Introduction à la citoyenneté numérique : Différence entre versions

De Wiki livre Netizenship
m (terre -> Terre)
m (Sept ans pour digérer ? : age en âge)
 
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== Eléments à aborder ==
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À voir la pression qui pèse sur la démocratie, on peut se demander si les grands systèmes idéologiques du XX<sup>e</sup> siècle ne sont pas à bout de souffle. En tout cas, un mouvement mondial est amorcé du côté des citoyens du Net. Ça blogue et ça réseaute de partout&nbsp;! Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser les services d'internet pour mener à bien des projets ou tout simplement pour créer du lien social.
  
- changements cognitifs
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Les choses changent très vite. Le monde évolue. Les élites du monde pré-internet tentent de contrer ce raz-de-marée de la participation citoyenne. Mais il est impossible de revenir en arrière. L'information traverse les frontières aussi facilement que les oiseaux en migration.
 
- quêtes de repères
 
  
- écologie numérique
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Même si cette clameur ressemble à une cacophonie pour qui reste lointain, des tendances se dessinent, qui penchent vers une société plus transparente. Chacun y aurait sa chance et sa voix au chapitre. Les informaticiens représentent une ressource rare. Ceux qui viennent des banlieues du monde obtiennent facilement des permis de séjours pour les pays riches.
  
- apprentis sorciers de la science
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Même l'ascenseur social s'est mondialisé avec internet. Nous pouvons prendre part à l'action mondiale, à notre mesure. Là où cela fait sens pour nous. À l'échelle que nous sommes prêts à assumer. Quelles sont les racines de cette évolution et où allons-nous&nbsp;? Les dés ne sont pas jetés, mais des principes de fonctionnement émergent. Ils ancrent cette émancipation culturelle dans les esprits et dans les faits.
  
- science sans conscience, éveil des consciences
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Ceux qui se sentent dépassés peuvent prendre le train en marche, il n'est jamais trop tard. Il y a assez de place pour tous. Nous essayons ici de vous fournir des éléments qui vous aideront à vivre votre propre transition, en vous appuyant sur des faits, des mises en perspective, des avertissements mais surtout des sources d'espoir.
  
- digital natives
 
  
- inspirations de la culture libre
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== Prenez une page au hasard et hop ! C'est parti ! ==
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Internet est composé de nombreux petits morceaux, comme des pièces de puzzle. Ce livre aussi. Pour aimer cet ouvrage, mieux vaut le voir comme une collection de petits savoirs différents. De ceux qui peuvent toucher tant le cœur que l'esprit, tant la raison que la passion.
  
- mouvement de la cybernétique 40-50, qui a inspiré Internet et inspiré l'école de Palo Alto
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Vous pourriez, d'un article à l'autre, avoir un peu le sentiment qu'on se répète. Ce n'est pas qu'une impression ! Comment cloisonner, en effet, autant de notions interconnectées, autant de domaines transdisciplinaires ? Ces quelques detours réguliers par les fondamentaux de l'eCulture permettent justement de lire ce livre selon votre humeur, façon zapping, sans perdre le fil de la culture numérique, un univers complexe, aux multiples galaxies.
  
- distinction éthique (libre),  innovation (open) et domination (privative) comme fil rouge
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Les articles mélangent connaissances de bases et avancées, attisant la curiosité. Ils offrent un tour d'horizon qui peut être utilisé dans la vie pratique. Comme pense-bête. Comme solution dans des moments délicats. Comme soupape de décompression après une rude journée ou comme divertissement dans le métro. Il existe tout de même une progression logique du premier au dernier chapitre.
  
- livre "les pieds nus"
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==Bienvenue dans la cybercitoyenneté==
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Quand on parle de politique, on fait référence à la vie de la cité. Aussi, le terme «&nbsp;netoyenneté&nbsp;», qui donne ''netizenship'' en anglais, évoque la «&nbsp;vie de la cité à l'ère du numérique&nbsp;». ''Citoyens du Net'' explique les enjeux sociétaux qui se lisent en coulisses du monde numérique. Il s'adresse à tous ceux qui utilisent internet au quotidien et souhaitent mieux comprendre le fonctionnement social de cette nouvelle contrée. Il synthétise et vulgarise les connaissances disponibles, afin de fournir une base culturelle générale.
  
- photocopier possible
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C'est un manuel de vie, et non de survie. Il peut être utile au travail, en formation, en famille.
  
- militantisme
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== Sept ans pour digérer ?==
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Débuter sur internet, c'est risquer de céder au stress. Alors que faire&nbsp;? Trembler face aux arnaqueurs et à l'infobésité qui nous guettent ? Tout larguer et retourner à l'âge des cavernes&nbsp;? Attendre d'avoir fait inconsciemment plein de bêtises virtuelles pour constater les dégâts, puis crier au scandale et prendre les «&nbsp;mesures qui s'imposent&nbsp;» ? Ou encore rester dans l'inertie de son cocon d'amis sur un réseau social, où au moins on peut parler de trucs légers, rigoler un bon coup sans se prendre la tête à analyser l'impact de ses actes&nbsp;?
  
- le fait que l'argument principal pour la culture libre, c'est l'intérêt pour les PME, pour l'économie locale, qui profite pleinement d'un bien commun alors qu'elle souffre d'une privatisation de la connaissance
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Dans ce livre, nous proposons une autre option&nbsp;: aborder les enjeux fondamentaux le plus simplement possible, avec des anecdotes, des métaphores, des illustrations, des quiz, des conseils pratiques. Faire rire et pleurer sur les pratiques des citoyens du Net. Et un parti pris&nbsp;: ne pas céder à la tentation de se focaliser sur les phénomènes de mode comme Facebook et Google. Nous tentons plutôt d'expliquer les aspects fondamentaux et invariables, encore valables dans dix ans, vingt ans, voire plus...
  
- il faut 5 ans pour digérer mais ce livre donne un coup d'accélérateur à votre intégration aux mondes numériques, en vous évitant de tâtonner en aveugle
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Nous vous conseillons aussi d'être patients envers vous-mêmes et de vous laisser plutôt sept ans que sept semaines pour avoir digéré ces notions. Rien d'anormal à ce temps de germination, nous sommes face à une transition à faire en douceur, un long voyage intérieur.
  
=== Cinq ans pour digérer ===
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== De l'origine des idées  ==
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Si vous trouvez dans ce livre des concepts nouveaux, innovants, ils sont en fait le produit d'une formidable intelligence collective. Depuis 25 ans, le mouvement de la ''culture Libre'' a mis en valeur un principe fondamental&nbsp;: celui de la découverte plutôt qu'invention. Lorsque que l'on souhaite trouver l'origine d'une idée, d'un mode de fonctionnement, d'un processus, d'une pratique, d'une manière de faire, d'un art, on cherche ceux qui ont inspiré ceux qui ont été inspirés.... On arrive souvent à ce constat&nbsp;: ''«&nbsp;Celui qui a inventé tout ça, c'était l'homme des cavernes&nbsp;!&nbsp;»'' Il est plus sain, pour le cœur et l'esprit, de considérer que nous ne sommes à l'origine de rien, que nous les humains, et toutes formes de vie sur terre, ne sommes que le fruit d'un processus, d'une dynamique. Nous négocions avec d'autres formes de vies ou civilisations. Nous leur empruntons des codes, des informations, des modes d'emploi pour les associer et en faire quelque chose de légèrement modifié.
  
Essayer de comprendre Internet, c'est risquer de se stresser. Alors que faire ? Se laisser manger tout cru par les pédophiles, les arnaqueurs et l'infobésité qui nous guette ? Larguer tout et redevenir chasseur-cueilleur ? Attendre d'avoir fait plein de bêtises pour constater les dégâts, crier au scandale et prendre les « mesures qui s'imposent » ? Ou rester dans l'inertie de son cocon d'amis sur Facebook, où au moins on peut parler de trucs légers, futiles, rigoler un bon coup sans se prendre la tête à analyser l'impact de ses actes.
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== Sources, notes et références : sur le site web du livre ==
 
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Ainsi dans ce livre, il n'est pas question de nouveautés, de créations, mais plutôt d'une compilation de dynamiques émergentes, d'anciens et de nouveaux paradigmes, d'innovation à partir de découvertes anciennes. Les sources, notes et références sont disponibles sur la version web de l'ouvrage, à l'adresse [http://www.netizen3.org www.netizen3.org]. Vous pouvez contribuer à les compléter et mettre à jour pour les prochaines versions, car c'est un site internet de type participatif (wiki)...
Dans ce livre, nous proposons une autre option : aborder les enjeux fondamentaux le plus simplement possible, avec un langage oral, des anecdotes, des métaphores, des illustrations, des quizz, des conseils pratiques. Faire rire et pleurer sur les pratiques des citoyens du net. Et un parti pris : ne pas céder à la tentation de parler des phénomènes de mode comme Facebook et Google, mais expliquer plutôt les aspects fondamentaux qu'il y dans les coulisses. Et se laisser plutôt 5 ans que 5 semaines pour avoir digéré ces notions. C'est normal, c'est une transition à faire en douceur, un long voyage intérieur. Prenez un article au hasard, et hop, c'est parti... <ref> Extraits de l'article "e-Culture pour patients et facilitateurs" de Théo Bondolfi et Raphaël Rousseau, paru dans "e-Learning for adults in hospital </ref>
 
 
 
== Essai 1 : abus/peurs ==
 
 
 
On entend de plus en plus parler des dangers de Facebook et des abus de Google pour la vie privée, des risques arnaques, et nouvellement de la cyberintimidation dans les écoles et au travail (menaces, insultes, rumeurs...). Mais ceci ne doit pas occulter le formidable potentiel d''internet pour l'inclusion sociale, pour autant qu'Internet soit utilisé de manière responsable. Pour adapter à la sauce numérique un proverbe que l'on attribue à Beaumarchais : Internet sans conscience n'est que ruine de l'âme.
 
 
 
Aussi, la meilleure manière d'amener à un usage approprié et conscient d'internet, c'est de sensibiliser à
 
la responsabilité individuelle des internautes : comportement respectueux, prévention anti-spam,
 
pratique de la netiquette (codes de conduite sur Internet), développement de chartes éthiques,
 
description des enjeux de société pour favoriser le libre arbitre, encouragement aux liens
 
intergénérationnels (parents « digital migrants » et enfants « digital natifs ») et à la créativité afin
 
d'inclure les populations les plus fragiles dans cette culture numérique. La mission de la fondation
 
Ynternet.org est justement de promouvoir les pratiques durables sur internet.
 
 
 
 
 
En Europe, plus de 8 adolescents sur 10 utilisent Facebook plusieurs fois par semaine.
 
Les demandeurs d'emploi, les séniors et les personnes actives ne sont pas en reste dans l'usage quotidien d'Internet. D'autres outils et plate-forme émergent, les possibilités d'échanges sont décuplées, mais les enjeux restent les mêmes : l'éthique, le respect, l'équité des
 
chances, l'inclusion pour tous. Internet devient une arme sociale. Les régions rurales et de montagne
 
sont aussi concernées.
 
C'est dans ce contexte qu'il est nécessaire d'agir vite et bien d'anticiper les problèmes d'abus qui augmentent et sont largement relayés
 
par les médias dans les faits divers, avec souvent (pas toujours!) un manque de recul qui dessert
 
l'objectif de conscientisation et de débat critique. Des stratégies de ce type sont développées dans de
 
nombreux cantons.
 
 
 
== Essai 3 - La parole volée ==
 
 
 
 
 
Vingt ans après les début de l’informatique grand public, les humains semble avoir adopté l'informatique comme ils avaient adopté la voiture: c'est un vrai désastre.
 
 
 
En résumé, il y a eu conjonction de deux phénomènes :
 
 
 
Phénomène 1 : la puissance de l’informatique.
 
 
 
Les réseaux informatiques, qui sont des systèmes de contrôle des informations financières, sociales, environnementales ou militaires sont donc le plus formidable outil pour doper le développement des richesses. Le premier phénomène est celui d'une accélération globale : la vitesse de circulation des biens et des services, mais aussi la vitesse de réalisation des objectifs, qu'ils soient positifs ou négatifs.
 
 
 
Phénomène 2 : le grand hold-up mondial.
 
 
 
Ce grand hold-up a eu lieu entre 1980 et 2000 environ, dans un nouveau cycle. Les gouvernements ont augmenté les dépenses militaires. Les producteurs d’armes et de services militaires ont reçu l’argent des contribuables en telle quantité qu’ils ont dégagé de grands bénéfices. Avec ces bénéfices, ils ont diversifié leurs activités, notamment en achetant les médias. Aujourd’hui, de nombreux médias, c'est-à-dire les systèmes de production et de diffusion des informations, sont aux mains de lobby militaro-industriels oligarchiques. Or, le rôle des médias est justement de faciliter la prise de conscience des citoyens face aux grands enjeux de société. Et les lobbies refusent que les enjeux soient débattus démocratiquement, parce que cela remet en cause leur pouvoir oligarchique. Les médias se sont donc transformés en services de Big Brother, comme dans le roman 1984 de George Orwell. Nous sommes devenus ce dont nos parents ont tenté de nous protéger dans les années 60 : des consommateurs. Nous avons le sentiment que notre droit à la parole a été volé, au profit d’intérêts pseudo-supérieurs (intérêts des nations) qui nous échappent. Nous avons perdu confiance en la plupart de ceux qui nous gouvernent, et les rares qui se bougent le cul sans peur sont si vite salis et bafoués que cela nous rebute même de se mobiliser. Oui, aujourd’hui les états donnent de l’argent aux fabricants d’armes, et ces derniers utilisent les bénéfices pour contrôler les médias très vite et globalement, grâce aux réseaux informatiques. Oui, la société de l’Information est un désastre social, environnemental, politique, et même économique. La junk-communication règne sur nos quotidiens, et nous avons de moins en moins de choix, malgré l’image de profusion qui se dégage en occident et l’image de pénurie qui se dégage dans les pays de la « périphérie ». C’était déjà comme cela avant l’arrivée des réseaux informatiques, mais les réseaux ont augmentés les fractures sociales, car les réseaux sont une science qui a été utilisée avec trop peu de conscience par des hommes (rarement des femmes) sans scrupule.
 
 
 
== Essai 4: Pourquoi Internet ? ==
 
 
 
Cet ouvrage a été réalisée sous l'égide de la fondation Ynternet.org. A la création d'Ynternet.org en 1998, ses fondateurs ont choisi le symbole de la lettre Y, qui, en anglais, se prononce comme le mot "why", qui signifie "pourquoi". Le message : avant de savoir comment utiliser Internet, il est peut-être intéressant de savoir ... pourquoi l'utiliser.
 
 
 
Saviez-vous par exemple qu'une des principales sources d'inspiration conceptuelle de la création d'Internet, avant même l'école de Palo Alto animée par Gregory Bateson, c'est la réflexion sur l'existence de la noosphère développée par l'artiste Vernadsky et le scientifique Pierre Teilhard de Chardin, qui tous deux furent des humanistes à la croisée des cultures d'occident et d'orient, de la science et de l'art, de la spiritualité et de la physique....
 
Croisements, interconnexions, autant de notions qui nous fascinent, nous passionnent sur le web, pour autant que nous apprenions à les connaître, afin qu'elles ne nous fassent pas peur.
 
 
 
Alors, Internet : bureau de Poste ? Bibliothèque du patrimoine commun de l'humanité ? Outil de contrôle ? Nouveau média où chacun est acteur ? Farce de mère nature qui nous amène à nous bloquer le dos devant un écran pour mieux s'ouvrir à l'autre et à nos qualités intérieures ? Défi émotionnel face au stress des problèmes techniques ? Symbole de la perte d'âme ? Ou au contraire symbole de croissance de l'intelligence collective ?
 
 
 
Si chacun-e à une perception différente de l'écosystème numérique que représente Internet, il doit pourtant bien y avoir des points communs dans toutes ces réponses.
 
C'est un des buts de ce livre : parler des éléments universels d'Internet, qui seront encore valables dans des dizaines d'années.C'est plus qu'un pari. Nous parlons de ce qui était déjà valable il y a 40 ans. Comme le premier blog et le premier réseau social, qui furent créés par Doug Engelbarts dans les années... 70. Eh oui.
 
 
 
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Au niveau de l’usage personnel, l’informatique est mal perçue par la majorité des utilisateurs: beaucoup de pannes, une tendance à contrôler la vie privée, une complication de plus, une dépendance aux machines, un outil peu chaleureux…
 
 
 
Au niveau de l’usage collectif, l’informatique semble être surtout au service d'une oligarchie de puissants qui traitent les informations pour manipuler les masses. La plupart des intellectuels, scientifiques, économistes, qui cherchent un mode d'emploi simple pour que l'informatique soit vraiment au service de l'humanité, n'arrivent pas suffisamment à s'entendre sur des méthodes communes. A part l'e-mail et le téléphone portable qui facilitent les opérations quotidiennes de tout un chacun, l'informatique a surtout facilité la destruction de la biodiversité sur Terre au profit d'un petit nombre. 
Et d'une certaine manière c'est normal, c'est l'apprentissage par l'échec: on tente un truc, on se plante, on fait un bilan, on recommence sur de meilleures bases. Mais cet échec, c’est l’échec de l’humanité. Il ne faut donc pas rester sur un échec, et ce document est là pour contribuer à présenter des solutions viables, compréhensibles, utiles pour le bien commun.

 
 
 
 
 
L’objectif en résumé, c’est de montrer la différence entre la sphère commune à tous, que nous devrions considérer comme un patrimoine et cadre commun pour nos opérations de vie, et la sphère individuelle, dans laquelle nous devrions être seul maître de nos actes.
 
 
 
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== Introduction orientée militante, inspirée du collectif "no pasaran" ==
 
 
 
Au début, les possibilités d'accès à de l'information sans passer par le filtre de l'argent ni par celui des médias offraient des possibilités illimitées. A l'époque, les questions principales qui se posaient au mouvement étaient centrées sur l'accessibilité d'Internet pour les plus démunis, la protection de la vie privée sur la toile, le contrôle des données et la censure étatique. Ces questions sont toujours d'actualité. Avec Hadopi 2, l'État cherche toujours à contrôler les contenus et renforcer la position du monde de l'argent sur le web. Avec la multiplication des fichiers et des bases de données, l'État cherche encore à tout savoir sur nous dans le but de tout contrôler. Déjà leur arguments étaient le terrorisme et la pédophilie. Nous défendions déjà nos libertés et la gratuité. Le combat continue. Une chose que nous n'avons peut être pas vu venir c'est le changement que les nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) allaient produire dans nos vies et dans notre militantisme. Internet, les téléphones portables et le développement des ordinateurs ont complètement changé notre rapport au temps et à l'espace. Qui aujourd'hui est capable de se passer d'une boîte mail pour son travail? Qui se passe de l'utilisation d'un portable? Dans nos pratiques militantes aussi, les nouvelles technologie ont pris une place prépondérante. Qui milite sans accès à Internet ? Comment la forme matérielle peut elle rivaliser avec la rapidité du virtuel? Les gens s'informent-ils encore via les journaux militants, outil central de la constitution d'un groupe politique ? Que reste-t-il alors de la forme d'organisation politique que l'on a connue ?
 
 
 
Il est aussi vrai que les TIC nous ont permis de développer des réseaux planétaires et de démocratiser l'accès à l'information mais l'instantanéité d'Internet nous permet-elle vraiment de réfléchir et de penser global ? Toutes ces questions doivent nous interpeller et nous aider à remettre en cause nos pratiques et nos idées pour évoluer et nous adapter aux nouveaux modes de communication.
 
 
 
 
 
== Schémas ==
 
 
 
Ecosystème des flux financiers de l'information Citoyens donnent argent à état qui le donne à fabricant d’arme qui le donne à médias qui diffuse les informations castratrices pour les citoyens qui donnent de l’argent à l’état…
 
(à produire)
 
 
 
<references/>
 

Version actuelle datée du 6 octobre 2015 à 19:42

À voir la pression qui pèse sur la démocratie, on peut se demander si les grands systèmes idéologiques du XXe siècle ne sont pas à bout de souffle. En tout cas, un mouvement mondial est amorcé du côté des citoyens du Net. Ça blogue et ça réseaute de partout ! Nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser les services d'internet pour mener à bien des projets ou tout simplement pour créer du lien social.

Les choses changent très vite. Le monde évolue. Les élites du monde pré-internet tentent de contrer ce raz-de-marée de la participation citoyenne. Mais il est impossible de revenir en arrière. L'information traverse les frontières aussi facilement que les oiseaux en migration.

Même si cette clameur ressemble à une cacophonie pour qui reste lointain, des tendances se dessinent, qui penchent vers une société plus transparente. Chacun y aurait sa chance et sa voix au chapitre. Les informaticiens représentent une ressource rare. Ceux qui viennent des banlieues du monde obtiennent facilement des permis de séjours pour les pays riches.

Même l'ascenseur social s'est mondialisé avec internet. Nous pouvons prendre part à l'action mondiale, à notre mesure. Là où cela fait sens pour nous. À l'échelle que nous sommes prêts à assumer. Quelles sont les racines de cette évolution et où allons-nous ? Les dés ne sont pas jetés, mais des principes de fonctionnement émergent. Ils ancrent cette émancipation culturelle dans les esprits et dans les faits.

Ceux qui se sentent dépassés peuvent prendre le train en marche, il n'est jamais trop tard. Il y a assez de place pour tous. Nous essayons ici de vous fournir des éléments qui vous aideront à vivre votre propre transition, en vous appuyant sur des faits, des mises en perspective, des avertissements mais surtout des sources d'espoir.


Prenez une page au hasard et hop ! C'est parti ![modifier]

Internet est composé de nombreux petits morceaux, comme des pièces de puzzle. Ce livre aussi. Pour aimer cet ouvrage, mieux vaut le voir comme une collection de petits savoirs différents. De ceux qui peuvent toucher tant le cœur que l'esprit, tant la raison que la passion.

Vous pourriez, d'un article à l'autre, avoir un peu le sentiment qu'on se répète. Ce n'est pas qu'une impression ! Comment cloisonner, en effet, autant de notions interconnectées, autant de domaines transdisciplinaires ? Ces quelques detours réguliers par les fondamentaux de l'eCulture permettent justement de lire ce livre selon votre humeur, façon zapping, sans perdre le fil de la culture numérique, un univers complexe, aux multiples galaxies.

Les articles mélangent connaissances de bases et avancées, attisant la curiosité. Ils offrent un tour d'horizon qui peut être utilisé dans la vie pratique. Comme pense-bête. Comme solution dans des moments délicats. Comme soupape de décompression après une rude journée ou comme divertissement dans le métro. Il existe tout de même une progression logique du premier au dernier chapitre.

Bienvenue dans la cybercitoyenneté[modifier]

Quand on parle de politique, on fait référence à la vie de la cité. Aussi, le terme « netoyenneté », qui donne netizenship en anglais, évoque la « vie de la cité à l'ère du numérique ». Citoyens du Net explique les enjeux sociétaux qui se lisent en coulisses du monde numérique. Il s'adresse à tous ceux qui utilisent internet au quotidien et souhaitent mieux comprendre le fonctionnement social de cette nouvelle contrée. Il synthétise et vulgarise les connaissances disponibles, afin de fournir une base culturelle générale.

C'est un manuel de vie, et non de survie. Il peut être utile au travail, en formation, en famille.

Sept ans pour digérer ?[modifier]

Débuter sur internet, c'est risquer de céder au stress. Alors que faire ? Trembler face aux arnaqueurs et à l'infobésité qui nous guettent ? Tout larguer et retourner à l'âge des cavernes ? Attendre d'avoir fait inconsciemment plein de bêtises virtuelles pour constater les dégâts, puis crier au scandale et prendre les « mesures qui s'imposent » ? Ou encore rester dans l'inertie de son cocon d'amis sur un réseau social, où au moins on peut parler de trucs légers, rigoler un bon coup sans se prendre la tête à analyser l'impact de ses actes ?

Dans ce livre, nous proposons une autre option : aborder les enjeux fondamentaux le plus simplement possible, avec des anecdotes, des métaphores, des illustrations, des quiz, des conseils pratiques. Faire rire et pleurer sur les pratiques des citoyens du Net. Et un parti pris : ne pas céder à la tentation de se focaliser sur les phénomènes de mode comme Facebook et Google. Nous tentons plutôt d'expliquer les aspects fondamentaux et invariables, encore valables dans dix ans, vingt ans, voire plus...

Nous vous conseillons aussi d'être patients envers vous-mêmes et de vous laisser plutôt sept ans que sept semaines pour avoir digéré ces notions. Rien d'anormal à ce temps de germination, nous sommes face à une transition à faire en douceur, un long voyage intérieur.

De l'origine des idées[modifier]

Si vous trouvez dans ce livre des concepts nouveaux, innovants, ils sont en fait le produit d'une formidable intelligence collective. Depuis 25 ans, le mouvement de la culture Libre a mis en valeur un principe fondamental : celui de la découverte plutôt qu'invention. Lorsque que l'on souhaite trouver l'origine d'une idée, d'un mode de fonctionnement, d'un processus, d'une pratique, d'une manière de faire, d'un art, on cherche ceux qui ont inspiré ceux qui ont été inspirés.... On arrive souvent à ce constat : « Celui qui a inventé tout ça, c'était l'homme des cavernes ! » Il est plus sain, pour le cœur et l'esprit, de considérer que nous ne sommes à l'origine de rien, que nous les humains, et toutes formes de vie sur terre, ne sommes que le fruit d'un processus, d'une dynamique. Nous négocions avec d'autres formes de vies ou civilisations. Nous leur empruntons des codes, des informations, des modes d'emploi pour les associer et en faire quelque chose de légèrement modifié.

Sources, notes et références : sur le site web du livre[modifier]

Ainsi dans ce livre, il n'est pas question de nouveautés, de créations, mais plutôt d'une compilation de dynamiques émergentes, d'anciens et de nouveaux paradigmes, d'innovation à partir de découvertes anciennes. Les sources, notes et références sont disponibles sur la version web de l'ouvrage, à l'adresse www.netizen3.org. Vous pouvez contribuer à les compléter et mettre à jour pour les prochaines versions, car c'est un site internet de type participatif (wiki)...