Web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0

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Notions-clés : web 1.0, web 2.0, web 3.0, web 4.0, moteur de recherche, interaction, consom'acteur, web sémantique, internet des objets, web mobile.

Profils-clés : David Fayon.


Au commencement était le web. Les humains utilisaient l'outil pour chercher des informations, envoyer des courriers, parfois faire leurs courses. Très vite, ils découvrirent les possibilités interactives du web. Ils pouvaient évaluer les produits proposés, donner leur avis, transférer des infos à toute une communauté, publier leurs propres sautes d'humeur. Ils ne juraient plus que que par le web 2.0, baptisant le web originel de web 1.0, figeant à jamais cette ère dans le préhistorico-numérique. Puis vint le web 3.0... Jusqu'où iraient-ils ensuite?

Une histoire de niveaux[modifier]

Web 1, 2, 3... Chaque niveau semble éloigner l'utilisateur des contingences matérielles et techniques, apporter de la transparence dans les échanges et ouvrir sur de nouvelles fonctionnalités. Et comme la fonction crée l'organe, cela change en profondeur l'ensemble de la société.

  • Web 1.0 : il fait parler les ordinateurs entre eux. On réplique ce qui existe déjà au niveau des contenus et des dynamiques, on reste dans la diffusion, d’une personne vers plusieurs. Ce peut être la simple transposition d’un catalogue produit sur un site marchand.
  • Web 2.0 : il fait parler les gens entre eux. Les internautes sont participants. Ils sont à la fois « consomm’acteurs » et « consomm’auteurs ». Ils interagissent. Ils apportent une valeur au réseau et aux outils avec les données qu’ils publient et manipulent.
  • Web 3.0 : il fait parler les objets entre eux, avec l'émergence en force du web mobile et du web sémantique. On parle aussi de la conjonction du web sémantique et de l’internet des objets[1]. Les informations sont enrichies. Par exemple, la date 01 avril 2024, qui n'était auparavant qu'une simple succession de caractères, devient un objet reconnu comme une date par les programmes. Ainsi, elle peut devenir April 1st, 2024 dans un système qui traduit les dates en anglais américain. On pourra aussi demander les dates ultérieures au 1er janvier 2024, donc inclure les documents, comme celui-ci, qui parlent du 1er avril 2024. Il en va de même avec les personnes, les lieux, les numéros de téléphone, les coordonnées géographiques... Bref, tout ce qui peut tirer avantage à ne pas être uniquement du texte, et prendre du sens (d'où l'adjectif sémantique). Le web est prévu pour ces évolutions sémantiques avec des attributs que les développeurs de page peuvent adjoindre, ce qui permet d'enrichir l’information avec plusieurs modes de lecture pour plusieurs types d'interlocuteurs sur le même contenu (lecteurs, développeurs, moteurs de recherche...).
  • Web 4.0 : selon David Fayon, dans Web 2.0 et au-delà[2], il s'agira de faire s'adapter les objets aux comportements, habitudes et préférences de l'utilisateur en laissant la place à l'implicite. Ce web-là n'est pas pour tout de suite, car il nécessite des puissances de traitement phénoménales, qui pourraient se heurter à la barrière de l'évolution des composants informatiques, ou à l'épuisement des ressources naturelles. N'oublions pas qu'internet s'avère de plus en plus gourmand en électricité.

Concernant le web 3.0, qui est en cours de gestation : jusqu'à aujourd'hui, seuls des moteurs de recherche spécialisés peuvent tirer parti de ces informations. Par exemple : un moteur de recherche immobilier où l'on peut rechercher des annonces parues depuis moins de sept jours et concernant une maison individuelle dans un rayon de trente kilomètres autour de Strasbourg ; un moteur de recherche pour l'emploi qui permet de trouver les offres d'emploi de moins de trois mois pour un poste à durée indéterminée dans le domaine de l'agronomie, pour un diplômé de master, avec un salaire annuel d'au moins trente mille euros.

Notes et références[modifier]

  1. Voir aussi l'article La rupture technologique, chapitre 1.
  2. Web 2.0 et au-delà, David Fayon, Economica, Paris (2010).