Netizenship kesako ?

De Wiki livre Netizenship

Citation clé

"Le monde n'est pas malade, il enfante." Xavier Sallantin, inspiré par Teilhard de Chardin.


Le terme "[Netizen]" a été utilisé dès les années 1990 pour parler des citoyens d'Internet. Il est issu de la contraction de net (Internet) et de citizen (citoyen). Quand on parle de [politique], on fait référence à la vie de la cité. Aussi, [netizenship] évoque la "vie de la cité à l'ère du numérique". Le mot politique est trop souvent associé aux affaires de corruption qui ternissent l'image des élus et perturbe le bon fonctionnement des institutions. Or, tout acte de relation sociale est citoyen. Pas seulement le fait de voter. Par exemple :

  • nos choix de consommation (acheter est un acte politique)
  • nos relations avec nos voisins (dynamiques communautaires)
  • notre relation avec la nature (animaux, plantes)
  • nos principes de base (règles en famille, à l'école, au travail).

Avec Internet qui influence beaucoup nos pratiques quotidiennes, non seulement nous sommes tous des citoyens, mais en plus nous sommes tous des netizens. Mais qui en parle ? En ce début de millénaire on parle beaucoup de développement durable, de responsabilité sociale des entreprises, de bonne gouvernance. Les concepts majoritaires sont notamment le respect des minorités et des espèces en voie d'extinction, l'adoption des énergies renouvelables, la qualité des conditions de travail, la non discrimination, le droit à des services de base pour tous (eau, air), l'écologie à l'échelle industrielle, etc. La citoyenneté numérique fait partie intégrante de ces enjeux. Plus encore, cet ouvrage suggère que le numérique est le fil rouge des enjeux citoyens au travail, en famille, à l'école. C'est la clef de voûte qui facilite nos pratiques dans tous les domaines : recherche, éducation, commerce, protection de la nature...

Les outils numériques évoluent tellement vite qu'ils peuvent faire un peu peur ou simplement être démotivants. A quoi bon se mettre à jour ? Pourquoi s'aventurer dans ce Far West  ? Qui ne s'est jamais senti impuissant et un peu bête face à de satanées machines ? Qui n'a jamais perdu des fichiers importants ? Qui n'a jamais transféré à tous ses contacts un courriel de demande d'aide reçu d'un autre internaute, découvrant ensuite que c'était un canular ou un virus, propagé à l'insu de son plein gré ? Ah l'erreur, la bourde ! Aussi malpropre que de faire tomber un déchet en plastique dans une rivière. Doit-on se sentir coupables face à nos comportements maladroits ? Pas du tout ! Car ces maladresses ne sont qu'une étape, personnelle et collective. Pourquoi ne pas prendre cela comme un défi ? Le défi d'une évolution vers plus d'habileté dans nos pratiques en société. Essayons de voir les choses ainsi : le monde n'est pas malade, il enfante. Cet ouvrage donne des pistes pour expliquer pourquoi et comment accompagner cette transition, comment favoriser l'accouchement d'une société plus durable en mettant plus de conscience dans la science. Il donne quelques outils pour mieux faire votre part d'actes citoyens, en connaissance de cause. Seuls parti pris : se concentrer sur des faits le plus objectivement possible, au service de l'intérêt des générations futures. C'est un message d'espoir. Concrètement, espérons que demain l'éducation au civisme intégrera aussi les enjeux du civisme dans ce nouvel espace citoyen qu'est Internet.



ENCART Avis aux francophones. On peut traduire Netizen en français par netoyen, ce qui donne netoyenneté pour netizenship. Si l'essentiel des termes et des notions clés de cet ouvrage sont en français, le terme netizen est l'exception qui confirme la règle.



Sources

http://www.columbia.edu/~hauben/text/WhatIsNetizen.html


Iconographie

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