Discussion:Fracture numérique : Différence entre versions

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'''Suggestions Sev'''
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JE RETIRE CES ILLUTR car pas de source. et définition trop faible.
*style étrange: très écrit par moment, trop oral par d'autre (exclamations produisent un effet bizarre)
 
*trop de conjonctions (donc) en début de phrase
 
  
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mots clés --[[Utilisateur:Nora|Nora]] 13 septembre 2011 à 08:47 (UTC)
 
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Je retire cela : [[Utilisateur:Pryska ducoeurjoly|Pryska]] ([[Discussion utilisateur:Pryska ducoeurjoly|discussion]])
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Enfin, c'est aussi une fracture basée sur les rapports de force entre élus d'une part, et de grands groupes de télécommunications d'autre part, qui représentent des actionnaires. L'exemple le plus représentatif, c'est la téléphonie. D'abord, il s'est agi de câbler tous les foyers. Ce qui a contraint à facturer cher les télécommunications pour couvrir les frais mobile. Ensuite est arrivé le GSM, technologie mondialement utilisée pour les téléphones mobiles, qui repose sur la vente de licences d'exploitations de canaux d'ondes, par les gouvernements. Ces canaux sont coûteux à installer, et ensuite il faut bien les rentabiliser, en facturant assez cher les communications. Malgré l'omniprésence d'Internet en parallèle à ces moyens couteux, les usagers de ces réseaux ne commencent qu'à peine à comprendre qu'avec une connexion Internet, on peut aussi téléphoner. Cela réduit les marges bénéficiaires des telecom, et par la même cela réduit les fractures.
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==== Petite histoire d'une révolution…  ====
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Dans de nombreuses régions du monde, les commerçants des métropoles régionales s'entendent sur l'achat des récoltes paysannes. Ils se partagent les régions, créant de la sorte des situations de monopole. Lorsque l'un d'entre eux arrive dans un village avec le camion destiné à charger la récolte locale, il se trouve, face aux paysans, en situation de force : « Vous n'avez pas le choix. C'est moi qui décide du prix, car je suis le seul à venir dans votre village éloigné pour acheter votre récolte. » Ce prix, le sien, finit en général par être accepté.
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Mais avec l'arrivée des téléphones mobiles et d'Internet, les paysans équipés ont désormais la possibilité de répondre : « Nous sommes navrés, cher négociant, mais nous venons de nous renseigner sur le Web ou par téléphone. Il en ressort que si nous allions vendre notre récolte en ville par nous-mêmes, nous en obtiendrons un prix supérieur. Alors si vous n'acceptez pas notre prix de vente, nous louerons un camion et irons vendre notre récolte en ville. Vous ne tenez plus le couteau par le manche. C'est maintenant nous qui décidons. »
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==== Et de ses laissés pour compte  ====
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L'isolement géographique est un autre facteur de fracture numérique : l'accès à un lieu connecté est plus aisé en ville, directement dans un cybercafé ou avec l'aide d'utilisateurs déjà équipés. En milieu urbain, même sans ordinateur, il est possible de recueillir l'information, tant elle circule : conversations, commerces diffusant radio ou télévision… L'information est partout dans l'air. ''A contrario'', dans un petit village de montagne, qui plus est peu peuplé où personne n'a accès à Internet, les chances de recueillir l'information de manière indirecte sont inexistantes : pas de cybercafés, ni de lieux de rencontre ou de cours d'informatique. Les liens avec l'extérieur sont trop limités pour que l'information pénètre le village. Sans Internet, ni téléphone, l'information reste en ville… sans même que les villageois se rendent compte de leur préjudice.
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Par ailleurs, dans toutes les sociétés, sans distinction de classe sociale ou de localisation, les personnes les plus âgées sont plus sujettes à l'exclusion numérique. La plupart d'entre elles ne parviennent pas à intégrer à leur quotidien cette nouvelle dimension de la société, ce qui aggrave encore le fossé entre les générations. Plusieurs programmes ont été mis en place pour aider les « anciens », qui ne sont pas nés avec le numérique, à intégrer les nouveaux schémas de pensées nécessaires à la compréhension et à l'utilisation du numérique au quotidien.
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La fracture numérique ne sort pas de nulle part : elle est une amplification des fractures sociales. Être exclu du numérique (ne pas avoir accès à Internet, ne pas posséder de téléphone portable, etc.) entraîne des conséquences, sociales et politiques dont nul n'avait idée au lancement d'Internet.
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==== Inclure plutôt qu'exclure ====
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Pour lutter contre la fracture numérique, il existe plusieurs approches, baptisées réduction des fossés numérique, accès pour tous, inclusion socio-digitale, insertion socio-numérique, eInclusion. Comme un enfant qui passe par divers stades de maturité, ces initiatives connaissent divers niveau ou degré de conscience. Dans un premier temps, on donne des ordinateurs, on fait des photos avce des enfants pauvres qui sourient devant un écran. Progressivement, on inclu aussiles personnes en situation de handicaps, les seniors, les laissés pour compte. Puis la question devient plus globale. On réflechi à la question du partage, On ose aborder la question qui peut fâcher : faire des donations, comme par exemple Microsoft qui donne des licences Windows pour équiper les écoles ou Google qui offre ses services gratuits aux écoles, n'est-ce pas une manière de donner du poisson plutot que d'apprendre  pêcher, voir me donner une première dose de drogue gratuitement ? Car c'est un fait : pour apprendre aux nouvelles générations à développer des pratiques de communication conscientes, adaptées aux besoins, avec des critiques constructives, il faut leur permettre de connaitre les plans de fabrication et de développer une expertise localementpour adapter les outils aux besoins de chaque groupe. Plutot que de donner des machines, pourquoi ne pas leur apprendre à les fabriquer, les recycler ? Plutot que de donner des logiciels, pourquoi ne pas leur apprendre à les développer ? C'est là le coeur du débat : donner des produits de seconde main laissant les bénéficiaires dans une situation de consommateurs, ou faire l'effort de créer un marché local dynamique en les formant au commerce équitable dans leur marché informatique local ?
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Dans les faits, il n'y a pas grand monde qui ne soit tout noir ou tout blanc. Les bonnes volontés sont souvent fragilisées par la complexité des enjeux, et les donations, souvent contreproductive à court terme, génératrice d'exclusion, permettent aux bénéficiaires de faire leur expériences, de casser leurs premières machines comme nous l'avons fait, car cette technologie est bien délicate. Il est toujours possible d'apprendre à se déprogrammer de l'idée de manger du poisson, et d'essayer d'apprendre à pêcher. L'adversité est notre alliée. Les fractures sont des symboles de crises, qui portent les germes de nouvelles opportunités. Encore faut-il un environnement global quelque peu favorable. Mais c'est là une autre histoire...
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'''Version numérique, à reprendre, mieux que la version qui commence par 700 millions de chinois..."
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Inclure les 3 étapes du fossé numérique.
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Des milliards de dollars sont en effet investis chaque année par gouvernements et institutions parapubliques (fondations, associations) pour tenter d'éviter un nouveau drame social mondial : la fracture numérique, alias le fossé digital (''digital divide'' en anglais).

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Selon les gouvernements et la plupart des grandes ONG qui gèrent des projets de réduction de la fracture, il s'agit d'une fracture entre connectés et déconnectés, entre internautes réguliers et ponctuels, entre webmasters et analphabéTICs (TIC signifie dans le jargon institutionnel "Technologies de l'Information et de la Communication"). Pour cela, ils font appel à des représentants de la « Société Civile » (PME, associations) et leur fournissent des ordinateurs. Ainsi, ils facilitent la connexion au réseau Internet, financent quelques cours de Word et organisent de nombreuses conférences sur la nécessité de réduire la fracture. En marge, ils font une photo d’enfants et de femmes devant les ordinateurs pour justifier l’usage de l’argent, fournissent des chiffres impressionnants, et parfois organisent un forum sur Internet et un site qui va durer quelques années avant de s’arrêter faute de moyens... Et voilà, hop, le tour est joué, il y a eu un « acte visible de réduction de la fracture numérique ».
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Pour justifier leurs démarches, ils utilisent des arguments quantitatifs : il y a autant de téléphones à New-York que dans toute l'Afrique. Un ordinateur coûte au moins 4 ans de salaire moyen au Bangladesh et seulement 1 mois salaire moyen en Angleterre. Une entreprise suisse a accès à autant d'informations stratégiques pour ses affaires chaque jour qu'une entreprise de Bolivie en une année. 

Mais, concrètement, est-ce en livrant des technologies qu’on réduit une fracture sociale ?
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Nous l'avons dit: la vraie fracture est sociale. Elle coupe l’humanité entre une minorité qui contrôle les ressources, et une majorité qui les subit, consommateurs involontaires. Mais les mesures pour réduire cette fracture de manière qualitative ne sont pas des mesures visibles dans l’économie de la panique, modèle de gestion dominant en occident.
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=== Encart 1 ===
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'''Argent public et fracture numérique'''
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Difficile d’utiliser l’argent public pour atteindre des objectifs qualitatifs. Les gouvernements ont besoins de résultats à court terme, de chiffres impressionnants. Mais la fracture est entre ceux qui contrôlent l’information par voie numérique, et ceux qui la subissent. Elle réside entre ceux qui se sentent otages des ordinateurs pour assurer leur avenir professionnel, et ceux qui apprécient ces outils pour devenir plus autonomes dans leur développement général. Elle existe entre les responsables informatiques des grandes organisations et les directions des ces organisations qui ne comprennent pas les enjeux des choix qu’ils doivent faire. Elle se loge enfin entre ceux qui ont compris comment « devenir le média », et ceux qui ne voient dans l’E-communication qu’un système moins cher que la poste.
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Cette fracture creuse chaque jour plus les inégalités sociales.
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Si l’électronique dope les dynamiques, il faut s’assurer que nous dopons une dynamique de construction de la planète, et non de destruction de la planète.
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'''Définitions'''
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La fracture numérique est une fracture sociale accentuée par les progrès technologiques liés à l'informatique et à Internet. Elle peut être définie comme "l'inégalité dans l'accès et l'usage des technologies numériques."
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Socio Digital inclusion : descriptif de ce que c'est Socio digital inclusion ainsi qu'illiteracy (alphabétisation numérique) et fluidité numérique (digital fluency), les différents niveaux de compétences de l'eculture, avec les médiateurs tout en haut et encore les pilotes en disant que ça se fait partout, etc. Comparatif Wikimedia, Debian (chaque fois des développeurs, membres d'un conseil, etc.)
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Fracture_num%C3%A9rique#Probl.C3.A9matiques
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Rapport sur la fracture numérique en Suisse, par la CEAT (MM Vodoz, Steiner, etc) : http://www2.unil.ch/cwp/rap_int_pnr51.pdf
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http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/fracture-numerique.shtml
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[http://www.useit.com/alertbox/digital-divide.html 3 stages of digital divide]
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=== Sources iconographiques ===

Version actuelle datée du 5 avril 2013 à 20:22

JE RETIRE CES ILLUTR car pas de source. et définition trop faible.

Fracture num rique.png

1623193681.jpg

Web03.gif


Amélioration à prévoir :

- mieux valoriser l'usage de NTIC pour passer par-dessus les intermédiaire, comme outil d'autonomisation et donc de réduction des fractures sociales.

Typiquement l'exemple Grameen telecom, les exemples de mobilisation citoyenne dans le monde arabe...

- réduire les redondances...

A ajouter[modifier]

mots clés --Nora 13 septembre 2011 à 08:47 (UTC)


Je retire cela : Pryska (discussion) Enfin, c'est aussi une fracture basée sur les rapports de force entre élus d'une part, et de grands groupes de télécommunications d'autre part, qui représentent des actionnaires. L'exemple le plus représentatif, c'est la téléphonie. D'abord, il s'est agi de câbler tous les foyers. Ce qui a contraint à facturer cher les télécommunications pour couvrir les frais mobile. Ensuite est arrivé le GSM, technologie mondialement utilisée pour les téléphones mobiles, qui repose sur la vente de licences d'exploitations de canaux d'ondes, par les gouvernements. Ces canaux sont coûteux à installer, et ensuite il faut bien les rentabiliser, en facturant assez cher les communications. Malgré l'omniprésence d'Internet en parallèle à ces moyens couteux, les usagers de ces réseaux ne commencent qu'à peine à comprendre qu'avec une connexion Internet, on peut aussi téléphoner. Cela réduit les marges bénéficiaires des telecom, et par la même cela réduit les fractures.


Petite histoire d'une révolution…[modifier]

Dans de nombreuses régions du monde, les commerçants des métropoles régionales s'entendent sur l'achat des récoltes paysannes. Ils se partagent les régions, créant de la sorte des situations de monopole. Lorsque l'un d'entre eux arrive dans un village avec le camion destiné à charger la récolte locale, il se trouve, face aux paysans, en situation de force : « Vous n'avez pas le choix. C'est moi qui décide du prix, car je suis le seul à venir dans votre village éloigné pour acheter votre récolte. » Ce prix, le sien, finit en général par être accepté.

Mais avec l'arrivée des téléphones mobiles et d'Internet, les paysans équipés ont désormais la possibilité de répondre : « Nous sommes navrés, cher négociant, mais nous venons de nous renseigner sur le Web ou par téléphone. Il en ressort que si nous allions vendre notre récolte en ville par nous-mêmes, nous en obtiendrons un prix supérieur. Alors si vous n'acceptez pas notre prix de vente, nous louerons un camion et irons vendre notre récolte en ville. Vous ne tenez plus le couteau par le manche. C'est maintenant nous qui décidons. »

Et de ses laissés pour compte[modifier]

L'isolement géographique est un autre facteur de fracture numérique : l'accès à un lieu connecté est plus aisé en ville, directement dans un cybercafé ou avec l'aide d'utilisateurs déjà équipés. En milieu urbain, même sans ordinateur, il est possible de recueillir l'information, tant elle circule : conversations, commerces diffusant radio ou télévision… L'information est partout dans l'air. A contrario, dans un petit village de montagne, qui plus est peu peuplé où personne n'a accès à Internet, les chances de recueillir l'information de manière indirecte sont inexistantes : pas de cybercafés, ni de lieux de rencontre ou de cours d'informatique. Les liens avec l'extérieur sont trop limités pour que l'information pénètre le village. Sans Internet, ni téléphone, l'information reste en ville… sans même que les villageois se rendent compte de leur préjudice.

Par ailleurs, dans toutes les sociétés, sans distinction de classe sociale ou de localisation, les personnes les plus âgées sont plus sujettes à l'exclusion numérique. La plupart d'entre elles ne parviennent pas à intégrer à leur quotidien cette nouvelle dimension de la société, ce qui aggrave encore le fossé entre les générations. Plusieurs programmes ont été mis en place pour aider les « anciens », qui ne sont pas nés avec le numérique, à intégrer les nouveaux schémas de pensées nécessaires à la compréhension et à l'utilisation du numérique au quotidien.

La fracture numérique ne sort pas de nulle part : elle est une amplification des fractures sociales. Être exclu du numérique (ne pas avoir accès à Internet, ne pas posséder de téléphone portable, etc.) entraîne des conséquences, sociales et politiques dont nul n'avait idée au lancement d'Internet.

Inclure plutôt qu'exclure[modifier]

Pour lutter contre la fracture numérique, il existe plusieurs approches, baptisées réduction des fossés numérique, accès pour tous, inclusion socio-digitale, insertion socio-numérique, eInclusion. Comme un enfant qui passe par divers stades de maturité, ces initiatives connaissent divers niveau ou degré de conscience. Dans un premier temps, on donne des ordinateurs, on fait des photos avce des enfants pauvres qui sourient devant un écran. Progressivement, on inclu aussiles personnes en situation de handicaps, les seniors, les laissés pour compte. Puis la question devient plus globale. On réflechi à la question du partage, On ose aborder la question qui peut fâcher : faire des donations, comme par exemple Microsoft qui donne des licences Windows pour équiper les écoles ou Google qui offre ses services gratuits aux écoles, n'est-ce pas une manière de donner du poisson plutot que d'apprendre pêcher, voir me donner une première dose de drogue gratuitement ? Car c'est un fait : pour apprendre aux nouvelles générations à développer des pratiques de communication conscientes, adaptées aux besoins, avec des critiques constructives, il faut leur permettre de connaitre les plans de fabrication et de développer une expertise localementpour adapter les outils aux besoins de chaque groupe. Plutot que de donner des machines, pourquoi ne pas leur apprendre à les fabriquer, les recycler ? Plutot que de donner des logiciels, pourquoi ne pas leur apprendre à les développer ? C'est là le coeur du débat : donner des produits de seconde main laissant les bénéficiaires dans une situation de consommateurs, ou faire l'effort de créer un marché local dynamique en les formant au commerce équitable dans leur marché informatique local ?

Dans les faits, il n'y a pas grand monde qui ne soit tout noir ou tout blanc. Les bonnes volontés sont souvent fragilisées par la complexité des enjeux, et les donations, souvent contreproductive à court terme, génératrice d'exclusion, permettent aux bénéficiaires de faire leur expériences, de casser leurs premières machines comme nous l'avons fait, car cette technologie est bien délicate. Il est toujours possible d'apprendre à se déprogrammer de l'idée de manger du poisson, et d'essayer d'apprendre à pêcher. L'adversité est notre alliée. Les fractures sont des symboles de crises, qui portent les germes de nouvelles opportunités. Encore faut-il un environnement global quelque peu favorable. Mais c'est là une autre histoire...




Version numérique, à reprendre, mieux que la version qui commence par 700 millions de chinois..."

Inclure les 3 étapes du fossé numérique.

Des milliards de dollars sont en effet investis chaque année par gouvernements et institutions parapubliques (fondations, associations) pour tenter d'éviter un nouveau drame social mondial : la fracture numérique, alias le fossé digital (digital divide en anglais).


Selon les gouvernements et la plupart des grandes ONG qui gèrent des projets de réduction de la fracture, il s'agit d'une fracture entre connectés et déconnectés, entre internautes réguliers et ponctuels, entre webmasters et analphabéTICs (TIC signifie dans le jargon institutionnel "Technologies de l'Information et de la Communication"). Pour cela, ils font appel à des représentants de la « Société Civile » (PME, associations) et leur fournissent des ordinateurs. Ainsi, ils facilitent la connexion au réseau Internet, financent quelques cours de Word et organisent de nombreuses conférences sur la nécessité de réduire la fracture. En marge, ils font une photo d’enfants et de femmes devant les ordinateurs pour justifier l’usage de l’argent, fournissent des chiffres impressionnants, et parfois organisent un forum sur Internet et un site qui va durer quelques années avant de s’arrêter faute de moyens... Et voilà, hop, le tour est joué, il y a eu un « acte visible de réduction de la fracture numérique ».

Pour justifier leurs démarches, ils utilisent des arguments quantitatifs : il y a autant de téléphones à New-York que dans toute l'Afrique. Un ordinateur coûte au moins 4 ans de salaire moyen au Bangladesh et seulement 1 mois salaire moyen en Angleterre. Une entreprise suisse a accès à autant d'informations stratégiques pour ses affaires chaque jour qu'une entreprise de Bolivie en une année. 

Mais, concrètement, est-ce en livrant des technologies qu’on réduit une fracture sociale ?

Nous l'avons dit: la vraie fracture est sociale. Elle coupe l’humanité entre une minorité qui contrôle les ressources, et une majorité qui les subit, consommateurs involontaires. Mais les mesures pour réduire cette fracture de manière qualitative ne sont pas des mesures visibles dans l’économie de la panique, modèle de gestion dominant en occident.

Encart 1[modifier]

Argent public et fracture numérique

Difficile d’utiliser l’argent public pour atteindre des objectifs qualitatifs. Les gouvernements ont besoins de résultats à court terme, de chiffres impressionnants. Mais la fracture est entre ceux qui contrôlent l’information par voie numérique, et ceux qui la subissent. Elle réside entre ceux qui se sentent otages des ordinateurs pour assurer leur avenir professionnel, et ceux qui apprécient ces outils pour devenir plus autonomes dans leur développement général. Elle existe entre les responsables informatiques des grandes organisations et les directions des ces organisations qui ne comprennent pas les enjeux des choix qu’ils doivent faire. Elle se loge enfin entre ceux qui ont compris comment « devenir le média », et ceux qui ne voient dans l’E-communication qu’un système moins cher que la poste. Cette fracture creuse chaque jour plus les inégalités sociales. Si l’électronique dope les dynamiques, il faut s’assurer que nous dopons une dynamique de construction de la planète, et non de destruction de la planète.


Définitions

La fracture numérique est une fracture sociale accentuée par les progrès technologiques liés à l'informatique et à Internet. Elle peut être définie comme "l'inégalité dans l'accès et l'usage des technologies numériques."

Socio Digital inclusion : descriptif de ce que c'est Socio digital inclusion ainsi qu'illiteracy (alphabétisation numérique) et fluidité numérique (digital fluency), les différents niveaux de compétences de l'eculture, avec les médiateurs tout en haut et encore les pilotes en disant que ça se fait partout, etc. Comparatif Wikimedia, Debian (chaque fois des développeurs, membres d'un conseil, etc.)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Fracture_num%C3%A9rique#Probl.C3.A9matiques

Rapport sur la fracture numérique en Suisse, par la CEAT (MM Vodoz, Steiner, etc) : http://www2.unil.ch/cwp/rap_int_pnr51.pdf

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/internet-monde/fracture-numerique.shtml

3 stages of digital divide

Sources iconographiques[modifier]