Discussion:Numérique : sixième élément ? : Différence entre versions

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(Aucune différence)

Version du 7 juin 2013 à 10:53

net neutralité : le ring of trust anneau de confiance : environnement de confiance où personne ne possède (fair use), environnement ouvert et transparent tant qu'il y a des freins à ces 5 pp, l'ère de jeu n'est pas neutre donc la seule aire de jeu où tout le monde est Ok, est celle qui respecte ces propriétés : or la netneutralité respecte cela. lien avec l'entreprise : celle qui discrimine l'info (concept opposé)elle reste dans les modèles économiques (secret de fabric) elle va générer une discrimin socio-économique. Or ESS : on peut tous gagner de l'argent sans discrimination. Ce rêve est devenu complètement réalité par exe : la télé n'est pas multilatérale a syncronicité : radio ne passe qu'à telle heure notion de limite dè qu'il y a un peu discrimination, le terrain de jeu est partiellement déserté. cx qui reste sur l'économie de la rareté reste dans une inertie sociale

La tehnologie de l'abondance est là. mais nous sommes encore dans une socioéco de la rareté où on pense que si on garde secret on va gagner plus.


http://popdigital.ca/2010/12/10/properties-aesthetics-of-digital-environments/ --Pryska (discussion) 22 novembre 2012 à 11:16 (CET)

ENCADRE à prévoir qd on aura le temps :

les propriétés du numérique et de l'information

Le contexte palo alto : la théorie de Shannon et weaver http://delmas-rigoutsos.nom.fr/documents/YDelmas-ordinateurs_et_systemes/information.html on est dans la techno pure, alors que les propriétés ici sont sociotechniques car il y a eu des usages socio. deuxième étape où l(on parle de sociologie des usages numériques appliqués à la gestion et à l'entreprise.

voir mail de theo/raphael Concernant la symétrie : il faut rappeler que notre thèse est que <<les 5 propriétés que nous avons retenues sont éminemment techniques, à la base ; cependant elle "transpirent" jusqu'au niveau organisationnel petit à petit inexorablement>>. Donc en effet, la symétrie, qui caractérise l'architecture d'Internet et du protocole IP (*), n'est pas "acquise" organisationnellement parlant, loin de là. Elle est un mode d'organisation qui tend à s'imposer dans les dynamiques "gagnantes" sur Internet, c'est justement là tout notre propos.

L'inertie sociale est bien plus grande que l'inertie technologique...

Pour ce qui est de la traçabilité, elle n'existe pas d'un point de vue technique. C'est d'ailleurs parce qu'elle n'existe pas d'un point de vue technique qu'on ajoute des "couches" de sécurisation par-dessus : le S de HTTPS, SMTP sécurisé, PGP/GPG, SSL, sécurisation des applications par login/mot de passe... N'existant pas techniquement parlant, elle ne peut pas transpirer jusqu'au niveau organisationnel ou social. CQFD. La traçabilité est un voeu pieux, dans le monde numérique, pas une propriété. C'est d'ailleurs pour cela que le vote électronique n'est pas acceptable pour des scrutins avec un impact fort (Cf. : http://www.april.org/association/positions/vote-electronique.html ou http://www.pellegrini.cc/archives/10 ).

(*) chaque noeud du réseau peut aussi bien être "client" que "serveur", producteur que consommateur --Pryska (discussion) 22 novembre 2012 à 11:15 (CET)


Dans ce livre, vous entendrez parler de neutralité des réseaux, vous entendrez parler de logiciels libres, de nouveaux paradigmes, vous entendrez plein de mots savants, et en même temps vous lirez plein d'exemples concrets, simples, pratiques, qui résonnent en vous parce que ça vous rappelle des choses que vous avez utilisées, mais s'il y a un seul point commun entre tout ça, ce sont les propriétés socio-techniques du numérique, explication : Admettons... (début de l'article actuel)

Pierre de voûte au lieu de Graal, pour l'explication de comment tout ça fonctionne.

Rajouter quelque chose qui explique à quel point les propriétés socio-techniques se retrouvent dans tous les enjeux de la société de l'information. Typiquement : journalisme qui doit évoluer, dépendances et surdose d'informations, peurs qu'on les dictateurs parce que ça favorise la démocratie, équité des chances pour les emplois (CV anonymes), plus basé sur le mérite, changements au niveau politique, etc. Invariablement c'est toujours les propriétés socio-techniques qu'on trouvera comme fil rouge. Illustrer un peu plus.

Transformisme versus déterminisme

Le principe de sélection naturelle symbolisée par l'idée de Charles Darwin d'une loi de la jungle où le fort plus gagne, s'est appuyée sur le transformisme, une théorie proposée par le chevalier de Lamarck (1744-1829). Dans son ouvrage, il formula une théorie scientifique globale qui tentait d'expliquer les transformations des êtres vivants dans leur progression du simple vers le complexe. Pour Lamarck, la matière a une tendance naturelle à se compliquer grâce aux "fluides" qui modifient le tissu cellulaire dans lequel ils se meuvent pour y ouvrir des passages, des canaux, pour y créer des organes. La vie se développe de l'inférieur vers le supérieur de façon progressive et régulière, en suivant son penchant naturel. Cette régularité est troublée par les circonstances extérieures qui expliquent la diversité parfois mal ordonnée du vivant.

Porté par l'élan de son "transformisme généralisé", Lamarck formula deux lois qui rendent compte de sa vision du processus évolutif :

1. "Dans tout animal qui n'a point dépassé le terme de ses développements, l'emploi plus fréquent et soutenu d'un organe quelconque fortifie peu à peu cet organe, le développe, l'agrandit et lui donne une puissance proportionnée à la durée de cet emploi, tandis que le défaut constant d'usage de tel organe l'affaiblit insensiblement, le détériore, diminue progressivement ses facultés et finit par le faire disparaître."

2. "Tout ce que la nature a fait acquérir ou perdre aux individus par l'influence constante des circonstances où leur race se trouve depuis longtemps exposée, et par conséquent par l'influence de l'emploi prédominant de tel organe, ou par celle d'un défaut d'usage constant de telle partie, elle le conserve pour la génération de nouveaux individus qui en proviennent, pourvu que les changements acquis soient communs aux deux sexes, ou à ceux qui ont produit ces nouveaux individus."

En amalgamant ces deux hypothèses, le langage courant simplifie en affirmant que "la fonction crée l'organe". La seconde loi de Lamarck postule sa fameuse thèse de l'hérédité qui aura, bien plus tard, une résonance exceptionnelle dans l'histoire des sciences. Il étayait ses deux lois par de nombreux exemples qui le conduisirent à les considérer comme des vérités et non plus comme de simples hypothèses. Les arguments utilisés sont parfois discutable, mais les faits sont là : aujourd'hui le fonctionnement d'Internet change l'organisation de notre société. Et Internet est régi par les cinq propriétés société techniques du numérique.

Adaptation d'un article de Jean-Claude Heudin sur Wikipedia et Virtual-Worlds.net


pas assez économique ! faire un encadré sur --Pryska (discussion) 21 novembre 2012 à 19:23 (CET)


Voir aussi cet article en anglais sur googledoc, publication scientifique --Théo Bondolfi 21 novembre 2012 à 19:22 (CET)


citation 1 pour compléter ou remplacer Deleuze : Le concept d'outil convivial est introduit par Ivan Illich dans La convivialité (Tools for conviviality, 1973) « pour formuler une théorie sur une société future à la fois très moderne et non dominée par l'industrie ». Il nomme conviviale « une telle société dans laquelle les technologies modernes servent des individus politiquement interdépendants, et non des gestionnaires ». Les outils conviviaux sont alors les outils maniés (et non manipulés) par ces individus dans cette société.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Outil_convivial

Citation 2 http://appli6.hec.fr/amo/Public/Files/Docs/21_fr.pdf À la lecture de « La convivialité » plus de trente ans après sa première publication, il est frappant de constater que le débat soulevé par Ivan Illich est toujours d’actualité. Aujourd’hui, les questions relatives à l’impact des outils sur l’humain tournent autour de l’éthique. Par exemple, les découvertes scientifiques [...] soulèvent des interrogations fondamentales sur le devenir de l’humanité. À un moindre niveau, on questionne l’impact des ordinateurs et d’Internet sur la vie quotidienne et sur les relations sociales. --Théo Bondolfi 22 novembre 2012 à 18:39 (CET)


Conséquence sur l'entreprise et l'économie.

Plusieurs phénonèmes largement décrit mais rarement ensemble, changement de paradigme dans la manière d'échanger, de gérer... 1. On passe de l'information à l'information abondante, et en conséquence le centre du pouvoir 2. Logique de réseau

texte enlevé

Chute :

Jusqu'à cet article et dès le prochain, les affirmations que vous lirez dans l'ouvrage Citoyens du Net sont essentiellement des faits établis à l'aide de sources nombreuses et diverses qui reposent sur des études scientifiques.

Le contexte de ces propriétés du numérique

De nombreux scientifiques ont décrit des propriétés de l'information et du numérique. Après la seconde guerre mondiale, l'équipe multidisciplinaire de l'École de Palo Alto a défini de nombreuses propriétés de l'information tout en contribuant à créer les premiers réseaux informatiques pour les militaires.

Deux mathématiciens définissent la théorie l'information : Claude Shannon et Warren Weaver. Ils réussissent à définir avec des chiffres, puis à expliquer simplement des concepts compliqués. Par exemple le concept de bruit, c'est-à-dire les informations inutiles, comme la friture sur la ligne téléphonique ou à la radio. Leur théorie ne traite pas des propriétés du numérique, mais de l'information.

Relié lui aussi à l'École de Palo Alto, Marshall Mac Luhan est éducateur, philosophe et sociologue. Il produit quelques-unes des plus intéressantes analyses de l'impact des médias sur notre quotidien. Son ouvrage sur les théories de la communication se résume par cette formule : le message, c'est le médium. Il démontre que ce n'est pas le contenu qui affecte la société, mais le canal de transmission lui-même. En d'autre termes, le mode de fonctionnement d'Internet a plus d'impact sur la société que le contenu des pages Internet que nous lisons. C'est le moyen de transporter l'information qui compte, car le mode de fonctionnement des flux d'informations programme l'organisation de notre société. Lamarck, ami et contradicteur de Darwin, le disait déjà au xixe siècle avec sa formule la fonction crée l'organe. Pour symboliser ces phénomènes nouveaux, le philosophe français Deleuze parlait quand à lui de « rhizome », une forme de réseaux organiques, avec plein de branches et racines qui s'entremêlent.

Comment se déclinent ces propriétés ?

Si l'eau est source de vie et le feu outil de transformation, qu'en est-il du numérique ? Tim Berners-Lee, co-concepteur du World Wide Web autour de 1990, parle de la neutralité du net comme du phénomène central sur lequel repose toute architecture de flux d'informations numériques durables. Or, la neutralité du net est justement une des conséquences principales des cinq propriétés sociotechniques du numérique. Le tout est relatif d'Einstein s'applique aussi ici, de manière simple : l'énergie humaine = les informations multipliées par la manière de les véhiculer. Si les flux d'informations sont bridés comme dans le média télévision où une station émet et tous reçoivent, les récepteurs sont passifs, peu énergétisés. Si au contraire le média est Internet, dans lequel les cinq propriétés sont à l'œuvre sans restrictions sensibles, les récepteurs deviennent progressivement acteurs du média. On retrouve aussi ce même lien possible de cause à effet dans les quatre libertés fondamentales du mouvement logiciel libre. Son cofondateur RMS le dit bien : il y autant d'utilisateurs de logiciels libres que de motivation à les utiliser. L'essentiel est de se rappeler que sans les quatre libertés fondamentales, l'information est bridée, la société est bridée. Ceci ne résout pas la question de savoir que faire avec la liberté, mais simplement permet de définir précisément sa nature. Puis, au forum économique de Davos en 1996, John Perry Barlow a écrit la Déclaration d'indépendance du cyberespace. C'est aussi lui qui co-initie le mouvement open source, forme édulcorée du mouvement de la culture libre. Au début des années 2000, Chris Anderson, propriétaire du magazine précurseur Wired aux USA, a mis en valeur les travaux de ceux qui parlent de phénomènes fondamentaux du numérique comme l'émergence de l'intelligence collective, de la longue traîne ou de la société de l'abondance. Tous ces phénomènes sont autant de déclinaison des cinq propriétés fondamentales.

À quoi ça sert ?

Intelligence collective, libertés fondamentales, toutes ces notions apportent des clés de lecture pour comprendre ce monde nouveau dans lequel les comportements du numérique influent sur tous nos actes, de manière plus ou moins visible et directe. Mais quand et comment ces clés sont-elles réunies ? Existe-t-il une grille de lecture complète ?

C'est le but de cette proposition des cinq propriétés sociotechniques du numérique, de cette hypothèse. C'est pour cela qu'on peut envisager, sans prétention exagérée, de l'inclure parmi les clés de lecture de cette nouvelle ère du numérique.

Nous avons donc appelé cette hypothèse les propriétés sociotechniques du numérique. Elle est à disposition des experts et des chercheurs en communication. C'est un outil d'analyse, parmi d'autres. Un outil qui peut s'avérer puissant pour faire des choix dans cette société toujours plus complexe.

Quel degré de fiabilité de cette théorie des cinq propriétés fondamentales du numérique ?

Il n'y pas de parfaite démonstration de cette hypothèse par A + B pour l'instant, faute de moyens pour la documenter, la confronter dans des conférences et du fait que cette hypothèse, comme l'école sociotechnique, est à cheval entre disciplines sociales (par nature soumises à débat) et techniques (où tout peut être démontré « scientifiquement »). Mais c'est néanmoins un postulat solide, dont la plupart des démonstrations ont déjà été produites par les théoriciens de la communication, notamment ceux qui gravitaient dans la mouvance de l'École de Palo Alto, qui était profondément transdisciplinaire justement.

Rares sont les experts académiques qui s'aventurent dans les chemins de traverse. Car le monde académique, historiquement, cloisonne. Et les disciplines transversales sont les parents pauvres, sauf si elles peuvent générer de rapides bénéfices et attirer ainsi les investissements privés. Ce qui n'est pas le cas d'une hypothèse destinée à faciliter une meilleure compréhension des enjeux de société par les citoyens.

La bonne nouvelle, c'est qu'une bonne part des innovations sociotechniques du numérique sont d'ailleurs nées hors du monde universitaire et dans un cadre profondément transdisciplinaire : l'Internet, le Web, les logiciels libres... Or c'est justement cela, la particularité du numérique : le fruit des amours entre la matière et l'esprit, entre la technique et les l'organisation sociale.

L'école sociotechnique

Ecole s'entend ici au sens mouvement de pensée et groupe de travail. Les décennies 1950 et 1960 voient naître avec le Tavistock Institute de Londres, l'école dite sociotechnique. Cette école étudie le lien entre les systèmes techniques et humains. Elle part du constat que les changements technologiques ont un impact déterminant sur le fonctionnement des groupes et sur les individus qui les composent. Ce qui implique que les décisions doivent tenir compte des facteurs humains (qualifications, attentes, sentiments, valeurs) et de l’environnement (équipement, machinerie, procédés, horaires de travail, conditions de travail). L'école systémique va s'inscrire en prolongation des travaux de cette école.

Les propriétés sociotechniques du numérique s'apprécient par raffinements successifs. Leur compréhension ne s'affine que progressivement. Insuffisante, elle peut, sur certaines périodes, donner lieu à des déviances ou à des excès dans l'usage des outils numériques. En la matière, la vigilance est donc requise : l'excès est toujours nocif, le mieux est l'ennemi du bien.

Et « science sans conscience n'est que ruine de l'âme ».

Internet en constante évolution ?

Peut-on dire que l'Internet d'aujourd’hui est le même que celui d'il y a dix ou vingt ans ? A priori pas du tout, car les pratiques et le public sont différents. Visuellement, graphiquement, c'est aussi très différent. Mais cet a priori est profondément faux. Car l'intérêt des propriétés sociotechniques du numérique, c'est justement qu'elles ne dépendant pas du temps. Elles sont immuables. C'est pour ça que, comme le dit Yann Gouvernec dans une interview sur sa vision des médias sociaux : « Les outils ont changé, mais pas l’esprit d’Internet. Les pionniers de l’Internet le savent tous. Une véritable révolution de l’information, de la communication et du marketing a déjà eu lieu il y a bien longtemps, mais aujourd’hui, elle s’ouvre au plus grand nombre avec tout ce que cela peut comporter d’opportunités, et de risques d’ailleurs. » La question qui reste en suspens est de savoir si le numérique sera différent s'il sort du seul binaire. Des 1 et 0, le numérique pourrait passer à un écosystème multidimensionnel, comme le corps humain, avec ses enzymes transmetteurs, ses réseaux de synapses... Mais, ce ne serait alors plus nécessairement du numérique. Ce serait un nouveau type de communication, plus... biologique.