œuvres (textes, photos, musique, sites Web...). Au lieu de soumettre toute exploitation des œuvres à l’autorisation préalable des titulaires de droits, les licences Creative Commons permettent à l’auteur d’autoriser à l’avance certaines utilisations selon des conditions exprimées par lui, et d’en informer le public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.framasoft.net/article3117.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.onf.ca/film/RiP_remix_manifesto&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:lessig.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=6442</id>
		<title>Déclaration d'indépendance du cyberspace</title>
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				<updated>2011-09-25T10:05:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''John Perry Barlow, Davos, déclaration d'indépendance du cyberespace, Internet, Internet commercial, Forum économique mondial.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un fermier punk dans l'élite économique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Davos, 1996. L'immensité des Alpes suisses. Sur ce décor de neige immaculée se détachent de petits hommes qui se hâtent d'un immeuble à l'autre. Tous ou presque sont en costume et cravate. L'occasion le justifie : c'est la réunion du Forum économique mondial, où se prennent tant de décisions importantes entre élites économiques et politiques. Mais que vient donc faire '''John Perry Barlow''' dans ce paysage ? Fermier, parolier des psychédéliques ''Grateful Dead'', rédacteur du magazine ''Wired'' (prescripteur majeur pour tout ce qui a trait à l'incidence de la technologie en matière culturelle mais aussi, justement, économique et politique), Barlow a su valoriser les conseils qu'il prodigue quant à l'utilisation commerciale d'Internet. Au point d'être désormais invité à la tribune de Davos ! L'Internet commercial, alors, tout le monde en parle mais rares sont ceux qui en ont compris les enjeux ; les grands de ce monde attendent donc que Barlow les éclaire. Que leur dit-il ? Il leur lit un texte qu'il vient d'écrire, plein de fureur et de grâce, et qui deviendra l'une des sources les plus utiles à la compréhension des enjeux du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte fondateur, c'est la '''Déclaration d'indépendance du Cyberespace'''. A sa manière, elle complète la Déclaration universelle des droits de l'homme. En voici quelques extraits : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. &lt;br /&gt;
Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos identités n'ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or (Barlow fait ici référence à la Netiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donné les internautes, NDLR). Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis ce discours, de nombreuses déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’Etat Nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’Internet. Morceaux choisis: « Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout-à-l’égout de la démocratie » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où la Déclaration d’indépendance du Cyberpespace est à mettre à jour, c'est lorsqu’elle propose un cyberespace politique unifié en miroir inversé du vieux monde, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ». Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés et en interaction les uns avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Extraits avec adaptations mineures d'un article de Pierre Mounier, auteur du livre &amp;quot;Les maîtres du réseau&amp;quot; et du blog Homo-numericus.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1990, Barlow a cofondé l'Electronic Frontier Foundation [eff.org]. Vingt ans plus tard, C'est toujours la principale organisation de défense des libertés citoyennes et des droits des consommateurs dans le cyberespace. Elle dénonce les dérives totalitaires, les abus de contrôle, les interventions dans la sphère privée et toutes les dérives de type Big Brother annoncées par Orwell. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What does Barlow do ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.redherring.com/home/2414&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/files/frontpages/Facebook-places2.png&lt;br /&gt;
et les 3 autres images qui sont ici&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre exemples de campagnes pour le respect des netizens sur le site de l'EFF.&lt;br /&gt;
[[Fichier:EFF1.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=6441</id>
		<title>Déclaration d'indépendance du cyberspace</title>
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				<updated>2011-09-25T10:02:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Compléments */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''John Perry Barlow, Davos, déclaration d'indépendance du cyberespace, Internet, Internet commercial, Forum économique mondial.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un fermier punk dans l'élite économique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Davos, 1996. L'immensité des Alpes suisses. Sur ce décor de neige immaculée se détachent de petits hommes qui se hâtent d'un immeuble à l'autre. Tous ou presque sont en costume et cravate. L'occasion le justifie : c'est la réunion du Forum économique mondial, où se prennent tant de décisions importantes entre élites économiques et politiques. Mais que vient donc faire John Perry Barlow dans ce paysage ? Fermier, parolier des psychédéliques Grateful Dead, rédacteur du magazine Wired (prescripteur majeur pour tout ce qui a trait à l'incidence de la technologie en matière culturelle mais aussi, justement, économique et politique), Barlow a su valoriser les conseils qu'il prodigue quant à l'utilisation commerciale d'Internet. Au point d'être désormais invité à la tribune de Davos ! L'Internet commercial, alors, tout le monde en parle mais rares sont ceux qui en ont compris les enjeux ; les grands de ce monde attendent donc que Barlow les éclaire. Que leur dit-il ? Il leur lit un texte qu'il vient d'écrire, plein de fureur et de grâce, et qui deviendra l'une des sources les plus utiles à la compréhension des enjeux du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte fondateur, c'est la Déclaration d'indépendance du Cyberespace. A sa manière, elle complète la Déclaration universelle des droits de l'homme. En voici quelques extraits : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. &lt;br /&gt;
Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos identités n'ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or (Barlow fait ici référence à la Netiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donné les internautes, NDLR). Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis ce discours, de nombreuses déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’Etat Nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’Internet. Morceaux choisis: « Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout-à-l’égout de la démocratie » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où la Déclaration d’indépendance du Cyberpespace est à mettre à jour, c'est lorsqu’elle propose un cyberespace politique unifié en miroir inversé du vieux monde, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ». Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés et en interaction les uns avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Extraits avec adaptations mineures d'un article de Pierre Mounier, auteur du livre &amp;quot;Les maîtres du réseau&amp;quot; et du blog Homo-numericus.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1990, Barlow a cofondé l'Electronic Frontier Foundation [eff.org]. Vingt ans plus tard, C'est toujours la principale organisation de défense des libertés citoyennes et des droits des consommateurs dans le cyberespace. Elle dénonce les dérives totalitaires, les abus de contrôle, les interventions dans la sphère privée et toutes les dérives de type Big Brother annoncées par Orwell. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What does Barlow do ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.redherring.com/home/2414&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/files/frontpages/Facebook-places2.png&lt;br /&gt;
et les 3 autres images qui sont ici&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre exemples de campagnes pour le respect des netizens sur le site de l'EFF.&lt;br /&gt;
[[Fichier:EFF1.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=D%C3%A9claration_d%27ind%C3%A9pendance_du_cyberspace&amp;diff=6440</id>
		<title>Déclaration d'indépendance du cyberspace</title>
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				<updated>2011-09-25T10:01:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''John Perry Barlow, Davos, déclaration d'indépendance du cyberespace, Internet, Internet commercial, Forum économique mondial.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un fermier punk dans l'élite économique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Davos, 1996. L'immensité des Alpes suisses. Sur ce décor de neige immaculée se détachent de petits hommes qui se hâtent d'un immeuble à l'autre. Tous ou presque sont en costume et cravate. L'occasion le justifie : c'est la réunion du Forum économique mondial, où se prennent tant de décisions importantes entre élites économiques et politiques. Mais que vient donc faire John Perry Barlow dans ce paysage ? Fermier, parolier des psychédéliques Grateful Dead, rédacteur du magazine Wired (prescripteur majeur pour tout ce qui a trait à l'incidence de la technologie en matière culturelle mais aussi, justement, économique et politique), Barlow a su valoriser les conseils qu'il prodigue quant à l'utilisation commerciale d'Internet. Au point d'être désormais invité à la tribune de Davos ! L'Internet commercial, alors, tout le monde en parle mais rares sont ceux qui en ont compris les enjeux ; les grands de ce monde attendent donc que Barlow les éclaire. Que leur dit-il ? Il leur lit un texte qu'il vient d'écrire, plein de fureur et de grâce, et qui deviendra l'une des sources les plus utiles à la compréhension des enjeux du numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce texte fondateur, c'est la Déclaration d'indépendance du Cyberespace. A sa manière, elle complète la Déclaration universelle des droits de l'homme. En voici quelques extraits : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Gouvernements du monde industriel, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui êtes du passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté sur nos lieux de rencontre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous n'avons pas de gouvernement élu et nous ne sommes pas près d'en avoir un, aussi je m'adresse à vous avec la seule autorité que donne la liberté elle-même lorsqu'elle s'exprime. Je déclare que l'espace social global que nous construisons est indépendant, par nature, de la tyrannie que vous cherchez à nous imposer. Vous n'avez pas le droit moral de nous donner des ordres et vous ne disposez d'aucun moyen de contrainte que nous ayons de vraies raisons de craindre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gouvernements tirent leur pouvoir légitime du consentement des gouvernés. Vous ne nous l'avez pas demandé et nous ne vous l'avons pas donné. Vous n'avez pas été conviés. Vous ne nous connaissez pas et vous ignorez tout de notre monde. Le cyberespace n'est pas borné par vos frontières. Ne croyez pas que vous puissiez le construire, comme s'il s'agissait d'un projet de construction publique. Vous ne le pouvez pas. C'est un acte de la nature et il se développe grâce à nos actions collectives. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous n'avez pas pris part à notre grande conversation, qui ne cesse de croître, et vous n'avez pas créé la richesse de nos marchés. Vous ne connaissez ni notre culture, ni notre éthique, ni les codes non écrits qui font déjà de notre société un monde plus ordonné que celui que vous pourriez obtenir en imposant toutes vos règles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous prétendez que des problèmes se posent parmi nous et qu'il est nécessaire que vous les régliez. Vous utilisez ce prétexte pour envahir notre territoire. Nombre de ces problèmes n'ont aucune existence. Lorsque de véritables conflits se produiront, lorsque des erreurs seront commises, nous les identifierons et nous les réglerons par nos propres moyens. Nous établissons notre propre contrat social. L'autorité y sera définie selon les conditions de notre monde et non du vôtre. Notre monde est différent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cyberespace est constitué par des échanges, des relations, et par la pensée elle-même, déployée comme une vague qui s'élève dans le réseau de nos communications. &lt;br /&gt;
Notre monde est à la fois partout et nulle part, mais il n'est pas là où vivent les corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous créons un monde où tous peuvent entrer, sans privilège ni préjugé dicté par la race, le pouvoir économique, la puissance militaire ou le lieu de naissance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous créons un monde où chacun, où qu'il se trouve, peut exprimer ses idées, aussi singulières qu'elles puissent être, sans craindre d'être réduit au silence ou à une norme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos notions juridiques de propriété, d'expression, d'identité, de mouvement et de contexte ne s'appliquent pas à nous. Elles se fondent sur la matière. Ici, il n'y a pas de matière. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nos identités n'ont pas de corps; ainsi, contrairement à vous, nous ne pouvons obtenir l'ordre par la contrainte physique. Nous croyons que l'autorité naîtra parmi nous de l'éthique, de l'intérêt individuel éclairé et du bien public. Nos identités peuvent être réparties sur un grand nombre de vos juridictions. La seule loi que toutes les cultures qui nous constituent s'accordent à reconnaître de façon générale est la Règle d'Or (Barlow fait ici référence à la Netiquette, qui est une sorte de code de déontologie que se sont donné les internautes, NDLR). Nous espérons que nous serons capables d'élaborer nos solutions particulières sur cette base. Mais nous ne pouvons pas accepter les solutions que vous tentez de nous imposer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aux États-Unis, vous avez aujourd'hui créé une loi, la loi sur la réforme des télécommunications, qui viole votre propre Constitution et représente une insulte aux rêves de Jefferson, Washington, Mill, Madison, Tocqueville et Brandeis. Ces rêves doivent désormais renaître en nous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous êtes terrifiés par vos propres enfants, parce qu'ils sont les habitants d'un monde où vous ne serez jamais que des étrangers. Parce que vous les craignez, vous confiez la responsabilité parentale, que vous êtes trop lâches pour prendre en charge vous-mêmes, à vos bureaucraties. Dans notre monde, tous les sentiments, toutes les expressions de l'humanité, des plus vils aux plus angéliques, font partie d'un ensemble homogène, la conversation globale informatique. Nous ne pouvons pas séparer l'air qui suffoque de l'air dans lequel battent les ailes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Chine, en Allemagne, en France, en Russie, à Singapour, en Italie et aux États-Unis, vous vous efforcez de repousser le virus de la liberté en érigeant des postes de garde aux frontières du cyberespace. Ils peuvent vous préserver de la contagion pendant quelque temps, mais ils n'auront aucune efficacité dans un monde qui sera bientôt couvert de médias informatiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vos industries de l'information toujours plus obsolètes voudraient se perpétuer en proposant des lois, en Amérique et ailleurs, qui prétendent définir des droits de propriété sur la parole elle-même dans le monde entier. Ces lois voudraient faire des idées un produit industriel quelconque, sans plus de noblesse qu'un morceau de fonte. Dans notre monde, tout ce que l'esprit humain est capable de créer peut être reproduit et diffusé à l'infini sans que cela ne coûte rien. La transmission globale de la pensée n'a plus besoin de vos usines pour s'accomplir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces mesures toujours plus hostiles et colonialistes nous mettent dans une situation identique à celle qu'ont connue autrefois les amis de la liberté et de l'autodétermination, qui ont eu à rejeter l'autorité de pouvoirs distants et mal informés. Nous devons déclarer nos subjectivités virtuelles étrangères à votre souveraineté, même si nous continuons à consentir à ce que vous ayez le pouvoir sur nos corps. Nous nous répandrons sur la planète, si bien que personne ne pourra arrêter nos pensées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons créer une civilisation de l'esprit dans le cyberespace. Puisse-t-elle être plus humaine et plus juste que le monde que vos gouvernements ont créé.&amp;quot; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis ce discours, de nombreuses déclarations abruptes, prononcées par quelques personnalités politiques ou médiatiques, témoignent de l’incapacité de ceux qui dominent un espace public traditionnel, structuré par l’Etat Nation et les mass media, à comprendre les lois fondamentales de fonctionnement d’Internet. Morceaux choisis: « Internet est une zone de non-droit » ; « Internet est un danger public parce que c’est la possibilité pour n’importe qui de dire n’importe quoi », c’est le « tout-à-l’égout de la démocratie » . &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où la Déclaration d’indépendance du Cyberpespace est à mettre à jour, c'est lorsqu’elle propose un cyberespace politique unifié en miroir inversé du vieux monde, dominé par « les géants fatigués de chair et d’acier ». Il faut bien plutôt se représenter le cyberespace comme un espace fragmenté, en mille-feuilles, où se juxtaposent des centaines de millions d’espaces autonomes, auto-régulés et en interaction les uns avec les autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Extraits avec adaptations mineures d'un article de Pierre Mounier, auteur du livre &amp;quot;Les maîtres du réseau&amp;quot; et du blog Homo-numericus.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1990, Barlow a co-fondé l'Electronic Frontier Foundation [eff.org]. 20 ans plus tard, c'est toujours la principale organisation de défense des libertés citoyennes et des droits des consommateurs dans le cyberespace. C'est elle qui dénonce les dérives totalitaires, les abus de contrôle, les interventions dans la sphère privée et toutes les dérives de type Big Brother annoncées par Orwell...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.freescape.eu.org/eclat/1partie/Barlow/barlowtxt.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What does Barlow do ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.redherring.com/home/2414&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/files/frontpages/Facebook-places2.png&lt;br /&gt;
et les 3 autres images qui sont ici&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.eff.org/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quatre exemples de campagnes pour le respect des netizens sur le site de l'EFF.&lt;br /&gt;
[[Fichier:EFF1.png]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=6438</id>
		<title>La neutralité des réseaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=6438"/>
				<updated>2011-09-25T09:56:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Réseaux d'information, neutralité, neutre, neutralité des réseaux, Internet, culture numérique, fournisseur d'accès, web, http, quatre principes, Benjamin Bayart''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi et comment les réseaux d'informations, auparavant propriétés privées, tendent à devenir de plus en plus '''neutres'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la forêt amazonienne, les coupes d'arbres massives se font sur une grande échelle : le passage de la forêt à la terre agricole est de plus en plus rapide. L'explication d'un tel désastre écologique n'a rien de mystérieux : l'exploitation immodérée des forêts est une ''source d’argent facile''. Et ceux qui y participent n’ont pas les moyens de s’offrir le luxe d'une ''conscience écologique et citoyenne''. S'ils ne coupent pas les arbres, d’autres le feront à leur place, pensent-ils. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, sur Internet, la possibilité de gagner de l’argent facilement est forte. De nombreuses entreprises l'ont maximisée en s'attachant à contrôler les flux d’information. Ainsi l'abonné d'un opérateur x aura-t-il la possibilité d’accéder aux informations de manière plus rapide que l'abonné d'un opérateur y. Une situation qui a conduit certains courageux à tenter de préserver le bien commun dans les environnements numériques, notamment pour préserver la neutralité du réseau, à l'image de ceux qui se battent pour la préservation de la nature, notre bien commun, en Amazonie et dans tous les écosystèmes de la biosphère. Ici interviennent les enjeux de la ''Net Neutralité''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi Internet plutôt que Minitel ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, pourquoi Internet n'a-t-il pas rencontré de concurrent sérieux depuis l'an 2000, renvoyant aux oubliettes de l'histoire d'autres initiatives pourtant bien financées comme le Minitel et le vidéotexte ? La réponse réside probablement dans un principe essentiel à la durabilité d'un système d'information : '''la neutralité du réseau'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La '''neutralité du Net''' (ou “neutralité des réseaux formant Internet”) est un principe fondateur de la culture numérique. En résumé : dans un réseau, ''les informations doivent transiter de façon indifférenciée'', quels que soient leurs origines, leurs destinations ou leur contenu. Un principe à la fois '''garant de la liberté d’expression et de la libre concurrence sur Internet'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant vingt ans, entre 1970 et 1990, à l'exception du courriel, aucun système commun n'a permis le déploiement d'Internet au-delà des sphères militaires et universitaires. Il n'existait aucun système commun capable de proposer l'affichage de documents. Les universités américaines étaient donc impuissantes à partager de manière systématique textes, images ou sons avec des universités européennes, chacune disposant de son protocole spécifique. De nombreux projets d'informaticiens ont proposé un système différent. Qui a gagné ? Le Web, au début des années 90, dont le développement a été fulgurant. Pourquoi cet usage exponentiel du Web ? Simplement parce qu'il est lui aussi basé sur le ''principe de neutralité des réseaux''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Internet : base commune neutre pour toutes les initiatives ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Internet, les '''fournisseurs d'accès''' sont généralement des sociétés commerciales privées attendant un retour rapide sur leur investissement. Ils sont aussi souvent producteurs de contenus : sites Web, sites de vente en ligne, fourniture de services vidéo à la demande.... Sans une neutralité du Net encadrant leurs pratiques, leur tendance naturelle serait de privilégier les utilisateurs de  leurs propres sites et services. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre type d'outil est également concerné par la question de la neutralité : le moteur de recherche. Son rôle est très important, car Internet est par nature un grand bazar, non une cathédrale d'informations soigneusement ordonnées et rangées par une autorité centrale. Pour bien communiquer, nous dépendons des moteurs de recherche, qui sont souvent la propriété de sociétés privées à but lucratif. La neutralité du Net appliquée à leur activité implique de leur part un fonctionnement identique pour toute requête, indépendamment des partenariats ou clients ayant intérêt à se hisser au premier rang des résultats de recherche. A ce jour le principe de neutralité a été globalement respecté, mais sous la pression de leurs actionnaires, il n'est pas exclu que les dirigeants des sociétés les plus puissantes décident d'enfreindre la neutralité du Net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs indices &amp;lt;ref&amp;gt; http://fr.readwriteweb.com/2010/08/26/a-la-une/orange-donne-aperu-de-linternet-sans-neutralit-du-net/ &amp;lt;/ref&amp;gt; laissent à penser que le danger de voir disparaître l'un des principes fondateur de l'Internet se fait plus précis. Sur la Toile, la mobilisation pour défendre la neutralité du Net est très importante &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.savetheinternet.com/ &amp;lt;/ref&amp;gt;, mais sera-t-elle suffisante ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le Web===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole du Web, nommé HTTP, est le seul connu du grand public. Il est utilisable librement, sans redevance due à qui que ce soit, et respecte le principe de Net Neutralité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La neutralité du Net simplifiée ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Net-(AVEC OU SANS TIRET ? HARMONISER PARTOUT) Neutralité simplifiée &lt;br /&gt;
Imaginons que la neutralité des réseaux informatiques tels qu'Internet puisse s'appliquer à un autre réseau, universellement familier, le réseau routier. Sans neutralité, le trafic serait modifié selon : &lt;br /&gt;
*l'endroit d'où nous partons, éventuellement la marque de notre voiture ou encore l'identité de notre employeur &lt;br /&gt;
*l'endroit où nous nous rendons, l'endroit où nous comptons loger &lt;br /&gt;
*les motivations qui nous ont fait choisir notre destination : travail, vacances, famille... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une telle hypothèse, on pourrait voir apparaître, entre autres dérives potentiellement infinies : &lt;br /&gt;
*un partenariat entre la société de gestion de l'autoroute empruntée et l'office du tourisme d'une ville. Dans ce cas, les vacanciers pourraient être privilégiés par rapport au reste des voyageurs (fret de marchandises, particuliers se rendant à leur travail...) &lt;br /&gt;
*un ralentissement artificiel des voyageurs ne faisant l'objet d'aucune mesure préférentielle &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Benjamin Bayart, pionnier de l’Internet en France, a proposé quatre principes essentiels à la neutralité du Net: &lt;br /&gt;
*Transmission des données par les opérateurs sans examen de leur contenu &lt;br /&gt;
*Transmission des données sans prise en compte de leur source ou de leur destination &lt;br /&gt;
*Transmission des données sans qu'un protocole de communication particulier soit privilégié &lt;br /&gt;
*Transmission des données sans altération de leur contenu &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Six principes en anglais: http://www.physorg.com/news175767162.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libertés et principes===&lt;br /&gt;
Les quatre libertés fondamentales du logiciel libre et les quatre principes de la Net Neutralité ont la même finalité : parvenir à une non-discrimination radicale. Mais ils sont formulés différemment car ils concernent des outils différents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet de loi avait été déposé dès 2007, à l’époque où le sujet était moins médiatique qu’aujourd’hui, par une dizaine de députés de différents bords politiques, et soutenue par le gouvernement. La loi a été largement adoptée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque cent députés ont voté en sa faveur alors qu’un seul s’est abstenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Sources et notes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://journalduhack.wordpress.com/2010/08/05/neutralite-du-net-une-fin-annoncee/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://journalduhack.files.wordpress.com/2010/08/net_neutrality.png?w=499&amp;amp;h=312&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.youtube.com/watch?v=JP_3WnJ42kw&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://foureyedmonsters.com/neutrality/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.savetheinternet.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.toonux.org/news/neutralite-du-net-comprendre-les-enjeux-du-controle-de-l2019internet/image/image_view_fullscreen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://onlinemba.com.s3.amazonaws.com/net-neutrality.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=6437</id>
		<title>La neutralité des réseaux</title>
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				<updated>2011-09-25T09:52:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Réseaux d'information, neutralité, neutre, neutralité des réseaux, Internet, culture numérique, fournisseur d'accès, web, http, quatre principes, Benjamin Bayart''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi et comment les réseaux d'informations, auparavant propriétés privées, tendent à devenir de plus en plus neutres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la forêt amazonienne, les coupes d'arbres massives se font sur une grande échelle : le passage de la forêt à la terre agricole est de plus en plus rapide. L'explication d'un tel désastre écologique n'a rien de mystérieux : l'exploitation immodérée des forêts est une source d’argent facile. Et ceux qui y participent n’ont pas les moyens de s’offrir le luxe d'une conscience écologique et citoyenne. S'ils ne coupent pas les arbres, d’autres le feront à leur place, pensent-ils. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, sur Internet, la possibilité de gagner de l’argent facilement est forte. De nombreuses entreprises l'ont maximisée en s'attachant à contrôler les flux d’information. Ainsi l'abonné d'un opérateur x aura-t-il la possibilité d’accéder aux informations de manière plus rapide que l'abonné d'un opérateur y. Une situation qui a conduit certains courageux à tenter de préserver le bien commun dans les environnements numériques, notamment pour préserver la neutralité du réseau, à l'image de ceux qui se battent pour la préservation de la nature, notre bien commun, en Amazonie et dans tous les écosystèmes de la biosphère. Ici interviennent les enjeux de la Net Neutralité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi Internet plutôt que Minitel ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d'autres termes, pourquoi Internet n'a-t-il pas rencontré de concurrent sérieux depuis l'an 2000, renvoyant aux oubliettes de l'histoire d'autres initiatives pourtant bien financées comme le Minitel et le vidéotexte ? La réponse réside probablement dans un principe essentiel à la durabilité d'un système d'information : la neutralité du réseau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La neutralité du Net (ou “neutralité des réseaux formant Internet”) est un principe fondateur de la culture numérique. En résumé : dans un réseau, les informations doivent transiter de façon indifférenciée, quels que soient leurs origines, leurs destinations ou leur contenu. Un principe à la fois garant de la liberté d’expression et de la libre concurrence sur Internet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant vingt ans, entre 1970 et 1990, à l'exception du courriel, aucun système commun n'a permis le déploiement d'Internet au-delà des sphères militaires et universitaires. Il n'existait aucun système commun capable de proposer l'affichage de documents. Les universités américaines étaient donc impuissantes à partager de manière systématique textes, images ou sons avec des universités européennes, chacune disposant de son protocole spécifique. De nombreux projets d'informaticiens ont proposé un système différent. Qui a gagné ? Le Web, au début des années 90, dont le développement a été fulgurant. Pourquoi cet usage exponentiel du Web ? Simplement parce qu'il est lui aussi basé sur le principe de neutralité des réseaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Internet : base commune neutre pour toutes les initiatives ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Internet, les fournisseurs d'accès sont généralement des sociétés commerciales privées attendant un retour rapide sur leur investissement. Ils sont aussi souvent producteurs de contenus : sites Web, sites de vente en ligne, fourniture de services vidéo à la demande.... Sans une neutralité du Net encadrant leurs pratiques, leur tendance naturelle serait de privilégier les utilisateurs de  leurs propres sites et services. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre type d'outil est également concerné par la question de la neutralité : le moteur de recherche. Son rôle est très important, car Internet est par nature un grand bazar, non une cathédrale d'informations soigneusement ordonnées et rangées par une autorité centrale. Pour bien communiquer, nous dépendons des moteurs de recherche, qui sont souvent la propriété de sociétés privées à but lucratif. La neutralité du Net appliquée à leur activité implique de leur part un fonctionnement identique pour toute requête, indépendamment des partenariats ou clients ayant intérêt à se hisser au premier rang des résultats de recherche. A ce jour le principe de neutralité a été globalement respecté, mais sous la pression de leurs actionnaires, il n'est pas exclu que les dirigeants des sociétés les plus puissantes décident d'enfreindre la neutralité du Net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs indices &amp;lt;ref&amp;gt; http://fr.readwriteweb.com/2010/08/26/a-la-une/orange-donne-aperu-de-linternet-sans-neutralit-du-net/ &amp;lt;/ref&amp;gt; laissent à penser que le danger de voir disparaître l'un des principes fondateur de l'Internet se fait plus précis. Sur la Toile, la mobilisation pour défendre la neutralité du Net est très importante &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.savetheinternet.com/ &amp;lt;/ref&amp;gt;, mais sera-t-elle suffisante ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le Web===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le protocole du Web, nommé HTTP, est le seul connu du grand public. Il est utilisable librement, sans redevance due à qui que ce soit, et respecte le principe de Net Neutralité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La neutralité du Net simplifiée ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Net-(AVEC OU SANS TIRET ? HARMONISER PARTOUT) Neutralité simplifiée &lt;br /&gt;
Imaginons que la neutralité des réseaux informatiques tels qu'Internet puisse s'appliquer à un autre réseau, universellement familier, le réseau routier. Sans neutralité, le trafic serait modifié selon : &lt;br /&gt;
*l'endroit d'où nous partons, éventuellement la marque de notre voiture ou encore l'identité de notre employeur &lt;br /&gt;
*l'endroit où nous nous rendons, l'endroit où nous comptons loger &lt;br /&gt;
*les motivations qui nous ont fait choisir notre destination : travail, vacances, famille... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une telle hypothèse, on pourrait voir apparaître, entre autres dérives potentiellement infinies : &lt;br /&gt;
*un partenariat entre la société de gestion de l'autoroute empruntée et l'office du tourisme d'une ville. Dans ce cas, les vacanciers pourraient être privilégiés par rapport au reste des voyageurs (fret de marchandises, particuliers se rendant à leur travail...) &lt;br /&gt;
*un ralentissement artificiel des voyageurs ne faisant l'objet d'aucune mesure préférentielle &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Benjamin Bayart, pionnier de l’Internet en France, a proposé quatre principes essentiels à la neutralité du Net: &lt;br /&gt;
*Transmission des données par les opérateurs sans examen de leur contenu &lt;br /&gt;
*Transmission des données sans prise en compte de leur source ou de leur destination &lt;br /&gt;
*Transmission des données sans qu'un protocole de communication particulier soit privilégié &lt;br /&gt;
*Transmission des données sans altération de leur contenu &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Six principes en anglais: http://www.physorg.com/news175767162.html &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Libertés et principes===&lt;br /&gt;
Les quatre libertés fondamentales du logiciel libre et les quatre principes de la Net Neutralité ont la même finalité : parvenir à une non-discrimination radicale. Mais ils sont formulés différemment car ils concernent des outils différents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet de loi avait été déposé dès 2007, à l’époque où le sujet était moins médiatique qu’aujourd’hui, par une dizaine de députés de différents bords politiques, et soutenue par le gouvernement. La loi a été largement adoptée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque cent députés ont voté en sa faveur alors qu’un seul s’est abstenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Sources et notes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://journalduhack.wordpress.com/2010/08/05/neutralite-du-net-une-fin-annoncee/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://journalduhack.files.wordpress.com/2010/08/net_neutrality.png?w=499&amp;amp;h=312&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.youtube.com/watch?v=JP_3WnJ42kw&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://foureyedmonsters.com/neutrality/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.savetheinternet.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.toonux.org/news/neutralite-du-net-comprendre-les-enjeux-du-controle-de-l2019internet/image/image_view_fullscreen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://onlinemba.com.s3.amazonaws.com/net-neutrality.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9cole_de_Palo_Alto&amp;diff=6435</id>
		<title>L'école de Palo Alto</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9cole_de_Palo_Alto&amp;diff=6435"/>
				<updated>2011-09-25T09:45:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;__FORCETOC__&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Palo Alto, Silicon Valley, programmation neuro-linguistique, PNL, théorie de l'information, thérapie familiale, eCulture, Gregory Bateson&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'on essaie de ''mieux comprendre le monde numérique'', il faut toujours garder à l'esprit l'une de ses influences majeures : l'école de '''Palo Alto'''. Ce courant de pensées et de recherches est né dans les années 50 à Palo Alto, en Californie, dans une région qui a vu, par la suite, le développement de la ''Silicon Valley''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chercheurs transdisciplinaires qui ont participé à cette aventure exploraient de façon simultanée les champs de la psychologie, de la sociologie, des sciences de la communication, de l'économie et de la spiritualité. Ils s'intéressaient par exemple à l'humour, au zen, à l'hypnose, à la cybernétique, à la pédagogie... Ils ont notamment donné naissance à la '''thérapie familiale''', à la '''programmation neuro-linguistique '''(PNL), à la '''théorie de l'information'''. Les pionniers de l'informatique et de l'Internet s'inspiraient de leur travaux, et vice-versa. ''Depuis le début, culture numérique et relations humaines sont interdépendantes.'' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour saisir l'essentiel des concepts issus de cette étroite coopération, le passage par le banc de l'école n'est pas absolument indispensable. Il s'agit d'un chemin sinueux qui exige de ne pas se perdre en route – sur la route de la connaissance. Il est non seulement possible mais nécessaire de rester soi-même tout en adoptant l'''eCulture'' en profondeur, en s'immergeant pendant de nombreuses années dans de nouvelles pratiques. ''Contribuer sur Wikipedia, alimenter un blog, partager des photographies d'art dans une banque d'image... sont autant de rituels de cette transition qui élargit l'horizon''. Il n'est pas question de se renier mais un certain lâcher prise aide à bien la vivre. La vocation d'un ouvrage tel que celui-ci est de contribuer à cette ouverture. ''La culture numérique ne tue pas le réel''. Elle peut même lui donner plus de saveur encore, grâce à la sagesse des foules, au partage de la connaissance et à l'intelligence collective dont il est le vecteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le saviez-vous ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principal cofondateur de l'école de Palo Alto est '''Gregory Bateson'''. Son ouvrage le plus connu, ''Vers une écologie spirituelle'', rassemble des textes dont la production s'étendit sur une période de trente-cinq ans. Ces textes proposent une nouvelle façon de concevoir les idées et leur agrégat, que l'on appelle l'esprit. Écologie spirituelle : peut-être n'a-t-on pas encore trouvé meilleure façon de caractériser l''''eCulture'''. &amp;lt;ref&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Vers_une_%C3%A9cologie_de_l%E2%80%99esprit &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Programmation neuro-linguistique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La programmation neuro-linguistique prend en compte l'impact de l'ensemble de nos croyances sur notre comportement et notre environnement. Cette discipline fait intervenir les différents codes qui nous conditionnent et peuvent mener à des blocages à ou des obsessions spécifiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, la PNL figure désormais parmi les principales opportunités de formation au sein des grandes entreprises. Elle est largement utilisée dans les contextes de vente et de stratégies commerciales, afin d'améliorer les relations avec les clients et les rapports internes. Sur Internet, la PNL a pris de l'importance dans l'ergonomie des sites Web : leur fonctionnement se doit d'être intuitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conditionnement par hypnose est un autre exemple de programmation neuro-linguistique ; lorsqu'un mot particulier est prononcé, le sujet, programmé en conséquence, réagira d'une certaine manière. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27%C3%A9cole_de_Palo_Alto&amp;diff=6434</id>
		<title>L'école de Palo Alto</title>
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				<updated>2011-09-25T09:40:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;__FORCETOC__&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Palo Alto, Silicon Valley, programmation neuro-linguistique, PNL, théorie de l'information, thérapie familiale, eCulture, Gregory Bateson&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'on essaie de mieux comprendre le monde numérique, il faut toujours garder à l'esprit l'une de ses influences majeures : l'école de Palo Alto. Ce courant de pensées et de recherches est né dans les années 50 à Palo Alto, en Californie, dans une région qui a vu, par la suite, le développement de la Silicon Valley. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chercheurs transdisciplinaires qui ont participé à cette aventure exploraient de façon simultanée les champs de la psychologie, de la sociologie, des sciences de la communication, de l'économie et de la spiritualité. Ils s'intéressaient par exemple à l'humour, au zen, à l'hypnose, à la cybernétique, à la pédagogie... Ils ont notamment donné naissance à la thérapie familiale, à la programmation neuro-linguistique (PNL), à la théorie de l'information. Les pionniers de l'informatique et de l'Internet s'inspiraient de leur travaux, et vice-versa. Depuis le début, culture numérique et relations humaines sont interdépendantes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour saisir l'essentiel des concepts issus de cette étroite coopération, le passage par le banc de l'école n'est pas absolument indispensable. Il s'agit d'un chemin sinueux qui exige de ne pas se perdre en route – sur la route de la connaissance. Il est non seulement possible mais nécessaire de rester soi-même tout en adoptant l'eCulture en profondeur, en s'immergeant pendant de nombreuses années dans de nouvelles pratiques. Contribuer sur Wikipedia, alimenter un blog, partager des photographies d'art dans une banque d'image... sont autant de rituels de cette transition qui élargit l'horizon. Il n'est pas question de se renier mais un certain lâcher prise aide à bien la vivre. La vocation d'un ouvrage tel que celui-ci est de contribuer à cette ouverture. La culture numérique ne tue pas le réel. Elle peut même lui donner plus de saveur encore, grâce à la sagesse des foules, au partage de la connaissance et à l'intelligence collective dont il est le vecteur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Le saviez-vous ?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principal cofondateur de l'école de Palo Alto est Gregory Bateson. Son ouvrage le plus connu, Vers une écologie spirituelle, rassemble des textes dont la production s'étendit sur une période de trente-cinq ans. Ces textes proposent une nouvelle façon de concevoir les idées et leur agrégat, que l'on appelle l'esprit. Écologie spirituelle : peut-être n'a-t-on pas encore trouvé meilleure façon de caractériser l'eCulture.   &amp;lt;ref&amp;gt; http://fr.wikipedia.org/wiki/Vers_une_%C3%A9cologie_de_l%E2%80%99esprit &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Programmation neuro-linguistique===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La programmation neuro-linguistique prend en compte l'impact de l'ensemble de nos croyances sur notre comportement et notre environnement. Cette discipline fait intervenir les différents codes qui nous conditionnent et peuvent mener à des blocages à ou des obsessions spécifiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En pratique, la PNL figure désormais parmi les principales opportunités de formation au sein des grandes entreprises. Elle est largement utilisée dans les contextes de vente et de stratégies commerciales, afin d'améliorer les relations avec les clients et les rapports internes. Sur Internet, la PNL a pris de l'importance dans l'ergonomie des sites Web : leur fonctionnement se doit d'être intuitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conditionnement par hypnose est un autre exemple de programmation neuro-linguistique ; lorsqu'un mot particulier est prononcé, le sujet, programmé en conséquence, réagira d'une certaine manière. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27immat%C3%A9riel_contr%C3%B4le_le_mat%C3%A9riel&amp;diff=6433</id>
		<title>L'immatériel contrôle le matériel</title>
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				<updated>2011-09-25T09:32:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Globalisation, effet papillon, interconnexion, information, contrôle, ressources matérielles, matériel, immatériel, ressources immatérielles, société de l'information.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La globalisation des échanges est chaque jour plus importante. Ce que nous mangeons et buvons provient souvent de plusieurs continents. Tout circule très vite. Le monde grouille d’avions, de voitures, de bateaux… L’''effet papillon'' est plus que jamais de circonstance : le vol d’un papillon dans le désert d’Australie peut provoquer une tempête sur Paris. C’est la loi de la nature, '''tout est interconnecté''' et les hommes commencent lentement à s’en rendre compte. Tout, c’est-à-dire le matériel (l’atome, l’être humain, les marchandises, la nature) et l’immatériel (les idées, les informations, les bases de données, la spiritualité…). Qui contrôle les échanges de biens matériels et de services immatériels ? Un peu tout le monde ? Peut-être… mais certains plus que d’autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui contrôlent la circulation des informations contrôlent les ressources matérielles. La circulation de l’information, c’est la communication. Et comment la contrôler? En définissant des stratégies planétaires et en utilisant les réseaux informatiques pour les imposer. Stratégies politiques, commerciales, sociales ou écologiques, elles sont toutes basées sur des croyances. L'idée, par exemple, que le monde possède des ressources naturelles gigantesques dont seule l'exploitation peut permettre une croissance économique forte. Ou, au contraire, la croyance que le monde a des ressources limitées et qu’il faut les utiliser avec précaution, dans le cadre du développement durable, ou plutôt de pratiques durables (''sustainable practices'' en anglais). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le matériel est une nécessité'' : manger de la nourriture saine, boire et se laver avec de l’eau propre, respirer de l’air pur. L’immatériel, c’est l'information qui permet de gérer le matériel. Grâce à la combinaison des réseaux et des ordinateurs, les informations numériques circulent si vite qu’elles ont pris une place centrale dans la société. On parle de ''quatrième pouvoir'' (celui de l’information) ou de ''société de l’information''. Ainsi, ''ceux qui contrôlent les ressources immatérielles peuvent mieux contrôler les ressources matérielles''. La propagation du Coca-Cola dans les contrées les plus reculées du globe met en jeu des ressources matérielles. &lt;br /&gt;
Mais jamais la gestion des méthodes de production et de distribution du Coca-Cola n’aurait pu être envisagée sans un système informatique très efficace dirigé depuis le siège de l’entreprise détentrice de  l’exclusivité de l'exploitation de la marque. De même, au cours des forums sociaux internationaux ou des contre-sommets du G8, les militants sociaux se sont réunis physiquement, ils ont pris des avions, ont brandi des pancartes ; jamais toutefois leur coordination n'aurait pu s'opérer, avant les rencontres et les sommets en question, sans l’usage d’Internet – où circulent les informations immatérielles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immatériel « numérique, électronique » permet de contrôler le matériel physique, les mouvements d’objets et de personnes. C’est un changement fondamental de situation pour l’humanité. Un changement en vertu duquel tout projet, bon ou moins bon, peut être déployé plus vite et plus largement que jamais. Un citoyen désireux d'être actif au sein de la nouvelle société globalisée doit nécessairement prendre ce changement en considération. Or il est paradoxalement difficile d’être un citoyen actif dans de telles conditions : depuis qu’il est contrôlé par l’immatériel, le monde s'est complexifié. Les navires sont plus nombreux que les capitaines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stuxnet, un nouveau type de virus ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un exemple qui illustre la complexité du rapport entre matériel et immatériel. Le virus StuxNet, découvert en juin 2010, n'a pas pour but de voler ou de manipuler des informations, comme c'était le cas de la plupart des virus précédents ; son objectif est la manipulation des machines et de leur production matérielle.  &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.wired.com/threatlevel/tag/stuxnet/ &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Imprimantes 3D ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre illustration de la nouvelle complexité : l'essor des imprimantes 3D. Ces imprimantes ne transposent plus une information de l'écran au papier, comme les imprimantes traditionnelles, mais  produisent des objets matériels. Certaines de ces machines sont même capables de produire elles-même les pièces qui les composent. Elles ouvrent ainsi les portes d'un monde où l'opposition matériel/immatériel n'a plus de sens. La multiplication de tels équipements donnerait certainement lieu, en effet, à une mutation qui verrait tout un chacun s'improviser producteur de biens matériels. Comme c'est le cas dans l'économie numérique, on passerait d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance. &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.nytimes.com/2010/09/14/technology/14print.html  http://www.reprap.org/wiki/Main_Page &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et notes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27immat%C3%A9riel_contr%C3%B4le_le_mat%C3%A9riel&amp;diff=6431</id>
		<title>L'immatériel contrôle le matériel</title>
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				<updated>2011-09-25T09:32:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Globalisation, effet papillon, interconnexion, information, contrôle, ressources matérielles, matériel, immatériel, ressources immatérielles, société de l'information.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La globalisation des échanges est chaque jour plus importante. Ce que nous mangeons et buvons provient souvent de plusieurs continents. Tout circule très vite. Le monde grouille d’avions, de voitures, de bateaux… L’''effet papillon'' est plus que jamais de circonstance : le vol d’un papillon dans le désert d’Australie peut provoquer une tempête sur Paris. C’est la loi de la nature, '''tout est interconnecté''' et les hommes commencent lentement à s’en rendre compte. Tout, c’est-à-dire le matériel (l’atome, l’être humain, les marchandises, la nature) et l’immatériel (les idées, les informations, les bases de données, la spiritualité…). Qui contrôle les échanges de biens matériels et de services immatériels ? Un peu tout le monde ? Peut-être… mais certains plus que d’autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui contrôlent la circulation des informations contrôlent les ressources matérielles. La circulation de l’information, c’est la communication. Et comment la contrôler? En définissant des stratégies planétaires et en utilisant les réseaux informatiques pour les imposer. Stratégies politiques, commerciales, sociales ou écologiques, elles sont toutes basées sur des croyances. L'idée, par exemple, que le monde possède des ressources naturelles gigantesques dont seule l'exploitation peut permettre une croissance économique forte. Ou, au contraire, la croyance que le monde a des ressources limitées et qu’il faut les utiliser avec précaution, dans le cadre du développement durable, ou plutôt de pratiques durables (''sustainable practices'' en anglais). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le matériel est une nécessité'' : manger de la nourriture saine, boire et se laver avec de l’eau propre, respirer de l’air pur. L’immatériel, c’est l'information qui permet de gérer le matériel. Grâce à la combinaison des réseaux et des ordinateurs, les informations numériques circulent si vite qu’elles ont pris une place centrale dans la société. On parle de ''quatrième pouvoir'' (celui de l’information) ou de ''société de l’information''. Ainsi, ''ceux qui contrôlent les ressources immatérielles peuvent mieux contrôler les ressources matérielles''. La propagation du Coca-Cola dans les contrées les plus reculées du globe met en jeu des ressources matérielles. &lt;br /&gt;
Mais jamais la gestion des méthodes de production et de distribution du Coca-Cola n’aurait pu être envisagée sans un système informatique très efficace dirigé depuis le siège de l’entreprise détentrice de  l’exclusivité de l'exploitation de la marque. De même, au cours des forums sociaux internationaux ou des contre-sommets du G8, les militants sociaux se sont réunis physiquement, ils ont pris des avions, ont brandi des pancartes ; jamais toutefois leur coordination n'aurait pu s'opérer, avant les rencontres et les sommets en question, sans l’usage d’Internet – où circulent les informations immatérielles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immatériel « numérique, électronique » CHOISIR PARTOUT LE MEME TYPE DE GUILLEMETS permet de contrôler le matériel physique, les mouvements d’objets et de personnes. C’est un changement fondamental de situation pour l’humanité. Un changement en vertu duquel tout projet, bon ou moins bon, peut être déployé plus vite et plus largement que jamais. Un citoyen désireux d'être actif au sein de la nouvelle société globalisée doit nécessairement prendre ce changement en considération. Or il est paradoxalement difficile d’être un citoyen actif dans de telles conditions : depuis qu’il est contrôlé par l’immatériel, le monde s'est complexifié. Les navires sont plus nombreux que les capitaines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stuxnet, un nouveau type de virus ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un exemple qui illustre la complexité du rapport entre matériel et immatériel. Le virus StuxNet, découvert en juin 2010, n'a pas pour but de voler ou de manipuler des informations, comme c'était le cas de la plupart des virus précédents ; son objectif est la manipulation des machines et de leur production matérielle.  &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.wired.com/threatlevel/tag/stuxnet/ &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Imprimantes 3D ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre illustration de la nouvelle complexité : l'essor des imprimantes 3D. Ces imprimantes ne transposent plus une information de l'écran au papier, comme les imprimantes traditionnelles, mais  produisent des objets matériels. Certaines de ces machines sont même capables de produire elles-même les pièces qui les composent. Elles ouvrent ainsi les portes d'un monde où l'opposition matériel/immatériel n'a plus de sens. La multiplication de tels équipements donnerait certainement lieu, en effet, à une mutation qui verrait tout un chacun s'improviser producteur de biens matériels. Comme c'est le cas dans l'économie numérique, on passerait d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance. &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.nytimes.com/2010/09/14/technology/14print.html  http://www.reprap.org/wiki/Main_Page &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et notes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=L%27immat%C3%A9riel_contr%C3%B4le_le_mat%C3%A9riel&amp;diff=6429</id>
		<title>L'immatériel contrôle le matériel</title>
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				<updated>2011-09-25T09:28:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Globalisation, effet papillon, interconnexion, information, contrôle, ressources matérielles, matériel, immatériel, ressources immatérielles, société de l'information.&lt;br /&gt;
''&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La globalisation des échanges est chaque jour plus importante. Ce que nous mangeons et buvons provient souvent de plusieurs continents. Tout circule très vite. Le monde grouille d’avions, de voitures, de bateaux… L’effet papillon est plus que jamais de circonstance : le vol d’un papillon dans le désert d’Australie peut provoquer une tempête sur Paris. C’est la loi de la nature, tout est interconnecté et les hommes commencent lentement à s’en rendre compte. Tout, c’est-à-dire le matériel (l’atome, l’être humain, les marchandises, la nature) et l’immatériel (les idées, les informations, les bases de données, la spiritualité…). Qui contrôle les échanges de biens matériels et de services immatériels ? Un peu tout le monde ? Peut-être… mais certains plus que d’autres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui contrôlent la circulation des informations contrôlent les ressources matérielles. La circulation de l’information, c’est la communication. Et comment la contrôler? En définissant des stratégies planétaires et en utilisant les réseaux informatiques pour les imposer. Stratégies politiques, commerciales, sociales ou écologiques, elles sont toutes basées sur des croyances. L'idée, par exemple, que le monde possède des ressources naturelles gigantesques dont seule l'exploitation peut permettre une croissance économique forte. Ou, au contraire, la croyance que le monde a des ressources limitées et qu’il faut les utiliser avec précaution, dans le cadre du développement durable, ou plutôt de pratiques durables (sustainable practices en anglais). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le matériel est une nécessité : manger de la nourriture saine, boire et se laver avec de l’eau propre, respirer de l’air pur. L’immatériel, c’est l'information qui permet de gérer le matériel. Grâce à la combinaison des réseaux et des ordinateurs, les informations numériques circulent si vite qu’elles ont pris une place centrale dans la société. On parle de quatrième pouvoir (celui de l’information) ou de société de l’information. Ainsi, ceux qui contrôlent les ressources immatérielles peuvent mieux contrôler les ressources matérielles. La propagation du Coca-Cola dans les contrées les plus reculées du globe met en jeu des ressources matérielles. &lt;br /&gt;
Mais jamais la gestion des méthodes de production et de distribution du Coca-Cola n’aurait pu être envisagée sans un système informatique très efficace dirigé depuis le siège de l’entreprise détentrice de  l’exclusivité de l'exploitation de la marque. De même, au cours des forums sociaux internationaux ou des contre-sommets du G8, les militants sociaux se sont réunis physiquement, ils ont pris des avions, ont brandi des pancartes ; jamais toutefois leur coordination n'aurait pu s'opérer, avant les rencontres et les sommets en question, sans l’usage d’Internet – où circulent les informations immatérielles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’immatériel « numérique, électronique » CHOISIR PARTOUT LE MEME TYPE DE GUILLEMETS permet de contrôler le matériel physique, les mouvements d’objets et de personnes. C’est un changement fondamental de situation pour l’humanité. Un changement en vertu duquel tout projet, bon ou moins bon, peut être déployé plus vite et plus largement que jamais. Un citoyen désireux d'être actif au sein de la nouvelle société globalisée doit nécessairement prendre ce changement en considération. Or il est paradoxalement difficile d’être un citoyen actif dans de telles conditions : depuis qu’il est contrôlé par l’immatériel, le monde s'est complexifié. Les navires sont plus nombreux que les capitaines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Stuxnet, un nouveau type de virus ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un exemple qui illustre la complexité du rapport entre matériel et immatériel. Le virus StuxNet, découvert en juin 2010, n'a pas pour but de voler ou de manipuler des informations, comme c'était le cas de la plupart des virus précédents ; son objectif est la manipulation des machines et de leur production matérielle.  &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.wired.com/threatlevel/tag/stuxnet/ &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Imprimantes 3D ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autre illustration de la nouvelle complexité : l'essor des imprimantes 3D. Ces imprimantes ne transposent plus une information de l'écran au papier, comme les imprimantes traditionnelles, mais  produisent des objets matériels. Certaines de ces machines sont même capables de produire elles-même les pièces qui les composent. Elles ouvrent ainsi les portes d'un monde où l'opposition matériel/immatériel n'a plus de sens. La multiplication de tels équipements donnerait certainement lieu, en effet, à une mutation qui verrait tout un chacun s'improviser producteur de biens matériels. Comme c'est le cas dans l'économie numérique, on passerait d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance. &amp;lt;ref&amp;gt; http://www.nytimes.com/2010/09/14/technology/14print.html  http://www.reprap.org/wiki/Main_Page &amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Sources et notes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6427</id>
		<title>La grande bascule</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6427"/>
				<updated>2011-09-25T09:23:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Paradigme */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Inversion, noosphère, biosphère, matériel, immatériel, société de l'information, Moore''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme, aux dénominations les plus variées : ''monde fini, ère numérique, société de la connaissance, '''société de l'Information…''' '' Ce qui caractérise ce nouveau paradigme, c'est une grande ''inversion''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''On croyait les ressources naturelles illimitées'', or il n'en était rien. ''Le partage du savoir'', lui, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), est devenu '''illimité''' grâce à l’électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). L'inversion s'est produite : ''il n'est plus possible de contrôler l'information''. Seul son flux reste encore éventuellement contrôlable à qui souhaite influencer les opinions afin d'obtenir une majorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inversion bouleverse la vie sur terre. Elle modifie le fonctionnement de notre société, nos habitudes, notre lien avec la nature, nos croyances et nos aspirations. De ce bouleversement, l'entrée dans l’ère numérique est le principal facteur. Soudain tout va plus vite, plus fort, plus loin. Et la question des limites resurgit, car se retrouvent face à face un monde '''matériel''' fini, fragile, délicat et un monde d’informations '''immatériel''', illimité, potentiellement tout-puissant. La '''noosphère''' devient plus dense, la '''biosphère''' toujours plus fragile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment articuler harmonieusement ces deux composantes ? ''Comment mettre la noosphère au service de la biosphère ?'' Comment conjuguer au mieux mondes immatériel et matériel, pour réconcilier sciences et société ? En canalisant, pour commencer, la culture industrielle, afin d'éviter les gaspillages, et plus généralement en réduisant la volonté de toute puissance, souvent aveugle, de la science. L'homme a désormais à sa disposition un outil immatériel bien plus puissant encore : l'acquis représenté par toutes les découvertes du 20e siècle – sur les gènes, les atomes... Mais si les promesses d'un tel bagage sont immenses, les risques qu'il renferme ne le sont pas moins. C'est pourquoi Internet, réseau social plus que technologie, nous confère non seulement l'opportunité mais aussi le devoir de tendre vers une prise de conscience qui sera bénéfique à l’avenir de la Terre et de l'humanité. Le moment est venu de réintroduire dans la pensée universelle les notions de durabilité, de spiritualité, d’éveil des consciences, afin d'assurer que les biens communs de base, tels que l'eau, l'air et l'information, demeurent disponibles pour tous, en toute équité. Le chemin de cette prise de conscience passe par la ''citoyenneté numérique''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ils ont dit===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le monde produit aujourd'hui autant de données en deux jours qu'entre l'aube de la civilisation et 2003&amp;quot;. Eric Schmidt, PDG de Google de 2001 à 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le temps du monde fini commence.&amp;quot; Albert Jacquard,généticien français, citant Paul Valéry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'attirance naturelle pour la nouvelle économie du numérique, la conjecture de '''Moore''' a déterminé l'argument le plus ''raisonnable'' pour investir massivement dans une start-up Internet. Gordon '''Moore''', né le 3 janvier 1929 à San Francisco, est l'un des cofondateurs d'Intel, premier fabricant mondial des semi-conducteurs et transistors qui équipent les ordinateurs. '''Moore''' a réalisé des calculs visant à démontrer que ''la puissance de traitement de l'information était désormais multipliée par deux tous les vingt-quatre mois'', dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. Une incitation pour les investisseurs à investir avant les autres sur un marché. A court terme ils seront certes financièrement perdants, mais par la suite leurs clients, une fois devenus dépendants du produit concerné, auront les plus grandes difficultés à changer de système. Les coûts de fabrication tomberont dès lors en dessous des profits potentiels et l'entreprise deviendra fortement bénéficiaire. Ainsi se manifeste le passage d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance ; libre à chacun aujourd'hui d'ouvrir un compte Google et de disposer d'un espace mémoire très important, sans autre contrepartie immédiate que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel il finira par devoir payer – un jour ou l'autre, et d'une manière ou d'une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[enregistrement audio: autre inversion] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paradigme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie &amp;lt;ref&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.readwriteweb.com/archives/google_ceo_schmidt_people_arent_ready_for_the_tech.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/JACQUARD/11175&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ac-grenoble.fr/occe26/peda/jacquard.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2010/05/Image-2.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lewagges.fr/rubrique/mondefini.JPG &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6426</id>
		<title>La grande bascule</title>
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				<updated>2011-09-25T09:23:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Paradigme */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Inversion, noosphère, biosphère, matériel, immatériel, société de l'information, Moore''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme, aux dénominations les plus variées : ''monde fini, ère numérique, société de la connaissance, '''société de l'Information…''' '' Ce qui caractérise ce nouveau paradigme, c'est une grande ''inversion''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''On croyait les ressources naturelles illimitées'', or il n'en était rien. ''Le partage du savoir'', lui, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), est devenu '''illimité''' grâce à l’électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). L'inversion s'est produite : ''il n'est plus possible de contrôler l'information''. Seul son flux reste encore éventuellement contrôlable à qui souhaite influencer les opinions afin d'obtenir une majorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inversion bouleverse la vie sur terre. Elle modifie le fonctionnement de notre société, nos habitudes, notre lien avec la nature, nos croyances et nos aspirations. De ce bouleversement, l'entrée dans l’ère numérique est le principal facteur. Soudain tout va plus vite, plus fort, plus loin. Et la question des limites resurgit, car se retrouvent face à face un monde '''matériel''' fini, fragile, délicat et un monde d’informations '''immatériel''', illimité, potentiellement tout-puissant. La '''noosphère''' devient plus dense, la '''biosphère''' toujours plus fragile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment articuler harmonieusement ces deux composantes ? ''Comment mettre la noosphère au service de la biosphère ?'' Comment conjuguer au mieux mondes immatériel et matériel, pour réconcilier sciences et société ? En canalisant, pour commencer, la culture industrielle, afin d'éviter les gaspillages, et plus généralement en réduisant la volonté de toute puissance, souvent aveugle, de la science. L'homme a désormais à sa disposition un outil immatériel bien plus puissant encore : l'acquis représenté par toutes les découvertes du 20e siècle – sur les gènes, les atomes... Mais si les promesses d'un tel bagage sont immenses, les risques qu'il renferme ne le sont pas moins. C'est pourquoi Internet, réseau social plus que technologie, nous confère non seulement l'opportunité mais aussi le devoir de tendre vers une prise de conscience qui sera bénéfique à l’avenir de la Terre et de l'humanité. Le moment est venu de réintroduire dans la pensée universelle les notions de durabilité, de spiritualité, d’éveil des consciences, afin d'assurer que les biens communs de base, tels que l'eau, l'air et l'information, demeurent disponibles pour tous, en toute équité. Le chemin de cette prise de conscience passe par la ''citoyenneté numérique''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ils ont dit===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le monde produit aujourd'hui autant de données en deux jours qu'entre l'aube de la civilisation et 2003&amp;quot;. Eric Schmidt, PDG de Google de 2001 à 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le temps du monde fini commence.&amp;quot; Albert Jacquard,généticien français, citant Paul Valéry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'attirance naturelle pour la nouvelle économie du numérique, la conjecture de '''Moore''' a déterminé l'argument le plus ''raisonnable'' pour investir massivement dans une start-up Internet. Gordon '''Moore''', né le 3 janvier 1929 à San Francisco, est l'un des cofondateurs d'Intel, premier fabricant mondial des semi-conducteurs et transistors qui équipent les ordinateurs. '''Moore''' a réalisé des calculs visant à démontrer que ''la puissance de traitement de l'information était désormais multipliée par deux tous les vingt-quatre mois'', dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. Une incitation pour les investisseurs à investir avant les autres sur un marché. A court terme ils seront certes financièrement perdants, mais par la suite leurs clients, une fois devenus dépendants du produit concerné, auront les plus grandes difficultés à changer de système. Les coûts de fabrication tomberont dès lors en dessous des profits potentiels et l'entreprise deviendra fortement bénéficiaire. Ainsi se manifeste le passage d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance ; libre à chacun aujourd'hui d'ouvrir un compte Google et de disposer d'un espace mémoire très important, sans autre contrepartie immédiate que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel il finira par devoir payer – un jour ou l'autre, et d'une manière ou d'une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[enregistrement audio: autre inversion] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paradigme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie.&lt;br /&gt;
 &amp;lt;ref&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.readwriteweb.com/archives/google_ceo_schmidt_people_arent_ready_for_the_tech.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/JACQUARD/11175&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ac-grenoble.fr/occe26/peda/jacquard.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2010/05/Image-2.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lewagges.fr/rubrique/mondefini.JPG &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6425</id>
		<title>La grande bascule</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Moore */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Inversion, noosphère, biosphère, matériel, immatériel, société de l'information, Moore''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme, aux dénominations les plus variées : ''monde fini, ère numérique, société de la connaissance, '''société de l'Information…''' '' Ce qui caractérise ce nouveau paradigme, c'est une grande ''inversion''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''On croyait les ressources naturelles illimitées'', or il n'en était rien. ''Le partage du savoir'', lui, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), est devenu '''illimité''' grâce à l’électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). L'inversion s'est produite : ''il n'est plus possible de contrôler l'information''. Seul son flux reste encore éventuellement contrôlable à qui souhaite influencer les opinions afin d'obtenir une majorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inversion bouleverse la vie sur terre. Elle modifie le fonctionnement de notre société, nos habitudes, notre lien avec la nature, nos croyances et nos aspirations. De ce bouleversement, l'entrée dans l’ère numérique est le principal facteur. Soudain tout va plus vite, plus fort, plus loin. Et la question des limites resurgit, car se retrouvent face à face un monde '''matériel''' fini, fragile, délicat et un monde d’informations '''immatériel''', illimité, potentiellement tout-puissant. La '''noosphère''' devient plus dense, la '''biosphère''' toujours plus fragile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment articuler harmonieusement ces deux composantes ? ''Comment mettre la noosphère au service de la biosphère ?'' Comment conjuguer au mieux mondes immatériel et matériel, pour réconcilier sciences et société ? En canalisant, pour commencer, la culture industrielle, afin d'éviter les gaspillages, et plus généralement en réduisant la volonté de toute puissance, souvent aveugle, de la science. L'homme a désormais à sa disposition un outil immatériel bien plus puissant encore : l'acquis représenté par toutes les découvertes du 20e siècle – sur les gènes, les atomes... Mais si les promesses d'un tel bagage sont immenses, les risques qu'il renferme ne le sont pas moins. C'est pourquoi Internet, réseau social plus que technologie, nous confère non seulement l'opportunité mais aussi le devoir de tendre vers une prise de conscience qui sera bénéfique à l’avenir de la Terre et de l'humanité. Le moment est venu de réintroduire dans la pensée universelle les notions de durabilité, de spiritualité, d’éveil des consciences, afin d'assurer que les biens communs de base, tels que l'eau, l'air et l'information, demeurent disponibles pour tous, en toute équité. Le chemin de cette prise de conscience passe par la ''citoyenneté numérique''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ils ont dit===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le monde produit aujourd'hui autant de données en deux jours qu'entre l'aube de la civilisation et 2003&amp;quot;. Eric Schmidt, PDG de Google de 2001 à 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le temps du monde fini commence.&amp;quot; Albert Jacquard,généticien français, citant Paul Valéry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'attirance naturelle pour la nouvelle économie du numérique, la conjecture de '''Moore''' a déterminé l'argument le plus ''raisonnable'' pour investir massivement dans une start-up Internet. Gordon '''Moore''', né le 3 janvier 1929 à San Francisco, est l'un des cofondateurs d'Intel, premier fabricant mondial des semi-conducteurs et transistors qui équipent les ordinateurs. '''Moore''' a réalisé des calculs visant à démontrer que ''la puissance de traitement de l'information était désormais multipliée par deux tous les vingt-quatre mois'', dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. Une incitation pour les investisseurs à investir avant les autres sur un marché. A court terme ils seront certes financièrement perdants, mais par la suite leurs clients, une fois devenus dépendants du produit concerné, auront les plus grandes difficultés à changer de système. Les coûts de fabrication tomberont dès lors en dessous des profits potentiels et l'entreprise deviendra fortement bénéficiaire. Ainsi se manifeste le passage d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance ; libre à chacun aujourd'hui d'ouvrir un compte Google et de disposer d'un espace mémoire très important, sans autre contrepartie immédiate que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel il finira par devoir payer – un jour ou l'autre, et d'une manière ou d'une autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[enregistrement audio: autre inversion] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paradigme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie. &amp;lt;ref&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.readwriteweb.com/archives/google_ceo_schmidt_people_arent_ready_for_the_tech.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/JACQUARD/11175&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ac-grenoble.fr/occe26/peda/jacquard.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2010/05/Image-2.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lewagges.fr/rubrique/mondefini.JPG &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

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		<title>La grande bascule</title>
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				<updated>2011-09-25T09:19:21Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Compléments */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Inversion, noosphère, biosphère, matériel, immatériel, société de l'information, Moore''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme, aux dénominations les plus variées : ''monde fini, ère numérique, société de la connaissance, '''société de l'Information…''' '' Ce qui caractérise ce nouveau paradigme, c'est une grande ''inversion''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''On croyait les ressources naturelles illimitées'', or il n'en était rien. ''Le partage du savoir'', lui, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), est devenu '''illimité''' grâce à l’électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). L'inversion s'est produite : ''il n'est plus possible de contrôler l'information''. Seul son flux reste encore éventuellement contrôlable à qui souhaite influencer les opinions afin d'obtenir une majorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inversion bouleverse la vie sur terre. Elle modifie le fonctionnement de notre société, nos habitudes, notre lien avec la nature, nos croyances et nos aspirations. De ce bouleversement, l'entrée dans l’ère numérique est le principal facteur. Soudain tout va plus vite, plus fort, plus loin. Et la question des limites resurgit, car se retrouvent face à face un monde '''matériel''' fini, fragile, délicat et un monde d’informations '''immatériel''', illimité, potentiellement tout-puissant. La '''noosphère''' devient plus dense, la '''biosphère''' toujours plus fragile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment articuler harmonieusement ces deux composantes ? ''Comment mettre la noosphère au service de la biosphère ?'' Comment conjuguer au mieux mondes immatériel et matériel, pour réconcilier sciences et société ? En canalisant, pour commencer, la culture industrielle, afin d'éviter les gaspillages, et plus généralement en réduisant la volonté de toute puissance, souvent aveugle, de la science. L'homme a désormais à sa disposition un outil immatériel bien plus puissant encore : l'acquis représenté par toutes les découvertes du 20e siècle – sur les gènes, les atomes... Mais si les promesses d'un tel bagage sont immenses, les risques qu'il renferme ne le sont pas moins. C'est pourquoi Internet, réseau social plus que technologie, nous confère non seulement l'opportunité mais aussi le devoir de tendre vers une prise de conscience qui sera bénéfique à l’avenir de la Terre et de l'humanité. Le moment est venu de réintroduire dans la pensée universelle les notions de durabilité, de spiritualité, d’éveil des consciences, afin d'assurer que les biens communs de base, tels que l'eau, l'air et l'information, demeurent disponibles pour tous, en toute équité. Le chemin de cette prise de conscience passe par la ''citoyenneté numérique''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ils ont dit===&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le monde produit aujourd'hui autant de données en deux jours qu'entre l'aube de la civilisation et 2003&amp;quot;. Eric Schmidt, PDG de Google de 2001 à 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le temps du monde fini commence.&amp;quot; Albert Jacquard,généticien français, citant Paul Valéry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'attirance naturelle pour la nouvelle économie du numérique, la conjecture de Moore a déterminé l'argument le plus raisonnable pour investir massivement dans une start-up Internet. Gordon Moore, né le 3 janvier 1929 à San Francisco, est l'un des cofondateurs d'Intel, premier fabricant mondial des semi-conducteurs et transistors qui équipent les ordinateurs. Moore a réalisé des calculs visant à démontrer que la puissance de traitement de l'information était désormais multipliée par deux tous les vingt-quatre mois, dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. Une incitation pour les investisseurs à investir avant les autres sur un marché. A court terme ils seront certes financièrement perdants, mais par la suite leurs clients, une fois devenus dépendants du produit concerné, auront les plus grandes difficultés à changer de système. Les coûts de fabrication tomberont dès lors en dessous des profits potentiels et l'entreprise deviendra fortement bénéficiaire. Ainsi se manifeste le passage d'une économie de la rareté à une économie de l'abondance ; libre à chacun aujourd'hui d'ouvrir un compte Google et de disposer d'un espace mémoire très important, sans autre contrepartie immédiate que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel il finira par devoir payer – un jour ou l'autre, et d'une manière ou d'une autre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[enregistrement audio: autre inversion] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paradigme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie. &amp;lt;ref&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.readwriteweb.com/archives/google_ceo_schmidt_people_arent_ready_for_the_tech.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/JACQUARD/11175&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ac-grenoble.fr/occe26/peda/jacquard.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2010/05/Image-2.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lewagges.fr/rubrique/mondefini.JPG &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6422</id>
		<title>La grande bascule</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6422"/>
				<updated>2011-09-25T09:17:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Inversion, noosphère, biosphère, matériel, immatériel, société de l'information, Moore''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme, aux dénominations les plus variées : ''monde fini, ère numérique, société de la connaissance, '''société de l'Information…''' '' Ce qui caractérise ce nouveau paradigme, c'est une grande ''inversion''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''On croyait les ressources naturelles illimitées'', or il n'en était rien. ''Le partage du savoir'', lui, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), est devenu '''illimité''' grâce à l’électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). L'inversion s'est produite : ''il n'est plus possible de contrôler l'information''. Seul son flux reste encore éventuellement contrôlable à qui souhaite influencer les opinions afin d'obtenir une majorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inversion bouleverse la vie sur terre. Elle modifie le fonctionnement de notre société, nos habitudes, notre lien avec la nature, nos croyances et nos aspirations. De ce bouleversement, l'entrée dans l’ère numérique est le principal facteur. Soudain tout va plus vite, plus fort, plus loin. Et la question des limites resurgit, car se retrouvent face à face un monde '''matériel''' fini, fragile, délicat et un monde d’informations '''immatériel''', illimité, potentiellement tout-puissant. La '''noosphère''' devient plus dense, la '''biosphère''' toujours plus fragile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment articuler harmonieusement ces deux composantes ? ''Comment mettre la noosphère au service de la biosphère ?'' Comment conjuguer au mieux mondes immatériel et matériel, pour réconcilier sciences et société ? En canalisant, pour commencer, la culture industrielle, afin d'éviter les gaspillages, et plus généralement en réduisant la volonté de toute puissance, souvent aveugle, de la science. L'homme a désormais à sa disposition un outil immatériel bien plus puissant encore : l'acquis représenté par toutes les découvertes du 20e siècle – sur les gènes, les atomes... Mais si les promesses d'un tel bagage sont immenses, les risques qu'il renferme ne le sont pas moins. C'est pourquoi Internet, réseau social plus que technologie, nous confère non seulement l'opportunité mais aussi le devoir de tendre vers une prise de conscience qui sera bénéfique à l’avenir de la Terre et de l'humanité. Le moment est venu de réintroduire dans la pensée universelle les notions de durabilité, de spiritualité, d’éveil des consciences, afin d'assurer que les biens communs de base, tels que l'eau, l'air et l'information, demeurent disponibles pour tous, en toute équité. Le chemin de cette prise de conscience passe par la ''citoyenneté numérique''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ils ont dit===&lt;br /&gt;
&amp;quot;le monde produit aujourd'hui autant de données en deux jours qu'entre l'aube de la civilisation et 2003&amp;quot;. Eric Schmidt, PDG de Google de 2011 à 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le temps du monde fini commence.&amp;quot; Albert Jacquard citant Paul Valéry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'attirance pour la nouvelle économie du numérique, l'argument le plus ''raisonnable'' pour investir massivement dans les start-up Internet est celui de la conjecture de '''Moore'''. Gordon '''Moore''', né le 3 janvier 1929 à San Francisco est l'un des cofondateurs d'Intel, le fabricant de la majorité de nos transistors d'ordinateurs. '''Moore''' a fait des calculs pour montrer que ''la puissance de traitement de l'information est multipliée par deux chaque vingt-quatre mois'' dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. Pour les investisseurs cela permet d'investir dans un marché avant les autres en sachant qu'il sera financièrement perdant à court terme mais que quand les clients seront dépendants du produit, il sera difficile pour eux de changer de système. A ce moment là, les coûts de fabrication arriveront en dessous des bénéfices potentiels. En conséquence, l'entreprise deviendra fortement bénéficiaire. Tout ceci met en évidence la ''transition d'une économie de la rareté vers une économie de l'abondance''. Par exemple, on peut ouvrir un compte Google et avoir un espace mémoire très important sans autre contrepartie que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel on devra, d'une manière ou d'une autre, payer un jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[enregistrement audio: autre inversion] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paradigme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie. &amp;lt;ref&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.readwriteweb.com/archives/google_ceo_schmidt_people_arent_ready_for_the_tech.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/JACQUARD/11175&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ac-grenoble.fr/occe26/peda/jacquard.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2010/05/Image-2.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lewagges.fr/rubrique/mondefini.JPG &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6421</id>
		<title>La grande bascule</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6421"/>
				<updated>2011-09-25T09:12:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Inversion, noosphère, biosphère, matériel, immatériel, société de l'information, Moore''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme, aux dénominations les plus variées : monde fini, ère numérique, société de la connaissance, société de l'Information… Ce qui caractérise ce nouveau paradigme, c'est une grande inversion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On croyait les ressources naturelles illimitées, or il n'en était rien. Le partage du savoir, lui, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), est devenu illimité grâce à l’électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). L'inversion s'est produite : il n'est plus possible de contrôler l'information. Seul son flux reste encore éventuellement contrôlable à qui souhaite influencer les opinions afin d'obtenir une majorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inversion bouleverse la vie sur terre. Elle modifie le fonctionnement de notre société, nos habitudes, notre lien avec la nature, nos croyances et nos aspirations. De ce bouleversement, l'entrée dans l’ère numérique est le principal facteur. Soudain tout va plus vite, plus fort, plus loin. Et la question des limites resurgit, car se retrouvent face à face un monde matériel fini, fragile, délicat et un monde d’informations immatériel, illimité, potentiellement tout-puissant. La noosphère devient plus dense, la biosphère toujours plus fragile. &lt;br /&gt;
Comment articuler harmonieusement ces deux composantes ? Comment mettre la noosphère au service de la biosphère ? Comment conjuguer au mieux mondes immatériel et matériel, pour réconcilier sciences et société ? En canalisant, pour commencer, la culture industrielle, afin d'éviter les gaspillages, et plus généralement en réduisant la volonté de toute puissance, souvent aveugle, de la science. L'homme a désormais à sa disposition un outil immatériel bien plus puissant encore : l'acquis représenté par toutes les découvertes du 20e siècle – sur les gènes, les atomes... Mais si les promesses d'un tel bagage sont immenses, les risques qu'il renferme ne le sont pas moins. C'est pourquoi Internet, réseau social plus que technologie, nous confère non seulement l'opportunité mais aussi le devoir de tendre vers une prise de conscience qui sera bénéfique à l’avenir de la Terre et de l'humanité. Le moment est venu de réintroduire dans la pensée universelle les notions de durabilité, de spiritualité, d’éveil des consciences, afin d'assurer que les biens communs de base, tels que l'eau, l'air et l'information, demeurent disponibles pour tous, en toute équité. Le chemin de cette prise de conscience passe par la citoyenneté numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ils ont dit===&lt;br /&gt;
&amp;quot;le monde produit aujourd'hui autant de données en deux jours qu'entre l'aube de la civilisation et 2003&amp;quot;. Eric Schmidt, PDG de Google de 2011 à 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le temps du monde fini commence.&amp;quot; Albert Jacquard citant Paul Valéry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'attirance pour la nouvelle économie du numérique, l'argument le plus ''raisonnable'' pour investir massivement dans les start-up Internet est celui de la conjecture de '''Moore'''. Gordon '''Moore''', né le 3 janvier 1929 à San Francisco est l'un des cofondateurs d'Intel, le fabricant de la majorité de nos transistors d'ordinateurs. '''Moore''' a fait des calculs pour montrer que ''la puissance de traitement de l'information est multipliée par deux chaque vingt-quatre mois'' dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. Pour les investisseurs cela permet d'investir dans un marché avant les autres en sachant qu'il sera financièrement perdant à court terme mais que quand les clients seront dépendants du produit, il sera difficile pour eux de changer de système. A ce moment là, les coûts de fabrication arriveront en dessous des bénéfices potentiels. En conséquence, l'entreprise deviendra fortement bénéficiaire. Tout ceci met en évidence la ''transition d'une économie de la rareté vers une économie de l'abondance''. Par exemple, on peut ouvrir un compte Google et avoir un espace mémoire très important sans autre contrepartie que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel on devra, d'une manière ou d'une autre, payer un jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[enregistrement audio: autre inversion] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paradigme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie. &amp;lt;ref&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.readwriteweb.com/archives/google_ceo_schmidt_people_arent_ready_for_the_tech.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/JACQUARD/11175&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ac-grenoble.fr/occe26/peda/jacquard.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2010/05/Image-2.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lewagges.fr/rubrique/mondefini.JPG &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_grande_bascule&amp;diff=6419</id>
		<title>La grande bascule</title>
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				<updated>2011-09-25T09:11:32Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Inversion, noosphère, biosphère, matériel, immatériel, société de l'information, Moore''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui nous changeons de civilisation et entrons dans un nouveau paradigme, aux dénominations les plus variées : monde fini, ère numérique, société de la connaissance, société de l'Information… Ce qui caractérise ce nouveau paradigme, c'est une grande inversion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On croyait les ressources naturelles illimitées, or il n'en était rien. Le partage du savoir, lui, longtemps limité par la matière (l'impression des journaux sur papier, par exemple), est devenu illimité grâce à l’électronique qui permet de diffuser toute connaissance pour un coût proche de zéro (par unité). L'inversion s'est produite : il n'est plus possible de contrôler l'information. Seul son flux reste encore éventuellement contrôlable à qui souhaite influencer les opinions afin d'obtenir une majorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette inversion bouleverse la vie sur terre. Elle modifie le fonctionnement de notre société, nos habitudes, notre lien avec la nature, nos croyances et nos aspirations. De ce bouleversement, l'entrée dans l’ère numérique est le principal facteur. Soudain tout va plus vite, plus fort, plus loin. Et la question des limites resurgit, car se retrouvent face à face un monde matériel fini, fragile, délicat et un monde d’informations immatériel, illimité, potentiellement tout-puissant. La noosphère devient plus dense, la biosphère toujours plus fragile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment articuler harmonieusement ces deux composantes ? Comment mettre la noosphère au service de la biosphère ? Comment conjuguer au mieux mondes immatériel et matériel, pour réconcilier sciences et société ? En canalisant, pour commencer, la culture industrielle, afin d'éviter les gaspillages, et plus généralement en réduisant la volonté de toute puissance, souvent aveugle, de la science. L'homme a désormais à sa disposition un outil immatériel bien plus puissant encore : l'acquis représenté par toutes les découvertes du 20e siècle – sur les gènes, les atomes... Mais si les promesses d'un tel bagage sont immenses, les risques qu'il renferme ne le sont pas moins. C'est pourquoi Internet, réseau social plus que technologie, nous confère non seulement l'opportunité mais aussi le devoir de tendre vers une prise de conscience qui sera bénéfique à l’avenir de la Terre et de l'humanité. Le moment est venu de réintroduire dans la pensée universelle les notions de durabilité, de spiritualité, d’éveil des consciences, afin d'assurer que les biens communs de base, tels que l'eau, l'air et l'information, demeurent disponibles pour tous, en toute équité. Le chemin de cette prise de conscience passe par la citoyenneté numérique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Ils ont dit===&lt;br /&gt;
&amp;quot;le monde produit aujourd'hui autant de données en deux jours qu'entre l'aube de la civilisation et 2003&amp;quot;. Eric Schmidt, PDG de Google de 2011 à 2011.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Le temps du monde fini commence.&amp;quot; Albert Jacquard citant Paul Valéry&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Moore===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'attirance pour la nouvelle économie du numérique, l'argument le plus ''raisonnable'' pour investir massivement dans les start-up Internet est celui de la conjecture de '''Moore'''. Gordon '''Moore''', né le 3 janvier 1929 à San Francisco est l'un des cofondateurs d'Intel, le fabricant de la majorité de nos transistors d'ordinateurs. '''Moore''' a fait des calculs pour montrer que ''la puissance de traitement de l'information est multipliée par deux chaque vingt-quatre mois'' dans trois domaines : vitesse de traitement, capacité de stockage et puissance. Pour les investisseurs cela permet d'investir dans un marché avant les autres en sachant qu'il sera financièrement perdant à court terme mais que quand les clients seront dépendants du produit, il sera difficile pour eux de changer de système. A ce moment là, les coûts de fabrication arriveront en dessous des bénéfices potentiels. En conséquence, l'entreprise deviendra fortement bénéficiaire. Tout ceci met en évidence la ''transition d'une économie de la rareté vers une économie de l'abondance''. Par exemple, on peut ouvrir un compte Google et avoir un espace mémoire très important sans autre contrepartie que celle d'apprendre à utiliser un outil pour lequel on devra, d'une manière ou d'une autre, payer un jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le saviez-vous ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[enregistrement audio: autre inversion] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Paradigme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un paradigme est une représentation du monde, une manière de voir les choses, un modèle cohérent de vision du monde qui repose sur une base définie. &amp;lt;ref&amp;gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradigme&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.readwriteweb.com/archives/google_ceo_schmidt_people_arent_ready_for_the_tech.php&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.monde-diplomatique.fr/2004/05/JACQUARD/11175&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.ac-grenoble.fr/occe26/peda/jacquard.htm&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources iconographiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.partipourladecroissance.net/wp-content/uploads/2010/05/Image-2.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.lewagges.fr/rubrique/mondefini.JPG &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6414</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6414"/>
				<updated>2011-09-25T09:09:03Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Des champs morphogénétiques? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu''''Internet''' existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… '''idées'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les '''idées'''? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des '''champs morpho-génétiques''' : les '''idées''' seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles'', capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la '''Noosphère''', à la disposition de tous. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''Noosphère'''. Internet, en tant que support, véhicule instantanément l'information numérique à l'échelle planétaire. Le Web joue ainsi aujourd'hui un rôle de catalyseur et d'accélérateur dans les échanges d'idées. L'humanité du 21e siècle s'est complexifiée, au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains ont déjà utilisé Internet et compris que ce nouveau média faisait d'eux des êtres désormais interconnectés. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à n'importe quelle information !'' Nous détenons des facultés autrefois réservées aux dieux. Face à ce pouvoir quelle est notre responsabilité? Comment notre conscience doit-elle évoluer si nous voulons éviter de connaître un nouveau type de chaos collectif ? Les réponses dépendent très largement du développement de l''''eCulture''' et de nos pratiques numériques citoyennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et Noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dès 1926 que le scientifique '''Vladimir Vernadski''' a imaginé le principe de '''biosphère''', en posant comme hypothèse que la vie était une force géologique qui ne cesse de transformer la Terre. Cette sphère de la vie matérielle réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la '''biosphère''' est au cœur des enjeux de société contemporains, comme a pu l'attester l'organisation des sommets de Rio (1992), de Kyoto (1997) ou de Copenhague (2009). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Pierre '''Teilhard de Chardin''' s'est développée l'image d'une conscience globale, la '''noosphère''', sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, tel un couple qui danse la vie. Sur le chemin de cette vie, c'est notre esprit le guide, lui-même conditionné par le chemin parcouru, comme un rappel du tao qui unit les opposés, yin et yang.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Gregory Bateson''' Depuis la Grande-Bretagne, il s'est évertué à tisser un lien entre toutes les recherches voisines sur le sujet. Le mouvement qu'il animait a été appelé ''écologie spirituelle'' et inspira les inventeurs du concept d''''Internet''', regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. Ce mouvement de recherche sans tabou, également à l'origine de la programmation neuro-linguistique (PNL), accompagna largement les débuts d'Internet avant que le réseau ne soit financé par les militaires (voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Père Pierre Teilhard de Chardin''' Paléontologue et théologien français, exilé involontaire en Chine pendant 	la Deuxième Guerre mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes, il magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ; une source d'espoir en ces temps de transition marqués par l'incertitude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lynn Margulis''' Elle a démontré que des micro-organismes vivants tels que les bactéries ne se limitaient pas à un comportement automatique : ils négocient leurs attributs génétiques, effectuant ainsi naturellement ce que l'homme commence à entreprendre avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais également l'immatériel. Leur écologie est d'ordre spirituel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Vladimir Vernadski''' Né le 12 mars 1863 à Saint-Pétersbourg et mort le 6 janvier 1945 à Moscou, minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne et le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Ses travaux en la matière rencontrèrent cependant peu d'écho, à une époque qui concevait la nature comme dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Rupert Sheldrake''' affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections, de type télépathique, entre les organismes, et une mémoire collective des espèces. Par conséquent, l'homme n'inventerait rien mais se ferait découvreur, capteurs des idées que la '''noosphère''' met à sa disposition. Après les avoir confrontées à sa propre histoire, il les transformerait puis les restituerait. C'est le ''rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme'' d'Anaxagore, adapté à la noosphère. L'hypothèse de Sheldrake n'a jamais été formellement validée, mais elle incite à rester ouvert et réceptif à ce qui se passe autour de nous, aux '''idées''' qui circulent – de quoi stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6413</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
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				<updated>2011-09-25T09:06:47Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Des champs morphogénétiques? */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu''''Internet''' existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… '''idées'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les '''idées'''? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des '''champs morpho-génétiques''' : les '''idées''' seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles'', capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la '''Noosphère''', à la disposition de tous. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''Noosphère'''. Internet, en tant que support, véhicule instantanément l'information numérique à l'échelle planétaire. Le Web joue ainsi aujourd'hui un rôle de catalyseur et d'accélérateur dans les échanges d'idées. L'humanité du 21e siècle s'est complexifiée, au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains ont déjà utilisé Internet et compris que ce nouveau média faisait d'eux des êtres désormais interconnectés. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à n'importe quelle information !'' Nous détenons des facultés autrefois réservées aux dieux. Face à ce pouvoir quelle est notre responsabilité? Comment notre conscience doit-elle évoluer si nous voulons éviter de connaître un nouveau type de chaos collectif ? Les réponses dépendent très largement du développement de l''''eCulture''' et de nos pratiques numériques citoyennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et Noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dès 1926 que le scientifique '''Vladimir Vernadski''' a imaginé le principe de '''biosphère''', en posant comme hypothèse que la vie était une force géologique qui ne cesse de transformer la Terre. Cette sphère de la vie matérielle réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la '''biosphère''' est au cœur des enjeux de société contemporains, comme a pu l'attester l'organisation des sommets de Rio (1992), de Kyoto (1997) ou de Copenhague (2009). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Pierre '''Teilhard de Chardin''' s'est développée l'image d'une conscience globale, la '''noosphère''', sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, tel un couple qui danse la vie. Sur le chemin de cette vie, c'est notre esprit le guide, lui-même conditionné par le chemin parcouru, comme un rappel du tao qui unit les opposés, yin et yang.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Gregory Bateson''' Depuis la Grande-Bretagne, il s'est évertué à tisser un lien entre toutes les recherches voisines sur le sujet. Le mouvement qu'il animait a été appelé ''écologie spirituelle'' et inspira les inventeurs du concept d''''Internet''', regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. Ce mouvement de recherche sans tabou, également à l'origine de la programmation neuro-linguistique (PNL), accompagna largement les débuts d'Internet avant que le réseau ne soit financé par les militaires (voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Père Pierre Teilhard de Chardin''' Paléontologue et théologien français, exilé involontaire en Chine pendant 	la Deuxième Guerre mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes, il magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ; une source d'espoir en ces temps de transition marqués par l'incertitude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lynn Margulis''' Elle a démontré que des micro-organismes vivants tels que les bactéries ne se limitaient pas à un comportement automatique : ils négocient leurs attributs génétiques, effectuant ainsi naturellement ce que l'homme commence à entreprendre avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais également l'immatériel. Leur écologie est d'ordre spirituel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Vladimir Vernadski''' Né le 12 mars 1863 à Saint-Pétersbourg et mort le 6 janvier 1945 à Moscou, minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne et le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Ses travaux en la matière rencontrèrent cependant peu d'écho, à une époque qui concevait la nature comme dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rupert Sheldrake affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections, de type télépathique, entre les organismes, et une mémoire collective des espèces. Par conséquent, l'homme n'inventerait rien mais se ferait découvreur, capteurs des idées que la noosphère met à sa disposition. Après les avoir confrontées à sa propre histoire, il les transformerait puis les restituerait. C'est le 'rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme' d'Anaxagore, adapté à la noosphère. L'hypothèse de Sheldrake n'a jamais été formellement validée, mais elle incite à rester ouvert et réceptif à ce qui se passe autour de nous, aux idées qui circulent – de quoi stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6410</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6410"/>
				<updated>2011-09-25T09:04:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Quelques humanistes transdisciplinaires modernes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu''''Internet''' existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… '''idées'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les '''idées'''? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des '''champs morpho-génétiques''' : les '''idées''' seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles'', capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la '''Noosphère''', à la disposition de tous. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''Noosphère'''. Internet, en tant que support, véhicule instantanément l'information numérique à l'échelle planétaire. Le Web joue ainsi aujourd'hui un rôle de catalyseur et d'accélérateur dans les échanges d'idées. L'humanité du 21e siècle s'est complexifiée, au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains ont déjà utilisé Internet et compris que ce nouveau média faisait d'eux des êtres désormais interconnectés. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à n'importe quelle information !'' Nous détenons des facultés autrefois réservées aux dieux. Face à ce pouvoir quelle est notre responsabilité? Comment notre conscience doit-elle évoluer si nous voulons éviter de connaître un nouveau type de chaos collectif ? Les réponses dépendent très largement du développement de l''''eCulture''' et de nos pratiques numériques citoyennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et Noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dès 1926 que le scientifique '''Vladimir Vernadski''' a imaginé le principe de '''biosphère''', en posant comme hypothèse que la vie était une force géologique qui ne cesse de transformer la Terre. Cette sphère de la vie matérielle réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la '''biosphère''' est au cœur des enjeux de société contemporains, comme a pu l'attester l'organisation des sommets de Rio (1992), de Kyoto (1997) ou de Copenhague (2009). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Pierre '''Teilhard de Chardin''' s'est développée l'image d'une conscience globale, la '''noosphère''', sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, tel un couple qui danse la vie. Sur le chemin de cette vie, c'est notre esprit le guide, lui-même conditionné par le chemin parcouru, comme un rappel du tao qui unit les opposés, yin et yang.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Gregory Bateson''' Depuis la Grande-Bretagne, il s'est évertué à tisser un lien entre toutes les recherches voisines sur le sujet. Le mouvement qu'il animait a été appelé ''écologie spirituelle'' et inspira les inventeurs du concept d''''Internet''', regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. Ce mouvement de recherche sans tabou, également à l'origine de la programmation neuro-linguistique (PNL), accompagna largement les débuts d'Internet avant que le réseau ne soit financé par les militaires (voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Père Pierre Teilhard de Chardin''' Paléontologue et théologien français, exilé involontaire en Chine pendant 	la Deuxième Guerre mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes, il magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ; une source d'espoir en ces temps de transition marqués par l'incertitude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lynn Margulis''' Elle a démontré que des micro-organismes vivants tels que les bactéries ne se limitaient pas à un comportement automatique : ils négocient leurs attributs génétiques, effectuant ainsi naturellement ce que l'homme commence à entreprendre avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais également l'immatériel. Leur écologie est d'ordre spirituel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Vladimir Vernadski''' Né le 12 mars 1863 à Saint-Pétersbourg et mort le 6 janvier 1945 à Moscou, minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne et le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Ses travaux en la matière rencontrèrent cependant peu d'écho, à une époque qui concevait la nature comme dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'hypothèse des champs morphogénétiques fait l'objet de nombreux débats dans la communauté scientifique. Son découvreur,'''Rupert Sheldrake''' affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections de type télépathique entre organismes. au même titre qu'on dit qu'Internet est mémoire collective des espèces. Il en découlerait ceci:  ''on n'invente rien''. On se fait plutôt découvreur en captant les idées dans la '''noosphère'''. On les confronte à notre histoire, on les transforme, puis on les restitue. C'est ''le rien ne se perd tout se transforme'' adapté à la '''noosphère'''. Même si cette hypothèses n'a jamais été formellement validée elle incite à être réceptif et ouvert à ce qui se passe autour de nous, aux '''idées''' qui circulent. Ce qui ne manquera pas de stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6407</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6407"/>
				<updated>2011-09-25T09:01:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Quelques humanistes transdisciplinaires modernes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu''''Internet''' existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… '''idées'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les '''idées'''? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des '''champs morpho-génétiques''' : les '''idées''' seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles'', capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la '''Noosphère''', à la disposition de tous. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''Noosphère'''. Internet, en tant que support, véhicule instantanément l'information numérique à l'échelle planétaire. Le Web joue ainsi aujourd'hui un rôle de catalyseur et d'accélérateur dans les échanges d'idées. L'humanité du 21e siècle s'est complexifiée, au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains ont déjà utilisé Internet et compris que ce nouveau média faisait d'eux des êtres désormais interconnectés. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à n'importe quelle information !'' Nous détenons des facultés autrefois réservées aux dieux. Face à ce pouvoir quelle est notre responsabilité? Comment notre conscience doit-elle évoluer si nous voulons éviter de connaître un nouveau type de chaos collectif ? Les réponses dépendent très largement du développement de l''''eCulture''' et de nos pratiques numériques citoyennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et Noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dès 1926 que le scientifique '''Vladimir Vernadski''' a imaginé le principe de '''biosphère''', en posant comme hypothèse que la vie était une force géologique qui ne cesse de transformer la Terre. Cette sphère de la vie matérielle réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la '''biosphère''' est au cœur des enjeux de société contemporains, comme a pu l'attester l'organisation des sommets de Rio (1992), de Kyoto (1997) ou de Copenhague (2009). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Pierre '''Teilhard de Chardin''' s'est développée l'image d'une conscience globale, la '''noosphère''', sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, tel un couple qui danse la vie. Sur le chemin de cette vie, c'est notre esprit le guide, lui-même conditionné par le chemin parcouru, comme un rappel du tao qui unit les opposés, yin et yang.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Gregory Bateson''' Depuis la Grande-Bretagne, il s'est évertué à tisser un lien entre toutes les recherches voisines sur le sujet. Le mouvement qu'il animait a été appelé écologie spirituelle et inspira les inventeurs du concept d'Internet, regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. Ce mouvement de recherche sans tabou, également à l'origine de la programmation neuro-linguistique (PNL), accompagna largement les débuts d'Internet avant que le réseau ne soit financé par les militaires (voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Père Pierre Teilhard de Chardin''' Paléontologue et théologien français, exilé involontaire en Chine pendant 	la Deuxième Guerre mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes, il magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ; une source d'espoir en ces temps de transition marqués par l'incertitude. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Lynn Margulis''' Elle a démontré que des micro-organismes vivants tels que les bactéries ne se limitaient pas à un comportement automatique : ils négocient leurs attributs génétiques, effectuant ainsi naturellement ce que l'homme commence à entreprendre avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais également l'immatériel. Leur écologie est d'ordre spirituel. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Vladimir Vernadski''' Né le 12 mars 1863 à Saint-Pétersbourg et mort le 6 janvier 1945 à Moscou (POURQUOI LES AUTRES N'ONT-ILS PAS DROIT A LEURS DATES ? HARMONISER.), minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne et le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Ses travaux en la matière rencontrèrent cependant peu d'écho, à une époque qui concevait la nature comme dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'hypothèse des champs morphogénétiques fait l'objet de nombreux débats dans la communauté scientifique. Son découvreur,'''Rupert Sheldrake''' affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections de type télépathique entre organismes. au même titre qu'on dit qu'Internet est mémoire collective des espèces. Il en découlerait ceci:  ''on n'invente rien''. On se fait plutôt découvreur en captant les idées dans la '''noosphère'''. On les confronte à notre histoire, on les transforme, puis on les restitue. C'est ''le rien ne se perd tout se transforme'' adapté à la '''noosphère'''. Même si cette hypothèses n'a jamais été formellement validée elle incite à être réceptif et ouvert à ce qui se passe autour de nous, aux '''idées''' qui circulent. Ce qui ne manquera pas de stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6406</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6406"/>
				<updated>2011-09-25T08:58:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Biosphère et Noosphère */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu''''Internet''' existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… '''idées'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les '''idées'''? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des '''champs morpho-génétiques''' : les '''idées''' seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles'', capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la '''Noosphère''', à la disposition de tous. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''Noosphère'''. Internet, en tant que support, véhicule instantanément l'information numérique à l'échelle planétaire. Le Web joue ainsi aujourd'hui un rôle de catalyseur et d'accélérateur dans les échanges d'idées. L'humanité du 21e siècle s'est complexifiée, au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains ont déjà utilisé Internet et compris que ce nouveau média faisait d'eux des êtres désormais interconnectés. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à n'importe quelle information !'' Nous détenons des facultés autrefois réservées aux dieux. Face à ce pouvoir quelle est notre responsabilité? Comment notre conscience doit-elle évoluer si nous voulons éviter de connaître un nouveau type de chaos collectif ? Les réponses dépendent très largement du développement de l''''eCulture''' et de nos pratiques numériques citoyennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et Noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dès 1926 que le scientifique '''Vladimir Vernadski''' a imaginé le principe de '''biosphère''', en posant comme hypothèse que la vie était une force géologique qui ne cesse de transformer la Terre. Cette sphère de la vie matérielle réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la '''biosphère''' est au cœur des enjeux de société contemporains, comme a pu l'attester l'organisation des sommets de Rio (1992), de Kyoto (1997) ou de Copenhague (2009). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Pierre '''Teilhard de Chardin''' s'est développée l'image d'une conscience globale, la '''noosphère''', sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, tel un couple qui danse la vie. Sur le chemin de cette vie, c'est notre esprit le guide, lui-même conditionné par le chemin parcouru, comme un rappel du tao qui unit les opposés, yin et yang.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Gregory Bateson==== &lt;br /&gt;
Il essaie de faire le lien entre toutes ces recherches depuis la Grande Bretagne. Le mouvement qu'il anime est surnommé ''l'écologie spirituelle''. Il a inspiré ceux qui sont à la base du concept d''''Internet''', regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. C'est ce mouvement de recherche sans tabou qui a donné lieu non seulement à la programmation neuro-linguistique (PNL), mais qui a aussi largement inspiré les début d''''Internet''' (ensuite financé par les militaires). Voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Père Teilhard de Chardin==== &lt;br /&gt;
Anthropologue exilé involontaire en Chine pendant la 2ème Guerre Mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes face à l'Eglise. C'est lui qui magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ce qui est une belle source d'espoir dans cette époque de transition où règne tant d'incertitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Lynn Margulis====&lt;br /&gt;
Biologiste américaine, elle a démontré que les micro-organismes vivants que sont les bactéries vont au-delà du comportement automatique et négocient leurs attributs génétiques. Ils effectuent naturellement ce que nous faisons avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais aussi l'immatériel, elles ont une écologie spirituelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Vladimir Vernadski====&lt;br /&gt;
Minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne. Il fut le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Il fut cependant peu écouté à une époque où l'on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'hypothèse des champs morphogénétiques fait l'objet de nombreux débats dans la communauté scientifique. Son découvreur,'''Rupert Sheldrake''' affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections de type télépathique entre organismes. au même titre qu'on dit qu'Internet est mémoire collective des espèces. Il en découlerait ceci:  ''on n'invente rien''. On se fait plutôt découvreur en captant les idées dans la '''noosphère'''. On les confronte à notre histoire, on les transforme, puis on les restitue. C'est ''le rien ne se perd tout se transforme'' adapté à la '''noosphère'''. Même si cette hypothèses n'a jamais été formellement validée elle incite à être réceptif et ouvert à ce qui se passe autour de nous, aux '''idées''' qui circulent. Ce qui ne manquera pas de stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

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		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6405</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
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				<updated>2011-09-25T08:55:16Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu''''Internet''' existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… '''idées'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les '''idées'''? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des '''champs morpho-génétiques''' : les '''idées''' seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles'', capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la '''Noosphère''', à la disposition de tous. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''Noosphère'''. Internet, en tant que support, véhicule instantanément l'information numérique à l'échelle planétaire. Le Web joue ainsi aujourd'hui un rôle de catalyseur et d'accélérateur dans les échanges d'idées. L'humanité du 21e siècle s'est complexifiée, au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains ont déjà utilisé Internet et compris que ce nouveau média faisait d'eux des êtres désormais interconnectés. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à n'importe quelle information !'' Nous détenons des facultés autrefois réservées aux dieux. Face à ce pouvoir quelle est notre responsabilité? Comment notre conscience doit-elle évoluer si nous voulons éviter de connaître un nouveau type de chaos collectif ? Les réponses dépendent très largement du développement de l''''eCulture''' et de nos pratiques numériques citoyennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et Noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dès 1926 que le scientifique Vladimir Vernadski a imaginé le principe de biosphère, en posant comme hypothèse que la vie était une force géologique qui ne cesse de transformer la Terre. Cette sphère de la vie matérielle réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la biosphère est au cœur des enjeux de société contemporains, comme a pu l'attester l'organisation des sommets de Rio (1992), de Kyoto (1997) ou de Copenhague (2009). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec Pierre Teilhard de Chardin s'est développée l'image d'une conscience globale, la noosphère, sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, tel un couple qui danse la vie. Sur le chemin de cette vie, c'est notre esprit le guide, lui-même conditionné par le chemin parcouru, comme un rappel du tao qui unit les opposés, yin et yang. Dessin? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Gregory Bateson==== &lt;br /&gt;
Il essaie de faire le lien entre toutes ces recherches depuis la Grande Bretagne. Le mouvement qu'il anime est surnommé ''l'écologie spirituelle''. Il a inspiré ceux qui sont à la base du concept d''''Internet''', regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. C'est ce mouvement de recherche sans tabou qui a donné lieu non seulement à la programmation neuro-linguistique (PNL), mais qui a aussi largement inspiré les début d''''Internet''' (ensuite financé par les militaires). Voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Père Teilhard de Chardin==== &lt;br /&gt;
Anthropologue exilé involontaire en Chine pendant la 2ème Guerre Mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes face à l'Eglise. C'est lui qui magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ce qui est une belle source d'espoir dans cette époque de transition où règne tant d'incertitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Lynn Margulis====&lt;br /&gt;
Biologiste américaine, elle a démontré que les micro-organismes vivants que sont les bactéries vont au-delà du comportement automatique et négocient leurs attributs génétiques. Ils effectuent naturellement ce que nous faisons avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais aussi l'immatériel, elles ont une écologie spirituelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Vladimir Vernadski====&lt;br /&gt;
Minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne. Il fut le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Il fut cependant peu écouté à une époque où l'on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'hypothèse des champs morphogénétiques fait l'objet de nombreux débats dans la communauté scientifique. Son découvreur,'''Rupert Sheldrake''' affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections de type télépathique entre organismes. au même titre qu'on dit qu'Internet est mémoire collective des espèces. Il en découlerait ceci:  ''on n'invente rien''. On se fait plutôt découvreur en captant les idées dans la '''noosphère'''. On les confronte à notre histoire, on les transforme, puis on les restitue. C'est ''le rien ne se perd tout se transforme'' adapté à la '''noosphère'''. Même si cette hypothèses n'a jamais été formellement validée elle incite à être réceptif et ouvert à ce qui se passe autour de nous, aux '''idées''' qui circulent. Ce qui ne manquera pas de stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6404</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6404"/>
				<updated>2011-09-25T08:53:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu''''Internet''' existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… '''idées'''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les '''idées'''? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des '''champs morpho-génétiques''' : les '''idées''' seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles'', capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la '''Noosphère''', à la disposition de tous. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''Noosphère'''. Internet, en tant que support, véhicule instantanément l'information numérique à l'échelle planétaire. Le Web joue ainsi aujourd'hui un rôle de catalyseur et d'accélérateur dans les échanges d'idées. L'humanité du 21e siècle s'est complexifiée, au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains ont déjà utilisé Internet et compris que ce nouveau média faisait d'eux des êtres désormais interconnectés. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à n'importe quelle information !'' Nous détenons des facultés autrefois réservées aux dieux. Face à ce pouvoir quelle est notre responsabilité? Comment notre conscience doit-elle évoluer si nous voulons éviter de connaître un nouveau type de chaos collectif ? Les réponses dépendent très largement du développement de l''''eCulture''' et de nos pratiques numériques citoyennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1926, le scientifique '''Vladimir Vernadski''' imagine le principe de '''biosphère''' posant comme hypothèse que la vie est une force géologique qui transforme la Terre.. C'est la sphère de la vie matérielle, qui réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la '''biosphère''', depuis le sommet de Rio en 1992, puis ceux de Kyoto et de Copenhague, est au cœur des enjeux de société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A travers '''Teilhard de Chardin''', se développe l'image d'une conscience globale, la '''noosphère''', sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, comme un couple qui danse la vie. Notre esprit nous guide sur le chemin de la vie ; le chemin parcouru conditionne notre esprit comme la philosophie du TAO symbole de l'union des opposés Ying et Yang. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Gregory Bateson==== &lt;br /&gt;
Il essaie de faire le lien entre toutes ces recherches depuis la Grande Bretagne. Le mouvement qu'il anime est surnommé ''l'écologie spirituelle''. Il a inspiré ceux qui sont à la base du concept d''''Internet''', regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. C'est ce mouvement de recherche sans tabou qui a donné lieu non seulement à la programmation neuro-linguistique (PNL), mais qui a aussi largement inspiré les début d''''Internet''' (ensuite financé par les militaires). Voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Père Teilhard de Chardin==== &lt;br /&gt;
Anthropologue exilé involontaire en Chine pendant la 2ème Guerre Mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes face à l'Eglise. C'est lui qui magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ce qui est une belle source d'espoir dans cette époque de transition où règne tant d'incertitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Lynn Margulis====&lt;br /&gt;
Biologiste américaine, elle a démontré que les micro-organismes vivants que sont les bactéries vont au-delà du comportement automatique et négocient leurs attributs génétiques. Ils effectuent naturellement ce que nous faisons avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais aussi l'immatériel, elles ont une écologie spirituelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Vladimir Vernadski====&lt;br /&gt;
Minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne. Il fut le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Il fut cependant peu écouté à une époque où l'on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'hypothèse des champs morphogénétiques fait l'objet de nombreux débats dans la communauté scientifique. Son découvreur,'''Rupert Sheldrake''' affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections de type télépathique entre organismes. au même titre qu'on dit qu'Internet est mémoire collective des espèces. Il en découlerait ceci:  ''on n'invente rien''. On se fait plutôt découvreur en captant les idées dans la '''noosphère'''. On les confronte à notre histoire, on les transforme, puis on les restitue. C'est ''le rien ne se perd tout se transforme'' adapté à la '''noosphère'''. Même si cette hypothèses n'a jamais été formellement validée elle incite à être réceptif et ouvert à ce qui se passe autour de nous, aux '''idées''' qui circulent. Ce qui ne manquera pas de stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Biosph%C3%A8re_%26_Noosph%C3%A8re&amp;diff=6380</id>
		<title>Biosphère &amp; Noosphère</title>
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				<updated>2011-09-25T07:20:29Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Idées, noosphère, biosphère, Internet, Cyberespace, Rupert Sheldrake, Lynn Margulis, Vladimir Vernadski, Teilhard de Chardin, Gregory Bateson, eCulture, champs morpho-génétique.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui n'a jamais pensé être le premier à imaginer quelque chose? Depuis qu'Internet existe, il est possible d'aller vérifier à quel point cette idée, bonne ou moins bonne, a déjà été développée ailleurs. Une idée, c'est plus qu'une information, un savoir ou une connaissance : c'est un processus complexe. Le Web permet de vérifier si cette complexité a été enrichie par d'autres. Ce qui a conduit de nombreux internautes inventifs à cesser de réclamer la paternité de telle ou telle idée et à commencer à reconnaître que d'autres l'avaient eue avant eux. Les idées seraient ainsi inspirées les unes des autres – c'est le principe même de la '''noosphère'''. Explication et retour à la nature des… idées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Découvreurs plutôt qu'inventeurs ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'est-ce qui a une origine, un développement, un chemin de vie, qu'est-ce qui se reproduit et meurt ? Les humains, les animaux, les plantes. Et les idées? Le corps et l'esprit ne sont-ils pas interdépendants ? Dès le 20e siècle, des chercheurs en sciences de la vie ont mis en évidence la capacité des idées à faire leur propre chemin. Ainsi '''Lynn Margulis''', biologiste, a-t-il démontré le pouvoir de négociation des bactéries &amp;lt;ref&amp;gt;Patrice Van Eersel, Le cinquième rève&amp;lt;/ref&amp;gt;. Puis '''Rupert Sheldrake''' a formulé l'hypothèse des champs morpho-génétiques : les idées seraient des ondes de formes, comparables à des ondes radio, que nous captons, traduisons et restituons sous forme de création, intuitivement. Un peintre, un musicien, un inventeur ou un romancier seraient donc essentiellement ''des récepteurs radio hypersensibles, capables d'aller avec leur cerveau droit puiser dans l'inconscient collectif puis de laisser communiquer hémisphères droit et gauche suffisamment librement et créativement pour qu'ils parviennent à mettre en œuvre les concepts qui naviguent dans la Noosphère, à la disposition de tous''. &amp;lt;ref&amp;gt;Bernard Werber, Encyclopédie du savoir relatif&amp;lt;/ref&amp;gt; Le nouveau paradigme consiste dès lors à considérer que '''nous sommes des découvreurs et non plus des inventeurs d'idées.''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:donnees-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Cyberespace''' réunit toutes les informations qui baignent dans la '''noosphère'''. Internet, en tant que support, ''véhicule instantanément'' l'information numérique à l'échelle planétaire. Ainsi, il joue à présent un ''rôle de catalyseur et d'accélérateur'' dans les échanges d'idées. L'humanité du 21ème siècle s'est complexifiée au point de se concentrer sur le numérique. Au tournant du millénaire, la majorité des humains a déjà utilisé Internet et compris qu'elle était interconnectée à travers ce médium. ''Quelle puissance que de pouvoir accéder en tout temps et en tout lieu à toute information.'' Nous détenons des facultés autrefois réputées être celles des dieux. Face à ce pouvoir, quelle est notre responsabilité? Quel travail sur notre conscience est nécessaire pour ne pas sombrer collectivement? C'est le travail du développement de notre culture numérique, alias '''eCulture''', et de nos pratiques citoyennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:noosphere-infosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Biosphère et noosphère===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès 1926, le scientifique '''Vladimir Vernadski''' imagine le principe de '''biosphère''' posant comme hypothèse que la vie est une force géologique qui transforme la Terre.. C'est la sphère de la vie matérielle, qui réunit les mondes végétal, animal et humain. Fragile, la '''biosphère''', depuis le sommet de Rio en 1992, puis ceux de Kyoto et de Copenhague, est au cœur des enjeux de société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A travers '''Teilhard de Chardin''', se développe l'image d'une conscience globale, la '''noosphère''', sphère de la pensée et de l'esprit. Les deux sphères sont entrelacées, interdépendantes, comme un couple qui danse la vie. Notre esprit nous guide sur le chemin de la vie ; le chemin parcouru conditionne notre esprit comme la philosophie du TAO symbole de l'union des opposés Ying et Yang. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:biosphere-noosphere.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques humanistes transdisciplinaires modernes===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Gregory Bateson==== &lt;br /&gt;
Il essaie de faire le lien entre toutes ces recherches depuis la Grande Bretagne. Le mouvement qu'il anime est surnommé ''l'écologie spirituelle''. Il a inspiré ceux qui sont à la base du concept d''''Internet''', regroupés dans &amp;quot;l'école de Palo Alto&amp;quot;. C'est ce mouvement de recherche sans tabou qui a donné lieu non seulement à la programmation neuro-linguistique (PNL), mais qui a aussi largement inspiré les début d'Internet (ensuite financé par les militaires). Voir l'article &amp;quot;Tout a commencé avec l'école de Palo Alto&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Père Teilhard de Chardin==== &lt;br /&gt;
Anthropologue exilé involontaire en Chine pendant la 2ème Guerre Mondiale, jésuite aux thèses peu orthodoxes face à l'Eglise. C'est lui qui magnifia l'idée selon laquelle &amp;quot;le monde n'est pas malade, il enfante&amp;quot; ce qui est une belle source d'espoir dans cette époque de transition où règne tant d'incertitude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Lynn Margulis====&lt;br /&gt;
Biologiste américaine, elle a démontré que les micro-organismes vivants que sont les bactéries vont au-delà du comportement automatique et négocient leurs attributs génétiques. Ils effectuent naturellement ce que nous faisons avec les organismes génétiquement modifiés. A ce titre, les bactéries n'utilisent pas seulement leur patrimoine matériel mais aussi l'immatériel, elles ont une écologie spirituelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
====Vladimir Vernadski====&lt;br /&gt;
Minéralogiste et chimiste russe, il fut l'un des fondateurs de la géochimie moderne. Il fut le premier à envisager l'impact de l'activité humaine sur le climat. Il fut cependant peu écouté à une époque où l'on pensait que la nature était dotée de capacités de régénération inépuisables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des champs morphogénétiques?===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'hypothèse des champs morphogénétiques fait l'objet de nombreux débats dans la communauté scientifique. Son découvreur,'''Rupert Sheldrake''' affirme qu'il existe de mystérieuses interconnections de type télépathique entre organismes. au même titre qu'on dit qu'Internet est mémoire collective des espèces. Il en découlerait ceci:  ''on n'invente rien''. On se fait plutôt découvreur en captant les idées dans la '''noosphère'''. On les confronte à notre histoire, on les transforme, puis on les restitue. C'est ''le rien ne se perd tout se transforme'' adapté à la '''noosphère'''. Même si cette hypothèses n'a jamais été formellement validée elle incite à être réceptif et ouvert à ce qui se passe autour de nous, aux idées qui circulent. Ce qui ne manquera pas de stimuler notre créativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources et notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png|link=http://www.chaouqi.net/index.php?2006/01/11/32-pierre-teilhard-de-chardin-la-noosphere]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.dugumkume.org/wp-content/uploads/2009/06/noosphere.gif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/1/17/Yin_yang.svg/466px-Yin_yang.svg.png&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://img830.imageshack.us/img830/865/2cerveauxtheo.jpg&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Comment_lire_ce_livre_et_y_contribuer_%3F&amp;diff=4952</id>
		<title>Comment lire ce livre et y contribuer ?</title>
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				<updated>2011-07-29T13:43:17Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Titres et intros alternatives */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Comment lire ce livre ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Prenez une page au hasard et hop ! C'est parti !''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est composé de nombreux petits morceaux, comme des pièces de puzzle. Ce livre aussi.Pour aimer cet ouvrage, mieux vaut le voir comme une collection de petits savoirs différents. De ceux qui peuvent toucher tant le cœur que l'esprit, tant la raison que la passion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les articles peuvent sembler sauter du coq à l'âne. Ils mélangent connaissances de bases et avancées, attisant la curiosité. Ils offrent un tour d'horizon qui peut être utilisé dans la vie pratique. Comme pense-bête. Comme solution dans des moments délicats. Comme soupape de décompression après une rude journée ou comme divertissement dans le métro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe tout de même une progression logique du premier au dernier chapitre. Elle sera plus facile à apprécier lors d'une seconde lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L'intention'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on parle de ''politique'', on fait référence à la vie de la cité. Aussi, [[netizenship]] évoque la &amp;quot;vie de la cité à l'ère du numérique&amp;quot;. Le mot ''politique'' est trop souvent associé aux affaires politiciennes, notamment de malversations, qui ternissent l'image des élus et perturbe le bon fonctionnement des institutions. Or, on peut aborder sous l'angle citoyen tout acte de relation sociale, pas uniquement le fait de voter. Voilà pourquoi ''Les citoyens du net'' explique les coulisses du monde numérique. Il s'adresse à tous ceux qui utilisent Internet au quotidien et souhaitent mieux comprendre le fonctionnement social de ce nouvel univers. Il synthétise et vulgarise les connaissances disponibles, afin de fournir une base culturelle générale. Ce manuel a vocation à être encore d'actualité dans 20 ans. Etant le fruit d'une expérience collective, toutes les contributions sont les bienvenues. Comme sur Wikipedia, vous pouvez donc contribuer à l'améliorer puis le diffuser de manières diverses, comme décrit dans ce premier chapitre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un manuel de vie, et non de survie. Il peut être utile au travail, à l'école, en famille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment est construit le livre ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une bonne part des articles sont construits selon la même structure : &lt;br /&gt;
* Une version papier avec:&lt;br /&gt;
** un cœur en 3 parties &lt;br /&gt;
** souvent des encarts.&lt;br /&gt;
* Une version web avec les contenus papiers et divers compléments (sources, vidéo...)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le cœur en 3 parties ''' &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
# Base générale : C'est l'introduction générale, elle ne dépend ni d'un contexte ni d'une époque. Elle contient une ou plusieurs illustrations sous forme d'images ou d'histoires. Pour cette raison, les noms ou les produits d'entreprise ont été évités. Il s'agit ici de se focaliser sur des éléments qui ne deviennent pas obsolètes après quelques années. &lt;br /&gt;
# Bilan en 201x : C'est un état des lieux sur un sujet donné au moment de la publication. Il montre la vision et les pratiques qui tendent à dominer dans la deuxième décennie du XXIème siècle, et propose un bilan concis, forcément un peu réducteur.&lt;br /&gt;
# Tendance citoyenne sur l'évolution du sujet : Comment servir au mieux les intérêts de tous dans le domaine traité ? Y sont décrites les pratiques durables existantes et émergentes, à encourager.&lt;br /&gt;
# Compléments divers&lt;br /&gt;
* Tests et Quizz&lt;br /&gt;
* Le saviez-vous&lt;br /&gt;
* Anecdotes&lt;br /&gt;
* ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:generique-dominant-citoyen.png]]&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Icônes pour se repérer'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains articles, vous verrez des icônes, comme des panneaux signalétiques sur la route de la connaissance. Voici leur signification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:sources.png]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donne la source du document (texte, image, citation...) sur la version web (à consulter sur: www.netizen3.org)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:texte.png]][[Fichier:quizz.png]][[Fichier:video.png]][[Fichier:image.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signifient que des compléments sont disponibles sur le web, sous forme de textes, quizz, vidéos ou images.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:subjectif2.png]] &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signifie qu'une affirmation dans l'article peut être être sujette à débat. Cette icône est mise par précaution.&lt;br /&gt;
Les affirmations de cet ouvrage s'appuient autant que possible sur les travaux de pionniers qui font référence dans leur domaine. Les sources sont indiquées pour que vous puissiez vérifier par vous-même et poursuivre vos recherches. Si vous ne voyez PAS cette icône, cela signifie que les sources sont fiables et qu'il ne s'agit pas d'hypothèses mais de faits établis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:reprise.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signifie que le texte comporte des reprises d'autres auteurs. Vous trouverez les liens vers les textes originaux sur la version web (www.netizen3.org).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Connexe]] signifie que des articles traitant de sujets proches sont disponibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Eculture = ce livre &amp;quot;Les citoyens du net&amp;quot;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:fleur.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les diverses déclinaisons:''&lt;br /&gt;
* traduction multilingues&lt;br /&gt;
* adaptation cinéma&lt;br /&gt;
* spécialisations création artistique et Copyleft&lt;br /&gt;
* spécialisations entreprise et enjeux économiques&lt;br /&gt;
* etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La copie est-elle autorisée ? Oui! ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Ouvrage en libre accès sous licence d'Art Libre'''&lt;br /&gt;
Comme sur Wikipedia et de nombreux autres portails web citoyens, tous les articles sont en libre accès.&lt;br /&gt;
Vous pouvez les copier, les diffuser et les modifier à condition de mentionner : ''Copyright Théo Bondolfi &amp;amp; divers auteurs. Cette œuvre est libre, vous pouvez la copier, la diffuser et la modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Source [[www.netizen3.org]].''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Mises à jour sur www.netizen3.org'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme pour un logiciel, chaque nouvelle mise à jour du livre a un numéro et une date. &lt;br /&gt;
Vous pouvez en tout temps vérifier sur le web quelle est la dernière version publiée et la télécharger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet ouvrage a un numéro de publication de type ISSN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== ISBN &amp;amp; ISSN : le saviez-vous ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis les années 70, la majorité des livres ont un numéro [http://fr.wikipedia.org/wiki/ISBN|ISBN] (International Standard Book Number). Cela signifie que c'est une version fixe. C'est un numéro international normalisé du livre permettant d’identifier, de manière unique, chaque livre publié. L'auteur ou son éditeur envoie un exemplaire à l'autorité centralisatrice, qui est consigné. Il simplifie la gestion informatique du livre pour trouver la référence et commander des nouveaux exemplaires : bibliothèques, libraires, distributeurs, etc. Le numéro ISBN est un sous-groupe des codes EAN (pour European Article Numbering mais désormais International Article Numbering). A ce titre, les premiers chiffres d'un numéro ISBN complet sont toujours 978 ou 979.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quant à l'[http://fr.wikipedia.org/wiki/ISSN|ISSN] (International Standard Serial Number), il est réservé aux journaux, revues et autres publications en série périodique. C'est le cas de cet ouvrage, qui fonctionne selon le système des versions mettant à jour le contenu en fonction des contributions des lecteurs. Leurs éditeurs utilisent un code unique pour désigner une série de publications portant le même titre mais un nombre a priori non défini de volumes ou versions. On rajoute donc un numéro pour mentionner la date de parution de chaque nouveau tirage, en plus du numéro ISSN attribué à la série complète. Le préfixe EAN pour les ISSNs est 979. A la différence du code ISBN, l'ISSN dispose d'un suffixe (représenté par un deuxième code barres placé à droite de la représentation barre du code EAN).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec l'arrivée de l'Internet et sa culture naturellement participative, l'ISBN fait moins sens et l'ISSN devient plus intéressant. Il permet de mieux partager les savoirs sans détruire l'environnement, sous forme de publication à la demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Adapté de Wikipedia.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pourquoi et comment l'acheter ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Pourquoi l'acheter s'il est en libre accès sur le Web et que tous le monde peut le copier ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Pour le plaisir d'annoter, de lire dans le train ou en vacances sur un support non numérique...&lt;br /&gt;
* Pour qu'il puisse mieux passer de main en main, vu qu'un livre bien relié dure plus longtemps qu'une copie d'imprimante.&lt;br /&gt;
* Pour participer à cette œuvre collective. Acheter prend alors une dimension politique : vous lui permettez de mieux exister, vous donnez les moyens aux auteurs de continuer à coordonner sa mise à jour et ses extensions : traductions, illustrations, déclinaisons sous forme de film...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment l'acheter ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la page web www.netizen3.org, par carte de crédit ou sur facture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En librairie, en donnant le numéro ISSN. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et, pourquoi pas, dans l'économat de votre école ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imprimé sur demande et livré en 2 à 10 jours, nous évitons ainsi les pertes dues aux vieilles versions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, pour saluer les auteurs et éviter le papier, vous pouvez le télécharger et '''faire un don'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment contribuer ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Plus qu'un livre, une expérience'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une manière différente de vivre cette expérience est de copier les parties qui vous parlent le plus (par exemple, des tableaux, des images) pour les afficher chez vous, dans votre école ou dans votre bureau, pour mieux vous en imprégner. Vous pouvez aussi le diffuser largement et, ainsi, découvrir la culture du [[Copyleft]], où tout un chacun peut accéder librement, copier, modifier et redistribuer une œuvre tout en assurant sa vitalité, tant culturelle qu'économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment contribuer à la vie de cet ouvrage ?'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les idées de cet ouvrage vous parlent, vous pouvez passer à l'action en contribuant, où que vous soyez, qui que vous soyez, à l'animation de ce livre ; ceci de plusieurs façons : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Objecteur et correcteur '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si vous n'êtes pas d'accord, que vous considérez qu'une affirmation n'est pas objective, partagez vos objections ! Pour cela, donnez vos arguments sur le wiki du projet, dans l'onglet &amp;quot;discussion&amp;quot;. Vous pouvez aussi apposer la mention &amp;quot;subjectif&amp;quot; directement dans le texte d'un article. Les auteurs seront automatiquement notifiés et pourrons rectifier le cas échéant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:subjectif2.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous pouvez aussi proposer des corrections de forme, des sources vidéo supplémentaires, sous forme de mises à jour directement sur le wiki du projet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Ambassadeur de la citoyenneté numérique''', qui consiste à diffuser l'existence de cet ouvrage. Pour vous inspirer, vous pouvez rejoindre le groupe des netizens sur le réseau social éthique http://www.zen3.net, en libre accès et sans publicité. Vous pourrez ainsi vous inspirer des actions décrites par les autres participants du groupe, pour développer vos propres actions d'ambassadeur, en fonction de vos réalités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:zen3.png]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales options des ambassadeurs sont : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Ambassadeur des conférences''', en invitant les auteurs à une conférence à distance (via webcam) ou directement dans votre entreprise, votre école, votre association. C'est notamment ainsi que les auteurs gagnent leur vie et peuvent aussi confronter et adapter progressivement leur discours aux divers publics; les conférences sont aussi autant de sources d'inspirations essentielles pour la mise à jour du livre ;&lt;br /&gt;
* '''Ambassadeurs auprès des éditeurs''', en proposant à des éditeurs locaux d'en éditer une version spéciale qu'ils adapteront à votre public, et en impliquant les auteurs pour participer à l'adaptation sur mesure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Contributeur''', en allant sur le wiki du livre et en proposant des améliorations, notamment en rajoutant des liens, des images ou des corrections en tout genre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* '''Traducteur''', en participant au groupe de traducteurs dans une langue que vous maîtrisez, ou même dans le cadre d'un travail de traduction à l'école, pour traduire utile. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Participez dès maintenant.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour participer, le plus important est de prendre des notes dès la première lecture, lorsque l'idée est en train de germer. &lt;br /&gt;
Par exemple, en tant que contributeur, vous pouvez, de votre propre initiative : &lt;br /&gt;
* noter les fautes d'orthographe et les coquilles et aller directement sur le [[wiki]] du projet pour les corriger &lt;br /&gt;
* noter une source ou un complément posté sur le wiki&lt;br /&gt;
* lister les personnes à qui vous aimeriez transmettre un article, du style ''cette page pourrait intéresser ma collègue, ma prof, ma mère...''&lt;br /&gt;
* lister à qui vous pourriez offrir cet ouvrage ou le faire acheter par un responsable de formation et être ainsi plus efficace (au travail, à la maison...)&lt;br /&gt;
* lister les groupes dans lesquels vous seriez susceptibles de proposer une conférence avec un débat sur les netizens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Qui a fait quoi ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Théo Bondolfi''' a imaginé et développé le concept, réuni les sources, écrit ou dicté la grande majorité des articles, défini les principes rédactionnels, conçu une bonne part des schémas et des tableaux, et coordonné toute l'équipe de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Raphaël Rousseau''', fin connaisseur de la culture numérique et des logiciels libres, a inspiré le tout, rédigé quelques articles et amélioré la plupart.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Samuel Dixneuf''' a été mandaté pour encadrer et peaufiner certains articles, afin de les rendre plus journalistiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vingtaines d'autres contributeurs sont co-auteurs avec leurs illustrations, la saisie, la relecture, la mise en page, la distribution... Citons Séverine Chave, Julien Poulain, Bernard Bosson, Monique Bondolfi, Mix &amp;amp; Remix, ...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour en savoir plus et découvrir la vie propre de cet ouvrage, visitez le wiki du projet depuis www.netizen3.org, le site du projet. Vous y verrez qui a fourni quoi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Contacter les auteurs en écrivant à info@ynternet.org '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le saviez-vous ? '''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus en plus d'œuvres sont réalisées collectivement, avec la trace de chaque contribution. Pour les films, c'est connu, à cause du fameux générique final. Mais dans les livres, c'est nouveau d'avoir une vision claire et précise de qui a fait quoi; maintenant c'est possible, grâce notamment aux système des wikis, où l'on voit chaque mise à jour. Comme sur Wikipedia, avec la fonction &amp;quot;Historique des contributions&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-----------&lt;br /&gt;
----------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Iconographie (en option) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schéma fleur de Bernard (extensions possibles) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Schéma imape-map coeur + encarts + web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
--------&lt;br /&gt;
----------------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Compléments en ligne uniquement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-------&lt;br /&gt;
-------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Reste à faire ==&lt;br /&gt;
Rajouter structure et principe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Structure: mettre une imagemap et d'autre part l'explication des trois factuels: générique, dominant (en 2010) et citoyen / préciser que pour ces trois, faire trois colonnes et mettre l'état par colonne, trois colonnes doivent être remplies et indépendantes, + faire un schéma de fleur (pistil: moitié = générique, 1/4 = dominant, 1/4 = citoyen) pour chaque article comprenant les trois factuels pour montrer l'ampleur de l'un et de l'autre &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autres documents pour usages complémentaires (en option) ==&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----------&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les versions disponibles : &lt;br /&gt;
* web en version imprimable couleur&lt;br /&gt;
* web en wiki noir/blanc pour les modifications des contenus (liens, textes, illustrations)&lt;br /&gt;
* papier première édition&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les extensions prévues : &lt;br /&gt;
* traductions&lt;br /&gt;
* éditions spéciales (couleur, résumé...)&lt;br /&gt;
* nouveaux articles pour divers publics professionnels (voir image de la fleur)&lt;br /&gt;
* film&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
test&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Citations diverses (en option) ==&lt;br /&gt;
Non disponible pour le moment&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sources (en option) ==&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Big_Brother_contre_les_netizens&amp;diff=4951</id>
		<title>Discussion:Big Brother contre les netizens</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:Big_Brother_contre_les_netizens&amp;diff=4951"/>
				<updated>2011-07-29T13:14:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : Page créée avec « En définitive, le terme &amp;quot;big brother&amp;quot;, n'est pas un terme adapté à ce qu'on est en train de vivre actuellement?  Je te remercie de poser la question, c'est bien parce que … »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;En définitive, le terme &amp;quot;big brother&amp;quot;, n'est pas un terme adapté à ce qu'on est en train de vivre actuellement?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je te remercie de poser la question, c'est bien parce que ça cadre. Pas exactement, ce que j'essaie de dire, c'est que la technologie n'est ni bonne ni mauvaise, cela dépend ce qu'on en fait. La diaboliser ou la magnifier est une erreur, ce qui est important c'est de rester critique et d'avoir des indicateurs. Parmi les indicateurs, il y a l'indicateur suprême: &amp;quot;Est-ce que je reste critique?&amp;quot;. Fondamentalement, quand quelque chose est neuf, le web a 20 ans, nous ça fait à peine 10 ans qu'on l'utilise, collectivement, on a un degré d'usage qui est &amp;quot;de bas niveau de conscience&amp;quot;. &amp;quot;On a besoin d'augmenter la conscience en ayant les indicateurs&amp;quot;. Il y a 2 extrêmes, entièrement fermé, entièrement ouvert, donc entièrement participatif ou entièrement centralisé. Le gros défi c'est d'être capable de se positionner en ayant suffisamment de regard critique. La thématique sous-jacente c'est donc prendre son destin en main. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par rapport au titre: &amp;quot;Pourquoi tu mets en opposition big brother et le netizen?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Big brother c'est le 100% centralisé qui contrôle sans permettre au gens de s'impliquer et le netizen c'est 100% impliqué. En synthèse: à travers le web on voit une émergence de plus en plus nombreuse en quantité et en qualité de dynamique où les netizen en fait ils montrent que c'est pas le chaos, l'anarchie (faire référence à d'autres articles). On peut rappeler quelques faits:&lt;br /&gt;
1.	Science et Nature on fait une étude comparative d'Universalis, de Wikipédia et de Britanicus et son arrivé à la conclusion que c'était au minimum aussi bien Wikipédia. Il n'y a donc pas de question de qualité sur Wikipédia. C'est pas parce que c'est anarchique, d'ailleurs c'est même pas anarchique.&lt;br /&gt;
2.	Il y a de nouveaux codes, c'est ces codes qu'il faut comprendre. Là on retombe sur d'autres thèmes, on va pas s'étendre mais c'est ça la thématique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plutôt que de dire big brother contre les netizens on va dire big brother ou les netizens ou alors &amp;quot;la question de l'esprit critique&amp;quot;. Moi ce qui me semblait intéressant c'est que big brother c'était un symbole et que netizen c'était l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui me paraît intéressant c'est de dire: en 1984, il y a Orwell qui a imaginé une société où il y a un pouvoir central qui a une main mise extrêmement forte sur ses concitoyens. Que le terreau &amp;quot;Internet&amp;quot; permettrait ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Techniquement cela ne permet pas ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si, on peut tracer n'importe qui, n'importe quand. Pourquoi vous voulez pas parler de google? Justement parce que google peut retracer toute ta journée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On l'a pas exprimé mais c'est parce qu'on pense que c'est pas durable. Dans 10 ans on entendra plus du tout parler de google.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Va expliquer à quelqu'un lisant ton livre que le truc qu'il utilise tous les jours à peu près 150 fois dans 10 ans existera plus. Il faut que tu te bases sur la réalité des faits, et la réalité des faits c'est qu'actuellement est tout le monde est traçable dans ses activités Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais c'est une autre question, c'est le mauvais débat. Je comprends ce que tu dis mais c'est le mauvais débat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Moi je reprends simplement l'aspect big brother Orwell qui était de dire dans 50 ans le contrôle central et informatique des citoyens sera un mode de société. Aujourd'hui on entend beaucoup de personnes décrire l'internet, les réseaux sociaux comme un big brother.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais ce que tu viens de dire là c'est excellent pour démarrer l'article, mais est-ce le cas? C'est autant le cas que de dire que le monde n'est que guerre parce qu'il y a des armées partout alors qu'il y a beaucoup de paix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et la conclusion à laquelle tu arrives c'est de dire que les outils ne sont que ce qu'on en fait. Il y a donc un premier aspect de dire que les journalistes, les médias, parce que c'est un raccourci utilisent facilement big brother pour définir l'internet. Voilà quels sont les pans (modifier en les mécaniques) de l'internet qui peuvent effectivement faire penser à big brother et que la pensée d'orwell est réalisable et déjà en partie réalisée. Quels sont les défenses immunitaires que l'internet a mis en place tout seul, le web 2.0, le participatif, de masquer son adresse IP, de pouvoir jouer avec la technologie (un hacker peut très bien contourner n'importe quel serveur). Il est donc intéressant de dire: attention, Orwell a livré une vision du monde qui est reprise in extenso mais on est pas du tout là dedans parce que heureusement le web 2.0 est arrivé et il y a une sorte de résistance interne qui a pu s'organiser et qui fait contre-poids à ce danger là. Mais les dangers sont déjà là, les mécanismes sont déjà en place, un google de traçabilité, techniquement parlant, si quelqu'un veut retracer ma journée aujourd'hui, c'est pas très difficile. Avec mon téléphone portable il va savoir que j'étais à Nyon ce matin, grâce à ma carte de crédit que j'étais à Vevey.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ca on peut le mettre pour introduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux choses: je pense qu'il a caché dans un roman un message en disant attention aux risques. Ce qu'il ne savait c'est qu'émerge progressivement une conscience, chez un nombre très limité d'acteurs, et probablement que cela va croître, en fait, c'est les propriétés du numérique et non pas des choix technologiques ou de société qui font que la trace est en fait impossible à contrôler par un organe centralisateur. Parce que les propriétés du numériques c'est des propriétés qui permettent la décentralisation. Ce qui ne veut pas dire qu'on le fait. Pourquoi? Parce qu'on est comme des colonisateurs qui font d'abord l'erreur et qui, 500 ans plus tard se rendent comptent qu'ils ont tués la culture amérindienne et qu'en fait on a la chance d'avoir des gens qui résistent de manière proposante parce qu'ils ne peuvent pas se faire tuer. Les colonisateurs, à la différence du monde physique, ne peuvent pas esclavager les amérindiens qui en fait, dans le monde du numérique sont les &amp;quot;ténors du libre&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est des gens qui ont compris tout ça et après avoir compris, ils ont développés des outils qui sont dans le top ten de la culture libre et qui font que tout le reste dépend d'eux. Toutes les multinationales dépendent d'eux. La seule petite virgule que ça change dans tout ce que tu as dit, c'est que &amp;quot;oui internet permet de savoir (de tracer) mais pas internet permet à google de savoir, c'est nous qui choisissons de le dire à google. On pourrait choisir de le dire qu'à ceux à qui on veut le dire. Pour ça, il faut qu'on ait des scandales du même type que la vache folle ou la salmonellose, qu'on se rende compte que c'est aussi important que la viande qu'on mange. Mais aujourd'hui on a pas ces scandales, on a pas cette conscience. Donc on se rend pas compte qu'on est en train de livrer les clés de notre vie privée, de notre société ou de notre pays à des intérêts privés contrôlés par actionnaires sans tête qui courent après le profit à court terme dans une économie de casino. Alors que tout le monde est d'accord sur le fait qu'une économie durable elle doit être basée sur d'autres valeurs et en l'occurrence sur le bien commun et la citoyenneté active. Cette toute petite différence qui fait qu'on passe de passif à actif où on peut jouer un rôle. C'est juste ça que je voulais préciser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et qu'est ce que tu fais du gouvernement chinois qui contrôle internet avec des salles de 2000 personnes qui regardent le trafic, les mots clés....&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un excellent exemple, on appelle ça les hackers rouges, donc c'est les spécialistes en informatique qui sont là pour filtrer au service d'une idéologie mais les résultats, concrètement le résultat est très faible. C'est à dire qu'ils mettent des moyens gigantesques pour obtenir des résultats très faibles. C'est le principe de la long traine appliqué à la politique. C'est le fait que la somme de tous les petits acteurs est équivalente ou supérieure à la somme du gros ou des 2-3 gros. Par exemple, la somme des réseaux sociaux autre que Facebook et google est bien plus importante que les petits et la somme des activistes qui passent entre les mailles du filet en Chine est bien plus grande que celle de ceux qui se font avoir. C'est big brother contre les netizens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là tu as une page et demie que tu peux relire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention on a un article sur la long traine, on a un article sur les enjeux citoyens et il y en a un troisième, peut-être qu'il faudra mettre une note pour Séverine que probablement l'article est en train de prendre une forme. Soit c'est un article militant il va dans le chapitre militant, soit c'est un article neutre et on le neutralise, on doit juste le préciser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Références aux propriétés du numérique. On a un article qui dit ça. Que c'est des propriétés fondamentales comme l'eau et l'air. Tu peux pas manger sous l'eau. Au même titre tu peux pas donner à une personne le contrôle de l'information numérique parce que l'information numérique, les militaires rêvaient d'un système numérique mais il n'y sont pas arrivés. C'est pour ça qu'il y a l'article minitel contre web. L'argent qui était investit dans le minitel était gigantesque alors que le web c'était juste un poste à plein temps, il a créé le web tout seul, mais c'est pas parce que c'était un génie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il répondait simplement aux besoins des chercheurs du CERN.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oui et leurs besoins était &amp;quot;par hasard&amp;quot; 100% en phase avec les propriétés socio-techniques du numérique.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_et_les_r%C3%A9seaux_militants&amp;diff=4894</id>
		<title>Internet et les réseaux militants</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_et_les_r%C3%A9seaux_militants&amp;diff=4894"/>
				<updated>2011-07-14T09:30:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Article paru dans No Pasaran 77, hiver 2009-2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son essor, l'usage d'Internet a été caricaturé comme une « machinisation » des êtres humains en général et des associatifs en particulier, esseulés, livrés seuls à une machine dont ils ne seraient que de poussives extensions de chair... Mais il faut recontextualiser cette problématique avec l'effacement de la gauche organisationnelle dans les années 1990 au profit d'une culture de réseau plus souple et évolutive, dont les avatars ont eu une expression visible dans des mouvements comme celui des sans-papiers, des chômeurs et des altermondialistes. Dans ces exemples-là, Internet a été un outil (parmi d'autres] qui a permis d'éviter l'emprise d'organisations pyramidales et de leurs bureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture de réseau pourrait être définie ainsi : des personnes coopèrent autour d'un projet précis en apportant un savoir-faire (ou savoir-être, ou connaissance) tout aussi précis. Le lien est basé sur des échanges d'égaux à égaux et sur le volontarisme. Une fois le projet réalisé, généralement les personnes se dispersent... jusqu'au projet suivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Gilles Deleuze et Félix Guattari qui ont, parmi les premiers (on pourrait trouver d'autres sources : Diogène dans son opposition à Platon, le nietzchéisme, le fouriérisme, le mouvement coopératif, la beat génération américaine, la construction / déconstruction des clans de nomades dans certaines cultures...), théorisé l'essor d'une forme d'organisation en réseau au travers de leur concept de « rhizome » dans le livre Mille Plateaux (éditions de Minuit). À la relecture, je mesure le trop grand optimiste des auteurs qui ont écarté toute possibilité d'entropie et qui ont négligé l'importance de la communication - la déperdition et l'incompréhension qui souvent en découlent. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, de trouver des lieux communs pour les partager et de se rencontrer pour agir : les « machines désirantes » sont écrasées au final plus que ce que croyaient ces auteurs dans les années 1970 par, tout simplement, la fatigue existentielle, le travail salarié aliénant... Néanmoins le texte des auteurs était un pari optimiste et volontariste, qui trouve aujourd'hui des applications concrètes dans le combat social et culturel contre un capitalisme qui broie des milliards de personnes sur la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait en effet faire preuve d'amnésie pour mettre sur le compte du seul Web la profonde transformation du militantisme (des ex-militants, car nous dissertons autour d'une tombe... Plusieurs faits le montrent dans les pays occidentaux : la désertion des partis construits autour d'une idéologie au profit des fans clubs autour d'un ou d'une candidate ; le tout émotionnel et le « tout-affinitaire » qui remplacent une réflexion (et / ou conviction) durable, etc.). Dans la seconde moitié des années 1990, la culture de réseau a pris le pas sur les bureaucraties des organisations classiques (et là Deleuze et Guattari avaient vu juste). Le mouvement des chômeurs, des sans-papiers, leurs soutiens se sont confrontés aux vieilles organisations syndicales qui voulaient que tout le monde reste dans leurs rangs. Cette époque est terminée, plus aucun jeune (et moins jeune) ne veut leur obéir : c'est une bonne nouvelle pour la démocratie réelle. Le récent congrès de la CGT ne doit pas faire oublier, par exemple, que ses répercussions sur le terrain sont souvent mineures - les militants de la vénérable centrale connaissent les enjeux locaux mais très peu les enjeux nationaux lorsqu'on les questionne. Ceux qui sont actifs sur le terrain fonctionnent davantage en réseau qu'en obéissant à des mots d'ordre d'en haut (dont la plupart ne connaissent pas l'existence), et les coordinations contre les licenciements qui ont fleuri ici et là en sont l'exemple récent le plus éclatant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet a accompagné la culture de réseau. Des faits précis ? Des mailing-lists comme celles de « grain de sable » (Attac), ac-forum, no-vox ont permis aux militants de communiquer directement entre eux sans passer par la case « contrôle de l'information » de la bureaucratie. Il faut savoir que loin d'être un jouet de riche, Internet est également utilisé par les plus pauvres d'entre les pauvres. Les sans-terres du Brésil se servent du Web pour se coordonner entre collectifs, contre la répression des potentats locaux, contre les narco-trafiquants notamment dans la région de Sao Paulo. Dans ce cas-là, Internet suit ou accompagne une pulsion de (sur)vie (le site du Mouvement des sans-terre explique l'usage et l'utilité d'Internet de leur point de vue. Individuellement, ils n'ont pas les moyens d'avoir Internet mais passent par des associations ou par leur réseau de soutien : http://www.mstorg.brf).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les exemples en Europe existent également, je n'en citerai que quelques-uns :&lt;br /&gt;
*le Réseau Éducation Sans Frontière en France - réseau d'associatifs qui se sert du net comme un outil de prévention, parmi d'autres, des expulsions d'enfants sans papiers et de leur famille ;&lt;br /&gt;
*le « No Berlusconi Day » qui a réuni plus de 500 000 manifestants le samedi 5 décembre à Rome. Le mouvement est parti le 9 octobre d'un appel sur le site communautaire Facebook ; cette coordination a permis d'affirmer des valeurs que les partis de la gauche italienne ne parviennent plus à faire entendre ou à faire vivre (la situation est plus complexe en Italie, mais ne peut être résumée par un texte aussi court dont ce n'est pas l'objet. Je pense, rapidement, que sans le mouvement atermondaliste, autonome et sans le Parti communiste italien actuel (j'insiste sur actuel!) qui a discrètement assuré la logistique du mouvement  « No Berlusconi day », ce serait l'effondrement.);&lt;br /&gt;
*Le mouvement altermondialiste qui se coordonne essentiellement sur le net ;&lt;br /&gt;
*Le mouvement autour des logiciels et systèmes libres qui conçoit les différentes versions de GNU/Linux, par exemple Ubuntu 9.10 tout récemment disponible...&lt;br /&gt;
*Le mouvement contre la loi Hadopi, etc.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Internet_et_les_r%C3%A9seaux_militants&amp;diff=4893</id>
		<title>Internet et les réseaux militants</title>
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				<updated>2011-07-14T09:29:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : Page créée avec « ''Article paru dans No Pasaran 77, hiver 2009-2010''  Dès son essor, l'usage d'Internet a été caricaturé comme une « machinisation » des êtres humains en général et … »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Article paru dans No Pasaran 77, hiver 2009-2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès son essor, l'usage d'Internet a été caricaturé comme une « machinisation » des êtres humains en général et des associatifs en particulier, esseulés, livrés seuls à une machine dont ils ne seraient que de poussives extensions de chair... Mais il faut recontextualiser cette problématique avec l'effacement de la gauche organisationnelle dans les années 1990 au profit d'une culture de réseau plus souple et évolutive, dont les avatars ont eu une expression visible dans des mouvements comme celui des sans-papiers, des chômeurs et des altermondialistes. Dans ces exemples-là, Internet a été un outil (parmi d'autres] qui a permis d'éviter l'emprise d'organisations pyramidales et de leurs bureaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La culture de réseau pourrait être définie ainsi : des personnes coopèrent autour d'un projet précis en apportant un savoir-faire (ou savoir-être, ou connaissance) tout aussi précis. Le lien est basé sur des échanges d'égaux à égaux et sur le volontarisme. Une fois le projet réalisé, généralement les personnes se dispersent... jusqu'au projet suivant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est Gilles Deleuze et Félix Guattari qui ont, parmi les premiers (on pourrait trouver d'autres sources : Diogène dans son opposition à Platon, le nietzchéisme, le fouriérisme, le mouvement coopératif, la beat génération américaine, la construction / déconstruction des clans de nomades dans certaines cultures...), théorisé l'essor d'une forme d'organisation en réseau au travers de leur concept de « rhizome » dans le livre Mille Plateaux (éditions de Minuit). À la relecture, je mesure le trop grand optimiste des auteurs qui ont écarté toute possibilité d'entropie et qui ont négligé l'importance de la communication - la déperdition et l'incompréhension qui souvent en découlent. Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, de trouver des lieux communs pour les partager et de se rencontrer pour agir : les « machines désirantes » sont écrasées au final plus que ce que croyaient ces auteurs dans les années 1970 par, tout simplement, la fatigue existentielle, le travail salarié aliénant... Néanmoins le texte des auteurs était un pari optimiste et volontariste, qui trouve aujourd'hui des applications concrètes dans le combat social et culturel contre un capitalisme qui broie des milliards de personnes sur la planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait en effet faire preuve d'amnésie pour mettre sur le compte du seul Web la profonde transformation du militantisme (des ex-militants, car nous dissertons autour d'une tombe... Plusieurs faits le montrent dans les pays occidentaux : la désertion des partis construits autour d'une idéologie au profit des fans clubs autour d'un ou d'une candidate ; le tout émotionnel et le « tout-affinitaire » qui remplacent une réflexion (et / ou conviction) durable, etc.). Dans la seconde moitié des années 1990, la culture de réseau a pris le pas sur les bureaucraties des organisations classiques (et là Deleuze et Guattari avaient vu juste). Le mouvement des chômeurs, des sans-papiers, leurs soutiens se sont confrontés aux vieilles organisations syndicales qui voulaient que tout le monde reste dans leurs rangs. Cette époque est terminée, plus aucun jeune (et moins jeune) ne veut leur obéir : c'est une bonne nouvelle pour la démocratie réelle. Le récent congrès de la CGT ne doit pas faire oublier, par exemple, que ses répercussions sur le terrain sont souvent mineures - les militants de la vénérable centrale connaissent les enjeux locaux mais très peu les enjeux nationaux lorsqu'on les questionne. Ceux qui sont actifs sur le terrain fonctionnent davantage en réseau qu'en obéissant à des mots d'ordre d'en haut (dont la plupart ne connaissent pas l'existence), et les coordinations contre les licenciements qui ont fleuri ici et là en sont l'exemple récent le plus éclatant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet a accompagné la culture de réseau. Des faits précis ? Des mailing-lists comme celles de « grain de sable » (Attac), ac-forum, no-vox ont permis aux militants de communiquer directement entre eux sans passer par la case « contrôle de l'information » de la bureaucratie. Il faut savoir que loin d'être un jouet de riche, Internet est également utilisé par les plus pauvres d'entre les pauvres. Les sans-terres du Brésil se servent du Web pour se coordonner entre collectifs, contre la répression des potentats locaux, contre les narco-trafiquants notamment dans la région de Sao Paulo. Dans ce cas-là, Internet suit ou accompagne une pulsion de (sur)vie (le site du Mouvement des sans-terre explique l'usage et l'utilité d'Internet de leur point de vue. Individuellement, ils n'ont pas les moyens d'avoir Internet mais passent par des associations ou par leur réseau de soutien : http://www.mstorg.brf).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les exemples en Europe existent également, je n'en citerai que quelques-uns :&lt;br /&gt;
*le Réseau Éducation Sans Frontière en France - réseau d'associatifs qui se sert du net comme un outil de prévention, parmi d'autres, des expulsions d'enfants sans papiers et de leur famille ;&lt;br /&gt;
*le « No Berlusconi Day » qui a réuni plus de 500 000 manifestants le samedi 5 décembre à Rome. Le mouvement est parti le 9 octobre d'un appel sur le site communautaire Facebook ; cette coordination a permis d'affirmer des valeurs que les partis de la gauche italienne ne parviennent plus à faire entendre ou à faire vivre (la situation est plus complexe en Italie, mais ne peut être résumée par un texte aussi court dont ce n'est pas l'objet. Je pense, rapidement, que sans le mouvement atermondaliste, autonome et sans le Parti communiste italien actuel (j'insiste sur actuel!) qui a discrètement assuré la logistique du mouvement  « No Berlusconi day », ce serait l'effondrement.);&lt;br /&gt;
-	Le mouvement altermondialiste qui se coordonne essentiellement sur le net ;&lt;br /&gt;
-	le mouvement autour des logiciels et systèmes libres qui conçoit les différentes versions de GNU/Linux, par exemple Ubuntu 9.10 tout récemment disponible...&lt;br /&gt;
-	le mouvement contre la loi Hadopi, etc.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=4888</id>
		<title>La neutralité des réseaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=La_neutralit%C3%A9_des_r%C3%A9seaux&amp;diff=4888"/>
				<updated>2011-07-13T16:35:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Sources iconographiques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la forêt amazonienne, les coupes d'arbres massives se font sur une grande échelle: le passage de forêt à terres agricoles est de plus en plus rapide. Ce qui motive ce désastre écologique est bien simple : l'exploitation immodérée des forêts est une source d’argent facile. Et ceux qui y participent n’ont pas les moyens de s’offrir le luxe d'une conscience écologique et citoyenne. S'ils ne coupent pas les arbres, d’autres le feront à leur place, pensent-ils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De la même manière, sur Internet, la possibilité de gagner de l’argent facilement est assez grande. Beaucoup d’entreprises maximisent cette opportunité en contrôlant le flux d’information. Par exemple, l'abonné d'un opérateur x aura la possibilité d’accéder aux informations de manière plus rapide que l'abonné de l'opérateur y. En conséquence, tout comme certains se battent pour la préservation de la nature, notre bien commun, en Amazonie et dans tous les écosystèmes de la biosphère, des courageux mènent des combats tout aussi difficiles pour leur santé physique et mentale, en vue de préserver le bien commun dans les environnements numériques, notamment pour préserver la neutralité du réseau. C’est dans ce contexte que s’inscrivent les enjeux de la Net Neutralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Pourquoi Internet plutôt que Minitel ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet est un système de connexion entre ordinateurs conçu à la fin des années 60. Ses géniteurs sont des informaticiens influencés par la culture de l'époque : nouvel âge, créativité, vie communautaire, peace and love, Mai 68...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bonne question est : pourquoi ce système n'a pas de concurrent sérieux depuis l'an 2000, renvoyant aux oubliettes de l'histoire d'autres initiatives bien financées comme le Minitel et le videotexte ? &lt;br /&gt;
Parce qu'il a été créé selon un principe essentiel pour la durabilité d'un système d'information : '''la neutralité du réseau'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La neutralité du Net (ou “neutralité des réseaux formant Internet”) est un principe fondateur de la culture numérique. En résumé : dans un réseau, les informations doivent transiter de façon indifférenciée, quels que soient leurs origines, leurs destinations ou leur contenu. Un principe à la fois '''garant de la liberté d’expression et de la libre concurrence sur Internet.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une preuve ? Des années 70 aux années 90, pendant 20 ans, mis à part le courriel, aucun système commun n'a permis le déploiement d'Internet au-delà des militaires et des universités. Explication : il n'y avait aucun système commun pour afficher des documents. Les universités créaient des sous-réseaux différents. Ainsi, les universités américaines ne pouvaient pas nécessairement partager des textes, des images ou des sons avec des universités européennes, chacune ayant leur protocole. De nombreux projets d'informaticiens proposaient un système différent. Et qui a gagné ? Le web, au début des années 90, dont le développement est fulgurant. Pourquoi un usage exponentiel du web tout d'un coup ? A cause des entreprises privées qui y ont vu un potentiel commercial ? Pas du tout, car ce potentiel était présent dès les débuts de l'informatique. C'est à cause du fait que le Web est, lui aussi, basé sur le principe de neutralité des réseaux. Le protocole du Web, nommé HTTP, est le seul connu du grand public. Il est utilisable librement, sans payer de redevance à qui que ce soit, et respecte le principe de net-neutralité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginons que la neutralité des réseaux informatiques comme Internet puisse s'appliquer à un autre réseau qui vous est sans doute plus familier : le réseau routier. S'il n'y avait pas de neutralité dans ce type de réseau, on pourrait envisager de nombreuses dérives. Par exemple, pour un trajet de vacances passant par l'autoroute, le trafic serait modifié selon :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* l'endroit d'où vous partez, éventuellement la marque de votre voiture ou encore l'identité de votre employeur&lt;br /&gt;
* l'endroit où vous vous rendez, l'endroit où vous comptez loger&lt;br /&gt;
* les motivations pour vous rendre à ce lieu de destination : travail, vacances, famille... &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un tel cas, on pourrait voir apparaître :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* un partenariat entre la société de gestion de l'autoroute empruntée et l'office du tourisme d'une ville de la Côte d'Azur. Dans ce cas, les vacanciers pourraient être privilégiés par rapport au reste des voyageurs (fret de marchandises, particuliers se rendant à leur travail...).&lt;br /&gt;
* un partenariat entre une ville et une chaîne d'hôtels qui sponsoriserait le trafic routier des administrés de cette localité pour qu'ils se rendent dans un des hôtels de la chaîne.&lt;br /&gt;
* un ralentissement artificiel des voyageurs ne faisant l'objet d'aucune mesure préférentielle.&lt;br /&gt;
* et la liste est potentiellement infinie...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Internet : base commune neutre pour toutes les initiatives ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur Internet, les fournisseurs d'accès sont généralement des sociétés commerciales privées, car il faut des fonds considérables pour se lancer dans la fourniture d'accès à Internet, donc des investisseurs qui attendent des retours rapides. Les fournisseurs d'accès sont également souvent des producteurs de contenus -sites Web, sites de vente en ligne, fournisseurs de services vidéo à la demande.... Sans une neutralité du Net encadrant leurs pratiques, elles pourraient tout à fait privilégier les internautes accédant à leurs propres sites et services. Par exemple &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre type d'outil est également concerné : les moteurs de recherche. Leur rôle est très important, car la nature d'internet est d'être un grand bazar et non pas une cathédrale d'informations bien rangées par une autorité centrale. Donc pour bien communiquer nous dépendons des moteurs de recherches, eux aussi souvent propriétés privées d'actionnaires et à but lucratif. La neutralité du Net appliquée à leur activité sous-entendrait un fonctionnement semblable pour toute requête, indépendamment de partenariats ou clients ayant intérêt à se hisser au premier rang des résultats. Jusqu'à ce jour, le principe de neutralité semble être respecté, mais sous la pression d'actionnaires, par exemple, les dirigeants de sociétés puissantes pourraient prendre la décision d'enfreindre la neutralité du Net.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs indices [[1]http://fr.readwriteweb.com/2010/08/26/a-la-une/orange-donne-aperu-de-linternet-sans-neutralit-du-net/] laissent à penser que le danger de voir disparaître l'un des principes fondateur de l'Internet se fait plus précis. La mobilisation pour défendre la Net Neutrality est toutefois très importante sur la Toile [voir par exemple http://www.savetheinternet.com/]. Cela sera-t-il suffisant ? &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
Six principes en anglais: http://www.physorg.com/news175767162.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Benjamin Bayart, pionnier de l’internet en France, a proposé quatre principes essentiels à la neutralité du Net:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Transmission des données par les opérateurs sans en examiner le contenu&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans prise en compte de la source ou de la destination des données&lt;br /&gt;
* Transmission des données sans privilégier un protocole de communication &lt;br /&gt;
* Transmission des données sans en altérer le contenu &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
---&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 4 libertés fondamentales du logiciel libre et les 4 principes de la net-neutralité ont tous les deux la même finalité : être radicalement non-discriminatoire . Mais ils sont formulés différemment car elles concernent des outils différents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
Le saviez-vous ? &lt;br /&gt;
Le Chili est le premier pays au monde à avoir voté une loi garantissant la neutralité des réseaux. Le projet de loi avait été déposé dès 2007, à l’époque où ce sujet était moins médiatique qu’aujourd’hui, par une dizaine de députés de différent bord politique, et soutenue par le gouvernement. La loi a été largement votée, pour ne pas dire plébiscitée, puisque 100 députés ont voté pour alors qu’un seul s’est abstenu.&lt;br /&gt;
Source :  &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
http://journalduhack.wordpress.com/2010/08/05/neutralite-du-net-une-fin-annoncee/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://journalduhack.files.wordpress.com/2010/08/net_neutrality.png?w=499&amp;amp;h=312&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.youtube.com/watch?v=JP_3WnJ42kw&amp;amp;feature=player_embedded#!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://foureyedmonsters.com/neutrality/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.savetheinternet.com/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Neutralit%C3%A9_du_r%C3%A9seau &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.toonux.org/news/neutralite-du-net-comprendre-les-enjeux-du-controle-de-l2019internet/image/image_view_fullscreen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://onlinemba.com.s3.amazonaws.com/net-neutrality.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La première guerre du Net est déclarée ===&lt;br /&gt;
''Article paru dans le Courrier international, n° 1050 (du 16 au 21 décembre 2010)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une partie de la communauté des hackers se mobilise pour contrecarrer l'interventionnisme des autorités, qu'ils jugent dangereux. Et tous les coups sont permis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cible : www.visa.com : feu feu feu !!'.&amp;quot; ordonnait Opération Payback [Opération représailles] sur Twitter le 8 décembre. Moins de trois minutes plus tard, le serveur de Visa était indisponible. Le même phénomène s'est reproduit pour les sites Internet de Mastercard et de PostFinance, la banque suisse qui avait gelé le compte du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Les sites du parquet suédois et du sénateur américain Joseph Liebermann ont également été attaqués. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cinquante minutes après l'offensive lancée contre Visa, l'Opération représailles était lancée sur Facebook. Ceux qui pensaient que le terme &amp;quot;cyberguerre&amp;quot; n'était qu'une métaphore inoffensive ont beaucoup appris au cours de la semaine passée. WikiLeaks ayant été quasiment fermé, les hackers ont répondu en attaquant les sociétés qui l'avaient mis hors service. Le terme de &amp;quot;guerre informatique&amp;quot; décrit bien la réalité. &amp;quot;La première guerre de l'information a maintenant commencé. WikiLeaks est le champ de bataille. Vous en êtes les troupes&amp;quot;, écrit le pionnier d'Internet John Perry Barlow sur Twitter. C'est lui qui, dans les années 1990, avait rédigé ce qui est désormais connu comme la déclaration d'indépendance d'Internet : &amp;quot;Gouvernements du monde industrialisé, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui appartenez au passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté là où nous nous rencontrons.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le document est devenu le symbole d'une époque dans l'histoire anarchique d'Internet et la référence au droit de souveraineté n'était pas qu'un postulat. Si l'on veut comprendre ce que signifie la &amp;quot;liberté d'Internet&amp;quot;, il faut savoir que, par son architecture même, Internet est conçu de telle sorte que personne ne sait ce qui circule dans les câbles. Pourquoi, malgré des campagnes intenses, n'a-t-on pas pu faire cesser le piratage de musique et de films ? Pourquoi est-il si difficile d'arrêter WikiLeaks, alors que la volonté politique d'y parvenir est évidente ? La réponse se trouve dans la configuration technique du Net. Ce n'est ni par bienveillance ni par manque de sanctions que ces mesures n'ont pu être prises. L'argument décisif a toujours été la liberté d'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autre part, Internet n'est pas organisé juridiquement comme d'autres secteurs essentiels de l'infrastructure mondiale. Sa structure n'est pas soumise à un contrôle international, mais dirigée par une société américaine qui gère le nom de domaine &amp;quot;.com&amp;quot;. Au cours des vingt dernières années, le dynamisme d'Internet a été tellement décisif pour l'évolution mondiale qu'on ne veut pas prendre le risque que l'ONU s'en mêle ou qu'on en arrive à une censure à la chinoise. Reste à savoir si l'événement WikiLeaks peut inverser la tendance et conforter le camp qui souhaite renforcer le contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre entre les défenseurs de la légitimité de WikiLeaks sur Internet et les partisans de sa fermeture se déroule de manière tout aussi anomique. Les politiques américains ne voulant pas attendre les tribunaux, ils ont laissé des entreprises privées comme Amazon, EveryDNS, PayPal et Visa prendre la décision de principe de fermer ou non WikiLeaks. Les deux camps opèrent sur un territoire non réglementé. Les politiques américains savent parfaitement faire pression, les hackers connaissent l'art de la guerre. Les Etats-Unis ont longtemps compté parmi les partisans les plus farouches de la liberté d'Internet. Après la réaction américaine vis-à-vis de WikiLeaks, on voit mal Barack Obama continuer à affirmer, comme il l'a fait en Chine, que plus le flux d'information est libre, plus la société est solide. A terme, la principale victime est donc la liberté d'Internet, son défenseur le plus ardent ayant perdu de son autorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nikolai Thyssen, Courrier international n°1050''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4887</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4887"/>
				<updated>2011-07-13T16:35:10Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* La première guerre du Net est déclarée */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment nous manipuler en 10 leçons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
#'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
#'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
#'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet âge.&lt;br /&gt;
#'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
#'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
#'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
#'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
#'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La &amp;quot;malpresse&amp;quot; mise en cause ===&lt;br /&gt;
'' Article paru dans Le Courrier du 14 août 2010''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
MEDIAS • Affaiblissement du débat démocratique, absence de vision globale, mise en avant de l'anodin et de l'émotionnel. Une étude dénonce la médiocrité rampante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La presse suisse est-elle responsable l'affadissement du débat démocratique? Oui, si l'on examine les prestations de 17 médias de référence lors du vote sur l'initiative contre les minarets: profusion de préjugés généralisateurs sur les musulmans; attention presque exclusive sur l'affiche et le jeu internet sur les minarets, au détriment du fond (liberté religieuse); traitement très favorable des partisans de l'initiative. Les médias ont ainsi «réussi» majoritairement à véhiculer l'image d'un islamisme militant, fort éloigné de la réalité musulmane en Suisse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et les médias ont-ils joué leur rôle d'avertisseur avancé de la crise économique? Bien sûr que non! La crise n'a été reconnue qu'à un stade tardif, au 2e semestre 2007. Succès des grandes banques et montants scandaleux des managers ont longtemps fait les grands titres. Centrées sur des acteurs isolés (entreprises, patrons), ces nouvelles ont occulté la transformation fondamentale de la banque classique en industrie financière. Les causes et conséquences des problèmes survenus n'ont été traitées qu'après le quasi-effondrement. Les médias n'avaient rien retenu des leçons de la crise d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La qualité s'effiloche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi? La vue macroécononomique sur les processus touchant l'ensemble de la société ou l'économie fait de plus en plus défaut chez journalistes. Et leur tâche centrale - intégrer les événements dans leur contexte, sur la base d'enquêtes approfondies - n'a plus trop cours, « si l'on excepte les crimes capitaux dans journaux à sensation », sourit le professeur Kurt Imhof. L'ère est au journalisme fulgurant 24 h sur 24, diffusant les mêmes contenus par plusieurs canaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'où une qualité médiatique qui s'effiloche, selon une étude réalisée auprès de 137 titres par l'Université de Zurich1 et présentée à Berne. « Le bilan est pessimiste, très pessimiste même », selon Oswald Sigg, membre du conseil de fondation « Offentlichkeit und Gesellschaft » qui la soutient. Pour un pays qui a longtemps joui d'une excellente réputation, cette vérité est cruelle. Elle est déjà contestée par Hanspeter Lebrument, président des éditeurs alémaniques,  mais  approuvée  par Impressum (journalistes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les chiffres sont têtus'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La qualité s'effiloche, mais à qui la faute? Outre le manque de ressources (et d'ambition?), lié à une perte continue de recettes publicitaires, les chercheurs incriminent l'accoutumance à la gratuité des consommateurs, inoculée par les médias en ligne et journaux pour pendulaires. Particulièrement, les jeunes classes d'âges (15-34 ans) ont été socialisées dans cette culture où faits isolés et petites histoires humaines/animales ont pris un poids nettement plus élevé. Vive « people » et émotionnel! Dès lors, comment peut-on encore croire que le journalisme professionnel a un coût, que la production de dossiers et analyses politiques exige du temps, et surtout nourrit le nécessaire débat démocratique?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La baisse de niveau des médias se vérifie aussi à la part croissante des nouvelles nationales et surtout régionales, au détriment des informations internationales. Ce qui peut sembler paradoxal à l'ère de la mondialisation. Mais les chiffres sont têtus: en 2001, la part des reportages politiques sur l'étranger représentait 46%. Et plus que 24% en 2009. La radio publique échappe un peu à la régression, proposant toujours des sujets intéressants sur l'extérieur. Et aussi les journaux du dimanche qui couvrent un peu mieux le besoin de réflexion approfondie sur l'actualité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, le tableau est plutôt sombre. Journaux gratuits, sites de nouvelles, radios privées et nombre de journaux par abonnement réduisent le monde à des nouvelles d'agences. Soit à une série continue de crises, guerres, catastrophes et affaires scandaleuses. Ce qui, selon tout vraisemblance, alimente aussi un populisme simplificateur car le monde n'est alors perçu que comme dangereux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en va des médias comme de la nourriture. Pour les premiers, la « malbouffe » est surtout dommageable pour le cœur et l'esprit, moins pour l'organisme. L'ambition de ces annales est modeste: éveiller chez tous (consommateurs, politiciens éditeurs, journalistes) la conscience que le pays a besoin de médias de meilleure qualité. Et inutile de regarder ailleurs: nous en sommes tous responsables! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Gérard Tinguely, Le Courrier, 14.08.10''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Chapitre_4_:_introduction&amp;diff=4886</id>
		<title>Chapitre 4 : introduction</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Chapitre_4_:_introduction&amp;diff=4886"/>
				<updated>2011-07-13T16:19:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Quelques références */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Extraits de l'article &amp;quot;e-Culture pour patients et facilitateurs&amp;quot; de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans &amp;quot;e-Learning for adults in hospital&amp;quot;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les codes de conduite pour la communication ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les formateurs doivent pratiquer le code de conduite Internet.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des lignes directrices informelles appelées « netiquette » existent pour les utilisateurs du Web. Netiquette est une liste de règles simples dont les plus importantes sont expliquées plus loin. Vous pouvez en connaître plus sur les règles de netiquette en vous rendant sur Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/Netiquette ou www.albion.com/netiquette/corerules.html.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le respect du temps et la bande passante'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes souvent amenés à communiquer avec d'autres utilisateurs Internet (par ex. chat, forums ...). Il est fondamental de respecter le temps des autres et ne pas les déranger sans raison valable avec des messages. Il est aussi nécessaire de comprendre que tous les utilisateurs n'ont pas la même capacité de bande passante et donc essayer de ne pas joindre des pièces jointes lourdes dans les emails (500ko maximum) car cela peut mettre très longtemps à télécharger suivant le type de connexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La culture du partage de connaissance'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas hésiter à partager ses connaissance. Si quelqu'un a une expertise ou une connaissance particulière, ils est conseillé de la partager avec d'autres &amp;quot;netcitoyens&amp;quot;. Cela contribue ainsi à enrichir le sujet dont on est expert en participant à des projets collectifs en ligne, comme Wikipédia, l'encyclopédie gratuite du net. On peut rejoindre des communautés de pratiques sur un style de musique particulier ou de n'importe quel passe-temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La traçabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les mots s'envolent et les écrits restent'', alors tout ce qui circule sur Internet peut être enregistré ou sauvegardé (mémoire cache). Les mots doivent par conséquent être soigneusement choisis. Le fait d'effacer le texte et les dossiers ne garantit d'ailleurs pas qu'ils n'ont pas été sauvegardés ailleurs sur le web. Il faut vraiment être prudent. Même si on se connecte à partir d'un accès public, il y a toujours moyen de retrouver ceux qui ont fait des choses punissables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le contexte'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une attention particulière doit être apportée à toute l'information périphérique au contexte (c'est-à-dire l'auteur, la date, l'endroit, l'audience ciblée...). Certains mots doivent être évités comme demain ou le week-end prochain, car ce sont en fait des données flexibles. L'année doit toujours apparaître dans les dates; il est dommage de lire des contenus expirés qui parlent de mois prochain quand ceux-ci réfèrent à des événements antérieurs de plusieurs mois ou années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Utilisez le Web, mais ne copiez pas.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on peut, on ne devrait pas copier et coller le contenu du Web mais plutôt faire des liens pour éviter de copier des renseignements. C'est une façon d'éviter d'être obsolète quand le document d'origine s'actualise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Email - quelques éléments de bonnes pratiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Choix du sujet: court, clair et spécifique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les emails sont d'abord vus sous une forme courte avec le nom d'expéditeur, la date et le sujet. Ainsi si on veut que ses emails soient lus avec une attention appropriée, il faut faire attention aux termes utilisés. Les sujets comme &amp;quot;Comment allez-vous?&amp;quot;, &amp;quot;Important&amp;quot;, le nom de l'expéditeur ou du destinataire ou, pire, les sujets vides, doivent être évités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Corps de l'email: simple, direct et clair'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La partie principale de l'email doit s'écrire dans un langage simple, direct et clair, parce que:&lt;br /&gt;
* L'email est un média asynchrone (l'écriture et la lecture sont faites à des moments différents) ; il y a là donc une déperdition de temps car il faut plusieurs emails pour clarifier un point spécifique dans les échanges. Les gens qui lisent leurs emails peuvent avoir beaucoup de messages à lire. Il est donc important d'en venir au point sans trop de détails inutiles.&lt;br /&gt;
* Les gens qui lisent leurs emails peuvent avoir beaucoup de messages à lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques références ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les règles de base de la Netiquette, Virginia Shea (1994):&lt;br /&gt;
http://www.albion.com/netiquette/corerules.html&lt;br /&gt;
*RFC1855, Netiquette Guidelines:&lt;br /&gt;
http://www.faqs.org/rfcs/rfcl855.html&lt;br /&gt;
*Internet and Web Glossary: Internet and Web Essentials (ISBN&lt;br /&gt;
1887902460) by Ernest Ackermann and Karen Hartman (2000):&lt;br /&gt;
http://www.webliminal.com/essentials/glossary.htm#asynchronous&lt;br /&gt;
*The Jedi Master Speaks: Asynchronicity (August 15,1999):&lt;br /&gt;
http://www.dreamagic.com/jedi/article5.html&lt;br /&gt;
*Asynchronicity: Distributed Learning Communities:&lt;br /&gt;
http://www.wsu.edu/vwsu/direction/DirectPapers/&lt;br /&gt;
Asynchronicity.html&lt;br /&gt;
*Asynchrones Lernen:&lt;br /&gt;
http://www.wsu.edu/vwsu/RFP9631/WP1101496.html&lt;br /&gt;
*Allgegenwart im Internet-Zeitalter:&lt;br /&gt;
http://jeremy.zawodny.com/blog/archives/002931.html&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Chapitre_4_:_introduction&amp;diff=4885</id>
		<title>Chapitre 4 : introduction</title>
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				<updated>2011-07-13T16:18:34Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Extraits de l'article &amp;quot;e-Culture pour patients et facilitateurs&amp;quot; de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans &amp;quot;e-Learning for adults in hospital&amp;quot;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les codes de conduite pour la communication ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les formateurs doivent pratiquer le code de conduite Internet.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des lignes directrices informelles appelées « netiquette » existent pour les utilisateurs du Web. Netiquette est une liste de règles simples dont les plus importantes sont expliquées plus loin. Vous pouvez en connaître plus sur les règles de netiquette en vous rendant sur Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/Netiquette ou www.albion.com/netiquette/corerules.html.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le respect du temps et la bande passante'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes souvent amenés à communiquer avec d'autres utilisateurs Internet (par ex. chat, forums ...). Il est fondamental de respecter le temps des autres et ne pas les déranger sans raison valable avec des messages. Il est aussi nécessaire de comprendre que tous les utilisateurs n'ont pas la même capacité de bande passante et donc essayer de ne pas joindre des pièces jointes lourdes dans les emails (500ko maximum) car cela peut mettre très longtemps à télécharger suivant le type de connexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La culture du partage de connaissance'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas hésiter à partager ses connaissance. Si quelqu'un a une expertise ou une connaissance particulière, ils est conseillé de la partager avec d'autres &amp;quot;netcitoyens&amp;quot;. Cela contribue ainsi à enrichir le sujet dont on est expert en participant à des projets collectifs en ligne, comme Wikipédia, l'encyclopédie gratuite du net. On peut rejoindre des communautés de pratiques sur un style de musique particulier ou de n'importe quel passe-temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La traçabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les mots s'envolent et les écrits restent'', alors tout ce qui circule sur Internet peut être enregistré ou sauvegardé (mémoire cache). Les mots doivent par conséquent être soigneusement choisis. Le fait d'effacer le texte et les dossiers ne garantit d'ailleurs pas qu'ils n'ont pas été sauvegardés ailleurs sur le web. Il faut vraiment être prudent. Même si on se connecte à partir d'un accès public, il y a toujours moyen de retrouver ceux qui ont fait des choses punissables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le contexte'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une attention particulière doit être apportée à toute l'information périphérique au contexte (c'est-à-dire l'auteur, la date, l'endroit, l'audience ciblée...). Certains mots doivent être évités comme demain ou le week-end prochain, car ce sont en fait des données flexibles. L'année doit toujours apparaître dans les dates; il est dommage de lire des contenus expirés qui parlent de mois prochain quand ceux-ci réfèrent à des événements antérieurs de plusieurs mois ou années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Utilisez le Web, mais ne copiez pas.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on peut, on ne devrait pas copier et coller le contenu du Web mais plutôt faire des liens pour éviter de copier des renseignements. C'est une façon d'éviter d'être obsolète quand le document d'origine s'actualise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Email - quelques éléments de bonnes pratiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Choix du sujet: court, clair et spécifique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les emails sont d'abord vus sous une forme courte avec le nom d'expéditeur, la date et le sujet. Ainsi si on veut que ses emails soient lus avec une attention appropriée, il faut faire attention aux termes utilisés. Les sujets comme &amp;quot;Comment allez-vous?&amp;quot;, &amp;quot;Important&amp;quot;, le nom de l'expéditeur ou du destinataire ou, pire, les sujets vides, doivent être évités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Corps de l'email: simple, direct et clair'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La partie principale de l'email doit s'écrire dans un langage simple, direct et clair, parce que:&lt;br /&gt;
* L'email est un média asynchrone (l'écriture et la lecture sont faites à des moments différents) ; il y a là donc une déperdition de temps car il faut plusieurs emails pour clarifier un point spécifique dans les échanges. Les gens qui lisent leurs emails peuvent avoir beaucoup de messages à lire. Il est donc important d'en venir au point sans trop de détails inutiles.&lt;br /&gt;
* Les gens qui lisent leurs emails peuvent avoir beaucoup de messages à lire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quelques références ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les règles de base de la Netiquette, Virginia Shea (1994):&lt;br /&gt;
http://www.albion.com/netiquette/corerules.html&lt;br /&gt;
*RFC1855, Netiquette Guidelines:&lt;br /&gt;
http://www.faqs.org/rfcs/rfcl855.html&lt;br /&gt;
*Internet and Web Glossary: Internet and Web Essentials (ISBN&lt;br /&gt;
1887902460) by Ernest Ackermann and Karen Hartman (2000):&lt;br /&gt;
http://www.webliminal.com/essentials/glossary.htmS&lt;br /&gt;
asynchronous&lt;br /&gt;
*The Jedi Master Speaks: Asynchronicity (August 15,1999):&lt;br /&gt;
http://www.dreamagic.com/jedi/article5.html&lt;br /&gt;
*Asynchronicity: Distributed Learning Communities:&lt;br /&gt;
http://www.wsu.edu/vwsu/direction/DirectPapers/&lt;br /&gt;
Asynchronicity.html&lt;br /&gt;
*Asynchrones Lernen:&lt;br /&gt;
http://www.wsu.edu/vwsu/RFP9631/WP1101496.html&lt;br /&gt;
*Allgegenwart im Internet-Zeitalter:&lt;br /&gt;
http://jeremy.zawodny.com/blog/archives/002931.html&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

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		<title>Chapitre 4 : introduction</title>
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				<updated>2011-07-13T16:10:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Extraits de l'article &amp;quot;e-Culture pour patients et facilitateurs&amp;quot; de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans &amp;quot;e-Learning for adults in hospital&amp;quot;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les codes de conduite pour la communication ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les formateurs doivent pratiquer le code de conduite Internet.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des lignes directrices informelles appelées « netiquette » existent pour les utilisateurs du Web. Netiquette est une liste de règles simples dont les plus importantes sont expliquées plus loin. Vous pouvez en connaître plus sur les règles de netiquette en vous rendant sur Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/Netiquette ou www.albion.com/netiquette/corerules.html.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le respect du temps et la bande passante'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes souvent amenés à communiquer avec d'autres utilisateurs Internet (par ex. chat, forums ...). Il est fondamental de respecter le temps des autres et ne pas les déranger sans raison valable avec des messages. Il est aussi nécessaire de comprendre que tous les utilisateurs n'ont pas la même capacité de bande passante et donc essayer de ne pas joindre des pièces jointes lourdes dans les emails (500ko maximum) car cela peut mettre très longtemps à télécharger suivant le type de connexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La culture du partage de connaissance'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas hésiter à partager ses connaissance. Si quelqu'un a une expertise ou une connaissance particulière, ils est conseillé de la partager avec d'autres &amp;quot;netcitoyens&amp;quot;. Cela contribue ainsi à enrichir le sujet dont on est expert en participant à des projets collectifs en ligne, comme Wikipédia, l'encyclopédie gratuite du net. On peut rejoindre des communautés de pratiques sur un style de musique particulier ou de n'importe quel passe-temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La traçabilité'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Les mots s'envolent et les écrits restent'', alors tout ce qui circule sur Internet peut être enregistré ou sauvegardé (mémoire cache). Les mots doivent par conséquent être soigneusement choisis. Le fait d'effacer le texte et les dossiers ne garantit d'ailleurs pas qu'ils n'ont pas été sauvegardés ailleurs sur le web. Il faut vraiment être prudent. Même si on se connecte à partir d'un accès public, il y a toujours moyen de retrouver ceux qui ont fait des choses punissables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le contexte'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une attention particulière doit être apportée à toute l'information périphérique au contexte (c'est-à-dire l'auteur, la date, l'endroit, l'audience ciblée...). Certains mots doivent être évités comme demain ou le week-end prochain, car ce sont en fait des données flexibles. L'année doit toujours apparaître dans les dates; il est dommage de lire des contenus expirés qui parlent de mois prochain quand ceux-ci réfèrent à des événements antérieurs de plusieurs mois ou années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Utilisez le Web, mais ne copiez pas.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on peut, on ne devrait pas copier et coller le contenu du Web mais plutôt faire des liens pour éviter de copier des renseignements. C'est une façon d'éviter d'être obsolète quand le document d'origine s'actualise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Email - quelques éléments de bonnes pratiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Choix du sujet: court, clair et spécifique'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les emails sont d'abord vus sous une forme courte avec le nom d'expéditeur, la date et le sujet. Ainsi si on veut que ses emails soient lus avec une attention appropriée, il faut faire attention aux termes utilisés. Les sujets comme &amp;quot;Comment allez-vous?&amp;quot;, &amp;quot;Important&amp;quot;, le nom de l'expéditeur ou du destinataire ou, pire, les sujets vides, doivent être évités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Corps de l'email: simple, direct et clair'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La partie principale de l'email doit s'écrire dans un langage simple, direct et clair, parce que:&lt;br /&gt;
* L'email est un média asynchrone (l'écriture et la lecture sont faites à des moments différents) ; il y a là donc une déperdition de temps car il faut plusieurs emails pour clarifier un point spécifique dans les échanges. Les gens qui lisent leurs emails peuvent avoir beaucoup de messages à lire. Il est donc important d'en venir au point sans trop de détails inutiles.&lt;br /&gt;
* Les gens qui lisent leurs emails peuvent avoir beaucoup de messages à lire.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Chapitre_4_:_introduction&amp;diff=4883</id>
		<title>Chapitre 4 : introduction</title>
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				<updated>2011-07-13T16:03:06Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : Page créée avec « ''Extraits de l'article &amp;quot;e-Culture pour patients et facilitateurs&amp;quot; de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans &amp;quot;e-Learning for adults in hospital&amp;quot;'''  '''Les formateurs… »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;''Extraits de l'article &amp;quot;e-Culture pour patients et facilitateurs&amp;quot; de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans &amp;quot;e-Learning for adults in hospital&amp;quot;'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les formateurs doivent pratiquer le code de conduite Internet.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des lignes directrices informelles appelées « netiquette » existent pour les utilisateurs du Web. Netiquette est une liste de règles simples dont les plus importantes sont expliquées plus loin. Vous pouvez en connaître plus sur les règles de netiquette en vous rendant sur Wikipédia: http://en.wikipedia.org/wiki/Netiquette ou www.albion.com/netiquette/corerules.html.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le respect du temps et la bande passante'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes souvent amenés à communiquer avec d'autres utilisateurs Internet (par ex. chat, forums ...). Il est fondamental de respecter le temps des autres et ne pas les déranger sans raison valable avec des messages. Il est aussi nécessaire de comprendre que tous les utilisateurs n'ont pas la même capacité de bande passante et donc essayer de ne pas joindre des pièces jointes lourdes dans les emails (500ko maximum) car cela peut mettre très longtemps à télécharger suivant le type de connexion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La culture du partage de connaissance'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il ne faut pas hésiter à partager ses connaissance. Si quelqu'un a une expertise ou une connaissance particulière, ils est conseillé de la partager avec d'autres &amp;quot;netcitoyens&amp;quot;. Cela contribue ainsi à enrichir le sujet dont on est expert en participant à des projets collectifs en ligne, comme Wikipédia, l'encyclopédie gratuite du net. On peut rejoindre des communautés de pratiques sur un style de musique particulier ou de n'importe quel passe-temps.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4882</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4882"/>
				<updated>2011-07-13T15:41:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* La première guerre du Net est déclarée */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment nous manipuler en 10 leçons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
#'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
#'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
#'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet âge.&lt;br /&gt;
#'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
#'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
#'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
#'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
#'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La première guerre du Net est déclarée ===&lt;br /&gt;
''Article paru dans le Courrier international, n° 1050 (du 16 au 21 décembre 2010)''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une partie de la communauté des hackers se mobilise pour contrecarrer l'interventionnisme des autorités, qu'ils jugent dangereux. Et tous les coups sont permis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cible : www.visa.com : feu feu feu !!'.&amp;quot; ordonnait Opération Payback [Opération représailles] sur Twitter le 8 décembre. Moins de trois minutes plus tard, le serveur de Visa était indisponible. Le même phénomène s'est reproduit pour les sites Internet de Mastercard et de PostFinance, la banque suisse qui avait gelé le compte du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Les sites du parquet suédois et du sénateur américain Joseph Liebermann ont également été attaqués. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cinquante minutes après l'offensive lancée contre Visa, l'Opération représailles était lancée sur Facebook. Ceux qui pensaient que le terme &amp;quot;cyberguerre&amp;quot; n'était qu'une métaphore inoffensive ont beaucoup appris au cours de la semaine passée. WikiLeaks ayant été quasiment fermé, les hackers ont répondu en attaquant les sociétés qui l'avaient mis hors service. Le terme de &amp;quot;guerre informatique&amp;quot; décrit bien la réalité. &amp;quot;La première guerre de l'information a maintenant commencé. WikiLeaks est le champ de bataille. Vous en êtes les troupes&amp;quot;, écrit le pionnier d'Internet John Perry Barlow sur Twitter. C'est lui qui, dans les années 1990, avait rédigé ce qui est désormais connu comme la déclaration d'indépendance d'Internet : &amp;quot;Gouvernements du monde industrialisé, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui appartenez au passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté là où nous nous rencontrons.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le document est devenu le symbole d'une époque dans l'histoire anarchique d'Internet et la référence au droit de souveraineté n'était pas qu'un postulat. Si l'on veut comprendre ce que signifie la &amp;quot;liberté d'Internet&amp;quot;, il faut savoir que, par son architecture même, Internet est conçu de telle sorte que personne ne sait ce qui circule dans les câbles. Pourquoi, malgré des campagnes intenses, n'a-t-on pas pu faire cesser le piratage de musique et de films ? Pourquoi est-il si difficile d'arrêter WikiLeaks, alors que la volonté politique d'y parvenir est évidente ? La réponse se trouve dans la configuration technique du Net. Ce n'est ni par bienveillance ni par manque de sanctions que ces mesures n'ont pu être prises. L'argument décisif a toujours été la liberté d'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autre part, Internet n'est pas organisé juridiquement comme d'autres secteurs essentiels de l'infrastructure mondiale. Sa structure n'est pas soumise à un contrôle international, mais dirigée par une société américaine qui gère le nom de domaine &amp;quot;.com&amp;quot;. Au cours des vingt dernières années, le dynamisme d'Internet a été tellement décisif pour l'évolution mondiale qu'on ne veut pas prendre le risque que l'ONU s'en mêle ou qu'on en arrive à une censure à la chinoise. Reste à savoir si l'événement WikiLeaks peut inverser la tendance et conforter le camp qui souhaite renforcer le contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre entre les défenseurs de la légitimité de WikiLeaks sur Internet et les partisans de sa fermeture se déroule de manière tout aussi anomique. Les politiques américains ne voulant pas attendre les tribunaux, ils ont laissé des entreprises privées comme Amazon, EveryDNS, PayPal et Visa prendre la décision de principe de fermer ou non WikiLeaks. Les deux camps opèrent sur un territoire non réglementé. Les politiques américains savent parfaitement faire pression, les hackers connaissent l'art de la guerre. Les Etats-Unis ont longtemps compté parmi les partisans les plus farouches de la liberté d'Internet. Après la réaction américaine vis-à-vis de WikiLeaks, on voit mal Barack Obama continuer à affirmer, comme il l'a fait en Chine, que plus le flux d'information est libre, plus la société est solide. A terme, la principale victime est donc la liberté d'Internet, son défenseur le plus ardent ayant perdu de son autorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nikolai Thyssen, Courrier international n°1050''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La &amp;quot;malpresse&amp;quot; mise en cause ===&lt;br /&gt;
'' Article paru dans Le Courrier du 14 août 2010''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
MEDIAS • Affaiblissement du débat démocratique, absence de vision globale, mise en avant de l'anodin et de l'émotionnel. Une étude dénonce la médiocrité rampante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La presse suisse est-elle responsable l'affadissement du débat démocratique? Oui, si l'on examine les prestations de 17 médias de référence lors du vote sur l'initiative contre les minarets: profusion de préjugés généralisateurs sur les musulmans; attention presque exclusive sur l'affiche et le jeu internet sur les minarets, au détriment du fond (liberté religieuse); traitement très favorable des partisans de l'initiative. Les médias ont ainsi «réussi» majoritairement à véhiculer l'image d'un islamisme militant, fort éloigné de la réalité musulmane en Suisse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et les médias ont-ils joué leur rôle d'avertisseur avancé de la crise économique? Bien sûr que non! La crise n'a été reconnue qu'à un stade tardif, au 2e semestre 2007. Succès des grandes banques et montants scandaleux des managers ont longtemps fait les grands titres. Centrées sur des acteurs isolés (entreprises, patrons), ces nouvelles ont occulté la transformation fondamentale de la banque classique en industrie financière. Les causes et conséquences des problèmes survenus n'ont été traitées qu'après le quasi-effondrement. Les médias n'avaient rien retenu des leçons de la crise d'internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''La qualité s'effiloche'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi? La vue macroécononomique sur les processus touchant l'ensemble de la société ou l'économie fait de plus en plus défaut chez journalistes. Et leur tâche centrale - intégrer les événements dans leur contexte, sur la base d'enquêtes approfondies - n'a plus trop cours, « si l'on excepte les crimes capitaux dans journaux à sensation », sourit le professeur Kurt Imhof. L'ère est au journalisme fulgurant 24 h sur 24, diffusant les mêmes contenus par plusieurs canaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'où une qualité médiatique qui s'effiloche, selon une étude réalisée auprès de 137 titres par l'Université de Zurich1 et présentée à Berne. « Le bilan est pessimiste, très pessimiste même », selon Oswald Sigg, membre du conseil de fondation « Offentlichkeit und Gesellschaft » qui la soutient. Pour un pays qui a longtemps joui d'une excellente réputation, cette vérité est cruelle. Elle est déjà contestée par Hanspeter Lebrument, président des éditeurs alémaniques,  mais  approuvée  par Impressum (journalistes).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les chiffres sont têtus'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La qualité s'effiloche, mais à qui la faute? Outre le manque de ressources (et d'ambition?), lié à une perte continue de recettes publicitaires, les chercheurs incriminent l'accoutumance à la gratuité des consommateurs, inoculée par les médias en ligne et journaux pour pendulaires. Particulièrement, les jeunes classes d'âges (15-34 ans) ont été socialisées dans cette culture où faits isolés et petites histoires humaines/animales ont pris un poids nettement plus élevé. Vive « people » et émotionnel! Dès lors, comment peut-on encore croire que le journalisme professionnel a un coût, que la production de dossiers et analyses politiques exige du temps, et surtout nourrit le nécessaire débat démocratique?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La baisse de niveau des médias se vérifie aussi à la part croissante des nouvelles nationales et surtout régionales, au détriment des informations internationales. Ce qui peut sembler paradoxal à l'ère de la mondialisation. Mais les chiffres sont têtus: en 2001, la part des reportages politiques sur l'étranger représentait 46%. Et plus que 24% en 2009. La radio publique échappe un peu à la régression, proposant toujours des sujets intéressants sur l'extérieur. Et aussi les journaux du dimanche qui couvrent un peu mieux le besoin de réflexion approfondie sur l'actualité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sinon, le tableau est plutôt sombre. Journaux gratuits, sites de nouvelles, radios privées et nombre de journaux par abonnement réduisent le monde à des nouvelles d'agences. Soit à une série continue de crises, guerres, catastrophes et affaires scandaleuses. Ce qui, selon tout vraisemblance, alimente aussi un populisme simplificateur car le monde n'est alors perçu que comme dangereux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en va des médias comme de la nourriture. Pour les premiers, la « malbouffe » est surtout dommageable pour le cœur et l'esprit, moins pour l'organisme. L'ambition de ces annales est modeste: éveiller chez tous (consommateurs, politiciens éditeurs, journalistes) la conscience que le pays a besoin de médias de meilleure qualité. Et inutile de regarder ailleurs: nous en sommes tous responsables! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Gérard Tinguely, Le Courrier, 14.08.10''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4881</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4881"/>
				<updated>2011-07-13T15:22:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Version en ligne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Comment nous manipuler en 10 leçons===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
#'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
#'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
#'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet âge.&lt;br /&gt;
#'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
#'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
#'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
#'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
#'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La première guerre du Net est déclarée ===&lt;br /&gt;
'''Article paru dans le Courrier international, n° 1050 (du 16 au 21 décembre 2010)'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une partie de la communauté des hackers se mobilise pour contrecarrer l'interventionnisme des autorités, qu'ils jugent dangereux. Et tous les coups sont permis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cible : www.visa.com : feu feu feu !!'.&amp;quot; ordonnait Opération Payback [Opération représailles] sur Twitter le 8 décembre. Moins de trois minutes plus tard, le serveur de Visa était indisponible. Le même phénomène s'est reproduit pour les sites Internet de Mastercard et de PostFinance, la banque suisse qui avait gelé le compte du fondateur de WikiLeaks, Julian Assange. Les sites du parquet suédois et du sénateur américain Joseph Liebermann ont également été attaqués. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cinquante minutes après l'offensive lancée contre Visa, l'Opération représailles était lancée sur Facebook. Ceux qui pensaient que le terme &amp;quot;cyberguerre&amp;quot; n'était qu'une métaphore inoffensive ont beaucoup appris au cours de la semaine passée. WikiLeaks ayant été quasiment fermé, les hackers ont répondu en attaquant les sociétés qui l'avaient mis hors service. Le terme de &amp;quot;guerre informatique&amp;quot; décrit bien la réalité. &amp;quot;La première guerre de l'information a maintenant commencé. WikiLeaks est le champ de bataille. Vous en êtes les troupes&amp;quot;, écrit le pionnier d'Internet John Perry Barlow sur Twitter. C'est lui qui, dans les années 1990, avait rédigé ce qui est désormais connu comme la déclaration d'indépendance d'Internet : &amp;quot;Gouvernements du monde industrialisé, géants fatigués de chair et d'acier, je viens du cyberespace, nouvelle demeure de l'esprit. Au nom de l'avenir, je vous demande, à vous qui appartenez au passé, de nous laisser tranquilles. Vous n'êtes pas les bienvenus parmi nous. Vous n'avez aucun droit de souveraineté là où nous nous rencontrons.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le document est devenu le symbole d'une époque dans l'histoire anarchique d'Internet et la référence au droit de souveraineté n'était pas qu'un postulat. Si l'on veut comprendre ce que signifie la &amp;quot;liberté d'Internet&amp;quot;, il faut savoir que, par son architecture même, Internet est conçu de telle sorte que personne ne sait ce qui circule dans les câbles. Pourquoi, malgré des campagnes intenses, n'a-t-on pas pu faire cesser le piratage de musique et de films ? Pourquoi est-il si difficile d'arrêter WikiLeaks, alors que la volonté politique d'y parvenir est évidente ? La réponse se trouve dans la configuration technique du Net. Ce n'est ni par bienveillance ni par manque de sanctions que ces mesures n'ont pu être prises. L'argument décisif a toujours été la liberté d'Internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'autre part, Internet n'est pas organisé juridiquement comme d'autres secteurs essentiels de l'infrastructure mondiale. Sa structure n'est pas soumise à un contrôle international, mais dirigée par une société américaine qui gère le nom de domaine &amp;quot;.com&amp;quot;. Au cours des vingt dernières années, le dynamisme d'Internet a été tellement décisif pour l'évolution mondiale qu'on ne veut pas prendre le risque que l'ONU s'en mêle ou qu'on en arrive à une censure à la chinoise. Reste à savoir si l'événement WikiLeaks peut inverser la tendance et conforter le camp qui souhaite renforcer le contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre entre les défenseurs de la légitimité de WikiLeaks sur Internet et les partisans de sa fermeture se déroule de manière tout aussi anomique. Les politiques américains ne voulant pas attendre les tribunaux, ils ont laissé des entreprises privées comme Amazon, EveryDNS, PayPal et Visa prendre la décision de principe de fermer ou non WikiLeaks. Les deux camps opèrent sur un territoire non réglementé. Les politiques américains savent parfaitement faire pression, les hackers connaissent l'art de la guerre. Les Etats-Unis ont longtemps compté parmi les partisans les plus farouches de la liberté d'Internet. Après la réaction américaine vis-à-vis de WikiLeaks, on voit mal Barack Obama continuer à affirmer, comme il l'a fait en Chine, que plus le flux d'information est libre, plus la société est solide. A terme, la principale victime est donc la liberté d'Internet, son défenseur le plus ardent ayant perdu de son autorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nikolai Thyssen, Courrier international n°1050''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4880</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4880"/>
				<updated>2011-07-13T15:13:31Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Version en ligne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment nous manipuler en 10 leçons'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
#'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
#'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
#'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet âge.&lt;br /&gt;
#'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
#'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
#'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
#'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
#'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4879</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
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				<updated>2011-07-13T15:13:18Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Version en ligne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment nous manipuler en 10 leçons'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
#'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
#'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
#'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet&lt;br /&gt;
âge.&lt;br /&gt;
#'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
#'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
#'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
#'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
#'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4878</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
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				<updated>2011-07-13T15:13:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Version en ligne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment nous manipuler en 10 leçons'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
#'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
#'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
#'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine&lt;br /&gt;
probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet&lt;br /&gt;
âge.&lt;br /&gt;
#'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
#'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
#'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
#'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
#'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4877</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4877"/>
				<updated>2011-07-13T15:10:37Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Version en ligne */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment nous manipuler en 10 leçons'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
#'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
#'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
#'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur&lt;br /&gt;
qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
#'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme&lt;br /&gt;
si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine&lt;br /&gt;
probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet&lt;br /&gt;
âge.&lt;br /&gt;
#'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
#'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
#'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête, vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
#'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
#'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4876</id>
		<title>Malinfo vs SlowInfo</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Malinfo_vs_SlowInfo&amp;diff=4876"/>
				<updated>2011-07-13T15:09:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Version PDF et imprimée ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;On est ce que l’on mange&amp;quot;, affirment les nutritionnistes. Va pour le corps. Et l’esprit ? Et si l'on était ce qu’on lit ? Dans le paysage démocratique, la presse est considérée comme le quatrième pouvoir. Un pouvoir qui se doit de contrebalancer et d’équilibrer les trois autres –l’exécutif, le législatif, le judiciaire. C’est dire l’enjeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Un quatrième pouvoir mis à mal. Tourmentes économiques et éthiques.'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La presse, comme d’autres secteurs, fait face à de nouveaux défis. La concentration toujours plus importante des médias a jeté le discrédit sur leur diversité, sur leur qualité et sur leur objectivité. Volonté de profit, course à l’audience : le journalisme qui permet des gains maximums est celui qui traite de sujets sensationnels. Les stars, les accidents, les nouvelles à consommer sur le champ. Bonnes à jeter juste après. Cela crée une culture du court terme, de la réaction dans l’urgence, et l’économie « de la panique ». Le journalisme qui cherche des gains maximums c’est celui qui utilise le temps de cerveau disponible des lecteurs et des téléspectateurs en entretenant et en favorisant les collusions douteuses avec la publicité (publi-journalisme, journaux gratuits.) Une société du spectacle et du spectaculaire où tout se joue dans l’urgence, sans recul. D’autres modèles ont vu le jour grâce au numérique : blogs, journaux participatifs, médias sociaux permettant la diffusion décentralisée d’informations et l’éclosion du journalisme citoyen. « Tous journalistes ! ». Un mot d’ordre qui a fait frémir la corporation craignant pour ses acquis, et sa survie. Or, le journalisme numérique, même s’il se cherche encore un modèle économique viable, représente une avancée décisive contre la malinformation. Il est participatif : impliquer le lecteur dans le respect d’une charte de déontologie, faire jouer son expertise, l’associer à celle des journalistes permet de multiplier les regards, d’approfondir les sujets. Il est multimédias : il permet d’associer au texte, le son, l’image, la vidéo, les hyperliens. Un article s’enrichit ainsi de plusieurs degrés de lecture. Nourriture physique et nourritures abstraites se rejoignent donc : le slow food a la même philosophie que le slow journalism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples de nouveau journalisme participatif : Ohmynews, Mediapart, Rue89, AgoraVox, Huffington Post, BondyBlogs, Drudge Report etc. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 1 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est attenter à l’autre » Victor Hugo, Discours à l'Assemblée constituante de 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 2 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Les faits sont sacrés, mais les commentaires sont libres.&amp;quot; Beaumarchais &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Encart 3 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En 1983, 50 grosses entreprises dominaient le marché international. En 1987, elles n'étaient plus que 29. En 1990, elles sont passées de 29 à 23. En 1997, elles n’étaient plus que 10. En 2003, l’industrie mondiale des médias était dominée par un peloton de tête composé de 9 entreprises géantes. Les cinq plus importantes sont Time Warner (47 milliards d'euro de CA en 2008), Disney (36 milliards US$), Bertelsmann (15 milliards US$), Viacom (13 milliards US$) et News Corporation de Rupert Murdoch (11 milliards US$).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Encart 4 ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Le Saviez-vous ?''' En Australie, Rupert Murdoch possède 7 des 12 quotidiens nationaux. En Italie, Silvio Berlusconi contrôle six des sept chaînes de télévision du pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sources iconographiques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.leravi.org/IMG/jpg/05rv60charmag_prozac.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L444xH270/bottom-up5jpabc6-2c8fe.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.pensee-unique.fr/images/mediablog0.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://lou.quetiero.free.fr/ARCHIVES/2006-Medias-France.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L540xH436/media-88a5a.jpg&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://libreria.sourceforge.net/library/Free_Culture/images/media-concentration-alt.png &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Sources et notes ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en Suisse : http://www.acrimed.org/article1078.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concentration des medias en France : http://www.observatoire-medias.info/imprimer.php3?id_article=103/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.mediapart.fr/club/edition/association-des-lecteurs-de-mediapart-alm/article/010209/faisons-le-point-sur-la-concen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chiffres internationaux : http://www.youthxchange.net/fr/main/b261_media-concentration-a.asp&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Appel de journalistes : http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Charte : http://www.journalistes-cfdt.fr/charte-1918/charte-de-munich.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
François Heinderyckx, La Malinformation Paris, éditions Labor, 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Journalisme de demain: http://hackshackers.com/about/&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W. Lance Bennett, Regina G. Lawrence, and Steven Livingston When the Press Fails, Political Power and the News Media from Iraq to Katrina University of Chicago Press, 2007&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.press.uchicago.edu/Misc/Chicago/042848.html&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Version en ligne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Comment nous manipuler en 10 leçons'''&lt;br /&gt;
''Article paru dans Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pressenza International Press Agency a résumé, fin septembre, les dix commandements de la manipulation médiatique, selon le célèbre sociologue Noam Chomsky. Les voici en bref:&lt;br /&gt;
1)'''La stratégie de la distraction''' : élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l'attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d'informations insignifiantes (...).&lt;br /&gt;
2)'''Créer des problèmes, puis offrir des solutions''' : (...) Par exemple : laisser se développer la violence urbaine (...) afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.&lt;br /&gt;
3)'''La stratégie de la dégradation''' : pour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l'appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de dix ans (...).&lt;br /&gt;
4)'''La stratégie du différé''' : une autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter  comme   « douloureuse mais   nécessaire »,   en   obtenant l'accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d'accepter un sacrifice futur&lt;br /&gt;
qu'un sacrifice immédiat (...).&lt;br /&gt;
5)'''S'adresser au public comme à des enfants en bas âge''' : si l'on s'adresse à une personne comme&lt;br /&gt;
si elle était âgée de douze ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine&lt;br /&gt;
probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d'un enfant de cet&lt;br /&gt;
âge.&lt;br /&gt;
6)'''Faire appel à l'émotionnel plutôt qu'à la réflexion'''.&lt;br /&gt;
7)'''Maintenir le public dans l'ignorance et la bêtise''' : (...) la qualité de l'éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre,de telle sorte que le fossé de l'ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures.&lt;br /&gt;
8)'''Encourager le public à se complaire dans la médiocrité''', à trouver « cool » le fait d'être bête,&lt;br /&gt;
vulgaire et inculte...&lt;br /&gt;
9)'''Remplacer la révolte par la culpabilité''' : faire croire à l'individu qu'il est seul responsable de son malheur (...). Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique,   l'individu   s'auto-dévalue  et  culpabilise,  ce  qui engendre un état dépressif dont l'un des effets est l'inhibition de l'action (...).&lt;br /&gt;
10)'''Connaître les individus mieux qu'ils   ne   se   connaissent  eux-mêmes''' : grâce à la biologie, la neurobiologie et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l'être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l'individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Nexus, novembre-décembre 2010''&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:R%C3%A9seaux_informatiques_:_des_clients_et_des_serveurs&amp;diff=3822</id>
		<title>Discussion:Réseaux informatiques : des clients et des serveurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.netizen3.org/index.php?title=Discussion:R%C3%A9seaux_informatiques_:_des_clients_et_des_serveurs&amp;diff=3822"/>
				<updated>2011-03-28T09:21:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Tbondolfi-assistsc : /* Suggestions de Théo Bondolfi pour orienter les contenus de cet article */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=== Suggestions de Théo Bondolfi pour orienter les contenus de cet article ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Angle simple : dans votre entreprise, vous mettez les documents sur le serveur interne. Quand vous faites une recherche sur le web, vous faites appel à des bases de données qui sont installées sur des serveurs. Quand vous allez dans un magasin pour acheter un ordinateur, ce que vous allez acheter comme ordinateur portable pour utiliser à la maison ou au travail, c'est un ordinateur de type poste client. Quelle est la différence entre serveur et client ? Voilà les explications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Structure de l'article :&lt;br /&gt;
partie 1 : Quelle est la différence entre clients et serveurs (histoire dictée y a 5 min) ?&lt;br /&gt;
partie 2 : L'état de la situation aujourd'hui: étonamment + de serveurs sous logiciels libres, mais c'est pour des raisons techniques, c'est parce que ça marche mieux, ce qui prouve juste que l'intelligence collective à l’œuvre tend vers le libre car il fournit un modèle plus efficace, c'est d'ailleurs ce qu'on appelle le mouvement OpenSource, qui n'a pas de positionnement politique&lt;br /&gt;
partie 3 : Passer de l'OpenSource au libre parce qu'il faut avoir une position politique, et ne pas se limiter à le faire sur des serveurs puisqu'on n'en a pas le contrôle si on est simple lecteur, mais de passer sous licence libre pour favoriser l'équité des chances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Encart sur Apache&lt;br /&gt;
Sous l'angle : comment ont-ils fait ce choix ?&lt;br /&gt;
La majorité des serveurs sur le web tourne sur Debian, donc même si on a l'impression que Microsoft est partout, c'est pas vrai.&lt;br /&gt;
Message positif : les informaticiens, non pas pour des raisons politiques, mais juste parce qu'ils ont testé et ils ont trouvé qu'il y avait une communauté plus dynamique, etc. ont opté pour Apache et Debian comme distribution, et donc les serveurs sont plutôt basés sur des logiciels libres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parler des Install Party&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
Raph:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*parler de la notion : n'importe quel serveur peut servir de client ou de serveur&lt;br /&gt;
*trouver les sources (notamment encart), &lt;br /&gt;
*parler de la question de l'erreur (remettre en forme) : « Le serveur a moins le droit à l'erreur que le poste client, puisque celui-ci ne servira qu'un seul client, alors que le serveur doit être invariablement exemplaire et irréprochable. C'est pour ça qu'il faut des logiciels qui soient en parfait état de marche, or c'est les logiciels libres qui ont le mieux répondu à cette attente, parce qu'ils font appel à l'intelligence collective, c'est-à-dire au fait que des milliers de contributeurs peuvent voir les failles. On évalue la qualité des logiciels libres en fonction de la vitalité du groupe des contributeurs. »&lt;br /&gt;
*chercher s'il ne s'agit que Apache ou d'autres? Seulement sur GNU/Linux ou d'autres?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Conférence de Benjamin Bayart'''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Lors de la première conférence du cycle &amp;quot;Qu'est-ce qu'Internet&amp;quot;, Benjamin Bayart aborde le sujet des réseaux, des serveurs et des clients.''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc la première spécificité d'internet en tant que réseau, c'est qu'il est basé sur de la commutation de paquet et non sur de la commutation de circuit... y en a combien qu'ont compris dans la salle? Ouais, on reconnaît bien le troupeau d'informaticiens... donc je vais commencer par expliquer ce que c'est la commutation de circuit, pour pouvoir à l'opposé expliquer ce que c'est la commutation de paquets. À partir de là je parlerai un tout petit peu de routage, ensuite on verra ce que c'est qu'une application, ce que c'est qu'une adresse, ce que c'est qu'un port, ensuite on verra ce que c'est une traduction d'adresse, normalement quand on aura fini la traduction d'adresse vous serez à peu près capables de comprendre ce qui se passe quand vous consultez un site web depuis chez vous. Et puis j'essaierai en conclusion de synthétiser l'ensemble de manière à ce que vous repartiez avec les 5% à retenir, en espérant que vous ayez compris les trois quarts du reste aussi. Voilà. J'ai pas appliqué mes règles de trois habituelles, je pense que j'en ai à peu près pour une heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.3 La commutation de paquets&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.3.1 La commutation des circuits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Commutation de paquets&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien, alors on va commencer par les choses intéressantes: la commutation de paquets. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 3&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Principe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commutation de circuits: &lt;br /&gt;
* Création d'un circuit;&lt;br /&gt;
* Pré-réservation de ressource;&lt;br /&gt;
* Connaissance de la topologie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour expliquer la commutation de paquets faut commencer par expliquer la commutation de circuit, la commutation de circuit c'est la façon dont fonctionnaient tous les réseaux jusque dans les années 70, en particulier c'est comme ça que fonctionne le réseau téléphonique. Le principe c'est que pour relier deux points sur le réseau on va créer un circuit continu allant du point A au point B. exactement ce que vous constatez sur un réseau électrique chez vous: quand vous allumez une ampoule, quand vous allumez une lampe, en bougeant un interrupteur, vous créez un circuit qui relie l'ampoule au réseau électrique et qui fait qu'il y a de la lumière, quand vous basculez l'interrupteur dans l'autre sens, vous coupez le circuit, ça supprime la lumière. Donc ça c'est à peu près ce qu'avait compris Graham Bell quand il s'est intéressé au téléphone; on crée des circuits. Ça suppose en fait de pré-réserver le circuit, après le moment en fait où vous avez composé le numéro et avant que ça sonne, les bidibidibidibidip que vous entendez, c'est le réseau qui est en train de chercher à pré-réserver le circuit... une fois que ça sonne à l'autre bout, le circuit est construit. Et pour faire ça, le réseau a besoin de connaître complètement la topologie du réseau, c'est à dire de savoir entièrement de quoi il est constitué pour savoir par où passent les appels. Alors pour ceux d'entre vous qui comme moi ont plutôt une mémoire visuelle, voilà ce que ça donne visuellement (Dia 4: exemple (schéma)). C'est un réseau. Chaque carré correspond à un nœud d'interconnexion, chaque trait correspond à, basiquement, une ligne possible dans le circuit... Alain, Bernard, Chantale, David, Edouard, Françoise, six personnes reliées au réseau. Quand on établit une connexion, quand on fait échanger Alain et Bernard, on réserve tout un circuit sur l'intégralité du réseau. Même pendant les périodes où l'on ne dit rien au téléphone, le circuit est réservé. Voilà une deuxième communication, jusque là tout va bien. Pourquoi est-ce qu'on a besoin de connaître la topologie complète du réseau, simplement parce que pour créer la troisième communication, entre Edouard et Françoise, y a un problème parce que le chemin passe par un point de congestion. C'est à dire que là le réseau quand il a calculé le circuit qu'il aurait voulu établir, il aimerait bien passer par le tronçon où y a deux lignes rouge et bleu, sauf que ce tronçon là, il est saturé. Et donc pour pouvoir trouver la voie de contournement et réserver le chemin complet, il y a besoin d'avoir une connaissance complète du réseau, pour simplement savoir créer ce détour. Ça c'est le principe d'une commutation par circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.3.2 La commutation de paquet&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 5&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Principe&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commutation de paquet&lt;br /&gt;
* Transport de paquets de données&lt;br /&gt;
* Décision locale non planifiée&lt;br /&gt;
* Risque de perte&lt;br /&gt;
* Non-prédictible&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La commutation par paquets se fait de manière très différente: chacun envoie des paquets d'information, donc pas un flux continu, mais un paquet d'information, si je garde le rapport avec le téléphone, avoir un paquet de données c'est quelques mini-secondes d'une discussion. Chaque nœud du réseau va décider de ce qu'il fait du paquet, en raison de la connaissance qu'il a de son voisinage, et non pas de la totalité du réseau. Et il va prendre sa décision, non pas pour toute une discussion, mais paquet par paquet. C'est à dire que dans le cas de congestion qu'on avait au-dessus, on va pas avoir une distribution très très claire de deux conversations rouge et bleu qui passent sur le tronçon principal et d'une conversation verte qui est déviée, on va avoir en fait les trois parfaitement mélangées sur le tronçon principal et le tronçon accessoire. Ce qui est quelque chose de techniquement très différent. Alors voilà une représentation schématique du même réseau sur lequel on ferait de la commutation de paquet, et ça ressemble à quelque chose comme ça (Dia 6: exemple (schéma)): l'émission d'un paquet qui est transporté, l'émission d'un deuxième, qui est transporté, ... La grande différence, c'est que mon interlocuteur A, qui tout à l'heure ne parlait que à B, là a été capable en parfait mélange, d'envoyer certaines données à destination de B, d'autres données à destination de F. Ça c'est l'aspect très novateur des réseaux à commutation de paquet à la fin des années 70. Le même terminal, qui est en fait votre ordinateur chez vous, peut discuter avec plusieurs serveurs en même temps, en parallèle, sans que ça se mélange. Ce qui n'était pas possible sur les réseaux précédents. Y en a à peu près aucun de la même génération, les gens qui ont connu le service minitel savent qu'on peut consulter un service minitel, puis un autre, mais pas deux en même temps, alors que vous savez tous couramment être sur deux sites web en même temps. Bien. Donc ça c'est le premier morceau important à comprendre: sur internet on raisonne paquet par paquet, jamais &lt;br /&gt;
par circuit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.4 Bases de routage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bases de routage&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant qu'on a compris qu'on transportait des paquets, on va essayer de comprendre comment chacun de ces paquets se transmet. (THEO : rajouter le descriptif du &amp;lt;jeu des paquets&amp;gt; dans un groupe de 8 à 30 personnes comme Jango Edwards) En particulier, je veux que ce soit très clair pour vous, quand on télécharge un fichier, à moins que le fichier soit ridiculement petit, il n'existe pas une connexion continue entre le serveur qui envoie le fichier, et votre client qui le reçoit. Le serveur envoie des tout petits bouts de fichiers qui se perdent dans le réseau et reviennent à l'autre bout, comme fort heureusement les bouts ont été numérotés, en les remettant dans le bon ordre, on ré-obtient le fichier. Et je veux bien que vous soyez conscients de ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.4.1 Le routage statique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 7&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Routage statique&lt;br /&gt;
* Une destination&lt;br /&gt;
* Une passerelle&lt;br /&gt;
* Défaut&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien. Le routage le plus simple à comprendre, c'est le routage statique, c'est à dire qu'on dit à une machine: « pour telle destination, tu enverras à tel intermédiaire », et le cas le plus simple étant quand on a une route par défaut, ce qui est le cas chez vous, où je suppose que la majorité d'entre vous n'a qu'un seul fournisseur d'accès, en fait votre machine sait que la sortie c'est par là. Et ça suffit comme routage. Mais c'est exactement comme du routage routier: quand vous sortez de votre garage, basiquement y a qu'une seule allée pour sortir, ça se complique sitôt que vous êtes au portail, faut choisir si faut aller à droite ou à gauche. Mais juste sortir de chez vous en général c'est une route par défaut. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Formulation: 192.168.0.0/24 via 1.2.3.4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà comment ça se formule une route. Moyennement lisible... ça dit: pour joindre telle plage d'adresse IP, faire suivre à telle personne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Français: de 192.168.0.0 à 192.168.0.255 via 1.2.3.4&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on traduit en sensiblement plus français, pour toutes les adresses qui sont comprises entre machin et truc, il faut faire passer par ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi je vous emmerde avec cette représentation numérique? En fait parce que ce qui est intéressant derrière, c'est la vision qu'en a votre ordinateur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En binaire: de 3232235520 à 3232235775 via 16909056&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors en général on l'écrit dans la formulation au-dessus pour les êtres humains normaux, et puis pour les ordinateurs on l'écrit comme c'est en-dessous. Pourquoi c'est intéressant de savoir que ça (formulation)ça n'est qu'une représentation simplifiée d'un entier? Parce qu'une décision de routage ça se fait avec des opérations aussi bêtes que plus petit que et plus grand que. Donc mathématiquement ça met en jeu des notions extrêmement puissantes, en générale enseignées vers le CE1. Si l'adresse de la destination est plus grande que ça (3232235520) et plus petite que ça (3232235775), alors il faut faire suivre à lui (16909056). On est bien d'accord, les ordinateurs ne manipulent que des chiffres, donc un interlocuteur c'est un numéro. Une route c'est donc quelque chose d'assez simple. Pour les adresse de tant à tant c'est par là, pour les adresses de tant à tant c'est par là. C'est même un protocole de routage que vous avez l'habitude d'appliquer. Ben oui: vous sortez d'une station de métro sur les boulevards parisiens, vous regarderez, à pas mal d'endroits, sur les plaques signalétiques des rues, y a écrit le nom de la rue, et y a écrit numéro tant à tant par là, numéro tant à tant par là. C'est bien exactement la même chose que vous faites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 8&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vocabulaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
192.168.0.12: adresse, destination, source&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un petit peu de vocabulaire! Alors ça, juste tout seul, selon le point de vue qu'on en a c'est une adresse sur le réseau internet, qui peut être soit la destination soit la source d'un paquet, soit un des intermédiaires de transport.&lt;br /&gt;
192.168.0.0/24: route, préfixe&lt;br /&gt;
Et ça, techniquement c'est un préfixe, souvent on appelle ça une route, en fait c'est pas tout à fait vrai, c'est vraiment un préfixe, ça désigne une plage d'adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.2.3.4: passerelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça, dans l'exemple que j'avais tout à l'heure, c'est la passerelle, c'est-à-dire c'est la personne à laquelle on va transmettre les données pour qu'elle les transmette en notre nom, ce qui dans le mécanisme postal serait l'adresse du bureau de poste d'à côté.&lt;br /&gt;
BiduleBox: 1 passerelle, 2 adresses, 3 routes&lt;br /&gt;
Une BiduleBox, par exemple comme vous avez chez vous, c'est un routeur, ce n'est qu'un routeur (c'est un des carrés de mon dessin de tout à l'heure), qui a une passerelle, qui est celle du FAI, qui a deux adresses, en général, et qui a trois routes. &lt;br /&gt;
GroRouteur: 150 passerelles, 300.000 préfixes&lt;br /&gt;
Un GroRouteur, c'est un vrai routeur, un des carrés du milieu quoi, pas celui qu'est chez vous, bon ça a facilement 150 passerelles et ça a à peu près 300.000 routes ou 300.000 préfixes, ça a des routes sur 300.000 préfixes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 9&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
BiduleBox&lt;br /&gt;
* 192.168.0.0/24 direct, patte 2&lt;br /&gt;
* 80.67.161.140 direct, patte 1&lt;br /&gt;
* 0.0.0.0/0 via 80.67.161.140&lt;br /&gt;
* Patte 1, je suis 192.168.0.1&lt;br /&gt;
* Patte 2, je suis 80.67.176.93&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment ça se matérialise? Comme ça. Y a le réseau qui est chez vous, les trois machines à droite étant ce que vous voulez qui y a chez vous de relié à internet – le PC de bureau, le portable, l'iPhone, l'imprimante, la machine à laver, ce que vous voulez, on s'en fout, c'est le machin qu'est relié chez vous – la BiduleBox, le routeur du FAI, et sur le côté gauche, le vaste internet – vous savez là où y a tous les nazis, les pédophiles... c'est celui-là l'internet. Des fois il est de l'autre côté aussi mais... chez moins de monde! Bien. Cette machine-là, la Box, c'est celle qui m'intéresse, simplement parce que c'est le routeur, moi ce que je veux c'est simplement vous expliquer comment se route tout ce fatras. Cette boîte elle a une première route qui lui dit: « Si tu as un paquet qui est à destination de 192.168.0.0/24, tu y est connectée de manière directe, c'est sur ta patte numéro2 (celle qu'est à droite). » Ensuite elle a une deuxième route qui lui dit: « Y a un interlocuteur et un seul que tu sais joindre, parce qu'il est au bout de ta patte numéro 1 (c'est le routeur du FAI) ». Et puis enfin y a une route qui lui dit: « Pour toutes les adresses de 0 à 4 milliards, t'enverras à pépère à gauche là. » D'accord? C'est ce qu'on appelle une route par défaut. Ça veut dire que dans ce mécano-là, la boîte est capable, voyant un paquet sans savoir d'où il vient, juste en regardant où il va, de décider s'il faut l'envoyer sur la patte de droite ou sur la patte de gauche. En général c'est assez simple, hein, ce qui arrive sur la patte de droite va plutôt aller à gauche, ce qui arrive sur la patte de gauche devrait plutôt aller à droite. C'est pas complètement systématique, mais c'est presque ça. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.4.2 Le routage dynamique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 10&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Routage dynamique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien, ça c'est du routage statique. C'est-à-dire qu'en fait chaque nœud du réseau connaît les adresses précises de ses voisins et par quel voisin il faut passer pour joindre quel autre bout du réseau. Maintenant sur ce mécanisme, pour vous donner une petite idée, c'est comme si en se promenant dans la rue, à chaque coin de rue, il y avait un panneau dans chacune des directions vous listant la totalité des destinations possibles. Pas juste les grands choix: Marseille par là, Paris par là. Non, non: ville par ville, rue par rue, toutes les adresses sur un panneau. On sent bien qu'à chaque fois que quelqu'un va donner un coup de tracto-pelle dans une rue quelque part, il va falloir mettre à jour un nombre de panneau considérable. C'est ce qu'on appelle le routage dynamique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nommer le réseau: AS&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ça, le premier morceau dont on a besoin, c'est de nommer les réseaux. Le nom d'un réseau, c'est ce qu'on appelle son AS (Autonomus System), c'est le numéro de l'opérateur, on reste dans l'informatique donc ils ont tout numéroté. &lt;br /&gt;
Je sais joindre a.b.c.d/n en 3 sauts via AS1, AS2, AS3&lt;br /&gt;
Une route, le calcul de routage dynamique se fait simplement parce que deux routeurs discutent, et ils se racontent des histoires qui ressemblent à « Je sais joindre tel préfixe en trois sauts, via tel AS, tel AS, tel AS. » Et les routeurs passent leur vie à se raconter ça, et à se dire l'un l'autre « J'ai une nouvelle route pour joindre machin, c'est un poil plus court, faudrait passer par là .» « J'ai une nouvelle route, moins bonne parce que y a un truc qu'a sauté donc maintenant faut passer par là et c'est plus long. », etc. Et donc ils passent leur vie à se raconter ça, et à l'apprendre. C'est-à-dire que un routeur qui est connecté à cinq autres apprend les 300.000 routes de la part des cinq routeurs, et puis pour chacune de ces 300.000 routes va comparer les cinq exemplaires et choisir celui qu'il juge le meilleur. Soit parce que c'est plus court, soit parce que là-bas l'herbe est plus verte, y a mille raisons possibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dia 11: Échange, schéma)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors si je garde une symbolique qui va revenir dans plusieurs transparents, on va supposer que les bidules ronds, parfois à forme ovale sur certains dessins, sont des réseaux. Donc ça correspond à un AS, c'est-à-dire que typiquement vous allez avoir Free, Orange, Neuf, FDN, Google, etc. Des réseaux. Qui sont interconnectés entre eux et donc il y a au bord de ces réseaux un certain nombre de routeurs qui sont connectés avec le réseau d'à côté et sur lesquels on se raconte « Et bien moi je sais rejoindre Google en quatre sauts via Orange, alors que lui il sait joindre Google en sept sauts via Free », etc. Voilà à quoi ressemble le plat de nouilles si nos neuf opérateurs se retrouvent présents dans la même salle. Y a un nombre d'interconnexions qui est assez hallucinant. Pour vous donner un ordre de grandeur, dans une salle-machine d'usage international, comme y en a deux ou trois à Paris, on a couramment une centaine d'opérateurs. Je vous laisse imaginer la taille du merdier, sachant que sur internet, pour vous fixer toujours des ordres de grandeur, y a à peu près 40.000 opérateurs. Donc voilà à quoi ressemble ce qu'on peut faire de pire dans un système d'échange avec seulement neuf opérateurs présents, c'est-à-dire dans une petite salle-machine de province. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(Dia 12: Point d'échange, schéma)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça c'est beaucoup plus simple à établir, ça porte un nom, c'est un nœud d'échange. Donc quand vous entendrez parler sur internet de nœud d'échange, de GIX (Global Internet Xchange), de point de peering, c'est bêtement ça. C'est-à-dire que quand on est plus de deux opérateurs dans la même salle, plutôt que de tirer des liens dans tous les sens et de faire des plats de nouilles avec des tas de réseaux, on met un switch au milieu, et tout le monde se branche sur le même switch. Ça permet mine de rien de se raconter un très grand nombre de routes avec un très petit nombre de câbles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.4.3 Vocabulaire&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 13&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Éléments de vocabulaire:&lt;br /&gt;
* interconnexion&lt;br /&gt;
* routes annoncées&lt;br /&gt;
* peering&lt;br /&gt;
* transit&lt;br /&gt;
* symétrie du trafic&lt;br /&gt;
* volume&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant qu'on a ces quelques bases on va pouvoir essayer de se poser un petit peu de vocabulaire. Et pour le coup, ça ce sont des mots, si vous essayez de suivre par exemple les vidéos du colloque qui y avait hier sur la neutralité des réseaux, qu'est un des enjeux politiques majeurs, vous risquez de croiser ce genre de mots-là, qui ont été lâchés en supposant que tout le monde savait, et qui sont pas forcément clairs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'on appelle une interconnexion c'est simplement un lien entre deux opérateurs. Chacun des opérateurs gère son propre réseau, c'est-à-dire son petit bout d'adressage internet, comme il a envie, avec des routes statiques ou avec des routes dynamiques, il gère son petit bout de réseau, avec ses petits bouts de routeur, comme il veut. Deux opérateurs sont interconnectés quand ils ont établi un lien entre eux et que sur ce lien ils s'échangent des routes, ils se disent « Moi je sais aller là », « Moi je sais aller ailleurs », « Je sais y aller par telle route, qui coûte tant », etc. Y a donc une des notions-clés quand on veut comprendre le routage d'internet qui est de comprendre que chacun annonce des routes, et que chacun apprend des routes. En particulier, un AS, un réseau... on sent bien que pour que le merdier marche il faut un point de départ. Parce que j'interconnecte deux routeurs, chacun connaît 300.000 routes, et puis ils vont se les échanger, et puis décider de faire un partage, en fait. C'est-à-dire que le routeur de droite va décider que, sur tout le trafic qu'il envoyait précédemment ailleurs, maintenant y a telle partie qu'il va plutôt envoyer à son voisin de gauche parce qu'il a de meilleures routes. On sent bien que ça marche une fois que le système est établi. On sent bien aussi que ça démarre pas: alors je prend deux routeurs, je les sors du carton, je les branche et je les allume... et ils les ont trouvé où les 300.000 routes? Il manque l'étincelle initiale. En fait, chaque routeur commence par annoncer, quand il se lève le matin, il se réveille, on vient de l'allumer, il sait rien, il sait au moins une chose: il sait qui il est et où il est. Et donc il annonce à tous ses voisins: « Moi je suis l'AS numéro tant, et je sais joindre en 0 sauts, puisque c'est chez moi, telle plage d'adresses, telle plage d'adresses, telle plage d'adresses ». Et donc immédiatement, tous ses voisins savent « Tiens, ces trois nouveaux préfixes, qui n'existaient pas avant, maintenant se joignent en passant par telle case ». Et tout ça se réplique, et se répète, et se ré-annonce par l'ensemble des voisins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu'on appelle du peering, c'est quand deux opérateurs sont interconnectés, et ne s'annoncent que leur route locale. C'est-à-dire: Free est connecté à Orange, Free annonce à Orange « Toutes les routes pour me joindre, moi, toutes ces routes-là sont moi. Ces ensembles d'adresses-là forment la totalité de mon réseau, tu peux me les renvoyer ». Et Orange annonce à Free « Ces adresses-là sont moi, tu peux me les envoyer. » Et ils ne s'échangent que ces routes-là. En règle générale le trafic qu'on s'échange en peering est gratuit. C'est-à-dire qu'en fait les deux opérateurs se trouvant voisins géographiquement, ils ont tout intérêt à tirer un câble une bonne fois pour toutes entre eux deux et à faire passer par ce câble-là tout le trafic. C'est ce qu'on appelle du transit. C'est assez facile, ça vient du sens du mot transit en fait. C'est quand deux opérateurs s'annoncent des routes qui ne sont pas les leurs. C'est-à-dire quand j'annonce à mon voisin « Non seulement ces routes-là c'est chez moi, mais en plus je te donne tout ce que j'ai moi comme route pour joindre le reste d'internet, tu jugeras de celles que tu préfères et donc du trafic que tu voudras m'envoyer. Ce trafic n'est pas à destination de mon réseau. Il est à destination de plus loin. Et donc ce trafic, que tu m'enverras et qui n'est pas à destination de mon réseau, va transiter sur mon réseau pour arriver à la sortie. Typiquement entre votre ordinateur et l'ordinateur de quelqu'un qui habite aux Etats-Unis, y a probablement trois ou quatre opérateurs intermédiaires. Ces trois ou quatre opérateurs intermédiaires font bien du transit. Le paquet qui circule n'est pas à destination de chez eux, ils le transportent pour qu'on les détienne. Ça, bien entendu c'est systématiquement facturé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ensuite il faut comprendre qu'il y a un élément clé pour les opérateurs, ces temps-ci ils ont en train de changer d'avis sur la signification qu'il a, il s'agit de la symétrie du trafic. On sent bien quand on crée un lien entre deux réseaux, la quantité de données envoyée dans chaque sens n'est pas symétrique. Typiquement si vous créez une interconnexion entre un fournisseur d'accès, admettons Orange et un fournisseur de contenu, mettons YouTube, le trafic va quand même essentiellement aller de YouTube vers Orange. Et marginalement dans l'autre sens. Ce point-là est techniquement sans le moindre intérêt mais est un argument de poids dans les négociations commerciales. En général on considérait jusqu'à y a quelques années que quelqu'un qui émet beaucoup de données est un partenaire intéressant parce que ça fera toujours ça de moins à aller récupérer et donc on cherchait à s'y connecter. Depuis à peu près un an, les opérateurs sont en train de changer d'avis. Ils sont en train de dire que finalement, quelqu'un qui émet beaucoup de données, c'est juste un parasite, il fait rien qu'à se servir du réseau, donc ils aimeraient bien soit qu'il paie, soit qu'il arrête. Voilà, y a des bouts de négociations politiques et commerciales derrière, qui sont montrés du doigt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin il y a évidemment un point clé qui est le volume. C'est-à-dire qu'un lien sur lequel on va échanger trois mails par jour, ça n'a pas du tout du tout du tout la même tête qu'un lien sur lequel on va faire circuler des centaines de millions de vidéos tous les jours. Et c'est en général un point clé. C'est-à-dire que deux opérateurs, même s'ils ne sont pas encore géographiquement voisins, qui s'échangent des quantités astronomiques de données, ont intérêt à devenir voisins, ont intérêt à, même s'il faut faire des trous dans les trottoirs, passer un câble entre eux deux. Donc les informations sur, si vous voulez comprendre ce qui peut se raconter sur du réseau dans la presse spécialisée, si vous voulez faire une lecture un peu fine de ce que Free peut dire comme mal sur YouTube ou de ce que Orange peut reprocher à tel ou tel fournisseur dans la presse, ou si vous voulez comprendre par exemple la guerre qu'il y a eue entre Neuf et Dailymotion en 2007, il vous faut comprendre qu'ils sont en train de parler de peering, qu'ils sont en train de parler de trafic asymétrique et qu'ils sont en train de parler de volumes énormes. Etque ce sont les trois points clés pour comprendre de quoi il s'agit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.4.4 Synthèse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 14&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Synthèse:&lt;br /&gt;
*paquets&lt;br /&gt;
*simplicité&lt;br /&gt;
*universalité&lt;br /&gt;
*symétrie&lt;br /&gt;
*public / privé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien. Si j'essaie de résumer un petit peu ce que je vous ai dit sur le routage et qui est à priori non simple: le premier morceau à bien retenir c'est qu'on route des paquets, toujours. C'est-à-dire que quand on essaie de vous faire croire que pour regarder de la vidéo il faut une qualité de réseau différente de celle qu'il faut pour lire du mail... Ben c'est pas vrai. C'est-à-dire que ça transporte des paquets, ça les transportera pas plus vite ou moins vite, et effectivement ça crée des vraies difficultés, c'est-à-dire que pour regarder de la vidéo y a un flux continu, on crée un flux continu en transportant des petits bouts. Et vous verrez, c'est très compliqué... en particulier un réseau qui fonctionne par paquets, si à un moment à un endroit, il sature, la seule chose raisonnable à faire c'est de jeter le paquet. Et on sent bien que dans une vidéo, si on jette un paquet en plein milieu, ça va faire un trou dans le film. Et donc de là viennent tout un tas de stratégie sur « Est-ce que je veux absolument voir le film? Auquel cas le bout de paquet que je n'ai pas reçu je vais demander à ce qu'on me le renvoie, pour compléter le flux ». C'est par exemple si je suis en train de télécharger un film, ou c'est par exemple ce qui explique que sur un navigateur, quand vous regardez une vidéo, il commence par bufferiser. C'est-à-dire que avant de vous montrer la vidéo, il va télécharger les cinq premiers méga-octets comme ça il a trente secondes d'avance, et le temps que vous regardiez les trente premières secondes il va télécharger le reste. Si à un moment y a un paquet qui se perd, c'est pas grave il aura le temps de le redemander sans bloquer. Internet est fait comme ça. Ce que je veux que vous compreniez aussi c'est que l'ensemble est bête à manger du foin, c'est-à-dire qu'un routeur, c'est quelque chose qui est capable de faire deux opérations mathématiques qui sont « inférieur » et « supérieur » pour décider de l'endroit où ça doit aller. C'est tout. Il le fait plusieurs  milliards de fois par seconde, c'est entendu, mais il ne fait que ça. Ça n'a rien  de compliqué. Et c'est ça qui fait qu'Internet fonctionne. Ce qui fait qu'on n'a pas été capables sur les réseaux précédents d'amener chez tout le monde un petit routeur c'est que ça coûtait trop cher. Un routeur de téléphone, ce qui vous aurait permis d'avoir autant de lignes de téléphone que vous voulez chez vous, c'est épouvantablement compliqué à fabriquer, parce qu'il faut que ça comprenne toute la topologie du réseau, et que ça soit capable de construire un circuit. Par contre un routeur qui commute des paquets, c'est bête à manger du foin! Un CPU de montre à quartz suffit à faire un routeur élémentaire. C'est ce qui fait qu'on peut fabriquer pour trois sous des routeurs qu'on peut mettre chez tout le monde. Et c'est ça qui a permis à Internet de se développer et qui a empêché des développements aussi massifs sur les autres réseaux. Donc techniquement c'est extraordinairement simple. Ensuite c'est absolument universel. C'est-à-dire que les données qu'on transporte peuvent être n'importe quoi, peuvent être des questions ou des réponses, y a pas de différence. Dans la mesure où on ne transporte que des paquets, juste en regardant passer le paquet, il n'y a pas moyen de savoir qui est serveur qui est client là-dedans. On sait juste: y a un paquet qui va dans tel sens. Est-ce que c'est la commande ou est-ce que c'est le colis avec la livraison, on ne sait pas. Et ça c'est ce qui est fondamental à comprendre. Ce qui a fait le succès d'Internet c'est le fait qu'il est extraordinairement simple à écrire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin là-dedans tout ça est symétrique, c'est-à-dire que si vous regardez dans les différents dessins de réseau que je vous ai passés jusque là et dans l'explication de comment fonctionne le routage, y a pas de nature d'adresse, c'est-à-dire qu'il y a pas des adresses qui sont d'un type donné, qui sont des adresses des serveurs et qu'il y a pas d'adresses d'un type différent qui sont des adresses de clients. Le réseau transporte des paquets, en fait quand je vais consulter une page web, y a des paquets qui partent de chez moi pour dire au serveur « je veux telle page », et y a des paquets qui partent du serveur web et qui vont chez moi pour dire « tiens, la voilà, je l'ai découpée en 37 paquets, voilà les paquets 1 à 12 ». Le réseau, s'il se contente de faire son travail de routage, ne sait pas ce que c'est, et ne sait pas qui est client et qui est serveur. Ce sont des notions qui ne le concernent pas. C'est quelque chose de particulier à internet. Typiquement quand vous regardez un réseau à commutation de circuit, on sait très bien qui est à la demande de la création du circuit, et qui est à la destination. Donc du coup on sait qui est le client, celui qui demande, et qui est le serveur, celui qui est la destination. Ils ont même parfois des connexions différentes. Si vous regardez un réseau dont vous avez l'habitude, et qui est un réseau à commutation de circuit: sur le réseau d'eau, on fait une différence assez nette entre les gens qui injectent de l'eau dans le réseau et les gens qui en sortent. C'est pas le cas sur internet. Donc le réseau est fondamentalement, essentiellement symétrique. Même si les débits peuvent être asymétriques, y a pas de différence de nature entre l'adresse IP qui est chez vous et l'adresse IP qui est à l'autre bout, et y a pas de différence structurelle entre un routeur et un autre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin y a un point à comprendre, qui est qu'on peut utiliser ce protocole de routage pour router n'importe quoi. Si je prends quatre ordinateurs, que je les raccroche à un switch et que je fais des petites configurations qui vont bien et des petits bouts de table de routage qui vont bien, j'ai créé un réseau qui est routé, qui utilise le protocole IP, qui utilise les tables de routage, qui est comme on a vu: machin.truc.bidule.chose/12, tout ça c'est un réseau, et ce réseau n'est pas internet. C'est juste un réseau routé avec ce protocole-là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui fait internet, c'est simplement les 40000 réseaux routés par ce protocole-là, qui sont interconnectés entre eux, et qui pour pouvoir s'interconnecter entre eux ont été obligés de respecter un nombre de règles très simples, dont par exemple le fait d'éviter les doublons. Je sais pas si vous avez déjà réfléchi à comment marcherait le téléphone si deux personnes avaient le même numéro de téléphone. Quand je compose le numéro, j'appelle qui? Un vrai problème. L'unicité de l'adresse est quelque chose d'indispensable sur un réseau. Et donc le réseau IP sur lequel tout le monde s'est mis d'accord, sur l'unicité des adresses, et donc sur le fait de ne pas utiliser l'adresse du voisin quand on construit son petit bout de réseau personnel, c'est ça qu'on appelle Internet. Tous les autres, tout le reste, tous les autres réseaux IP, et il en existe énormément d'autres, sont des réseaux privés. Par exemple, le réseau qui existe entre mon ordinateur et mon imprimante, il utilise certes des adresses IP, mais pas des adresses IP publiques, pas des adresses IP qui m'ont été officiellement attribuée, et donc ça forme un réseau privé. En particulier, ce réseau continue à fonctionner quand je coupe l'accès à internet chez moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.5 Applications, adresses, ports&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Applications, adresses, ports&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce que je veux que vous compreniez aussi, c'est que dans les questions de routage, quand il s'agit de savoir comment sont transportées les données, à aucun moment on a spécifié la nature du paquet. Que ce soit quelques mini-secondes de voix, que ce soit quelques lignes d'une page web, que ce soit une requête d'EMS, que ce soit quelques mini-secondes de jeu dans un jeu vidéo, c'est un paquet de données brut auquel le réseau ne comprend rien. Et en fait basiquement c'est pas son problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 15&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Utiliser cette infrastructure&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une machine peut parler avec plusieurs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, si on cherche à utiliser cette infrastructure pour faire de la communication, on constate qu'une machine peut parler avec plusieurs autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Une machine peut être serveur ou client&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est-à-dire... une machine peut parler avec plusieurs autres, je peux consulter deux pages web en simultané, et un serveur web peut être consulté par plusieurs personnes en simultané. Ça vous paraît évident ça? Vous pouvez être plusieurs sur Facebook en même temps... de la même manière, n'importe quelle machine sur le réseau peut être soit client soit serveur, ça ne change rien à la nature du réseau. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Comment trier les paquets sur la machine?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du coup, sur ma machine qui est en train d'émettre des pages web à destination de douze personnes pendant que moi je suis en train de surfer sur quinze sites, comment on fait le tri des paquets qui rentrent et qui sortent? Parce que des paquets elle en reçoit plein, elle en émet plein, comment elle sait que quel paquet correspond à quelle page? La bonne solution, c'est comme toujours en informatiques de rajouter un numéro. &lt;br /&gt;
En rajoutant un numéro « de port »&lt;br /&gt;
C'est ça ce qu'on appelle le numéro de port. En fait, c'est simplement un identifiant de la connexion. C'est juste: la machine indique: telle connexion porte tel numéro chez moi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 16&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemples&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une requête web classique:&lt;br /&gt;
Ça s'explique mieux sur un exemple. Voilà à quoi va ressembler une requête web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
http://www.fdn.fr/minitel.avi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une URL qu'on veut aller chercher, je tape ça dans mon navigateur, voilà ce que ça donne sur le réseau.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A,5038 -&amp;gt; D,53 : où habite www.fdn.fr ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ma machine émet, depuis le port numéro n'importe quoi - quand on émet on prend un port au hasard – à destination du serveur D (D comme DNS), sur le port 53, une requête qui dit « où habite www.fdn.fr »? Je vous laisse imagine que le serveur DNS, sur le port 53, des requêtes, il en reçoit en permanence, il en reçoit des milliers par seconde. Si il a pas le numéro de port pour savoir à qui il doit répondre, il va envoyer la réponse, certes sur la bonne machine, mais pas forcément à la bonne question. C'est-à-dire que quand vous interrogez votre DNS, si quand vous lui demandez « où est Facebook » il vous répond l'adresse de Wikipedia, sous prétexte que dans l'onglet d'à côté vous avez demandé « où est Wikipedia » et que là il a répondu Facebook, ça va très vite mal se mettre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D,53 -&amp;gt; A,5038 : il est en 80.67.169.12 (W)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc lui il répond: « il habite à telle adresse », que nous nous appellerons W dans la suite (W comme Web). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A,5039 -&amp;gt; W,80 : donne moi /minitel.avi&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'où connexion suivante: la même machine depuis un autre port, écrit à monsieur W sur le port 80, pour lui dire « donne-moi donc Minitel.avi ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
W,80 -&amp;gt; A,5039 : tiens, gaffe, c’est long...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et monsieur W va répondre: « tiens voilà, fais gaffe c'est long. Prévoir plusieurs paquets, à peu près 600 000. » Voilà. Une requête web ça ressemble à ça. Il n'y a pas de différence structurelle importante entre le paquet réponse du serveur DNS et le paquet question pour le serveur Web. Au vu du réseau de transport, c'est la même chose. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 17&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ports standards&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Évidence : le port du serveur doit être connu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une évidence cependant, autant le numéro de port du client n'a aucune espèce d'importance, il est important pendant la durée de la connexion, pour dire « c'est bien dans le cadre de telle connexion que telle réponse a un sens », mais il n'a pas d'importance a priori. Par contre le numéro de port du serveur est vital. Parce que si dans mon exemple précédent le serveur Web et le serveur DNS sont la même machine, si je parle sur le port 53 je pose une question sur les noms de domaines, si je parle sur le port 80 je pose une question sur le serveur web. Donc il est important que les numéros de port pour les serveurs, pour les applications soient fixés. Et donc y a tout un tas de numéros de port qui sont standardisés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 53: DNS (l'annuaire)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors un des moins connus des internautes débutants c'est le 53, qui est pourtant le plus important parce que c'est le DNS, c'est-à-dire que si vous enlevez le DNS, vous êtes obligés de taper les adresses des machines. C'est vite rébarbatif. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 80: le web&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 80, que beaucoup de gens connaissent, c'est le web.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 443: le web chiffré&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 443, que beaucoup de gens connaissent,  c'est le web chiffré.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 25: l'envoi de mail&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 25, qui est l'envoi du mail. Ce que peu de gens pratiquent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 110: relever une boîte&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 110 qui sert à relever une boîte aux lettres, ce qui est déjà plus fréquents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 179: BGP (routage)&lt;br /&gt;
* etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et puis j'en ai choisi un autre, y en a quelques centaines hein des ports standardisés, le 179 moi je l'aime bien ça c'est le BGP, c'est-à-dire qu'en fait c'est le numéro de port de l'application utilisée par les routeurs pour se raconter leurs vies. Quand deux routeurs discutent entre eux, pour se raconter « moi je connais une route, etc. » c'est sur le port 179. C'est une application comme une autre, c'est pas plus malin ou pas plus crétin que du mail ou du web. Le protocole d'échange entre deux routeurs, ce qui permet de dire « j'ai une meilleure route maintenant pour joindre tel site », c'est une application comme une autre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.6 Traduction d'adresse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction d'adresse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien. Alors là on va attaquer de la technique qui est assez pénible... pour le moment je vous ai expliqué comment on faisait pour faire discuter un client web avec un serveur web, et que le tout soit routé dans le milieu, si possible sans se perdre et en démêlant les fils à la sortie, tout en sachant que tous les paquets ont été transportés en vrac. C'est-à-dire qu'ils sont probablement arrivés dans le désordre, ils sont a priori parti dans l'ordre, à moins de faire complètement exprès, les ordinateurs émettent plutôt les paquets dans l'ordre, c'est juste les aléas du réseau qui font que ça arrive complètement dans le désordre, exactement comme quand vous partez à trente en voiture du même endroit, vous n'arriverez pas forcément dans l'ordre dans lequel vous êtes partis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Y a un point là-dedans quand même qui est important, c'est qu'on a bien vu cette notion de publique/privé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 18&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un réseau à la maison&lt;br /&gt;
* un ordinateur&lt;br /&gt;
* deux portables&lt;br /&gt;
* deux téléphones&lt;br /&gt;
* une imprimante&lt;br /&gt;
* 6 adresses&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si je regarde ce que c'est qu'un réseau à la maison, basiquement y a un ordinateur, pour peu que je sois pas complètement célibataire y a deux portables, hein, un chacun. Pour peu que nous soyons des gens modernes avec iPhone ou équivalent y a deux téléphones qui veulent aussi une adresse, et puis comme il arrive d'écrire, y a une imprimante. Bien. Et puis comme on n'a pas acheté cinq imprimantes y en a qu'une, on la partage en réseau. Tout ça ça fait six adresses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 2 milliards d'internautes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
sachant qu'il y a 2 milliards d'internautes, une multiplication rapide, ça fait douze milliards d'adresses. Et il n'y a que 4 milliards d'adresses possibles sur Internet à l'heure actuelle. &lt;br /&gt;
Conclusion: ça rentre pas.&lt;br /&gt;
Ça rentre pas. Je suis formel. Hormis pour les très grandes valeurs de quatre, douze ça rentre pas dans quatre. Comment on traite ça?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 19&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
RFC 1918&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adresses interdites sur le réseau:&lt;br /&gt;
* 192.168.N.0/24&lt;br /&gt;
* 172.16.0.0/16 à 172.31.0.0/16&lt;br /&gt;
* 10.0.0.0/8&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Adresses interdites sur le réseau public. Dites privées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors en fait, on traite à partir d'adresses qui sont interdites sur le réseau, c'est-à-dire qu'il y a des blocs d'adresses qu'on n'a pas le droit d'avoir. Exactement comme il y a des numéros de téléphone que vous n'avez pas le droit d'avoir. Vous chercherez des numéros de téléphone qui commencent par 00, y en a pas, pour une raison simple: 00 c'est ce qui sert à faire l'international, c'est-à-dire que c'est réservé. Les numéros de téléphone qui commencent par 99 y en a pas. Voilà, y a des tas de plage comme ça de numéros de téléphone qui sont pas autorisés. Ou qui sont réservés à des usages internes. Eh bien de la même manière, y a des plages d'adresses, qui sont interdites sur le réseau public. C'est-à-dire que n'importe quel routeur qui participe à Internet, sait que si y a un paquet qui est en provenance de, ou à destination de, une adresses là-dedans (voir slide), il doit le jeter. Parce que ça ne correspond à rien. Ces adresses sont dites privées. Qu'on soit bien d'accord: elles sont pas abîmées, c'est des adresses normales, c'est juste qu'on a décidé par convention que ces adresses-là on ne les donnerait jamais à personne. Donc vous pouvez être certains qu'aucun ordinateur normalement relié à internet n'a cette adresse-là. Et c'est ce qui fait qu'on utilise ces adresses-là chez nous. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 20&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Usage simple&lt;br /&gt;
* réseau interne&lt;br /&gt;
* parler à l'imprimante&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pas moyen de parler en public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par exemple, pour faire mon réseau interne, pour que mes portables puissent discuter entre eux et puissent discuter avec l'imprimante. Comme je suis sûr que personne sur internet n'a cette adresse-là, je peux tranquillement faire mon petit réseau chez moi, ça ne posera pas de problème je ne vais pas masquer les adresses de quelqu'un. Par contre y a un vrai problème, alors ça marche très bien, ça se monte très facilement, y a un petit réseau interne, avec un bloc d'adresses qu'on a choisies, sauf que évidemment ça permet pas de parler en public, puisque si j'émets une requête, elle aura comme adresse source mon adresse privée, et que le premier routeur un petit peu sérieux sur internet qui voit passer ça il va dire « Ah c'est de la merde... c'est une adresse interdite, je jette! ». Et surtout comme ces adresses n'appartiennent à personne, les routes ne sont pas annoncées. Et donc, même si le paquet atteignait sa destination, la réponse ne pourrait pas revenir, y a pas de route vers cette adresse-là. Donc y a pas moyen de parler en public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 21&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction en sortie&lt;br /&gt;
* 192.168.0.42,5076 vers 80.67.169.12,80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors je vous propose qu'on regarde, en essayant de pas se faire trop mal à la tête, comment se passe une question, bêtement, une requête sur un serveur web, depuis une adresses IP privée, et ce que fait votre BiduleBox quand elle vous permet d'accéder à internet. Donc la question ressemble à ça. Le paquet qui est émis par votre machine, il vient de 192.168.0.42, sur le port n'importe quoi, et il est à destination d'une adresse IP publique, le port 80. Si je me trompe pas de mémoire ça veut dire l'adresse IP du serveur web du FDN ça...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* je note : 6734 est 192.168.0.42,5076&lt;br /&gt;
* 80.67.176.93,6734 vers 80.67.169.12,80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien. La BiduleBox elle fait « je note, je prend un numéro de port à moi, au hasard, et je note dans mes petites tablettes: 67.34 en vrai c'est monsieur 0.42, port tant ». Et donc le paquet qui venait du côté interne à destination de l'extérieur et qui avait donc comme adresse source une adresse privée, est rectifiée, c'est-à-dire qu'en fait on efface l'adresse source, et on en met une autre. Et en fait on met la vraie adresse IP de la BiduleBox, qui est une IP publique, sur le numéro de port qu'elle vient de réserver. Et elle a bien noté dans un coin « ce numéro de port, c'est celui que j'ai utilisé pour tel numéro de connexion en retour ». &lt;br /&gt;
Internet transporte, le serveur répond&lt;br /&gt;
Ce paquet-là, il a comme adresse source une adresse publique, comme adresse de destination une adresse publique. Il peut donc parfaitement être transporté sur internet, il ne pose plus de problèmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* 80.67.169.12,80 vers 80.67.176.93,6734&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc internet transporte, ça va jusqu'au serveur web qui réfléchit longuement à la réponse, et il envoie sa réponse. Pas spécialement futé, le serveur web, il répond à la personne qui lui a parlé. Donc ce paquet-là quand il est reçu par la BiduleBox, ça dit que c'est à destination de la box, du routeur lui-même. Pas du tout à destination de la machine qui a demandé la page. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* lire mes notes&lt;br /&gt;
* 80.67.169.12,80 vers 192.168.0.42,5076&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pour ça que tout à l'heure il a pris des notes. Quand il regarde dans ses notes, il voit « 67:34, c'est pour qui, 67.34 j'avais noté, c'est pour machin, je lui renvoie ». On est bien d'accord, ce mécanisme-là, il n'est possible que sur de la commutation de paquets. Sur de la commutation de circuit, il aurait fallu établir un circuit continu entre une machine qui n'a pas d'adresse et une machine qui a une adresse à l'autre bout. C'eut été compliqué. Et bien évidemment, une fois que j'ai fait ça, le paquet est à destination de la bonne machine, qui recevra donc, qui aura vraiment l'impression de recevoir une vraie réponse venant du monde du dehors. La machine n'a pas notion que son message a été modifié, c'est-à-dire qu'on a changé le destinataires de la lettre, changé l'expéditeur, tout bricoler dans le milieu, et pourtant ça arrive au bon endroit. Ça c'est ce que fait votre routeur chez vous quand il permet ce qu'on appelle du partage de connexion. Lui il a une vraie connexion à Internet, et il la prête aux machines internes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça marche, mais je n’ai pas de serveur, 192.168.0.42,80 n’est pas joignable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien, donc ça ça marche. Ça marche au sens où vous vous en servez tous les jours, ça vous permet d'aller sur le web, en tant que client. Ça permet pas de stocker un serveur. C'est-à-dire que l'adresse IP, ici, comme elle n'est joignable de nulle part, elle ne permet plus d'avoir le serveur web. C'est-à-dire que ce petit artifice d'utilisation que vous avez chez vous, vous empêche d'avoir un serveur. Tant qu'on est sur ce mode de fonctionnement là vous ne pouvez chez vous que consulter des données qui sont à l'extérieur. Vous ne pouvez pas permettre pour le moment à quelqu'un de l'extérieur de venir consulter des adresses qui seraient stockées sur ce serveur-là, c'est-à-dire sur le port 80 de la machine interne de mon réseau dont l'adresse est tant. Et ça c'est ce qu'on appelle de la traduction en entrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 22&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction en entrée&lt;br /&gt;
* Nouvelle règle : ce qui est pour MOI,80 est renvoyé à 192.168.0.42,80&lt;br /&gt;
* 147.215.1.4,1234 vers 80.67.176.93,80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est-à-dire que dans ma BiduleBox je rajoute une nouvelle règle, qui dit à la box « à partir de maintenant, ce qui est pour moi à destination du port 80 est renvoyé à telle machine sur le réseau interne sur le même port 80 ». Du coup, quand quelqu'un vient consulter le site web qui est hébergé chez moi comme ça, on a le quelqu'un du dehors, qui envoie sa requête vers l'adresse de la box, port 80. Pourquoi port 80, simplement parce qu'il a rentré le nom de domaine, donc le navigateur tout seul, ben c'est du web, donc port 80.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* appliquer la règle&lt;br /&gt;
* 147.215.1.4,1234 vers 192.168.0.42,80&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La boîte, elle décide d'appliquer la règle, et donc elle réécrit le paquet en disant « il est à destination de telle machine en interne ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* le serveur répond&lt;br /&gt;
* 192.168.0.42,80 vers 147.215.1.4,1234&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça on sait joindre, le serveur peut répondre, et on voit ressortir un paquet, avec comme source ma machine locale qui a une adresse invalide, et comme destination l'adresse IP publique, qui a posé la question. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* appliquer la règle (en sortie)&lt;br /&gt;
* 80.67.176.93,80 vers 147.215.1.4,1234&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On applique la même règle en sortie, c'est-à-dire qu'on dégage ce morceau là (192.168.0.42,80) et qu'on remplace par l'adresse publique de la boîte (80.67.176.93,80), on obtient un paquet qui est parfaitement valide et qui peut partir sur Internet. On voit donc que l'adresse IP publique qui avait posé la question, pensait parler à une machine, au final parlait à une autre, mais a vu la réponse venir de la machine avec laquelle elle pensait parler. Donc y a quelqu'un qui joue du pocker menteur au milieu de manière suffisamment propre pour que ça se voit pas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça marche, mais j’ai 1 seul serveur, et plusieurs machines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant si on regarde un cas d'école pas complètement idiot, alors ça marche, seul défaut: je peux avoir un seul serveur. Alors moi j'ai plusieurs machines chez moi, comme ma BiduleBox n'a qu'un seul port 80, je peux avoir qu'un seul serveur web. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 23&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Traduction dans les deux sens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, on peut complètement imaginer que l'un d'entre vous, avec son ordinateur, derrière et sa BiduleBox, veuille parler au site web qui est derrière la mienne, de BiduleBox. Et donc il faut traduire en sortie, puis retraduire en entrée, puis retraduire en sortie, puis retraduire en entrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laissé en exercice à l’auditeur qui aime l’aspirine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'exercice sera laissé à l'auditeur qui aime l'aspirine, ça donne très vite mal à la tête, et on se demande assez rapidement comment deux machines qui sont à des endroits différents sur le réseau, et qui pourtant ont la même adresse IP, peuvent discuter entre elles sans se marcher sur les pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ça c'est quelques chose qui est très courant dans les réseaux. Le fait de traduire les adresses et de retraduire à la volée, etc. Ça vient essentiellement du manque d'adresses IP dans l'internet qu'on connaît aujourd'hui, c'est-à-dire les adresses IP qu'on écrit comme ça sous forme de quatre paquets de chiffres et de trois points, la prochaine génération y en a un petit peu plus, vraiment beaucoup plus, c'est-à-dire qu'il y a plusieurs milliards d'adresses à disposition de n'importe quel être humain, c'est vraiment beaucoup plus en fait. L'ordre de grandeur est plus voisin du nombre d'atomes dans l'univers. Donc ça permettra entre autres d'enlever tout ce fatras, et donc de faire en sorte qu'on revienne à un adressage beaucoup plus simple. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.7 Conclusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.7.1 Conclusion technique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi est-ce que je vous ai embêté avec ça? Parce que je veux que vous compreniez que déjà à l'heure actuelle, une communication qui a lieu entre vous et un serveur web, elle supie (?) un nombre de chose, que la morale réprouve, assez violent. En particulier vous pensez que votre machine émet des requêtes à destination de et qu'elle reçoit des réponses, et en fait dans le milieu ils sont plusieurs à avoir à plusieurs reprises effacé l'adresse d'expédition pour la remplacer par une autre, effacé l'adresse de destination pour la remplacer par une autre, au final ça marche ou pas, mais globalement vous avez pas fait grand chose. Y a beaucoup de gens qui ont décidé de ce que vous allez faire de vos communications à votre place, là-dedans. Je dis pas que ce soit mal, en moyenne globalement l'ensemble marche. Mais c'est quand même important de savoir que le facteur réécrit l'adresse... c'est intéressant. Ce qui est intéressant c'est de savoir que vous n'êtes, à l'heure actuelle, pas capables de manière simple de le repérer. C'est ce qui fait par exemple que n'importe quel serveur peut se faire passer pour n'importe quel autre sans que vous ne puissiez rien repérer. Tant que je reste sur les adresses au niveau du routage et du transport, n'importe quelle machine peut se faire passer pour n'importe quelle autre et vous ne verrez rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 24&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion technique&lt;br /&gt;
* l’adresse destination suffit à transporter&lt;br /&gt;
* le port n’intéresse pas le réseau&lt;br /&gt;
* il faut une adresse publique pour un serveur&lt;br /&gt;
* le port réservé n’est qu’une convention&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien. On rentre dans les 5% qu'il faut retenir. Si vous avez à peu près compris ce que c'est que du routage, vous avez compris que pour router un paquet, la seule information intéressante, c'est l'adresse destination. Le reste n'a aucune espèce d'importance.&lt;br /&gt;
En particulier le numéro de port, que ce soit le numéro de port sur cette adresse destination, n'intéresse pas le réseau. Pour un routeur, que ce soit une requête DNS, une requête web, à destination de Google, ou de YouTube, ou de mon blog à moi, ou du blog de l'association, ou du site web de Sciences Po, c'est bien pareil. C'est juste un paquet, avec un IP destination, le numéro de port n'intéressera que la machine cible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre notion forte: quand on n'a qu'une adresse IP privée, on n'est qu'un pur utilisateur de contenu. On ne peut pas  émettre sur la toile, depuis une IP privée. Il faut nécessairement une IP publique. Je vous rappelle: n'importe quel ordinateur connecté à Internet, c'est basiquement dans la même boîte, un émetteur radio, et un récepteur radio. Assez voisin d'une CiVi (?), où vous recevez tout le monde et vous pouvez parler à tout le monde. À partir du moment où vous supprimez son adresse publique, vous avez un pur récepteur. C'est-à-dire que vous êtes passé d'un monde dans lequel vous pouvez vous exprimer, à un monde dans lequel vous pouvez écouter. C'est structurellement, fondamentalement, différent. C'est ce qui fait qu'à l'heure actuelle, par exemple dans l'internet mobile, y a aucun des trois grands opérateurs qui fournissent des adresses IP publiques pour ces merdiers-là, parmi tous les MVNO y a un seul qui crée, et je donnerai pas son nom, je veux pas lui faire de pub. Pourtant il fait plein de trucs sales à côté. Et donc y en a qu'un, et vous n'êtes a priori pas client là-bas parce qu'ils ont très peu de clients. Donc il faut une adresse IP publique pour un serveur, c'est-à-dire que tant qu'on n'a pas une adresse IP publique, donc reconnue sur le réseau, donc joignable à tout moment sur le réseau, on n'est pas sur internet. On est sur un réseau privé, qui passe par un intermédiaire pour accéder à Internet. L'intermédiaire en question étant: chez vous votre BiduleBox, sur l'accès mobile, le gros routeur qui joue le rôle de BiduleBox de votre opérateur mobile, et bah typiquement dans une Université, le routeur de l'Université.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, le port réservé, qui permet de savoir quel type de serveur on joint, n'est qu'une convention. Faire en sorte qu'un serveur web ne soit pas sur le port 80, c'est à peu près 12 secondes de travail pour n'importe quel informaticien mauvais. Faire en sorte que votre navigateur aille chercher une page ailleurs que sur le port 80, c'est juste une convention de notation dans l'URL. À la fin du nom de domaine, donc à la fin de www.fdn.fr, au lieu de mettre /minitel.avi, vous mettez :18/minitel.avi, et votre navigateur il ira chercher sur le port 18 au lieu du port 80. Donc le numéro de port réservé ça n'est véritablement qu'une convention de notation. C'est plus simple de la respecter, ça évite de se perdre, mais ça n'est vraiment qu'une convention. Ce dont je parlerai dans la prochaine conférence, c'est essentiellement de ce qui circule là-dedans. De ce à quoi ressemble une requête sur une appli, et je m'intéresserai à différents types d'appli, pour que vous ayez une petite idée de à quoi ressemblent les échanges.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1.7.2 Conclusion politique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dia 25&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion politique&lt;br /&gt;
* Accès Internet = Adresse publique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien. L'aspect plus intéressant: les points politiques, maintenant. Un accès internet, c'est une adresse publique. Point, par définition. Le reste c'est des accès à des choses numériques mais c'est pas un accès internet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Danger d’interdire le peer-to-peer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un danger à interdire le peer-to-peer, c'est-à-dire les échanges directs d'un abonné internet à un autre. Pas forcément des échanges de musique illégale ou des films de pédonazis avec des animaux, c'est simplement un échange de fichiers entre deux ordinateurs connectés au réseau public. C'est dangereux de l'interdire parce qu'on crée une asymétrie. C'est-à-dire qu'on crée un réseau dans lequel certaines machines ne font que aspirer du contenu et d'autres machines ne font que pousser du contenu. Et donc on déstabilise l'ensemble du réseau. En particulier par exemple, on empêche tout échange local.&lt;br /&gt;
Danger de l’adressage privé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a également un vrai danger à multiplier les utilisations de l'adressage privé. Tant que l'adressage privé il est utilisé à l'intérieur de votre chez-vous derrière votre BiduleBox, ça pose pas de soucis majeurs, parce qu'en fait vous êtes toujours détenteur d'une adresse publique, qui est celle de la boîte. Et depuis laquelle vous pouvez émettre ce que vous voulez... par contre, le fait d'avoir généralisé ça, par exemple dans l'internet mobile, fait que vous ne pouvez plus émettre. En fait, l'accès mobile que nous vivons à l'heure actuelle, ne vous permet pas d'émettre des données. Et c'est en soi une limitation inacceptable. C'est exactement comme si on vous vendait de l'accès téléphonique, où vous pouvez soit appeler soit être appelés, mais pas l'autre sens. Donc typiquement c'est exactement comme si on vous vendait des téléphones où vous pouvez appeler les gens, mais où vous ne pouvez pas être appelés. Parce que vous n'avez pas de numéro de téléphone. C'est très curieux, comme mécanisme. Et donc ça ça crée un vrai danger, puisque ça crée artificiellement une centralisation de l'information. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà, sur la partie réseau j'ai fini. Et donc je vous propose qu'on passe à des questions, si vous en avez.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Tbondolfi-assistsc</name></author>	</entry>

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