Informatique éco-responsable : Différence entre versions

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''Taux de virtualisation, facture d’électricité, émission de CO2, nombre d’impression, taux de mise en veille, watt par personne, puissance de climatisation, PUE (power usage effectiveness) ou indicateur d'efficience énergétique, durée de vie.''
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''Taux de virtualisation, facture d’électricité, émission de CO2, nombre d’impression, taux de mise en veille, watt par personne, puissance de climatisation, PUE (power usage effectiveness) ou indicateur d'efficience énergétique, durée de vie''
  
 
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Version du 2 octobre 2011 à 19:57

Taux de virtualisation, facture d’électricité, émission de CO2, nombre d’impression, taux de mise en veille, watt par personne, puissance de climatisation, PUE (power usage effectiveness) ou indicateur d'efficience énergétique, durée de vie


Cet article est une adaptation de: http://fr.wikipedia.org/wiki/Green_computing

Ce que vous devez savoir

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) représentent un formidable potentiel d’amélioration du niveau de vie des individus et des communautés capables de les exploiter. Associées à la protection de l’environnement, les TIC offrent de nouvelles opportunités de création d’activité économique ; par exemple la possibilité pour les entrepreneurs de développer le reconditionnement et le recyclage des équipements usagés. Voici de quoi en savoir plus sur la gestion recommandable des équipements informatiques usagés, dans une perspective d’efficacité économique et de protection de l’environnement, de la santé comme de la sécurité des opérateurs et des populations concernées.

La révolution technologique mondiale

Le taux d’équipement des ménages, grâce auquel il est possible d’évaluer l’accession aux technologies de l’information, progresse rapidement dans tous les pays du globe. C’est la conséquence logique de l’explosion de la consommation d’informations et de communications qui a caractérisé ces deux dernières décennies. En 2008, un quart de siècle seulement après l’invention du premier ordinateur personnel, la planète comptait 1,608 milliards d’utilisateurs d’Internet [1].

Cycle de vie et traitement en fin de vie

De plus en plus nombreux sont les pays qui bénéficient d’un meilleur accès aux technologies de l’information. Ils se retrouvent donc confrontés à la problématique de la gestion de la fin de vie des produits électroniques. Si de récentes études ont montré que les équipements TIC ne constituaient pas la part la plus importante du poids total des déchets d’équipements électriques et électroniques (seulement 8% en Europe en 2005), ils comptent toutefois parmi les plus polluants. Or il existe de multiples façons de valoriser les ordinateurs usagés ou en fin de vie, ainsi que leurs accessoires. L’intérêt des consommateurs pour les technologies récentes contribue à rendre la plupart des équipements rapidement obsolètes : les entrepreneurs du recyclage se voient ainsi offrir d’intéressantes perspectives de collecte d’équipements, qui pourront grâce à eux connaître une seconde vie.

Bénéfices socio-économiques du réemploi

Le processus de reconditionnement (réparation, remise à niveau…) et de valorisation des ordinateurs usagés ou en fin de vie ainsi que de leurs accessoires s’inscrit dans un cercle vertueux. Lorsque les équipements issus des TIC deviennent obsolètes, inopérants ou ne sont plus désirés, ils peuvent en effet encore représenter une valeur économique ; ils doivent donc être traités de manière appropriée. Le réemploi va permettre à de nouveaux usagers d’utiliser un équipement informatique à moindre coût. En différant sa destruction, le réemploi prolongera également la durée d’amortissement de l’énergie et des ressources consommées lors de la fabrication d’un produit. Le bénéfice social attendu du réemploi direct, du reconditionnement, est d’ores et déjà manifeste, puisque là où il existe, il facilite l’accès des populations les plus pauvres à l’information. De fait, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), mis en place par les Nations Unies, identifient la nécessité de “ [coopérer] avec le secteur privé pour faire en sorte que les avantages des nouvelles technologies, en particulier des technologies de l’information et de la communication, soient à la portée de tous” (objectif n°8). Les TIC peuvent constituer un levier majeur dans une perspective de réduction de la pauvreté et dans l’aboutissement global des OMD. Elles peuvent également contribuer à l’accélération du développement grâce:

  • à un accès au marché facilité, efficace et compétitif,
  • à une meilleure intégration des populations isolées et
  • aux avancées politiques qu’elles sont susceptibles de générer.


Utilisés dans le secteur éducatif, les TIC favorisent l’apprentissage à distance, la formation des professeurs, un meilleur accès aux parcours ; elles soutiennent également l’administration. L’exportation d’équipements TIC vers des pays en développement ou en transition requiert cependant la mise en place de pratiques particulièrement respectueuses de l’environnement, en prévision du moment où ils arriveront au terme de leur deuxième cycle de vie. Il convient également que les équipements usagés soient testés et leur fonctionnement certifié avant exportation. De même des procédures de contrôle et de test doivent-elles être mises en place dans les pays destinataires, afin d’éviter le transfert d’équipements hors service et considérés comme des déchets au sens réglementaire du terme.

Les opportunités liées à la valorisation matière

Les appareils non-réutilisables et les composants non utilisés lors des opérations de réparation, de reconditionnement et de remise à niveau peuvent être démantelés et les matières premières valorisées par le biais de procédés respectueux de l’environnement. Ces dernières années, le cours des métaux, même s’il subit de fortes fluctuations liées à la situation macro-économique globale, suit une tendance à la hausse. Les PC contiennent des métaux ferreux de valeur, comme le fer et l’acier, des métaux non-ferreux comme l’aluminium et le cuivre, ainsi que des métaux précieux comme l’or, le palladium, l’argent, l’indium et le gallium. Certains de ces métaux peuvent être valorisés suite au démantèlement des unités centrales, des écrans, des câbles et autres composants. La valeur potentielle de ces matériaux participe à l’attractivité de l’activité de recyclage d’un point de vue purement économique. [2]

Les petits conseils pratiques à retenir

  • Gérez la consommation électronique de vos appareils numériques ;
  • Adaptez vos outils de travail en restant attentif aux changements ou évolutions technologiques ;
  • Souvenez-vous que les labels verts existent aussi en informatique ;
  • Anticipez la fin de vie de votre matériel et choisissez entre ces trois options : entretenir et transformer, recycler ou donner une seconde vie.

La technologie informatique au service de la société

La technologie informatique est présente partout. Elle est utilisée pour la planification des ressources de l'entreprise mais également dans toutes les actions liées au web 2.0. Toutes les actions informatiques sont aujourd’hui interdépendantes. Elles se doivent d'être écoresponsables. Alors à quand les smart grids ?

Quelques chiffres

  • En vingt-cinq ans, la durée d'utilisation d'un ordinateur a été divisée par quatre ; en 2005 elle était de moins de trois ans[3].
  • Chaque nouvelle version de la suite bureautique Windows Office nécessite deux fois plus de ressources que la précédente[4].
  • La fabrication d'un ordinateur de bureau nécessite cent fois son poids final en matières premières et génère plus de pollutions chimiques que le poids du produit fini : 164 kilos de déchets, dont 24 kilos hautement toxiques[5].
  • Éteindre systématiquement son ordinateur permet d'économiser jusqu'à 43 %[6] de la facture électrique d'un poste de travail et de réduire d'autant les émissions de gaz à effet de serre et de déchets radioactifs issus de l'énergie nucléaire.
  • Les techniques de l'information et de la communication (TIC) consomment 13,5 % de l'électricité en France. Elles sont responsables de 5 % des émissions de CO2 du pays.
  • La consommation électrique des micro-ordinateurs augmente de 5 % chaque année.
  • L'électricité représente 10 % du budget des directions des systèmes d'information (DSI).
  • La facture électrique d'un serveur (au long de sa durée de vie) est désormais supérieure à son coût d'achat.
  • La fabrication d'un ordinateur en Chine émet entre 70 et 90 fois plus de CO2 qu'un an d'utilisation d'un ordinateur comparable en France[7].
  • Entre 2000 et 2005, dans le monde, la consommation électrique des centres d'exploitation (hébergement de serveurs) a doublé ; d'ici 2010, rien qu'aux États-Unis, il faudrait ouvrir dix nouvelles centrales électriques pour répondre à l'augmentation de leur consommation[8].

Notes et références

  1. http://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/nombre-internautes-monde.shtml
  2. http://www.ticethic.com/guide_chp158.html?lang=fr
  3. Frédéric Bordage, "Guide pour un système d'information éco-responsable", GreenIT.fr / WWF, 2011.
  4. Frédéric Lohier et Frédéric Bordage, "Logiciel : la clé de l'<obsolescence programmée du matériel informatique", GreenIT.fr, 2011.
  5. Étude d'Eric Williams
  6. Gartner Group 2008
  7. Frédéric Bordage, "Quelle est l'empreinte carbone d'un ordinateur ?", GreenIT.fr, 2011.
  8. The Green Grid et JG Koomey

Annexes

Liens externes